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Investissement étranger : la CNBM confirme son expansion stratégique en Tunisie

10. April 2026 um 16:59

Le groupe chinois CNBM, via sa filiale spécialisée dans le ciment, a confirmé son intention d’élargir ses activités en Tunisie, en misant sur l’introduction de technologies avancées et de systèmes de contrôle intelligents afin de moderniser la production et réduire l’empreinte carbone du secteur.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion tenue vendredi entre une délégation du groupe, conduite par son représentant Li Baoming, et les responsables de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisia), dirigée par Jalel Tebib. Les discussions ont porté sur les opportunités d’investissement offertes par le pays ainsi que sur les dispositifs d’accompagnement disponibles pour les investisseurs étrangers.

Selon les informations communiquées, le projet prévoit notamment la modernisation des lignes de production existantes, avec pour objectifs l’amélioration de la qualité des produits, la réduction de la consommation énergétique et l’accélération de la transition vers une industrie cimentière plus efficiente et moins émettrice de carbone.

Les responsables tunisiens ont salué les investissements déjà réalisés par le groupe et ont mis en avant les atouts du pays pour attirer davantage de capitaux étrangers. Ils ont souligné la position géographique stratégique de la Tunisie, son environnement des affaires, ainsi que la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et d’infrastructures adaptées.

L’agence a également réaffirmé son engagement à accompagner les projets d’investissement à travers un soutien institutionnel afin de faciliter la mise en œuvre des projets et d’optimiser leur exploitation.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations économiques entre la Tunisie et la Chine, marqué par un intérêt croissant des entreprises chinoises pour le marché tunisien.

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Tunisie-ONU : un nouveau cadre de coopération

10. April 2026 um 16:35

Une session de travail a réuni le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et les représentants des agences onusiennes en Tunisie, menés par la coordinatrice résidente Rana Taha.

Organisée en présence d’une représentante du ministère des Affaires étrangères et de plusieurs cadres ministériels, cette rencontre a permis de passer en revue les programmes et projets en cours des institutions de l’ONU, leur avancement et leurs retombées positives sur le développement économique et humain.

Les participants ont insisté sur la nécessité d’amplifier la coordination entre toutes les parties pour optimiser le suivi et l’exécution des initiatives, garantissant ainsi les retours attendus.

Samir Abdelhafidh et Rana Taha ont profité de l’occasion pour dévoiler les contours du futur cadre stratégique de coopération, aligné sur les priorités tunisiennes. Ce cadre intègre des axes clés et des mécanismes innovants financiers et techniques  applicables tant bilatéralement avec l’ONU qu’au sein de cadres multilatéraux.

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Khaled Dabbabi : « L’UGTT face à une crise de crédibilité et à un modèle économique dépassé »

10. April 2026 um 16:34

L’UGTT dispose d’un nouveau bureau exécutif. Mais pour Khaled Dabbabi, enseignant-chercheur en droit public et en sciences politiques, interrogé par L’Économiste Maghrébin, cela ne suffit pas. Selon lui, l’UGTT se trouve aujourd’hui prise en étau entre le pouvoir politique et une économie prisonnière d’un modèle vieux de soixante ans. Dès lors, estime-t-il, la question n’est plus de savoir qui dirige l’organisation, mais ce qu’elle a encore à dire.

Khaled Dabbabi inscrit d’emblée le débat dans un contexte difficile et plus large : celui d’une économie tunisienne engluée dans une crise profonde depuis des années, voire des décennies. Pour l’enseignant-chercheur, l’enjeu central est de déterminer si l’UGTT parviendra à retrouver son rôle de contre-pouvoir et à assumer pleinement sa fonction de négociateur social et de défenseur des droits des salariés.

Il rappelle que, même avant l’installation de l’autorité actuelle, l’UGTT a toujours fait preuve de retenue sur ce qu’il considère comme une priorité absolue : la réforme structurelle du modèle économique tunisien, hérité des années 1960 et 1970, devenu inapte à répondre aux aspirations des Tunisiens ainsi qu’aux réalités économiques, sociales et géopolitiques mondiales.

Khaled Dabbabi évoque plusieurs chantiers urgents : la réforme des entreprises publiques, la modernisation du cadre juridique et législatif de l’investissement, la réforme et la numérisation de l’administration, ainsi qu’un système fiscal qu’il juge trop lourd. Il dénonce par ailleurs ce qu’il qualifie de « bricolage » : chaque année, un dialogue social est engagé, débouchant sur des augmentations salariales « chétives », dans un contexte d’inflation qui les dépasse largement. Autant de mesures palliatives visant à apaiser les tensions, plutôt qu’à amorcer une transformation en profondeur du système économique tunisien.

