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Ces cinq pays arabes débuteront le Ramadan en cette date

16. Januar 2026 um 17:47

Pour ces cinq pays arabes, le premier jour du Ramadan 1447 devrait coïncider avec le 19 février 2026, et ce en s’appuyant sur des calculs astronomiques, selon leurs communiqués respectifs. Ils ajoutent toutefois que “la confirmation officielle restera conditionnée à l’observation du croissant lunaire“.

Il s’agit respectivement des trois pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Algérie), auxquels il faut ajouter Oman et Bahreïn, comme le rapportent différents médias. Il est souligné que « ces prévisions reposent sur l’analyse des positions de la lune et du soleil, ainsi que sur la visibilité anticipée du croissant lunaire ».

C’est ainsi qu’en Tunisie, les autorités scientifiques ont rendu publique une estimation précise basée sur les calculs astronomiques ; ces calculs indiquent que mercredi 18 février 2026 sera le dernier jour du mois de Chaabane, donc (forcément) jeudi 19 février coïncidera au premier jour du Ramadan. Mais les Affaires religieuses soulignent toutefois que l’annonce officielle dépendra de l’observation visuelle du croissant lunaire, conformément à la tradition musulmane.

Idem pour le Maroc et l’Algérie, où les astronomes ont également anticipé la date du début du Ramadan « sur la base de la conjonction lunaire et de la visibilité du croissant », nous renseignent les médias de ces pays. Dans ces deux pays aussi le premier jour du Ramadan sera le 19 février 2026.

Même son de cloche à Oman et Bahreïn. Mais comme les musulmans ne sont pratiquement d’accord, même sur des choses fondamentales, on verra que des pays frontaliers ne vont pas commencer ou finir Ramadan.

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Quels produits tunisiens pourraient concrètement remplacer les importations sud-américaines dans les cantines françaises ?

16. Januar 2026 um 17:06

Nos opérateurs économiques sauront-ils saisir les opportunités commerciales qui émergent des repositionnements du marché alimentaire européen ? Cette question se pose avec une acuité particulière. Le département français du Loiret vient d’annoncer mercredi 14 janvier qu’il cessera d’acheter des produits alimentaires originaires d’Amérique du Sud pour ses cantines scolaires. Une décision qui pourrait libérer des parts de marché. Mais la captation par les opérateurs tunisiens reste à démontrer.

Le conseil départemental du Loiret a justifié cette mesure par son opposition à l’accord commercial du Mercosur. Cet accord lie l’Union Européenne à plusieurs États sud-américains. La collectivité invoque des risques multiples pour l’agriculture locale : économiques, sanitaires, environnementaux et sociaux.

Concrètement, plusieurs produits disparaîtront des menus. Le soja, l’avocat, l’ananas sud-américains seront bannis. Certains produits transformés et viandes surgelées également. Ces changements concerneront 24.000 repas quotidiens. Ils toucheront les 68 collèges publics du département. La décision sera soumise au vote des conseillers départementaux le 30 janvier prochain.

La loi Egalim redessine la carte des approvisionnements

Cette initiative s’inscrit dans l’application de la loi Egalim. Ce texte impose 50% de produits locaux et durables dans la restauration collective publique. Actuellement, le Loiret n’atteint qu’environ 25%. D’autres départements français pourraient suivre cet exemple dans les prochains mois. Le mouvement de relocalisation alimentaire en Europe s’amplifiera. Les volumes concernés augmenteront.

Pour les autorités et opérateurs économiques tunisiens, cette évolution soulève une question cruciale. Ont-ils la capacité d’identifier rapidement ces transformations du marché européen ? Le pays méditerranéen dispose certes d’avantages géographiques. Sa proximité de l’Europe est un atout. Il produit certaines denrées potentiellement concernées : huile d’olive, dattes, agrumes, tomate transformée. Mais la proximité géographique suffit-elle face aux exigences françaises ?

Certifications et normes : le premier obstacle à franchir

Le premier défi concerne la certification et la conformité aux normes. Les collectivités françaises rejettent les produits sud-américains pour une raison précise. Ces produits ne répondent pas aux mêmes standards sanitaires, environnementaux et sociaux que les productions européennes.

Les exportateurs tunisiens disposent-ils des certifications nécessaires ? Leurs processus de production respectent-ils les cahiers des charges français et européens ? Les normes portent sur les pesticides, la traçabilité et les conditions de travail. Ces questions techniques détermineront l’éligibilité même des produits tunisiens.

La dimension logistique constitue un autre enjeu majeur. Les cantines scolaires exigent des approvisionnements réguliers. Les volumes doivent être constants. La chaîne du froid doit être irréprochable pour les produits frais.

Les circuits d’exportation tunisiens actuels sont souvent orientés vers les grandes centrales d’achat. Ils privilégient aussi l’export de produits transformés. Sont-ils adaptés aux besoins spécifiques de la restauration collective territoriale française ? La capacité à livrer régulièrement des petites et moyennes quantités dans différents départements français demande une organisation particulière. Cette organisation commerciale et logistique existe-t-elle ?

