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Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne bondissent de 106 %

09. Mai 2026 um 14:52

Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne ont enregistré 106 % de progression au cours du mois d’avril 2026, confirmant le retour en force de l’Algérie parmi les principaux fournisseurs énergétiques du marché espagnol.

Selon les données publiées par la plateforme spécialisée ‘Energy’ le 8 mai, les expéditions algériennes de pétrole brut et de produits raffinés vers l’Espagne ont atteint environ 116 000 barils par jour en avril, contre 56 000 barils quotidiens le mois précédent, soit une hausse de 106 % en l’espace d’un mois.

Cette progression place l’Espagne au troisième rang des principaux clients pétroliers de l’Algérie durant le mois d’avril, derrière la France et la Corée du Sud. Les exportations totales algériennes de pétrole et dérivés ont atteint environ 903 000 barils par jour sur la même période, en hausse de 27 % par rapport à mars.

Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques internationaux, marqué notamment par les perturbations liées au détroit d’Ormuz et par les craintes sur la sécurité des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.

Les analystes estiment que les difficultés rencontrées par certains fournisseurs traditionnels du marché européen ainsi que la hausse des prix internationaux ont favorisé le retour du pétrole algérien sur plusieurs marchés méditerranéens, notamment en Espagne, en France et en Italie.

Au premier trimestre 2026, l’Espagne figurait déjà parmi les premières destinations des exportations pétrolières algériennes. Selon plusieurs rapports spécialisés, Madrid avait conservé la première place parmi les clients du brut algérien durant les premiers mois de l’année avant d’être dépassée par la France en avril.

Parallèlement au pétrole, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe ont également fortement progressé depuis le début des tensions au Moyen-Orient. Les marchés européens cherchent à compenser les risques de perturbation des flux énergétiques provenant du Golfe, ce qui profite directement aux producteurs nord-africains, notamment l’Algérie.

Cette dynamique pourrait renforcer davantage le rôle stratégique de l’Algérie dans la sécurité énergétique européenne, alors que plusieurs pays européens multiplient les discussions avec Sonatrach pour sécuriser leurs approvisionnements en pétrole et en gaz dans un contexte géopolitique particulièrement instable.

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La sécheresse devient une contrainte structurelle en Tunisie, alerte la BAD

09. Mai 2026 um 13:01

En Tunisie, la sécheresse n’est plus considérée comme un simple aléa climatique mais comme une contrainte structurelle durable. C’est l’un des principaux constats d’un Rapport de synthèse de la Banque Africaine de Développement (BAD), intitulé « Planification, préparation et stratégies de résilience face aux sècheresses ».

Une aggravation continue des sécheresses

Le pays fait face à une intensification marquée des épisodes de sécheresse, dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles et de vulnérabilité accrue au changement climatique. Les sécheresses deviennent à la fois plus fréquentes, plus longues et plus sévères, avec des effets directs sur la sécurité hydrique, la production agricole, la stabilité des revenus ruraux et la cohésion sociale.

Cette situation, déjà caractéristique d’un pays à climat aride à semi-aride, se complexifie davantage sous l’effet combiné de la variabilité climatique, de la croissance démographique, des mutations économiques et de la fragilité de certains écosystèmes, souligne le rapport.

Les données récentes confirment cette tension hydrique : en 2023 et 2024, les barrages tunisiens n’ont été remplis qu’à 31 % et 37 % de leur capacité.

Des projections climatiques préoccupantes

Les projections à long terme renforcent ces inquiétudes. Elles anticipent une baisse des précipitations pouvant atteindre 25 % d’ici 2100 dans les régions du Centre et du Sud du pays, ainsi qu’une hausse continue des températures moyennes comprise entre +2,5 °C et +5 °C.

Une réponse stratégique déjà engagée

Face à cette pression croissante, la Tunisie a développé plusieurs stratégies et cadres réglementaires visant à adapter la gestion de l’eau aux enjeux climatiques. Ces dispositifs cherchent à anticiper les risques, renforcer la résilience du secteur et améliorer l’efficacité d’utilisation des ressources.

Parmi les principaux outils figurent la stratégie nationale « Eau 2050 », le Plan Directeur REUSE 2050 pour la réutilisation des eaux traitées, la Vision 2035 pour le secteur agricole, ainsi que des cadres transversaux comme la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) actualisée en 2021, le Plan National d’Adaptation (volet sécurité alimentaire) et la Stratégie Bas Carbone et de Résilience au Changement Climatique à l’horizon 2050.

Ces politiques, portées par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, intègrent la rareté croissante de la ressource, l’exigence d’efficience et l’adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Le Plan National de la Sécheresse (PNS), publié en 2020, complète ce dispositif par une approche centrée sur la prévention et la résilience.

Une gouvernance hydrique encore fragilisée

Malgré cette architecture stratégique et réglementaire jugée relativement complète, l’efficacité de la gouvernance de l’eau reste fortement limitée par une complexité institutionnelle structurelle.

