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Iran – États-Unis : possible accord avant la reprise des pourparlers

25. Februar 2026 um 12:20

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré mardi 24 février qu’un accord « est possible ». Et ce, avant une nouvelle série de négociations avec les Etats-Unis, prévue jeudi 26 courant.

L’Iran reprendra ces pourparlers « déterminé à parvenir à un accord juste et équitable – dès que possible », a souligné Araghtchi, dans un message publié sur la plateforme X. Il a évoqué une « occasion historique de conclure un accord sans précédent qui tienne compte de nos préoccupations et intérêts mutuels ».

A cet égard, notons que les précédentes négociations entre Téhéran et Washington avaient été interrompues en juin 2025. La cause : la guerre de 12 jours lancée par Israël contre l’Iran, dans laquelle les États-Unis se sont impliqués, en bombardant trois installations nucléaires iraniennes (à Fordow, Natanz et Ispahan).

En effet, les Occidentaux craignent que Téhéran ne se dote de la bombe atomique. Tandis que l’Iran, pour sa part, affirme vouloir développer son programme d’énergie nucléaire exclusivement à des fins civiles.

Enfin, soulignons que Trump a déployé d’importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient et a menacé à plusieurs reprises de frapper l’Iran en cas d’échec de la diplomatie. Mais l’Iran a averti que toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée », l’inciterait à réagir « avec force ».

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Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?

24. Februar 2026 um 13:25

Alors que les paris vont bon train sur la probabilité d’une attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, sur l’ampleur de l’opération et sur son timing, il y a un sujet qui passe inaperçu qui est le conflit actuel en Iran entre les conservateurs et les réformateurs dans la gestion de la crise et la possibilité que la guerre puisse faire tomber le régime. C‘est le sujet d’un article du Times, qui est revenu sur ce différend opposant les deux camps.

Imed Bahri

Le journal britannique indique qu’alors que le guide suprême Ali Khamenei se cache, les conservateurs reconnaissent que les États-Unis sont capables d’infliger des dégâts importants à leur pays mais ils pensent également pouvoir leur résister. 

«À Washington comme à Téhéran, on a l’impression qu’un conflit pourrait faciliter la diplomatie car il rendrait l’autre partie plus rationnelle lors des négociations», explique Ali Vaez, responsable du projet Iran au sein de l’International Crisis Group, avant d’ajouter : «Je trouve cela complètement absurde. Bien sûr, l’Iran serait vaincu [dans une guerre prolongée], mais certains conservateurs à Téhéran croient que le seul moyen de mettre fin à ce cycle d’agressions américaines et israéliennes est de verser le sang».

Ce point de vue n’est pas partagé par tous les dirigeants iraniens, notamment par le camp relativement pragmatique des réformateurs représentés par le président Massoud Pezeshkian. Leur priorité est d’obtenir un allègement des sanctions américaines afin de sauver l’économie iranienne chancelante et de contenir le mécontentement généralisé qui a suivi la répression violente du soulèvement populaire.

Sauvetage ou capitulation

Sanam Vakil, directrice du projet Moyen-Orient à Chatham House, déclare : «Le camp réformateur considère cet accord comme le seul moyen de sauver le régime et de consolider son influence. Les conservateurs, quant à eux, estiment que l’accord proposé équivaut à une capitulation totale. Face à l’absence de levée substantielle des sanctions de la part des États-Unis, ils y voient un prélude à des pressions accrues et à un changement de régime». Elle ajoute : «Leurs calculs reposent donc sur un pari risqué, voire une guerre, pour améliorer les termes de l’accord final. À mon avis, c’est extrêmement dangereux, et il est incompréhensible qu’ils pensent pouvoir tenir tête aux États-Unis».

Les deux camps ont une longue tradition d’erreurs d’appréciation dans les conflits. Cette situation a enlisé les États-Unis dans des conflits interminables au Vietnam, en Irak et en Afghanistan et a entraîné l’Iran dans une série de guerres menées par Israël, au cours desquelles les milices supplétives de Téhéran dans la région ont été décimées et nombre de leurs généraux les plus gradés tués.

Toute guerre contre les États-Unis serait probablement bien plus destructrice que la campagne aérienne menée par Israël l’an dernier qui a gravement endommagé les installations nucléaires iraniennes et décapité son commandement militaire. L’Iran a tiré les leçons de ce conflit, en créant un nouveau conseil de défense habilité à prendre des décisions à un moment où Khamenei –qui pourrait figurer en tête d’une liste noire américaine– pourrait se cacher.

La carte du détroit d’Ormuz

Depuis des années, l’Iran renforce ses forces navales dans le but de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transite un tiers du pétrole mondial transporté par voie maritime, et d’attaquer les navires de guerre américains avec des missiles, des vedettes suicides, des drones kamikazes (munitions rodeuses) et des sous-marins.

«Toutes les capacités développées par l’Iran visent à cibler les forces navales et les bases américaines dans la région ce qui représente un danger réel», a déclaré Vaez avant d’ajouter : «Les États-Unis en sont conscients. Si une attaque était facile à lancer, elle aurait été menée depuis des semaines».

Vaez a ajouté que les dirigeants iraniens estiment que, si les États-Unis sont capables d’infliger des dégâts importants, ils sont mieux armés pour y résister. «Si un seul navire de guerre américain était touché par des milliers de missiles, de missiles antinavires, de drones sous-marins et de vedettes rapides, ce serait un désastre pour le président Trump. Voilà la différence», a-t-il souligné.

Toutefois, même un seul tir pour les Iraniens –bien qu’il en faille plusieurs pour endommager un navire de guerre– pourrait déclencher une offensive militaire d’une ampleur bien plus grande contre eux.

«Ils n’ont pas vraiment d’issue», estime, de son côté, Farzan Sabet, chercheur à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. «Supposons qu’ils survivent à une guerre et que le régime ne s’effondre pas. Que se passera-t-il ensuite ?», s’interroge-t-il. 

L’Iran ciblerait probablement les bases américaines dans toute la région mais les États arabes, craignant d’être pris entre deux feux, ont quasiment renoncé à tenter d’endiguer le conflit.

«Nous avons baissé les bras. Les Iraniens sont irrationnels et Trump est totalement imprévisible», a déclaré une source bien informée du Golfe, sous couvert d’anonymat.

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Trump « étonné, intrigué, frustré » que l’Iran ne capitule pas !

23. Februar 2026 um 13:14

Trump n’en peut plus. Il est étonné, surpris, intrigué, frustré que les dirigeants iraniens, malgré l’incroyable et « belle » armada qui encercle leur pays, et en dépit des menaces de destruction de leur régime, s’entêtent à ne pas se prosterner devant lui en disant : nous capitulons M. le président…

C’est ce que le monde a compris après les étonnantes révélations de l’ami du président américain Trump, Steve Witkoff, sur Fox News dimanche 22 février.

