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Ankara veut l’arme nucléaire : et si c’était un coup de bluff ?

12. Februar 2026 um 11:01

La Turquie cherche-t-elle à entrer dans la course à l’armement nucléaire ? En laissant planer un long silence, le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, cultive l’ambiguïté sur les intentions de son pays d’ouvrir un jour un programme de nucléaire militaire.

Le silence est parfois plus éloquent que les mots. C’est le cas du ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, qui, interrogé par les journalistes mardi 10 février sur le plateau de la chaîne pro gouvernementale CNN Türk sur l’éventualité que son pays se dote de l’arme nucléaire, répondait par un silence lourd de sens, cultivant ainsi l’ambigüité sur les intentions d’Ankara de se lancer un jour dans la course à l’arme fatale.

Un silence menaçant

Un silence inquiétant qui a été largement commenté par la presse israélienne et grecque, et qui interpelle venant de la part d’un ancien chef des renseignements et d’un homme politique de premier plan considéré comme un possible successeur du président islamiste Recep Tayyip Erdogan.

Soulignons à ce propos que ces déclarations font écho à des propos plus anciens du président turc qui avait déjà contesté l’ordre nucléaire mondial; jugeant « inacceptable » que certaines puissances disposent de l’arme atomique; tandis que d’autres en soient exclues.

A noter également que lors de cette entrevue, et après avoir redit son opposition totale à une attaque américaine contre l’Iran et affirmé l’opposition de son pays à ce que l’Iran se dote de la bombe nucléaire, le chef de la diplomatie turque a déclaré que la Turquie « n’a aucun intérêt à déstabiliser l’équilibre stratégique régional » et que son pays « ne souhaite pas déclencher une compétition nucléaire ». Mais, a-t-il ajouté « si des pays du Moyen-Orient s’engageaient dans une véritable course aux armes nucléaires, la Turquie serait contrainte, à terme, d’envisager l’acquisition de l’arme nucléaire ».
Pour le chef de la diplomatie turque, les conséquences de la course à l’arme nucléaire ne se limiteraient pas à l’Iran, mettant en garde contre une réaction en chaîne dans tout le Moyen-Orient. « On ne peut pas s’attendre à ce que les pays restent les bras croisés », a-t-il lancé. Tout en décrivant un scénario dans lequel « les capacités nucléaires de l’Iran pourraient engendrer une course difficile à contenir une fois enclenchée ».

Ryad dans la course ?

A quel pays de la région faisait-il allusion ? A Israël qui ne confirme ni n’infirme officiellement la possession d’armes nucléaires, suivant une politique d’« ambiguïté stratégique ». Et ce, bien que des estimations internationales évaluent son arsenal à environ 90 ogives nucléaires, avec une capacité de matières fissiles permettant potentiellement d’en fabriquer jusqu’à 200 ?

A l’Iran qui est aujourd’hui en pleines négociations avec Washington en vue d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien ?

A moins que ce ne soit l’Arabie saoudite ?
Officiellement, la riche monarchie pétrolière avance concrètement sur un programme nucléaire civil pour diversifier son énergie (Vision 2030), incluant l’extraction d’uranium local et la construction de réacteurs, notamment à Duwaiheen.
Mais bien que Riyad soit signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui interdit la mise au point d’armes nucléaires, des responsables saoudiens ont toutefois déclaré par le passé que si l’Iran obtenait l’arme nucléaire, le royaume chercherait à faire de même. Son intérêt pour l’enrichissement d’uranium sur son territoire suscite bien des préoccupations, car cette technologie peut avoir des usages civils et militaires.

Dilemme

Alors, face à cette course effrénée aux armes nucléaires qui est engagée par ses voisins, Ankara peut-elle rester les bras croisés ?

Sur le plan juridique, la Turquie est liée par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qu’elle a ratifié en tant qu’État non doté de l’arme atomique. Cet engagement lui interdit de développer ou d’acquérir des armes nucléaires. En contrepartie, Ankara peut poursuivre un programme nucléaire civil sous contrôle international.

Par ailleurs, en tant que membre de l’OTAN, la Turquie accueille déjà des armes nucléaires américaines sur la base aérienne d’Incirlik, sans toutefois n’avoir ni le contrôle ni l’autorisation d’utiliser ces armes. Bref, la Turquie bénéficie du parapluie nucléaire de l’Alliance ce qui lui assure une forme de protection stratégique sans posséder son propre arsenal.

Au final, n’est-il pas légitime de penser que les déclarations du chef de la diplomatie turque traduisent un message politique au reste du monde : l’ancien empire ottoman ne veut pas se retrouver en position d’infériorité durable vis-à vis de ses voisins et veut être reconnu comme une puissance majeure, dont les préoccupations sécuritaires doivent être prises au sérieux.

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Sommet UE : Bruxelles à l’offensive pour une Europe plus compétitive et souveraine

12. Februar 2026 um 10:46

La compétitivité et le renforcement du marché unique sont au cœur du sommet informel de l’UE qui se tient au château d’Alden Biesen, en Belgique.

Les 27 chefs d’État et de gouvernement se réunissent, jeudi 12 février 2026, à huis clos afin d’examiner comment l’UE peut se renforcer économiquement en simplifiant la législation, en renforçant le marché unique et en réduisant sa dépendance vis-à-vis des pays tiers.

Le président du Conseil européen, António Costa, souligne que « dans le contexte géopolitique actuel, le renforcement du marché unique est plus que jamais un impératif stratégique urgent ».

Dans le même esprit, les responsables européens indiquent qu’il n’est pas nécessaire de « réinventer la roue », mais d’accélérer et de renforcer les initiatives existantes pour simplifier la réglementation et diversifier les relations commerciales de l’UE. Et ce, tout en tenant compte de la nécessité de mécanismes de protection pour les secteurs particulièrement sensibles.

António Costa a invité l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, et l’ancien Premier ministre italien, Enrico Letta, au sommet d’aujourd’hui afin qu’ils présentent leur vision de la compétitivité européenne. Leur rapport de 2024 avait mis en lumière les obstacles et la rigidité bureaucratique du marché unique, ainsi que la dépendance extérieure de l’UE, ouvrant un dialogue plus large qui se poursuit encore aujourd’hui.

