Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 19. Februar 2026Haupt-Feeds

Bénéfice en hausse et dividende relevé : ATL soumet ses résultats 2025 à l’AGO

19. Februar 2026 um 08:34

Arab Tunisian Lease (ATL) soumettra, lors de son assemblée générale ordinaire du 21 avril 2026, une proposition de dividende de 0,400 dinar par action au titre de l’exercice 2025, contre 0,350 dinar un an plus tôt. Cette distribution reste subordonnée à l’autorisation préalable de la BCT.

Cette recommandation du conseil d’administration, arrêtée lors de sa réunion du 16 février 2026, s’appuie sur des résultats en progression. Les comptes individuels de l’exercice 2025 font état d’un bénéfice net de 25,5 millions de dinars, en hausse par rapport aux 21,6 millions de dinars dégagés en 2024. Le périmètre consolidé confirme cette tendance : le résultat net s’établit à 26,5 millions de dinars pour 2025, contre 22,1 millions de dinars lors de l’exercice précédent.

L’article Bénéfice en hausse et dividende relevé : ATL soumet ses résultats 2025 à l’AGO est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaïs Saïed félicite les Tunisiens pour le mois de Ramadan

19. Februar 2026 um 04:46

Le président de la République Kaïs Saïed a prononcé un discours adressé aux Tunisiens pour les féliciter, à l’occasion de l’arrivée du mois  de Ramadan; et ce, mercredi soir 18 février 2026, à la grande mosquée Zitouna.

Kaïs Saïed a appelé les Tunisiens à un jeûne ramadanien authentique, axé sur la purification spirituelle et l’élévation morale, loin des rituels mécaniques. Il cite le Coran pour rappeler que le jeûne est une adoration universelle ordonnée par Dieu .

Le président de la République insiste sur l’unité : le salut du pays repose sur la réforme globale de la société, comme un corps sain où aucun membre n’est malade. Il évoque la sourate An-Nisa pour prôner la justice impartiale, plus proche de la piété.

Clôturant par un vibrant dua, il implore une victoire décisive pour les Palestiniens, la reconquête de leur terre et un État souverain avec  » Qods Echerif » comme capitale.

L’article Kaïs Saïed félicite les Tunisiens pour le mois de Ramadan est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 18. Februar 2026Haupt-Feeds

Tunisie & IA : le pari des talents pour réinventer l’économie

18. Februar 2026 um 20:01

Dans le cadre du lancement du nouveau plan de développement économique, plaçant l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) au rang de priorité stratégique, un enjeu majeur mérite une attention particulière : celui des compétences humaines nécessaires pour en tirer profit dans les faits.

L’IA est souvent présentée comme un moteur de productivité et d’innovation, capable d’améliorer la prise de décision et de stimuler les performances sectorielles. Sur le papier, cette vision est séduisante. Mais sans une stratégie claire et réaliste visant à former les responsables et cadres opérationnels, qu’ils œuvrent dans l’administration publique, les institutions financières ou les entreprises, ces ambitions risquent de rester largement théoriques.

C’est ici que se trouve la véritable transformation : l’IA doit être utilisée comme un assistant structuré, et non comme un substitut au jugement humain. Elle peut aider à analyser des volumes massifs de données, synthétiser des informations complexes et produire des livrables professionnels, mais ce potentiel ne se réalise pleinement que si les responsables et cadres opérationnels savent poser les bonnes questions, interpréter les résultats, identifier les limites et maintenir un contrôle critique constant.

Certaines voix ont souligné le risque que l’IA devienne un mot-clé sans impact concret sur la productivité ou la qualité de la décision publique. Cette prudence est légitime : les processus, les données et la culture organisationnelle tunisienne doivent encore évoluer pour accueillir ces outils de manière harmonieuse. Il ne s’agit pas de freiner l’innovation, mais de garantir une adoption responsable et progressive.

 

Il est important de rappeler que l’IA ne remplace ni le débat démocratique ni les choix politiques. Elle éclaire les décisions et renforce leur cohérence, mais ne se substitue pas à la vision stratégique ni à la responsabilité humaine.

 

Dans ce cadre, la formation professionnelle continue des responsables et cadres opérationnels est le pivot de la transformation. Il ne s’agit pas de former des experts techniques, mais de développer une culture professionnelle de l’IA : comprendre les outils, interpréter les résultats, exercer un contrôle critique et appliquer des usages éthiques et responsables. Seule cette approche permet de tirer parti de l’IA sans risques de décisions biaisées ou d’utilisation mécanique.

L’intégration de l’IA doit également prendre en compte les enjeux de souveraineté numérique, de sécurité et de confidentialité des données, particulièrement dans l’administration et le secteur financier. Les responsables et cadres opérationnels formés sont mieux armés pour définir des usages conformes à l’intérêt général et aux exigences réglementaires.

Enfin, il est important de rappeler que l’IA ne remplace ni le débat démocratique ni les choix politiques. Elle éclaire les décisions et renforce leur cohérence, mais ne se substitue pas à la vision stratégique ni à la responsabilité humaine.

L’intégration réussie de l’IA dans le plan de développement économique tunisien repose donc sur un investissement clair dans les compétences, la formation professionnelle et le discernement des responsables et cadres opérationnels. C’est cette capacité humaine, et non la technologie seule, qui permettra à l’IA de devenir un véritable levier de modernisation, au service de l’action publique, de la stabilité financière et de la compétitivité économique du pays.

——————————————-

Les propos développés dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

L’article Tunisie & IA : le pari des talents pour réinventer l’économie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quand la musique humaine s’efface, l’IA prend le dessus

18. Februar 2026 um 18:21

Imaginez un monde où les hits de Spotify ne sont plus l’œuvre d’artistes à la quête de mélodies et de bons textes  dans des studios où l’inspiration vient tout seul,  mais d’algorithmes froids.  C’est le scénario cauchemardesque  esquissé par le dernier rapport UNESCO sur les industries créatives.

