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El Jem Tapestry Experience : le patrimoine tunisien à l’ère numérique

09. April 2026 um 14:32

Sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, l’Institut national du patrimoine (INP) et l’ambassade des États-Unis en Tunisie ont lancé à El Jem une plateforme numérique immersive dédiée à l’amphithéâtre romain. Baptisée « El Jem Tapestry Experience », cette initiative associe technologies de pointe, narration interactive et expertise scientifique tunisienne pour valoriser et préserver ce site emblématique.

Le projet illustre la coopération entre la Tunisie et les États-Unis dans le domaine du patrimoine culturel. Il met en avant une approche innovante de la conservation, en combinant modélisation 3D, récits communautaires et visites numériques accessibles sur le web et les appareils mobiles. Au-delà de sa dimension patrimoniale, l’initiative vise aussi à renforcer l’attractivité culturelle et touristique du site, tout en créant de nouvelles opportunités de collaboration économique et technique.

Pour l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ce projet s’inscrit dans la profondeur des relations bilatérales entre les deux pays et dans les efforts de préservation du patrimoine commun. Il précise: « Alors que les États-Unis célèbrent le 250e anniversaire de leur indépendance, il est tout à fait approprié que nous lancions ce nouveau projet avec notre allié de longue date, la Tunisie. L’expérience d’El Jem reflète la profondeur de la coopération américano-tunisienne et de plus de deux siècles d’amitié. Les projets des Fonds de Ambassadeurs pour la Preservation du Patrimoine (AFCP), tels que celui d’El Jem, ainsi que notre accord sur les biens culturels avec la Tunisie, mettent en valeur le savoir-faire américain, protègent notre patrimoine commun et contribuent à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels ».

De son côté, le directeur général de l’INP, Tarek Baccouche, a souligné que ce projet reflète également le fort engagement du ministère des Affaires culturelles et de l’INP en faveur de la préservation du patrimoine tunisien, déclarant : « Ce projet représente bien plus qu’une plateforme numérique ; il reflète l’engagement continu de l’INP et de ses experts, sous la direction du ministère des Affaires culturelles, à préserver, documenter et transmettre le riche patrimoine culturel de la Tunisie aux générations futures. En associant les technologies numériques américaines de pointe à l’expertise tunisienne, nous préservons non seulement l’amphithéâtre d’El Jem, mais nous ouvrons également de nouvelles perspectives pour la sauvegarde et la promotion des sites patrimoniaux à travers le pays. Ce projet renforce également les capacités nationales et soutient la stratégie de la Tunisie en faveur du développement durable du tourisme culturel et de la valorisation de son patrimoine. »

Financée par la Community Heritage Exchange Initiative, avec l’appui du Département d’État américain, cette expérience a été réalisée en partenariat avec CyArk, StoryCenter et Carthagina. Elle s’inscrit dans une série d’actions menées par les États-Unis en faveur de la protection du patrimoine culturel, notamment à travers les projets du Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle.

Ce projet représente une étape importante non seulement pour la préservation et la promotion de l’amphithéâtre d’El Jem, mais aussi pour faire avancer la mission plus large de l’INP visant à protéger le patrimoine culturel tunisien et à le rendre plus accessible aux générations futures. Il reflète également le rôle clé joué par l’INP et l’expertise de son équipe, sous la direction du ministère des Affaires culturelles, en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel tunisien par l’innovation.

Ce projet témoigne des relations solides et de longue date entre les États-Unis et la Tunisie et s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives américaines célébrant « Freedom 250 », qui marque cette année le 250e anniversaire des États-Unis.

Présentation du Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP) : Le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle soutient la préservation d’un large éventail de biens du patrimoine culturel, notamment des bâtiments historiques, des sites archéologiques, des collections muséales, des peintures et des manuscrits. Créé par le Congrès des États-Unis en 2001, ce Fonds vise à aider les États-Unis à jouer un rôle de premier plan dans les efforts de préservation du patrimoine culturel et à témoigner de leur respect pour les traditions culturelles. Même lorsqu’ils sont mis en œuvre par des organisations locales, les projets font souvent appel à des experts américains, notamment des architectes, des restaurateurs d’œuvres d’art, des archéologues et d’autres professionnels du patrimoine culturel.

Depuis 2001, les États-Unis ont investi dans neuf projets de l’AFCP en Tunisie, ce qui représente une contribution totale du gouvernement américain de plus d’un million de dollars (plus de 3,2 millions de dinars tunisiens). Chaque projet met en lumière des aspects distincts et significatifs de l’identité culturelle tunisienne, de la conservation archéologique au patrimoine immatériel. Pour en savoir plus sur les projets de ce fonds en Tunisie, rendez-vous sur : https://tn.usembassy.gov/ambassadors-fund-for-cultural-preservation

Contexte de la Community Heritage Exchange Initiative (CHEI) : Les initiatives CHEI mettent en avant l’expertise américaine dans les domaines liés aux musées et au patrimoine culturel, notamment la conservation muséale, la gestion des sites historiques et les pratiques de gestion responsable.

Contexte des accords sur les biens culturels : Les États-Unis ont actuellement conclu des accords sur les biens culturels avec 30 pays, dont la Tunisie. Ces accords protègent les collectionneurs américains contre l’achat d’antiquités pillées ou issues du trafic et permettent de démanteler les réseaux de financement des terroristes, des gangs criminels et des cartels. Ils facilitent surtout la restitution aux pays d’origine des biens patrimoniaux pillés.

Avec communiqué

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Courant démocrate : Hichem Ajbouni présente les orientations économiques du parti

09. April 2026 um 13:39

À l’issue du quatrième congrès du Courant démocrate, son nouveau secrétaire général, Hichem Ajbouni, a exposé la vision économique et sociale du parti, fondée sur les principes de la social-démocratie, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 9 avril 2026 à Tunis. 

Selon lui, cette approche repose sur trois piliers complémentaires : « l’initiative privée et l’économie de marché social, le libéralisme politique et la justice sociale ». Il a tenu à préciser que le parti ne se revendique ni du libéralisme économique ni du communisme, mais d’une voie intermédiaire où l’État conserve un rôle central de régulation et d’orientation.

