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Feu vert de l’ARP à 100 M€ pour la santé en Tunisie

12. Februar 2026 um 17:41

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, jeudi 12 février 2026 en séance plénière, deux projets de loi approuvant des avenants à des conventions de prêts conclus avec l’Agence française de développement (AFD), pour un montant global de 103,3 millions d’euros (M€).

Ces financements visent à moderniser les infrastructures sanitaires à Sidi Bouzid et à accélérer le déploiement de la santé électronique en Tunisie.

Le premier texte adopté porte sur l’avenant n°1 à la convention de prêt signée le 14 février 2019 et concerne le programme de modernisation des services de santé dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.

D’un coût global estimé à 78,3 M€, le projet est financé par un prêt de 76 M€ accordé par l’AFD (Agence française de développement), complété par 1,3 M€ de subventions de l’agence, ainsi qu’environ 1 M€ de l’Union européenne, destinés notamment à l’assistance technique et à l’efficacité énergétique. Le prêt est assorti d’une maturité de 20 ans, dont sept années de grâce.

Le programme prévoit la modernisation de l’hôpital régional de Sidi Bouzid, la réhabilitation des structures publiques de santé de première ligne et le renforcement de la gouvernance sanitaire au niveau local.

Toujours lors de cette séance, les députés ont également adopté l’avenant n°2, signé le 27 décembre 2024, relatif au financement du programme d’appui à la santé électronique (E-Santé). Cet avenant porte sur un montant de 27,3 M€.

Le programme E-Santé vise à développer et sécuriser le système d’information sanitaire national afin d’améliorer la prise en charge des patients et la performance des hôpitaux publics. Il prévoit la modernisation des systèmes d’information hospitaliers, leur déploiement dans 24 hôpitaux universitaires, ainsi que la mise en œuvre de cinq initiatives régionales de télémédecine couvrant les régions du nord, du centre et du sud du pays.

Au-delà de la digitalisation, le dispositif ambitionne de réduire les disparités régionales en matière d’accès aux soins spécialisés et de consolider le cadre institutionnel de la santé électronique en Tunisie.

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Finance verte et premier bilan carbone : l’année 2024 d’Amen Bank en chiffres

12. Februar 2026 um 16:50

Avec 94 millions de dinars consacrés à des financements à dimension environnementale, Amen Bank inscrit l’exercice 2024 dans une dynamique marquée par la transition énergétique et la transparence climatique. L’établissement publie à cette occasion son premier bilan carbone couvrant l’ensemble de son réseau.

Banque privée tunisienne dotée d’un capital social de 174,6 millions de dinars, Amen Bank opère à travers 148 agences et cinq centres d’affaires. En 2024, elle a participé au financement de dix des treize projets retenus dans le cadre du cinquième appel à projets soumis au régime d’autorisation du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Ces opérations, déployées à Sidi Bouzid et Médenine, représentent une capacité installée de 17 mégawatts pour un investissement global de 37 millions de dinars.

La banque a également accompagné le premier projet tunisien d’autoconsommation électrique privé à privé. Implantée à Kairouan, la centrale solaire photovoltaïque affiche une puissance de 100 mégawatts, mobilise 300 millions de dinars et devrait produire plus de 180 gigawattheures par an.

Au total, 23 projets ont été soutenus durant l’année, dont 22 relevant des énergies renouvelables et un consacré à l’efficacité énergétique. L’encours vert atteint 94 millions de dinars pour un volume d’investissement global de 186 millions de dinars, réparti entre 60 millions destinés aux entreprises corporate et 34 millions aux PME. La banque a en outre structuré son premier Sustainability-Linked Loan de 40 millions de dinars, intégré dans un programme d’investissement de 112 millions dédié à l’amélioration de la performance énergétique.

Un fonds de 25 millions d’euros, créé en partenariat avec l’Agence italienne pour la coopération et le développement (AICS), appuie la transition écologique dans la pêche et l’aquaculture via des subventions comprises entre 3 000 et 70 000 euros.

Un premier inventaire carbone dominé par le scope 3

Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024, le bilan carbone fait ressortir 198 774 tonnes d’équivalent CO₂, avec une incertitude évaluée à 36 %. Le périmètre couvre le siège, les 148 agences et les cinq centres d’affaires.

Les émissions indirectes (scope 3) concentrent 97,9 % du total, soit 194 522 tonnes d’équivalent CO₂, principalement liées au transport de fonds, aux achats, aux immobilisations et aux déplacements professionnels. Les émissions associées à l’énergie achetée (scope 2) atteignent 3 981 tonnes (2 %), tandis que les émissions directes (scope 1) s’établissent à 271 tonnes (0,1 %).

Les agences représentent 79 % des émissions recensées, contre 21 % pour le siège. Le transport de fonds constitue la principale source avec 180 977 tonnes d’équivalent CO₂ (91 % du total) et une incertitude de 40 %. Les trajets domicile-travail totalisent 7 449 tonnes (3,7 %).

Amen Bank a rejoint le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF), qui regroupe plus de 500 institutions financières et impose la publication de l’empreinte carbone des activités financières selon un standard aligné sur l’Accord de Paris. En 2024, l’établissement a également été distingué par Global Banking and Finance comme « Meilleure Banque Verte en Tunisie ».

Gestion environnementale et indicateurs opérationnels

Un accord conclu avec l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) prévoit l’optimisation des systèmes de climatisation, l’amélioration du facteur de puissance, la réduction de la consommation d’éclairage et la mise en place d’une gestion technique des bâtiments.

Sur l’exercice, la consommation électrique s’élève à 6 863 657 kWh, la consommation de carburant à 975 litres et celle d’eau à 1 068 710 litres. L’intensité des émissions atteint 22 843 mégajoules par employé.

Les déchets générés totalisent 174,63 tonnes. Parmi eux, 50,89 tonnes proviennent du siège et des agences, correspondant à 25 613 kilogrammes d’équivalent CO₂. Le recyclage a porté sur 14 tonnes de papier, dont 13 000 kilogrammes collectés et traités, permettant d’éviter 0,28 tonne de CO₂ équivalent. La banque privilégie l’utilisation de papier certifié FSC et EU Ecolabel.

