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BTK Leasing : 6 MDT de bénéfice et 0,400 dinar de dividende par action

03. April 2026 um 10:14

L’Assemblée générale ordinaire de BTK Leasing, réunie le 6 avril 2026, soumet à approbation l’affectation du résultat bénéficiaire de l’exercice clos au 31 décembre 2025. Le bénéfice de l’exercice s’établit à 6 millions de dinars. Ajouté au report à nouveau des exercices antérieurs de 3,5 millions de dinars, le bénéfice disponible total atteint 9,5 millions de dinars.

Sur ce montant, deux prélèvements sont opérés avant toute distribution. La dotation au fonds social s’élève à 150 000 dinars. Les réserves spéciales de réinvestissement exonéré absorbent pour leur part 6 millions de dinars. Le bénéfice disponible après ces affectations ressort ainsi à 3,4 millions de dinars.

Sur ce solde, l’assemblée propose de distribuer 1 million de dinars sous forme de dividendes, soit 0,400 dinar par action. Le reliquat de 2,4 millions de dinars est reporté à nouveau sur l’exercice 2025. La date de paiement des dividendes reste à fixer par résolution distincte.

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ECLAIRAGE – Le retour du baril-roi : chronique d’une dépendance révélée

03. April 2026 um 10:01

Il suffit parfois d’une déclaration, d’une inflexion dans le ton d’un dirigeant, pour que les marchés s’embrasent et que les équilibres économiques les plus fragiles vacillent. Lorsque Donald Trump évoque la perspective de frappes prolongées contre l’Iran, ce ne sont pas seulement les lignes de front qui se tendent, mais l’ensemble de l’économie mondiale qui se crispe. Le baril de Brent franchissant à nouveau le seuil symbolique des 105 dollars agit comme un révélateur brutal : celui d’un ordre énergétique encore dominé par la géopolitique, et d’économies périphériques enfermées dans une dépendance structurelle dont elles peinent à s’extraire.

À travers la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, c’est une artère vitale du capitalisme mondial qui se trouve menacée. Et dans cette configuration, l’Afrique, et plus encore le Maghreb, ne sont pas de simples spectateurs, mais des récepteurs passifs d’un choc dont les ondes se propagent avec une intensité redoutable.

 

L’un des paradoxes les plus frappants de la situation actuelle réside dans le décalage entre les discours de souveraineté et la réalité des dépendances. Depuis plusieurs décennies, les pays du Maghreb affichent des ambitions de maîtrise énergétique, investissant dans des stratégies nationales souvent présentées comme des piliers de leur autonomie économique. Pourtant, à la moindre secousse sur les marchés internationaux, cette souveraineté proclamée se dissout dans les faits.

La Tunisie et le Maroc, importateurs nets, subissent de plein fouet la hausse des cours. Même l’Algérie, pourtant exportatrice, n’échappe pas à une forme de vulnérabilité : car si la rente pétrolière s’accroît à court terme, elle renforce en réalité une dépendance à une ressource volatile, consolidant ce que la littérature économique désigne comme la «malédiction des ressources».

Dans ce contexte, la dépendance au pétrole du Golfe agit comme une contrainte externe permanente. Elle enferme les économies dans un schéma de transmission quasi automatique des chocs, où la politique nationale se réduit souvent à un ajustement marginal face à des forces globales.

Le choc inflationniste : une mécanique implacable

La hausse des prix du pétrole ne se contente pas d’affecter les balances commerciales ; elle s’infiltre dans l’ensemble du tissu économique. Le carburant étant un intrant transversal, son renchérissement se diffuse à tous les niveaux : transport, production, distribution. Le résultat est une inflation généralisée, dont les effets sont d’autant plus violents qu’ils touchent en priorité les biens essentiels.

Les théories économiques ont depuis longtemps analysé ce type de phénomène. Les modèles inspirés de John Maynard Keynes mettent en évidence l’effet récessif des chocs d’offre (1), tandis que les approches monétaristes, dans la lignée de Milton Friedman, insistent sur les risques d’emballement inflationniste si les autorités monétaires tentent de compenser ces chocs par une expansion excessive de la liquidité.

Or, dans les économies maghrébines, cette tension théorique se double d’une contrainte pratique : les marges de manœuvre sont limitées. Les banques centrales, déjà confrontées à une inflation persistante, hésitent entre resserrement monétaire et soutien à l’activité. Mais dans un contexte où l’inflation est importée, leur capacité d’action apparaît structurellement réduite.

Subventions : amortisseur social ou bombe budgétaire ?

Face à la montée des prix, les États recourent à un instrument devenu classique : la subvention. En maintenant artificiellement les prix à la pompe, ils cherchent à contenir l’inflation et à préserver la paix sociale. Mais ce choix, en apparence protecteur, dissimule une fragilité profonde.

Les subventions énergétiques, en absorbant une partie du choc, déplacent le problème plutôt qu’elles ne le résolvent. Elles creusent les déficits, alourdissent la dette publique et réduisent la capacité d’investissement de l’État. À moyen terme, elles peuvent même accentuer les inégalités, en bénéficiant davantage aux ménages les plus aisés, plus consommateurs d’énergie.

Les institutions internationales, telles que le Fonds monétaire international (FMI), ne cessent de dénoncer ces mécanismes, appelant à leur remplacement par des dispositifs ciblés. Pourtant, la réalité politique rend ces réformes particulièrement délicates. Dans des sociétés marquées par une défiance croissante envers les institutions, toute hausse des prix peut devenir le catalyseur d’une contestation sociale.

