Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 13. März 2026Haupt-Feeds

Chute du déficit commercial de 733 MDT

13. März 2026 um 09:29

La Tunisie a enregistré un déficit commercial de 2 784,2 millions de dinars (MDT) durant les deux premiers mois de 2026, soit en net recul par rapport aux 3 517 MDT affichés à la même période de 2025.

 

Les exportations ont atteint 10 803,1 MDT contre 10 169,2 MDT un an plus tôt, soit une hausse de 6,2%, tandis que les importations ont légèrement reculé de 0,7 %, s’établissant à 13 587,4 MDT contre 13 686,2 MDT. Le taux de couverture s’est amélioré à 79,5 % contre 74,3 % sur la même période de l’année précédente. 

Du côté des exportations, les industries mécaniques et électriques ont enregistré la progression la plus significative avec une hausse de 14,8 %, suivies des industries agro-alimentaires en hausse de 6,1 %, portées notamment par les ventes d’huile d’olive qui ont atteint 1 252,3 MDT contre 1 007,6 MDT en 2025.

À l’inverse, le secteur des mines, phosphates et dérivés a accusé un repli de 24,6 %, le textile, habillement et cuirs de 1,8 %, et l’énergie de 0,5 %, sous l’effet d’une baisse des ventes de pétrole brut, tombées à 239,8 MDT contre 372,3 MDT.

Sur le plan des importations, les biens de consommation ont progressé de 2,3 %, les produits alimentaires de 2,6 %, les produits énergétiques de 1,7 % et les biens d’équipement de 1,4 %. En revanche, les matières premières et demi-produits ont reculé de 6 %.

L’Europe reste le premier partenaire

Sur le plan géographique, l’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie, absorbant 72,1 % de nos exportations pour une valeur de 7 793,4 MDT contre 7 091,9 MDT en 2025. Dans ce cadre, les ventes vers la France ont progressé de 15,7 % et vers l’Allemagne de 9,9 %, mais ont reculé vers l’Italie de 1,6 % et les Pays-Bas de 25,3 %.

Vers les pays arabes, les exportations ont fortement progressé avec l’Égypte de 76,4 % et l’Arabie saoudite de 68,9 %, alors qu’elles ont fortement chuté avec le Maroc de 45,3 %, la Libye de 29,2 % et l’Algérie de 18,6 %.

Du côté des importations, l’Union européenne représente 45,6 % du total, avec 6 189,4 MDT contre 5 770,3 MDT en 2025. Les achats ont augmenté en provenance de France de 26,3 % et d’Italie de 12,3 %, tandis qu’ils ont diminué en provenance d’Espagne de 5 % et de Grèce de 28,2 %.

Hors Union européenne, les importations en provenance de l’Inde ont bondi de 48,9 % et de Turquie de 3,8 %, alors qu’elles ont fortement chuté en provenance de Russie de 59,7 % et de Chine de 18,1 %.

L’énergie, principal creuset du déficit commercial

La décomposition du déficit commercial révèle que les produits énergétiques constituent le principal poste déficitaire avec 1 886 MDT, suivis des matières premières et demi-produits avec 790,7 MDT, des biens d’équipement avec 488,4 MDT et des biens de consommation avec 108,8 MDT.

Le groupe alimentaire enregistre pour sa part un excédent de 489,7 MDT. Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se limite à 898,3 MDT, tandis que le déficit énergétique s’établit à 1 886 MDT contre 1 845,4 MDT durant les deux premiers mois de 2025.

L’article Chute du déficit commercial de 733 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 12. März 2026Haupt-Feeds

La KfW allemande mise jusqu’à 10 millions d’euros sur l’emploi en Tunisie

12. März 2026 um 14:45

La Facilité Investissements pour l’emploi (IFE) lance le 20 mars 2026 un appel à proposition de projets en Tunisie. Les entreprises privées, les organisations publiques et les structures à but non lucratif peuvent y participer. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er juin 2026.

Les projets retenus bénéficient de subventions de cofinancement comprises entre 800 000 et 10 millions d’euros. Ces subventions couvrent entre 25 et 90 % du coût total de l’investissement. En contrepartie, les projets doivent générer des emplois durables dans le secteur privé tunisien. Les investissements éligibles concernent les unités de production, les équipements, le développement de compétences et la formation de la main-d’œuvre.