En effet, dans une interview sur la chaîne néoconservatrice américaine, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a déclaré que « le président Trump est intrigué par le fait que l’Iran n’a pas capitulé face aux exigences américaines. Et ce, compte tenu du renforcement militaire américain au Moyen-Orient et des menaces de guerre. Je ne veux pas employer le mot frustré, car le président comprend qu’il dispose de nombreuses alternatives, mais il est intrigué. Il se demande pourquoi ils n’ont pas capitulé. Pourquoi, sous une telle pression, avec la puissance navale que nous déployons là-bas, ne sont-ils pas venus nous dire : “Nous affirmons ne pas vouloir d’arme nucléaire, voici ce que nous sommes prêts à faire” ? Pourtant, il est difficile de les amener à ce point. »

C’est ce qu’a déclaré en substance Steve Witkoff à Lara Trump, belle-fille du président américain et présentatrice à Fox News.

En conclusion de cette étrange intervention télévisée, Witkoff a cru nécessaire de répéter la ridicule rengaine que Netanyahu mâchait et remâchait depuis 1996 : « L’Iran est à une semaine de la production de l’arme nucléaire ! »

En fait, dans ce bras de fer explosif qui l’oppose à l’Iran, Trump n’est pas seulement étonné ou intrigué, mais il a peur aussi. Il est étonné que les Iraniens ne capitulent pas, parce que, dans sa carrière d’entrepreneur-milliardaire, il était habitué à se faire obéir au doigt et à l’œil par ses collaborateurs et les flagorneurs qui lui tournaient autour.

Devenu président, Trump, dans son extrême naïveté et sa profonde ignorance de la chose politique, pensait pouvoir utiliser la grande puissance militaire américaine pour imposer ses conditions aux pays du monde et faire plier ses adversaires à ses ultimatums en les encerclant par sa « belle armada. » D’où son « étonnement, son intrigue et sa frustration » (le trois termes utilisés par Witkoff) de constater que les Iraniens ne sont guère impressionnés par les unités navales surchargés de bombardiers et de missiles qui longent leurs côtes.

Mais ce que Witkoff ne nous dit pas est que Trump est habité aussi par la peur. La peur de déclencher une guerre dont il ne maîtriserait pas le déroulement, ni, encore moins, prévoirait les conséquences. Une guerre qui pourrait s’avérer désastreuse pour son armada, ses bases militaires dans la région et sa présidence. Sans parler de Tel-Aviv et Haifa que les missiles iraniens pourraient transformer en « Gaza bis».

Le président américain, qui a mené sa campagne électorale en s’en prenant à ses prédécesseurs qui ont « engagé l’Amérique dans des guerres sans fin », se trouve dans l’intolérable situation de ne vouloir ni aller en guerre avec l’Iran, ni résister aux puissantes forces de l’ombre qui le poussent à la déclencher.

C’est que Trump n’a pas peur seulement des conséquences politiques de la guerre, mais, selon le journaliste et directeur du site Gray Zone, Max Blumenthal, « il a peur pour sa vie et celle des membres de sa famille, s’il résiste aux exigences d’Israël et de son lobby. »

On ne peut pas ne pas rappeler ici le précédent de John Kennedy, qui continue, plus de six décennies après, de hanter les locataires successifs de la Maison Blanche.

Bien que la version officielle à Washington continue d’être celle du « tueur solitaire », Lee Harvey Oswald, c’est un secret de polichinelle que Kennedy a été assassiné par un complot né de la collusion entre les intérêts d’Israël et ceux du Complexe militaro-industriel américain. Le premier voulait la disparition de Kennedy de la scène parce qu’il s’opposait au programme nucléaire israélien. Le second était terrorisé à l’idée de normalisation des relations avec l’Union soviétique et la perspective de paix mondiale que Kennedy a annoncé dans son discours du 10 juin 1962, six mois avant sa mort…

Se trouvant entre deux feux, peut-être Trump, dans son for intérieur, est-il en train de se mordre les doigts de s’être présenté pour un second mandat et défait sa concurrente…

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La Tunisie face à la guerre américaine contre l’Iran

23. Februar 2026 um 10:17

L’attaque militaire américano-israélienne contre l’Iran semble imminente. Une fois déclenchée, cette guerre risque d’être dévastatrice, et pas seulement pour l’Iran. C’est toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui risque d’en être négativement impactée à un niveau ou un autre, y compris, bien entendu la Tunisie, et pour causes…  

Latif Belhedi

En effet, cette guerre opposera deux pays amis de la Tunisie : les Etats-Unis, qui sont des partenaires historiques et de premier ordre, notamment sur les plans militaire et sécuritaire ; et l’Iran, qui est certes un partenaire de second ordre, mais auquel notre pays est lié par des affinités idéologiques et doctrinales assez fortes : appartenance au bloc islamique et soutien de principe à la Palestine.

Aussi, la guerre qui se prépare doit-elle nous interpeller et nous devons, nous aussi, nous y préparer, notamment sur le plan diplomatique. Des éléments de langage doivent être préparés pour bien marquer notre position et notre positionnement dans le nouvel ordre régional qui risque de naître de la conflagration attendue.

Cela dit, on ne voit pas la Tunisie dénoncer avec fermeté l’éventuelle attaque américaine contre l’Iran, car elle aurait du mal à assumer les conséquences politiques d’une telle position, quand bien même celle-ci serait dictée par les principes sacro-saints du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats et de l’interdiction du recours à la force pour régler les différends entre Etats (Charte de l’Onu, Art. 2§4).

Nous devons aussi nous préparer à faire face aux bouleversements économiques que cette guerre menace, et risque sérieusement aussi, de provoquer.

Pour un pays comme le nôtre, qui a du mal à gérer son déficit énergétique croissant et qui importe plus que la moitié de ses besoins en pétrole et gaz, la hausse attendue des prix du pétrole – et pas seulement – risque d’être dévastatrice pour nos finances publiques déjà en piteux état avec un très fort endettement, intérieur et extérieur, un déficit budgétaire croissant et des difficultés grandissantes à accéder au marché financier international, en raison d’une très mauvaise notation souveraine.        

L’ancien ambassadeur Elyes Kasri avait sans doute à l’esprit toutes ces problématiques en rédigeant le poste reproduit ci-dessous et qu’il a publié sur sa page Facebook. Il y appelle les responsables tunisiens à bien se préparer à «face à la tempête qui se profile à l’horizon avec une identification des menaces et des moyens susceptibles de les transformer en opportunités.»

 * * *

«L’offensive américano-israélienne contre l’Iran semble de plus en plus inévitable avec des retombées susceptibles de déborder sur d’autres zones géographiques et de ​nombreux autres secteurs à partir de sa dimension énergétique.

D’une manière ou d’une autre, les intérêts de la Tunisie pourraient être impactés et probablement menacés par ce conflit tant par ses dimensions militaires, qu’économiques et diplomatiques, directement ou à travers son voisinage déjà suffisamment volatile et prédisposé à un regain de tension et probablement d’intensification des dynamiques centripètes et sécessionnistes déjà enclenchées à différents degrés.

Devant cette accélération de l’histoire vers un dénouement incertain, l’attentisme ou la passivité ne semblent pas être une option viable.

Comme le dit le célèbre proverbe «gouverner c’est prévoir» tandis qu’une autre version dirait «ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner, c’est courir à sa perte».