Le Maghreb se trouve ainsi pris dans une contradiction structurelle : maintenir les subventions pour éviter l’explosion sociale, ou les réduire pour préserver l’équilibre budgétaire. Une équation sans solution simple, où chaque choix comporte un coût élevé.

La fragmentation africaine : une réponse désordonnée

À l’échelle du continent africain, la crise actuelle met en évidence une absence de coordination frappante. Chaque pays réagit en fonction de ses contraintes internes, sans véritable stratégie collective. Tandis que certains augmentent les prix, d’autres les gèlent ; tandis que certains compensent par des hausses salariales, d’autres laissent les ménages absorber le choc.

Cette fragmentation reflète l’absence d’un marché énergétique intégré. Elle limite la capacité des pays africains à négocier collectivement avec les fournisseurs ou à mutualiser leurs ressources. Dans ce contexte, les initiatives visant à développer des capacités de raffinage locales, comme celles portées au Nigeria, apparaissent comme des tentatives encore isolées de rééquilibrage.

Pour le Maghreb, cette absence d’intégration régionale constitue un handicap majeur. Malgré des complémentarités évidentes, les pays de la région peinent à construire des politiques communes, prisonniers de logiques nationales et de tensions politiques persistantes. 

Inflation et fractures sociales : le risque d’une rupture silencieuse

Au-delà des agrégats macroéconomiques, c’est la société elle-même qui est affectée. La hausse des prix du carburant agit comme un multiplicateur des inégalités. Elle pénalise les ménages modestes, dont le budget est déjà contraint, et réduit leur capacité à absorber les chocs.

Dans les zones urbaines comme rurales, le coût du transport devient un facteur déterminant du niveau de vie. Les produits alimentaires, dépendants des circuits logistiques, voient leurs prix augmenter, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat. Ce phénomène nourrit un sentiment d’injustice, d’autant plus fort que les populations perçoivent ces hausses comme exogènes et incontrôlables.

Dans ce contexte, le risque n’est pas seulement économique, mais aussi politique. L’histoire récente de la région montre que les crises de prix peuvent rapidement se transformer en crises sociales. Le choc pétrolier actuel, s’il se prolonge, pourrait ainsi raviver des tensions latentes, mettant à l’épreuve la résilience des États.

Sortir de la dépendance : une nécessité stratégique

La crise actuelle ne fait que renforcer une évidence : la dépendance énergétique constitue un obstacle majeur au développement. Elle expose les économies à des chocs externes récurrents et limite leur capacité à définir des politiques autonomes.

La transition vers les énergies renouvelables apparaît dès lors comme une voie incontournable. Le Maghreb dispose d’un potentiel considérable en matière solaire et éolienne, qui pourrait être mobilisé pour réduire la dépendance aux importations. Mais cette transition ne peut être envisagée comme une simple substitution technologique ; elle implique une transformation profonde des structures économiques.

Elle suppose des investissements massifs, une réforme des cadres réglementaires et une coopération régionale renforcée. Elle nécessite également une vision politique capable de dépasser les logiques de court terme pour inscrire l’action publique dans une perspective stratégique.

Une crise révélatrice d’un modèle à bout de souffle

En définitive, la flambée des prix du pétrole ne constitue pas un simple épisode conjoncturel. Elle agit comme un révélateur des limites d’un modèle de développement fondé sur la dépendance externe, la consommation subventionnée et l’absence de diversification.

Le Maghreb se trouve aujourd’hui à un carrefour. Continuer à gérer les crises au coup par coup, au prix d’un endettement croissant et d’une fragilité accrue, ou engager une transformation structurelle, certes coûteuse et complexe, mais porteuse de résilience.

Dans ce choix se joue bien plus qu’une politique énergétique. C’est la capacité même des États à reprendre le contrôle de leur trajectoire économique qui est en question. Et dans un monde où les chocs se multiplient, cette capacité devient la condition première de la souveraineté.

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(1) : Dans la pensée de John Maynard Keynes, les crises viennent surtout d’un manque de demande.

Mais dans les approches néo-keynésiennes, un choc d’offre (comme la hausse du pétrole) est aussi récessif : il augmente les coûts, réduit le pouvoir d’achat et freine l’activité, tout en générant de l’inflation.

En toute rigueur, car elle touche à un point central du débat macroéconomique.

Chez John Maynard Keynes, l’analyse porte avant tout sur les insuffisances de la demande globale comme source principale des récessions. Dans son cadre théorique initial, les crises économiques sont d’abord liées à une contraction de l’investissement, à des anticipations pessimistes et à une demande effective insuffisante.

Cependant, dans les prolongements contemporains de sa pensée — notamment les modèles néo-keynésiens — les économistes ont intégré explicitement les chocs d’offre, comme une hausse brutale des prix du pétrole. Dans ce cadre élargi, un choc d’offre négatif produit un double effet :

D’une part, il augmente les coûts de production, ce qui réduit l’offre globale et alimente l’inflation.

D’autre part, il comprime le revenu réel des ménages, ce qui freine la consommation et donc la demande.

C’est cette combinaison qui engendre un effet récessif, souvent associé à des situations de stagflation.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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La nomination de Slim Sanhaji directeur artistique des 27es Journées Théâtrales de Carthage

03. April 2026 um 09:39

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, jeudi, la nomination de l’homme de théâtre Slim Sanhaji comme directeur artistique et président du comité d’organisation de la 27e édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC).

Créées en 1983, ces JTC, l’un des plus anciens festivals théâtraux arabes et africains se tiennent habituellement en novembre-décembre et réunissent des créateurs arabes, africains et méditerranéens pour l’échange et l’expérimentation.