Fondé sur l’analyse de 22 institutions tunisiennes et sur les données climatiques les plus récentes, le rapport de la BAD propose une feuille de route pour transformer la gouvernance de l’eau, anticiper les crises et mobiliser les financements nécessaires à une résilience durable.

Les recommandations de la BAD

Le rapport préconise notamment une réforme en profondeur du système de gouvernance afin de mettre fin à la fragmentation institutionnelle et aux incohérences actuelles. Il appelle également au développement de techniques de gestion et de conservation de l’eau, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées.

Enfin, il souligne la nécessité de mettre en place une architecture incitative pour mobiliser des financements alternatifs au-delà des circuits publics classiques. Cela passe par le développement de mécanismes de micro-assurance agricole et climatique, ainsi que par la modernisation du cadre juridique et réglementaire, notamment à travers l’adaptation du Code de l’eau aux réalités climatiques actuelles.

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Tuninvest SICAR : un bénéfice net qui triple en 2025 et un dividende de 1,250 dinar par action en vue

09. Mai 2026 um 12:32

Le bénéfice net de Tuninvest SICAR a quasiment triplé en 2025, bondissant de 193 % pour atteindre 2,3 millions de dinars, selon les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 par le Conseil d’administration réuni le 29 avril 2026. Cette performance est portée essentiellement par les dividendes versés par les sociétés du portefeuille, notamment Nouvelair.

Fort de ces résultats, le Conseil d’administration a convoqué une assemblée générale ordinaire pour le 11 juin 2026, à l’occasion de laquelle il proposera aux actionnaires la distribution d’un dividende de 1,250 dinar par action.

Sur le plan de la gouvernance, Brahim Anane a démissionné de ses fonctions d’administrateur et de président du Conseil d’administration, remplacé par Mokhtar Zannad.

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Placements de Tunisie SICAF verse 3,200 dinars de dividende par action

09. Mai 2026 um 12:25

La société Placements de Tunisie SICAF a fixé le montant de son dividende à 3,200 dinars par action, à l’issue de son assemblée générale ordinaire tenue le 5 mai 2026. Sachant que son chiffre d’affaire de l’exercice 2025 s’est élevé à 3,988 millions de dinars, soit une progression de 15,3 % par rapport à celui de 2024.

Le détachement du dividende est programmé pour le 12 mai 2026, tandis que le règlement débutera le 14 mai 2026. Les versements seront effectués auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires de titres, par l’intermédiaire de Tunisie Clearing pour les titres qui y sont déposés.

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Libye : la raffinerie de Zaouïa à l’arrêt après des affrontements armés

09. Mai 2026 um 12:14

La Libye a été confrontée à une nouvelle perturbation majeure de son secteur énergétique après l’arrêt total des activités de la raffinerie de Zaouïa, située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, à la suite d’affrontements armés ayant éclaté à proximité du complexe pétrolier.

La société Azzawiya Oil Refining Company annonce avoir déclenché des mesures d’urgence, dans la soirée du 8 mai, après des échanges de tirs et des bombardements dans les environs immédiats du site. Selon l’opérateur, plusieurs obus de gros calibre sont tombés à l’intérieur même des installations, y compris dans des zones opérationnelles du complexe.

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire, les autorités de la raffinerie ont décidé d’interrompre complètement les opérations et d’évacuer tous les pétroliers présents dans le port afin de protéger les employés, les infrastructures et l’environnement. Un état d’urgence a également été décrété sur le site.

La National Oil Corporation (NOC), compagnie pétrolière nationale libyenne, a confirmé que plusieurs projectiles avaient atteint différentes parties du complexe sans provoquer, à ce stade, de dégâts majeurs. L’entreprise a toutefois averti que l’extension des affrontements vers les quartiers résidentiels voisins augmentait considérablement les risques pour les installations pétrolières et pour la population locale.

La raffinerie de Zaouïa est considérée comme la plus importante encore pleinement opérationnelle en Libye. Sa capacité de traitement atteint environ 120 000 barils par jour. Le site est relié au champ pétrolier géant de Sharara, dont la production avoisine 300 000 barils quotidiens, faisant de cette infrastructure un élément stratégique de l’approvisionnement énergétique du pays.

Selon plusieurs médias locaux et régionaux, les affrontements seraient liés à une vaste opération sécuritaire menée par des forces armées et des unités de sécurité dans la ville de Zaouïa contre des groupes criminels impliqués notamment dans les trafics d’armes, de carburant, de drogue et dans les réseaux de migration clandestine…

Cette nouvelle crise intervient dans un contexte où le secteur pétrolier demeure au cœur des rivalités politiques et militaires libyennes. Depuis plus d’une décennie, les installations énergétiques du pays sont régulièrement affectées par des blocages, des affrontements armés ou des luttes d’influence entre groupes rivaux, perturbant fréquemment la production et les exportations de brut.

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Journée de l’Europe : Giuseppe Perrone appelle à un partenariat renforcé Tunisie-UE

09. Mai 2026 um 11:51

Lors de la célébration de la Journée de l’Europe, Giuseppe Perrone, chef de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, a salué les liens historiques avec la Tunisie et l’UE, appelant à une modernisation des relations bilatérales, axée sur la transition énergétique, la jeunesse et la stabilité régionale, dans un monde marqué par les guerres en Ukraine, à Gaza et en Iran.

