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Capture choc de Maduro : Trump dédollarise le chaos mondial, selon Elyes Kasri

05. Januar 2026 um 20:23

Dans une analyse, l’ancien ambassadeur Elyes Kasri décrypte la saisie rocambolesque de Nicolás Maduro et de son épouse par les forces spéciales américaines lors d’un raid pré-dawn le 3 janvier 2026 à Caracas, sous un déluge de frappes aériennes.

Au-delà du prétexte des charges de narcotrafic brandi par l’administration Trump, cette opération « Absolute Resolve » s’apparente à une offensive impitoyable contre la dédollarisation impulsée par les BRICS et la Chine, grand partenaire pétrolier du Venezuela. De Pékin qui lance un ultimatum à Washington, à l’axe Russie-Iran menacé d’escalade, les ondes de choc pourraient embraser le globe et atteindre l’Afrique du Nord. Prélude à une guerre totale ou ultime sursaut hégémonique américain ?

Vous trouverez ci-dessous l’analyse d’Elyes Kasri:

« La capture du président vénézuélien Nicolas Maduro dans des circonstances rocambolesques a l’aube du samedi 3 janvier 2026 en compagnie de son épouse par des unités des forces spéciales américaines sous un bombardement intense et son exfiltration à New York pour jugement par la justice américaine pour trafic de stupéfiants a surpris toutes les chancelleries étrangères et une grande partie de l’opinion et de la classe politique américaines.

Cet événement exceptionnel dans les annales internationales a pourtant été précédé par un long et pénible blocus économique puis côtier américain et une surenchère de sanctions et de menaces directes par l’administration du président Donald Trump qui avait publiquement exigé le départ du président Maduro et l’avait personnellement sommé de quitter le pouvoir.

De nombreuses voix se sont élevées aussi bien aux Etats-Unis d’Amérique décriant cette atteinte au droit international et aux prérogatives du Congrès américain pour autoriser tout acte de guerre qu’à l’étrangers pour condamner encore une fois ce qui a été considéré comme une atteinte grave au droit international et un précèdent d’une rare gravité susceptible de mener à toute sorte de dérives de nature à provoquer la troisième mondiale dont le spectre plane déjà sur le monde depuis l’opération spéciale russe en Ukraine et la série de mesures économiques et militaires adoptées par les membres de l’alliance atlantique à l’encontre de la Russie avec la délimitation d’alliances globales préfigurant une déflagration a l’échelle mondiale avec un potentiel nucléaire dévastateur.

Autre suspect derrière les coulisses, Israël, l’allié des Etats-Unis d’Amérique et de plus en plus considéré comme le maitre du jeu géopolitique à Washington grâce à ses puissants relais américains notamment les plus grandes fortunes et leur emprise sur la finance et les médias de même que l’AIPAC, redoutable lobby pro-israélien prêt à sanctionner et causer la perte de tout politicien américain suspecté de manquer de loyauté envers Israël même face à des exactions à Gaza considéré comme un génocide par la Cour Internationale de Justice (CIJ)et des crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale (CPI), juridictions pourtant établies dans l’après deuxième guerre mondiale par les allies et à leur tête les Etats Unis d’Amérique pour sanctionner les crimes commis contre les juifs.

Le droit international a été pratiquement démantelé lorsque les Etats -Unis d’Amérique et Israël ont non seulement ignoré les décisions de la CIJ et de la CPI et sont allés jusqu’à sanctionner ces deux instances internationales et leurs juges avec la connivence de l’ouest pourtant chatouilleux sur tout ce qui concerne le droit international tel qu’établi dans l’après-guerre et les droits de l’homme devenus un instrument de flagellation des pays récalcitrants.

En plus de s’inscrire dans le droit fil de l’érosion des institutions internationales comme l’organisation des Nations Unies et du droit international par les puissances qui les ont forgés à leur image et selon leurs intérêts à la suite de leur victoire après la deuxième guerre mondiale et ultérieurement, la capture du président vénézuélien revêt une double dimension économique et géostratégiques préludant la confrontation entre la puissance impériale américaine et les puissances montantes comme la Russie en quête de reconquête des territoires considérés historiquement appartenant à la grande Russie et d’une nouvelle architecture sécuritaire européenne de nature à corriger les déséquilibres et l’encerclement progressif qui ont suivi depuis 1991 l’éclatement du Pacte de Varsovie et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Pour sa part, la Chine, puissance montante dans tous les domaines, s’efforçait de se dégager de l’étau énergétique et monétaire que lui imposait le pétrodollar devenu une arme américaine pour affaiblir ses concurrents et mettre à genoux ses adversaires.

Les sanctions américaines depuis 2006 aboutissant en 2019 à un embargo sur le pétrole vénézuélien et ultérieurement en 2022 contre le pétrole russe à la suite l’opération spéciale en Ukraine ont démontré non seulement l’aspect punitif du pétrodollar qui, en plus d’imposer depuis 1974 l’exécution de toutes transactions internationale en Dollar américain créant ainsi une dépendance internationale à la monnaie américaine et finançant ainsi le déficit budgétaire américain et toutes les extravagances monétaires et budgétaires américaines, cherchait à exclure du marché international tout pays considéré hostile aux intérêts des Etats Unis d’Amérique.

Cette militarisation (weaponization) du dollar américain a incité les puissances montantes à s’affranchir de la mainmise américaine et commencer à explorer les opportunités de commerce international et notamment des hydrocarbures en monnaies alternatives ou dans le cadre du troc cour circuitant ainsi le dollar américain.

Si les anciennes tentatives de Saddam Hussein et Mouammar Kadafi ont été étouffées dans le sang, le groupement des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Afrique du Sud élargi par la suite à six autres pays) a entamé depuis 2009 un processus de dédollarisation pour échapper à l’emprise et aux potentielles sanctions américaines en libellant leurs échanges en monnaies nationales et en évitant les circuits de occidentaux de transferts de fonds et de règlement des transactions monétaires et commerciales avec l’objectif du lancement d’une nouvelle monnaie internationale capable de détrôner le dollar et mettre ainsi fin à l’hégémonie économique et monétaire américaine.

Plus qu’une quelconque lutte contre le trafic de stupéfiants, l’opération américaine contre le Venezuela viserait à casser l’élan de la dédollarisation et à freiner l’avance de la Chine sur le continent américain car Pékin était devenue le principal client et investisseur du Venezuela avec un système intégré destiné a servir de prototype aux exportateurs d’hydrocarbures désireux de s’émanciper de l’emprise américaine.

Ainsi, outre la direction politico-militaire vénézuélienne, Pékin est sur la sellette à Caracas et voit sa crédibilité en tant qu’alternative stratégique à l’hégémonie américaine soumise à un test sérieux d’où l’ultimatum de 72 heures lancé dans un langage se départant des traditions diplomatiques chinoises par le ministère chinois des affaires étrangères à Washington pour libérer le président Maduro et quitter le territoire vénézuélien.

