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Heute — 03. März 2026Haupt-Feeds

UE–Suisse : un nouvel accord stratégique signé à Bruxelles

03. März 2026 um 17:43

L’Union européenne et la Suisse ont signé, lundi 2 mars à Bruxelles, un vaste paquet de 18 accords destinés à restructurer durablement leurs relations. Paraphé par Ursula von der Leyen et Guy Parmelin, le texte doit encore être approuvé par les instances européennes puis par le Parlement suisse – et probablement soumis au vote populaire.

Ces accords couvrent des domaines clés : libre circulation des personnes, transports terrestre et aérien, agriculture, électricité, sécurité alimentaire, santé ou encore reconnaissance des normes. Objectif affiché : fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des deux partenaires.

La Suisse, qui ne fait pas partie de l’UE, consolide ainsi son accès au marché intérieur européen, son premier partenaire commercial. Les échanges bilatéraux représentent environ 550 milliards d’euros par an, et plus de la moitié du commerce extérieur suisse se fait avec l’UE.

Berne rejoindra également plusieurs programmes européens, dont Horizon Europe et Erasmus+. Une clause de sauvegarde permettra toutefois à la Suisse de suspendre la libre circulation en cas de difficultés économiques ou sociales majeures.

En contrepartie, la Confédération augmentera sa contribution financière au budget européen : 375 millions d’euros par an entre 2030 et 2036 pour financer des projets communs, notamment en matière migratoire et sanitaire.

Les négociations, entamées en 2014 puis interrompues en 2021, ont repris en mars 2024 pour aboutir à ce compromis. « La signature d’aujourd’hui n’est pas la fin du chemin », a rappelé Guy Parmelin : le texte doit encore franchir plusieurs étapes politiques avant d’entrer en vigueur.

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Samira Guiza, un nouveau visage à la tête du Tribunal administratif

03. März 2026 um 17:16

Le 2 mars 2026 marque un tournant pour la justice administrative tunisienne. Le président Kaïs Saïed a nommé Samira Guiza à la présidence du Tribunal administratif. Une décision hautement symbolique : elle devient la deuxième femme à occuper cette fonction stratégique, après Raoudha Mechichi en 2011. Une nomination qui récompense plus de trois décennies d’engagement au service du droit.

Une carrière construite avec constance et détermination

Entrée au Tribunal administratif de Tunis en 1993, Samira Guiza n’a cessé de gravir les échelons avec rigueur et discrétion. Conseillère adjointe à ses débuts, elle devient conseillère en 1999, avant d’être nommée commissaire d’État en 2002 – un poste clé dans l’élaboration de la jurisprudence administrative. En 2006, elle prend la présidence d’une chambre de première instance. Sa progression se poursuit : commissaire d’État général en 2010, présidente d’une chambre d’appel en 2012, puis, en 2017, présidente d’une chambre de cassation – le plus haut degré de la justice administrative.

Un parcours qui reflète une expertise solide et une confiance institutionnelle constante. Au-delà de ses fonctions juridictionnelles, Samira Guiza s’est illustrée par son engagement institutionnel.

Vice-présidente du Conseil administratif provisoire de la magistrature, elle participe activement à la gouvernance et à la discipline de l’ordre administratif. Elle a également présidé le conseil de discipline de l’Agence tunisienne antidopage entre 2001 et 2004, témoignant d’un attachement marqué aux principes d’éthique et de rigueur.

Des racines académiques et une expérience d’avocate

Avant de rejoindre la magistrature administrative, elle a exercé comme avocate au Barreau de Tunis (1992-1993). Parallèlement, elle a contribué à la formation universitaire en tant qu’assistante à l’ISCAE de Tunis entre 1991 et 1996, enseignant le management et les sciences économiques.

Une double culture – juridique et académique – qui enrichit aujourd’hui sa vision institutionnelle. Au-delà de la reconnaissance d’un parcours exemplaire, cette nomination incarne l’évolution de la place des femmes dans les hautes sphères judiciaires en Tunisie.

À la tête d’une institution clé dans la protection des droits et l’équilibre des pouvoirs, Samira Guiza ouvre par cette nomination un nouveau chapitre pour le Tribunal administratif — un chapitre qui pourrait conjuguer continuité, modernisation et exigence.

Une page s’écrit. Avec expérience, et détermination.

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Troisième Guerre mondiale : quels seraient les pays plus sûrs au monde ?

03. März 2026 um 16:21

Si une Troisième Guerre mondiale éclatait – hypothèse très peu plausible, il n’y a plus de colonies -, les zones les plus sûres seraient généralement celles qui cumulent neutralité politique, isolement géographique, faible valeur stratégique et autosuffisance alimentaire et énergétique.

Et en la matière, les experts en risques géopolitiques citent cinq pays sûrs, en l’occurrence :

La Nouvelle-Zélande, pour son isolement extrême dans le Pacifique Sud. Mais aussi la faible importance stratégique militaire mondiale, la forte autosuffisance agricole et la stabilité politique. En outre, elle est régulièrement classée parmi les pays les plus sûrs en cas de conflit nucléaire mondial.

En deuxième position, on retrouverait l’Islande, pour sa position isolée dans l’Atlantique Nord, sa petite population, l’énergie 100 % renouvelable (géothermie, hydroélectricité). De même qu’elle possède très peu d’objectifs militaires majeurs.

Ensuite, la Suisse occuperait la 3ème position en termes d’endroits sûrs au monde, pour trois raisons fondamentales : sa tradition historique de neutralité; ses infrastructures de protection civile (abris antiatomiques); et sa stabilité politique. Toutefois, sa situation géographique au cœur de l’Europe serait à même de l’exposer aux retombées en cas de conflit continental.

L’Argentine et le Chili (par leur éloignement des grandes puissances nucléaires, faible densité de population dans le sud et ressources agricoles importantes) complètent le podium des cinq pays qui seraient les plus sûrs en cas d’un conflit mondial.

On aura donc compris que la Tunisie n’en fait pas partie (comme vous le constaterez sur la carte). Mais peu importe, car la probabilité qu’il ait une Guerre mondiale est extrêmement mince, pour ne pas dire nulle.