Ainsi  d’ici 2028, l’IA générative pourrait faire fondre de 24% les revenus des musiciens et de 21% ceux des créateurs audiovisuels, soit 8,5 milliards d’euros volatilisés annuellement. Et si la musique humaine disparaissait vraiment, laissant l’IA prendre le relais ?

 Il y a encore dix ans, des artistes comme  Sabrina Carpenter ou  Billie Eilish  peinait à percer dans un océan de talents. Aujourd’hui, ses équivalents sont  malheureusement  des bots : Deezer recense 50 000 titres IA téléchargés quotidiennement, grimpant aux sommets des charts sans que quiconque ne s’en rende compte.

L’UNESCO tire la sonnette d’alarme en pointant du doigt ces “contenus synthétiques”, nourris d’œuvres protégées entraînées sans licence, imitent styles et voix humaines avec une qualité médiocre, polluant les datasets futurs. Pire, un “effondrement du modèle” guette. Autrement dit, un cercle vicieux où l’IA s’auto-dévore, produisant des daubes de plus en plus fades.

Et si la musique humaine s’éteignait ? Les rues de Tunis, autrefois vibrantes de malouf et de la musique d’antan, ne retentiraient plus que de playlists algorithmiques, uniformes et sans âme. Les jazz clubs, vos refuges préférés, fermeraient plus de solos imprévisibles d’un sax improvisé sous les étoiles maghrébines, juste  optimisés pour les likes. La diversité culturelle s’éteint. Adieu cette musique éclectique  remplacé par de l’IA.  

L’UNESCO ne se contente pas de prophétiser l’apocalypse. Son plan d’action,810 mesures phares , appelant  à un sursaut : gouvernance éthique de l’IA, protection des droits d’auteur, soutien aux artistes via infrastructures numériques.

Khaled El-Enany, directeur général, souligne l’importance de renforcer  les politiques pour un développement inclusif.” Car le secteur culturel explose 254 milliards de dollars en biens en 2023,  mais creuse les écarts, avec un financement public mondial sous 0,6% du PIB.

Heureusement, l’histoire est écrite, par des artistes venus des quatre coins du globe  innovant déjà, fusionnant texte et mélodies. Toutefois,  sans action, la symphonie humaine risque le silence éternel, supplantée par le bruit blanc des machines.

L’article Quand la musique humaine s’efface, l’IA prend le dessus est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BCT : nouveau billet de 20 dinars avec signatures et traits en rouge foncé

18. Februar 2026 um 17:40

Le nouveau billet de 20 dinars (type 2017) de la Banque centrale de Tunisie (BCT) reprend à l’identique les motifs, caractéristiques et dispositifs de sécurité des versions précédentes, tout en intégrant trois modifications visibles distinctes. 

Il convient de noter que la date d’émission, mise à jour, arbore des caractères nettement plus grands. Ainsi les signatures du gouverneur Fethi Zouhair Nouri et du vice-gouverneur Mourad Abdessalem sont désormais reproduites en taille douce, dans un rouge foncé.

Les traits horizontaux facilitant la reconnaissance par les malvoyants passent au rouge foncé, contre un rouge ordinaire auparavant.

Compatibilité en circulation

Ce billet entre en circulation immédiatement et cohabite pleinement avec les autres coupures de 20 dinars de même type, sans que les anciens modèles ne soient retirés.

L’article BCT : nouveau billet de 20 dinars avec signatures et traits en rouge foncé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La BERD décaisse 70 millions d’euros pour l’agroalimentaire en Côte d’Ivoire et Nigeria

18. Februar 2026 um 17:15

La BERD accorde un prêt de 70 millions d’euros à Valency International pour soutenir les chaînes de valeur agroalimentaires en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Telle est l’annonce du communiqué 

Toujours selon le communiqué, les fonds financeront l’approvisionnement en noix de cajou, soja, cacao et sésame auprès de producteurs locaux, tout en développant la transformation locale, notamment via une nouvelle usine de cajou en Côte d’Ivoire.

Ce projet renforce la compétitivité sectorielle, crée des emplois ruraux et améliore l’accès au marché des petits agriculteurs.​ Ainsi Valency optimisera aussi sa gouvernance climatique grâce à une coopération technique BERD, intégrant gestion des risques et durabilité.​

Pour sa part, Odile Renaud-Basso présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement  a fait savoir que l’ objectif est de libérer le potentiel agricole, créer des emplois et favoriser une croissance inclusive.

De son côté, Sumit Jain, DG Valency  souligne comme suit: « Ce partenariat consolide nos opérations résilientes et alignées sur les normes climatiques mondiales ».

L’article La BERD décaisse 70 millions d’euros pour l’agroalimentaire en Côte d’Ivoire et Nigeria est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Conect impulse les énergies renouvelables pour une relance verte!

18. Februar 2026 um 16:59

Une avancée majeure dans la transition énergétique: le 5ème round de projets d’électricité renouvelable sous régime d’autorisations a validé 185 initiatives, pour une capacité totale de 287 mégawatts et des investissements de 554 millions de dinars. Ces annonces ont été au cœur d’une séance organisée par le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT.

Présente lors de cet événement, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a déclaré : “L’objectif en 2026 est d’accélérer la croissance des énergies renouvelables. Au-delà des 185 projets du 5e round, notre but est qu’ils démarrent le plus vite possible, dans le cadre d’une simplification des procédures administratives et d’un allègement des investissements dans les énergies renouvelables. Au titre de la loi de finances 2026, nous avons introduit un avantage fiscal : une contribution de l’État à hauteur de 3% pour rendre l’investissement en énergie plus attractif. »

Dans ce contexte d’accélération nationale pour diversifier le mix énergétique et exploiter les richesses naturelles tunisiennes en solaire et éolien, cette rencontre a favorisé un dialogue inclusif entre acteurs publics et privés. L’objectif était clair : évaluer les résultats de cette ronde et tracer des pistes pour booster l’attractivité du secteur.