Prospection territoriale : une approche département par département

La prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises représente un troisième défi de taille. Contrairement aux grandes surfaces, le modèle diffère. Les négociations avec les grandes surfaces se mènent avec quelques centrales d’achat nationales. Les départements français, eux, disposent d’une autonomie dans leurs choix d’approvisionnement.

Cela suppose une démarche commerciale ciblée, département par département. Il faut une compréhension fine des procédures d’appels d’offres publics français. Les contraintes budgétaires des collectivités doivent être maîtrisées. Les structures d’export tunisiennes disposent-elles des ressources humaines nécessaires ? Ont-elles l’expertise pour mener ces prospections ? Existe-t-il une coordination entre les instances tunisiennes de promotion des exportations et les associations de collectivités territoriales françaises ?

La question des prix ne peut être éludée. La loi Egalim privilégie explicitement les produits locaux français. Mais les collectivités restent soumises à des contraintes budgétaires. Les produits tunisiens devront donc trouver un équilibre. Ils devront être compétitifs au niveau tarifaire. Ils devront respecter les standards de qualité exigés.

Les coûts de certification et de mise aux normes s’ajoutent aux frais logistiques. Permettront-ils de proposer des prix attractifs ? Les producteurs français bénéficient du soutien de leurs collectivités. La concurrence sera rude.

Le facteur temps : agir vite avant que d’autres ne s’emparent du marché

Le contexte politique et diplomatique entre la Tunisie et la France pourrait également jouer un rôle. Les opérateurs tunisiens pourront-ils se positionner sur ces marchés ? Les accords commerciaux bilatéraux existent. Les programmes de coopération agricole sont en place. Les relations entre chambres de commerce constituent autant de leviers potentiels. Leur activation dépendra de la volonté politique des deux pays.

Enfin, la question de la réactivité se pose avec insistance. Le vote du conseil départemental du Loiret est prévu pour le 30 janvier. D’autres départements pourraient suivre rapidement. Les acteurs tunisiens disposent-ils de mécanismes de veille suffisamment performants ? Peuvent-ils détecter ces opportunités en temps réel ? Peuvent-ils mobiliser rapidement les ressources nécessaires ? Il faut présenter des offres commerciales crédibles. D’autres concurrents méditerranéens ou européens guettent ces parts de marché.

La décision du Loiret s’inscrit dans un mouvement plus large. Le repositionnement alimentaire européen s’accélère. Les débats autour du Mercosur l’alimentent. Les préoccupations croissantes sur la souveraineté alimentaire aussi. La pandémie et les tensions géopolitiques récentes ont renforcé cette tendance. Cette dynamique pourrait s’amplifier dans les mois à venir. Des fenêtres d’opportunité significatives pourraient s’ouvrir pour les pays méditerranéens producteurs.

Reste à déterminer si les autorités et opérateurs économiques tunisiens sauront identifier ces évolutions du marché européen. Mobiliseront-ils les ressources nécessaires pour y répondre ? Les enjeux sont multiples : certification, logistique, prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises. La réponse à cette question se mesurera dans les prochains mois. Elle se lira au nombre de contrats signés. Elle s’évaluera aux appels d’offres remportés par des entreprises tunisiennes. Les départements français s’engagent dans cette démarche de relocalisation alimentaire. Le compte à rebours a commencé.

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UIB – Publication de l’appel à candidature pour le choix d’un Administrateur représentant des actionnaires minoritaires

16. Januar 2026 um 16:59

L’Union Internationale des Banques (UIB) se propose de désigner, par voie d’appel à candidature, un administrateur représentant des actionnaires minoritaires devant siéger dans son conseil d’administration pour les exercices 2026, 2027 et 2028.

Par actionnaire minoritaire, on entend les actionnaires détenant individuellement au plus 0,5 % du capital.

La désignation qui aura lieu par voie d’élection lors d’une assemblée élective dédiée aux actionnaires minoritaires sera soumise à la ratification de l’assemblée générale ordinaire statuant sur l’exercice 2025.

Le candidat éligible au poste d’Administrateur représentant des actionnaires minoritaires doit remplir les conditions énumérées dans les « Termes de Référence » figurant dans l’appel à candidature téléchargeable sur le site web de l’UIB : www.uib.com.tn.

Avec communiqué

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Retraite CNSS : un simulateur en ligne pour estimer votre pension

16. Januar 2026 um 16:58

Il est mis à la disposition des salariés du secteur privé en Tunisie un site en ligne leur permettant d’estimer le montant de leur future pension de retraite versée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Accessible gratuitement, cet outil de simulation offre une première évaluation indicative des droits à la retraite, en se basant sur les règles générales en vigueur. Il s’adresse à tous les affiliés souhaitant anticiper leur situation financière avant l’âge du départ à la retraite.