Hichem Ajbouni estime que les choix économiques des dernières années ont trop privilégié l’aspect social sans engager les réformes structurelles nécessaires à la création de richesse. 

Pour lui, un État social ne peut être durable que s’il s’appuie d’abord sur une économie productive capable de générer de la valeur et de l’emploi. Dans ce cadre, il plaide pour une redéfinition du rôle de l’État : celui-ci doit intervenir dans les secteurs à forte dimension sociale, comme l’éducation, la santé, le transport, l’habitat social et la couverture sociale, mais aussi dans les domaines liés à la souveraineté nationale, tels que l’énergie et les mines. 

En revanche, dans les secteurs concurrentiels, « l’État peut se limiter à un rôle de régulateur, tout en laissant davantage d’espace à l’investissement privé et au partenariat public-privé », poursuit-il.

Le nouveau secrétaire général a également défendu une réforme graduelle du système de compensation, qu’il juge coûteux, injuste et source  de gaspillage. Il propose de remplacer progressivement les subventions généralisées par des transferts monétaires directs ciblant les familles qui en ont réellement besoin. 

Cette réforme, selon lui, suppose une base de données fiable, une meilleure identification des bénéficiaires et une certaine coordination avec les pays voisins afin d’éviter les déséquilibres des prix  et le développement du commerce parallèle.

 Il a aussi évoqué la nécessité de revoir les habitudes de consommation, en particulier pour des produits de base comme le pain, le sucre ou les pâtes, dans un contexte économique très différent de celui des années 1970.

S’agissant des entreprises publiques, Hichem Ajbouni estime comme suit: « elles ne doivent pas être considérées comme intouchables. Il juge possible de privatiser certaines structures opérant dans des secteurs concurrentiels et sans impact social majeur, citant notamment les produits de consommation comme le tabac, le café ou le thé. »

Enfin, il a réagi aux  récentes restrictions sur l’importation de produits non essentiels,  annoncées par la circulaire de la BCT,  estimant qu’elles pénalisent surtout les petites et moyennes entreprises, renforcent les grandes entreprises et favorisent le marché parallèle. À ses yeux, la rareté organisée finit par faire monter les prix et creuser davantage les inégalités économiques.

 

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Textile : la Tunisie mise sur ses atouts

09. April 2026 um 13:01

Le secteur textile a pris une place majeure au cours des dernières décennies, porté par la mondialisation. Au-delà d’une concurrence intense, il s’impose comme un levier stratégique du développement économique régional, tout en restant confronté à d’importants défis sociaux, économiques et environnementaux.

C’est dans ce contexte que la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a souligné que l’accueil par la Tunisie de l’assemblée générale annuelle de l’Organisation européenne des centres techniques du textile met en lumière les atouts du pays dans ce domaine.

Dans une déclaration aux médias, elle a affirmé que le textile s’est développé au fil des années en s’adaptant aux avancées technologiques. Elle a ajouté que le « Made in Tunisia » se distingue par une certaine spécificité, notamment par le respect du tissu social, un engagement qui repose sur un travail collectif associant le ministère, la fédération et le centre technique. Selon elle, les résultats obtenus confirment également la qualité du secteur et l’éthique qui le caractérise.

La ministre a par ailleurs indiqué que le secteur textile tunisien se distingue par ses progrès technologiques, scientifiques et techniques, tout en préservant sa dimension sociale.

De son côté, le président de la  Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement  FTTH Haithem Bouajila, a salué la participation unique de la Tunisie, seul pays arabe représenté par son centre technique, aux côtés de plusieurs centres européens spécialisés.

Cette rencontre a réuni experts, ingénieurs et spécialistes du textile, offrant un cadre d’échange sur l’innovation et la recherche. M. Bouajila a également annoncé l’organisation, les 3 et 4 septembre prochains, d’une conférence sur l’intégration industrielle euro-méditerranéenne, organisée par la FTTH  et la Confédération européenne du textile et de l’habillement, comme un signe du bon positionnement de la Tunisie.

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De la menace d’apocalypse à un répit temporaire – Pourquoi un tel revirement ?

09. April 2026 um 12:47

Moins de 90 minutes avant l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a fait marche arrière et annoncé mardi 7 avril un cessez-le-feu avec l’Iran. Une stratégie qui mêle intimidation extrême et pragmatisme. Analyse.

 

C’est un air du déjà-vu. Lors de son premier mandat et dans sa première allocution devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump s’était violemment attaqué, le 19 septembre 2017, au « régime vicieux » de la Corée du Nord, promettant « le feu et la colère » et menaçant de « détruire totalement » ce pays qui développe des missiles nucléaires au nez et à la barbe de la communauté internationale. Avant d’engager, à la surprise générale, des discussions inédites avec Kim Jong-un !

Bis repetita. Mardi 7 avril 2026, le même président américain lance un terrible ultimatum aux dirigeants iraniens : rouvrir le détroit d’Ormuz avant minuit, faute de quoi « une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne jamais réapparaître », a-t-il menacé sur sa plateforme Truth Social.

Il ajoute : « Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas ».

Ainsi, un président qui ne brille ni par sa culture ni par sa connaissance de l’Histoire, menace avec une violence inouïe et sans état d’âme de raser ainsi Chiraz, Tabriz, Ispahan, Persépolis, capitale achéménide ou encore Hamadan ; des villes millénaires où vivront Ferdowsi, Rumi, Hafez, Saadi, Omar Khayyam, Nezami. A l’heure où les ancêtres de M. Trump vivaient à l’âge de pierres.

Rétropédalage

Revirement spectaculaire de la situation. Une heure avant l’expiration de l’ultimatum, le locataire de la Maison Blanche annonce avoir accepté un cessez-le-feu, une sorte de trêve de 15 jours présentée comme « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ».

