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Les solutions tunisiennes contre la pollution plastique

17. Januar 2026 um 14:03

Un récent rapport de Greenpeace Mena prévoit que la production de déchets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Mena) doublera presque d’ici 2050, passant de 129 millions de tonnes par an actuellement à 255 millions de tonnes. Ce rapport souligne l’ampleur de la pollution plastique et met en lumière le rôle croissant des initiatives citoyennes pour pallier les carences des gouvernements.

Intitulé «Problème mondial, solutions locales», le rapport se concentre sur cinq pays de la région : l’Égypte, le Liban, l’Arabie saoudite, le Maroc et la Tunisie, et met en avant le travail des organisations locales engagées dans la lutte contre la pollution plastique, notamment en milieu marin.

En Tunisie, le rapport met en lumière le travail de l’ONG Notre Grand Bleu (NGB), active dans la protection des écosystèmes marins et la gestion des déchets.

La Tunisie produit plus de 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 188 000 tonnes de plastique. Chaque année, près de 80 000 tonnes de plastique polluent ses côtes, dont 17 000 tonnes finissent directement en mer.

Cette pollution a un impact grave sur la biodiversité marine. Des résidus de plastique ont été retrouvés chez 80 % des animaux échoués ou autopsiés sur les plages, notamment les tortues marines, selon Greenpeace Mena.

Malgré l’adoption de décrets interdisant les sacs plastiques à usage unique en 2016 et en 2020, leur application reste largement insuffisante. Les sacs interdits sont toujours omniprésents sur les marchés, ce qui témoigne des lacunes de la mise en œuvre de la législation, souligne le rapport.

Fondée en 2012 par des plongeurs, des pêcheurs et des chercheurs, Notre Grand Bleu s’est imposée comme un acteur majeur de la conservation marine en Tunisie. L’ONG associe la recherche scientifique au savoir-faire des pêcheurs locaux. Elle lutte notamment contre la pollution plastique et milite pour l’interdiction des engins de pêche en plastique.

Selon ses estimations, environ 100 000 casiers à poulpes en plastique sont perdus chaque année dans le golfe de Monastir, continuant de piéger la faune marine.

L’association développe également des projets d’économie circulaire, en collaborant avec des artisans qui transforment les engins de pêche récupérés en objets décoratifs, et mène des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes ; plus de 100 jeunes membres sont formés à la plongée et à l’éducation à l’environnement.

Le rapport salue également le rôle des chiffonniers, appelés «berbechas», qualifiés de «héros invisibles» du recyclage. Ces collecteurs informels récupèrent environ 80 % des déchets recyclables du pays. Bien que l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) supervise le secteur, le taux de recyclage officiel ne dépasse pas 4 %, ce qui rend le système largement dépendant de ces travailleurs non reconnus et dépourvus de protection sociale.

Greenpeace Mena estime que l’avenir de la Tunisie repose sur sa capacité à intégrer ces initiatives locales dans une stratégie nationale cohérente. L’organisation recommande notamment d’intégrer les travailleurs informels à la filière formelle du recyclage, d’accroître le soutien juridique et financier aux ONG et aux entreprises sociales, et de mettre en œuvre rigoureusement la responsabilité élargie des producteurs (REP), afin que les producteurs supportent les coûts de la gestion des déchets plastiques.

Au niveau régional, le rapport souligne que la mer Méditerranée est devenue l’une des plus polluées au monde. Bien qu’elle ne représente que 1 % des océans terrestres, elle contient 7 % des microplastiques de la planète. Les pertes économiques liées à la dégradation des écosystèmes marins sont estimées entre 500 milliards et 2 500 milliards de dollars par an.

Les risques sanitaires sont également mis en évidence. Greenpeace Mena conclut que les individus peuvent ingérer jusqu’à 68 000 particules de microplastiques par jour via l’air intérieur, une exposition associée à une inflammation chronique et à des troubles de la reproduction.

I. B. (avec Ansamed)

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Tunisie | Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?

17. Januar 2026 um 13:21

En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.

Moktar Lamari *

Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.

Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.

La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.

Gini, le chiffre que les politiques occultent

Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus : 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.

En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…

Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?

La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.

2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive

Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.

Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.

Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.

Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.

Après 2021 : le renoncement assumé

Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la «stabiliser».

Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.

Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.

C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.

La grande lâcheté : refuser la redistribution

Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.

La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.

Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.

Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.

L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…

Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.

Pourquoi la pauvreté ne recule jamais ?

Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.

Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.

Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.

Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.

La vraie question est politique

La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?

Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.

La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.

Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.

La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.

* Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : Economics for Tunisia.

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Démocratie et autoritarisme | La leçon tunisienne

17. Januar 2026 um 12:36

L’échec de l’expérience démocratique en Tunisie démontre que la démocratie et l’autoritarisme ne sont pas des aboutissements, mais des processus politiques contestés au sein des sociétés de la région, en vue d’une véritable autodétermination et de la réalisation de leurs aspirations à une vie plus juste.

Après le retour de la Tunisie au sein du cercle des États arabes autoritaires, le seizième anniversaire de la chute de Zine El Abidine Ben Ali [le 14 janvier 2011] pourrait sembler insignifiant. Pourtant, la Tunisie demeure au cœur des débats sur la démocratie dans la région. Non plus comme une «exception» ou un exemple à ne pas suivre, mais comme un laboratoire où les enseignements sont nombreux.

Les élections ne suffisent pas

Une décennie d’expérimentation démocratique a démontré que les élections et les dispositifs constitutionnels, bien que nécessaires, ne suffisent pas à eux seuls. Pour construire une véritable démocratie, il faut dépasser une conception étroite et procédurale de la participation démocratique et s’engager dans une réflexion plus approfondie sur la représentation, la communication, la responsabilité, la redistribution et la réforme institutionnelle.

Une police ou un système judiciaire ne deviennent pas responsables du simple fait de l’élection démocratique d’un président ou d’un parlement. Et des élections démocratiques ne peuvent compenser des décennies de répression politique qui ont anéanti les ambitions des partis politiques et leur capacité à refléter les dynamiques sociales.

En ce sens, la Tunisie illustre de façon frappante comment la restauration autoritaire s’installe et comment les acquis démocratiques peuvent être anéantis.

La consolidation du pouvoir de Kaïs Saïed repose non seulement sur la répression, mais aussi sur l’exploitation de faiblesses structurelles persistantes, telles que les inégalités économiques, la sécurisation de la société, la subordination du pouvoir judiciaire, la mainmise des médias, la polarisation, la manipulation numérique et les discours nationalistes exclusionnistes.

Sortir de l’enracinement autoritaire

Les recherches de l’Arab Reform Initiative ont mis en lumière comment ces dynamiques, conjuguées à un contrat social dénué de sens, à une société civile fragilisée et à un mouvement syndical fragmenté, ont progressivement sapé le pluralisme tout en restreignant les alternatives politiques.

Cet anniversaire est donc une invitation à se tourner vers l’avenir plutôt que vers la nostalgie. Pour la Tunisie, la question est de savoir comment envisager des voies de sortie de l’enracinement autoritaire tout en tirant les leçons d’une décennie de pratique démocratique.

Pour la région, la Tunisie demeure un exemple crucial pour comprendre à la fois la fragilité démocratique et les conditions d’un renouveau démocratique encore envisageable.

Traduit de l’anglais.

Source : Lettre d’information de l’Arab Reform Initiative.  

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Décès de Kamel Labidi, grand défenseur de la liberté de presse en Tunisie

17. Januar 2026 um 10:44

Kamel Labidi, journaliste et militant de la liberté de la presse et des droits humains en Tunisie et dans le monde arabe, est décédé ce samedi 17 janvier 2026.

Ancien journaliste à l’Agence Tunis Afrique Presse (Tap) qui a eût maille à partir, dans les années 1990, avec l’ancien président Ben Ali, suite à ses articles sur la dérive autoritaire du régime, notamment dans Le Monde diplomatique, Kamel Labidi s’est exilé et a travaillé avec de nombreux médias internationaux et organisations de défense de la liberté de la presse, notamment le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’International Freedom of Expression Exchange (Ifex).

Au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, dont on vient de célébrer le 15e anniversaire, c’est tout naturellement que l’enfant de Bouhjar a été nommé à la tête de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), qui mit en place le cadre réglementaire et institutionnel pour garantir la liberté, l’indépendance et l’intégrité des médias en Tunisie. L’Inric a notamment fait promulguer les décrets-lois 115 et 116 de 2011 et créer la Haute autorité indépendante pour la communication audio-visuel (Haica).

