Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 10. April 2026Haupt-Feeds

Lotfi Riahi : « La multiplicité des intermédiaires alourdit injustement les prix »

10. April 2026 um 11:40

Dans un contexte marqué par la hausse persistante des prix et les tensions sur le pouvoir d’achat, Lotfi Riahi alerte sur les dysfonctionnements structurels du circuit de distribution agricole et appelle à une réforme en profondeur. Tout en estimant qu’il s’agit d’un levier décisif pour rétablir l’équilibre du marché et protéger le consommateur.

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, le président de Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTIC) affirme que le système actuel de distribution des produits agricoles souffre de déséquilibres majeurs. Il évoque notamment la multiplication des intermédiaires, le manque de transparence dans la formation des prix et l’existence de marges élevées et injustifiées entre la production et la consommation. Autant de facteurs qui pèsent directement sur les prix finaux.

S’appuyant sur des observations de terrain et des analyses des chaînes d’approvisionnement, notre interlocuteur considère qu’une refonte structurelle s’impose. Cette réforme devrait, estime-t-il, reposer sur l’instauration d’un dispositif national unifié et obligatoire de facturation et de traçabilité numérique, permettant de suivre les produits depuis l’agriculteur jusqu’au consommateur final, tout en garantissant une transparence totale des quantités, des prix et des transactions.

Lotfi Riahi souligne également la nécessité de redéfinir les rôles au sein de la chaîne de valeur agricole. Il plaide pour un renforcement de la position de l’agriculteur en tant qu’acteur central du marché, ainsi que pour une réorientation des structures intermédiaires vers des fonctions logistiques et de service, telles que la collecte, le tri, le stockage et la distribution, dans un cadre structuré et transparent, à l’abri des pratiques spéculatives.

Il insiste par ailleurs sur le rôle clé des marchés de gros, appelés, souligne-t-il, à devenir une référence dans la formation des prix sur la base de l’offre et de la demande, avec une publication quotidienne des données relatives aux volumes et aux prix. Une telle évolution permettrait de renforcer la concurrence loyale et de limiter les distorsions du marché.

Le président de l’OTIC relève encore que la baisse des prix pour le consommateur ne peut résulter de mesures conjoncturelles. Elle passe par une rationalisation du circuit de distribution, notamment à travers la réduction des intermédiaires non essentiels, la maîtrise des coûts logistiques et l’amélioration de l’efficacité des chaînes d’approvisionnement, avec des effets attendus sur la stabilité du marché et le pouvoir d’achat, poursuit-il.

Enfin, le responsable associatif appelle à une mise en œuvre progressive de cette réforme, fondée sur des phases pilotes et une évaluation régulière. Et ce, afin d’assurer une transition maîtrisée sans perturber l’activité économique. Il réaffirme, dans ce cadre, la disponibilité de l’OTIC à accompagner les autorités publiques et les acteurs privés dans la conception et le déploiement des mécanismes opérationnels. Tout en considérant cette réforme comme une étape stratégique vers un système de distribution plus équitable, transparent et durable.

L’article Lotfi Riahi : « La multiplicité des intermédiaires alourdit injustement les prix » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La chute brutale de l’aide au développement inquiète l’OCDE 

10. April 2026 um 11:29

La chute est qualifiée d’« historique ». L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est alarmée, jeudi 8 avril, « d’un recul de 23,1 % de l’aide publique au développement (APD) en 2025 ». Selon des données préliminaires, les pays membres de son Comité d’aide au développement ont consacré 174,3 milliards de dollars à l’aide internationale l’an dernier, marquant ainsi une deuxième année consécutive de baisse dans un contexte budgétaire et géopolitique tendu.

Ce niveau ramène l’aide mondiale à celui de 2015 et représente seulement 0,26 % du revenu national brut des pays donateurs, bien loin de l’objectif de 0,7 % fixé par les Nations unies. « Il est extrêmement préoccupant de constater une chute aussi brutale alors que les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter », a déclaré Carsten Staur, président du Comité d’aide au développement de l’OCDE.

L’OCDE explique une partie de cette contraction de l’aide par le désengagement des principales économies. 26 des 34 membres du comité ont réduit leurs contributions, les cinq plus grands donateurs concentrant à eux seuls près de 96 % du recul global. L’aide a notamment diminué en Allemagne (-17,4 %), en France (-10,9 %), au Royaume-Uni (-10,8 %) et au Japon (-5,6 %). Les États-Unis expliquent toutefois l’essentiel de la chute, avec plus de 75 % du recul total, conséquence notamment du démantèlement de l’agence américaine USAID après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Cette baisse fragilise particulièrement les programmes humanitaires, les initiatives de développement de base et les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique. Les ONG dénoncent un tournant dangereux : selon Oxfam, par exemple, les pays riches « tournent le dos à la vie de millions de personnes ».

L’OCDE redoute que cette tendance se prolonge : sous la pression des finances publiques et des tensions internationales, l’aide pourrait encore diminuer de 5,8 % en 2026. Et avec le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences économiques, la situation pourrait s’aggraver pour nombre de pays africains, pas seulement les plus pauvres. Cependant, les pays en développement doivent saisir ce contexte pour se passer de l’aide ou du moins en dépendandre moins.

L’article La chute brutale de l’aide au développement inquiète l’OCDE  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic

10. April 2026 um 10:59

Le secteur du transport maritime adopte une attitude attentiste concernant le cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran, car celui-ci – même pour les plus optimistes – reste assez fragile. Les premières fissures sont déjà apparues, l’Iran affirmant même avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz suite aux attaques israéliennes contre le Liban.