De son côté, Aslan Berjeb, en marge de l’événement, a souligné dans une déclaration aux médias: « Nous avons avec nous des responsables du secteur privé et public, car nous croyons que le système des licences est crucial pour la transition énergétique et son accélération. Il convient particulièrement aux PME, aux projets régionaux de petite et moyenne taille, et accélère la transition énergétique. D’où l’importance de comprendre son cadre légal, pour qu’il soit mieux compris et utilisé. »

 

 

 

Par ailleurs, Sadok Besbes a ajouté : « Nous pouvons, en un temps court, créer des entreprises tunisiennes capables de fabriquer des panneaux photovoltaïques, et ainsi exporter cette expertise vers les pays voisins. Nous pouvons discuter avec des entreprises européennes, et aussi avec des entreprises tunisiennes qui ont réussi à pénétrer le marché africain. Par ailleurs, les investisseurs tunisiens peuvent exploiter l’immense potentiel solaire dont Dieu a doté le pays, bien supérieur à celui de nos voisins. »

 

 

Parmi les recommandations phares de la CONECT figurent un calendrier pluriannuel, le « Golden Permit », l’auto-raccordement, des lignes dédiées aux énergies renouvelables, l’indexation tarifaire, l’intégration du stockage et la formation des promoteurs. Parmi les engagements concrets : soumission d’un document officiel au ministère, création d’un comité de suivi, formations avant la 6e ronde et mises en relation des acteurs.

Cette conférence positionne ainsi la Tunisie comme un hub attractif des énergies renouvelables. Ces initiatives visent ultimement à hisser la part des renouvelables, à réduire les subventions énergétiques et à sécuriser l’approvisionnement national.

L’article La Conect impulse les énergies renouvelables pour une relance verte! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Chômage à 15,2% : illusion statistique et exode des jeunes

18. Februar 2026 um 16:53

Le taux de chômage s’établit à 15,2%, en baisse de 0,2 point, due à une contraction du taux d’activité. C’est ce qu’a fait savoir Ridha Chkoundali, l’expert en economie dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com

Ce recul masque une inertie structurelle du marché du travail. Les jeunes oscillent entre pessimisme et échecs d’insertion formelle, sans relance des embauches.

Une baisse de la demande d’emploi s’observe, expliquée par un pessimisme qui réoriente la quête vers l’étranger, souligne Chkoundali

L’article Chômage à 15,2% : illusion statistique et exode des jeunes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quand la limite entre service et service devient floue!

18. Februar 2026 um 16:40

Il est à l’origine d’une des courses les plus prestigieuses de la planète, le marathon. Qui est-il et pourquoi ? 500 ans avant JC, ce soldat qui s’appelait Phidippidès avait parcouru 40 km entre MARATHON et ATHENES en courant pour transmettre une information à ses compatriotes : la victoire de l’armée grecque sur les Perses. Et il serait mort d’épuisement au bout de ce parcours.

Le pauvre. Il aurait vécu plus longtemps si son armée disposait de téléphone et ses compatriotes d’Internet. Mais chaque chose en son temps, et aujourd’hui il arrive souvent même que l’on soit informé d’un événement avant même qu’il ne se produise, l’information allant plus vite que son temps de propagation. Ce service est devenu l’information qui nous inonde d’une manière ostentatoire et exagérée. Ce qui fait que l’on n’arrive plus de séparer la graine de l’ivraie et devient de plus en plus sévices !

Tout cela ne facilite plus le travail du journaliste, censé transmettre une information sûre et fiable et vérifiée. Mais je me pose de plus en plus une série de questions relativement simples : c’est quoi une information? A quoi sert-elle? Où est-ce qu’on la trouve?

Évidement j’ai commencé à poser la question à Internet : « C’est quoi une information ». Sa réponse a été claire : «Une information est un message, une donnée ou un fait rapporté, qui apporte une connaissance nouvelle, vérifiée et fiable sur un événement ou une situation. Elle se distingue d’une opinion ou d’une rumeur par son caractère factuel, son intérêt pour le public et sa vérification par des sources. »

Il m’a même précisé que, pour être vraie il fallait qu’elle soit factuelle, fiable et vérifiée, nouvelle et pertinente et être transmise sur différents supports…

Mais le constat est permanent, cette définition semble de moins en moins appliquée, et aujourd’hui la limite entre le RIGHT et le FAKE devient difficilement définissable. Mais le pire c’est qu’elle concerne de plus en plus des phénomènes et/ou des actions d’envergures diverses qu’il serait trop long d’énumérer et pourrait générer une série d’informations plus ou moins douteuses.

Et tout ce phénomène s’est accentué avec l’apparition de ce qu’on appelle «les réseaux sociaux» qui ne ressemblent à aucun réseau relationnel, et surtout n’ont rien de social, d’une part, et, d’autre part, par l’utilisation abusive d’un appareil qui pèse moins de 250g qui n’a rien de smart mais est un concentré de technologie et qui, entre autres, stocke et déroule l’information et maintenant parle aussi à son utilisateur. Utilisateur qui devient quasiment esclave de ce smartphone qui est en train de ronger la société et ses échanges, société qui ne se parle plus mais a le nez engoncé dans ces 250g à longueur de journée, lit et écoute les informations qu’il veut bien lui distiller et auxquelles il veut bien y croire si cette information lui sied.

Ceci à l’échelle de l’individu qui ne parle plus, ne pense plus, ou ne pense que quand  son écran l’y autorise, ne réfléchit plus ou peut réfléchir quand la batterie est vide, et se noie dans ce défilé d’informations utiles et inutiles sur son écran à longueur de journée. A côté de ce micro phénomène, se développent à grande échelle des chaînes télé qui développent les news et les fake news, les habillent; les enjolivent, les justifient et même en démontrent la véracité à coup de spécialistes et d’experts et autres consultants.