Dans un contexte marqué par les débats autour de la pérennité des régimes de retraite et du niveau des pensions, ce simulateur, à défaut d’apporter toutes les solutions, pourrait constituer une réponse pratique aux préoccupations des travailleurs. Il leur permet d’avoir une visibilité approximative sur leurs revenus futurs, sans attendre la constitution officielle de leur dossier auprès de la CNSS.

Et croyez-le bien, par les temps qui courent, c’est très important. D’ailleurs, cette diablesse nommée IA – intelligence artificielle – serait peut-être là. Elle bouleverse tout sur son passage, à commencer par écourter certaines carrières…

Mais  passons!

Le calcul proposé par le site repose sur plusieurs paramètres clés. L’utilisateur doit renseigner la durée de cotisation à la CNSS, l’âge de départ à la retraite envisagé ainsi que le niveau de salaire déclaré au cours de sa carrière. À partir de ces données, le simulateur fournit une estimation – oui, seulement une estimation – du montant mensuel de la pension, conformément aux principes appliqués dans le secteur privé – secteur privé, vous avez saisi.

La durée de cotisation joue un rôle central dans le calcul, puisqu’elle détermine le taux appliqué à la pension. Le salaire de référence constitue le second facteur déterminant, la pension étant calculée sur la base d’une moyenne des rémunérations déclarées, dans le respect des plafonds et mécanismes d’actualisation prévus par la réglementation. Le choix entre une retraite à l’âge légal ou un départ anticipé peut également avoir un impact significatif sur le montant estimé.

L’utilisation de l’outil est simple et ne nécessite aucune démarche administrative. Toutefois, il est important de souligner que ce site n’est pas une plateforme officielle de la CNSS. Bon à savoir. Surtout que quand on travaille dans le privé, notre niveau de salaire ne suit pas forcément une ligne « directe ». Les résultats obtenus sont purement indicatifs et n’ont aucune valeur juridique. Bien noté. Par conséquent, pour un calcul définitif, les affiliés doivent s’adresser directement aux services officiels de la CNSS.

Malgré cette limite, ce simulateur constitue une aide précieuse pour mieux comprendre les mécanismes de calcul de la retraite et encourager une préparation financière plus éclairée.

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L’APII lance sa 4e édition : le concours qui connecte invention et industrie

16. Januar 2026 um 16:50

L’APII lance la 4e édition du Concours national de l’invention, un levier clé pour stimuler l’innovation, la transition écologique et la compétitivité industrielle en Tunisie, sous l’égide des ministères de l’Industrie et de l’Enseignement supérieur.

Organisé en partenariat avec la CDC, l’INNORPI, l’ANPR, la BTE, la STB, le CITET et GREENOVI (GIZ), ce concours promeut le transfert recherche-industrie depuis 2016, en détectant et valorisant les inventions commercialisables via des passerelles avec industriels et investisseurs.​

Ouvert aux inventeurs indépendants et institutionnels (entreprises, labs), il décerne par catégorie :

1er prix : 10 000 DT,

2e prix : 7 000 DT,

3e prix : 5 000 DT,

plus un prix spécial GREEN (3 000 DT) pour l’innovation durable.

Les précédentes éditions ont mobilisé des centaines de participants et boosté la visibilité tunisienne à l’international ; voilà un appel lancé à tous les talents pour candidater.​

Impact et appel

Ce concours renforce la culture de l’invention au service de l’économie nationale, aligné sur les priorités 2026. Inventeurs, chercheurs, étudiants et entreprises : rejoignez la dynamique !

Informations et inscriptions :

www.apiiconcours.tn

Avec communiqué

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Soirée Jazz OCTUN au cœur de Tunis !

16. Januar 2026 um 16:37

Le jazz, cette magie improvisée née des rues de La Nouvelle-Orléans, s’épanouit aujourd’hui en un dialogue universel, mêlant rythmes ancestraux et harmonies modernes. Et si Tunis devenait ce soir le carrefour où l’Afrique du Nord danse avec l’Europe ?

Chers amateurs de jazz, plongez dans l’univers du groupe de jazz tunisien mêlant des musiciens allemands et tunisiens: Gabriel Rosenbach, Micha Jesske, Chiheb Baazeoui, Wassim Berhouma, dirigé par le virtuose tunisien Omar el Ouaer au piano et Yacine Boulares au saxophone.

Ces maîtres locaux invitent les jazzmen autrichiens Nikolaus Holler (saxophone polyvalent, multi-instrumentiste infatigable) et Matti Felber (batterie explosive) à fusionner avec les Allemands Gabriel Rosenbach (trompette aérienne) et Vincent Niessen (contrebasse profonde). Résultat de la course une alchimie sonore irrésistible, où swing tunisien et grooves européens s’entrelacent en un feu d’artifice rythmique !