Dans un article intitulé « le jour où le monde a retenu son souffle face aux menaces de Donald Trump sur l’Iran », The Wall Street Journal écrit : « À 8 h 06 [heure locale], mardi, le président américain a posé l’ultimatum le plus radical de son mandat » et, « à moins d’une heure et demie de l’échéance, Trump a finalement fait machine arrière et annoncé sur son réseau social la conclusion d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, et l’annulation des frappes promises, en échange de la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz ».

Alors, comment expliquer cette volte-face ?

Cynisme

Il s’agit en effet d’une stratégie bien huilée : le milliardaire républicain, initialement rompu aux techniques de la promotion immobilière, met la barre très haut lors d’une négociation avant de concéder progressivement du terrain ; tout en restant au-dessus de son objectif réel. Le tout en maniant l’arme de l’intimidation, voire de la violence verbale.

Et ce qui vient de se passer concernant l’Iran illustre parfaitement cette stratégie : pousser la menace à son paroxysme, puis ajuster sa position face aux risques d’escalade.

Concrètement, le président américain émet une grave menace d’un anéantissement de la « civilisation » iranienne assortie d’un ultimatum, fait volte-face à la dernière minute, parle désormais de possible coopération entre l’Iran et les États-Unis, ennemis jurés depuis près d’un demi-siècle, pour administrer conjointement le détroit d’Ormuz ou récupérer les stocks d’uranium enrichi de Téhéran. Et claironne par la suite son propre « génie » tactique ayant abouti à une « victoire totale ».

Une mécanique qui s’inscrit aussi dans un contexte politique intérieur tendu, marqué par une opinion publique plus réticente à la guerre et des inquiétudes économiques croissantes, à l’approche des élections de mi-mandat.

D’ailleurs, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a bien saisi le sens de la manœuvre présidentielle. Interrogée sur la menace apocalyptique émise mardi matin (7 avril) par son patron et qui a même fait spéculer sur une attaque nucléaire américaine, elle a fini par admettre que « ce qui intéresse le président ce sont les résultats et dans les faits, sa rhétorique très dure et son style de négociation dur ont apporté les résultats que vous pouvez tous voir aujourd’hui ».

Qui gagne, qui perd ?

Ce n’est pas l’avis d’un spécialiste des États-Unis qui estime pour sa part que Donald Trump « met les enjeux très haut parce qu’il pense que c’est la solution pour faire peur à l’adversaire. Il croit que cette pression extrême va forcer l’adversaire à négocier et lui donner un avantage. Il est pourtant en position de faiblesse face à l’Iran ».

Et d’expliquer : « Malgré ses propos très violents, Donald Trump n’obtient rien en réalité et s’embourbe dans une situation qu’il a provoquée. C’est une porte de sortie à la Trump, une porte de sortie rhétorique. Il construit un récit dans lequel il apparaît comme le gagnant, transformant le réel en affirmant que les Iraniens sont forcés à négocier, alors que s’il accepte les dix points du plan de paix, la situation risque d’être pire que celle d’avant-guerre ».

Pour Steven Ekovich, professeur d’histoire et de relations internationales à The American University of Paris, « La stratégie de Donald Trump, c’est d’être au centre de l’attention mondiale. Il a tenu la planète entière en haleine pendant quelques heures après sa menace de mardi. Mais il a aussi abîmé sa crédibilité. Le danger, c’est que plus personne ne le prenne au sérieux ».

Au bout du compte, c’est à se demander qui sort véritablement gagnant de ce bras de fer entre Donald Trump – le flamboyant adepte du poker -, et les dirigeants iraniens, réputés pour leur jeu d’échecs aussi discret que méthodique. La réponse, elle, se révèle bien moins évidente qu’il n’y paraît.

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« Muse Spark » propulse Meta à des sommets historiques

09. April 2026 um 12:23

Les actions de Meta Platforms ont bondi de 8 % mercredi 8 avril, atteignant 621 dollars, ce qui constitue un nouveau record historique. Cette hausse prolonge une dynamique déjà positive en séance, portée par l’annonce du lancement d’un nouveau modèle d’intelligence artificielle baptisé « Muse Spark ».

Avec cette innovation, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg entend renforcer sa position dans la course mondiale à l’IA face à ses principaux rivaux, notamment Google et OpenAI.

« Muse Spark » inaugure la nouvelle famille de modèles « Muse », développée par l’unité « Meta Superintelligence Labs », fruit d’investissements de plusieurs milliards de dollars. Initialement connu sous le nom de code « Avocat », ce modèle sera d’abord intégré à l’application Meta AI, avant d’être progressivement déployé sur l’ensemble des plateformes du groupe.

Cette annonce confirme l’accélération stratégique de Meta dans l’intelligence artificielle, un secteur devenu central dans la compétition technologique mondiale et dans la valorisation boursière des géants du numérique.

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GNL : les fortes craintes de la Chine

09. April 2026 um 12:11

Les espoirs d’une forte reprise de la demande de gaz naturel liquéfié (GNL) en Chine s’amenuisent, malgré le cessez-le-feu déclaré au Moyen-Orient, car les analystes mettent en garde contre des risques persistants d’approvisionnement et une hausse des prix.

Les importations chinoises de GNL ont chuté de 11 % l’an dernier pour s’établir à 68,4 millions de tonnes, une baisse inhabituelle après près de vingt ans de croissance quasi ininterrompue. BloombergNEF (BNEF) prévoit un nouveau recul en 2026, à 62,3 millions de tonnes, tandis que Rystad Energy anticipe une légère hausse à 70 millions de tonnes.

Avant même que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran ne perturbent la chaîne d’approvisionnement en provenance du Golfe persique, la demande chinoise de gaz était en baisse en raison du ralentissement économique. La consommation apparente a diminué de 0,9 % au cours des deux premiers mois de l’année, selon les données gouvernementales, prolongeant une tendance à la baisse qui s’est poursuivie tout au long de 2025.

Les prévisions de BNEF, publiées mercredi 8 avril, tablent sur une reprise des expéditions depuis le Qatar via le détroit d’Ormuz à partir de fin avril. Les prévisions de Rystad restent également inchangées et anticipent une reprise à partir de la mi-avril.

