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Des législateurs en colère ne votent pas de bonnes lois

24. Februar 2026 um 08:30

La promulgation de lois extrêmes sous l’effet de la colère ou de l’émotion suscitée par des faits divers douloureux ayant provoqué un terrible choc dans l’opinion publique est une très mauvaise chose, car le risque est grand de voir les législateurs animés non par la raison mais par le ressentiment ou, pire encore, sacrifier à un populisme de mauvais aloi.

Latif Belhedi

C’est l’erreur que risquent de commettre plusieurs députés, dont Chafik Zaafouri, en proposant un projet de loi sur la sécurité nationale dans le domaine de l’éducation, qui prévoit la peine maximale, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité pour toute personne reconnue coupable de trafic de drogue à des mineurs dans le cadre d’un réseau organisé et pour tout abus sexuel commis sur un mineur dans l’enceinte d’un établissement scolaire, et une peine de 20 à 30 ans d’emprisonnement pour les autres crimes.

Les délits passibles des peines maximales

Les délits passibles de ces peines maximales sont la promotion, la distribution ou la facilitation de la circulation de drogues auprès des mineurs, les agressions sexuelles, l’exploitation ou le harcèlement, le grooming numérique, le chantage ou le recrutement de mineurs dans des activités criminelles, ainsi que l’introduction d’armes blanches ou d’outils dangereux et la formation de réseaux criminels ciblant le milieu scolaire.

Les auteurs de tels crimes doivent certes être lourdement sanctionnés et les peines pour de tels actes délictuels doivent être suffisamment dissuasives pour espérer combattre ces fléaux et empêcher qu’ils se développent dans la société. Mais il ne faut pas perdre de vue dans la détermination des peines le principe de la proportionnalité. Car, quelle peine devrait être infligée à l’auteur d’un meurtre prémédité ou d’un crime terroriste ayant fait plusieurs morts si un trafiquant de drogue ou un violeur est condamné à la perpétuité ? La justice doit être juste et équitable.

Les sirènes du ressentiment

Il semble que Chafik Zaafouri et ses collègues ont mis leur proposition sur la table suite aux récents délits commis dans certains établissements éducatifs, et notamment le viol présumé d’un enfant de 3 ans dans un jardin d’enfants du quartier Ennasr, à Tunis, qui a provoqué une forte émotion dans le pays.

L’initiative législative est louable, mais il faut garder la tête froide en examinant le texte, et ne pas succomber aux sirènes du ressentiment qui sont souvent de mauvais conseil.   

Pour revenir au projet de loi proposé, il comprend 5 titres et 14 chapitres qui définissent l’enceinte éducative comme l’établissement d’enseignement à tous les niveaux, du primaire au supérieur, public ou privé, et étendent son champ d’application à un périmètre de 500 mètres autour de celui-ci.

Le projet de loi considère les établissements d’enseignement comme souverains et prioritaires dans le système de sécurité nationale globale et bénéficiant d’une protection souveraine, y compris les espaces numériques qui y sont liés.

Il détaille également l’ensemble des crimes qui menacent la sécurité nationale éducative et qui sont cités ci-haut.

Le texte de l’initiative législative précise, par ailleurs, que ces crimes ne sont pas prescrits et ne peuvent faire l’objet d’une réduction de peine ou d’une libération conditionnelle, ni d’une conciliation ou d’un abandon des poursuites, et que les biens de leurs auteurs sont confisqués.

Un système de surveillance permanente

D’autre part, l’initiative propose la mise en place d’un système de surveillance permanente devant les établissements d’enseignement, l’organisation des interventions de l’État dans le domaine de la santé mentale et l’élaboration d’un plan rigoureux de lutte contre la drogue dans les établissements d’enseignement.

«Qui trop embrasse mal étreint», dit le vieux proverbe français. CQFD : il ne s’agit d’en faire trop en mettant le curseur de la sanction pénale le plus haut possible, mais de créer les conditions objectives d’une meilleure sécurité dans les établissements d’enseignement et dans la société en général. Et pour cela, les lois ne suffisent pas, fussent-elles les plus sévères.

