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Justice sociale : des inégalités révélées au sein d’un même district

27. März 2026 um 17:01

Voilà une information, certes connue de tout le monde, mais qui ne manque pas de piquant. En effet, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a révélé, lors d’une séance de dialogue du Conseil national des régions et des districts, que son département a conduit une enquête de terrain ayant porté sur la perception de la justice sociale en Tunisie. À noter que l’étude a couvert les six districts du pays.

Premier constat : des inégalités d’accès au développement au sein d’un même district. Le ministre a expliqué ces inégalités – qui sont en réalité des perceptions – par le manque d’information sur les mécanismes d’inclusion sociale, économique et les opportunités de création de projets, ce qui empêche certaines catégories de bénéficier des financements proposés par le ministère.

Il a également pointé l’impact de la corruption, enracinée durant des décennies, qui a privé des citoyens de leurs droits fondamentaux.

Face à ces défis, le département des Affaires sociales a, selon le ministre, engagé plusieurs projets visant à réduire les disparités, renforcer l’autonomisation des catégories à faible revenu et garantir l’accès aux droits essentiels, notamment la santé, le travail et le logement.

Du reste, quelque 800 000 familles tunisiennes bénéficient actuellement des allocations familiales.

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La Tunisie a exporté pour 9 MDT de produits de la pêche

27. März 2026 um 16:41

La balance commerciale des produits de la pêche a réalisé un excédent de 9,1 millions de dinars (MDT) à fin janvier 2026, mais nettement inférieur à celui réalisé durant la même période de 2025 contre 19,9 MDT. Le taux de couverture des importations par les exportations s’élève, ainsi, à 125%, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), publiées vendredi 27 mars.

Dans le détail, l’ONAGRI informe que les exportations des produits de la pêche se sont établies à 1,8 mille tonnes d’une valeur de 45,7 MDT à fin janvier 2026, contre 2,3 mille tonnes d’une valeur de 49,7 MDT à fin janvier 2025.

L’organisme fait également  état d’une augmentation de 22 % des prix à l’exportation à 26,1 D/kg en moyenne à fin janvier 2026, contre 21,4 D/kg à fin janvier 2025.

Quant aux espèces les plus exportées, elles concernent les poissons (mille tonnes, soit 55,7 % des quantités exportées), les crustacés (0,3 mille tonnes, soit 16,1 % du total des exportations) et les conserves et les semi-conserves (0,34 mille tonnes soit 23,4 % des exportations totales). Les mollusques représentent 3,7 % des quantités exportées.

Les exportations tunisiennes de produits de la pêche se répartissent sur plus de 20 destinations. L’Italie en est le premier importateur (35%), suivie par l’Espagne (18 %), l’Algérie (13 %) et le Canada (7 %).

S’agissant des importations des produits de la pêche, elles se sont établies à 6,4 mille tonnes d’une valeur de 36,6 MDT, à fin janvier 2026, contre 5,7 mille tonnes d’une valeur de 29,8 MDT à fin janvier 2025. Les quantités importées sont destinées à la transformation à raison de 82 %, à l’approvisionnement du marché (14 %) et à l’engraissement (4 %).

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Tunisie-États-Unis : mise en service réussie de solutions Smart Grid innovantes à Moknine

27. März 2026 um 16:35

Les États-Unis et la Tunisie célèbrent le lancement de technologies américaines avancées dans le réseau électrique de Moknine (Sousse), le 27 mars 2026.

Le gouverneur de Sousse, Sofiene Tanfouri, Bill Bazzi, ambassadeur des États-Unis en Tunisie, et Faycel Tarifa, PDG de la STEG, ont inauguré des solutions technologiques américaines d’une valeur de 5 millions de dinars tunisiens. Intégrées dans un projet pilote Smart Grid financé par les États-Unis à hauteur de 15 millions de dinars, ces innovations visent à booster les échanges commerciaux et à générer des opportunités économiques bilatérales.

Ce projet souligne la robustesse du partenariat stratégique tuniso-américain et le rôle pivotal des technologies US dans la sécurisation des infrastructures critiques. Déployé de 2020 à 2026, il inclut des études techniques, des formations et le transfert de compétences, ainsi que l’installation de systèmes de pointe comme le FLISR (Fault Location, Isolation and Service Restoration), qui assure un rétablissement rapide du réseau électrique.

Installé dans la région de Moknine, ce système repose sur un partenariat entre la STEG et des acteurs américains tels qu’E3-International, Schweitzer Engineering Laboratories (SEL) et G&W Electric. Il s’appuie sur une infrastructure de communication LTE privée (pLTE) fournie par Nokia, pour une supervision en temps réel et une gestion optimisée du réseau.
L’ambassadeur Bill Bazzi a déclaré : « Cette étape clé démontre l’impact des technologies américaines dans notre partenariat avec la Tunisie, pour moderniser les infrastructures critiques, stimuler une croissance économique partagée et ouvrir de nouvelles opportunités aux entreprises US sur le marché tunisien ».

De son côté, Faycel Tarifa a ajouté : « Ce projet s’aligne parfaitement sur la stratégie de la STEG pour moderniser le réseau national et soutenir la transition énergétique via les technologies Smart Grid ».

