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Heute — 12. März 2026Haupt-Feeds

La KfW allemande mise jusqu’à 10 millions d’euros sur l’emploi en Tunisie

12. März 2026 um 14:45

La Facilité Investissements pour l’emploi (IFE) lance le 20 mars 2026 un appel à proposition de projets en Tunisie. Les entreprises privées, les organisations publiques et les structures à but non lucratif peuvent y participer. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er juin 2026.

Les projets retenus bénéficient de subventions de cofinancement comprises entre 800 000 et 10 millions d’euros. Ces subventions couvrent entre 25 et 90 % du coût total de l’investissement. En contrepartie, les projets doivent générer des emplois durables dans le secteur privé tunisien. Les investissements éligibles concernent les unités de production, les équipements, le développement de compétences et la formation de la main-d’œuvre.

Par ailleurs, l’IFE introduit en 2026 une nouvelle composante. Les candidats peuvent désormais solliciter un cofinancement supplémentaire pour des mesures de formation vers le marché du travail allemand. Toutefois, cette option reste réservée aux dossiers présentant un projet solide de création d’emplois en Tunisie. Elle couvre la construction de salles de formation, la formation linguistique et le renforcement des compétences techniques. De plus, les dossiers incluant cette composante bénéficient d’une priorité lors de l’évaluation.

Le processus de sélection se déroule en deux étapes. D’abord, l’IFE présélectionne les candidats sur la base de leurs notes conceptuelles. Ensuite, elle invite les candidats retenus à soumettre des propositions détaillées. Ces propositions font alors l’objet d’une évaluation approfondie. Les candidats sélectionnés reçoivent finalement un contrat de subvention.

La KfW Banque de Développement a créé l’IFE dans le cadre de l’Initiative spéciale « Emploi décent pour une transition juste » du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement. Aujourd’hui, elle opère dans huit pays partenaires africains sous la marque Invest for Jobs.

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Décès de la Pr Neila Sellini, éminente spécialiste de la civilisation islamique

12. März 2026 um 14:36

La Professeure Neila Sellini, éminente universitaire spécialiste de la civilisation islamique, de l’exégèse coranique et des relations sociales jusqu’au VIIIe siècle hégirien, est décédée.

Titulaire d’un Doctorat d’État en exégèse et relations sociales, elle enseignait en tant que professeure des universités et dirigeait l’unité de recherche «La jurisprudence dans les codes du statut personnel des pays arabes» à l’Université de Sousse.

Consultante pour le PNUD, elle a notamment participé au 4e Rapport national humain sur le développement 2005, intitulé «Vers la liberté de la femme dans le monde arabe». Parmi ses ouvrages phares figurent Femme et violence légitime dans les nouvelles fatawas, L’adoption dans la jurisprudence islamique, ainsi que des contributions à Le corpus coranique et ses lectures (2016) dirigé par le Pr Abdelmajid Charfi. Icône du courant réformiste de la pensée islamique, elle excellait dans ses analyses critiques de la charia, des droits des femmes et des influences islamistes dans la Constitution tunisienne post-révolution.

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Aïd el-Fitr 2026 : le 20 mars en vue !

12. März 2026 um 14:12

Sarra Snoussi, cheffe de service du Pavillon de l’Univers à la Cité des Sciences de Tunis, prévoit que l’Aïd Al-Fitr 1447 de l’Hégire pourrait être célébré le vendredi 20 mars 2026. Cette estimation, basée sur des observations lunaires, a été diffusée via un communiqué sur la page Facebook de la Cité des Sciences.

Ainsi le jeudi 19 mars 2026 marque le 29e jour de Ramadan 1447. La conjonction centrale de la Lune se produira à 2h23 du matin. Après le coucher du soleil à 18h31, le croissant de Chawal devrait être visible : la Lune se couchera à 19h15 (43 minutes après le Soleil), avec une hauteur de 9 degrés au-dessus de l’horizon et un âge lunaire de 16 heures et 8 minutes. Ces conditions favorables rendent probable l’ouverture du mois de Chawal le 20 mars.

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Gouvernance Tunisair : les actionnaires minoritaires appelés aux urnes le 31 mars

12. März 2026 um 13:42

Tunisair tiendra une assemblée générale élective destinée à ses actionnaires minoritaires le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie. Un seul point figure à l’ordre du jour : l’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au Conseil d’Administration pour un mandat de trois ans.

Sont concernés par cette convocation les actionnaires détenant individuellement au plus 0,5 % du capital social, ainsi que les investisseurs institutionnels dont la participation individuelle ne dépasse pas 5 % du capital.

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Projet de loi organique n° 07/2026 : vers l’hébergement de l’AIMEC en Tunisie

12. März 2026 um 12:25

La commission des Affaires étrangères, de la coopération internationale, des Tunisiens à l’étranger et de la migration a réuni, le 11 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des représentants de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette séance d’audition conjointe portait principalement sur le projet de loi organique n° 07/2026 approuvant l’accord avec la Commission de l’Union africaine (UA) pour héberger le Centre d’excellence africain des marchés inclusifs (AIMEC).

Riadh Jaïdi, président de la commission, a loué les efforts de la diplomatie tunisienne pour consolider son ancrage africain et promouvoir une diplomatie économique dans un contexte de concurrence entre pays africains. Le ministre a réaffirmé la place centrale de l’Afrique dans la politique étrangère tunisienne – via les relations bilatérales, l’UA, la SADC ou la ZLECAf – et appelé à accélérer l’approbation de l’accord pour honorer les engagements panafricains.