Rappelons que le bureau de l’Assemblée a renvoyé la première mouture du projet loi à la commission de la législation générale, à celle de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports, ainsi qu’à celle de la défense, de la sécurité et des forces armées, qui donneront leurs avis. Cette version du texte va sans doute être améliorée.

   

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Abus sexuels en milieu scolaire | La STSC appelle à faire de la prévention une priorité nationale

Von: Yusra NY
16. Februar 2026 um 23:24

Suite à l’agression sexuelle d’un enfant dans une maternelle à Ennasr, la Société tunisienne de sexologie clinique (STSC) a exprimé sa vive indignation.

Dans un communiqué publié ce 14 février, l’organisation plaide pour une stratégie de santé publique dépassant la simple réaction, en plaçant l’éducation sexuelle au cœur de la protection des mineurs :

a société tunisienne de sexologie clinique exprime sa profonde indignation et sa vive condamnation à la suite de l’agression sexuelle dont a été victime un enfant au sein d’un établissement scolaire et rappelle que toute atteinte à l’intégrité d’un enfant constitue une violation grave de ses droits fondamentaux.

Face à ce drame, la prévention ne peut se limiter à la réaction mais doit s’inscrire dans une stratégie éducative globale.

La prévention des violences sexuelles doit être considérée comme une priorité de santé publique où l’éducation sexuelle adaptée à l’âge représente un levier fondamental de protection des enfants.

Ce modèle de prévention fondé sur la connaissance et le respect du corps, la notion du consentement, l’expression des limites et la capacité à demander de l’aide dès le plus jeune âge constitue le rempart le plus efficace contre les abus.

La société tunisienne de sexologie clinique affirme son implication indéfectible sociétale et scientifique dans un plan de prévention et s’engage auprès des institutions éducatives à promouvoir une éducation positive à la sexualité convaincue que la connaissance de certaines valeurs et repères constituent les boucliers les plus solides pour garantir l’intégrité et la sécurité de chaque enfant.

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Tunisie | Éducation : Horaires des cours durant le mois de Ramadan

Von: Yusra NY
16. Februar 2026 um 22:42

Le ministère de l’Éducation a communiqué les ajustements des horaires scolaires pour le mois de Ramadan 2026, attendu mercredi ou jeudi prochain.

La durée des séances a été réduite à 45 minutes, tout en maintenant une exigence stricte sur le déroulement des examens nationaux et des évaluations.

Le département a annoncé que les cours du matin démarreront de 08h à 11h20, avec une pause de 10 minutes alors que la séance de l’après-midi se déroulera de 12h20 à 15h40, et comptera également une pause de 10 minutes.

Le ministère souligne par ailleurs la nécessité de respecter le temps réglementaire des examens, sans réduction.

Pour rappel, la présidence du gouvernement a annoncé les horaires administratifs pour les fonctionnaires durant le mois saint, en une séance unique comme suit : du lundi au jeudi de 8h à 14h30 et le vendredi de 8h à 13h30.

Y. N.

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L’IA peut contribuer à réformer l’éducation en Tunisie

16. Februar 2026 um 08:21

Les trois quarts (72 %) des élèves du primaire et du secondaire en Tunisie éprouvent des difficultés en mathématiques. C’est ce qui ressort d’une présentation vidéo intitulée «Le rôle de l’Intelligence artificielle (IA) dans la réforme du système éducatif tunisien».

La présentation a été assurée par le professeur Maledh Marrakchi, maître de conférences et consultant senior en IA, dans le cadre d’une série de présentations vidéos réalisées par l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans le cadre d’une étude globale sur l’utilisation de l’IA en Tunisie dans les domaines financier, éducatif, médical, énergétique, agricole et autres. Ces présentations vidéo sont diffusées sur la page Facebook de l’Ites.

Maledh Marrakchi a rappelé que 34 % des élèves du primaire en Tunisie n’atteignaient pas le niveau minimal de lecture requis et que 100 000 élèves abandonnaient l’école chaque année, principalement au niveau primaire.

