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Heute — 14. Februar 2026Haupt-Feeds

Recherche scientifique : quand l’ATEA vise l’excellence

14. Februar 2026 um 10:37

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

A noter que cet atelier est organisé en partenariat avec le Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation – Objectif spécifique 3 (PASE-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie.

Le référentiel soumis à discussion a pour objectif de doter les établissements universitaires d’un cadre rigoureux, aligné sur les standards internationaux. La finalité de ce référentiel est de garantir la qualité des formations, de renforcer la performance institutionnelle et d’accroître la reconnaissance académique des diplômes tunisiens à l’échelle internationale.

L’ouverture des travaux a été assurée par la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, en présence de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que l’Union européenne et la GIZ Tunisie.

Le programme du premier panel a permis de présenter la vision globale, la structure et les critères du référentiel, ainsi que de justifier les choix stratégiques retenus. 

L’objectif étant de viser l’excellence en évaluation et accréditation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie, avec une autonomie financière et une orientation internationale.

Salma Damak a fait savoir que l’ATEA évalue les universités et établissements publics/privés (plus de 200 publics et 80 privés), leurs formations, ainsi que les structures de recherche (500 laboratoires, 20 unités), écoles doctorales et projets de recherche. 

Parmi les valeurs, on note l’excellence, la transparence, l’éthique, la gouvernance participative et l’amélioration continue, avec une digitalisation accrue des processus pour réduire la paperasse. 

Une chose est sûre : la Tunisie mène régionalement en science et technologie. Et parallèlement, l’ATEA cherche une reconnaissance internationale via des collaborations (ex. : France, réseaux FrAQ-Sup, INQAAHE).

Nous y reviendrons.

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Trump : Zelensky doit agir vite s’il veut un accord de paix

14. Februar 2026 um 10:35

Donald Trump a appelé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à agir, en vue de parvenir à un accord avec la Russie pour mettre fin à la guerre.

En particulier, comme l’a rapporté Reuters, Trump a déclaré que Zelensky manquerait une occasion de paix s’il ne « bougeait pas », affirmant que la Russie voulait conclure un accord.

« La Russie veut conclure un accord et Zelensky doit faire des concessions. Sinon, il va rater une occasion en or », a souligné Trump..

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Des jeunes Africains piégés par Moscou pour combattre en Ukraine ?

14. Februar 2026 um 10:26

Une enquête d’INPACT révèle qu’au moins 1 417 Africains ont été enrôlés de gré ou de force par l’armée russe et déployés en première ligne sur le front ukrainien.

 

Des jeunes Africains envoyés au massacre comme chair à canon ? C’est ce que révèle, mercredi 12 février 2026, une enquête titrée « Le business du désespoir » et menée par le collectif d’investigation INPACT en lien avec le programme All Eyes on Wagner (AEOW). Le rapport décrypte la stratégie délibérée de Moscou – confrontée à une pénurie d’hommes – et qui utilise depuis 2023 pour y combler des réseaux pour recruter des Africains, en ayant recours à des publicités mensongères, primes alléchantes et salaires mirobolants. Et ce, pour combattre aux côtés de l’armée russe et garnir ainsi sa ligne de front en Ukraine.

Le business de la mort

Un business bien rodé pour exploiter la misère humaine et le désespoir des miséreux : sauf que ces jeunes Africains, attirés par des  prospectus et de petites annonces renvoyés vers des sites Internet gérés par les services russes où on fait miroiter pour des emplois sous-qualifiés de serveurs, mécaniciens, charpentiers, se retrouvent dans un centre de formation militaire.

Il s’agit essentiellement de jeunes hommes entre 18 et 25 ans, n’ayant ni expérience ni formation militaire, pour la plupart originaires d’Égypte, du Cameroun, de Gambie, du Mali ou encore du Kenya, à la recherche d’un avenir meilleur et qui se trouvent enrôlés de gré ou de force au sein des troupes russes pour y être propulsés en première ligne et envoyés vers une mort certaine.

À titre d’exemple, le salaire mensuel minimum égyptien est de 128 dollars en 2024, alors que certaines campagnes russes de recrutement proposent un salaire mensuel de 2 500 dollars. Comment, pour un jeune chômeur, résister à la tentation ?

Chair à canon

Il y a « des jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir » et même « des recrues attirées par la possibilité de faire des études supérieures », indique Vincent Gaudio, co-fondateur du collectif d’investigation INPACT, et qui parle de 1 417 combattants africains dont plus de 300 auraient été massacrés sur les champs de bataille dans le Donbass et ailleurs ; sans compter les blessés et les disparus.

« Une fois arrivés en Russie, les plus chanceux ont trois semaines de formation, mais globalement, il y a très peu d’entraînement. Ensuite, ils sont envoyés dans les unités combattantes sur la ligne de front, et notamment les plus dures de l’Ukraine. La grande majorité est engagée dans les vagues d’assauts successives qui cherchent à fragiliser la ligne de défense ukrainienne. D’autres sont enrôlés dans la milice Wagner. Donc on peut parler de chair à canon… ».

Et qui sont ces recrues d’origine africaine ? « Nous avons identifié plusieurs profils. Il y a les jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir, et à qui on propose des sommes assez conséquentes par rapport au niveau de vie dans leur pays. On a aussi vu qu’il y avait des recrues qui étaient attirées par la possibilité de faire des études supérieures dans des domaines très techniques : les nanotechnologies, la micromécanique, l’informatique… Nous avons pu les identifier grâce à leurs réseaux sociaux, notamment parce qu’ils étaient intégrés dans l’industrie de défense russe. Eux ne vont pas au combat. Moscou utilise leurs compétences techniques », a indiqué la même source.

« Il y a un dernier profil, qui est très marqué chez les Camerounais : des individus qui ont déjà une expérience militaire qu’ils souhaitent monétiser. Ils étaient dans les unités qui combattaient l’ISWAP ou Boko Haram, et, plutôt que de gagner 200 dollars chez eux, ont fait le choix de partir en Russie et essayer de gagner 2 000 dollars. Il y a une comparaison qui peut être faite avec le mercenariat ».