Une crise de crédibilité appelant un renouvellement en profondeur

Comme l’ensemble des corps intermédiaires, l’UGTT souffre, selon lui, d’une crise de crédibilité auprès de ses affiliés. À l’instar des partis politiques et du tissu associatif, la centrale syndicale a été fragilisée par un climat politique ayant contribué à diaboliser ces structures, accusées de clientélisme et d’un éloignement croissant des aspirations réelles des citoyens.

Pour Khaled Dabbabi, le renouvellement attendu dépasse largement le cadre organisationnel. Il ne s’agit pas seulement de tenir un congrès ou d’élire un nouveau bureau exécutif, mais de repenser simultanément le discours, la stratégie de communication et les figures qui incarnent la parole de l’organisation. Cela suppose notamment l’émergence d’une nouvelle génération de représentants, plus jeunes, porteurs d’un discours ancré dans les préoccupations concrètes des affiliés.

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Raffineries américaines : grandes gagnantes de la crise iranienne

10. April 2026 um 16:29

Les raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique enregistrent leurs marges bénéficiaires les plus élevées depuis des années, les perturbations des flux pétroliers du Moyen-Orient stimulant la demande d’exportations de carburant américaines. C’est ce qu’ont déclaré des analystes, déclarés rapportées par Reuters.

Les raffineries d’Asie et d’Europe ont été durement touchées par la baisse des exportations de pétrole brut du Moyen-Orient due au blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran, ce qui a contraint certaines d’entre elles à réduire leur production.

Les raffineurs américains, moins dépendants du pétrole du Moyen-Orient, sont bien placés pour tirer profit des pénuries mondiales de carburant en maximisant leurs ventes internationales depuis la plateforme d’exportation de la côte du Golfe.

Les États-Unis, premier marché mondial des carburants, disposent d’une capacité de raffinage d’environ 18 millions de barils par jour, dont une grande partie est située sur la côte du Golfe.

Les grandes raffineries indépendantes, telles que Marathon Petroleum, Phillips 66, Valero Energy et PBF Energy, sont considérées comme des « gagnantes » sur le marché actuel, car elles sont situées à proximité du point de départ du Colonial Pipeline et ont un accès direct aux terminaux d’exportation maritime, selon les analystes. Les raffineurs américains ont la possibilité de vendre à des marchés confrontés à des pénuries sans subir de perturbations importantes dans leur propre approvisionnement en matières premières », a déclaré Jeff Krimmel.

Le taux d’utilisation des raffineries américaines a atteint près de 92 % le mois dernier, avec une moyenne supérieure à 95 % sur la côte du Golfe, contre environ 90 % un an auparavant, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). À titre de comparaison, la moyenne saisonnière sur cinq ans pour cette région est d’environ 82 %. En revanche, le taux d’utilisation des raffineries en Asie est tombé à des niveaux aussi bas que 80 %, après avoir fortement diminué en mars et avril en raison des réductions de production, selon le cabinet de conseil Rystad Energy.

Renforcement des marges à l’exportation

Les exportations américaines de produits raffinés ont atteint un niveau record en mars, selon les données de suivi des navires, ce qui a permis d’accroître les marges de raffinage après des trimestres précédents marqués par une surproduction mondiale.

L’augmentation de la demande à l’exportation contribue également à la hausse des prix des carburants sur le marché intérieur, les raffineurs obtenant de meilleurs prix à l’étranger… Ce phénomène est particulièrement marqué sur les marchés du diesel et du kérosène, qui ont été les plus durement touchés par la guerre en Iran, le Moyen-Orient étant un fournisseur clé de ces carburants et de pétroles bruts à haut rendement.

Limites de protection

Malgré la hausse des profits, les raffineurs américains ne sont pas à l’abri de la flambée des prix du pétrole brut, car la demande mondiale accrue fait grimper le coût des matières premières. Les primes du pétrole brut West Texas Intermediate sur le marché au comptant ont atteint des niveaux historiques.

Les offres de WTI Midland à destination de l’Asie du Nord pour livraison en juillet se situaient entre 30 et 40 dollars le baril au-dessus des prix de référence, contre environ 20 dollars fin mars, tandis que les prix à destination de l’Europe atteignaient un niveau record de près de 15 dollars au-dessus du Brent.

Selon des acteurs du marché, les raffineurs asiatiques sont également en concurrence pour les cargaisons de pétrole brut en provenance d’Amérique du Sud qui étaient traditionnellement destinées aux États-Unis…

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Habib Kraïem, administrateur délégué de la CTN depuis décembre 2025

10. April 2026 um 16:08

Nommé administrateur délégué de la Compagnie tunisienne de navigation fin décembre 2025, Habib Kraiem prend les rênes de l’entreprise. Ce cadre du secteur maritime est diplômé en gestion et en affaires maritimes.

Habib Kraiem a entamé sa carrière dans le secteur du transport et de la logistique, où il a exercé comme directeur central du transport de marchandises à la CTN de février 2024 à décembre 2025.