Quelle que soit la version appropriée, une analyse prospective sereine s’impose pour accentuer les facteurs de résilience face à la tempête qui se profile à l’horizon avec une identification des menaces et des moyens susceptibles de les transformer en opportunités.

En dépit de toute apparence menaçante et même cruelle, le temps n’est pas près de suspendre son vol.»

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Le spectre d’une attaque imminente de l’Iran se dessine

21. Februar 2026 um 11:49

Bruits de bottes au Moyen-Orient où le Pentagone aura mis en place une imposante force de frappe navale et aérienne. Selon les médias américains, les Etats-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce week-end.

 

Les Américains vont-ils passer à l’acte en bombardant la République islamique d’Iran dès ce week-end du 21 février 2026), peut-être dans les heures qui suivent ? Cela dépendra, précisent les médias américains, d’une prise de décision de Donald Trump si un accord sur le nucléaire n’est pas trouvé avec Téhéran dans les prochaines heures.

Ainsi, soufflant le chaud et le froid, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué mercredi 18 février que « l’Iran serait bien avisé de conclure un accord », estimant qu’il existait « de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe » contre Téhéran. Une manière de mettre la pression sur le régime des mollahs pour conclure un accord pour éviter de s’attirer les foudres de Washington ?

Renverser le régime des mollahs ?

Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains anonymes, une des options militaires contre Téhéran consisterait à « tuer nombre de dirigeants politiques et militaires iraniens, afin de renverser le gouvernement ». Pour preuve, Donald Trump n’avait-il pas estimé jeudi 12 février que « couper la tête du serpent serait la meilleure chose qui puisse arriver », ajoutant qu’il « faille  passer un accord, sinon ce sera très traumatisant » pour Téhéran.

A noter à ce propos que c’est la première fois que la Maison Blanche  évoque l’éventualité du renversement du régime des mollahs, alors que lors de la guerre des 12 jours (13 – 24 juin 2025), Washington s’était « contenté » de viser des sites nucléaires iraniens. Depuis, à la suite d’un vaste mouvement de contestation populaire déclenché en Iran et réprimé férocement dans le sang par les Gardiens de la Révolution, la donne aura sensiblement changé.

Mais que veulent les Américains au juste ? En plus d’un règlement sur le nucléaire, Washington veut y inclure le programme de missiles balistiques de Téhéran ainsi que son soutien aux groupes armés régionaux qui sont hostiles à Israël, notamment le Hezbollah, le Hamas ou encore les Houthis. Ce qui apparaît difficilement acceptable pour le régime iranien, surtout le démantèlement de ses missiles balistiques qui constituent la riposte ultime à la menace israélienne.

Démonstration de force

Et c’est pour se préparer à tous les scénarios, à l’exception d’une intervention terrestre que Donald Trump ne désire à aucun prix que l’armée américaine se tienne prête.

Ainsi, en plus des dizaines de milliers de soldats présents dans des bases militaires à travers la région, le Pentagone a déployé depuis quelques semaines une imposante armada au Moyen-Orient : treize navires de guerre, un porte-avions (le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier), neuf destroyers et trois frégates légères.

En renfort, le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, navigue actuellement dans l’océan Atlantique, en provenance des Caraïbes et en direction du Golfe. Il est accompagné par trois destroyers. Sachant qu’il est rare que deux porte-avions américains qui transportent des dizaines d’avions de combat et fonctionnant avec des milliers de marins à bord, soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient. Ce fut pourtant le cas en juin dernier, quand Donald Trump décida de frappes aériennes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Israël.

Selon les experts militaires, la présence simultanée de deux porte-avions permettrait aux États-Unis de soutenir un rythme de plusieurs centaines de frappes aériennes quotidiennes durant plusieurs semaines.

A cela s’ajoute une flotte aérienne d’envergure composée d’avions de combat furtifs F-22 Raptor, d’avions de combats F-15 et F-16, et des avions ravitailleurs KC-135 pour assister leurs opérations.

Risque d’embrasement régional

En réaction aux menaces américaines, l’Iran a annoncé mardi 17 février la fermeture partielle et temporaire par « sécurité » du détroit d’Ormuz, l’espace maritime par lequel transite un quart de la production mondiale de pétrole et pour y conduire des manœuvres navales menées par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique ; une décision sans précédent depuis les années 1980. Tandis que des manœuvres conjointes avec la Russie sont annoncées dans le golfe d’Oman.

D’autre part, le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei a menacé de « couler » le porte-avions américain déployé au large de ses côtes et de frapper si besoin les bases militaires américaines, suscitant la crainte d’un embrasement généralisé.

En a-t-il réellement les moyens ? Sur le plan strictement militaire, la réponse est oui. En effet, l’Iran dispose d’un important arsenal de missiles balistiques et de drones capables d’atteindre des bases américaines en Irak, en Syrie ou dans les pays du Golfe. En janvier 2020, après l’élimination du général Qassem Soleimani par les États-Unis, Téhéran avait d’ailleurs tiré des missiles sur la base d’Aïn al-Assad en Irak, où stationnaient des troupes américaines. L’attaque avait causé des blessés mais évité des pertes massives, illustrant une capacité de frappe réelle mais calibrée.

D’autre part, Téhéran peut également s’appuyer sur son réseau d’alliés régionaux, notamment le Hezbollah au Liban, les milices chiites en Irak ou encore les Houthis au Yémen, pour mener des attaques indirectes contre des intérêts américains. Cette stratégie asymétrique constitue l’un des principaux leviers de dissuasion de Téhéran.

Au final, en cas d’attaque américaine qui paraît imminente, les dirigeants iraniens « feront ce qu’ils peuvent pour provoquer une guerre régionale », a averti le New York Times. Question se survie.

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Etats-Unis – Iran | Les négociations sont-elles un écran de fumée ?

21. Februar 2026 um 08:45

Lorsque des porte-avions et des sous-marins nucléaires se déploient pendant que les diplomates se rencontrent, lorsque les bombardiers changent de base au rythme des communiqués officiels, il ne s’agit plus d’un simple dialogue, il s’agit d’une préparation minutieuse à une confrontation majeure. Les négociations entre Washington et Téhéran s’inscrivent dans cette logique.

Yahya Ould Amar *

Dans les crises contemporaines, la négociation n’est plus l’alternative à la guerre, elle en est souvent l’antichambre. Elle permet d’organiser la responsabilité de l’échec et de transformer une action militaire en réaction légitime. La diplomatie devient ainsi la dernière étape avant l’usage de la force, non la première vers la paix.

Les discussions en cours entre Américains et Iraniens remplissent une fonction classique consistant à gagner du temps, à tester l’adversaire, à façonner la perception internationale et, surtout, à construire la légitimité d’une action future.

La diplomatie comme instrument tactique

Washington discute tout en renforçant simultanément son dispositif militaire régional avec des déploiements navals, un repositionnement aérien, une coordination stratégique avec ses alliés, notamment Israël. Or l’histoire des crises internationales montre qu’on ne prépare pas un accord durable en augmentant parallèlement la capacité de frappe. La diplomatie devient alors un levier tactique, destiné à accroître la pression et à contraindre l’adversaire à céder et à se plier à un dictat par nature déséquilibré.