Il a également présenté des données statistiques pour montrer les points forts et les faiblesses du système éducatif, notant que le taux de scolarisation des élèves âgés de 6 à 16 ans s’élève à 92 %. Mais le taux de scolarisation au lycée ne dépasse pas 65 %, et les enseignants du secondaire manquent de formation aux outils numériques et à l’IA, alors que les dépenses de tutorat privé, estimées à 1 179 dinars par an et par famille ayant un enfant d’âge scolaire, continuent d’augmenter de manière exorbitante.

M. Marrakchi a plaidé en faveur du recours à une assistance numérique basée sur l’IA dans le domaine de l’éducation afin de supprimer tous les obstacles à l’apprentissage et d’améliorer les résultats scolaires. Il a formulé des recommandations, regroupées en trois grands domaines.

Il s’agit de développer l’utilisation de l’IA dans l’apprentissage, de former les personnes impliquées dans l’utilisation de l’IA dans le système éducatif, d’intégrer l’IA dans les programmes scolaires, d’en réduire les aspects négatifs et de développer des applications d’IA dans le domaine éducatif.
Le spécialiste suggère de fournir un assistant personnel intelligent pour l’apprentissage des langues (arabe, français et anglais) au niveau de la grammaire, de la prononciation et de la conversation, en plus d’un assistant personnel intelligent pour l’apprentissage des mathématiques et l’utilisation de l’IA pour le diagnostic précoce des difficultés d’apprentissage et la manière de les surmonter rapidement.

M. Marrakchi a souligné que l’IA présente des avantages en matière de développement de contenus éducatifs, de méthodes d’apprentissage et d’évaluation des acquis pédagogiques.

Outre l’utilisation des technologies numériques dans les salles de classe via les plateformes d’apprentissage à distance et les outils numériques destinés à améliorer l’apprentissage et l’enseignement, il existe également des start-ups actives dans le domaine des technologies éducatives, a-t-il indiqué.

I. B.

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Tunisie : vaste campagne de recrutement d’enseignants

12. Februar 2026 um 10:05

Le ministère de l’Education lance une vaste campagne de recrutement d’enseignants. Un concours externe est organisé pour intégrer de nouveaux professeurs dans les cycles secondaire et technique, avec des examens programmés à compter du 13 avril 2026.

D’après un texte officiel paru le 11 février 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), les postulants devront respecter un calendrier strict. L’enregistrement sur la plateforme numérique dédiée constitue une étape incontournable, avec une date butoir fixée au 14 mars prochain. Les candidats enseignants disposeront ensuite d’un délai jusqu’au 27 mars pour transmettre leurs dossiers physiques aux directions régionales de l’éducation de leur ressort.

Les évaluations écrites s’étaleront sur plusieurs journées consécutives à partir de la mi-avril.

Une offre concentrée sur les disciplines scientifiques et littéraires

Le volume des recrutements atteint 1 630 postes, ventilés selon les besoins disciplinaires des établissements. Les mathématiques arrivent en tête avec 390 places, suivies de l’arabe (320), des sciences physiques (185) et de l’éducation islamique (180). Le secteur technique mobilise 165 opportunités.

Les sciences humaines représentent 95 postes en histoire-géographie. Tandis que les sciences naturelles en comptent 65. Le français et l’éducation civique proposent chacun 50 places, la philosophie 40. Les spécialités techniques – mécanique et électricité – offrent 25 postes chacune. Enfin, la gestion et l’économie ferment la liste avec 20 postes par discipline.

Cette initiative vise à consolider l’encadrement pédagogique sur l’ensemble du territoire national, aussi bien dans les lycées généraux que dans les établissements à vocation professionnelle.

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Fédération de l’enseignement secondaire : Maintien du boycott des évaluations du deuxième trimestre

08. Januar 2026 um 11:08

Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, a confirmé l’entrée en vigueur d’un boycott global des évaluations à partir du deuxième trimestre. Cette décision, annoncée mercredi 7 janvier 2026, s’inscrit dans un bras de fer avec le ministère de l’Education autour d’accords salariaux et administratifs jugés non respectés. Le syndicat assure rester fermement attaché à l’exécution de ses décisions.

