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Mehdi Jomaa | «Le Nigéria et la Tunisie ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre»

11. Februar 2026 um 13:38

L’ancien Premier ministre, Mehdi Jomaa, a souligné que le Nigéria et la Tunisie ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre en matière de développement de leur potentiel maritime.

S’exprimant en marge d’un sommet sur le développement de l’économie bleue dans le delta du Niger, au Nigéria, qui s’est tenu mardi 10 février 2026, dans la zone de gouvernement local d’Ikot Ekpene, M. Jomaa a déclaré que les défis considérables auxquels les deux pays sont confrontés dans ce secteur recèlent également d’immenses opportunités.

En matière d’économie bleue, et en s’appuyant sur l’expérience tunisienne en Méditerranée, M . Jomaa a souligné l’importance de la planification stratégique, de la gestion responsable de l’environnement et de la coopération régionale pour exploiter les ressources marines en vue d’une croissance durable.

Il a également souligné l’opportunité d’un dialogue de haut niveau sur la gouvernance de l’économie bleue et la coopération africaine, tout en renforçant les partenariats afin de libérer le potentiel économique des ressources côtières et marines.

La croissance économique future de l’Afrique dépendra de plus en plus de la gestion durable de ses ressources marines et côtières, a-t-il estimé.

Ce sommet, placé sous le thème «Exploiter le potentiel de l’économie bleue pour un développement durable du delta du Niger», a été organisé par le Dr Uche Igwe, expert en communication et co-organisateur du Sommet sur l’investissement dans le delta du Niger.

«Je crois fermement en la capacité des Africains à bâtir un avenir prometteur. Nous sommes à un tournant décisif, dans un monde en pleine mutation. Il est temps de se réveiller, de se mobiliser et d’avancer vers l’avenir, de le préparer. Le secteur maritime est l’un des domaines où nous pouvons espérer la plus forte croissance sur le continent. C’est évident», a déclaré Jomaa, estimant que cela est à la fois facile et difficile.

En examinant les stratégies des pays qui ont réussi dans ce domaine, Jomaa a relevé plusieurs points comme suit : «Premièrement, il faut définir une vision claire de ce que nous voulons accomplir, de la direction à suivre, et ne pas se focaliser uniquement sur les problèmes quotidiens, certes importants pour la vie de chacun. Mais sans cap, quoi que vous fassiez, même avec le meilleur bateau du monde, vous risquez de vous perdre.

«Il est donc important d’avoir une vision, mais ce n’est pas suffisant. Sans vision, nous ne pouvons rien faire. Cela ne suffit pas. Il faut aussi une équipe, un leadership, confier cela à une organisation compétente et développer les capacités de mise en œuvre. C’est là que réside la principale lacune qui nous fait échouer, même avec une vision.

«On peut manquer notre cible si l’on n’a pas de vision. Mais lorsqu’on a une vision, il faut consacrer la bonne équipe à sa mise en œuvre. Si nous avons cela, nous avons tous les ingrédients réunis.

«Nous avons des jeunes. Nous avons un marché important, une élite compétente, et nous sommes conscients de la situation et savons ce qu’il faut faire. Voilà la recette du succès».

I. B. (avec This Day et Arise News).

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Blocus naval | L’Italie va refouler les migrants vers les «Etats partenaires»

11. Februar 2026 um 13:11

Le gouvernement italien de droite a préparé un vaste projet de loi sur l’immigration qui, pour la première fois depuis les années 1990, autorise officiellement la Marine et la Garde côtière à interdire l’accès des bateaux de migrants aux eaux territoriales et à débarquer les personnes secourues dans des pays tiers jugés «sûrs», dont la Tunisie, qui coopère bien dans ce domaine.

Le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a déclaré aux journalistes après le conseil des ministres de jeudi dernier que cette mesure – rapidement qualifiée de «blocus naval» – vise à s’aligner sur le nouveau Pacte européen sur l’asile et la migration, qui entrera en vigueur en juin 2026.

Selon le projet de loi, les demandeurs d’asile interceptés à moins de 24 milles nautiques des côtes italiennes pourraient être transférés vers des États partenaires comme l’Albanie ou la Tunisie pour le traitement de leurs demandes de protection, rapportent des médias.

Le gouvernement Giorgia Meloni soutient que ce traitement en mer dissuadera les réseaux de passeurs tout en allégeant la pression sur les centres d’accueil saturés en Sicile et en Calabre.

Les ONG de défense des droits humains ont déjà annoncé des recours juridiques, invoquant de possibles violations du principe de non-refoulement inscrit dans le droit européen et la Convention de Genève de 1951.

I. B.

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Des règles d’expulsion vers les «pays sûrs» dont la Tunisie

11. Februar 2026 um 12:42

Le Parlement européen a approuvé, hier, mardi 10 février 2026, un ensemble de règles permettant aux États membres de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs ayant transité ou provenant de pays dits «sûrs», parmi lesquels la Tunisie le Maroc, l’Inde, la Colombie et le Bangladesh.

Ces mesures, soutenues par les blocs de centre-droit et d’extrême droite, entreront en vigueur en juin dans le cadre du Pacte européen plus large sur la migration et l’asile.

Pour les employeurs, l’impact principal pourrait être indirect : un durcissement des règles d’asile pourrait réduire le nombre de réfugiés éligibles au travail, alors que des secteurs comme l’hôtellerie et l’agroalimentaire comptent sur le dispositif d’autorisation de travail mis en place en 2024.

Les organisations de défense des droits humains alertent sur le risque d’expulsion de migrants vulnérables avant qu’ils n’aient pu obtenir un conseil juridique. Certaines d’entre elles mettent en garde contre la désignation de régions entières comme «sûres», qui occulte les persécutions liées au genre et à l’orientation LGBTQ+.

Dans une déclaration commune publiée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), des Ong avaient exigé que la Tunisie, entre autres pays, ne soit pas considérée comme un «lieu sûr» pour le rapatriement des migrants irréguliers arrêtés en Europe. Selon cette déclaration, inclure la Tunisie reviendrait à «nier la protection», permettant des procédures accélérées et des rapatriements, dans un contexte de dégradation des droits et de répression politique. Le PE n’a clairement pas prêté l’oreille à ces avertissements.

I. B.

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Tunisie | Vestiges romains et byzantins mis au jour à Béja

11. Februar 2026 um 12:13

De nouveaux vestiges romains et byzantins ont été découverts dans le gouvernorat de Béja, au nord-ouest de la Tunisie, lors d’une campagne de fouilles tuniso-italiennes menées conjointement par l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari sur le site de Henchir El Matria (l’antique Numluli).

Selon l’INP, les travaux se sont concentrés sur la place publique et une basilique byzantine, où des chapiteaux et des colonnes attribués au Capitole, des statues de divinités romaines, des lampes et des mosaïques byzantines ont été mis au jour.

Cette campagne, financée par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, s’inscrit dans un programme lancé en 2022 visant à documenter et à valoriser la cité antique, encore relativement peu explorée.

Le site, connu des archéologues sous le nom antique de Numluli et situé dans la région de Dougga, conserve un plan urbain considéré comme l’un des plus lisibles du nord de la Tunisie, avec un forum, un capitole, des temples et des complexes thermales, ainsi que des structures liées à l’Antiquité tardive et à la période chrétienne.

Les observateurs soulignent que ces nouvelles découvertes contribuent à clarifier la stratification de la ville entre les périodes impériale et byzantine, et à affiner l’interprétation des relations entre espaces civiques et architecture religieuse, dans une zone clé de la Tunisie romaine mais moins connue que les grands pôles touristiques.