 

Lire aussi : Les « dix commandements » de Mario Draghi pour l’Europe

 

Bien que ce sommet informel n’ait pas pour objectif d’élaborer une nouvelle stratégie européenne ni de publier un communiqué final, il devrait toutefois aboutir à un engagement commun des « 27 » à simplifier davantage la législation, à réduire les charges administratives pour les entreprises et à renforcer le financement de l’innovation – en particulier pour les petites et moyennes entreprises – grâce à une plus grande mobilisation de capitaux privés.

« Coopération renforcée » et préférence européenne sur la table

Dans le même temps, l’idée de diversification des échanges et de financement de grands projets à l’échelle européenne gagne du terrain. Ce qui pourrait constituer le fondement de formes de « coopération renforcée » entre les États membres prêts à accélérer le processus. Cette possibilité est mise en avant par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants européens. Elle souligne que si l’objectif demeure de parvenir à un accord « entre les 27 », lorsqu’un manque de progrès ou d’ambition menace de compromettre la compétitivité ou la capacité d’action de l’Union, l’UE ne doit pas hésiter à recourir aux possibilités de coopération renforcée offertes par les traités.

Ursula von der Leyen a également ouvert le débat sur la « préférence européenne » en tant qu’outil politique, visant à garantir que les entreprises bénéficiant de fonds publics s’approvisionnent en équipements et technologies auprès des industries européennes. Renforçant ainsi l’autonomie des secteurs critiques et stratégiques de l’UE.

Convergence des objectifs, désaccords sur les moyens

Toutefois, ces points de vue ne sont pas pleinement partagés par tous les États membres. S’il existe un large consensus sur les objectifs de renforcement de la compétitivité européenne, des désaccords persistent quant aux moyens à mettre en œuvre.

Il convient de noter que les dirigeants italien, allemand et belge ont tenu ce matin un « mini-sommet » sur la compétitivité, auquel ont participé une douzaine de dirigeants européens. Dans le document commun qu’ils ont présenté, les trois pays se montrent prudents quant au concept de « préférence européenne », sans pour autant le rejeter. Tout en soulignant que toute mesure de ce type doit être exceptionnelle, limitée, proportionnée et conforme à la stratégie commerciale globale de l’UE et à ses engagements internationaux.

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Tunisie : vaste campagne de recrutement d’enseignants

12. Februar 2026 um 10:05

Le ministère de l’Education lance une vaste campagne de recrutement d’enseignants. Un concours externe est organisé pour intégrer de nouveaux professeurs dans les cycles secondaire et technique, avec des examens programmés à compter du 13 avril 2026.

D’après un texte officiel paru le 11 février 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), les postulants devront respecter un calendrier strict. L’enregistrement sur la plateforme numérique dédiée constitue une étape incontournable, avec une date butoir fixée au 14 mars prochain. Les candidats enseignants disposeront ensuite d’un délai jusqu’au 27 mars pour transmettre leurs dossiers physiques aux directions régionales de l’éducation de leur ressort.

Les évaluations écrites s’étaleront sur plusieurs journées consécutives à partir de la mi-avril.

Une offre concentrée sur les disciplines scientifiques et littéraires

Le volume des recrutements atteint 1 630 postes, ventilés selon les besoins disciplinaires des établissements. Les mathématiques arrivent en tête avec 390 places, suivies de l’arabe (320), des sciences physiques (185) et de l’éducation islamique (180). Le secteur technique mobilise 165 opportunités.

Les sciences humaines représentent 95 postes en histoire-géographie. Tandis que les sciences naturelles en comptent 65. Le français et l’éducation civique proposent chacun 50 places, la philosophie 40. Les spécialités techniques – mécanique et électricité – offrent 25 postes chacune. Enfin, la gestion et l’économie ferment la liste avec 20 postes par discipline.

Cette initiative vise à consolider l’encadrement pédagogique sur l’ensemble du territoire national, aussi bien dans les lycées généraux que dans les établissements à vocation professionnelle.

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États-Unis : forte hausse inattendue de l’emploi en janvier 

12. Februar 2026 um 09:55

Les créations d’emplois de l’économie américaine début 2026 ont enregistré une forte hausse, plus du double des estimations, entraînant une légère baisse du taux de chômage.

Plus précisément, selon le ministère du Travail américain publié mercredi 11 février, l’économie américaine a créé 130 000 emplois non agricoles en janvier, contre seulement 48 000 en décembre.

De plus, ce chiffre a largement dépassé les prévisions moyennes des analystes qui tablaient sur 55 000 nouvelles créations d’emplois en janvier. Dans ce contexte, le taux de chômage américain a légèrement ralenti à 4,3 %.

Par ailleurs, la mesure plus spécifique qui inclut les personnes découragées et celles occupant un emploi à temps partiel pour des raisons économiques a enregistré une baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport à décembre, pour s’établir à 8 %.

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Jumia cesse ses activités en Algérie, 14 ans après

12. Februar 2026 um 09:37

Après sa fermeture en Tunisie en 2024, au Cameroun et en Afrique du Sud, la marketplace panafricaine Jumia, vient d’officialiser son retrait du marché algérien, mettant ainsi fin à 14 ans de présence.

En dépit de son statut de leader du secteur en Algérie, la plateforme panafricaine de e-commerce (présente dans 44 wilayas), cessera ses opérations au plus tard le 10 mars 2026, dans le cadre d’une stratégie globale de recentrage sur ses marchés les plus rentables, comme le soulignent les médias algériens.

Cette annonce est intervenue en marge de la présentation des résultats financiers de l’exercice 2025 de Jumia Technologies, mardi 10 février 2026. Et selon le site 360algerie.com, « la filiale locale, Jade E-Services Algeria SARL, a déjà commencé à notifier ses vendeurs partenaires : le site ne sera plus accessible au plus tard le 10 mars 2026 ».

A noter que le groupe, sous l’impulsion de son PDG, Francis Dufay, s’est désengagé de quatre pays du continent ces dernières année, en l’occurrence le Cameroun, la Tanzanie, la Tunisie et l’Afrique du Sud successivement. Avec un objectif clair : améliorer l’efficacité opérationnelle en concentrant les ressources sur des pays à plus forte croissance, entre autres le Nigeria et l’Égypte.