Slim Sanhaji, dont la carrière débute dans les années 1970 au théâtre scolaire, succède à Mounir Ergui (éditions 2024-2025). Ancien machiniste de la troupe du Triangle avec Habib Chebil, il a mis en scène des pièces primées comme Carnaval, Safar et Sa’at Hob.

Il a dirigé le Festival international de Hammamet, le Festival de Carthage et Dar Masrahi au Bardo.

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Guerre en Iran : Pékin revoit sa stratégie énergétique

03. April 2026 um 09:39

La région industrielle du Guangdong, dans le sud de la Chine, a demandé aux producteurs d’électricité locaux de reconstituer leurs réserves de charbon, de limiter leur consommation de gaz naturel et d’accélérer le développement de l’énergie nucléaire – signe que la deuxième économie mondiale commence à ressentir les effets de la guerre au Moyen-Orient.

Guangdong, la région du pays qui consomme le plus d’énergie — particulièrement exposée aux turbulences des marchés internationaux en raison de sa forte dépendance aux importations et des conditions météorologiques sèches dues à l’utilisation de l’énergie hydroélectrique —, a demandé aux gestionnaires de réseau de se préparer activement au pic de demande estival, selon des sources proches du dossier rapportées par Bloomberg.

Les compagnies d’électricité ont reçu l’ordre d’augmenter leurs réserves de charbon afin de couvrir au moins 20 jours de consommation, et idéalement 25 jours par mesure de précaution, qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat…

Selon les données de l’Association chinoise du transport et de la distribution du charbon, les réserves moyennes de charbon dans le Guangdong sont tombées à environ 12,6 jours, en dessous de la limite de base de 15 jours d’utilisation.

Nucléaire…

La production d’électricité à partir de gaz a diminué dans les régions côtières chinoises depuis le début de la guerre, notamment après les frappes iraniennes contre l’usine de GNL de Ras Laffan, un site stratégique au Qatar, faisant craindre des perturbations prolongées du marché. La province limitera sa consommation de gaz naturel pour la production d’électricité à 19 milliards de mètres cubes cette année, contre 21 milliards de mètres cubes l’an dernier, selon des sources proches du dossier.

Les autorités de régulation ont également demandé à China General Nuclear Power Group de redémarrer un réacteur nucléaire en maintenance et de mettre en service deux nouvelles unités d’ici juillet.

Jusqu’à présent, les marchés énergétiques chinois ont fait preuve d’une relative résilience face aux perturbations causées par la guerre en Iran, notamment grâce à une politique de longue date d’autosuffisance et de diversification. L’approvisionnement énergétique du pays est également renforcé par ses vastes réserves et sa production record de charbon.

Cependant, la hausse des prix du charbon laisse présager un resserrement de l’approvisionnement en ce combustible essentiel. En Chine, l’indice des prix du charbon thermique a progressé de 1,5 % en mars, atteignant son plus haut niveau en trois mois.

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SOTUVER change de mains : 16,2 millions d’actions cédées à BA Glass B.V

03. April 2026 um 09:08

Le 2 avril 2026, le CMF a rendu sa décision n°12. Il autorise BA Glass B.V., société néerlandaise, à acquérir 16 204 636 actions SOTUVER. Ce bloc représente 41,28 % du capital de la Société Tunisienne de Verreries. Le prix retenu est de 13,020 dinars par action.

 Quatre actionnaires participent à cette cession. D’abord, la Compagnie Financière d’Investissement (CFI) transfère 11 400 621 actions, soit 29,04 % du capital. Elle conserve néanmoins 12 666 350 titres à l’issue de l’opération. Ensuite, la Tunisienne d’Assurance Lloyd Tunisien cède 2 696 993 actions (6,87 % du capital) et garde 402 999 titres. Par ailleurs, INDINVEST transfère 1 022 000 actions (2,60 % du capital) et reste propriétaire de 2 591 952 actions. Enfin, Lloyd Vie cède l’intégralité de sa participation : 1 085 022 actions, soit 2,76 % du capital.

Le Ministère du Commerce et du Développement des Exportations a approuvé l’opération dès le 4 mars 2026. Tunisie Valeurs a ensuite déposé la demande auprès du CMF le 10 mars 2026. Ces deux étapes ont ouvert la voie à la décision d’autorisation.

Un conseil d’administration recomposé

BA Glass B.V. détient désormais le contrôle majoritaire de SOTUVER. En conséquence, le Conseil d’Administration accueillera de nouveaux membres représentant l’acquéreur. Cette recomposition interviendra dès la finalisation de la transaction.

En parallèle, le CMF soumet BA Glass B.V. à une offre publique d’achat obligatoire. Celle-ci porte sur 23 049 839 actions, représentant 58,72 % du capital restant. Le prix fixé est de 13,390 dinars par action. Le CMF publiera les caractéristiques définitives de cette OPA dans son Bulletin Officiel, dès la réalisation de l’acquisition du bloc. BA Glass B.V. conduit cette opération en association avec le groupe Bayahi. Ensemble, ils visent à renforcer la position de SOTUVER dans la production d’emballages en verre. Leur ambition cible les marchés méditerranéens ainsi que les marchés émergents d’Afrique.

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90 entreprises, quinze pays, un message : la France choisit Tunis

03. April 2026 um 08:34

Quatre-vingt-dix entreprises françaises, des délégués issus de plus de quinze pays : les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCE) ont tenu les 26 et 27 mars 2026 à Gammarth. Leur Réunion Régionale Sud-Méditerranée et Proche et Moyen-Orient, constituant la plus grande délégation économique française à se rendre en Tunisie depuis plus de quatre ans.

