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Gestern — 08. Februar 2026Haupt-Feeds

États-Unis : Trump redessine la stratégie énergétique

08. Februar 2026 um 15:17

L’impératif de la transition lié au dérèglement climatique n’est plus à l’ordre du jour. L’exploitation et l’accès aux traditionnelles énergies fossiles sont à nouveau des priorités stratégiques assumées, tant sur le plan interne que sur le plan externe. D’un côté, l’administration Trump a amputé les financements de la transition énergétique : suppression des crédits d’impôt pour les énergies renouvelables et les véhicules électriques, freins juridico-bureaucratiques aux projets éoliens et solaires, etc. De l’autre, l’implication américaine dans le dossier russo-ukrainien, la déstabilisation du Venezuela ou encore l’obsession de Donald Trump pour le Groenland doivent être lues à cette aune.

Un retour en arrière au regard des enjeux liés au dérèglement climatique auxquels la transition énergétique devait répondre.

 

Accès et exploitation des ressources énergétiques : traditionnels vecteurs de puissance 

L’accès et l’exploitation des ressources énergétiques sont une composante majeure de la diplomatie et des politiques internationales portées par les Etats. Ils se trouvent logiquement au cœur de rivalités mondiales et régionales.

Depuis le XIXe siècle, les activités humaines (essentiellement liées à la combustion d’énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – et à la déforestation) ont considérablement accru la quantité de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère. L’augmentation de la demande mondiale d’énergie n’a cessé de se confirmer avec le développement d’un modèle économique (productiviste et consumériste) prônant une croissance exponentielle à travers l’utilisation de matières finies.

Pour assurer leur croissance économique, les pays émergents comme l’Inde ou la Chine voient leur consommation énergétique (synonyme d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre) s’accroître.

 

La transition énergétique : nouvelle donne géopolitique 

L’administration Trump rompt avec la stratégie définie par l’administration Biden, à l’origine d’un gigantesque plan de subventions voté en faveur de l’implantation d’usines dans le domaine de la transition énergétique/écologique, l’Inflation Reduction Act (voté au Congrès en août 2022). Une décision qui semble aller dans le sens contraire de l’histoire et d’une certaine rationalité.

Si l’utilisation des énergies fossiles/hydrocarbures demeure encore prédominante (80% du mix énergétique mondial), le changement climatique a enclenché un mouvement en faveur d’une transition énergétique dans laquelle de nouvelles sources (énergies renouvelables : l’hydroélectricité, l’éolien et le solaire) viennent s’ajouter à celles préexistantes (les énergies fossiles ou « combustibles minéraux » : charbon, pétrole et gaz).

Ce mouvement en faveur du développement des énergies renouvelables est de nature à modifier les politiques énergétiques comme la géopolitique de l’énergie. Toutefois, les pays ne manifestent pas le même volontarisme et ne sont pas égaux sur le plan des technologies (à la base de la production des énergies renouvelables) et des ressources (financières et autres) pour relever le défi de la transition énergétique. Partant, celle-ci n’est pas homogène, sur le plan du rythme, de l’ampleur et des formes du processus. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer, par exemple, que les engagements de l’Accord de Paris puissent être respectés par ses signataires.

 

Lire aussi: L’équipe de transition de Trump prépare déjà le retrait de l’Accord de Paris

 

Plus largement, la question se pose d’abord en termes de consommation plutôt que de production : il y a une part d’hypocrisie des pays du Nord de demander à des pays du Sud de produire moins, alors que ce sont les grands pays consommateurs.

Traditionnellement, deux grands blocs s’opposent sur le sujet de la réduction des émissions des gaz à effet de serre : les pays développés et les pays du Sud (parmi lesquels en particulier les petites îles). Une dichotomie à nuancer, notamment au regard de la position de pays émergents grands producteurs ou consommateurs d’hydrocarbures, peu enclins à accélérer la décarbonation de leur économie et à mettre la sortie des énergies fossiles à l’agenda international.

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TIFERT au cœur du partenariat tuniso-indien

07. Februar 2026 um 10:04

Fatma Thabet Chiboub et Devyani Uttam Khobragade, respectivement ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie et ambassadrice de l’Inde en Tunisie, ont tenu une séance de travail, le vendredi 6 février à Tunis.

Objet principal de la rencontre : les moyens de relancer l’activité et de rétablir les capacités de production la Société tuniso-indienne des engrais “TIFERT“.

De façon générale, la ministre et la diplomate ont discuté de l’importance de dynamiser le partenariat tuniso-indien, notamment à travers l’accompagnement de TIFERT et l’ouverture de nouvelles opportunités de projets communs dans les secteurs de l’industrie, des mines et de l’énergie.

Il faut noter que TIFERT est en train de perdre du terrain sur le marché indien, en ce sens que les fabricants indiens se tournent de plus en plus vers d’autres fourniers, entre autres algériens.

