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Heute — 17. April 2026Haupt-Feeds

Le pétrole en baisse sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

17. April 2026 um 10:08

Les prix du pétrole ont chuté en début de séance vendredi 17 avril, dans un contexte d’optimisme quant à une possible fin du conflit au Moyen-Orient, suite à l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël. Mais aussi à l’annonce par le président américain Donald Trump de la possibilité de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Iran en début de semaine prochaine.

Le prix du Brent a chuté de 1,34 dollar, soit 1,35 %, à 98,05 dollars le baril. Le prix du WTI américain a reculé de 1,65 dollar, soit 1,74 %, à 93,40 dollars le baril, effaçant ainsi quelques gains par rapport à la séance précédente.

Trump a déclaré que Téhéran avait proposé de ne pas acquérir d’armes nucléaires pendant plus de 20 ans, abordant ainsi un point d’achoppement majeur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, qui a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz et perturbé près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

Les prix du pétrole ont atteint un niveau record en mars, en hausse de 50 %, et sont récemment tombés sous la barre des 100 dollars le baril, mais sont restés dans la fourchette des 90 dollars au cours de la semaine.

La campagne israélienne contre le Liban constituait également un obstacle majeur à la conclusion d’un accord de paix que Trump cherche à mettre fin à la guerre qu’il a lancée en coopération avec Israël contre l’Iran fin février.

Les analystes d’ING estiment que la fermeture du détroit perturbe le flux de près de 13 millions de barils de pétrole par jour.

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Iran–États-Unis : vers un accord intérimaire après les discussions d’Islamabad ?

17. April 2026 um 09:53

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont permis de réduire certains désaccords, sans toutefois aboutir à un compromis global, à l’issue de négociations menées sous médiation pakistanaise à Islamabad, ont indiqué des responsables iraniens.

Selon un haut responsable iranien, les deux parties ont commencé à envisager un accord intérimaire, faute de consensus sur un règlement global. L’objectif serait de stabiliser la situation à court terme et de gagner du temps pour des négociations plus approfondies.

Les États-Unis exigent un arrêt prolongé de l’enrichissement d’uranium, jusqu’à vingt ans), tandis que l’Iran propose une suspension beaucoup plus courte, de trois à cinq ans, tout en revendiquant son droit à un usage civil de cette technologie.

Autre point de friction : le devenir des stocks d’uranium hautement enrichi. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime que l’Iran dispose encore de plus de 200 kilogrammes de ces matériaux, principalement stockés à Ispahan et Natanz, ce qui alimente les inquiétudes occidentales quant à un potentiel usage militaire.

Des signes d’ouverture ont néanmoins émergé. Téhéran pourrait accepter de transférer une partie de cet uranium vers un pays tiers, tandis que Washington envisagerait un allègement des sanctions et le déblocage d’avoirs iraniens gelés.

Les discussions ont également porté sur la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. L’Iran a évoqué la possibilité de garantir une circulation plus sûre dans cette zone en échange de concessions économiques, selon Investing.com.

Si un mémorandum de cessez-le-feu ou d’accord intérimaire venait à être conclu, les deux parties disposeraient d’un délai de 60 jours pour négocier un accord plus large, sous supervision internationale.

Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour une nouvelle session de négociations, mais les canaux diplomatiques restent ouverts, dans un contexte où les tensions militaires et économiques continuent de peser sur la région et les marchés mondiaux.

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Finance mondiale : une première pour les PED

17. April 2026 um 09:13

Les pays en développement (PED) viennent de franchir une étape majeure vers le rééquilibrage du système financier mondial en lançant la toute première plateforme des emprunteurs. Selon cette annonce, intervenue lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, c’est la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) qui aura la charge d’assurer le secrétariat de cette plateforme.

« La Plateforme rassemble les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays en développement afin de renforcer les capacités de gestion de la dette, d’améliorer la coordination et d’amplifier leur voix collective dans les discussions mondiales sur la dette », souligne ONU commerce et développement sur son site internet.

A noter au passage que son lancement a réuni des représentants de 30 pays, dont des Premiers ministres, 16 ministres et des gouverneurs de banques centrales.

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, s’est félicité de cette initiative la qualifiant de « percée dans le domaine du financement mondial… Une plateforme où les pays emprunteurs se réunissent, apprennent les uns des autres et s’expriment d’une seule voix ».

Il est également précisé que « la CNUCED, qui assurera le secrétariat, est une autorité de premier plan en matière de dette des pays en développement, combinant une analyse indépendante à un soutien direct aux pays dans la gestion de leur dette par le biais du Programme de gestion de la dette – aujourd’hui déployé dans 60 pays ».

D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler que le lancement de la “Plateforme des emprunteurs“ s’inscrit dans un contexte de difficultés croissantes liées à la dette dans l’ensemble du monde en développement. En effet, « la dette extérieure a atteint 11 700 milliards de dollars en 2024. Tandis que les coûts du service de la dette ont grimpé à environ 920 milliards de dollars ». Ainsi, quelque 54 pays – qui comptent 3,4 milliards d’habitants – consacrent davantage de dépenses au service de la dette qu’à la santé ou à l’éducation. Ce qui souligne l’ampleur du défi, alerte la CNUCED. Ces pressions ont forcément freiné les investissements publics, limitant la capacité des pays à financer la croissance, à renforcer leur résilience et à parvenir à un développement durable.

Combler une lacune dans l’architecture financière internationale

C’est pour cette raison que la coopération entre les emprunteurs apparaît comme une réponse à la fois naturelle et nécessaire aux défis communs, estime l’organisation onusienne.

Et la CNUCED de rappeler : « Alors que des mécanismes de coordination entre créanciers existent depuis longtemps, les pays emprunteurs ne disposaient pas d’une plateforme dédiée pour échanger leurs expériences, partager des informations et renforcer leurs capacités techniques. »

C’est donc pour corriger ce déséquilibre que la Plateforme des emprunteurs a été pensée et conçue. Notons que cette initiative a été évoquée pour la première fois en juillet 2025, dans “l’Engagement de Séville“ adopté lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement. L’ONU souligne que « cette initiative crée un espace permanent de collaboration entre les pays en développement ».

Grâce à l’apprentissage entre pairs, au soutien technique et au partage des connaissances, la Plateforme vise à renforcer les pratiques de gestion de la dette et à améliorer la coordination sur les questions de dette souveraine.