Boycott total des évaluations dès le deuxième trimestre

La Fédération générale de l’enseignement secondaire a tranché : aucune forme d’évaluation ne sera assurée à partir du deuxième trimestre. Intervenant sur les ondes de Diwan fm, son secrétaire général, Mohamed Safi, a réaffirmé l’engagement de la structure syndicale à appliquer strictement la décision de l’instance administrative sectorielle.

Le mot d’ordre concerne l’ensemble des formes d’évaluation : interrogations orales, devoirs pratiques, devoirs surveillés et compositions. Une mesure que la fédération présente comme un levier de pression face à ce qu’elle qualifie de non-respect d’engagements contractuels de la part des autorités.

Des accords salariaux au cœur du conflit

Au centre du différend figure l’accord du 23 mai 2023, qui prévoit l’octroi d’augmentations salariales échelonnées sur trois ans. Selon Mohamed Safi, cet accord devait permettre aux enseignants de bénéficier de revalorisations annuelles successives à partir de janvier 2026 jusqu’à janvier 2028, à raison de 100 dinars par tranche.

Or, d’après la fédération, cet engagement n’a pas été appliqué comme prévu, ce qui a ravivé la colère du corps enseignant et renforcé la détermination syndicale à maintenir la pression.

Le responsable syndical a également dénoncé un second manquement, lié cette fois au dossier des promotions. Un accord prévoyait que leur effet rétroactif prenne cours à partir du mois de juillet. Cependant, le ministère aurait fixé leur application à partir du mois de mai, ce qui, selon lui, entraîne un préjudice financier et administratif pour les enseignants concernés.

Pour la fédération, cette modification unilatérale constitue un précédent inacceptable et s’ajoute à une série de décisions qui fragilisent la confiance entre les deux parties.

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Tunisie – Année scolaire 2025-2026 : dates officielles des examens nationaux annoncées

27. Dezember 2025 um 10:10

Le ministère de l’Éducation a publié, vendredi soir, le calendrier des épreuves écrites des examens nationaux pour l’année scolaire 2025-2026.

Les épreuves de la session principale de l’examen du baccalauréat se dérouleront les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026, tandis que celles de la session de contrôle auront lieu les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026.

Quant au concours d’entrée aux collèges pilotes, les épreuves se tiendront les 22, 23 et 24 juin 2026.

S’agissant de l’examen du certificat de fin de l’enseignement de base général et technique, les épreuves auront lieu les 18, 19 et 20 juin 2026.

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Éducation : Journée portes ouvertes sur la calligraphie arabe

26. Dezember 2025 um 15:29

Une journée portes ouvertes sur la calligraphie arabe a été organisée ce vendredi par le ministère de l’éducation au Centre national de formation et de développement des compétences à Carthage.

Organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la langue arabe, cette manifestation comprend l’organisation d’un concours symbolique réunissant 78 élèves (primaire, collège et secondaire) représentant l’ensemble des gouvernorats de la République, à raison de trois candidats par gouvernorat. Tous les participants recevront des outils et fournitures de calligraphie afin de les encourager à s’initier à cet art authentique.

Une table ronde animée par les écrivains Ahlem Hakimi et Taoufik Jendoubi, est aussi organisée lors de cette manifestation afin d’encourager les élèves à la lecture et renforcer leur attachement à la langue arabe.

Dans ce contexte, Nadia Ayari, directrice de l’enseignement primaire au ministère de l’éducation, a expliqué que cette manifestation traduit la prise de conscience du ministère de l’importance de l’animation culturelle et du besoin des élèves de s’impliquer dans ce type d’activités.

Elle a, à ce titre, indiqué qu’une série de manifestations culturelles est programmée tout au long des vacances d’hiver en cours.

La responsable a ajouté que l’attention portée à la calligraphie arabe participe à l’ancrage de l’identité arabe et de l’identité nationale tunisienne outre le développement du goût artistique chez les jeunes.