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Monastir | Les petites îles, «sentinelles» des changements globaux

11. Februar 2026 um 11:56

Une rencontre internationale sur la biodiversité et le suivi environnemental des micro-écosystèmes insulaires s’est déroulée du 4 au 10 février 2026, à Monastir, dans le cadre du projet Caipim, initiative visant à harmoniser les impacts des changements globaux sur les petites îles de la Méditerranée et de la Macaronésie (Açores, Canaries, Cap-Vert) et à renforcer les capacités des gestionnaires d’aires protégées.

Dans le cadre de cette conférence, organisée à l’hôtel Regency Monastir et dans des centres de formation environnementale locaux, une session technique sur les méthodologies de suivi terrestre et marin s’est tenue mardi 10 février. L’objectif est de produire des données comparables sur les pressions telles que les espèces invasives, les changements climatiques et la dégradation des habitats.

La conférence a rassemblé une cinquantaine de participants venus d’Algérie, d’Italie, de Tunisie, du Monténégro, de Grèce, du Maroc, du Cap-Vert, de France et des îles Baléares.

La coordination est confiée à l’Initiative Pim, une ONG internationale dont l’objectif est de préserver les îles méditerranéennes et macaronésiennes de moins de 1000 hectares, et au Conservatoire du littoral, avec le soutien logistique de l’association tunisienne Notre Grand Bleu et des partenariats techniques qui incluent UNEP/MAP RAC-SPA et l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), ainsi qu’Aix-Marseille Université à travers l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale(Imbe).

Sur le plan financier et institutionnel, le projet bénéficie du soutien de nombreux acteurs européens et français. Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFE) finance une intervention pluriannuelle, avec un financement global et des bénéficiaires désignés pour l’Initiative PIM et le Conservatoire du littoral.

Le projet Caipim intervient sur un réseau de dix sites pilotes entre la Méditerranée et la Macaronésie. En Tunisie, le projet pilote se concentre sur l’archipel de La Galite et les îles Kuriat, zones clés pour comprendre l’évolution des habitats fragiles et l’impact des pressions environnementales sur les zones peu influencées. Concernant La Galite, des documents techniques régionaux soulignent la valeur de la zone pour les espèces rares et endémiques ainsi que pour la faune marine, dans un contexte où les menaces incluent les espèces invasives et la pression sur les ressources.

L’atelier de Monastir s’inscrit dans un programme de coopération méditerranéenne visant à articuler science et gestion opérationnelle, grâce à des protocoles partagés et à des formations de terrain, afin de rendre les données comparables entre les différents territoires insulaires.

À terme, l’objectif affiché est de transformer ces données en outils concrets pour orienter les priorités de protection et les interventions de conservation, notamment pour des sites tunisiens comme les îles Kuriat et La Galite.

I. B.

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Tunisie | Abir Moussi à nouveau devant les juges

11. Februar 2026 um 10:33

La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, comparaît aujourd’hui, mercredi 11 février 2026, devant la 14e Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis, dans une nouvelle composition, pour examiner la plainte déposée contre elle par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). (Ph. Des partisans de Moussi manifestent devant la prison de Bulla regia où elle est incarcérée).

L’avocate, incarcérée depuis le 3 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs affaires, ce qui lui vaut d’incessants aller-retour entre sa cellule et le tribunal, a été déférée dans cette affaire en vertu l’article 24 du décret 54 relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information, et ce suite à des déclarations critiquant le processus des élections de 2022, a indiqué son avocat, Nafaâ Laâribi.

Rappelons qu’un jugement en première instance avait été rendu contre Abir Moussi dans cette affaire, le 5 août 2024, la condamnant à 2 ans d’emprisonnement, peine réduite en appel à 13 mois.

Cependant, le 24 novembre 2025, la Cour de cassation a cassé ce jugement et renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel pour qu’elle soit réexaminée par une autre formation de juges.

Les partisans de Mme Moussi ne cessent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme un harcèlement judiciaire en raison de ses activités politiques et de ses positions critiques à l’égard du régime.

Ces derniers ne cessent aussi de manifester devant le Palais de Justice à chaque fois que la leader du PDL y comparaît ou devant la prison de Bulla Regia, à Jendouba, où elle est est incarcérée, pour exiger sa libération et la cessation des poursuites judiciaires à son encontre.

I. B.

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Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections

11. Februar 2026 um 09:53

Personne n’a oublié la prise d’assaut par les nervis de Donald Trump du Congrès des États-Unis à Capitole Hill dans la capitale fédérale Washington, le 6 janvier 2021, quand le président sortant avait refusé de reconnaître sa défaite face au président élu Joe Biden et a affirmé que les élections étaient truquées. Aujourd’hui, Trump fait craindre de nouveau le pire en affirmant que les élections de mi-mandat pourraient être truquées et en remettant en cause la compétence des États fédérés démocrates dans l’organisation du scrutin. En réalité, il a peur de perdre la majorité au Congrès et ainsi de faire face à une procédure d’impeachment (destitution). (Ph. L’attaque du Capitole par les nervis de Trump est encore dans toutes les mémoires).

Imed Bahri

Selon Politico, de hauts responsables chargés des scrutins électoraux au sein des partis démocrate et républicain ont exprimé une inquiétude croissante face à ce qu’ils qualifient d’efforts sans précédent du président Trump pour interférer dans les élections de mi-mandat de cette année. 

Une série de mesures récentes prises par l’administration Trump ont renforcé les craintes de ces responsables quant à des tentatives systématiques de saper les résultats des élections et ce, plusieurs mois avant leur tenue.

Les efforts de Trump découlent de sa crainte d’une défaite républicaine significative lors des élections prévues en novembre prochain. Trump a averti les Républicains que la perte de leur courte majorité à la Chambre des représentants pourrait entraîner sa destitution, d’autant plus qu’une prise de contrôle du Sénat par les Démocrates provoquerait un véritable séisme politique.

Je suis un dictateur, et alors ?

Pour la première fois, des stratèges républicains affirment que la perte du Sénat, où leur parti détient actuellement une majorité de 53 sièges contre 47, est une possibilité réelle.

Trump continue de parler de fraude électorale et est récemment allé jusqu’à déclarer que «l’Amérique est devenue la risée du monde».

Le mois dernier, il a déclaré : «On dit souvent que je suis une sorte de terrible dictateur, et je suis un dictateur. Mais parfois, on a besoin d’un dictateur!» 

Au cours du mois écoulé, Trump a suggéré à au moins deux reprises que les élections de mi-mandat de 2026 devraient être annulées.

Politico a détaillé les tentatives de l’administration Trump pour contrôler le processus électoral, dont notamment des demandes officielles d’accès aux listes électorales des États et une descente surprise du FBI dans un bureau de vote du comté de Fulton, en Géorgie, à la recherche de bulletins de vote de 2020.

La secrétaire d’État* du Michigan, Jocelyn Benson, a qualifié ces pressions d’«extraordinaires et effrayantes», affirmant qu’elles s’inscrivent dans la continuité des efforts déployés il y a des années pour démanteler la démocratie américaine.

Politico a noté que l’ingérence de l’administration Trump dans les procédures électorales des États était particulièrement flagrante lors de la récente réunion des secrétaires d’État à Washington, un événement qui, initialement axé sur les aspects techniques et la coordination, s’est transformé en champ de bataille politique.

Le journal américain indique que le FBI a invité de hauts responsables électoraux à discuter des préparatifs des élections de 2026, en présence des ministères de la Justice, de la Sécurité intérieure et du Renseignement national. Cette initiative a suscité la méfiance et la crainte de plusieurs responsables. 