Toutefois, la réouverture de cette voie maritime cruciale ne compensera pas les dommages à long terme causés par les attaques iraniennes contre les installations qataries. Elle ne dissipera pas non plus les craintes que le détroit puisse être utilisé comme une arme à tout moment, compte tenu de son importance stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.

La Chine, premier importateur mondial de gaz, s’approvisionnait autrefois à hauteur d’environ un quart en GNL auprès du Qatar, qui doit désormais déployer des efforts pluriannuels pour rétablir ses activités. Plus grave encore, la destruction de deux gazoducs sur le site du plus grand terminal d’exportation au monde pourrait entraîner une perte de capacité annuelle de 12,5 millions de tonnes au cours des trois à cinq prochaines années, selon BNEF.

La puissance du Qatar

Face à ces tensions, la Chine réduira très probablement sa dépendance au Golfe persique. Compte tenu du poids du Qatar sur ce marché, cela pourrait également se traduire par une diminution des importations de GNL et un recours accru à la production nationale et aux gazoducs terrestres en provenance de Russie et d’Asie centrale. Les alternatives telles que le charbon et les énergies renouvelables, dont la Chine dispose en abondance, seront probablement privilégiées…

Les contrats à terme sur le GNL en Asie ont presque doublé en mars, atteignant environ 20 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu). Le marché correspondant en Chine, qui est en concurrence avec le gaz domestique et les approvisionnements terrestres, a progressé de 44 %, pour s’établir à environ 15 dollars/MMBtu.

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9 avril : Commémoration des martyrs et legs de Ksar Hellal

09. April 2026 um 09:43

La commémoration du 9 avril, connue comme la Fête des Martyrs, revêt une importance historique et symbolique pour la Tunisie. Voici les points principaux exprimés par Foued Mouakher, dirigeant du parti destourien libre via sa page Fb.

La conférence de Ksar Hellal du 2 mars 1934 marque un virage stratégique dans le mouvement national tunisien. Un groupe de jeunes intellectuels fait scission du Vieux Destour pour fonder le Néo-Destour, imposant discipline, organisation et patience face à la répression coloniale française. Fini la spontanéité : la mobilisation de la rue devient un outil calculé, intégrant syndicats, étudiants et soutiens extérieurs. Cette maturité tactique transforme le choc répressif en « mobilisation silencieuse », liant question nationale et sociale.

Quatre ans plus tard, la tension explose. Dès janvier 1938, manifestations nationales font des morts après des arrestations de leaders. Le 8 mars à Mateur, 19 ouvriers tombent sous les balles policières lors d’un conflit syndical. Mi-mars, le parti réagit à une vague d’interpellations. Avril s’embrase : grèves au Sadiki et Zitouna (2 avril), émeutes à Oued Meliz et Souk El Arbaa (4 avril, arrestations de Salah Ben Youssef et autres),
Le 8 avril, Tunis s’embrase : deux marches massives convergent vers un « parlement tunisien », avec première participation notable des femmes. Le 9, l’arrestation d’Ali Belhouane déclenche la tempête : 22 morts, 150 blessés, plus de 2 000 arrestations dont Habib Bourguiba, sous une répression française massive.

Bilan 1938-2026 : De la répression coloniale sanglante à une commémoration sereine ce 9 avril 2026, l’héritage de notre histoire invite à aborder les défis économiques et sociaux actuels par une stratégie mesurée.

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Ridha Chkoundali alerte sur une escalade durable du conflit au Moyen-Orient

09. April 2026 um 08:50

Après l’accord de principe entre l’Iran et les États-Unis, la guerre paraît plus que jamais susceptible de s’étendre et de durer, selon l’analyse de l’expert en économie Ridha Chkoundali. Il estime que l’Iran affirme que l’accord inclut le Liban, alors que les États-Unis soutiennent le contraire, créant ainsi une zone de friction exploitée par Israël.

Selon lui, l’entité sioniste n’a aucun intérêt à voir aboutir un accord entre Washington et Téhéran, car tout rapprochement risquerait de réduire son rôle de relais dans la région. Dans cette logique, il considère que les bombardements au Liban visent aussi à faire échouer toute détente entre les deux parties.

Ridha Chkoundali ajoute que l’Iran utilise la défiance des pays du Golfe envers les États-Unis comme levier politique, en cherchant à montrer l’incapacité de Washington à protéger la région. Il avance aussi que Téhéran veut pousser au retrait des bases américaines au profit de la Chine et de la Russie, afin de renforcer sa position régionale.

L’expert en économie souligne enfin que la poursuite militaire du conflit sert les intérêts israéliens, tandis que son extension économique favorise ceux de l’Iran, dans les deux cas avec un risque de hausse des prix mondiaux du pétrole. Il en déduit que la Tunisie doit anticiper ce choc par une loi de finances rectificative, voire un budget d’urgence, afin de limiter l’impact sur son économie.

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Malgré le cessez-le-feu, le marché pétrolier reste sous tension

09. April 2026 um 08:39

Le retour à la normale sur le marché pétrolier mondial s’annonce long et incertain après la plus grave perturbation de son histoire récente. Malgré l’accord de cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran, les prix restent élevés et les tensions persistantes sur l’approvisionnement, notamment dans les pays fortement importateurs.

Un point essentiel à surveiller après l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est de savoir s’il offrira aux propriétaires de pétroliers une sécurité suffisante pour reprendre le transport à grande échelle de pétrole, de produits pétroliers et d’autres marchandises à travers le détroit d’Ormuz.

« Les mesures visant à rétablir la confiance dans les prochains jours seront essentielles pour relancer les transports », a déclaré Joseph Brusuelas, économiste en chef du cabinet de services financiers et de conseil RSM US, dans une interview, selon Axios. Il souligne qu’il faudra réintroduire l’assurance pour les pétroliers, ce qui implique de définir les conditions spécifiques que l’Iran peut imposer, lesquelles restent actuellement floues.

