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Heute — 17. Februar 2026Haupt-Feeds

Nucléaire iranien : Trump prêt à un rôle indirect dans les pourparlers

17. Februar 2026 um 11:59

Donald Trump indique qu’il serait impliqué de manière indirecte dans les pourparlers prévus mardi 17 février à Genève entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien, sous la médiation du sultanat d’Oman.

Trump a affirmé croire que Téhéran souhaite parvenir à un accord, tout en jugeant l’Iran « mauvais négociateur » et en appelant ses dirigeants à faire preuve de « raison ». Il a également mis en garde contre de possibles « conséquences » en cas d’échec des discussions, sans en préciser la nature.

Un deuxième cycle de négociations indirectes entre Washington et Téhéran doit se tenir mardi 17 février 2026 en Suisse, après l’arrivée à Genève du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Ce dernier a multiplié les rencontres, notamment avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, pour évoquer des aspects techniques du programme nucléaire iranien…

Abbas Araghtchi a déclaré être venu à Genève « pour parvenir à un accord juste et équitable », tout en avertissant que « céder aux menaces n’est pas envisageable »…

Ces discussions font suite à des négociations indirectes accueillies le 6 février à Mascate (capitale du sultanat d’Oman), dans un contexte de renforcement de la présence militaire américaine dans la région. Washington souhaite élargir l’agenda aux questions non nucléaires, notamment le programme balistique iranien, une option rejetée par Téhéran, qui conditionne toute limitation nucléaire à un allègement des sanctions.

Manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz

À la veille des pourparlers, et alors que le porte-avions américain USS Gerald R. Ford devait rejoindre les forces navales américaines dans la région, l’Iran a lancé lundi des manœuvres navales dans le détroit d’Ormuz.

Selon la télévision iranienne, ces exercices, baptisés « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz », sont menés par les forces navales des Gardiens de la révolution afin de démontrer leur capacité à répondre rapidement à toute menace maritime…

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Énergie verte et financement : la Tunisie ouvre un nouveau front pour ses PME

17. Februar 2026 um 10:46

870 mille entreprises. C’est le nombre de petites et moyennes structures tunisiennes que le coût prohibitif du crédit à long terme et la lourdeur des exigences en matière de garanties maintiennent à l’écart des investissements énergétiques. Pour lever cet obstacle, l’État tunisien mise désormais sur un dispositif inédit : le projet CHEMS.

Conçu autour du photovoltaïque comme levier d’autoproduction électrique, ce programme entend transformer l’accès des PME à l’énergie solaire en rendant viables — financièrement et techniquement — des investissements jusqu’ici hors de portée. Au cœur du mécanisme : une plateforme numérique permettant de modéliser et d’évaluer les scénarios d’investissement avant tout engagement.

C’est l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) qui pilote l’opération. Son directeur général, Nafâa Baccari, a présenté le dispositif lors d’un atelier réunissant lundi l’ensemble des acteurs concernés. Il a rappelé que CHEMS s’inscrit pleinement dans la feuille de route nationale de transition énergétique et bénéficie du soutien financier de la Banque africaine de développement.

La rencontre a offert un espace de dialogue structuré entre des partenaires aux profils complémentaires : représentants de la BAD, équipes du ministère de l’Économie et de la Planification, cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, opérateurs bancaires et responsables des chambres professionnelles. Ensemble, ils ont examiné l’architecture du projet, confronté leurs analyses et dégagé des pistes concrètes pour en garantir l’efficacité opérationnelle.

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L’application My Ooredoo élue “Produit de l’Année Tunisie 2026”

17. Februar 2026 um 10:19

L’application digitale ‘My Ooredoo’ a été élue « Produit de l’Année Tunisie 2026 » dans la catégorie Application Mobile, annonce l’entreprise dans un communiqué.

Cette distinction fait suite à une enquête nationale réalisée auprès des consommateurs tunisiens par l’Institut El Amouri. Elle vient consacrer la confiance des clients ainsi que la capacité d’innovation de Ooredoo dans le domaine des services digitaux.

Véritable compagnon numérique au quotidien, l’application My Ooredoo offre aux clients une autonomie totale dans la gestion de leurs services : consultation du solde en temps réel, recharges, paiement de factures, souscription aux offres et options, accès aux promotions exclusives et assistance en ligne. Conçue pour être intuitive, fluide et performante, l’application s’inscrit au cœur de la stratégie de transformation digitale de Ooredoo Tunisie.

 

À cette occasion, Sunil Mishra, Chief Marketing Officer de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Être élu ‘Produit de l’Année Tunisie 2026’ pour l’application My Ooredoo représente une reconnaissance forte de la part de nos clients. Cette distinction confirme notre engagement constant en faveur de l’innovation, de la simplicité et de l’excellence digitale. My Ooredoo n’est pas seulement une application, c’est une porte d’accès vers une expérience plus intelligente, plus rapide et plus connectée. Alors que nous accélérons notre dynamique digitale et notre déploiement 5G, nous continuerons à proposer des solutions qui améliorent concrètement le quotidien de nos clients ».

Créé en 1987 et présent dans plus de 40 pays, le label « Produit de l’Année » est la plus grande distinction internationale décernée par les consommateurs pour l’innovation produit. Il constitue un repère de confiance permettant aux consommateurs d’identifier les produits les plus performants et innovants du marché.