La secrétaire d’État du Maine, Sheena Pelose, s’est inquiétée du fait que la Maison-Blanche cherche le moindre prétexte pour centraliser le contrôle d’aspects clés du processus électoral, traditionnellement et juridiquement géré par les États fédérés.

Des inquiétudes très partagées

Les inquiétudes ne sont pas uniquement l’apanage des Démocrates mais concernent également des responsables républicains comme la lieutenante-gouverneure* de l’Utah, Deidre Henderson, qui a vivement critiqué les déclarations du ministère de la Justice accusant les responsables étatiques de manquer à leurs obligations en matière d’inscription sur les listes électorales.

À l’inverse, la Maison-Blanche et le ministère de la Justice ont défendu ces mesures, les jugeant indispensables à l’intégrité et à la transparence des élections.

Le procureur général adjoint chargé des droits civiques Harmit Dillon a affirmé que la radiation des électeurs des listes électorales est une obligation légale visant à garantir la confiance du public dans les résultats.

La Maison-Blanche a également justifié le déploiement d’agents de l’Immigration et des Douanes (ICE) à proximité des bureaux de vote en affirmant vouloir empêcher les personnes non citoyennes de voter illégalement.

Malgré ces tensions accrues, Politico rapporte que la plupart des responsables des États fédérés se sont dits confiants dans la solidité du système électoral américain mais ont commencé à prendre des mesures proactives pour contrer ce qu’ils ont qualifié de potentielle ingérence fédérale.

Le secrétaire d’État de l’Arizona Adrian Fuentes a comparé ces préparatifs à ceux mis en place en prévision d’une catastrophe naturelle, avertissant que les menaces actuelles proviennent de l’intérieur même du gouvernement fédéral, ce qui exige une vigilance accrue sur les plans juridique et procédural afin de protéger les bulletins de vote et l’indépendance des décisions des États.

*Le secrétaire d’État dans un État fédéré a pour mission l’organisation du processus électoral et la conservation des documents officiels. À ne pas confondre avec le secrétaire d’État des États-Unis à l’échelle fédérale qui est le chef de la diplomatie.

**Le lieutenant-gouverneur est le titre dévolu à la personne qui seconde le gouverneur d’un État fédéré.

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Chronique d’un monde en perte d’humanité

11. Februar 2026 um 09:26

Lorsqu’on porte la réflexion sur notre époque, on ne peut que constater une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. Il y a en effet un écroulement des stratégies d’inhibition des pulsions par l’éducation et l’humanisme. Et quand le masque tombe, on découvre que l’homme est un loup pour l’homme, pour emprunter la célèbre phrase de Thomas Hobbes, mais avec une technologie de destruction massive.

Ridha Ben Slama *

La «perte de l’humain», à travers les guerres, les catastrophes et les manipulations diverses répandues, a mené à une rupture avec la normalité et à une remise en question de la nature humaine.

Le génocide de Gaza, les conflits armés au Soudan, au Yémen, en Ukraine, en Birmanie (Myanmar)… témoignent de l’horreur et de la déshumanisation qui marquent la mémoire collective. Le «mal du siècle» est souvent lié aux intérêts financiers, à l’armement de plus en plus sophistiqué et dévastateur ; il reflète aussi une aversion de la vie, une forme de perte d’essence humaine face au monde dit «moderne»

Même la technologie, censée être un élément de progrès, risque de devenir un facteur potentiel de «perte de l’humain» en raison de l’utilisation excessive des smartphones, des réseaux sociaux et des jeux en ligne qui entrainent une dépendance, altèrent la communication naturelle et affectent les relations interpersonnelles.

Technologie et perte de l’humain

L’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le chômage, à titre d’exemple, est une réalité en pleine accélération. Les données récentes confirment des vagues de licenciements ciblées et une transformation structurelle profonde du marché du travail.

La progression de l’automatisation et de l’IA soulève des questions sur la place de l’humain dans le marché du travail et la société, et sur la nécessité de trouver un équilibre pour que ces outils aident l’humain sans le remplacer. Aucun progrès technologique (IA, biotechnologies) ne devrait être imposé sans un débat démocratique sur son utilité sociale et son impact humain, ce n’est pas une fatalité subie. L’abus démesuré et dévié de technologie risque aussi de saturer la cognition par un excès d’informations comme par la désinformation, impactant potentiellement l’attention, le raisonnement et la mémorisation.

La société dite «moderne» façonne de plus en plus nos comportements à travers des normes et ses attentes, mais elle contribue aussi à la «perte de l’humain» lorsque les structures sociales s’opposent à la nature et créent des tensions entre les exigences sociales et l’essence naturelle de l’être humain. Dans un monde complexe, l’indifférence envahissante face aux enjeux éthiques et politiques entraine à une chute de l’humain vers la bestialité. 

Erosion du droit et impunité

Le constat de l’érosion du droit international et de l’impunité croissante des dirigeants reflète la crise profonde de l’ordre mondial actuel, souvent décrite comme une amplification dans le recours à la «loi du plus fort».

Les mécanismes de justice internationale, bien qu’essentiels, font face à une hostilité accrue de la part des États dominants et de leurs apparentés. Les leçons du passé sont oubliées. Le droit international est fréquemment bafoué lors de conflits armés, entrainant des bilans humains tragiques. La crise de la Cour Pénale Internationale (CPI) en est une illustration. Bien que la CPI ait franchi des étapes historiques en émettant des mandats d’arrêt contre des dirigeants en exercice (comme Benjamin Netanyahou en 2024), son efficacité dépend largement de la coopération des États. Elle est souvent critiquée pour une application perçue comme «à géométrie variable», ménageant parfois les puissances.

Finalement, on peut dire sans exagérer que «les masques sont tombés» au cours des premières décennies de ce siècle. Cette expression résonne aujourd’hui avec une amertume particulière. Elle marque la fin des faux-semblants diplomatiques et l’entrée dans une ère de réalisme brutal et infernal. Quand les institutions internationales sont paralysées et que les discours sur les «droits de l’homme» ne correspondent plus aux actions sur le terrain, on assiste à plusieurs ruptures majeures. La fin de l’hypocrisie civilisationnelle s’impose désormais à notre esprit.

Double standard et indignation sélective

Après la seconde guerre mondiale, l’ordre international s’était appuyé, approximativement, sur un langage universel de paix et de droit. Aujourd’hui, le masque des «droits de l’Homme» ou de la «défense de la démocratie» tombe pour révéler le double standard, l’indignation sélective selon l’identité des victimes ou des agresseurs. Le pur rapport de force commande à travers la reconnaissance que, pour certaines puissances, le droit n’est qu’un outil rhétorique qu’on utilise contre ses ennemis et qu’on ignore pour soi-même.

Ce véritable retour à l’état de nature révèle une forme de déshumanisation décomplexée. Les dirigeants ne cherchent même plus à nier les crimes ou à s’excuser, ils les justifient par la «nécessité sécuritaire» ou la «survie nationale». L’impunité devient une stratégie de communication : montrer qu’on peut enfreindre la loi internationale sans conséquences est une démonstration de puissance. La contamination a touché les systèmes politiques nationaux avec le brutal envahissement du populisme, des autoritarismes, des dictatures…

On a longtemps cru que le commerce mondial et les traités techniques suffiraient à «civiliser» les rapports entre États. Le voile de la raison économique s’est défait face au retour des idéologies radicales, de la vengeance et du mépris de la vie humaine. Cette situation crée un sentiment de vertige, celui de vivre dans un monde où les garde-fous n’étaient pas plus que du papier. La question qui se pose alors est de savoir ce qui reste. Est-ce le chaos total, ou la possibilité de reconstruire quelque chose de vrai, d’humain, débarrassé des truquages ?