Pour les experts, la confiance des marchés sera déterminante. Elle passe notamment par le rétablissement des assurances pour les pétroliers, suspendues en raison des risques sécuritaires. Or, les conditions imposées par Téhéran restent floues. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a évoqué une reprise possible du transit dans les deux semaines, sous coordination militaire et sous certaines « limitations techniques » encore imprécises.

Même dans ce scénario, un retour rapide à la normale paraît peu probable. La remise en service des infrastructures pétrolières et des champs de production pourrait prendre plusieurs semaines, voire des mois. De nombreux sites ont en effet été endommagés pendant le conflit, ralentissant la reprise de l’offre.

Le secteur gazier n’est pas épargné. Au Qatar, des installations d’exportation de gaz naturel liquéfié ont été touchées, avec des réparations qui pourraient s’étendre sur plusieurs années.

Si les marchés ont réagi positivement à la trêve – avec une chute d’environ 18 % des prix du brut après l’annonce et le recul des menaces militaires de Donald Trump – les cours restent nettement au-dessus de leurs niveaux d’avant-crise.

Les analystes s’accordent à dire que les prix devraient rester durablement élevés, même si le pic d’incertitude semble avoir été atteint. Une reprise des hostilités demeure toutefois un risque majeur.

Dans ce contexte, les pays asiatiques, très dépendants du détroit d’Ormuz, ont déjà mis en place des mesures d’urgence pour limiter leur consommation énergétique. Et même en cas de reprise des flux, les délais logistiques impliquent que les livraisons mettront plusieurs jours, voire semaines, à se normaliser.

Dans une note publiée mardi soir, les analystes de la banque d’investissement et société de gestion d’actifs Jefferies ont averti que, même si une résurgence du conflit est probable, entraînant de nouvelles perturbations énergétiques et une hausse des prix, « l’incertitude a probablement atteint son apogée ».

Ils prévoient que « les prix du pétrole resteront probablement supérieurs aux niveaux d’avant-guerre pendant des mois, mais avec un risque de hausse limité à partir de maintenant ».

Aux États-Unis, les consommateurs continuent d’en ressentir les effets : le prix moyen de l’essence atteint 4,14 dollars le gallon, un plus haut depuis 2022. Une légère baisse est attendue à court terme, mais sans véritable retour à la normale.

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Mohamed Ali Nafti alerte sur les chocs économiques du conflit au Moyen-Orient

09. April 2026 um 08:17

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé mercredi à un dialogue ministériel virtuel organisé par l’ESCWA (Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale) sur les répercussions développementales de l’escalade militaire au Moyen-Orient et dans le Golfe. Il a souligné la phase critique que traverse la région, marquée par des transformations accélérées et des crises interconnectées menaçant la sécurité régionale et internationale.

Mohamed Ali Nafti a détaillé les impacts potentiels sur les économies arabes, dont celle de la Tunisie : hausse des prix du pétrole aggravant les déséquilibres budgétaires, l’insuffisance énergétique et les coûts de subvention ; effets sur la croissance, l’inflation, la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement, freinant les programmes de développement. La Tunisie suit ces évolutions de près et adopte des mesures préventives comme la rationalisation de la consommation énergétique, la sécurisation des approvisionnements essentiels et le soutien aux plus vulnérables pour renforcer la résilience économique.

Sur le plan arabe, il a plaidé pour passer de l’analyse à des réponses collectives concrètes, via un renforcement de la solidarité et de la coordination, en valorisant le rôle de l’ESCWA pour l’analyse, l’alerte précoce et l’appui technique. Il a appelé à mobiliser des financements régionaux et internationaux flexibles pour les pays les plus touchés.

Enfin, il a insisté sur la résolution des racines politiques et sécuritaires du conflit par le respect du droit international, le dialogue et la diplomatie, réaffirmant le refus tunisien de toute atteinte à la souveraineté arabe et son soutien aux pays du Golfe.
Le dialogue a mis l’accent sur la résilience face aux chocs, la protection des chaînes d’approvisionnement (nourriture, eau, énergie), le soutien aux populations vulnérables, une révision de la Vision arabe 2045 et des rencontres sectorielles futures.

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Fehmi Balti ou le roman comme une roulette  

09. April 2026 um 07:15

C’est un premier roman qui s’ouvre comme une plaie et se referme comme une énigme. Avec دم سيئ (Roulette), paru aux éditions Capsa, le poète Fehmi Balti franchit la frontière du roman sans abandonner ses armes lyriques. Reçu dans les colonnes de L’Économiste maghrébin, l’auteur livre une confession rare sur une enfance bercée par l’écho des bibliothèques ambulantes et le souffle des vers paternels. Entre deux silences, l’écrivain dissèque sa méthode : une narration « à la directe », sans filet ni plan, où le personnage est l’unique boussole d’un monde en distorsion. Plongée dans une réflexion radicale sur le refus de l’engagement militant, la traversée du désert éditorial tunisien et l’urgence de retrouver, enfin, la volupté de la lecture lente.

Cette venue à l’écriture prend racine dans l’enfance. La bibliothèque familiale, couplée au passage régulier des bibliothèques publiques et ambulantes, a suscité chez le jeune garçon un « fourmillement » précoce pour les livres. Le père, poète dans l’âme, lisait souvent ses poèmes à voix haute. Fehmi Balti garde le souvenir de ses lectures poétiques et insiste sur l’ambiance littéraire qui régnait au foyer. « J’étais le premier public de mon père alors que j’avais uniquement sept ans à l’époque », nous confie-t-il. Très tôt, la découverte de la poésie côtoie celle des romans, des essais philosophiques et des ouvrages de psychologie. Malgré un âge parfois tendre pour saisir toute la complexité de ces textes, la lecture devient une passion, avec un penchant marqué pour la fiction romanesque. Pour autant, l’auteur précise qu’un tel environnement ne garantit pas mécaniquement la naissance d’un écrivain.

Face à l’épineuse définition de la littérature, le romancier privilégie la cohérence du monde narratif. Selon cette perspective, le personnage prime sur l’événement : la figure centrale devient le vecteur essentiel de la problématique soulevée. Si de nombreuses théories du roman existent, aucune contrainte académique n’a bridé sa plume. L’écriture s’apparente ici à une transgression des règles, portée par une identité originelle de poète. La prose se mêle à la poésie, le poétique au narratif, et les genres fusionnent. Le roman, pourvu qu’il respecte un socle minimal de règles, supporte parfaitement ce métissage.