En revanche, les zones généralement les plus risquées seraient les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni…). Ainsi que leurs alliés militaires majeurs (OTAN), mais aussi les grandes capitales politiques, les centres industriels et les bases militaires stratégiques.

Toujours selon la littérature, voici les cinq critères clés pour survivre à un conflit mondial; à savoir : distance des cibles nucléaires potentielles; l’autosuffisance alimentaire et énergétique; la faible densité de population; la stabilité politique; et l’accès à l’eau potable.

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En pleine crise iranienne, les raffineurs chinois tirent leur épingle du jeu

03. März 2026 um 15:36

Les raffineurs de pétrole en Chine — pays qui importe plus de brut que tout autre au monde — sont bien positionnés pour absorber les perturbations causées par la montée des tensions autour de l’Iran. Les opérateurs du marché estiment que les tensions géopolitiques récentes n’auront qu’un impact limité à court terme sur leurs activités.

Cette solidité repose sur deux principaux facteurs : des achats importants de pétrole iranien et russe ces derniers mois, qui ont renforcé leurs stocks; et des réserves stratégiques constituées par l’État chinois, qui servent de tampon face aux chocs externes.

Réserves stratégiques

Car si l’approvisionnement en pétrole venait à être limité, ce qui reste aujourd’hui une hypothèse, la Chine et les États-Unis disposent de réserves pour atténuer la pression sur les prix, au moins dans une certaine mesure. Les deux pays qui consomment le plus d’hydrocarbures au monde, les États-Unis (qui sont quasiment autosuffisants mais veulent éviter une flambée des prix à la pompe) et la Chine ont pris leurs précautions face à une guerre qui semblait de plus en plus inévitable, en constituant des stocks importants.

En outre, notons que les normes historiques et les exigences de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) demandent aux Etats membres de disposer d’au moins 90 jours d’importations nettes de pétrole brut et de produits raffinés dans leurs réserves stratégiques.

Grâce à ces approvisionnements abondants en brut à bas coût, les raffineurs chinois sont donc relativement protégés contre une éventuelle interruption des flux pétroliers liée au conflit en Iran.

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Dernier délai de paiement de la taxe de circulation fixé au 5 mars 2026

03. März 2026 um 12:34

Le dernier délai de paiement de la taxe de circulation « vignette » au titre de l’année 2026 pour les propriétaires de voitures portant des numéros d’immatriculation pairs, détenues par des personnes physiques, est fixée au jeudi 05 mars 2026, selon le ministère des Finances.

A noter que ce paiement peut être effectué à distance via le site taxe-circulation.finances.gov.tn.

« Le règlement en ligne ne requiert aucune démarche supplémentaire sur place auprès des recettes des finances. Et le reçu généré depuis le site web est considéré comme une preuve de paiement » a précisé également la même source.

Avant de s’acquitter de la vignette, les propriétaires de véhicules sont appelés à vérifier leur situation fiscale, pour les détenteurs d’identifiants fiscaux; ainsi que leur situation au regard des infractions routières. Et  ce, soit via le site amendes.finances.gov.tn pour les infractions du radar automatique, soit en contactant le centre d’appel au 81 100 700 pour les amendes ordinaires.

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L’OTAN ne s’impliquera pas dans la guerre contre l’Iran

03. März 2026 um 12:19

Le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Mark Rutte, a salué, lundi 2 mars 2026, les actions militaires américaines et israéliennes en Iran. Tout en affirmant qu’elles limitaient la capacité de Téhéran à acquérir des armes nucléaires et des missiles balistiques. Il a cependant souligné que son organisation ne s’impliquerait pas dans cette guerre.

« Ce que font les États-Unis là-bas, avec Israël, est vraiment très important. Car cela élimine ou réduit la capacité de l’Iran à acquérir des capacités nucléaires et des missiles balistiques », a déclaré M. Rutte, sur la chaîne de télévision allemande ARD depuis Bruxelles. « Il n’est absolument pas prévu que l’OTAN s’implique dans une telle affaire. Mais chaque allié fait tout son possible pour faciliter l’action conjointe des Américains et d’Israël », a-t-il assuré.

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Palestine – La CNUCED chiffre le coût économique de l’occupation

03. März 2026 um 12:18

À l’issue d’une réunion spéciale tenue à Genève (à la demande de la Mission permanente de l’État de Palestine), le 1er mars; la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) estime que l’économie palestinienne a perdu pas moins de 212,2 milliards de dollars de PIB potentiel entre 2000 et 2024. Soit près de vingt fois le PIB qui était attendu en 2024.

Présenté par la secrétaire générale de l’organisation, Rebeca Grynspan, le rapport s’intitule : « Le coût économique cumulé de l’occupation et le long chemin du redressement ». Il attribue ces pertes à l’impact prolongé des politiques d’occupation. A savoir : la destruction de la base productive; les entraves au développement durable; et l’épuisement des ressources naturelles et humaines.

De son côté, l’Observateur permanent de la Palestine auprès de l’ONU à Genève, Ibrahim Khraishi, décrit « une situation humanitaire et économique sans précédent, notamment dans la Gaza Strip ». Et ce, tout en dénonçant « des violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme ».

Au total, ce sont 26 missions permanentes qui ont pris la parole pour soutenir les travaux de la CNUCED. De même qu’elles appellent à un accès humanitaire sans entrave et soulignent la nécessité de documenter le coût économique de l’occupation et d’en établir les responsabilités.

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Le prix du gaz flambe en Europe après l’arrêt du GNL du Qatar

03. März 2026 um 11:20

Le géant du gaz naturel liquéfié, QatarEnergy, a annoncé, lundi 2 mars, la suspension de la production de GNL dans son complexe de Ras Laffan après une frappe de drones attribuée à l’Iran. Cette usine représente l’une des plus grandes installations d’exportation de GNL au monde.

La nouvelle a immédiatement fait bondir les prix du gaz naturel en Europe, avec le contrat de référence TTF atteignant des niveaux inédits depuis presque un an, enregistrant un bond de près de 50 % par rapport à la moyenne de février, qui oscillait entre 30 et 34 euros par MWh de GNL

Plusieurs facteurs expliquent cette envolée : la fermeture d’une part significative de l’offre mondiale de GNL (le Qatar étant le deuxième exportateur mondial); des niveaux de réserves de gaz européens relativement faibles à cette période de l’année; et l’incertitude accrue sur les approvisionnements via le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour les exportations de gaz.