Les députés ont plaidé pour un renforcement des représentations diplomatiques en Afrique, avec plus de ressources humaines et logistiques, afin d’attirer des investissements et de combler les postes vacants. Ils ont également insisté sur la lutte contre la migration irrégulière. Le ministre rappelant le refus catégorique d’établissement des migrants et les succès du programme de retour volontaire, passé de 1 614 personnes en 2022 à 8 853 en 2025.

Au sujet de l’AIMEC, les représentants de la BCT ont clarifié son statut d’entité « non-résidente », financée par l’UA et hors supervision tunisienne, avec des exonérations fiscales conformes à la réglementation des changes et similaires à celles accordées à d’autres organisations étrangères.

Enfin, face aux tensions Iran-USA-pays du Golfe, le ministre a exposé les mesures protectrices pour la communauté tunisienne au Moyen-Orient : mission de suivi déployée, évacuation des non-résidents comme les pèlerins, coordination avec les universités jordaniennes pour les étudiants, rapatriements depuis l’Iran et réponse à une pétition familiale via l’ambassade au Qatar.

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L’Algérie n’est plus le premier exportateur de gaz en Espagne

12. März 2026 um 11:57

Les importations de gaz de l’Espagne ont chuté de 8,6 % en février 2026 par rapport au mois précédent.

Selon des données récentes publiées le 11 mars par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington), les importations espagnoles de gaz naturel et liquéfié ont atteint environ 31,42 térawattheures le mois dernier; contre 34,38 térawattheures en janvier 2026.

L’Algérie a poursuivi son déclin retrouvant à la deuxième place du classement des plus grands exportateurs de gaz vers l’Espagne en février 2026, derrière les États-Unis.

Les stocks de gaz en Espagne ont diminué de 14,2 % en février 2026 par rapport à l’année précédente, pour atteindre un niveau de remplissage de 56 %.

Les importations de gaz de l’Espagne en février 2026

Le gaz naturel liquéfié (GNL) représentait 68,8 % des importations totales de l’Espagne en février 2026, soit 21,63 térawattheures (TWh). Tandis que le gaz naturel représentait 31,2 % à 9,8 TWh, révèlent les données de la plateforme énergétique spécialisée.

À titre de comparaison, le GNL représentait 62,4 % des importations totales en janvier 2026, soit 21,75 térawattheures. Alors que le gaz naturel représentait 37,6 %, soit 12,63 térawattheures.

Sur une base annuelle, les importations de gaz de l’Espagne en février 2026 ont diminué de 16 %, enregistrant 16,29 térawattheures de gaz liquéfié (61,9 %) et 10,03 térawattheures de gaz naturel (38,1 %) au cours du même mois de 2025.

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Scatec inaugure la centrale solaire de Sidi Bouzid

12. März 2026 um 11:57

La société norvégienne Scatec a inauguré mardi 10 mars la phase d’exploitation commerciale de sa centrale solaire de 60 MW à Sidi Bouzid, à 260 km au sud de Tunis. Et ce, en partenariat avec Aeolus (Toyota Tsusho, 49%).

Il convient de noter que Scatec détient 51% et vend l’électricité à la STEG via un PPA signé en mai 2025. Ce projet s’ajoute à une centrale similaire de 60 MW à Tozeur (mise en service prévue au S1 2026), pour une production annuelle combinée de 288 GWh et une réduction de 115 000 tonnes de CO₂.

Scatec avance aussi sur une centrale de 120 MW à Tataouine (PPA de 25 ans). Ces initiatives soutiennent l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, contre 3,8 % en 2023 (AIE), dominé par le gaz naturel.

Ces avancées renforcent la stratégie solaire de la Tunisie face à ses défis énergétiques.

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SOTUVER dans le viseur d’un repreneur néerlandais : la Bourse suspend le titre

12. März 2026 um 11:51

Dès ce jeudi 12 mars 2026, l’action SOTUVER ne s’échange plus sur le marché boursier tunisien. La suspension de cotation fait suite à une opération capitalistique d’envergure, dont l’examen vient d’être officiellement confié au CMF.

Ce qui est sur la table : B.A GLASS B.V, entité de droit néerlandais, qui ambitionne de prendre pied au sein de la Société Tunisienne de Verreries en s’appropriant 16 204 636 actions, soit 41,28 % du capital. Le prix retenu pour cette transaction s’établit à 13,020 dinars l’action.

La genèse de l’opération remonte au 16 décembre 2025, date à laquelle un protocole de cession a été formalisé entre l’acquéreur et quatre entités cédantes : la Compagnie financière d’investissement (CFI), Assurance Lloyd, INDINVEST et Lloyd Vie. C’est sur la base de cet accord préalable que la demande d’autorisation a été déposée auprès du régulateur boursier le 10 mars 2026.

Le CMF, désormais saisi du dossier, n’a pas encore rendu son arbitrage. L’instance a toutefois précisé que sa position sera communiquée par voie d’avis, sans en fixer l’échéance. La suspension du titre SOTUVER demeure en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

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BH Leasing clôture 2025 sur un bénéfice en recul à 2,7 millions de dinars

12. März 2026 um 11:48

Le Conseil d’administration de BH Leasing s’est réuni le 4 mars 2026 et a arrêté les comptes de l’exercice 2025. Ils font ressortir un résultat net bénéficiaire de 2,7 millions de dinars; contre 3,9 millions de dinars un an auparavant. Soit un repli de 1,2 million de dinars sur un an.