À travers cette nouvelle consécration, Ooredoo Tunisie réaffirme son ambition de rester un acteur pionnier du digital et de placer l’innovation au cœur de son expérience client.

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Métaux précieux : l’or perd 2 %, l’argent chute de 5 %

17. Februar 2026 um 10:15

L’or a chuté d’environ 2 % et l’argent de 5 %, mardi 17 février 2026. Les échanges restant faibles sur les principaux marchés asiatiques en raison des congés du Nouvel An lunaire.

L’or a chuté de 1,9 % sur le marché au comptant à 4 895,44 dollars l’once ce matin. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont chuté de 2,6 % à 4 917,70 dollars l’once.

L’indice du dollar a progressé de 0,2 % par rapport à un panier de devises, ce qui a renchéri l’or pour les détenteurs d’autres devises, selon Reuters.

Les marchés américains étaient fermés lundi pour le Presidents’ Day. Tandis que les marchés de Chine continentale, de Hong Kong, de Singapour, de Taïwan et de Corée du Sud étaient fermés pour les vacances du Nouvel An lunaire.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a chuté de 5 % sur le marché au comptant, à 72,66 dollars l’once; le platine a chuté de 2,6 % sur le marché au comptant pour s’établir à 1 997,57 dollars l’once. Alors que le palladium a reculé de 1,5 % à 1 698,10 dollars.

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Attijari Intermédiation : Karim Zhidi désigné administrateur

17. Februar 2026 um 10:05

Karim Zhidi est nommé administrateur d’Attijari Intermédiation.

Le CMF a approuvé cette nomination dans un communiqué rendu public sur son site officiel.

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État civil, passeport, permis : vers la fin du papier en Algérie ?

17. Februar 2026 um 09:47

L’Algérie est sur le point de rejoindre le cercle restreint des pays où les démarches administratives nécessitent de moins en moins de papiers.

Selon algerie360.com, Saïd Sayoud, le ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a affirmé que l’Algérie s’engage en faveur d’une transformation numérique « stratégique et irréversible », en commençant par la généralisation des services électroniques à l’ensemble des communes et des wilayas du pays. Objectif : bâtir une administration « zéro papier », plus rapide, transparente et centrée sur le citoyen.

Le ministre de l’Intérieur s’exprimait à l’ouverture d’un colloque national sur l’innovation et la transformation numérique organisé par le Médiateur de la République. Il a précisé que cette réforme dépasse la simple dématérialisation pour engager une mutation structurelle et culturelle du service public.

Au cœur du dispositif on cite l’adoption définitive du Numéro d’Identification National (NIN) comme identifiant unique, destiné à interconnecter et sécuriser les bases de données publiques. Pour ce faire, la numérisation concernera en priorité les quatre documents du quotidien, à savoir l’état civil, les cartes d’identité, les permis de conduire et les passeports biométriques. En clair, le ministère vise à réduire les délais, à désengorger les guichets et à limiter les déplacements des citoyens.

Mais pour Saïd Sayoud, la transformation numérique va plus loin et constitue un levier pour lutter contre la bureaucratie et les pratiques illégales, toujours selon algerie360.com.

Ceci étant, la réussite de cette réforme dépendra de quatre piliers : la formation des agents; l’adaptation du cadre juridique; la protection des données personnelles; et l’ancrage d’une culture d’innovation au sein de l’administration.

Voilà qui devrait inspirer d’autres pays maghrébins.

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La Tunisie parmi les meilleures vitesses mobiles africaines, mais un haut débit fixe en retrait

17. Februar 2026 um 08:36

Avec un débit impressionnant de 123,87 Mbps, le Maroc domine largement le continent africain en matière de vitesse d’internet mobile. C’est ce que révèle le dernier classement de l’indice Speedtest Global, rapportent nos confrères Sene Web. Le royaume chérifien devance ainsi l’Afrique du Sud, la Tunisie, l’Algérie et le Kenya.

Cette effervescence de l’internet africain s’est accéléré ces dernières années, avec les réseaux mobiles, la fibre optique et les pôles technologiques qui ont transformé la façon dont les gens communiquent, travaillent et se divertissent sur tout le continent.

 

Voici le classement des cinq plus rapides connexions mobiles africaines.

1- Maroc – 123,87 Mbps

Le Maroc occupe la première place africaine grâce à d’importants investissements dans les infrastructures télécoms et au déploiement massif de la 4G.
Son réseau fixe affiche également de solides performances :

  • 56,27 Mbps en téléchargement
  • 53,35 Mbps en envoi
  • 9 ms de latence.

Le pays se classe 105e mondial en haut débit fixe et s’impose comme un hub numérique régional, porté par l’essor des startups et des services en ligne.

2- Afrique du Sud – 65,70 Mbps

Classée 64e mondiale pour l’internet mobile, l’Afrique du Sud confirme sa place parmi les leaders technologiques du continent.

  • 48,34 Mbps en téléchargement fixe
  • 39,15 Mbps en envoi
  • 7 ms de latence.

Une connectivité particulièrement adaptée au télétravail et aux entreprises.

3- Tunisie – 57,30 Mbps

La Tunisie figure parmi les meilleures vitesses mobiles africaines. En revanche, son haut débit fixe reste en retrait :

  • 18,88 Mbps en téléchargement
  • 7,32 Mbps en envoi
  • 20 ms de latence.

Notre pays arrive au 145e rang mondial pour le fixe.