Par ailleurs, l’IFE introduit en 2026 une nouvelle composante. Les candidats peuvent désormais solliciter un cofinancement supplémentaire pour des mesures de formation vers le marché du travail allemand. Toutefois, cette option reste réservée aux dossiers présentant un projet solide de création d’emplois en Tunisie. Elle couvre la construction de salles de formation, la formation linguistique et le renforcement des compétences techniques. De plus, les dossiers incluant cette composante bénéficient d’une priorité lors de l’évaluation.

Le processus de sélection se déroule en deux étapes. D’abord, l’IFE présélectionne les candidats sur la base de leurs notes conceptuelles. Ensuite, elle invite les candidats retenus à soumettre des propositions détaillées. Ces propositions font alors l’objet d’une évaluation approfondie. Les candidats sélectionnés reçoivent finalement un contrat de subvention.

La KfW Banque de Développement a créé l’IFE dans le cadre de l’Initiative spéciale « Emploi décent pour une transition juste » du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. Aujourd’hui, elle opère dans huit pays partenaires africains sous la marque Invest for Jobs.

L’article La KfW allemande mise jusqu’à 10 millions d’euros sur l’emploi en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gouvernance Tunisair : les actionnaires minoritaires appelés aux urnes le 31 mars

12. März 2026 um 13:42

Tunisair tiendra une assemblée générale élective destinée à ses actionnaires minoritaires le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie. Un seul point figure à l’ordre du jour : l’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au Conseil d’Administration pour un mandat de trois ans.

Sont concernés par cette convocation les actionnaires détenant individuellement au plus 0,5 % du capital social, ainsi que les investisseurs institutionnels dont la participation individuelle ne dépasse pas 5 % du capital.

L’article Gouvernance Tunisair : les actionnaires minoritaires appelés aux urnes le 31 mars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

SOTUVER dans le viseur d’un repreneur néerlandais : la Bourse suspend le titre

12. März 2026 um 11:51

Dès ce jeudi 12 mars 2026, l’action SOTUVER ne s’échange plus sur le marché boursier tunisien. La suspension de cotation fait suite à une opération capitalistique d’envergure, dont l’examen vient d’être officiellement confié au CMF.

Ce qui est sur la table : B.A GLASS B.V, entité de droit néerlandais, qui ambitionne de prendre pied au sein de la Société Tunisienne de Verreries en s’appropriant 16 204 636 actions, soit 41,28 % du capital. Le prix retenu pour cette transaction s’établit à 13,020 dinars l’action.

La genèse de l’opération remonte au 16 décembre 2025, date à laquelle un protocole de cession a été formalisé entre l’acquéreur et quatre entités cédantes : la Compagnie financière d’investissement (CFI), Assurance Lloyd, INDINVEST et Lloyd Vie. C’est sur la base de cet accord préalable que la demande d’autorisation a été déposée auprès du régulateur boursier le 10 mars 2026.

Le CMF, désormais saisi du dossier, n’a pas encore rendu son arbitrage. L’instance a toutefois précisé que sa position sera communiquée par voie d’avis, sans en fixer l’échéance. La suspension du titre SOTUVER demeure en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

L’article SOTUVER dans le viseur d’un repreneur néerlandais : la Bourse suspend le titre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BH Leasing clôture 2025 sur un bénéfice en recul à 2,7 millions de dinars

12. März 2026 um 11:48

Le Conseil d’administration de BH Leasing s’est réuni le 4 mars 2026 et a arrêté les comptes de l’exercice 2025. Ils font ressortir un résultat net bénéficiaire de 2,7 millions de dinars; contre 3,9 millions de dinars un an auparavant. Soit un repli de 1,2 million de dinars sur un an.

Ce fléchissement trouve son origine dans deux facteurs distincts. D’une part, la masse salariale a pesé plus lourd, sous l’effet de l’entrée en vigueur de la loi n°9-2025 du 21 mai 2025 relative aux contrats de travail, dont l’application a généré une charge supplémentaire de 1,2 million de dinars. D’autre part, les autres produits financiers ont reculé d’un montant équivalent. Et ce, en raison de la contraction du taux de rémunération des placements.

Le bénéfice dégagé sera intégralement affecté en résultat reporté, sans distribution de dividendes à ce stade. Par ailleurs, le conseil d’administration a décidé de convoquer les actionnaires en Assemblée générale ordinaire le mercredi 15 avril 2026 à 11h00. Le lieu de la réunion sera précisé ultérieurement.