Giuseppe Perrone a ouvert son discours en rendant hommage au ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, présent à l’événement, et en félicitant le ministère pour son 70e anniversaire. « La Tunisie accorde une attention particulière à la relation avec l’UE, bâtie sur des décennies de diplomatie et des siècles d’échanges humains, culturels et économiques », a-t-il déclaré, remerciant les participants pour leur engagement.

Évoquant l’héritage de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950, il a rappelé la vision européenne de paix et de coopération face aux « bouleversements géopolitiques, économiques et technologiques ». L’UE, a-t-il insisté, défend un multilatéralisme basé sur le droit international, la diplomatie et la solidarité, une approche partagée par la Tunisie.

Priorités européennes : paix, voisinage et Tunisie

Dans un contexte de conflit en Iran et d’agression russe en Ukraine, Giuseppe Perrone a réaffirmé le soutien inébranlable de l’UE à Kiev, politique, militaire, économique et humanitaire, saluant la position tunisienne aux Nations unies et l’invitant à rejoindre la Coalition pour le retour des enfants ukrainiens. Il a aussi déploré la « tragédie de Gaza », symbole d’un « échec collectif » humanitaire qui s’étend au Liban.

Pour sécuriser son voisinage, l’UE mise sur l’élargissement, les échanges économiques et la transition énergétique. Avec la Tunisie, partenaire stratégique, cela se traduit par un renforcement des exportations (70 % vers l’UE en 2025, selon l’Institut national de la statistique), une confiance citoyenne élevée (62%, surtout chez les jeunes) et des projets comme l’interconnexion électrique ELMED avec l’Italie.

Le Pacte pour la Méditerranée offre des opportunités en matière de migration, d’investissement, de formation et d’énergies renouvelables. « Nous transformons les défis en solutions partagées : dynamiser l’investissement, soutenir l’innovation de la jeunesse tunisienne et des réformes pour une croissance verte et inclusive », a souligné Perrone.

Jeunesse et société civile au cœur du partenariat

Au centre de ce discours, la jeunesse tunisienne « créative, connectée et ambitieuse », soutenue par Erasmus+, des programmes d’entrepreneuriat et la liberté d’association. Le chef  de la délégation de l’UE en Tunisie  a aussi salué la société civile, contributeur de 3% du PIB et 4% des emplois, « admirée dans le monde entier ».

En conclusion, il a appelé à un « dialogue ouvert avec toutes les forces vives tunisiennes » pour un avenir « plus juste, durable et solidaire », renouvelant la confiance dans la coopération UE-Tunisie.

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Journée de l’Europe : Mohamed Ali Nafti appelle à un renouveau tuniso-européen

09. Mai 2026 um 11:42

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, vendredi 8 mai 2026 à Tunis, à la Journée de l’Europe, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie. L’événement, en présence des ambassadeurs des États membres de l’UE, de personnalités tunisiennes et du corps diplomatique, coïncide avec le 76e anniversaire de la Déclaration Schuman.

Dans son allocution, le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé l’engagement de la Tunisie envers les principes fondateurs de son partenariat historique avec l’UE, appelant à son évolution vers une relation plus équilibrée, équitable et respectueuse des priorités nationales et des choix souverains des deux parties. Il a jugé que l’Accord d’association, vieux de plus de 30 ans, ne répond plus aux mutations économiques mondiales ni aux impacts des conflits en Europe et au Moyen-Orient.

Le ministre a mis l’accent sur l’importance d’une révision et un rééquilibrage du partenariat, via un meilleur accès au marché européen, des investissements à haute valeur ajoutée, un soutien à la transition énergétique et numérique, ainsi qu’une intégration accrue de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales. Il a insisté sur la nécessité de valoriser le capital humain tunisien en Europe, contributeur clé au développement économique et scientifique du pays.

M. Nafti a salué la coopération exemplaire en matière scientifique, universitaire, culturelle et d’innovation, réclamant une mobilité accrue pour étudiants, chercheurs, entrepreneurs et artistes tunisiens, par l’alléger des visas.

Sur la migration, il a défendu une approche globale et partagée, favorisant les voies légales, combattant les trafics, et refusant tout statut de pays de transit pour les migrants irréguliers. La Tunisie soutient les retours volontaires assistés pour préserver la dignité des victimes.

Au plan régional, il a accueilli les initiatives pour relancer la coopération méditerranéenne, comme le Pacte pour la Méditerranée, en espérant des projets structurants et durables pour l’intégration régionale.

Enfin, M. Nafti a rappelé que l’engagement démocratique est un choix souverain, ancré dans la Constitution qui consacre les droits humains et libertés fondamentales, tout en soulignant que leur exercice doit respecter la loi et les institutions. Il a conclu sur un partenariat tuniso-européen équilibré, solidaire et tourné vers l’avenir, fondé sur le respect de la souveraineté tunisienne et les intérêts communs des peuples méditerranéens.