Ce dispositif a malheureusement été combattu par les lobbys politiques et d’intérêt avant d’être pratiquement enterré par le régime mis en place par le président Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.

Kamel Labidi, journaliste réputé pour son intégrité, son indépendance et sa grande humilité, était écœuré, ces dernières années, par la détérioration rapide de la situation des journalistes, de la presse et des médias en général en Tunisie et dans le monde arabe.

Il sera inhumé dans quelques jours au cimetière de son village natal à Bouhjar (Monastir). La date sera précisée ultérieurement.

Ridha Kéfi, le directeur de Kapitalis, qui avait connu le défunt et l’a côtoyé de près, témoigne : «J’avais beaucoup d’admiration pour la droiture morale, la rigueur intellectuelle et la rectitude politique de Kamel Labidi, qui était très attaché à son indépendance d’esprit. Aussi lorsqu’il m’a appelé pour le rejoindre au sein l’Inric, je n’ai pas hésité un seul instant. Et c’est ainsi que, pendant trois ans, contre vents et marées, et malgré les fortes résistances et même les attaques frontales dont nous étions alors les cibles, et souvent de la part de nos collègues journalistes, nous avions réussi à mettre en place un cadre réglementaire et institutionnel qui garantissait les conditions d’un exercice libre et responsable de l’information et de la communication en Tunisie. Malheureusement, tout cela a été perdu et la politique a réussi à reprendre la main et à détruire un secteur aujourd’hui sinistré et dans un bien pire état qu’il était dans les derniers jours du règne de Ben Ali. Ce sont ces regrets que Kamel  emportera avec lui dans sa tombe, et la moindre des reconnaissances qu’on lui doit, c’est de sauver son héritage et de réhabiliter la réforme de l’information dont il avait fait le combat de toute sa vie».

I. B.

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La BYD Dolphin Surf à la conquête du marché tunisien

17. Januar 2026 um 10:05

C’est lors d’un événement officiel organisé jeudi soir, à Tunis, que le constructeur chinois BYD, numéro un mondial des véhicules électriques, a annoncé le lancement officiel en Tunisie de la BYD Dolphin Surf, une citadine 100 % électrique compacte, technologique et accessible, destinée à accompagner la transition vers une mobilité urbaine durable.

Latif Belhedi

Multi-primée à l’international, la Dolphin Surf arrive sur le marché tunisien avec des performances solides, un haut niveau de sécurité et des tarifs étudiés pour répondre aux besoins des conducteurs urbains.

Reposant sur la e-Platform 3.0, une architecture dédiée aux véhicules électriques, la Dolphin Surf est équipée de la Blade Battery, technologie propriétaire de BYD reconnue mondialement pour sa sécurité et sa durabilité.

Dans sa version 38,8 kWh, le modèle offre jusqu’à 445 km d’autonomie en cycle urbain et 300 km en cycle mixte WLTP, permettant de couvrir largement les trajets quotidiens et hebdomadaires.

La recharge rapide constitue un autre atout majeur : la batterie peut passer de 30 % à 80 % en seulement 30 minutes sur une borne rapide en courant continu (DC).

Côté technologie, la Dolphin Surf se positionne comme une citadine “fun & smart”. L’habitacle intègre un écran tactile central de 10,1 pouces, compatible Apple CarPlay et Android Auto, avec des mises à jour à distance (OTA).

Le modèle embarque également une commande vocale “Hi BYD”, un système de karaoké intégré et la fonctionnalité V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter des appareils électriques externes directement depuis la voiture.

La sécurité n’est pas en reste. La Dolphin Surf est équipée de six airbags, d’un système de freinage d’urgence automatique (AEB) et d’une structure renforcée. BYD Tunisie accompagne ce lancement avec des garanties parmi les plus étendues du marché : 8 ans ou 200 000 km pour la batterie et 6 ans ou 150 000 km pour le véhicule.

Sur le plan commercial, la Dolphin Surf est proposée en quatre coloris inspirés de la nature : Lime Green, Cosmos Black, Cream White et Ice Blue. Deux versions sont disponibles : Dolphin Surf (230 kWh) à partir de 51 000 dinars TTC et Dolphin Surf (300 kWh) à partir de 55 000 dinars TTC.

Lors de la présentation officielle, Mariem Khouili, Responsable Marketing de BYD, a souligné la dimension mondiale et l’engagement environnemental du constructeur. Elle a rappelé que BYD est présent dans plus de 117 pays et que son ambition dépasse les performances commerciales. «L’engagement écologique de BYD n’est pas un discours, mais une action mesurable. Grâce à la technologie, nous avons déjà contribué à réduire plus de 115 milliards de kilogrammes de CO₂», a-t-elle souligné.

De son côté, Hajer Chekir, Directrice Commerciale de BYD Tunisie, a insisté sur le positionnement du nouveau modèle. «La Dolphin Surf est une référence mondiale de la mobilité électrique urbaine, avec plus de 15 distinctions internationales, dont le World Urban Car et le Best Invention of the Year selon Time Magazine. Elle offre technologie, sécurité, plaisir et sérénité à un prix accessible pour les Tunisiens».

Avec ce lancement, BYD Tunisie confirme sa position de leader du marché des véhicules électriques, portée par une gamme plébiscitée et un service client reconnu, et renforce son ambition de démocratiser la mobilité électrique dans le pays.

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Histoire | Un siècle de présence de Lénine en Tunisie

17. Januar 2026 um 08:35

Nous reproduisons ci-dessous la contribution de l’historien universitaire Habib Kazdaghli à l’ouvrage collectif intitulé ‘‘L’héritage auquel nous ne renonçons pas’’ (pp. 134-136), publié en anglais, aux éditions Hjalmar Jorge & Patrick Anderson, Daraja Press, 2024. Et ce en marge de la 102e anniversaire de la mort de Lénine (21 janvier 1924). (Ph. Couverture de k’ouvrage / La rue Lénine aujourd’hui à Tunis investie par le street art).

Habib Kazdaghli

Le nom de Lénine fut pendant toute une période très populaire en Tunisie, non par adhésion idéologique – même si une frange des élites en Tunisie avait soutenu la révolution bolchevique et s’était ralliée aux idées de Lénine en créant, dès mars 1921, le premier noyau communiste, mais surtout par le fait, que, pendant longtemps, le siège de la Fédération tunisienne de football (FTF) s’est trouvé… dans la «rue Lénine», en plein centre de Tunis. Le siège de la Fédération était le lieu d’une activité incessante : point de ralliement habituel des responsables des clubs de ce sport, très populaire dans l’ensemble du pays, qui s’y rendaient pour régler des affaires administratives relatives à la gestion de leurs clubs ou pour tenir des réunions.

Le siège de la Fédération avait également servi, par moments, comme point de vente des billets d’entrée aux stades pour certains matches importants. C’étaient donc des dizaines de milliers de Tunisiens qui se rendaient rue Lénine pour acheter leurs billets ! En indiquant l’adresse de la Fédération de football, les annonces de ces ventes dans les médias participaient à rendre encore plus familière l’utilisation du nom de Lénine. 

Mais d’où vient l’affectation du nom de Lénine à une rue de Tunis ? Cela a toute une histoire, avec sa symbolique et ses raisons politiques.

C’est Habib Bourguiba (1903-2000), premier président de la Tunisie indépendante, qui en a pris la décision, au début des années 60 du siècle dernier. Et il avait éprouvé le besoin de justifier publiquement ce choix, inattendu, il est vrai, de la part du Président connu pour sa proximité des Etats-Unis. Se comparant aux grands hommes du XXe siècle, il déclare que c’est une manière de rendre hommage à ce leader hors-pair qui a consacré sa vie, tout comme lui, à lutter pour assurer à son pays le meilleur destin qui lui semblait possible, et, qu’il ne lui appartenait point de «contester à aucun peuple le droit d’installer chez lui un régime communiste, si tel est son désir. Mais nous, nous n’en voulons pas pour nous- mêmes».

Il reste cependant, que les militants communistes de Tunisie furent les premiers à vulgariser le nom de Lénine et le rôle qu’il a joué, ainsi que son pays et à montrer combien sa vie et ses idées pouvaient avoir un sens pour la Tunisie, qui était à l’époque sous le joug de la colonisation française.