Sur le plan académique, il est diplômé de l’École supérieure de commerce de Tunis, où il a obtenu une maîtrise en gestion avec option transport, et de l’École d’administration des affaires maritimes de Bordeaux, où il a suivi un troisième cycle d’administrateur des affaires maritimes. Il dispose également d’une formation en transport et logistique et d’une certification d’auditeur qualité.

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Tunisie-Japon : l’investissement comme nouveau moteur du partenariat bilatéral

10. April 2026 um 15:44

La Tunisie et le Japon ont scellé ce vendredi un accord de principe sur un traité bilatéral d’investissement, visant à renforcer la sécurité juridique des capitaux et à stimuler les échanges économiques entre les deux pays. Les deux parties s’engagent à tout mettre en œuvre pour sa signature et son entrée en vigueur dans les meilleurs délais.

Les pourparlers officiels autour de cet accord ont débuté en juin 2025. L’annonce de sa conclusion a été publiée sur le site du ministère japonais des Affaires étrangères et relayée par l’ambassade du Japon en Tunisie, qui a réaffirmé sa volonté de renforcer les relations bilatérales avec un pays qu’elle décrit comme situé au carrefour du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe.

Le ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le nouvel ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, s’étaient rencontrés le 8 avril 2026. Ils avaient alors souligné l’existence de réelles opportunités pour développer les investissements directs japonais en Tunisie, notamment dans les secteurs à haute valeur ajoutée, et insisté sur la nécessité de finaliser les consultations relatives à l’accord dans les meilleurs délais.

Les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint environ 18,6 milliards de yens en 2024, soit approximativement 125 millions de dollars, portées principalement par le thon rouge, l’huile d’olive et le prêt-à-porter. Dans le sens inverse, les importations tunisiennes en provenance du Japon se sont élevées à environ 11,5 milliards de yens, soit approximativement 77 millions de dollars, composées essentiellement de véhicules, de machines et d’équipements électriques.

Le Japon, partenaire clé dans les infrastructures et l’énergie

L’Agence japonaise de coopération internationale finance une part significative des infrastructures tunisiennes, avec un encours cumulé de prêts dépassant 350 milliards de yens jusqu’en 2024. La poursuite de la construction de la station de dessalement d’eau de mer à Sfax figure parmi les grands chantiers en cours pour la période 2025-2026.

Sur le front énergétique, l’ambassade du Japon a annoncé, le 17 mars 2026, la sélection d’un projet photovoltaïque de 130 mégawatts à Gabès, bénéficiaire d’une subvention japonaise plafonnée à 2 milliards de yens, dans le cadre du mécanisme de crédit carbone. Ce projet, confié à la société Marubeni en partenariat avec une entreprise française, est le quatrième du genre lancé en Tunisie au titre de ce mécanisme, après deux projets similaires réalisés à Sidi Bouzid et à Tozeur.

La dynamique actuelle s’inscrit dans la continuité de la conférence TICAD 8, accueillie par la Tunisie en août 2022, qui avait insufflé un nouvel élan aux relations économiques bilatérales.

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Moyen-Orient : Ezzeddine Zayani questionne la position iranienne sur le Liban

10. April 2026 um 15:30

La question du conflit au Moyen-Orient interpelle comme toujours. On se demande ce qu’il adviendra dans les jours à venir : demain sera-t-il marqué par une déescalade, ou pire encore, par une continuation dont on ignore l’issue finale ?

L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani a fait savoir, via son post Facebook, que « sans gâcher l’image positive que l’on a d’un pays qui a su et pu résister à l’agression américano-sioniste sur son territoire, on ne peut pas occulter la non-assistance de l’Iran au Liban, victime d’un carnage sioniste et qui paie le prix très très fort du soutien du Hezbollah à l’Iran. Ce dernier, qui ne manque pas de stratèges, aurait dû exiger un cessez-le-feu sur le front libanais au moment de l’accord sur une trêve de cessez-le-feu de 15 jours avec ses agresseurs ».

Et de poursuivre: « Dommage que l’Iran, à l’instar d’autres puissances dans le monde, ait privilégié ses propres intérêts, livrant le peuple libanais à son malheureux sort. Après avoir abandonné voire sacrifié le régime syrien de Bachar Al-Assad sur l’autel de ses propres ambitions régionales, voilà un remake à l’iranienne qui dit long sur le sérieux de Téhéran au niveau de son comportement vis-à-vis de ses alliés ».

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Crise à l’UTAP : dissolution du conseil central et congrès extraordinaire en vue

10. April 2026 um 15:20

L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) a annoncé, vendredi, la tenue d’un congrès national extraordinaire, dont la date et les modalités seront communiquées à l’issue de l’achèvement des préparatifs juridiques et structurels.