Mais, chaque phénomène de cette nature finit par déclencher dans d’autres systèmes des réactions imprévues et imprévisibles, à l’image de l’Intelligence artificielle qui  collecte et structure les informations – y compris celle qu’elle contribue parfois à fabriquer – quelle que soit leur nature dans une énorme « data base » et répond aux questions posées et vous aide à en apprécier la véracité de leur contenu.

Comme exemple significatif de désinformation d’Etat et d’information erronée à grande échelle, souvent étudié en Sciences Politiques et en Communication devenu  symbole de défaillance systémique du renseignement et d’emballement médiatique marqué par des effets durables, nous avons choisi la fameuse affaire des « Armes de Destruction Massive » en Irak (2002–2003)» où l’IA nous informe sur sa consistance :

 

1/ La fausse information: En 2002–2003, les gouvernements américain et britannique ont affirmé que le régime de Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive (ADM). Ces affirmations ont été largement relayées par de grands médias internationaux et présentées comme fondées sur des renseignements crédibles.

 

2/ Beaucoup de gens y ont cru après la présentation officielle devant l’ONU, et avoir subi un matraquage médiatique massif à ce sujet et sur le terrorisme islamique…

 

3/Les conséquences concrètes de ce fake

– Invasion de l’Irak en mars 2003 ayant entraîné des centaines de milliers de morts (militaires et civils).

– Instabilité régionale durable et émergence de groupes extrémistes (dont Daech plus tard).

– Dégradation de l’image internationale des États-Unis et du Royaume-Uni.

– Coût économique colossal (plusieurs milliers de milliards de dollars).

 

4/Comment la « fake news » s’est consumée

Après l’invasion, les inspections approfondies n’ont trouvé aucune arme de destruction massive active. L’Iraq Survey Group (rapport officiel de 2004) a conclu que les stocks n’existaient pas. Plusieurs enquêtes parlementaires ont révélé des erreurs majeures dans l’analyse des renseignements. Certains responsables ont reconnu publiquement que les informations étaient erronées ou exagérées. Avec le temps, le consensus international a basculé et l’argument des ADM est désormais largement considéré comme infondé. La narration initiale s’est progressivement effondrée d’elle-même, non pas par une révélation spectaculaire unique, mais par accumulation de preuves contraires.

Comme quoi, aujourd’hui on n’a besoin ni de TNT ni d’uranium pour démolir un peuple, il suffit d’une FAKENEWS bien agencée pour en faire une ADM.

 

A bon entendeur

Salut FB !

Ibtissem

L’article Quand la limite entre service et service devient floue! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

427 mouvements verts en 2025 : record absolu selon le FTDES

18. Februar 2026 um 16:35

A fin 2025, 5 196 protestations ont été enregistrées en Tunisie, dont 427 mouvements environnementaux, soit environ 8% du total. Tel est le bilan du dernier rapport du FTDES. 

Cela dit, l’aggravation des crises et la dégradation de la situation environnementale, l’aggravation de la crise sociale est restée en marge des priorités, contrairement aux revendications sociales comme l’emploi, la santé et le coût de la vie.​

Sous la pression des crises sociales, économiques, sanitaires et du resserrement de l’espace public et politique, la plupart des mouvements environnementaux sont vus comme un « luxe protestataire ». Ils restent majoritairement isolés et temporaires, incapables de se transformer en revendication nationale unificatrice, en raison de la faiblesse du discours environnemental unifié liant justice environnementale et justice sociale, rendant l’environnement une priorité dans l’action politique et militante, compte tenu de son lien étroit avec les autres droits.​

L’exemple le plus saillant est la crise de la pollution à Gabès, illustrant le lien organique entre le droit à un environnement sain, le droit à la santé, à l’éducation et au développement ; ce mouvement environnemental le plus marquant de l’année par sa continuité, sa mobilisation et sa capacité d’organisation a connu une escalade depuis septembre 2025.​

Principales causes des mouvements

Le droit à l’eau potable représente la revendication principale (41% des mouvements environnementaux, 175 mouvements), contre 136 pour le droit à un environnement sain et 116 de nature villageoise. Cette hausse coïncide avec le début de la saison estivale et la montée des températures, avec 219 mouvements entre mai et août (50% du total), dont 109 en juin.​

Les gouvernorats sont les plus touchés sont Kairouan (20%, 88 mouvements, surtout pour l’eau potable, reflétant des protestations petites, répétées et dispersées liées à la crise quotidienne de subsistance), suivi de Gabès (58 mouvements, modèle de militantisme à haute symbolique nationale et internationale autour d’une question enracinée) et Gafsa (45 mouvements, mêlant environnement et revendications sociales comme l’emploi).​

Les mouvements contre la pollution industrielle représentent environ 14% (ex. : habitants de Gabès depuis septembre 2025 pour démanteler les unités polluantes du complexe chimique, et Sahib El Djebel à El Houaria). Les protestations contre les déchets et décharges (9%) incluent Al Maslin (Mahdia, février 2025) et Ain Nakhela (Manouba). 19 mouvements visent la pollution des eaux usées, comme à Ksebt El Médiouni (Monastir, juin 2025, avec mortalité massive de poissons).

Le secteur agricole représente 27% : 26 mouvements pour l’irrigation régulière, 35 protestations ouvrières (ex. : rassemblement central devant le ministère de l’Agriculture le 12 juin dans la campagne « Badge rouge »), luttes contre les ravageurs (puceron cotonnier à Nabeul/Kairouan, criquets du désert à Kasserine), incendies (4 800 ha de forêts détruits) et prix bas de l’huile d’olive (8 dinars/litre).