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Gestern — 16. April 2026Haupt-Feeds

Tunisie-Suisse: 70 ans de liens humains et culturels

16. April 2026 um 21:18

L’ambassade de Suisse en Tunisie a célébré le 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, établies en 1956. La cérémonie a lieu jeudi 16 avril 2026 à la résidence de l’ambassadeur de Suisse en Tunisie.

À cette occasion, l’ouvrage inédit « Présences suisses », signé par l’historien Adnen El Ghali, a été présenté au public. Le livre retrace les grandes étapes de la relation bilatérale et revient sur plusieurs figures suisses qui ont marqué l’histoire et la culture tunisiennes, parmi lesquelles Le Corbusier, Paul Klee, Paul Moilliet, Henri Dunant et Alberto Giacometti.

Dans son intervention, l’ambassadeur helvétique en Tunisie, Josef Renggli, a rappelé que la Suisse figurait parmi les premiers pays à reconnaître la Tunisie après son indépendance, en mai 1956. Il a souligné la continuité des relations Tuniso-suisses sont fortement ancrées via plusieurs domaines. A l’instar de la formation professionnelle, la coopération scientifique et la culture.

En outre, il a évoqué la symbolique de cet ouvrage, ainsi que sur la résidence suisse à Carthage, qu’il a présentée comme un signe de la qualité des relations bilatérales.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a rappelé que ce partenariat remonte à une période antérieure à l’établissement officiel des relations diplomatiques. Il a évoqué l’ouverture de la légation suisse en 1956, son élévation au rang d’ambassade en 1961, ainsi que les accords conclus la même année dans les domaines de la coopération technique, scientifique et de l’investissement.

Le ministre a également mis en avant la contribution de la Suisse dans plusieurs secteurs clés, dont l’éducation, la santé, la formation professionnelle, le tourisme et l’agriculture. Il a souligné que la coopération actuelle s’inscrit dans les priorités nationales de la Tunisie, en particulier le développement économique inclusif, la transition énergétique et numérique, la cohésion sociale, l’agriculture biologique et la formation.

Il a enfin insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts sur certains dossiers sensibles, notamment celui de la restitution des biens mal acquis en Suisse.

Sur le plan économique et humain, les relations entre les deux pays se sont aussi consolidées à travers les échanges commerciaux, les investissements suisses en Tunisie et la présence de diasporas dans les deux sens.

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Réunions de la BM et du FMI: le ministre de l’Economie s’active à Washington

16. April 2026 um 20:52

Les financements potentiels mobilisés pour faire face aux répercussions de la guerre doivent être additionnels à ceux précédemment alloués, afin de ne pas compromettre le financement du portefeuille de projets en cours. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors de sa participation à la session des gouverneurs des pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Afghanistan et du Pakistan tenue à Washington.

Il s’agit d’une session organisée dans le cadre des réunions annuelles de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont lieu du 13 au 17 avril 2026, à Washington.

Pour les rencontres bilatérales, le ministre de l’Économie a eu une rencontre avec le Directeur exécutif du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets, Jorge Moreira.

 Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la coopération existante et leur volonté de la renforcer davantage, notamment, dans les domaines liés aux marchés publics et à l’appui à la gouvernance, outre la mise en œuvre des projets d’infrastructures, selon un communiqué publié, jeudi par le département de l’Économie.

Abdelhafidh a, également, rencontré le directeur des investissements dans le secteur public à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), Konstantin Limitovsky. Ils ont souligné la volonté de renforcer la coopération financière et technique dans le cadre des opportunités offertes par le plan de développement 2026-2030, notamment, dans le domaine des infrastructures.

Sami Abdelhafidh a ensuite rencontré successivement le Vice-président de la Société Financière Internationale, Ephiopis Tafara, et le directeur général de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements, Tsutomu Yamamoto.

Les discussions ont porté sur les opportunités et les moyens de renforcer la coopération financière et technique, en particulier dans les domaines liés à l’appui à l’investissement, aux énergies renouvelables, à l’eau, au soutien au secteur privé et aux infrastructures…

Pour les rencontres avec le secteur privé, le ministre de l’économie a rencontré plusieurs responsables du constructeur aéronautique Boeing.

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Tourisme : la Tunisie et le SETO misent sur le Géoparc de Dahar classé UNESCO

16. April 2026 um 20:37

L’ambassadeur de Tunisie à Paris, Dhia Khaled, a reçu le président du Syndicat des entreprises du tourisme (SETO), Patrice Caradec, dans le cadre d’une rencontre tenue à la chancellerie consacrée à la promotion de la destination tunisienne sur le marché français.

Les deux responsables ont mis en lumière les atouts de la Tunisie en tant que destination de choix pour les voyageurs français. De ce fait, ils envisagent une série d’actions promotionnelles ciblées visant à renforcer l’attractivité du produit touristique tunisien. Ainsi, la diversification de l’offre, notamment autour du tourisme durable et responsable, constitue l’un des axes prioritaires de cette stratégie.

Cette orientation s’appuie sur l’inscription récente du « Géoparc de Dahar » sur la Liste des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO, un atout majeur pour le positionnement de la Tunisie sur le segment de l’écotourisme.

Selon les canaux officiels de l’ambassade, la rencontre s’est déroulée en présence de la représentante générale de Tunisair en France, Hayet Bouali, ainsi que du représentant de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en France, Lotfi Mani.

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Le sentinelle perse & le shérif au bulldozer

16. April 2026 um 16:35

C’est l’histoire d’un sentinelle perse ultra-sophistiqué face à un shérif qui veut murer l’entrée du parking. D’un côté, on a les Iraniens, passés maîtres dans l’art du « filtrage sélectif », ils ne ferment pas la porte, ils font du « Smart Blocus ». C’est très chic, ils sont là, sur le pas du détroit d’Ormuz, avec une liste d’invités invisible. «Toi, tu passes, ton pétrole a une bonne tête. Toi, par contre, ton pavillon est un peu trop rayé, va falloir patienter au bar, à 200 milles de là ». Ils ne bloquent rien, ils nuancent la circulation.

C’est de la géopolitique version algorithme de recommandation, si tu es gentil avec Téhéran, tu as le Pass Premium, sinon, tu stagnes dans la file d’attente des « erreurs 404 maritimes ».