À propos de la place des personnages dans le roman contemporain, dans une conjoncture marquée par des crises successives et un monde en distorsion, l’écrivain estime que la question de la marginalité est secondaire. Un protagoniste apparemment central, au quotidien banal, peut se révéler marginal sous un certain angle, car chaque personnage romanesque demeure unique. L’essentiel réside dans la profondeur ontologique, la dynamique interne et les interactions avec le monde. Chaque être humain, quel que soit son statut social ou son niveau d’instruction, demeure le personnage principal de sa propre vie. En citant Gilles Deleuze, Fehmi Balti rappelle que l’on écrit à travers les autres, pour les autres et à partir des autres, et surtout à la place des autres. La force de l’écrivain réside dans sa capacité à incarner un personnage modeste, voire illettré, pour explorer son monde intérieur.

Sur la question délicate de l’engagement, le verdict tombe sans détour : l’art n’a pas vocation à donner des leçons ou à délivrer des messages. L’idée d’un écrivain porte-drapeau est rejetée, car inféoder l’œuvre à une cause expose au risque de la propagande. Les personnages porteurs de grandes valeurs possèdent leurs failles, tandis que les êtres malfaisants conservent des traits inattendus. Si une forme de prise de position existe, la discrétion prime sur le militantisme ouvert.

L’entretien aborde ensuite la notion de « grand écrivain » ou de « best-seller » et le rapport au succès. Le souvenir de Milan Kundera, dont un essai théorique est devenu un succès de librairie en Chine, vient illustrer le propos : la qualité littéraire et la réussite commerciale ne sont pas antinomiques. Des chefs-d’œuvre comme L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger prouvent que la ferveur du public peut saluer une œuvre exigeante.

La méthode de travail récuse tout plan préalable. L’écriture se pratique « à la directe », une approche brute qui délaisse la structure géométrique au profit d’une narration cinématographique faite de montages. Le roman est décrit comme une roulette où l’amour devient la mort et la mort redevient amour, dans une alternance entre passé et présent. Empruntant au vocabulaire de la génétique, l’auteur avance l’idée que chaque personnage possède son propre génome et que la mémoire littéraire fonctionne comme un ADN. Malgré l’influence de trente-cinq années de lectures, le style demeure personnel, presque brut, laissant au lecteur sa propre liberté d’interprétation.

Le passage de la poésie au roman ne constitue pas une rupture, la poésie étant une identité première qui ne se limite pas aux vers. Le lyrisme excessif représentait toutefois une crainte lors de la révision. Un travail d’élagage sévère a donc été nécessaire pour préserver la narration, même si celle-ci reste traversée par des fulgurances poétiques cohérentes avec l’univers romanesque.

L’expérience éditoriale tunisienne est cependant décrite comme un chemin de croix. La recherche d’un éditeur a duré près de trois ans, révélant un déficit de professionnalisme chronique. Contrats flous, distribution défaillante et comités de lecture fantômes transforment la publication en une épreuve d’usure. Le constat est amer : certains éditeurs ne respecteraient pas leurs engagements, se contentant de vendre du papier brut sans réel travail de correction.

Notre invité interpelle ses futurs lecteurs. Sans chercher à instruire, l’invitation porte sur la redécouverte de la lenteur. Cet appel à une lecture attentive, loin du survol de l’intrigue, incite à la délectation. Le roman, par sa complexité et son personnage principal double, refuse les évidences et les versions simplifiées de l’histoire.

 

 

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Place de l’Indépendance – Un haut lieu des événements du 9 avril 1938

09. April 2026 um 05:43

Alors que la Tunisie commémore en ce jour du 9 avril 2026 le 88ème anniversaire de la fête des martyrs, il est bon de se rappeler l’importance d’un lieu symptomatique de la lutte pour l’Indépendance : la place de l’Indépendance. C’est en ce lieu qu’Ali Belhaouane, un des grands militants du Néo-Destour, dont le nom est largement associé aux événements du 9 avril 1938, prend la parole, face à quelque 8 000 personnes, pour prononcer cette phrase restée dans l’Histoire : « Maintenant, c’est la lutte sans fin […] Que la police et l’armée se servent de leurs armes si elles veulent et on verra de quoi le peuple sera capable ».

Parmi les photographies qui immortalisent les événements du 9 avril 1938, plus connus sous le nom de “fête des martyrs“, celle qui montre un attroupement de Tunisiens face à la Cathédrale Saint-Vincent de Paul, sur l’actuelle avenue Habib-Bourguiba, est, sans doute, la plus répandue. La foule brandissait de nombreuses banderoles, dont l’une demandait à ce que « le pouvoir » soit « aux Tunisiens ». Un moment d’histoire qui est restée dans le souvenir de tous nos compatriotes.

La photographie, que nous reproduisons dans cet article consacré à l’un des plus importants événements de l’histoire du mouvement national, permet facilement de reconnaître le lieu : l’actuelle place de l’Indépendance et ancienne place de la résidence. Un nom qui a été évidemment donné à cette place qui abritait, avant le 20 mars 1956, le bâtiment accueillant les services de la Résidence générale de France à Tunis. Et qui abrite aujourd’hui l’ambassade de France.

Outre la façade de la cathédrale de style romano-byzantin, divisée en trois parties et qui n’a pas bougé d’un iota, beaucoup reconnaîtront, sans doute, les lieux grâce aussi aux quelques longs palmiers imposants.

Ali Belhaouane fait face à quelque 8 000 personnes

Le lieu est symptomatique de la lutte pour l’indépendance de la Tunisie. Notre confrère Jeune Afrique a du reste écrit, dans un article publié en 2023, que les événements du 9 avril 1938 constituaient « un premier pas de la Tunisie vers l’indépendance ». On se souvient que le bilan était bien lourd : 22 morts et près de 150 blessés.