Pour sortir de la logique du «gain par tous les moyens» et restaurer une dignité humaine bafouée, il ne suffit plus d’ajuster le système international, il faut en réviser les axiomes fondamentaux. Cette refondation repose sur trois piliers : la primauté du vivant sur le profit, une démocratie reconstituée et une éthique de la responsabilité globale. Il s’agit d’une révision systémique basée sur des principes humanistes en inversant la hiérarchie des normes : le vivant avant le chiffre. 

Le monde actuel est régi en principe par le «droit commercial» et surtout par la finance. Nous sommes passés d’une économie de production à une économie de marchés financiers, où la valeur d’une entreprise dépend souvent plus de ses algorithmes et de sa capitalisation boursière que de sa main-d’œuvre réelle. Une révision humaniste placerait la dignité humaine et la préservation de la biosphère au-dessus de la liberté débridée dans les échanges commerciaux au profit de plus puissants.

Il est vital de réhabiliter le concept d’économie sociale et solidaire à l’échelle globale. Le succès d’un État ou d’une entreprise ne devrait plus être mesuré par le PIB ou le bénéfice, mais par des indicateurs de bien-être, de santé mentale et d’empreinte écologique. Il conviendrait de déclarer l’eau, l’air, la santé et l’éducation comme «biens communs de l’humanité», les rendant inaccessibles à la spéculation et au profit privé.

La démocratie représentative actuelle est en pleine crise, car elle est souvent captée par des lobbies économiques et par une manipulation corruptive des élections vidées de leurs principes. La remettre à niveau nécessite un droit de regard sur la nature du progrès, Concernant les dirigeants, il est impératif de créer une réelle responsabilité pénale et politique pour ceux d’entre eux dont les choix bafouent délibérément les droits fondamentaux ou l’avenir des générations futures.

Pour que les masques ne tombent pas sur un vide juridique, le droit international doit évoluer en réformant le Conseil de Sécurité de l’Onu, en supprimant le droit de veto en cas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Aucun État ne devrait être juge et partie. Aussi, faudrait-il renforcer la compétence universelle des tribunaux pour que les crimes financiers et environnementaux majeurs (écocides) soient poursuivis avec la même rigueur que les génocides et les crimes de guerre.

L’éducation des jeunes générations doit servir comme «Éveil à l’Altérité», une remise à niveau qui doit être culturelle avant d’être législative. Le système éducatif actuel forme des «producteurs», hypothétiquement performants. Une réforme appropriée éduquerait des «citoyens» capables de pensée critique, d’empathie et de coopération. La philosophie et l’éthique seraient enseignées dès le plus jeune âge comme des outils de navigation essentiels, pour que la science sans conscience ne soit plus la norme.

Dans un monde lancé à toute vitesse vers l’inconnu, la sagesse consiste à savoir faire escale. Marquer un temps d’arrêt. Le gain par tous les moyens a créé un monde riche en objets mais pauvre en sens. Une approche réfléchie et apaisée propose de choisir la tempérance et le respect non comme des contraintes, mais comme les conditions de notre survie.

Pour une économie de la mesure

Pourquoi ne pas établir une Charte des Principes pour une Gouvernance Humaniste et Durable à travers la primauté de la Dignité sur la Rentabilité ? Aucune décision économique ou politique ne peut être justifiée si elle entraine la déshumanisation d’un individu ou d’un groupe (esclavage moderne, conditions de travail dégradantes, sacrifice de populations au nom de la croissance). L’accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture, logement, santé) est un droit inaliénable qui doit être garanti hors des lois du marché. Le PIB serait remplacé par des indicateurs mesurant le niveau de santé mentale, l’accès à la culture, la qualité du lien social et la régénération de la biodiversité comme Indicateurs de Progrès Humain.

Il s’agit, par ailleurs, de concevoir une Démocratie de la Conscience et de la Transparence, pour tout grand projet technologique ou industriel, une «Convention Citoyenne» disposant d’un droit de blocage ou de refus si l’impact humain ou environnemental est jugé irréversible. Tout outil d’intelligence artificielle ou algorithme influençant l’opinion publique ou les choix de vie devrait être auditable, neutre et soumis au contrôle éthique citoyen.

Il est primordial de réfléchir ensemble à l’établissement d’une économie de la mesure et de la transmission, plafonnant l’accumulation, par la mise en place d’un écart maximal de revenus au sein d’une même organisation afin de restaurer le sentiment de destin commun. La spéculation financière à haute fréquence serait remplacée par un soutien massif aux investissements de «transmission» (éducation, infrastructures durables, recherche fondamentale non-orientée). Le droit international doit s’appliquer de manière universelle. Aucun État, quelle que soit sa puissance militaire ou financière, ne peut s’extraire des traités de protection des droits humains.

La création d’une instance juridique en tant que tribunal de l’Écocide et des Crimes Économiques pouvant juger les entités (États ou multinationales) dont les activités détruisent les conditions de vie sur terre, ainsi que le bannissement strict de toute technologie de guerre capable de donner la mort.

La mise en œuvre de cet éventail d’options permettrait d’opérer le passage de la conception à la pratique, ce qui nécessite une «bascule de la légitimité». Cela signifie que les citoyens devront cesser de reconnaitre comme légitimes les entités qui violent ces normes.

Souvent, ce que les cyniques qualifient d’ingénuité ou de candeur est en réalité de la lucidité : choisir de croire en une possibilité meilleure, c’est refuser de laisser les chiffres et la fatalité dicter l’horizon. C’est un acte de résistance.

* Ecrivain.

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‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  

11. Februar 2026 um 08:42

Initiative louable dans ce climat d’inquisition permanente contre tout ce qui a trait à l’Islam en France et en Europe : hier matin, mardi 10 février 2026, à la Grande Mosquée de Paris, une conférence de presse a été organisée pour la sortie du livre ‘‘Musulmans en Occident’’. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée’’ aux éditions Albouraq (Paris, 10 février 2026).

«Face aux manipulations et aux amalgames, face à l’idée qu’on agite d’une incompatibilité  entre l’islam et les valeurs des sociétés occidentales, la Grande Mosquée de Paris prend l’initiative d’un dialogue crucial et inédit : les musulmans, ici réunis, réfléchissent à leur place dans les sociétés pluralistes, fidèles à leurs racines spirituelles et conscients des réalités de leur temps ; avec eu des voix non musulmanes de la société civile exposent leurs questionnements afin de mieux saisir l’universalité des valeurs de l’islam», lit-on dans le quatrième de couverture de cet ouvrage de plus de 900 pages.

Le recteur Chems-eddine Hafiz présentait l’intention et le contenu de cet ouvrage collectif, fruit de trois années de travail du Groupe de réflexion sur l’adaptation du discours religieux musulman, qui aspire à mieux faire connaître la religion musulmane et sa capacité à s’inscrire harmonieusement dans une société plurielle, un cadre républicain et une citoyenneté volontaire et active.

À ses côtés se trouvaient des membres de ce Groupe de réflexion : Cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel de la confrérie Alawiyya, Cheikh Abobikrine Diop, recteur de la mosquée Bilal de Marseille, Cheikh Khaled Larbi, imam de la Grande Mosquée de Paris, François Euvé, rédacteur en chef de la revue ‘Études’, et Pr Sadek Beloucif, président du Comité d’éthique et médical de la Grande Mosquée de Paris. D’autres membres, comme la ministre Élisabeth Moreno, Jacques Attali ou le père Jean-François Bour, étaient présents pour assister à ce lancement.

