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L’ultimatum de Trump et le défi de l’Iran

23. März 2026 um 17:19

Plusieurs commentateurs à travers le monde se demandent si réellement Donald Trump est en possession de toutes ses facultés mentales et cognitives pour continuer à exercer sa fonction, en cette période chargée de dangers sans précédent pour la paix mondiale depuis les années 30 du siècle dernier.

Les interrogations sur l’aptitude du président américain et sur sa capacité à gérer la grave crise dans laquelle il a engagé son pays et le monde se réfèrent à ses déclarations contradictoires, incohérentes et désordonnées. En effet, le rythme de l’incohérence des propos, des affirmations et des décisions de Trump s’est brusquement accéléré depuis la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz.

La décision de l’Iran de prendre le contrôle de cette voie maritime vitale pour la sécurité énergétique de la planète semble désorienter Donald Trump. Tout d’abord, il a réagi par l’indifférence : « Nous n’avons pas besoin de détroit, parce que nous ne dépendons pas du pétrole du Golfe ». Puis, très vite il change d’avis et appelle ses alliés et même la Chine à envoyer leurs forces navales pour escorter les pétroliers.

Jusqu’à présent, la Chine n’est pas affectée par la « fermeture sélective » du détroit, puisque ses pétroliers peuvent passer. Le problème se pose pour les alliés européens très dépendants du pétrole du Golfe.

Mais malgré cette dépendance, ils ont refusé quand même les appels à l’aide du président américain qui, ayant retiré sa « belle armada » dans l’océan Indien loin des missiles et des drones iraniens, n’a pas eu froid aux yeux en demandant aux autres d’amener leurs navires de guerre au Golfe pour sécuriser le détroit d’Ormuz !

Le refus rationnel des Européens de s’engager dans une guerre, au déclenchement de laquelle ils ont tant mis en garde, a provoqué la fureur du président américain qui l’a qualifié de « trahison ». Il a ainsi traité ses alliés de « lâches » et s’est déchainé contre l’OTAN, la décrivant comme « un tigre en papier ».

S’étant convaincu qu’aucun pays au monde ne répondra à ses appels à l’aide, Trump a choisi de s’engager dans une nouvelle escalade en lançant un ultimatum à l’Iran. Il exige désormais l’ouverture du détroit à la circulation dans les 48 heures, sinon « tous les réseaux électriques et énergétiques de l’Iran seront détruits ».

L’Iran a répondu à cet ultimatum qui expire ce lundi 23 mars par le défi : « Si vous détruisez nos réseaux électriques et énergétiques, nous détruirons les réseaux électriques et énergétiques d’Israël et ceux des pays du Golfe qui fournissent l’électricité et l’énergie aux bases militaires américaines. »

Entre temps, la guerre continue sans relâche. L’’Iran continue de résister. Malgré les lourdes pertes humaines et en infrastructures civiles et militaires, des millions d’Iraniens défilent quotidiennement dans les villes iraniennes en soutien à leur gouvernement, à leur Etat et à l’intégrité de leur territoire.

Trump et Netanyahu étaient à mille lieux de penser que l’Iran possède un tel arsenal et une telle maitrise des techniques de la guerre asymétrique. Nul n’a prévu par exemple que l’Iran soit capable de forcer le porte-avion Abraham Lincoln, symbole de la puissance américaine, à quitter la scène et à aller réparer ses dommages loin de la portée des missiles iraniens.

Par ailleurs, la nuit de samedi 21 à dimanche 22 mars restera dans les annales comme la nuit « la plus difficile » que les Israéliens ont vécue depuis la création de leur Etat. Peu de temps après qu’Israël a attaqué les alentours du site nucléaire d’Abouchehr, l’Iran a répondu par une attaque dévastatrice des environs du site de Dimona et de la ville voisine d’Arad.

La réponse iranienne, à la consternation des agresseurs, a démontré la vulnérabilité du « site le plus secret et le plus protégé de la planète ». Une réponse sous forme d’avertissement : « Si vous détruisez Bouchehr, Dimona sera détruit. »

Alors, la question brûlante qui se pose en Israël est jusqu’à quand les Israéliens supporteront-ils les nuits blanches entassés dans les abris, et les dévastations de plus en plus étendues que subissent leurs villes ? L’étonnant est qu’il n’y a encore aucune réaction ni tentative de déloger du pouvoir Benyamin Netanyahu, ce génocidaire maniaque, qui a mis la région entière et son pays à feu et à sang.

En attendant la réponse de Trump au défi iranien, le monde retient son souffle.

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Assurances Maghrebia Vie : bénéfice net en hausse de 16 % à 23,4 MD en 2025

23. März 2026 um 16:33

Assurances Maghrebia Vie a enregistré une progression notable de ses performances en 2025. Et ce, avec un résultat net de 23,36 millions de dinars, en hausse de 15,77 % par rapport à 2024.