 

 

En fait, la photographie a été prise la veille du 9 avril 1938. Le 8 avril 1938 ont eu effectivement lieu une grève générale et une première manifestation. C’est sur cette place de la résidence qu’Ali Belhaouane (notre photo), un des grands militants du Néo-Destour, dont le nom est largement associé aux événements du 9 avril 1938, prend la parole, fait face à quelque 8 000 personnes, pour prononcer dette phrase restée dans l’Histoire : « Maintenant, c’est la lutte sans fin […] Que la police et l’armée se servent de leurs armes si elles veulent et on verra de quoi le peuple sera capable » (voir “Anissa El Materi Hached, Mahmoud El Materi : pionnier de la Tunisie moderne“, Paris, Les Belles Lettres). Il sera emprisonné le lendemain.

Des places et lieux qui ont marqué l’Histoire en tant qu’épicentre de combats politiques, la Tunisie en a eu beaucoup. Dans un mémoire de master en architecture, soutenu en 2019, à l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Nantes (France), Sarra Baccouche évoque, par exemple, ces lieux où la révolution tunisienne de 2011 a fleuri.

« Et ils campent aussi sur leur position »

On peut y lire : « Depuis dimanche 23 janvier 2011, la jolie place de La Kasbah à Tunis, celle du gouvernement, a été désacralisée pour devenir une agora. Les Tunisiens de l’intérieur, qui ont payé un lourd tribut humain dans la révolte contre le régime de Ben Ali, campent au cœur du symbole de l’exécutif. Et ils campent aussi sur leur position ».

Et Sarra Baccouche d’ajouter : « Le choix de la place et son occupation n’étaient pas anodins. Investir La Kasbah signifiait la réappropriation de l’espace public confisqué, à l’image des idéaux démocratiques où la représentativité politique n’interdit ni n’interroge le pouvoir ni prend en compte les exigences du Peuple ».

On peut parler autant des marches du Théâtre de la Ville de Tunis sur l’avenue Habib-Bourguiba, appelé un temps place de la Révolution. Ou encore, toujours sur cette avenue Bourguiba, de la Tour de l’horloge, sur l’ancienne avenue 7-Novembre débaptisée pour être appelée place 14 janvier 2011.

Autant dire que la place de l’Indépendance aura été, peut-être, une précurseure !

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Gestern — 08. April 2026Haupt-Feeds

Le Liban sous les bombes : la capitale submergée par l’urgence

08. April 2026 um 18:12

Selon L’Orient-Le Jour, le cessez-le-feu « in extremis » entre Washington et Téhéran, revendiqué comme une victoire par les deux parties, exclut explicitement le Liban selon Netanyahu et n’inclut pas le Hezbollah, condition essentielle selon le président iranien Pezeshkian.

Les frappes israéliennes massives au Liban ont fait 112 morts et 837 blessés ce mercredi, selon le ministère libanais de la Santé ; l’ONU condamne fermement ces attaques et les pertes civiles, appelant à profiter du cessez-le-feu pour éviter d’autres morts. Mahmoud Abbas dénonce les agressions et exprime la solidarité palestinienne avec le Liban, tandis qu’un commandant iranien qualifie toute attaque contre le Hezbollah d’agression contre l’Iran, promettant une « riposte sévère ». La compagnie Rifai dément tout lien avec un hangar visé à Beyrouth.

A l’heure actuelle,la situation est grave au Liban. A savoir, de violentes frappes ont touché Beyrouth et d’autres zones du pays, causant de nombreuses victimes et de lourds dégâts.

Selon les premiers bilans, les hôpitaux de la capitale seraient fortement saturés, tandis que plusieurs incendies et explosions ont été signalés après des attaques visant notamment des zones bâties et des installations à proximité.

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15 000 postes pour les travailleurs tunisiens en Autriche

08. April 2026 um 17:58

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé ce mercredi 8 avril 2026 que l’Autriche prévoit de recruter 15 000 travailleurs tunisiens dans le secteur du tourisme.

Il a également indiqué qu’un nouvel accord sera signé le 13 avril avec l’agence italienne de l’emploi, en vue de lancer de nouveaux recrutements dans plusieurs secteurs.

Cette convention ne concerne pas seulement les diplômés de la formation professionnelle, mais aussi d’autres domaines, notamment le bâtiment, la maintenance industrielle, l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication.

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UTICA : lever les freins aux exportations tunisiennes

08. April 2026 um 16:51

Samir Majoul, président de l’UTICA, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 à Tunis l’ambassadeur du Portugal, Jorge Roza de Oliveira, en présence de membres du Bureau exécutif national.

Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre la Tunisie et le Portugal et d’explorer de nouvelles pistes pour les renforcer au service des intérêts communs.

Les échanges ont porté sur le développement de la coopération économique, à travers un appui accru aux investissements bilatéraux. Les deux parties ont passé en revue les flux d’investissements entre les deux pays et les moyens de les dynamiser davantage.

Elles ont également exprimé leur volonté de nouer des partenariats plus actifs entre les acteurs économiques tunisiens et portugais, avec un intérêt particulier pour des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, l’agroalimentaire, le maritime, la pharmacie, ainsi que le textile, le cuir et la chaussure.

La rencontre a aussi souligné l’importance de renforcer les échanges d’hommes d’affaires et de rétablir la liaison aérienne directe entre Tunis et Lisbonne afin de faciliter les relations économiques.

Enfin, l’UTICA a plaidé pour un assouplissement des barrières douanières et non douanières pesant sur les exportations tunisiennes vers l’Union européenne, notamment dans le textile et l’huile d’olive, un produit stratégique qu’elle souhaite voir accéder librement aux marchés mondiaux.

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Israël lance son attaque la plus féroce contre le Liban

08. April 2026 um 16:31

L’armée israélienne a lancé, mercredi 8 avril 2026, son attaque la plus violente depuis le début de la guerre, ciblant diverses régions du Liban, notamment la capitale Beyrouth, la vallée de la Bekaa et le sud du Liban.