Cette annonce fait suite à la décision du bureau exécutif national de dissoudre le conseil central, conformément aux dispositions des statuts et du règlement intérieur de l’organisation. Dans son communiqué, l’Union a justifié cette démarche par la nécessité d’un nouveau départ, « rompant définitivement avec la politique d’exclusion » et ouvrant la voie à l’ensemble des agriculteurs et des pêcheurs pour participer à la définition des orientations et à la prise de décision.

L’organisation a également affirmé sa volonté de fonctionner en toute indépendance vis-à-vis de toute appartenance partisane et d’être soustraite à l’emprise des lobbies corrompus, en agissant exclusivement sous la bannière nationale. Cette initiative intervient dans un contexte où un large éventail de structures et d’adhérents de l’Union appellent à l’engagement d’un projet de réforme globale et à l’élection d’une nouvelle direction issue d’un choix libre, représentant effectivement les professionnels du secteur.

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Europe : les marchés rechutent sous la menace d’Ormuz

10. April 2026 um 13:45

Les actions européennes ont chuté jeudi 9 avril après avoir enregistré leur plus forte hausse en quatre ans, les investisseurs restant préoccupés par la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et ses conséquences sur les prix du pétrole et l’inflation mondiale.

L’indice paneuropéen STOXX 600 a reculé de 0,2 % à 612,59 points, après avoir réduit ses pertes initiales suite à des informations selon lesquelles Israël et le Liban pourraient bientôt entamer des négociations directes. Idem pour l’indice DAX allemand qui a perdu 1,1 % et le CAC 40 (-0,2 %).

Rappelons que les marchés européens ont bondi mercredi 8 avril après que le président américain Donald Trump a accepté un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran. Ce qui a suscité l’optimisme quant à la possibilité de reprendre les expéditions de pétrole et de gaz via le détroit d’Ormuz, voie de passage vitale.

Fiona Cincotta, analyste de marché senior chez City Index, a déclaré : « La hausse de mercredi était excessive étant donné que le cessez-le-feu n’est valable que pour deux semaines, et aujourd’hui, des inquiétudes subsistent quant à sa pérennité, et l’attention du marché reste principalement focalisée sur le détroit d’Ormuz. »

Les marchés européens sont en baisse depuis février dernier, date du début du conflit, en raison de la forte dépendance du continent aux importations de pétrole et de sa vulnérabilité aux chocs énergétiques.

Le secteur industriel a accusé le plus fort recul, avec une baisse de 0,5 %, les actions de l’entreprise allemande Siemens chutant de 2,1 % et celles d’Airbus de 2,5 %. Les actions des secteurs du voyage, de la banque et de la technologie ont également reculé après une forte hausse lors de la séance précédente.

Le secteur du luxe a reculé de 0,7 %, suite à la chute de 3 % du cours de l’action du groupe de mode LVMH.

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Réforme du pain subventionné : plus de blé utilisé et nouvelle organisation de la filière céréalière

10. April 2026 um 12:43

Officiellement, le ministère du Commerce et celui de  l’Agriculture modifient la fabrication du pain subventionné à partir d’avril 2026, avec une augmentation du taux d’extraction de la farine de 78 à 85%, sans changement de prix pour le consommateur. C’est ce qu’il ressort d’un arrêté conjoint publié au Journal officiel par les deux départements ministériels.

Jusqu’à présent, la farine utilisée pour le pain était extraite à 78%, laissant 22% du grain non exploité. Le nouveau taux de 85% permet d’utiliser une part plus importante du blé. La farine obtenue est plus complète, plus riche en fibres, et le pain présente une couleur légèrement plus foncée.

Le texte prévoit également que la semoule issue du blé dur sera extraite à 70%. La farine destinée au pain raffiné et aux pâtisseries sera extraite à 71%, avec un taux de cendres ne dépassant pas 0,55%. La réforme introduit aussi des ajustements dans la gestion des ressources céréalières, avec un objectif de réduction des importations de blé tendre.

Jusqu’à présent, plusieurs types de farine circulaient sur le marché à des prix différents. Certaines utilisations de la farine subventionnée pour des produits autres que le pain courant ont été constatées. Avec la nouvelle réglementation, la farine destinée au pain subventionné est plus foncée, ce qui permet une distinction visuelle. L’Office des céréales peut ajuster les taux d’extraction en fonction des besoins des moulins et des unités de production de semoule.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la rationalisation du système de subvention et d’un meilleur ciblage afin qu’il soit mieux orienté vers les personnes qui en ont besoin. Les critères d’éligibilité aux subventions demeurent un sujet sensible depuis 2011, marqué par des tensions entre la pression exercée sur le budget des subventions et la nécessité de soutenir les catégories vulnérables.

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Startups tunisiennes : l’écosystème franchit le cap des 1 450 entreprises

10. April 2026 um 12:39

La Tunisie compte plus de 1 450 startups, dont 1 165 labellisées et 17 scale-ups, pour un chiffre d’affaires cumulé estimé à 300 millions de dollars, selon le Centre de promotion des exportations (Cepex).