Ce fléchissement trouve son origine dans deux facteurs distincts. D’une part, la masse salariale a pesé plus lourd, sous l’effet de l’entrée en vigueur de la loi n°9-2025 du 21 mai 2025 relative aux contrats de travail, dont l’application a généré une charge supplémentaire de 1,2 million de dinars. D’autre part, les autres produits financiers ont reculé d’un montant équivalent. Et ce, en raison de la contraction du taux de rémunération des placements.

Le bénéfice dégagé sera intégralement affecté en résultat reporté, sans distribution de dividendes à ce stade. Par ailleurs, le conseil d’administration a décidé de convoquer les actionnaires en Assemblée générale ordinaire le mercredi 15 avril 2026 à 11h00. Le lieu de la réunion sera précisé ultérieurement.

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Golfe persique : de la guerre du pétrole à la guerre de l’eau ?

12. März 2026 um 11:45

Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drones iraniens. Et une frappe aurait également touché une usine en Iran. Dans une région où l’approvisionnement en eau potable dépend largement du dessalement, de telles attaques font planer la menace d’une crise humanitaire majeure pour les populations du Golfe, comme pour celles d’Iran.

L’eau sera-t-elle la prochaine arme stratégique dans le conflit armé qui prend de plus en plus d’ampleur au Moyen-Orient ? Les récents incidents autour d’installations de dessalement dans le Golfe persique laissent entrevoir un scénario inquiétant. A savoir celui d’une guerre où la ressource la plus vitale de la région serait directement menacée.

Autrement dit, dans une région où l’eau est plus vitale encore que le pétrole, ces installations constituent des cibles militaires d’une importance capitale.

Voyons les faits. Le 8 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accusait les États-Unis d’avoir bombardé une usine de dessalement sur l’île de Qeshm Island, située au large du port stratégique de Bandar Abbas. Selon Téhéran, cette attaque  aura perturbé l’approvisionnement en eau d’une trentaine de villages.

En représailles à cet acte hostile, un drone iranien endommagea le lendemain à son tour une station de dessalement à Bahreïn. Laquelle fournit notamment de l’eau potable à une base militaire américaine installée dans l’île.

Ces attaques inédites marquent une évolution dont les conséquences sont imprévisibles. L’eau- une denrée rare et vitale pour cette région, l’une des plus désertiques de la planète- pourrait désormais être utilisée comme levier stratégique et militaire.

Dépendance  et vulnérabilité

Effectivement, l’eau douce étant une ressource quasi inexistante, il  en résulte que la plupart des États de la région reposent essentiellement sur les usines de dessalement pour alimenter leurs populations et leurs économies. Sachant que le Moyen-Orient qui est parsemé de plusieurs milliers d’installations réparties le long des côtes du Golfe, concentre près de 40 % de la capacité mondiale de dessalement.

Les chiffres illustrent cette dépendance extrême. Au Koweït, près de 90 % de l’eau potable provient du dessalement. La proportion atteint 86 % à Oman et environ 70 % en Arabie saoudite. Aux Emirats arabes unis, plus de 40 % de l’eau consommée est produite par ces installations. Ces infrastructures ont permis l’émergence des grandes métropoles du Golfe, de Dubaï à Doha en passant par Abu Dhabi. Car, sans eau potable produite par ces infrastructures, ces villes champignons construites au cœur de déserts arides seraient tout simplement inhabitables.

Un talon d’Achille stratégique

Or, cette dépendance aux techniques du dessalement est le véritable talon d’Achille des États du Golfe. Et si, dans le contexte de la guerre qui oppose aujourd’hui l’Iran à la coalition israélo-américaine, ces usines étaient attaquées par des drones ou des missiles iraniens comme ce fût le cas pour le Bahreïn ?

C’est le pire scénario catastrophe pour les monarchies du Golfe. Les experts de la sécurité hydrique avertissent depuis longtemps de ce danger. Déjà en 2010, une analyse de la CIA estimait que la destruction de plusieurs grandes usines de dessalement dans le Golfe pourrait avoir des conséquences plus graves que la perte de toute autre industrie stratégique. Et ce, d’autant que l’emplacement de ces usines de dessalement, généralement construites en surface, le long du littoral, les rend difficiles à protéger efficacement contre les drones, les missiles ou les cyberattaques. Ainsi, une simple attaque informatique pourrait suffire à perturber les processus chimiques essentiels au traitement de l’eau. De plus, ces installations sont souvent étroitement liées aux centrales électriques. Or, une frappe contre l’infrastructure énergétique peut donc indirectement interrompre la production d’eau potable.

Une catastrophe humanitaire

Pour de nombreux experts, cibler les infrastructures hydrauliques constitue une dangereuse ligne rouge. Car, contrairement aux installations militaires ou industrielles, ces infrastructures sont directement liées à la survie des populations civiles.

Un exemple concret ? Si l’immense complexe de dessalement de Jubail qui alimente la ville de Riyad avec ses huit millions d’habitants venait à être gravement endommagé, la capitale saoudienne pourrait se retrouver privée d’eau en moins d’une semaine. Et ce n’est pas de la science-fiction.

Cela étant, l’Iran n’est pas non plus à l’abri d’une crise similaire. Le pays traverse depuis plusieurs années une sécheresse sévère qui a fortement réduit ses réserves d’eau. Ainsi, les barrages alimentant la capitale, Téhéran, ont atteint des niveaux alarmants. Certains réservoirs sont tombés à moins de 5 % de leur capacité, alimentant les inquiétudes quant à une éventuelle pénurie d’eau pour les plus de dix millions d’habitants de la métropole.