Réuni le 13 mars 2026, le Conseil d’administration de la compagnie Assurance Maghrebia Vie a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Il fait également ressortir un chiffre d’affaires de 145,03 millions de dinars; contre 129,97 millions un an auparavant. Soit une croissance de 11,59 %. Le résultat avant impôt s’est établi à 29,35 millions de dinars, en progression de 17,86 % sur un an.

Au vu de ces résultats, le Conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 0,421 dinar par action. Les actionnaires sont convoqués à l’Assemblée générale ordinaire prévue le 15 mai 2026.

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Pétrole iranien : la Chine avance prudemment après le signal américain

23. März 2026 um 15:48

Selon un rapport de ‘Capital’ citant des sources proches du dossier publié lundi 23 mars, les raffineries d’État chinoises ont commencé à envisager l’achat de pétrole brut iranien. Et ce, après que Washington a donné son feu vert à la vente d’une partie du pétrole déjà chargé sur des pétroliers. Avec pour objectif de freiner la hausse des prix due à la guerre au Moyen-Orient.

Des représentants de la Compagnie nationale iranienne du pétrole et des négociants agissant comme intermédiaires ont également commencé à sonder discrètement l’intérêt d’acheteurs potentiels parmi eux et d’autres raffineurs asiatiques. C’est ce qu’indiquent les mêmes sources du média.

Avant le durcissement des restrictions américaines, l’Iran était un fournisseur clé pour les principaux importateurs asiatiques, notamment la Corée du Sud et le Japon. A cet égard, la Chine est le premier acheteur du pétrole brut iranien et une ressource économique vitale. Mais il s’agit généralement de raffineries privées de plus petite taille, moins exposées aux marchés internationaux. À l’inverse, les grandes entreprises publiques se sont tenues à l’écart, par crainte de sanctions américaines.

Dans ce contexte, la dernière dérogation accordée par le département du Trésor américain, qui concerne le pétrole iranien transporté par voie maritime pendant un mois, fait suite à des mesures similaires visant à faciliter l’accès au pétrole russe. Alors que la Maison Blanche tente de remédier à la crise d’approvisionnement et de contenir les prix mondiaux.

Bien que la dérogation élargisse théoriquement le nombre d’acheteurs potentiels, de nouveaux acteurs en Chine et ailleurs indiquent qu’ils examinent toujours avec prudence toute acquisition potentielle. Et ce, compte tenu du maintien de certaines restrictions imposées à l’Iran, notamment concernant son accès au système financier international. Un autre obstacle majeur réside dans l’accès à des compagnies maritimes coopératives, capables et disposées à transporter le pétrole iranien.

Ainsi, les armateurs attendent de plus amples informations et s’inquiètent d’être exposés à un risque caché de sanctions en raison de l’implication d’intermédiaires dans ce commerce illégal. C’est ce qu’affirme Karnan Thirupathy, du cabinet Kennedys Law et expert en sanctions. « Il y a beaucoup d’incertitudes concernant le marché [pétrolier]; mais aussi quant à ce qui se passera après le 19 avril si la transaction n’aboutit pas », a-t-il expliqué.

Même les courtiers expérimentés des marchés pétroliers touchés par les sanctions examinent attentivement les conditions de vente. Ils cherchent àe comprendre ce qui est autorisé, pour éviter de futures sanctions. Sans plus de précisions, il est peu probable que d’autres acheteurs se manifestent pour ces cargaisons transportées par voie maritime, concluent-ils.

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Gaz naturel à 57 €/MWh : Trump secoue les marchés

23. März 2026 um 14:31

Le prix du gaz naturel chute à 57 €/MWh après l’annonce par Donald Trump, sur Truth Social, d’une trêve de cinq jours avec l’Iran; et ce, suite à de « très bons entretiens ». Les contrats TTF d’Amsterdam, référence européenne, dégringolent de plus de 3 %. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.

Les prix du pétrole ont connu des oscillations violentes : le Brent a plongé jusqu’à 14 % (96 $/baril). Le gaz benchmark européen a suivi la même trajectoire. Avant de rebondir partiellement après le démenti de Téhéran sur ces discussions, selon l’agence Mehr citant ce ministère. Laquelle accuse Trump de chercher à « faire baisser les prix de l’énergie ». Tout en déclarant :  » Aucun dialogue n’existe entre Téhéran et Washington. »

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GNL : un recul mondial qui inquiète

23. März 2026 um 14:30

Les exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) ont chuté à leur plus bas niveau en six mois. Annulant ainsi les récentes augmentations de l’offre en provenance des États-Unis et d’autres pays. Et ce, alors que le conflit au Moyen-Orient restreint les flux.

La moyenne mobile sur 10 jours des expéditions de GNL a chuté d’environ 20 % depuis le début du mois, atteignant 1,1 million de tonnes. Soit le niveau le plus bas depuis septembre 2025, indique une analyse de Bloomberg basée sur les données de suivi des navires de Kpler.