Résultats financiers et données sociales

En 2024, le produit net bancaire atteint 566,5 millions de dinars (+4,91 %), le chiffre d’affaires 1 209,9 millions (+5,60 %) et le résultat net 229,9 millions (+18 %). Le total bilan s’établit à 11 855,7 millions de dinars (+7,82 %), tandis que les créances sur la clientèle atteignent 7 299,5 millions (+1,86 %).

Le coefficient d’exploitation ressort à 40 %, contre 39,76 % en 2023. Le rendement moyen des actifs s’élève à 2 % et celui des fonds propres à 17,1 %. Les capitaux propres atteignent 1 574 millions de dinars et les fonds propres nets 1 767,6 millions. Le ratio de capital s’établit à 16,17 %, dont 12,20 % en tier 1. Le ratio de liquidité à court terme atteint 160,2 % et le ratio crédits/dépôts 99,9 %. Le taux de créances classées est de 9,62 %, avec un taux de couverture de 73,34 % et un taux de couverture des engagements de 8,71 %. Les provisions et agios réservés totalisent 973 millions de dinars.

Au 31 décembre 2024, l’effectif compte 1 128 collaborateurs (952 CDI, 175 CDD et 1 CIVP), contre 1 133 un an plus tôt. Les cadres et cadres supérieurs représentent 890 personnes, soit un taux d’encadrement de 86,4 %. La répartition est de 59 % d’hommes et 41 % de femmes.

Le taux de rotation atteint 7,5 %, avec 85 recrutements et 86 départs, dont 66 départs à la retraite. Le ratio de stabilité est de 83,7 %. Les femmes occupent 5,5 % des sièges dans les instances de gouvernance et 8 % des comités du Conseil d’administration.

Les dépenses de formation s’élèvent à 0,74 million de dinars. L’Académie interne a assuré 1 167 heures, complétées par 3 750 heures de formations internes et externes, soit 3 heures et 19 minutes par employé. Les crédits sur fonds social totalisent 11 millions de dinars, dont 3,84 millions pour l’habitat. Les financements sur ressources ordinaires représentent 25,8 millions via la direction des ressources humaines et 11,75 millions via le pôle banque de détail. Le service de médecine du travail a réalisé 861 interventions et trois accidents du travail ont entraîné 84 journées perdues.

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Le statut d’Opérateur économique agréé pour 19 nouvelles entreprises

12. Februar 2026 um 16:23

Dix-neuf (19) nouvelles entreprises industrielles opérant dans les secteurs des composants automobiles, du textile, cuir et chaussures et des services connexes à l’industrie, se sont vu décerner le statut d’ »Opérateur économique agréé » (OEA), accordé par la Direction générale des douanes.

Le nombre d’entreprises ayant déjà obtenu ce statut, depuis le lancement de ce programme en 2010, passe ainsi de 202 à 221, dont 126 entreprises industrielles.

Les accords relatifs à l’octroi de ce statut ont été signés entre la Direction générale de la douane tunisienne et ces entreprises. Et ce, lors d’une journée d’information sur le statut d’opérateur économique agréé, organisée à Tunis.

Ainsi, l’opérateur économique agréé est un statut accordée à toute entreprise établie en Tunisie, exerçant une activité en relation avec le commerce extérieur, ayant la confiance de l’administration des douanes et remplissant des conditions minimales.

Ce statut permet aux entreprises bénéficiaires de réduire les délais des contrôles physiques des marchandises et corollairement ceux de stationnement au niveau des ports. Et ce, moyennant des déclarations simplifiées établies conformément aux dispositions du code des douanes ou des déclarations en détail orientées automatiquement au circuit vert.

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Réglementation de change : 12 % des startups perdent des clients et des opportunités

12. Februar 2026 um 15:28

Une étude présentée par le professeur Kamel Ghazouani révèle un décalage entre le cadre réglementaire actuel et les besoins réels des startups. Les procédures administratives et les exigences documentaires constituent les principaux obstacles pour 74 % des entreprises interrogées.

Le professeur universitaire et expert Kamel Ghazouani a présenté ce mercredi 12 février 2026, lors de la clôture du programme régional « From Innovation to Creation » organisé par l’IACE en partenariat avec SPARK au siège de l’IACE, les résultats d’une enquête intitulée « Perception des startuppeurs vis-à-vis de la réglementation de change et du Startup Act 2.0 ». L’étude, menée entre fin 2025 et début 2026, couvre un échantillon de 298 startups sur les 1 150 recensées en Tunisie.

Selon les données présentées, l’écosystème tunisien compte 1 150 startups ayant une valeur cumulée de 750 millions de dinars et générant environ 10 000 emplois. La répartition sectorielle montre que : 20 % de ces entreprises évoluent dans les activités de logiciels et services professionnels; 9,4 % dans la technologie de la santé; et 6 % dans les FinTech.

Par technologie, 37 % se concentrent sur le développement de plateformes et 8 % dans l’intelligence artificielle. Le secteur tech contribue à hauteur de 11 % au PIB tunisien, avec 52 % des startups orientées vers l’export. Si 46 % du chiffre d’affaires de ces entreprises est réalisé en Tunisie, 82 % est généré à l’étranger.

Un cadre réglementaire perçu comme peu pertinent

L’enquête révèle que 56 % des startuppeurs jugent que le code de change en vigueur n’a pas d’impact significatif sur leur activité ou déclarent ne pas être concernés par ses dispositions. Seuls 31 % considèrent les mesures actuelles comme un atout. Cette perception s’explique notamment par l’orientation des activités, les startups tournées vers le marché local exprimant moins d’intérêt pour les dispositions relatives à la convertibilité courante, aux transferts de revenus ou au rapatriement des dividendes.

Concernant la convertibilité courante, 43 % des startuppeurs déclarent ne pas être concernés par la possibilité d’effectuer certaines opérations courantes en devise; contre 33 % qui estiment cette mesure pertinente. Cette proportion varie selon les secteurs, avec 57 % des acteurs du commerce qui se disent non concernés. Pour la garantie des transferts de revenus, 56 % ne se sentent pas concernés. Tandis que 23 % y voient un atout. La notion de résidence des personnes physiques et morales laisse indifférents 60 % des répondants. Seuls 17 % la considérant comme un atout. Le rapatriement des dividendes n’intéresse pas 44 % des startups, bien que 38 % le perçoivent positivement.