Les risques de la dédollarisation sont amplifiés par un processus très perceptible de désengagement international du marché obligataire américain même par des pays alliés comme le Japon faisant ainsi craindre des pressions supplémentaires sur le financement du déficit budgétaire américain susceptible d’atteindre des niveaux intolérables à l’horizon de 2030 avec déjà des effets inflationnistes qui démentent toute déclaration de préservation du pouvoir d’achat par les mesures tarifaires protectionnistes adoptées par l’administration Trump même au détriment de ses alliés atlantiques.

En plus de son apparence impulsive et flamboyante tout à fait dans le caractère du président Trump, la capture du président vénézuélien et la volonté déclarée de mettre la main sur les réserves et la production vénézuéliennes de pétrole, pourrait également être le prélude d’une grande offensive contre l’Iran suite à la pressante insistance du gouvernement Netanyahu et ses relais américains, quitte à anticiper toute perturbation du commerce et du cours internationaux du pétrole en cas de blocage comme précédemment indiqué par les autorités iraniennes du détroit d’Hormuz, passage oblige de 20% du commerce mondial de pétrole et éviter tout pic spéculatif surtout en pleine saison hivernale.

L’objectif déclaré par le gouvernement Netanyahu de changement de régime en Iran, pourrait en fin de compte servir les intérêts stratégiques de l’empire déclinant américain car toute déstabilisation de l’Asie Centrale porterait un coup sérieux à la Chine en hypothéquant la sécurité et la fiabilité de la route de la soie et de la Russie en nourrissant un antagonisme anti russe nationaliste et religieux car cette zone est peuplée de musulmans ayant à une certaine époque subi le joug soviétique et appréhendant une résurgence de l’impérialisme russe.

S’il est incontestable que l’attaque américaine contre le Vénézuela promet une série de représailles et de réactions en chaîne dont l’ampleur et la portée restent difficiles à prévoir, il n’en reste pas moins que l’Afrique du nord en ressentira l’onde de choc que ce soit par des retombées militaires et géostratégiques que sur le commerce du pétrole.

La Libye dans un stade avancé de partition dans une atmosphère de guerre civile et l’Algérie qui semble se rapprocher dangereusement de l’œil du cyclone d’abord avec une crise économique aiguë, et politiquement avec les premiers signes d’un processus de sécession et du point de vue du positionnement géostratégique avec un isolement international dangereux et la perte du leitmotiv international de la cause sahraouie qui a été mise dans le cadre d’une autonomie sous souveraineté marocaine en vertu de la résolution 2797 du conseil de sécurité, faisant ainsi essuyer au régime algérien un échec retentissant susceptible de se traduire en discrédit international et en facteur de délégitimation du pouvoir en place. »

« Quant à la Tunisie qui a déjà vu sa résilience économique et politique érodée depuis ce qui qualifié de révolution de la liberté et de la dignité, devra se préparer sérieusement à surmonter les secousses qui vont ébranler son voisinage aussi bien en procédant à une insularisation vis-à-vis de ses deux voisins menacés par un tourbillon d’instabilité qu’en renforçant son front intérieur et en se rendant à l’évidence que le programme de réformes économiques soumis par ses soins au Fonds Monétaire International et depuis voué aux gémonies est en fait la seule voie réaliste susceptible de sortir la Tunisie de sa crise économique qui risque le débordement social et de faire sombrer le pays dans une situation socio-économique potentiellement inextricable.

Héritière de Carthage, la Tunisie a appris à travers son histoire millénaire à se sortir des crises les plus aiguës grâce au génie du peuple tunisien et son patriotisme face à l’adversité. »

Aujourd’hui, la Tunisie a un autre rendez-vous avec l’histoire. »

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Entre honte et mobilisation : la gifle dans l’imaginaire révolutionnaire tunisien

05. Januar 2026 um 17:49

Le 17 décembre 2010, l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid devient l’événement inaugural de la révolution tunisienne. Très rapidement, cet acte est investi d’une charge symbolique qui dépasse largement le fait lui-même. Autour de lui se cristallisent récits, interprétations et affects, destinés à rendre intelligible une violence sociale longtemps vécue comme diffuse et silencieuse.

Parmi ces récits, la rumeur selon laquelle Bouazizi aurait été giflé par une agente municipale occupe une place centrale. Peu importe, au fond, que cette gifle ait eu lieu ou non. Ce qui importe, c’est qu’elle ait été crue, partagée, répétée  et qu’elle ait produit des effets politiques tangibles. La gifle devient un langage, un condensé symbolique capable de transformer une injustice administrative ordinaire en scandale moral collectif.

Cet article est le premier volet d’une série en trois parties consacrée à l’analyse genrée de cette rumeur fondatrice. Il s’attache à comprendre pourquoi et comment cette narration a pu s’imposer comme une évidence morale, en mobilisant des normes de genre, d’honneur et de dignité. Les articles suivants analyseront, d’une part, les effets de cette humiliation sur la construction de la masculinité révolutionnaire, et d’autre part, ses conséquences durables sur la place des femmes dans la mémoire de la révolution.

La rumeur comme fait social et dispositif genré

Dans les moments de crise politique, lorsque les institutions perdent leur crédibilité et que l’ordre social vacille, la rumeur devient un mode privilégié de production du sens. Loin d’être une simple distorsion de l’information, elle constitue un discours situé, révélateur des rapports de pouvoir et des régimes de vérité d’une société donnée. Comme l’a montré Michel Foucault, la vérité n’existe jamais indépendamment des dispositifs sociaux qui la rendent dicible et crédible.

La spécificité de la rumeur de la gifle tient à son inscription profonde dans un imaginaire genré. La gifle n’est pas un geste anodin : elle active un répertoire symbolique où l’honneur, la dignité et la reconnaissance publique sont étroitement associés à la masculinité. Dans cet univers normatif, être giflé publiquement  a fortiori par une femme  constitue une atteinte directe à l’identité masculine.

Comme l’a analysé Pierre Bourdieu, la domination masculine repose sur des schèmes incorporés qui font de l’honneur un capital central de la reconnaissance sociale. La rumeur de la gifle devient alors politiquement intelligible parce qu’elle met en scène la déchéance publique de cet honneur. Elle transforme une violence administrative structurelle , précarité, harcèlement bureaucratique, arbitraire étatique  en humiliation personnelle immédiatement lisible.

En ce sens, la rumeur opère une traduction genrée de la violence sociale. Elle déplace l’injustice du registre abstrait des droits vers celui, profondément affectif, de la honte et de la réparation morale. Ce déplacement constitue la condition même de sa puissance mobilisatrice.

Quand une rumeur devient une évidence politique

La rumeur de la gifle n’est ni un détail anecdotique ni un simple emballement médiatique. Elle fonctionne comme un dispositif symbolique capable de condenser des expériences diffuses de domination en une scène unique, chargée d’émotion et de lisibilité morale. En mobilisant les normes de la virilité et de l’honneur, elle transforme une injustice sociale en scandale politique.

Mais cette première analyse n’épuise pas la portée de la gifle. Car l’humiliation qu’elle met en scène ne touche pas seulement un individu : elle menace un ordre symbolique entier. C’est cette dimension, celle d’une masculinité rendue vulnérable et politiquement explosive  qu’examinera le deuxième article.