Duperie

Enfin, « il y a aussi ceux à qui on a dit “tu vas être étudiant“ ou même ceux qui étaient vraiment étudiants confrontés à des difficultés de renouvellement de visa à qui on a dit : “Ecoute, soit on t’expulse, soit tu prends un contrat avec l’armée russe“. Il y a aussi une infime partie de gens qui ont été recrutés après leur arrestation pour des délits mineurs. Le désespoir économique est un levier. La Russie a des difficultés à recruter et un besoin de maintenir le front tel qu’il est. Leur seule solution, c’est de gagner en volume. Il y a une petite part de volontaires mais les autres ne sont pas conscients qu’ils tombent dans un piège », a-t-il conclu.

« Il semble qu’il y ait un schéma consistant à attirer des gens et à les faire mourir », constate Abraham Korir Sing’Oei, numéro deux du ministère kényan des Affaires étrangères, résumant ainsi le drame vécu ces derniers mois par plusieurs ressortissants de son pays : trompés par des promesses d’emplois civils en Russie, des centaines d’hommes sont utilisés en réalité comme chair à canon pour la guerre en Ukraine. Glaçant.

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Baisse des prix du pétrole pour la deuxième semaine consécutive

14. Februar 2026 um 10:14

Les prix du pétrole ont clôturé en légère hausse vendredi 13 février, mais ont enregistré une perte pour la deuxième semaine consécutive, expliquée par le ralentissement de l’inflation américaine…

Le prix du pétrole brut Brent a clôturé le 13 février en hausse de 23 cents, soit 0,3 % de progression, à 67,75 dollars le baril, tandis que celui de West Texas Intermediate américain a augmenté de cinq cents, soit 0,08 %, pour clôturer à 62,89 dollars le baril.

Cependant, pour la semaine, ces deux pétroles bruts de référence ont enregistré des baisses hebdomadaires après avoir subi des pertes de près de 3 % lors de la séance de jeudi.

Les prix ont augmenté en début de semaine en raison des craintes d’une attaque américaine contre l’Iran concernant son programme nucléaire, mais les déclarations du président américain Donald Trump, jeudi, selon lesquelles Washington pourrait parvenir à un accord avec Téhéran dans le courant du mois prochain, ont fait chuter les prix.

Cependant, les médias américains ont rapporté que Washington enverrait un deuxième porte-avions au Moyen-Orient, ce qui a maintenu les investisseurs sur le qui-vive.

Par ailleurs, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a de son côté déclaré que les ventes de pétrole vénézuélien contrôlées par les États-Unis avaient généré plus d’un milliard de dollars depuis l’arrestation du président Nicolas Maduro en janvier, et qu’elles rapporteraient cinq milliards de dollars supplémentaires dans les prochains mois.

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Décès de Ferid Ben Tanfous, ancien DG de l’ATB Bank

14. Februar 2026 um 10:14

Ferid Ben Tanfous, ancien directeur général de l’ATB Bank, est décédé, a appris L’Économiste Maghrébin. La rédaction présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Puisse Dieu l’accueillir en Son immense paradis.

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L’emprunt obligataire Taysir 2026-1 entièrement souscrit en une journée

14. Februar 2026 um 10:05

L’emprunt obligataire « Taysir 2026-1 » a été intégralement souscrit le 11 février 2026, jour de son ouverture au public. L’opération, menée par appel public à l’épargne, a atteint le montant maximum autorisé de 60 millions de dinars.

Tunisie Valeurs, intermédiaire en Bourse chargé de l’opération, a annoncé la clôture des souscriptions dès le premier jour. L’émission était initialement prévue pour un montant de 50 millions de dinars, avec une possibilité d’extension jusqu’à 60 millions de dinars. Les souscriptions ont été ouvertes et clôturées le même jour, portant sur l’intégralité du montant maximum.

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Tunisie : voici les 5 commandements de la transformation digitale

14. Februar 2026 um 09:16

Réuni au Palais du gouvernement à La Kasbah, le 13 février 2026, un Conseil ministériel présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a placé la transformation numérique au cœur des priorités nationales.

À partir de cette année 2026, la Tunisie amorce la phase décisive de digitalisation complète de son administration, avec l’accélération de 192 projets numériques, l’extension des services en ligne, la généralisation du paiement électronique et le renforcement de l’interopérabilité entre les structures publiques. Cette démarche s’inscrit dans une vision nationale intégrée au plan de développement 2026-2030.

Qualifiant la transformation numérique de « nécessité absolue », la cheffe du gouvernement en a fait un levier stratégique pour l’économie et un pilier du programme économique et social de l’État. L’objectif : renforcer la transparence, simplifier les procédures, réduire les délais de traitement, améliorer le climat d’investissement et lutter contre la corruption, la contrebande, les monopoles et l’évasion fiscale.

Le ministre des Technologies de la communication, Sofien Hemissi, a présenté les principales réalisations à fin 2025 :

  • portail unifié des services administratifs,
  • maisons des services administratifs,
  • paiement en ligne de la vignette automobile, timbre fiscal électronique,
  • première phase du projet « Hôpital numérique », plateforme d’urgence Najda.tn,
  • système national de suivi des projets…

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La BCT autorise Ooredoo Tunisie à se lancer dans le paiement mobile

14. Februar 2026 um 09:15

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient d’ouvrir la voie à un nouveau concurrent sur le marché naissant du paiement mobile. L’institution monétaire a délivré vendredi son feu vert à Ooredoo Tunisie pour déployer une gamme complète de transactions financières dématérialisées.

Le portefeuille de services autorisés couvre l’ensemble de la chaîne : transferts monétaires, encaissements, approvisionnement et retrait de liquidités via téléphone portable. Une enseigne spécifique, dont le nom reste sous embargo jusqu’à la semaine prochaine, portera cette offre commerciale.