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Ces talents tunisiens qui propulsent l’IA mondiale

12. Februar 2026 um 08:19

La Tunisian AI Society (TΛIS) a dévoilé les lauréats des Tunisian AI Awards, distinguant trois figures d’exception qui façonnent l’avenir de l’intelligence artificielle à l’échelle internationale. Il s’agit d’Asma Ben Abacha, Lotfi Ben Romdhane et Zina Ben Miled. À travers ces distinctions, l’organisation met en lumière l’impact global des compétences tunisiennes dans des domaines clés tels que la santé, le machine learning, le big data et l’ingénierie des connaissances, indique un communiqué de RECONNECTT.

Ainsi, Asma Ben Abacha, scientifique senior chez Microsoft Health AI (États-Unis), est reconnue pour ses contributions majeures en traitement automatique du langage naturel appliqué à la santé. Titulaire d’un doctorat en informatique de l’Université Paris-Sud et diplômée de l’ENSI (Ecole nationale des sciences informatiques) en Tunisie, elle a publié quelque 80 travaux scientifiques totalisant plus de 4 000 citations, ajoute la même source.

Spécialiste des systèmes de questions-réponses médicales, de la génération de comptes rendus cliniques et de l’extraction des déterminants sociaux de la santé, elle a également joué un rôle central dans des initiatives internationales comme les challenges MEDIQA et ImageCLEF.

Lauréate de distinctions américaines, elle contribue aussi activement à l’écosystème tunisien de l’IA en tant que membre du comité consultatif de TΛIS.

Pour sa part, en Tunisie, Lotfi Ben Romdhane, professeur et doyen de l’ISITCom (Université de Sousse), est salué pour son leadership académique et institutionnel. Docteur de l’Université de Sherbrooke au Canada, il dirige le laboratoire MARS spécialisé en raisonnement automatique. Ses recherches portent sur l’intelligence artificielle, l’analyse des réseaux sociaux, le big data et les algorithmes de graphes, explique RECONNECTT.

Auteur de plus de 40 publications scientifiques et encadrant de nombreuses thèses, il joue également un rôle structurant dans la gouvernance universitaire et scientifique, notamment en tant que président de la Société tunisienne d’informatique (STI).

De son côté, aux États-Unis, Zina Ben Miled, professeure à Purdue University, est une experte en machine learning et en IA appliquée à la santé. Ses travaux incluent des modèles prédictifs pour la maladie d’Alzheimer et l’intégration de données biomédicales à grande échelle, en collaboration avec des institutions telles que le NIH et des groupes industriels.

Membre senior de l’IEEE, elle a reçu plusieurs distinctions prestigieuses, dont le NSF CAREER Award.

Le communiqué précise que les lauréats ont été sélectionnés pour l’excellence scientifique, l’impact sociétal et éthique de leurs travaux, leur engagement envers la communauté IA et leur rayonnement international.

Fondée en 2023 par RECONNECTT et basée à Paris, TΛIS œuvre au développement d’un écosystème IA innovant, en renforçant les liens entre les talents tunisiens en Tunisie et à l’international.

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Mourad Hajji, nouveau DG d’Attijari Leasing

11. Februar 2026 um 22:32

Attijari Leasing annonce la nomination de Mourad Hajji au poste de directeur général. Cette promotion vient saluer un parcours exemplaire de seize années au sein du groupe Attijari bank, marqué par une progression constante et des responsabilités stratégiques de premier plan.

Pur produit du groupe, M. Hajji a occupé plusieurs fonctions clés qui ont jalonné une trajectoire ascendante. En effet, après avoir intégré Attijari bank en 2009, il a successivement exercé en tant que directeur régional (2019-2023), avant d’être nommé directeur du réseau (2023-2025). À ce poste, il a piloté d’importants projets de transformation et contribué activement à la modernisation et à la performance du réseau.

À l’été 2025, il rejoint Attijari Leasing en qualité de directeur général adjoint (Dga), consolidant ainsi sa connaissance approfondie des métiers du financement et du leasing. Sa parfaite maîtrise des enjeux financiers, alliée à une solide expertise opérationnelle, constitue aujourd’hui un atout majeur pour accompagner Attijari Leasing dans ses nouvelles ambitions stratégiques et renforcer son positionnement sur le marché.

Cette nomination illustre la volonté affirmée du groupe de valoriser et promouvoir ses talents internes, dans une dynamique de continuité, de performance et de pérennisation de ses résultats financiers.

Parcours Mourad Hajji en bref :

  • 2009 : Intégration d’Attijari bank

  • 2019 – 2023 : Directeur Régional

  • 2023 – 2025 : Directeur du Réseau

  • Août 2025 : Directeur Général Adjoint d’Attijari Leasing

  • Février 2026 : Directeur Général.

La rédaction de leconomistemaghrebin.com lui adresse ses vœux de pleine réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

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Gestern — 11. Februar 2026Haupt-Feeds

Affaire Abir Moussi: verdict attendu le 18 février

11. Februar 2026 um 17:07

La procédure judiciaire visant Abir Moussi connaît un nouveau report. La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a fixé au 18 février la date des plaidoiries finales et du prononcé du jugement dans l’affaire la concernant, selon une source judiciaire.

À l’origine de cette affaire figure une plainte déposée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), fondée sur le décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif à la répression des infractions liées aux systèmes d’information et de communication, rapporte la TAP.

En première instance, le 5 août 2024, la présidente du Parti destourien libre (PDL) avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement. Les poursuites portent sur l’usage intentionnel de systèmes et de réseaux d’information et de communication en vue de fabriquer et de diffuser de fausses nouvelles, données ou documents. Selon l’accusation, ces agissements visaient à porter atteinte aux droits d’autrui ou à nuire à la sûreté publique ou à la défense nationale.

Saisie en appel, explique la même source, la juridiction compétente avait ramené la peine à 16 mois de prison. À la suite de cette décision, tant la défense que le ministère public ont introduit des pourvois en cassation. La Cour de cassation a ensuite annulé l’arrêt et ordonné le renvoi du dossier devant la Cour d’appel de Tunis pour un nouvel examen par une formation collégiale composée différemment.