Dimitris Roumeliotis, analyste chez Xclusiv Shipbrokers, s’est exprimé auprès de Capital au sujet de l’accord et a déclaré que deux semaines représentent un délai trop court pour que les changements souhaités se concrétisent. Cette évolution affectera principalement les navires opérant dans la zone d’Ormuz et ses environs, citant 200 vraquiers et 200 pétroliers… Il a également fait remarquer que le marché a évolué, plusieurs navires ayant mis le cap sur le Pacifique, et que le marché adopte une attitude attentiste, la situation restant incertaine.

Par contre, le courtier maritime, Arrow, a indiqué que le cessez-le-feu est certes fragile, mais pourrait dynamiser le marché du transport de marchandises en vrac. Les pétroliers quitteront les premiers le détroit d’Ormuz, suivis des 200 vraquiers actuellement bloqués. Il en résultera une augmentation de la capacité disponible pour le transport de marchandises. Ce qui aura également un impact sur les taux de fret.

Cependant, il considère également que la période de deux semaines est trop courte pour observer des modifications d’itinéraires et une réorganisation des flux de marchandises.

Roar Adland, de SSY, a déclaré que l’industrie du transport maritime devrait surveiller de près la possibilité de réduire les primes d’assurance contre les risques de guerre ainsi que les autres coûts d’assurance. Car c’est seulement ainsi que sera donné le signal du retour de la confiance dans la sécurité du passage des navires.

Il reste à voir ce que signifie le « nombre limité de passages quotidiens » annoncé par la partie iranienne. On estime que 10 à 15 navires seront autorisés à passer par jour, soit 10 % du niveau d’avant-guerre. Ce qui signifie que nous sommes encore très loin d’un retour à la normale.

Concernant le péage de 2 millions de dollars que l’Iran imposerait aux navires de pays neutres au titre de réparations de guerre pour leur permettre de passer en toute sécurité, M Adland estime que cette mesure exclut de l’équation les navires de petit tonnage, en particulier ceux qui ne transportent pas de produits énergétiques…

Concernant les vraquiers, il affirme qu’à long terme, leurs profits augmenteront. Certains armateurs oseront envoyer des navires à Ormuz, attirés par des incitations financières importantes, notamment pour les matières premières énergétiques, pour ceux qui sont prêts à prendre le risque.

L’article Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Engagement durable : la BH Bank enchaîne avec le lancement de son projet structurant de bilan carbone

10. April 2026 um 10:46

En poursuite de la mise en œuvre de son plan d’action en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) 2025/2027, la BH Bank vient de franchir une nouvelle étape majeure en lançant son projet structurant de bilan carbone.

Ce projet stratégique s’inscrit dans la volonté affirmée de la Banque de maîtriser et de réduire son empreinte environnementale, tout en contribuant activement aux enjeux de développement durable. Il consistera, dans une première étape, en l’évaluation des émissions liées aux scopes 1 et 2, permettant ainsi à la Banque de disposer d’une base fiable pour mesurer et piloter son empreinte carbone et d’identifier les leviers d’amélioration et de mettre en place des actions concrètes visant à réduire son impact environnemental.

Dans une logique de progression continue, la Banque anticipe également l’extension du périmètre au scope 3 permettant à la Banque de disposer d’une évaluation plus élargie.

À cette occasion, une cérémonie de lancement (kick-off) s’est tenue au siège de la BH Bank, le 08-04-2026 en présence du Directeur Général par intérim, monsieur Lotfi BEN HAMMOUDA, du staff managérial, de l’équipe projet ainsi que des représentants de la Société Proverdy, partenaire retenu pour accompagner cette mission.

À travers cette initiative, la BH Bank réaffirme son engagement sans faille de réussir sa stratégie de développement durable axée sur un développement responsable, conciliant performance économique, respect de l’environnement et responsabilité sociale. Elle entend ainsi, inscrire durablement ses actions dans une démarche proactive, innovante et alignée avec les meilleures pratiques internationales en matière de durabilité.

D’après communiqué

L’article Engagement durable : la BH Bank enchaîne avec le lancement de son projet structurant de bilan carbone est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie désigne le Pr Slim Laghmani pour l’ITLOS (2026-2035)

10. April 2026 um 09:08

La Tunisie a officiellement présenté le professeur de droit international Slim Laghmani comme candidat au poste de juge au Tribunal international du droit de la mer (ITLOS), pour un mandat couvrant 2026-2035.

Ces élections sont très attendues, tout comme elles seront bien disputées. Elles auront lieu en juin à New York pour élire sept juges parmi les onze candidats proposés par les États parties.
Aussi connu pour son expertise à l’échelle mondiale, le Pr Laghmani possède un profil particulièrement adapté à cette juridiction.

A cet égard, le contexte prête à s’intéresser aux prérogatives du Tribunal international du droit de la mer (ITLOS).

Pour ceux ou celles qui ne connaissent pas l’ITLOS, il est basé à Hambourg, en Allemagne. Il s’agit d’une cour internationale indépendante créée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982. Il règle les différends liés à l’interprétation ou à l’application de cette convention, notamment relatifs à :

  • Les delimitations maritimes (frontières entre États en mer).
  • L’exploitation des ressources marines (pêche, pétrole, minerais).
  • La protection de l’environnement marin.
  • Les responsabilités des navires (pollution, collisions).