Grâce à cette initiative, la STEG confirme son engagement à moderniser le réseau électrique tunisien, en intégrant des solutions avancées pour améliorer la qualité de service, optimiser les coûts et renforcer la résilience face aux défis futurs.

Avec communiqué

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Devenir normalien : tout ce qu’il faut savoir sur le concours d’entrée 2026/2027

27. März 2026 um 16:27

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce l’ouverture d’un concours sur dossier et épreuves pour l’admission à l’École normale supérieure  (ENS ) dans les spécialités Lettres et Sciences humaines et Sciences fondamentales, au titre de l’année universitaire 2026/2027.

Conformément à l’arrêté ministériel du 23 mars 2026, le ministère fixe la capacité d’accueil à 110 places, réparties comme suit : 50 places en Langues et Lettres (arabe, français et anglais), 30 places en Sciences humaines (histoire, géographie et philosophie) et 30 places en Sciences fondamentales (mathématiques et physique).

Le concours est ouvert aux étudiants tunisiens âgés de 24 ans au plus à la date du concours, inscrits en deuxième année de licence nationale ou en deuxième année de classe préparatoire aux études littéraires et sciences humaines, ainsi qu’aux étudiants de classe préparatoire aux études d’ingénieurs dans les spécialités mathématiques-physique et physique-chimie.

Le dépôt des candidatures est ouvert du 18 janvier 2026 au 12 juin 2026. Les dossiers sont à adresser exclusivement par courrier recommandé avec accusé de réception ou à déposer directement au bureau d’ordre de l’École normale supérieure de Tunis.

Le dossier de candidature comprend un formulaire à télécharger sur le site institutionnel de l’établissement — www.ens.rnu.tn — accompagné de copies de la carte d’identité nationale, du diplôme du baccalauréat et d’une attestation de présence universitaire, ainsi que d’un reçu de mandat postal d’un montant de 220 dinars, à l’ordre du receveur de l’École normale supérieure.

Les épreuves écrites du concours se tiendront les 2, 3 et 4 juillet 2026 au siège de l’École normale supérieure ou dans des établissements universitaires voisins. Le calendrier des épreuves orales destinées aux candidats admissibles à l’issue du premier tour sera communiqué ultérieurement.

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Le Nigeria veut investir 900 millions de dollars dans une filière avicole intégrée

27. März 2026 um 16:21

 Le Nigeria prépare, avec l’appui de partenaires chinois, un projet de 900 millions de dollars pour développer six grandes fermes avicoles intégrées à travers le pays. Chaque unité devrait produire environ 1 million d’œufs par jour et disposer de ses propres infrastructures, notamment une centrale électrique, un abattoir et un couvoir, afin de renforcer la sécurité alimentaire et réduire le déficit en protéines animales.

Le financement sera étalé sur dix ans : les deux premières fermes seront entièrement prises en charge par l’État nigérian, tandis que les quatre suivantes seront cofinancées avec des investisseurs chinois. Le projet prévoit aussi des exploitations agricoles de 10 000 hectares pour fournir le maïs et le soja nécessaires à l’alimentation des volailles.

Cette initiative intervient alors que la filière avicole nigériane fait face à plusieurs obstacles, dont le coût élevé des intrants, les maladies animales et l’accès limité au financement. Malgré une interdiction des importations de viande de poulet depuis 2003, le marché reste alimenté par des flux illégaux, signe d’une production locale encore insuffisante pour couvrir la demande.

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Le transport aérien domestique reste hors de portée pour une grande partie des Africains

27. März 2026 um 16:12

Malgré l’ouverture de nouvelles liaisons, comme celle du Bénin avec Amazone Airlines, les vols intérieurs restent trop chers pour la majorité des Africains. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Le prix des billets, ajouté aux taxes, au carburant et aux coûts opérationnels, dépasse souvent largement le pouvoir d’achat local.

Dans plusieurs pays, un billet coûte l’équivalent de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines de salaire. Cela explique que le problème n’est pas seulement lié aux prix, mais à une structure économique qui rend l’avion encore inaccessible sur le continent.

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Surendettement en Tunisie : un vide juridique persistant face à des solutions qui existent

27. März 2026 um 16:00

Une loi adoptée en Conseil des ministres en décembre 2020 attend toujours d’être promulguée. Aucun observatoire, aucun crédit bureau, aucune définition légale du surendettement : la Tunisie accuse un retard institutionnel considérable face à une crise financière documentée. Une note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale » propose une feuille de route en trois phases s’inspirant des meilleures pratiques internationales.

Le surendettement des ménages tunisiens atteint des niveaux structurellement préoccupants. Pourtant, l’État n’a mis en place aucune réponse institutionnelle. La Tunisie ne dispose d’aucune définition légale du surendettement, d’aucun observatoire dédié, d’aucun crédit bureau centralisé et d’aucune commission spécialisée. Ce vide laisse les banques, les institutions de microfinance et les prêteurs informels seuls juges des situations de détresse financière.