La manœuvre ne relève pas de l’improvisation. Dès 2025, l’opérateur télécom avait constitué une structure dédiée – Ooredoo Fintech – expressément calibrée pour bâtir des infrastructures de monnaie électronique et d’acheminement de fonds à distance.

Cadre strict depuis 2019

L’agrément obtenu s’inscrit dans le dispositif normatif établi par la Banque centrale voici sept ans. Ce corpus règlemente minutieusement les acteurs du secteur : critères d’habilitation, architecture de gouvernance, dispositifs de surveillance, mécanismes de sauvegarde des avoirs clientèle et blindage des opérations contre la fraude.

Bataille annoncée

Tunisie Telecom s’apprête à dégainer sa propre plateforme mobile de règlement dans les sept jours à venir. Le face-à-face entre géants des télécommunications sur le terrain des services financiers numériques s’intensifie.

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Gestern — 13. Februar 2026Haupt-Feeds

Offensive électrique du Groupe Zouari : Geely mise sur l’hybride rechargeable

13. Februar 2026 um 20:26

Le Groupe Zouari mise sur l’électrification. Mahmoud Mohsen, son directeur général commercial pour le pôle Automobile, a dévoilé vendredi la stratégie de Geely : trois véhicules – deux électriques et un hybride rechargeable – pour conquérir un marché tunisien en pleine mutation.

 

Premier prix de la gamme, la X2 incarne le pari de l’électrique abordable. Cette citadine 100% électrique embarque une batterie de 39,4 kWh pour 325 km d’autonomie (cycle WLTP). Présentée il y a deux mois, elle suscite déjà l’intérêt : « Le carnet de commandes est bien fourni, heureusement pour nous », se félicite Mahmoud Mohsen.

Le X5 électrique : premiers clients déjà livrés

À 92 000 dinars, le X5 vise les familles avec ses 60,2 kWh de batterie et 430 km d’autonomie. Ce SUV franchit une étape décisive : « Le premier lot a été livré aux clients », confirme le responsable commercial. Un signal fort pour un marché encore frileux face à l’électrique pur.

X5 EMI : l’hybride rechargeable, vraie nouveauté

Le clou de la présentation reste le X5 EMI. Ce SUV hybride rechargeable combine moteur thermique et électrique pour délivrer 260 chevaux et 262 Nm de couple. Son argument massue ? Plus de 1 000 km d’autonomie combinée, batterie chargée et réservoir plein. Tarif : 86 800 dinars. Commandes ouvertes dès ce vendredi, livraisons fin mars-début avril.

Pari sur la fiscalité favorable

Mahmoud Mohsen ne cache pas ses ambitions : « Devant l’engouement pour les voitures hybrides rechargeables avec la nouvelle taxation, on s’attend à un bon retour des clients. » La marque chinoise joue la carte du rapport qualité-prix-équipement face à une concurrence installée. « La voiture est très bien positionnée, aussi bien en caractéristiques qu’en prix et surtout en gabarit et technologie embarquée », assure-t-il, avant de lancer une invitation : « Venez visiter nos showrooms, vous serez vraiment surpris. »

 

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Cap sur 4 milliards de dinars d’IDE en 2026

13. Februar 2026 um 18:32

Les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont bondi de 30,3 % en 2025, pour se situer à 3,572 milliards de dinars contre 2,742 milliards de dinars en 2024, alors que l’objectif annuel était de 3,4 milliards de dinars.

Du coup, le gouvernement ambitionne, pour 2026, première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026, le mobiliser 4 milliards de dinars d’investissements étrangers.

Pour ce faire, il compte adopter de réformes majeures, entre autres la révision du code d’investissement pour améliorer le climat des affaires. La dynamique haussière s’observe sur plusieurs années, avec des progressions remarquables de 41 % en 2023, 60,7 % en 2022 et même 90 % en 2021, en sortie de crise pandémique. Cette performance est principalement tirée par les IDE qui totalisent 3,506 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 30,1 % par rapport à 2024.

Dans ce cadre, le secteur manufacturier reste le principal aimant à capitaux, en ce sens qu’il a capté 62,6 % du total des IDE avec 2,194 milliards de dinars en 2025, contre 1,769 milliards de dinars en 2024. Celui des services suit en deuxième position (657,9 millions de dinars), puis ceux de l’énergie (570,8 millions de dinars) et l’agriculture (83,7 millions de dinars).

Ces projets se répartissent entre 102 créations d’entreprises (pour 356,6 millions de dinars) ayant généré près de 4 000 emplois, et 819 projets d’extension (2,579 milliards de dinars) pour 10 171 postes créés.

L’industrie reste le premier pourvoyeur d’emplois avec 12 468 postes, notamment grâce aux industries électriques et électroniques (527 emplois).

Géographiquement, l’attractivité reste polarisée sur les zones côtières. Le deuxième district, regroupant les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, La Manouba et Nabeul, concentre à lui seul 64 % des flux hors énergie (1,8783 milliard de dinars), le gouvernorat de Tunis arrivant en tête avec 560,6 millions de dinars.

La France confirme sa position de premier investisseur en Tunisie avec des flux de 899,8 millions de dinars et la création de 4 354 emplois. Elle est suivie par l’Allemagne (391,3 millions de dinars), l’Italie (334,7 millions de dinars), les Pays-Bas (191,2 millions de dinars) et les États-Unis (137,9 millions de dinars).

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Bourse de Tunis: progression hebdomadaire de 0,19 % du Tunindex

13. Februar 2026 um 17:00

Le marché boursier a évolué en dents de scie avant de terminer la semaine du 9 au 13 février courant sur une note globalement haussière : une progression de 0,19 % à 14 626,36 points, selon l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

L’indice de référence porte, ainsi, sa performance annuelle à +8,75 %.

La semaine écoulée a été marquée par une accalmie sur le front des échanges. Une enveloppe de 39,6 MDT a été échangée sur le marché, soit un flux moyen quotidien de 7,9 MDT.