Le dispositif de sanctions se démarque en revanche par une perception plus favorable. Avec 46 % des startuppeurs qui le jugent comme un atout à renforcer, contre 33 % qui estiment ne pas être concernés.

Les problèmes rencontrés dans l’application de la réglementation touchent principalement les procédures administratives et les exigences documentaires. L’étude identifie 74 % des startups confrontées à des démarches jugées longues et complexes ou à des documents requis inadaptés aux réalités de leurs modèles économiques. Plus précisément, 44 % des entreprises interrogées signalent des difficultés dans l’ouverture d’un compte en devise ou la réalisation d’opérations internationales. Et 207 startups sur 198 répondantes pointent du doigt la lourdeur des documents exigés.

Les délais d’attente pour les autorisations F1 et F2 constituent un problème pour 39 % des startups. Tandis que 32 % font état de difficultés dans le paiement des fournisseurs étrangers. Les procédures concernant la sortie de devises touchent 28 % des répondants. Alors que 19,3 % rencontrent des blocages dans leurs relations avec les banques. L’inadéquation de l’allocation de devises pour les voyages affecte 5 % des entreprises et 17 % évoquent des blocages bancaires jugés injustifiés.

L’analyse sectorielle distingue trois catégories. Les secteurs fortement exposés aux problèmes regroupent la technologie, les FinTech et le commerce international, activités fortement internationalisées. Les secteurs moyennement exposés incluent la santé et les services, qui nécessitent un recours occasionnel à l’international. Enfin, les activités orientées vers le marché local, telles que l’agriculture, l’artisanat et l’architecture se déclarent moins affectées.

Des impacts concrets sur l’activité

Les obstacles réglementaires se traduisent par des conséquences directes sur les opérations des startups. L’enquête révèle que 19,1 % des entreprises rencontrent des difficultés de trésorerie liées aux problèmes identifiés. La perte de clients et d’opportunités commerciales touche 12,2 % des répondants; tandis que 7,7 % ont dû annuler des opérations. Par ailleurs, 6 % des startups déclarent avoir renoncé à des activités à l’international en raison des contraintes administratives.

Ces impacts varient selon les secteurs d’activité. Le secteur de la technologie apparaît particulièrement affecté par les difficultés de trésorerie; alors que 13,3 % des startups actives dans la santé signalent des retards ou des annulations d’opérations. Aucun impact significatif n’est en revanche constaté dans le secteur de la santé pour 14,3 % des entreprises interrogées.

L’enquête identifie cinq formes d’attente pour un futur Startup Act 2.0. La simplification des démarches administratives arrive en tête des priorités, avec une demande forte pour la digitalisation et l’accélération des procédures. La facilitation des financements constitue le deuxième axe majeur, les startuppeurs réclamant un meilleur accès aux fonds et investisseurs.

Le besoin d’un accompagnement spécialisé figure également parmi les attentes structurantes, les entrepreneurs souhaitant un écosystème plus pédagogique avec davantage de formation spécialisée et de mentorat. Les attentes spécifiques à l’international portent sur l’assouplissement des autorisations, procédures, licences et obligations. Enfin, la réduction des délais constitue un enjeu central, la notion de rapidité revenant fréquemment dans les réponses recueillies.

Des pistes inspirées des expériences internationales

L’étude propose des orientations basées sur les modèles de Singapour, de la France, de l’Allemagne et de la Corée du Sud. Ces expériences reposent sur quatre piliers principaux : la résolution des problèmes liés au capital et au financement; l’adaptation des règles et de la juridiction; la simplification de la réglementation et des démarches administratives; et la définition d’une stratégie sectorielle claire.

Concernant le financement, l’étude suggère la création d’un fonds public co-investisseur en devises. Sur le plan réglementaire, la possibilité de créer des zones startups à contrôle de change allégé est évoquée. En matière d’innovation, trois priorités sectorielles sont avancées : les FinTech, les GreenTech et l’intelligence artificielle.

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Boom des recettes douanières à Washington

12. Februar 2026 um 12:12

Le gouvernement américain a enregistré un déficit moins important en janvier 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Et ce, grâce à une hausse de 30 milliards de dollars des recettes douanières au cours du mois.

Les recettes perçues au titre des frais depuis le début de l’exercice fiscal américain en octobre dernier ont atteint 124 milliards de dollars. Soit une augmentation de 304 % par rapport à la même période de l’exercice fiscal 2025.

Cette situation survient à un moment où les marchés et la Maison Blanche attendent une décision de la Cour suprême qui pourrait être cruciale pour l’avenir de ces recettes et leurs implications pour les finances publiques.

En revanche, le service de la dette américaine de 38 600 milliards de dollars continue de peser de plus en plus sur les finances publiques. Les paiements d’intérêts nets en janvier 2026 s’élevaient à environ 76 milliards de dollars. Tandis que le total des paiements d’intérêts depuis le début de l’exercice fiscal en cours a atteint 427 milliards de dollars; contre 392 milliards de dollars au cours de la même période de l’exercice précédent.

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Gabès : le tribunal reporte l’examen de l’affaire contre le Groupe chimique tunisien

12. Februar 2026 um 11:55
Le tribunal de première instance de Gabès a reporté au 26 février 2026 l’examen de l’affaire en référé contre le Groupe chimique tunisien (GCT).
Cette procédure d’urgence, initiée par la section régionale de l’Ordre des avocats, vise à obtenir l’arrêt immédiat de la production du complexe chimique, en attendant l’exécution effective de la décision de démantèlement et de délocalisation de l’installation du GCT.
Du reste, un petit groupe de citoyens et de militants écologistes s’est rassemblé devant le palais de justice pour exiger une accélération du processus judiciaire.

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Ankara veut l’arme nucléaire : et si c’était un coup de bluff ?

12. Februar 2026 um 11:01

La Turquie cherche-t-elle à entrer dans la course à l’armement nucléaire ? En laissant planer un long silence, le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, cultive l’ambiguïté sur les intentions de son pays d’ouvrir un jour un programme de nucléaire militaire.

Le silence est parfois plus éloquent que les mots. C’est le cas du ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, qui, interrogé par les journalistes mardi 10 février sur le plateau de la chaîne pro gouvernementale CNN Türk sur l’éventualité que son pays se dote de l’arme nucléaire, répondait par un silence lourd de sens, cultivant ainsi l’ambigüité sur les intentions d’Ankara de se lancer un jour dans la course à l’arme fatale.