A noter que Abir Moussi est incarcérée depuis le 5 octobre 2023 dans le cadre de plusieurs procédures, parmi lesquelles deux plaintes émanant de l’ISIE ainsi que l’affaire dite du « bureau d’ordre », relevant de la présidence de la République.

Affaire à suivre.

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Le Liban mise sur le FMI pour sortir de l’impasse

11. Februar 2026 um 15:41

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a discuté avec une délégation du Fonds monétaire international (FMI) d’un projet de loi portant sur la situation des banques et la réglementation financière du pays, ainsi que des prochaines étapes en vue de parvenir à un accord avec le Fonds.

Nawaf Salam a reçu mardi 10 février une délégation du FMI dirigée par Ernesto Ramirez Rejo, lit-on dans un communiqué. Il y a expliqué que la réunion « avait été positive et fructueuse, les observations du Fonds sur le projet de loi relatif à la situation des banques ayant été examinées, ainsi que le projet de loi sur la réglementation financière et le recouvrement des dépôts. Les prochaines étapes concrètes ont également été abordées en vue de parvenir à un accord avec le Fonds », selon l’agence de presse allemande DPA.

À rappeler que le Liban souffre d’une crise financière et économique depuis novembre 2019, qui a eu des répercussions sur divers secteurs. Mais il a conclu un accord avec le FMI sur les niveaux de personnel, le 7 avril 2022, dans lequel il est exigé que le Liban mette en œuvre les réformes nécessaires pour conclure l’accord final.

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Expo Osaka 2025 : plus de 630 000 Japonais ont découvert le pavillon tunisien

11. Februar 2026 um 15:25

Le bilan de la participation tunisienne à l’Exposition universelle clôturée en octobre dernier révèle une fréquentation significative et des retombées économiques prometteuses. Les visiteurs nippons ont passé en moyenne plus de 30 minutes dans l’espace tunisien, bien au-delà des standards pour ce type d’événement.  

Mourad Ben Hassine, commissaire général de la délégation tunisienne et directeur général du CEPEX, a communiqué ces chiffres mercredi 11 février 2026 lors d’une session de bilan organisée à Tunis. La durée de visite enregistrée contraste avec la conception habituelle de ces espaces, généralement prévus pour des parcours rapides. Le pavillon a servi de vitrine au patrimoine civilisationnel, traditionnel et culturel tunisien, permettant aux visiteurs japonais d’appréhender les spécificités nationales à travers une scénographie dédiée. L’exposition s’est déroulée du 13 avril au 13 octobre 2025 à Osaka, dans la région du Kansai.

Des événements satellites aux retombées multiples

Parallèlement à l’exposition principale, plusieurs manifestations économiques ont été orchestrées. La valorisation des produits du terroir et locaux ainsi qu’une semaine thématique consacrée au tourisme tunisien, programmée du 29 septembre au 1er octobre 2025, devraient générer des impacts touristiques, économiques et sociaux, selon Ben Hassine.

Des échanges commerciaux concrets ont émergé entre opérateurs tunisiens et japonais dans plusieurs filières : énergies renouvelables, gestion hydraulique, produits du terroir comme l’huile d’olive et les dattes. Une délégation japonaise se trouve actuellement en Tunisie pour collaborer avec de jeunes Tunisiens sur le développement et la promotion de ces productions locales, a précisé le responsable.

Un dispositif de suivi pour pérenniser les acquis

La Chambre mixte tuniso-japonaise et les autorités tunisiennes prévoient d’organiser forums et ateliers afin d’assurer la continuité et la concrétisation des résultats obtenus durant l’Expo Osaka 2025.

Nacef Belkhiria, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise, plaide pour un approfondissement du partenariat stratégique entre les deux pays. Il estime que la Tunisie doit proposer des incitations compétitives face à la concurrence régionale. Le pays dispose d’atouts attractifs pour les investisseurs nippons : capital humain qualifié, expertise en intelligence artificielle, services et applications informatiques.

Objectifs stratégiques de la participation

Ben Hassine avait préalablement défini les ambitions de cette présence tunisienne : établir des partenariats équilibrés, valoriser l’offre nationale en biens et services, générer de nouvelles opportunités commerciales et capter des investissements dans l’innovation, la science et la technologie.

La promotion du tourisme local figurait également parmi les priorités, tout comme le positionnement de la Tunisie en tant que plateforme de transfert de connaissances et de technologies vers d’autres nations africaines, tirant parti de sa localisation géographique stratégique.

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Coopération Tunisie-Suède : cap sur la modernisation du commerce des services

11. Februar 2026 um 14:48

La Suède cofinance un projet pour libéraliser le commerce des services en Tunisie.

L’Agence suédoise de coopération internationale (Sida) finance, en partenariat avec la Banque mondiale, une initiative visant à lever les entraves aux échanges de services, secteur jugé stratégique pour la modernisation économique tunisienne et la création d’emplois.

Un dispositif pour fluidifier les transactions commerciales

Le projet « Commerce des services pour le développement », mené conjointement par la Banque mondiale et le ministère tunisien du Commerce, a pour objectif d’identifier puis de supprimer les barrières qui freinent actuellement les flux commerciaux de services. L’enjeu : créer un cadre plus compétitif et favorable à la croissance économique.

Cette semaine, l’ambassadeur de Suède Cecilia Wramsten a accueilli une délégation de la Banque mondiale chargée du programme. La rencontre s’inscrit dans le suivi opérationnel de cette coopération tripartite entre Stockholm, l’institution financière internationale et Tunis.

Le secteur des services présenté comme un levier de modernisation

Un atelier thématique a rassemblé représentants des administrations publiques et acteurs privés tunisiens. Lors de la session inaugurale, le chef de mission adjoint suédois Joakim Svahn a défendu le commerce des services comme vecteur de transformation économique et générateur d’opportunités pour le pays.

Dans son intervention, le diplomate a réaffirmé l’engagement de la Suède à accompagner ses partenaires tunisiens dans la valorisation du potentiel économique national, la stimulation de l’emploi et l’établissement de liens économiques pérennes entre les deux nations.