Ce déclin est principalement dû au Qatar et, dans une moindre mesure, aux Émirats arabes unis, précisent encore les données. Ces deux pays doivent acheminer du carburant via le détroit d’Ormuz pour approvisionner leurs clients en Asie et en Europe.

A cet égard, le conflit israélo-américain avec l’Iran a dégénéré en crise régionale, bouleversant le marché mondial du GNL. En effet, le Qatar a été contraint de fermer son usine d’exportation de GNL de Ras Laffan, la plus grande au monde, suite à des frappes iraniennes.

Par ailleurs, relevons que la production mondiale de GNL a connu une croissance régulière au cours de l’année écoulée. Et ce, principalement grâce à de nouveaux projets aux États-Unis et au Canada. Cependant, cette croissance est désormais freinée par l’arrêt de la production qatarie et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Lequel est une voie maritime essentielle pour environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL.

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Donald Trump reporte les frappes contre l’Iran

23. März 2026 um 12:59

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 23 mars, avoir engagé des discussions « très bonnes et fructueuses » avec l’Iran au cours des deux derniers jours.

Ces pourparlers visent à parvenir à une « solution complète et globale » des différends américains au Moyen-Orient, a précisé Trump.

Ainsi, dans une décision spectaculaire, le chef des Etats-Unis a ordonné au Département de la Guerre de reporter toutes les frappes militaires. A savoir, plus précisément, celles prévues contre les centrales énergétiques iraniennes et les infrastructures critiques.

Dans ce contexte, les prochaines étapes dépendront entièrement du succès des réunions et négociations en cours. C’est encore ce qu’affirme le locataire de la Maison Blanche, dans son style toujours très caractéristique.

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Municipales françaises : une Tunisienne réélue maire d’Orly

23. März 2026 um 12:58

Les élections municipales françaises de 2026 marquent une percée des Franco-tunisiens. Une vingtaine ont déjà été élus maires ou adjoints dans des villes comme Orly, Marseille et Aubervilliers. Ils symbolisent ainsi une diversification des élites locales au profit de profils issus de la diaspora maghrébine.

 

À Orly, c’est une quadrangulaire, Imène Souid-Ben Cheikh, qui a été réélue maire avec 53% des voix. D’origine tunisienne, cette femme incarne cette vague de renouvellement des élections municipales de 2026.

La diaspora tunisienne à l’honneur

Ce scrutin s’inscrit dans une tendance plus large. Près de 25 Franco-tunisiens ont remporté des postes clés, dont huit mairies et 17 adjoints, selon les résultats provisoires du ministère de l’Intérieur. À Marseille, un adjoint franco-tunisien gère les affaires sociales. Tandis qu’à Aubervilliers, une maire adjointe pilote l’urbanisme.

Ces victoires, souvent dans des banlieues populaires, reflètent l’engagement communautaire et la maîtrise des enjeux locaux comme l’intégration et le développement économique.

Ces élections municipales françaises soulignent comment la double culture tuniso-française devient un atout électoral. Et ce, dans un pays où les électeurs plébiscitent des figures authentiques face aux crises sociales.

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Afrique du Nord : priorité aux services hydriques durables plutôt qu’aux seules infrastructures

23. März 2026 um 12:42

Face à l’aggravation du stress hydrique, les pays d’Afrique du Nord sont appelés à réorienter leurs politiques de l’eau vers des services hydriques durables; plutôt que de se concentrer exclusivement sur la construction d’infrastructures. C’est l’une des principales recommandations d’un récent rapport de la Banque mondiale, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau du 22 mars.

Intitulé « Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet », le document alerte sur la raréfaction accélérée des ressources hydriques dans la région, appelée à s’intensifier à mesure que la population mondiale s’approchera des 10 milliards d’habitants d’ici 2050.

Le rapport souligne notamment la dégradation rapide des aquifères dans les zones arides et semi-arides d’Afrique du Nord. La surexploitation des nappes souterraines, souvent supérieure à leur capacité naturelle de recharge, fragilise les systèmes agricoles et accentue la dépendance alimentaire des États de la région, dont la plupart figurent déjà parmi les territoires à fort stress hydrique et faible autonomie alimentaire.

Pour y remédier, la Banque mondiale met en avant plusieurs pistes d’action. Elle cite notamment l’émergence de mécanismes de financement innovants favorisant l’implication du secteur privé dans les infrastructures hydrauliques et les technologies économes en eau. Certaines expériences nationales, en particulier au Maroc, illustrent le potentiel de dispositifs combinant partage des risques, accès au crédit et modernisation des équipements agricoles, notamment dans l’irrigation solaire et la micro-irrigation.

À l’échelle régionale, l’institution préconise surtout un changement de paradigme : passer d’une logique centrée sur les ouvrages à une approche orientée vers la gestion et la fourniture de services hydriques. Cette transition s’appuierait notamment sur les technologies numériques – données satellitaires et intelligence artificielle – déjà mobilisées dans certaines zones sahéliennes pour améliorer la cartographie et l’exploitation des ressources en eau.