L’événement, intitulé « Deux Rives, Un Avenir : les nouvelles dynamiques du commerce euro-méditerranéen », a réuni des dirigeants venus de Paris, Casablanca, Alger, Dubaï, Riyad et Tbilissi. C’est la première fois que la Commission Sud-Méditerranée et Proche et Moyen-Orient des CCE tenait sa réunion régionale sur le sol tunisien. Alexandre Ratle, Président de ladite Commission et Président du Comité Tunisie CCE, a déclaré à cette occasion : « Cela fait plus de quatre ans qu’aucune délégation économique française de cette envergure n’était venue en Tunisie. Cette page est tournée. »

La réunion s’inscrit dans la continuité des Rencontres Tunisie organisées à Paris en octobre 2025, à Business France, auxquelles avaient participé le ministre délégué chargé du Commerce extérieur Nicolas Forissier et Sophie Sidos, Présidente des CCE, ainsi qu’un dîner à l’Automobile Club de France en l’honneur de la délégation de l’UTICA conduite par Samir Majoul.

Sur le plan des données économiques bilatérales, la France est le premier investisseur étranger en Tunisie, son premier partenaire commercial et sa première source de devises issues de la diaspora et du tourisme. La Tunisie est, de son côté, le troisième partenaire commercial de la France sur le continent africain et, pour la sixième année consécutive, le premier investisseur africain en France en nombre de projets.

La journée de travail du 27 mars s’est articulée autour de quatre sessions thématiques. La première, consacrée aux interdépendances géopolitiques euro-méditerranéennes, a réuni l’Ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie Giuseppe Perrone et Samir Majoul, Président de l’UTICA. La deuxième a abordé les enjeux liés à l’eau, au climat et à la sécurité alimentaire, en présence de la représentante résidente du PNUD, de la directrice régionale de l’AFD et de Mohsen Boujbel, PDG de Vapca. La troisième session a porté sur les chaînes de valeur et le nearshoring, avec la participation de dirigeants de groupes industriels implantés en Tunisie, dont Valeo et COFICAB, ainsi que la FrenchTech Tunis représentée par sa présidente Neila Benzina. La réunion s’est conclue par une session retransmise en direct à l’ensemble du réseau CCE mondial, consacrée à la crise moyen-orientale et à ses implications géostratégiques et économiques, avec la participation de François Gouyette, ancien ambassadeur de France en Tunisie et dans cinq capitales arabes, et du vice-amiral d’escadre Pascal Ausseur, directeur général de la FMES.

Le Comité Tunisie CCE a annoncé lors du dîner de gala que les bénéfices de l’événement seraient reversés au fonds dédié à la restauration de l’Acropolium de Carthage, ancienne cathédrale Saint-Louis, lieu retenu pour accueillir cette soirée. L’Ambassadrice de France en Tunisie Anne Guéguen, présente à la réunion, avait pour sa part déclaré qu’il fallait « miser sur la continuité et favoriser une vraie politique et stratégie de voisinage ». Sophie Sidos, Présidente des CCE, a quant à elle affirmé : « Tunis, mars 2026 : la France est là, en partenaire. »

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Le déficit commercial des États-Unis baisse plus que prévu

03. April 2026 um 08:13

Le déficit commercial américain s’est moins creusé que prévu en février, les importations et les exportations ayant toutes deux augmenté.

Le déficit commercial des biens et services s’est creusé de 4,9 % par rapport pour atteindre 57,3 milliards de dollars, selon les données publiées jeudi 2 avril par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur un déficit de près de 61 milliards de dollars.

Les exportations ont progressé de 4,2 % en février, tirées par les expéditions d’or et de gaz naturel. Pour leur part, les importations ont augmenté de 4,3 %, principalement grâce à la hausse des arrivages d’ordinateurs, de semi-conducteurs et d’automobiles.

Les revenus tirés de l’utilisation des droits de propriété intellectuelle ont également augmenté, ce qui pourrait refléter un coup de pouce temporaire dû aux droits de diffusion liés aux Jeux olympiques d’hiver.

Un an après que Donald Trump a dévoilé son régime tarifaire agressif, les fluctuations mensuelles de la balance commerciale continuent de refléter la mise en œuvre erratique de cette politique.

Les importations fluctuent fortement d’un mois à l’autre, même si les investissements dans l’intelligence artificielle stimulent la demande de microprocesseurs et autres équipements importés.

Avec des droits de douane désormais à leur plus bas niveau depuis avril 2025, suite à l’invalidation de nombreuses mesures par la Cour suprême, une question cruciale se pose : les entreprises augmenteront-elles leurs importations ou privilégieront-elles davantage la production nationale cette année ?

Les données de février permettront aux économistes d’établir des estimations plus précises du PIB du premier trimestre. Avant leur publication, les prévisions de GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta indiquent que les exportations nettes amputeraient le PIB du premier trimestre d’environ un quart de point de pourcentage, un chiffre similaire à celui du quatrième trimestre de 2025.

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Gestern — 02. April 2026Haupt-Feeds

Au Caire, la Tunisie réitère son appui aux droits des Palestiniens

02. April 2026 um 21:44

La mission permanente de la République tunisienne a participé, ce jeudi 2 avril 2026, à la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue des États arabes, tenue au niveau des représentants à la demande de l’État de Palestine, afin d’examiner les moyens de faire face aux crimes et aux violations commis par l’entité occupante dans la ville occupée de Jérusalem et ses lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi qu’à l’adoption par la « Knesset » de l’occupation d’une loi raciste relative à l’exécution des prisonniers palestiniens.