Rendez-vous incontournable : le 23 janvier à 20h au Centre Afrique des Arts, niché dans l’hôtel Africa à Tunis. Ce haut lieu culturel, au pouls de la médina animée, offre une acoustique parfaite et une ambiance intime, propice aux échanges post-concert.

Rencontrez les stars :

Omar el Ouaer : icône du jazz maghrébin, fondateur visionnaire d’OCTUN.
Nikolaus Holler : Autrichien versatile, injectant une énergie débordante.
Matti Felber : batteur autrichien, ancrant la pulsation avec ses partenaires.
Venez vibrer, improviser et célébrer le jazz vivant ! Billets limités, réservez vite.

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Grève générale en Tunisie : le préavis légal non publié, la mobilisation reportée

16. Januar 2026 um 16:33

Le Bureau exécutif national de l’UGTT a annoncé mardi 13 janvier 2026 le report de la grève générale qui devait avoir lieu le 21 janvier prochain. Cette décision fait suite à la démission du Secrétaire général et à l’impossibilité de publier le préavis de grève dans les délais légaux de dix jours.

L’instance administrative nationale avait pourtant voté à l’unanimité lors de sa réunion des 5 et 6 décembre 2025 en faveur de cette date du 21 janvier pour exécuter la grève décidée initialement par le Conseil national en septembre 2024. Les développements récents au sein du Bureau exécutif, marqués par plusieurs démissions dont celle du Secrétaire général, ont perturbé le fonctionnement de l’organisation.

Le Bureau exécutif justifie ce report par des raisons de force majeure et d’ordre organisationnel. Il souhaite éviter toute contestation juridique ou vice de procédure qui pourrait fragiliser l’exercice du droit de grève. Une instance administrative nationale urgente sera convoquée ultérieurement pour fixer une nouvelle date et examiner les questions internes de l’organisation.

L’organisation maintient son attachement aux motifs de la grève et aux revendications établies en décembre 2025. Le Bureau exécutif précise que ce report ne constitue pas un renoncement mais une mesure de protection du processus syndical. Des décisions seront prises pour combler les postes vacants et établir les responsabilités selon le règlement intérieur.

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Tunisie – Société : près de 1 500 mouvements de protestation en trois mois

16. Januar 2026 um 16:13

La contestation sociale et politique a fortement progressé en Tunisie à la fin de l’année 2025. Selon le Forum tunisien pour les droits sociaux et économiques (FTDES), 1 493 mouvements de protestation ont été enregistrés au cours du dernier trimestre (octobre, novembre et décembre), soit une hausse d’environ 45% par rapport à la même période en 2024.

Le bilan trimestriel révèle une prédominance des mobilisations liées aux droits civils et politiques, qui arrivent en tête avec 585 actions de protestation. Ces mouvements ont pris diverses formes : soutien à des personnes poursuivies, contestation de décisions judiciaires, appels à la libération de « prisonniers politiques », dénonciation de positions ou choix politiques, ainsi que revendications liées au droit à la liberté d’expression.

Pour le FTDES, cette progression significative des actions à caractère politique n’est pas anodine. Elle traduit, selon le rapport, « une intensification des protestations en réaction à la défense des acquis en matière de droits », mais aussi une opposition croissante aux restrictions des libertés publiques, mises en place à travers plusieurs textes juridiques, dont le décret-loi 54. L’organisation estime que ces dynamiques témoignent d’un climat de tension persistante entre une partie de la société civile et les autorités.

Les mouvements professionnels et syndicaux occupent la deuxième place du classement, avec 543 protestations recensées sur la même période. Historiquement au cœur de la contestation sociale, ces actions ont principalement porté sur des revendications liées à la régularisation des situations professionnelles, la titularisation, l’amélioration des conditions de travail, le droit à l’emploi, l’application d’accords restés lettre morte, ainsi que le paiement de salaires et de primes impayés.

À travers ces chiffres, le FTDES dresse le portrait d’un dernier trimestre 2025 marqué par une forte pression sociale et politique, révélatrice d’un malaise profond et de revendications multiples, à la fois économiques, professionnelles et liées aux libertés fondamentales.

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Riadh Sidaoui : « L’Iran pourrait devenir le deuxième Vietnam américain »

16. Januar 2026 um 13:08

L’expert du monde arabe et directeur du CARPS, Riadh Sidaoui, estime qu’une éventuelle intervention militaire américaine en Iran pourrait transformer le pays en « deuxième Vietnam américain ». Interrogé par L’Économiste Maghrébin, le politologue tunisien analyse les scénarios possibles et leurs implications régionales.