Enfin, le rapport appelle les gouvernements à renforcer les politiques de régulation des prélèvements, à mieux valoriser économiquement l’eau et à développer les partenariats public-privé, considérés comme des leviers essentiels pour préserver la sécurité alimentaire et environnementale de la région dans les décennies à venir.

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La flambée du diesel met en danger la rentabilité minière

23. März 2026 um 12:00

La guerre au Moyen-Orient fait peser une nouvelle menace sur l’industrie minière mondiale, en particulier sur les producteurs de minerai de fer, confrontés à une hausse brutale de leurs coûts d’exploitation.

En première ligne : le diesel, carburant essentiel pour les engins miniers et le transport. La flambée des prix de l’énergie, provoquée par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, renchérit considérablement les opérations. Selon des estimations relayées ce lundi par Reuters, une hausse de seulement 0,10 dollar du diesel pourrait se traduire par des centaines de millions de dollars de coûts supplémentaires pour les grands groupes miniers.

Cette pression intervient dans un contexte déjà tendu. Le conflit perturbe les flux énergétiques mondiaux, entraînant une hausse généralisée des prix du pétrole et du gaz, mais aussi des coûts logistiques et d’assurance maritime.

Les compagnies minières, fortement dépendantes de l’énergie fossile, voient ainsi leurs marges se réduire. Le secteur du minerai de fer est particulièrement exposé, car l’extraction, le transport et le traitement du minerai reposent massivement sur des carburants comme le diesel.

Au-delà de l’énergie, la guerre affecte également les chaînes d’approvisionnement. Les perturbations du trafic maritime et la hausse des coûts de fret compliquent l’acheminement des matières premières. Tandis que certaines routes commerciales deviennent plus risquées ou plus coûteuses.

Face à cette situation, plusieurs groupes tentent d’anticiper. Certains accélèrent leurs stratégies de transition énergétique, notamment en électrifiant leurs équipements ou en réduisant leur dépendance au diesel. Mais ces transformations nécessitent des investissements lourds et du temps.

Si le conflit devait s’intensifier ou se prolonger, les analystes redoutent un impact durable sur l’ensemble de la chaîne industrielle, de l’extraction minière à la production d’acier. Déjà fragilisé par des coûts élevés et une demande incertaine, le secteur pourrait subir un nouveau choc, avec des répercussions sur les prix mondiaux des matières premières.

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Message symbolique ou vrai avertissement ?

23. März 2026 um 11:46

En ciblant la base de Diego Garcia, à près de 4 000 kilomètres de son territoire, ou encore le réacteur nucléaire de Dimona en Israël, Téhéran démontre ses capacités à changer la donne géostratégique. Décryptage.

 

C’est un message clair, net et précis. En cherchant à atteindre la base américano-britannique de Diego Garcia, en plein milieu de l’océan Indien, et en frappant deux villes du sud d’Israël situées à proximité d’un centre stratégique de recherche nucléaire dans le désert du Néguev, Téhéran adresse un avertissement solennel à Tel-Aviv, à Washington et aux états-majors et chancelleries occidentales : en dépit de la supériorité écrasante de la coalition israélo-américaine, l’ancien Empire perse est loin de plier le genoux. Il est même en mesure de riposter et de faire mal à ses agresseurs. Très mal, et pas qu’en paroles.

En effet, et à la surprise générale, l’Iran a tenté, vendredi 20 mars 2026, de frapper « sans succès » la base américano-britannique de Diego Garcia.

Située sur un atoll isolé de l’archipel des Chagos, au cœur de l’océan Indien, à mi-chemin entre l’Afrique et l’Indonésie, cette base est l’une des deux bases britanniques que les États-Unis ont eu l’autorisation d’utiliser pour des « opérations défensives spécifiques contre l’Iran », avec celle de Fairford dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Le Wall Street Journal avait rapporté, citant plusieurs responsables américains, que l’Iran avait tiré deux missiles balistiques vers Diego Garcia, mais qu’aucun des deux n’a touché sa cible, l’un ayant connu une défaillance en vol, et l’autre ayant été intercepté par un missile tiré par un navire de guerre américain…

Prouesse technique

Sauf que la distance parcourue par les missiles iraniens, soit 3 800 km, interpelle. L’Iran dispose de missiles balistiques capables de frapper bien au-delà de son environnement régional en visant même Rome, Berlin voire Paris. Ce n’est pas une découverte pour les experts, mais une démonstration concrète.

En d’autres termes, ces tirs laissent supposer que les missiles iraniens ont une portée supérieure à celle que le régime iranien avait bien voulu admettre jusqu’à présent. Sachant que le ministre des Affaires étrangères du pays, Abbas Araghtchi, a déclaré en février dernier que l’Iran avait « délibérément » limité la portée de ses missiles à environ 2 000 kilomètres. Pourquoi cacher une telle prouesse technique ? Mystère.