Elle a également précisé que le ministère de l’éducation envisage, après la fin des vacances d’hiver, d’élargir l’expérience des clubs de calligraphie arabe et de la généraliser à l’ensemble des gouvernorats, tout en assurant les équipements nécessaires et l’encadrement par des formateurs spécialisés.

De son côté, le ministre de l’éducation, Nourredine Nouri, a relevé, à travers ses échanges avec les élèves participants, une connaissance approfondie de l’art de la calligraphie arabe, une grande conscience de sa spécificité civilisationnelle, une réelle perception de la valeur de cet héritage culturel, ainsi qu’une fierté et un souci manifeste de le préserver et de le valoriser.

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Tensions à l’Éducation : Les syndicats montent au créneau

25. Dezember 2025 um 16:10

Les syndicats de neuf corps éducatifs ont organisé un sit-in devant le ministère de l’Éducation pour dénoncer le gel des négociations et la non-application d’accords signés. Ils alertent sur une dégradation alarmante du système éducatif et exigent le respect du droit syndical.

A Tunis, la colère des syndicats éducatifs s’est exprimée publiquement ce jeudi, à travers un sit-in organisé devant le siège du ministère de l’Éducation. En cause : le gel des négociations, la non-application d’accords déjà signés et ce que les syndicats qualifient d’atteintes répétées au droit syndical. Les protestataires réclament l’ouverture immédiate de discussions sérieuses avec l’autorité de tutelle et l’exécution intégrale des engagements pris.

Accords gelés et promesses non tenues

A l’initiative de neuf corps éducatifs, cette mobilisation s’inscrit dans une séquence protestataire entamée depuis plusieurs mois. Les syndicats dénoncent un blocage persistant du dialogue social et l’absence de mise en œuvre des accords conclus avec le ministère, malgré leur caractère contraignant.

Mohamed Essafi, secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, a rappelé, dans une daclaration à l’agence TAP, que l’accord signé le 23 mai 2023 prévoit une revalorisation salariale annuelle de 100 dinars sur trois ans, devant entrer en vigueur à partir de janvier 2026. Or, selon lui, le ministère a réduit unilatéralement la durée de cet accord de dix mois, en violation flagrante de ses engagements.

Le responsable syndical a également insisté sur l’application de l’effet rétroactif des promotions à compter du 1er juillet 2025, estimant que toute remise en question de cet acquis constitue une atteinte directe aux droits des enseignants.

Dialogue social en panne

Les syndicats reprochent au ministère une remise en cause du principe même de négociation. Mohamed Essafi a vivement critiqué les déclarations du ministre de l’Éducation lors des débats budgétaires pour 2026, affirmant que les accords seraient « à l’étude ». Une position jugée inacceptable par les représentants syndicaux, pour qui un accord signé ne peut être renégocié mais uniquement appliqué.

Au-delà des revendications financières, les protestataires dénoncent un climat qu’ils estiment hostile à l’action syndicale, marqué par des restrictions et une marginalisation des organisations professionnelles.

Un système éducatif sous tension

Les syndicats dressent un constat alarmant de la situation dans les établissements scolaires. Surpeuplement des classes, pénurie d’enseignants, absence de planification et dégradation des conditions de travail sont au cœur des critiques adressées à l’administration centrale.

Boulbaba Selmi, secrétaire général du syndicat général des surveillants et surveillants généraux, a mis en avant l’impact concret du gel des négociations depuis près d’un an. Il évoque des infrastructures scolaires délabrées, des internats fermés ou menaçant ruine, ainsi qu’un déficit criant en matière de sécurité, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest.

Selon lui, près de 3000 postes de surveillants restent vacants, auxquels s’ajoute un manque structurel de surveillants généraux, compromettant l’encadrement des élèves dans un contexte marqué par la montée de la violence, de la drogue et de la criminalité en milieu scolaire.

Les syndicats préviennent que ce sit-in n’est qu’une étape dans un mouvement plus large, tant que les accords ne seront pas appliqués et qu’un dialogue crédible ne sera pas rétabli. Ils tiennent le ministère pour responsable de l’aggravation de la crise éducative et appellent à des décisions urgentes pour préserver la stabilité du secteur.