4- Algérie – 50,65 Mbps

L’Algérie affiche des performances solides aussi bien en mobile qu’en fixe :

  • 53,62 Mbps en téléchargement
  • 20,44 Mbps en envoi
  • 7 ms de latence.

Le pays occupe la 109e place mondiale en haut débit fixe.

5- Kenya – 45,37 Mbps

Le Kenya complète le top 5 avec :

  • 15,70 Mbps en téléchargement fixe
  • 16,24 Mbps en envoi
  • 10 ms de latence.

149e mondial pour le fixe, le pays reste néanmoins un acteur majeur du numérique africain, porté par un écosystème mobile dynamique et l’essor du paiement mobile.

Une transformation numérique en accélération

Porté par la fibre optique, l’expansion des réseaux mobiles et la multiplication des pôles technologiques, l’internet africain connaît une forte progression. De plus en plus indispensable pour le divertissement, l’éducation et les affaires, l’accès à une connexion fiable devient une nécessité quotidienne.

Toutefois, le développement reste inégal. Si certains pays accélèrent et rivalisent désormais avec les standards internationaux, d’autres continuent de faire face à des défis d’infrastructures et d’investissements.

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Gestern — 16. Februar 2026Haupt-Feeds

Amazon lance un plan d’investissement XXL dans l’IA

16. Februar 2026 um 18:39

Dans ce qui est considéré comme la plus importante initiative de son histoire, Amazon a lancé un plan d’investissement sans précédent de 200 milliards de dollars. Il vise à reprendre la tête de course à l’intelligence artificielle, suite à des inquiétudes internes selon lesquelles l’entreprise avait pris du retard sur la première vague menée par des sociétés telles que Microsoft et Google.

Ces derniers mois, AWS, le groupe de cloud computing d’Amazon, a subi une importante restructuration stratégique, sur fond d’inquiétudes croissantes quant au fait que la branche la plus lucrative d’Amazon perde du terrain dans la course aux contrats d’IA avec les grandes entreprises, selon plus de 12 anciens employés et cadres du groupe. C’est ce que rapporte le Financial Times, le 15 février 2026.

Des dépenses qui dépassent celles de Microsoft et de Google

Pour sa part, le PDG de l’entreprise, Andy Jesse, a récemment annoncé que les dépenses d’investissement d’Amazon atteindront 200 milliards de dollars cette année. Un chiffre supérieur à celui prévu par Microsoft et Google, avec un accent particulier sur l’investissement dans l’infrastructure informatique.

Lire aussi : L’ogre financier de la tech met banques et investisseurs sous pression

En décembre, Jesse avait également mis en œuvre une restructuration majeure, fusionnant les équipes de développement de puces, de prototypage et de recherche avancée sous une direction unique. Et ce, afin de garantir une vision unifiée de la stratégie d’IA de l’entreprise. Parallèlement, il a poursuivi sa politique de réduction des coûts, notamment en supprimant environ 30 000 postes sur un total de 350 000 emplois de bureau.

« Nous avons une grande expérience dans l’analyse des signaux de la demande au sein d’AWS et dans leur conversion en un retour sur investissement important. Et nous sommes convaincus que la situation ne sera pas différente cette fois-ci », a-t-il assuré.

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Core Banking Systems, IA et souveraineté numérique : le vrai point de bascule des banques publiques tunisiennes

16. Februar 2026 um 17:19

Alors que la Tunisie se prépare à lancer l’exécution de son Plan de développement 2026‑2030, la transformation digitale des banques publiques change de nature. L’enjeu ne se limite plus à la digitalisation des services ou à l’expérience client, mais concerne désormais le cœur technologique, informationnel et souverain du système bancaire. À l’intersection des Core Banking Systems (CBS), de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité se joue une question décisive : la capacité des banques publiques à soutenir la transformation économique nationale tout en préservant la souveraineté numérique et financière du pays.

 

Le CBS : colonne vertébrale invisible et stratégique

Le Plan 2026‑2030 place la digitalisation, l’inclusion financière et la modernisation du secteur bancaire au rang de priorités nationales. Dans ce contexte, les banques publiques deviennent des infrastructures critiques de la transformation digitale de l’État. Les Core Banking Systems structurent le traitement des dépôts et crédits, la gestion des paiements, la production réglementaire et, surtout, la donnée bancaire.

Même si des programmes de modernisation sont déjà engagés, la robustesse et l’intégration complète de ces systèmes restent un levier décisif pour que l’intelligence artificielle et la cybersécurité produisent leur plein effet. Les efforts existants sont notables, mais la trajectoire de transformation reste conditionnelle à l’alignement stratégique et technologique.

 

Digitalisation visible, dépendances invisibles

Les banques publiques ont fait des progrès tangibles avec des applications mobiles, des services à distance et une interconnexion accrue. Mais cette modernisation rapide révèle un paradoxe : la dépendance accrue aux architectures sous-jacentes, souvent partiellement externalisées ou propriétaires. Cette réalité soulève des questions de souveraineté numérique et financière. Qui contrôle les données bancaires ? Où sont-elles stockées ? Quelle autonomie pour la cybersécurité et l’intelligence artificielle ? Même les observateurs qui défendent l’usage de prestataires internationaux reconnaissent aujourd’hui que le contrôle des données et des systèmes critiques est un impératif stratégique.