L’armée israélienne a affirmé avoir ciblé une centaine de cibles en moins de dix minutes, dont le « quartier général et l’infrastructure militaire » du Hezbollah dans plusieurs régions du Liban, précisant que les raids visaient les unités d’élite, les systèmes de missiles et les drones du Hezbollah, sur la base de renseignements précis et d’un plan préparé depuis des semaines.

Le chef de la Croix-Rouge libanaise, Antoine Zoghbi, a annoncé dans une interview accordée à la chaîne de télévision Al-Arabiya que le bilan préliminaire  atteignait près 300 morts et blessés.

D’autres raids ont également ciblé des zones dispersées de l’ouest et du centre de la vallée de la Bekaa, ainsi que la région de Tyr, au sud du Liban.

Le ministre libanais de la Santé, Rokn Nasser Eddine, a confirmé que les hôpitaux du Liban sont saturés de victimes des raids en cours dans le pays.

Cette situation survient dans un contexte d’incertitude politique, alors que le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que l’accord de cessez-le-feu en Iran n’inclut pas le Liban, tandis que le Pakistan, qui a joué un rôle de médiateur, insiste sur le fait que l’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat « partout, y compris au Liban ».

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Banque mondiale alerte : MENA chute de 4% à 1,8% en 2026

08. April 2026 um 16:12

Le dernier Bulletin économique de la Région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP) du Groupe de la Banque mondiale met l’accent sur les chocs immédiats du conflit actuel fermeture du détroit d’Ormuz et destructions d’infrastructures qui aggravent la volatilité des marchés, freinent la croissance et accentuent les vulnérabilités structurelles d’une région déjà fragilisée par une faible productivité et un secteur privé atone.

La croissance régionale (hors Iran) devrait ainsi plonger de 4,0% en 2025 à 1,8% en 2026, soit 2,4 points en dessous des projections de janvier, avec des chutes marquées dans les pays du Golfe (de 4,4% à 1,3%) et en Irak. Les risques d’aggravation persistent : hausses des prix énergétiques et alimentaires, chute des échanges, du tourisme, pressions budgétaires et déplacements de population.

Face à ces défis, le rapport insiste sur l’urgence de renforcer la gouvernance macroéconomique, d’investir dans des infrastructures résilientes et de stimuler l’emploi.

Il explore le potentiel des politiques industrielles  via des fonds souverains et entreprises publiques,  mais alerte sur leurs résultats mitigés ces dernières années. Tout en appelant à des institutions solides et un ciblage précis pour en faire des moteurs durables de croissance.

Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région, résume comme suit: « La paix est une condition préalable au développement. Avec des mesures adaptées, les pays peuvent bâtir des économies résilientes, innovantes et créatrices d’opportunités ». Alors  que Roberta Gatti, économiste en chef, rappelle l’importance de ne pas relâcher les efforts vers une prospérité durable.

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Tunisie : la Pr Hamida Magdiche Turki honorée d’un prix international de dermatologie

08. April 2026 um 14:56

La professeure Hamida Magdiche Turki, chef du service de dermatologie à l’hôpital Hédi-Chaker de Sfax, a reçu le prestigieux prix « Leadership 2025 » décerné par l’Organisation mondiale de dermatologie. Cette distinction lui a été remise à Tunis lors du 28ème Congrès maghrébin et du 1er Congrès d’Afrique du Nord de dermatologie, qui se sont tenus du 2 au 4 avril 2026.

Cette récompense internationale couronne le parcours scientifique et académique de la récipiendaire. Ancienne présidente de la Société tunisienne de dermatologie et de vénéréologie (STDV), la Pr Magdiche Turki est distinguée pour ses contributions à la recherche médicale et son excellence dans la pratique clinique.

L’Université de Sfax a officialisé l’information par un communiqué, soulignant que ce prix témoigne de la compétence de l’élite médicale tunisienne sur la scène mondiale. Pour l’institution universitaire, cette distinction constitue une nouvelle preuve du dynamisme de sa faculté de médecine et de son rayonnement dans les disciplines de spécialité.

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Tunisie : leader africain en IA et densité de codeurs

08. April 2026 um 14:39

Le rapport du Boston Consulting Group (BCG), publié récemment, met en avant l’ascension fulgurante de l’Afrique dans le vivier mondial de développeurs de logiciels.

Entre 2019 et 2024, le continent a enregistré la croissance la plus rapide au monde avec +21% par an, surpassant l’Asie (+16,6%), l’Europe (+11,3%), l’Amérique du Nord (+9,2%), l’Amérique latine (+19,8%) et l’Océanie (+2,2%).  Malgré cela, l’Afrique compte seulement 4,7 millions de développeurs, loin derrière l’Asie (73,9 millions) ou l’Europe (27,5 millions). Basé sur les données GitHub, le rapport définit les « développeurs » au sens large (incluant étudiants, autodidactes et chercheurs actifs en programmation).

Les disparités intra-africaines s’expliquent par les politiques numériques, l’éducation, les hubs tech et l’accès à Internet. L’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria dominent en volume absolu (>500 000 chacun), tandis que l’Éthiopie et l’Angola affichent les croissances les plus rapides. La densité (développeurs pour 1 000 habitants) révèle des leaders comme le Maroc et l’Égypte, corrélée à un fort volume de publications scientifiques. En IA, ML et data science (13,9% des devs africains en moyenne), l’Afrique du Nord et le Kenya concentrent les talents (15-20% dans ces domaines), grâce aux investissements en STEM et infrastructures universitaires.

Mise en lumière de la Tunisie : un leader régional émergent

En IA, apprentissage automatique et science des données, 15-20% des développeurs tunisiens sont spécialisés, au même niveau que l’Algérie, le Maroc, l’Égypte et le Kenya. Cela vient des politiques en sciences et tech, du bon niveau en langues et d’universités solides, qui dopent l’innovation et l’économie. Contrairement au Nigeria (moins dense malgré ses 237,5 millions d’habitants), la Tunisie montre qu’une stratégie bien ciblée compense un petit nombre absolu par une forte « densité de codeurs ».

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