Surtout que les exigences des deux parties demeurent incompatibles. Les États-Unis réclament des limitations élargies du programme nucléaire, des restrictions balistiques à une portée maximale de 300 km et un encadrement des réseaux d’influence régionaux iraniens. Téhéran, de son côté, exige une levée substantielle des sanctions et refuse toute négociation sur son programme d’armement balistique. Ces lignes rouges rendent improbable un accord de fond à court terme.

Une guerre pensée en Israël

Si les chances d’un compromis sont faibles, pourquoi maintenir le théâtre diplomatique ? Pour Washington, afficher des discussions en cours permet de démontrer que «toutes les voies ont été explorées» avant toute escalade. Cette séquence construit une légitimité internationale précieuse, ainsi en cas d’échec, l’administration américaine pourra soutenir qu’elle n’a fait que réagir à l’intransigeance iranienne. La diplomatie devient ainsi une assurance politique, une étape nécessaire pour préparer l’opinion publique, les alliés européens et les partenaires régionaux à une confrontation.

Se joindre sans réserve aux guerres du gouvernement de Netanyahu ne renforcerait pas nécessairement les intérêts américains ; cela pourrait au contraire les fragiliser. Une guerre pensée à Jérusalem ne correspond pas toujours aux priorités stratégiques de Washington.

Du côté iranien, le maintien des négociations répond à une logique différente mais tout aussi stratégique. Il s’agit d’espérer desserrer partiellement l’étau des sanctions, de gagner du temps pour consolider les capacités internes, et d’éviter l’image d’un régime fermé à toute solution diplomatique. Les discussions servent également de canal de renseignement, chacune des parties teste l’autre, évalue ses marges de manœuvre et mesure sa tolérance au risque. En réalité, la négociation est devenue un instrument d’observation et de préparation mutuelle — non un chemin vers la paix.

Le facteur nucléaire : un prétexte ?

Officiellement, le cœur du différend reste le nucléaire. Empêcher l’Iran d’accéder à l’arme atomique constitue l’argument central avancé par Washington pour justifier sa fermeté. Pourtant, la question dépasse largement la seule prolifération. Ce qui est en jeu, c’est l’équilibre stratégique régional. Un Iran doté d’une capacité nucléaire militaire — même latente — modifierait profondément la hiérarchie des puissances au Moyen-Orient, affaiblissant la liberté d’action américaine et celle de ses alliés. Le dossier nucléaire sert ainsi de justification visible à une préoccupation plus large de préservation d’une architecture de sécurité régionale favorable aux intérêts occidentaux.

Si le nucléaire constitue l’argument public central, il n’épuise pas les motivations réelles. La nature des cibles frappées lors de la guerre de douze jours de 2025 — bien au-delà des seules installations atomiques — suggère que l’objectif dépasse la simple non-prolifération. Il s’agit moins d’empêcher la construction d’une bombe nucléaire que de remodeler un rapport de force régional.

Mais le paradoxe est cruel. Plus la pression militaire et économique s’intensifie, plus l’incitation iranienne à rechercher une dissuasion crédible augmente. Une frappe préventive pourrait retarder le programme nucléaire sans l’éliminer ; elle pourrait surtout transformer une capacité latente en décision politique assumée d’accéder à l’arme nucléaire.

Dans cette perspective, la négociation actuelle ressemble à une tentative de gestion du calendrier stratégique afin de retarder le seuil critique, sans résoudre le dilemme fondamental. Le nucléaire n’est pas seulement le déclencheur potentiel d’une confrontation ; il est devenu l’outil rhétorique central d’un affrontement plus vaste sur la domination régionale.

Il y a encore quelques mois, les services de renseignement américains estimaient que Téhéran n’avait pas pris la décision politique de construire une arme nucléaire. Ce décalage entre évaluation stratégique et rhétorique publique mérite d’être interrogé.

En juin 2025, le président Trump déclarait solennellement à la nation : «Il y a peu de temps, l’armée américaine a mené des frappes massives et de haute précision contre les trois principales installations nucléaires du régime iranien : Fordo, Natanz et Ispahan… Notre objectif était la destruction de la capacité d’enrichissement nucléaire de l’Iran… Ce soir, je peux annoncer au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire. Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement anéanties.»

Si ces installations ont réellement été «complètement et totalement anéanties», au point d’éliminer la menace, alors invoquer aujourd’hui le nucléaire comme motif central d’une nouvelle intervention révèle une contradiction majeure. Soit la menace a été neutralisée, soit elle sert désormais d’argument commode pour justifier une escalade dont les motivations dépassent la seule non-prolifération. Ce glissement du discours suggère que le nucléaire n’est pas la cause profonde de l’escalade, mais son habillage politique.

On se souvient des accusations martelées sur les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, brandies comme justification morale et stratégique de l’invasion de l’Irak — des armes qui, au terme de la guerre, ne furent jamais trouvées, parce qu’elles n’avaient jamais existé.

Même les bombardements les plus massifs — y compris l’usage de munitions de très forte puissance contre des sites enterrés — ne détruisent pas une compétence nucléaire. Ils en retardent le calendrier. Les centrifugeuses peuvent être reconstruites ; le savoir-faire, lui, ne s’anéantit pas sous les décombres.

Derrière le discours officiel sur la non-prolifération se dessine une logique plus profonde, la préservation d’une asymétrie stratégique permanente fondée sur le maintien d’un monopole nucléaire israélien dans la région.

Pourquoi le moment est stratégique

Si les négociations paraissent fragiles, c’est aussi parce que le calendrier stratégique pèse lourdement sur les décisions. Du côté américain, la fenêtre d’action militaire pourrait se refermer à mesure que l’Iran consolide et disperse ses capacités nucléaires et balistiques. Plus le temps passe, plus une intervention deviendrait complexe, coûteuse et incertaine. Cette dimension temporelle crée une pression silencieuse, agir tant que la supériorité technologique et opérationnelle est perçue comme décisive.

Du côté iranien, le temps joue différemment. Chaque mois qui passe, permet d’améliorer les capacités d’enrichissement et de tester la résilience économique face aux sanctions. Les protestations internes, quant à elles, introduisent une variable politique instable – un régime fragilisé peut chercher l’apaisement ou au contraire se durcir. Les négociations actuelles s’inscrivent donc dans une course contre la montre où chacun tente de maximiser son avantage avant un possible point de bascule.

Le moment n’est pas choisi au hasard ; il est dicté par la perception d’une opportunité stratégique — ou d’un risque imminent.

Trois scénarios plausibles

Trois trajectoires se dessinent à l’horizon. La première peu probable, serait celle d’un compromis technique minimal tel qu’un gel de l’enrichissement iranien contre un allègement limité des sanctions. Un accord partiel, sans résolution des différends structurels, permettant à chacun de sauver la face. Ce scénario stabiliserait provisoirement la situation, mais il ne ferait que repousser l’affrontement stratégique sous-jacent.