Un projet de loi pourtant existe. Le texte n° 113/2020, qu’un Conseil des ministres a adopté en décembre 2020, propose une définition adaptée au contexte tunisien. Il retient le critère de l’incapacité manifeste du débiteur à honorer ses dettes non professionnelles dans un délai raisonnable. Il introduit également le critère de bonne foi. Objectif : écarter toute stigmatisation morale et privilégier la logique de rétablissement sur celle de sanction. Plus de cinq ans après son adoption, ce texte attend toujours sa promulgation.

L’opacité des dettes, un risque systémique invisible

L’absence de crédit bureau centralisé aggrave encore la situation. Un ménage peut aujourd’hui contracter des crédits auprès de plusieurs banques, de multiples institutions de microfinance, d’opérateurs télécom et de commerçants en même temps. Aucun créancier ne voit l’endettement total de son client. Cette opacité empêche toute évaluation fiable de la capacité de remboursement. Elle favorise l’accumulation silencieuse de dettes.

Ce que font les autres pays

Le contraste avec des pays comparables est saisissant. En France, la Banque de France publie chaque année des enquêtes typologiques rigoureuses. Elle traite les dossiers de surendettement en six mois en moyenne. En 2024, elle a traité 134 803 dossiers. Dans 34,7% des cas, les débiteurs ont obtenu un effacement total de leurs dettes. Aux Pays-Bas, les municipalités déclenchent automatiquement une aide budgétaire dès le premier impayé signalé. En Italie, depuis 2019, un débiteur insolvable de bonne foi peut obtenir l’effacement total de ses dettes, même sans actif liquidable. Ce dispositif présente un intérêt particulier pour les ménages ruraux tunisiens exclus du système bancaire.

Une feuille de route en trois phases

Face à ce constat, l’IACE formule des recommandations opérationnelles organisées en trois horizons temporels.

Sur les six premiers mois, le rapport préconise deux mesures d’urgence. D’abord, la création d’un observatoire national du surendettement, que la Banque centrale de Tunisie et le ministère des Affaires sociales piloteraient conjointement. Avec un budget de 500 000 dinars pour sa première année, il publierait chaque trimestre un baromètre public pour identifier les gouvernorats les plus vulnérables. Ensuite, le lancement d’un crédit bureau national que la BCT gérerait directement. Son coût atteint sept millions de dinars sur trois ans. La BCT en assumerait 50%, les bailleurs internationaux 30%, et le secteur bancaire les 20% restants.

Entre six et dix-huit mois, des réformes structurelles suivraient. L’État instaurerait des ratios prudentiels contraignants : 40% maximum de ratio dette/revenu pour les crédits à la consommation, 50% pour les crédits immobiliers. Les établissements de crédit généraliseraient un document standardisé de transparence contractuelle pour tout prêt supérieur à 1 000 dinars. Le gouvernement promulguerait enfin la loi n° 113/2020, avec des ajustements sur la protection des actifs essentiels et des incitations fiscales pour les créanciers participants. Chaque gouvernorat accueillerait une commission de surendettement avec trois niveaux de réponse : un plan de redressement sur sept ans maximum, un effacement partiel avec engagement de réinsertion, ou un effacement total assorti d’une interdiction temporaire de crédit de trois ans.

Sur un horizon de dix-huit mois à cinq ans, le rapport appelle à une transformation systémique. Les établissements scolaires intégreraient l’éducation financière dès la cinquième année du primaire jusqu’au lycée. Une amnistie fiscale temporaire de dix-huit mois permettrait de régulariser progressivement le crédit informel. Le Qatar, le Koweït et la Belgique l’ont démontré : on résout le surendettement par la régulation, la transparence et la réhabilitation, jamais par la sanction ou la stigmatisation.

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L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

27. März 2026 um 16:00

Les Gardiens de la Révolution ont forcé trois navires à faire demi-tour vendredi, interdisant le détroit aux alliés de l’« ennemi » malgré Donald Trump.  Toutefois, il y a eu des autorisations exceptionnelles pour 26 navires amis  en provenance de la Chine, Grèce, etc.) via un itinéraire alternatif.

Ainsi la première tentative ratée de COSCO depuis la guerre. Ce qui fait que Téhéran assure passages sécurisés aux alliés. Alors que la question pour Donald Trump, il  y voit un signe de négociations.

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L’huile d’olive fait bondir les échanges tuniso-jordaniens

27. März 2026 um 15:44

Les exportations tunisiennes vers la Jordanie ont bondi à près de 59 millions de dinars en janvier-février 2026, dopées par l’huile d’olive (4 182 tonnes) fin février. Ce dynamisme a propulsé les échanges bilatéraux à 69,5 millions de dinars, en hausse de 135%, avec des perspectives positives pour fin d’année, selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Les produits phares comme les médicaments, consommables médicaux, aliments et déchets minéraux captent 70% des exportations tunisiennes vers ce marché.

Lors d’une rencontre entre Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex, et l’ambassadeur de la Jordanie en Tunisie, Abdallah Aburman, les deux parties ont plaidé pour un renforcement de la coopération. Elles visent à exploiter les potentialités dans les secteurs à haute valeur ajoutée, à savoir : agroalimentaire, pharmacie, textile-habillement, et technologies de l’information.