Au milieu des années quatre-vingt du siècle dernier, alors que j’étais en pleine préparation de ma thèse de doctorat sur l’histoire du Parti communiste tunisien, lorsque j’avais annoncé à un vieux militant communiste, Léon Zana,     mon intention de me rendre à Moscou pour consulter des archives, il me demanda avec insistance de bien vérifier si le tapis de Kairouan qui fut offert à Lénine à l’occasion du IVe Congrès de l’Internationale communiste,  en décembre 1922, par Tahar Boudemgha (jeune postier et premier militant communiste  tunisien à se rendre à un congrès de l’IC) comme cadeau de la Tunisie, était bien exposé au Musée de la Révolution d’Octobre 1917.

Lors de ma visite, je n’ai pas eu la chance de   retrouver de traces de ce tapis, malgré mes demandes répétées aux responsables du musée. Le vieux communiste, me précisait que, de son temps, on racontait que suite à l’intervention du délégué tunisien, marquée notamment par une critique sévère de ce qu’il avait qualifié de «pseudo-communistes de la section de Sidi Bel Abbès» (Algérie, alors sous colonisation française), Lénine lui exprima son estime en lui offrant son manteau.

Durant des années, les dates de la naissance et de la mort de Lénine, ont été célébrés par les journaux communistes en Tunisie. A chacune de ces commémorations, les photos de Lénine ornaient les «Unes» des divers journaux qui se sont succédé : L’Avenir social, L’Avenir de la Tunisie, Liberté, La Voix du peuple, L’ami du peuple, Espoir, Attariq Al jadid (Voie nouvelle), etc… A titre d’exemple le journal communiste Liberté du 22 au 28 avril 1955, titrait dans sa Une «Il y a 85 ans naissait Lénine», et écrit notamment : «Cet anniversaire est cher au cœur de tous ceux qui luttent pour meilleur libéré de l’exploitation et de l’oppression, un monde vraiment libre et pacifique». A la fin de l’article l’auteur rappelle que même si «Lénine est mort depuis trente et un ans, le Léninisme est plus vivant que jamais. Il vit dans une moitié de l’Humanité, libérée à jamais de l’impérialisme».

La tradition de commémorer la naissance de Lénine va se poursuivre après l’indépendance de Tunisie intervenue en mars 1956. C’est ainsi qu’Espoir, journal clandestin des étudiants communistes tunisiens (le P.C.T fut interdit en janvier 1963), publie, en avril 1970, un numéro spécial consacré au centenaire de la naissance de Lénine où la majorité des articles étaient revenus sur son œuvre, son parcours et à ses mérites non seulement pour la Russie mais aussi pour la Tunisie. Il est notamment précisé que «l’héritage théorique de Lénine, d’une richesse et d’une valeur inestimable, constitue un guide précieux et une source inépuisable d’inspiration pour tous ceux qui œuvrent pour les intérêts de leur peuple, pour toute révolution nationale et démocratique ou sociale. Les forces progressistes tunisiennes et en premier lieu les communistes, s’associent avec ardeur et enthousiasme à cette célébration». L’article n’oublie pas de regretter que cette commémoration ne puisse pas se faire avec grand éclat en Tunisie en raison du contexte anti-démocratique qui prévaut dans le pays puisque «les forces progressistes ont été systématiquement privées de toute possibilité légale pour s’exprimer, à la suite de l’interdiction du Parti communiste tunisien et des journaux de gauche». Et à l’auteur d’ajouter : «Malgré ces conditions, nous apportons notre contribution à la célébration du centenaire du grand Lénine».

Quelques années après son retour à la légalité, le PCT se transforma, en 1993, en un parti plus large, le Mouvement Ettajdid (Renovation), qui ne fit plus de référence au léninisme dans ses statuts. Le nouveau parti a, cependant, continué à célébrer régulièrement l’anniversaire de Lénine dans son journal, Attariq al Jadid (Voie nouvelle).

D’autres partis, appartenant à la gauche «radicale», ont continué, par contre, à se référer au léninisme, tant dans sur le plan idéologique que sur le plan organisationnel.

Au lendemain de la révolution tunisienne de 2011, certains de ces partis, assimilant sans doute cette révolution à «la révolution bourgeoise» de février 1917 en Russie et s’inspirant du fameux mot d’ordre de Lénine : «Tout le pouvoir aux Soviets», ont appelé à l’accélération et à la radicalisation de la révolution, ainsi qu’à l’abolition de la constitution. Ils étaient convaincus qu’ils obtiendraient la majorité dans une future assemblée constituante. Malheureusement, les élections qui eurent lieu en 2011 placèrent largement en tête le mouvement islamiste Ennahdha.      

Dernièrement et en particulier, depuis l’automne 2019, date de l’accession de monsieur Kaïs Saïed à la présidence de la République, le nom de Lénine est revenu sur la scène médiatique d’une manière inattendue. En effet, monsieur Ridha Chiheb Mekki, surnommé depuis qu’il était étudiant, «Ridha Lénine», apparaît brusquement sur la scène politique comme étant un grand ami du candidat Saïed aux élections et comme membre de sa campagne électorale. «Ridha Lénine» fait désormais partie du cercle rapproché de Kais Saïed, devenu Président.

Depuis sa mort, en janvier en 1924, jusqu’à nos jours, Lénine est resté présent dans l’espace public en Tunisie, faisant ainsi, une véritable traversée du siècle.

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Gestern — 16. Januar 2026Haupt-Feeds

BYD lance la Dolphin Surf en Tunisie

16. Januar 2026 um 13:30

BYD, numéro 1 mondial des véhicules électriques, franchit une nouvelle étape en Tunisie avec le lancement officiel, le 15 janvier 2026 à Tunis, de la BYD Dolphin Surf, la citadine électrique multi-primée, à partir de 51 000 TND TTC.

Compacte, audacieuse et ultra-technologique, la Dolphin Surf s’impose comme la solution de mobilité idéale pour une nouvelle génération de conducteurs tunisiens en quête de liberté et d’innovation.

Blade Battery : performance et autonomie

Reposant sur l’innovante e-Platform 3.0, la Dolphin Surf intègre la célèbre Blade Battery de BYD, une référence mondiale en matière de sécurité et de durabilité.

Avec sa version 38,8 kWh, la Dolphin Surf offre jusqu’à 445 km d’autonomie en cycle urbain (300 km en cycle mixte WLTP), permettant de couvrir largement les besoins hebdomadaires de trajet.

La recharge est également ultra-rapide : en seulement 30 minutes, la batterie passe de 30% à 80% sur une borne rapide (DC), rendant l’électrique plus simple que jamais.

Une championne dans nos rues

La Dolphin Surf arrive en Tunisie forte d’un palmarès international impressionnant. Elle appartient à la gamme qui a remporté le titre de «Best Buy Car of Europe 2024» par Autobest, ainsi que le trophée de «World Urban Car 2024».

Ces distinctions soulignent l’avance technologique de BYD et son engagement à offrir des véhicules électriques performants et accessibles sans aucun compromis sur la qualité.

Technologie « Fun & Smart »

L’habitacle de la Dolphin Surf est une véritable extension du smartphone. Elle se distingue par sa connectivité totale, avec un écran tactile de 10,1 pouces, Apple CarPlay, Android Auto et mises à jour à distance (OTA).

Autre expérience unique : un Système Karaoké intégré et commande vocale «Hi BYD».

La voiture, dotée de VtoL (Vehicle-to-Load), devient une source d’énergie pour vos soirées ou sorties en plein air, capable d’alimenter vos appareils électriques externes.

Sécurité et garantie ou la sérénité avant tout

La sécurité n’est pas une option avec 6 airbags, un freinage d’urgence automatique (AEB) et une structure renforcée. BYD Tunisie accompagne ce lancement avec des garanties rassurantes : 8 ans ou 200 000 km pour la batterie; 6 ans ou 150 000 km pour le véhicule.

Déclinée en 4 coloris inspirés de la nature (Lime Green, Cosmos Black, Cream White, Ice Blue), la Dolphin Surf est proposée à partir de 51 000 TND TTC (230 kWh) et 55 000 TND TTC (300 kWh).

Un leader plébiscité par les Tunisiens

Au-delà de ses innovations technologiques, BYD s’impose comme la référence absolue de la mobilité électrique en Tunisie. La marque a clôturé l’année 2025 au rang de numéro 1 des ventes de véhicules électriques sur le marché national.