Selon Riadh Sidaoui, Donald Trump a « grillé un feu rouge » en bombardant le Venezuela, pays souverain, et en enlevant son président. « Le fait qu’il a grillé un feu rouge, ça veut dire qu’il a bafoué le droit international. Il se fout totalement des droits internationaux », affirme l’expert, qui s’interroge : « Pourquoi pas l’Iran ? »

Cependant, Sidaoui souligne que la situation iranienne est « très très complexe ». Il rappelle que l’Iran compte 90 millions d’habitants et dispose d’armées révolutionnaires « très attachées à la révolution iranienne ». Le pouvoir en place, précise-t-il, tire sa légitimité de la révolution populaire de 1979 contre le Shah, allié des États-Unis.

La capacité de riposte iranienne

Le directeur du CARPS met en garde contre les capacités militaires iraniennes. « L’Iran n’est pas un pays facile. C’est un pays qui est très, très bien préparé », déclare-t-il, rappelant que lors de la « guerre de 12 jours », Téhéran a démontré « sa capacité de riposter fortement ».

Interrogé sur la probabilité d’une opération similaire à celle menée au Venezuela, Sidaoui évoque les missiles balistiques iraniens capables de frapper les bases américaines au Proche-Orient, notamment en Jordanie. Il cite l’exemple de la riposte iranienne qui a visé la base américaine de Al-Udeid au Qatar lorsque l’Iran a été attaqué par des bombardiers B-2 américains.

Concernant la position des pays arabes, l’expert estime qu’ils « ne peuvent pas décider du sort de la guerre » en raison de la présence de bases militaires américaines sur leur territoire : la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, les bases en Turquie, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Sidaoui note que « l’Iran a résolu ses problèmes avec ses voisins arabes, notamment avec l’Arabie saoudite après l’intervention et la médiation de la Chine ». Les pays arabes ne sont donc plus officiellement hostiles à l’Iran. Toutefois, si les avions américains bombardent l’Iran à partir de ces bases, « évidemment l’Iran va riposter et viser ces bases », prévient-il.

Manifestations et contexte économique

Sur la question des manifestations en Iran, Riadh Sidaoui reconnaît leur existence tout en établissant des comparaisons. « Certes, il y a des manifestations, mais en France on a eu les manifestations des Gilets jaunes et la répression française était affreuse. Il y a eu aussi des manifestations américaines et des citoyens américains sont morts pendant ces manifestations », affirme-t-il.

Concernant la dépréciation du rial, qui a perdu environ 300% de sa valeur, l’expert l’attribue à « l’embargo, aux sanctions américaines et occidentales contre l’Iran ». Il souligne également l’existence de « manifestations gigantesques de la part des partisans du régime iranien ».

Le politologue insiste sur les soutiens dont bénéficie Téhéran. « L’Iran a ses alliés », rappelle-t-il, citant l’adhésion du pays aux BRICS et ses « très bonnes relations » avec la Russie, y compris dans le domaine militaire, ainsi qu’avec la Chine, à laquelle l’Iran fournit environ 90% de son pétrole.

« Une agression contre l’Iran, si Donald Trump vise le changement du régime en Iran, ça veut dire une agression aussi contre les pays de BRICS. Ça veut dire une agression contre les intérêts de la Russie et les intérêts de la Chine dans le monde », conclut Riadh Sidaoui.

Un scénario difficile à prévoir

L’expert admet à plusieurs reprises la difficulté d’établir des prévisions précises. « C’est très difficile de répondre à votre question parce que les scénarios, c’est vraiment pour les politologues, c’est la tâche la plus difficile », reconnaît-il, s’interrogeant sur la nature d’une éventuelle intervention : bombardements aériens uniquement ou intervention terrestre avec l’envoi de commandos et de forces spéciales ?

Malgré ces incertitudes, Sidaoui maintient son pronostic : « L’Iran pourrait devenir le deuxième Vietnam américain. Ça veut dire que la résistance iranienne pourrait freiner ce processus ».

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Réforme de l’ONU : l’appel de la Tunisie

16. Januar 2026 um 12:55

La Tunisie a plaidé, jeudi 15 janvier, à New York, pour une réforme « globale » du Conseil de sécurité des Nations unies, réclamant une « représentation juste et permanente » de l’Afrique au sein de cet organe. Elle a appelé de ses vœux une Organisation « plus forte, plus réactive et plus efficace ».

Intervenant lors d’une réunion sur les priorités du secrétaire général pour 2026, le Représentant permanent de Tunisie auprès de l’ONU a réitéré l’appel de longue date visant à « corriger les injustices historiques » subies par le continent africain et à lui garantir une représentation permanente et équitable.

Dans une déclaration prononcée au nom de son pays, le diplomate a insisté sur l’impérieuse nécessité de préserver le pilier du développement, notamment dans le cadre de l’initiative « ONU 80 » qui marque les 80 ans de l’Organisation, mettant en garde contre toute tentative de l’affaiblir.

Selon les canaux de communication de la Représentation, la Tunisie a également souligné que les principes fondateurs de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté, l’intégrité territoriale, le non-recours à la force et le respect du droit international, doivent rester « la pierre angulaire des relations internationales », rejetant le colonialisme, les génocides et les actions unilatérales.