Sarah Daly, écrivaine tunisienne installée à Paris

 

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Justice : le dossier Zeghidi et Bessaies renvoyé

05. Januar 2026 um 17:47

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 22 janvier courant l’examen de l’affaire intentée contre les journalistes Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi, poursuivis pour des soupçons de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale. La chambre a également rejeté leurs demandes de mise en liberté, selon une source judiciaire. Ce report sera le dernier et le jugement de première instance sera prononcé lors de la prochaine audience.

A rappeler que la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis avait décidé, le 11 décembre dernier, de rejeter les demandes de libération des deux journalistes et de reporter l’audience au 5 janvier.

Rappelons aussi que l’affaire remonte au mois de mai 2024, lorsque le ministère public près le tribunal de première instance de Tunis avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Borhane Bessaies et Mourad Zeghidi pour des soupçons d’« actes susceptibles de tomber sous le coup des dispositions de la loi organique n° 2015-26 du 7 août 2015, relative à la lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent ».

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Bourse de Tunis – Un gain de 2,12 % du Tunindex en décembre 2025

05. Januar 2026 um 17:27

L’indice Tunindex a clôturé le mois de décembre 2025 à 13 449,23 points, enregistrant ainsi un gain de 2,12% après une hausse de 4,50%, durant le mois de décembre 2025, selon l’analyse mensuelle publiée par la Bourse de Tunis.

Pour l’année 2025, ses gains cumulés ont atteint 35,12% contre une hausse de 13,75% durant l’année 2024.

Le volume des échanges sur la Cote de la Bourse a atteint 364,2 MDT, soit une hausse de 12% par rapport au mois précédent.

Pour le volume d’échange quotidien moyen, il s’est établi à 16,5 MDT contre 16,2 MDT durant le mois de novembre 2025, et à 12,3 MDT durant l’année 2025.

TUNINDEX 20 : Hausse de 1,61% en décembre 2025

Le Tunindex20 a enregistré, en décembre 2025, une hausse de 1,61% après un gain de 4,58%, durant le mois précédent, clôturant ainsi à 5 975,28 points.

Depuis le début de l’année 2025, le Tunindex20 a enregistré une hausse 36,30% contre une progression de 14,59%, durant l’année 2024.

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Le SPOT tend la main à la CNAM

05. Januar 2026 um 17:21

« Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) est ouvert toute démarche sérieuse et responsable garantissant la reprise de la relation contractuelle entre les pharmaciens et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ». C’est ce qu’on lit dans un communiqué publié lundi 5 janvier par le SPOT à l’issue de la réunion de son bureau exécutif.

Le syndicat souligne, dans son communiqué, que l’expiration de la convention régissant sa relation avec la CNAM le 31 décembre 2025 n’était pas un choix mais il était contraint.

« Cela est dû l’absence de décision, au manque de réformes et à la poursuite de la politique de fuite en avant », indique le SPOT réaffirmant son « ouverture à toute démarche sérieuse et responsable plaçant l’intérêt du citoyen au-dessus de toute considération, réhabilitant la profession de pharmacien et garantissant aux Tunisiens un accès sûr, permanent et équitable au médicament ».

Selon la même source, la relation contractuelle a pris fin en 2025 après une année entière de souffrance, durant laquelle les pharmaciens et leurs patients ont vécu un calvaire quotidien à la recherche de médicaments dont l’approvisionnement a connu des perturbations continues.

« Les délais de paiement des dettes de la CNAM ont dépassé les 185 jours », ajoute le SPOT, signalant que ce problème s’est poursuivi au cours des dernières années, entraînant l’épuisement des ressources des pharmacies.

D’après le communiqué, le SPOT avait alerté, depuis le mois d’avril dernier, sur les répercussions de cette situation, sans que ses démarches ne trouvent d’écho auprès des responsables du système de soins.

Le syndicat s’est également interrogé sur les délais d’activation de la commission mixte de fixation des prix des médicaments, sur le sort de la loi régissant la fabrication et la distribution des compléments alimentaires, sur l’avenir de la liste des médicaments essentiels que les vétérinaires sont autorisés à détenir, prévue par l’arrêté ministériel de l’an 2000, ainsi que sur la loi encadrant la qualité et la distribution des dispositifs médicaux.

Par ailleurs, le SPOT a soulevé plusieurs autres questions, dont les principales portent sur la nature des textes réglementant la fabrication et la distribution de produits utilisés dans un cadre thérapeutique et qui circulent encore aujourd’hui en dehors de tout cadre sanitaire organisé.

A noter que la CNAM avait décidé, depuis le 10 décembre dernier, d’autoriser les assurés sociaux affiliés au régime de soins privé à se faire rembourser les frais des médicaments achetés auprès des pharmacies privée signalant que le SPOT avait décidé de manière « unilatérale » de suspendre le système du tiers payant à compter du 8 décembre 2025.

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Bourse de Tunis – Le Tunindex clôture lundi dans le rouge

05. Januar 2026 um 17:05

Le marché boursier a clôturé la séance de lundi 5 janvier 2026 dans le rouge. L’indice Tunindex a régressé de 0,89 % à 13 223,56 points, dans un modeste volume de 7,1 MDT, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

Le titre ASSURANCES MAGHREBIA s’est offert la meilleure performance de la séance. Dans un maigre flux de 13 mille dinars, l’action de la compagnie d’assurance a signé une progression de 4,4 % à 59 D.

 Le titre OFFICEPLAST a affiché un beau parcours sur la séance. L’action du spécialiste des fournitures bureautiques et scolaires s’est adjugé une reprise de 3,2 % à 1,950 D, dans un volume très limité de 20 mille dinars.

 Le titre MPBS s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action du spécialiste des panneaux de bois a glissé de –5,9 % à 8,270 D notant que la valeur a drainé des échanges modestes de 143 mille dinars sur la séance.

 Le titre STAR a figuré parmi les plus grands perdants de la séance. Sur fond de prises de bénéfices, l’action de la compagnie d’assurance a régressé de –4 % à 60,990 D. La valeur a été transigée à hauteur de 179 mille dinars sur la séance.

SFBT a été de loin la valeur la plus dynamique de la séance. L’action a clôturé la séance en territoire positif (+0,7 % à 12,800 D), tout en alimentant le marché avec des capitaux de 1,6 MDT.

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Sami Jallouli : La cyberguerre vénézuélienne ou comment l’Occident abat les régimes du Sud d’un clic

05. Januar 2026 um 16:45

Le politologue Sami Jallouli décortique le tournant radical des événements vénézuéliens récents, qui ont révolutionné la doctrine militaire mondiale. Les superpuissances délaissent les guerres d’usure et les flottes massives pour des conflits hybrides mêlant cyberguerre et raids fulgurants.

Ce modèle d’ »extension d’emprise” pulvérise les régimes à faible coût humain et matériel, en frappant d’abord les centres de commandement numériques via un simple remplacement de leadership. Les victoires se décident avant les tirs, par un clic qui paralyse tout.

