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Tunisie : Fin de mission pour Sami Ben Jannet à la tête de l’ITES

10. Februar 2026 um 21:47

La présidence de la République opère un changement à la tête de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Par décision présidentielle intervenue ce mardi 10 février 2026, Kaïs Saïed a acté le départ de Sami Ben Jannet, qui occupait jusqu’alors le poste de directeur général de cet organisme rattaché à la présidence de la République.

Avant de prendre les rênes de l’ITES, Sami Ben Jannet s’était illustré au sein de l’administration publique en tant que haut cadre du ministère des Finances. Son parcours l’avait notamment conduit à diriger la Régie nationale des tabacs et allumettes (RNTA), entreprise sous tutelle de ce même département ministériel.

L’ex-directeur général avait accédé à la tête de l’institut le 3 décembre 2019. À l’époque, sa désignation visait à combler la vacance laissée par Néji Jalloul, lequel avait choisi de se retirer de ses fonctions en présentant sa démission. Six ans plus tard, ce cycle de gouvernance s’achève donc par décret de l’exécutif.

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IA générale : 2026, l’année du basculement, prédit Karim Beguir

10. Februar 2026 um 18:36

Selon Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, l’intelligence artificielle générale (IAG) deviendra dès 2026 une réalité tangible, marquant un tournant décisif dans l’histoire technologique contemporaine.

Dans un entretien accordé à la revue Futura, l’expert estime que les systèmes d’IA ont déjà atteint, voire dépassé, le niveau de performance de l’employé humain moyen sur un large éventail de tâches, y compris des activités cognitives complexes. La véritable rupture ne résiderait plus dans les capacités techniques elles-mêmes, mais dans la prise de conscience collective de l’ampleur de ce progrès.

Karim Beguir souligne que les récents bonds en avant des modèles d’IA, notamment leurs performances sur des tests réputés extrêmement difficiles comme ARC-AGI2, témoignent d’un passage d’une progression linéaire à une dynamique exponentielle. Selon lui, « chaque avancée technologique accélère désormais la suivante, ouvrant la voie à des systèmes capables de traiter tout type de problème avec une efficacité comparable à celle des experts humains ».

D’après lui, l’impact le plus immédiat se fera sentir dans les entreprises et la recherche. En effet, explique-t-il, l’IA générale permettra de déployer beaucoup plus d’intelligence sur un même problème, et surtout beaucoup plus rapidement. De ce fait, les équipes verront leur productivité multipliée par deux, voire par trois, que ce soit dans le développement logiciel, la documentation ou l’analyse de données complexes.

Lire aussi: L’IA libère des heures… et supprime des emplois

Mais encore, dans les domaines scientifiques, comme la médecine ou la physique, l’IAG sera capable d’absorber et de comprendre des volumes colossaux de publications, bien au-delà des capacités humaines, accélérant ainsi l’innovation, souligne en substance l’expert tunisien. Et delà, il anticipe dès 2026 une avancée sans précédent dans des secteurs clés, allant de la conception de panneaux solaires plus performants au développement de nouvelles thérapies en biotechnologie, notamment contre certains cancers jugés jusqu’ici difficiles à traiter.

Lire également: La start-up Instadeep rachetée par Biontech

Pour le grand public, l’évolution se traduira par une amélioration majeure de l’interaction avec les systèmes d’IA. Toujours selon Karim Beguir, la complexité ne résidera plus dans la formulation précise des requêtes, « mais dans la qualité des réponses produites, qui seront fortement contextualisées et personnalisées en fonction de l’utilisateur ».

Dans son ouvrage Le Saut décisif, évoqué par Futura, Karim Beguir établit également « un lien étroit entre l’essor de l’IAG, la transition énergétique et l’évolution des systèmes monétaires ». Il considère que « la principale limite de l’IA reste aujourd’hui l’accès à une puissance de calcul suffisante, étroitement dépendante d’une énergie abondante et propre ». Pour lui, «… les énergies renouvelables, notamment en Afrique, joueraient ainsi un rôle stratégique », rapporte Futura.

Parallèlement, il estime que le Bitcoin pourrait s’imposer comme un étalon monétaire de référence dans un monde où l’IA deviendrait centrale, ouvrant la voie à une triple révolution de l’intelligence, de l’énergie et de la monnaie.

Enfin, Karim Beguir avertit que « si l’IAG est déjà une réalité en termes de performances, le défi majeur de 2026 sera celui de son déploiement et du partage équitable de la prospérité qu’elle est susceptible de générer ».

Un homme averti en vaut deux, peut-être même mille !

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Intelligence artificielle : les banques tunisiennes à l’heure du cadrage national

10. Februar 2026 um 17:43

L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur bancaire tunisien s’inscrit dans une dynamique structurelle, confirmée par les orientations stratégiques récemment affichées par plusieurs établissements. Cette évolution accompagne la préparation du Plan de développement 2026–2030, qui place la transformation numérique au cœur de ses leviers de relance économique, aux côtés de l’inclusion financière et de la réduction des disparités régionales.

Elle s’inscrit également dans un contexte mondial où les institutions financières adoptent massivement l’IA, pour automatiser les processus, personnaliser les services et renforcer la qualité de la prise de décision. La Tunisie se distingue par son rôle de leader régional dans l’innovation IA, avec un écosystème de startups et de centres d’innovation capables de piloter des projets à forte valeur ajoutée.

L’enjeu dépasse la simple modernisation technologique : il relève d’une réflexion institutionnelle sur la capacité du système financier à soutenir les objectifs macroéconomiques nationaux et régionaux. L’IA doit être envisagée comme un moyen et non comme une fin, conditionnée par des choix de gouvernance, de régulation et d’alignement avec les priorités économiques et régionales.

Alignement avec le cadre national et régional : au-delà de l’optimisation opérationnelle

Le plan 2026–2030 confère au secteur bancaire un rôle catalyseur pour mobiliser l’épargne domestique, financer les PME et accompagner les dynamiques productives régionales. L’IA ne peut se limiter à des gains internes de performance (automatisation, réduction des coûts) : son impact doit être évalué selon trois axes stratégiques :

  • Allocation du crédit: affiner l’évaluation du risque pour les segments sous-bancarisés (TPE, agriculteurs, entrepreneurs des régions intérieures) ;
  • Inclusion financière: élargir l’accès aux services bancaires, notamment via des modèles de scoring alternatif reposant sur des données non traditionnelles ;
  • Équilibre régional: adapter les outils décisionnels aux spécificités économiques des régions périphériques.