À cette occasion, Dhouha Chaouikh, représentante permanente par intérim, a affirmé la position de la Tunisie, opposée aux graves violations subies par les lieux saints islamiques, et son rejet catégorique de l’adoption de cette loi raciste sur l’exécution des prisonniers palestiniens.

Elle a également réaffirmé, dans ce cadre, la position de principe constante de la Tunisie, qui soutient les droits inaliénables du peuple palestinien, au premier rang desquels l’établissement de son État indépendant et souverain sur l’ensemble de la terre de Palestine, avec El Qods Echarrif pour capitale.

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La Chambre d’accusation renvoie, l’ancien Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, au tribunal

02. April 2026 um 21:22

La Chambre d’accusation spécialisée en corruption financière auprès de la Cour d’appel de Tunis a ordonné, ce jeudi 2 avril, le renvoi de l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi devant la Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis compétente en la matière, selon certains médias locaux.

L’ex-responsable comparaîtra en liberté, aux côtés de l’ancien directeur général du ministère de la Jeunesse et des Sports, également visé par cette procédure.

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Afrique : un potentiel renouvelable immense, mais une transition encore freinée

02. April 2026 um 19:52

L’agence Ecofin a mis en lumière l’écart persistant entre l’énorme potentiel des énergies renouvelables en Afrique et la faiblesse des capacités réellement installées, de la production électrique et de l’accès à l’énergie. Malgré des ressources solaires, éoliennes et géothermiques parmi les plus importantes au monde, le continent demeure freiné par le manque d’investissements, la fragmentation des marchés et l’insuffisance des infrastructures.

Toujours selon Ecofin, cela montre aussi l’existence de deux dynamiques distinctes : d’un côté, quelques pays engagés dans une transition plus structurée, souvent à travers des projets de grande envergure ; de l’autre, une grande partie de l’Afrique subsaharienne qui avance plus lentement, en s’appuyant sur des solutions décentralisées et sur l’appui de financements internationaux.
Enfin, cela prouve que la transition énergétique africaine est de plus en plus orientée vers l’exportation, notamment à travers l’hydrogène vert, ce qui relance le débat entre satisfaction des besoins internes et ambitions sur les marchés extérieurs.

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Le CMF autorise l’acquisition d’un bloc de titres de SOTUVER

02. April 2026 um 19:27

Par la décision n°12 du 2 avril 2026, le Conseil du Marché Financier a autorisé l’acquisition d’un bloc de titres de la Société Tunisienne de Verreries (SOTUVER) conférant une participation supérieure à 40% des droits de vote. Cette autorisation intervient après une demande déposée le 10 mars 2026 par Tunisie Valeurs et fait suite à l’aval du ministère du Commerce et du Développement des exportations pour l’opération de concentration économique.
L’acquéreur, B.A. Glass B.V., est par ailleurs soumis à une offre publique d’achat obligatoire portant sur le reste du capital de SOTUVER, conformément à la réglementation en vigueur.

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Détroit d’Ormuz : Tajani réclame un couloir humanitaire d’urgence pour épargner l’Afrique d’une famine

02. April 2026 um 17:46

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a appelé jeudi 2 avril 2026 à la création d’un couloir humanitaire dans le détroit d’Ormuz pour garantir le transit des engrais et des produits essentiels, afin d’éviter ce qu’il a qualifié de « catastrophe alimentaire en Afrique », selon l’Agence France-Presse.

Tajani, qui participait à une réunion coordonnée par le Royaume-Uni consacrée au dossier iranien, a affirmé dans un communiqué que garantir le transport des engrais et des autres marchandises humanitaires à travers le détroit d’Ormuz constituait « une nécessité vitale ». Il a plaidé, aux côtés de ses homologues néerlandais et émirati, pour une coopération avec les Nations unies en vue d’instaurer ce couloir humanitaire « dans les meilleurs délais », en le dédiant prioritairement aux engrais et aux marchandises indispensables à la prévention d’une nouvelle crise alimentaire, notamment dans les pays africains.

Sur le plan économique, une fermeture du détroit d’Ormuz entraînerait une flambée des prix de l’énergie à l’échelle mondiale. L’Europe, première concernée en raison de sa dépendance directe au pétrole et au gaz du Golfe, verrait sa sécurité énergétique et ses infrastructures industrielles sérieusement menacées. Des pays comme l’Italie et le Royaume-Uni seraient particulièrement exposés.

L’Afrique, quant à elle, subirait les conséquences de cette crise de manière indirecte, à travers la hausse des prix du carburant et des produits de première nécessité, aggravant ainsi une situation alimentaire déjà fragile dans plusieurs de ses régions.

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Stupéfiants et propos controversés : Rima Hassan dans le viseur de la justice

02. April 2026 um 17:26

La police française a interpellé la députée franco-palestinienne Rima Hassan, membre du Parlement européen, à la suite de la découverte d’une quantité de stupéfiants dans son sac personnel, ainsi qu’en lien avec une publication qu’elle avait partagée sur la plateforme X le mois dernier, selon ce qu’a rapporté l’agence France-Presse.

Il convient de rappeler que la députée européenne Rima Hassan avait précédemment participé à l’initiative « Flottille mondiale de la résilience », lancée en septembre 2025 dans le but de briser le blocus imposé à la bande de Gaza et d’acheminer l’aide humanitaire vers sa population.