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Surendettement en Tunisie : la crise financière devient fracture sociale

27. März 2026 um 15:36

79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté entre 2021 et 2023. Dans le Centre-Ouest, le taux de pauvreté a atteint 40% en 2023. Derrière les chiffres macroéconomiques du surendettement tunisien se cachent des réalités humaines et territoriales qui révèlent une fracture sociale profonde et des conséquences intergénérationnelles durables. C’est ce qu’on peut lire dans la dernière note de l’IACE intitulée « Le surendettement des ménages : une urgence nationale », publiée sur son site officiel le 26 mars 2026. 

Le surendettement des ménages en Tunisie ne se lit pas uniquement dans les statistiques bancaires. Il se manifeste aussi dans la géographie du pays et dans le quotidien des familles les plus vulnérables, révélant des inégalités territoriales profondes et des conséquences sociales qui dépassent la seule question de la solvabilité.

L’analyse régionale dresse un tableau contrasté. Le Centre-Ouest concentre les indicateurs les plus alarmants : avec un taux de pauvreté de 37% en 2021, porté à 40% en 2023, et une dépense annuelle moyenne par personne de 3 614 dinars, la plus faible du pays, cette région illustre une forme extrême de vulnérabilité financière. Faute d’accès au système bancaire formel, les ménages y ont massivement recours au crédit informel à des taux usuraires pour couvrir des besoins essentiels, s’enfermant dans un cercle vicieux d’endettement difficile à briser.

À l’opposé, le Grand Tunis affiche le taux de pauvreté le plus faible du pays, à 4,7% en 2021, avec une dépense annuelle moyenne par personne atteignant 6 874 dinars. Mais cette apparente prospérité masque une vulnérabilité croissante des classes moyennes urbaines, exposées à un coût de la vie élevé en matière de logement, de transport et d’éducation, et dont l’endettement repose sur le crédit formel pour des biens durables ou immobiliers. Un choc économique ponctuel suffit à faire basculer ces ménages dans une fragilité financière que les indicateurs traditionnels ne capturent pas.

Entre ces deux extrêmes, d’autres régions illustrent des logiques d’endettement spécifiques. Le Nord-Est présente un taux de pauvreté élevé de 15,2% mais une dépense par personne modeste à 5 057 dinars, révélant une forme d’exclusion financière où les ménages, pauvres mais peu endettés, n’ont accès ni au système bancaire ni au microcrédit structuré. Le Sud-Ouest, avec un taux de pauvreté de 18,1% mais une dépense par personne relativement élevée à 4 847 dinars, dissimule quant à lui une précarité structurelle masquée par des transferts familiaux ou des revenus saisonniers.

Au niveau national, la situation sociale s’est significativement dégradée. Le taux de pauvreté est passé de 16,6% en 2021 à 18,4% en 2023, tandis que la pauvreté extrême atteignait 3,2% contre 2,9% deux ans plus tôt. L’impact est particulièrement sévère pour les familles nombreuses : les ménages de cinq à six personnes ont enregistré une hausse de leur taux de pauvreté de 2,8 points entre 2021 et 2023, contre seulement 1,1 point pour les ménages de trois à quatre personnes. Leur exclusion fréquente du système bancaire les oriente vers des prêts informels à taux usuraires, accélérant leur basculement dans un surendettement difficile à résorber.

Les conséquences intergénérationnelles sont particulièrement préoccupantes. Entre 2021 et 2023, 79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté, portant le taux de pauvreté infantile à 28,4%, contre 26% en 2021. Le taux de pauvreté extrême des enfants a lui aussi progressé, passant de 5,1 à 5,8%, soit 21 000 enfants supplémentaires en situation de dénuement. Ces enfants, souvent issus de ménages surendettés, subissent des retards scolaires, une malnutrition latente et un stress familial chronique qui compromettent leur avenir économique, alimentant un cycle de précarité transgénérationnel.

Les disparités se lisent également dans la structure des dépenses. En 2021, l’écart entre la dépense annuelle moyenne par ménage, établie à 20 328 dinars, et la médiane, à 16 627 dinars, révèle une forte concentration des dépenses chez les 20% les plus aisés. Plus de la moitié des ménages tunisiens dépensent ainsi moins que la moyenne nationale, limitant drastiquement leur capacité à absorber un choc économique. Les disparités urbain-rural restent par ailleurs marquées, avec une dépense annuelle moyenne par personne de 6 141 dinars en milieu urbain contre 4 041 dinars en milieu rural, soit un écart de 52%, alors même que le taux de pauvreté rurale, à 24,8%, est près de deux fois supérieur à celui des zones urbaines.

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Les pays asiatiques « font la queue » pour le pétrole russe

27. März 2026 um 15:26

Des pays asiatiques, dont le Vietnam, la Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie et le Sri Lanka, se bousculent pour acheter du pétrole russe, car la guerre en Iran perturbe les approvisionnements, ce qui fait craindre que la demande ne dépasse l’offre.

Depuis que la guerre en Ukraine a contraint les consommateurs européens – autrefois les principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes – à se détourner de Moscou, l’Inde et la Chine absorbent environ 80 % des exportations de pétrole russe. La Turquie est également un acheteur important.

Mais ces dernières semaines, une multitude de pays se sont positionnés, selon diverses sources, dont des médias et la Russie.