Cette orientation nécessite une coordination étroite entre les banques, le Conseil Bancaire et Financier (CBF), la Banque Centrale de Tunisie, les pouvoirs publics et les standards internationaux.

Un cadre indicatif d’adoption progressive

À titre strictement indicatif et sans prétention normative, une trajectoire progressive peut être esquissée en trois phases :

Phase Priorités institutionnelles Usages représentatifs Points de vigilance
1. Fondations (12–24 mois) Renforcement des compétences internes ; cadre éthique ; gouvernance des données Automatisation documentaire ; chatbots ; analyse descriptive des portefeuilles Biais algorithmiques ; conformité RGPD tunisien ; transparence des processus
2. Expérimentation ciblée (24–36 mois) Pilotes encadrés ; indicateurs d’impact socio-économique Détection de fraude ; scoring alternatif PME ; pilotage prévisionnel Validation des modèles ; protection contre la discrimination ; traçabilité
3. Intégration stratégique (36+ mois) Alignement avec la stratégie bancaire ; reporting supervision Allocation dynamique du crédit ; modèles prédictifs d’inclusion ; interfaces API fintech Souveraineté des données ; résilience infrastructures ; impact territorial

Ce schéma est indicatif : il identifie des séquences critiques et points d’attention institutionnels, variables selon la taille et les capacités des établissements. Il s’inspire également des expériences réussies au niveau arabe et mondial.

Enjeux institutionnels transversaux

Trois dimensions conditionnent la maturité de l’adoption :

  1. Gouvernance algorithmique: validation humaine des décisions automatisées et comités éthiques IA au sein des conseils d’administration.
  2. Souveraineté et protection des données: maîtrise des infrastructures et respect du cadre juridique tunisien (loi n°2004-63 sur les données personnelles, en cours de refonte).
  3. Rôle de la supervision: le CBF, en coordination avec la BCT, peut définir des lignes directrices spécifiques à l’IA bancaire – validation des modèles, tests de résistance, reporting différencié – tout en laissant place à l’expérimentation légitime.

Perspectives pour un débat structuré et informé

L’IA offre au secteur bancaire tunisien une opportunité de renouveler son rôle dans l’économie nationale et de s’inscrire dans les dynamiques régionales et mondiales de la finance numérique. Son déploiement doit s’inscrire dans un cadre collectif de réflexion institutionnel, impliquant :

  • Les établissements bancaires;
  • le Conseil Bancaire et Financier (CBF), garant de la coordination et de la régulation sectorielle ;
  • la Banque Centrale de Tunisie ;
  • les ministères du développement économique et du numérique ;
  • les chercheurs et experts en économie numérique.

Le cadre présenté est strictement indicatif, destiné à nourrir le débat institutionnel et public. Il ne prescrit aucune trajectoire unique, mais pose les jalons pour une adoption de l’IA alignée sur les priorités économiques, régionales et internationales du pays. 

 

Abdelwaheb Ben Moussa

Ingénieur diplômé – IT bancaire

Analyse rédigée à des fins de réflexion institutionnelle. Les propositions sont indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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Le diplomate Mondher Mami tire sa révérence

10. Februar 2026 um 17:21

L’ambassadeur Mondher Mami est décédé ce mardi. Directeur général du protocole au palais de Carthage de 2012 à 2019, il avait également été conseiller présidentiel, vice-représentant auprès de l’UNESCO et ambassadeur en Tchécoslovaquie.

Sous les présidences de Moncef Marzouki puis de Béji Caïd Essebsi, Mondher Mami supervisait l’organisation des visites officielles, tant en Tunisie qu’à l’étranger. Réputé pour sa rigueur et sa connaissance approfondie des codes diplomatiques, il gérait les déplacements présidentiels et l’accueil des chefs d’État étrangers. Cette expertise lui avait valu la reconnaissance des services protocolaires internationaux.

Mondher Mami était le fils du Dr Abderrahmane Mami, militant nationaliste assassiné le 14 juillet 1954. Parallèlement à sa carrière diplomatique, il avait présidé l’Avenir Sportif de La Marsa, témoignant d’un engagement dans le milieu associatif sportif tunisien.

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Trump s’oppose à l’ouverture d’un pont Canada–USA

10. Februar 2026 um 17:10

Donald Trump annonce qu’il pourrait empêcher l’ouverture d’un pont en construction entre les États-Unis et le Canada. Au motif que Washington n’en tirerait pas assez d’avantages.

Sur son réseau Truth Social, Trump a écrit qu’il refuserait que le pont entre Detroit (de l’Etat du Michigan) et Windsor (de la province de l’Ontario) soit inauguré. Et ce, tant que les États-Unis ne seraient pas « compensés » et qu’ils ne posséderaient pas au moins la moitié de l’ouvrage.

Appelé Gordie Howe International Bridge et commencé en 2018, ce projet est financé entièrement par le Canada. Et il devrait coûter environ 6,4 milliards de dollars canadiens, avec une ouverture prévue en 2026.

Par ailleurs, Trump a utilisé ce sujet pour critiquer les relations commerciales avec le Canada, notamment sur les accords commerciaux et les liens économiques avec la Chine.

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La Chine freine ses banques sur les obligations américaines

10. Februar 2026 um 16:38

Les autorités de régulation chinoises recommandent aux banques du pays de réduire leurs investissements en obligations d’État américaines. Et ce, en invoquant des préoccupations liées aux risques de concentration et à la volatilité du marché. C’est ce qu’il ressort des informations de Bloomberg.

Les autorités chinoises ont demandé aux banques de limiter leurs achats d’obligations du gouvernement américain et de réduire leurs positions qui constituent une exposition significative. Mais cette directive ne s’applique pas aux obligations américaines détenues par le gouvernement chinois.