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Prévention plutôt que répression : nouvelle stratégie contre la violence à l’école

07. Februar 2026 um 21:27

Le ministère de l’Éducation s’apprête à lancer une stratégie nationale de lutte contre la violence en milieu scolaire, visant, comme son nom l’indique, à renforcer la sécurité des établissements et à garantir un climat d’apprentissage serein pour les élèves et le personnel éducatif.

Pour ce faire, l’initiative privilégie une approche préventive et éducative, fondée sur la sensibilisation, le dialogue et l’accompagnement psychosocial.

Présentée par le ministre de l’Éducation, Nourredine Nouri, lors d’une conférence nationale organisée cette semaine, la stratégie entend s’attaquer au phénomène de la violence scolaire de manière globale, en misant sur la formation des élèves aux valeurs du respect, de la tolérance et de la différence, ainsi que sur le renforcement du rôle éducatif de l’école.

La stratégie s’appuie sur un diagnostic national réalisé en partenariat avec l’UNICEF, qui met en lumière l’ampleur du phénomène. Selon l’étude, 28,4 % des élèves ont été victimes de violence physique, dont près de 16 % à plusieurs reprises. Fait notable, l’étude assure que 57 % des actes recensés ont lieu à l’intérieur des établissements scolaires, notamment pendant les cours et les pauses, tandis que 61,4 % des élèves déclarent avoir subi des insultes ou des moqueries.

Face à ces constats, le plan d’action prévoit le renforcement de la culture de non-violence, la formation des enseignants à la gestion des conflits, la mise en place de mécanismes d’intervention précoce et le développement des dispositifs de soutien psychologique et social au profit des élèves.

La stratégie sera mise en œuvre selon une approche participative, associant les établissements scolaires, les familles et la société civile, en coordination avec plusieurs ministères concernés, dont ceux de la Justice et de l’Intérieur. Son déploiement se fera progressivement, avec des mécanismes de suivi et d’évaluation, afin d’adapter les interventions aux réalités du terrain.

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L’université Tunis El Manar et Hiroshima scellent un partenariat stratégique

07. Februar 2026 um 13:05

L’Université Tunis El Manar a signé un accord de coopération académique et scientifique avec l’Université de Hiroshima, sur la marge du 5e Congrès international des présidents d’universités pour la paix (3-4 février 2026).

Cette signature formalise un engagement mutuel pour promouvoir davantage les collaborations universitaires stratégiques entre l’Université de Hiroshima et les universités arabes.

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Un Tunisien à la tête du think tank stratégique GISR

07. Februar 2026 um 12:05

Ancien ambassadeur de Tunisie à Paris, Moscou et Doha, Mohamed Ali Chihi a été nommé directeur exécutif du Global Institute for Strategic Research (GISR), think tank multidisciplinaire basé à Doha et affilié à l’Université Hamad Bin Khalifa. Connu sous le nom de « Jisr » (« le Pont »), l’institut se positionne comme un lien stratégique entre recherche académique et élaboration des politiques publiques, au cœur des grandes mutations géopolitiques et géoéconomiques mondiales.

Diplômé de l’ENA de Tunis et de l’Institut international d’administration publique de Paris, Mohamed Ali Chihi affiche un parcours diplomatique de premier plan, marqué par des postes clés au ministère des Affaires étrangères, notamment comme secrétaire général et directeur général des affaires consulaires, ainsi que par des missions dans des capitales majeures.

Expert des dossiers transméditerranéens, de la gouvernance publique, de la digitalisation administrative et des enjeux migratoires, il met désormais son expérience et sa vision prospective au service de l’analyse des risques globaux et du conseil stratégique international. Cette nomination illustre le rayonnement croissant des compétences tunisiennes sur la scène intellectuelle et diplomatique mondiale.

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Affaire Epstein : Jack Lang et sa fille dans le viseur du PNF

07. Februar 2026 um 11:23

Le Parquet national financier (PNF) a annoncé, vendredi 6 février, l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » concernant l’ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, et sa fille, Caroline Lang. L’enquête porte sur leurs liens financiers présumés avec le financier américain Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019.

Selon des documents rendus publics le 30 janvier par le ministère de la Justice américain, des échanges par courriel auraient eu lieu entre Jack Lang et Jeffrey Epstein. Ces archives mentionnent également l’existence d’une société codétenue par Epstein et Caroline Lang, destinée à l’acquisition d’œuvres d’art.

Convoqué au ministère des Affaires étrangères, dimanche 8 février 2026, Jack Lang doit s’expliquer sur la nature de ses relations passées avec le financier américain. Il dit n’avoir « jamais » eu connaissance du passé judiciaire d’Epstein au moment des échanges évoqués.