Vulnérabilités du Sud

Il précise dans ce contexte : « Les remparts sécuritaires s’effondrent face à une surveillance omnipotente, capable de pister et filmer jusque dans l’intimité des foyers. La géopolitique contemporaine le confirme : la force ne plie que devant une supériorité technologique. »

Appel à la souveraineté

Sans sursaut scientifique, « les nations du Sud, confrontées à des autocraties traitant leurs peuples, des proies faciles.  Seule la maîtrise des avant-postes scientifiques offre un rempart viable contre cette tyrannie technologique, reléguant l’arme à feu au rang d’archaïsme », ajoute-t-il.

Pour l’exemple vénézuélien, Sami Jallouli souligne que cela risque de se répéter avec Cuba et d’autres pays. Il rappelle à cet effet que Cuba a déjà une liste d’accusations toute prête contre elle. Tout en ajoutant : « Tous ces régimes qui trompent leur peuple et jouent sur les émotions viscérales ont un destin connu d’avance. Au final, qu’on l’aime ou non, l’Amérique est puissante et fait ce qu’elle veut. Regardez : ni la Chine ni la Russie n’ont bronché pour ce qui arrive, même à leurs plus proches alliés. Au contraire, la Chine a annoncé qu’elle allait annexer Taïwan. Et ce qui se passe au Venezuela l’arrange ».

Comme dit un vieux proverbe tunisien : « La porte par laquelle le vent entre, ferme-la et repose-toi. »

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Visite de la présidente de la BERD en Cisjordanie et en Jordanie

05. Januar 2026 um 14:43

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, effectue cette semaine une visite en Cisjordanie et en Jordanie. Au programme : rencontres avec les Premiers ministres Mohammad Mustafa et Jafar Hassan, ministres clés et acteurs économiques, pour renforcer les investissements et la stabilité face aux défis régionaux. Avec 185,5 millions d’euros en Cisjordanie et 2,2 milliards en Jordanie, la Banque réaffirme son engagement concret au service de la croissance privée.

Elle échangera également avec des représentants de banques partenaires locales, d’autres acteurs du secteur privé et des représentants de l’Union européenne.​

Par ailleurs, des tables rondes sont prévues avec des représentants du monde des affaires, des banques partenaires locales, de la communauté internationale et des bailleurs, dont l’Union européenne.​

En amont de sa visite, Odile Renaud-Basso a déclaré être « ravie de se rendre en Cisjordanie et en Jordanie » , où la BERD reste engagée à soutenir le développement du secteur privé et à favoriser la croissance économique via des investissements et un appui en matière de politiques publiques.​

Elle a souligné que le travail étroit avec les autorités locales, les bailleurs et les entreprises permet de produire un impact concret, d’améliorer les conditions de vie et de renforcer la stabilité économique.​

Depuis le début de ses opérations en Cisjordanie en 2017, la BERD a soutenu 36 projets privés pour un montant total de 185,5 millions d’euros.​

En outre, depuis le lancement de ses activités en Jordanie en 2012, la BERD a fourni plus de 2,2 milliards d’euros de financements à travers 82 projets. Et ce, principalement dans l’énergie, les infrastructures essentielles, le secteur bancaire et les entreprises de toutes tailles, dont environ 73 à 74 % destinés au secteur privé.​

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Venezuela – Adnen Limam : « L’intervention US enterre l’ordre mondial post-1945 »

05. Januar 2026 um 14:27

L’intervention américaine au Venezuela en dit long. Pour certains experts en géopolitique, il s’agit de la fin des règles internationales post-1945. Dans ce contexte, Adnen Limam, expert en géopolitique, décortique les enjeux pétroliers majeurs et les menaces pour l’équilibre mondial, avec des répercussions potentielles.

L’analyse d’Adnen Limam est sans appel. « Il s’agit tout simplement de l’annulation des règles du jeu héritées du monde d’après la Seconde Guerre mondiale », explique-t-il. Il précise que l’intervention des États-Unis au Venezuela, sans mandat de l’ONU ni « habillage juridique même factice », marque « la fin du système international tel qu’hérité de la Seconde Guerre mondiale » et un « basculement clair vers un monde gouverné par la loi de la jungle, par la loi du plus fort ».

Fin des règles du jeu mondiales 

Tous les États incapables de résister à Washington se sentent désormais menacés. Adnen Limam y voit le premier test de la doctrine Monroe revisitée, inscrite dans la récente stratégie de sécurité nationale américaine. Celle-ci prône une « domination totale de l’hémisphère occidental », incluant le continent américain et le Groenland, pour exclure Chine et Russie et imposer un « protectorat américain ». Implicitement, « tout régime qui n’obtempère pas aux injonctions américaines doit être carrément changé par une intervention militaire ». Un parallèle historique glaçant : cela rappelle « la doctrine nazie de l’espace vital, du Lebensraum, tel qu’il a été adopté et mis en œuvre par l’Allemagne hitlérienne ».

Le pétrole vénézuélien : une arme géopolitique convoitée

Au cœur de la crise, les 20 % des réserves mondiales de pétrole détenues par Caracas. « Le pétrole est aujourd’hui une arme aux mains de ceux qui contrôlent son extraction et sa commercialisation », insiste M. Limam. Si les États-Unis s’en emparent, ils pourraient « peser d’une manière tout à fait importante sur les prix du pétrole » et les approvisionnements, visant Russie et Chine. Et ce, tout en engrangeant « des revenus colossaux ».

Mais prudence : « Il est trop tôt pour conclure que les États-Unis ont réussi leur coup ». Le « kidnapping » du président vénézuélien et de son épouse n’a pas fait tomber le régime. La vice-présidente assure l’intérim, soutenue par la Cour suprême, l’armée et des voisins comme le Brésil. « La confrontation n’a pas pris fin, elle a commencé », résume l’expert.

Impacts économiques : baril et pétrodollar en sursis

Sur les prix du pétrole, Adnan Limam appelle à la patience. « Il est trop tôt pour en tirer des conséquences », dit-il. Car « l’affaire n’est pas encore jouée ». Une mainmise américaine permettrait de faire « baisser ou hausser » le baril comme arme géopolitique. Ce qui impacterait l’économie mondiale et viserait prioritairement Pékin et Moscou.

À plus long terme, le pétrodollar est en jeu : le Venezuela vend déjà son brut en yuans chinois plutôt qu’en dollars. « Le contrôle par les États-Unis du pétrole vénézuélien aura un impact sur le dollar même en tant que monnaie d’échange internationale », prédit-il, appelant des spécialistes monétaires à l’analyse.

Pour la Tunisie, un baril moins cher pourrait soulager les importations, mais dans ce chaos naissant, rien n’est acquis.

Adnen Limam conclut : « Il faut se garder de tirer dès maintenant des conclusions hâtives » et « attendre la suite des événements ».

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Les tensions au Venezuela dopent l’or

05. Januar 2026 um 14:17

L’or a progressé de plus de 1 % lundi 5 janvier. Tandis que d’autres métaux précieux ont également grimpé, après l’arrestation par les États-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro au cours du week-end. Ce qui a exacerbé les tensions géopolitiques et stimulé la demande d’actifs refuges.

L’or a progressé d’environ 1,5 % sur le marché au comptant, atteignant 4 395,35 dollars l’once ce matin, son plus haut niveau depuis plus d’une semaine. Le précieux métal a établi un record historique à 4 549,71 dollars l’once le 26 décembre 2025.

Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en février ont progressé de 1,8 % pour atteindre 4 405,40 dollars, selon Reuters.

A rappeler que le métal jaune a connu une hausse significative en 2025, avec avec une progression de 64 %, son plus fort gain annuel depuis 1979. Et ce, grâce aux baisses de taux d’intérêt, à la demande de valeurs refuges et aux entrées de capitaux dans les fonds négociés en Bourse..

Les États-Unis ont arrêté Maduro samedi 3 janvier 2026 lors d’une opération qui aurait fait des victimes civiles. Puis Donald Trump a déclaré que Washington prendrait le contrôle du pays. Toutefois, la vice-présidente Delcy Rodriguez a assumé le rôle de présidente par intérim avec le soutien de la Cour suprême du Venezuela. Tout en ajoutant que Maduro était toujours le président du pays.

Les actifs non rémunérateurs comme l’or ont tendance à bien performer dans un contexte de faibles taux d’intérêt et en période d’incertitude géopolitique ou économique.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 4,5 % sur le marché au comptant pour atteindre 75,86 dollars l’once, après avoir culminé à un record historique de 83,62 dollars le 29 décembre.

L’argent quant à lui a clôturé l’année en hausse de 147 %, surpassant largement l’or, pour sa meilleure année jamais enregistrée. Il a même atteint de nouveaux sommets historiques grâce à son statut de métal essentiel aux États-Unis et aux contraintes d’approvisionnement liées à la demande industrielle et d’investissement croissante.

De son côté, le platine a progressé de 1,5 % sur le marché au comptant pour atteindre 2 175,15 dollars l’once. Et ce, après avoir culminé à un record historique de 2 478,50 dollars lundi et gagné plus de 5 % plus tôt dans la séance pour atteindre son plus haut niveau en une semaine.

Enfin, le palladium a progressé de 0,4 % pour atteindre 1 645,0 dollars l’once.

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Pétrole : l’Algérie appelle à la vigilance

05. Januar 2026 um 14:15

L’Algérie a souligné dimanche 4 janvier l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination plus étroite, tant au sein du groupe de l’alliance OPEP+ qu’avec tous les pays participant à la Déclaration de coopération.

L’invitation de l’Algérie est intervenue lors de la participation, dimanche par vidéoconférence, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, à la réunion de coordination des huit pays dans le cadre de l’« OPEP+ », qui comprend l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.

Un communiqué du ministère algérien des Hydrocarbures et des Mines indique que cette réunion, qui s’est tenue en présence du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, du directeur de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Samir Bekhti, et de représentants du ministère, s’inscrivait dans le cadre du suivi régulier de la situation du marché pétrolier mondial et du renforcement de la coordination entre les huit pays participant à la Déclaration de coopération (OPEP+), qui procèdent à des ajustements volontaires de leurs niveaux de production.

Lors de cette réunion, les ministres ont examiné en détail les perspectives à court terme du marché pétrolier, dans un contexte d’incertitude économique internationale et de demande modérée et saisonnière. Les discussions ont également porté sur l’évolution récente des fondamentaux du marché, ainsi que sur les perspectives pour les mois à venir.

À cette occasion, le ministre d’État et ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines a souligné l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination renforcée, tant au sein du G8 qu’avec tous les pays signataires de la Déclaration de coopération. Mohamed Arkab a également réaffirmé l’engagement de l’Algérie envers les décisions collectives prises, qu’il a jugées conformes et appropriées à la conjoncture actuelle, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’efficacité et la crédibilité du mécanisme de coopération.

À l’issue de la réunion, les participants ont renouvelé leur engagement à poursuivre des consultations régulières et à œuvrer de manière responsable et proactive afin de contribuer à la stabilité du marché pétrolier mondial.

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AirHelp Score 2025 : Tunisair classée 114e sur 117 compagnies aériennes

05. Januar 2026 um 14:14

Le classement AirHelp Score 2025 place Tunisair au 114ème rang mondial sur 117 compagnies aériennes évaluées. La compagnie nationale tunisienne obtient un score global de 4,71 sur 10, selon les critères retenus dans cette édition. Lesquels portent sur la ponctualité des vols, l’opinion des clients et le traitement des réclamations.

Dans le détail, Tunisair enregistre une note de 3,4 sur 10 pour la ponctualité, reflétant le respect des horaires annoncés. Le traitement des réclamations obtient également une note de 3,4 sur 10. L’opinion des clients constitue l’indicateur le mieux noté pour la compagnie, avec un score de 7,3 sur 10.

Le AirHelp Score 2025 évalue 117 compagnies aériennes à travers le monde. Le classement repose sur l’analyse de vols opérés entre octobre 2024 et septembre 2025, ainsi que sur des avis de passagers recueillis dans plusieurs pays. La ponctualité représente une part importante de la note finale, aux côtés de l’expérience client et de la gestion des demandes d’indemnisation en cas de retard, d’annulation ou de surbooking.

À l’échelle mondiale, le classement 2025 est dominé par Qatar Airways, qui arrive en première position avec un score de 8,16 sur 10. Elle est suivie par Etihad Airways (8,07) et Virgin Atlantic (8,03). Le Top 10 comprend également Qantas, KM Malta Airlines, Aeromexico, Oman Air, Saudia, Brussels Airlines et LOT Polish Airlines.

Aucune compagnie nord-américaine ne figure dans les dix premières places du classement 2025. Plusieurs compagnies africaines et méditerranéennes apparaissent dans la seconde moitié du tableau, dont Tunisair, classée dans les dernières positions cette année.

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De l’écran au ballon …

05. Januar 2026 um 12:54

Les résultats récents de l’équipe nationale tunisienne de football sont devenus une occasion récurrente de s’interroger au-delà du simple cadre sportif. Les contre-performances dans les grandes compétitions ne traduisent pas uniquement des lacunes techniques ou tactiques. Mais elles révèlent aussi une relation complexe entre le rendement sportif et les transformations profondes des mentalités dans notre société, notamment sous l’influence croissante de l’espace numérique.

À l’ère des réseaux sociaux optimisés IA, la manière de construire l’opinion et de forger les convictions a profondément changé et la culture de la rapidité s’est imposée. On exige désormais un jugement immédiat avant même que l’image ne soit complète. Et on valorise souvent la voix la plus forte plutôt que l’analyse la plus pertinente.

Dans ce climat, s’installe une conviction collective selon laquelle l’opinion précède l’expérience et le discours se substitue au travail patient et à l’accumulation des efforts. Cette mentalité ne reste pas confinée au virtuel, elle se transpose dans la réalité, y compris dans le football où l’impact des algorithmes et de l’intelligence artificielle des réseaux sociaux amplifie cette dynamique.

Ces technologies favorisent la circulation de contenus émotionnels et polarisants, renforçant les réactions impulsives et réduisant la capacité d’engager des débats réfléchis. L’IA, en priorisant les contenus qui génèrent la controverse ou l’indignation, exacerbe ce phénomène de jugement rapide et contribue à une vision simpliste des événements, y compris dans le domaine sportif.