Un silence menaçant

Un silence inquiétant qui a été largement commenté par la presse israélienne et grecque, et qui interpelle venant de la part d’un ancien chef des renseignements et d’un homme politique de premier plan considéré comme un possible successeur du président islamiste Recep Tayyip Erdogan.

Soulignons à ce propos que ces déclarations font écho à des propos plus anciens du président turc qui avait déjà contesté l’ordre nucléaire mondial; jugeant « inacceptable » que certaines puissances disposent de l’arme atomique; tandis que d’autres en soient exclues.

A noter également que lors de cette entrevue, et après avoir redit son opposition totale à une attaque américaine contre l’Iran et affirmé l’opposition de son pays à ce que l’Iran se dote de la bombe nucléaire, le chef de la diplomatie turque a déclaré que la Turquie « n’a aucun intérêt à déstabiliser l’équilibre stratégique régional » et que son pays « ne souhaite pas déclencher une compétition nucléaire ». Mais, a-t-il ajouté « si des pays du Moyen-Orient s’engageaient dans une véritable course aux armes nucléaires, la Turquie serait contrainte, à terme, d’envisager l’acquisition de l’arme nucléaire ».
Pour le chef de la diplomatie turque, les conséquences de la course à l’arme nucléaire ne se limiteraient pas à l’Iran, mettant en garde contre une réaction en chaîne dans tout le Moyen-Orient. « On ne peut pas s’attendre à ce que les pays restent les bras croisés », a-t-il lancé. Tout en décrivant un scénario dans lequel « les capacités nucléaires de l’Iran pourraient engendrer une course difficile à contenir une fois enclenchée ».

Ryad dans la course ?

A quel pays de la région faisait-il allusion ? A Israël qui ne confirme ni n’infirme officiellement la possession d’armes nucléaires, suivant une politique d’« ambiguïté stratégique ». Et ce, bien que des estimations internationales évaluent son arsenal à environ 90 ogives nucléaires, avec une capacité de matières fissiles permettant potentiellement d’en fabriquer jusqu’à 200 ?

A l’Iran qui est aujourd’hui en pleines négociations avec Washington en vue d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien ?

A moins que ce ne soit l’Arabie saoudite ?
Officiellement, la riche monarchie pétrolière avance concrètement sur un programme nucléaire civil pour diversifier son énergie (Vision 2030), incluant l’extraction d’uranium local et la construction de réacteurs, notamment à Duwaiheen.
Mais bien que Riyad soit signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui interdit la mise au point d’armes nucléaires, des responsables saoudiens ont toutefois déclaré par le passé que si l’Iran obtenait l’arme nucléaire, le royaume chercherait à faire de même. Son intérêt pour l’enrichissement d’uranium sur son territoire suscite bien des préoccupations, car cette technologie peut avoir des usages civils et militaires.

Dilemme

Alors, face à cette course effrénée aux armes nucléaires qui est engagée par ses voisins, Ankara peut-elle rester les bras croisés ?

Sur le plan juridique, la Turquie est liée par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qu’elle a ratifié en tant qu’État non doté de l’arme atomique. Cet engagement lui interdit de développer ou d’acquérir des armes nucléaires. En contrepartie, Ankara peut poursuivre un programme nucléaire civil sous contrôle international.

Par ailleurs, en tant que membre de l’OTAN, la Turquie accueille déjà des armes nucléaires américaines sur la base aérienne d’Incirlik, sans toutefois n’avoir ni le contrôle ni l’autorisation d’utiliser ces armes. Bref, la Turquie bénéficie du parapluie nucléaire de l’Alliance ce qui lui assure une forme de protection stratégique sans posséder son propre arsenal.

Au final, n’est-il pas légitime de penser que les déclarations du chef de la diplomatie turque traduisent un message politique au reste du monde : l’ancien empire ottoman ne veut pas se retrouver en position d’infériorité durable vis-à vis de ses voisins et veut être reconnu comme une puissance majeure, dont les préoccupations sécuritaires doivent être prises au sérieux.

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Sommet UE : Bruxelles à l’offensive pour une Europe plus compétitive et souveraine

12. Februar 2026 um 10:46

La compétitivité et le renforcement du marché unique sont au cœur du sommet informel de l’UE qui se tient au château d’Alden Biesen, en Belgique.

Les 27 chefs d’État et de gouvernement se réunissent, jeudi 12 février 2026, à huis clos afin d’examiner comment l’UE peut se renforcer économiquement en simplifiant la législation, en renforçant le marché unique et en réduisant sa dépendance vis-à-vis des pays tiers.

Le président du Conseil européen, António Costa, souligne que « dans le contexte géopolitique actuel, le renforcement du marché unique est plus que jamais un impératif stratégique urgent ».

Dans le même esprit, les responsables européens indiquent qu’il n’est pas nécessaire de « réinventer la roue », mais d’accélérer et de renforcer les initiatives existantes pour simplifier la réglementation et diversifier les relations commerciales de l’UE. Et ce, tout en tenant compte de la nécessité de mécanismes de protection pour les secteurs particulièrement sensibles.

António Costa a invité l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, et l’ancien Premier ministre italien, Enrico Letta, au sommet d’aujourd’hui afin qu’ils présentent leur vision de la compétitivité européenne. Leur rapport de 2024 avait mis en lumière les obstacles et la rigidité bureaucratique du marché unique, ainsi que la dépendance extérieure de l’UE, ouvrant un dialogue plus large qui se poursuit encore aujourd’hui.

 

Lire aussi : Les « dix commandements » de Mario Draghi pour l’Europe

 

Bien que ce sommet informel n’ait pas pour objectif d’élaborer une nouvelle stratégie européenne ni de publier un communiqué final, il devrait toutefois aboutir à un engagement commun des « 27 » à simplifier davantage la législation, à réduire les charges administratives pour les entreprises et à renforcer le financement de l’innovation – en particulier pour les petites et moyennes entreprises – grâce à une plus grande mobilisation de capitaux privés.