Cette recommandation, communiquée verbalement ces dernières semaines à certaines des plus grandes banques du pays, témoigne de l’inquiétude croissante des autorités quant au risque que leurs importants portefeuilles de dette publique américaine n’exposent les banques à de fortes fluctuations du marché. Ces préoccupations s’inscrivent dans un débat plus large sur la sécurité des obligations américaines et l’attractivité du dollar.

Cette décision est présentée comme une mesure de diversification des risques de marché, et non comme une conséquence de manœuvres géopolitiques ou d’une perte de confiance fondamentale dans la solvabilité des États-Unis. Cependant, les autorités n’ont pas précisé d’objectif ni de calendrier pour ce changement de cap.

Selon les données de l’Administration d’État des changes, la valeur des obligations d’État libellées en dollars détenues par les banques chinoises s’élevait à environ 298 milliards de dollars en septembre 2025.

Les inquiétudes de la Chine surviennent à un moment où les investisseurs mondiaux s’interrogent de plus en plus sur l’existence d’une quelconque discipline budgétaire à Washington. Trump se disant satisfait de la récente baisse du dollar. Ce qui a accentué les inquiétudes quant à la force de la monnaie.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a toutefois déclaré que le marché obligataire américain avait enregistré sa meilleure performance en 2025 depuis 2020 et que la demande des investisseurs étrangers lors des adjudications avait atteint un niveau record.

Les avoirs en obligations du Trésor américain détenus par des non-Américains ont atteint un niveau record de 9 400 milliards de dollars en novembre. Soit plus de 500 milliards de dollars de plus qu’un an auparavant, selon les dernières données officielles. Les avoirs totaux de la Chine en obligations d’État et du secteur privé américains ont diminué de façon constante au cours de la dernière décennie. La Chine, qui fut jadis le principal créancier des États-Unis, a été dépassée par le Japon en 2019 et par le Royaume-Uni l’année dernière.

Les réserves de ce pays asiatique ont presque diminué de moitié depuis leur pic de 2013, tombant à 683 milliards de dollars en novembre, leur niveau le plus bas depuis 2008.

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Facturation électronique : quand l’ambition numérique se heurte à la réalité économique

10. Februar 2026 um 16:30

L’entrée en vigueur du dispositif de facturation numérique obligatoire suscite une levée de boucliers. Lors d’une session de travail tenue ce lundi à l’ARP, parlementaires et professionnels du chiffre se sont accordés sur un constat : la mise en œuvre immédiate de cette obligation reste hors de portée.

Face à l’impasse technique, les initiateurs d’un texte correctif suggèrent de circonscrire l’obligation, en phase initiale, aux seuls contribuables suivis par la Direction des grandes entreprises. Cette stratégie permettrait d’intégrer les exigences de confidentialité des données tout en évitant une généralisation brutale.

Leur argument central : l’article 53 de la loi budgétaire ignore les écarts de maturité numérique entre acteurs économiques. Si la dématérialisation des échanges commerciaux constitue un passage obligé vers la modernisation administrative, son extension uniforme à l’ensemble des prestataires bute sur l’absence de dispositifs d’accompagnement, de formation adaptée et de support technique opérationnel.

Les exemples égyptien et marocain prouvent la faisabilité du modèle – à condition de réunir préalablement les prérequis techniques et organisationnels. Les porteurs du projet insistent : il ne s’agit nullement de renoncer à la digitalisation, mais d’en assurer une transition maîtrisée. Une évaluation rigoureuse des conséquences fiscales doit précéder toute extension du périmètre.

Des administrations non équipées

Les élus ont pointé les carences du ministère des Finances. L’architecture institutionnelle et technique demeure incomplète. Ils plaident pour une refonte de l’article afin de le rendre compatible avec les capacités réelles du terrain. Une synchronisation effective entre tous les acteurs concernés s’impose.

Les temps de réponse de Tunisia Trade Net posent problème : les délais administratifs freinent la fluidité des opérations. Plusieurs parlementaires militent ouvertement pour un ajournement ou une mise entre parenthèses du calendrier initial.

Les garde-fous juridiques insuffisants, selon les professionnels

Le représentant de l’Ordre des experts-comptables a dressé un inventaire précis des zones d’ombre entourant l’article 53 : difficultés d’application concrète, marges d’interprétation excessive, conformité incertaine des plateformes agréées.

Selon lui, seule une intervention du législateur peut dénouer ces contradictions. Laisser l’administration fiscale préciser le dispositif par voie de circulaires revient à lui confier un pouvoir normatif qui dépasse ses attributions. Cette dérive diluerait le périmètre légal et minerait la prévisibilité juridique indispensable aux relations d’affaires.

Le calendrier fixé méconnaît les réalités entrepreneuriales. La facturation instantanée implique des infrastructures informatiques et des investissements lourds, inaccessibles pour la majorité des PME. Exiger la conformité sans mettre en place ces conditions préalables expose les entreprises à des sanctions financières sans garantir l’efficacité du mécanisme.

Le texte législatif vise les prestations de services sans détailler les branches économiques ni les seuils de chiffre d’affaires concernés. Le président de l’Ordre s’interroge : pourquoi exclure les secteurs industriel et commercial ? Quelle définition retenir pour qualifier un « prestataire de services » ? L’administration invoque le principe de « présomption de déclaration d’existence », critère jugé trop vague.

Un tissu économique sous-estimé

Les comptables déplorent que la réalité du secteur privé tunisien ait été négligée lors de la conception du texte. D’après l’Observatoire national des entreprises, sur 825 000 structures recensées, plus de quatre sur cinq relèvent du statut d’entreprise individuelle ou emploient moins de cinq personnes. Seule une entreprise sur cinq intervient dans les services, souvent en combinant plusieurs activités – configuration qui complique l’assujettissement au régime.

Les professionnels insistent sur la nécessité d’adapter le dispositif aux spécificités locales et de privilégier une montée en charge graduelle.

Les frais d’entrée dans le système pèsent lourd : production et archivage des documents électroniques, attribution des identifiants, vérifications administratives, mise à niveau des logiciels de gestion, interconnexion avec la plateforme publique. Ces coûts représentent un fardeau disproportionné pour les petites unités.

Les experts mettent en garde : les lacunes en matière de protection numérique risquent d’amplifier la fraude fiscale. Aucune garantie solide n’encadre la confidentialité des informations stratégiques – tarifs, remises commerciales, flux de transactions – malgré les engagements contractuels signés avec les opérateurs techniques. Cette brèche ouvre la voie à des détournements de données et fragilise l’attractivité du territoire.