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L’arsenal nucléaire israélien ?  Le secret de Polichinelle qui n’en est pas un

09. Mai 2026 um 11:40

Inédit. Des élus de l’aile gauche du Parti démocrate appellent l’administration Trump à mettre fin à son silence sur le programme  nucléaire israélien, suspecté d’exister depuis les années 60, mais jamais confirmé par l’Etat hébreu.

 

C’est une première au pays de l’Oncle Sam. Dans une lettre inédite adressée lundi 4 mai 2026 au secrétaire d’État américain, Marco Rubio, un groupe de 30 démocrates à la Chambre des représentants exige de l’administration Trump plus de « transparence » sur le programme nucléaire d’Israël.

En brisant un tabou partagé depuis longtemps aussi bien par les démocrates que par les républicains à Washington, les élus de l’aile gauche du Parti démocrate demandent également la « fin du silence » de Washington et une application des mêmes normes de surveillance qu’aux autres pays de la région.

Cette initiative inédite intervient sur fond de critiques croissantes envers Israël de la part des démocrates américains, qui se sont quasi unanimement opposés à la décision de Donald Trump de se joindre à la guerre menée par Israël contre l’Iran ;  sous prétexte que Téhéran chercherait à développer sa propre arme atomique par le biais d’un programme nucléaire civil de façade.

Le chef de la diplomatie américaine fera-t-il suite à cette requête ? Peu probable, vu que les gouvernements successifs aux États-Unis s’abstenaient de longue date de commenter la question du programme nucléaire de l’enfant chéri des Etats-Unis.

Faut-il y voir un tournant historique d’une partie de l’électorat américain qui exprime désormais sa lassitude du soutien aveugle et inconditionnel de Washington à l’Etat hébreu souvent au détriment des intérêts américains ?

Un silence complice

« Nous ne pouvons pas développer des politiques cohérentes de non-prolifération nucléaire au Moyen-Orient, y compris en ce qui concerne le programme nucléaire civil de l’Iran et les ambitions de nucléaire civil de l’Arabie saoudite, tout en maintenant une politique officielle de silence à propos des capacités en matière d’arme nucléaire d’un protagoniste central au conflit en cours », écrivent les élus démocrates, parmi lesquels Alexandria Ocasio-Cortez, figure emblématique de la gauche américaine.

« Les États-Unis reconnaissent ouvertement les programmes d’armes nucléaires du Royaume-Uni, de la France, de l’Inde, du Pakistan, de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord », ont-ils écrit. « Nous demandons qu’Israël soit soumis aux mêmes exigences que tout autre pays étranger et que le gouvernement américain parle ouvertement de ses capacités nucléaires potentielles, quelles qu’elles soient ».

Et de poursuivre : « Nous demandons à ce que vous exigiez qu’Israël se conforme aux mêmes normes de transparence que les États-Unis attendent de tout autre pays qui chercherait à développer ou conserver des capacités d’arme nucléaire ».

Enfin, les élus démocrates ont affirmé dans leur courrier que le Congrès « a la responsabilité constitutionnelle d’être pleinement informé de l’équilibre nucléaire au Moyen-Orient, du risque d’escalade de la part de l’ensemble des acteurs impliqués dans ce conflit, ainsi que des plans d’urgence de l’administration dans de tels scénarios. Nous ne pensons pas avoir reçu ces informations. »

Doctrine d’ambigüité délibérée

Rappelons à ce propos que pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux scientifiques juifs ont fui en masse l’Europe et les persécutions nazies. Parmi eux, certains ont participé au Projet Manhattan des Américains pour concevoir les premières bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, à la suite desquelles Ben Gourion, le premier président de l’Etat sioniste,  comprit l’avantage dissuasif d’un armement nucléaire contre un environnement régional hostile.

Et c’est grâce à l’aide de la France qu’Israël développa dans le secret total un ambitieux programme nucléaire ayant abouti à la possession de la bombe nucléaire

Ainsi, selon les experts militaires, Tel-Aviv disposerait aujourd’hui de 80 à 300 ogives nucléaires capables d’être transportées par les missiles balistiques Jéricho, des sous-marins avec missile de croisière et des avions.

Toutefois, I ‘Etat sioniste conserve une posture délibérément ambiguë sur la question, en refusant de confirmer ou de démentir l’existence de son arsenal. Par conséquent, le pays n’a donc pas de doctrine d’emploi officielle, ne fait partie d’aucun traité de non-prolifération et refuse catégoriquement que ses installations nucléaires militaires soient contrôlées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

La preuve ? En 1969, le président Richard Nixon, lors d’une rencontre avec la Première ministre Golda Meir, passe un accord secret qui reconnaît à Israël le droit de posséder la bombe nucléaire mais presse l’État hébreu de « ne pas faire d’introduction visible d’ogives nucléaires et de ne pas entreprendre d’essais nucléaires ». En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lui livrer des armes conventionnelles. Cela afin de maintenir sa politique ambiguë sur la question nucléaire, et d’éviter une prolifération aux États voisins.