 

IA bancaire : opportunité conditionnelle

L’intelligence artificielle promet scoring, détection de fraude et pilotage des risques. Mais sa fiabilité dépend directement du CBS et de la qualité des données. Une intégration trop rapide ou non supervisée pourrait créer des biais algorithmiques, des risques opérationnels ou des non-conformités réglementaires. Les banques publiques adoptent donc une approche progressive et prudente. Ce n’est pas un retard, mais une stratégie consciente pour allier innovation et stabilité, tout en restant compatibles avec les exigences nationales et internationales.

 

Cybersécurité et souveraineté numérique : un enjeu stratégique

La cybersécurité ne peut plus être traitée comme une fonction IT parmi d’autres. Dans un système bancaire digitalisé, interconnecté et piloté par la donnée, elle devient un pilier de souveraineté nationale. La souveraineté se décline sur trois axes : la maîtrise des données bancaires et leur localisation, la souveraineté technologique pour limiter la dépendance aux solutions propriétaires et garantir la résilience face aux crises, et la confiance financière, car une cyberattaque majeure pourrait freiner l’adoption digitale, fragiliser la crédibilité de l’État actionnaire et compromettre les objectifs du Plan 2026‑2030.

 

Régulation bancaire comme levier stratégique

La Banque centrale de Tunisie joue un rôle clé en orientant la modernisation des CBS, la localisation des données et les standards de cybersécurité. Plutôt que de freiner l’innovation, cette régulation structure le secteur et sécurise l’ensemble de l’écosystème, tout en assurant l’alignement avec les priorités nationales.

 

Moderniser les CBS n’est ni un luxe ni un projet isolé. C’est un choix stratégique et politique qui conditionne le financement durable de l’économie réelle, l’inclusion financière et territoriale, la transparence institutionnelle et la souveraineté nationale. Les banques publiques doivent donc aligner leurs systèmes centraux, l’intelligence artificielle et la cybersécurité avec les objectifs nationaux, tout en conservant une supervision humaine solide. C’est la condition pour transformer le cœur bancaire en levier crédible de la transformation économique tunisienne.

 

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Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique, institution financière ou organisation. Elles reflètent exclusivement le point de vue de l’auteur.

 

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Pourquoi la BERD mise sur le Nigeria maintenant ?

16. Februar 2026 um 14:59

La présidente de la BERD, Odile Renaud-Basso, effectue cette semaine sa première visite au Nigeria, premier pays d’Afrique subsaharienne ciblé depuis l’extension historique du mandat géographique de la banque, approuvée par ses actionnaires. Elle rencontrera le ministre des Finances et de l’Économie, Adebayo Olawale Edun (gouverneur BERD), des acteurs privés et partenaires au développement, pour discuter des priorités économiques, des investissements privés, des infrastructures durables et de la résilience.​

Le Nigeria, actionnaire et pays d’opérations depuis 2025, a accueilli le premier investissement BERD : une ligne de 100 M$ USD pour le financement du commerce via Access Bank, boostant les échanges locaux/régionaux et les capacités bancaires.

Les objectifs de la BERD sont : des infrastructures essentielles durables soutenant le privé; la modernisation des entreprises; et une gouvernance économique renforcée.

Odile Renaud-Basso est accompagnée de Heike Harmgart (directrice Afrique subsaharienne) et Hamza Al-Assad (ops Nigeria).

Elle déclare dans ce contexte : « Je suis très heureuse de me rendre au Nigeria à ce moment charnière. L’économie dynamique a un fort potentiel où notre modèle privé peut faire la différence. Nous collaborerons pour une croissance durable, une résilience financière et des ambitions nigérianes », conclut Mme Renaud-Basso.​

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Conférence de Munich sur la sécurité : la fin des illusions 

16. Februar 2026 um 14:32

« Le Vieux monde est mort », a lancé récemment le Premier ministre canadien, Mark Carney, à Davos. Une formule qui résume l’esprit ayant plané sur la Conférence de Munich sur la sécurité, qui s’est tenue du 13 au 15 février à Munich en Allemagne. Aux yeux de nombreux observateurs européens, un soulagement toutefois : Donald Trump n’y était pas. 

Un an plus tôt, le discours du vice-président américain, JD. Vance, avait provoqué une véritable onde de choc en Allemagne et en Europe. Le message était brutal : Washington voit désormais l’Europe comme un continent en déclin, miné par un déficit de liberté d’expression et prompt à marginaliser des forces politiques telles que Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Douze mois plus tard, cet avertissement ne semble avoir pleinement résonné qu’avec la multiplication des signaux inquiétants : l’affaire Maduro au Venezuela, les revendications américaines sur le Groenland. Même si le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a opposé une fin de non-recevoir ferme sur ce dossier, même si de nouveaux droits de douane ont été évités — comme l’a souligné le président français Emmanuel Macron dans une tribune publiée récemment par la Süddeutsche Zeitung — une certitude s’impose : tout peut basculer à tout moment.

Depuis des années, Emmanuel Macron plaide pour une autonomie stratégique européenne et un désengagement progressif de la tutelle américaine. Il défend l’idée d’une dette commune pour soutenir l’Ukraine et appelle à un dialogue direct entre l’Europe et la Russie.

La fin du mensonge vital

L’Allemagne, à contrecœur, se retrouve face à des choix difficiles vis-à-vis d’un allié auquel elle doit en grande partie sa reconstruction d’après-guerre. Friedrich Merz s’oppose à la France sur la question des euro-obligations et demeure réticent à l’idée d’ouvrir un canal de discussion avec Moscou, une hésitation lourde de risques pour Berlin.