Rappelons à ce propos qu’Iran Watch, un organisme du Wisconsin Project on Nuclear Arms Control, affirme pour sa part que l’Iran possède des missiles opérationnels d’une portée de 4 000 kilomètres. D’un autre côté, le centre de recherche et d’éducation israélien Alma estime que la portée maximale des missiles iraniens était d’environ 3 000 kilomètres. Toutefois, il a précisé avoir connaissance de rapports faisant état du développement d’armes à plus longue portée.

Réaction immédiate du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, qui s’est empressé de déclarer, non sans fébrilité, que Téhéran « essaie certainement de se doter de missiles balistiques intercontinentaux », ajoutant que le pays des mollahs est « sur la voie qui lui permettrait un jour de développer des armes capables d’atteindre le territoire continental américain ». Bref, la vieille rengaine assidue repetere depuis la guerre de l’Irak.

Défaillances

Et les agresseurs de la République islamique ne sont pas au bout de leurs peines. Un jour plus tard, deux missiles iraniens se sont abattus dans la nuit du 21 au 22 mars sur les villes d’Arad et Dimona – qui abrite l’arsenal d’armes nucléaires non déclaré d’Israël ; déjouant ainsi le « Dôme de fer » israélien, pourtant considéré comme l’un des systèmes de défense les plus performants du monde.

« Plus de 100 personnes ont été blessées samedi 21 mars par des frappes iraniennes dans les villes de Dimona et Arad, dans le sud d’Israël, après que les défenses aériennes israéliennes ont échoué à intercepter au moins deux missiles balistiques », se lamente The Times of Israel. Ajoutant que « les médias d’État iraniens ont affirmé que ces frappes visaient le centre de recherche nucléaire israélien, situé à environ 10 kilomètres de Dimona et 30 kilomètres d’Arad, en représailles à une attaque américaine présumée contre le site d’enrichissement d’uranium iranien de Natanz, survenue plus tôt dans la journée », précise la même source.

In fine, pourquoi le système israélien a-t-il failli à sa mission alors que son taux de réussite se situe généralement entre 80 et 90 % ? « Ce Dôme de fer est efficace, mais pas infaillible. C’est au moment de l’interception que l’intercepteur n’a pas bien fonctionné. Il reste soit l’erreur humaine, soit le dysfonctionnement de l’intercepteur », explique un expert militaire.

Toujours est-il que « les frappes iraniennes, qui ont réussi à déjouer les redoutables défenses aériennes de l’État hébreu, démontrent que Téhéran est toujours en mesure d’infliger des dégâts; même après trois semaines de frappes aériennes dévastatrices menées par les États-Unis et Israël », résume The New York Times.

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Les marchés pétroliers suspendus à l’ultimatum américain

23. März 2026 um 10:40

Les prix du pétrole évoluent dans un climat d’accalmie relative, alors que les marchés restent suspendus aux développements autour du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial.

Après une période de forte volatilité liée à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, les cours semblent marquer une pause. Le prix du brut Brent atteint 113,30 dollars le baril lundi 23 mars; après avoir clôturé vendredi à son plus haut niveau depuis juillet 2022.

Le prix du pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) a continué de progresser de plus de 2 % et a dépassé les 100 dollars le baril, avant de se stabiliser à 99,90 dollars le baril, après des gains de 2,27 % lors de la séance précédente, selon Reuters.

Cette stabilisation demeure toutefois fragile, les investisseurs adoptant une posture attentiste face aux menaces américaines visant à garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz.

L’ultimatum lancé par le président américain, exigeant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les incertitudes. Une escalade militaire ou un blocage prolongé de cette voie stratégique — par laquelle transite une part essentielle du pétrole mondial — pourrait provoquer un nouveau choc sur les marchés.

Dans ce contexte, les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation géopolitique, conscients que tout incident majeur pourrait relancer la flambée des prix. Les risques restent élevés, notamment en raison des tensions persistantes entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs dans la région.

Malgré ce relatif apaisement, les fondamentaux du marché demeurent sous pression. Les perturbations potentielles de l’offre, combinées à une demande encore soutenue, entretiennent un climat d’incertitude durable.

Ainsi, le marché pétrolier oscille entre prudence et nervosité, dans l’attente d’un signal clair sur l’évolution du conflit et sur la sécurité des flux énergétiques dans le Golfe.

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Tunisie : boom des doctorats, panne d’opportunités

23. März 2026 um 10:35

L’Afrique forme de plus en plus de doctorants, avec des leaders comme l’Afrique du Sud (plus de 32 000 doctorats entre 2000 et 2018), le Nigeria, le Kenya, et des progrès en Afrique de l’Ouest (Ghana, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. 