L’article BH Leasing clôture 2025 sur un bénéfice en recul à 2,7 millions de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

GSCI 2025 : eau, énergie, innovation, le triple déficit tunisien

12. März 2026 um 10:34

Accélérer la transition énergétique, moderniser la gouvernance, réduire les fractures territoriales : telle est la feuille de route que dessine pour la Tunisie le dernier baromètre mondial de Solability.

Ces préconisations ne surgissent pas du vide. Elles découlent d’un constat chiffré que l’édition 2025 du Global Sustainable Competitiveness Index (GSCI) rend difficilement contestable : avec 45,12 points sur 100, le pays se situe sous le seuil mondial moyen, au 105e rang d’un classement qui embrasse la quasi-totalité des États de la planète, 192 au total. Seule nuance africaine à ce tableau : six nations du continent devancent la Tunisie, ce qui lui vaut néanmoins une sixième position sur la scène régionale.

Que mesure exactement cet instrument ? Depuis sa création en 2012, le GSCI ambitionne de dépasser les approches classiques de la compétitivité en y intégrant une dimension temporelle : non pas la richesse produite aujourd’hui, mais la capacité d’un pays à la reproduire demain, sans consumer les ressources — naturelles, humaines, institutionnelles — qui en conditionnent la pérennité.

Pour y parvenir, le think tank helvético-coréen Solability agrège plus de 250 indicateurs quantitatifs, puisés auprès des grandes institutions internationales, Banque mondiale, FMI, Nations unies, OCDE, en croisant l’état actuel des données avec les trajectoires enregistrées sur dix ans.

C’est précisément cet examen longitudinal qui met en lumière les vulnérabilités tunisiennes les plus profondes. Deux d’entre elles dominent l’analyse. D’abord, une tension structurelle autour des ressources vitales : l’eau et l’énergie, dont la disponibilité s’érode sous l’effet conjugué de la raréfaction naturelle et d’une exploitation qui outrepasse les capacités de régénération, faisant du pays une économie particulièrement exposée aux chocs extérieurs.

Ensuite, un déficit chronique d’investissement dans l’intelligence productive : la faiblesse des budgets alloués à la recherche et au développement, combinée à un système de formation dont l’adéquation avec les réalités du marché du travail demeure insuffisante, bride toute ambition d’ascension technologique.

À ces deux failles s’ajoute un environnement macroéconomique peu propice : croissance atone, chômage persistant, tissu productif insuffisamment diversifié, gouvernance économique perfectible et déséquilibres marqués entre régions et catégories sociales. Autant de facteurs qui s’alimentent mutuellement et freinent l’émergence d’un modèle de développement robuste.

Renforcer l’efficacité dans l’usage des ressources naturelles, amplifier l’effort public en faveur de l’innovation, revoir les mécanismes de gouvernance et corriger les inégalités spatiales : ce sont là, selon Solability, les chantiers prioritaires sur lesquels la Tunisie devra concentrer son énergie pour inverser une trajectoire que les données de 2025 jugent, pour l’heure, insuffisamment ambitieuse.

L’article GSCI 2025 : eau, énergie, innovation, le triple déficit tunisien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

De la résilience à la rupture : la classe moyenne tunisienne sous pression

11. März 2026 um 12:00

La classe moyenne tunisienne, longtemps perçue comme le socle du contrat social et un pilier de stabilité, se trouve aujourd’hui dans une situation de fragilité inédite. C’est le constat sans appel que dresse une note d’analyse publiée par l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), sous la plume de l’économiste Fatma Mabrouk.  

La note, intitulée « Quand les crises redessinent la classe moyenne en Tunisie : Vulnérabilités révélées et résilience en action », rappelle d’emblée que la classe moyenne ne se réduit pas à un critère de revenu. Elle repose sur la stabilité professionnelle, l’accès aux services essentiels et la capacité à maintenir un certain niveau de vie Trois dimensions aujourd’hui sévèrement mises sous pression. L’accumulation de chocs économiques, sociaux et environnementaux a engendré une érosion accélérée du pouvoir d’achat : inflation, hausse du coût des services, pénuries et pression fiscale fragilisent des ménages pourtant situés au-dessus du seuil de pauvreté, mais désormais exposés à un risque réel de déclassement social.