L’arrêt des exportations qataries pourrait aussi pousser l’Europe à lutter avec d’autres importateurs, notamment la Chine et l’Inde, pour obtenir des cargaisons sur un marché déjà tendu.

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Israël frappe le Liban après des attaques du Hezbollah

03. März 2026 um 10:18

L’armée israélienne a élargi, lundi 2 mars, son offensive au Liban, en frappant des positions du mouvement chiite Hezbollah. Et ce, après que ce groupe a lancé des tirs de missiles et de drones vers Israël.

Selon l’armée israélienne, un projectile tiré depuis le sud du Liban a été intercepté et d’autres sont tombés en zones ouvertes, et n’aurait donc pas fait de victimes. Peu après, l’aviation israélienne a bombardé des quartiers du sud de Beyrouth contrôlés par le Hezbollah, ainsi que plusieurs autres points dans le sud du pays, provoquant de puissantes explosions et d’importants mouvements de population.

Des explosions puissantes, confirmées par des journalistes de l’AFP et autres agences de presse locales, ont été entendues toute la journée du lundi et tôt ce matin. Un premier bilan officiel fait état de 31 morts et 149 blessés. Il devrait s’alourdir puisque les bombardements continuent. D’autant qu’Israël a annoncé avoir frappé plus de 70 cibles du Hezbollah au sud Liban, dont des villages, fermes, entrepôts d’armes, sites de lancement de missiles…

Des milliers de civils ont fui les zones touchées, certains prenant la route avec leurs affaires, après que Tsahal (l’armée israélienne) eut averti des habitants d’évacuer des villages proches de la frontière.

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Au-delà des ratios : comment l’audit des SIB sécurise la Tunisie

03. März 2026 um 10:13

Alors que Fitch Ratings vient de publier sa dernière analyse sur la résilience des banques tunisiennes, il est temps de dépasser la vision purement financière. Bâle III, CET1 et IFRS 9 sont essentiels, certes, mais réduire le débat aux ratios de fonds propres, c’est passer à côté de l’enjeu stratégique majeur : les banques publiques tunisiennes sont des infrastructures critiques et des piliers de la souveraineté numérique du pays.

 

L’audit des systèmes d’information bancaire (SIB) n’est pas un simple outil de conformité : c’est le garant silencieux de la résilience nationale. Dans un contexte de digitalisation croissante, chaque serveur, chaque transaction et chaque base de données devient un point stratégique. Une faille dans un système public n’est pas qu’une erreur bancaire : c’est un risque pour l’économie, la stabilité et la confiance des citoyens.

L’audit SIB permet de :

  • Assurer l’intégrité et la fiabilité des données financières, indispensables pour calculer correctement les ratios CET1 et provisions IFRS 9.
  • Garantir la sécurité et la continuité des systèmes, particulièrement pour les banques publiques, qui gèrent l’essentiel des flux de l’État et des citoyens.
  • Piloter la transformation numérique et la gouvernance, en alignant les investissements IT avec les objectifs stratégiques et la gestion des risques.
  • Anticiper les impacts des réformes et soutenir le Plan de développement 2026-2030, en transformant la conformité réglementaire en un outil de croissance et de souveraineté.

Infographie clé (attachée) : visualiser la complémentarité

Schéma : Fitch Ratings vs Audit SIB – complémentarité et impact sur la souveraineté numérique et le Plan 2026-2030.

L’infographie illustre la distinction entre l’approche financière de Fitch et l’approche stratégique de l’audit SIB, en mettant en évidence le rôle central des banques publiques comme infrastructures critiques et piliers de la souveraineté numérique.

Fitch se concentre sur la solvabilité et les besoins en fonds propres. Mais cette vision financière ne suffit pas :

  1. Les systèmes bancaires sont des infrastructures critiques. Une banque publique vulnérable compromet non seulement les finances, mais la souveraineté numérique nationale.
  2. La transformation digitale nécessite un audit intelligent : un système mal contrôlé peut provoquer des erreurs massives ou des failles de cybersécurité.
  3. La préparation proactive est stratégique, pas seulement comptable. Les banques doivent anticiper les risques IT et sécuriser leurs systèmes avant que les nouvelles normes Bâle III et IFRS 9 ne deviennent contraignantes.

Certains répliqueront que « les banques publiques ont toujours été stables ». Mais la stabilité d’hier ne garantit pas la sécurité de demain. Le contexte numérique, économique et réglementaire a radicalement changé.

Au-delà de la conformité réglementaire, l’audit SIB est un outil de développement économique et social :

  • Il garantit la capacité des banques publiques à soutenir la refondation économique et sociale.
  • Il sécurise la souveraineté numérique, en protégeant les infrastructures critiques contre toute défaillance ou attaque.
  • Il fournit des données fiables pour les décisions stratégiques, y compris les financements publics et privés essentiels au Plan de développement 2026-2030.

Certains critiques évoqueront le coût ou la complexité de l’audit SIB. La réalité est simple : le coût d’une faille est toujours supérieur au coût de la prévention. Fitch a raison de souligner les défis financiers, mais l’avenir des banques publiques tunisiennes se joue dans leurs systèmes d’information, pas seulement dans leurs ratios.

Fiabilité des données, sécurité des transactions, gouvernance et anticipation des risques : voilà les véritables clés de la résilience, de la performance durable et de la souveraineté numérique tunisienne.

In fine, la résilience bancaire ne se mesure pas seulement en CET1 ou IFRS 9. Elle se construit dans les serveurs, les bases de données et les audits intelligents. Les banques publiques tunisiennes ne sont pas que des acteurs financiers : elles sont le cœur numérique de la souveraineté nationale.

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Les analyses et propositions formulées dans cette tribune n’engagent que l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de l’État, des institutions financières ou de toute autre organisation.

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Textile-habillement : simplifier l’autorisation d’exploiter

03. März 2026 um 08:23

La ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, a présidé une séance de travail au sein de son département, lundi 2 mars 2026, consacrée au secteur du textile et de l’habillement.