« La demande est forte, notamment pour les destinations alternatives. Par conséquent, il pourrait arriver un moment où il deviendra difficile de satisfaire cette demande supplémentaire », a déclaré, jeudi 26 mars 2026, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov…

Un cinquième de la production mondiale de pétrole est de fait bloqué sur le marché en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a interrompu le trafic dans le détroit d’Ormuz.

La Russie a profité des prix élevés du pétrole et d’une exemption de 30 jours des sanctions américaines pour les achats de pétrole russe transporté par voie maritime. Les recettes pétrolières et les ventes de gaz naturel génèrent environ un quart des recettes publiques du pays…

Ainsi, les Philippines ont acheté deux cargaisons de pétrole brut russe ESPO (pétrole exporté via l’oléoduc Sibérie orientale-océan Pacifique) totalisant environ 1,5 million de barils, reprenant ainsi leurs achats de pétrole russe pour la première fois en cinq ans, selon les données du LSEG (London Stock Exchange Group).

Les pétroliers Sara Sky et Tiger Wings transportaient du pétrole vers le port de Limay, où se trouve le terminal de la raffinerie de Bataan.

La Thaïlande a également tenu des discussions avec la Russie au sujet d’éventuels achats de pétrole brut, selon le vice-Premier ministre, Pipat Ratchakitprakarn.

Le Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh s’est rendu à Moscou cette semaine, demandant à la compagnie pétrolière et gazière russe Zarubezhneft d’accroître ses investissements au Vietnam et de fournir du pétrole brut à ce pays d’Asie du Sud-Est sur le long terme.

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Surendettement en Tunisie : une bombe à retardement financière

27. März 2026 um 15:14

En dix ans, la dette moyenne par habitant a bondi de 65,9% pendant que les revenus stagnaient à +3,7%. Avec un taux de fragilité budgétaire atteignant 171% en 2024, soit plus de quatre fois le seuil de viabilité internationalement reconnu, un rapport de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) révèle l’ampleur d’une crise financière qui frappe des centaines de milliers de ménages tunisiens.

La Tunisie traverse une crise silencieuse de surendettement des ménages. Les indicateurs atteignent des niveaux préoccupants. Entre 2014 et 2024, la dette financière moyenne par habitant est passée de 1 619 à 2 686 dinars, soit une progression de 65,9%. Dans le même temps, le revenu disponible brut moyen par habitant n’évoluait que de 1 512 à 1 568 dinars. Une hausse de 3,7% seulement. Ce décalage structurel entre stagnation des revenus et accumulation rapide des dettes constitue le cœur du problème.

Un endettement massif dominé par les banques

L’encours total de la dette des ménages s’établissait à 32,162 milliards de dinars en 2024, selon la Banque centrale de Tunisie. Sur ce montant, 91,4% proviennent des établissements bancaires et 8,6% des institutions de microfinance. La dette moyenne par ménage atteint 9 263 dinars. La dette moyenne par habitant s’élève, elle, à 2 686 dinars pour un revenu disponible brut moyen de 1 568 dinars. Cela correspond à un taux de fragilité budgétaire de 171%. Ce niveau dépasse largement le seuil de viabilité internationalement reconnu, fixé à 40%.

La composition de cette dette renforce la vulnérabilité des ménages. Sur l’encours bancaire total, 59,7% relèvent de crédits à la consommation : aménagement du logement, véhicules, études et dépenses courantes. Les crédits immobiliers ne représentent que 40,3%. Cette prédominance de l’endettement non productif est préoccupante. Dépourvu de capacité de remboursement intrinsèque, chaque nouveau prêt devient un risque cumulatif de basculement dans l’insolvabilité.

Le contexte macroéconomique a considérablement amplifié ces tensions entre 2021 et 2024. L’inflation annuelle a progressé de 5,7% en 2021 à un pic de 9,3% en 2023, avant de se modérer à 7,1% en 2024. La hausse des prix alimentaires a été particulièrement marquée. Entre 2021 et 2023, elle a atteint 21,2%. Les ménages ont été contraints de consacrer plus de 40% de leur budget à l’alimentation, contre 30,1% en 2021. Cette compression budgétaire réduit la marge disponible pour rembourser les dettes ou constituer une épargne de précaution.

Un marché du travail qui ferme les perspectives

Le chômage s’est maintenu à un niveau structurellement élevé. Il oscillait entre 15,2% en 2022 et 16,4% en 2023, avant de se stabiliser à 15,7% en 2024. Cette fragilité persistante du marché du travail limite les perspectives de régularisation financière. Elle rend tout nouveau crédit particulièrement risqué. Le ralentissement de la croissance de la dette bancaire des ménages illustre cette réalité. Tombée à 2,3% en 2024 contre 4,8% en 2022, elle traduit deux phénomènes simultanés : les ménages atteignent les limites de leur capacité d’emprunt, et les banques restreignent leur offre face aux risques de défaut croissants.

Le recours massif au crédit informel constitue une dimension supplémentaire du problème. En l’absence de sociétés de crédit régulées couvrant l’ensemble du territoire, une part significative des prêts reste informelle. Les taux pratiqués sont souvent usuraires. Cette réalité complique toute évaluation fiable de l’endettement réel des ménages et rend toute politique de régulation efficace difficile à mettre en œuvre.