Une résilience à double tranchant

Face à ces chocs, les ménages tunisiens ne sont pas restés passifs. La migration, la diversification des revenus et le recours accru aux solidarités informelles constituent autant de stratégies d’adaptation qui permettent d’amortir les effets des crises. Toutefois, l’économiste souligne que ces mécanismes génèrent des coûts sociaux et économiques importants, notamment en termes de précarisation et de fuite des compétences, révélant ainsi une résilience davantage contrainte que choisie.

L’auteure plaide pour la mise en place d’un dispositif public intégré combinant protection sociale adaptée, accès au financement, sécurisation de l’emploi et valorisation stratégique de la migration circulaire, afin de restaurer la capacité de projection de la classe moyenne et sa contribution à une croissance inclusive. Cette stratégie se doit d’être à la fois progressive et capable de consolider les mécanismes d’adaptation déjà mobilisés par les ménages, tout en créant des opportunités économiques durables et inclusives.

La formalisation de l’économie informelle comme levier structurant

Le renforcement et l’accélération de la formalisation de l’économie informelle apparaissent comme une priorité, dans la mesure où ces activités constituent un filet de sécurité central face à l’instabilité des revenus. Une approche progressive et inclusive de la formalisation permettrait de sécuriser les moyens de subsistance, d’améliorer l’accès à la protection sociale et au financement formel, tout en renforçant la productivité et l’intégration des acteurs concernés dans l’économie nationale. Parallèlement, la diversification des sources de revenus et le développement de l’auto-entrepreneuriat sont présentés comme des leviers complémentaires pour stimuler l’innovation et réduire la dépendance des ménages à une seule activité professionnelle. Des secteurs tels que l’e-commerce, l’agriculture urbaine, les énergies renouvelables, l’artisanat modernisé et les services numériques ouvrent à cet égard de nouvelles perspectives de création de valeur, sous réserve d’un accompagnement ciblé.

La diaspora, un atout stratégique encore sous-exploité

La migration circulaire et le transfert de compétences constituent, selon la note, un potentiel stratégique encore insuffisamment exploité. Facilitée par des accords bilatéraux avec les pays d’accueil, la migration circulaire offre la possibilité aux migrants de revenir périodiquement en Tunisie pour investir, partager leurs compétences et contribuer à des projets locaux. Pour la classe moyenne, cela représente une opportunité de stabiliser les revenus grâce aux transferts de fonds, tout en bénéficiant indirectement de la création d’emplois, de transferts technologiques et d’investissements productifs. L’optimisation de cet effet suppose la mise en place de dispositifs d’accompagnement au retour, d’incitations fiscales pour l’investissement productif et de programmes de transfert de savoir-faire, en collaboration avec les associations de migrants et le secteur privé.

L’article De la résilience à la rupture : la classe moyenne tunisienne sous pression est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaies Samet : « La guerre au Moyen-Orient aggrave une conjoncture économique déjà fragilisée »

11. März 2026 um 10:51

Kaies Samet, Maître de conférences en sciences économiques, analyse, dans une déclaration accordée à l’Economiste Maghrébin, les répercussions du conflit régional au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne. Entre flambée du prix du pétrole, perturbation des routes maritimes, tensions sur les finances publiques et pouvoir d’achat des ménages en berne, il dresse un tableau préoccupant pour les années 2026 et 2027, tout en écartant l’existence de solutions immédiates.

Notre invité rappelle que les guerres ont toujours produit des effets directs et mesurables sur l’économie mondiale, en particulier à travers la variable pétrolière. Il souligne que le prix du baril a d’ores et déjà franchi le seuil de cent dollars, un niveau qu’il qualifie d’extrêmement préoccupant, non seulement pour la Tunisie, mais pour l’ensemble des économies de la planète. Le pétrole est en effet une ressource utilisée dans pratiquement tous les secteurs d’activité, à commencer par les transports. Ce qui implique que toute hausse significative de son cours se répercute mécaniquement sur l’ensemble de la chaîne économique et détériore la situation de nombreux pays.

Double exposition de la Tunisie : importations et routes maritimes

L’économiste identifie deux mécanismes de transmission principaux. Le premier est direct : la Tunisie étant un pays importateur de pétrole, elle supporte intégralement le renchérissement du baril. Le second passe par les routes maritimes : les tensions en mer Rouge ont conduit à une réduction sensible du nombre de navires empruntant cette voie stratégique. Cette contraction de l’offre de transport maritime entraîne, par le jeu classique de la loi de l’offre et de la demande, une hausse des coûts et des prix.