La réunion a porté sur les préoccupations du secteur et les moyens permettant de développer ce domaine d’activité, dont l’impératif de la simplification des procédures d’obtention d’une autorisation d’exploitation pour une société, ainsi que pour l’obtention d’un certificat de sécurité pour stimuler les exportations et faciliter l’accès aux marchés étrangers.

Il a également été réitéré l’importance de cette filière, qui joue un rôle important dans l’ajustement de la balance commerciale, la création d’emplois et l’attraction des investissements directs.

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Gestern — 02. März 2026Haupt-Feeds

Cybersécurité bancaire : un enjeu stratégique pour la croissance et la souveraineté nationale

02. März 2026 um 17:23

La transformation numérique du secteur bancaire tunisien s’accélère. Digitalisation des services, généralisation des paiements électroniques, développement du mobile banking et interconnexion croissante des systèmes ont profondément modifié le fonctionnement des institutions financières. Cette modernisation constitue une opportunité majeure pour l’inclusion financière et la compétitivité économique. Mais elle ouvre simultanément un front moins visible et encore insuffisamment débattu : celui de la cybersécurité et de la gouvernance des données.

 

Aujourd’hui, la sécurité numérique ne relève plus uniquement de la protection technique des systèmes informatiques. Elle touche directement à la souveraineté économique, à la confiance financière et à la crédibilité internationale du pays, en cohérence avec le plan de développement 2026-2030, qui vise croissance, souveraineté, inclusion et équité territoriale.

Une surface d’exposition en expansion continue

Les banques figurent parmi les organisations les plus exposées aux cybermenaces. Leur transformation numérique élargit mécaniquement la surface d’attaque : applications mobiles, interfaces clients, interconnexions avec fintechs, externalisation de services et migration progressive vers le cloud.

Paradoxalement, plus les services deviennent accessibles et fluides pour les usagers, plus les infrastructures deviennent complexes à sécuriser. Les cyberattaques ne ciblent plus uniquement les interruptions de service, elles visent désormais la donnée elle-même – actif stratégique par excellence.

Dans ce contexte, la cybersécurité cesse d’être un sujet purement technique pour devenir une composante centrale de la gestion des risques bancaires, au même titre que le risque de crédit ou le risque opérationnel.

La donnée personnelle : nouvel actif stratégique bancaire

La transformation numérique a profondément changé la nature des actifs détenus par les banques. Aux capitaux financiers s’ajoute désormais un capital informationnel considérable : données clients, historiques transactionnels, informations contractuelles, données comportementales et éléments d’identification personnelle. Ces données conditionnent aujourd’hui la confiance des clients, la conformité réglementaire et l’accès aux partenariats internationaux, mais leur gouvernance reste souvent fragmentée et dissociée des décisions stratégiques liées à l’innovation numérique. Une part importante circule en dehors des systèmes métiers traditionnels, créant un risque discret mais systémique. Les mécanismes classiques de sécurité couvrent principalement les bases de données formelles, laissant des zones grises peu maîtrisées.

La messagerie professionnelle : angle mort stratégique

Parmi ces zones sensibles, la messagerie électronique professionnelle occupe une place centrale. Souvent perçue comme banale, elle constitue en réalité un révélateur du niveau de maturité numérique des organisations et pose des questions cruciales : localisation des données, transferts transfrontaliers, dépendance technologique et maîtrise réelle des informations sensibles.

Innovation plus rapide que gouvernance

Comme ailleurs, l’adoption des outils numériques en Tunisie a progressé plus rapidement que la structuration des cadres de gouvernance associés. Ce décalage crée une tension structurelle entre innovation technologique et maîtrise juridique, générant des expositions réglementaires, opérationnelles ou réputationnelles.

Régulation et confiance : un levier stratégique

La Tunisie dispose d’un cadre réglementaire dédié à la protection des données personnelles, mais la conformité est trop souvent traitée comme une obligation administrative a posteriori. L’intégration proactive de ces exigences dans les projets numériques renforce la crédibilité des banques et constitue un avantage compétitif réel dans les échanges financiers globalisés.

Cybersécurité et souveraineté économique

La cybersécurité dépasse désormais le périmètre des banques elles-mêmes. La dépendance excessive à des infrastructures technologiques externes peut limiter la maîtrise des flux critiques. La souveraineté numérique, loin d’être un isolement, implique un contrôle effectif sur les données sensibles structurant l’économie, condition de la stabilité et de la compétitivité nationale.

Faire de la cybersécurité un levier de compétitivité et de développement 2026-2030

La cybersécurité devient un facteur de différenciation. Les institutions capables de démontrer une gestion rigoureuse des données :

  • renforcent la confiance des clients,
  • attirent des partenaires internationaux,
  • facilitent leur intégration dans les chaînes financières globales,
  • contribuent à la souveraineté économique et à la résilience des services financiers.

 

Cybersécurité

 

Pour les banques tunisiennes, l’enjeu consiste à passer d’une logique de protection défensive à une approche stratégique intégrée, associant gouvernance des données, gestion des risques et innovation responsable. Cela suppose des investissements technologiques, mais aussi une évolution culturelle : formation continue, implication des dirigeants et intégration de la cybersécurité dans la stratégie globale.

Un tournant silencieux mais décisif

La transformation numérique ne se joue plus uniquement sur la qualité des applications ou la rapidité des services. Elle se joue sur la capacité à protéger, gouverner et valoriser la donnée. Dans un environnement économique fondé sur la confiance et le plan national 2026-2030, la cybersécurité devient un pilier de stabilité financière et un marqueur de maturité institutionnelle, contribuant directement aux objectifs stratégiques :

  • croissance et souveraineté économique
  • inclusion sociale et justice sociale
  • équité territoriale.

Derrière chaque transaction numérique, chaque service en ligne et chaque interaction bancaire se trouve une question essentielle : qui maîtrise réellement la donnée ? De sa réponse dépendra la souveraineté économique numérique de demain et la capacité des banques à soutenir la refondation économique nationale.