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Tunisie | Fita2026 consacre les chaînes de valeur africaines

11. Februar 2026 um 08:13

La 9ᵉ édition de la Conférence internationale Fita2026, organisé par le Tunisia Africa Business Council (TABC), se tiendra les 28 et 29 avril 2026 au Radisson Blu & Convention Center, Tunis sous le thème: «Chaînes de valeur africaines : développer des leviers stratégiques pour la transformation du continent».

Placée sous le haut patronage du président de la république Kaïs Saïed, Fita2026 rassemblera des décideurs publics et privés, des investisseurs, des institutions financières internationales et des chefs d’entreprises de quelque 70 pays. Ce qui consacre Fita comme l’un des rendez-vous économiques les plus stratégiques du continent africain.

Il s’est imposé au fil des ans comme un véritable catalyseur de projets structurants, renforçant le positionnement de la Tunisie comme hub régional et porte d’entrée privilégiée vers l’Afrique.

Au programme, divers panels stratégiques, side évents, workshops, sessions B2B & B2G, deal rooms…

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Gestern — 10. Februar 2026Haupt-Feeds

Tunisie | HRW appelle à la liberation de Ahmed Souab

10. Februar 2026 um 14:08

Dans un communiqué publié ce mardi 10 février 2026, et reproduit ci-dessous, Human Rights Watch demande aux autorités tunisiennes d’abandonner immédiatement les accusations infondées de terrorisme portées contre l’avocat et défenseur des droits humains tunisien Ahmed Souab, condamné à une peine de prison pour des faits liés au terrorisme, et qui devrait être rejugé en appel le 12 février. L’Ong appelle aussi à libérer Me Souab et à cesser toute répression contre les opposants et les avocats qui les défendent.

Les autorités tunisiennes ont poursuivi Ahmed Souab, âgé de 69 ans, pour des déclarations faites hors du tribunal alors qu’il représentait des accusés dans une affaire notoire de «complot contre la sûreté de l’État». Le 31 octobre 2025, un tribunal antiterroriste de Tunis l’a condamné à cinq ans de prison et trois ans de mise à l’épreuve. Son procès n’a duré que quelques minutes ; Ahmed Souab était absent et les journalistes auraient été empêchés d’y assister.

«Ahmed Souab, avocat, ancien juge administratif et fervent défenseur de l’indépendance de la justice, est emprisonné pour son travail de défense et ses prises de position franches», a déclaré Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. «Les poursuites abusives dont il fait l’objet pour avoir défendu d’autres personnes contre des poursuites abusives témoignent de l’ampleur de la répression exercée par les autorités tunisiennes contre toute forme de dissidence», a-t-il ajouté.

Des agents antiterroristes ont arrêté M. Souab à son domicile le 21 avril, suite à des déclarations qu’il avait faites après le verdict du procès pour «complot» le 19 avril. Ce jour-là, 37 personnes, dont des avocats, des militants et des opposants, ont été condamnées à l’issue d’un simulacre de procès pour terrorisme et atteintes à la sécurité à des peines de prison allant de 4 à 66 ans.

Devant le siège du barreau de Tunis, M. Souab aurait déclaré : «Il semble que ce ne soient pas les détenus qui soient menacés, mais plutôt le président du barreau qui a un couteau sous la gorge.» Des extraits vidéo de sa déclaration ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Le comité de défense de Souab a expliqué qu’il faisait référence aux pressions exercées sur les juges.

(…) Les autorités judiciaires ont inculpé Souab en vertu de la loi antiterroriste de 2015, du Code pénal, du Code des télécommunications et du décret-loi n° 54 relatif à la cybercriminalité, notamment pour «constitution d’une organisation terroriste», «soutien à des actes terroristes», «menaces de commettre des actes terroristes » et «diffusion de fausses informations». Il a été placé en détention provisoire pendant plus de six mois avant son procès.

Le tribunal a décidé de tenir le procès de Souab par visioconférence, invoquant un «danger réel» sans fournir davantage de précisions. Souab a refusé d’y assister à distance pour protester contre l’absence de garanties d’un procès équitable.

Les autorités tunisiennes ont de plus en plus recours aux procès à distance pour les affaires de terrorisme, notamment pour les procès à motivation politique visant des dissidents. Cette pratique du procès par visioconférence est intrinsèquement abusive, car elle porte atteinte au droit des détenus d’être présentés physiquement devant un juge afin que leur bien-être et la légalité et les conditions de leur détention soient évalués.

Le 31 octobre, Souab a été reconnu coupable d’«atteinte à la vie de personnes ayant droit à une protection par divulgation délibérée d’informations susceptibles de révéler leur identité» et de «menaces en lien avec une infraction terroriste», a déclaré sa famille à Human Rights Watch.

La famille de Souab a indiqué qu’il souffrait de problèmes cardiaques et que son état de santé s’était dégradé en prison. Il a notamment présenté plusieurs saignements de nez dont la cause n’a pas été déterminée.

(…) «Le procès de Souab a mis en lumière une longue liste de violations du droit à un procès équitable, un problème de plus en plus fréquent dans les poursuites contre les dissidents en Tunisie», a déclaré Khawaja, ajoutant que «les autorités doivent mettre fin à leurs poursuites abusives et à leurs ingérences dans les procédures judiciaires.»

Communiqué.

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Les créances des pharmacies atteindraient 116 MDT à la fin février 2026   

10. Februar 2026 um 13:38

Selon des données officielles, la valeur totale des sommes dues aux pharmaciens par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) s’élève à 92,1 millions de dinars tunisiens (MDT) au 6 février 2026, a rapporté Diwan FM.

Ces données financières ont été ont été examinées lors de l’audition de plusieurs cadres et fonctionnaires du ministère des Affaires sociales au sein de la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts (CNRD), le mardi 10 février 2026, afin de déterminer l’échéancier de paiement des prestataires de services de santé, dont les pharmaciens.

Les chiffres présentés ont montré que les dettes à échéance supérieure à 60 jours représentaient la part la plus importante du total des créances, soit 71,9 MDT, tandis que celles à échéance inférieure à deux mois étaient estimées à 20,2 MDT.

Les participants à l’audience ont mis en garde contre une augmentation attendue du volume de ces dettes, qui devraient atteindre, selon des prévisions, 116,5 MDT d’ici la fin de ce mois, dont environ 89 MDT de créances anciennes ayant dépassé 60 jours.

I. B.

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ONG | La Tunisie n’est pas un pays sûr pour le rapatriement des migrants

10. Februar 2026 um 13:12

Une déclaration commune, relayée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), appelle les députés européens à rejeter la proposition d’une liste européenne commune de prétendus «pays d’origine sûrs». La déclaration exige explicitement que la Tunisie, entre autres pays, ne soit pas considérée comme un «lieu sûr» pour le rapatriement des migrants irréguliers arrêtés en Europe.

Selon le texte, inclure la Tunisie reviendrait à «nier la protection», permettant des procédures accélérées et des rapatriements, dans un contexte de dégradation des droits et de répression politique.

La proposition débattue à Strasbourg, et qui sera soumise au vote en séance plénière le 10 février 2026, vise à établir une première liste européenne commune de pays d’origine considérés comme «sûrs», qui, conformément à la proposition de la Commission européenne, inclurait le Bangladesh, la Colombie, l’Égypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie. Cette mesure, selon la communication du Parlement, permettrait un traitement plus rapide des demandes d’asile déposées par les citoyens de ces pays.

Dans le document relancé par le FTDES, les organisations signataires contestent l’idée que le label «pays sûr» reflète automatiquement la réalité sur le terrain.