Ce succès est porté par le BYD Atto 3, modèle électrique le plus vendu dans le pays, tandis que l’ensemble de la gamme confirme sa popularité avec trois modèles classés parmi le Top 5 des meilleures ventes électriques.

Cette confiance des consommateurs est couronnée par l’excellence de son service, BYD Tunisie ayant remporté le prestigieux label «Élu Service Client de l’Année 2026».

BYD (Build Your Dreams) est un leader technologique mondial figurant au classement Fortune Global 500. Avec plus de 120 000 employés en R&D et 65 000 brevets déposés, BYD s’engage à travers sa vision «Cool the Earth by 1°C» à réduire l’empreinte carbone mondiale.

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L’IACE et les risques globaux en Tunisie en 2026

16. Januar 2026 um 12:44

La 21e édition du Rapport sur les risques globaux 2026 du Forum économique mondial met en lumière les principaux risques susceptibles d’affecter les économies et les sociétés à court, moyen et long terme.

En tant que partenaire officiel du Forum économique mondial en Tunisie, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a mené l’enquête sur le plan national, fournissant une analyse détaillée des risques qui concernent la Tunisie.

Pour notre pays, les résultats ont montré que les risques économiques et sociaux dominaient, tandis que les risques géopolitiques et technologiques ne figuraient plus parmi les principales préoccupations, et que les risques environnementaux disparaissaient du classement en 2026.

Ce rapport de référence est basé sur une enquête mondiale sur les risques menée auprès de 1 300 décideurs et experts internationaux issus des secteurs économique, universitaire, gouvernemental et de la société civile, dans plus de 100 pays.

Lire l’intégralité du rapport sur ce lien.

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Lancement du projet MedProact à Zarzis et Monastir

16. Januar 2026 um 12:12

L’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM) organise le lancement officiel du projet MedProactet annonce la création du Groupe de travail local pour l’adaptation au changement climatique (LoCA) à Zarzis, et ce le 20 janvier 2026, au Centre de formation professionnelle à la pêche de Zarzis. Face au réchauffement climatique, il s’agit de trouver et mettre en œuvre des solutions sur le terrain pour un littoral tunisien résilient.

Le projet MedProact (Actions pilotes méditerranéennes pour l’adaptation au changement climatique) est une initiative de coopération transnationale financée par l’Union européenne dans le cadre du programme Interreg Next Med, avec une contribution de 2,5 millions d’euros.

Son objectif central est de renforcer la résilience des écosystèmes marins et des communautés côtières en Méditerranée face aux effets du changement climatique et aux pressions anthropiques croissantes

Des opérations concrètes seront déployées sur plusieurs sites en Tunisie, en Italie, en Turquie, et en Jordanie. Elles concerneront notamment la réhabilitation d’habitats sous-marins comme les prairies de posidonie et les bancs coralliens, la surveillance et le contrôle des espèces envahissantes, ainsi que l’accompagnement de la pêche face aux nouveaux défis environnementaux.

Ce projet européen a réuni 6 partenaires principaux et 8 partenaires associés. Les partenaires principaux sont

Legambiente (Italie, chef de file), l’Université de Sienne (Italie), le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes – Institut agronomique méditerranéen de Bari (Italie), l’Institut national des sciences et technologies de la mer (Tunisie), l’Université de Jordanie, l’Institut méditerranéen de recherche, de production et de formation (Turquie) et l’Université de Sousse (Tunisie).

L’INSTM) collabore étroitement avec ces partenaires associés tunisiens, dont l’Association de Zarzis pour le développement durable et la coopération internationale (ADDCI) et l’association Monastir Living Lab.

Au sein du consortium, l’INSTM assure le leadership du lot de travail 5 (WP5), dédié au renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique dans les zones côtières par l’implication des communautés locales.

«La réunion de lancement du projet sera l’occasion de présenter en détail les missions, les objectifs et les zones d’interventions pilotes en Tunisie, notamment à Monastir et Zarzis. Elle permettra également des échanges fructueux avec les nombreuses parties prenantes concernées dans la région. Ce lancement marque le début d’un travail collectif en adoptant une approche participative essentielle pour faire face aux impacts des changements climatiques sur notre littoral», a déclaré Dr. Sana Ben Ismail, la coordinatrice du projet MedProact à l’INSTM.

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Tunisie | Les magistrats craignent l’empêchement de leur congrès

16. Januar 2026 um 11:22

Dans le communiqué suivant, publié à Tunis ce jeudi 16 janvier 2026, l’Association des magistrats tunisiens annonce avoir reçu des avertissements émanant du cabinet du Premier ministre et «met en garde contre les graves répercussions qu’entraînerait l’arrêt de ses activités et l’empêchement de la tenue de son congrès». *

L’Association des magistrats tunisiens précise qu’après avoir annoncé la tenue de son quinzième congrès électoral, elle a reçu, le jour même de l’ouverture des candidatures, le 7 janvier 2026, un avertissement du cabinet du Premier ministre concernant des violations présumées. La date limite pour y répondre étant le début du congrès électoral, cela ouvre la porte à la suspension de l’activité de l’association à cette date et l’empêchement de la tenue de sa conférence.

L’association a également appris que, suite à l’avancement des procédures du congrès électoral, une enveloppe a été glissée de manière louche sous la porte de son siège social au Palais de Justice le 15 janvier 2026. Elle portait un timbre-poste daté du 28 octobre 2025 et contenait un avis daté du 17 octobre 2025.

Il s’agit d’un avertissement que l’association n’avait jamais reçu avant-hier, ce qui soulève des soupçons de manipulation des notifications afin d’influer sur les délais stipulés dans le décret 88 et les conséquences qui en résulteraient quant à une décision de suspension de l’activité de l’association.

L’association affirme que la fréquence des avertissements émis par le cabinet du Premier ministre, comprenant des accusations de violations sans fondement, et l’ouverture de poursuites pénales contre le président de l’association, coïncidant toutes avec l’annonce du congrès électoral de l’association, trahissent leur véritable objectif : empêcher le congrès, en empêchant sa tenue.

L’Association des magistrats tunisiens met en garde contre les graves répercussions qu’entraînerait la suspension de ses activités, l’empêchement de la tenue de son congrès et l’atteinte au droit des magistrats de se réunir et de s’exprimer pour défendre l’indépendance de la justice.

Pour le bureau exécutif,

La vice-présidente de l’Association

Aicha Ben Belhassen

* Texte traduit de l’arabe.

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Soutien de l’UE aux projets d’énergie renouvelable en Tunisie

16. Januar 2026 um 10:28

L’Union européenne (UE) renforce son soutien à la transition énergétique de la Tunisie avec 35,8 millions d’euros de subventions accordées dans le cadre de la Plateforme d’investissement de voisinage (Neighbourhood Investment Platform – NIP), afin d’accélérer le développement de la production d’énergies renouvelables et des infrastructures électriques dans le pays.

L’UE a signé un accord de contribution de 20,4 millions d’euros avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et un accord de contribution de 15,4 millions d’euros avec la Banque européenne d’investissement (BEI Global).

Ces subventions amélioreront la bancabilité de projets d’énergies renouvelables à grande échelle et soutiendront les investissements dans les raccordements au réseau et les infrastructures de transport de l’électricité, contribuant ainsi à mobiliser des financements publics et privés supplémentaires. Le projet bénéficie également du soutien des garanties EFSD+ de l’UE.

Les premiers projets soutenus dans ce cadre comprennent une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid, développée par Scatec et Aeolus, ainsi qu’un portefeuille solaire photovoltaïque de 300 MW à Gafsa, porté par Qair.

Participation accrue du secteur privé

Ensemble, ces investissements initiaux représentent une capacité installée totale de 400 MW et devraient encourager une participation accrue du secteur privé ainsi que des cofinancements internationaux.

«La Tunisie est un partenaire clé pour BEI Monde, et cette subvention européenne de 15 millions d’euros constitue une étape décisive pour transformer des projets prioritaires d’énergies renouvelables en investissements bancables», a déclaré Ioannis Tsakiris, vice-président de la BEI. « Elle illustre clairement comment le soutien financier de l’Union européenne, combiné aux financements de BEI Monde, permet de mobiliser des investissements à grande échelle dans l’énergie solaire et les infrastructures de réseau nécessaires à son déploiement, accélérant ainsi la transition énergétique de la Tunisie et renforçant l’impact de l’initiative Global Gateway», a-t-il ajouté.