La seconde hypothèse serait celle d’un échec contrôlé menant à des frappes ciblées américaines et israéliennes contre des installations nucléaires et balistiques iraniennes.

Une fois les hostilités engagées, le président américain ne serait plus seul maître du tempo. Les pressions viendraient de toutes parts, notamment de ses alliés européens, désireux de voir la guerre s’achever au plus vite tant ils en subissent les répercussions — renchérissement des importations énergétiques, perte de points de croissance économique, tensions migratoires accrues — comme d’acteurs politiques intérieurs, sceptiques quant à la possibilité d’un
résultat véritablement décisif.

L’escalade, souvent, devient moins stratégique que politique. Aussi, l’histoire des crises régionales montre qu’une action dite «limitée» peut déclencher une riposte asymétrique imprévisible tels que des attaques contre des bases américaines, des activations de proxies, des perturbations énergétiques.

Enfin, le scénario le plus préoccupant demeure celui de l’erreur de calcul. Dans un environnement saturé de méfiance, de démonstrations de force et de pression politique, un incident mal interprété pourrait faire basculer la région dans une escalade rapide. Ce n’est pas toujours l’intention qui déclenche la guerre ; c’est parfois l’accumulation de signaux mal lus.

L’histoire récente du Moyen-Orient devrait inciter à la prudence face aux promesses implicites de changement de régime. L’Irak a produit un enlisement stratégique. La Libye a engendré un chaos durable. Et l’Iran lui-même porte la mémoire d’un coup d’État soutenu de l’extérieur dont les conséquences ont façonné la révolution de 1979. Les renversements imposés créent rarement les démocraties espérées.

Une offensive extérieure provoquerait vraisemblablement un réflexe de ralliement national. Dans les moments de crise, les oppositions internes suspendent leurs divisions. L’hostilité étrangère consolide souvent ce qu’elle prétend affaiblir.

L’issue la plus probable d’une confrontation ne serait pas l’émergence d’un Iran modéré, mais le renforcement des éléments les plus durs du régime — voire une consolidation du pouvoir des structures militaires favorables à une dissuasion nucléaire assumée.

Le risque majeur : l’erreur de calcul

Le danger principal ne réside peut-être ni dans une décision assumée de faire la guerre, ni dans un plan prémédité d’escalade, mais dans une erreur de calcul. Lorsque deux puissances s’observent à travers le prisme de la méfiance, chaque geste défensif peut être interprété comme une provocation, chaque démonstration de force comme un prélude à l’attaque. Dans un contexte où les forces sont déjà déployées, où les alliés régionaux sont en alerte et où les opinions publiques sont polarisées, la marge d’interprétation se réduit dangereusement.

Une frappe présentée comme “préventive” pourrait être perçue à Téhéran comme une tentative de changement de régime. Une riposte calibrée pourrait être jugée insuffisante à Washington et entraîner une seconde vague d’attaques. L’escalade ne serait alors plus le fruit d’une stratégie réfléchie, mais celui d’un engrenage. Les négociations actuelles ne neutralisent pas ce risque, elles l’accompagnent. Car lorsque la diplomatie sert davantage à préparer l’échec qu’à prévenir la crise, elle devient le décor fragile d’un affrontement en attente de déclencheur.

Toute confrontation directe aurait un coût immédiat, pertes humaines, attaques contre des installations abritant des dizaines de milliers de militaires américains dans la région, opérations clandestines en représailles. Mais le coût stratégique serait plus durable encore, affaiblissement du droit international et renforcement des puissances révisionnistes promptes à invoquer les précédents occidentaux pour justifier leurs propres offensives.

Au fond, les négociations actuelles constituent un théâtre diplomatique nécessaire dans toute confrontation moderne, un espace où l’on parle pour mieux se positionner, où l’on négocie pour tester, où l’on dialogue pour légitimer. Mais elles ne traduisent pas une volonté politique claire de compromis durable. Elles accompagnent un rapport de force.

L’histoire des relations internationales enseigne que lorsque la diplomatie se déroule sous la protection des bombardiers, ce sont rarement les mots qui tranchent en dernier ressort. Si les discussions en cours servent avant tout à structurer la confrontation plutôt qu’à l’éviter, alors le véritable enjeu n’est pas la signature d’un accord, mais la capacité des deux puissances à maîtriser l’escalade. Car derrière l’écran de fumée diplomatique se joue une question plus vaste, celle du monopole de puissance au Moyen-Orient — et de la manière dont les grandes nations choisissent d’imposer ou de négocier leur ordre stratégique. Une nouvelle guerre offensive fournirait aux puissances révisionnistes un argument supplémentaire pour relativiser les normes de non-agression. Chaque précédent affaiblit la règle. Et dans un monde déjà fragmenté, l’érosion des principes peut produire des conséquences plus durables qu’une victoire militaire.

* Economiste, banquier et financier.

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L’Irak veut relancer le gaz iranien avant l’été

20. Februar 2026 um 16:30

Le ministère de l’Électricité de l’Irak annonce l’envoi prochain d’une délégation officielle en Iran afin d’examiner la question de l’approvisionnement en gaz. Alors que le pays se prépare à une hausse de la demande énergétique durant l’été.

Selon le porte-parole du ministère, Ahmed Moussa, les livraisons de gaz convenues avec la partie iranienne demeurent totalement interrompues. Ce qui entraîne la perte de plus de 5 500 mégawatts de capacité de production sur le réseau national. Cette situation affecte directement plusieurs installations stratégiques alimentant les régions du sud et du centre de l’Irak, ainsi que la capitale, Bagdad.

« Toute hausse des températures révélera l’ampleur réelle de la demande, notamment à l’approche de l’été », a-t-il ainsi averti. Tout en insistant sur la nécessité d’une préparation optimale des centrales et d’un approvisionnement suffisant en carburant.

En outre, il a mis en garde contre une hausse structurelle de la demande énergétique, alimentée par la prolifération des appareils électriques, l’expansion des projets d’investissement, l’étalement urbain, la conversion de terres agricoles en zones résidentielles et la multiplication des quartiers informels, autant de facteurs exerçant une pression croissante sur le réseau électrique national de l’Irak.

Parallèlement, des solutions alternatives sont en cours de développement. En effet, Ahmed Moussa a indiqué que les travaux de la plateforme de gaz naturel liquéfié du port de Khor Al-Zubair se poursuivent et devraient s’achever début juin. Cette installation devrait permettre de sécuriser environ 500 millions de pieds cubes de gaz par jour, générant entre 3 500 et 4 000 mégawatts via des centrales à cycle combiné et à cycle simple.

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Iran–États-Unis : timide dégel à Genève sur fond de bras de fer stratégique

18. Februar 2026 um 09:45

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis sur son programme nucléaire ont enregistré des « progrès », sans pour autant déboucher sur une percée décisive. « Ces avancées ne signifient pas qu’un accord sera bientôt trouvé, mais le processus est désormais enclenché », a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, à l’issue du second cycle de pourparlers tenu à Genève, mardi 17 février 2026.