Il agit comme juridiction contentieuse (décisions obligatoires) ou consultative, avec 21 juges élus pour neuf ans par l’Assemblée des États parties.

L’article La Tunisie désigne le Pr Slim Laghmani pour l’ITLOS (2026-2035) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Le Parlement veut redéfinir la mission de la BCT

10. April 2026 um 09:02

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examine une modification du statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Et ce afin de permettre à l’État de mobiliser davantage de ressources financières et de réduire le coût de son endettement.

Réunie mercredi 7 avril 2026, la commission a auditionné les initiateurs des propositions de loi n°06/2023 et n°70/2024 visant à amender la loi n°35 de 2016 relative au statut de la BCT. Le texte propose notamment d’élargir le rôle de la Banque centrale pour qu’elle soutienne davantage la politique économique du gouvernement.

Selon les promoteurs des dites propositions, cette réforme intervient dans un contexte économique difficile, marqué par une forte pression sur les finances publiques, une hausse des besoins de financement de l’économie et un renchérissement de l’endettement extérieur. Alors que les déséquilibres de la balance des paiements persistent.

Lire aussi – ARP : appels à un amendement du statut de la BCT

Ils estiment que la loi actuelle a montré ses limites, en particulier en raison d’un manque de coordination entre la politique monétaire et la politique économique de l’État. Ce qui complique la mobilisation de financements internes à un coût raisonnable.

La réforme envisagée vise ainsi à redéfinir les missions de la Banque centrale. Outre la stabilité des prix, la BCT serait appelée à contribuer au soutien de la croissance et de l’emploi, tout en veillant à la stabilité du taux de change et à la solidité du système financier.

Le texte prévoit également de renforcer la coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire afin de réduire le coût du financement du budget et de contenir l’endettement public.

Parmi les nouveaux mécanismes proposés figure la possibilité d’utiliser des obligations d’État pour refinancer les banques, ainsi que l’achat par la Banque centrale d’une partie de la dette publique afin d’en diminuer le coût.

Les auteurs du projet rappellent que les besoins de financement de l’État pour 2026 sont estimés à 27 milliards de dinars. Tandis que le service de la dette dépasse 23 milliards de dinars et que l’endettement approche les 80 % du PIB.

Plusieurs députés ont toutefois exprimé des réserves, s’inquiétant des effets potentiels néfastes de ces mesures sur l’inflation et sur l’indépendance de la Banque centrale. Ils ont également souligné que la situation financière du pays nécessite des réformes structurelles plus larges.

À l’issue de la séance, la commission a décidé de solliciter l’avis de la Banque centrale de Tunisie avant de poursuivre l’examen du texte.

L’article Tunisie – Le Parlement veut redéfinir la mission de la BCT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

À Abidjan, l’Afrique prépare sa nouvelle architecture financière pour libérer ses capitaux

10. April 2026 um 08:14

Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a accueilli, jeudi 9 avril 2026, un “Dialogue consultatif“ de haut niveau consacré à la « Nouvelle architecture financière africaine » (NAFA), à l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement.

Cette rencontre stratégique vise à définir une feuille de route pour transformer en profondeur la manière dont l’Afrique mobilise et déploie ses ressources financières afin d’accélérer son développement, indique l’institution financière panafricaine.

En effet, le continent africain fait face à un déficit annuel de financement supérieur à 400 milliards de dollars. Pourtant, l’Afrique disposerait, selon plusieurs études, d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne domestique potentiellement mobilisable. Le problème résiderait donc moins dans le manque de capital que dans les faiblesses structurelles du système financier : fragmentation institutionnelle, perception excessive du risque et marchés de capitaux encore peu développés.

C’est pour répondre à ces blocages que la NAFA a été conçue. Portée par le président du groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, cette initiative vise à « bâtir un cadre systémique capable de réorganiser les flux de capitaux et de mieux gérer les risques à l’échelle continentale », explique l’institution. L’objectif est de passer d’interventions financières dispersées à un système coordonné mobilisant efficacement capitaux publics et privés.

Ainsi, le Dialogue d’Abidjan marque une étape décisive après plusieurs mois de consultations avec les acteurs de l’écosystème financier africain. Pour la première fois, gouverneurs de banques centrales, dirigeants de fonds souverains, banques de développement, régulateurs, investisseurs institutionnels et acteurs des marchés de capitaux se réunissent pour élaborer une vision commune, souligne-t-on.

Les discussions se sont articulées autour de neuf « Labs » thématiques portant sur l’architecture du système financier, la mobilisation du capital et son déploiement dans l’économie réelle. On indique également que quatre principes structurent la NAFA : subsidiarité, complémentarité, coordination et transformation du risque, afin de réduire les coûts d’emprunt et attirer davantage d’investissements.

La rencontre devrait aboutir à l’adoption du « Consensus d’Abidjan », une feuille de route destinée à jeter les bases d’un nouveau paradigme financier africain, plus intégré et orienté vers la souveraineté économique du continent.

L’article À Abidjan, l’Afrique prépare sa nouvelle architecture financière pour libérer ses capitaux est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 09. April 2026Haupt-Feeds

Marchés agricoles sous pression : pourquoi les prix repartent à la hausse en 2026

09. April 2026 um 19:14

En mars 2026, l’indice FAO des prix des produits alimentaires atteint 128,5 points, enregistrant ainsi une hausse de 2,4 % par rapport à février et une deuxième progression mensuelle consécutive.