Et puis, il y a le shérif Trump. Pour lui faire la nuance c’est fatiguant pour les cheveux. Sa solution au problème du filtrage : le gros cadenas.

Un blocus militaire total, bien lourd, bien voyant, c’est un peu comme si, pour empêcher un moustique de piquer, il décidait de vider l’océan au chalumeau.

Le monde regarde la scène avec la sueur au front. D’un côté, on a une partie d’échecs où les pièces bougent toutes seules. De l’autre côté, un type qui veut renverser la table parce qu’il ne comprend pas pourquoi les cavaliers sautent par-dessus les pions.

Trump joue au bulldozer dans une boutique de porcelaine où la porcelaine, c’est l’économie mondiale. Si le détroit tousse, c’est toute la planète qui finit sous respirateur artificiel à 150 dollars le baril.

Au lieu de s’asseoir autour d’un tapis vert pour discuter du prix du ticket d’entrée (le fameux compromis), on se retrouve avec un duel de regards. L’un fait des clins d’œil codés, l’autre prépare un mur de porte-avions. C’est la rencontre improbable entre le micro-management perse et la subtilité d’une démolition chaotique à l’américaine.

Le problème, c’est qu’en géopolitique, quand on appuie sur « Off », on ne sait jamais si ça va rallumer la lumière ou faire sauter les plombs de tout le quartier.

 

Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

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Passerelles Savoirs-Médias : 85 % des savoirs économiques tunisiens n’atteignent jamais le grand public

16. April 2026 um 17:31

Moins de 15 % des contenus économiques publiés dans les médias tunisiens font l’objet d’une véritable vulgarisation. C’est le constat alarmant qui a réuni, mercredi 15 avril 2026 à Tunis, des chercheurs universitaires, des experts économiques, des journalistes et des directeurs de médias lors de la journée inaugurale du projet Passerelles Savoirs-Médias. L’initiative, portée par la Fédération Tunisienne des Directeurs de Journaux (FTDJ) en partenariat avec le programme SavoirsÉco d’Expertise France et avec le soutien de l’Union européenne, ambitionne de produire quinze dossiers multi-plateformes en sept mois, pour atteindre plus de 500 000 lecteurs et internautes.

L’objectif central est clair : combler le fossé entre les travaux académiques et leur diffusion dans l’espace public. Les analyses des structures de recherche restent aujourd’hui insuffisamment relayées dans les médias, alors même qu’elles pourraient nourrir une information plus rigoureuse et plus proche des préoccupations citoyennes. Le président de la FTDJ, Mohamed Taieb Zahar, a résumé l’enjeu en deux mots : « crédibilité et notoriété, pour les chercheurs comme pour les médias. »

La journée, organisée à  Tunis, s’est articulée en deux séquences complémentaires. Le matin, un World Café structuré autour de trois axes — Visibilité, Opportunités, Impact — a permis à chaque participant de contribuer au diagnostic collectif. Les échanges ont mis en évidence les principaux freins à la médiatisation des travaux de recherche : jargon académique, méconnaissance mutuelle des contraintes professionnelles et absence de formats adaptés à la presse. L’après-midi, une session de Media Pitching a donné la parole à plusieurs chercheurs, invités à présenter leurs travaux en 180 secondes devant les professionnels des médias. Des thématiques à fort potentiel éditorial ont émergé : capital corrosif et dépendance géopolitique, bien-être des Tunisiens au-delà du PIB, mécanismes de l’endettement public.

Un modèle gagnant-gagnant

La directrice générale de Managers et L’Économiste Maghrébin, Sahar Mechri, a décrit une logique de réciprocité assumée : « On ne peut pas gérer un média économique sans substance, sans études, sans enquêtes. Et nous, on permet à ce contenu d’être beaucoup plus efficace en le faisant parvenir à un plus large public. » Hela Cherif, cheffe de projet adjointe du programme SavoirsÉco chez Expertise France, a insisté sur le caractère expérimental de la démarche : « Ce partenariat part d’études réalisées pour expérimenter si leurs résultats peuvent être concrétisés sur le terrain et servir à appuyer le débat public. »

La question de la transformation numérique a traversé une large part des débats. Le rôle de l’intelligence artificielle dans la vulgarisation des contenus, la stratégie sur les réseaux sociaux et l’adaptation des formats à chaque plateforme ont été au cœur des discussions. Khaled Aouij, membre du bureau de la FTDJ chargé de la communication, a particulièrement insisté sur le potentiel sous-exploité de LinkedIn comme canal de diffusion des policy briefs auprès des décideurs.

Quinze dossiers d’ici fin 2026, une formation dès le 30 avril

Sur le plan opérationnel, le projet prévoit la co-production de quinze dossiers multi-plateformes, chacun décliné en article journalistique, infographie et capsule vidéo, publiés dans les journaux membres de la FTDJ : Le Temps, La Presse, Réalités et Managers. Une formation dédiée à la co-création est d’ores et déjà programmée pour le 30 avril 2026. Pour Khaled Aouij, la journée du 15 avril ne marque pas une fin mais un commencement : « C’est la première brique d’un projet que nous allons construire ensemble, les laboratoires de recherche, les chercheurs, les universitaires. »

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Hervé Kamdem est le nouveau DG de PMI pour la Tunisie et la Libye

16. April 2026 um 16:22

Philip Morris International (PMI) annonce la nomination de Hervé Kamdem au poste de directeur général pour la Tunisie et la Libye. Cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par la gestion de marchés en transformation et la conduite de transitions organisationnelles.

Diplômé en ingénierie industrielle et titulaire d’un MBA de l’Alliance Manchester Business School (Royaume‑Uni), Hervé Kamdem combine une approche analytique solide à une expertise opérationnelle acquise sur plusieurs marchés africains. Depuis plus de vingt ans, il a évolué dans des environnements caractérisés par une forte dynamique de changement.

Au sein de PMI, il a occupé différentes fonctions dans des contextes à fort enjeux où il a accompagné la transformation de modèles multi‑pays, renforcé l’excellence opérationnelle et structuré des organisations pour améliorer leur résilience. Mali, Sénégal, Nigeria, océan Indien : autant d’expériences qui illustrent sa capacité à conduire des phases de transition, à poser les bases de systèmes plus solides et à impulser une dynamique durable.

Qu’attendre de son arrivée en Tunisie?