La déclaration dénonce la «transition antidémocratique» intervenue après 2021 sous la présidence de Kaïs Saïed, évoquant la répression de l’opposition, de la société civile, des médias et de l’indépendance de la justice, ainsi que, sur le plan migratoire, les violations des droits des migrants et des réfugiés. Elle exige explicitement que la Tunisie ne soit pas considérée comme un «lieu sûr» pour les personnes secourues en mer ou interceptées et ramenées à terre.

Parmi les signataires de la déclaration figurent notamment I Watch, Médecins Sans Frontières, SOS Méditerranée, Sea-Watch, Alarm Phone, Pro Asyl, ECCHR, Emergency et Mediterranea Saving Humans, ainsi que des réseaux et collectifs œuvrant pour la surveillance des frontières et les opérations de sauvetage.

I. B. (avec Ansamed).

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Tunisie | Planification de l’exercice militaire African Lion 2026

10. Februar 2026 um 12:45

Des représentants de la Tunisie, des États-Unis, de la France et de l’Italie se sont réunis à Tunis du 21 au 24 janvier pour la dernière réunion de planification de la partie tunisienne d’African Lion 2026, l’exercice militaire régional prévu du 20 avril au 8 mai 2026 en Tunisie, au Maroc, au Ghana et au Sénégal.

Selon un communiqué de l’armée américaine, «mené par la Force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine pour l’Afrique (Setaf-AF), pour le compte du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), cet exercice vise à renforcer les capacités de sécurité collective des États-Unis, des nations africaines et de leurs alliés internationaux.»

«L’objectif principal d’African Lion 26 est d’améliorer la préparation opérationnelle conjointe, l’interopérabilité multinationale et de renforcer les partenariats stratégiques dans une région cruciale», a déclaré le lieutenant-colonel Corbett Baxter, officier de planification d’AL26, ajoutant que «des partenariats solides et durables sont essentiels pour lutter contre les groupes terroristes et les acteurs malveillants, tout en promouvant des intérêts de sécurité internationale communs.»

Pour la deuxième année consécutive, la composante tunisienne d’AL26 accueillera un important contingent d’unités des forces spéciales italiennes et françaises. Celles-ci travailleront en étroite collaboration avec leurs homologues tunisiens pour mener des opérations aéroportées, des exercices de tir réel, ainsi que des opérations conjointes de ciblage et d’exploitation de sites, en s’appuyant sur les ressources américaines en matière de renseignement et de déminage.

L’Africom se félicite de la participation active des alliés européens, qu’elle considère comme essentielle à la pérennité de l’exercice.

«AL26 représente un investissement stratégique pour la sécurité et la stabilité de la région», a déclaré Baxter. Et d’ajouter : «L’entraînement que nous menons avec nos partenaires et alliés nous permet d’être collectivement préparés à répondre aux crises, quel que soit le type de conflit.»

African Lion 2026 se déroulera du 20 avril au 8 mai au Maroc, en Tunisie, au Ghana et au Sénégal. Cette année, l’exercice mobilise plus de 5 600 militaires issus de plus de 30 nations, a annoncé l’armée américaine sur son site web officiel.

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Tunisie – Italie | L’oléiculture face au changement climatique

10. Februar 2026 um 12:09

Une délégation tunisienne a participé à une réunion de trois jours à la coopérative agricole régionale de Catane, en Sicile, consacrée au projet Step-OL, une initiative de coopération avec l’Italie visant à renforcer la résilience du secteur oléicole méditerranéen face aux effets du changement climatique. Les participants ont discuté des objectifs, des phases opérationnelles et des priorités techniques, de la prévention des ravageurs à la qualité de la production.

Le projet repose essentiellement sur le développement d’une capacité conjointe de diagnostic des maladies et des ravageurs affectant les oliveraies, notamment grâce à l’utilisation d’outils et de technologies numériques pour l’identification précoce des risques phytosanitaires, dans un contexte marqué par le stress hydrique et les fortes chaleurs.

Les activités prévues comprennent des missions d’échange et de formation entre la Tunisie et la Sicile, destinées aux techniciens et aux agriculteurs, ainsi que des initiatives de mobilisation de la société civile.

D’après les informations relatives au projet, Step-OL s’inscrit dans le cadre du programme Interreg Next Italie-Tunisie, qui soutient la coopération entre la Sicile et la Tunisie face aux défis socio-économiques et environnementaux communs, avec un accent particulier sur la transition écologique et la résilience climatique.

Ce projet intervient à un moment où la production commerciale reste fortement impactée par le changement climatique et les aléas phytosanitaires. Le Conseil oléicole international (COI) prévoit, sur la base de données provisoires, un rebond de la production mondiale et estime la production tunisienne à 340 000 tonnes, soit une hausse de 55 % par rapport à la campagne précédente.

Pour 2025-2026, le COI anticipe un léger recul de la production mondiale. Sur le plan commercial européen, la Commission européenne maintient un contingent tarifaire pour l’huile d’olive tunisienne : pour 2026, la quantité de référence indiquée dans les documents de gestion des contingents est de 56,7 millions de kg (56 700 tonnes).

Durant les trois jours de la rencontre, du 2 au 4 février 2026, des visites chez les principaux producteurs d’huile d’olive ont favorisé l’échange de bonnes pratiques et une réflexion collective sur les défis actuels de l’oléiculture, du changement climatique à la gestion durable des ressources.

Une attention particulière a été portée à la participation du public, grâce à une approche de science participative qui reconnaît le rôle actif des habitants et des agriculteurs dans la collecte de données, l’observation et la protection des oliveraies, comme l’indique le site web du projet. À l’avenir, la coopération technique et scientifique envisagée par Step-OL vise à traduire la recherche appliquée en pratiques concrètes, avec un double objectif : réduire l’impact de la sécheresse et des maladies émergentes sur les oliveraies et, simultanément, soutenir la compétitivité d’une filière d’approvisionnement stratégique pour l’agriculture et les exportations en Méditerranée.

I. B. (avec Ansmed).

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Lancement du Partenariat de voisinage Tunisie-UE 2026-2029

10. Februar 2026 um 11:46

Le Comité des ministres des Affaires étrangères des 46 Etats membres du Conseil de l’Europe a récemment adopté un nouveau Partenariat de voisinage avec la Tunisie pour la période 2026-2029. Ce partenariat est présenté comme un outil de planification «stratégique, flexible et dynamique» destiné à orienter la coopération avec les autorités tunisiennes.

Le Bureau du Conseil de l’Europe à Tunis a annoncé cet accord, précisant que ses priorités sont les suivantes : soutenir les professionnels du droit, les institutions nationales et la société civile dans le respect des droits humains ; développer des cadres communs sur l’intelligence artificielle et la lutte contre la cybercriminalité ; renforcer la protection des données ; mener une action conjointe contre les violences faites aux femmes et promouvoir les droits de l’enfant ; coopérer en matière de migrations et lutter contre la traite des êtres humains ; soutenir la lutte contre la contrefaçon de produits médicaux ; et renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et la criminalité économique.

Appel au respect de l’Etat de droit

Le feu vert a été donné lors de la réunion des délégués ministériels du Conseil de l’Europe, les 4 et 5 février 2026 à Strasbourg, au cours de laquelle un partenariat similaire avec le Maroc pour la période 2026-2029 a également été approuvé.

Parallèlement, les délégués ont réitéré leur appel aux autorités tunisiennes afin qu’elles respectent et garantissent la démocratie, les droits fondamentaux et l’État de droit.

Sur le plan politique, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique de voisinage du Conseil de l’Europe, adoptée en 2011, qui vise à développer la coopération avec les pays du voisinage méridional sur une base volontaire, en associant dialogue politique et assistance technique. L’objectif affiché est de contribuer à la construction d’un espace juridique commun avec les partenaires du Sud, notamment par une adhésion progressive aux conventions du Conseil de l’Europe ouvertes aux États non membres, une dynamique relancée par les dirigeants de l’organisation lors du sommet de Reykjavik en mai 2023.