Cette augmentation concerne l’ensemble des grandes catégories (céréales, huiles végétales, viande, produits laitiers et sucre) et s’explique à la fois par des facteurs fondamentaux de marché et par la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions géopolitiques au Proche-Orient. Malgré cette progression, l’indice reste inférieur de près de 20 % à son pic de mars 2022.

Les céréales enregistrent une hausse modérée, portée par l’augmentation des prix du blé (+4,3 %) en raison de conditions climatiques défavorables aux États-Unis et d’une baisse attendue des surfaces en Australie. Le maïs progresse légèrement, freiné par des disponibilités abondantes, tandis que le riz recule de 3 %, sous l’effet d’une demande affaiblie et de pressions sur les récoltes.

Les huiles végétales connaissent une forte hausse (+5,1 %), atteignant leur plus haut niveau depuis 2022. Cette tendance est alimentée par l’augmentation des prix du pétrole, la baisse des perspectives de production en Asie et la diminution des disponibilités en mer Noire.

Les prix de la viande augmentent également (+1 %), notamment ceux du porc en Europe et du bœuf au Brésil, en raison d’une demande soutenue et d’une offre limitée. En revanche, les prix de la volaille et de l’agneau reculent.

Les produits laitiers progressent légèrement, tirés par les poudres de lait et le beurre, malgré la baisse du fromage.

Enfin, le sucre enregistre la plus forte hausse (+7,2 %), en raison de la réorientation attendue de la production brésilienne vers l’éthanol et des incertitudes liées au contexte géopolitique, malgré des perspectives d’offre globalement favorables.

L’article Marchés agricoles sous pression : pourquoi les prix repartent à la hausse en 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Textile tunisien : l’innovation et la durabilité, clés de la compétitivité

09. April 2026 um 17:40

L’innovation et la durabilité s’imposent de plus en plus comme des conditions essentielles pour maintenir la compétitivité du textile tunisien. C’est ce qu’a affirmé la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, à l’ouverture de l’Assemblée générale de TEXTRANET à Tunis (8-11 avril 2026).

Pilier de l’économie nationale, le textile représente environ 30 % des entreprises industrielles, 30 % des emplois et 20 % des exportations. La Tunisie se positionne également comme un acteur majeur sur le marché européen : 9e exportateur mondial d’habillement vers l’UE, premier fournisseur de vêtements professionnels et quatrième pour les jeans.

Face à une concurrence accrue, le secteur amorce une transformation vers un modèle de co-développement, misant sur les textiles techniques, intelligents et la recherche collaborative.

Selon le directeur général du CETTEX, Mohsen Missaoui, les nouvelles normes de durabilité et de circularité, portées notamment par le Pacte vert européen, redéfinissent l’industrie textile mondiale. La Tunisie fait ainsi le choix de la montée en gamme, en considérant ces exigences comme des opportunités d’innovation plutôt que comme des contraintes.

Dans ce contexte, le réseau TEXTRANET joue un rôle clé en facilitant le transfert de technologies avancées et en renforçant la coopération internationale, notamment dans les domaines de la traçabilité numérique et de l’économie circulaire, pour une production plus responsable.

L’article Textile tunisien : l’innovation et la durabilité, clés de la compétitivité est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Agriculture durable : Tunis et la FAO intensifient leur coopération stratégique

09. April 2026 um 17:30

Le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a réaffirmé la volonté de la Tunisie de consolider son partenariat avec la FAO, notamment en matière de sécurité alimentaire et de gestion de l’eau, lors d’un entretien avec Nabil Assaf, nouveau représentant de l’organisation en Tunisie.

La rencontre a permis d’examiner les perspectives de coopération afin de répondre aux priorités nationales, notamment l’agriculture durable, la gestion efficiente des ressources hydriques et le soutien aux systèmes de production, dans l’objectif de renforcer la souveraineté alimentaire.

Le ministre a appelé à intensifier les actions communes dans la recherche, l’innovation, l’adoption de technologies modernes et la formation des acteurs du secteur.

De son côté, Nabil Assaf a réaffirmé l’engagement de la FAO à soutenir les programmes agricoles et ruraux de la Tunisie, saluant la qualité du partenariat existant et sa contribution au développement agricole durable.

L’article Agriculture durable : Tunis et la FAO intensifient leur coopération stratégique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Industrie électronique : une charte pour 5 milliards de dinars d’exportations d’ici 2030

09. April 2026 um 16:58

Une charte stratégique pour les industries électroniques sera signée, vendredi 10 avril 2026, au ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, avec pour objectifs 5 milliards de dinars d’exportations et 10 000 emplois qualifiés d’ici 2030.

Intitulée « Charte de compétitivité du secteur des industries électroniques à l’horizon 2030 », elle vise à positionner la Tunisie comme un pôle régional à forte valeur ajoutée et à attirer davantage d’investissements.

La signature se déroulera en présence de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, de responsables publics, de l’UTICA, du cluster Elentica et de la GIZ (coopération allemande).

La mise en œuvre reposera sur cinq axes, dont le développement des compétences, l’amélioration du cadre législatif, le renforcement des infrastructures et le soutien à l’innovation.