En 2024, l’écosystème startup tunisien a levé 24 millions de dollars, avec une progression de 56 % du nombre d’investisseurs en capital-risque actifs. Classée 82e à l’échelle mondiale, la Tunisie se positionne au 7e rang africain et à la 5e place dans la région MENA.

Le secteur digital tunisien poursuit sa dynamique de croissance, porté par un écosystème structuré et par l’essor de technologies stratégiques telles que l’intelligence artificielle, la data et la cybersécurité.

Cette progression reflète l’intérêt des investisseurs locaux et internationaux, tout en ouvrant des perspectives de partenariats stratégiques dans les domaines de la technologie financière, de l’intelligence artificielle et des services numériques avancés.

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Le FMI revoit à la baisse la croissance mondiale

10. April 2026 um 12:30

La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a déclaré que le FMI s’attend à ce que la demande à court terme de soutien financier de sa part augmente pour atteindre entre 20 et 50 milliards de dollars, en raison de l’impact de la guerre au Moyen-Orient.

Selon Georgieva, le conflit mettait à l’épreuve l’économie mondiale, avec une baisse de 13 % des flux mondiaux quotidiens de pétrole et une chute de 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) provoquant un choc d’approvisionnement qui a fait flamber les prix de l’énergie.

Dans des déclarations faites avant les réunions du FMI et de la Banque mondiale la semaine prochaine, Georgieva a noté que la guerre avait incité le Fonds à revoir à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, comme elle l’avait également indiqué lundi.

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi que les États-Unis et l’Iran avaient convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines, mais les bombardements israéliens continus sur le Liban menacent de faire dérailler les pourparlers visant à instaurer une paix durable.

« Même dans le meilleur des cas, le retour à la situation antérieure ne se fera pas sans heurts », a déclaré Georgieva. Le complexe qatari de Ras Laffan, par exemple, qui produit 93 % du GNL du Golfe, est à l’arrêt depuis le 2 mars et il pourrait falloir entre trois et cinq ans pour qu’il retrouve sa pleine capacité. « En réalité, nous ignorons ce que l’avenir réserve au transit dans le détroit d’Ormuz ni à la reprise du trafic aérien régional », a-t-elle ajouté. « Ce que nous savons, c’est que la croissance sera plus lente, même si la nouvelle paix s’avère durable ».

45 millions de personnes supplémentaires seront confrontées à l’insécurité alimentaire. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement persisteront, compte tenu de la dépendance du secteur à des produits tels que le soufre, l’hélium pour la fabrication de puces et le naphta pour les plastiques.

Prévisions 

Le FMI publiera la semaine prochaine dans son rapport « Perspectives de l’économie mondiale » (PEM) une série de scénarios, allant d’une normalisation relativement rapide à un scénario où les prix du pétrole et du gaz resteront beaucoup plus élevés pendant beaucoup plus longtemps, a déclaré Georgieva.

Même le scénario le plus optimiste, a-t-elle déclaré, prévoit une croissance réduite en raison des dommages causés aux infrastructures, des perturbations de l’approvisionnement, de la perte de confiance et d’autres impacts…

Les réunions de la semaine prochaine, qui rassembleront des milliers de responsables du monde entier, porteront sur la manière de gérer le choc de la guerre et sur la façon dont le FMI peut aider ses pays membres dans le besoin, a indiqué Georgieva.

Elle a déclaré que le FMI disposait de ressources suffisantes et pouvait apporter son aide par le biais des programmes existants, et que d’autres pays devraient demander une assistance.

Cette forte augmentation attendue des demandes de financement s’ajoute aux 140 milliards de dollars déjà alloués aux programmes d’avant-guerre, a déclaré un responsable du FMI…

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Lotfi Riahi : « La multiplicité des intermédiaires alourdit injustement les prix »

10. April 2026 um 11:40

Dans un contexte marqué par la hausse persistante des prix et les tensions sur le pouvoir d’achat, Lotfi Riahi alerte sur les dysfonctionnements structurels du circuit de distribution agricole et appelle à une réforme en profondeur. Tout en estimant qu’il s’agit d’un levier décisif pour rétablir l’équilibre du marché et protéger le consommateur.

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, le président de Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (OTIC) affirme que le système actuel de distribution des produits agricoles souffre de déséquilibres majeurs. Il évoque notamment la multiplication des intermédiaires, le manque de transparence dans la formation des prix et l’existence de marges élevées et injustifiées entre la production et la consommation. Autant de facteurs qui pèsent directement sur les prix finaux.