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Voyages long-courriers : 2026 s’annonce morose en Europe

11. Februar 2026 um 14:19

La demande internationale de voyages long-courriers semble plus modérée en 2026, l’Europe conservant une position forte grâce à son image de sécurité et à la demande croissante de voyages plus flexibles et expérientiels. C’est ce qui ressort du nouveau Baromètre des voyages long-courriers 1/2026 de la Commission européenne du tourisme (ETC) qui vient d’être publié.

Parallèlement, 59 % des voyageurs en provenance des principaux marchés étrangers de l’UE déclarent prévoir d’effectuer au moins un voyage long-courrier en 2026, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année dernière, une évolution principalement attribuée à la hausse des coûts et au temps de vacances limité.

Dans le même temps, l’intérêt pour les voyages en Europe reste vif : 42 % des personnes interrogées envisagent de se rendre sur le continent en 2026, malgré un léger recul de 3 % par rapport à l’année précédente. C’est en Chine (59 %) et au Brésil (54 %) que l’intérêt est le plus marqué, tandis qu’au Japon (20 %) et aux États-Unis (34 %), l’incertitude économique pesant sur les décisions de voyage, les intentions sont plus faibles.

Pour des marchés comme l’Australie et le Canada, on observe une nette tendance vers des destinations plus proches et plus économiques, ce qui confirme une évolution plus générale vers des voyages de plus courte distance.

La sécurité s’impose actuellement comme un atout concurrentiel majeur pour l’Europe. 51 % des voyageurs affirment que la sécurité est le critère le plus important dans le choix d’une destination, l’Europe se classant première au monde en matière de stabilité politique, de sécurité personnelle et d’exposition aux risques naturels. Cette perception est particulièrement forte sur le marché chinois.

Par ailleurs, le coût demeure le principal frein aux voyages à l’étranger : 52 % des personnes qui n’envisagent pas de long voyage déclarent que le prix est leur principal obstacle.

Concernant l’Europe en particulier, l’accessibilité apparaît comme le principal frein pour 43 % des voyageurs, une sensibilité accrue étant observée chez les 18-34 ans.

En revanche, et c’est particulièrement important pour les destinations européennes et méditerranéennes, le profil des voyageurs évolue : l’intérêt pour les voyages semi-organisés augmente, tandis que la préférence pour les séjours tout compris diminue. Cette tendance est principalement due à la Chine, où l’on observe une hausse de 3 points de pourcentage de la demande pour les voyages partiellement organisés.

Il convient de noter que le principal motif de voyage demeure les loisirs (75 %), mais les voyages d’affaires progressent sensiblement, atteignant 9 % (+3 points), principalement en provenance de marchés comme l’Australie et la Corée du Sud. Côté activités, la culture et l’histoire restent les destinations privilégiées, suivies de la gastronomie, des courts séjours citadins et de la nature, tandis que le tourisme lent progresse de 22 % en 2025 à 26 % en 2026.

Dans le même temps, les priorités de dépenses évoluent : l’alimentation et les boissons absorbent la part la plus importante du budget voyage, tandis que l’intention d’achat diminue sensiblement, notamment sur le marché chinois. En revanche, le bien-être et les soins de santé restent un segment de niche, mais l’intérêt pour ces activités progresse de 3 points.

Comme l’a déclaré Miguel Sanz, président de la Commission européenne du tourisme, les voyageurs abordent désormais les voyages longue distance avec plus de prudence, ce qui rend crucial pour l’Europe de se positionner stratégiquement autour de formes de tourisme authentiques, durables et expérientielles, en mettant l’accent sur la qualité, la flexibilité et la durée du séjour.

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Tunisie-Algérie : le numérique comme levier d’intégration concrète

11. Februar 2026 um 13:56

La Tunisie et l’Algérie disposent d’une opportunité stratégique : le numérique. Paiements électroniques, finance digitale et complémentarités économiques offrent un levier concret pour transformer les intentions en résultats mesurables — et tester l’intégration par l’action plutôt que par les accords classiques. Plus qu’un simple projet bilatéral, ce corridor pourrait institutionnaliser un hub numérique partagé, relié à l’Afrique et au reste du monde, et ouvrir un chemin tangible pour l’intégration maghrébine, dans un contexte de relance économique, d’inclusion et de développement intégral.

Une intégration économique encore partielle

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Algérie sont anciennes mais restent limitées. Les échanges sont souvent freinés par des procédures lourdes, des contraintes financières et des cadres institutionnels fragmentés.

Malgré cela, le commerce bilatéral a progressé de 42 % en trois ans, et 25 accords sectoriels ont été signés lors de la dernière session de la Haute commission mixte. Les discussions autour d’un éventuel accord de libre-échange montrent une volonté politique d’avancer, même si les détails restent à définir. Comme le souligne l’expérience, l’intégration ne se décrète pas, elle se construit.

Le numérique : un levier concret pour un hub partagé et ouvert

Le numérique permet d’avancer par projets tangibles et mesurables. La création d’un corridor économique numérique ciblé pourrait constituer le socle concret pour institutionnaliser un hub numérique partagé, structurant durablement la coopération Tunisie-Algérie et connectant la région à l’Afrique et au reste du monde.

 Ce corridor pourrait inclure :

  • la digitalisation des paiements et de la facturation,
  • l’interopérabilité des systèmes financiers,
  • la traçabilité et la formalisation des transactions transfrontalières.

En organisant ces outils et standards de manière commune, le hub numérique devient un catalyseur pour l’intégration maghrébine, transformant ambition et coopération en résultats concrets.

Banques et finance numérique : un rôle stratégique

Le corridor numérique repose largement sur le secteur bancaire, en particulier sur le rôle des banques publiques. Elles peuvent soutenir :

  • les startups et PME innovantes,
  • les projets transfrontaliers,
  • la formalisation et la sécurisation des transactions numériques.

Ces instruments offrent à la fois soutien à l’innovation et maîtrise des risques, essentiels pour un hub numérique stable et ouvert à la région et au monde.

Complémentarités économiques à activer

La Tunisie apporte expertise technologique, capital humain qualifié et écosystème startup structuré. L’Algérie offre un vaste marché intérieur, des capacités financières et une dynamique de diversification économique.