C’est dans ce cadre que Hervé Kamdem exprime sa vision pour la Tunisie, « Ce qui me motive en Tunisie, c’est le potentiel du marché, mais aussi l’opportunité de construire des solutions solides dans un environnement en évolution. Chez PMI, nous transformons progressivement notre modèle : plus de 16 milliards de dollars ont été investis dans les produits sans fumée, plus de 43 millions d’adultes ont effectué la transition et plus de 40 % de nos revenus proviennent désormais de ces alternatives. Une transformation se bâtit étape par étape, en s’appuyant sur les expertises locales et sur des solutions adaptées au contexte. »

Cette vision s’inscrit dans un secteur en transition, où les modèles évoluent vers des alternatives sans combustion et où les équilibres sont en redéfinition. Avec cette nomination, PMI choisit de consolider sa transformation à travers un leadership attentif aux spécificités locales, capable d’accompagner le changement de manière structurée et progressive.

L’arrivée d’Hervé Kamdem en Tunisie répond ainsi à une volonté claire : soutenir un développement fondé sur le pilotage stratégique la cohérence et la continuité, en ligne avec la stratégie globale de PMI vers un avenir sans fumée.

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Ciprian Mihali: « Nous voulons faire de l’espace francophone un lieu d’amorçage des projets »

16. April 2026 um 15:18

L’espace francophone traverse aujourd’hui une période de transformation profonde. Nos sociétés font face non seulement à des crises isolées, mais aussi à une accumulation de défis sécuritaires, climatiques et environnementaux. Dans ce contexte, la Francophonie doit se réinventer afin de promouvoir une vision plus inclusive, plus visible et plus efficace, ancrée dans ses fondations culturelles et linguistiques. Cela intervient à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, conseiller personnel du président de la Roumanie pour la Francophonie. Interview.

La Francophonie, justement, pour l’OIF, quels sont les défis à relever ? Vous avez évoqué plusieurs points, notamment la diplomatie économique, l’aspect culturel. Mais pour faire avancer aujourd’hui les intérêts de la Francophonie, que faut-il faire ?

Ciprian Mihali: Il faut d’abord que le nouveau ou la nouvelle, même si nous espérons bien le nouveau secrétaire général, soit la voix de toute la Francophonie, et pas seulement celle d’une organisation politique qu’est l’OIF. La famille francophone compte aujourd’hui beaucoup plus d’organisations que l’OIF. Bien sûr, il y a les opérateurs, mais il y a aussi les organisations de la société civile, les organisations patronales, les organisations de femmes, les organisations de jeunes, partout dans l’espace francophone. Il faut que toutes ces voix puissent être entendues dans les décisions concernant nos sociétés.

Nous défendons aussi une nouvelle vision de la Francophonie, beaucoup plus politique. Elle doit devenir un acteur important sur la scène internationale, capable de porter la voix de plus de 50 pays et de défendre les intérêts égaux de pays de tailles différentes, mais unis dans une même famille.

Il faut donc une Francophonie plus politique, mais aussi plus pragmatique, capable de dépasser les beaux discours pour prendre des décisions concrètes en faveur du bien-être de nos sociétés. Elle doit regagner la confiance de nos peuples. La Francophonie sera efficace lorsque nos femmes, nos hommes, nos jeunes et toutes les générations y trouveront une voix qui les représente et défend leurs intérêts.
Une stratégie économique fondée sur la synergie

 

Il y a eu plusieurs missions économiques, notamment à Djibouti et au Cambodge. Dans la mesure où le candidat roumain Dacian Cioloș est élu à la tête de l’OIF, quelle vision économique comptez-vous porter ?

Ciprian Mihali: Le candidat roumain au poste de secrétaire général de la Francophonie, M. Dacian Cioloș, a une stratégie économique très claire. Elle part d’un constat : l’écart entre nos ambitions et nos moyens reste important. Les crises internationales ont réduit nos marges d’action, alors que nos ambitions demeurent fortes.

Il faut donc réduire ce décalage en associant non seulement les acteurs étatiques, mais aussi le secteur privé, les grandes institutions internationales, les banques, les entreprises, les agences de développement et les acteurs de la coopération. L’idée est de faire de la Francophonie un espace de synergie où différentes ressources, compétences et capacités financières peuvent se rencontrer et travailler ensemble.

Nous voulons aussi faire de l’espace francophone un lieu d’amorçage des projets. Les grands projets de développement nécessitent des ressources importantes, et l’OIF peut jouer un rôle de catalyseur. Si l’OIF contribue à ce premier appui, elle peut rendre ces projets accessibles, même à des pays qui n’ont pas toujours les moyens d’y accéder directement.

Enfin, il faut renforcer le lien entre la formation et l’employabilité. Nos sociétés souffrent d’un décalage entre une formation souvent de bonne qualité et un marché du travail très exigeant. L’OIF peut aider à combler ce manque en travaillant avec les associations patronales, les universités, les entreprises, les banques et la presse.

Comment faire face à la concurrence du monde anglophone, notamment en Afrique, alors que la langue chinoise prend aussi de plus en plus de place ?

Il ne s’agit pas de renverser la donne. Nous ne sommes pas dans une compétition avec l’anglais, mais dans une forme de concurrence positive, fondée sur l’attractivité. Les jeunes générations sont très pragmatiques. Elles sont souvent anglophones, mais lorsque le français peut leur offrir un avantage sur le marché, elles y reviennent.

Le français peut constituer un atout différenciant. Dans un monde où tout le monde parle anglais, il faut savoir se distinguer. Les soft skills, comme on dit en anglais, peuvent aussi venir du français. Cette langue peut offrir, au Kenya, au Ghana, en Europe, en Asie ou en Amérique latine, un avantage qui aide les jeunes à mieux construire leur avenir.

Votre présence aujourd’hui vise-t-elle à obtenir le soutien de la Tunisie ? Quels sont les objectifs de cette visite ?

C’est d’abord une visite très symbolique, une visite d’appréciation de la contribution de la Tunisie à la grande famille francophone. La Tunisie a toujours été présente. Elle a une sensibilité forte pour la Francophonie et pour le multilatéralisme.

Sur le plan bilatéral, nous pouvons saluer l’excellente relation durable entre nos deux pays à travers les époques. J’ai eu aujourd’hui une rencontre au ministère des Affaires étrangères, une excellente rencontre avec les autorités tunisiennes. Nous nous félicitons réciproquement de la qualité de nos relations.