Une transposition inadaptée du modèle européen

La Tunisie s’inspire des pratiques communautaires, mais les États européens ayant réussi cette transition ont systématiquement respecté un principe de gradualité, ajusté au degré de préparation technologique des acteurs économiques. Les comptables préconisent une montée en puissance par paliers : clarification du cadre normatif, immatriculation au registre national, distribution de certificats électroniques et création d’adresses techniques dédiées aux échanges dématérialisés. Cette méthode sécuriserait le processus sans étouffer les entreprises.

Les délégués de l’Ordre confirment que l’application TTN fonctionne, mais sa capacité de traitement ne correspond pas au volume d’utilisateurs potentiels, rendant impossible toute généralisation à court terme. Leur responsabilité se décline sur deux plans : obligation réglementaire d’émettre des factures électroniques et mission d’accompagnement des entreprises en difficulté face à ces nouvelles contraintes.

Ils rappellent qu’une simple instruction administrative ne peut résoudre un problème d’ordre législatif. Seul le Parlement détient le pouvoir de modifier ou de suspendre une disposition votée.

Leur recommandation : étendre l’obligation à l’ensemble des grandes structures, publiques comme privées, en accordant des délais d’adaptation suffisants.

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La Société Touristique Oceana acquiert 686 actions de CIL

10. Februar 2026 um 15:58

La Société Touristique Oceana a acquis 686 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) le 6 février 2026. Et ce, pour un montant total de 22 192,100 dinars. L’opération a été réalisée à un prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action.

Cette transaction a été déclarée le 9 février 2026 dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.

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Bourse de Tunis : 6,72 % de progression du Tunindex en janvier 2026

10. Februar 2026 um 14:22

Le Tunindex a clôturé le mois de janvier 2026 à 14 353,47 points. Soit une progression de 6,72 %; contre une hausse de 2,12% en décembre 2025. C’est ce que révèle l’analyse mensuelle publiée par la Bourse de Tunis.

Pour le volume des échanges sur la cote de la Bourse, il a atteint 240,1 millions de dinars (MDT). Ce qui constitue une baisse de 34 % par rapport au mois précédent.

Quant au volume d’échange quotidien moyen, il s’est établi à 11,4 MDT contre 16,5 MDT, durant le mois de décembre 2025.

Par ailleurs, le Tunindex20, il a enregistré une hausse de 6,9 1% après un gain de 1,61 %, durant le mois de décembre 2025. Clôturant, ainsi, à 6 388,31 points, selon la Bourse de Tunis.

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Banque de France : départ anticipé du gouverneur

10. Februar 2026 um 13:51

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, quittera ses fonctions en juin prochain. Soit un an avant la fin de son mandat.

François Villeroy de Galhau, âgé de 66 ans a annoncé sa retraite dans une lettre adressée au personnel de la Banque centrale. Tout en indiquant qu’il quittait ses fonctions pour prendre la direction d’une fondation catholique qui soutient les jeunes et les familles vulnérables.

Son départ anticipé donne au président français Emmanuel Macron l’opportunité de nommer le successeur de Villeroy de Galhau. Celui-ci devra également être approuvé par les députés de la Commission économique de l’Assemblée nationale.

« J’ai pris cette décision importante de manière naturelle et indépendante », a déclaré le banquier à ses collaborateurs. « Le temps qui nous sépare du début du mois de juin me permettra d’organiser ma succession en toute sérénité ».

Avec ce départ, la Banque centrale européenne perdra l’un de ses partisans les plus modérés.

S’il terminait son mandat, qui s’achève fin octobre 2027, son successeur aurait été désigné par le vainqueur de l’élection présidentielle d’avril 2027…

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Pétrole : l’Inde refuse la dépendance à une seule source

10. Februar 2026 um 12:34

L’Inde va maintenir ses sources d’approvisionnement de pétrole et les diversifier en cas de besoin. Car elle cherche à garantir aux consommateurs « une énergie adéquate au juste prix grâce à des approvisionnements fiables et sûrs ».

C’est ce qu’a déclaré le ministre indien des Affaires étrangères, Vikram Misri. Il répondait à la question d’un journaliste lors d’une conférence de presse, sur la position de l’Inde concernant l’achat de pétrole russe. Et ce, suite à la déclaration de Donald Trump, selon laquelle New Delhi était « déterminée à stopper directement ou indirectement » ses importations.

A cet égard, la priorité de l’Inde est de protéger les intérêts de ses consommateurs grâce à une politique énergétique fondée sur une disponibilité adéquate, des prix équitables et la fiabilité de l’approvisionnement, a précisé M. Misri.

En outre, il précise que l’Inde n’est dépendante d’aucune source unique de pétrole brut et n’a pas l’intention de le devenir. Elle importe du pétrole de « diverses sources » en fonction des « conditions objectives du marché », conclut-il.

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Trump sortira-t-il indemne du piège de Netanyahu ?

10. Februar 2026 um 12:23

Ancien diplomate britannique, Alastar Crooke s’est imposé comme l’un des meilleurs commentateurs les mieux informés. Très critique des politiques occidentales en général et américaines et israéliennes en particulier, il est de ce fait exclu des Main Stream Media d’Europe et des Etats-Unis. Mais il est très sollicité par les médias alternatifs et les dizaines de plateformes et podcasts dédiés aux débats géostratégiques.

Il tient un Substack, ‘’Conflicts Forum’’, dans lequel il publie régulièrement des articles d’analyse sur les foyers de tension et les conflits dans le monde.