Exploitées de manière coordonnée, ces complémentarités peuvent créer un écosystème numérique régional, structurer un hub partagé et préparer l’intégration maghrébine.

Banque centrale et stabilité financière

La montée des flux numériques transfrontaliers renforce le rôle des banques centrales :

  • encadrer l’innovation,
  • superviser les nouveaux acteurs et les systèmes de paiement,
  • garantir la sécurité et la cybersécurité des transactions.

L’innovation doit s’accompagner d’une stabilité rigoureuse, condition essentielle à la crédibilité d’un hub numérique institutionnalisé et ouvert à l’international.

Un levier pour la relance et le développement

Le corridor numérique constitue un outil concret pour soutenir le plan de développement :

  • favoriser la croissance via l’élargissement des marchés,
  • renforcer l’inclusion des PME et des jeunes,
  • contribuer à un développement intégral, plus formel et résilient.

Le numérique devient ainsi un point de convergence entre ambition nationale, coopération régionale et ouverture internationale, et un socle pour un hub numérique partagé Tunisie-Algérie, préfigurant l’intégration maghrébine.

Axes de réflexion pour le débat

À titre indicatif, plusieurs questions demeurent ouvertes :

  • comment articuler projets numériques et discussions commerciales bilatérales ?
  • quel rôle pour les banques publiques dans cette transformation ?
  • comment concilier innovation, inclusion et stabilité financière ?
  • quelle gouvernance pour un corridor numérique partagé et ouvert à la région et au monde ?

Ces questions nourrissent le débat sans préjuger des choix institutionnels futurs.

L’économie numérique offre à la Tunisie et à l’Algérie l’opportunité de tester l’intégration par l’action, en parallèle ou en amont des accords classiques. Avec la finance numérique, les banques et une coordination pragmatique, le corridor peut devenir un levier d’intégration concrète, un hub numérique partagé et un moteur pour l’intégration maghrébine, connecté à l’Afrique et au reste du monde.

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Cet article est rédigé à des fins de réflexion. Les analyses et propositions qu’il contient sont volontairement indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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Tokyo rend hommage à la Constitution tunisienne de 1861

11. Februar 2026 um 13:39

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire des liens diplomatiques entre les deux pays, un universitaire japonais a consacré une conférence à ce texte fondateur, première charte constitutionnelle moderne de l’espace arabe et islamique.

Masatoshi Kisaichi, professeur à l’Université Sophia de Tokyo, a animé mardi une session d’analyse historique centrée sur la portée novatrice de la Constitution tunisienne de 1861. Son intervention, intitulée « Les contributions de la Tunisie à la pensée réformatrice : la Constitution de 1861 comme exemple », a retracé les dynamiques intellectuelles et politiques qui ont conduit à l’adoption de ce cadre juridique précurseur.

L’événement, organisé conjointement par la représentation diplomatique tunisienne au Japon et l’Association d’amitié Japon-Tunisie, a rassemblé chercheurs nippons spécialisés dans les mouvements de modernisation au Moyen-Orient ainsi que les membres de l’association bilatérale. L’initiative s’inscrit dans la commémoration des sept décennies de relations officielles entre Tunis et Tokyo.

La Tunisie présentée comme avant-garde constitutionnelle

L’universitaire japonais a mis en exergue le caractère pionnier de la démarche tunisienne au sein du monde arabo-musulman, soulignant comment le pays avait devancé ses voisins dans la formalisation d’un système constitutionnel moderne. Son exposé a détaillé les séquences historiques du mouvement réformiste tunisien du XIXᵉ siècle, contextualisant l’émergence de ce texte dans un environnement régional encore largement étranger à de telles innovations institutionnelles.

L’ambassade tunisienne à Tokyo a relayé l’information via ses plateformes numériques, témoignant de l’attention que les cercles académiques japonais portent à l’expérience tunisienne en matière de transformation institutionnelle. Cette manifestation illustre la curiosité persistante du milieu universitaire nippon pour les trajectoires de modernisation dans le monde arabe.

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Un Epstein en cache d’autres

11. Februar 2026 um 13:03

Jamais l’humanité n’a connu un scandale à résonnance planétaire, comme celui qu’à provoqué la publication par l’administration américaine, de plus de 3 millions, de correspondances électroniques, de photos, de vidéos, de documents, en rapport avec un seul homme, Jeffrey Epstein. Un juif newyorkais, d’origine ashkénaze, qui s’est avéré à la tête du plus grand réseau de proxénétisme pédophile, qu’ait connu la planète. Réseau aussi bien de relations financières, d’espionnage, que de la traite des blanches. Celui qui a autorisé la publication de ce « secret d’Etat » n’est autre que le Président des Etats Unis d’Amérique, Donald Trump, qui, obligé par une loi spécialement votée par le Congress, pour provoquer son « impeachment », a ouvert la boite de Pandore.

Le séisme planétaire déclenché par cet acte a déjà commencé à secouer des trônes, des gouvernements et des establishments. Il finira peut-être par atteindre Donald Trump lui-même. Souvenons-nous de l’affaire Clinton et Monica qui avait bien failli couper la tête de ce dernier pour parjure. Rien n’empêche que nous assistions peut-être à un remake, version Epstein. Mais le plus important n’est pas spécialement cet aboutissement politique.

En effet, grâce à la révolution technologique et particulièrement aux réseaux sociaux, des milliards d’hommes et de femmes suivent les péripéties de cet horrible scandale. Car la prostitution des enfants, filles ou garçons, n’est pas le propre des seuls américains. Mais elle gangrène toutes les sociétés, toutes les religions ou les croyances confondues, et toutes les classes sociales sans exception, de ces sociétés. Et particulièrement toutes les classes politiques et intellectuelles, dans des proportions insoupçonnées, notamment dans notre monde arabo-musulman. Ceci depuis le début de l’humanité.

Des têtes tombent, ce n’est qu’un début !