Selon Araghtchi, les deux parties se sont accordées sur « un ensemble de principes directeurs » susceptibles d’ouvrir la voie à un éventuel accord. Un responsable américain a confirmé à Reuters que Téhéran devait soumettre des propositions détaillées dans les deux prochaines semaines. « Des progrès ont été réalisés, mais de nombreux points restent à discuter », a-t-il précisé, sur la télévision d’État iranienne. D’ailleurs, il a exhorté Washington à cesser immédiatement ses menaces d’usage de la force contre son pays.

De son côté, le président iranien, Massoud Pezechkian a réaffirmé que Téhéran n’abandonnerait jamais son programme nucléaire pacifique, tout en se disant prêt à accepter des mécanismes de vérification internationaux. « Nous ne cherchons pas à acquérir l’arme nucléaire. Si quelqu’un souhaite le vérifier, nous sommes ouverts à cette vérification », a-t-il déclaré.

Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a estimé qu’un changement de régime à Téhéran pourrait être « la meilleure option ». Tandis que le guide suprême iranien Ali Khamenei a affirmé que toute tentative américaine de renversement du pouvoir serait vouée à l’échec.

Le médiateur omanais s’est montré prudemment optimiste. Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, a salué sur X de « bons progrès » lors de ce deuxième cycle de négociations indirectes, soulignant des avancées dans l’identification des objectifs communs et des questions techniques, tout en rappelant que « beaucoup reste à faire ».

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Le détroit d’Ormuz partiellement fermé

17. Februar 2026 um 14:48

L’Iran a partiellement fermé, mardi 17 février 2026, le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution iraniens mènent des exercices militaires dans cette voie maritime.

En parallèle, les États-Unis et l’Iran mènent des pourparlers à Genève, cherchant à résoudre un différend persistant concernant le programme nucléaire de Téhéran.

C’est la première fois que l’Iran ferme des parties du détroit d’Ormuz, une voie navigable internationale majeure qui relie les producteurs de pétrole brut du Moyen-Orient aux principaux marchés du monde entier, depuis que le président américain, Donald Trump, a menacé Téhéran d’une action militaire en janvier 2026. Selon Kpler, environ 13 millions de barils par jour de pétrole brut ont transité par le détroit d’Ormuz en 2025, représentant environ 31 % des flux mondiaux de pétrole brut par voie maritime.

La fermeture temporaire de la voie navigable mardi vise à garantir la sécurité de la navigation dans le cadre d’un exercice militaire mené par les forces iraniennes. Il vise clairement à améliorer la préparation opérationnelle de l’Iran et à renforcer sa dissuasion.

La fermeture entraînerait plutôt des désagréments mineurs et des retards pour les navires entrants à destination du Golfe Persique, mais aucune perturbation majeure. Pour cette raison, les prix se sont inscrits à la baisse aujourd’hui. Le Brent, pour livraison en avril, a reculé de 1 % à 67,63 dollars le baril à la rédaction de ces lignes.

La situation est à suivre de près, surtout pour un pays net importateur de pétrole.

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Nucléaire iranien : Trump prêt à un rôle indirect dans les pourparlers

17. Februar 2026 um 11:59

Donald Trump indique qu’il serait impliqué de manière indirecte dans les pourparlers prévus mardi 17 février à Genève entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien, sous la médiation du sultanat d’Oman.

Trump a affirmé croire que Téhéran souhaite parvenir à un accord, tout en jugeant l’Iran « mauvais négociateur » et en appelant ses dirigeants à faire preuve de « raison ». Il a également mis en garde contre de possibles « conséquences » en cas d’échec des discussions, sans en préciser la nature.

Un deuxième cycle de négociations indirectes entre Washington et Téhéran doit se tenir mardi 17 février 2026 en Suisse, après l’arrivée à Genève du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Ce dernier a multiplié les rencontres, notamment avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, pour évoquer des aspects techniques du programme nucléaire iranien.

Abbas Araghtchi a déclaré être venu à Genève « pour parvenir à un accord juste et équitable ». Tout en avertissant que « céder aux menaces n’est pas envisageable ».

Ces discussions font suite à des négociations indirectes accueillies le 6 février à Mascate (capitale du sultanat d’Oman), dans un contexte de renforcement de la présence militaire américaine dans la région. Washington souhaite élargir l’agenda aux questions non nucléaires, notamment le programme balistique iranien, une option rejetée par Téhéran, qui conditionne toute limitation nucléaire à un allègement des sanctions.

Manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz

À la veille des pourparlers, et alors que le porte-avions américain USS Gerald R. Ford devait rejoindre les forces navales américaines dans la région, l’Iran a lancé lundi des manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz.

Selon la télévision iranienne, ces exercices, baptisés « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz », sont menés par les forces navales des Gardiens de la révolution afin de démontrer leur capacité à répondre rapidement à toute menace maritime.

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Négociations indirectes irano-américaines à Genève

16. Februar 2026 um 10:27

Le ministre iranien des Affaires étrangères est à Genève pour une nouvelle série de négociations sur le nucléaire iranien avec les États-Unis.

Abbas Araghtchi « est parti de Téhéran pour Genève (…) à la tête d’une délégation diplomatique et technique pour mener le deuxième cycle de négociations nucléaires et tenir une série de consultations diplomatiques », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, précisant que ces pourparlers « indirects » se tiendront mardi sous la médiation du Sultanat d’Oman.

Le même communiqué relève que le chef de la diplomatie iranienne rencontrera son homologue américain et le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

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La Tunisie déterminée à renforcer ses relations fraternelles avec l’Iran

15. Februar 2026 um 10:40

Le site du gouvernement iranien a rapporté ce dimanche 15 février 2026 que le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a adressé un message au ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, pour le féliciter à l’occasion du 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique et de la fête nationale de la République islamique d’Iran.

«Dans son message, le ministre tunisien des Affaires étrangères s’est félicité de l’excellent niveau des relations entre la Tunisie et l’Iran et a réaffirmé la ferme volonté de son pays de renforcer les liens fraternels et la coopération entre les deux nations, dans l’intérêt des peuples iranien et tunisien. Il a également souhaité au ministre iranien des Affaires étrangères une bonne santé et un bien-être durable, ainsi que progrès et prospérité au peuple iranien», rapporte la même source.

I. B.

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La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain

12. Februar 2026 um 09:12

Les Etats-Unis bombarderont-ils l’Iran? A écouter sur Google le Colonel Douglas Mc Gregor, retraité de l’armée US, ce serait inévitable. Selon lui le Président Trump serait cornaqué dans le brouillard de son ignorance, par une coalition du renseignement regroupant la CIA, le MI-6 et le Mossad, appuyant bien entendu les dires du faiseur de guerre en chef, le premier ministre israélien Netanyahu, et la coalition terroriste assurant sa survie politique, les quasi nazis Smotrich et Ben Gvir.