L’article Industrie électronique : une charte pour 5 milliards de dinars d’exportations d’ici 2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Lufthansa : grève dans les aéroports de Francfort et de Munich

09. April 2026 um 16:47

Le syndicat allemand des hôtesses et stewards, UFO, appelle ses membres travaillant pour Lufthansa à faire grève. « Le 10 avril, de 00h01 à 22h00, tous les départs de Lufthansa depuis Francfort et Munich seront touchés par le débrayage ».

Dans un communiqué, le syndicat indique : « La grève concernera tous les vols Lufthansa au départ des aéroports de Francfort et de Munich ». Ces deux aéroports étant les principaux hubs de la plus grande compagnie aérienne allemande, de nombreux passagers risquent de voir leurs vols annulés.

Le syndicat indique également que la grève inclurait « tous les départs Lufthansa Cityline des aéroports de Francfort, Munich, Hambourg, Brême, Stuttgart, Cologne, Düsseldorf, Berlin et Hanovre », selon l’agence de presse allemande (dpa).

Le personnel de cabine de la compagnie mère Lufthansa et de sa filiale régionale Cityline a voté massivement en faveur d’un conflit social avec la compagnie lors d’un vote tenu fin mars ; environ 94 % ont voté pour une grève au sein de la compagnie mère, tandis que le pourcentage chez Cityline était d’environ 99 %.

L’article Lufthansa : grève dans les aéroports de Francfort et de Munich est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Reprise du « Marché de l’agriculteur »: il était temps! 

09. April 2026 um 16:44

L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) annonce la reprise des activités du « Marché de l’agriculteur » (ou souk el fellah) dès vendredi 10 avril, au siège central de l’organisation à Tunis. Et par les temps qui courent avec l’augmentation astronomique des prix des produits de première nécessité, le retour de cette initiative pourrait être d’un soutien considérable au pouvoir d’achat du citoyen.

A noter que ce marché périodique, désormais organisé deux fois par semaine (jeudis et vendredis), permet une mise en relation directe entre producteurs et consommateurs, réduisant ainsi le rôle des intermédiaires et le coût final des produits agricoles. Pour cela, il faudra assurer un contrôle strict des « clients/acheteurs » dont certains peuvent tentés d’acheter plus de produits dont ils besoin pour les revendre par la suite.

Sur le plan opérationnel, l’UTAP indique avoir mis en place une vingtaine d’exposants, majoritairement des agricultrices, proposeront des légumes, fruits, épices et autres produits alimentaires transformés à des prix abordables, ce qui est à même de réduire le rôle des intermédiaires et le coût final des produits agricoles. « Les produits seront vendus directement des exploitations agricoles aux consommateurs », explique la gestionnaire et coordinatrice du marché, Maha Mejri.

Indépendamment de sa dimension commerciale, cette initiative tend à soutenir la souveraineté alimentaire du pays en valorisant les chaînes de production nationales et en encourageant la « consommation responsable ». Elle constitue également une réponse solidaire aux défis climatiques et structurels auxquels sont confrontés les petits et moyens agriculteurs tunisiens.

Le Marché de l’agriculteur s’inscrit dans la tradition de l’UTAP d’appui aux efforts nationaux de maîtrise des prix et de garantie d’un approvisionnement régulier en produits frais, tout en offrant aux citoyens un espace organisé qui garantissant la qualité et la salubrité.

L’article Reprise du « Marché de l’agriculteur »: il était temps!  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Caisses enregistreuses : l’avertissement aux restaurants et cafés

09. April 2026 um 16:26

Si vous êtes propriétaire d’un restaurant touristique, un salon de thé ou de café de deuxième et troisième catégorie, ceci vous concerne. Ces commerces doivent impérativement se conforment sans délai à l’obligation d’adhésion au « système des caisses enregistreuses fiscales, sous peine de sanctions fiscales et pénales ».

Le département des Finances rappelle et explique, dans un communiqué, que cette adhésion, qui s’effectue entièrement à distance, repose sur deux étapes clés : d’abord, contacter un fournisseur agréé (liste disponible sur Jibaya.tn) pour l’adaptation technique des équipements existants ou l’acquisition de nouvelles caisses conformes, ensuite, finaliser les procédures administratives et techniques avec le fournisseur concerné.

« Cette mesure vise à garantir la transparence des transactions commerciales, dans le cadre de la stratégie de modernisation et de simplification des procédures administratives ».

Pour accompagner les contribuables, deux numéros ont été mis à disposition : le Centre d’information fiscale à distance (CIFD) au 81 100 400, et la Cellule d’adhésion des impôts de la Direction générale des impôts au 71 780 347.

L’article Caisses enregistreuses : l’avertissement aux restaurants et cafés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

El Jem Tapestry Experience : le patrimoine tunisien à l’ère numérique

09. April 2026 um 14:32

Sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, l’Institut national du patrimoine (INP) et l’ambassade des États-Unis en Tunisie ont lancé à El Jem une plateforme numérique immersive dédiée à l’amphithéâtre romain. Baptisée « El Jem Tapestry Experience », cette initiative associe technologies de pointe, narration interactive et expertise scientifique tunisienne pour valoriser et préserver ce site emblématique.

Le projet illustre la coopération entre la Tunisie et les États-Unis dans le domaine du patrimoine culturel. Il met en avant une approche innovante de la conservation, en combinant modélisation 3D, récits communautaires et visites numériques accessibles sur le web et les appareils mobiles. Au-delà de sa dimension patrimoniale, l’initiative vise aussi à renforcer l’attractivité culturelle et touristique du site, tout en créant de nouvelles opportunités de collaboration économique et technique.