Au final, après le pétrole et les voies maritimes, l’eau pourrait devenir le prochain champ de bataille stratégique du Moyen-Orient. Et dans ce conflit qui ne dit pas encore son nom, la ressource la plus précieuse de la région risque bien d’en être la première victime.

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La guerre des mythes, Imâmistes contre Evangélistes

12. März 2026 um 11:18

La guerre qui oppose l’Iran, aux deux armées des plus puissantes du monde, celle des USA et d’Israël – et qui est une mini guerre mondiale, jusqu’à aujourd’hui, pouvant déboucher sur une guerre nucléaire si elle n’est pas arrêtée à temps- cache une réalité beaucoup moins « terrestre » car elle oppose des croyances profondément enracinées dans les sociétés, américaine, israélienne, et iranienne. Lesquelles puisent leurs forces dans les mythes qui fondent ces civilisations. Celui du mythe iranien du douzième Imam qui vit encore dans le plérome des cieux. Celui qui régit la vie des chrétiens sionistes aux USA (plus de 40 millions, dont une élite qui contrôle le pouvoir suprême). Et enfin, celui qui est à la base du sionisme, qui consiste à édifier Erets Israël  (l’Israël de la Thora).

Des milliers d’analystes, à travers les médias, télévision, réseaux sociaux, radios, presse écrite ou électronique, tentent d’analyser les raisons de cette guerre destructrice, pour les belligérants, ainsi que pour leurs alliés et particulièrement pour l’Iran. Sans pour autant tenter d’aller au fond du problème, qui réside essentiellement dans la nature des croyances qui animent les chefs de ces pays en guerre.

Les intérêts au service des croyances

On invoque aussi bien le pétrole que le gaz, la possibilité que l’Iran tente d’acquérir l’arme nucléaire, ainsi que les missiles balistiques qui peuvent atteindre le sol américain, la stratégie américaine visant à encercler la Chine, futur ennemi principal et grande puissance nucléaire. Mais on invoque rarement les croyances religieuses qui animent les chefs d’Etat ou de gouvernements, croyances qui sont les responsables importants. Parce que tous les médias de tout genre ne veulent pas réveiller l’hydre de la guerre religieuse et confectionnent des discours seulement par souci de propagande.

Il est vrai que les opinions publiques, de tous les pays du monde, quelles que soient leurs religions, ont été formatées pour comprendre uniquement les recettes propagandistes qui constituent les discours de leurs dirigeants. Or, cela cache mal un fait certain. Ces différentes opinions publiques sont toutes, animées par la foi religieuse et que l’on est toujours avec celui qui partage notre propre foi. Ce qui explique le côté irrationnel par exemple des réactions des citoyens occidentaux, qui vont jusqu’à soutenir une agression caractérisée par une grande puissance et son allié Israël contre une nation indépendante et souveraine comme l’Iran, au mépris du droit international et des principes humanistes que les peuples occidentaux sont supposés avoir acquis. Le cas du génocide des Palestiniens à Gaza est un édifiant exemple significatif.

Cette réaction irrationnelle, au mépris même de leurs intérêts, économiques et sociaux, puisque ce sont ces pauvres citoyens eux-mêmes qui vont payer la facture, ne s’explique pas seulement par la puissance de la propagande, mais surtout par l’existence d’un fond religieux qui les anime. Trump lui-même et Netanyahu, certainement conseillés par leurs experts en communication, ne se privent pas d’exploiter ces fonds religieux pour légitimer la guerre. Alors que tout le monde sait qu’ils ont tous les deux engagé cette guerre et ordonné ce déluge de feu et de bombes pour de simples calculs électoraux. Sachant que tous les deux feront face dans quelques mois à des élections décisives et surtout à des procès qui risquent de les emmener en prison. L’affaire Epstein en plus. Tous les deux savent que l’exploitation de ce fond religieux est une carte gagnante et sûre.

Aux USA, l’existence de personnalités politiques dans l’entourage immédiat de Trump, dont son propre ministre de la guerre, qui appartiennent à cette secte des chrétiens évangélistes qui compte plus de 40 millions d’adeptes et qui a sérieusement infiltré les institutions de l’Etat américain, dont l’armé, la C.I.A, les grands médias, a été un facteur décisif dans le timing et le déclenchement de cette terrible guerre. Ce qui explique que jusqu’à maintenant, aucun objectif réel de la guerre n’ait été déclaré par Trump. D’ailleurs, chaque jour on annonce un objectif majeur, le matin, pour annoncer un autre le soir. Comme celui d’en finir avec le régime iranien, ou d’anéantir le complexe nucléaire, en Iran, car l’objectif réel est caché, celui de permettre l’établissement du grand Israël.

Ces chrétiens évangélistes sont des inconditionnels d’Israël, pour des raisons théologique et eschatologique. Ce sont aussi des prosélytes évangélistes qui œuvrent, pour l’accomplissement d’une prophétie, citée dans l’apocalypse de Jean, qui annonce la parousie du Christ, à condition d’établir le grand Israël (Erets) sur le territoire qui aurait été fixé par la Thorah, dont la Cisjordanie et Jérusalem. Le retour du Christ sur terre aura lieu après la reconstruction du Temple de Jérusalem, après une grande bataille citée dans l’Apocalypse de Jean connue sous le nom de la bataille d’Armageddon et connue aussi sous le nom de la bataille de la fin des temps. Certains évangélistes croient fermement que cette bataille du temps se déroule actuellement, dont des hauts responsables dans l’entourage du Président Trump. Cela pourrait-t-il aller jusqu’à l’utilisation de l’arme nucléaire. Personne pour le moment ne peut affirmer le contraire.