Les documents consultés par franceinfo ne font état d’aucune discussion liée aux crimes sexuels reprochés à Jeffrey Epstein. Ils témoignent en revanche d’une certaine proximité entre les deux hommes. D’après plusieurs sources, le financier américain aurait, à plusieurs reprises, sollicité l’intervention de Jack Lang auprès de l’Élysée, notamment en vue de l’attribution d’un prix d’architecture.

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UE-Turquie : vers un réchauffement des relations

07. Februar 2026 um 10:34

Après des années de relations tendues, l’Union européenne semble revoir en profondeur sa perception de la Turquie. Ankara est de plus en plus considéré comme un élément de la solution plutôt que du problème, notamment dans le contexte des négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. C’est ce qu’écrit Politico dans un article publié vendredi 6 février.       

Selon le média, le rôle potentiel de la Turquie dans l’Ukraine d’après-guerre — en tant que force de maintien de la paix et acteur central de la sécurité en mer Noire — confère au pays une importance stratégique majeure pour Bruxelles. Une réalité qui pousse l’UE à réévaluer une relation longtemps marquée par la méfiance.

Cette inflexion diplomatique intervient malgré l’influence limitée de l’UE sur un pays accusé de s’éloigner des standards démocratiques. Le président turc Recep Tayyip Erdogan est régulièrement critiqué pour la répression de l’opposition et l’emprisonnement de figures politiques dissidentes…

Politico rappelle que la Turquie est une puissance militaire majeure, disposant de la deuxième armée de l’OTAN (après les États-Unis), et qu’elle occupe une position géostratégique clé entre la Méditerranée, le Moyen-Orient et la mer Noire. Le contrôle du Bosphore lui confère une influence décisive sur la sécurité régionale. Ankara a d’ailleurs joué un rôle central dans l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes conclu en juillet 2022.

Peuplée de 85,52 millions d’habitants (chiffre 2024 de la Banque mondiale), la Turquie se dit également prête à déployer des soldats de la paix en Ukraine en cas d’accord avec la Russie, et à assumer un rôle de premier plan dans la sécurité de la mer Noire.

Malgré cette convergence d’intérêts, les relations UE-Turquie restent fragiles. La dérive autoritaire du pouvoir turc et la mise en veilleuse des négociations d’adhésion — gelées depuis 2018 — continuent d’empoisonner le dialogue. « Nos derniers rapports sur l’élargissement montrent un recul par rapport aux normes européennes, notamment en matière d’État de droit et de démocratie », a reconnu Marta Kos, tout en affirmant vouloir s’appuyer sur la société civile turque pour rétablir la confiance…

L’enjeu clé : l’union douanière

Au-delà des symboles, la priorité d’Ankara reste la modernisation de l’accord d’union douanière, en vigueur depuis 1995. Les nouveaux accords commerciaux conclus par l’UE avec l’Inde et le Mercosur risquent de placer la Turquie en situation de désavantage concurrentiel, en l’obligeant à ouvrir son marché sans bénéficier de réciprocité.

Toutefois, la réforme dudit accord nécessite l’unanimité des États membres. La Grèce et Chypre conditionnent toute avancée à des gestes concrets d’Ankara. Nicosie se dit ouvert au dialogue, mais attend des signaux clairs, après le rejet par la Turquie d’une proposition visant à ouvrir ses ports aux navires chypriotes.

Dans un contexte international en pleine recomposition — notamment sous l’effet des choix géopolitiques du président américain Donald Trump —, un rapprochement UE-Turquie pourrait néanmoins s’imposer. « Le monde change et l’histoire s’accélère. Les relations entre la Turquie et l’UE doivent évoluer elles aussi », a déclaré l’ambassadeur turc auprès de l’UE…

Si la reprise des négociations d’adhésion n’est pas à l’ordre du jour, Bruxelles reconnaît désormais la nécessité de repenser ses relations avec la Turquie.

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Sécurité financière : l’Eurogroupe mise sur huit réformes

07. Februar 2026 um 09:44

Les ministres des Finances de la zone euro examineront, le 16 février 2026, une série de mesures destinées à consolider la sécurité financière de l’Europe et à renforcer le rôle international de la monnaie unique. Selon un document préparatoire élaboré par la Commission européenne publié vendredi 6 février, ces discussions porteront notamment sur l’émission de stablecoins libellés en euros et sur un recours accru à la dette commune européenne.

Cette réunion intervient dans un contexte mondial marqué par des tensions commerciales persistantes, des interrogations sur le statut du dollar comme valeur refuge et des transformations technologiques rapides dans les systèmes de paiement, rapporte Reuters.

« Face au risque d’une instrumentalisation croissante du système monétaire et financier international, l’Union européenne doit agir pour renforcer sa sécurité économique et financière et sa capacité à défendre ses propres intérêts », souligne le document.