Rappelons enfin que la première révélation publique des capacités nucléaires d’Israël a été faite dans le Sunday Times du 5 octobre 1986, divulguant des informations transmises par Mordechai Vanunu, ancien technicien israélien de la centrale nucléaire de Dimona. En raison de la publication de secrets d’État, il écopa de 18 ans de prison pour trahison et espionnage.

Morale de l’histoire : On n’est jamais trahi que par les siens !

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Tunisie : 40% des étrangers résidant dans le pays sont européens

09. Mai 2026 um 11:02

Le nombre d’étrangers résidant légalement en Tunisie et titulaires de cartes de séjour valides s’est élevé à 33 524 personnes, à la date du 9 avril 2026, selon des données communiquées par le ministère de l’Intérieur.

Dans sa réponse à une question écrite du député Ghassen Yamoun, le ministère précise que les ressortissants algériens constituent la première communauté étrangère résidente, avec 7 626 personnes, soit 23% du total. Ils sont suivis par les Français avec 5 792 résidents (18%), puis les Italiens (14%) et les Marocains (10%).

Le ministère souligne que les principaux motifs de séjour en Tunisie sont le mariage mixte, l’investissement, le travail, les études ainsi que la retraite.

Selon les mêmes données, les ressortissants des pays arabes représentent 43% de l’ensemble des étrangers résidant en Tunisie. Une part importante de leurs titres de séjour est liée au mariage mixte, avec 4 029 cartes délivrées à des Algériens dans ce cadre, contre 1 185 pour les Marocains.

Les Européens constituent, pour leur part, 40% des résidents étrangers. Ils sont majoritairement présents en Tunisie dans le cadre de l’investissement et de la retraite. Les Italiens ont ainsi bénéficié de 2 962 cartes de séjour pour les retraités, contre 646 dans le cadre du travail et de l’investissement.

Concernant les ressortissants français, 1 017 cartes de séjour ont été accordées pour des motifs professionnels ou d’investissement, tandis que 1 861 l’ont été au titre de la retraite, précise encore le ministère de l’Intérieur.

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Huile d’olive tunisienne : offensive marketing vers le Canada, les États-Unis et le Golfe

09. Mai 2026 um 09:57

Les programmes promotionnels et de marketing dédiés à la commercialisation de l’huile d’olive conditionnée pour l’année 2026 ont été approuvés vendredi lors de la 35e réunion du Conseil tunisien de l’huile d’olive conditionnée, tenue à Tunis sous la présidence de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat et ministre par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, ces programmes visent à soutenir les entreprises du secteur, à renforcer la présence de l’huile d’olive tunisienne sur ses marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux débouchés à fort potentiel, notamment au Canada, aux États-Unis, dans les pays du Golfe, en Chine, en Russie et au Brésil.

La réunion a également porté sur les préparatifs du Concours national pour l’attribution du Prix de la meilleure huile d’olive conditionnée pour la campagne 2025-2026.

Par ailleurs, les exportations d’huile d’olive conditionnée ont généré des recettes estimées à 340 millions de dinars à fin mars 2026, en hausse de 69 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette progression s’explique par une augmentation de 95 % des volumes exportés, qui ont dépassé les 20.000 tonnes au cours du premier trimestre 2026, selon la même source.

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Aïd al-Idha: le kilo de la viande du mouton plafonné à 27 dinars

09. Mai 2026 um 09:24

Les opérations de vente des moutons de l’Aïd al-Idha 2026 démarreront à partir du lundi 18 mai 2026 dans les points de vente organisés et supervisés par le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait (GIVLAIT) à Essaïda, dans le gouvernorat de la Manouba, et à Radès, dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé pour s part, vendredi 8 mai, la fixation de prix de référence selon le poids des moutons. Le kilogramme vif a ainsi été fixé à 27 dinars pour les moutons de moins de 45 kg, 25,8 dinars pour ceux pesant entre 45 et 65 kg, et 23,8 dinars pour les moutons dont le poids dépasse 65 kg.

Cette décision a été prise à l’issue de plusieurs séances de travail organisées dans le cadre des préparatifs de l’Aïd al-Idha 2026 avec les différentes parties prenantes, selon un communiqué du ministère.

Le GIVLAIT a, par ailleurs, appelé les éleveurs et les structures professionnelles à participer massivement aux points de vente organisés afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché.

Le groupement a également invité les citoyens à privilégier les points de vente encadrés et soumis au contrôle pour l’achat des moutons de sacrifice. Dans ce contexte, plusieurs observateurs appellent les autorités à renforcer les opérations de contrôle sur les circuits de distribution durant les prochaines semaines. Ils soulignent la nécessité d’une vigilance accrue afin de lutter contre la spéculation et les pratiques de monopole susceptibles d’alimenter la hausse des prix à l’approche de l’Aïd. Des contrôles réguliers sur les marchés et les points de vente parallèles sont également jugés indispensables pour garantir la transparence et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

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Gestern — 08. Mai 2026Haupt-Feeds

Les hausses salariales dans le textile expliquées par la FTTH

Les entreprises du secteur ayant déjà appliqué les augmentations salariales prévues par les accords sectoriels conclus en janvier 2024, ne sont pas tenues d’accorder une nouvelle hausse des salaires au titre de l’arrêté gouvernemental publié récemment au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a indiqué vendredi la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH).