« Coopération renforcée » et préférence européenne sur la table

Dans le même temps, l’idée de diversification des échanges et de financement de grands projets à l’échelle européenne gagne du terrain. Ce qui pourrait constituer le fondement de formes de « coopération renforcée » entre les États membres prêts à accélérer le processus. Cette possibilité est mise en avant par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants européens. Elle souligne que si l’objectif demeure de parvenir à un accord « entre les 27 », lorsqu’un manque de progrès ou d’ambition menace de compromettre la compétitivité ou la capacité d’action de l’Union, l’UE ne doit pas hésiter à recourir aux possibilités de coopération renforcée offertes par les traités.

Ursula von der Leyen a également ouvert le débat sur la « préférence européenne » en tant qu’outil politique, visant à garantir que les entreprises bénéficiant de fonds publics s’approvisionnent en équipements et technologies auprès des industries européennes. Renforçant ainsi l’autonomie des secteurs critiques et stratégiques de l’UE.

Convergence des objectifs, désaccords sur les moyens

Toutefois, ces points de vue ne sont pas pleinement partagés par tous les États membres. S’il existe un large consensus sur les objectifs de renforcement de la compétitivité européenne, des désaccords persistent quant aux moyens à mettre en œuvre.

Il convient de noter que les dirigeants italien, allemand et belge ont tenu ce matin un « mini-sommet » sur la compétitivité, auquel ont participé une douzaine de dirigeants européens. Dans le document commun qu’ils ont présenté, les trois pays se montrent prudents quant au concept de « préférence européenne », sans pour autant le rejeter. Tout en soulignant que toute mesure de ce type doit être exceptionnelle, limitée, proportionnée et conforme à la stratégie commerciale globale de l’UE et à ses engagements internationaux.

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Tunisie : vaste campagne de recrutement d’enseignants

12. Februar 2026 um 10:05

Le ministère de l’Education lance une vaste campagne de recrutement d’enseignants. Un concours externe est organisé pour intégrer de nouveaux professeurs dans les cycles secondaire et technique, avec des examens programmés à compter du 13 avril 2026.

D’après un texte officiel paru le 11 février 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), les postulants devront respecter un calendrier strict. L’enregistrement sur la plateforme numérique dédiée constitue une étape incontournable, avec une date butoir fixée au 14 mars prochain. Les candidats enseignants disposeront ensuite d’un délai jusqu’au 27 mars pour transmettre leurs dossiers physiques aux directions régionales de l’éducation de leur ressort.

Les évaluations écrites s’étaleront sur plusieurs journées consécutives à partir de la mi-avril.

Une offre concentrée sur les disciplines scientifiques et littéraires

Le volume des recrutements atteint 1 630 postes, ventilés selon les besoins disciplinaires des établissements. Les mathématiques arrivent en tête avec 390 places, suivies de l’arabe (320), des sciences physiques (185) et de l’éducation islamique (180). Le secteur technique mobilise 165 opportunités.

Les sciences humaines représentent 95 postes en histoire-géographie. Tandis que les sciences naturelles en comptent 65. Le français et l’éducation civique proposent chacun 50 places, la philosophie 40. Les spécialités techniques – mécanique et électricité – offrent 25 postes chacune. Enfin, la gestion et l’économie ferment la liste avec 20 postes par discipline.

Cette initiative vise à consolider l’encadrement pédagogique sur l’ensemble du territoire national, aussi bien dans les lycées généraux que dans les établissements à vocation professionnelle.

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États-Unis : forte hausse inattendue de l’emploi en janvier 

12. Februar 2026 um 09:55

Les créations d’emplois de l’économie américaine début 2026 ont enregistré une forte hausse, plus du double des estimations, entraînant une légère baisse du taux de chômage.

Plus précisément, selon le ministère du Travail américain publié mercredi 11 février, l’économie américaine a créé 130 000 emplois non agricoles en janvier, contre seulement 48 000 en décembre.

De plus, ce chiffre a largement dépassé les prévisions moyennes des analystes qui tablaient sur 55 000 nouvelles créations d’emplois en janvier. Dans ce contexte, le taux de chômage américain a légèrement ralenti à 4,3 %.

Par ailleurs, la mesure plus spécifique qui inclut les personnes découragées et celles occupant un emploi à temps partiel pour des raisons économiques a enregistré une baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport à décembre, pour s’établir à 8 %.

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Jumia cesse ses activités en Algérie, 14 ans après

12. Februar 2026 um 09:37

Après sa fermeture en Tunisie en 2024, au Cameroun et en Afrique du Sud, la marketplace panafricaine Jumia, vient d’officialiser son retrait du marché algérien, mettant ainsi fin à 14 ans de présence.

En dépit de son statut de leader du secteur en Algérie, la plateforme panafricaine de e-commerce (présente dans 44 wilayas), cessera ses opérations au plus tard le 10 mars 2026, dans le cadre d’une stratégie globale de recentrage sur ses marchés les plus rentables, comme le soulignent les médias algériens.

Cette annonce est intervenue en marge de la présentation des résultats financiers de l’exercice 2025 de Jumia Technologies, mardi 10 février 2026. Et selon le site 360algerie.com, « la filiale locale, Jade E-Services Algeria SARL, a déjà commencé à notifier ses vendeurs partenaires : le site ne sera plus accessible au plus tard le 10 mars 2026 ».

A noter que le groupe, sous l’impulsion de son PDG, Francis Dufay, s’est désengagé de quatre pays du continent ces dernières année, en l’occurrence le Cameroun, la Tanzanie, la Tunisie et l’Afrique du Sud successivement. Avec un objectif clair : améliorer l’efficacité opérationnelle en concentrant les ressources sur des pays à plus forte croissance, entre autres le Nigeria et l’Égypte.

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Ces talents tunisiens qui propulsent l’IA mondiale

12. Februar 2026 um 08:19

La Tunisian AI Society (TΛIS) a dévoilé les lauréats des Tunisian AI Awards, distinguant trois figures d’exception qui façonnent l’avenir de l’intelligence artificielle à l’échelle internationale. Il s’agit d’Asma Ben Abacha, Lotfi Ben Romdhane et Zina Ben Miled. À travers ces distinctions, l’organisation met en lumière l’impact global des compétences tunisiennes dans des domaines clés tels que la santé, le machine learning, le big data et l’ingénierie des connaissances, indique un communiqué de RECONNECTT.