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Sécurité et stabilité régionale : Washington et Tunis resserrent leurs liens

02. April 2026 um 17:08

L’ambassadeur Bill Bazzi et le contre-amiral Ben Snell, directeur du renseignement au Commandement des États-Unis pour l’Afrique, ont été reçus par le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili. Selon un communiqué publié par l’ambassade des États-Unis en Tunisie, les discussions ont porté sur les objectifs sécuritaires bilatéraux communs, le renforcement de la stabilité régionale et l’approfondissement du partenariat stratégique entre Washington et Tunis.

Les trois responsables ont examiné les axes de coopération susceptibles de consolider les relations sécuritaires entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par des enjeux de stabilité croissants.

L’entretien s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique liant les États-Unis et la Tunisie, dont les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’approfondir les mécanismes de coopération bilatérale.

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Le David perse contre le Goliath sioniste

02. April 2026 um 15:13

Un récit biblique rapporte l’histoire du combat entre David le juif et le Goliath philistin, un géant, qui avait massacré l’armée d’Israël. C’est bien sûr David qui remporta le combat, grâce à un lance-pierre et un caillou qui frappa le géant entre les yeux et qui le tua, permettant à David de le décapiter avec l’épée du mécréant. Les Philistins, selon certaines sources, habitaient Gaza. Mais toute ressemblance avec les Palestiniens n’est qu’un pur hasard. Bien sûr il ne s’agit que d’un mythe, dont le message est clair. La force de la foi est supérieure à toutes les armes aussi sophistiquées soient-t-elles. 

Mais voilà que ce mythe fondateur du sionisme se retourne contre ses créateurs. Après plus d’un mois de bombardements massifs qui dépassent la puissance des bombardements effectués lors de la seconde guerre mondiale, selon un général (à la retraite) français, sur un média pro sioniste, l’Iran, cette ancienne Perse, non seulement continue de résister, mais augmente en puissance ses attaques contre les intérêts américains et sionistes. Et notamment en Israël en provoquant des morts et des dégâts matériels jamais prévus par les agresseurs, selon tous les analystes.

Contrairement à ce que raconte l’histoire, le Goliath n’est ici que la coalition américano-sioniste et le David n’est que l’armée iranienne (ou perse).

Ormuz, quand tu nous tiens…

Quant au caillou, ce n’est pas comme on peut le croire, les missiles supersoniques, quoiqu’ils y soient pour quelque chose dans le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump, mais c’est la fermeture aux bateaux ennemis de l’Iran, du détroit d’Ormuz. C’est le caillou qui a été enfoncé dans le front de la coalition américano-sioniste et particulièrement entre les yeux de Donald Trump.

D’ailleurs le mot Ormuz provient du mot persan Hermez, qui n’est que le nom d’un des rois qui avaient régné sur la Perse dans l’Antiquité. En contrôlant totalement le détroit et en empêchant les bateaux considérés comme ennemis d’y passer, l’Iran a non seulement augmenté ses exportations de pétrole essentiellement vers la Chine, mais a du coup étranglé l’économie mondiale, contrôle par les USA. Puisque plus de 90 % du pétrole mondial transite par Ormuz.

Il faut reconnaître que les Iraniens n’ont pas seulement du pétrole, mais aussi des idées ! Tous les stratèges et analystes s’accordent à dire que les conséquences d’un tel acte sont catastrophiques pour les économies occidentales, en général, mais aussi pour l’économie américaine elle-même. Tout se passe comme si le géant américain, en soulevant la pierre iranienne, l’a laissée retomber sur ses pieds. Car comme l’a avoué le Président américain, dans une de ses envolées lyriques, c’est le contrôle du pétrole iranien qui est l’objectif ultime de cette guerre. Et mêmes ceux qui l’ont déclenchée ne lui ont pas fixé des objectifs politiques, buts suprêmes de toute guerre, depuis la naissance de l’humanité.

Avec le contrôle d’Ormuz, l’Iran vient d’utiliser l’arme fatale. Celle qui peut toucher des milliards de citoyens à travers le monde et particulièrement les Etats pétroliers du Moyen-Orient. Celle qui fait aussi le bonheur de la Russie qui voit son pétrole jadis interdit, à cause de sa guerre en Ukraine, inonder les marchés européens et en plus à des prix jamais espérés.

C’est le même Trump qui a annoncé la fin de l’embargo sur le pétrole russe. Que les USA soient le pays qui a les plus grandes réserves d’or noir ne changera rien à la donne. Car les prix des autres matières premières s’envolent aussi et l’inflation bat un record aux USA mêmes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la promesse d’une Amérique plus riche et plus puissante, faite par Donald Trump lors de sa campagne électorale, vole en éclat. Et ceci, quelle que soit l’issue de cette guerre. La base électorale de Trump chancelle et risque de se retourner contre lui, pas seulement, il est vrai, à cause de la crise énergétique; mais aussi à cause de la question de l’augmentation des droits de douanes qui ont fait grimper tous les produits importés. Or, sans cette base électorale, Trump risque de s’affaiblir gravement et d’une façon irrévocable. Ce qui explique son désarroi et le fait qu’il annonce la chose et son contraire. Tout laisse à penser que cette guerre risque de se retourner contre son déclencheur, la coalition USA-Israël.

La menace d’un débarquement massif des troupes US pour « libérer » le détroit, semble être uniquement faite pour obliger les Iraniens à reculer et à leur faire peur. Cependant, ces derniers ne semblent pas avoir peur, car cette guerre impérialiste a les ressoudés autour du régime actuel, du moins pour le moment. La question démocratique ne peut être que le fruit d’un processus interne et ne peut être imposée à coup de bombes ou de missiles. Surtout provenant de l’ennemi historique et héréditaire des Iraniens en particulier et des musulmans en général. Les assassinats de leurs chefs religieux et militaires ne peuvent que renforcer la popularité des Gardiens de la révolution.