Dans le camp d’en Face, celui des Mollahs iraniens, la même prophétie, quoique sous une forme plus proche de la mythologie persane, incluse dans le dogme chiite duodécimain, annonce que l’Imam Jaafar el Sadok, qui vit encore dans les cieux, alors qu’il est mort il y a quelques siècles (329 de l’hégire) n’est pas mort en réalité mais qu’il est dans la grande « occultation » et qu’il reviendra pour rétablir la justice sur terre. Dans la théologie chiite la justice signifie le règne absolu de l’imâmisme sur terre et pas seulement en Iran. Les Ayatollahs, Khomeini, Khameini Ali et Khameini Moujtaba (l’actuel) ne sont que ses représentants sur terre. Et ce, en vertu du principe de la wilaya du Fatih, qui signifie le règne du jurisconsulte, une fatwa de l’Imam Khomeini lui-même.

C’est toujours le même mythe du retour du Messie que l’on retrouve d’ailleurs dans le judaïsme mais aussi dans l’Islam sunnite ou de temps en temps l’on a assisté à l’apparition de faux prophètes annonçant qu’ils sont le « mehdi el muntadhar » (le bien guidé attendu), comme au Soudan ou au Nigeria. Sauf que maintenant les adeptes de cette mythologie religieuse sont au pouvoir à la tête d’Etats puissants, voire même nucléaires.

Les mythes au service des intérêts sordides

Les enjeux économiques et bassement matériels de cette guerre, ne sont plus un secret pour personne. Et l’on va même jusqu’à les nommer, comme le fait souvent le président américain lui-même, comme le contrôle des sources d’énergie au Venezuela, en Iran, ou des terres rares, comme en Ukraine. Le mérite de Trump est d’avoir rompu avec l’hypocrisie de ses prédécesseurs qui invoquaient, l’instauration de la démocratie et les droits de l’Homme pour légitimer leurs guerres. Puisqu’il a déclaré, après avoir échappé à un attentat lors de sa campagne électorale, que Dieu l’a choisi pour accomplir un objectif très clair : rendre les USA plus puissants que jamais. Il est bien sûr très peu probable qu’il croit à cette prophétie de l’Apocalypse, car le dossier Epstein et d’autres dossiers prouvent qu’il ne croit qu’au dollar, le Dieu de tout le monde d’ailleurs. Mais il n’hésitera pas une seconde à utiliser cette mythologie pour justifier sa guerre actuelle et celles à venir, pour rester au pouvoir.

D’où la nécessité pour lui de se déclarer victorieux, même s’il perd cette guerre, qui à l’évidence va se prolonger longtemps et risque de dégénérer en guerre régionale totale. Les Chinois et les Russes feront tout pour permettre à l’Iran de résister le plus longtemps possible. Et ce, pour pousser l’Amérique à s’enliser dans une guerre qui finira par l’affaiblir.

Mais réveiller l’hydre religieux, qui sommeille dans chacun de nous, peut avoir des conséquences imprévisibles et catastrophiques.

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Importations d’essence suspendues au Nigeria

12. März 2026 um 10:40

Le Nigeria renforce sa politique d’autosuffisance en carburants. Et ce, en suspendant pour un deuxième mois consécutif les licences d’importation d’essence. C’est ce qu’annonce le régulateur NMDPRA.

Aucune autorisation n’a été délivrée en février, ni jusqu’ici en mars 2026, conformément au code pétrolier de 2021 qui limite les importations à une production locale insuffisante. C’est ce que révèle l’agence Ecofin.

Ainsi, les volumes domestiques couvrent la demande : la consommation d’essence s’établit à 56,9 millions de litres par jour en février (contre 60,2 en janvier); tandis que la raffinerie Dangote a fourni 36,5 millions de litres d’essence et 8 millions de diesel, atteignant sa capacité pleine de 650 000 barils/jour. L’association des raffineurs locaux  applaudit cette mesure protectrice, saluée par son porte-parole Eche Idoko comme un pas positif, à condition de la pérenniser.

Cette décision marque un tournant par rapport aux positions antérieures favorisant la concurrence via les importations, dans un pays historiquement exportateur de brut mais importateur de raffinés. Le développement de capacités locales, comme Dangote, rééquilibre progressivement l’approvisionnement.

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École bombardée en Iran : une erreur de l’armée américaine

12. März 2026 um 10:40

Une erreur de l’armée américaine dans les coordonnées d’une cible semble avoir conduit au bombardement d’une école en Iran le 28 février, qui a fait plus de 150 morts, selon les conclusions préliminaires d’une enquête militaire interne publiées mercredi 11 mars par le New York Times.

Selon les autorités iraniennes, l’explosion survenue à Minab, dans le sud du pays, le premier jour de la guerre, le 28 février, a fait plus de 150 morts. Donald Trump avait d’abord nié toute implication américaine, accusant l’Iran en revanche, avant de revenir partiellement sur sa position et de déclarer qu’il « accepterait » les conclusions de l’enquête. Selon le New York Times, citant des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile Tomahawk a été tiré par l’armée américaine.

« Le bombardement du bâtiment de l’école primaire Shajarah Tayyebeh le 28 février est dû à une erreur de ciblage de l’armée américaine, qui menait des frappes contre une base iranienne voisine dont le bâtiment de l’école faisait autrefois partie, selon les conclusions préliminaires de l’enquête », rapporte le New York Times.