Une transaction de blocs sur le titre Poulina Group Holding (pour un montant global de 1,1 MDT) a été réalisée, note la même source.

Analyse des valeurs

Le titre BH Leasing s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leaseur adossé au groupe BH s’est appréciée de 12,1 % à 4,070 D, dans un volume anémique de 7 mille dinars.

Le titre Tunis Re s’est illustré parmi les plus grands gagnants de la semaine. L’action du réassureur national a signé une avancée de 8,5 % à 14,000 D, tout en animant le marché avec des échanges de 1,5 MDT.

Le titre Sotipapier s’est placé en lanterne rouge du Tunindex au terme de la semaine. L’action du spécialiste du papier Kraft et Test Liner a reculé de 8,3 % à 2,530 D. La valeur a brassé un flux très limité de 35 mille dinars sur la semaine.

Le titre BT a figuré parmi les plus fortes baisses de la semaine. Sur fond de prises de bénéfices, l’action de la banque a abandonné 3,6 % à 6,790 D. La valeur a amassé un volume global de 787 mille dinars sur la semaine.

BNA a été de loin le titre le plus dynamique de la cote. L’action de la banque a alimenté le marché avec des capitaux de 9,6 MDT sur la semaine. La valeur a terminé la semaine en territoire positif, grignotant 0,3 % à 13,190 D.

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Khadija Taoufik Moalla : « La Tunisie n’a pas encore le secteur privé qu’elle mérite »

13. Februar 2026 um 16:44

Qui d’entre nous n’a pas renoncé à un café de quartier, à un magasin ou à un service parce que tout semble ‘au rabais’: accueil approximatif, qualité incertaine, absence de professionnalisme? Ce malaise n’est pas un simple caprice de consommateur, mais le symptôme d’un modèle économique fondé avant tout sur la réduction des coûts, au détriment de la qualité et de la confiance. Dans les boutiques, les services de proximité comme dans l’industrie, le même malaise s’installe : la sensation d’un pays qui se contente du ‘moins bien’ alors qu’il regorge de talents.

Par Khadija Taoufik Moalla

Comment la Tunisie s’est-elle enfermée dans un modèle ‘bas coûts, faible qualité’ et que faire pour en sortir afin de hisser son secteur privé au niveau des ambitions de sa société?

Un quotidien de ‘moins bien’ révélateur d’un modèle

Dans de nombreux commerces, restaurants, services de quartier ou unités artisanales, la qualité est perçue comme un luxe plutôt que comme un levier central de compétitivité. Les entreprises s’alignent alors sur un modèle de compression des coûts : salaires proches du SMIG, main-d’œuvre peu qualifiée, investissement minimal dans la formation, l’organisation du travail ou le contrôle qualité.

Souvent, le propriétaire est peu présent, délègue à des employés non formés, sans procédures écrites, sans indicateurs de satisfaction et sans culture d’écoute du client. La marge provient de la diminution des coûts plutôt que de la fidélisation, enfermant le système dans une offre de qualité défectueuse, avec des effets macroéconomiques visibles sur la productivité et la croissance.

Or, aujourd’hui, les services et l’industrie emploient l’essentiel de la main-d’œuvre tunisienne dans un paysage dominé par de très petites structures. En 2023, les services concentrent près de 54 % de l’emploi, l’industrie environ 33 % et l’agriculture autour de 13 %. Ce qui place au cœur de la création d’emplois un secteur privé de services et d’industrie supposé être le moteur de la montée en gamme.

Un secteur privé fragmenté et sous-productif

La quasi-totalité des entreprises tunisiennes sont des micros et des petites structures, souvent informelles ou semi-formelles, où la survie à court terme prime sur l’investissement dans la qualité, la formation ou la marque. Près de 98 % des entreprises sont des micros, petites et moyennes entreprises (MPME), mais elles ne représentent qu’environ 56 % de l’emploi total et 40 % du PIB. Ce qui traduit un tissu productif très fragmenté et peu capable de croître.

Quand ce tissu productif fonctionne en mode ‘bas coûts, faible qualité’, ce sont la productivité, l’emploi des jeunes et la capacité d’exporter qui se trouvent durablement bridés. La Tunisie n’a pas encore le secteur privé qu’elle mérite, non par manque de compétences, mais parce que son environnement, ses pratiques et ses incitations entretiennent un modèle de survie plutôt qu’un modèle d’excellence.

Des incitations publiques qui figent le ‘bas de gamme’

Pendant des décennies, les politiques d’incitation ont privilégié la quantité plutôt que la qualité : volume d’investissements, nombre d’emplois déclarés, exonérations fiscales. La dualité onshore/offshore a entretenu des marchés protégés côté onshore, avec peu de pression pour innover et investir dans la qualité et encore moins dans l’excellence.

Environ la moitié de l’économie a été soumise à des autorisations préalables et à des rentes, décourageant l’entrée de nouveaux acteurs et protégeant des modèles dépassés. Dans plusieurs secteurs de services et d’importation, la concentration de pouvoir économique, les barrières réglementaires et les prix administrés réduisent la concurrence qui, ailleurs, oblige les entreprises à améliorer leur rendement et leurs services.

Or tant que la réglementation protège des rentes plutôt qu’un véritable jeu concurrentiel, la tentation est forte pour de nombreuses entreprises de rester dans un modèle bas de gamme qui ne récompense ni l’effort, ni l’innovation, ni la créativité.

Gouvernance intuitive, management fragilisé

De nombreuses micro-entreprises et PME, souvent issues de contextes familiaux ou informels, fonctionnent avec une gestion intuitive, peu structurée et centrée sur le court terme. L’investissement, l’embauche ou l’expansion reposent davantage sur l’expérience personnelle, le mimétisme ou la sur-confiance que sur l’analyse stratégique, la planification ou le pilotage par des données fiables.