Toujours selon Ecofin, ces talents sont sous-utilisés localement en raison d’un faible investissement privé en recherche et développement (R&D), soit seulement 11 % des entreprises. Et parallèlement, le financement public serait inférieur à 1 % du PIB. Tandis qu’un manque de postes stables pousse à la fuite des cerveaux (40 000 PhD africains à l’étranger).

Mais qu’en est-il de la Tunisie dans ce classement ? Réponse : la Tunisie se classe parmi les bons performeurs africains en production doctorale, avec une croissance notable : 792 doctorats en 2010, 1 455 en 2017, 1 748 en 2021, 1 865 en 2022, et environ 2 359 en 2018/2019. Elle compte ~10 559 doctorants inscrits en 2022-23 et près de 7 000 docteurs recensés en 2024, dont 50 % en contrats temporaires ou au chômage.

Ainsi, relèvent des publications scientifiques, la Tunisie se retrouve au 7e rang en Afrique (10 315 en 2023), derrière l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc, l’Algérie et l’Éthiopie.

Lire aussi : Le cri d’alarme des doctorants au chômage pour intégrer l’université

À l’instar du reste du continent, les PhD tunisiens brillent à l’étranger mais peinent localement, contrastant avec l’Occident (93 % d’emploi en Europe, 86,6 % aux USA). 

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L’ancien Premier ministre français Lionel Jospin n’est plus

23. März 2026 um 10:15

Le dirigeant socialiste français Lionel Jospin s’est éteint dimanche 22 mars 2026 à l’âge de 88 ans. Premier ministre de la « gauche plurielle » de 1997 à 2002, il incarna les aspirations de l’union à gauche tout en manquant le rendez-vous de la présidentielle de 1995.

Né en 1937 à Meudon dans une famille protestante militante, Lionel Jospin débute via le trotskysme (OCI) avant de rejoindre le PS en 1971 comme proche de Mitterrand. Premier secrétaire du PS (1981-1988), il pilote l’opposition et l’accord avec les communistes. Puis ministre de l’Éducation (1988-1992), il modernise les lycées et les universités, tout en revalorisant les enseignants.

Premier ministre (1997-2002) sous la cohabitation avec Chirac, il mène la « gauche plurielle » (PS-PCF-Verts) à la victoire lors des législatives de 1997, et impose les 35 heures sans perte de salaire, la CMU et la parité électorale; et ce, malgré les résistances patronales.

Candidat du PS en 1995 (2e) et surtout à la présidentielle en 2002 (éliminé au 1er tour avec 16,18 % face à Chirac et Le Pen), ce séisme le marginalise.

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Téhéran promet une riposte « symétrique » contre les infrastructures énergétiques

23. März 2026 um 10:11

Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré, dans un communiqué, que l’Iran répondrait à toute attaque visant son secteur électrique en ciblant les centrales électriques israéliennes, ainsi que les centrales qui alimentent en électricité les bases américaines dans les pays de la région.

Cette déclaration semble marquer un recul par rapport aux menaces précédentes proférées contre les usines de dessalement de la région, qui sont essentielles pour l’approvisionnement en eau potable des pays du Golfe.

Publié par les médias d’État iranien, le communiqué indique : « Le président américain, qui a menti, a affirmé que les Gardiens de la révolution avaient l’intention d’attaquer les usines de dessalement et de nuire aux populations des pays de la région ».

Rappelons que le président américain Donald Trump a menacé, samedi 21 mars, de cibler les centrales électriques iraniennes si Téhéran n’ouvrait pas complètement le détroit d’Ormuz à tous les navires dans les 48 heures.

En réponse à cet ultimatum, les Gardiens de la révolution ont déclaré : « Nous sommes déterminés à répondre à toute menace avec le même niveau de dissuasion qu’elle représente… Si vous bombardez les réseaux électriques, nous bombarderons les réseaux électriques ».

Téhéran a également menacé de cibler les détenteurs d’obligations du Trésor américain, qu’il accuse de financer des opérations militaires contre l’Iran.

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Gestern — 22. März 2026Haupt-Feeds

Tunisie – Près de 3,6 milliards de dinars d’IDE en 2025

22. März 2026 um 19:24

La Tunisie a enregistré en 2025 une performance remarquable en attirant 3 572 MDT d’investissements internationaux, un niveau inédit qui consacre un véritable changement d’échelle. Cette progression s’inscrit dans une dynamique solide, avec une hausse de +30 % en un an, confirmant l’attractivité retrouvée du pays auprès des investisseurs étrangers. Ces données ont été fournies par Jalel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA – Tunisia).

Longtemps stabilisés à des niveaux plus modestes, les flux d’investissements franchissent désormais un cap stratégique, positionnant la Tunisie comme une destination compétitive sur la scène internationale, notamment en termes d’industrie, d’emplois et de capitaux.

Industrie, emplois et capitaux : les piliers du renouveau

Derrière cette performance, les investissements directs internationaux dominent largement et s’orientent principalement vers l’industrie, qui capte à elle seule 62,6 % des flux. Ce choix reflète une stratégie claire : faire de la Tunisie un hub industriel, notamment dans les filières mécaniques et électriques, devenues les locomotives du développement.