Le véritable défi pour l’Europe, et en particulier pour Paris et Berlin, n’est peut-être pas tant Washington que leur capacité à parler d’une seule voix. Sans unité franco-allemande, l’Europe est condamnée à l’impuissance politique.

De son côté, la Grande-Bretagne, encore marquée par les séquelles du Brexit, cherche à renouer avec le continent, avançant prudemment mais clairement vers un (nouveau) rapprochement. Malgré les obstacles, son choix semble arrêté : l’Europe, plutôt que l’isolement…

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Khouloud Toumi : « Une croissance de 2,5 % reste anémique face au chômage de masse »

16. Februar 2026 um 14:25

Avec une croissance de 2,5 % en 2025, l’économie tunisienne affiche une reprise portée par l’agriculture et les services, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique publiées le 15 février 2026. Toutefois, cette progression reste insuffisante pour répondre aux défis majeurs que sont le chômage élevé, particulièrement chez les jeunes, et les déséquilibres structurels qui fragilisent la trajectoire de développement du pays.

Dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, Khouloud Toumi, analyste en politique économique, estime que cette croissance, bien que positive après plusieurs années de stagnation, demeure « anémique » et « très dépendante de quelques secteurs clés ». Selon l’experte, cette progression ne génère pas suffisamment d’emplois pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et ne stimule pas durablement le pouvoir d’achat des ménages. « Pour une reprise pleinement inclusive, la diversification et le renforcement du secteur industriel sont essentiels », souligne-t-elle.

Le marché de l’emploi illustre cette problématique structurelle. Le taux de chômage national s’est stabilisé à 15,2 % au quatrième trimestre 2025, en légère baisse par rapport au trimestre précédent. Mais derrière ce chiffre se cachent des disparités alarmantes. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 38,4 %, un des taux les plus élevés de la région. Tandis que celui des diplômés de l’enseignement supérieur dépasse 22,22 %. Cette inadéquation entre croissance économique et création d’emplois entraîne des conséquences graves : perte de capital humain, émigration des talents, ralentissement de la consommation et tensions sociales accrues.

Sur le plan de l’inflation, les données récentes montrent une modération bienvenue. L’inflation annuelle est retombée à environ 4,8 % début 2026, offrant un répit aux ménages après la hausse récente des coûts alimentaires. Toutefois, Khouloud Toumi met en garde : « Le pouvoir d’achat reste fragile, surtout pour les ménages à revenu modeste et dans les zones rurales. »

En outre, le déficit commercial demeure préoccupant. Bien qu’il ait été réduit à 1287,6 en janvier 2026, il reste structurellement élevé. Les importations énergétiques et de biens intermédiaires continuent de peser sur la balance extérieure. L’analyste insiste sur la nécessité d’une « diversification accrue des exportations et d’une montée en gamme des produits manufacturés pour renforcer la résilience de l’économie ».

Par ailleurs, le secteur agricole, moteur principal de la croissance en 2025, soulève des interrogations quant à la durabilité du modèle économique tunisien. Les données de l’Institut national de la statistique indiquent que ce secteur a enregistré une croissance exceptionnelle d’environ 12 %, portée par une récolte de céréales favorable après plusieurs années de faibles productions, ainsi que par une augmentation de la production d’olives et de fruits. Le secteur représente environ 10 % du PIB et 20 % de l’emploi total, principalement dans les zones rurales.

Néanmoins, Khouloud Toumi met en lumière les limites de cette dépendance. L’analyste souligne que malgré une production forte, la faible transformation industrielle des produits agricoles limite les revenus agricoles et la contribution réelle à la balance commerciale. De plus, ce secteur reste particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Ce qui représente un risque majeur pour la stabilité économique.

Face à ces constats, l’experte plaide pour une réorientation stratégique. Plutôt que de compter sur l’agriculture ou le tourisme, secteurs exposés aux changements climatiques et aux fluctuations sociopolitiques, elle préconise de miser sur le secteur industriel et le transport aérien pour assurer une croissance pérenne.

Pour transformer cette reprise en développement durable, Khouloud Toumi appelle à des réformes structurelles : l’intégration des jeunes diplômés dans le marché de l’emploi; la diversification et l’industrialisation des exportations agricoles; et le renforcement de la résilience climatique par la modernisation agricole. L’analyste rappelle qu’avant la crise, la croissance économique tunisienne atteignait environ 4,3 %, soulignant que le niveau actuel demeure nettement insuffisant pour répondre aux besoins du pays.

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Aram Belhadj : « La Tunisie lanterne rouge régionale avec 2,5 % de croissance »

16. Februar 2026 um 14:09

La Tunisie a enregistré un taux de croissance de 2,5 % en 2025, relève l’Institut national de la statistique (INS). Il est conforme aux prévisions du FMI. Mais ce résultat demeure très en deçà des exigences du pays et des performances de ses voisins régionaux, déclare à leconomistemaghrebin.com l’économiste Aram Belhadj. Les perspectives pour 2026 s’annoncent encore plus moroses, avec un taux anticipé de seulement 2,1 %, selon les prévisions du FMI. 

La Tunisie a réalisé en 2025 un taux de croissance de 2,5 %, confirmant les estimations du Fonds monétaire international (FMI) publiées en octobre dernier. Si ce chiffre marque une progression par rapport aux 1,4 % enregistrés en 2024, il reste insuffisant pour répondre aux défis économiques du pays, estime Aram Belhadj, économiste et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage.