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Capital humain : la Tunisie n°1 en Afrique

Von: hechmi
23. Dezember 2025 um 15:42

EnseignementLongtemps réduite à ses fragilités économiques, la Tunisie demeure pourtant l’un des rares pays africains à pouvoir revendiquer une véritable puissance éducative. Derrière les clichés, les chiffres révèlent un leadership discret mais solide en matière de capital humain, fruit d’une histoire millénaire, de choix politiques structurants et d’un attachement profond au savoir. De Carthage à l’université moderne, ce texte rappelle pourquoi l’éducation reste, pour la Tunisie, le plus sûr des investissements stratégiques.

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Évaluations orales et écrites au primaire : une réforme qui augmente le stress

15. Dezember 2025 um 21:16

Le premier trimestre a été particulièrement éprouvant pour les élèves du cycle primaire en Tunisie, confrontés à une période prolongée d’examens oraux et écrits. Cette année, le ministère de l’Éducation a modifié le calendrier traditionnel en étalant les évaluations orales sur près d’un mois, au lieu de les concentrer sur une seule semaine, avant d’enchaîner […]

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Éducation : un budget record en 2026 avec plus de 18.000 recrutements programmés

20. November 2025 um 14:31

Le Parlement a entamé jeudi l’examen du budget 2026 du ministère de l’Éducation, en hausse notable de 656 millions de dinars. Une séance où les députés ont interrogé la capacité du ministère à réformer un secteur sous tension, entre besoins urgents en ressources humaines, infrastructures vieillissantes et attentes croissantes des enseignants.

Un budget en progression mais sous fortes attentes

La mission de l’Éducation se voit attribuer 8700 millions de dinars pour 2026, contre 8044 millions l’année précédente. Cette hausse de 8,16% se répartit entre trois grands programmes :

  • Enseignement primaire : 3,233 milliards de dinars
  • Enseignement de base et secondaire : 4,601 milliards de dinars
  • Leadership, accompagnement et pilotage : 4,601 milliards de dinars

Ce cadrage budgétaire a immédiatement ouvert le débat sur la manière dont ces ressources soutiendront les réformes réclamées depuis des années : qualité de l’enseignement, surcharge des classes, conditions d’apprentissage et modernisation des établissements.

Recrutements massifs et régularisations : un chantier prioritaire

L’année 2026 sera marquée par un effort inédit de ressources humaines : 18.349 recrutements programmés, représentant 722,4 millions de dinars.

Les mesures phares annoncées :

  • Régularisation de 4811 suppléants du primaire
  • Recrutement de 2601 titulaires de licences appliquées en éducation (promotion juin 2024)
  • Régularisation de 9026 suppléants du secondaire
  • Recrutement de 100 diplômés de l’École supérieure des enseignants
  • Régularisation de 1226 agents des laboratoires et d’encadrement
  • Intégration progressive des agents des cantines

Ces régularisations, attendues depuis plusieurs années, ont été saluées mais aussi interrogées par certains députés, qui craignent une pression accrue sur la masse salariale et s’inquiètent de l’impact réel sur la qualité pédagogique.

Infrastructures : réhabilitations accélérées et créations d’établissements

Le budget d’investissement atteint 717 millions de dinars, une augmentation significative par rapport à 2025. Parmi les priorités :

  • 19 nouveaux établissements financés à hauteur de 157 millions de dinars
  • Réhabilitation de 464 écoles et lycées, pour 392,1 millions de dinars
  • Plus de 51% d’augmentation des crédits de maintenance par rapport à l’an dernier

Les députés ont insisté sur l’état souvent critique des écoles de campagne : salles délabrées, sanitaires défaillants, manque d’équipements et difficultés d’accès.

Zones rurales : priorité au transport et à l’équipement numérique

Pour réduire les inégalités territoriales, le ministère annonce :

  • 141 millions de dinars pour les équipements informatiques et fournitures
  • Acquisition de 73 bus scolaires afin de renforcer le transport en milieu rural

Ces mesures doivent répondre à l’abandon scolaire précoce, particulièrement élevé dans les régions éloignées.