Pour l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ce projet s’inscrit dans la profondeur des relations bilatérales entre les deux pays et dans les efforts de préservation du patrimoine commun. Il précise: « Alors que les États-Unis célèbrent le 250e anniversaire de leur indépendance, il est tout à fait approprié que nous lancions ce nouveau projet avec notre allié de longue date, la Tunisie. L’expérience d’El Jem reflète la profondeur de la coopération américano-tunisienne et de plus de deux siècles d’amitié. Les projets des Fonds de Ambassadeurs pour la Preservation du Patrimoine (AFCP), tels que celui d’El Jem, ainsi que notre accord sur les biens culturels avec la Tunisie, mettent en valeur le savoir-faire américain, protègent notre patrimoine commun et contribuent à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels ».

De son côté, le directeur général de l’INP, Tarek Baccouche, a souligné que ce projet reflète également le fort engagement du ministère des Affaires culturelles et de l’INP en faveur de la préservation du patrimoine tunisien, déclarant : « Ce projet représente bien plus qu’une plateforme numérique ; il reflète l’engagement continu de l’INP et de ses experts, sous la direction du ministère des Affaires culturelles, à préserver, documenter et transmettre le riche patrimoine culturel de la Tunisie aux générations futures. En associant les technologies numériques américaines de pointe à l’expertise tunisienne, nous préservons non seulement l’amphithéâtre d’El Jem, mais nous ouvrons également de nouvelles perspectives pour la sauvegarde et la promotion des sites patrimoniaux à travers le pays. Ce projet renforce également les capacités nationales et soutient la stratégie de la Tunisie en faveur du développement durable du tourisme culturel et de la valorisation de son patrimoine. »

Financée par la Community Heritage Exchange Initiative, avec l’appui du Département d’État américain, cette expérience a été réalisée en partenariat avec CyArk, StoryCenter et Carthagina. Elle s’inscrit dans une série d’actions menées par les États-Unis en faveur de la protection du patrimoine culturel, notamment à travers les projets du Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle.

Ce projet représente une étape importante non seulement pour la préservation et la promotion de l’amphithéâtre d’El Jem, mais aussi pour faire avancer la mission plus large de l’INP visant à protéger le patrimoine culturel tunisien et à le rendre plus accessible aux générations futures. Il reflète également le rôle clé joué par l’INP et l’expertise de son équipe, sous la direction du ministère des Affaires culturelles, en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel tunisien par l’innovation.

Ce projet témoigne des relations solides et de longue date entre les États-Unis et la Tunisie et s’inscrit dans le cadre d’une série d’initiatives américaines célébrant « Freedom 250 », qui marque cette année le 250e anniversaire des États-Unis.

Présentation du Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP) : Le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle soutient la préservation d’un large éventail de biens du patrimoine culturel, notamment des bâtiments historiques, des sites archéologiques, des collections muséales, des peintures et des manuscrits. Créé par le Congrès des États-Unis en 2001, ce Fonds vise à aider les États-Unis à jouer un rôle de premier plan dans les efforts de préservation du patrimoine culturel et à témoigner de leur respect pour les traditions culturelles. Même lorsqu’ils sont mis en œuvre par des organisations locales, les projets font souvent appel à des experts américains, notamment des architectes, des restaurateurs d’œuvres d’art, des archéologues et d’autres professionnels du patrimoine culturel.

Depuis 2001, les États-Unis ont investi dans neuf projets de l’AFCP en Tunisie, ce qui représente une contribution totale du gouvernement américain de plus d’un million de dollars (plus de 3,2 millions de dinars tunisiens). Chaque projet met en lumière des aspects distincts et significatifs de l’identité culturelle tunisienne, de la conservation archéologique au patrimoine immatériel. Pour en savoir plus sur les projets de ce fonds en Tunisie, rendez-vous sur : https://tn.usembassy.gov/ambassadors-fund-for-cultural-preservation

Contexte de la Community Heritage Exchange Initiative (CHEI) : Les initiatives CHEI mettent en avant l’expertise américaine dans les domaines liés aux musées et au patrimoine culturel, notamment la conservation muséale, la gestion des sites historiques et les pratiques de gestion responsable.

Contexte des accords sur les biens culturels : Les États-Unis ont actuellement conclu des accords sur les biens culturels avec 30 pays, dont la Tunisie. Ces accords protègent les collectionneurs américains contre l’achat d’antiquités pillées ou issues du trafic et permettent de démanteler les réseaux de financement des terroristes, des gangs criminels et des cartels. Ils facilitent surtout la restitution aux pays d’origine des biens patrimoniaux pillés.

Avec communiqué

L’article El Jem Tapestry Experience : le patrimoine tunisien à l’ère numérique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Courant démocrate : Hichem Ajbouni présente les orientations économiques du parti

09. April 2026 um 13:39

À l’issue du quatrième congrès du Courant démocrate, son nouveau secrétaire général, Hichem Ajbouni, a exposé la vision économique et sociale du parti, fondée sur les principes de la social-démocratie, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 9 avril 2026 à Tunis. 

Selon lui, cette approche repose sur trois piliers complémentaires : « l’initiative privée et l’économie de marché social, le libéralisme politique et la justice sociale ». Il a tenu à préciser que le parti ne se revendique ni du libéralisme économique ni du communisme, mais d’une voie intermédiaire où l’État conserve un rôle central de régulation et d’orientation.