Renforcer le statut de monnaie de réserve de l’euro

Utilisé par 21 des 27 États membres de l’UE, l’euro demeure la deuxième monnaie de réserve mondiale, représentant environ 20 % des réserves de change internationales, loin derrière le dollar américain, qui en capte près de 60 %. Pour la Commission européenne, un renforcement du rôle international de l’euro contribuerait à la stabilité financière mondiale, améliorerait les relations commerciales et financières de l’UE, consoliderait sa capacité à défendre ses valeurs et rendrait sa politique de sanctions plus efficace.

Une telle évolution permettrait également de protéger l’économie européenne contre les pressions extérieures, de réduire les coûts de financement et de limiter l’exposition des entreprises aux risques de change.

Stablecoins et actifs numériques en euros

La Commission recommande aux gouvernements européens d’envisager l’émission d’actifs numériques libellés en euros, tels que des stablecoins, des dépôts tokenisés ou encore des monnaies numériques de banque centrale (MNBC). Elle appelle aussi à mieux encadrer les risques liés aux stablecoins adossés à des devises étrangères.

À rappeler qu’actuellement, les instruments numériques libellés en euros représentent moins de 1 % d’un marché des stablecoins en forte expansion, largement dominé par les actifs en dollars. Selon des responsables européens, cette domination favorise des flux de capitaux de l’Europe vers les États-Unis, au détriment des marchés européens.

Approfondir le marché de la dette en euros

Le document plaide également pour un approfondissement du marché de la dette en euros, notamment via l’émission d’obligations communes de l’UE destinées à financer des projets à forte valeur ajoutée. Il encourage par ailleurs les entreprises et les États non membres de la zone euro à émettre davantage de dette libellée en euros.

Si les marchés devraient accueillir favorablement de nouvelles émissions de dette commune européenne – notées « AAA » –, l’Allemagne et plusieurs pays d’Europe du Nord demeurent réticents, voire opposés, à cette perspective. À ce jour, environ 1 000 milliards d’euros de dette commune de l’UE sont échangés sur les marchés mondiaux, contre près de 27 000 milliards de dollars de dette américaine, ce qui rend les titres européens moins liquides et moins attractifs pour les grands investisseurs…

Vers une intégration économique plus poussée

Le document recommande également que l’aide européenne au développement et les prêts aux pays tiers soient libellés en euros. Il invite les entreprises européennes à fixer les prix des échanges de pétrole, de gaz, de matières premières, d’équipements de défense et de transport en monnaie unique.

L’Europe est aussi appelée à développer son propre système de paiement afin de réduire sa dépendance à Visa et Mastercard, qui dominent largement les paiements électroniques au sein de l’UE.

Enfin, pour renforcer l’attractivité économique du continent, les gouvernements européens sont encouragés à supprimer les obstacles au commerce et à l’investissement entre États membres, à harmoniser les règles juridiques, fiscales et du travail, et à faciliter la libre circulation des capitaux. Une telle harmonisation permettrait de mobiliser plus efficacement près de 10 000 milliards d’euros d’épargne actuellement détenus sur des comptes individuels.

Le document conclut en suggérant de transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES), doté de 500 milliards d’euros, en une institution de l’UE à part entière, qui pourrait être chargée de la gestion de l’ensemble des émissions de dette européenne.

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Sami Tahri alerte sur l’abrogation de la retenue directe, un acte punitif contre les droits syndicaux

07. Februar 2026 um 09:38

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, défend ardemment la retenue directe sur salaire au profit de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail) comme un droit syndical fondamental, volontaire et conquis par la lutte, aligné sur les conventions internationales n°87 et n°151 de l’OIT.

Il dénonce via sa page fb son abrogation récente comme un acte politique punitif visant à affaiblir l’Union dans un contexte de « réforme structurelle » hostile, assorti d’autres restrictions (suppression des détachements, blocage des négociations, poursuites judiciaires).

Il argue que cette mesure entrave la volonté libre des travailleurs (comme pour les coopératives ou les prêts) et que son annulation viole les normes internationales et entrave les agents publics. Face à cela, il appelle à une mobilisation syndicale, s’appuyant sur des campagnes directes et les outils numériques modernes pour restaurer ce « gain historique » sans compromettre l’indépendance de l’UGTT.

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Décès du journaliste Hechmi Nouira

07. Februar 2026 um 09:28

Hechmi Nouira, journaliste et analyste politique, est décédé vendredi soir 6 février 2026, après une longue et riche carrière marquée par un dévouement sans faille au métier.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a rendu hommage au défunt, l’une des figures professionnelles et syndicales qui ont contribué efficacement à l’instauration d’un travail journalistique structuré en Tunisie. Il a rappelé ses qualités, son parcours professionnel et syndical, ainsi que ses positions de principe en défense de la liberté de la presse et du droit d’expression. Le défunt a passé de nombreuses années dans le journalisme, travaillant comme journaliste dans plusieurs journaux tunisiens, dont Assabah et Assahafa. Il a occupé des postes de responsabilité éditoriale et figurait parmi les noms les plus éminents et influents de la scène médiatique tunisienne. Le public le connaissait également comme analyste politique sur de nombreuses chaînes de télévision et radios tunisiennes.