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Kaïs Saïed : “Une réforme nationale et démocratique pour éradiquer l’analphabétisme”

09. November 2025 um 17:15

À l’occasion de la Fête nationale de l’arbre, le président Kaïs Saïed a présidé, ce dimanche 9 novembre 2025, la cérémonie organisée au siège du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.
Dans un discours fortement symbolique, il a annoncé une réforme nationale de l’éducation visant à éradiquer l’analphabétisme et à renforcer les valeurs démocratiques et environnementales du pays.

Le président a souligné que le choix du siège du Conseil supérieur de l’éducation pour cette cérémonie n’était pas fortuit, rappelant qu’il symbolise le point de départ d’une réforme éducative globale.

Une réforme “nationale et démocratique”

Kaïs Saïed a affirmé que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement sera au cœur d’un “réformisme éclairé”, visant à refonder l’enseignement sur des bases nationales et équitables.

« Il en jaillira une lumière pour un enseignement national et démocratique, accessible à tous sur un pied d’égalité, dans le but d’éradiquer l’analphabétisme sous toutes ses formes », a-t-il déclaré.

L’objectif est clair : rendre l’éducation accessible à tous, sans distinction, et éliminer l’analphabétisme sous toutes ses formes. Le chef de l’État a évoqué un modèle éducatif fondé sur la justice, l’égalité des chances et la souveraineté intellectuelle.

Contexte : éducation et analphabétisme en Tunisie

Selon les chiffres officiels du Ministère de l’Éducation et de l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’analphabétisme en Tunisie avoisine encore 17 % de la population âgée de 10 ans et plus, avec de fortes disparités entre les régions.
Dans certaines zones rurales du centre et du sud, il dépasse 25 %, touchant principalement les femmes et les personnes âgées.

Le système éducatif tunisien, longtemps salué pour sa généralisation de l’enseignement, fait aujourd’hui face à plusieurs défis :

  • Décrochage scolaire en hausse (près de 100 000 élèves quittent l’école chaque année).
  • Inadéquation entre formation et emploi, avec un chômage élevé chez les diplômés.
  • Saturation du secteur public et baisse du niveau d’encadrement dans les écoles primaires.

Ces chiffres rappellent l’urgence d’une réforme structurelle capable de moderniser les programmes, de renforcer l’apprentissage des langues et des compétences numériques, et de réduire la fracture éducative entre les régions.

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Tunisie : 30% des écoles rénovées et 13 nouveaux établissements créés, selon l’Education

03. November 2025 um 12:07

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a annoncé lundi que 30% des établissements scolaires du pays ont bénéficié de travaux de rénovation et d’entretien, tandis que 13 nouveaux établissements ont été créés dans le cadre des efforts nationaux pour améliorer les infrastructures éducatives.

Lors d’une visite de travail effectuée dans plusieurs écoles et lycées du gouvernorat de Nabeul, le ministre a expliqué que cette tournée vise à évaluer le niveau d’entretien, les nouvelles réalisations et les besoins urgents du secteur. Il a affirmé que les constats recueillis sur le terrain permettront de prendre les décisions nécessaires pour résoudre les difficultés constatées dans certaines régions.

Modernisation numérique et équité territoriale

Noureddine Nouri a également souligné les avancées du programme “Edunet 10”, qui a permis de connecter la majorité des établissements scolaires à l’Internet haut débit. Les écoles ont été dotées d’équipements informatiques modernes pour renforcer les laboratoires et les salles spécialisées, dans le but de réduire les disparités régionales et de garantir l’égalité des chances entre tous les élèves.

Examens oraux : délais prolongés

Le ministre a mis en avant le développement de l’enseignement technologique dans les écoles primaires, insistant sur l’importance de permettre aux élèves de mettre en pratique leurs compétences manuelles et sensorielles. Cette orientation vise à remplacer les travaux scolaires standardisés vendus dans le commerce par des activités plus créatives et pédagogiquement encadrées au sein des établissements.