En somme, malgré l’aggravation des crises environnementales, le militantisme vert n’a pas suivi l’essor des protestations sociales. Les données proviennent d’institutions publiques, médias et réseaux sociaux.

L’article 427 mouvements verts en 2025 : record absolu selon le FTDES est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Dessalement de l’eau: entre sauveur ou mirage?

18. Februar 2026 um 16:28

À environ un mois de la Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque année le 22 mars, la région MENA fait face à un stress hydrique croissant : la moitié de ses 29 pays sont déjà sous le seuil critique de 500 m³ par habitant et par an. Le dessalement de l’eau de mer s’impose comme une réponse stratégique à l’horizon 2050.

La demande en eau pourrait augmenter de 20 à 50% d’ici là, nécessitant 25 milliards de m³ supplémentaires annuels, exacerbé par la surexploitation des nappes, la croissance démographique et le changement climatique.

La région domine avec 46% de la capacité mondiale de dessalement en 2025 (contre 23% pour l’Asie de l’Est et 11% pour l’Amérique du Nord), grâce aux investissements massifs des pays du Golfe en vastes usines pour usages municipaux et industriels. Ces infrastructures assurent un approvisionnement stable, indépendant des pluies ou aquifères épuisés. La Tunisie, l’Égypte et la Libye accélèrent particulièrement leur rattrapage.​

Pour le cas de la Tunisie, le dessalement de l’eau de mer progresse rapidement pour contrer un stress hydrique imminent. La Stratégie Eau 2050 prévoit une capacité passant de 18 millions de m³ en 2025 à 265 millions de m³ d’ici 2050, complétée par la réutilisation des eaux usées (de 59 à 485 millions de m³). Des usines comme celles de Djerba et Sfax couvrent une part croissante des besoins potables dans le Sud, tandis que des projets à Gabès, Zarzis et Mahdia visent l’autonomie locale via un programme intensif post-2030.

Le dessalement reste prioritaire malgré ses coûts élevés : une stratégie à long terme intègre le financement et l’expansion des projets (Gabès, Sfax, Djerba, Zarzis, Mahdia), avec des technologies innovantes comme les panneaux photovoltaïques pour plus d’efficacité et de durabilité.​
Globalement, les coûts unitaires ont chuté de 2,5-5 $/m³ (années 1980) à moins de 1 $/m³ aujourd’hui, certains projets atteignant 0,4-0,5 $/m³ grâce à l’échelle et à l’osmose inverse.

Le dessalement n’est pas une panacée : énergivore, il risque d’alourdir les budgets sans réformes comme la tarification incitative. La Banque mondiale préconise une approche intégrée, entre  gouvernance rénovée, innovations (énergies renouvelables, colocalisation usines-électricité pour réduire les émissions), efficacité agricole (70% de la demande) et PPP pour intégrer le dessalement à Eau 2050 et assurer la résilience.

 

L’article Dessalement de l’eau: entre sauveur ou mirage? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Stellantis revient au diesel

18. Februar 2026 um 15:39

La multinationale Stellantis, l’un des principaux constructeurs automobiles mondiaux, a annoncé le retour de modèles diesel sur le marché européen, après l’échec de ses ambitions dans les véhicules électriques (VE).

L’entreprise Stellantis qui possède des marques bien connues comme Peugeot, Fiat, Jeep et Citroën, a recommencé à proposer des versions diesel d’au moins sept modèles de voitures et de fourgonnettes en Europe depuis la fin de 2025, selon des données de revendeurs et des déclarations officielles publiées le mardi 17 février.

Cette décision intervient après que Stellantis a enregistré des pertes colossales de 22,2 milliards d’euros liées à ses projets de véhicules à faibles émissions de CO2, principalement électriques, au second semestre 2025. Dans ce contexte, les ventes de voitures électriques n’ont pas atteint les objectifs escomptés sur plusieurs marchés européens. Tandis que certains gouvernements ont assoupli les normes d’émissions, offrant ainsi une marge de manœuvre plus grande aux moteurs thermiques traditionnels.

Stellantis justifie ce revirement stratégique par la nécessité de mieux répondre à la demande réelle des consommateurs. Le groupe affirme vouloir maintenir et même élargir son offre de moteurs diesel là où le marché le réclame, notamment pour des conducteurs recherchant une plus grande autonomie, un coût d’achat inférieur ou des capacités de traction supérieures.

Le retour du diesel intervient alors que ce type de motorisation représente aujourd’hui une part marginale des ventes en Europe, autour de 7,7 % du marché des voitures neuves…

L’article Stellantis revient au diesel est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Chine affiche un excédent courant record de 735 milliards de dollars

18. Februar 2026 um 14:30

La Chine a enregistré en 2025 un excédent record de sa balance des paiements courants, atteignant 734,9 milliards de dollars, selon des données publiées par l’Administration d’État chinoise des changes.

Cette performance confirme la solidité de la position chinoise comme premier exportateur mondial. Et ce, en dépit des tensions commerciales persistantes et de la volatilité des flux de capitaux affectant la deuxième économie mondiale.

Dans le même temps, le compte de capital et financier a affiché un déficit de 760,2 milliards de dollars sur l’année; après prise en compte des erreurs et omissions nettes au quatrième trimestre. C’est ce que rapporte l’agence de presse officielle Xinhua.

L’ampleur de l’excédent courant s’explique avant tout par un essor historique du commerce des marchandises, dont le solde a dépassé pour la première fois le seuil des 1 000 milliards de dollars. Cette progression est intervenue malgré les politiques tarifaires adoptées par plusieurs pays occidentaux.

A cet égard, les autorités chinoises affirment que cette résilience repose notamment sur la diversification géographique des exportations, les entreprises chinoises ayant renforcé leur présence sur les marchés des pays du Sud, compensant ainsi le ralentissement observé dans certaines économies développées.