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «En parfaite adéquation avec la stratégie énergétique nationale tunisienne, l’Union européenne investit dans les énergies renouvelables et les infrastructures modernes afin d’accélérer l’autonomie énergétique du pays, de stimuler une croissance durable et de renforcer sa résilience climatique. Ces efforts se traduisent par des améliorations concrètes pour les citoyens et contribuent à une stabilité plus large en Méditerranée

Odile Renaud-Basso, présidente de la Berd, a déclaré : «Nous sommes fiers de collaborer avec l’UE et la BEI pour accélérer la transition écologique de la Tunisie. En combinant les subventions de l’UE et les financements, nous pouvons mobiliser des investissements massifs dans les énergies renouvelables et les infrastructures de réseau. Ces projets contribueront à exploiter les abondantes ressources énergétiques de la Tunisie afin de fournir une électricité sûre, locale et bon marché.»

Des co-investissements publics et privés

Ces accords contribuent directement au programme tunisien de 1,7 GW d’énergies renouvelables et à son objectif de produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2035, tel que défini dans le protocole d’accord UE–Tunisie sur la coopération énergétique.

Les subventions de l’UE, financées par la Plateforme d’investissement de voisinage, permettront de réduire les risques liés à des investissements stratégiques et de mobiliser des co-investissements publics et privés. Elles s’inscrivent dans le cadre du paquet d’investissements Afrique–Europe de Global Gateway et reflètent l’engagement de l’UE, à travers une approche Équipe Europe, à soutenir des systèmes énergétiques durables, sûrs et inclusifs dans les pays partenaires.

Communiqué.

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La Tunisie en 2026 | Une autre année de dormance économique ?

16. Januar 2026 um 10:04

À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée depuis plusieurs années. Rien ne laisse entrevoir une inflexion majeure, encore moins un projet de décollage économique à la hauteur des attentes sociales et des aspirations de la jeunesse.

Salah Darghouth *

La dormance désigne cet état intermédiaire où un organisme demeure vivant, mais suspend son élan vital. Il fonctionne au ralenti, non par absence de ressources, mais par prudence, résignation ou incapacité à mobiliser son potentiel. Appliquée à l’économie, la notion décrit un pays qui conserve ses capacités productives humaines, institutionnelles et culturelles, sans parvenir à les transformer en dynamique collective de développement.

La Tunisie d’aujourd’hui correspond cruellement à cette définition. Rien n’y est totalement à l’arrêt : l’économie produit, exporte, échange ; les institutions tiennent ; les services publics assurent tant bien que mal le minimum vital ; les ménages développent des stratégies de survie. Le pays ne s’effondre pas. Mais il ne décolle pas. Il tourne en rond. Il vivote.

Une croissance trop faible pour créer de l’avenir

Cet état de dormance se reflète d’abord dans une croissance économique durablement faible. La croissance mesure l’augmentation de la richesse produite d’une année sur l’autre. Lorsqu’elle est atone, l’économie avance à peine plus vite que sa population, sans dégager le surplus nécessaire pour investir, innover et améliorer durablement les conditions de vie des gens.

Selon les données de la Banque mondiale, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant en Tunisie est restée extrêmement faible au cours des quinze dernières années. Elle n’a dépassé les 2 % qu’en 2012, dans le sillage immédiat de la révolution, et en 2021 et 2022 à la sortie de la pandémie du Covid. En dehors de ces parenthèses, la quasi-stagnation domine.

Une croissance faible ne provoque pas de rupture brutale. Elle engendre un phénomène plus insidieux : l’absence de marges. L’économie crée à peine plus de richesse qu’elle n’en consomme. L’État, les entreprises et les ménages sont enfermés dans une gestion permanente de la contrainte.

L’action publique se replie alors sur l’urgence : salaires, subventions, service de la dette. L’investissement productif stagne. Les infrastructures se dégradent. L’éducation, la santé, la recherche, l’environnement et la culture deviennent des variables d’ajustement. Ce désinvestissement affaiblit la productivité, décourage l’initiative privée, détériore l’emploi et reconduit à… la croissance faible. Le cercle vicieux est enclenché.

Les effets sociaux et politiques de la dormance

Les conséquences dépassent largement le champ économique. La première est la fragilisation de l’État. Avec des recettes fiscales limitées et des besoins sociaux croissants, l’État est contraint à des arbitrages permanents : investissement ou subventions, entretien ou développement, santé ou éducation. Ces choix sous contrainte finissent par user la légitimité publique.

La deuxième est la stagnation, voire l’érosion, du niveau de vie. Les salaires réels ne suivent plus l’inflation. Les ménages ont le sentiment de travailler davantage pour vivre moins bien. Cette frustration nourrit une colère silencieuse.

La troisième conséquence est plus profonde encore : la dégradation du lien social. Lorsque l’économie ne crée plus suffisamment d’opportunités, la société se replie. Les inégalités se figent, parfois s’aggravent. La méritocratie perd sa crédibilité. Le sentiment d’injustice s’installe, alimentant défiance, retrait civique ou radicalisation des discours.

Enfin, l’enlisement dans une croissance durablement faible finit par étouffer l’imaginaire collectif. Le futur cesse d’être une promesse. Il devient une répétition du présent, parfois même une crainte. Or, aucune nation ne se redresse sans croire, au préalable, en sa capacité à avancer.

Une gestion de l’État en mode survie

Face à cette situation, l’État agit comme un médecin de garde permanent : il stabilise, colmate, gère l’urgence. Il empêche la détérioration immédiate, mais ne relance pas l’élan. La politique économique devient une stratégie d’évitement plutôt qu’un projet de transformation.

Les réformes structurelles — ajustement macro-économique, réforme fiscale, transformation numérique, transition énergétique, adaptation démographique, etc. — sont soit différées, soit abordées de manière fragmentaire. Certaines initiatives mal préparées peuvent aggraver les déséquilibres et tétanisé le climat des affaires. C’est cas chez nous, par exemple, des décisions réglementaires (comme celle des chèques bancaires) qui entravent les échanges économiques et freinent la consommation des catégories modestes.

Dans le même temps, le pays se referme progressivement sur lui-même au nom d’une posture souverainiste, financièrement contraignante : investissements manqués, fiscalité pénalisante pour l’entreprise, restrictions et pénuries alimentant l’inflation. Le résultat est un isolement économique qui réduit encore les perspectives de croissance.

Un immense gaspillage de capital humain

Jamais la Tunisie n’a produit autant de compétences, mais jamais elle ne leur a offert si peu d’horizons. Les jeunes diplômés attendent, bricolent, émigrent ou renoncent. L’effort ne garantit plus l’avenir. Le capital humain est sous-utilisé ou exporté. L’énergie se transforme en résignation ou en départ.

Les effets de cette gestion sans souffle sont visibles dans l’espace public : dégradation des services urbains (accentuée par l’absence de conseils municipaux élus), accumulation des déchets, abandon des espaces verts, territoires sacrifiés comme Gabès, où l’environnement est devenu la variable d’ajustement d’une économie à bout de souffle.

La concentration du pouvoir, l’affaiblissement des corps intermédiaires, la méfiance envers l’expertise et les conseils venant de l’intérieur et plus encore envers celle venant de l’étranger ont vidé l’action publique de sa fonction mobilisatrice. Le pouvoir administre, surveille, accuse, mais prend le risque de ne plus inspirer. Quand la politique cesse de donner du souffle, la société retient le sien.

Du réveil au décollage : changer d’échelle ?

Le décollage économique n’est pas un simple rebond conjoncturel. Il ne se résume ni à une embellie statistique ni à une amélioration passagère. Il désigne le moment où une économie franchit un seuil structurel et entre dans une dynamique durable, auto-entretenue et inclusive de création de richesse.

Pour un pays comme la Tunisie, cela implique clairement un changement d’échelle. Une croissance de 2 ou 3 % ne suffit pas. Elle permet tout au plus de gérer l’existant. Un véritable décollage exige un taux de croissance soutenu, d’au moins 6% par an sur plusieurs années consécutives, condition minimale pour créer suffisamment d’emplois, absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, financer les services publics, moderniser les infrastructures et restaurer la confiance collective.