Kaies Samet précise à cet égard que le budget de l’État tunisien pour l’exercice en cours a été construit sur la base d’un prix du baril fixé à soixante-quinze dollars. L’écart entre cette hypothèse de départ et la réalité des marchés soulève dès lors de sérieuses interrogations quant à la capacité du pays à honorer ses engagements financiers, dans un contexte de ressources déjà limitées.

Des budgets 2026 et 2027 sous forte pression

Le maitre de conférences en sciences économiques estime que les effets négatifs seront particulièrement marqués prochainement. Il souligne que personne n’avait anticipé une telle évolution au moment de l’élaboration du budget. Ce qui rend la situation d’autant plus difficile à gérer. Pour 2027, l’économiste juge que les répercussions pourraient être encore plus sévères si le conflit se prolonge. Il appelle à une anticipation rigoureuse et à une préparation budgétaire plus proactive, impliquant sans doute des arbitrages et des sacrifices à différents niveaux de dépense publique.

Un pouvoir d’achat des ménages en péril

L’économiste tunisien prévoit une dégradation sensible du pouvoir d’achat des citoyens. Le renchérissement du pétrole se répercutera d’abord sur le coût des matières premières utilisées dans la production, puis sur le prix des produits finis, en raison notamment de la hausse des coûts de transport. Il note que le secteur des transports se situe en Tunisie à des niveaux encore raisonnables comparativement à d’autres pays, notamment ceux du Golfe, mais que la situation est susceptible de se dégrader rapidement.

L’expert universitaire insiste sur l’interdépendance de la chaîne des prix : une hausse du pétrole entraîne une augmentation en cascade de l’ensemble des coûts. L’inflation, déjà présente, risque ainsi de s’accélérer et de peser davantage sur le quotidien des ménages, rendant la vie plus chère dans un pays qui souffre déjà d’une conjoncture économique défavorable.

Aucune solution miracle en vue

Kaies Samet se montre particulièrement prudent sur ce point, et affirme ne pas souhaiter induire l’opinion en erreur.

Il souligne d’abord que la pression fiscale est déjà très élevée, représentant selon lui environ 85 % des ressources fiscales de l’État. Dans ces conditions, toute augmentation supplémentaire de la charge fiscale, qu’elle pèse sur les personnes physiques ou sur les entreprises, lui paraît difficilement envisageable. La population supporte déjà, à ses yeux, un niveau de pression fiscale proche de l’asphyxie.

Il écarte également la piste d’une réduction des subventions comme levier d’ajustement immédiat. Si des ressources alternatives pourraient théoriquement être mobilisées, l’économiste reconnaît qu’il ne voit pas de solutions véritablement efficaces et rapides permettant de sortir le pays de cette situation, surtout si la crise venait à s’aggraver.

Le seul voeu : que le conflit ne s’étende pas

Notre expert est explicite : le seul souhait raisonnable qu’il formule pour le pays est que le conflit ne s’étende pas davantage et ne se prolonge pas dans le temps. Il rappelle que la Tunisie, pays aux ressources financières limitées, ne dispose pas des marges de manœuvre nécessaires pour absorber un choc économique de grande ampleur.

Selon notre invité, la Tunisie est encore loin d’avoir achevé sa transition énergétique et ne dispose pas, à ce stade, de capacités suffisantes pour se tourner vers des sources d’énergie de substitution aux énergies fossiles, notamment le gaz et le pétrole. Dans ce contexte, il estime que si la guerre devait se prolonger, l’économie tunisienne en subirait davantage les conséquences.

Dès lors, ajoute-t-il, la seule solution susceptible de limiter les dégâts à court terme demeure l’arrêt du conflit. Si les hostilités devaient se poursuivre et si leurs retombées économiques devaient prendre une dimension catastrophique à l’échelle internationale, la Tunisie, dont la situation économique est déjà fragilisée, se retrouverait dans une position encore plus précaire.

L’économiste conclut en affirmant clairement qu’il n’existe dans ce scénario aucune sortie de crise à portée de main, et qu’il serait illusoire de prétendre le contraire.

L’article Kaies Samet : « La guerre au Moyen-Orient aggrave une conjoncture économique déjà fragilisée » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : 69 783 salles de classe, soit +63 % en 30 ans

10. März 2026 um 12:48

Le nombre de salles de classe dans l’enseignement de base et secondaire s’élève à 69 783 pour l’année scolaire 2022-2023; contre 42 786 en 1994-1995. Soit une augmentation de 63 %. C’est ce qu’indique l’INS dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ».