Dans les services de proximité, cette gouvernance se traduit par l’absence de procédures, de standardisation du service, de contrôle de qualité et de gestion active de la relation client. Le management des ressources humaines est affaibli par des recrutements au plus bas coût, des contrats précaires, une forte rotation du personnel et l’absence de formation continue ou de primes liées à la performance.

La confusion fréquente entre patrimoine familial et patrimoine professionnel, la faible transparence et l’absence de tableaux de bord ou d’indicateurs de qualité empêchent de construire des trajectoires de croissance solides. Cette gouvernance fragile, combinée à un sous-investissement massif dans la qualité, pèse lourdement sur la productivité globale et freine l’émergence d’entreprises de taille intermédiaire.

Compétences : le point de rupture

Malgré un capital humain relativement élevé, avec des taux de scolarisation importants et de nombreux diplômés, la Tunisie peine à transformer ces compétences en emplois productifs dans le secteur privé. Une partie significative des jeunes diplômés préfère attendre un poste public, perçu comme plus stable et mieux doté en avantages, même au prix d’une longue période de chômage.

Tant que le privé reste associé à des contrats précaires, à une absence de progression de carrière et à un management peu respectueux, il ne pourra pas attirer les talents nécessaires à l’amélioration du niveau. La formation professionnelle souffre d’un double désajustement : une offre de compétences largement déconnectée des besoins des entreprises et un système encore trop scolaire, peu pratique et peu attractif.

La priorité est de bâtir un continuum éducation-formation-emploi centré sur l’employabilité, les compétences techniques et les compétences transversales, en partenariat étroit avec le secteur privé. Les employeurs signalent un déficit de compétences de base (lecture, écriture, calcul appliqué, communication en arabe, français et anglais) et de soft skills (ponctualité, sens des responsabilités, travail en équipe, autonomie, culture de la qualité). À cela s’ajoute la nécessité de maîtriser les compétences numériques essentielles (bureautique, plateformes en ligne, sécurité numérique, e-commerce, gestion…) et de développer un véritable esprit entrepreneurial, capable d’identifier une opportunité, de bâtir un business plan et de gérer une activité.

Quatre leviers pour changer de modèle

Rendre le secteur privé tunisien réellement performant suppose une transformation articulée autour de quatre leviers : environnement des affaires, compétences, gouvernance et financement.

Sur le plan de l’environnement, il s’agit de simplifier les procédures, de réduire le nombre d’autorisations et de prix administrés, de renforcer effectivement l’Autorité de la concurrence, de revoir la dualité onshore/offshore et de limiter le périmètre des entreprises publiques afin d’ouvrir des espaces de concurrence réelle.

Sur le plan des compétences, il convient de rapprocher l’offre de formation des besoins des entreprises, notamment en management, marketing, digitalisation, gestion de la qualité et service client. Cela passe par des dispositifs d’alternance, de co-certification avec les branches professionnelles et des partenariats structurés entre établissements de formation et entreprises.

En matière de gouvernance, il faut encourager l’adoption de tableaux de bord, de comptabilité analytique, de certification qualité et de procédures formalisées dans les PME, tout en diffusant une culture de service, de mesure et d’amélioration continue. Des programmes d’accompagnement ciblés (coaching, incubateurs, dispositifs d’upgrading) peuvent aider les dirigeants à structurer leurs organisations, fidéliser leurs salariés et standardiser la qualité.

Enfin, l’accès au financement doit être réorienté vers la montée en gamme qualitative, à travers des instruments adaptés tels que le capital-risque, les quasi-fonds propres ou des lignes de crédit à long terme dédiées à la modernisation, à la certification, à la digitalisation et à l’innovation.

Les réformes déjà engagées – nouveau code de l’investissement, modernisation des lois sur les faillites et les PPP, simplification de la création d’entreprise – vont dans la bonne direction, mais doivent être accélérées et rendues plus cohérentes pour produire des effets visibles. Combiné à une meilleure gouvernance interne, ce nouveau mix d’incitations, de compétences et de financements peut faire émerger un tissu d’entreprises de taille intermédiaire fondé sur la compétence, la confiance et la création de valeur durable.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra enfin disposer d’un secteur privé à la hauteur des ambitions de sa société et de ses talents.

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Affaire Jarraya : la peine est ramenée à deux ans en appel

13. Februar 2026 um 15:38

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel a rendu, jeudi 12 février 2026, son verdict dans l’affaire impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya.

La juridiction a confirmé sa condamnation, mais a réduit la peine de trois à deux ans de prison, assortie d’une amende dépassant deux millions de dinars, comme le rapporte un média de la place.

Dans la même décision, la cour a ordonné l’arrêt des poursuites contre l’ancien maire de Tunis, Abbès Mohsen, ainsi qu’un ancien cadre municipal, en application de la loi sur la réconciliation administrative.

Lire aussi : PLF 2024 : instauration de la réconciliation pénale

L’affaire concerne la construction par Jarraya d’un bâtiment en infraction avec la réglementation en vigueur, notamment en raison de sa proximité avec l’aéroport international de Tunis-Carthage.

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Le CMF exige un renforcement de la gouvernance et de la gestion des risques

13. Februar 2026 um 16:19

Le Conseil du marché financier (CMF) appelle les sociétés faisant appel public à l’épargne (APE) à renforcer progressivement leurs dispositifs de gouvernance, de gestion des risques et de reporting liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), afin d’améliorer la qualité, la fiabilité et la pertinence de l’information fournie au marché.

Dans le prolongement de son appel du 25 décembre 2025, le CMF demande aux sociétés concernées d’inclure, dans les notes annexes à leurs états financiers individuels et, le cas échéant, consolidés arrêtés au 31 décembre 2025, une information claire sur les principaux risques ESG auxquels elles sont exposées.