Le défunt a par ailleurs collaboré avec plusieurs journaux arabes, rédigé des articles d’analyse et assumé des responsabilités professionnelles arabes en tant que conseiller à l’Union des journalistes arabes. Il a également contribué à la formation des journalistes, au soutien du développement des pratiques médiatiques et à l’accompagnement des transformations que connaît le secteur. Le regretté était aussi l’un des acteurs clés du travail syndical journalistique. Il a joué un rôle pionnier et concret dans la transition historique de l’Association des journalistes tunisiens vers le Syndicat national des journalistes tunisiens, contribuant à ancrer le nouveau cadre syndical sur les plans légal et organisationnel.

Paix à son âme

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Présidentielle de 2027 : les électeurs RN plébiscitent Bardella

07. Februar 2026 um 09:19

Selon un sondage Odaxa du 5 février, près de 70 % des électeurs du Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite français, estiment que son président, Jordan Bardella, âgé de 30 ans, serait un candidat plus fort à la présidence que la dirigeante historique Marine Le Pen.

L’enquête Odaxa complique encore la situation de Marine Le Pen, qui voit son influence s’amenuiser alors qu’elle tente de faire annuler l’interdiction de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, prononcée par la Cour de justice de l’État.

Le RN a tout fait pour bien faire comprendre que Bardella est son « plan B » pour la course présidentielle, au cas où Le Pen serait dans l’incapacité de se présenter. Cependant, sa popularité croissante et les obstacles juridiques auxquels Le Pen est confrontée ont forcé le parti à se poser une question difficile : Bardella devrait-il devenir son « plan A » ?

Il a réaffirmé son soutien indéfectible à Marine Le Pen ces derniers jours. Jeudi, il l’a déclarée « innocente » et a exprimé l’espoir qu’elle devienne la « figure de proue » de l’extrême droite en 2027.

Mais Marine Le Pen semble de plus en plus pessimiste quant à ses chances de succès en appel. Tout en clamant son innocence à plusieurs reprises, dénonçant des accusations politiquement motivées. Le mois dernier, elle a cependant admis que si un crime avait été commis, il n’était pas intentionnel. Le verdict dans cette affaire (…) est attendu avant l’été.

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Tunisie-Banque mondiale : cap sur la réforme santé 2026

07. Februar 2026 um 09:13

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani a piloté une réunion stratégique avec le directeur régional de la Banque mondiale pour le Maghreb arabe, Ahmadou Moustapha Ndiaye, pour préparer une nouvelle vague de projets de coopération dès 2026.

Au cœur des discussions : la refonte du système de santé via trois priorités concrètes :
Préparation renforcée aux épidémies et urgences sanitaires ;
Réorganisation de la médecine de proximité pour plus d’équité et de qualité ;
Modernisation des hôpitaux et services d’urgence pour optimiser capacité d’accueil et performance.

M. Ndiaye a salué l’exemplarité tunisienne du « digital hospital », louant ses services avancés et citoyens-proches, et réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale comme partenaire clé du secteur santé.

En somme, les deux parties finalisent la phase 2 des priorités dans les prochains mois pour bâtir un système de santé résilient, réformé et tourné vers les besoins futurs des Tunisiens.

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Tunisie : la Banque mondiale multiplie les réunions ministérielles

07. Februar 2026 um 08:56

En quelques jours, la Banque mondiale a multiplié les réunions avec les ministères de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de la Santé, de l’Économie et de la Planification, ainsi que de l’Équipement. On y note un discours volontairement général, sans annonces chiffrées : énergie renouvelable (Elmed), digitalisation hospitalière, infrastructures structurantes.

L’objectif étant d’aligner les priorités sectorielles avant le futur plan de développement 2026-2030. Signal institutionnel fort à Tunis et aux autres bailleurs : la BM reste un acteur  incontournable.

 

La ministre de l’Industrie, Fatma Thabet Chiboub, a reçu le directeur régional de la Banque mondiale, Ahmadou Moustapha Ndiaye, avec les principaux responsables de la STEG et de la transition énergétique. Les deux parties ont salué leur partenariat exemplaire dans l’énergie et les renouvelables.

Au menu : amélioration des performances de la STEG, développement du réseau électrique, avancées Elmed (Tunisie-Italie) et accélération des investissements verts. La BM réaffirme son appui technique et financier. De son côté, la ministre a insisté sur la réduction du déficit énergétique via les renouvelables.