Le nombre d’établissements d’enseignement supérieur atteint 207 en 2022-2023; contre 83 en 1994-1995. Parmi eux, 80 sont des établissements privés; contre 18 en 1994-1995. Le réseau de formation professionnelle compte quant à lui 197 centres en 2023; contre 136 en 1994. Le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans les établissements du secondaire a progressé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 2023.

L’article Tunisie : 69 783 salles de classe, soit +63 % en 30 ans est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Réseau d’eau potable : 91,7 % des ménages tunisiens raccordés en 2023

10. März 2026 um 12:26

Le nombre de bénéficiaires de l’eau potable atteint 11,7 millions d’habitants en 2023. Ce qui porte le taux national de desserte à 98,5 %; contre 84,7 % en 1994. Telles sont les données affichées par  l’INS dans son « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ». Le taux de branchement des ménages au réseau d’eau potable s’établit à 91,7 % en 2023; contre 70,1 % en 1994.

Cependant des disparités régionales persistent. En effet, si les gouvernorats de Tunis, Monastir et Manouba affichent un taux de desserte de 100 %. À l’opposé, Kairouan enregistre le taux le plus bas avec 90,5 %. Et Jendouba présente le taux de branchement des ménages le plus faible du pays, à 69,8 %, relève l’Institut National de la Statistique (INS) – Tunisie.

L’article Réseau d’eau potable : 91,7 % des ménages tunisiens raccordés en 2023 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Infrastructures culturelles en Tunisie : une hausse marquée depuis 1994

10. März 2026 um 11:41

Le réseau culturel public tunisien comprend 442 bibliothèques et 241 maisons de la Culture en 2023. Des chiffres en progression depuis respectivement les 289 et 184 dénombrées en 1994. C’est ce qu’il ressort du « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », de l’INS.

Le réseau comprend également 24 institutions de musique et de danse à l’échelle nationale. Les prévisions pour 2024 anticipent 443 bibliothèques et 244 maisons de la Culture.

La région du Centre-Est concentre 98 bibliothèques publiques, soit la densité la plus forte du pays. Le Centre-Ouest en recense 55 et le Sud-Est 56, selon la répartition régionale relevée par l’INS.

L’article Infrastructures culturelles en Tunisie : une hausse marquée depuis 1994 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Médenine, Nabeul, Sousse : le trio qui fait la loi dans le tourisme tunisien

10. März 2026 um 11:23

Le parc hôtelier tunisien classé comprend 905 établissements pour un total de 231 026 lits à la fin de l’année 2023; contre 800 hôtels et 226 153 lits en 2004. C’est ce que révèle l’INS dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », publié récemment. 

La capacité d’hébergement est concentrée dans trois gouvernorats : Médenine totalise 53 114 lits; Nabeul 50 839 lits; et Sousse 48 292 lits. Ces trois gouvernorats regroupent à eux seuls 65,7 % de la capacité hôtelière nationale.

Les projections pour 2024 prévoient 913 hôtels classés pour une capacité de 232 106 lits. La Tunisie dispose par ailleurs de huit aéroports, dont un réalisé en partenariat public-privé, et de huit ports commerciaux.

L’article Médenine, Nabeul, Sousse : le trio qui fait la loi dans le tourisme tunisien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Transport : 19 963 km de routes classées, 743 km d’autoroutes

10. März 2026 um 10:58

Le réseau routier classé tunisien atteint 19 963 kilomètres à la fin de l’année 2022, dont 84 % sont revêtus. C’est ce qu’indiquent les données de l’INS publiées dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ». Le réseau autoroutier s’étend sur 743 kilomètres et le réseau ferroviaire sur environ 2 200 kilomètres.

Ce réseau classé se répartit entre 4 750 km de routes nationales, 6 513 km de routes régionales, 5 941 km de routes locales et 2 016 km de routes en cours de classification. Les pistes rurales totalisent 57 610 km, dont 25 761 km revêtus.

Les projections prévoient que le réseau autoroutier atteindra 1 060 km d’ici fin 2025, puis 1 300 km à l’horizon 2030. Par ailleurs, la Tunisie dispose de huit ports commerciaux et de 41 ports de pêche, dont sept en eaux profondes.