Déjà Bill Clinton et sa dulcinée Hilary sont appelés à témoigner de leur relation avec le criminel pédophile. Ce dernier qui avait financé la campagne électorale pour les élections sénatoriales de la marraine du printemps arabe, Hilary et particulièrement de notre révolution de la brouette, puisqu’elle était alors secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, est à tu et à toi avec son mari. Puisque, selon la presse américaine, il aurait voyagé 12 fois au moins dans le propre avion du grand pédophile. Plus que cela, Epstein a financé la fondation de madame Clinton pour les affaires humanitaires (sic… !) et l’on peut conclure qu’il est par conséquent, un des sponsors du printemps arabe. Mais pas autant que Georges Soros, certainement.

Sauf que la générosité de ce délinquant peut aussi toucher par sa grâce d’autres personnes très importantes dans le monde, comme la fille de Jack Lang, Président de l’Institut du monde arabe de Paris. Lequel est d’ailleurs financé par les Etats arabes pendant douze années consécutives, avec un salaire de 10 000 euros par mois. Avec des frais de bouches qui rivalisent avec ceux des princes des pétro-monarchies. Obligé de démissionner, puisque le parquet financier français à ouvert une enquête, les langues commencent à se délier à son propos, même de la part de ses amis. On risque là encore de découvrir une affaire scabreuse, qui fera le bonheur des facebookers.

Notons, pour notre part, que pendant longtemps, ce grand intellectuel et grand juriste fréquentait nos plages de Hammamet. Avant, qu’il ne cesse, sous Ben Ali, de profiter de notre mer, lui préférant les sables de Marrakech. Et devenant un des plus farouches pourfendeurs du régime tunisien. Les mauvaises langues disaient que la police tunisienne de l’époque avait tendance à mettre le nez dans ses affaires privées et à entraver sa liberté.

Mais un autre personnage de triste mémoire pour les Tunisiens, vient d’être touché par le scandale Epstein. Il s’agit d’Ehud Barak, ex premier ministre israélien, qui n’était autre que le chef du commando qui avait assassiné le grand leader palestinien Abu Jihad, dans sa maison de Sidi Bou Saïd. Un meurtrier et en plus un dépravé, si l’on juge sa relation intime avec Epstein, selon les photos et les emails révélés. L’on ne peut alors que croire le général Rachid Ammar, qui avait déclaré : « La Tunisie a son sable chaud et est protégée par ses saints-patrons ». On vient d’apprendre par la presse américaine, qu’Epstein a failli acheter, lors du gouvernement de la Troïka, l’avion présidentiel de Ben Ali. Et un protocole de vente a été même établi pour le récupérer à un prix très en deçà de sa valeur réelle. Encore une fois, il semblerait que les saints soient intervenus et la transaction fût arrêtée à temps. L’avion tunisien n’a donc pas été souillé par les frasques du criminel pédophile, et notre honneur est sauf.

Mais d’autres pays ont eu moins de chance, comme le Royaume-Uni, la Norvège, et peut être certaines monarchies arabes, où des têtes couronnées, princesses, princes et autres aristocrates ont été éclaboussés par le scandale du siècle. Touchons du bois jusqu’à maintenant, car l’affaire ne fait que commencer.

Le dossier Epstein n’est qu’à ses débuts. Ce scandale a le mérite de dévoiler la face cachée de ceux qui gouvernent le monde. La lutte contre la pédophile et la prostitution ne sont que des prétextes, pour un règlement de compte à l’échelle planétaire. Ses rapports avec le Mossad, ne font pas de doute et certainement la CIA. Mais tout le monde sait que tous les services secrets et d’espionnage, utilisent les mêmes méthodes et ne connaissent ni morale ni religion. Que Dieu nous en préserve.

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Investissement : la TIA mise sur les joint-ventures et les secteurs stratégiques

11. Februar 2026 um 11:39

La 23ᵉ session du Conseil stratégique de la Tunisia Investment Authority (TIA), tenue le 10 février 2026, a mis l’accent sur les tendances mondiales de l’investissement en 2025-2026 et sur le rôle des joint-ventures pour renforcer l’attractivité de la Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des flux mondiaux, marqué par une montée en puissance des Amériques et un repositionnement asiatique, les échanges ont souligné la progression des projets à forte intensité capitalistique, notamment dans les data centers, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la pharmacie. L’Afrique du Nord s’affirme, quant à elle, comme zone passerelle vers les marchés européens.

La TIA estime que la Tunisie dispose d’atouts réels mais qu’elle doit améliorer son positionnement pour capter ces nouvelles vagues d’investissements, en particulier dans les secteurs technologiques et industriels stratégiques.

Les débats ont également porté sur les joint-ventures, présentées comme un levier clé d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, favorisant le transfert de technologies, l’accès aux marchés et la montée en gamme industrielle.

Parmi les orientations dégagées figurent le renforcement de l’attractivité pour les projets structurants (data centers, automobile, batteries, énergie, hydrogène), le développement de zones adaptées aux grands investissements et un meilleur alignement des politiques nationales avec les standards internationaux.

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Cotisations syndicales : l’UGTT se tourne vers le paiement électronique

11. Februar 2026 um 11:36

La centrale syndicale explore des alternatives technologiques pour maintenir la collecte des cotisations après la suspension du système de retenue à la source dans le secteur public. Une transition qu’elle qualifie de provisoire.

Les instances dirigeantes de l’UGTT  ont examiné mardi le recours aux plateformes de paiement électronique comme substitut au mécanisme de prélèvement direct sur les bulletins de paie. Cette orientation vise à compenser l’interruption des versements automatiques, selon Sami Tahri, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’organisation.

La commission administrative nationale, réunie en session ordinaire, a validé le principe d’adhésion volontaire assorti de moyens de règlement dématérialisés. Les cartes bancaires et les applications intelligentes figurent parmi les outils envisagés pour assurer la continuité des flux financiers issus des contributions syndicales.

Une suspension jugée contraire aux normes internationales

L’arrêt du système de retenue à la source par les administrations et entreprises publiques constitue, aux yeux du responsable syndical, un recul face à un acquis historique. Il invoque les conventions 151 et 87 de l’Organisation internationale du travail, qui prévoient des facilitations pour les structures syndicales dans l’exercice de leur mission de défense des salariés.

Les établissements publics ont cessé simultanément de prélever les montants et de les transférer sur les comptes de la centrale syndicale. Cette rupture affecte directement les travailleurs et fonctionnaires affiliés aux syndicats membres de l’UGTT.