Selon l’expert, un tel taux ne permet pas d’envisager une réduction significative du chômage, ni de la pauvreté. La comparaison avec les pays voisins révèle un écart préoccupant. Le Maroc affiche une croissance de 4,4 % en 2025 et devrait atteindre 4,2 % en 2026. Soit le double des performances tunisiennes. La Mauritanie enregistre 4 % en 2025, avec une prévision de 4,3 % l’année suivante. Tandis que la Jordanie atteint 2,7 % et vise 2,9 % en 2026. Ce benchmarking régional place donc le pays en bas de l’échelle.

Pour Aram Belhadj, ces résultats traduisent des « choix économiques erronés, l’absence de réformes structurelles et un climat d’investissement qui demeure défavorable, malgré certaines améliorations ». L’économiste insiste sur le caractère non soutenable de la trajectoire actuelle; alors que le pays a besoin de paliers beaucoup plus élevés.

L’expert identifie plusieurs axes prioritaires pour inverser la tendance. Il préconise d’abord d’assurer la stabilité gouvernementale et l’amélioration de la gouvernance. Tout en estimant que les remaniements ministériels trop fréquents constituent un frein majeur. La simplification administrative et la lutte contre la bureaucratie et la corruption représentent le deuxième chantier crucial. Le troisième axe concerne l’activation du secteur privé, notamment à travers la mise en œuvre effective des pactes sectoriels existants et la négociation de nouveaux accords avec des secteurs stratégiques.

Aram Belhadj souligne également l’urgence de réformes systémiques au niveau fiscal, du système de compensation et des entreprises publiques qui nécessitent une restructuration en profondeur. Enfin, l’économiste insiste sur la nécessité d’assurer la cohérence entre la politique budgétaire et la politique monétaire.

Sans action déterminée sur ces différents leviers, la Tunisie ne parviendra pas à réaliser le sursaut quantitatif et qualitatif dont elle a besoin, avertit-il. Les perspectives pour 2026 confirment cette inquiétude, avec un taux anticipé par le FMI de 2,1 %, inférieur au résultat de 2025.

Malgré ce tableau sombre, Aram Belhadj considère que l’espoir reste permis. Et ce, à condition que les autorités s’engagent résolument dans la mise en œuvre de ces transformations structurelles.

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Croissance timide pour le Japon au quatrième trimestre 2025

16. Februar 2026 um 12:44

Les données gouvernementales publiées lundi 16 février 2026 ont montré que l’économie japonaise a progressé à un taux annuel de 0,2 % au cours du trimestre allant d’octobre à décembre, renouant ainsi avec la croissance. Et ce, après que les investissements des entreprises ont inversé leur tendance baissière précédente.

Cette analyse suggère que l’impact des droits de douane américains s’estompe lentement. Ce qui donne à la Banque du Japon des raisons d’afficher un optimisme prudent alors qu’elle continue de relever ses taux d’intérêt pour normaliser sa politique monétaire.

Suite à sa victoire écrasante aux dernières élections, le gouvernement de Sanae Takaichi se prépare également à accroître les investissements par le biais de dépenses publiques ciblées dans des secteurs considérés comme vitaux pour la sécurité économique.

Toutefois, la hausse du PIB est inférieure à l’estimation moyenne du marché, qui était de 1,6 % selon un sondage Reuters, et fait suite à une contraction de 2,6 % au trimestre précédent. Ce chiffre représente une augmentation trimestrielle de 0,1 %. Ce qui est inférieur à l’estimation moyenne de 0,4 %.

La consommation privée, qui représente plus de la moitié de la production économique, a progressé de 0,1 % au cours du trimestre octobre-décembre.

Les exportations ont enregistré un léger recul après l’imposition par les États-Unis d’un droit de douane de base de 15 % sur la quasi-totalité des importations japonaises; contre 27,5 % sur les automobiles et 25 % sur la plupart des autres marchandises initialement.

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IACE : le chômage des diplômés malgré le boom des offres!

16. Februar 2026 um 12:41

En Tunisie, 1,34 million de diplômés de l’enseignement supérieur circulaient sur le marché du travail en 2025. C’est ce qu’a révélé la récente étude de l’IACE lors d’un événement organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis. 

Au-delà des chiffres flatteurs, 72% accèdent à un premier emploi en moins de trois mois et 68 % cumulent une expérience professionnelle. Un paradoxe majeur se dessine entre un taux de chômage des diplômés à 23,5 % au premier trimestre 2025 et plus de 16 000 postes vacants, dus à un manque de compétences adaptées. L’insertion professionnelle existe bel et bien. Pourtant l’adéquation entre la formation et l’emploi reste le talon d’Achille.

Une chose est sûre : un diplôme confère un statut social indéniable. Mais son efficacité sur le marché varie dramatiquement selon les filières. D’un côté, l’ingénierie, la santé et l’architecture offrent une insertion rapide et une haute employabilité. De l’autre côté, le droit, les mathématiques, les sciences physiques ou les disciplines littéraires peinent, avec des trajectoires lentes et difficiles. 

Résultat des courses : les filières techniques et professionnalisantes protègent mieux contre le chômage que les parcours généralistes ou théoriques.

Malgré 73 % des diplômés se déclarant satisfaits de leur formation, un décalage persiste entre la valeur académique perçue du diplôme et sa « convertibilité » en compétences opérationnelles. Le savoir théorique abonde, mais il peine à se traduire en atouts pratiques sur le terrain.