Un tel niveau de croissance ne relève ni du miracle ni de l’illusion. Il a été atteint par des pays comparables lorsqu’ils ont introduit les réformes macro-économiques et sectorielles qui s’imposent et mobiliser simultanément l’investissement productif, la montée en gamme de leur économie, l’ouverture maîtrisée sur le monde et une gouvernance publique capable de donner une direction claire et stable.

Un décollage se caractérise notamment par une croissance forte, durable et inclusive, un investissement public et privé orienté vers la production, l’innovation et la transition écologique. Il se caractérise aussi par un élargissement du tissu entrepreneurial, une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, une hausse soutenue de la productivité et une véritable valorisation du capital humain. Il se caractérise enfin et surtout par un État stratège qui a le courage de réformer, planifie sans étouffer, régule sans paralyser et investit là où le marché ne peut agir seul.

Donner l’impulsion, puis mobiliser le pays ?

Dans le contexte institutionnel actuel de la Tunisie, une réalité s’impose : l’impulsion du décollage économique ne peut venir que du sommet de l’État. Le pouvoir est aujourd’hui fortement concentré, l’exécutif dispose de larges prérogatives et le Parlement lui est largement acquis. Aucune dynamique de transformation profonde ne peut émerger sans une volonté politique claire, assumée et portée au plus haut niveau.

Il revient donc en premier lieu au Président de la République de définir une vision économique lisible, cohérente et mobilisatrice, et d’assumer pleinement le choix d’un décollage fondé sur une croissance forte, durable et inclusive, d’au moins 6 % par an. Sans cap clair, sans priorité affichée en faveur de l’investissement, de la création de valeur, de l’emploi et de la confiance, la Tunisie restera enfermée dans la gestion du court terme et son économie en état de dormance.

Mais une impulsion venue du sommet, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à elle seule. Elle doit être complétée d’une mobilisation ordonnée et responsable de l’ensemble des forces vives du pays. Une fois la direction donnée, l’État doit redevenir un État stratège qui coordonne, arbitre et s’appuie sur les compétences disponibles, plutôt qu’un État qui décide seul dans l’urgence.

Les administrations, les cadres des entreprises publiques et privées, les travailleurs, les responsables syndicaux, les universitaires, les chercheurs, les collectivités locales, la société civile et la diaspora ont alors un rôle essentiel à jouer : transformer la vision en résultats concrets, chacun dans son champ, chacun à sa place.

La Tunisie n’a pas besoin d’être réinventée. Elle a besoin d’un signal fort, d’un cap assumé et d’un climat de confiance qui libère les initiatives au lieu de les suspecter. Elle dispose d’atouts considérables : une société instruite, curieuse et inventive ; une géographie stratégique ; une mémoire de compromis et de coexistence ; une résilience éprouvée.

Ces atouts ne demandent pas à être inventés. Ils demandent à être libérés.

La stabilité sans horizon est une forme lente de déclin. Reprendre le souffle, c’est redonner de l’air à l’initiative, de la dignité à l’effort, de la confiance au savoir et une direction claire à l’action publique.

L’économie tunisienne doit et peut s’extraire de son état actuel de dormance afin d’initier une dynamique de décollage durable. Toutefois, le décollage repose sur une volonté et un courage politique assumés, un engagement irréversible pour mener toutes les réformes qui s’imposent et une mobilisation collective. Cette volonté, ce courage et cet engagement ne peuvent provenir en tout premier lieu que des plus hautes autorités du pays.  

A bon entendeur…

* Ancien cadre à la Banque Mondiale.

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Un destin tunisien | K2Rhym et les sniffeurs

16. Januar 2026 um 09:47

Karim Gharbi, alias K2Rhym ou encore K2, le richissime rappeur tunisien dont la fortune ne vient certainement pas de la «seule» musique, n’a pas fini de nous surprendre et de nous étonner. Et avec lui, on en apprend toujours des choses. Des vertes et des pas mûres.  

Latif Belhedi

L’ancien gamin de Ras Ettabia et Ksar Saïd devenu maçon à Paris, puis rappeur à la petite semaine, et qui se déplace aujourd’hui de Paris à Dubaï, en passant par Rio de Janeiro et Miami, dans son avion personnel, se serait enrichi grâce à la musique et aux bitcoins, selon ce qu’il a lui-même prétendu, sauf que la source réelle de sa fortune suscite encore des interrogations.

On ne se serait pas intéressé à lui s’il ne s’était pas mis dans la tête qu’il a un destin politique et qu’il a les moyens (et l’intention) de devenir président de la république en Tunisie.

S’étant rapproché de feu l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, dans son exil en Arabie saoudite, via l’une de ses filles, qu’il a épousée et dont il a du reste divorcé, K2, comme il aime s’appeler aujourd’hui, fait toute une propagande sur les réseaux sociaux autour de sa petite personne.

Ayant la faiblesse de courir derrière les médias, dont certains lui courent d’ailleurs derrière, il est intervenu, il y a quelques années de cela, le 23 décembre 2023, dans l’émission ‘‘Klem Ennas’’ sur Mosaïque FM. Et que nous a-t-il appris ?

Karim Gharbi a indiqué qu’«il est prématuré de parler d’un mariage avec la fille de Pablo Escobar, d’autant plus que son divorce avec la fille de l’ex-président Ben Ali vient à peine d’être officialisé.» Il a ajouté qu’il est (ou était alors) «en relation avec la fille de Pablo Escobar» et qu’il travaillais avec elle sur «un projet censé faire la lumière sur certains mythes et inexactitudes relatives à la vie de Pablo Escobar», indiquait alors Mosaïque. 

Manuela, la fille de Pablo Escobar, aujourd’hui, et en 1992 avec son père, peu de temps avant sa mort.

On ne va pas jusqu’à établir un lien direct entre la supposée fortune de K2 et l’argent des narco-trafiquants d’Amérique Latine, et de Colombie plus particulièrement, car on n’a pas les moyens de le prouver matériellement. Et on aimerait bien écarter une telle éventualité. Mais il est tout de même curieux, pour ne pas dire louche, que parmi toutes les femmes de la planète, l’enfant de Ras Tabia ait choisi de porter son dévolu sur la fille du baron de la drogue, le célèbre trafiquant de cocaïne colombien qui était à la tête du tristement célèbre cartel de Medellin où il fût d’ailleurs tué le 2 décembre 1993. Selon ses dires, K2 se donne pour mission de réhabiliter la mémoire pas très reluisante du père de sa probable future épouse, à moins qu’il n’ait changé de cap depuis. On croit rêver !

On a déjà tout vu en Tunisie, mais avoir demain l’époux de la fille du plus célèbre baron de la drogue au Palais de Carthage, ce serait tout de même le comble !

Quand on sait que Moncef Ben Ali, le frère de l’ancien président et ex-gendre de K2, était lui-même un baron de la drogue et faisait partie de la Coucous connection, un trafic international de stupéfiants et de blanchiment d’argent – ayant impliqué principalement des Tunisiens et qui se déroula pendant les années 1980 en France, on ne peut que constater chez Karim Gharbi une propension particulière à fréquenter les sniffeurs.

Honni soit qui mal y pense.

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Football tunisien | Les racines d’une crise durable

16. Januar 2026 um 08:23

Au vu de la dernière Coupe d’Afrique des Nations disputée au Maroc, et face à des résultats modestes, à la fois prévisibles et compréhensibles, il convient d’établir un diagnostic du football tunisien, à froid et sans émotion, comme on essaie de le faire dans cet article. L’objectif n’est ni de céder à la déception du moment ni de chercher des responsabilités immédiates, mais d’analyser en profondeur les causes structurelles qui expliquent les difficultés persistantes de notre football.

Lotfi Sahli  

Le football tunisien traverse en effet une crise profonde et durable, dont les causes sont multiples et étroitement imbriquées. Cette crise dépasse largement le cadre des résultats sportifs et révèle des dysfonctionnements qui touchent l’ensemble de l’écosystème footballistique national.

La gouvernance constitue l’une des principales faiblesses. L’instabilité chronique des directions des clubs, le manque de transparence et l’absence de projets sportifs clairs compromettent toute vision à long terme.

Instabilité technique et endettement chronique

Cette instabilité se manifeste notamment par les changements fréquents d’entraîneurs en cours de compétition, souvent dictés par la pression des résultats immédiats, au détriment de la continuité technique et de la construction d’une identité de jeu.