Dans un communiqué publié à la suite de la parution de l’arrêté n°68 du 30 avril 2026 relatif à l’augmentation des salaires dans les secteurs non agricoles régis par des conventions collectives sectorielles, la FTTH a précisé que le secteur textile et habillement est concerné par les dispositions de l’article 4 dudit arrêté. Cet article stipule que les entreprises ayant déjà accordé, durant la même période, des augmentations générales de salaires égales ou supérieures à celles prévues par le texte gouvernemental ne sont pas tenues d’appliquer une nouvelle augmentation.

La Fédération a rappelé que le secteur avait déjà mis en œuvre les mesures salariales prévues dans le cadre des accords sectoriels signés entre les partenaires sociaux en janvier 2024 et approuvés par l’arrêté du ministre des Affaires sociales du 8 avril 2024 portant approbation de l’avenant modificatif n°18 à la convention collective sectorielle du textile.

Ces accords avaient prévu une augmentation générale de 6,5 % à compter de janvier 2024, une autre hausse de 6,5 % à partir de janvier 2025, ainsi qu’une augmentation de 7 % à compter de janvier 2026, appliquée de manière cumulative à celle déjà en vigueur au titre de la même année.

Par conséquent, souligne la fédération, les entreprises du secteur ayant appliqué ces augmentations de 7 % à compter de Janvier 2026, conformément aux accords sectoriels signés sont considérées en conformité avec les dispositions prévues par l’article 4 de l’arrêté gouvernemental publié au JORT. Selon la FTTH, ces accords traduisent l’engagement du secteur en faveur d’un dialogue social durable, tout en veillant à préserver la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des travailleurs.

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Près de 3 milliards de dinars de revenus du travail cumulés, à fin avril 2026

Les revenus du travail cumulés ont atteint 2,9 milliards de dinars, entre janvier et avril 2026, ce qui représente une progression de 5,2%, en comparaison avec la même période de l’année écoulée, d’après les indicateurs monétaires et financiers publiés, vendredi 8 mai, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Aussi, les recettes touristiques ont évolué de 4 %, passant de 1,9 milliard de dinars, à fin avril 2025, à 2 milliards de dinars, à fin avril 2026. Partant, les avoirs nets en devises ont progressé de 10 %, pour dépasser les 25,1 milliards de dinars (soit 103 jours d’importation), à la date du 7 mai courant, contre 22,8 milliards de dinars (l’équivalent de 99 jours d’importation), une année auparavant. Pour ce qui est des services de la dette extérieure cumulés, ils se sont élevés à 2,5 milliards de dinars, durant les quatre premiers mois de 2026.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur trajectoire haussière avec une évolution de 18,8 %, dépassant les 28,1 milliards de dinars, à la date du 7 mai courant. De même, le total des transactions interbancaires ont augmenté de 28 %, passant de 3,1 milliards de dinars, le 7 mai 2025, à près de 4 milliards de dinars, actuellement.

En revanche, le volume global du refinancement a diminué de 18 %, à 11,2 milliards de dinars, début mai 2026, contre 13,7 milliards de dinars, à la même date de l’année dernière.

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Les barrières non tarifaires deviennent le principal obstacle aux exportations des PED

08. Mai 2026 um 17:27

Les mesures non tarifaires sont devenues le principal frein au commerce mondial, dépassant désormais les droits de douane, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Normes techniques, règles sanitaires et procédures de certification représentent un coût supérieur aux tarifs douaniers dans près de 88 % des cas, compliquant particulièrement l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

Les économies les plus fragiles subissent une double pression : hausse des droits de douane et renforcement des exigences réglementaires. En conséquence, les pays les moins avancés perdent environ 10 % de leurs exportations vers les pays du G20, tandis que les petites entreprises exportatrices peinent à absorber les coûts liés à la conformité, explique l’organisme onusien.

La complexité et le manque de transparence des réglementations aggravent la situation. Selon la Cnuced, une meilleure communication des règles pourrait réduire de 19 % les coûts commerciaux, alors qu’une réglementation floue peut avoir un impact équivalent à un droit de douane de 28 %.

Si ces normes restent essentielles pour protéger la santé, la sécurité et l’environnement, la Cnuced appelle à une harmonisation des règles et à un meilleur accompagnement des exportateurs afin d’éviter que le commerce mondial ne devienne plus restrictif malgré la baisse des tarifs douaniers.

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Diplômés chômeurs et enseignants suppléants : le concours externe du ministère de l’Éducation ravive les tensions

08. Mai 2026 um 17:08

Face aux critiques d’un député, le ministère de l’Éducation rejette toute contradiction. Il maintient que son concours externe de recrutement d’enseignants, au titre de 2026, respecte la loi n°18 de 2025. Cette loi réserve des mesures exceptionnelles aux diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage prolongé dans le secteur et la fonction publics.