Nous comptons bien sûr sur le soutien de la Tunisie pour cette candidature. Mais nous évoquons aussi nos dossiers communs et cherchons à développer nos actions. Je viens en tant que porte-parole du président de la Roumanie, avec un message d’amitié, d’encouragement et de solidarité aux autorités et au peuple tunisien.

Pouvez-vous donner un aperçu des dossiers qui seront au centre de la coopération entre la Tunisie et la Roumanie ?

Il s’agit d’abord de dossiers économiques. Une mission économique tunisienne est prévue en Roumanie à la fin de l’année 2025, et une mission économique roumaine aura lieu en Tunisie dans les prochains jours.

Les échanges entre nos deux pays sont aussi importants dans les domaines de l’éducation et de la formation, notamment dans le secteur médical, mais aussi dans les secteurs technologique et de l’ingénierie. Nos échanges économiques sont d’excellente qualité, avec des chiffres impressionnants pour deux pays de taille moyenne comme la Roumanie et la Tunisie.

Il existe également des dossiers culturels. Notre ambassade travaille beaucoup à renforcer la connaissance mutuelle entre nos deux pays. Nous avons récemment participé à la Foire du Livre avec un stand assuré par l’Institut culturel roumain. Plusieurs dossiers sont donc actifs et peuvent encore être développés. Je suis convaincu que cette excellente relation bilatérale va continuer et que nous nous retrouverons aussi ensemble dans la grande famille francophone.

 

Le mot de la fin ?

Que cette belle lumière tunisienne nous guide dans nos parcours et dans nos décisions.

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Transport et logistique : la CONECT tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité tunisienne

16. April 2026 um 15:17

La Tunisie consacre jusqu’au quart du coût de ses produits au transport et à la logistique. Soit le double de la moyenne des pays développés. Un écart qui pèse lourd sur la compétitivité nationale, au cœur des débats lors de la 2ᵉ édition de la Journée du transport et de la logistique.

Dans une déclaration aux médias, en marge de cette journée d’étude, organisée en partenariat avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Association des Experts Tunisiens en Économie et Gestion (AETG) et l’association Environnement économique et institutionnel de l’entreprise, Aslan Berjeb, président de la CONECT, a dressé un état des lieux alarmant du secteur. L’événement, qui se tenait en collaboration avec la Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, a réuni des députés, experts sectoriels, représentants de la Chambre et du Groupement national du transport et de la logistique, ainsi que du ministère de l’Économie et son centre de réflexion.

Pour la CONECT, le transport et la logistique constituent l’une des grandes priorités de l’organisation, aux côtés d’autres thématiques stratégiques. Aslan Berjeb, souligne l’engagement de la confédération à travailler activement sur ce dossier avec l’ensemble des acteurs concernés. Cette journée d’étude s’inscrit précisément dans cette dynamique, en croisant les regards macroéconomiques et les préoccupations des entreprises sur le terrain.

Par ailleurs, les échanges ont porté sur plusieurs fronts : les perturbations liées à la situation au Moyen-Orient; les défis propres aux transports routier, maritime et aérien; ainsi que l’incidence directe des coûts logistiques sur le prix final du produit tunisien. A cet égard, un rapport de la Banque mondiale cité lors des débats relève que ces coûts représentent entre 18 et 25 % du coût total d’un produit tunisien. Soit près du quart; contre seulement 12 % dans les pays développés. Un différentiel qui érode significativement la compétitivité des entreprises tunisiennes face à des concurrents régionaux dotés de ports modernes, d’infrastructures routières performantes et de réseaux ferroviaires à la hauteur des exigences du commerce international.

Le président de la CONECT a également insisté sur deux données structurelles majeures : 96 % des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie transitent par voie maritime. Tandis que 86 % des échanges intérieurs s’effectuent par transport routier. Ces chiffres illustrent l’interdépendance critique entre les deux modes de transport et plaident, estime-t-il, pour le développement d’une logistique multimodale capable d’articuler efficacement mer et route.

Au-delà du seul secteur logistique, Aslan Berjeb a replacé ces enjeux dans le cadre plus large du climat des affaires en Tunisie. « Le climat des affaires, ce n’est pas seulement la pression fiscale, la bureaucratie ou les relations avec l’administration. Mais c’est aussi la connectivité, la connexion de la Tunisie avec ses voisins et le maillage logistique intérieur », a-t-il souligné. Les conclusions de cette journée de réflexion sont destinées à être transmises au ministère du Transport. Et ce, afin d’alimenter les décisions politiques à venir en matière d’infrastructure et de compétitivité nationale.

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L’Italie se dirige-t-elle vers une récession économique?

16. April 2026 um 14:33

Les conséquences de la guerre en Iran continuent de susciter de vives inquiétudes en Italie. Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, plaide en faveur d’une suspension temporaire du Pacte européen de stabilité.

« Nous savons que la Commission européenne répond que cela ne peut se faire qu’en cas de grave récession économique. Je crains que si la situation continue d’évoluer au même rythme, notamment dans le secteur de l’énergie, une grave récession économique ne devienne une réalité », a souligné M. Giorgetti.

La Confindustria, association industrielle italienne, prédit quant à elle que si la guerre en Iran se poursuit, l’Italie sera confrontée à une crise énergétique et n’exclut pas la possibilité d’une interdiction de circulation le dimanche, comme ce fut déjà le cas dans les années 1970. « Nous risquons de connaître la crise énergétique la plus grave de l’histoire; une intervention immédiate est nécessaire, assortie de mesures de soutien exceptionnelles », insistent les industriels italiens.

Avant même le déclenchement de la guerre en Iran, les prévisions de croissance de la Confindustria étaient loin d’être optimistes : ce centre de recherche estime que le PIB du pays ne progressera que de 0,5 % cette année et que l’inflation atteindra 2,5 %. Si les opérations militaires se prolongent pendant quatre mois, la croissance du produit intérieur brut devrait être nulle; tandis que l’inflation pourrait atteindre 4,3 %.

Il existe cependant une autre approche de cette période particulièrement critique et de l’avenir de l’économie européenne. Elena Beccali, rectrice de l’Università Cattolicadel Sacro Cuore, la plus grande université catholique d’Italie, vient de présenter son nouvel ouvrage au Sénat à Rome. En présence du président du Sénat italien, Ignazio La Russa, elle a affirmé que « la faible productivité du travail en Europe demeure un point qui exige une attention et des efforts accrus. Le rétablissement de la compétitivité reste un pilier essentiel des politiques européennes. Mais pour que l’Europe réussisse, une nouvelle dynamique est également nécessaire, fondée sur la solidarité, afin de préserver la confiance et la cohésion sociale ».