Ainsi, Asma Ben Abacha, scientifique senior chez Microsoft Health AI (États-Unis), est reconnue pour ses contributions majeures en traitement automatique du langage naturel appliqué à la santé. Titulaire d’un doctorat en informatique de l’Université Paris-Sud et diplômée de l’ENSI (Ecole nationale des sciences informatiques) en Tunisie, elle a publié quelque 80 travaux scientifiques totalisant plus de 4 000 citations, ajoute la même source.

Spécialiste des systèmes de questions-réponses médicales, de la génération de comptes rendus cliniques et de l’extraction des déterminants sociaux de la santé, elle a également joué un rôle central dans des initiatives internationales comme les challenges MEDIQA et ImageCLEF.

Lauréate de distinctions américaines, elle contribue aussi activement à l’écosystème tunisien de l’IA en tant que membre du comité consultatif de TΛIS.

Pour sa part, en Tunisie, Lotfi Ben Romdhane, professeur et doyen de l’ISITCom (Université de Sousse), est salué pour son leadership académique et institutionnel. Docteur de l’Université de Sherbrooke au Canada, il dirige le laboratoire MARS spécialisé en raisonnement automatique. Ses recherches portent sur l’intelligence artificielle, l’analyse des réseaux sociaux, le big data et les algorithmes de graphes, explique RECONNECTT.

Auteur de plus de 40 publications scientifiques et encadrant de nombreuses thèses, il joue également un rôle structurant dans la gouvernance universitaire et scientifique, notamment en tant que président de la Société tunisienne d’informatique (STI).

De son côté, aux États-Unis, Zina Ben Miled, professeure à Purdue University, est une experte en machine learning et en IA appliquée à la santé. Ses travaux incluent des modèles prédictifs pour la maladie d’Alzheimer et l’intégration de données biomédicales à grande échelle, en collaboration avec des institutions telles que le NIH et des groupes industriels.

Membre senior de l’IEEE, elle a reçu plusieurs distinctions prestigieuses, dont le NSF CAREER Award.

Le communiqué précise que les lauréats ont été sélectionnés pour l’excellence scientifique, l’impact sociétal et éthique de leurs travaux, leur engagement envers la communauté IA et leur rayonnement international.

Fondée en 2023 par RECONNECTT et basée à Paris, TΛIS œuvre au développement d’un écosystème IA innovant, en renforçant les liens entre les talents tunisiens en Tunisie et à l’international.

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Mourad Hajji, nouveau DG d’Attijari Leasing

11. Februar 2026 um 22:32

Attijari Leasing annonce la nomination de Mourad Hajji au poste de directeur général. Cette promotion vient saluer un parcours exemplaire de seize années au sein du groupe Attijari bank, marqué par une progression constante et des responsabilités stratégiques de premier plan.

Pur produit du groupe, M. Hajji a occupé plusieurs fonctions clés qui ont jalonné une trajectoire ascendante. En effet, après avoir intégré Attijari bank en 2009, il a successivement exercé en tant que directeur régional (2019-2023), avant d’être nommé directeur du réseau (2023-2025). À ce poste, il a piloté d’importants projets de transformation et contribué activement à la modernisation et à la performance du réseau.

À l’été 2025, il rejoint Attijari Leasing en qualité de directeur général adjoint (Dga), consolidant ainsi sa connaissance approfondie des métiers du financement et du leasing. Sa parfaite maîtrise des enjeux financiers, alliée à une solide expertise opérationnelle, constitue aujourd’hui un atout majeur pour accompagner Attijari Leasing dans ses nouvelles ambitions stratégiques et renforcer son positionnement sur le marché.

Cette nomination illustre la volonté affirmée du groupe de valoriser et promouvoir ses talents internes, dans une dynamique de continuité, de performance et de pérennisation de ses résultats financiers.

Parcours Mourad Hajji en bref :

  • 2009 : Intégration d’Attijari bank

  • 2019 – 2023 : Directeur Régional

  • 2023 – 2025 : Directeur du Réseau

  • Août 2025 : Directeur Général Adjoint d’Attijari Leasing

  • Février 2026 : Directeur Général.

La rédaction de leconomistemaghrebin.com lui adresse ses vœux de pleine réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

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Gestern — 11. Februar 2026Haupt-Feeds

Affaire Abir Moussi: verdict attendu le 18 février

11. Februar 2026 um 17:07

La procédure judiciaire visant Abir Moussi connaît un nouveau report. La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a fixé au 18 février la date des plaidoiries finales et du prononcé du jugement dans l’affaire la concernant, selon une source judiciaire.

À l’origine de cette affaire figure une plainte déposée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), fondée sur le décret-loi n°54 du 13 septembre 2022 relatif à la répression des infractions liées aux systèmes d’information et de communication, rapporte la TAP.

En première instance, le 5 août 2024, la présidente du Parti destourien libre (PDL) avait été condamnée à deux ans d’emprisonnement. Les poursuites portent sur l’usage intentionnel de systèmes et de réseaux d’information et de communication en vue de fabriquer et de diffuser de fausses nouvelles, données ou documents. Selon l’accusation, ces agissements visaient à porter atteinte aux droits d’autrui ou à nuire à la sûreté publique ou à la défense nationale.

Saisie en appel, explique la même source, la juridiction compétente avait ramené la peine à 16 mois de prison. À la suite de cette décision, tant la défense que le ministère public ont introduit des pourvois en cassation. La Cour de cassation a ensuite annulé l’arrêt et ordonné le renvoi du dossier devant la Cour d’appel de Tunis pour un nouvel examen par une formation collégiale composée différemment.

A noter que Abir Moussi est incarcérée depuis le 5 octobre 2023 dans le cadre de plusieurs procédures, parmi lesquelles deux plaintes émanant de l’ISIE ainsi que l’affaire dite du « bureau d’ordre », relevant de la présidence de la République.

Affaire à suivre.

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Le Liban mise sur le FMI pour sortir de l’impasse

11. Februar 2026 um 15:41

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a discuté avec une délégation du Fonds monétaire international (FMI) d’un projet de loi portant sur la situation des banques et la réglementation financière du pays, ainsi que des prochaines étapes en vue de parvenir à un accord avec le Fonds.

Nawaf Salam a reçu mardi 10 février une délégation du FMI dirigée par Ernesto Ramirez Rejo, lit-on dans un communiqué. Il y a expliqué que la réunion « avait été positive et fructueuse, les observations du Fonds sur le projet de loi relatif à la situation des banques ayant été examinées, ainsi que le projet de loi sur la réglementation financière et le recouvrement des dépôts. Les prochaines étapes concrètes ont également été abordées en vue de parvenir à un accord avec le Fonds », selon l’agence de presse allemande DPA.