Maintien des cotisations malgré le changement de procédure

Tahri a écarté toute hypothèse de gel du mécanisme d’affiliation à l’organisation. Les contributions des adhérents du secteur public et de la fonction publique demeureront en vigueur, précise-t-il dans sa déclaration à l’agence TAP.

La commission administrative a passé en revue plusieurs dispositifs de remplacement avant d’opter pour cette solution transitoire. L’objectif affiché reste le rétablissement du prélèvement direct à terme, le passage par les canaux numériques n’étant conçu que comme une étape intermédiaire.

Cette reconfiguration des modalités de collecte intervient alors que la centrale syndicale cherche à préserver l’équilibre de ses ressources financières et à garantir la pérennité de son fonctionnement face à la modification imposée par les employeurs publics.

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Macron plaide pour un grand emprunt européen pour défier l’hégémonie du dollar

11. Februar 2026 um 11:32

Le président français, Emmanuel Macron, a assuré que l’initiative qu’il proposait ne s’appliquerait pas à la dette publique existante.

Un prêt commun aux pays de l’UE pour des projets futurs leur permettrait de contrer l’hégémonie du dollar, alors que les marchés mondiaux recherchent des alternatives à la monnaie américaine, a déclaré le chef de l’Etat français dans un entretien avec Le Monde.

« Le marché mondial craint de plus en plus le dollar et recherche des alternatives ; nous devons donc lui proposer de la dette européenne. Face à des budgets européens limités, le moment est venu de mettre en place un mécanisme d’emprunt commun pour les dépenses futures : les euro-obligations de demain. De vastes programmes européens sont nécessaires pour financer les projets les plus ambitieux. […] Il s’agit d’une opportunité sans précédent qui contribuerait également à surmonter l’hégémonie du dollar », a-t-il détaillé.

Il a assuré que l’initiative qu’il proposait ne concernerait pas la dette publique existante, rappelant du reste les propos de l’ancien président de la Banque centrale européenne (2011-2019), Mario Draghi, qui affirme que les seules technologies vertes au sein de l’UE nécessiteraient 800 milliards d’euros d’investissements publics et privés par an, et que ce chiffre atteindrait 1 200 milliards d’euros en y incluant l’industrie de la défense.

Lire aussi: L’UE a besoin d’une refonte économique urgente affirme Mario Draghi

« En matière de sécurité et de défense, de technologies de transition écologique, d’intelligence artificielle et de technologies quantiques, nous investissons bien moins que la Chine et les États-Unis. Si l’UE n’agit pas d’ici trois à cinq ans, elle sera exclue de ces secteurs. Et ces investissements, si nous voulons préserver le marché intérieur et éviter une fragmentation accrue, ne doivent pas être la responsabilité des seuls États membres. Il doit s’agir d’investissements communs », a souligné Macron.

Dans ce contexte, le président français a interrogé l’Union européenne sur sa capacité à devenir une puissance unifiée. Selon lui, ce serait « une solution pour sortir de son immaturité ». Il se dit convaincu que l’UE devrait avoir non pas « 27 marchés distincts », mais « un marché unique » englobant tous les citoyens.

Il a également plaidé pour l’unification des marchés de capitaux, l’intégration des réseaux énergétiques et la poursuite des travaux en vue d’un code commun de droit des affaires.

« Nous nous sommes unis pour mettre fin aux guerres, nous nous sommes unis pour créer un marché, mais nous nous sommes toujours interdit de penser à un pouvoir partagé, car avant 1945, le pouvoir signifiait guerre civile entre nous », a-t-il ajouté.

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S&P alerte : le secteur bancaire tunisien freiné par l’inertie et les prêts non performants

11. Februar 2026 um 10:43

Les institutions bancaires tunisiennes s’enlisent dans une crise de rentabilité alors que le secteur financier africain affiche des signaux encourageants pour 2026. L’analyse de S&P Global Ratings, publiée sous le titre « Africa Banking Outlook 2026: Favorable Conditions Support Loan Growth and Asset Quality », met en lumière le blocage du système bancaire tunisien, coincé entre l’inertie réformatrice et l’accumulation de prêts non performants.

L’agence de notation anticipe une conjoncture largement bénéfique pour l’essentiel des réseaux bancaires du continent durant l’exercice 2026. L’Égypte, le Maroc et le Nigeria devraient connaître une croissance soutenue de leur activité bancaire, quand l’Afrique du Sud s’oriente vers un redressement plus progressif. Cette embellie s’explique par des politiques de modernisation économique, un effort accru dans les projets d’infrastructure et l’accélération de la demande intérieure.

Si les turbulences géopolitiques constituent un élément de préoccupation pour les zones en développement, leur impact sur les indicateurs macroéconomiques africains demeure jusqu’ici limité, même si la fragilité face aux secousses mondiales persiste.

Un système bancaire tunisien englué dans ses faiblesses

La situation tunisienne tranche radicalement avec cette tendance continentale. L’agence américaine note explicitement que « le manque de transformations économiques d’envergure compromet les horizons » du pays. Les institutions financières tunisiennes, à l’instar de leurs consœurs marocaines, présentent des proportions de prêts douteux supérieures à la norme observée sur le continent, témoignant d’un stock d’engagements défaillants qui grève leurs comptes.

Le document souligne par ailleurs les retards accusés dans l’évolution du dispositif réglementaire. Une purge efficace des actifs dégradés nécessiterait, selon S&P, un arsenal juridique plus flexible autorisant des pratiques d’effacement de créances plus énergiques.

Entre fragilité durable et recours systématique à la banque centrale

En dépit de ces dysfonctionnements organisationnels et d’un niveau de risque onéreux, l’institution prévoit néanmoins que les groupes bancaires tunisiens conserveront une profitabilité globalement constante. Cette projection contraste avec le Nigeria et l’Égypte, où un recul des marges est prévu suite à la détente des taux directeurs, alors que les acteurs marocains et sud-africains devraient consolider leurs positions.

Concernant les modalités de financement, si la collecte auprès de la clientèle constitue le pilier de liquidité pour l’ensemble des banques africaines, les structures tunisiennes se caractérisent par un recours persistant aux mécanismes de refinancement de la Banque Centrale

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