Dr Mounir Hanablia

Ces affirmations pessimistes sont en grande partie appuyées par d’anciens agents du renseignement américain, toujours sur Google. Mais on avait déjà eu tous ceux qui nous avaient parlé de reculade américaine, de protection chinoise ou russe concédée à l’Iran grâce à un matériel hyper sophistiqué, de gesticulation déplacée, comme Scott Ritter, l’ancien inspecteur de l’armement en Irak, qui avait affirmé que l’armada américaine était aussi inutilisable dans le Golfe qu’une Ferrari pour faire une course dans un parking souterrain.

Tout ceci semble donc faire partie d’une préparation psychologique et l’implication de la Chine et de la Russie, tout à fait hypothétique, n’aurait d’autre but que de donner de la consistance à la menace.

La première possède déjà au Pakistan une fenêtre sur la mer d’Oman et c’est à Taiwan qu’elle choisirait de toute évidence pour affronter l’ogre américain.

La seconde a d’autres chats à fouetter et on peut se demander si un nouveau Yalta n’a pas eu lieu Ukraine contre Golfe. Et si on considère que d’anciens militaires ou du renseignement américain ne peuvent en aucun cas nuire aux intérêts de leur gouvernement, étant astreints à des clauses le leur interdisent, force est de constater qu’on est en face d’un plan préétabli et en général, on prépare plus l’opinion mondiale à la guerre, et la meilleure manière est de la convaincre que toutes les voies vers la paix ont été épuisées.

Naturellement l’avènement des technologies de l’information et de la communication a ajouté un facteur inédit aux conflits armés au point de faire considérer le cyber espace comme un front au même titre que mer, terre, et air.

Néanmoins, la mobilisation de l’opinion publique occidentale contre l’Irak en 1990 avant même l’invasion du Koweït semble constituer à peu de choses près le modèle propagandiste suivi actuellement lors de la crise iranienne.

L’Iran aujourd’hui comme hier l’Irak

L’Irak sortait d’une guerre de neuf ans, endetté avec une armée suréquipée et escomptant sur sa production d’hydrocarbures pour se renflouer. Il trainait surtout la réputation d’avoir utilisé des armes chimiques contre sa propre population. Qui plus est l’Irak avait vu sa centrale nucléaire en chantier Osirak détruite en 1981 par l’aviation israélienne avant même sa mise en service. Naturellement son aventure au Koweït, fruit d’une provocation lui en concédant le feu vert, l’avait amené là où les néo-conservateurs et les sionistes américains avaient voulu qu’il se situât, sans aucune possibilité de recul puisque les Etats arabes s’étaient soumis au diktat de Washington.

Durant 4 mois, les Américains avaient concentré en Arabie Saoudite les troupes et la logistique nécessaires un objectif proclamé, la libération du Koweït, et un autre non avoué, l’affaiblissement définitif et la mise sous tutelle de l’Irak.

Mais face aux réticences de l’opinion publique américaine, pour qui ce conflit qui s’annonçait avait un fort relent de pétrole et servait Israël, le président Bush père étant lui-même un pétrolier, avait accepté d’engager «les discussions de la dernière chance» pour sauver la paix et avait envoyé négocier son secrétaire aux Affaires étrangères James Baker négocier avec son homologue irakien Tarek Aziz.

Ayant déjà décidé de la guerre, le président Bush voulait apparaître comme un homme de paix en sachant pertinemment que Saddam Hussein, le véritable responsable de la guerre, nul le contestera, en refuserait les conditions convenues par Washington et Tel Aviv.

Il semble que le cheminement actuel du conflit avec l’Iran obéisse à la même logique. Une véritable diabolisation du régime iranien accusé d’être responsable du massacre des féministes, puis de sa propre population, a eu lieu. On avait parlé de chute imminente du régime ainsi qu’on l’avait fait après la guerre des 12 jours, mais, outre les destructions sévères en Israël causées par les missiles hypersoniques, les bombardiers américains avaient échoué à mettre un terme au programme nucléaire iranien malgré la destruction de quelques installations.

Trump otage du lobby sioniste

Actuellement depuis quelques semaines , et sous réserve d’images ou d’informations virtuelles, la flotte américaine se concentre à l’entrée du golfe Persique avec la menace explicite brandie par le Président Trump, de destructions sans précédent en Iran dans le cas où  le pays ne se soumettrait pas au diktat américano-sioniste: désarmement, fin du programme nucléaire et balistique, mise sous tutelle de la production d’hydrocarbures, et en prime pour Tel Aviv, chute du régime et rétablissement du Shah Pahlavi ou à tout le moins une structure confédérale lâche de type syrien, libanais, ou irakien, rendant dans les faits  plusieurs régions clés du pays quasiment indépendantes.

Tout ceci arrive à un moment où le Président Trump, qui n’est ni Bush père ni Reagan ni Eisenhower ni Nixon pour avoir imposé leurs volontés à Tel Aviv, se trouve affaibli par le scandale Epstein éclaboussant le gotha américain et international, et vu les circonstances, il est douteux qu’il puisse, pour peu qu’il le veuille, s’opposer aux volontés d’un lobby sioniste dont il est déjà l’otage médiatique et judiciaire.

Face à cela, le renchérissement du prix du pétrole consécutif à une hypothétique fermeture du détroit d’Ormuz, à laquelle le retour sur le marché du pétrole vénézuélien pallie déjà préventivement, n’aura que peu d’effets.

Le monde arabe déjà mort

L’enjeu n’est en effet pas le nucléaire iranien, c’est l’érection d’Israël en tant que Singapour du Moyen-Orient, une plate-forme économique et financière par où transiterait tout le commerce de la région. Cette perspective aboutissant à la mise hors circuit du détroit d’Ormuz avait donné des sueurs froides aux stratèges iraniens et les avait engagés sur la voie de la guerre par le biais de leurs substituts de la région. Pendant ce temps, le monde arabe, enjeu du conflit, est déjà mort. 

* Médecin de libre pratique.

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Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent

30. Dezember 2025 um 09:42

Le président américain Donald Trump a durci le ton contre le Hamas, exigeant son désarmement sous peine de représailles, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’entretien s’est tenu lundi 29 décembre 2025, à Mar-a-Lago en Floride, alors que les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza et que la trêve reste fragile sur le terrain.

Un ultimatum américain dans un contexte de violences persistantes

À l’issue de cette rencontre en Floride, Donald Trump a affirmé que le Hamas disposerait d’un délai très court pour déposer les armes, faute de quoi il y aurait, selon ses termes, « l’enfer à payer ». Le président américain a présenté cette exigence comme une condition indispensable à la poursuite du cessez-le-feu, estimant qu’Israël respectait ses engagements.

Pourtant, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, au moins 410 Palestiniens ont été tués dans des frappes et incidents violents à Gaza, selon des bilans locaux. Ces pertes humaines s’ajoutent aux plus de 70 000 morts depuis le début de la guerre, qui a éclaté après l’attaque du 7 octobre 2023.

Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste limité et l’ouverture complète du point de passage de Rafah avec l’Égypte continue d’être retardée, alimentant les inquiétudes sur la viabilité réelle de la trêve.