Ainsi, la question nationale, comme pour tous les peuples de la région et du monde arabo-musulman, prime sur la question démocratique. Dans la guerre contre l’Irak de Saddam Hussein qui a duré sept ans, les jeunes pasdarans de l’époque, marchaient sur les mines avec autour du cou les clefs du paradis. Mais l’Iran actuel n’est pas l’Iran de l’époque. Et en cas de débarquement de troupes US ou autres, il faut s’attendre à une résistance armée farouche et puissante; même si le régime tomberait et serait remplacé par un autre inféodé aux USA. L’Iran n’est pas le Venezuela et l’Islam chiite n’est pas le marxisme léninisme des anciens guérilléros latino-américains. Et ce, sans compter les cinq mille ans de civilisation perse.

La fin du mythe de la puissance américaine

Alors que sur le plan économique, la Chine est en cours de devenir la première puissance économique, la suprématie économique des USA tient essentiellement à la puissance du dollar. Une partie des alliés de l’Iran commerce avec l’Empire du milieu en utilisant le yuan. Ce qui constitue une menace sérieuse pour la suprématie économique américaine. Comme le disait un dicton de Mao Tsé Toung : « L’impérialisme américain est un tigre en papier ». On peut le paraphraser en disant que c’est un tigre en dollars.

Certes les USA restent la plus grande puissance militaire, puisqu’ils sont les seconds en termes de bombes nucléaires après la Russie. Mais on ne gagne pas une guerre comme celle contre l’Iran avec le nucléaire. Car, comme le disent les experts, elle est asymétrique, d’un nouveau genre d’asymétrie. C’est aussi une guerre technologique. Et l’Iran semble avoir fait une avancée surprenante dans ce domaine, aidé certes, par la Chine et la Russie, qui ne cherchent qu’à engluer cet ennemi commun dans une guerre de longue haleine pour l’affaiblir considérablement.

Depuis la guerre de Corée, les Américains ont remporté toutes les batailles qu’ils avaient engagées mais ils ont perdu toutes les guerres, la dernière étant celle de l’Afghanistan. Même au cas où ils engagent leurs troupes terrestres, ils ne pourront jamais contrôler ce pays de 100 millions d’habitants et au relief hostile à toute invasion étrangère. La guerre embrasera alors toute la région, où les minorités chiites existent partout dans les pays de la région. C’est le Vietnam, le Laos et le Cambodge réunis. L’on peut alors deviner qui l’emportera à la fin.

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Un bras financier stratégique de Pékin en reconnaissance à Tunis

02. April 2026 um 14:53

Le Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund) a dépêché une délégation de représentants de haut rang à l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Et ce, dans le cadre d’une mission de prospection tournée vers les filières industrielles, technologiques et innovantes du pays. À l’issue des échanges, le fonds a fait part de son intention d’examiner concrètement plusieurs pistes d’investissement en Tunisie.

Trois représentants du CAD Fund ont été accueillis au siège de l’agence par son directeur général, Omar Bouzouada, entouré de plusieurs cadres de l’institution. La délégation était composée de Li Shibao, représentant principal du fonds, de Yu Qing et de Fu Heng, qui dirige le bureau de représentation en charge de l’Afrique du Nord et de l’Est.

Les responsables tunisiens ont articulé leur présentation autour de plusieurs axes. Les réformes entreprises pour assainir l’environnement des affaires ont été détaillées, de même que les dispositifs d’incitation fiscale à destination des investisseurs étrangers et les mécanismes de soutien au développement régional. L’APII a également valorisé la qualité de la main-d’œuvre nationale et le savoir-faire tunisien dans les activités à forte composante technologique. Deux leviers présentés comme des différenciateurs compétitifs.

En outre, la position géographique du pays a occupé une place centrale dans les arguments avancés. En effet, situé à la jonction de l’Europe, du continent africain et du Moyen-Orient, il a été présenté comme une plateforme d’ancrage idéale pour des opérations régionales à rayonnement multiple. Les secteurs porteurs susceptibles d’intéresser CAD Fund ont fait l’objet d’une présentation ciblée. Et ce, sans que les filières concernées n’aient été précisément nommées dans la communication officielle.

Un instrument financier chinois au service de l’expansion en Afrique

Fondé en 2007 sous l’égide de la Banque de Développement de Chine, le CAD Fund a pour vocation d’accompagner le déploiement des entreprises chinoises sur le continent africain. Son périmètre d’intervention couvre des domaines aussi variés que les infrastructures, l’agriculture, l’implantation de zones industrielles et le renforcement des capacités productives locales.

Au terme de la rencontre, le CAD Fund a exprimé sa disposition à approfondir les perspectives de coopération avec la partie tunisienne. De même qu’il s’est déclaré intéressé par plusieurs projets d’investissement identifiés lors des discussions. Cette démarche s’inscrit dans un moment où la Tunisie multiplie les initiatives pour élargir son réseau de partenaires internationaux et mobiliser des capitaux étrangers. Et en particulier dans les secteurs industriels et technologiques à haute valeur ajoutée.

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Le recensement de 2025 à l’épreuve de la question féminine

02. April 2026 um 14:26

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association tunisienne pour les Nations Unies (ATNU), en partenariat avec l’Université Centrale (UCT), a organisé une rencontre-débat. Elle s’intitulait « Le Recensement général de la population de 2025 : quels changements pour les femmes? »

L’événement s’est tenu ce jeudi 2 avril 2026 au siège de l’UCT, à Tunis. Cette rencontre a été rythmée par plusieurs interventions et analyses. Elle a réuni des experts des questions démographiques, ainsi que le professeur Hafedh Chekir. Celui-ci a proposé une lecture socio-économique du sujet. Et Dorra Mahfoudh a été invitée à apporter un éclairage sur les dimensions sociales.