Dans son intervention lundi 9 février sur la plateforme du juge Andrew Napolitano, ‘’Judging Freedom’’, Alastar Crooke a révélé un certain nombre d’informations de la plus haute importance :

  • « Trump se trouve dans le piège où l’a poussé Netanyahu et ne sait pas comment s’en sortir. Selon des informations « confirmées par Téhéran », Trump, pour retirer son armada tout en sauvant la face, a proposé à l’Iran de discuter d’un nombre de bombardements et de représailles iraniennes sur des sites et cibles convenus d’avance… Les Iraniens ont répondu ‘’Niet’’. Toute attaque contre l’Iran déclenchera une guerre régionale.
  • Tension entre Trump et Netanyahu sur le déroulement et le contenu des négociations en cours à Mascate. Le Premier ministre israélien n’est pas intéressé par la question nucléaire, mais par les missiles iraniens qu’il tient à ce que les Américains les détruisent. En un mot, Trump ne veut pas la guerre et Netanyahu est en train de l’y pousser. C’est le principal objet de sa énième visite à la Maison Blanche le mercredi 11 février. La tension entre les deux hommes est telle que Netanyahu n’est pas invité, comme d’habitude, à passer la nuit à ’’Blair House’’, la résidence des hauts responsables étrangers en visite officielle à la Maison Blanche.
  • Intervenant sur une chaine de télévision canadienne, un ancien haut responsable du Mossad à la retraite a affirmé que si Trump ne se soumet pas aux exigences de Netanyahu, de nouveaux mails, photos et vidéos en rapport avec l’affaire Epstein seront rendus publics. »

Il va sans dire que ces informations explosives et bien d’autres similaires sont ignorées par les grands médias américains et européens par peur des réactions des Lobbies israéliens qui font la pluie et le beau temps à Washington, Bruxelles, Londres, Paris, Rome, Berlin et d’autres capitales occidentales.

Selon les informations données par Alastar Cooke, la réunion entre le président américain et le Premier ministre israélien le mercredi 11 février risque d’être orageuse. La question qui se pose ici est la suivante : Trump a-t-il la force et la détermination de résister pour éviter une guerre qui, sans parler de ses conséquences imprévisibles pour la région et pour le monde, sera forcément désastreuse pour lui à quelques mois des élections de mi-mandat en novembre prochain ?

Une autre question est plus importante encore : comment se fait-il que toutes les grandes puissances de ce monde continuent à regarder ailleurs et laisser ce chien enragé qu’est Netanyahu libre d’agir à sa guise, dévastant la région du Moyen-Orient et menaçant le monde de guerre généralisée ?

Depuis le 8 octobre 2023, le monde observe avec une indifférence consternante le génocide contre le peuple palestinien. N’ayant reçu aucun ultimatum d’aucune puissance digne de ce nom d’arrêter son carnage, Netanyahu le poursuit jusqu’à ce jour à Gaza et en Cisjordanie.

Sa rage est maintenant orientée contre l’Iran. S’il arrive à mettre la région à feu et à sang et le monde au bord de la guerre nucléaire, la responsabilité entière incombera aux puissances qui n’ont eu ni la force, ni la sagesse d’abattre ce chien enragé dès les premiers signes du virus.

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Le torchon brûle entre Alger et Abou Dhabi

10. Februar 2026 um 12:08

Alger vient de dénoncer un accord portant sur les services aériens signé avec Abou Dhabi. Mais derrière cette décision se cache une crise qui couvait depuis quelque temps avec la monarchie pétrolière. Laquelle est accusée d’ingérence dans les affaires intérieures algériennes. Ainsi que de chercher à déstabiliser la région du Sahel.

 

Nouveau rebondissement dans les relations tumultueuses entre l’Algérie et les Emirats arabes unis. Alger vient de dénoncer une convention aérienne liant les deux pays depuis 2013. Ce qui ouvre la voie dans un premier temps à la fin de la liaison aérienne entre les deux pays. Et, si la situation empirait davantage, à une regrettable rupture des relations diplomatiques.

Concrètement, les compagnies Air Algérie et Emirates ne pourront bientôt plus desservir les vols entre Alger et Dubaï. Ce qui aura des impacts importants sur le trafic aérien et sur le droit de survol des territoires des deux pays.

L’arbre qui cache la forêt

Pour rappel, il s’agit d’un texte qui encadre les services aériens signé avec les Émirats arabes unis en mai 2013 et ratifié par décret présidentiel en décembre 2014. La convention prévoit que les deux pays s’accordent mutuellement des « droits spécifiques » en matière de navigation aérienne et des exonérations réciproques pour leurs compagnies aériennes.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions diplomatiques. Les Émirats arabes unis ont été plusieurs fois accusés, sans être nommés, par des responsables algériens, de mener des actions contraires aux intérêts de l’Algérie. En cause notamment  l’implication croissante du pays du Golfe dans des dossiers régionaux vue d’un mauvais œil par les autorités algériennes. Jusqu’à nouvel ordre, aucune réaction immédiate d’Abou Dhabi n’a été enregistrée.

Ingérence et déstabilisation

C’est que la crise qui couve depuis quelque temps entre les deux capitales arabes est montée d’un cran.

Ainsi, dans entrevue avec des médias algériens diffusée samedi  7  février 2026 par la télévision et la radio algériennes, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a de nouveau tenu des propos virulents vis-à-vis de l’émirat du Golfe, un « mini-Etat » qu’il n’a pas daigné citer nommément et qu’il accuse d’« ingérence » dans les affaires intérieures de l’Algérie. Tout en pointant du doigt son « action déstabilisatrice » et « son implication croissante dans de nombreux pays de la région afin d’alimenter l’insécurité régionale. »

Et ce, contrairement à d’autres pays arabes, en l’occurrence l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar, sur lesquels le chef de l’Etat algérien n’a pas tari d’éloges en qualifiant ces relations de « plus que fraternelles ».

« Ce qui touche l’Arabie saoudite nous touche. Nous avons d’excellentes relations avec la famille Al Jabir (du Koweït). Ce sont des gens de parole. Avec le Qatar, vous voyez où nous sommes arrivés ensemble. Quant à l’Égypte, les deux pays partagent 70 ans d’histoire », a-t-il rappelé.

Ce « mini-Etat » qui sème la zizanie

Et qu’en est-il des Emirats ? « Il reste un État, pour ne pas dire un mini-État, qui gesticule », a-t-il assuré sur un ton corrosif en révélant qu’Abou Dhabi aurait tenté de s’ingérer dans des élections en Algérie. « Ils s’immiscent dans nos élections, dans la première puis la deuxième élection. Ils se sont mêlés de telle et telle autre affaire », a-t-il dénoncé sans plus d’explications.