En effet, le député Abdessalam Dahmani avait adressé une question écrite au ministère. Il lui demandait de justifier l’ouverture de ce concours au regard des dispositions exceptionnelles de ladite loi. Le député estime que ce concours porte atteinte aux droits des diplômés chômeurs de longue durée. Il juge également qu’il ignore les attentes des enseignants suppléants. Ces derniers ont travaillé des années sous contrat pour pourvoir des postes vacants. Leurs noms ne figurent pas dans la base de données.

Le 11 février 2026, le ministère de l’Éducation a ouvert ce concours externe par épreuves. Il cible les professeurs de l’enseignement secondaire, technique et technologique. Le ministère s’appuie sur l’arrêté du 21 mars 2014 pour justifier cette démarche.

Le ministère a également supprimé l’article 20 de l’arrêté conjoint du 13 novembre 2007. Cet article portait sur le régime du CAPES. Un arrêté du 7 août 2009 l’avait antérieurement modifié et complété.

La loi n°18 de 2025 est entrée en vigueur le 23 décembre 2025. Le Journal officiel de la République tunisienne l’a publiée à cette date. Elle prévoit une plateforme numérique pour enregistrer les données des candidats. Le classement accorde la priorité aux personnes de plus de 40 ans. Il favorise également ceux dont le diplôme remonte à plus de dix ans.

Les candidats doivent remplir plusieurs conditions : s’inscrire auprès des bureaux de l’emploi, ne pas cotiser de manière continue à un régime de retraite ou de protection sociale et ne pas détenir d’identifiant fiscal dans l’année précédant leur inscription. Enfin, ils ne doivent pas avoir contracté un crédit bancaire supérieur à 40 000 dinars au moment de leur inscription.

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Digitalisation : Yassine Younsi appelle à moderniser le cadre juridique tunisien

08. Mai 2026 um 16:36

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin, Yassine Younsi, avocat spécialisé en droit des affaires et des technologies avancées, a souligné que la transformation digitale représente aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour la Tunisie, qui doit moderniser son cadre législatif et renforcer ses infrastructures afin de soutenir la compétitivité de ses entreprises.

Selon lui, l’État tunisien, en collaboration avec ses partenaires internationaux, cherche à adapter les lois nationales aux évolutions mondiales du numérique et aux expériences étrangères afin de favoriser le développement économique. Il a expliqué, dans le cadre d’un atelier organisé jeudi 7 mai 2026, par la CTFCI en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI), intitulé « Digitalisation du Trade Finance : enjeux et opportunités pour la Tunisie », que la digitalisation est devenue un levier incontournable de croissance pour les entreprises tunisiennes souhaitant intégrer les nouvelles technologies dans leur stratégie de développement.

Dans un contexte marqué par une évolution technologique rapide, la Tunisie doit, selon lui, poursuivre son adaptation afin de rester concurrentielle sur plusieurs secteurs. Il a rappelé que plusieurs projets ont été engagés avec le soutien de partenaires internationaux, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et l’Union européenne, dans le cadre de la stratégie numérique 2021-2025.

L’avocat a également évoqué les financements mobilisés pour accompagner cette transition, citant notamment un prêt de 190 millions d’euros destiné au développement de la fibre optique, de la 5G et de la digitalisation en général.

Parmi les principaux défis identifiés figurent la réforme du cadre juridique et la modernisation du code des changes. D’après lui, ces réformes sont indispensables pour refléter les nouvelles réalités économiques et encourager davantage les investissements tunisiens et étrangers.

Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de l’administration tunisienne à travers des moyens techniques adaptés et la formation du personnel spécialisé. À ses yeux, la Tunisie doit désormais dépasser les objectifs fixés pour la période 2021-2025 et adopter une vision stratégique à l’horizon 2050, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique.

Yassine Younsi a estimé qu’une telle vision permettrait à la Tunisie de se positionner parmi les pays où la digitalisation constitue une priorité nationale et de renforcer sa place dans les classements internationaux.

Concernant le positionnement régional de la Tunisie, il a affirmé que le pays figure parmi les États arabes les plus avancés en matière de digitalisation, devant le Maroc et la Jordanie. Il a toutefois reconnu que plusieurs chantiers restent à mener pour permettre à la Tunisie d’intégrer le groupe des vingt pays les plus avancés au monde dans ce domaine.

Enfin, il a appelé à investir davantage dans la formation et à créer des conditions favorables au maintien des compétences tunisiennes dans le pays, estimant que les ingénieurs tunisiens jouent un rôle clé dans le développement technologique national.

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Inflation vs pouvoir d’achat : la réalité sur le terrain

08. Mai 2026 um 15:57

Le pouvoir d’achat étant en baisse, la situation ne s’améliore toujours pas dans un contexte économique complexe. Face à la hausse des prix de certains produits alimentaires, les ménages doivent adapter leur budget. Selon les dernières données de l’INS, l’inflation poursuit sa progression : en avril 2026, elle atteint 5,5%, principalement tirée par l’augmentation des prix alimentaires, des produits manufacturés et des services.