Sous cette pression, la sélection nationale devient un projet psychologiquement fragile où la victoire est exagérément glorifiée; tandis que l’échec est sévèrement condamné. Joueurs et entraîneurs évoluent entre des vagues contradictoires d’idolâtrie et de suspicion. Ce qui fragilise la stabilité mentale et perturbe toute tentative de construction durable.

Il est frappant de constater que le discours dominant sur les réseaux sociaux tend à invoquer une supériorité supposée et à se comparer aux autres dans une posture souvent condescendante, sans véritable questionnement sur les raisons de leur réussite, ni sur leurs méthodes de travail. C’est là que se manifeste l’un des paradoxes de la personnalité tunisienne contemporaine : une grande assurance dans le discours, mais une hésitation persistante à s’engager dans un processus long, exigeant humilité et persévérance.

Le football, dans ce contexte, n’est qu’un miroir grossissant, il montre comment une culture des réseaux sociaux fondée sur la réaction émotionnelle et la certitude rapide peut affaiblir la capacité à patienter et à accepter l’échec comme une étape nécessaire de tout projet collectif. Entre une publication en colère et un commentaire sarcastique, le débat sérieux se perd et les expériences se réduisent à des résultats immédiats.

Mais, bien que la pression des réseaux sociaux et la culture du jugement rapide jouent un rôle certain dans la perception des performances de l’équipe nationale; il serait injuste de réduire les contre-performances à ce seul facteur. En effet, la responsabilité du staff technique ne peut être écartée, car la gestion tactique et mentale de l’équipe reste un élément clé de son succès.

Toutefois, cette gestion doit se faire dans un contexte où la pression externe est forte, et où l’opinion publique, exacerbée par les réseaux sociaux, impose un jugement immédiat. L’intelligence artificielle amplifiant cette dynamique à travers ses algorithmes de recommandation et intensifiant la polarisation des opinions et l’immédiateté des jugements.

En définitive, le véritable défi ne réside pas dans le changement d’un entraîneur ou d’une génération de joueurs, mais dans une révision plus profonde de notre rapport à l’espace numérique lui-même. Lorsque les réseaux sociaux cesseront d’être de simples plateformes de réactions impulsives pour devenir un espace de réflexion et de débat responsable, l’équipe nationale (comme d’autres projets collectifs) pourra retrouver stabilité et confiance.

Ce n’est qu’à ce moment-là que le football pourra refléter le meilleur de la personnalité tunisienne : la capacité d’apprendre, de travailler sereinement et de construire le succès pas à pas.

 

Par Mahjoub Lotfi Belhedi

Spécialiste en stratégie IA // Data scientist & Aiguilleur d’IA

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L’Amérique de Trump nous ramène deux siècles en arrière

05. Januar 2026 um 12:51

L’attaque-surprise a duré 45 minutes. Entre 2.00 et 2.45 du matin, des dizaines d’hélicoptères ‘’Blackhawk’’ ont bombardé Caracas, tué de nombreux militaires et civils, endommagé d’importantes infrastructures et réussi à enlever le président Maduro et sa femme, tirés de leur lit. Le président vénézuélien devrait comparaitre devant un tribunal new yorkais pour faire face aux charges dont l’accuse Donald Trump : « trafic de drogue et terrorisme ».

La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a été chargée des fonctions de présidente par intérim. Sa première déclaration fut d’insister que Maduro est toujours le président légitime du Venezuela, et d’exiger sa libération et son retour dans son pays. Déclaration qui n’a pas plu au président kidnappeur qui, dans une rencontre avec la presse, l’a menacée en ces termes : « Si elle ne se comporte pas correctement, elle payera un prix très lourd, probablement plus lourd que Maduro. »

Il va sans dire que, dans l’esprit de Trump, « se comporter correctement », signifie faire ce qu’exige Washington; non ce qui est dans l’intérêt du peuple vénézuélien.

Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis kidnappent un président en exercice et le jugent par un tribunal américain. En 1989, Bush père avait envoyé les forces spéciales de l’US Army au Panama pour enlever le président Manuel Noriega qui fut jugé et jeté en prison où il mourut.

Mais ce qu’a fait Trump le 3 janvier au Venezuela est autrement plus grave et plus complexe. Le kidnapping du président légitime d’un Etat souverain, que beaucoup qualifient d’ « acte de brigandage d’un pays fort contre un pays faible », s’explique pour deux raisons principales.

La première a trait au pétrole et aux richesses minières du Venezuela. Trump n’a pas fait mystère de sa volonté et de sa détermination de s’en emparer en renversant le régime de Maduro et de le remplacer par un autre qui servirait les intérêts de l’empire plutôt que ceux du peuple vénézuélien.

La seconde raison est de barrer la route de l’Amérique latine aux « pays ennemis », c’est-à-dire la Chine, la Russie et l’Iran qui ont établi des relations économiques et politiques très développées avec le Venezuela. En d’autres termes, « l’acte de brigandage » perpétré par Trump à Caracas est aussi un message à tous les pays d’Amérique latine : tout président latino-américain qui ose défier Washington en mettant les intérêts de son peuple au-dessus de ceux de l’empire, pourrait subir le même sort que Nicolas Maduro.

Les plus pessimistes n’ont pas imaginé pire début de l’année 2026 dont l’humanité entière a souhaité qu’elle soit un peu moins désastreuse que sa précédente. Que peut-on attendre d’une année qui commence par le coup de grâce au droit international, déjà fortement malmené par les prédécesseurs de Trump et leurs alliés fanatiques en Israël.

Ce qu’a fait Trump au Venezuela le 3 janvier nous ramène deux siècles en arrière quand les empires coloniaux pratiquaient la politique de la canonnière pour piller les richesses des pays qui n’avaient pas la capacité de se défendre.

Il n’y a pas beaucoup de différence entre ce que faisaient il y a deux siècles la France en Algérie et la Grande Bretagne en Inde et ce que fait aujourd’hui l’Amérique de Trump. Celles-là avaient occupé militairement et dominé politiquement les pays à piller, et celle-ci, échaudée par ses aventures catastrophiques au Vietnam, en Irak et ailleurs, cherche à imposer un régime local qui tournerait le dos à son peuple et ouvrirait le Venezuela au pillage.

Le drame est que, face à des développements de grande gravité pour la stabilité mondiale, les réactions se limitent à des condamnations verbales ou, comme en Europe, à un silence embarrassant. Sans parler de la presse des deux côtés de l’Atlantique qui traite un événement majeur comme un simple fait divers.

Imaginons un instant que Poutine a envoyé ses hélicoptères à Kiev et a ramené Zelensky pour le juger à Moscou pour terrorisme, ou la Chine a kidnappé le président taiwanais, Lai Ching-Te, pour le juger à Pékin pour trahison. Dans quel degré d’ébullition serait le monde aujourd’hui ? L’Amérique et l’Europe auraient mis la planète sens dessus-dessous, brandissant évidemment les grands principes de la morale, de la démocratie, de la liberté, de la souveraineté et autres balivernes qui sonnent comme de sinistres plaisanteries au vu de l’état dans lequel se trouve le droit international aujourd’hui.

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Salah Eddine Taleb, gouverneur de la Banque d’Algérie, évincé

05. Januar 2026 um 12:25

Abdelmadjid Tebboune a mis fin aux fonctions du gouverneur de la Banque d’Algérie, Salah Eddine Taleb.