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Escalade au Moyen-Orient : la navigation commerciale en état d’alerte

02. März 2026 um 16:49

Les géants mondiaux du transport maritime, Maersk et CMA CGM, ont annoncé, dimanche 1er mars, la suspension temporaire de leurs traversées par le canal de Suez. Et ce, en raison de la forte dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.

Le groupe danois Maersk a indiqué que plusieurs de ses services majeurs, notamment ME11 et MECL, avaient été déroutés vers le cap de Bonne-Espérance. Allongeant ainsi considérablement les temps de transit. L’entreprise a toutefois précisé que la réception de marchandises à destination du Moyen-Orient restait assurée, malgré ces ajustements logistiques.

Ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large de retrait des grandes compagnies maritimes du Golfe, sur fond de guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette situation devrait ralentir davantage l’acheminement des flux commerciaux et énergétiques dans une région clé du commerce mondial.

En effet, les Gardiens de la révolution iraniens ont diffusé, samedi 28 février, des avertissements radio à destination des navires, les appelant à ne pas pénétrer dans le détroit d’Ormuz, axe maritime essentiel par lequel transite une part significative du commerce mondial.

De son côté, CMA CGM a publié un communiqué ordonnant à l’ensemble de ses navires présents dans le Golfe, ou en route vers la zone, de « se mettre à l’abri ». Le groupe, troisième opérateur mondial du transport maritime de conteneurs, a confirmé la suspension de tout transit par le canal de Suez « jusqu’à nouvel ordre », avec une redirection systématique des navires via l’Afrique australe.

La vague de suspensions s’est étendue à d’autres acteurs majeurs. Hapag-Lloyd, cinquième compagnie maritime mondiale, a annoncé l’arrêt immédiat de tous ses transits par le détroit d’Ormuz. Les compagnies japonaises ont également emboîté le pas. Un porte-parole de Nippon Yusen a confirmé que ses navires avaient reçu l’ordre de cesser toute traversée de la zone. Tandis que Mitsui OSK Lines a indiqué privilégier la sécurité des équipages, des cargaisons et des navires.

Ayman Shalaby, directeur de Med Bulk Shipping Solutions, a expliqué que le canal de Suez demeure en temps normal le choix privilégié des armateurs en raison de son rôle stratégique dans la réduction des durées de trajet et des coûts d’exploitation, notamment pour les porte-conteneurs opérant sur des lignes régulières, ainsi que pour les pétroliers et les vraquiers. Toutefois, l’augmentation des risques opérationnels, des menaces sécuritaires et des coûts liés à la protection des navires a conduit plusieurs compagnies à réviser leurs tarifs et à privilégier la route du cap de Bonne-Espérance. Selon lui, le retour à la normale dépendra de la levée des menaces et de garanties crédibles sur la sécurité de la navigation.

M. Shalaby met enfin en garde contre un scénario particulièrement critique dans lequel les perturbations du détroit d’Ormuz coïncideraient avec celles du canal de Suez. Une telle configuration pourrait entraîner une flambée des coûts de transport, exercer une pression accrue sur l’économie mondiale, renforcer la dépendance aux stocks stratégiques et accélérer une recomposition durable des chaînes d’approvisionnement internationales.

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Sa montre a vu le danger avant lui !

02. März 2026 um 15:32

Il s’agit d’une histoire qui rappelle que derrière la technologie, il y a parfois une vie sauvée – et une famille épargnée. Direction Plano, au cœur du Texas, où un simple regard porté à son poignet a bouleversé le quotidien de Brad Jackson.

Une alerte discrète… mais insistante

Brad Jackson, vivant dans l’Etat du Texas, porte sa montre connectée depuis des années, rapporte le site actus.sfr.fr. « Pour lui, c’est surtout un outil pratique : compter ses pas, suivre ses activités, garder un œil sur sa santé. Rien de plus. Jusqu’au jour où les notifications changent de ton ».

En effet, à maintes reprises, sa montre l’alerte : « son rythme cardiaque est anormalement bas. Les chiffres affichés surprennent – autour de 32 battements par minute ». Sauf que, Brad ne ressent ni vertige, ni douleur, ni malaise. Il se sent bien. Normal, dit la même source.

C’est justement ce contraste qui le trouble. D’un côté, son corps ne lui envoie aucun signal. De l’autre, sa montre insiste. « Face à ces alertes répétées, il hésite, puis finit par prendre rendez-vous. Presque par prudence. Presque pour se rassurer ».

Avec le recul, il admet qu’il n’aurait probablement rien fait sans cette notification.

Et puis, le choc du diagnostic

Ainsi, à l’hôpital, les examens s’enchaînent. L’électrocardiogramme confirme que le problème est réel : son cœur présente un trouble du rythme important. « Les battements sont irréguliers, trop lents, et pourraient entraîner des complications sérieuses », soulignent les médecins.

En quelques heures, l’inquiétude remplace l’incrédulité. Les médecins lui annoncent qu’il a besoin d’un pacemaker – un dispositif destiné à réguler son rythme cardiaque. La décision est rapide. L’intervention aussi.

« Pour Brad et ses proches, l’émotion est forte. Ce qui n’était au départ qu’une simple notification devient soudainement le point de bascule entre un risque invisible et une prise en charge salvatrice », assure le site français.

Plus qu’un gadget

Du coup, une double question revient sans cesse : que se serait-il passé s’il avait ignoré l’alerte de son Apple Watch ? S’il avait considéré sa montre comme un simple accessoire de fitness ? « Aujourd’hui, il regarde son poignet différemment. Non pas comme un symbole technologique, mais comme un rappel silencieux que l’attention portée aux petits signaux peut changer le cours d’une vie ».

Que retenir de cette histoire ? Derrière les capteurs et les algorithmes, il y a surtout une décision humaine : celle d’écouter, de douter, puis d’agir. Et parfois, cela suffit à tout transformer !

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Détroit d’Ormuz sous pression : l’Algérie renforce ses options d’exportation gazière

02. März 2026 um 15:11

Dans un contexte de fortes tensions régionales et de craintes croissantes sur la sécurité des approvisionnements énergétiques, l’Algérie se prépare à renforcer sa présence sur le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) en augmentant ses ventes sur le marché au comptant.