L’article Transport : 19 963 km de routes classées, 743 km d’autoroutes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Santé privée : 7 178 lits en clinique, une hausse de 75 % depuis 2014

10. März 2026 um 10:21

Le secteur de la santé privée tunisien comptabilisait 112 cliniques et 7 178 lits en 2023; contre 4 092 lits en 2014. Soit une progression de 75 % en neuf ans. Le réseau de laboratoires médicaux privés atteint 686 établissements, selon l’INS dans son Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023.

La région du Grand Tunis concentre 3 280 lits de cliniques privées, soit 45,7 % du total national. Le centre-est (Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax) totalise 1 882 lits. Les gouvernorats de Siliana, Manouba, Tataouine, Tozeur et Kébili ne disposent d’aucune clinique privée. Les prévisions pour 2024 portent le nombre de lits de cliniques privées à 7 259 et le nombre de laboratoires médicaux privés à 700.

Par ailleurs, les hôpitaux publics disposent de 22 214 lits en 2023; contre 15 574 en 1994. Soit une couverture de 1,9 lit pour 1 000 habitants. Le réseau de soins de santé de base comprend 2 102 centres répartis sur 203 arrondissements sanitaires. Le réseau public compte 192 services d’urgences à l’échelle nationale. La région du Grand Tunis concentre 6 268 lits hospitaliers publics, soit près de 28 % du total national. Le gouvernorat de Tataouine dispose du parc le plus réduit avec 258 lits. Les projections pour 2024 font état de 21 886 lits dans les hôpitaux publics, en légère baisse. Tandis que le nombre de centres de soins de santé de base est maintenu à 2 102.

L’article Santé privée : 7 178 lits en clinique, une hausse de 75 % depuis 2014 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Recherche scientifique : 487 laboratoires, trente ans pour tout changer

10. März 2026 um 09:55

Le nombre de laboratoires de recherche en Tunisie est passé de 16 en 1994 à 487 en 2023. Les unités de recherche ont progressé de 2 à 92 sur la même période. C’est ce qu’il ressort des données de l’INS, dans son « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », publié récemment.

Cette expansion des laboratoires intervient dans un contexte d’élargissement du réseau universitaire. En effet, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur a été multiplié par 2,5 en moins de trente ans; et ce, pour passer de 83 en 1994-1995 à 207 en 2022-2023.

En outre, le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans le secondaire a lui aussi fortement progressé. Il est passé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 2022-2023. Quant aux centres de formation professionnelle, leur nombre a augmenté de 136 en 1994 à 197 en 2023.

L’article Recherche scientifique : 487 laboratoires, trente ans pour tout changer est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

De Bizerte à Tataouine : 188 zones industrielles pour désenclaver les régions

10. März 2026 um 09:38

La Tunisie recense 188 zones industrielles aménagées couvrant une superficie totale de 5 889,3 hectares à la fin de l’année 2022, distribuées dans l’ensemble des 24 gouvernorats du pays, selon l’INS dans le Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023, publié récemment.

Ces zones ont été réalisées par l’Agence foncière industrielle ( AFI), les conseils régionaux, les collectivités locales ainsi que par des opérateurs privés, dans le cadre de la politique nationale d’attraction des investissements. Leur développement s’inscrit dans l’objectif d’intégration du territoire national et de mise en relation des sites de production avec les zones de consommation à l’échelle nationale et internationale.

 

L’article De Bizerte à Tataouine : 188 zones industrielles pour désenclaver les régions est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Offre Halal : CEPEX prépare une mission de prospection au Kenya

09. März 2026 um 14:28

Les entreprises tunisiennes ont jusqu’au 25 mars 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme E-CEPEX afin de participer au salon « East Africa Halal Expo ». Cet événement international se tiendra les 4 et 5 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, sous l’égide du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et de sa représentation locale.

Cette manifestation constitue un rendez-vous sectoriel de premier plan pour les opérateurs, producteurs et investisseurs évoluant sur le marché du halal en Afrique de l’Est. L’objectif de cette mission nationale est de permettre aux participants tunisiens de promouvoir leurs produits et services certifiés tout en analysant les dynamiques de consommation propres à cette zone géographique. Le salon fait office de plateforme de prospection pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités commerciales à l’échelle régionale et internationale.