Cette dynamique ne se limite pas aux chiffres d’investissement. Elle se traduit aussi par un impact concret sur l’emploi, avec plus de 14 000 postes créés, majoritairement grâce à l’extension d’entreprises déjà implantées. Ce phénomène illustre la confiance des investisseurs étrangers dans le tissu économique local et dans le potentiel de croissance à long terme.

Les régions intérieures ne sont pas en reste

Si le littoral concentre encore une large part des projets, attirant près de 64 % des investissements, les régions intérieures commencent progressivement à bénéficier de cette dynamique, amorçant un rééquilibrage territorial prometteur.

Enfin, la confiance internationale reste fortement marquée par la présence européenne, avec la France en tête des investisseurs.

En somme, 2025 marque un tournant important : la Tunisie ne se contente plus d’attirer des capitaux, elle s’impose comme une plateforme industrielle stratégique, créatrice d’emplois et tournée vers l’avenir.

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Guerre au Moyen-Orient : l’IACE sonne l’alarme sur un choc économique pour la Tunisie

22. März 2026 um 18:54

La guerre au Moyen-Orient fait peser des risques significatifs sur l’économie tunisienne, déjà fragilisée par sa dépendance énergétique et ses équilibres macroéconomiques précaires. Dans un rapport publié le 19 mars, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) appelle à des mesures immédiates et structurelles pour limiter l’impact de cette crise et renforcer la résilience du pays.

Selon l’IACE, les répercussions pourraient être multiples et profondes, touchant les finances publiques, la balance des paiements, l’inflation et la croissance. La Tunisie, qui importe une large part de ses besoins énergétiques – sa production nationale ne couvrant qu’environ 35 % – apparaît particulièrement vulnérable à toute hausse durable des prix du pétrole ou perturbation des approvisionnements.

Le premier canal de transmission concerne les finances publiques. Le budget de l’État, fortement exposé aux fluctuations énergétiques, pourrait rapidement se dégrader. Chaque augmentation d’un dollar du baril entraînerait un surcoût estimé à 164 millions de dinars, alors que la loi de finances 2026 repose sur un prix de référence de 63 dollars. Une hausse prolongée des cours accentuerait donc la pression sur un budget déjà contraint, d’autant plus que les subventions énergétiques représentent près de 3,3 % du PIB.

À cela s’ajoutent des facteurs aggravants : hausse des coûts du transport maritime, renchérissement des assurances et durcissement des conditions de financement à l’international. Ces évolutions pourraient réduire davantage les marges de manœuvre de l’État, confronté à des besoins de financement élevés.

Les entreprises publiques, notamment dans l’énergie et le transport, figurent également parmi les plus exposées. L’augmentation des coûts d’exploitation risque d’accentuer leurs déséquilibres financiers, avec des effets indirects sur les finances publiques.

La balance des paiements…

Sur le plan extérieur, la balance des paiements constitue un autre point de fragilité. Près de 98 % du commerce tunisien transitant par voie maritime, toute perturbation logistique ou hausse du fret se traduit par un renchérissement des importations. Combinée à l’augmentation des prix de l’énergie, cette situation pourrait creuser davantage le déficit commercial et exercer une pression accrue sur les réserves en devises.

L’IACE relève toutefois certains facteurs d’atténuation à court terme, notamment la relative stabilité des transferts des Tunisiens à l’étranger et le maintien des réservations touristiques.

Risque d’inflation

Le risque inflationniste est également jugé élevé. La hausse des prix des produits importés et des intrants industriels pourrait se répercuter sur les prix à la consommation, d’autant plus en cas de recours accru au financement monétaire.

La croissance pourrait, elle aussi, être affectée. Un ralentissement de la demande européenne – principal débouché de la Tunisie – exposerait particulièrement les secteurs exportateurs comme le textile et les industries mécaniques. Le tourisme et le transport aérien pourraient également subir les effets de l’instabilité géopolitique.

Les recommandations de l’IACE

Face à ces risques, l’IACE recommande des mesures immédiates : constitution de stocks stratégiques, soutien ciblé à l’agriculture, programme d’économie d’énergie dans le secteur public et suivi renforcé des indicateurs internationaux.

À moyen terme, l’Institut plaide pour une accélération de la transition énergétique, le renforcement de la sécurité alimentaire et la mise en œuvre de réformes structurelles, notamment du code des changes et de la loi sur l’investissement.

Pour l’IACE, seule une action coordonnée et rapide permettra de limiter l’impact de ce choc externe et de préserver la stabilité économique du pays.

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Ormuz sous verrou : l’Afrique au bord d’un choc alimentaire majeur

22. März 2026 um 15:06

La guerre en Iran fait vaciller bien plus que les équilibres géopolitiques. Elle menace désormais directement l’assiette de millions d’Africains. Comme le souligne Afrique Emergent, la fermeture du détroit d’Ormuz – passage stratégique de seulement 34 kilomètres – a brutalement interrompu un tiers du commerce mondial d’engrais. En pleine saison des semis en Afrique de l’Est, ce blocage agit comme une bombe à retardement.