Selon des sources citées dimanche 1er mars par la plateforme énergétique ‘Energy’ basée à Washington, les autorités algériennes entendent tirer parti des opportunités de prix offertes par le marché spot; alors que les risques géopolitiques liés à la guerre contre l’Iran alimentent les anticipations de hausse de la demande mondiale. Des préparatifs opérationnels seraient en cours afin d’accélérer le rythme de chargement des cargaisons de GNL dans les prochains jours.

L’Algérie envisagerait également de rediriger une partie de ses livraisons vers des pays arabes importateurs, en cas de demande urgente liée à d’éventuelles pénuries. Parmi les destinations potentielles figurent l’Égypte, le Koweït, la Jordanie et Bahreïn, selon les mêmes sources.

Cette stratégie intervient alors que les marchés mondiaux de l’énergie s’inquiètent des conséquences d’une escalade militaire prolongée sur les routes maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Ormuz, passage clé pour une part significative des exportations mondiales de gaz et de pétrole. Ces risques renforcent l’attrait des fournisseurs capables de proposer rapidement des volumes alternatifs sur le marché spot.

L’État algérien cherche ainsi à valoriser pleinement ses capacités de production et de liquéfaction disponibles, en orientant des volumes supplémentaires de GNL vers les marchés au comptant, profitant des prévisions de hausse des prix et de la demande en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.

L’Égypte demeure particulièrement exposée à une dégradation de la situation régionale. Le pays dépend en effet du gaz israélien pour couvrir entre 15 % et 20 % de sa consommation totale, notamment lors des pics estivaux. La Jordanie, de son côté, s’appuie largement sur ces importations pour alimenter ses centrales électriques.

Toute fermeture prolongée des champs gaziers israéliens, en particulier du gisement offshore Léviathan – censé produire environ 12 milliards de mètres cubes par an, avec un objectif porté à 14 milliards à l’horizon 2026 -, pourrait entraîner une réduction drastique, voire un arrêt, des exportations vers l’Égypte et la Jordanie, comme lors d’épisodes précédents d’escalade. Du reste, en juin 2025, l’interruption de la production avait déjà contraint Le Caire à rationner le gaz destiné à certaines industries afin de préserver l’approvisionnement du secteur électrique.

Ces perturbations avaient également affecté le marché égyptien des engrais, fortement dépendant du gaz naturel comme matière première, entraînant des tensions sur les exportations et une hausse des prix locaux. Autant de facteurs que l’Algérie intègre désormais dans ses calculs.

Dans ce contexte volatil, toute interruption soudaine renforce la valeur stratégique des livraisons rapides sur le marché au comptant. Offrant ainsi à l’Algérie une fenêtre d’opportunité pour consolider son rôle de fournisseur alternatif clé.

L’article Détroit d’Ormuz sous pression : l’Algérie renforce ses options d’exportation gazière est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie ne se réduit pas à un indice, elle affirme sa souveraineté économique et s’impose comme une puissance euro-africaine en devenir

02. März 2026 um 14:13

La publication du Country Risk Atlas 2026 par Allianz Trade, classant la Tunisie au niveau D4, a suscité de nombreuses réactions dans les milieux économiques. Certains ont immédiatement relayé l’idée selon laquelle la Tunisie serait « parmi les pays les plus risqués d’Afrique pour les entreprises ». Cette affirmation est techniquement inexacte.

Le Country Risk Atlas n’est pas un classement de valeur économique des nations. C’est un outil assurantiel qui mesure essentiellement le risque d’impayé commercial et les tensions financières à court terme. Un indice financier photographie une conjoncture. Une nation s’évalue sur une trajectoire.

Un baromètre du risque financier, nullement un verdict sur le potentiel réel d’un pays

Le Country Risk Atlas se limite à apprécier des paramètres conjoncturels et strictement financiers : la probabilité d’impayés commerciaux, les tensions de trésorerie, la vulnérabilité bancaire à court terme ainsi que la lisibilité immédiate du climat des affaires.

En revanche, il ne prend aucunement en compte les fondamentaux structurels d’une économie, notamment la qualité du capital humain, la capacité d’innovation, la résilience entrepreneuriale, la densité du tissu productif ou encore le positionnement géostratégique d’un territoire.

Il s’agit donc d’un instrument technique d’aide à la gestion du risque financier à court horizon, et non d’un indicateur de puissance économique, de compétitivité durable ou d’attractivité structurelle.

 

Country Risk Atlas ne prend aucunement en compte les fondamentaux structurels d’une économie, notamment la qualité du capital humain, la capacité d’innovation, la résilience entrepreneuriale, la densité du tissu productif ou encore le positionnement géostratégique d’un territoire.

 

On ne compare pas des économies nationales de manière mécanique

D’un point de vue strictement technique, les notations issues du Country Risk Atlas ne constituent en aucun cas un classement de performance économique entre États. Ces scores proviennent de modèles assurantiels calibrés autour du risque d’impayé commercial, de la liquidité financière à court terme, de la visibilité immédiate des flux économiques et de paramètres macro-financiers propres à chaque pays. Ils n’ont jamais été conçus pour établir une hiérarchie du potentiel économique ou du niveau de développement.

Le rapport indique que le Maroc est noté B1 et que la Côte d’Ivoire est classée B2. Il serait tentant d’en déduire que ces pays seraient « meilleurs » que la Tunisie. Une telle lecture serait non seulement réductrice, mais techniquement erronée.

Chaque économie repose sur une architecture propre : structure productive spécifique, niveau d’endettement distinct, profondeur financière variable, spécialisation sectorielle différenciée et trajectoire historique singulière. Le Maroc a privilégié une ouverture commerciale massive et un positionnement industriel étroitement arrimé aux chaînes de valeur européennes. La Côte d’Ivoire bénéficie d’une dynamique démographique soutenue et d’investissements lourds dans les infrastructures. La Tunisie, quant à elle, s’appuie sur un capital humain hautement qualifié, une base industrielle diversifiée, une forte densité de compétences techniques et un positionnement stratégique à l’interface euro-africaine.

Comparer ces pays exclusivement à travers une note de risque financier de court terme revient à opposer des modèles économiques profondément différents sur un unique indicateur conjoncturel.