« D’après des sources proches de l’enquête, les officiers du Commandement central américain ont déterminé les coordonnées de la cible de la frappe en utilisant des données obsolètes qui leur avaient été fournies par la Defense Intelligence Agency », a ajouté le journal.

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GSCI 2025 : eau, énergie, innovation, le triple déficit tunisien

12. März 2026 um 10:34

Accélérer la transition énergétique, moderniser la gouvernance, réduire les fractures territoriales : telle est la feuille de route que dessine pour la Tunisie le dernier baromètre mondial de Solability.

Ces préconisations ne surgissent pas du vide. Elles découlent d’un constat chiffré que l’édition 2025 du Global Sustainable Competitiveness Index (GSCI) rend difficilement contestable : avec 45,12 points sur 100, le pays se situe sous le seuil mondial moyen, au 105e rang d’un classement qui embrasse la quasi-totalité des États de la planète, 192 au total. Seule nuance africaine à ce tableau : six nations du continent devancent la Tunisie, ce qui lui vaut néanmoins une sixième position sur la scène régionale.

Que mesure exactement cet instrument ? Depuis sa création en 2012, le GSCI ambitionne de dépasser les approches classiques de la compétitivité en y intégrant une dimension temporelle : non pas la richesse produite aujourd’hui, mais la capacité d’un pays à la reproduire demain, sans consumer les ressources — naturelles, humaines, institutionnelles — qui en conditionnent la pérennité.

Pour y parvenir, le think tank helvético-coréen Solability agrège plus de 250 indicateurs quantitatifs, puisés auprès des grandes institutions internationales, Banque mondiale, FMI, Nations unies, OCDE, en croisant l’état actuel des données avec les trajectoires enregistrées sur dix ans.

C’est précisément cet examen longitudinal qui met en lumière les vulnérabilités tunisiennes les plus profondes. Deux d’entre elles dominent l’analyse. D’abord, une tension structurelle autour des ressources vitales : l’eau et l’énergie, dont la disponibilité s’érode sous l’effet conjugué de la raréfaction naturelle et d’une exploitation qui outrepasse les capacités de régénération, faisant du pays une économie particulièrement exposée aux chocs extérieurs.

Ensuite, un déficit chronique d’investissement dans l’intelligence productive : la faiblesse des budgets alloués à la recherche et au développement, combinée à un système de formation dont l’adéquation avec les réalités du marché du travail demeure insuffisante, bride toute ambition d’ascension technologique.

À ces deux failles s’ajoute un environnement macroéconomique peu propice : croissance atone, chômage persistant, tissu productif insuffisamment diversifié, gouvernance économique perfectible et déséquilibres marqués entre régions et catégories sociales. Autant de facteurs qui s’alimentent mutuellement et freinent l’émergence d’un modèle de développement robuste.

Renforcer l’efficacité dans l’usage des ressources naturelles, amplifier l’effort public en faveur de l’innovation, revoir les mécanismes de gouvernance et corriger les inégalités spatiales : ce sont là, selon Solability, les chantiers prioritaires sur lesquels la Tunisie devra concentrer son énergie pour inverser une trajectoire que les données de 2025 jugent, pour l’heure, insuffisamment ambitieuse.

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Guerre au Moyen-Orient : et si l’inflation repassait à plus de 3 % en Europe ?

12. März 2026 um 10:31

L’Union européenne prévient que l’inflation pourrait dépasser 3 % cette année si la guerre au Moyen-Orient maintenait le prix du pétrole Brent autour de 100 dollars le baril et celui du gaz naturel à un niveau élevé pendant une période prolongée.

Dans un tel scénario, la croissance économique en 2026 pourrait chuter jusqu’à 40 points de base en dessous des 1,4 % prévus. C’est ce qu’a dernièrement déclaré le commissaire européen à l’économie, Valdis Dombrovskis, aux ministres des Finances de l’UE, selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 11 mars..

Outre les prix du pétrole, ce scénario table sur le maintien des prix du gaz en Europe autour de 75 € par mégawattheure jusqu’à la fin de l’année. L’inflation sera donc supérieure de 70 à 100 points de base aux 2,1 % initialement prévus pour 2026.

Une forte hausse de l’inflation pourrait contraindre la Banque centrale européenne – dont une réunion est prévue le 19 mars – à relever ses taux d’intérêt.

M. Dombrovskis a également averti que l’impact de la guerre sur les marchés financiers, le commerce et les chaînes d’approvisionnement pourrait avoir des répercussions négatives supplémentaires sur l’économie.

Pour Isabelle Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, si l’inflation dans la zone euro devrait se maintenir proche de l’objectif de 2 % fixé par la BCE à moyen terme, les nouvelles prévisions pour mars refléteront « au moins en partie » les effets de la guerre.

Les perspectives sont menacées

Le commissaire européen a indiqué que les perspectives économiques étaient légèrement meilleures qu’à l’automne, avec une croissance attendue d’environ 1,5 % et 1,6 % pour cette année et l’année prochaine, selon les sources. Cependant, ces perspectives sont désormais incertaines en raison de la guerre en l’Iran, qui s’est étendue à toute la région du Golfe. En effet, des missiles et des drones ont touché des installations énergétiques dans des pays comme l’Arabie saoudite et le Qatar, affectant la production de gaz naturel liquéfié et de pétrole. De plus, le passage des pétroliers et autres marchandises par l’important détroit d’Ormuz est quasiment interrompu.