Les précisions apportées s’inscrivent dans une logique transitoire et visent à accompagner l’application du cadre comptable existant, sans créer de nouvelles obligations réglementaires. Le CMF rappelle que les notes annexes doivent comporter une section dédiée aux informations financières significatives liées aux facteurs ESG, dès lors que ceux-ci sont susceptibles d’avoir un impact matériel sur la situation financière, la performance ou la continuité d’exploitation.

Pour élaborer cette information, les sociétés peuvent s’appuyer sur les normes internationales de durabilité IFRS S1 et IFRS S2, dans le respect du cadre conceptuel comptable en vigueur.

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STAR Assurances : 5 produits plébiscités « Produit de l’Année 2026 » pour l’humain et l’innovation

13. Februar 2026 um 15:17

Pour STAR Assurances, leader du marché des assurances en Tunisie, l’excellence ne se mesure pas seulement en chiffres, mais aussi en confiance renouvelée.

À l’issue de l’enquête indépendante de l’Institut El Amouri, cinq produits phares de la compagnie ont été labellisés « Produits de l’Année 2026 ».

Ces distinctions, directement attribuées par les consommateurs, récompensent une stratégie où solutions sur mesure et technologie se mettent au service du quotidien et de la satisfaction des clients.

Une reconnaissance ancrée dans le quotidien
Au-delà de la performance technique, ce label reflète une relation de proximité. Dans un secteur en pleine mutation, STAR Assurances se positionne comme un véritable partenaire de vie, présent aux côtés de ses clients à chaque étape.

Cette année, les Tunisiens ont mis en lumière une offre complète qui protège ce qu’ils ont de plus précieux :

Épargne 7ayya – Assurance Vie : bien plus qu’un produit financier de défiscalisation, un levier de sérénité pour bâtir les projets de demain.

MySTAR – Application mobile : l’innovation utile qui simplifie la vie et garde l’assureur à portée de main, à tout instant.

Trik Esslama – Assurance Auto : pour que la route reste un espace de sécurité et de tranquillité d’esprit.

Dar Esslama – Assurance Multirisque Habitation (MRH) : une protection complète du foyer, sanctuaire de la vie familiale.

STARCARE – Assurance Individuelle Nationale : une réponse concrète et humaine aux besoins de santé, adaptée aux réalités locales.

Une performance qui s’inscrit dans la durée
Notre gamme de produits célèbre sa cinquième année consécutive au sommet des préférences et de la confiance. Dans un marché toujours plus exigeant, cette fidélité historique prouve que la STAR ne se contente pas de répondre aux attentes : elle anticipe pour mieux protéger.

Véritable référence du secteur, STAR Assurances consolide en 2026 son leadership et sa mission de partenaire de vie, agissant avec détermination pour la protection et l’avenir de tous ses assurés.

D’après communiqué

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Médiation commerciale : l’arme secrète des entreprises tunisiennes

13. Februar 2026 um 14:42

Rapide, économique et préservatrice des relations d’affaires, la médiation s’impose comme un outil de gestion des conflits encore sous-exploité en Tunisie, à cause de l’absence de cadre législatif dédié. Experts et praticiens plaident pour son intégration systématique dans les stratégies contentieuses des entreprises.

La médiation représente un mode alternatif de résolution des conflits reposant sur l’intervention d’un tiers neutre, impartial et indépendant, qui facilite le dialogue entre les parties sans imposer de solution. Zeineb Trabelsi Caid Essebsi, avocate, médiatrice et formatrice, précise que le médiateur garantit la confidentialité et aide les parties à trouver elles-mêmes une issue au litige. Contrairement à l’arbitrage où un juge privé tranche le différend avec un gagnant et un perdant, la médiation aboutit à une solution où les deux parties sont gagnantes, même si les bénéfices ne sont pas également répartis.

Animée par l’avocate et la médiatrice Samira Laouani, cette table ronde consacrée à la présentation du Règlement de médiation de la Chambre de commerce internationale et aux atouts de la médiation dans le règlement des conflits commerciaux s’est tenue le 13 février 2026 au siège du Conseil bancaire et financier. Organisée par ICC Tunisia à l’initiative de sa Commission d’Arbitrage et ADR, cette demi-journée d’échanges et de réflexions a réuni des expertes du secteur privé et public pour explorer les perspectives de développement de cet outil en Tunisie.

Médiation et conciliation : une distinction nécessaire

Saida Chebili, présidente de l’Association tunisienne de médiation, souligne la confusion persistante entre médiation et conciliation. Le conciliateur propose une solution et vise la réconciliation des parties, tandis que le médiateur n’intervient pas dans le contenu de l’accord et se concentre sur le processus. Cette distinction conceptuelle demeure floue dans les textes juridiques tunisiens, où les deux termes sont souvent utilisés de manière interchangeable.

Aouatef Mzoughi, avocate, médiatrice et journaliste, insiste sur la dimension préventive et diagnostique du conflit. Selon elle, le conflit ne démarre pas au même moment pour les deux parties et ne se limite pas toujours à l’inexécution contractuelle. Des éléments relationnels comme des courriels non traités, des appels sans suite ou des réunions tendues alimentent les tensions. Le médiateur aide les parties à identifier ces dysfonctionnements et à transformer le conflit en opportunité d’amélioration des procédures internes et des relations commerciales.

Sur le plan international, Alya Ladjimi, conseillère ADR CCI Paris, présente les spécificités de la médiation institutionnelle proposée par la Chambre de commerce internationale. Les statistiques de la période 2021-2025 révèlent que la médiation CCI traite principalement des litiges de grande envergure dans les secteurs de la construction et de l’énergie. Le montant moyen des litiges s’élève à 75 millions de dollars, pour un coût de médiation de 33.600 dollars, soit 0,04 % du montant contesté. La procédure dure en moyenne moins de trois mois et affiche un taux de réussite supérieur à 50 pour cent lorsque les parties acceptent de rencontrer le médiateur.