L’article La Chine affiche un excédent courant record de 735 milliards de dollars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : Les avoirs nets en devises se consolident à 106 jours

18. Februar 2026 um 12:50

Les avoirs nets en devises de la Tunisie ont franchi le cap des 25 milliards de dinars à la mi-février 2026, marquant une progression de 7,5 % sur un an. Cette hausse de la couverture extérieure s’accompagne d’une augmentation notable de la masse monétaire en circulation, selon les dernières données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Au 17 février 2026, les réserves de change se sont établies à 25,06 milliards de dinars, garantissant 106 jours d’importation. Douze mois plus tôt, ces actifs se limitaient à 23,3 milliards de dinars (102 jours). Cette consolidation est portée par la dynamique positive des flux de devises :

  • Revenus du travail : 1 045 millions de dinars au 10 février (+6,7 % par rapport aux 979,4 MDT de 2025).

  • Recettes touristiques : 696,5 millions de dinars à la même date (+4,4 % par rapport aux 667 MDT de 2025).

Évolution monétaire et circulation fiduciaire

Le rapport de l’Institut d’Émission souligne une hausse de la monnaie fiduciaire. Le volume des billets et monnaies en circulation a atteint 27,4 milliards de dinars au 16 février 2026, contre 22,8 milliards de dinars à la même période de l’année précédente.

En revanche, les besoins des banques auprès de la BCT ont diminué. Le volume global du refinancement a reculé pour s’établir à 11,2 milliards de dinars au 17 février 2026, soit une baisse par rapport aux 12,5 milliards de dinars de l’année écoulée.

Parallèlement, le marché interbancaire a gagné en intensité. Les transactions entre établissements financiers ont progressé de 8,8 %, passant de 3,4 milliards de dinars en février 2025 à 3,7 milliards de dinars actuellement.

L’article Tunisie : Les avoirs nets en devises se consolident à 106 jours est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Croissance atone : l’économie allemande plafonne à 1 % en 2026

18. Februar 2026 um 12:20

L’économie allemande devrait croître de 1 % en 2026, contre 0,7 % précédemment prévu, mais une année de réformes est nécessaire pour parvenir à une reprise durable. C’est ce qu’estime la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK).

La première économie européenne peine toujours à retrouver son dynamisme, les incertitudes géopolitiques, les coûts d’exploitation élevés et la faiblesse de la demande intérieure pesant sur les entreprises, la croissance prévue pour 2026 étant largement déterminée par des facteurs statistiques et calendaires, selon Reuters.

L’indice du climat des affaires de DIHK, basé sur les réponses d’environ 26 000 entreprises de divers secteurs et régions, a légèrement augmenté pour atteindre 95,9 points, mais est resté bien en dessous de la moyenne à long terme de 110.

Helena Melnikov, directrice générale de DIHK, souligne que « c’est insuffisant ; nos concurrents sont plus dynamiques ». Elle ajoute: « Tant que le frein à main sera serré, nous ne sortirons pas de cette impasse ». Elle appelle à des réformes plus rapides pour réduire la bureaucratie ainsi que les coûts de main-d’œuvre et d’énergie.

Selon le sondage, les entreprises ont cité la faiblesse de la demande intérieure (59 %), la hausse des coûts de main-d’œuvre (59 %), l’incertitude liée à la politique économique (58 %) et les prix élevés de l’énergie et des matières premières (48 %) comme principaux risques.

Les projets d’investissement restent limités. 23 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements contre 31 % qui envisagent de les réduire.

L’article Croissance atone : l’économie allemande plafonne à 1 % en 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaouther Ben Hania à Berlin : rendre justice aux victimes par un refus spectaculaire

18. Februar 2026 um 11:06

Par un geste de rupture spectaculaire, la réalisatrice tunisienne a refusé de récupérer son trophée lors de la soirée « Cinema for Peace » à Berlin. En laissant son prix sur scène, elle dénonce une mise en équivalence entre le calvaire de Gaza et le récit militaire israélien.

Lundi soir, le tapis rouge de Berlin a viré au gris politique. Sous les dorures du gala « Cinema for Peace », la cérémonie a basculé au moment où Kaouther Ben Hania, sacrée pour son documentaire La Voix de Hind Rajab, s’est présentée au pupitre. Face à une assistance où l’on croisait Hillary Clinton et Kevin Spacey, la cinéaste a brisé le protocole : après un discours au vitriol, elle a délibérément abandonné son trophée de « Film le plus précieux » sur l’estrade.

Ce n’était pas un oubli, mais un acte de désobéissance civile. La cinéaste a refusé d’être l’instrument d’un « équilibre » qu’elle juge indécent. Le même soir, l’organisation honorait en effet Noam Tibon, ex-général israélien, pour son rôle lors des événements du 7 octobre. Pour Ben Hania, cette cohabitation forcée des hommages visait à lisser les antagonismes, transformant la tragédie humaine en un produit marketing de « paix » superficielle.

Un réquisitoire contre « l’art du blanchiment »

Visiblement peu encline à la gratitude diplomatique, la réalisatrice a rappelé l’urgence éthique de son œuvre.

« Ce prix est plus grand que moi… Ce soir, je ressens davantage de responsabilité que de reconnaissance », a-t-elle lancé, avant de qualifier sans détour le sort des civils à Gaza de « génocide ».

Elle a fustigé une assemblée prompte à requalifier les massacres en « circonstances complexes » ou en « légitime défense ». Pour elle, le cinéma ne saurait être un « parfum » destiné à rendre le pouvoir plus fréquentable ou une « opération de blanchiment » pour consciences tranquilles.

L’écho d’une agonie

La Voix de Hind Rajab n’est pas une fiction ordinaire. Le film, qui a déjà marqué les esprits à Venise, retrace les ultimes instants de Hind, six ans, piégée par les tirs israéliens le 29 janvier 2024. En utilisant les enregistrements sonores réels de ses appels au Croissant-Rouge, Ben Hania confronte le spectateur à la réalité brute d’une enfant agonisante.