Pour atténuer l’impact, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a accepté mercredi de libérer 400 millions de barils provenant des réserves pétrolières d’urgence, un niveau record pour l’agence.

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Sous la pression du dollar, l’or perd de son éclat

12. März 2026 um 10:25

Les cours de l’or ont chuté ce jeudi sous la pression d’un dollar plus fort. Tandis que la hausse des prix du pétrole a ravivé les inquiétudes concernant l’inflation et a douché les espoirs de baisses de taux d’intérêt à court terme.

Le cours de l’or au comptant a reculé dans la matinée du jeudi 12 mars de 0,2 % à 5 165,73 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont également baissé de 0,2 % à 5 171,40 dollars.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent est resté stable à 85,82 dollars l’once sur le marché au comptant. De son côté, le platine a progressé de 0,3 % à 2 175,32 dollars et le palladium de 0,6 % à 1 646,17 dollars.

En outre, le dollar a progressé de 0,2 %. Ce qui a renchéri les matières premières libellées en dollars, comme l’or, pour les détenteurs d’autres devises, selon Reuters.

Par ailleurs, les autorités iraniennes ont déclaré que le monde devait se préparer à une hausse des prix du pétrole jusqu’à 200 dollars le baril; et ce, après l’attaque de navires commerciaux par ses forces mercredi. Dans ce contexte, les prix du pétrole ont bondi dès l’ouverture des marchés, accentuant les pressions inflationnistes. Alors que les approvisionnements en provenance du Golfe restent limités dans le contexte de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

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Détroit d’Ormuz : la crise fait flamber énergie, transport et risques alimentaires

12. März 2026 um 08:05

La crise autour du détroit d’Ormuz provoque une onde de choc sur l’économie mondiale. Dans un récent rapport, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) alerte sur les effets en cascade d’un blocage du détroit sur les marchés de l’énergie, le transport maritime, les prix alimentaires et les finances publiques, en particulier dans les pays les plus vulnérables.

Dans ce document, l’organisme onusien rappelle que le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce maritime mondial : près d’un quart du pétrole transporté par mer y transite habituellement. Avant la crise, environ 141 navires par jour franchissaient ce passage stratégique, transportant près de 20 millions de barils de pétrole, soit 25 % du commerce maritime mondial d’hydrocarbures, ainsi que du gaz naturel liquéfié, des engrais et divers produits chimiques.

Depuis fin février dernier, la situation s’est fortement dégradée, regrette la CNUCED, indiquant que les transits maritimes ont chuté de 97 %, tombant à seulement 4 à 6 navires par jour, entraînant une quasi-paralysie du trafic dans cette zone stratégique.

Cette perturbation a immédiatement affecté les marchés de l’énergie. Ainsi, le prix du pétrole Brent a dépassé ce jeudi 12 mars 100 dollars le baril, et ce malgré le déblocage de 400 millions de barils par l’AIE, soit une hausse de près de 28 % en dix jours, tandis que le prix du gaz naturel européen TTF a progressé de 74 %. Les coûts de transport maritime ont également explosé : le carburant maritime à Singapour a doublé, tandis que les indices de fret pétrolier Dirty Tanker Index et Clean Tanker Index ont atteint des niveaux record avec des hausses respectives de 54 % et 72 %. Les primes d’assurance de guerre pour les navires ont, quant à elles, été multipliées par quatre, ajoutant jusqu’à un million de dollars par voyage, selon la CNUCED.

Au-delà de l’énergie, le commerce des engrais apparaît particulièrement menacé. Le rapport souligne qu’environ un tiers du commerce mondial d’engrais, soit 16 millions de tonnes en 2024, transite par le détroit d’Ormuz. Les principaux produits concernés sont l’urée (67 %), le phosphate (20 %) et le monoammonium phosphate (9 %).

Plusieurs pays en développement dépendent fortement de ces importations. C’est notamment le cas du Soudan (54 % de ses importations d’engrais transitent par cette route), de la Tanzanie (31 %), de la Somalie (30 %) et du Mozambique (22 %), mais aussi du Sri Lanka (36 %), du Pakistan et de la Thaïlande (27 %). La CNUCED avertit qu’un blocage prolongé pourrait provoquer une crise agricole majeure dans ces États, en perturbant la fertilisation des cultures.

La hausse du prix du gaz naturel renchérit en parallèle la production d’engrais azotés, aggravant la pression sur les pays importateurs. L’organisation rappelle également qu’historiquement, chaque flambée du pétrole s’accompagne d’une augmentation des prix alimentaires mondiaux.

La crise exerce aussi une pression croissante sur les finances publiques des pays en développement, déjà fragilisés par l’endettement. La CNUCED cite notamment l’Irak, dont le rendement obligataire est passé de 6,4 % à 7,1 %, ainsi que le Bahreïn (+0,41 point à 7 %) et la Jordanie (+0,24 point à 6,4 %).

L’organisation ne fournit pas de projections détaillées par pays, mais esquisse plusieurs scénarios. Si la crise se résout rapidement, les prix pourraient rester élevés pendant quelques mois avant de se stabiliser. En revanche, une paralysie durable du détroit d’Ormuz risquerait de déclencher une crise énergétique mondiale, une flambée des prix alimentaires et une aggravation de la dette dans les économies les plus vulnérables, conclut le rapport.