S’appuyant sur des observations de terrain et des analyses des chaînes d’approvisionnement, notre interlocuteur considère qu’une refonte structurelle s’impose. Cette réforme devrait, estime-t-il, reposer sur l’instauration d’un dispositif national unifié et obligatoire de facturation et de traçabilité numérique, permettant de suivre les produits depuis l’agriculteur jusqu’au consommateur final, tout en garantissant une transparence totale des quantités, des prix et des transactions.

Lotfi Riahi souligne également la nécessité de redéfinir les rôles au sein de la chaîne de valeur agricole. Il plaide pour un renforcement de la position de l’agriculteur en tant qu’acteur central du marché, ainsi que pour une réorientation des structures intermédiaires vers des fonctions logistiques et de service, telles que la collecte, le tri, le stockage et la distribution, dans un cadre structuré et transparent, à l’abri des pratiques spéculatives.

Il insiste par ailleurs sur le rôle clé des marchés de gros, appelés, souligne-t-il, à devenir une référence dans la formation des prix sur la base de l’offre et de la demande, avec une publication quotidienne des données relatives aux volumes et aux prix. Une telle évolution permettrait de renforcer la concurrence loyale et de limiter les distorsions du marché.

Le président de l’OTIC relève encore que la baisse des prix pour le consommateur ne peut résulter de mesures conjoncturelles. Elle passe par une rationalisation du circuit de distribution, notamment à travers la réduction des intermédiaires non essentiels, la maîtrise des coûts logistiques et l’amélioration de l’efficacité des chaînes d’approvisionnement, avec des effets attendus sur la stabilité du marché et le pouvoir d’achat, poursuit-il.

Enfin, le responsable associatif appelle à une mise en œuvre progressive de cette réforme, fondée sur des phases pilotes et une évaluation régulière. Et ce, afin d’assurer une transition maîtrisée sans perturber l’activité économique. Il réaffirme, dans ce cadre, la disponibilité de l’OTIC à accompagner les autorités publiques et les acteurs privés dans la conception et le déploiement des mécanismes opérationnels. Tout en considérant cette réforme comme une étape stratégique vers un système de distribution plus équitable, transparent et durable.

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La chute brutale de l’aide au développement inquiète l’OCDE 

10. April 2026 um 11:29

La chute est qualifiée d’« historique ». L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est alarmée, jeudi 8 avril, « d’un recul de 23,1 % de l’aide publique au développement (APD) en 2025 ». Selon des données préliminaires, les pays membres de son Comité d’aide au développement ont consacré 174,3 milliards de dollars à l’aide internationale l’an dernier, marquant ainsi une deuxième année consécutive de baisse dans un contexte budgétaire et géopolitique tendu.

Ce niveau ramène l’aide mondiale à celui de 2015 et représente seulement 0,26 % du revenu national brut des pays donateurs, bien loin de l’objectif de 0,7 % fixé par les Nations unies. « Il est extrêmement préoccupant de constater une chute aussi brutale alors que les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter », a déclaré Carsten Staur, président du Comité d’aide au développement de l’OCDE.

L’OCDE explique une partie de cette contraction de l’aide par le désengagement des principales économies. 26 des 34 membres du comité ont réduit leurs contributions, les cinq plus grands donateurs concentrant à eux seuls près de 96 % du recul global. L’aide a notamment diminué en Allemagne (-17,4 %), en France (-10,9 %), au Royaume-Uni (-10,8 %) et au Japon (-5,6 %). Les États-Unis expliquent toutefois l’essentiel de la chute, avec plus de 75 % du recul total, conséquence notamment du démantèlement de l’agence américaine USAID après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Cette baisse fragilise particulièrement les programmes humanitaires, les initiatives de développement de base et les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique. Les ONG dénoncent un tournant dangereux : selon Oxfam, par exemple, les pays riches « tournent le dos à la vie de millions de personnes ».

L’OCDE redoute que cette tendance se prolonge : sous la pression des finances publiques et des tensions internationales, l’aide pourrait encore diminuer de 5,8 % en 2026. Et avec le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences économiques, la situation pourrait s’aggraver pour nombre de pays africains, pas seulement les plus pauvres. Cependant, les pays en développement doivent saisir ce contexte pour se passer de l’aide ou du moins en dépendandre moins.

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Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic

10. April 2026 um 10:59

Le secteur du transport maritime adopte une attitude attentiste concernant le cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran, car celui-ci – même pour les plus optimistes – reste assez fragile. Les premières fissures sont déjà apparues, l’Iran affirmant même avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz suite aux attaques israéliennes contre le Liban.

Dimitris Roumeliotis, analyste chez Xclusiv Shipbrokers, s’est exprimé auprès de Capital au sujet de l’accord et a déclaré que deux semaines représentent un délai trop court pour que les changements souhaités se concrétisent. Cette évolution affectera principalement les navires opérant dans la zone d’Ormuz et ses environs, citant 200 vraquiers et 200 pétroliers… Il a également fait remarquer que le marché a évolué, plusieurs navires ayant mis le cap sur le Pacifique, et que le marché adopte une attitude attentiste, la situation restant incertaine.