En tournant le dos à sa récompense, Kaouther Ben Hania a rappelé une vérité inconfortable : dans un monde où la diplomatie s’accommode du silence, le silence du trophée laissé sur scène est parfois le cri le plus puissant.

L’article Kaouther Ben Hania à Berlin : rendre justice aux victimes par un refus spectaculaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

IA : le sommet de New Delhi, entre vertige technologique et impuissance régulatrice

18. Februar 2026 um 10:35

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la rédaction de L’Économiste Maghrébin ne dispose d’aucune information officielle confirmant ou non la participation de la Tunisie à ce sommet international.

Dans une Inde qui s’affirme comme le nouveau centre de gravité numérique, le Premier ministre Narendra Modi a assuré l’ouverture, lundi 16 février 2026, d’une rencontre au sommet. L’objectif affiché : dompter l’intelligence artificielle (IA) par une gouvernance mondiale.

Pourtant, derrière le faste diplomatique de New Delhi, l’ombre d’un échec plane déjà sur les ambitions de régulation.

Ce quatrième rendez-vous planétaire, succédant aux étapes de Bletchley Park, Séoul et Paris, rassemble une vingtaine de chefs d’État, dont le Français Emmanuel Macron, attendu dès le 17 février pour une visite d’État.

Mais le véritable pouvoir semble se concentrer entre les mains des capitaines d’industrie présents : de Sam Altman (OpenAI) à Sundar Pichai (Google), sans oublier Jensen Huang, l’homme fort de Nvidia.

L’enjeu pour le pays hôte est de taille. Fort de son milliard d’internautes, l’Inde a délogé la Corée du Sud et le Japon du podium de la compétitivité IA (classement Stanford). Ashwini Vaishnaw, ministre des Technologies, ne s’en cache pas : il s’agit de bâtir une vision « inclusive » où le progrès ne serait plus l’apanage d’une minorité.

Malgré les thématiques consensuelles :  « Les personnes, le progrès et la planète », la perspective de mesures contraignantes s’éloigne. Amba Kak, codirectrice de l’institut AI Now, dénonce un simulacre :

« L’industrie de l’IA pilote non seulement la technologie, mais aussi la manière dont nous la régulons… ou pas. »

Cette « quasi autorégulation » est activement défendue par le bloc anglo-saxon. À l’opposé de la charte éthique signée à Paris l’an dernier, le vice-président américain J.D. Vance a fermement mis en garde contre une régulation « excessive » qui étoufferait une croissance portée par une euphorie boursière sans précédent.

Le décalage est flagrant entre les promesses d’investissements massifs — des dizaines de milliards de dollars injectés en Inde en 2025 — et les périls immédiats. La protection de l’enfance cristallise les tensions, notamment après le scandale Grok (X) et ses dérives pornographiques générées par IA. Pour Kelly Forbes, de l’AI Asia Pacific Institute, la passivité n’est plus une option face à l’explosion des risques numériques.

Une géopolitique à géographie variable

Si l’Inde rêve de concurrencer Washington et Pékin, elle doit composer avec des absences de poids : ni Donald Trump, ni Xi Jinping ne feront le déplacement. Ce vide diplomatique au plus haut niveau souligne la difficulté de forger une « feuille de route » commune. Et ce, alors que l’IA devient l’arme principale d’une nouvelle guerre froide économique.

Entre l’abondante main-d’œuvre bon marché indienne et les infrastructures titanesques nécessaires à la révolution tech, New Delhi joue sa place dans la « décennie de l’IA », mais le chemin vers une souveraineté réelle reste semé d’embûches.

Avec AFP

L’article IA : le sommet de New Delhi, entre vertige technologique et impuissance régulatrice est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Iran–États-Unis : timide dégel à Genève sur fond de bras de fer stratégique

18. Februar 2026 um 09:45

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis sur son programme nucléaire ont enregistré des « progrès », sans pour autant déboucher sur une percée décisive. « Ces avancées ne signifient pas qu’un accord sera bientôt trouvé, mais le processus est désormais enclenché », a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, à l’issue du second cycle de pourparlers tenu à Genève, mardi 17 février 2026.

Selon Araghtchi, les deux parties se sont accordées sur « un ensemble de principes directeurs » susceptibles d’ouvrir la voie à un éventuel accord. Un responsable américain a confirmé à Reuters que Téhéran devait soumettre des propositions détaillées dans les deux prochaines semaines. « Des progrès ont été réalisés, mais de nombreux points restent à discuter », a-t-il précisé, sur la télévision d’État iranienne. D’ailleurs, il a exhorté Washington à cesser immédiatement ses menaces d’usage de la force contre son pays.

De son côté, le président iranien, Massoud Pezechkian a réaffirmé que Téhéran n’abandonnerait jamais son programme nucléaire pacifique, tout en se disant prêt à accepter des mécanismes de vérification internationaux. « Nous ne cherchons pas à acquérir l’arme nucléaire. Si quelqu’un souhaite le vérifier, nous sommes ouverts à cette vérification », a-t-il déclaré.

Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a estimé qu’un changement de régime à Téhéran pourrait être « la meilleure option ». Tandis que le guide suprême iranien Ali Khamenei a affirmé que toute tentative américaine de renversement du pouvoir serait vouée à l’échec.

Le médiateur omanais s’est montré prudemment optimiste. Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, a salué sur X de « bons progrès » lors de ce deuxième cycle de négociations indirectes, soulignant des avancées dans l’identification des objectifs communs et des questions techniques, tout en rappelant que « beaucoup reste à faire ».