Par ailleurs, la Tunisie a exprimé son espoir que le prochain processus de sélection d’un nouveau secrétaire général reflètera l’engagement de l’ONU pour l’inclusion et l’égalité des genres, encourageant « la nomination d’une femme à ce poste”.

Le Représentant permanent a tenu à saluer le leadership du Secrétaire général et à exprimer le soutien total de la Tunisie à ses priorités pour l’année 2026.

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Microfinance : le régulateur s’attaque aux dérives des taux d’intérêt

16. Januar 2026 um 12:40

L’Autorité de contrôle de la microfinance (ACM) lance quatre nouvelles injonctions contre quatre institutions de microfinance, les enjoignant à réduire respectivement de 525, 350, 300 et 450 points de base leurs taux d’intérêt nominaux annuels applicables aux microfinancements offerts à leurs clients.

L’ACM indique que cette décision s’inscrit dans le cadre de l’exercice de son mandat de « surveillance des tarifications appliquées par les institutions de microfinance », après que deux premières injonctions ont été adressées au cours du troisième trimestre 2025 à deux autres institutions, les sommant de réduire de 350 et 325 points de base leurs taux d’intérêt.

La baisse imposée aux quatre institutions n’est pas arbitraire, précise l’ACM, mais résulte d’une analyse approfondie des déterminants de leurs tarifications, formalisée dans un rapport détaillé communiqué à chacune d’elles. En effet, cette étude a révélé que trois des quatre institutions appliquaient des charges disproportionnées par rapport aux services fournis, répercutées sur leurs clients via des taux d’intérêt nominaux annuels jugés par l’ACM comme « excessifs et inéquitables », justifiant ainsi la réduction imposée.

La réduction des taux a été déterminée sur la base d’une estimation objective des charges jugées excessives par l’ACM. Cette analyse a permis de convertir l’excédent de coûts en points de pourcentage, aboutissant à une baisse équitable de 5,25% pour la première institution, 3,5% pour la deuxième et environ 3% pour la troisième, à retrancher des taux d’intérêt nominaux annuels précédemment appliqués à leurs clients.

À la différence des trois premières institutions, la quatrième a fait montre d’une maîtrise exemplaire de ses charges opérationnelles. Néanmoins, elle a été épinglée par l’ACM en raison de son refus implicite de répercuter sa performance financière exceptionnelle sur les taux appliqués à ses clients, qui restaient exposés à des taux de sortie, jugés disproportionnés par l’Autorité.

Cette institution de microfinance a été sommée par l’ACM de réduire, sans délai, le taux d’intérêt nominal annuel applicable au titre des microfinancements destinés aux activités génératrices de revenu à concurrence de 4,5%, soit un taux qui correspond à la valeur de l’excès inédit de rendement de ses capitaux propres et de ses actifs, méticuleusement estimé et converti par l’ACM en points de pourcentage.

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L’économie allemande renoue avec la croissance

16. Januar 2026 um 11:50

Après deux années de récession, l’économie allemande est repassée dans le vert en 2025, avec une croissance modeste de 0,2 %. C’est ce que révèle un rapport de l’Office fédéral de la statistique publié jeudi 15 janvier.

Cette progression est principalement portée par l’augmentation des dépenses de consommation des ménages et du gouvernement.

A rappeler qu’en 2024, le PIB avait reculé de 0,5 %, après une contraction de 0,9 % en 2023. Ramenant ainsi l’économie allemande à un niveau comparable à celui de 2019.

A cet égard, la stagnation prolongée est attribuée aux tensions géopolitiques et aux transformations structurelles touchant l’industrie allemande.

Les économistes anticipent d’ailleurs une accélération en 2026, avec une croissance proche de 1 %. La soutiendront davantage de jours ouvrables ainsi que par la hausse des dépenses en matière de défense et d’infrastructures.

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Plus de 98 % des produits kényans exemptés de droits douane en Chine

16. Januar 2026 um 11:31

Le Kenya a obtenu une exemption totale de droits de douane pour la majorité de ses exportations vers la Chine. C’est ce qu’a annoncé jeudi 15 janvier le ministre du Commerce, Lee Kinyanjui. L’accord permettra à 98,2 % des produits kényans d’entrer sur le marché chinois sans taxes, sous réserve de l’approbation du Parlement kényan.

Cette initiative vise à diversifier les débouchés commerciaux du Kenya et à réduire les déséquilibres de sa balance commerciale. Et ce, dans un contexte de hausse des droits de douane américains. Les exportations agricoles kényanes, essentielles pour l’économie du pays, devraient être les principales bénéficiaires.

A souligner que plusieurs pays africains se tournent de plus en plus vers la Chine pour compenser la perte d’avantages commerciaux aux États-Unis. Et notamment depuis l’expiration temporaire de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Car, bien que les législateurs américains aient accepté de prolonger ce dispositif de trois ans, son adoption définitive par le Sénat reste en attente.