Gaza sous pression, l’Iran dans le viseur

Au-delà du dossier palestinien, Donald Trump a également adressé de nouvelles menaces à l’Iran, évoquant d’éventuelles frappes supplémentaires si Téhéran tentait de relancer son programme nucléaire ou de renforcer ses capacités balistiques. Aucune preuve publique n’a toutefois été avancée pour étayer ces accusations.

Ces avertissements confirment l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv, dans une lecture sécuritaire qui relègue au second plan les dimensions politiques et humanitaires du conflit à Gaza. Ils illustrent aussi la fragilité d’un cessez-le-feu présenté comme un succès diplomatique, mais dont les conditions restent largement asymétriques, faisant peser l’essentiel des exigences sur le camp palestinien.

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Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023, arrêtée en Iran

12. Dezember 2025 um 19:46

La lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a été « violemment arrêtée » ce vendredi 12 décembre en Iran alors qu’elle participait à une cérémonie en hommage à l’avocat Khosrow Alikordi, décédé dans des circonstances jugées suspectes.

Âgée de 53 ans, la journaliste et militante des droits humains était en liberté provisoire pour raisons médicales depuis fin 2024. Son arrestation a été confirmée par sa défense et dénoncée par son comité de soutien.

Une interpellation brutale en pleine cérémonie

Selon la Fondation Narges Mohammadi, l’opposante a été « violemment interpellée » par les forces de sécurité lors d’une cérémonie marquant les sept jours depuis la mort de Khosrow Alikordi, avocat de 45 ans spécialisé dans la défense de manifestants arrêtés lors du soulèvement de 2022.

Une figure emblématique de la résistance civile

Narges Mohammadi, régulièrement emprisonnée depuis près de vingt ans pour ses prises de position contre le régime des mollahs, avait reçu le prix Nobel de la paix en 2023 pour son combat contre l’oppression des femmes et pour la défense des droits fondamentaux. Sa condamnation la plus récente, purgée en partie, portait sur des accusations de propagande contre l’État.

BREAKING NEWS: Narges Mohammadi Arrested at Memorial for Khosrow Alikordi

12 December 2025

According to verified reports, Narges Mohammadi was violently arrested earlier today by security forces during the seventh-day memorial ceremony for Khosrow Alikordi, a lawyer who was… pic.twitter.com/zQ8DtLxDKY

— Narges Mohammadi | نرگس محمدی (@nargesfnd) December 12, 2025

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The Skipper : Saisie américaine spectaculaire sur les réseaux pétroliers Iran–Russie–Venezuela

11. Dezember 2025 um 08:58

Derrière l’opération menée par hélicoptère au large du Venezuela, Washington cible une économie parallèle qui relie Téhéran, Moscou et Caracas.

La vidéo publiée par l’ancienne procureure américaine Pam Bondi — montrant des commandos descendant en « fast rope » depuis un hélicoptère sur le pont du pétrolier The Skipper — a fait le tour des réseaux sociaux. Mais si l’image impressionne, le message géopolitique qu’elle porte est encore plus fort.

L’opération, lancée depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford, marque un durcissement assumé de Washington dans sa lutte contre les réseaux pétroliers clandestins. Le navire venait de quitter un port vénézuélien lorsque les forces américaines sont intervenues, appuyées par deux hélicoptères, des Marines et une unité d’élite de la Coast Guard.

Pour Caracas, c’est un « acte de piraterie internationale ». Pour Washington, au contraire, c’est une étape dans une stratégie plus vaste.

Un tanker emblématique d’une architecture clandestine Iran–Russie–Venezuela

The Skipper, long de 333 mètres, n’est pas un navire ordinaire. Sous son ancien nom Adisa, il avait été sanctionné par le Trésor américain en 2022 pour son rôle dans une nébuleuse maritime dirigée par l’oligarque russe Viktor Artemov, accusé de transporter du pétrole iranien sous fausses identités.

Washington affirme que ces exportations clandestines financent :

  • les Gardiens de la Révolution (IRGC) en Iran,
  • le Hezbollah,
  • et en partie l’économie essoufflée du Venezuela.

Ces tankers multiréimmatriculés, souvent sous pavillons frauduleux (le Skipper prétendait naviguer sous pavillon du Guyana), permettent à ces pays de contourner les sanctions. Ils coupent leurs transpondeurs, changent d’identité en mer, empruntent des routes secondaires et utilisent des sociétés-écrans au Nigeria, à Dubaï ou en Russie.

Le Skipper était l’une de ces pièces maîtresses d’une économie parallèle globale.

Pourquoi Washington a agi maintenant

Selon plusieurs responsables américains, l’intervention ne relève pas de l’improvisation. Elle intervient dans un contexte où plusieurs facteurs se sont cumulés.

D’une part, l’Iran a accru ces derniers mois ses exportations pétrolières vers l’Asie et les Caraïbes, malgré les sanctions imposées par les États-Unis.

Parallèlement, des réseaux maritimes liés à la Russie, renforcés depuis le début de la guerre en Ukraine, ont intensifié leurs opérations offshore afin de soutenir les circuits financiers de Moscou.

Le Venezuela, de son côté, dépend davantage de ces routes parallèles pour écouler son pétrole et contourner les restrictions américaines.
La présence prolongée dans la région du porte-avions USS Gerald R. Ford a également constitué un signal de la volonté américaine de renforcer son dispositif dans les Caraïbes.

Dans ce contexte, la saisie du Skipper apparaît comme une opération destinée à interrompre un réseau déjà surveillé par Washington et à réaffirmer la capacité des États-Unis à agir dans la zone.

Les Caraïbes, zone de transit sous surveillance

Selon plusieurs observateurs, l’opération intervient alors que la région voit se multiplier, depuis un an, des navires opérant en marge des circuits déclarés, notamment autour du Venezuela, de Curaçao, de Trinidad et du Guyana.
La mention d’un pavillon guyanais falsifié sur le Skipper a ravivé la sensibilité entre le Venezuela et le Guyana, déjà en désaccord sur la zone de l’Essequibo.

Pour les États-Unis, le développement de ces routes pourrait favoriser l’émergence d’un système d’exportation pétrolière parallèle impliquant l’Iran, la Russie et le Venezuela, en contournement des sanctions internationales. Washington affirme vouloir prévenir la consolidation de ces circuits et renforcer sa présence dans une région redevenue stratégique.

Un dispositif américain accru face aux circuits parallèles

Selon Washington, l’opération contre le Skipper illustre les limites des sanctions économiques pour freiner les flux pétroliers issus de pays soumis à des restrictions internationales. Les autorités américaines affirment désormais recourir à un dispositif élargi comprenant des moyens aériens, une coordination entre la Navy et la Coast Guard et une communication publique assumée autour de ces interventions.

Le Venezuela a dénoncé une action qualifiée de « piraterie », mais les États-Unis présentent l’arraisonnement comme une mesure visant à perturber des circuits d’exportation considérés comme clandestins et à empêcher la poursuite de transferts de pétrole liés à l’Iran et au Venezuela.

Pour Washington, le Skipper représente un exemple des navires utilisés dans ces réseaux. Son interception s’inscrit, selon les responsables américains, dans un effort plus large pour contenir des pratiques jugées déstabilisantes pour le marché énergétique international.

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