Il a nommé à sa place le vice-gouverneur, Mouatassem Boudiaf, comme gouverneur par intérim. C’est ce que souligne un communiqué de la présidence de la République algérienne publié le 4 janvier 2026.

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Production de riz : l’Inde détrône la Chine 

05. Januar 2026 um 12:00

Le ministre fédéral indien de l’Agriculture, Shivraj Singh Chauhan, a déclaré que l’Inde était devenue le premier producteur mondial de riz, dépassant la Chine, avec une production totale de 150,18 millions de tonnes.

Cette information a été divulguée, dimanche 4 janvier 2026, lors da la cérémonie du lancement de 184 nouvelles variétés de 25 cultures développées par le Conseil indien de la recherche agricole, rapporte l’agence de presse indienne Press Trust of India.

Le ministre a ajouté que ces nouvelles variétés de semences à haut rendement stimuleraient la production agricole et augmenteraient les revenus des agriculteurs. Pour cela, il a chargé les responsables du ministère de veiller à ce que ces nouvelles variétés parviennent rapidement aux agriculteurs.

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Groenland sous tension après un tweet américain

05. Januar 2026 um 11:44

L’ambassadeur du Danemark aux États-Unis a appelé dimanche 4 janvier au « respect absolu » de l’intégrité territoriale du Groenland. Et ce, suite à un tweet de l’épouse du chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, qui avait publié une photo du Groenland aux couleurs du drapeau américain.

Katie Miller, épouse du chef d’état-major adjoint des États-Unis, a publié samedi sur son compte X une photo du Groenland peint aux couleurs du drapeau américain. La photo était accompagnée d’une légende en lettres capitales : « Bientôt disponible ».

Le président américain Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises au fil des ans que le Groenland, territoire danois doté d’une large autonomie, devrait devenir une partie des États-Unis. En invoquant des raisons de sécurité et l’intérêt porté aux ressources minérales de l’île.

D’ailleurs, les tensions entre les deux pays se sont exacerbées après la décision de Trump, fin décembre, de nommer le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, « envoyé spécial au Groenland ».

Lire aussi : Vance affirme que le Danemark n’a pas assuré la sécurité du Groenland

« Un rappel amical aux États-Unis et au Royaume du Danemark : nous sommes des alliés proches et devons continuer à travailler ensemble comme tels », a déclaré l’ambassadeur du Danemark aux États-Unis, Jesper Miller Sorensen, en réponse au tweet de Katie Miller. « Et oui, nous exigeons le respect absolu de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark ».

L’opération au Venezuela est perçue par les experts comme un avertissement aux alliés des États-Unis, inquiets des menaces de Trump de s’emparer de ressources stratégiques. A commencer par son intention déclarée d’annexer le Groenland où ils possèdent une importante base militaire (Base Spatiale de Pituffik, anciennement Thulé).

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Cameroun : là où les entreprises tunisiennes peuvent décrocher des contrats

05. Januar 2026 um 11:36

Le Cameroun dispose de plus de 5 640 milliards de FCFA de financements extérieurs déjà mobilisables mais encore non utilisés, ouvrant un important gisement d’opportunités pour les investisseurs privés, notamment tunisiens.

C’est ce que révèle le spécialisé Investir-Au-Cameroun qui cite la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Laquelle précise que « ces ressources […] concernent des projets prioritaires en agriculture, infrastructures, eau, énergie et éducation, dans un pays où les besoins restent élevés et structurels ».

L’essentiel de ces montants correspond à des prêts déjà signés mais non décaissés (4 714,7 milliards de FCFA), auxquels s’ajoutent 927,2 milliards de FCFA de financements autorisés mais encore en attente de signature. Ce stock représente près d’une année et demie des besoins d’endettement budgétaire du Cameroun, illustrant un décalage persistant entre disponibilité financière et mise en œuvre effective des projets, explique le site.

Pour des investisseurs tunisiens, ce retard est à même de constituer paradoxalement une fenêtre d’entrée. Les blocages identifiés – lenteurs administratives, difficultés de mobilisation des fonds de contrepartie, contraintes foncières – ouvrent la voie à des partenariats public-privé, à de la sous-traitance spécialisée ou à des prises de participation dans des projets nécessitant expertise technique et capacités d’exécution rapides, domaines où les entreprises tunisiennes disposent d’un savoir-faire reconnu. Des domaines qui peuvent être à la portée des entreprises tunisiennes.

En effet, le secteur agricole est emblématique. La relance de la Cameroon Development Corporation (CDC), via des projets de transformation du caoutchouc et de l’huile de palme, écrit Investir-Au-Cameroun, vise la substitution aux importations et la montée en valeur ajoutée locale.

Des opportunités existent dans l’ingénierie agro-industrielle, la maintenance, la logistique et la transformation, segments accessibles aux opérateurs tunisiens.

D’autres secteurs offrent un fort potentiel : l’eau potable à Yaoundé, les infrastructures routières reliant le sud du pays au port de Kribi, ainsi que l’éducation de base financée par des bailleurs multilatéraux. Ces projets bénéficient de financements sécurisés, limitant le risque de paiement pour les partenaires privés, surtout étrangers.

Dans un contexte où l’État camerounais cherche à améliorer l’absorption de ses financements extérieurs, les investisseurs tunisiens peuvent se positionner comme partenaires opérationnels crédibles, capables d’accélérer l’exécution des projets tout en accédant à un marché d’Afrique centrale à fort potentiel de croissance.

A noter du reste que certaines entreprises tunisiennes ont déjà un pied sur les marchés du Cameroun, et ce par l’entremise de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax. Laquelle a même créé un Salon dénommé « AFRIBAT Cameroun », soit le pendant du Salon MEDIBAT.

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Histoire d’une sordide vraie fake news

05. Januar 2026 um 11:34

Tout a commencé par la soi-disant révélation par une page des réseaux sociaux algériens de la copie d’un document dit « très secret » d’un supposé accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie qui autoriserait l’armée algérienne à intervenir jusqu’à 50 km sur le territoire tunisien, au-delà de nos frontières communes, et même plus, quand la présidence tunisienne se trouverait en danger. Ce faux document, une fake news, fût diffusé au même moment ou une rencontre de haut niveau eut lieu entre notre ministre de la défense nationale, et les chefs de l’Etat major de l’armée algérienne, à Alger, ou des vrais accords militaires, relatifs à la coopération et à la sécurité des deux pays, ont été signés.

Le choix de la date de la diffusion de ce faux document est en lui-même significatif de la volonté d’une tierce partie de torpiller le rapprochement entre les deux pays. Mais le faux document est tellement mal conçu, que n’importe quel journaliste débutant aurait pris cela pour une farce médiatique, comme il en existe des milliers chaque jour sur les réseaux sociaux. C’était sans compter sur la politisation tous azimuts, de toute information, fausse ou juste, pour tirer sur l’adversaire. Grâce à l’IA, on peut fabriquer des photos, des vidéos et même imiter des voix et fabriquer des discussions fictives. C’est dire combien cette fake news, ne peut être fabriquée que par des amateurs. Or, nous vivons en pleine époque d’amateurisme, non pas seulement dans les médias; mais surtout chez les hommes et les femmes qui se prétendent politiques.