Une analyse sérieuse ne peut être unidimensionnelle. Elle doit intégrer simultanément les fondamentaux humains, industriels, institutionnels, géostratégiques et la capacité de transformation à long terme, faute de quoi, on confond mesure du risque immédiat et appréciation du potentiel réel.

 

Une analyse sérieuse ne peut être unidimensionnelle. Elle doit intégrer simultanément les fondamentaux humains, industriels, institutionnels, géostratégiques et la capacité de transformation à long terme, faute de quoi, on confond mesure du risque immédiat et appréciation du potentiel réel.

 

La régulation tunisienne : contrainte apparente, stabilité structurelle

Le rapport relève que l’économie de la Tunisie demeure « fortement réglementée et protégée ». Cette lecture appelle toutefois une mise en perspective.

Dans un environnement mondial marqué par une volatilité accrue, cette régulation ne saurait être réduite à une simple rigidité administrative. Elle constitue également un mécanisme de protection des secteurs stratégiques, de maîtrise des flux sensibles, de préservation du tissu productif local et de limitation de l’exposition aux chocs externes. Les dispositifs de licences et de quotas, notamment dans l’agriculture et l’automobile, traduisent une volonté assumée de maintenir les équilibres économiques internes et d’éviter une désindustrialisation brutale ou une dépendance excessive aux importations.

L’enjeu n’est donc pas l’abandon de la régulation, mais sa modernisation progressive. Il s’agit d’un processus de transformation graduelle, déjà engagé, visant à concilier ouverture économique, attractivité des investissements et sauvegarde des fondamentaux nationaux.

Autrement dit, la régulation tunisienne ne relève pas d’un réflexe protectionniste figé, mais d’une logique de stabilisation macroéconomique dans une phase de transition, une approche prudente, parfois mal comprise, mais rationnelle au regard des contraintes actuelles.

 

La régulation tunisienne ne relève pas d’un réflexe protectionniste figé, mais d’une logique de stabilisation macroéconomique dans une phase de transition, une approche prudente, parfois mal comprise, mais rationnelle au regard des contraintes actuelles.

 

La Tunisie : un concentré rare d’atouts en Méditerranée et en Afrique

Au-delà des indicateurs conjoncturels, la Tunisie réunit une combinaison exceptionnelle :

  • Capital humain de premier plan : ingénieurs, juristes, médecins, experts IT et entrepreneurs reconnus à l’international. Une jeunesse instruite, multilingue et adaptable.
  • Position géographique stratégique : à quelques heures de l’Europe, porte naturelle vers l’Afrique subsaharienne.
  • Culture des affaires compatible avec les standards internationaux : tradition juridique solide, droit écrit structuré, pratiques contractuelles établies.
  • Diaspora économiquement puissante : présente en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique, dotée de capitaux, de réseaux, d’expertise.
  • Tissu dense de PME résilientes : capables d’absorber rapidement technologie et savoir-faire.

Peu de pays africains concentrent une telle combinaison.

La Tunisie, porte naturelle de l’Afrique et terre historique d’investissement européen

Historiquement, la Tunisie s’est imposée comme une plateforme avancée pour les entreprises européennes en quête d’ancrage africain.

Depuis plusieurs décennies, de nombreux groupes issus de France, d’Italie et plus largement d’Europe ont fait le choix de la Tunisie comme base industrielle, technologique ou de services, dans une logique de projection régionale durable.

Cette présence ne relève pas d’un opportunisme conjoncturel, mais d’un positionnement stratégique de long terme, fondé sur la qualité reconnue des compétences locales, la proximité immédiate avec le marché européen, la compétitivité des coûts de production et surtout la continuité industrielle, qui garantit stabilité opérationnelle et sécurisation des chaînes de valeur.

 

Depuis plusieurs décennies, de nombreux groupes issus de France, d’Italie et plus largement d’Europe ont fait le choix de la Tunisie comme base industrielle, technologique ou de services, dans une logique de projection régionale durable.

 

Autrement dit, la Tunisie n’a pas été perçue comme une simple destination de sous-traitance, mais comme un véritable hub euro-africain, capable d’accueillir des activités à forte valeur ajoutée et d’accompagner l’expansion continentale des entreprises européennes.

Une dynamique d’ouverture clairement engagée

Parallèlement à ses atouts structurels (position géostratégique, capital humain qualifié, proximité de l’Europe et ouverture sur l’Afrique), la Tunisie accélère la modernisation de son environnement économique afin de renforcer durablement son attractivité.

Cette dynamique se traduit notamment par :

  • Une adaptation progressive de la réglementation des changes et une facilitation des flux financiers internationaux.
  • Une évolution du cadre juridique de l’investissement et une clarification des dispositifs d’incitation.
  • Une digitalisation avancée des procédures administratives et fiscales.
  • Une amélioration continue du climat des affaires.
  • Un renforcement des mécanismes de conformité financière et de lutte contre le blanchiment.
  • La promotion des partenariats public-privé.
  • Un soutien ciblé aux secteurs à forte valeur ajoutée (IT, industrie, énergies renouvelables, agro-business, santé) .
  • La valorisation du capital humain.
  • Une gouvernance économique orientée performance et sécurité juridique.

L’ensemble vise à positionner la Tunisie comme un hub euro-africain compétitif, combinant stabilité réglementaire, efficacité administrative et ouverture maîtrisée du système financier.

Pourquoi la Tunisie représente aujourd’hui une opportunité stratégique

Pour l’investisseur structuré, doté d’une vision moyen-long terme et d’une réelle capacité d’exécution, la Tunisie offre aujourd’hui une fenêtre stratégique rare : valorisations attractives sur les actifs et les entreprises, concurrence internationale encore limitée, besoins clairs en capitaux et en expertise, et potentiel immédiat d’impact économique.

Cette configuration permet des points d’entrée compétitifs, la constitution de positions précoces sur des secteurs clés et la création rapide de valeur via des partenariats structurants et le transfert de savoir-faire. Portée par une modernisation progressive du cadre réglementaire, la digitalisation administrative et une intégration croissante aux marchés euro-africains, la dynamique est enclenchée.