À rappeler que le Liban souffre d’une crise financière et économique depuis novembre 2019, qui a eu des répercussions sur divers secteurs. Mais il a conclu un accord avec le FMI sur les niveaux de personnel, le 7 avril 2022, dans lequel il est exigé que le Liban mette en œuvre les réformes nécessaires pour conclure l’accord final.

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Expo Osaka 2025 : plus de 630 000 Japonais ont découvert le pavillon tunisien

11. Februar 2026 um 15:25

Le bilan de la participation tunisienne à l’Exposition universelle clôturée en octobre dernier révèle une fréquentation significative et des retombées économiques prometteuses. Les visiteurs nippons ont passé en moyenne plus de 30 minutes dans l’espace tunisien, bien au-delà des standards pour ce type d’événement.  

Mourad Ben Hassine, commissaire général de la délégation tunisienne et directeur général du CEPEX, a communiqué ces chiffres mercredi 11 février 2026 lors d’une session de bilan organisée à Tunis. La durée de visite enregistrée contraste avec la conception habituelle de ces espaces, généralement prévus pour des parcours rapides. Le pavillon a servi de vitrine au patrimoine civilisationnel, traditionnel et culturel tunisien, permettant aux visiteurs japonais d’appréhender les spécificités nationales à travers une scénographie dédiée. L’exposition s’est déroulée du 13 avril au 13 octobre 2025 à Osaka, dans la région du Kansai.

Des événements satellites aux retombées multiples

Parallèlement à l’exposition principale, plusieurs manifestations économiques ont été orchestrées. La valorisation des produits du terroir et locaux ainsi qu’une semaine thématique consacrée au tourisme tunisien, programmée du 29 septembre au 1er octobre 2025, devraient générer des impacts touristiques, économiques et sociaux, selon Ben Hassine.

Des échanges commerciaux concrets ont émergé entre opérateurs tunisiens et japonais dans plusieurs filières : énergies renouvelables, gestion hydraulique, produits du terroir comme l’huile d’olive et les dattes. Une délégation japonaise se trouve actuellement en Tunisie pour collaborer avec de jeunes Tunisiens sur le développement et la promotion de ces productions locales, a précisé le responsable.

Un dispositif de suivi pour pérenniser les acquis

La Chambre mixte tuniso-japonaise et les autorités tunisiennes prévoient d’organiser forums et ateliers afin d’assurer la continuité et la concrétisation des résultats obtenus durant l’Expo Osaka 2025.

Nacef Belkhiria, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise, plaide pour un approfondissement du partenariat stratégique entre les deux pays. Il estime que la Tunisie doit proposer des incitations compétitives face à la concurrence régionale. Le pays dispose d’atouts attractifs pour les investisseurs nippons : capital humain qualifié, expertise en intelligence artificielle, services et applications informatiques.

Objectifs stratégiques de la participation

Ben Hassine avait préalablement défini les ambitions de cette présence tunisienne : établir des partenariats équilibrés, valoriser l’offre nationale en biens et services, générer de nouvelles opportunités commerciales et capter des investissements dans l’innovation, la science et la technologie.

La promotion du tourisme local figurait également parmi les priorités, tout comme le positionnement de la Tunisie en tant que plateforme de transfert de connaissances et de technologies vers d’autres nations africaines, tirant parti de sa localisation géographique stratégique.

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Coopération Tunisie-Suède : cap sur la modernisation du commerce des services

11. Februar 2026 um 14:48

La Suède cofinance un projet pour libéraliser le commerce des services en Tunisie.

L’Agence suédoise de coopération internationale (Sida) finance, en partenariat avec la Banque mondiale, une initiative visant à lever les entraves aux échanges de services, secteur jugé stratégique pour la modernisation économique tunisienne et la création d’emplois.

Un dispositif pour fluidifier les transactions commerciales

Le projet « Commerce des services pour le développement », mené conjointement par la Banque mondiale et le ministère tunisien du Commerce, a pour objectif d’identifier puis de supprimer les barrières qui freinent actuellement les flux commerciaux de services. L’enjeu : créer un cadre plus compétitif et favorable à la croissance économique.

Cette semaine, l’ambassadeur de Suède Cecilia Wramsten a accueilli une délégation de la Banque mondiale chargée du programme. La rencontre s’inscrit dans le suivi opérationnel de cette coopération tripartite entre Stockholm, l’institution financière internationale et Tunis.

Le secteur des services présenté comme un levier de modernisation

Un atelier thématique a rassemblé représentants des administrations publiques et acteurs privés tunisiens. Lors de la session inaugurale, le chef de mission adjoint suédois Joakim Svahn a défendu le commerce des services comme vecteur de transformation économique et générateur d’opportunités pour le pays.

Dans son intervention, le diplomate a réaffirmé l’engagement de la Suède à accompagner ses partenaires tunisiens dans la valorisation du potentiel économique national, la stimulation de l’emploi et l’établissement de liens économiques pérennes entre les deux nations.

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Voyages long-courriers : 2026 s’annonce morose en Europe

11. Februar 2026 um 14:19

La demande internationale de voyages long-courriers semble plus modérée en 2026, l’Europe conservant une position forte grâce à son image de sécurité et à la demande croissante de voyages plus flexibles et expérientiels. C’est ce qui ressort du nouveau Baromètre des voyages long-courriers 1/2026 de la Commission européenne du tourisme (ETC) qui vient d’être publié.

Parallèlement, 59 % des voyageurs en provenance des principaux marchés étrangers de l’UE déclarent prévoir d’effectuer au moins un voyage long-courrier en 2026, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année dernière, une évolution principalement attribuée à la hausse des coûts et au temps de vacances limité.

Dans le même temps, l’intérêt pour les voyages en Europe reste vif : 42 % des personnes interrogées envisagent de se rendre sur le continent en 2026, malgré un léger recul de 3 % par rapport à l’année précédente. C’est en Chine (59 %) et au Brésil (54 %) que l’intérêt est le plus marqué, tandis qu’au Japon (20 %) et aux États-Unis (34 %), l’incertitude économique pesant sur les décisions de voyage, les intentions sont plus faibles.