Au Kenya, en Tanzanie ou en Somalie, les agriculteurs attendent des cargaisons qui n’arriveront pas. Derrière l’effondrement du trafic maritime – passé de 129 à seulement 4 navires par jour début mars – se dessine une rupture critique des chaînes d’approvisionnement, alerte Afrique Emergent. Plus d’un million de tonnes d’engrais sont immobilisées dans le Golfe, tandis que les prix s’envolent déjà, aggravant la pression sur des économies déjà très fragiles.

Les conséquences pourraient être dévastatrices. Sans engrais azotés, les rendements du maïs pourraient par exemple chuter de plus de 40 %, faisant planer le spectre d’une crise alimentaire dès 2026-2027. Contrairement aux crises précédentes, aucune alternative logistique viable n’existe : Ormuz est un verrou total.

Même l’Afrique du Nord vacille. Dépendante d’intrants venus du Golfe, sa production est fragilisée. Seule l’Algérie, grâce à sa production locale, dispose d’une marge de manœuvre — insuffisante toutefois pour compenser à l’échelle du continent.

Le calendrier agricole, lui, n’attend pas. Chaque semaine perdue aujourd’hui se traduira demain par des champs moins productifs, des marchés sous tension et des populations plus vulnérables. Une crise silencieuse, mais imminente.

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Eau, énergie, climat : la Méditerranée face à un risque systémique majeur

22. März 2026 um 14:41

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars, les 43 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM), dont la Tunisie, ont adopté trois stratégies régionales majeures pour encadrer, d’ici 2030, la gestion durable de l’eau dans la région. Ces cadres portent sur l’interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, le financement du secteur et sa transformation numérique.

Présentée comme « la progression la plus significative » en matière de gouvernance euro-méditerranéenne de l’eau depuis la première réunion ministérielle dédiée, cette initiative vise à répondre à des pressions croissantes liées au changement climatique, à la rareté des ressources et aux besoins concurrents des différents usages.

La première stratégie propose une approche intégrée « de la source à la mer », conciliant les exigences agricoles, énergétiques, urbaines et environnementales, tout en protégeant les ressources naturelles. Elle s’appuie sur un partenariat élargi incluant notamment des agences onusiennes et européennes.

Le deuxième cadre établit une feuille de route pour mobiliser des financements durables, garantir la viabilité économique des services d’eau et améliorer l’accès pour les populations vulnérables. Le troisième axe mise sur la numérisation des systèmes, à travers l’usage de capteurs, de compteurs intelligents et de solutions d’intelligence artificielle, afin de réduire les pertes et moderniser les infrastructures.

L’UpM souligne qu’aucun pays ne peut relever seul ces défis, plaidant pour une coopération régionale renforcée. Dans une région où l’agriculture consomme jusqu’à 70 % de l’eau disponible et où le réchauffement s’accélère, ces stratégies se veulent une réponse coordonnée aux risques croissants qui menacent plus de 500 millions d’habitants.

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Tunisie : championne mondiale de l’olive bio, mais encore en quête de valeur ajoutée

22. März 2026 um 13:39

La Tunisie s’impose comme le premier producteur mondial d’olives biologiques, avec environ 144 000 hectares consacrés à cette culture, selon les données du ministère de l’Agriculture. Cette position de leader illustre la montée en puissance de l’agriculture biologique dans le pays et son intégration réussie dans les chaînes de valeur internationales des produits agricoles de qualité.

Plus largement, le secteur biologique tunisien couvre près de 235 000 hectares et connaît une croissance soutenue. Cette dynamique repose sur des conditions climatiques favorables, un savoir-faire reconnu et des systèmes de certification alignés sur les normes internationales. Elle s’appuie également sur un réseau structuré de 6 270 acteurs, incluant producteurs, transformateurs et exportateurs, contribuant à améliorer la qualité et la compétitivité des produits.

Sur le plan économique, les exportations de produits biologiques ont atteint environ 750 millions de dinars en 2025, tirées notamment par la forte demande en huile d’olive sur les marchés européens et américains. La reconnaissance de la Tunisie par l’Union européenne, la Suisse et le Royaume-Uni comme pays exportateur de produits biologiques facilite davantage l’accès à ces marchés et renforce l’apport du secteur à la balance commerciale.

Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment une productivité encore limitée et une valorisation insuffisante via la transformation industrielle. L’enjeu majeur reste de passer à des produits à plus forte valeur ajoutée.

Dans cette perspective, la stratégie nationale à l’horizon 2030 vise à améliorer la gouvernance, développer les filières et renforcer la compétitivité, notamment à travers des zones pilotes intégrant agriculture, écotourisme et artisanat.

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