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La famille à l’épreuve du numérique

27. März 2026 um 14:54

Parler aujourd’hui du numérique dans la famille, ce n’est pas seulement évoquer un sujet de modernité ; c’est poser une question essentielle, presque existentielle : quelle place voulons-nous accorder à la technologie dans nos vies, dans nos foyers, et surtout dans l’éducation de nos enfants ? Nous vivons à une époque où les écrans sont omniprésents, où le virtuel s’invite à toute heure dans nos maisons, souvent sans que nous ayons pris le temps d’en définir les limites ni d’en mesurer les effets.

Or, une famille qui ne réfléchit pas à son usage du numérique risque progressivement de perdre ce qui fait sa force : le dialogue, la présence, l’écoute, et ce lien humain irremplaçable qui se construit à travers les gestes simples du quotidien.

Dans ce contexte, le rôle de la femme arabe, et plus particulièrement de la femme tunisienne, apparaît fondamental. C’est ce qui ressort du forum intellectuel intitulé « Le rôle de la femme arabe dans la conscience numérique de la famille », organisé par la docteure Hanane Youssef en parallèle avec sa 76e édition, dans le cadre d’une coopération avec l’initiative « Une journée sans écrans », fondée par la professeure docteure Mona Al-Hadidi.

Dans son intervention, la professeure docteure Hanan Youssef, professeure des médias et présidente de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, a indiqué que ce forum s’inscrivait dans le cadre de la clôture des célébrations de la Journée de la femme, organisées tout au long du mois de mars. Elle a souligné que cette rencontre visait à renforcer le rôle de la femme arabe dans la promotion de la conscience numérique au sein de la famille, face aux défis posés par l’usage excessif des écrans, notamment chez les enfants et les jeunes, afin de favoriser une culture numérique responsable dans la société.

La docteure Hanan Youssef a également mis en avant l’importance de ce forum comme espace de dialogue et d’échange d’expériences entre les élites arabes, tout en rappelant la nécessité de doter la femme des outils lui permettant d’accompagner la famille dans un environnement technologique en constante évolution.

De son côté, la professeure docteure Mona Al-Hadidi, fondatrice de l’initiative « Une journée sans écrans », s’est félicitée de l’écho rencontré par cette initiative, qui contribue, selon elle, à promouvoir la conscience numérique en Égypte auprès de plusieurs institutions. Ont pris part à cette rencontre plusieurs personnalités issues des médias, de l’éducation et du monde académique, dont la présentatrice Inas Gouhar, Samiha Ragheb, la journaliste Nadia Al-Nachar, la professeure docteure Intissar Soghayroun, la professeure docteure Bouchra Al-Hamdani, ainsi que d’autres figures venues de plusieurs pays arabes, parmi lesquels la Tunisie, l’Égypte, la Palestine, le Liban, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen  Les intervenants ont présenté plusieurs propositions autour de la conscience numérique et du renforcement du rôle de la femme dans le numérique, tout en appelant à l’élargissement de l’initiative « Une journée sans écrans » à l’échelle arabe.

Les débats ont également été marqués par une forte participation des jeunes, tandis que les participants ont recommandé de soumettre les conclusions du forum aux décideurs et aux institutions concernées, notamment les ministères de l’Éducation, de la Culture et de l’Information.

Une chose est certaine:  la femme se trouve aussi en première ligne pour transmettre une culture du discernement, du juste usage et de la responsabilité. Elle n’est pas seulement celle qui accompagne ; elle est aussi celle qui éclaire. Elle n’est pas seulement celle qui protège ; elle est celle qui éduque, qui oriente et qui alerte, avec douceur, mais aussi avec fermeté lorsque cela s’impose. Dans l’espace familial, elle demeure cette voix qui rappelle que la technologie doit rester un outil au service de l’être humain, et non l’inverse.

La Tunisie, de son côté, porte une responsabilité particulière. Forte de son histoire, de son attachement à l’éducation et de son engagement en faveur de la place de la femme dans la société, elle peut et doit être un modèle dans la construction d’une citoyenneté numérique lucide et équilibrée. Cela suppose une mobilisation collective : celle de la famille, bien sûr, mais aussi de l’école, des médias, des associations et de l’ensemble des acteurs sociaux.

Car l’enjeu n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel, éducatif et profondément humain. C’est précisément le sens de l’initiative « Un jour sans écrans ». Non pas pour diaboliser le progrès, ni pour s’enfermer dans la nostalgie d’un passé révolu, mais pour offrir un temps de respiration, de recul et de rééquilibrage.

Un jour sans écrans, c’est un jour pour se retrouver, pour se parler, pour lire, pour jouer, pour regarder autrement ceux qui nous entourent. C’est une invitation à redonner toute sa valeur à l’instant partagé, à la présence réelle et à la parole vivante.

Pour relever ce défi, il faut des femmes conscientes, des mères engagées, des familles vigilantes, des éducateurs présents et une société tout entière décidée à préserver l’équilibre entre l’ouverture au monde et la fidélité aux valeurs qui la construisent.