« Partout où il y a des conflits, l’argent de cet État est présent, au Mali, en Libye, au Soudan ». En octobre 2025, il avait déjà accusé ce pays d’ingérence dans les affaires intérieures algériennes : « Nous avons des problèmes avec celui qui vient chercher à semer le désordre dans notre maison. Et pour des raisons suspectes ! Il s’ingère dans des choses pour lesquelles on a empêché même les grandes puissances ! Comment vais-je te laisser t’ingérer dans mes affaires intérieures ? Respectez-vous et on restera des frères ».

Rivalité géopolitique

La vérité c’est que l’origine de discorde se niche dans la rivalité géopolitique entre l’Algérie et les EAU.

L’Algérie, héritière d’une politique étrangère fondée sur la non-ingérence et la solidarité anticoloniale, a longtemps considéré le Sahel comme sa zone d’influence naturelle, notamment en matière de sécurité. Or, Alger soupçonne les Émirats – forts de capacités financières considérables et d’une diplomatie active – de mener une stratégie visant à isoler l’Algérie, de miner son influence au Sahel et de semer la discorde dans cette région sensible. Evidemment, dans l’intérêt du grand rival marocain.

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Tunindex : après +11 % en janvier, un nouveau sommet franchi lundi

10. Februar 2026 um 11:45

Les opérateurs de la place boursière de la capitale tunisienne ont assisté lundi 9 février 2026 à une envolée historique des cours. Le baromètre principal, le Tunindex, allant au-delà d’un seuil jamais franchi auparavant.

Vers midi moins dix, le Tunindex culminait à 14 650 unités. Etablissant de la sorte une nouvelle référence maximale dans l’histoire du marché financier du pays. Cette progression spectaculaire prolonge donc une dynamique amorcée dès l’entame de l’année. Elle se caractérise par une vigueur inhabituelle des échanges.

Le premier mois de 2026 avait déjà témoigné d’un élan remarquable. Et ce, avec une appréciation globale de 11 % sur 31 jours. La séance du 9 février vient confirmer que cet emballement ne constitue pas un phénomène isolé. Il s’inscrit plutôt dans une tendance structurelle portée par des fondamentaux encourageants.

Les résultats comptables annuels des entreprises présentes à la cote ont affiché une croissance de leurs revenus cumulés de 5,3 % sur l’exercice écoulé, totalisant 26,5 milliards de dinars. Ces chiffres consolidés alimentent l’optimisme ambiant et justifient, aux yeux des investisseurs, la valorisation croissante du marché.

Deux compartiments se distinguent particulièrement dans ce mouvement ascendant : la finance et l’industrie agroalimentaire. Selon les observations d’un professionnel du secteur, ces branches d’activité bénéficient d’une confiance renouvelée qui se traduit par une augmentation soutenue de la capitalisation boursière globale. Les établissements bancaires, en particulier, continuent de figurer parmi les locomotives de la hausse.

Le contexte macroéconomique renforce par ailleurs l’attrait des placements en actions. La hausse des prix à la consommation s’est établie à 4,8 % au cours du mois dernier. Marquant ainsi un fléchissement par rapport aux mois précédents. Ce tassement de l’inflation favorise un retour des capitaux vers les valeurs mobilières, perçues comme une opportunité d’investissement plus intéressante.

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États-Unis : chute de 6,8 % des importations de conteneurs

10. Februar 2026 um 11:21

Les ports américains ont traité 6,8 % de volume d’importations de conteneurs en moins en janvier 2026 par rapport à janvier 2025. C’est ce ue révèle un rapport de la société de technologie de la chaîne d’approvisionnement Descartes Systems Group publié lundi 9 février.

Les investisseurs suivent de près les importations américaines de conteneurs, considérées comme un indicateur de la santé économique, notamment de la demande des consommateurs, principal moteur de l’économie nationale. Cette baisse des importations reflète également l’impact des politiques commerciales de Trump, qui affectent tous les secteurs, des petites entreprises aux grandes sociétés.

Les importations américaines de conteneurs ont totalisé 2 318 722 unités, soit l’équivalent de 20 EVP, en janvier, dépassant la moyenne historique pour ce mois et indiquant peut-être un environnement commercial plus normalisé, tiré par une demande stable plutôt que par des activités de préchargement, a déclaré Descartes.

Les importations en provenance de Chine se sont élevées à 771 093 EVP, en baisse de 22,7 % par rapport à janvier 2025. Cependant, elle a représenté un tiers des importations totales des États-Unis le mois dernier.

Globalement, les importations américaines de conteneurs devraient diminuer au premier semestre 2026, en raison du préchargement qui a porté les volumes portuaires à un niveau record début 2025, selon le rapport Global Port Tracker publié lundi par la National Retail Federation et Hackett Associates.

La Cour suprême des États-Unis devrait également se prononcer sur la légalité du recours par l’administration Trump aux droits de douane imposés en vertu de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA). En cas d’invalidation de ces droits de douane, l’administration indique qu’elle pourrait en imposer d’autres en vertu de la loi sur les pouvoirs commerciaux.

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Tunisiens en Côte d’Ivoire : une présence humaine et économique en plein essor

10. Februar 2026 um 10:32

La communauté tunisienne établie en Côte d’Ivoire s’élèverait à plus de 4 mille personnes, soit la plus importante en Afrique subsaharienne, selon l’ambassadeur de Tunisie à Abidjan, Zied Saadaoui, qui s’exprimait à l’occasion de la clôture de la première édition du Salon de l’artisanat et du tourisme ivoiro-tunisien (SATIT 2026 – du 5 au 8 février).

L’augmentation du nombre de Tunisiens en Côte d’Ivoire s’est accélérée après le retour du siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan entre 2013 et 2014. Ce qui a encouragé de nombreuses compétences tunisiennes à s’y installer, profitant de l’existence d’une liaison aérienne directe entre Tunis et Abidjan, mais aussi  de l’absence de barrière linguistique et du retour de la stabilité politique, rapporte la TAP.

Toujours selon le diplomate tunisien, environ une centaine d’entreprises économiques tunisiennes opèrent actuellement en Côte d’Ivoire dans plusieurs secteurs, à savoir l’industrie pharmaceutique, l’assurance, l’ingénierie, le bâtiment, les services, l’enseignement supérieur, la formation hôtelière, la santé, la numérisation et les technologies modernes. Ces entreprises auraient contribué à instaurer un climat de confiance avec les partenaires ivoiriens, ajoute M. Saadaoui.