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Francophonie 2026 : la voix de l’Europe de l’Est pour un multilatéralisme de proximité

16. April 2026 um 14:22

L’espace francophone traverse aujourd’hui une période de transformation profonde. Nos sociétés font face non seulement à des crises isolées, mais aussi à une accumulation de défis sécuritaires, climatiques et environnementaux.

Dans ce contexte, la Francophonie doit se réinventer afin de promouvoir une vision plus inclusive, plus visible et plus efficace, ancrée dans ses fondations culturelles et linguistiques. Comme le dit un vieux proverbe : « Le bilinguisme et la diversité culturelle confèrent aux États une double ouverture sur le monde. »

L’Ambassade de Roumanie a organisé, ce jeudi 16 avril 2026, une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique. Et ce, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali. Il s’agit du conseiller personnel du président de la Roumanie pour la Francophonie. Il a été également ambassadeur de la Roumanie au Sénégal.

Cette rencontre a pour objectif de promouvoir la candidature de Dacian Cioloș, ancien Premier ministre et ancien commissaire européen à l’Agriculture, au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour 2026.

A cet égard, notons que la Tunisie, pays fondateur de la Francophonie, a très tôt saisi cette opportunité. Aujourd’hui, cette institution a l’occasion de se réinventer à travers un multilatéralisme de proximité. Ciprian Mihali estime que la Francophonie doit porter la voix de pays comme la Tunisie et la Roumanie, tout en se développant avec pragmatisme :  » Nos ambitions sont plus grandes et nos moyens plus réduits ».
Les enjeux sont considérables. Comment renforcer une Francophonie économique avec davantage de moyens ? Il faut mobiliser non seulement des ressources publiques, mais aussi des financements privés et des PME capables d’intervenir aux niveaux local et régional. Ces ressources peuvent servir d’amorçage pour attirer de grands bailleurs.

C’est dans cette perspective que la candidature de Dacian Cioloș apparaît comme une candidature solide, rassembleuse et crédible. Présentée par Ciprian Mihali devant plusieurs ambassadeurs et acteurs économiques, notamment la CNFCE et la CIFE, elle s’inscrit dans une logique de continuité et de renforcement de l’action francophone.

Ciprian Mihali souligne d’ailleurs : « Nous apprécions ce qui a été réalisé par les prédécesseurs. La bonne gouvernance, dans un processus démocratique équitable, permettra à celui ou celle qui remportera l’élection d’assurer la qualité de la gouvernance et le rôle de la Francophonie à l’échelle internationale.  »

Il met enfin l’accent sur la nécessité de poursuivre ce qui a été bien fait et de le renforcer davantage dans un esprit démocratique. Il estime que l’Europe de l’Est peut être une voix qui rassemble, et non qui divise.

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La Chine, otage stratégique du bras de fer Washington-Téhéran

16. April 2026 um 13:57

Au cœur de la crise du détroit d’Ormuz, la Chine apparaît comme l’acteur silencieux, mais central, d’un affrontement qui la dépasse. Première importatrice mondiale de pétrole, elle dépend largement des flux énergétiques transitant par cette voie stratégique, aujourd’hui fragilisée par la guerre entre Washington et Téhéran.

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump, mercredi 15 avril, sur une « réouverture » du détroit prennent une dimension particulière. Le président américain affirme vouloir garantir la liberté de navigation. Un objectif qui bénéficierait directement à Pékin, fortement exposée aux perturbations du Golfe.

La Chine n’a pas encore réagi au dernier message du dirigeant américain concernant la réouverture du détroit. Mais elle a auparavant nié à plusieurs reprises fournir un quelconque soutien militaire à l’Iran. Sachant que Pékin a accusé également Washington d’un comportement « dangereux et irresponsable » suite au blocus des navires iraniens.

Mais derrière cette rhétorique, la réalité est plus complexe. Les États-Unis imposent un contrôle naval strict dans le détroit d’Ormuz, ciblant notamment les flux liés à l’Iran. Cette stratégie de pression vise officiellement Téhéran. Mais elle place indirectement la Chine dans une position de dépendance accrue vis-à-vis de la puissance maritime américaine.

Pour Pékin, l’équation est délicate. D’un côté, la stabilité du détroit est vitale pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques. De l’autre, l’hégémonie militaire américaine sur cette route commerciale contredit ses ambitions de puissance globale et son projet de diversification des routes énergétiques, notamment à travers les nouvelles routes de la soie.

Lire aussi : Pékin redoute la chute d’un allé stratégique au Moyen-Orient

En pratique, les compagnies chinoises se montrent prudentes. Plusieurs pétroliers ont réduit leurs passages ou modifié leurs itinéraires. Un signe que la pression américaine produit déjà des effets concrets. Cette adaptation illustre la vulnérabilité de la Chine face aux points d’étranglement maritimes contrôlés par d’autres puissances.

Face à cette situation, Pékin privilégie pour l’instant une posture mesurée : appels à la désescalade; refus d’une confrontation directe; et maintien de ses relations économiques avec l’Iran. Mais en filigrane, la crise d’Ormuz renforce une priorité stratégique chinoise : réduire sa dépendance aux routes maritimes sous contrôle occidental.

Ainsi, loin d’être un simple spectateur, la Chine se retrouve au cœur d’un jeu de puissance où se redessinent les équilibres énergétiques mondiaux; sans pour autant en maîtriser les règles.

Notons enfin que Trump doit effectuer une visite d’État en Chine le 14 mai prochain. Tandis que Xi devrait se rendre à Washington pour une visite réciproque à une date ultérieure.

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Carrefour Tunisie célèbre les 25 ans de ses hypermarchés avec plus de 200 000 dinars de gains et des offres exceptionnelles chaque jour

16. April 2026 um 12:25

À l’occasion du 25ᵉ anniversaire de ses hypermarchés, Carrefour Tunisie organise une opération exceptionnelle du 15 avril au 10 mai 2026. Elle se déroulera dans ses magasins Carrefour La Marsa, Carrefour Mall of Sousse et Carrefour Mall of Sfax.