Sur le plan financier, la situation est préoccupante. La majorité des clubs souffrent d’un endettement chronique, d’une gestion approximative et d’une dépendance excessive aux subventions publiques.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : l’écart budgétaire qui s’est fortement creusé entre l’élite de trois ou quatre clubs et le reste du championnat. Cette disparité réduit le challenge sportif, fausse la concurrence et rend les compétitions prévisibles, ce qui nuit à l’intérêt du public et des sponsors. Les restrictions du nombre de spectateurs dans les stades pour motifs sécuritaires accentuent cette fragilité financière et éloignent davantage les supporters.

Rupture de la chaîne naturelle de formation

Le volet formation demeure l’une des carences les plus alarmantes. Le manque d’écoles et de centres de formation structurés freine la détection des talents. Autrefois, le football tunisien reposait sur un riche football de proximité, animé par des terrains de quartiers et des tournois inter-quartiers, véritables pépinières aujourd’hui disparues sans alternatives organisées, rompant la chaîne naturelle de formation.

Par ailleurs, l’infrastructure sportive fait défaut. Le nombre de terrains homologués n’a pas progressé, malgré l’augmentation des licenciés et des compétitions, ce qui pénalise la formation, la préparation des équipes et l’organisation des championnats.

À ces insuffisances s’ajoute un problème souvent sous-estimé : la majorité des stades ne disposent pas d’un éclairage adéquat permettant l’organisation de matchs en soirée. Cette carence prive le football tunisien d’un levier essentiel d’attractivité. Les rencontres disputées l’après-midi ne tiennent pas compte des contraintes professionnelles et sociales d’une grande partie du public, limitant ainsi l’affluence. L’absence de programmation nocturne réduit l’ambiance, la visibilité médiatique et empêche les clubs de drainer des foules plus importantes, capables de renflouer les caisses par la billetterie et les revenus annexes.

Pour une réforme profonde de la gouvernance

Enfin, l’environnement global reste marqué par des infrastructures vieillissantes, un arbitrage contesté et un climat de tension dans les stades, contribuant à une perte de confiance générale.

En conclusion, le mal du football tunisien est systémique. Sa relance passe par une réforme profonde de la gouvernance, une meilleure équité financière, un investissement stratégique dans la formation et les infrastructures, ainsi qu’une modernisation de l’organisation des compétitions afin de restaurer la compétitivité, l’attractivité et la viabilité économique du championnat.

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La présidente de le Berd en visite en Tunisie

15. Januar 2026 um 13:51

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Odile Renaud-Basso, est en visite en Tunisie les 15 et 16 janvier 2026 pour rencontrer de hauts responsables gouvernementaux et des clients des secteurs public et privé.

Au programme de la visite, des rencontres avec le président de la république Kaïs Saïed; la Première ministre, Sarra Zaafarani Zenzeri ; et le ministre de l’Économie et du Plan et gouverneur de la Berd, Samir Abdelhafidh.

La présidente Renaud-Basso rencontrera également des institutions financières internationales et des partenaires commerciaux.

Les discussions devraient porter sur les priorités communes, notamment la mobilisation des acteurs économiques grâce au financement du secteur privé, le soutien aux investissements dans les énergies durables et les infrastructures, ainsi que la gouvernance économique des entreprises publiques, indique la Berd dans un communiqué.  

Mme Renaud-Basso devraient aussi signer de nouveaux accords d’investissement et de subvention de la Berd, conclus avec l’Union européenne et d’autres partenaires. Elle a déclaré : «Je suis heureuse de me rendre en Tunisie pour réaffirmer notre partenariat durable. Nous sommes déterminés à soutenir une croissance économique créatrice d’emplois de qualité, notamment pour les jeunes et les populations vulnérables, tout en renforçant le secteur privé comme moteur d’opportunités. Parallèlement, nous sommes prêts à accompagner la Tunisie dans sa transition vers une économie résiliente, durable et verte.»

La présidente de la Berd est accompagnée de Nodira Mansurova, cheffe du bureau de la Berd en Tunisie, et d’une délégation de haut niveau de la Berd.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie en 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 89 projets à travers le pays, dont 65 % dans le secteur privé.

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La Tunisie reçoit un nouveau C-130H Hercules des États-Unis

15. Januar 2026 um 13:13

Les États-Unis ont livré, le 13 janvier 2026, un C-130H Hercules à l’armée de l’air tunisienne sur la base aérienne Sidi Ahmed de Bizerte, en présence de hauts responsables militaires, dont le ministre de la Défense, Khaled Sehili, et l’ambassadeur Bill Bazzi.

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé cette livraison, précisant qu’il s’agit du quatrième C-130 livré à la Tunisie par le gouvernement américain depuis 2021.

«La livraison de cet appareil réaffirme l’engagement du gouvernement des États-Unis à renforcer les capacités de transport aérien de l’armée de l’air tunisienne et à promouvoir la prospérité du secteur économique de la défense américain», a déclaré l’ambassade des États-Unis dans un communiqué.

«Cette capacité de transport aérien supplémentaire renforcera la capacité de la Tunisie à mener des exercices conjoints et multinationaux, des missions de transport aérien, des opérations de sécurité et des missions d’intervention rapide dans toute la région. Les États-Unis collaborent avec la Tunisie, partenaire stratégique et allié clé non membre de l’Otan, depuis plus de quarante ans sur les opérations, la formation et le soutien liés aux C-130. Cette livraison marque une nouvelle étape importante dans le développement de la coopération entre les forces armées américaines et tunisiennes», poursuit le communiqué.

«Cet appareil représente un nouveau pas en avant dans le partenariat de longue date et de confiance qui unit les États-Unis et la Tunisie», a déclaré l’ambassadeur Bazzi. Et d’ajouter : «Le renforcement des capacités de transport aérien de la Tunisie consolide notre capacité commune à soutenir la stabilité régionale, les efforts de sécurité conjoints et l’aide humanitaire.»

Lors de la cérémonie de remise, le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a souligné la solidité de l’amitié et le haut niveau de coopération bilatérale entre les deux pays, qualifiant cette coopération de partenariat stratégique fondé sur des intérêts communs et le respect mutuel.

Selon un communiqué du ministère de la défense, M. Sehili a salué l’engagement de l’administration américaine à mettre en œuvre les conclusions de la Commission militaire conjointe tuniso-américaine et la feuille de route pour la coopération militaire bilatérale. Il a ensuite mis en avant les principaux axes de collaboration, notamment le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes, la fourniture d’équipements spécialisés, l’intensification des programmes d’entraînement conjoints, le partage d’expertise et le soutien technique. M. Sehili a réaffirmé la volonté de la Tunisie d’approfondir davantage ce partenariat, rappelant son rôle de garant de la sécurité régionale et de pilier de stabilité.

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Ksar Hellal | Décès du Dr Kamel Maalel

15. Januar 2026 um 12:03

On vient d’apprendre avec une profonde tristesse, ce jeudi 15 janvier 2026, le décès du Dr Kamel Maalel, spécialiste des maladies respiratoires et allergiques, après son admission à l’unité de soins intensifs de la clinique Les Oliviers à Sousse.

Le docteur Kamel Maalel a été hospitalisé suite à un grave accident de la route survenu dimanche dernier à Ksar Hellal, sa ville natale.

Ses obsèques auront lieu aujourd’hui après la prière d’Al-Âsr au cimetière Al-Qassab, à Ksar Hellal, où le défunt était connu pour son dévouement et sa grande compassion envers les malades et les plus démunis.

Dr Maalel était diplômé en allergologie de la Faculté de Médecine de Necker à Paris et ancien médecin principal et spécialiste du CHU de Sousse. IL avait son cabinet privé à Ksar Hellal.

I. B.

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City Cars lance le EV3 et accélère la mobilité électrique en Tunisie

15. Januar 2026 um 11:35

Kia EV3, portée par une vision avant-gardiste, poursuit activement son offensive vers une mobilité 100 % électrique. Dans cette dynamique, le constructeur sud-coréen s’impose comme un acteur majeur grâce à un plan d’électrification ambitieux, soutenu par une gamme en constante évolution.

Fort du succès du Kia EV6, premier véhicule entièrement électrique de la marque, et de l’arrivée acclamée de son flagship, le Kia EV9, Kia franchit une nouvelle étape stratégique avec l’introduction du Kia EV3, conçu pour démocratiser la conduite électrique.