Concernant le Salon tuniso-ivoirien de l’artisanat et du tourisme, en particulier, le diplomate a souligné qu’il constitue une plateforme de renforcement du dialogue économique entre les deux pays et d’ouverture de nouvelles perspectives de coopération, notamment, dans les industries agroalimentaires de transformation et les services touristiques.

Initiée par le secteur privé et soutenue par l’ambassade de Tunisie à Abidjan, le ministère du Tourisme, l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT) et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), la manifestation s’inscrit dans la perspective de renforcer le positionnement économique tunisien sur le marché ivoirien et de mettre l’accent sur un secteur stratégique à forte valeur ajoutée. Ce qui contribuera à la dynamisation du tourisme et de l’artisanat, à la création d’emplois directs et indirects, ainsi qu’au soutien du développement urbain et rural dans les deux pays.

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Gestern — 09. Februar 2026Haupt-Feeds

L’IA libère des heures… et supprime des emplois

09. Februar 2026 um 18:30

L’intelligence artificielle générative ouvre un champ inédit de gains de productivité dans les entreprises. En libérant du temps de travail, elle offre aux dirigeants une opportunité stratégique : engager un nouveau pacte social fondé sur le partage de ces gains, notamment à travers une réduction du temps de travail, sans perte de performance économique. C’est en quelques mots ce que révèle une tribune libre publiée récemment par Capital’.

On commence par un rappel des faits. Fin 2022, on a vu l’irruption de ChatGPT, et à partir de là, « l’usage de l’IA s’est largement diffusé dans le monde professionnel », indique-t-on. Tout ou presque y passe, de la prise de notes à l’aide à la décision, en passant l’analyse de données, la génération de contenus, « ces outils automatisent les tâches répétitives et accélèrent les processus ». Ce que confirme du reste le Baromètre européen de l’IA 2025 d’EY, selon lequel pas « près d’un Européen sur deux utilise déjà l’IA dans son activité professionnelle ».

Toutefois, au niveau mondial, on est loin du compte, car on estime que la majorité des entreprises en sont encore à des phases d’expérimentation. S’il en est ainsi, c’est parce que, comme l’indique une étude McKinsey publiée en novembre 2025, l’impact financier (de l’usage professionnel de l’IA) demeure limité au niveau des groupes (grands et moyens), et ce «… même si les ambitions sont fortes : innovation, satisfaction client et avantage concurrentiel », rapporte Capital.

Un autre facteur limite également la portée de l’utilisation de l’IA dans les entreprises : le manque de confiance. « Dans cette course à l’IA, les salariés sont souvent peu associés, alors même que la rapidité de la transformation alimente inquiétudes et perte de repères. Or, sans dialogue ni confiance, le changement peine à s’ancrer ».

Mais les 23 signataires de la tribune pensent que, bien déployée, l’IA peut générer des gains de temps considérables. C’est d’ailleurs ce que souligne un rapport de l’ONU qui évoque des tâches réalisées 12 à 56 % plus rapidement dans des domaines comme l’écriture, la programmation ou le service client. « Ces chiffres restent toutefois à nuancer : une IA mal intégrée peut produire des contenus à faible valeur ajoutée et désorganiser le travail », met en garde la Harvard Business Review. Autrement dit, le potentiel est réel, mais dépend étroitement des usages.

Face à ces gains, les entreprises disposent de plusieurs options : réduire les effectifs, réallouer le temps à de nouvelles missions, ou — plus rarement — en restituer une partie aux salariés. « C’est cette troisième voie qui apparaît aujourd’hui comme la plus porteuse, tant pour la performance durable que pour l’engagement des équipes ». Suivez notre regard… chers chefs d’entreprise tunisiens.

Dans cet ordre d’idées, la tribune publiée par Capital fait état d’« une crise profonde de l’engagement au travail » en France mais aussi en Europe. Ainsi, « en 2024, seuls 8 % des salariés se déclaraient pleinement engagés », révèle Gallup. « Dans ce contexte, le bouleversement des métiers par l’IA risque d’accentuer la perte de sens. Ouvrir un dialogue sur le partage des gains de productivité devient alors un levier majeur : mécénat de compétences, temps dédié à la formation, ou encore réduction du temps de travail ».

Toujours dans cet ordre d’idées, on considère qu’en Allemagne, 94 % des participants à des projets de réduction du temps de travail auraient constaté une amélioration significative de leur bien-être, sans impact négatif sur l’activité. Idem au Royaume-Uni, où 71 % des salariés ont observé une baisse de l’épuisement professionnel, et 90 % souhaitent conserver une organisation du travail allégée. « En France, une vingtaine d’entreprises expérimentent actuellement, avec le collectif 4jours.work, des formes de temps de travail réduites ».

Et Capital’ de conclure : « À l’heure où les entreprises définissent leurs stratégies d’IA, une certitude s’impose : la technologie ne peut produire ses effets positifs sans le collectif qui la met en œuvre. Associer les salariés au partage des gains de temps peut transformer la transition IA en un projet commun, porteur de sens, d’engagement et de bien-être ».

Voilà qui devrait être entendu, compris et appliqué par les chefs d’entreprise en Tunisie. Mais ne rêvons pas !

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Trump II : quand l’hégémonie américaine bute sur ses propres contradictions

09. Februar 2026 um 17:08

Depuis son investiture pour un second mandat en tant que président des Etats-Unis d’Amérique, en janvier 2025, Donald Trump s’est arrogé des pouvoirs absolus dégagés de toutes contraintes liées au respect des lois américaines en politique intérieure ou de la légalité internationale dans la conduite des relations extérieures de l’Amérique tant dans le domaine des échanges économiques et commerciaux que dans la gestion des conflits et des guerres qui déchirent la planète. Par Ahmed Ben Mustapha, Ancien ambassadeur 

S’estimant investi, depuis son premier mandat, d’une mission d’ordre divin consistant à restaurer « la grandeur » de l’Amérique, il a adopté d’emblée une posture hégémonique et impérialiste  en ayant recours aux pressions et aux sanctions assorties de menaces de recours  à la force contre les pays jugés hostiles voire même « alliés » qui refusent de se soumettre à ses conditions et à ses exigences. Sur tous les conflits en cours, notamment ceux de l’Ukraine et du Proche-Orient, il a adopté des approches qui prétendent rompre avec les politiques et les modes opératoires  des Présidents issus du parti démocrate  jugées fondamentalement nuisibles aux intérêts américains.