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Le Maroc, champion africain de l’exportation d’avocats

07. Februar 2026 um 08:16

En 2025, le Maroc a dépassé le Kenya pour devenir le premier exportateur africain d’avocats, marquant une étape historique pour sa filière fruitière. Selon les données préliminaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), publiées le 6 février, le Royaume a exporté environ 141 000 tonnes d’avocats, contre environ 105 000 tonnes pour le Kenya, traditionnellement leader du continent.

Cette progression s’inscrit dans une croissance globale des exportations africaines d’avocats en 2025, qui ont augmenté d’environ 16,7 % par rapport à l’année précédente.

La montée en puissance du Maroc s’explique par plusieurs facteurs :

  • une augmentation significative des surfaces cultivées, avec une hausse des zones de production;
  • des conditions climatiques favorables et un recours à des techniques modernes d’irrigation, notamment dans la région du Gharb;
  • une proximité stratégique avec les marchés européens, facilitant l’export vers l’Union européenne, principal débouché du continent.

Ce succès intervient alors que le Kenya et l’Afrique du Sud ont tous deux vu leurs volumes exportés diminuer, notamment à cause de problèmes logistiques liés aux perturbations dans le corridor maritime de la mer Rouge, qui ont allongé les délais et les coûts de transport vers l’Europe.

Pour le Maroc, la priorité sera désormais de consolider cette position de leader continental face à une concurrence toujours active et aux défis logistiques mondiaux.

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Tunisie–Banque mondiale : cap sur l’excellence universitaire 

06. Februar 2026 um 21:27

Mondher Belaid, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Ahmadou Moustafa Ndiaye, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ont discuté, vendredi 6 février à Tunis, des projets de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les deux parties ont salué les résultats enregistrés dans le cadre de ce partenariat qui s’étend sur plus de 30 ans ayant englobé plusieurs projets stratégiques, indique un communiqué du département.

À cette occasion, Ndiaye a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les politiques du ministère et ses projets stratégiques visant à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, le classement international des universités tunisiennes et le rôle de la Tunisie comme pôle universitaire et de recherche tourné vers l’Afrique.

En outre, il a exprimé le souhait de la BM d’élargir ce partenariat pour englober des secteurs stratégiques prometteurs tels que les énergies renouvelables et la transformation numérique.

A noter que l’entretien s’est déroulé en présence du représentant résident de la Banque mondiale en Tunisie, Alexandre Arrobbio, de l’experte en éducation et développement des compétences à la Banque mondiale (région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre) ainsi que du directeur général de la coopération internationale au ministère.

 

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BIAT et BAD s’allient pour l’expansion internationale des entreprises tunisiennes

06. Februar 2026 um 19:30

La BIAT marque aujourd’hui une avancée majeure dans le déploiement de sa stratégie de soutien au commerce extérieur, à travers la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque africaine de développement (BAD). Cet accord, portant sur une garantie de transaction d’un montant de 50 millions de dollars, vient renforcer significativement les capacités de la BIAT à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’un développement économique inclusif et durable.

Une convention de partenariat portant sur une garantie de transaction de 50 millions de dollars a été signée entre la BIAT et la BAD – lors d’une cérémonie tenue le 6 février 2026 à la BIAT. Cette garantie s’inscrit pleinement dans la vision de la BIAT de renforcer le commerce international et de soutenir l’économie nationale. Elle s’accompagne d’une large couverture géographique, en partenariat avec les banques correspondantes co-contractantes de la BAD.

Grâce à cette facilité, la BIAT ambitionne d’accompagner plus efficacement ses clients sur les marchés internationaux. L’objectif est de favoriser l’importation de biens d’équipement et de technologies stratégiques dans des secteurs essentiels comme l’agro-industrie, l’industrie légère, les télécommunications et les énergies renouvelables.

Le partenariat permet aux entreprises clientes de la BIAT, quelles que soient leurs tailles, d’accéder à des solutions de financement international compétitives, consolidant leur position et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales à travers :

  • Un accès renforcé aux marchés internationaux : la garantie de la BAD accroît la confiance des fournisseurs étrangers et de leurs banques, facilitant l’acceptation des instruments de paiement émis.
  • Des coûts de financement optimisés : grâce à la notation AAA de la BAD, les entreprises tunisiennes bénéficient de conditions de confirmation plus avantageuses et compétitives.
  • Un appui aux secteurs stratégiques : une attention particulière est portée à l’importation de biens essentiels – matières premières, produits énergétiques et équipements industriels.

À cette occasion, Elyes Jebir, directeur général de la BIAT, a indiqué que « Grâce à cette garantie, la BIAT consolide son rôle de partenaire privilégié des entreprises tunisiennes qui opèrent à l’international, en leur facilitant l’accès aux marchés mondiaux et en sécurisant leurs opérations. La BIAT se présente comme un pont solide qui relie les acteurs économiques tunisiens au système financier global ».