Dans le cadre opérationnel, la coopération de voisinage du Conseil de l’Europe est décrite comme coordonnée avec l’Union européenne et, dans une large mesure, soutenue par des ressources extrabudgétaires, notamment des initiatives communes.

I. B. (avec Ansamed).

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Les lauréats des Tunisian AI Awards 2025

10. Februar 2026 um 11:11

La Tunisian AI Society (TAIS) a annoncé, ce mardi 10 février 2026, les lauréats des Tunisian AI Awards 2025, célébrant les talents les plus brillants qui façonnent l’avenir de l’intelligence artificielle (IA) en Tunisie et au-delà.

Cette distinction rend hommage aux réalisations exceptionnelles de professionnels, chercheurs et pionniers tunisiens qui contribuent de manière significative au paysage mondial de l’IA.

Les lauréats de cette année sont :

Asma Ben Abacha, Scientifique senior, Microsoft Health AI – Maryland, États-Unis, experte reconnue en traitement automatique du langage naturel (TAL/NLP) médical et en IA appliquée à la santé.

Ses travaux couvrent les systèmes de questions-réponses médicales, la génération de comptes rendus cliniques, la synthèse des dialogues médecin-patient, le question-réponse visuel en imagerie radiologique, ainsi que l’extraction des déterminants sociaux de la santé afin d’améliorer l’équité des soins.
Auteure de plus de 80 publications scientifiques évaluées par les pairs totalisant plus de 4 000 citations, elle a joué un rôle central dans l’évolution des standards d’évaluation à travers des initiatives majeures telles que les challenges Mediqa (2019–2025) et les tâches médicales ImageCLEF.

Lauréate des NLM Service Group Awards (2017–2018), elle est également membre du comité consultatif de TAIS, contribuant activement à relier son impact industriel chez Microsoft au développement de l’écosystème de l’IA en Tunisie et à la promotion d’une IA éthique et centrée sur l’humain.

Asma Ben Abacha est titulaire d’un doctorat en informatique de l’Université Paris-Sud (2012), d’un master de recherche de l’Université Paris 13 (2008) et d’un diplôme d’ingénieure en génie logiciel de l’ENSI, Tunisie (2007). Elle est une

Lotfi Ben Romdhane, Professeur, ISITCom – Université de Sousse, Tunisie, occupe le poste de doyen de l’ISITCom depuis 2017 et est directeur du laboratoire Mars, spécialisé en raisonnement automatique.

Ses domaines d’expertise couvrent l’IA, l’analyse des réseaux sociaux, le big data et les algorithmes de graphes. Il a encadré plus de 10 thèses de doctorat dans des domaines tels que la détection de communautés, l’analyse de logiciels malveillants et les services web, et est auteur de plus de 40 publications dans des revues et conférences de premier plan (IEEE et ACM).

Au-delà de la recherche, il joue un rôle institutionnel majeur en tant que sénateur à l’Université Emuni et président de la Société tunisienne d’informatique, contribuant activement au renforcement de la recherche, de la formation et de la gouvernance de l’IA en Tunisie.

Lotfi Ben Romdhane est titulaire d’un doctorat en informatique de l’Université de Sherbrooke, Canada (1999, avec les plus hautes distinctions), et diplômé ingénieur principal de l’ENSI Tunisie (1994).

Zina Ben Miled, Professeure de génie électrique et informatique, IUPUI / Purdue University – Indiana, États-Unis, et membre senior de l’IEEE, ses recherches portent sur le machine learning, la découverte de connaissances, les architectures logicielles évolutives et les solutions d’IA appliquées à la santé.

Ses travaux incluent des modèles prédictifs pour la maladie d’Alzheimer, l’intégration de données biomédicales et des optimisations industrielles à grande échelle, notamment en collaboration avec des institutions telles que le NIH, Eli Lilly et Dow.

Ses contributions ont été reconnues par de nombreuses distinctions, dont le NSF Career Award (2002), le Women in High Tech Indiana Award (2001) et la distinction Leadership de la National Arab American Medical Association (NAM) en 2020.

Zina Ben Miled est titulaire d’un doctorat en génie informatique de Purdue University (1997), d’un master de la même université (1990) et d’une licence de l’Oregon State University (1988). 

Ces distinctions mettent en lumière la dimension globale et interdisciplinaire de l’IA, en récompensant des leaders dont l’expertise couvre à la fois l’industrie et le monde académique, entre les États-Unis et la Tunisie. Leurs travaux contribuent collectivement à l’avancement de l’IA dans des domaines clés tels que le traitement du langage naturel, le machine learning, l’ingénierie des connaissances, la science des données et l’IA appliquée à la santé, en transformant la recherche de pointe en solutions concrètes à fort impact.

Les lauréats ont été sélectionnés sur la base de leurs contributions académiques et de recherche : excellence scientifique et publications en IA, participations à des conférences régionales et internationales, expériences professionnelles et notoriété leur ayant valu reconnaissance dans la communauté IA, contributions à la communauté et à l’écosystème de l’IA tunisien, et impacts éthique et social, et innovations à potentiel d’avenir.

La TAIS est une association dédiée à la promotion et au développement de l’IA en Tunisie. Fondée en 2023 par l’association Reconnect, elle est basée à Paris et œuvre pour favoriser l’innovation, la collaboration et l’excellence dans le domaine de l’IA, tout en renforçant les liens entre les talents tunisiens en Tunisie et à l’international.

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Le codétenu d’Epstein parle | La thèse du suicide vole en éclats

10. Februar 2026 um 10:02

À l’heure où les documents relatifs à l’affaire Epstein sont instrumentalisés à des fins de règlements de compte personnels et politiques, des informations de grande importance concernant les conditions troubles de l’incarcération et de la mort du sulfureux financier américain sont révélées et discréditent encore plus la thèse du suicide. Jeffrey Epstein mort dans la nuit du 9 au 10 août 2019 lors du premier mandat de son ancien ami Donald Trump -qui est cité dans l’affaire- n’a pas été protégé en prison. Un criminel récidiviste ayant commis quatre meurtres a été transféré au Metropolitan Correctional Center et mis dans la cellule du prédateur sexuel. Sciemment !  

Imed Bahri

D’après un document obtenu par le journal électronique américain The Daily Beast, le codétenu de Jeffrey Epstein affirme détenir des preuves que l’administration Trump souhaitait la mort du financier déchu et l’a laissé «délibérément» sans protection dans la prison. 

Nicholas Tartaglione, quadruple meurtrier et ancien policier, qui a déposé une demande de grâce/commutation de peine l’été dernier, affirme qu’Epstein avait été délibérément exposé à la violence dans l’espoir qu’il ne survive pas assez longtemps pour être jugé.

La décision de la direction de la prison de placer Epstein, le détenu le plus médiatisé des États-Unis, dans une cellule avec un dangereux meurtrier récidiviste reste incomprise et toujours inexpliquée par les autorités. Normalement, les personnalités sont placées dans des quartiers hautement sécurisés et doivent être dans une cellule individuelle. 

Trump souhaitait la mort d’Epstein

Tartaglione était connu pour son extrême violence et sa haine avouée des agresseurs sexuels d’enfants. Il affirme que «ce n’est pas un hasard s’il a été délibérément transféré dans la même prison qu’Epstein et placé dans la même cellule que le pédophile»

Dans une pétition de 21 pages obtenue par le Daily Beast, Tartaglione déclare être convaincu que l’administration Trump souhaitait la mort d’Epstein.