Malgré certaines rumeurs de pressions américaines ayant retardé l’accord sino-kényan, Nairobi a fermement démenti toute interférence. Le gouvernement du pays affirmant qu’il n’existe aucune contradiction entre le renforcement de ses liens commerciaux avec la Chine et son engagement à maintenir l’accès préférentiel au marché américain.

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INS : le tourisme représente 5,1% du PIB

16. Januar 2026 um 11:05

L’Institut national de la statistique (INS) publie le Compte Satellite du Tourisme (CST) pour 2023-2024, conforme aux normes internationales. Selon le communiqué de l’INS en date du 16 janvier 2026, il révèle les indicateurs phares de la demande touristique, de la valeur ajoutée et du PIB du secteur.

Basé sur les comptes nationaux, le CST utilise un tableau « offre-demande » pour tracer les flux de consommation et production des biens touristiques dans l’économie.

Chiffres clés pour 2024 :

Dépenses touristiques intérieures (DTI) : 16 122,6 MDT (aux prix d’acquisition), dont 73,3 % (11 817,6 MDT) des non-résidents.

Valeur ajoutée brute directe (VABDT) : 7 844,5 MDT, soit 5,2 % de la VAB nationale.

PIB direct du tourisme (PIBDT) : 8 072 MDT, à 5,1 % du PIB total.

Le CST 2023 est révisé avec les comptes nationaux 2025, confirmant le rôle vital du tourisme pour la croissance du pays.

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Tunisie–BAD : un partenariat renforcé dans l’industrie et l’énergie

16. Januar 2026 um 10:36

Le partenariat technique entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie, des énergies renouvelables et des mines a fait l’objet d’une rencontre, jeudi 15 janvier 2026 à Tunis, entre la ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie, Fatma Thabet Chiboub, et le directeur exécutif représentant la Tunisie, le Maroc et le Togo au Conseil d’administration de la BAD, Abdesalem Jorio, qui effectue actuellement une visite de travail en Tunisie.

Selon le département de l’Industrie, la BAD a contribué au financement de la stratégie nationale pour l’industrie et l’innovation et a participé au financement de plusieurs projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque.

La ministre a mis en exergue, lors de la rencontre, le niveau des relations bilatérales entre la BAD et les services de son département, ainsi, que les institutions sous sa tutelle. Tout en soulignant la volonté de développer les différents secteurs relevant de sa compétence.

De son côté, Abdesalem Jorio a réaffirmé la volonté de la BAD de poursuivre l’appui aux divers projets stratégiques du ministère de l’Industrie.

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BYD Dolphin Surf : la citadine électrique accessible débarque en Tunisie

16. Januar 2026 um 10:31

BYD introduit en Tunisie sa Dolphin Surf, référence mondiale de la mobilité électrique urbaine avec plus d’un million de ventes et 15 prix en 2025. Grâce aux incitations fiscales de l’État (7 % de TVA seulement), ce modèle zéro émission devient accessible dès 51 000 dinars TTC, accélérant la transition énergétique du pays.

Hajer Chekir, Directrice commerciale de BYD Tunisie, présente la Dolphin Surf comme une citadine électrique mondialement reconnue, multiprimée en 2025 (Best Urban Car, World Urban Car, Best Invention of the Year par Time Magazine) avec plus d’un million de ventes, et désormais disponible en Tunisie comme référence en mobilité urbaine électrique.

Sur le marché tunisien, elle souligne que les incitations de l’État  exonération des droits de douane et de consommation, limitée à 7 % de TVA pour l’électrique et l’hybride rechargeable permettent d’accélérer la transition énergétique en rendant l’électrique accessible à tous.

La spécificité « green » du modèle, selon elle, repose sur l’objectif de BYD de réduire la température mondiale de 1 °C : la Dolphin Surf émet zéro CO₂ et incarne la « green attitude », avec deux finitions accessibles (51 000 dinars TTC pour 230 km d’autonomie ; 55 000 dinars TTC pour 300 km), abordables pour la classe moyenne.

Hajer Chekir rappelle que BYD est leader mondial pour la 2e année en véhicules électriques et hybrides rechargeables (Model 3 la plus vendue en électrique, Seal Plus en hybride), et propose en Tunisie uniquement des modèles électrifiés (hybride rechargeable ou 100 % électrique).

Enfin, elle conclut en exprimant la fierté de BYD d’être un acteur majeur de la transition énergétique tunisienne, pour une Tunisie verte, écologique et moderne.