Le programme de l’événement prévoit des sessions de rencontres professionnelles et de réseautage (B2B) impliquant des acheteurs, des décideurs et des partenaires internationaux. Ces échanges directs visent à faciliter l’établissement de partenariats commerciaux et de collaborations techniques pour les exposants tunisiens. Au-delà de la visibilité, le salon offre un cadre opérationnel pour identifier les opportunités d’investissement et les nouveaux circuits de distribution sur les marchés halal mondiaux.

Le CEPEX précise que l’enregistrement s’effectue exclusivement en ligne via son portail numérique. Le respect de l’échéance du 25 mars est impératif pour les sociétés souhaitant bénéficier de l’encadrement logistique et stratégique fourni par le centre lors de ce déploiement au Kenya.

L’article Offre Halal : CEPEX prépare une mission de prospection au Kenya est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Samar Miled, nouvelle lauréate du Prix Dina Sahyouni

09. März 2026 um 12:52

Le jury du Prix Dina Sahyouni a profité de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars 2026, pour annoncer le nom de sa nouvelle lauréate. C’est l’écrivaine Samar Miled qui remporte cette distinction pour son recueil de poésie intitulé Printemps, publié il y a deux ans aux éditions Le Lys Bleu.

D’origine tunisienne et titulaire d’un doctorat en littérature française, Samar Miled réside actuellement en Caroline du Nord. Son couronnement s’inscrit dans la mission spécifique de ce prix, créé en 2021 par la Société internationale d’études des femmes & d’études de genre en poésie (SIÉFÉGP). En honorant la mémoire de la poétologue et fondatrice Dina Sahyouni, l’organisation souhaite offrir une tribune aux autrices issues de la migration ou de l’exil. Les thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’émancipation féminine constituent le cœur des œuvres récompensées par cette institution, qui s’est imposée en quelques années comme un rendez-vous littéraire engagé.

Une continuité pour les lettres tunisiennes

Le succès de Samar Miled confirme la vitalité de la plume tunisienne au sein de ce palmarès international. L’écrivaine tunisienne devient en effet la troisième femme de cette nationalité à être distinguée. Elle succède ainsi à la poétesse et ingénieure Arwa Ben Dhia, primée en 2025 pour Les quatre et une saisons, ainsi qu’à Imen Moussa. Cette dernière avait marqué les éditions précédentes en remportant le prix deux années consécutives, en 2023 et 2024.

Dans l’ouvrage primé, Printemps, la lauréate explore le sentiment amoureux avec une sensibilité singulière. Bien qu’elle y confie initialement ses doutes sur sa capacité à définir l’amour, elle en fait finalement une force intemporelle capable de relier le passé au présent. Cette exploration s’incarne dans une poésie du quotidien où l’intimité se niche dans des gestes simples.

L’article Samar Miled, nouvelle lauréate du Prix Dina Sahyouni est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie connectée : mobiles et internet en forte croissance

09. März 2026 um 12:34

Le nombre d’abonnements à l’internet mobile en Tunisie est passé de 3,4 millions en 2013 à 11,6 millions en 2023. Tandis que le total des abonnements aux services mobiles (Tunisie Télécom, Ooredoo Tunisie, Orange Tunisie, Lycamobile et Cayon Cloud Communications 3C) a atteint 16,2 millions en 2023; contre 12,7 millions en 2013. C’est ce que révèle le « Rapport Annuel sur les Indicateurs d’Infrastructure 2023 », publié le 6 mars par l’INS.

Le taux de couverture de la population par les services 3G a progressé de 89,5 % en 2013 à 99,2 % en 2023. C’est le résultat des investissements dans la modernisation des infrastructures, l’extension et la densification du réseau, ainsi que l’amélioration de la qualité et de la diversité des services.

Le secteur de la téléphonie fixe a également connu une forte progression entre 1994 et 2023. En effet, le nombre d’abonnements a atteint 1,9 million en 2023; contre 0,5 million en 1994. Ce qui a porté la densité téléphonique fixe à 15,7 lignes pour 100 habitants; contre 5,3 lignes en 1994. Les prévisions indiquent 2 millions d’abonnements en 2024. Soit une densité de 16,4 lignes pour 100 habitants.

Enfin, le secteur de l’internet fixe a suivi une trajectoire similaire. Et ce, avec un passage de 0,60 million d’abonnements en 2013 à 1,7 million en 2023. Cela porte la densité à 14,5 abonnements pour 100 habitants; contre 5,5 abonnements pour 100 habitants en 2013.

L’article Tunisie connectée : mobiles et internet en forte croissance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