Pour les experts en économie, tel Ridha Chkoundali, la Tunisie fait face à un véritable choc systémique lié au conflit au Moyen-Orient. La flambée des prix du pétrole, combinée à des tensions de financement, entraîne une détérioration rapide des indicateurs : inflation élevée, croissance atone, dette en forte hausse et déséquilibres extérieurs aggravés.

Sur un an, l’INS dresse un bilan alarmant : les prix des produits alimentaires ont progressé de 8,2%, avec de fortes hausses pour les fruits frais (+19,2%), la viande d’agneau (+16,1%), la volaille (+16,1%), les légumes frais (+13,5%), la viande bovine (+12%) et le poisson frais (+11,9%). À l’inverse, les huiles alimentaires (-6,8%) et les œufs (-4,4%) enregistrent un recul.
Les produits manufacturés affichent une hausse de 4,7%, notamment en raison de l’augmentation des prix de l’habillement et des chaussures (+9,3%). Les services progressent quant à eux de 4,2%, tirés principalement par la hausse des tarifs de l’hébergement (+14,6%).

En rythme mensuel, les prix à la consommation ont augmenté de 1,1% en avril par rapport à mars 2026. Cette évolution est liée surtout à la hausse des prix alimentaires (+1,4%) et de l’habillement (+5,9%), après la fin des soldes d’hiver.
L’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie, s’établit à 4,8% contre 4,6% le mois précédent. Les produits libres continuent d’augmenter plus rapidement (+6,8%) que les produits encadrés (+1%).

Enfin, les secteurs ayant le plus contribué à l’inflation globale sont les produits manufacturés et les services, tandis que les produits alimentaires libres et les produits non alimentaires libres restent les principaux moteurs de la hausse des prix.

Illustration en IA

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«La STAM n’est pas à vendre» : l’UGTT monte au créneau contre toute privatisation

08. Mai 2026 um 15:41

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Slaheddine Selmi, a réaffirmé ce vendredi l’attachement de la centrale syndicale à la préservation de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM), rejetant fermement toute tentative de cession de ses activités ou d’atteinte à son rôle stratégique national.

S’exprimant lors d’un rassemblement des employés de la société au siège de l’UGTT, organisé sous le slogan : « Non à la cession des activités de l’entreprise et non à la privatisation d’un établissement public stratégique », Slaheddine Selmi a souligné que les quais portuaires ont été réalisés grâce aux fonds de l’État tunisien et doivent être exploités par une entreprise publique, sans être livrés à des opérateurs privés au détriment des intérêts de l’État.

Lors de cette rencontre tenue sur le thème : « Oui au développement et à l’investissement, non au démantèlement et à l’exclusion », le dirigeant syndical a insisté sur le droit des travailleurs à défendre les entreprises publiques, considérées comme un acquis du peuple tunisien qu’il convient de préserver.

Il a également mis en garde contre les risques liés à la cession ou à la fragmentation des activités de certaines entreprises publiques, évoquant notamment la situation récente de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

Selon lui, cette mobilisation ne vise ni des augmentations salariales ni des revendications sociales, mais s’inscrit dans la stratégie de l’UGTT visant à soutenir les entreprises publiques et à empêcher leur privatisation, notamment la STAM.

« Mille fois non à la cession du moindre espace ou de la moindre activité de la STAM, afin que cela ne devienne pas le début d’un processus de privatisation », a-t-il lancé.

Le secrétaire général de l’UGTT a par ailleurs salué la position des travailleurs mobilisés pour défendre leur entreprise, estimant qu’elle honore l’ensemble des syndicalistes et reflète les principes fondamentaux de l’organisation.

L’UGTT maintient depuis plusieurs années une position ferme contre la vente ou la privatisation des entreprises publiques, qu’elle considère comme «une ligne rouge à ne pas franchir ».

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SAH affiche un résultat net en hausse de 6% à 52,8 millions de dinars en 2025

08. Mai 2026 um 13:29

La Société d’Articles Hygiéniques (SAH) a publié ses résultats annuels arrêtés au 31 décembre 2025, approuvés par son conseil d’administration le 29 avril 2026. Le résultat net individuel de la société s’établit à 52,8 millions de dinars, en progression de 6% par rapport aux 49,8 millions de dinars enregistrés en 2024.

Le résultat individuel avant impôt ressort à 57,5 millions de dinars, contre 53,7 millions l’année précédente, soit une hausse de 7%. Le résultat net part du groupe s’élève pour sa part à 63,3 millions de dinars, en progression de 2,7% par rapport aux 61,6 millions de l’exercice 2024. Le conseil d’administration a proposé à l’Assemblée générale ordinaire la distribution d’un dividende de 0,4 dinar par action au titre de l’exercice 2025. L’Assemblée générale ordinaire des actionnaires est convoquée pour le mardi 9 juin 2026.

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