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Réservation en ligne : une victoire majeure pour les passagers en cas d’annulation

16. Januar 2026 um 10:14

La Cour de justice de l’Union européenne a statué ce jeudi que les compagnies aériennes doivent indemniser les passagers pour les commissions versées aux agences de voyage en cas d’annulation de vol, même lorsque la compagnie ne connaît pas le montant exact de ces commissions

Cette décision renforce les droits des voyageurs qui réservent leurs billets via des plateformes en ligne. Elle intervient dans le cadre d’une affaire où des passagers avaient acheté des billets pour un vol de Vienne à Lima opéré par la compagnie néerlandaise KLM, par l’intermédiaire d’une agence de voyages en ligne. Lorsque le vol a été annulé, KLM a remboursé le prix des billets, mais a conservé environ 95 euros (110 dollars), correspondant à la commission facturée par la plateforme.

L’affaire a été portée devant la Cour suprême d’Autriche, qui l’a renvoyée à la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle se prononce sur la légalité de cette pratique. Dans un arrêt rendu en 2018, la Cour européenne avait jugé que les compagnies aériennes sont tenues de rembourser les commissions perçues par des tiers en plus du prix du billet, mais uniquement si la compagnie avait connaissance de cette commission. Dans sa décision rendue ce jeudi, la Cour précise toutefois qu’il importe peu que la compagnie aérienne connaisse ou non le montant exact de la commission.

Elle affirme que les transporteurs sont tenus de rembourser cette commission dès lors qu’ils reconnaissent que l’agent émet des billets en leur nom. Selon l’arrêt, la commission constitue une part « indissociable » du prix du billet et doit, à ce titre, être considérée comme approuvée par la compagnie aérienne.

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Fitch : le risque groenlandais plane sur l’Europe de l’Est

16. Januar 2026 um 09:48

Une escalade des tensions entre les États-Unis et leurs alliés au sujet du Groenland pourrait entraîner une vague de dégradations de la note souveraine de certains pays européens, en particulier ceux de l’Europe de l’Est, avertit Fitch Ratings.

Selon James Longsdon, principal analyste de crédit souverain de l’agence, Fitch applique déjà une décote d’un cran à des États géopolitiquement sensibles comme Israël, Taïwan ou la Corée du Sud. Une approche similaire pourrait être envisagée en Europe si une fracture au sein de l’OTAN venait à se confirmer.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a récemment évoqué un « désaccord fondamental » avec Washington, après les déclarations de Donald Trump affirmant que les États-Unis « ont besoin » du Groenland.

Fitch insiste toutefois sur la prudence : toute décision dépendra de l’évolution concrète de la situation, la proximité avec la Russie demeurant un facteur déterminant dans l’évaluation du risque régional.

L’agence estime par ailleurs que la notation « AAA » du Danemark ne devrait pas être affectée. Le Groenland, malgré son importance stratégique, représente un poids économique et budgétaire très limité pour le royaume danois, dont la solidité financière reste parmi les plus élevées d’Europe.

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Canada–Chine : le dégel stratégique en perspective

16. Januar 2026 um 09:10

Le président chinois, Xi Jinping, et le Premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué, ce vendredi à Pékin, l’avènement d’un nouveau partenariat bilatéral, marquant un réchauffement après plusieurs années de relations tendues.

« Je suis extrêmement heureux que nous avancions dans ce nouveau partenariat stratégique », a déclaré Mark Carney au début de son entretien avec Xi Jinping, point d’orgue de la première visite d’un chef de gouvernement canadien en Chine depuis huit ans.

Pour sa part, Xi Jinping a parlé d’un « nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays, amorcé lors de leur rencontre en octobre dernier en marge du sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud.

Depuis, les échanges diplomatiques visant à relancer la coopération « dans divers domaines » ont porté leurs fruits, s’est félicité le président chinois, se disant « satisfait » de l’évolution actuelle.

Arrivé mercredi soir à Pékin, Mark Carney espère, par cette visite, tourner la page des tensions passées et donner un nouvel élan aux échanges commerciaux bilatéraux.

A noter que les relations sino-canadiennes s’étaient fortement dégradées en 2018 après l’arrestation au Canada d’une dirigeante de Huawei, suivie de l’arrestation en Chine de deux Canadiens accusés d’espionnage. Plus récemment, les deux pays se sont opposés sur le terrain commercial, Ottawa imposant des droits de douane sur certains produits chinois, tandis que Pékin répliquait en taxant notamment le canola canadien.

Mark Carney souhaite néanmoins progresser sur ces dossiers sensibles tout en maintenant un dialogue pragmatique. Son ambition est de doubler, d’ici 2035, les exportations canadiennes vers des pays autres que les États-Unis, afin de réduire la dépendance économique vis-à-vis de son voisin du sud.

Les deux dirigeants ont mis en avant des « avancées historiques » possibles dans l’agriculture, l’énergie et la finance. Xi Jinping a souligné que des relations « rationnelles et stables » entre Ottawa et Pékin serviraient non seulement leurs intérêts communs, mais aussi la stabilité mondiale.

La Chine reste le deuxième partenaire commercial du Canada après les États-Unis. En 2025, les échanges bilatéraux ont atteint 89,6 milliards de dollars, avec un excédent commercial chinois de plus de 6 milliards de dollars.

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