La rencontre s’est achevée par une prestation de l’assistante Neda Al-Mansi, qui a interprété les chansons « Noss El Donia » et « Watani Habibi Al-Watan Al-Akbar ».

 

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Accord UE–États-Unis : une approbation conditionnelle

27. März 2026 um 12:30

Le Parlement européen a donné son accord conditionnel à la mise en œuvre de l’accord commercial conclu l’été dernier entre l’UE et les États-Unis. Ce qui ouvre la voie à la prochaine phase des négociations avec les États membres.

Les députés européens ont conforté jeudi 26 mars leur position en faveur de la suppression des droits de douane sur la plupart des importations américaines vers l’UE. Et ce, comme la Commission européenne s’y était engagée dans le cadre de l’accord conclu à Turnberry, en Écosse, en août 2025. Cependant, cette approbation s’accompagne d’un certain nombre de garanties claires.

Le rapporteur Bernd Lange (S&D, Allemagne) a déclaré : « Le vote d’aujourd’hui (jeudi) nous confère un mandat fort pour les négociations avec le Conseil et nous comptons bien l’exploiter pleinement. Les députés européens ne pourront approuver les conditions commerciales de l’accord que si le règlement comporte des garanties très solides et claires. Et seulement après que les États-Unis aient pleinement respecté les termes de l’accord. J’entends défendre vigoureusement ce mandat lors des négociations. »

Plus précisément, le Parlement européen demande que la mise en œuvre de l’accord soit assortie de trois conditions fondamentales. A savoir :

  • Une clause de suspension, au cas où les États-Unis imposeraient de nouveaux droits de douane.
  • La clause d’entrée en vigueur. Laquelle stipule que le règlement ne sera pas mis en œuvre sans le respect intégral des conditions par la partie américaine.
  • Une clause d’extinction automatique. Elle garantit un contrôle parlementaire complet de toute prolongation potentielle de l’accord.

En particulier, concernant la clause de suspension, le Parlement européen demande la possibilité de geler tout ou partie des préférences tarifaires envers les États-Unis, si Washington impose de nouveaux droits de douane sur les produits européens ou met en œuvre des droits commerciaux supplémentaires dépassant la limite maximale convenue de 15 %.

De même, cette clause pourrait être déclenchée si les États-Unis compromettent les principaux objectifs de l’accord, discriminent les opérateurs économiques de l’UE ou exercent des pressions économiques sur l’Union et ses États membres. Parallèlement, une attention particulière est portée aux droits de douane américains sur les produits dérivés de l’acier et de l’aluminium. Les eurodéputés appelant à une réduction drastique de ces droits comme condition essentielle à la pleine mise en œuvre de l’accord.

Limite jusqu’en 2028 et sans prolongation automatique

Selon le texte adopté, les préférences tarifaires s’appliqueront jusqu’au 31 mars 2028, sauf renouvellement. Les députés européens précisent toutefois que la prolongation de ce règlement ne peut être automatique. Mais qu’elle ne peut avoir lieu que par le biais d’une nouvelle proposition législative et après une évaluation approfondie de l’impact de l’accord sur le marché et la production européens.

Mécanisme de sauvegarde pour l’industrie européenne 

Un mécanisme de sauvegarde est prévu, permettant à la Commission européenne de suspendre temporairement l’application des nouvelles dispositions tarifaires si les importations en provenance des États-Unis augmentent au point de causer un préjudice grave à l’industrie de l’UE. Le Parlement européen entend ainsi conserver un outil d’intervention directe au cas où l’accord exercerait une forte pression sur les secteurs de production européens.

Les prochaines étapes

Suite à son approbation jeudi, le Parlement européen devrait entamer des négociations avec le Conseil de l’UE (États membres) afin de déterminer la forme définitive des dispositions de l’accord.

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70 ans d’indépendance : paroles d’héritiers du mouvement national

27. März 2026 um 12:12

Dans le cadre de la commémoration du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée « Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national » sera organisée, dimanche 29 mars à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis. Objectif : rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.

Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.

Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes. Et ce, qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.

La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.

Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.

La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance. D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.

Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.

La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.

La rencontre aura lieu le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis.

Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.

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Trump repousse son ultimatum sur l’Iran

27. März 2026 um 12:03

Donald Trump a prolongé, jeudi 26 mars, de dix jours le délai des négociations avec l’Iran et suspendu sa menace de frapper les installations énergétiques iraniennes.

L’administration Trump, par l’intermédiaire d’un groupe de médiateurs (Pakistan, Égypte et Turquie), a demandé à Téhéran de tenir une réunion de haut niveau cette semaine pour discuter d’une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre.

Dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, Donald Trump a toutefois affirmé que l’Iran serait désormais disposé à négocier un accord pour mettre fin au conflit. Une déclaration qui tranche avec la poursuite des affrontements sur le terrain… Mais du côté iranien, le discours est tout autre. Les autorités démentent toute volonté de négocier dans les conditions actuelles et continuent d’afficher une posture de fermeté. Des attaques et ripostes se poursuivent, illustrant l’écart entre les déclarations politiques et la réalité du terrain.