Pendant 26 jours, les clients de Carrefour pourront bénéficier d’offres promotionnelles attractives et participer à plusieurs mécaniques de jeu; et ce, pour une dotation globale de plus de 200 000 dinars.

Le dispositif principal permettra de faire gagner un client chaque jour via une inscription sur les bornes digitales en magasin. Chaque gagnant remportera une course d’une valeur de 5 000 dinars à effectuer chez Carrefour. Soit un total de 130 000 dinars offerts par l’enseigne sur toute la durée de l’opération. Plusieurs autres jeux seront également proposés tout au long de l’anniversaire, permettant de porter la dotation globale à plus de 200 000 dinars.

En parallèle, une animation sera déployée en magasin via la radio magasin. Chaque heure, un code de recharge Tunisie Telecom incomplet sera diffusé. Les clients devront deviner le chiffre manquant et être les plus rapides à saisir le code sur leur téléphone. Le premier à entrer le bon code remportera une recharge téléphonique de 10 dinars.

Dans une logique d’amélioration continue de l’expérience client, Carrefour Tunisie s’associe également à Yassir. Les clients pourront bénéficier de 50 % de remise sur leurs trajets en taxi vers et depuis Carrefour La Marsa et Carrefour Mall of Sousse. Facilitant ainsi l’accès aux magasins pendant l’opération.

Des offres exceptionnelles tout au long de l’opération

L’événement sera soutenu par deux catalogues :

  • du 15 au 26 avril 2026;
  • du 27 avril au 10 mai 2026.

En complément, une offre exceptionnelle sera proposée chaque jour en magasin. Elle permettra aux clients de bénéficier d’opportunités ponctuelles attractives. Ces offres seront également relayées sur les réseaux sociaux de Carrefour Tunisie, afin d’informer les clients en temps réel.

Ainsi, dès le premier jour de l’opération, les clients pourront profiter d’un dispositif Ticket Cash, leur permettant de cumuler des avantages immédiats sur leurs achats et de bénéficier de réductions différées. Renforçant de la sorte le pouvoir d’achat dès le lancement de l’événement.

Mourad Naili, Sous-Directeur Marketing chez Carrefour Tunisie souligne : « Nous avons souhaité proposer des offres concrètes au service du pouvoir d’achat. Tout en rendant l’expérience en magasin plus dynamique et plus agréable. Notre objectif est simple. A savoir permettre à chacun de faire des économies, tout en profitant de moments de plaisir et d’opportunités à chaque visite. »

À travers cette campagne, Carrefour Tunisie réaffirme son engagement à proposer des prix compétitifs, des avantages concrets et une expérience d’achat toujours plus accessible.

Avec communiqué

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INS : panorama des principaux indicateurs économiques et sociaux

16. April 2026 um 12:08

L’Annuaire de l’édition 2019-2023 qui vient d’être publiée par l’INS, constitue une référence incontournable pour quiconque s’intéresse à la vie économique et sociale. Publié annuellement, il compile une vaste documentation chiffrée, issue des statistiques collectées par l’INS et l’ensemble du système national de la statistique. 

L’édition 2023 commence par le poids de notre démographie. Plus de 12 millions d’habitants, oui, mais avec des écarts criants entre les régions. La pyramide des âges évolue. A savoir moins de jeunes et plus de seniors. Ce qui bouscule tout, à commencer par l’éducation, le travail et la santé. Cela force les politiques publiques à repenser leur copie.

Côté économie, le tableau est fragile. Les services dominent mais il est plombé par un investissement mollasson et des déséquilibres tenaces. En effet, les services mènent la danse en valeur ajoutée, talonnés par l’industrie et l’agro. C’est diversifié mais cela dépend trop du tourisme, du commerce et des importations d’énergie. L’agriculture et certaines industries d’export tiennent bon.

Les échanges avec l’extérieur ? C’est le cœur du réacteur. On est branché sur le commerce mondial, avec des flux costauds des deux côtés. Mais le déficit commercial nous colle à la peau. Car on importe plus qu’on exporte et la soif d’énergie empire la note quand le pétrole flambe.

L’emploi est le talon d’Achille social avec un chômage galopant, surtout chez les jeunes et les diplômés. Ce qui fait que l’économie n’absorbe pas tout ce monde. Informalité partout, indépendants à foison, insertion en rade pour les nouveaux. Cette situation chauffe les tensions et bloque la croissance.

Le pouvoir d’achat en prend un coup aussi. L’inflation grignote, via les secteurs des aliments, des services et de l’énergie. Les salaires ne suivent pas toujours le pas, donc la consommation des ménages s’essouffle. 

Socialement, l’éducation et la santé avancent, avec la scolarisation, l’espérance de vie et l’accès aux soins corrects mieux qu’ailleurs en région; mais pas assez pour tout le monde. Les disparités régionales sautent aux yeux : infrastructures, services, jobs… tout est inégal.

L’agro reste vital, avec un fort impact sur les emplois ruraux et l’équilibre des territoires. On a des terres, mais le climat, l’eau rare et les imports pour les basiques nous fragilisent. L’eau, c’est l’enjeu brûlant avec le réchauffement.

Bref, cet annuaire 2023 dresse un paysage en pleine mue : atouts solides (capital humain, éducation, diversité éco); mais chaînes lourdes sur la croissance, le chômage, l’inflation, le déficit extérieur, le budget tendu et les inégalités. C’est plus qu’un tas de chiffres : un miroir des défis qu’on doit affronter de front pour une croissance qui profite à tous.

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E-commerce: si vous êtes une PME, ceci vous concerne

16. April 2026 um 11:39

Un appel à candidatures destiné aux PME tunisiennes du secteur des services vient d’être lancé afin de renforcer leur présence à l’international grâce au commerce numérique. L’initiative, portée par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC), prévoit d’accompagner gratuitement une centaine d’entreprises. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 avril 2026.

Le programme vise à aider les entreprises sélectionnées à développer leurs exportations de services numériques et à accéder à de nouveaux marchés internationaux. Il propose un accompagnement structuré comprenant l’élaboration de stratégies d’export digital, l’amélioration de la visibilité en ligne, l’accès à des réseaux B2B internationaux ainsi que des formations et séances de coaching adaptées au niveau de maturité des entreprises.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’action régionale « Renforcement du commerce électronique et du commerce numérique dans le voisinage du Sud ». Le projet est cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par l’ITC, avec l’appui de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) pour certaines composantes.