Par contre, le courtier maritime, Arrow, a indiqué que le cessez-le-feu est certes fragile, mais pourrait dynamiser le marché du transport de marchandises en vrac. Les pétroliers quitteront les premiers le détroit d’Ormuz, suivis des 200 vraquiers actuellement bloqués. Il en résultera une augmentation de la capacité disponible pour le transport de marchandises. Ce qui aura également un impact sur les taux de fret.

Cependant, il considère également que la période de deux semaines est trop courte pour observer des modifications d’itinéraires et une réorganisation des flux de marchandises.

Roar Adland, de SSY, a déclaré que l’industrie du transport maritime devrait surveiller de près la possibilité de réduire les primes d’assurance contre les risques de guerre ainsi que les autres coûts d’assurance. Car c’est seulement ainsi que sera donné le signal du retour de la confiance dans la sécurité du passage des navires.

Il reste à voir ce que signifie le « nombre limité de passages quotidiens » annoncé par la partie iranienne. On estime que 10 à 15 navires seront autorisés à passer par jour, soit 10 % du niveau d’avant-guerre. Ce qui signifie que nous sommes encore très loin d’un retour à la normale.

Concernant le péage de 2 millions de dollars que l’Iran imposerait aux navires de pays neutres au titre de réparations de guerre pour leur permettre de passer en toute sécurité, M Adland estime que cette mesure exclut de l’équation les navires de petit tonnage, en particulier ceux qui ne transportent pas de produits énergétiques…

Concernant les vraquiers, il affirme qu’à long terme, leurs profits augmenteront. Certains armateurs oseront envoyer des navires à Ormuz, attirés par des incitations financières importantes, notamment pour les matières premières énergétiques, pour ceux qui sont prêts à prendre le risque.

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Engagement durable : la BH Bank enchaîne avec le lancement de son projet structurant de bilan carbone

10. April 2026 um 10:46

Dans la poursuite de la mise en œuvre de son plan d’action en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) 2025/2027, la BH Bank vient de franchir une nouvelle étape majeure en lançant son projet structurant de bilan carbone.

Ce projet stratégique s’inscrit dans la volonté affirmée de la Banque de maîtriser et de réduire son empreinte environnementale, tout en contribuant activement aux enjeux de développement durable. Il consistera, dans une première étape, en l’évaluation des émissions liées aux scopes 1 et 2. Permettant ainsi à la Banque de disposer d’une base fiable pour mesurer et piloter son empreinte carbone, d’identifier les leviers d’amélioration et de mettre en place des actions concrètes visant à réduire son impact environnemental.

Dans une logique de progression continue, la Banque anticipe également l’extension du périmètre au scope 3 lui permettant de disposer d’une évaluation plus élargie.

À cette occasion, une cérémonie de lancement (kick-off) s’est tenue au siège de la BH Bank, le 08-04-2026 en présence du Directeur Général par intérim, monsieur Lotfi Ben Hammouda, du staff managérial, de l’équipe projet ainsi que des représentants de la Société Proverdy, partenaire retenu pour accompagner cette mission.

À travers cette initiative, la BH Bank réaffirme son engagement sans faille à réussir sa stratégie de développement durable axée sur un développement responsable, conciliant performance économique, respect de l’environnement et responsabilité sociale. Elle entend ainsi, inscrire durablement ses actions dans une démarche proactive, innovante et alignée avec les meilleures pratiques internationales en matière de durabilité.

D’après communiqué

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La Tunisie désigne le Pr Slim Laghmani pour l’ITLOS (2026-2035)

10. April 2026 um 09:08

La Tunisie a officiellement présenté le professeur de droit international Slim Laghmani comme candidat au poste de juge au Tribunal international du droit de la mer (ITLOS), pour un mandat couvrant 2026-2035.

Ces élections sont très attendues, tout comme elles seront bien disputées. Elles auront lieu en juin à New York pour élire sept juges parmi les onze candidats proposés par les États parties.
Aussi connu pour son expertise à l’échelle mondiale, le Pr Laghmani possède un profil particulièrement adapté à cette juridiction.

A cet égard, le contexte prête à s’intéresser aux prérogatives du Tribunal international du droit de la mer (ITLOS).

Pour ceux ou celles qui ne connaissent pas l’ITLOS, il est basé à Hambourg, en Allemagne. Il s’agit d’une cour internationale indépendante créée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982. Il règle les différends liés à l’interprétation ou à l’application de cette convention, notamment relatifs à :

  • Les delimitations maritimes (frontières entre États en mer).
  • L’exploitation des ressources marines (pêche, pétrole, minerais).
  • La protection de l’environnement marin.
  • Les responsabilités des navires (pollution, collisions).