L’article Iran–États-Unis : timide dégel à Genève sur fond de bras de fer stratégique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Afrique numérique en construction : la Tunisie à l’heure des choix stratégiques (2026–2030)

18. Februar 2026 um 09:35

À l’aube du lancement de son Plan de développement 2026–2030, la Tunisie se trouve à un moment décisif de son repositionnement économique et stratégique. Dans une Afrique engagée dans la construction de son marché numérique, le partenariat avec l’Algérie offre une opportunité structurante pour renforcer la souveraineté technologique, l’attractivité économique et l’intégration régionale. Cette tribune analyse les choix clés auxquels la Tunisie est aujourd’hui confrontée.

Alors que l’Afrique accélère la mise en œuvre de sa stratégie de transformation numérique, une nouvelle géographie économique et technologique est en train de se dessiner à l’échelle du continent. La construction progressive du Marché unique numérique africain, portée par les orientations de l’Union africaine, ouvre une fenêtre d’opportunité pour les pays capables de se positionner comme pôles régionaux structurants.

Pour la Tunisie, le calendrier est particulièrement significatif. Le démarrage imminent du Plan de développement 2026–2030 coïncide avec une phase d’accélération continentale où le numérique devient un levier central de croissance, de souveraineté et d’intégration économique. Dans ce contexte, le rapprochement avec l’Algérie dépasse le cadre bilatéral : il constitue un choix stratégique, susceptible de repositionner durablement la Tunisie dans l’architecture de l’Afrique numérique en construction.

Économie : le numérique comme accélérateur de valeur et d’attractivité

Pour une économie tunisienne confrontée à des impératifs de relance, de montée en gamme et d’attraction de capitaux, la transformation digitale n’est plus un luxe, mais un levier économique structurant. Elle permet de réduire les coûts de transaction, d’améliorer la productivité, de faciliter l’intégration des PME aux chaînes de valeur régionales et de fluidifier les échanges transfrontaliers.

Dans cette perspective, le Marché unique numérique africain représente une opportunité majeure, à condition qu’il repose sur des pôles régionaux crédibles, capables d’organiser l’offre, la demande et l’investissement. La coopération tuniso-algérienne, si elle est orientée vers des projets concrets – infrastructures numériques, plateformes régionales, services à valeur ajoutée – peut contribuer à positionner la Tunisie comme point d’entrée économique vers les marchés africains, tout en renforçant son attractivité pour les investisseurs internationaux.

La stratégie numérique continentale met l’accent sur l’harmonisation réglementaire, la sécurisation des échanges et la création d’un cadre de confiance transfrontalier. Pour la Tunisie, l’enjeu est clair : traduire ces orientations africaines en avantages comparatifs au service de son nouveau cycle de développement.

Stratégie : souveraineté numérique et repositionnement régional

Au-delà des considérations économiques, le numérique est désormais un enjeu de souveraineté et de projection stratégique. La maîtrise des données, la sécurité des infrastructures critiques et la résilience face aux risques cyber conditionnent l’autonomie économique et la crédibilité internationale des États.

Dans le cadre du Plan 2026–2030, la Tunisie est appelée à clarifier son positionnement géoéconomique. Le partenariat avec l’Algérie offre une opportunité rare : celle de bâtir une capacité régionale partagée, permettant de réduire la dépendance technologique externe tout en renforçant le poids du Maghreb dans l’architecture numérique africaine.

La mise en œuvre effective de la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données, la coordination des politiques publiques et la mutualisation de certaines capacités (centres de réponse aux incidents, infrastructures de données, normes communes) peuvent transformer la coopération bilatérale en outil stratégique de souveraineté collective. Pour la Tunisie, il ne s’agit pas de suivre une dynamique imposée, mais bien de co-construire un cadre régional aligné sur ses intérêts économiques, sécuritaires et industriels.

Numérique : capital humain, innovation et effet d’entraînement continental

Le principal atout de la Tunisie demeure son capital humain. Compétences numériques, ingénierie, écosystèmes de startups et capacité d’innovation constituent des ressources stratégiques à valoriser dans le prochain plan de développement. Mais cet avantage ne produira pleinement ses effets que s’il s’inscrit dans un écosystème élargi, capable d’absorber, de financer et de diffuser l’innovation à grande échelle.

La coopération avec l’Algérie, combinée à une ouverture maîtrisée vers l’Afrique subsaharienne, peut favoriser l’émergence d’un pôle numérique maghrébin, fondé sur l’interopérabilité, les normes ouvertes et le développement de solutions locales à vocation continentale. La stratégie africaine souligne l’importance de la formation, de la mobilité des talents et de la reconnaissance mutuelle des compétences : autant de chantiers que la Tunisie peut intégrer comme priorités opérationnelles de son Plan 2026–2030.

L’enjeu est d’éviter une juxtaposition d’initiatives dispersées. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de la Tunisie à jouer un rôle d’entraînement, en structurant des projets numériques à impact, exportables et créateurs de valeur durable.

Perspective

À l’aube du Plan de développement 2026–2030, la Tunisie se trouve à un moment décisif. Le numérique peut devenir un pilier de souveraineté économique, un vecteur d’intégration régionale et un levier d’attractivité internationale. Le partenariat tuniso-algérien, s’il est inscrit dans une vision africaine cohérente, peut servir de modèle de coopération Sud-Sud, pragmatique et orienté résultats.

L’enjeu n’est plus de savoir si le Maghreb participera à la révolution numérique africaine, mais à quel niveau et avec quelle ambition. Pour la Tunisie, le choix est stratégique : rester en périphérie des dynamiques continentales ou s’affirmer comme acteur central de l’Afrique numérique en construction.

—————————-

Les analyses développées dans cette tribune sont proposées à titre de réflexion. Elles visent à nourrir le débat économique et stratégique, sans engager aucune autorité publique ou privée.

L’article Afrique numérique en construction : la Tunisie à l’heure des choix stratégiques (2026–2030) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