« Nous sommes ravis de nouer ce partenariat avec la BIAT qui est un acteur majeur du financement du commerce dans le pays. Cette facilité permettra à la BAD de contribuer à la création d’emplois et à un meilleur accès des populations à des biens et services essentiels », s’est félicitée Malinne Blomberg, Directrice Générale Adjointe de la région Afrique de Nord et responsable pays pour la Tunisie à la BAD.

Ce partenariat avec la BAD illustre l’engagement de la BIAT à soutenir durablement la croissance de ses clients, en leur proposant des solutions financières sûres et parfaitement alignées sur les standards du commerce international.

 

À propos de la garantie de transaction du Groupe de la Banque africaine de développement :

La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la Banque africaine de développement pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Elle a été lancée en 2021 et couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, les traites avalisées et les billets à ordre, entre autres. La facilité est disponible pour toutes les banques enregistrées et opérant en Afrique, qui ont passé le processus de diligence raisonnable de la Banque.

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Les vrais commanditaires de l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, selon Rafaa Tabib

06. Februar 2026 um 17:07

Décidément, les Libyens ont du mal à se sortir de la crise politique dans laquelle ils ont été entraînés non seulement depuis la chute de Mouammar Kadhafi, mais aussi depuis l’assassinat de Saif al-Islam Kadhafi.

Pour comprendre ce qui se passe, l’expert en géopolitique, Rafaa Tabib, a souligné via son post en arabe, en  corrigeant une idée répandue : croire que l’ordre d’assassiner Saif al-Islam Kadhafi émane d’acteurs libyens internes constitue une erreur grossière. Une telle décision systématique ne peut venir que de l’instigateur des liquidations successives de cadres libyens,  le dernier en date étant le brigadier général Al-Haddad , révélant une stratégie orchestrée de l’extérieur pour éliminer les figures clés.

Il précise dans ce contexte: « Même si des factions locales semblent en profiter à court terme, à l’approche des élections présidentielles, le véritable commanditaire sait que dompter la Libye, la piller et exploiter ses richesses passe par l’élimination systématique de ses leaders.

Pour comprendre cet assassinat, il faut reconstituer le tableau complet. « Des entreprises européennes et turques ont conclu un accord pour exploiter le champ gazier et pétrolier de Ghadamès, contrôlé par des katibas de Zintan sous protection de Saif al-Islam ou d’une de ses ramifications. Parallèlement, la base de Watiya, occupée par des forces turco-atlantistes, sécurise les futurs pipelines vers les côtes », poursuit-il.

Avant d’ajouter: « Ces balles perfides, qui visent à rayer Saif al-Islam des équilibres politiques, frappent aussi l’initiative tuniso-algéro-égyptienne, accueillie favorablement par les Libyens. Elles signifient aux voisins : pas de rôle dans l’avenir libyen. Le pays devient une zone d’influence exclusive de l’Occident atlantiste, à l’image de la Syrie. Dans un monde déchiré par une guerre hybride impitoyable, mensonges, désinformation, manipulation, la souveraineté exige des sacrifices. L’avenir sera fait de trahisons, de combats et d’une détermination inébranlable ».

La question essentielle est de savoir quel en sera l’impact sur la Tunisie ? Rafaa Tabib conclut que pour Tunis, « la Libye n’est pas qu’un dossier diplomatique : c’est un enjeu vital. Sans son unité, son intégrité territoriale et la sécurité de son peuple, point de paix, de stabilité ou de développement. Il est temps de rompre avec les schémas obsolètes, d’adopter des positions plus audacieuses et de forger des alliances solides avec les patriotes libyens, de l’Est à l’Ouest… et jusqu’au Sud ».

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Connecter la Tunisie : vers une finance pour tous, partout

06. Februar 2026 um 16:01

Dans un contexte marqué par une volonté affirmée de refondation économique et sociale, la finance numérique s’impose comme un levier structurant pour élargir l’accès aux services financiers, soutenir l’économie réelle et réduire les déséquilibres territoriaux. Encore faut-il que cette transformation soit pensée comme un outil d’inclusion durable, et non comme une simple modernisation technologique.

La digitalisation des services financiers s’est progressivement ancrée dans le paysage économique tunisien. Le développement des paiements électroniques, du mobile banking et des solutions digitales proposées par les établissements financiers traduit une évolution réelle des usages, tant pour les ménages que pour les entreprises.

Les données disponibles confirment cette dynamique : plusieurs millions de cartes bancaires sont aujourd’hui en circulation, les opérations électroniques se comptent en centaines de millions et les volumes de transactions atteignent plusieurs dizaines de milliards de dinars. Cette progression reflète une appropriation croissante des outils numériques, portée notamment par la généralisation du téléphone mobile et l’essor des services dématérialisés.