En Tunisie, la CONECT et la CCIT ont été sélectionnées comme principales organisations chargées de soutenir les entreprises dans le cadre de ce programme, prévu pour la période 2025-2029. L’objectif est de transformer les compétences locales en offres digitales compétitives à l’export, dans un contexte où les services numériques représentent un levier croissant de croissance et de création d’emplois.

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Six Français sur dix ont réduit leurs dépenses

16. April 2026 um 11:31

Six Français sur dix déclarent avoir « serré la ceinture » ces dernières semaines en raison de la hausse des prix du carburant, indique un sondage d’ELABE.

Les résultats du sondage de la société ELABE publiés mercredi 15 avril 2025 indiquent entre autres que 37 % des Français interrogés ont renoncé à l’idée de partir en vacances. Tandis que 33 % disent avoir réduit leurs achats et leurs sorties telles que les cinémas, les restaurants, etc. 59 % disent également avoir limité leurs déplacements en voiture. A noter au passage qu’en France, les prix des carburants ont augmenté de 15 % ces trois dernières semaines.

Enfin, concernant les mesures visant à atténuer les conséquences de la crise, 78 % des personnes interrogées se disent favorables à des allégements fiscaux et 72 % à une aide ciblée aux professionnels et aux ménages économiquement plus faibles.

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Rome se démarque d’Israël et s’attire les foudres de Trump

16. April 2026 um 10:32

Donald Trump s’est dit « choqué » par l’attitude de celle qu’il considérait comme son alliée européenne la plus proche. Et ce, suite à la décision de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël. Eclairage.

 

En prenant ses distances avec Israël et les États-Unis, le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni semble s’aligner de plus en plus sur le gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sánchez. Lequel vient d’appeler l’Union européenne à suspendre son accord d’association avec Tel-Aviv, dénonçant des violations « flagrantes » du droit international, à Gaza et au Liban. Une prise de position qui ravive les tensions diplomatiques entre Madrid et Tel-Aviv et place l’Espagne à l’avant-garde d’une ligne européenne plus ferme sur les droits humains.

Coup de froid

La présidente du Conseil italien a opéré, mardi 14 avril 2026, un tournant majeur dans sa politique étrangère en annonçant la suspension du renouvellement automatique de l’accord de défense entre l’Italie et Israël, portant sur l’échange de matériel militaire et la recherche technologique.

Ratifié en 2006 et renouvelé tacitement tous les cinq ans, l’accord de défense arrivait à son terme ces jours-ci. Il encadre la coopération entre les deux pays dans l’industrie de défense, la formation des militaires, la recherche et les technologies d’information, entre autres. L’opposition italienne demandait depuis plusieurs mois au gouvernement de suspendre ce renouvellement.

Rappelons que les tensions entre l’Italie et l’Etat hébreu s’étaient déjà intensifiées dernièrement après que Rome a accusé les forces israéliennes d’avoir tiré des coups de semonce sur un convoi de casques bleus italiens au Liban. Israël a de son côté convoqué l’ambassadeur d’Italie après les déclarations d’Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères, condamnant les « attaques inacceptables » menées par les forces israéliennes contre des civils libanais.

Une  proximité toxique

Une décision qui lui a valu la colère du président américain Donald Trump. Ce dernier s’est dit « choqué » par l’attitude de celle qu’il considérait comme son alliée européenne la plus proche. N’était-elle pas la seule dirigeante européenne à avoir eu « l’honneur » et « le privilège » d’assister à l’investiture du milliardaire républicain en 2025 ?

Mais comment expliquer un tel déchirement du couple italo-américain ? Des rumeurs qui bruissent à Rome affirment que la présidente du parti d’extrême droite, Fratelli d’Italia, serait en train de se repositionner. Alors qu’elle se trouve dans une position peu enviable sur la scène nationale, après avoir perdu le référendum sur la réforme de la justice le mois dernier. Une première défaite politique que les analystes attribuent en partie à sa proximité trop voyante avec Donald Trump.

« Alors que ses liens étroits avec les États-Unis et Israël lui causaient des problèmes politiques, elle pourrait adopter une position plus critique, tout en restant dans le cadre des alliances existantes ». C’est ce qu’explique Lorenzo Castellani, professeur de sciences politiques à l’université LUISS de Rome.

Fin de la lune de miel ?

En effet, la lune de miel n’a pas duré indéfiniment entre Giorgia Meloni et Donald Trump qui se sont déchirés par déclarations interposées sur la guerre en Iran ainsi que sur les attaques incessantes du président américain sur le pape. Faisant ainsi voler en éclat le couple italo-américain bien en place depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche.

A cet égard, Donald Trump a vivement critiqué la cheffe du gouvernement italien pour avoir refusé d’impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant « sous le choc » et déçu de son manque de « courage ».

« Est-ce qu’ils [les Italiens] apprécient le fait que votre présidente ne nous aide pas à obtenir ce pétrole ? Est-ce que ça leur plaît ? Je n’arrive pas à l’imaginer. Je suis sous le choc. Je pensais qu’elle avait du courage, mais je me suis trompé », a déclaré le locataire de la Maison Blanche dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera.

Autre sujet de friction : les attaques répétées de Donald Trump contre le pape Léon XIV, qu’il a qualifié dimanche 12 avril de « faible » et « catastrophique » dans un message sur son réseau Truth Social. Une  diatribe qui n’est pas au goût de Giorgia Meloni qui l’a fait savoir par un communiqué lundi. « Je trouve inacceptables les paroles du président Trump à l’égard du Saint-Père », a-t-elle fustigé en rappelant qu’en tant que « chef de l’Église catholique », il est « juste et normal qu’il invoque la paix et qu’il condamne toute forme de guerre ».

Pour résumer, sous le poids de l’opinion, le revirement du gouvernement italien tranche avec la ligne jusque-là suivie. Puisque les critiques envers l’administration de Donald Trump étaient restées jusqu’alors mesurées. L’Italie allant même jusqu’à soutenir Washington sur le dossier vénézuélien, tout en évitant soigneusement toute friction sur des sujets sensibles comme le Groenland. Ce nouveau positionnement peut expliquer la décision de Rome de refuser aux avions militaires américains l’accès à la base militaire de Sigonella, en pleine guerre en Iran. Alors, désamour passager ou signes avant-coureurs d’une inévitable rupture ? L’avenir nous le dira.

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