À travers cette initiative, les organisateurs ont souhaité sensibiliser les étudiants à une cause fondamentale, profondément ancrée dans l’histoire tunisienne. La Tunisie figure en effet parmi les rares pays à célébrer une Journée nationale de la femme, le 13 août. Et ce, tout en marquant également la Journée internationale des droits des femmes. Le report de cette rencontre au mois d’avril s’explique par le calendrier du Ramadan.

Les organisateurs se sont également félicités de ce partenariat avec l’Université Centrale, dont les préoccupations rejoignent celles de l’ATNU.


Moncef Baati, président de l’association, a souligné que l’évolution de la société tunisienne et la place de la jeunesse, en particulier des étudiantes, occupent une place centrale dans cette démarche. Il a précisé dans ce contexte : « Cette rencontre s’inscrit dans une réflexion plus large sur la valorisation des acquis des femmes tunisiennes, consolidés depuis l’indépendance. Si des avancées importantes ont été réalisées depuis les années 1950, il est nécessaire de préserver ces acquis, de les renforcer et d’ouvrir de nouvelles perspectives de progrès. »

En somme, l’objectif est de nourrir une réflexion collective sur les avancées accomplies, mais aussi sur les efforts qu’il reste à entreprendre. À travers cette initiative, l’ATNU et l’UCT entendent favoriser le dialogue entre le monde académique et la société civile, au service d’une Tunisie plus juste et plus inclusive.

Il a enfin conclu : « Il existe des acquis qu’il faut consolider, tout en identifiant les pistes qui permettent d’aller plus loin. Je crois avoir ainsi résumé l’esprit de cette rencontre. Il s’agit donc, d’une part, d’un partenariat académique avec l’université; et, d’autre part, d’une mobilisation de la société civile pour une Tunisie meilleure. »

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AGOA : un levier stratégique pour l’avenir commercial de l’Afrique

02. April 2026 um 12:33

Le renouvellement de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) par les États-Unis constitue un signal majeur pour l’économie africaine dans un contexte international marqué par les tensions commerciales et l’incertitude géopolitique. Pour la secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, cette décision offre aux pays africains un cadre commercial plus prévisible, essentiel pour soutenir les exportations, stimuler les investissements et consolider la résilience économique.

En 2025, malgré l’escalade des rivalités commerciales, l’économie mondiale a démontré une capacité d’adaptation notable. Les chaînes d’approvisionnement se sont ajustées et les marchés sont restés largement interconnectés. Toutefois, les pressions ont été plus fortes pour les économies les plus fragiles, qui dépendent davantage d’un accès stable aux marchés internationaux.

Lire aussi — Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

Dans ce contexte, la reconduction de l’AGOA apparaît comme un facteur de stabilité. A rappeler que ce dispositif commercial préférentiel bénéficie aujourd’hui à 32 pays d’Afrique subsaharienne, dont 21 classés parmi les « pays les moins avancés ». Il soutient notamment les exportations dans les secteurs du textile, de l’agriculture et de la manufacture légère. Même si ces exportations représentent une part limitée des importations américaines, elles jouent un rôle crucial pour l’emploi, les recettes en devises et l’équilibre budgétaire des pays bénéficiaires.

Plus largement, ces décisions illustrent l’influence des grandes économies sur la stabilité du système commercial mondial. Dans un environnement marqué par la rivalité stratégique, les accords négociés restent possibles, comme en témoigne également l’accord d’association conclu entre l’Union européenne et les pays de l’Amérique latine, Mercosur.

Pour les pays en développement, la cohérence des règles commerciales demeure essentielle, en ce sens que le commerce reste un moteur de diversification économique et de création de valeur. Mais ces progrès reposent sur des politiques prévisibles et des cadres multilatéraux capables d’évoluer avec les transformations de l’économie mondiale.

À l’heure où l’Organisation mondiale du commerce (OMC) discute de réformes pour adapter les règles commerciales aux chaînes d’approvisionnement contemporaines et au commerce numérique, l’enjeu est on ne peut plus clair : maintenir la confiance dans un système fondé sur la coopération plutôt que sur la fragmentation.

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Trump va réexaminer les droits de douane sur l’acier et l’aluminium

02. April 2026 um 12:29

L’administration Trump se prépare à remanier le régime tarifaire de l’acier et de l’aluminium. Et ce, en maintenant des droits de douane de 50 % sur les produits de base en acier et en aluminium. Tandis que les produits finis fabriqués avec ces deux métaux importés subiraient des droits de douane de 25 %. C’est ce que révèle un article du Wall Street Journal publié le 1er avril, citant des sources.

Le journal américain indique que la proclamation présidentielle sur les droits de douane touchant l’acier et l’aluminium pourrait être publiée dès cette semaine.

A ce égard, notons que le département américain du Commerce avait déjà annoncé, mardi 19 août, l’ajout de 407 catégories de produits supplémentaires. Et ce, à la liste des produits « dérivés » de l’acier et de l’aluminium soumis à des sanctions.

Au final, « la décision couvre les éoliennes et leurs pièces et accessoires. » Mais elle touche également les « grues mobiles, bulldozers et autres équipements lourds, wagons de chemin de fer; ainsi que les meubles, les compresseurs, les pompes et autres produits ». Ainsi avait déclaré le département du Commerce.

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