La médiation CCI attire une clientèle majoritairement européenne et américaine, ces derniers étant particulièrement enclins à transiger en raison d’une culture de résolution amiable bien ancrée. Plusieurs États et entités publiques d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique ont également recours à cette procédure. Alya Ladjimi cite des cas emblématiques, dont un différend entre un investisseur et un État résolu après douze ans de procédure d’arbitrage suspendue, aboutissant à un accord intégré dans une sentence arbitrale, ainsi qu’un règlement portant sur plusieurs centaines de millions de dollars concernant la construction d’une centrale thermoélectrique.

Une flexibilité à tous les stades du conflit

La médiation peut intervenir à tous les stades du conflit. Certaines multinationales intègrent des clauses de médiation CCI dans leurs conditions générales de vente. D’autres parties optent pour la médiation en cours de procédure judiciaire ou arbitrale, voire après le rendu d’une sentence pour en faciliter l’exécution. Dans certains pays européens, le recours à la médiation est devenu obligatoire avant toute procédure contentieuse en matière commerciale. Le non-respect d’une clause de médiation expose les parties à des sanctions, notamment la suspension de l’arbitrage ou l’incompétence du tribunal arbitral.

Pour les entreprises, la médiation présente un double avantage stratégique. Elle permet non seulement de régler le litige, mais aussi de préserver la relation commerciale, élément crucial pour la pérennité des affaires. Aouatef Mzoughi rappelle que l’exécution forcée d’un contrat au terme d’un long procès peut se solder par la perte définitive d’un client ou d’un partenaire. La médiation, par sa souplesse, autorise des solutions innovantes adaptées aux intérêts réels des parties, là où le juge ou l’arbitre applique strictement le droit.

L’État tunisien face à la médiation

Amira Klai, directrice générale des conventions et contentieux internationaux d’investissement au ministère de l’Économie et de la Planification, explique que le choix du mode de règlement des différends résulte d’une négociation et dépend du partenaire, de l’enjeu et du type de contrat. La médiation figure désormais parmi les mécanismes retenus dans l’accord africain de libre-échange continental, bien que celui-ci ne soit pas encore entré en vigueur. Pour l’État, la médiation présente un attrait financier et temporel décisif. Résoudre les conflits rapidement et à moindre coût constitue une priorité dans un contexte budgétaire contraint. La réputation d’un environnement favorable à la résolution amiable des différends contribue également à l’attractivité du pays pour les investisseurs.

Un cadre juridique à construire

Sur le plan national, l’absence de loi spécifique sur la médiation ne constitue pas un obstacle juridique à sa pratique. Zeineb Trabelsi Caid Essebsi rappelle le principe selon lequel ce qui n’est pas interdit est permis. La médiation conventionnelle, c’est-à-dire décidée par les parties avant ou après la naissance du conflit, demeure parfaitement licite. Les entreprises peuvent insérer des clauses de médiation dans leurs contrats ou proposer ce mode de règlement une fois le différend déclaré. Toutefois, cette pratique nécessite un changement de mentalité chez les conseils juridiques et les chefs d’entreprise, qui doivent être sensibilisés aux bénéfices de la médiation.

Saida Chebili insiste sur l’urgence de définir clairement la médiation dans un texte législatif pour dissiper les confusions terminologiques et lever les réticences des acteurs économiques et judiciaires. Le législateur doit poser les bases d’un cadre rassurant, permettant à tous les secteurs de recourir sereinement à la médiation. En attendant, la médiation judiciaire, c’est-à-dire proposée par un magistrat en cours de procès, peine à se développer. Une expérience pilote menée au tribunal de Sousse s’est heurtée à la résistance des magistrats, peu enclins à appliquer un mécanisme non codifié.

Les intervenantes soulignent le coût caché des conflits pour les entreprises. Des études européennes montrent que les salariés consacrent en moyenne une semaine par mois à gérer des tensions internes, au détriment de leur productivité. Les conflits non résolus nuisent également à la réputation et à la compétitivité des organisations. Former les équipes juridiques et les dirigeants à la médiation, introduire des clauses types dans les contrats et élaborer une charte de gestion des différends figurent parmi les recommandations formulées pour favoriser l’adoption de cet outil.

Des outils à la disposition des entreprises

La Chambre de commerce internationale met à disposition plusieurs documents accessibles en ligne pour accompagner les entreprises. Outre le règlement de médiation proprement dit, qui compte seulement dix articles reflétant la souplesse voulue de la procédure, deux guides publiés en 2023 méritent l’attention. Le premier propose des outils pour faciliter le règlement amiable des litiges en cours d’arbitrage, avec des conseils destinés aux arbitres et aux parties. Le second, intitulé Effective Conflict Management, détaille l’ensemble des services et mécanismes offerts par la CCI, illustrés d’exemples concrets tout en préservant la confidentialité des dossiers.

L’information et la formation apparaissent comme les leviers prioritaires pour développer la culture de la médiation en Tunisie. Saida Chebili invite les entreprises à intégrer dès maintenant la médiation dans leur stratégie de gestion des risques, sans attendre une loi qui, selon les intervenantes, ne saurait tarder. Le modèle britannique, où la médiation s’est développée de manière pragmatique avant toute codification, illustre qu’une pratique peut précéder et nourrir le cadre législatif. L’expérimentation tunisienne, tant sur le plan local qu’international, pourrait ainsi aboutir à une loi sur mesure, adaptée aux besoins réels du tissu économique national.

 

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Plus de 4 000 coureurs attendus à la 5e édition de Ooredoo Night Run by Xiaomi

13. Februar 2026 um 14:15

La cinquième édition de Ooredoo Night Run by Xiaomi, un événement sportif et culturel majeur organisé en partenariat avec Xiaomi, se tiendra le 14 mars 2026 à Tunis. Cette initiative transforme l’avenue Habib Bourguiba en un espace de convivialité ramadanesque, avec des parcours de 2, 5 et 10 kilomètres pour inclure enfants, amateurs et athlètes professionnels.