Il agit comme juridiction contentieuse (décisions obligatoires) ou consultative, avec 21 juges élus pour neuf ans par l’Assemblée des États parties.

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Tunisie – Le Parlement veut redéfinir la mission de la BCT

10. April 2026 um 09:02

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examine une modification du statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Et ce afin de permettre à l’État de mobiliser davantage de ressources financières et de réduire le coût de son endettement.

Réunie mercredi 7 avril 2026, la commission a auditionné les initiateurs des propositions de loi n°06/2023 et n°70/2024 visant à amender la loi n°35 de 2016 relative au statut de la BCT. Le texte propose notamment d’élargir le rôle de la Banque centrale pour qu’elle soutienne davantage la politique économique du gouvernement.

Selon les promoteurs des dites propositions, cette réforme intervient dans un contexte économique difficile, marqué par une forte pression sur les finances publiques, une hausse des besoins de financement de l’économie et un renchérissement de l’endettement extérieur. Alors que les déséquilibres de la balance des paiements persistent.

Lire aussi – ARP : appels à un amendement du statut de la BCT

Ils estiment que la loi actuelle a montré ses limites, en particulier en raison d’un manque de coordination entre la politique monétaire et la politique économique de l’État. Ce qui complique la mobilisation de financements internes à un coût raisonnable.

La réforme envisagée vise ainsi à redéfinir les missions de la Banque centrale. Outre la stabilité des prix, la BCT serait appelée à contribuer au soutien de la croissance et de l’emploi, tout en veillant à la stabilité du taux de change et à la solidité du système financier.

Le texte prévoit également de renforcer la coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire afin de réduire le coût du financement du budget et de contenir l’endettement public.

Parmi les nouveaux mécanismes proposés figure la possibilité d’utiliser des obligations d’État pour refinancer les banques, ainsi que l’achat par la Banque centrale d’une partie de la dette publique afin d’en diminuer le coût.

Les auteurs du projet rappellent que les besoins de financement de l’État pour 2026 sont estimés à 27 milliards de dinars. Tandis que le service de la dette dépasse 23 milliards de dinars et que l’endettement approche les 80 % du PIB.

Plusieurs députés ont toutefois exprimé des réserves, s’inquiétant des effets potentiels néfastes de ces mesures sur l’inflation et sur l’indépendance de la Banque centrale. Ils ont également souligné que la situation financière du pays nécessite des réformes structurelles plus larges.

À l’issue de la séance, la commission a décidé de solliciter l’avis de la Banque centrale de Tunisie avant de poursuivre l’examen du texte.

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À Abidjan, l’Afrique prépare sa nouvelle architecture financière pour libérer ses capitaux

10. April 2026 um 08:14

Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a accueilli, jeudi 9 avril 2026, un “Dialogue consultatif“ de haut niveau consacré à la « Nouvelle architecture financière africaine » (NAFA), à l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement.

Cette rencontre stratégique vise à définir une feuille de route pour transformer en profondeur la manière dont l’Afrique mobilise et déploie ses ressources financières afin d’accélérer son développement, indique l’institution financière panafricaine.

En effet, le continent africain fait face à un déficit annuel de financement supérieur à 400 milliards de dollars. Pourtant, l’Afrique disposerait, selon plusieurs études, d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne domestique potentiellement mobilisable. Le problème résiderait donc moins dans le manque de capital que dans les faiblesses structurelles du système financier : fragmentation institutionnelle, perception excessive du risque et marchés de capitaux encore peu développés.

C’est pour répondre à ces blocages que la NAFA a été conçue. Portée par le président du groupe de la BAD, Sidi Ould Tah, cette initiative vise à « bâtir un cadre systémique capable de réorganiser les flux de capitaux et de mieux gérer les risques à l’échelle continentale », explique l’institution. L’objectif est de passer d’interventions financières dispersées à un système coordonné mobilisant efficacement capitaux publics et privés.

Ainsi, le Dialogue d’Abidjan marque une étape décisive après plusieurs mois de consultations avec les acteurs de l’écosystème financier africain. Pour la première fois, gouverneurs de banques centrales, dirigeants de fonds souverains, banques de développement, régulateurs, investisseurs institutionnels et acteurs des marchés de capitaux se réunissent pour élaborer une vision commune, souligne-t-on.

Les discussions se sont articulées autour de neuf « Labs » thématiques portant sur l’architecture du système financier, la mobilisation du capital et son déploiement dans l’économie réelle. On indique également que quatre principes structurent la NAFA : subsidiarité, complémentarité, coordination et transformation du risque, afin de réduire les coûts d’emprunt et attirer davantage d’investissements.

La rencontre devrait aboutir à l’adoption du « Consensus d’Abidjan », une feuille de route destinée à jeter les bases d’un nouveau paradigme financier africain, plus intégré et orienté vers la souveraineté économique du continent.

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