Positionné sur le segment des SUV urbains compacts, le Kia EV3, petit frère de l’EV9, représente un modèle phare – voire décisif – dans l’écosystème électrique de la marque. Pensé pour une nouvelle génération de conducteurs, il allie design emblématique, performances zéro émission et technologies intelligentes. Il ouvre ainsi la voie à une électromobilité plus accessible et grand public.

City Cars acteur clé de la mobilité électrique

En Tunisie, cette ambition se concrétise avec City Cars. Fidèle à une stratégie visionnaire et innovante, l’entreprise annonce avec fierté l’introduction du Kia EV3 sur le marché tunisien, marquant une étape clé dans le développement local de la mobilité propre.

«Chez City Cars, nous réaffirmons avec force notre engagement à accompagner la vision audacieuse de Kia en matière de mobilité durable. Après le lancement réussi des Kia EV6 et EV9, nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape stratégique en mettant sur le marché tunisien un modèle électrique plus accessible au plus grand nombre. L’arrivée du Kia EV3 constitue un jalon majeur dans la mise en œuvre de notre plan visant à proposer une gamme 100 % électrifiée couvrant l’ensemble des segments et répondant aux attentes de tous nos clients. Les deux dernières années nous ont permis d’accumuler une expérience précieuse à travers l’exploitation des EV6 et EV9 sur nos routes. Ces modèles ont bénéficié d’un suivi rigoureux dans le cadre du programme exclusif “Green Tie Program” (GTP), déployé par City Cars afin d’accompagner, rassurer et guider nos clients dans leur transition vers l’électrique. Grâce à ce programme, ils ont pu profiter d’un service attentionné et d’un soutien personnalisé, qui a favorisé une adoption sereine et convaincue du 100 % électrique. Nous capitalisons aujourd’hui sur ces acquis, en nous appuyant sur notre expertise historique et sur la force d’un réseau de proximité composé d’une vingtaine d’agents agréés à travers tout le pays. Ce réseau est d’ores et déjà équipé de cinq bornes de recharge rapide de 60 kW permettant de récupérer jusqu’à 80 % d’autonomie en environ 30 minutes, installées dans les villes de Tunis, Sousse, Monastir, Sfax et Gabès. Nous irons encore plus loin : deux bornes supplémentaires seront mises en service à Gafsa et Djerba durant le premier semestre 2026, renforçant un maillage stratégique couvrant les principales régions du territoire. Nous sommes extrêmement fiers de ces investissements majeurs, qui témoignent de notre engagement total à accompagner nos clients dans la transition électrique et à leur garantir une expérience de conduite fluide, sereine et pleinement maîtrisée, partout en Tunisie. City Cars restera au rendez-vous pour bâtir, aux côtés de Kia, un futur automobile plus propre, plus moderne et accessible à tous», a déclaré Riadh Annabi, DG de City Cars.

Kia EV3 primé World Car of the Year 2025

Élu Voiture mondiale de l’année 2025, le Kia EV3 sera commercialisé en quatre finitions, à partir de 104 980 DT.

Offrant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 605 km, il se décline en versions Air, Earth, Earth Plus et GT-Line, afin de répondre à des usages et attentes variés, le Kia EV3 se distingue par une dotation technologique complète, pensée pour conjuguer confort, sécurité et modernité.

À l’extérieur, son design affirmé est sublimé par des jantes en alliage de 17 ou 19 pouces et par l’éclairage avant à signature lumineuse «Star Map», symbole de la nouvelle identité visuelle électrique de Kia.

À bord, l’éclairage d’ambiance intérieur à LED crée une atmosphère élégante et raffinée, renforçant le bien-être à chaque trajet. Le confort est optimisé grâce à la climatisation automatique bi-zone et à un système de navigation intégrant la cartographie de la Tunisie ainsi que les services connectés.

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K2Rhym, la nostalgie de Ben Ali et nous !

15. Januar 2026 um 11:02

Ceux qui s’apprêtent à regarder le documentaire de Karim Gharbi alias K2Rhym peuvent se contenter de la première demi-heure, le reste est à la gloire de notre Snoop Dogg national qui se voyait déjà au palais de Carthage. Les dix dernières minutes peuvent également s’avérer intéressantes pour ceux qui veulent en savoir un petit peu plus sur les conditions de l’inhumation de l’ancien président de la république Zine El Abidine Ben Ali en Arabie Saoudite.

Mohamed Sadok Lejri

Les témoignages de Habib Ammar (Général d’armée et ancien ministre), Abdelkrim Jilani Ghouma (ancien directeur au ministère de l’Intérieur) et Mohamed Berhouma (ancien chef du protocole à la présidence de la République) sur le coup d’Etat du 7 novembre 1987 sont dignes d’intérêt. Ils relatent les événements au cours desquels ils étaient aux avant-postes et parlent du rapport qu’ils entretenaient avec Ben Ali.

En revanche, on a l’impression que cette première partie est venue se greffer sur le reste du documentaire qui n’est autre chose qu’une hagiographie du rappeur K2Rhym. Ce dernier avait probablement l’intention de s’en servir comme outil de propagande lors de la campagne des dernières élections, mais, manifestement, les choses ne se sont pas déroulées comme il espérait pour les raisons que l’on connaît *.

L’«héritier» autoproclamé d’un dictateur  

Une fois la première demi-heure passée, la vacuité prend le relais et le rappeur se met à nous raconter ses origines, son enfance et adolescence, sa vie et sa success-story, le tout sur un ton sirupeux et avec des invités qui manient bien la brosse à reluire. Bref, ça nous fait une belle jambe ! Les intervenants nous donnent parfois l’impression qu’il s’agit d’une figure christique.

Le protagoniste du documentaire a essayé de nous faire comprendre de façon implicite qu’il entretenait un «rapport filial» avec l’ancien dictateur et qu’ils étaient même familiers ; un peu comme si le digne héritier était venu au chevet du patriarche pour l’assister dans ses dernières heures, et comprenne qui pourra !

Enfin, tous ces Tunisiens qui se réfugient depuis quelque temps dans la nostalgie de Ben Ali et qui sautent à la gorge de celui qui ne partage pas leurs regrets et leur «nostalgie du bon vieux temps» commencent à me taper sur le ciboulot ! Comme si Ben Ali était étranger aux turpitudes qui rongent le pays, telles entre autres les malversations et la corruption ! Comme si le défunt était étranger à cette médiocrité qui est devenue l’alpha et l’Omega de notre existence !


Cet homme louche compte sur la crédulité intéressée de beaucoup de Tunisiens pour accéder au Palais de Carthage.

Un gage de médiocrité intellectuelle

L’homme a hypothéqué l’avenir du pays en le plaçant entre les jambes de sa femme Leïla Trabelsi, et ça geint encore ! Tous ces jeunes cons qui votent invariablement identitaire et réactionnaire ne sont-ils pas le produit du système éducatif de Ben Ali ? Ce dernier pensait lutter contre l’extrémisme religieux, mais il s’est en réalité, et à son insu, mis au service du projet obscurantiste en produisant des générations d’incultes qui votent aujourd’hui sans aucune conscience politique.

La médiocrité intellectuelle et l’esprit rétrograde et réactionnaire dans lesquels nous baignons aujourd’hui sont, en fait, l’héritage que nous a légué Ben Ali. Ce dernier a fait perdre à la Tunisie près d’un quart de siècle et a dilapidé un héritage d’une valeur inestimable et acquis à la suite d’immenses efforts.

Je persiste et signe : durant son règne, on a détruit le système éducatif, on a dévoyé la morale et certaines valeurs à des fins perverses, on a abruti les jeunes générations avec la culture des virages des stades de football et on a livré la société aux émanations populacières, sans parler des vies brisées et des bouches muselées, de la torture, des persécutions et des bouteilles en verre dans le fion, de la paranoïa qui régnait en maître dans le pays à cause des murs qui avaient des oreilles… Et la liste des réalisations historiques de l’«artisan du changement» est encore longue !

Bref, les vingt-trois de règne de Ben Ali ont réduit en cendres des choses difficilement réhabilitables. Ce ne sont pas les larmes nostalgiques de quelques surexcités ou un K2Rhym qui, à travers ce documentaire, apparaît dans les vêtements du «fils» qui pourrait lui succéder qui vont nous faire changer d’avis ou restaurer ce qui semble être définitivement brisé. Y en a marre de Ben Ali, bonne fête et bon 14 janvier à tout le monde !

* Sa candidature à la présidentielle de 2024 a fait pschitt et une procédure judiciaire a été intentée à son encontre.

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