Toutefois, cette évolution demeure inégalement répartie selon les territoires et les catégories socio-professionnelles.

Inclusion financière : au-delà de l’accès formel

L’inclusion financière ne peut être réduite à la simple ouverture d’un compte ou à la détention d’un moyen de paiement électronique. Elle suppose une capacité effective à utiliser les services financiers de manière régulière, autonome et adaptée aux besoins réels.

Pour une partie de la population — ménages à revenus modestes, travailleurs indépendants, très petites entreprises —, les obstacles tiennent moins à l’absence d’offre qu’à sa complexité, à un déficit d’accompagnement ou à une inadéquation avec les pratiques économiques locales.

Une inclusion partielle limite l’accès au crédit, freine la formalisation des activités et réduit la capacité des acteurs économiques à investir et à se projeter dans la durée.

Finance numérique et territoires : un levier de rééquilibrage

Pensée de manière cohérente, la finance numérique peut contribuer à réduire les déséquilibres territoriaux. Elle offre des opportunités concrètes pour améliorer l’accès aux services financiers dans les zones à faible densité bancaire et renforcer l’intégration économique des territoires.

Elle permet notamment de sécuriser les transactions commerciales locales, d’élargir l’accès au financement pour les micro-entrepreneurs et de faciliter l’intégration progressive de certaines activités dans les circuits formels.

Ce potentiel reste toutefois conditionné par la qualité des infrastructures numériques, la présence de dispositifs d’accompagnement de proximité et l’adaptation des produits financiers aux réalités locales.

 

Leviers d’une inclusion financière territoriale:

  • Renforcement des infrastructures numériques régionales
  • Déploiement de solutions hybrides combinant digital et présence humaine
  • Programmes ciblés d’éducation financière
  • Produits financiers adaptés aux cycles économiques locaux
  • Coopération entre banques, institutions publiques et collectivités territoriales.

 

La finance numérique comme instrument de cohésion économique

Au-delà de l’innovation technologique, la digitalisation financière peut devenir un instrument structurant de l’action publique. Elle offre la possibilité d’aligner plus finement les dispositifs de financement sur les priorités économiques et sociales, tout en améliorant la transparence et l’efficacité des mécanismes existants.

Cette ambition suppose une coordination renforcée entre institutions financières, autorités publiques et acteurs territoriaux, ainsi qu’un suivi régulier des écarts d’accès et d’usage entre régions.

La finance numérique cesse alors d’être un simple canal de distribution pour devenir un vecteur de cohésion économique et sociale.

En perspective

La digitalisation de la finance en Tunisie représente une opportunité majeure pour consolider l’inclusion financière et renforcer l’équité territoriale. À condition d’être pensée comme un outil au service des citoyens et des entreprises locales, elle peut contribuer à inscrire durablement la refondation économique et sociale dans les pratiques quotidiennes.

L’enjeu est désormais de transformer l’innovation financière en impact concret, mesurable et partagé, afin que chaque région puisse pleinement participer à la dynamique nationale de développement.

 

Abdelwaheb Ben Moussa

Ingénieur diplômé – IT bancaire

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Up Tunisie obtient le label « Engagé RSE » d’Afnor Certification

06. Februar 2026 um 15:57

Up Tunisie, émetteur de titres de services et de solutions d’action sociale dédiées aux salariés, a annoncé l’obtention du label « Engagé RSE » d’Afnor Certification lors d’une conférence organisée dans un hôtel, en présence de ses partenaires et des journalistes.

À travers ses enseignes – à savoir TopChecks, Bonus et Servimax -, Up Tunisie propose une gamme complète de chèques repas, chèques cadeaux, chèques habillement et autres chèques de services contribuant au bien-être des salariés. Et par ces temps de baisse inexorable du pouvoir d’achat, recevoir un carnet de chèques cadeaux par-ci, des chèques repas par-là peut être bon pour le moral.

Soulignons l’importance de la démarche RSE déployée par Up Tunisie qui, nous a-t-on expliqué, vise à intégrer les enjeux sociaux, environnementaux et éthiques au cœur de ses activités.

« Fidèle à l’ADN coopératif du groupe UpCoop, Up Tunisie se positionne comme un acteur engagé d’un modèle de développement plus équitable et durable, plaçant l’humain au centre de l’économie et agissant en cohérence avec les Objectifs de développement durable ».

Obtenu en décembre 2025 après deux années de déploiement de la démarche RSE, le label « Engagé RSE » vient reconnaître la solidité de cet engagement. Il constitue également un levier d’amélioration continue, de crédibilité et de mobilisation collective, renforçant la contribution de l’entreprise au développement durable et son impact social et environnemental.

Une interview du PDG du groupe UpCoop suivra.

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