Hichem Ajbouni estime que les choix économiques des dernières années ont trop privilégié l’aspect social sans engager les réformes structurelles nécessaires à la création de richesse. 

Pour lui, un État social ne peut être durable que s’il s’appuie d’abord sur une économie productive capable de générer de la valeur et de l’emploi. Dans ce cadre, il plaide pour une redéfinition du rôle de l’État : celui-ci doit intervenir dans les secteurs à forte dimension sociale, comme l’éducation, la santé, le transport, l’habitat social et la couverture sociale, mais aussi dans les domaines liés à la souveraineté nationale, tels que l’énergie et les mines. 

En revanche, dans les secteurs concurrentiels, « l’État peut se limiter à un rôle de régulateur, tout en laissant davantage d’espace à l’investissement privé et au partenariat public-privé », poursuit-il.

Le nouveau secrétaire général a également défendu une réforme graduelle du système de compensation, qu’il juge coûteux, injuste et source  de gaspillage. Il propose de remplacer progressivement les subventions généralisées par des transferts monétaires directs ciblant les familles qui en ont réellement besoin. 

Cette réforme, selon lui, suppose une base de données fiable, une meilleure identification des bénéficiaires et une certaine coordination avec les pays voisins afin d’éviter les déséquilibres des prix  et le développement du commerce parallèle.

 Il a aussi évoqué la nécessité de revoir les habitudes de consommation, en particulier pour des produits de base comme le pain, le sucre ou les pâtes, dans un contexte économique très différent de celui des années 1970.

S’agissant des entreprises publiques, Hichem Ajbouni estime comme suit: « elles ne doivent pas être considérées comme intouchables. Il juge possible de privatiser certaines structures opérant dans des secteurs concurrentiels et sans impact social majeur, citant notamment les produits de consommation comme le tabac, le café ou le thé. »

Enfin, il a réagi aux  récentes restrictions sur l’importation de produits non essentiels,  annoncées par la circulaire de la BCT,  estimant qu’elles pénalisent surtout les petites et moyennes entreprises, renforcent les grandes entreprises et favorisent le marché parallèle. À ses yeux, la rareté organisée finit par faire monter les prix et creuser davantage les inégalités économiques.

 

L’article Courant démocrate : Hichem Ajbouni présente les orientations économiques du parti est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Textile : la Tunisie mise sur ses atouts

09. April 2026 um 13:01

Le secteur textile a pris une place majeure au cours des dernières décennies, porté par la mondialisation. Au-delà d’une concurrence intense, il s’impose comme un levier stratégique du développement économique régional, tout en restant confronté à d’importants défis sociaux, économiques et environnementaux.

C’est dans ce contexte que la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a souligné que l’accueil par la Tunisie de l’assemblée générale annuelle de l’Organisation européenne des centres techniques du textile met en lumière les atouts du pays dans ce domaine.

Dans une déclaration aux médias, elle a affirmé que le textile s’est développé au fil des années en s’adaptant aux avancées technologiques. Elle a ajouté que le « Made in Tunisia » se distingue par une certaine spécificité, notamment par le respect du tissu social, un engagement qui repose sur un travail collectif associant le ministère, la fédération et le centre technique. Selon elle, les résultats obtenus confirment également la qualité du secteur et l’éthique qui le caractérise.

La ministre a par ailleurs indiqué que le secteur textile tunisien se distingue par ses progrès technologiques, scientifiques et techniques, tout en préservant sa dimension sociale.

De son côté, le président de la  Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement  FTTH Haithem Bouajila, a salué la participation unique de la Tunisie, seul pays arabe représenté par son centre technique, aux côtés de plusieurs centres européens spécialisés.

Cette rencontre a réuni experts, ingénieurs et spécialistes du textile, offrant un cadre d’échange sur l’innovation et la recherche. M. Bouajila a également annoncé l’organisation, les 3 et 4 septembre prochains, d’une conférence sur l’intégration industrielle euro-méditerranéenne, organisée par la FTTH  et la Confédération européenne du textile et de l’habillement, comme un signe du bon positionnement de la Tunisie.

L’article Textile : la Tunisie mise sur ses atouts est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

De la menace d’apocalypse à un répit temporaire – Pourquoi un tel revirement ?

09. April 2026 um 12:47

Moins de 90 minutes avant l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a fait marche arrière et annoncé mardi 7 avril un cessez-le-feu avec l’Iran. Une stratégie qui mêle intimidation extrême et pragmatisme. Analyse.

 

C’est un air du déjà-vu. Lors de son premier mandat et dans sa première allocution devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump s’était violemment attaqué, le 19 septembre 2017, au « régime vicieux » de la Corée du Nord, promettant « le feu et la colère » et menaçant de « détruire totalement » ce pays qui développe des missiles nucléaires au nez et à la barbe de la communauté internationale. Avant d’engager, à la surprise générale, des discussions inédites avec Kim Jong-un !

Bis repetita. Mardi 7 avril 2026, le même président américain lance un terrible ultimatum aux dirigeants iraniens : rouvrir le détroit d’Ormuz avant minuit, faute de quoi « une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne jamais réapparaître », a-t-il menacé sur sa plateforme Truth Social.

Il ajoute : « Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas ».

Ainsi, un président qui ne brille ni par sa culture ni par sa connaissance de l’Histoire, menace avec une violence inouïe et sans état d’âme de raser ainsi Chiraz, Tabriz, Ispahan, Persépolis, capitale achéménide ou encore Hamadan ; des villes millénaires où vivront Ferdowsi, Rumi, Hafez, Saadi, Omar Khayyam, Nezami. A l’heure où les ancêtres de M. Trump vivaient à l’âge de pierres.