Historiquement, ce type de phase constitue un moment privilégié pour sécuriser des actifs stratégiques, bâtir des positions durables et accompagner la transformation d’un marché à fort potentiel.

 

Historiquement, ce type de phase constitue un moment privilégié pour sécuriser des actifs stratégiques, bâtir des positions durables et accompagner la transformation d’un marché à fort potentiel.

 

Message à la communauté économique internationale

La Tunisie n’est pas un marché à éviter. Elle n’est pas non plus un marché d’improvisation. C’est un marché qui exige compréhension, structuration et engagement. Dans un contexte de transformation économique et réglementaire, les opportunités ne disparaissent pas, elles se déplacent vers les investisseurs capables d’analyser finement le risque, de structurer intelligemment leurs opérations et d’inscrire leurs décisions dans le temps.

Les projets réussissent en Tunisie lorsqu’ils sont juridiquement sécurisés dès leur conception, financièrement architecturés avec rigueur, adossés à une expertise locale expérimentée et portés par une vision stratégique de moyen et long terme. La performance n’y relève pas du hasard, mais de la méthode.

Les investisseurs qui abordent le marché avec discipline, gouvernance claire et capacité d’exécution y trouvent des points d’entrée compétitifs, des marges de progression réelles et un potentiel de création de valeur significatif. Ceux qui privilégient l’approche partenariale plutôt que spéculative construisent des positions solides et durables. L’histoire économique démontre que les phases de transition sont rarement des périodes à fuir. Ce sont des moments où se structurent les futurs leaders de marché.

La Tunisie n’est pas une économie à contourner. C’est une économie à comprendre, à accompagner et à développer intelligemment.

 

La Tunisie n’est pas une économie à contourner. C’est une économie à comprendre, à accompagner et à développer intelligemment.

 

Conclusion : la Tunisie est une trajectoire, pas un instantané 

Le Country Risk Atlas 2026 apporte un éclairage financier ponctuel. Il mesure un Etat à un moment donné. Il ne saurait, à lui seul, définir l’avenir d’une nation.

La Tunisie se lit dans la durée. Elle se construit par ses talents, sa position naturelle entre l’Europe et l’Afrique, la force de sa diaspora, et une dynamique d’ouverture progressive portée par des réformes structurelles, une modernisation administrative et une volonté claire d’intégration régionale.

Ces fondamentaux constituent autant de leviers pour faire émerger une véritable plateforme euro-africaine de création de valeur, capable d’accueillir des capitaux structurés, des projets industriels, des hubs de services et des initiatives à impact réel.

La Tunisie ne se résume pas à un indice de risque. Elle est un mouvement, une transformation en cours, un potentiel en construction.

Elle avance et elle invite le monde à bâtir avec elle, dans une logique de partenariat, de confiance et de vision partagée.

 

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Ali Khribi,

juriste fiscaliste & analyste économique

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Fintech : Lupiya porte sa levée de fonds à 11,25 millions de dollars

02. März 2026 um 13:59

La fintech zambienne Lupiya a annoncé l’extension de son tour de table de série A, portant le financement total à 11,25 millions de dollars. Ce capital renforcé vise à consolider les opérations de la startup sur son marché domestique. Et ce, tout en préparant son déploiement stratégique vers de nouveaux marchés en Afrique australe et orientale.

Initialement fixée à 8,25 millions de dollars en septembre dernier, cette levée de fonds a bénéficié d’une extension de 3 millions de dollars supplémentaires. L’opération a été menée par le fonds Alitheia IDF, avec la participation de Mastercard, d’INOKS Capital SA et de la banque de développement allemande KfW DEG. Ces ressources permettront à l’entreprise de moderniser son infrastructure technologique et de diversifier sa gamme de produits financiers afin de toucher une base de clientèle plus large.

Fondée en 2016, Lupiya s’est donné pour mission de fournir des solutions de crédit basées sur la technologie aux populations zambiennes historiquement exclues du système bancaire traditionnel. Ce nouveau palier financier marque une étape décisive pour la structure, qui se positionne désormais comme un acteur majeur de l’inclusion financière à l’échelle régionale.

Evelyn Chilomo Kaingu, cofondatrice et présidente directrice générale de Lupiya, a souligné que ce financement de série A valide la stratégie de croissance de l’entreprise. Selon la dirigeante, le soutien de partenaires institutionnels internationaux place la fintech en position de force pour intensifier ses activités et étendre sa présence géographique au-delà des frontières de la Zambie.

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Hannibal SICAV : paiement des dividendes 2025 à partir du 6 mars

02. März 2026 um 12:53

L’Union Financière Hannibal SICAV débutera le paiement des dividendes au titre de l’exercice 2025 le vendredi 6 mars 2026. Cette mesure fait suite à la décision prise par l’Assemblée générale ordinaire de la structure financière le 25 février dernier.

Le montant du dividende a été fixé à 6,609 dinars par action. Les actionnaires pourront percevoir leur dû auprès de tous les guichets de l’UBCI. La société offre également une option de capitalisation : les actionnaires ont la faculté de réinvestir le montant de leur dividende directement en nouvelles actions de l’Union Financière Hannibal SICAV dès la date de mise en paiement.

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Un conseiller de l’ambassade d’Iran à Tunis apporte des précisions sur la mort d’Ali Khamenei

02. März 2026 um 12:45

Le conseiller culturel de l’ambassade d’Iran en Tunisie, le docteur Hédi Ajili, affirme que le Guide suprême Ali Khamenei a été assassiné dans son bureau.

Intervenant dans l’émission « Sabah Al Ward » sur Jawahara FM, M. Ajili confirme qu’Ali Khamenei se trouvait dans son bureau au moment de son assassinat. Et que les forces militaires iraniennes lui avaient proposé un abri souterrain, proposition qu’il a refusé et choisissant de rester à son poste.

Concernant les avions abattus au Koweït, le conseiller est catégorique : c’est la défense aérienne américaine qui les a abattus par erreur, non l’Iran. « Ces informations sont fausses et dénuées de fondement », martèle-t-il.

La guerre n’était pas une surprise pour le gouvernement iranien, estime le conseiller. Car Trump vise la capitulation de l’Iran, pas un règlement du dossier nucléaire.

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