La porte-parole de la Maison Blanche a déclaré: «Toute personne peut déposer une demande de grâce. Comme pour tout ce qu’écrit le Daily Beast, il ne faut pas prendre leurs inepties au sérieux. Le président Trump est le seul à décider de toutes les demandes de clémence et de grâce».

Trump, âgé de 79 ans, a toujours nié avoir eu connaissance des activités criminelles d’Epstein ou y avoir été impliqué, mais il est depuis longtemps hanté par sa longue relation avec ce pédophile richissime. De plus, une plainte pour agression sexuelle sur mineure reçue par le FBI le concernant dans les années 1990 est restée sans suite.

Les circonstances de la mort d’Epstein restent controversées, et de nombreuses personnes de son entourage –notamment son frère Mark, sa compagne Ghislaine Maxwell, son ancien majordome et son équipe juridique– ne croient pas à la thèse du suicide.

Joe Rogan, animateur de podcast réputé pour ses prises de position tranchées et ancien partisan de Trump, a également fustigé le gouvernement pour avoir placé Epstein dans la même cellule que Tartaglione. «C’est aberrant qu’on ait mis en prison l’un des accusés les plus médiatisés de l’histoire avec un meurtrier récidiviste. C’est complètement dingue!», a-t-il déclaré.

Environ trois semaines avant sa mort, Epstein a été retrouvé semi-conscient dans sa cellule, présentant des blessures au cou. Il a déclaré aux gardiens que Tartaglione avait tenté de l’étrangler, avant de se rétracter, affirmant ne pas se souvenir de ce qui s’était passé.

«Le gouvernement voulait notre mort à tous les deux»

Tartaglione, qui a été transféré de la cellule d’Epstein après cet incident, a nié avoir agressé le financier et a même prétendu avoir tenté de lui sauver la vie, l’ayant découvert au sol avec un «bout de ficelle» autour du cou. «Je n’ai jamais touché le mec», a écrit Tartaglione dans une lettre au New York Daily News en septembre 2019 avant d’ajouter: «Je méprise quiconque fait du mal aux enfants, mais quoi qu’il lui arrive, je ne voulais pas y prendre part».

Malgré cela, Tartaglione a admis dans cette cettre au même journal qu’il avait été un choix surprenant comme codétenu d’Epstein. «Le personnel du Metropolitan Correctional Center avait des centaines de détenus parmi lesquels choisir et pourtant j’étais leur premier choix!», a-t-il écrit, non sans une mordante ironie. Il a ajouté: «Ce n’est pas un hasard si, avant mon procès, j’ai été transféré au Metropolitan Correctional Center de Manhattan et délibérément placé dans la même cellule que Jeffrey Epstein».

Tartaglione explique que la nature sanglante et violente de son crime était parfaitement connue de la procureure, Maureen Comey, qui était également la procureure principale dans l’affaire Epstein, autre information de taille.

Il affirme avoir été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat après avoir été, malgré lui, entraîné dans cette détention trouble d’Epstein. «Je n’ai manifestement pas été protégé intentionnellement et Epstein non plus. Je suis convaincu que le gouvernement voulait notre mort à tous les deux», a-t-il écrit.

Des défaillances institutionnelles généralisées

Les rapports sur la mort d’Epstein ont pointé du doigt des défaillances institutionnelles généralisées mais ils sont truffés d’incohérences. Un psychologue de la prison qui avait vu Epstein -de confession juive- dans les semaines précédant son décès, a rapporté que le financier lui avait déclaré que le suicide était «contraire à sa religion» et insisté sur le fait qu’il était trop lâche pour se faire du mal car il ne supportait pas la douleur.

L’avocat d’Epstein, Reid Weingarten, a déclaré plus tard à un juge en charge de l’affaire : «Au moment de son décès, nous n’avons constaté aucun signe de désespoir ou d’abattement chez lui».

Jeudi 5 février 2026, CBS News a révélé l’existence d’un document du dossier Epstein montrant que les enquêteurs avaient repéré une silhouette orange sur les images de vidéosurveillance de la prison se dirigeant vers le quartier de la prison où était incarcéré Epstein, normalement fermé à clé, vers 22h39, le 9 août 2019, malgré les assurances officielles antérieures selon lesquelles personne n’était entré dans cette zone ce soir-là.

Une volonté officielle américaine de cacher la vérité

Autre élément troublant, 2 minutes et 53 secondes sont manquantes dans l’historique de la vidéo de la caméra de surveillance placée près de la cellule de prison durant la nuit fatidique du 9 au 10 août 2019.

Michael Baden, éminent médecin légiste qui a assisté à l’autopsie de Jeffrey Epstein réfute la thèse du suicide. Il a expliqué techniquement comment ça ne pouvait pas être un suicide et que son cas s’apparente à un homicide. De plus, il a montré une photo du cou mutilé de Jeffrey Epstein or cette mutilation ne peut pas être le résultat d’un drap qui est un tissu. Vidéo.

Autant d’éléments qui discréditent la thèse du suicide à laquelle plus personne n’y croit. Également, l’attitude des autorités américaines qui n’ouvrent pas une enquête sérieuse sur les conditions troubles de cette mort en dépit de tous ces éléments qui discréditent la thèse du suicide prouve une volonté de cacher la vérité surtout quand on sait que cette mort est intervenue lors du premier mandat de Donald Trump qui est cité dans l’affaire Epstein et qui est aujourd’hui encore président.

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Figue de Barbarie | La Tunisie utilise la coccinelle pour lutter contre la cochenille

10. Februar 2026 um 09:24

La Tunisie est connue pour ses diverses variétés de figues de Barbarie ou cactus, mais cette plante ô combien précieuse et utile souffre depuis plusieurs années du phénomène d’invasion de la cochenille, un insecte nuisible qui se nourrit de la sève des plantes dans les régions chaudes.

C’est ce qu’a indiqué Naïma Mahfoudhi, directrice générale du Département de la santé des plantes et des interventions agricoles au ministère de l’Agriculture, dans une déclaration à Diwan FM, en marge d’un atelier sur les résultats des activités de collecte et de sélection des variétés de figues de Barbarie à Sousse, ajoutant que certaines variétés locales de figues de Barbarie se sont révélées résistantes à ce ravageur.

Le ministère de l’Agriculture n’a cependant pas misé sur le développement de ces variétés résistantes ; il a plutôt opté pour la lutte biologique, en utilisant la coccinelle du Mexique. C’est un insecte prédateur utilisé contre la cochenille du cactus (ou ravageur des figuiers de barbarie). Originaire des Amériques, cette coccinelle est capable d’éradiquer la cochenille en se nourrissant exclusivement de cet insecte parasite et en s’adaptant à des températures de – à 35∘C. 

En Tunisie, la coccinelle du Mexique s’est avérée efficace dans la lutte contre la cochenille. Elle a donné des résultats positifs et s’est adaptée aux conditions environnementales tunisiennes

Asma Laârif, professeure et chercheuse au Centre régional des recherches en horticulture et agriculture biologique de Chott Meriem, a révélé que le projet avait débuté par la recherche de variétés de figues de Barbarie dans la nature, dans les collections du ministère de l’Agriculture, dans les stations expérimentales et les instituts de recherche, ainsi que par la collecte d’échantillons provenant de plusieurs États.

Les travaux ont débuté dans la région du Sahel, notamment à Sousse et dans le district de M’saken, dans les zones les plus touchées par la cochenille. Les expériences se sont ensuite étendues aux gouvernorats de Gabès, Gafsa et Kasserine, et les recherches se poursuivent encore aujourd’hui dans d’autres zones.

I. B.

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