Rétropédalage

Revirement spectaculaire de la situation. Une heure avant l’expiration de l’ultimatum, le locataire de la Maison Blanche annonce avoir accepté un cessez-le-feu, une sorte de trêve de 15 jours présentée comme « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ».

Dans un article intitulé « le jour où le monde a retenu son souffle face aux menaces de Donald Trump sur l’Iran », The Wall Street Journal écrit : « À 8 h 06 [heure locale], mardi, le président américain a posé l’ultimatum le plus radical de son mandat » et, « à moins d’une heure et demie de l’échéance, Trump a finalement fait machine arrière et annoncé sur son réseau social la conclusion d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, et l’annulation des frappes promises, en échange de la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz ».

Alors, comment expliquer cette volte-face ?

Cynisme

Il s’agit en effet d’une stratégie bien huilée : le milliardaire républicain, initialement rompu aux techniques de la promotion immobilière, met la barre très haut lors d’une négociation avant de concéder progressivement du terrain ; tout en restant au-dessus de son objectif réel. Le tout en maniant l’arme de l’intimidation, voire de la violence verbale.

Et ce qui vient de se passer concernant l’Iran illustre parfaitement cette stratégie : pousser la menace à son paroxysme, puis ajuster sa position face aux risques d’escalade.

Concrètement, le président américain émet une grave menace d’un anéantissement de la « civilisation » iranienne assortie d’un ultimatum, fait volte-face à la dernière minute, parle désormais de possible coopération entre l’Iran et les États-Unis, ennemis jurés depuis près d’un demi-siècle, pour administrer conjointement le détroit d’Ormuz ou récupérer les stocks d’uranium enrichi de Téhéran. Et claironne par la suite son propre « génie » tactique ayant abouti à une « victoire totale ».

Une mécanique qui s’inscrit aussi dans un contexte politique intérieur tendu, marqué par une opinion publique plus réticente à la guerre et des inquiétudes économiques croissantes, à l’approche des élections de mi-mandat.

D’ailleurs, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a bien saisi le sens de la manœuvre présidentielle. Interrogée sur la menace apocalyptique émise mardi matin (7 avril) par son patron et qui a même fait spéculer sur une attaque nucléaire américaine, elle a fini par admettre que « ce qui intéresse le président ce sont les résultats et dans les faits, sa rhétorique très dure et son style de négociation dur ont apporté les résultats que vous pouvez tous voir aujourd’hui ».

Qui gagne, qui perd ?

Ce n’est pas l’avis d’un spécialiste des États-Unis qui estime pour sa part que Donald Trump « met les enjeux très haut parce qu’il pense que c’est la solution pour faire peur à l’adversaire. Il croit que cette pression extrême va forcer l’adversaire à négocier et lui donner un avantage. Il est pourtant en position de faiblesse face à l’Iran ».

Et d’expliquer : « Malgré ses propos très violents, Donald Trump n’obtient rien en réalité et s’embourbe dans une situation qu’il a provoquée. C’est une porte de sortie à la Trump, une porte de sortie rhétorique. Il construit un récit dans lequel il apparaît comme le gagnant, transformant le réel en affirmant que les Iraniens sont forcés à négocier, alors que s’il accepte les dix points du plan de paix, la situation risque d’être pire que celle d’avant-guerre ».

Pour Steven Ekovich, professeur d’histoire et de relations internationales à The American University of Paris, « La stratégie de Donald Trump, c’est d’être au centre de l’attention mondiale. Il a tenu la planète entière en haleine pendant quelques heures après sa menace de mardi. Mais il a aussi abîmé sa crédibilité. Le danger, c’est que plus personne ne le prenne au sérieux ».

Au bout du compte, c’est à se demander qui sort véritablement gagnant de ce bras de fer entre Donald Trump – le flamboyant adepte du poker -, et les dirigeants iraniens, réputés pour leur jeu d’échecs aussi discret que méthodique. La réponse, elle, se révèle bien moins évidente qu’il n’y paraît.

L’article De la menace d’apocalypse à un répit temporaire – Pourquoi un tel revirement ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

« Muse Spark » propulse Meta à des sommets historiques

09. April 2026 um 12:23

Les actions de Meta Platforms ont bondi de 8 % mercredi 8 avril, atteignant 621 dollars, ce qui constitue un nouveau record historique. Cette hausse prolonge une dynamique déjà positive en séance, portée par l’annonce du lancement d’un nouveau modèle d’intelligence artificielle baptisé « Muse Spark ».

Avec cette innovation, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg entend renforcer sa position dans la course mondiale à l’IA face à ses principaux rivaux, notamment Google et OpenAI.

« Muse Spark » inaugure la nouvelle famille de modèles « Muse », développée par l’unité « Meta Superintelligence Labs », fruit d’investissements de plusieurs milliards de dollars. Initialement connu sous le nom de code « Avocat », ce modèle sera d’abord intégré à l’application Meta AI, avant d’être progressivement déployé sur l’ensemble des plateformes du groupe.

Cette annonce confirme l’accélération stratégique de Meta dans l’intelligence artificielle, un secteur devenu central dans la compétition technologique mondiale et dans la valorisation boursière des géants du numérique.

L’article « Muse Spark » propulse Meta à des sommets historiques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