En vérité, l’administration Trump cherche désespérément à préserver l’un des attributs majeurs de puissance que les USA ont acquis à l’ère du monde unipolaire après la chute de l’URSS dont notamment la main mise américaine sur la conduite des affaires mondiales et des échanges économiques internationaux à des fins hégémoniques sans tenir compte des intérêts des autres pays et des peuples concernés. L’un des piliers de cette hégémonie a été – outre la prééminence du dollar en tant que monnaie de réserve et de commerce international – la gestion, en dehors du cadre des Nations unies, des crises et des conflits notamment ceux qui sont intrinsèquement liés aux intérêts des USA et de ses alliés à l’instar des conflits en Ukraine et au Proche-Orient ainsi que la guerre en cours visant au renversement du régime iranien.

Mais, en tant que partie prenante à la plupart de ces conflits, qu’ils ont le plus souvent déclenchés ou alimentés, les USA ne sont pas habilités à les arbitrer ou à les solutionner d’autant plus qu’ils se positionnent au-dessus de la légalité internationale. Dès lors, le président Trump n’a toujours pas réussi, contrairement à ses engagements, à esquisser, ne serait-ce qu’un début de solution au conflit ukrainien, en dépit de ses multiples tentatives de médiation qui semblent avoir abouti à une impasse – notamment en raison de ses divergences avec les dirigeants européens  favorables à la poursuite de la guerre – ainsi que son approche opportuniste et transactionnelle qui ne tient pas compte, selon la perception russe, des origines profondes du conflit.

Il en est de même de la guerre génocidaire et d’épuration ethnique menée à Gaza et en Palestine qui s’insère dans un processus de liquidation  de la cause arabe et palestinienne associé à la mise en œuvre au Proche Orient, du projet expansionniste sioniste ainsi que l’élimination de l’Iran et des derniers mouvements de la résistance, considérés en tant qu’obstacle ultime à l’entreprise de reconfiguration de la région au bénéfice d’Israël et de ses alliés occidentaux.

A vrai dire, cette stratégie qui avait débuté avec la première guerre du golfe au début des années 90, a été formalisée  après les attentats du 11 septembre 2001 et la mainmise de l’Etat profond américain piloté par les néoconservateurs américains inféodés à Israël, sur les centres de pouvoirs américains. Thierry Meyssan, reprend, dans son ouvrage paru en 2017[1], la thèse qu’il avait soutenue au départ[2] où il réfute le récit officiel américain sur les évènements du 11 septembre 2011 qui ont été selon lui sciemment provoqués par une partie de l’establishment américain afin de susciter l’adhésion de l’opinion publique américaine à l’entrée des USA en croisade contre le « terrorisme » en tant que substitut au péril soviétique.

En somme, ces attentats ont été mis à profit pour exécuter une sorte de « coup d’Etat » silencieux aux USA afin de favoriser les conditions propices à l’entrée en guerre de l’Amérique contre l’Afghanistan et l’Irak au nom de la lutte contre le « terrorisme islamique »[3] nouvellement érigé par la propagande officielle en nouvel ennemi de la civilisation occidentale.

L’auteur se réfère au témoignage du général américain Wesley Clark, ancien commandant suprême de l’OTAN qui avait publiquement évoqué en 2007, dans un entretien avec « Democraty now » la thèse du « coup d’Etat politique » survenu aux USA en association avec les attentats du 11 septembre. Il avait  indiqué avoir pris connaissance, à cette époque, d’un document secret prévoyant la destruction de sept pays arabes et musulmans en cinq ans, incluant l’Irak, l’Iran, la Syrie, le Liban, la Libye, le Soudan et la Somalie.

En définitive, les « printemps arabes » ont été une étape décisive dans la mise en œuvre de cette stratégie qui est très avancée voire en voie de parachèvement compte tenu de la guerre déclenchée depuis juin 2025 à l’encontre de l’Iran dans la foulée de la chute de la Syrie et de la guerre génocidaire à Gaza et en Palestine.

 

 

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[1]   Thierry Meyssan   Sous nos yeux   Du 11 septembre à Donald Trump  Résistances  Editions Demi – Lune 2017.  Voir notamment la troisième partie intitulée : Les « Printemps arabes », organisés par Washington P 155 – 267

[2]     Thierry Meyssan : L’effroyable imposture suivi de : Le Pentagate  Résistance Editions Demi Lune 2013

[3] Thierry Meyssan   Sous nos yeux   Du 11 septembre à Donald Trump  Résistances  Editions Demi – Lune 2017.  Voir notamment la troisième partie intitulée : Les « Printemps arabes », organisés par Washington  P 160 et s.

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La Tunisie sur la liste des « pays sûrs » : le tournant décisif du Parlement européen

09. Februar 2026 um 16:53

Le Parlement européen vote le 10 février 2026 la liste commune des « pays d’origine sûrs », dont fait partie la Tunisie. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la révision des règles européennes en matière d’asile, approuvée en décembre 2025 par la commission des libertés civiles. L’objectif principal est d’accélérer les procédures de traitement des demandes pour les ressortissants des pays concernés.

Outre la Tunisie, cette liste inclut des nations telles que le Maroc, l’Égypte, la Colombie, l’Inde, le Bangladesh et le Kosovo. Les pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne bénéficient également de cette présomption de sécurité, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, comme un conflit armé généralisé.

Toutefois, ce statut n’est pas définitif. La Commission européenne exercera une surveillance continue et pourra suspendre temporairement un pays si la situation s’y dégrade. Trois critères principaux justifieraient un tel retrait :

  • Un taux de reconnaissance de l’asile dépassant les 20 %;

  • L’activation d’un régime de protection temporaire;

  • L’imposition de sanctions économiques liées à des violations graves des droits fondamentaux.

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