Dans ce climat de tension, les déclarations de Donald Trump apparaissent aussi comme un message adressé à l’opinion publique et aux marchés, cherchant à accréditer l’idée d’une désescalade possible; malgré une situation militaire toujours explosive.

La guerre a fortement perturbé le transport maritime. Elle a entraîné une hausse d’environ 40 % du prix du pétrole brut et une augmentation de près des deux tiers des livraisons de gaz naturel liquéfié à l’Asie. Pour sa part, le prix des engraiss azotés, essentiels à la production alimentaire, a quant à lui progressé d’environ 50 %.

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BCT : le taux Directeur demeure inchangé à 7%

27. März 2026 um 12:03

La Banque centrale de Tunisie (BCT) dévoile ses derniers indicateurs monétaires au 26 mars 2026. Ils témoignent d’une politique prudente dans un environnement économique tendu.

Le Taux du Marché Monétaire (TM) se fixe à 6,99 %, en légère hausse. Tandis que le Taux Directeur demeure inchangé à 7,00 %. Sur un mois, le Taux Moyen Mensuel (TMM) de février culmine à 6,99 %. Et le Taux de Rémunération de l’Épargne (TRE) pour mars s’établit à 6,00 %, relève la BCT.

Côté changes, les cours moyens des principales devises au 25 mars confirment une fermeté du dinar : 1 USD à 2,9199 TND; 1 EUR à 3,3903 TND; 1 GBP à 3,9251 TND; 1 CAD à 2,1305 TND; 1 000 JPY à 18,4515 TND; 10 MAD à 3,1501 TND; et 1 LYD à 0,4608 TND. Ces niveaux, accessibles via TUNIBOR et la courbe des taux, reflètent une gestion serrée des flux.

Ainsi, les principaux indicateurs macroéconomiques inspirent confiance. En effet, le compte courant du Trésor affiche un solde positif de 2 236 MDT. Tandis que les avoirs nets en devises atteignent 25 103 MDT couvrant 106 jours d’importations. Alors que les billets en circulation s’élèvent à 28 448 MDT et le volume de refinancement global totalise 11 109 MDT.

Ces chiffres solides, au cœur des débats sur la circularité récente limitant les importations non prioritaires, renforcent la résilience tunisienne face aux chocs externes.

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Sami Jallouli plaide pour un portefeuille structuré de projets

27. März 2026 um 11:41

La diplomatie tunisienne doit revoir sa posture face à des questions clés telles que celle de l’immigration et bien d’autres. Ainsi le politologue Sami Jallouli appelle, via sa page fb, à une transition de la diplomatie tunisienne passant d’une posture défensive à une logique offensive, centrée sur les intérêts concrets et la stratégie; plutôt que sur l’émotion ou la dépendance à un seul partenaire.

Sami Jallouli critique l’approche réactive de Tunis qui laisse systématiquement l’autre partie prendre l’initiative des visites et des agendas. Ce qui conforte une vision héritée de la supériorité de l’Europe, notamment italienne, en tant que donateur ou investisseur.

Face à la peur européenne sur deux dossiers clés, notamment sur les questions d’immigration et de sécurité énergétique, il insiste sur le fait que la Tunisie possède des leviers stratégiques majeurs (position géographique, transit, énergie solaire) et doit les transformer en conditions explicites de coopération : reconversion de la dette en projets de développement, investissements directs, ouverture des marchés, contreparties sur les frontières et la sécurité.  Il rejette catégoriquement le rôle de gardien de frontières de l’Europe.

A cet effet, il conclut que la Tunisie doit imposer une contrepartie claire à Rome, Bruxelles et Paris, mais aussi à la Libye et l’Algérie, en fondant ces relations sur le principe de « énergie contre sécurité » et une intégration économique régionale.

Il plaide « pour une diversification stratégique vers les États‑Unis, afin de briser le monopole européen et de durcir notre position dans les négociations ». Enfin, il appelle à la mise en place d’un portefeuille de projets structuré, l’activation de l’influence tunisienne à l’étranger et une relation réinventée avec le voisinage, où la Tunisie impose ses propres priorités plutôt que de subir les agendas des autres.

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Ukraine : des armes pourraient être redirigées vers le Moyen-Orient

27. März 2026 um 11:28

Le Pentagone envisage de redéployer une partie de l’aide militaire destinée à l’Ukraine vers le Moyen-Orient, selon des informations du Washington Post et reprises par Reuters.

Cette option est actuellement à l’étude dans un contexte de forte intensification des opérations américaines contre l’Iran, qui mettent sous pression les stocks de munitions stratégiques de l’armée américaine.

Parmi les équipements concernés figurent notamment des missiles intercepteurs de défense aérienne financés via un programme de l’OTAN, initialement destinés à renforcer les capacités de Kiev face à la Russie.

Cette réorientation potentielle intervient alors que les forces américaines multiplient les frappes dans la région. Le commandement central américain (CENTCOM) affirme avoir déjà visé des milliers de cibles en Iran afin de réduire ses capacités militaires et son influence régionale.

Face à ces tensions, le Pentagone assure vouloir garantir que les forces américaines et leurs alliés disposent des ressources nécessaires pour mener leurs opérations, sans toutefois préciser si cette réallocation se fera au détriment direct de l’Ukraine…

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