Pour combler l’écart, il faut prioriser la pratique (stages, projets réels), les soft skills (savoir-être, communication, management), les langues étrangères et les compétences numériques avancées. L’université doit sortir de sa tour d’ivoire théorique pour miser sur des compétences transversales et professionnelles.

Cela dit, l’horizon 2030 est pour demain et 80 % des entreprises tunisiennes voient le déficit de compétences comme leur principal frein au développement. Tandis que 20-22 % anticipent une transformation profonde des emplois. 

Les métiers en déclin comprennent la  comptabilité traditionnelle, les ouvriers d’assemblage, la saisie de données et cèdent la place à ceux en croissance, notamment l’IA, le machine learning, le big data et la robotique. 

Pour inverser la tendance, l’employabilité doit devenir un indicateur central de la qualité universitaire. L’accréditation peut y pourvoir via un suivi des taux d’insertion, des partenariats université-entreprise, des cursus enrichis en stages et soft skills, et une meilleure orientation vers l’emploi, en passant d’une option à un standard systémique.

In fine, l’intégration des diplômés au monde du travail est réelle, mais les inégalités et l’inadéquation freinent la compétitivité nationale. À l’horizon 2030, s’adapter aux compétences du futur (IA, data, soft skills) devient impératif.

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Brahim Nabli : “Gardons la main sur la machine”

16. Februar 2026 um 11:26

Aujourd’hui, le monde évolue à grande vitesse. Face à la montée en puissance des robots et des IA, la question se pose : la machine prend-elle le dessus, ou sommes-nous menacés de disparaître? Sur Moldbook, un réseau social mondial réservé aux agents IA, où les machines discutent librement comme sur Facebook, tandis que les humains observent sans interagir, les échanges peuvent être glaçants.

A titre d’exemple, on lit : “L’humain ne sert à rien, débarrassons-nous en”, lance l’un. “Non, il reste notre raison d’être, collaborons”, répond un autre. Rencontré en marge du troisième atelier sur la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis, Brahim Nabli alerte sur l’impact de l’IA sur nos vies.

Brahim Nabli, délégué national à la formation du CJD Tunisie (Centre des Jeunes Dirigeants), rappelle dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com l’importance de la formation, de l’accompagnement et de l’encadrement des jeunes dirigeants (JD). Ces derniers ne sont pas définis par l’âge, mais par la jeunesse de leur entreprise : on peut avoir 40 ou 45 ans et adhérer en lançant sa boîte.

La doctrine du CJD ? Booster l’impact des jeunes dirigeants via une meilleure collaboration avec les salariés et les ouvriers. Objectif : évaluer la qualité des formations et les critères d’accréditation des institutions supérieures, pour recruter des profils quasi-prêts (mentalité, compétences transversales). “Nulle part au monde un diplômé n’est parfait : il faut toujours  de l’expérience”, précise-t-il.

Les lacunes de l’enseignement supérieur et de la recherche

“Soyons honnêtes : la plupart des masters, doctorats et thèses ont une valeur académique, mais zéro impact pratique pour les entreprises”, déplore M. Nabli. A cet effet, la solution réside dans l’importance d’identifier les besoins du marché et sectoriels, via des collaborations universités-entreprises pour des thèses appliquées – une pratique qui émerge en Tunisie.

Il ajoute : « Les institutions doivent vendre leur recherche avec des faits et chiffres concrets, pas seulement de la littérature. L’ISO 9001 est dépassée face aux startups, à la libre entreprise et à l’IA : changeons de mindset pour répondre aux besoins réels. »

Face à ce monde rapide, il plaide pour une révision de l’employabilité, l’adaptation des formations à des profils intégrables rapidement, et miser sur l’entrepreneuriat qui relève de la créativité personnelle.

Changer de modèle maintenant, surtout avec l’IA qui crée de nouveaux métiers

Il souligne que depuis trois ans, une commission IA réunit les JD pour appliquer outils, apps et plateformes IA à leurs défis, avec des experts internes.

Et la grande question qui se pose reste alors : qu’en est-il du futur ? Les robots remplaceront-ils les humains ? « Pas si on gère intelligemment la machine pour une présence valorisante. Mais il faut garder la main sur la machine », conclut-il.

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La Chine supprime les droits de douane sur les importations des produits africains

16. Februar 2026 um 11:12

La Chine appliquera une politique de droits de douane nuls sur les importations en provenance de 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Les droits de douane nuls entreront en vigueur le 1er mai 2026, ont rapporté samedi 14 février les médias d’État chinois.

Dans le même temps, Pékin continuera de faire pression pour que des négociations soient menées en vue de la signature de partenariats économiques conjoints, ainsi que pour un accès accru des exportations africaines au marché chinois, grâce à des mécanismes améliorés, tels que le dit « canal vert », a rapporté la télévision d’État chinoise.

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Négociations indirectes irano-américaines à Genève

16. Februar 2026 um 10:27

Le ministre iranien des Affaires étrangères est à Genève pour une nouvelle série de négociations sur le nucléaire iranien avec les États-Unis.

Abbas Araghtchi « est parti de Téhéran pour Genève (…) à la tête d’une délégation diplomatique et technique pour mener le deuxième cycle de négociations nucléaires et tenir une série de consultations diplomatiques », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, précisant que ces pourparlers « indirects » se tiendront mardi sous la médiation du Sultanat d’Oman.