Enfin, Noureddine Nouri a annoncé l’allongement de la période des examens oraux pour le niveau primaire, désormais étalée sur un mois complet, afin d’alléger la pression exercée sur les élèves et leurs parents pendant cette période d’évaluation.

Les priorités de la prochaine décennie

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, avait présenté le 14 octobre dernier, lors d’une séance plénière tenue en présence du président du Conseil national des régions et des districts Imed Derbali, les grandes lignes du plan stratégique 2026-2030 du ministère.

Lors de cette séance, le ministre avait annoncé la mobilisation d’une enveloppe de 400 millions de dinars (MD) destinée à la réhabilitation des établissements scolaires et à l’amélioration de leurs infrastructures.

Cette enveloppe doit servir à la création de 17 nouveaux établissements (8 écoles primaires, 7 collèges et 1 lycée), à la réhabilitation de 325 écoles, à la construction de 106 clôtures et à l’installation de 71 salles de classe préfabriquées.

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Tunisie : 400 MD pour réhabiliter les établissements scolaires

14. Oktober 2025 um 14:38
  • Le ministère de l’Éducation trace les priorités de la prochaine décennie

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a présenté ce mardi 14 octobre 2025, lors d’une séance plénière tenue en présence du président du Conseil national des régions et des districts Imed Derbali, les grandes lignes du plan stratégique 2026-2030 du ministère.

Ce document, désormais finalisé, se veut une référence nationale globale visant à redéfinir l’avenir de l’école tunisienne à travers une approche scientifique, participative et équitable.

Nouri a souligné que ce plan s’inscrit dans un contexte de défis structurels : dégradation de la qualité de l’enseignement, disparités régionales persistantes et hausse des taux d’abandon scolaire. L’objectif affiché est de restaurer le rôle central de l’école dans la formation des générations futures tout en consolidant l’égalité des chances.

Trois objectifs et quatre piliers pour une école renouvelée

Le plan stratégique 2026-2030 repose sur trois grands objectifs :

  • Améliorer la qualité de l’éducation et l’innovation,
  • Renforcer l’équité et l’égalité des chances,
  • Optimiser la gouvernance et les performances de l’administration éducative.

Ces ambitions reposent sur quatre piliers essentiels : des établissements sûrs et attractifs, des programmes renouvelés, des enseignants qualifiés et une gestion administrative modernisée.

Le ministère a par ailleurs reçu 419 projets éducatifs proposés par les conseils régionaux, allant des constructions et extensions à la réhabilitation des établissements existants.

Une enveloppe de 400 MD pour moderniser les établissements scolaires

Lors de la même séance, le ministre a annoncé la mobilisation d’une enveloppe de 400 millions de dinars (MD) destinée à la réhabilitation des établissements scolaires et à l’amélioration de leurs infrastructures.

Cette enveloppe servira à la création de 17 nouveaux établissements (8 écoles primaires, 7 collèges et 1 lycée), à la réhabilitation de 325 écoles, à la construction de 106 clôtures et à l’installation de 71 salles de classe préfabriquées.

Le ministère poursuit également la numérisation du réseau éducatif :

  • installation de 500 systèmes de surveillance pour renforcer la sécurité,
  • mise à disposition de laboratoires informatiques mobiles (2 260 laboratoires, 29 380 ordinateurs et 4 500 projecteurs numériques),
  • achat de 85 000 tables doubles et 1 500 nouveaux laboratoires pédagogiques pour les écoles primaires.

Le ministre a aussi évoqué la régularisation de 24 000 enseignants suppléants et agents scolaires, dans le cadre de la décision présidentielle visant à mettre fin à la précarité de l’emploi.

Avec 2,6 millions d’élèves répartis sur 6 164 établissements et encadrés par près de 160 000 enseignants, la rentrée 2025-2026 s’est déroulée « dans de bonnes conditions », selon Noureddine Nouri.

Il y voit le signe d’un retour de confiance dans l’école publique et d’un changement d’approche dans la politique éducative de l’État, désormais axée sur la modernisation, la sécurité et la justice sociale.

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