L’événement bénéficie du soutien de Xiaomi, BYD et d’autres partenaires, promettant une édition plus dynamique que jamais. Nouveauté notable : un podium dédié aux athlètes handisports et un autre pour les coureurs de plus de 65 ans. En partenariat avec l’association Ahna Maak, qui soutient les personnes démunies avec du matériel médical ou des médicaments, ainsi que celles atteintes de maladies lourdes.

Au-delà de la performance

Ooredoo met l’accent sur l’inclusivité sociale en honorant les participants de tous âges et les sportifs handicapés, avec animations et loteries pour le public. L’objectif : cultiver une proximité totale avec la communauté tunisienne via une expérience familiale, sécurisée et festive.

Découvrez Ooredoo Night Run by Xiaomi

Eyas Naif Assaf,  Chief Executive Officer Ooredoo Tunisia, souligne : « Le succès des éditions précédentes a ancré cette manifestation dans les habitudes des Tunisiennes et Tunisiens en rendez-vous sportif attendu pendant le Ramadan béni ».

De son côté, le président de la Fédération tunisienne d’athlétisme ajoute que cet événement devient au fil des ans un facteur de promotion sportive, de qualité de vie, de solidarité et d’ancrage social.

Programme et distances

Mohamed Ali Ben Hafsia, directeur de la communication et de la marque chez Ooredoo, convie au rendez-vous du 14 mars 2026. Juste après les examens, adieu le stress ! Une tombola pleine de surprises et un village enfants avec activités ludiques attendent les participants. Distances : 2 km (petits), 5 km (amateurs), 10 km (pros). Podiums par catégories dès 5 ans jusqu’à 65 ans, plus un dédié aux handisportifs, honorés dans toutes les manifestations et aux Jeux paralympiques.

Bilan et perspectives

Interrogé sur les 5 éditions, M. Ben Hafsia répond : « Cinq éditions organisées par Ooredoo, de la première à celle dans un mois : un succès croissant ! Avec 4500 coureurs attendus, l’ambiance conviviale rayonne, des participants de Kairouan, Gafsa et de partout en Tunisie. Édition après édition, nous perfectionnons sécurité, hygiène, organisation et animations. Courses séparées enfants/adultes, gains et tombola boostés pour attirer plus de monde. Venez courir ou profiter de l’esplanade à l’avenue Habib-Bourguiba, dans une animation ramadanesque, tunisienne et familiale ».

Le secret du succès ? « La proximité totale avec nos clients », conclut Mohamed Ali Ben Hafsia.

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Nucléaire : nouveau virage énergétique français

13. Februar 2026 um 12:13

Le développement accru de l’énergie nucléaire et la réduction concomitante des énergies éolienne et photovoltaïque sont prévus dans le programme pluriannuel énergétique présenté jeudi 12 février par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.

Ce programme fixe les objectifs de consommation et de production d’énergie par secteur pour les dix prochaines années (2025-2035). L’ambition du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, est de relever le « défi du siècle ». C’est-à-dire de faire de la France la première grande nation industrialisée à s’affranchir de sa dépendance aux énergies fossiles.

Le programme prévoit notamment la construction de quatorze nouveaux réacteurs nucléaires. Mais aussi l’augmentation de la puissance des réacteurs existants, l’allongement de leur durée de vie au-delà de soixante ans…

Parallèlement, en matière d’énergie éolienne, l’objectif est désormais de 15 gigawatts (GW) de capacité installée d’ici 2035; contre 18 GW annoncés dans le précédent programme pluriannuel. Lecornu indique qu’il privilégiera la modernisation des parcs éoliens existants afin d’« accroître leur capacité et de réduire leur impact visuel », plutôt que la construction de nouveaux parcs.

Concernant le photovoltaïque, il vise 48 GW de capacité installée d’ici 2030 et une fourchette de 55 à 80 GW d’ici 2035. Ce qui ralentit la dynamique actuelle. Globalement, comme l’a déclaré le Premier ministre, l’objectif est que les énergies bas carbone représentent 60 % de la consommation finale d’ici 2030. Et ce, avant d’atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle.

Au-delà de la production d’énergie, le succès de la décarbonation dépend aussi de la transformation des usages énergétiques, du passage des voitures à moteur à combustion interne aux véhicules électriques ou de l’électrification des processus industriels, a affirmé le gouvernement français.

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L’Italie forme 330 cadres tunisiens pour le Plan Mattei

13. Februar 2026 um 12:02

Quelque 1 320 fonctionnaires africains – dont 330 Tunisiens – ont pris part, le 10 février 2026, à Caserta en Italie, au lancement d’un programme de renforcement des capacités destiné à 1 320 hauts fonctionnaires africains, dans le cadre du Plan Mattei.

L’ambassade de Tunisie à Rome et la directrice de l’École nationale d’administration (ENA) tunisienne ont représenté la Tunisie à cet événement. Sachant que c’est l’ENA qui assure le rôle d’institution nationale partenaire pour la mise en œuvre dudit programme.

Initié par la SNA – Scuola Nazionale dell’Amministrazione (École nationale d’administration italienne) -, ce projet concerne également la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie et le Kenya. Il prévoit des programmes de formation communs, des visites d’étude ainsi que la mise en place de partenariats institutionnels durables entre l’Italie et les quatre pays bénéficiaires.

Lire aussi : L’Italie investit 600 millions d’euros dans le Plan Mattei pour l’Afrique

Selon l’ambassade de Tunisie à Rome, la cérémonie de lancement a réuni le vice-ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, des responsables des administrations publiques des quatre pays africains participants, ainsi que des représentants de l’Agence italienne de coopération et de développement (AICS) et de la structure dédiée au Plan Mattei.

Lire également : Plan Mattei – Le pari africain de Giorgia Meloni

Une table ronde a suivi la cérémonie officielle afin de détailler les phases opérationnelles du projet et de recueillir les attentes des pays bénéficiaires. Et ce, en présence notamment du ministère italien des Affaires étrangères, de la direction générale italienne de la Fonction publique et des délégations africaines.

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