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Traçabilité et résilience : engagements pour l’agriculture

11. März 2026 um 21:54

Connaissez vos semences : d’où viennent-elles, que mange-t-on dans nos assiettes ? L’agriculteur d’aujourd’hui aspire à la sécurité, à sécuriser son avenir. Imaginez : sous un ciel impitoyable, un olivier plie, après six ans de sécheresse, son cultivateur au bord de la ruine familiale. Bayer CropScience surgit en allié indéfectible, 30 ans d’expertise ancrée localement, 2 000 agriculteurs formés par an, biologiques avant-gardistes et FieldView numérique. À Tunis, Hanen Chebaane et Amina Khema dévoilent la contre-offensive : plus de récoltes, moins de chimie, sols régénérés. Une saga méditerranéenne où science et terrain défient le sort.

Lors d’une table ronde à la Marsa, Amina Hajar, directrice de communication de Bayer pour l’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie), a présenté l’équipe dédiée à la division ClubScience (CropScience). Amina Khema, directrice générale de Bayer Maroc et commercial lead ClubScience pour la région, a exposé la stratégie globale, tandis que Hanen Chebaane, responsable du bureau Tunisie a détaillé les actions locales. Bayer, géant allemand des sciences de la vie implanté dans plus de 80 pays, a généré un chiffre d’affaires mondial de 45,6 milliards d’euros en 2025, structure ses activités autour de trois piliers : pharmaceutique, santé grand public (aspirine, Berocca, Supradyn) et CropScience (semences, protection des plantes).

En Afrique du Nord, CropScience a réalisé un chiffre d’affaires de 46,4 millions d’euros en 2025 sur les trois pays, avec un hub à Casablanca et 45-46 employés. Face aux défis climatiques – sept ans de sécheresse au Maroc, cinq à six en Tunisie – et à la sécurité alimentaire mondiale, Bayer vise à « produire plus avec moins » : moins d’intrants chimiques (pesticides, herbicides, fongicides), via des produits biologiques, biostimulants et l’agriculture numérique. Des outils comme les capteurs de résidus (pour l’export marocain) et FieldView (imagerie satellite thermique en Europe et ailleurs) optimisent les décisions d’épandage, réduisant l’usage excessif observé en Tunisie par rapport au Maroc.

En Tunisie, Bayer opère depuis les années 1970 via importateurs, avec un bureau local depuis 1994, au service d’une agriculture performante et durable. Hanen Chebaane a souligné quatre axes : innovation adaptée localement, soutien aux filières, accompagnement technique des agriculteurs (sur 500 000 en Tunisie) et diffusion de bonnes pratiques. La commercialisation passe par des distributeurs locaux leaders (technico-commerciaux et développeurs par zone), avec formations régulières pour détecter besoins et former équipes.​

Les activités couvrent recherche appliquée (essais terrain pour ajuster doses), veille marché (nouveaux ravageurs), et collaborations institutionnelles (ministères pour conformité réglementaire). Plus de 50 produits homologués (herbicides, fongicides, insecticides), plus 15 en cours dont trois biologiques – tendance confirmée par le lancement récent de Serenade en Tunisie après 20 ans de R&D. Partenaires techniques : centres (Pomme de Terre, Agrumes), universités (INAT, ISA Chott-Mariem). Bayer forme annuellement plus de 2 000 acteurs (agriculteurs, ouvriers, étudiants), distribuant équipements de protection (gants, masques) lors de sessions terrain adaptées au langage des opérateurs.

Le programme « Safe Use Ambassador », lancé mondialement et pilote en Tunisie depuis 2023 à l’INAT, forme étudiants en théorie/pratique sur résidus et sécurité ; gagnants (sélection 2025 en cours) effectuent un stage en Allemagne et sensibilisent les agriculteurs.

Ainsi, l’agriculture méditerranéenne forge sa résilience : revenus stabilisés, sols régénérés, santé et environnement préservés face aux caprices du climat.

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La santé tire le secteur des assurances en Tunisie 

11. März 2026 um 21:52

Le secteur des assurances en Tunisie a atteint un niveau inédit en 2025. Son chiffre d’affaires a dépassé pour la première fois la barre des 4 milliards de dinars, pour s’établir à 4,255 milliards, soit une hausse de 11,4 % par rapport à 2024, selon les données du Comité général des assurances (CGA).

Cette progression est principalement portée par l’assurance vie, qui enregistre la plus forte croissance du marché (+16,4 %) avec 1,336 milliard de dinars de primes et une part de marché de 31,4 %. Cette dynamique reflète un intérêt croissant des Tunisiens pour les produits d’épargne et de prévoyance.

L’assurance automobile reste toutefois la première branche en volume, avec 1,628 milliard de dinars de chiffre d’affaires (38,3 % du marché). Mais elle continue de peser fortement sur les charges du secteur : les indemnisations liées aux accidents ont bondi de 20,3 %, dans un contexte marqué par environ 340 000 sinistres déclarés. Au total, les compagnies ont versé 2,363 milliards de dinars d’indemnités en 2025, en hausse de 6,1 %.

D’autres segments affichent également de bonnes performances. L’assurance incendie s’impose comme la branche la plus dynamique avec une croissance de 19,2 % et une baisse notable des indemnisations. L’assurance maladie collective confirme, de son côté, sa solidité avec 647 millions de dinars de primes et un meilleur équilibre entre cotisations et remboursements. Quant à l’assurance transport, elle reste stable avec une légère progression de l’activité et une baisse du coût des sinistres.

Au-delà du record financier, ces résultats illustrent une évolution progressive du marché tunisien des assurances, qui se diversifie de plus en plus et dépend moins exclusivement de l’assurance automobile obligatoire.

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