Propagande à la Goebbels

Cette règle est aussi valable pour les médias qui se rangent dans l’opposition au Président de la République, Kaïs Saïed, que pour les médias et chroniqueurs qui lui sont acquis. C’est la conséquence de la bipolarisation extrême de la vie politique et la radicalisation de l’opposition menée et dirigée par le parti Ennahdha et qui est due essentiellement aux condamnations à de lourdes peines de prison qui ont touché ses dirigeants.

La règle en matière de propagande islamiste étant simple, souffler sur le feu, quitte à ce que ce feu incendie le pays. C’est leur façon de faire de la politique, qu’ils ont pratiquée avant et après 2011. D’ailleurs dans cette affaire de fake news c’est le gendre de Ghannouchi lui-même, à travers sa page Facebook, qui s’est chargé « d’authentifier » le faux document et de crier au scandale. Cela aurait dû suffire normalement à nos journalistes pour faire leur travail d’investigation avant de publier quoique ce soit ou de commenter. Surtout que ce même individu, quand il était ministre des Affaires étrangères s’est illustré par sa profonde connaissance de nos frontières maritimes et même des noms des grandes capitales étrangères. Même les journaux qui se sont spécialisés dans la chasse aux fake news se sont abstenus de la faire et même qu’ils ont tenté de valider l’information.

Cette forme de propagande, qu’on doit à Goebbels, se base sur une règle immuable et dont l’efficacité est vérifiée : « Intoxiquez ! Intoxiquez ! Il en restera toujours quelque chose ! ». Avec l’apparition des fake news, et des réseaux sociaux, cette arme devient redoutable. Il y a deux semaines, le Président de la République Française Emmanuel Macron, a reçu un appel téléphonique d’un chef d’Etat africain le félicitant d’avoir échappé à un attentat !!!!! Macron s’est enquis auprès de ses services pour s’informer. Il s’agissait évidement d’une fake news ! Le malheureux chef d’Etat africain cherchait ses infos sur les réseaux sociaux et il n’est malheureusement pas le seul ! Macron a du faire une déclaration pour clarifier la situation et ordonné de prendre des mesures coercitives contre ce genre de sites.

Même les services spéciaux des grands Etats puissants sont souvent victimes de cette désinformation, quant ils ne recourent pas eux-mêmes aux mêmes méthodes d’intox. Goebbels est mort, il y a longtemps, mais sa méthode et sa théorie sont toujours efficaces et d’une actualité brulante, surtout dans les guerres de Gaza et d’Ukraine.

La Tunisie vient à son tour d’en faire les frais, car il est clair qu’un service étranger est derrière cette intox virale. Le problème pour nous est qu’une grande partie de la classe politique, au pouvoir et dans les différentes oppositions, tombe souvent dans ce travers, qui consiste à utiliser le faux pour confondre l’adversaire. Et c’est symptomatique d’une faiblesse structurelle dans la pensée politique. On appelle cela la mauvaise foi politique.

Nous sommes les alliés stratégiques des USA

En 2015, les USA, par la voix de leur Président, Barak Obama déclarait la Tunisie un allié stratégique majeur des USA, hors membres de l’OTAN. La question était discutée dans l’administration américaine depuis 1995. Un nouveau palier fût donc franchi dans la coopération militaire de notre pays avec les Etats-Unis. Il fût depuis honoré par les deux parties via la commission militaire mixte qui se réunit chaque année. Un compte rendu de ces réunions est systématiquement publié par les deux ministères de la Défense.

La Tunisie a profité de ce statut depuis cette date en développant ses capacités militaires pour la lutte contre le terrorisme, la défense de ses frontières, toutes les frontières y compris la frontière ouest. Des armes, dont des avions, des drones et du matériel de surveillance des frontières ont été achetés aux USA et l’on peut conclure que la sécurité de nos frontières et la lutte contre le terrorisme se sont renforcées.

Comment dès lors imaginer qu’un accord qui mettrait en cause ce processus de coopération militaire et sécuritaire puisse être signé avec un autre Etat, fusse-t-il un Etat ami ? Il est vrai, que la partie algérienne à l’époque sous Bouteflika, avait montré son hostilité à cet accord. Comment imaginer aussi, que les USA ne réagissent pas directement ou indirectement à ce supposé accord ? Il n’y a que les esprits faibles ou malfaisants pour avaler une telle couleuvre.

Pourtant, ce qui est incroyable, c’est que d’anciens ministres ou hauts responsables semblent avoir cru à ce qui est clairement un mensonge. Et ce, par dépit souvent vis-à-vis de Kaïs Saïed qui reste, quoi qu’on dise ou qu’on prétende, le représentant de la légitimité politique de l’Etat; même s’il a été élu par 11 % des électeurs. En aucune façon, on ne peut confondre la question démocratique, qui fait partie des questions de politique intérieure, avec les intérêts supérieurs de la Nation. La confusion est beaucoup plus grave, quand il s’agit de l’utilisation d’un vrai document probablement pour déstabiliser le pays et nuire aux relations avec l’Algérie.

Mais l’affaire a pris un tournant quand un magazine français spécialisé dans les affaires africaines et un prestigieux quotidien français, reprennent l’intox, en s’appuyant sur ces mêmes sites algériens qu’ils abhorrent d’habitude. Les deux articles en question évitent de noter tous les signes et erreurs qui démontrent que ce document ne peut être fait par des diplomates chevronnés puisqu’il y a erreur même sur les noms des personnes qui l’auraient signé. En plus d’erreurs de contenu, comme lorsqu’il précise que les frais des soldats algériens seraient payés par l’Etat tunisien, comme s’il s’agit d’un vulgaire contrat commercial. L’argument de poids utilisé par tous ces médias et tous ceux qui les ont relayés, comme s’il s’agit d’une révélation biblique, est l’absence de réponse de la part du ministère tunisien de la réponse ou du gouvernement.

C’est le comble du cynisme politico-médiatique ! Depuis quand un Etat qui se respecte répond aux mensonges et aux calomnies ? Parce que démentir officiellement, c’est tomber dans le piège de celui qui a créé le faux. Il est vrai qu’une vague allusion à ce document a été faite par Kaïs Saïed et qu’ensuite le chef de l’Etat algérien lui-même a répondu devant son parlement indirectement; tout en rappelant la solidité des liens entre les deux pays. Il est vrai que le ton paternaliste des politiciens algériens a suscité des réactions toujours négatives de la part des élites tunisiennes. C’était d’ailleurs aux Algériens de répondre car l’information est partie de sites algériens probablement hostiles au gouvernement. Mais l’intox a fait des ravages chez nous. Ce qui prouve que le système de communication et d’information gouvernemental n’est pas en bonne santé. Les médias comme m’a dit un ami français sont une arme à double tranchant et celui qui vit avec les médias meurt par ces mêmes médias.

Le meilleur moyen pour un pays de se prémunir contre ce danger qui va en s’aggravant est d’avoir un système médiatique crédible et professionnel. Ce qui est loin d’exister chez nous.

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