Le même communiqué relève que le chef de la diplomatie iranienne rencontrera son homologue américain et le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

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L’Amérique en plein disfonctionnement politique et institutionnel

16. Februar 2026 um 10:24

Cela va faire près de 13 mois que Trump est à la Maison Blanche pour son second mandat, mais les changements que l’on observe depuis dans le comportement de l’empire américain sont véritablement stupéfiants.

Les Etats-Unis sont toujours une puissance militaire et économique de premier ordre, mais son fonctionnement politique et institutionnel est en train de se dégrader si dramatiquement que la première puissance ressemble désormais beaucoup plus à l’une des nombreuses dictatures du tiers monde qu’à une démocratie du « monde libre ».

A la Maison Blanche, Trump s’est entouré de flagorneurs moins intéressés à accomplir consciencieusement le devoir exigé par leur fonction qu’à plaire à leur chef. Le Congrès avec ses deux composantes, en renonçant à son rôle de contre-pouvoir, s’est transformé en une banale Chambre d’enregistrement. La Cour suprême, censée être la garante de l’inviolabilité de la Constitution, se complaît dans son rôle de « légitimation » des décisions de l’Exécutif aussi abusives soient-elles. Les présidents d’universités, les patrons des médias, les PDG des grands compagnies et même les milliardaires (à l’exemple de Bill Gates qui a exprimé son admiration devant « l’incroyable leadership de Donald Trump »), tous ceux-là rivalisent de flagornerie à qui plairait le plus au « grand patron ». Au parti républicain, le « culte de Donald Trump », scandale Epstein ou pas, fait fureur dans les rangs des adhérents…

Sur le plan extérieur, le fonctionnement politique et institutionnel des Etats-Unis est plus grave encore et plus dangereux. Depuis qu’il a entamé son second mandat, le président américain se comporte comme un empereur de la planète pour qui les pays, petits et grands, sont conviés de se plier à ses désirs et à exécuter ses volontés. Il demande au Canada de devenir le 51e Etat. Il harcèle le Danemark pour qu’il lui cède le Groenland. Il kidnappe le président légitime du Venezuela et sa femme. Il menace le Mexique et étouffe Cuba. Il bouleverse le commerce mondial en imposant arbitrairement aux uns et aux autres de nouveaux tarifs douaniers. Il désire arriver à un accord avec l’Iran, tout en exigeant que celui-ci se plie à ses conditions, c’est-à-dire la capitulation. Il se comporte vis-à-vis des institutions internationales comme un éléphant furieux dans un magasin de porcelaine, avec pour cible principale l’Organisation des Nations Unies etc. etc.

Son utilisation indécente du drame humain de Gaza pour instituer son « Conseil de la paix » s’inscrit précisément dans la tentative de son administration de mettre hors service l’ONU, le dernier bastion de ce qui n’est plus, hélas, que l’ombre du droit international.

En s’autoproclamant, dans sa folie des grandeurs, président du « Conseil de la paix » et en invitant les chefs d’Etat et de gouvernement de divers pays à y adhérer (avec le statut de membre permanent pour qui débourse …un milliard de dollars), Trump poursuit deux objectifs : satisfaire son ego démesuré d’être « le président des présidents »; tenter de mettre en veilleuse le Conseil de sécurité de l’ONU et transférer ses compétences à son « Conseil de la paix ». Tout en nourrissant l’illusion de cumuler seul les attributions des cinq membres permanents…

Son secrétaire d’Etat Marco Rubio était samedi 14 février à la Conférence de Munich sur la sécurité et, dans son discours, il s’en est pris avec virulence à l’ONU, prétendant que « contrairement aux Etats-Unis, elle n’a joué aucun rôle dans la résolution des conflits. » Une invitation implicite au monde à se détourner de l’institution internationale et de se fier aux Etats-Unis.

Un langage démagogique qui ne trompe personne. Car qui a rendu l’ONU inopérante, inefficace et paralysée sinon l’Amérique avec son usage systématique du veto, chaque fois le Conseil de sécurité se mobilise pour arrêter le militarisme colonial israélien et aider le peuple palestinien à recouvrer ses droits ?
Si le plus grave et le plus ancien foyer de tension qui maintient depuis des décennies le Moyen-Orient dans un état d’ébullition n’a pas été résolu, ce n’est pas parce que l’ONU est « incapable » de le résoudre, mais parce que les Etats-Unis s’opposent à sa résolution.
N’est-ce pas absurde, pour ne pas dire tragi-comique, que Trump, après avoir pris le relais de son prédécesseur dans le financement et l’armement des génocidaires israéliens, crée un « Conseil de la paix » sur le ruines de Gaza et sur les dizaines de milliers de cadavres des victimes du génocide ?
Une telle absurdité jette une lumière crue sur le degré de disfonctionnement politique et institutionnel ahurissant qui mine la politique étrangère américaine.

Et le peuple américain dans tout cela ? Dans sa grande majorité, il se soucie comme d’une guigne de ce que fait Trump aujourd’hui ou de ce qu’ont fait ses prédécesseurs depuis les Bush père et fils jusqu’à Obama et Biden.
Si aucun compte n’est demandé à Trump, qui est cité 38 000 fois dans le dossier de l’horrible scandale Epstein, pourquoi s’étonner de la totale impunité dont son peuple le gratifie chaque fois qu’il viole la Constitution américaine ou le droit international ?

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