Pour des marchés comme l’Australie et le Canada, on observe une nette tendance vers des destinations plus proches et plus économiques, ce qui confirme une évolution plus générale vers des voyages de plus courte distance.

La sécurité s’impose actuellement comme un atout concurrentiel majeur pour l’Europe. 51 % des voyageurs affirment que la sécurité est le critère le plus important dans le choix d’une destination, l’Europe se classant première au monde en matière de stabilité politique, de sécurité personnelle et d’exposition aux risques naturels. Cette perception est particulièrement forte sur le marché chinois.

Par ailleurs, le coût demeure le principal frein aux voyages à l’étranger : 52 % des personnes qui n’envisagent pas de long voyage déclarent que le prix est leur principal obstacle.

Concernant l’Europe en particulier, l’accessibilité apparaît comme le principal frein pour 43 % des voyageurs, une sensibilité accrue étant observée chez les 18-34 ans.

En revanche, et c’est particulièrement important pour les destinations européennes et méditerranéennes, le profil des voyageurs évolue : l’intérêt pour les voyages semi-organisés augmente, tandis que la préférence pour les séjours tout compris diminue. Cette tendance est principalement due à la Chine, où l’on observe une hausse de 3 points de pourcentage de la demande pour les voyages partiellement organisés.

Il convient de noter que le principal motif de voyage demeure les loisirs (75 %), mais les voyages d’affaires progressent sensiblement, atteignant 9 % (+3 points), principalement en provenance de marchés comme l’Australie et la Corée du Sud. Côté activités, la culture et l’histoire restent les destinations privilégiées, suivies de la gastronomie, des courts séjours citadins et de la nature, tandis que le tourisme lent progresse de 22 % en 2025 à 26 % en 2026.

Dans le même temps, les priorités de dépenses évoluent : l’alimentation et les boissons absorbent la part la plus importante du budget voyage, tandis que l’intention d’achat diminue sensiblement, notamment sur le marché chinois. En revanche, le bien-être et les soins de santé restent un segment de niche, mais l’intérêt pour ces activités progresse de 3 points.

Comme l’a déclaré Miguel Sanz, président de la Commission européenne du tourisme, les voyageurs abordent désormais les voyages longue distance avec plus de prudence, ce qui rend crucial pour l’Europe de se positionner stratégiquement autour de formes de tourisme authentiques, durables et expérientielles, en mettant l’accent sur la qualité, la flexibilité et la durée du séjour.

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Tunisie-Algérie : le numérique comme levier d’intégration concrète

11. Februar 2026 um 13:56

La Tunisie et l’Algérie disposent d’une opportunité stratégique : le numérique. Paiements électroniques, finance digitale et complémentarités économiques offrent un levier concret pour transformer les intentions en résultats mesurables — et tester l’intégration par l’action plutôt que par les accords classiques. Plus qu’un simple projet bilatéral, ce corridor pourrait institutionnaliser un hub numérique partagé, relié à l’Afrique et au reste du monde, et ouvrir un chemin tangible pour l’intégration maghrébine, dans un contexte de relance économique, d’inclusion et de développement intégral.

Une intégration économique encore partielle

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Algérie sont anciennes mais restent limitées. Les échanges sont souvent freinés par des procédures lourdes, des contraintes financières et des cadres institutionnels fragmentés.

Malgré cela, le commerce bilatéral a progressé de 42 % en trois ans, et 25 accords sectoriels ont été signés lors de la dernière session de la Haute commission mixte. Les discussions autour d’un éventuel accord de libre-échange montrent une volonté politique d’avancer, même si les détails restent à définir. Comme le souligne l’expérience, l’intégration ne se décrète pas, elle se construit.

Le numérique : un levier concret pour un hub partagé et ouvert

Le numérique permet d’avancer par projets tangibles et mesurables. La création d’un corridor économique numérique ciblé pourrait constituer le socle concret pour institutionnaliser un hub numérique partagé, structurant durablement la coopération Tunisie-Algérie et connectant la région à l’Afrique et au reste du monde.

 Ce corridor pourrait inclure :

  • la digitalisation des paiements et de la facturation,
  • l’interopérabilité des systèmes financiers,
  • la traçabilité et la formalisation des transactions transfrontalières.

En organisant ces outils et standards de manière commune, le hub numérique devient un catalyseur pour l’intégration maghrébine, transformant ambition et coopération en résultats concrets.

Banques et finance numérique : un rôle stratégique

Le corridor numérique repose largement sur le secteur bancaire, en particulier sur le rôle des banques publiques. Elles peuvent soutenir :

  • les startups et PME innovantes,
  • les projets transfrontaliers,
  • la formalisation et la sécurisation des transactions numériques.

Ces instruments offrent à la fois soutien à l’innovation et maîtrise des risques, essentiels pour un hub numérique stable et ouvert à la région et au monde.

Complémentarités économiques à activer

La Tunisie apporte expertise technologique, capital humain qualifié et écosystème startup structuré. L’Algérie offre un vaste marché intérieur, des capacités financières et une dynamique de diversification économique.

Exploitées de manière coordonnée, ces complémentarités peuvent créer un écosystème numérique régional, structurer un hub partagé et préparer l’intégration maghrébine.

Banque centrale et stabilité financière

La montée des flux numériques transfrontaliers renforce le rôle des banques centrales :

  • encadrer l’innovation,
  • superviser les nouveaux acteurs et les systèmes de paiement,
  • garantir la sécurité et la cybersécurité des transactions.

L’innovation doit s’accompagner d’une stabilité rigoureuse, condition essentielle à la crédibilité d’un hub numérique institutionnalisé et ouvert à l’international.

Un levier pour la relance et le développement

Le corridor numérique constitue un outil concret pour soutenir le plan de développement :

  • favoriser la croissance via l’élargissement des marchés,
  • renforcer l’inclusion des PME et des jeunes,
  • contribuer à un développement intégral, plus formel et résilient.

Le numérique devient ainsi un point de convergence entre ambition nationale, coopération régionale et ouverture internationale, et un socle pour un hub numérique partagé Tunisie-Algérie, préfigurant l’intégration maghrébine.

Axes de réflexion pour le débat

À titre indicatif, plusieurs questions demeurent ouvertes :

  • comment articuler projets numériques et discussions commerciales bilatérales ?
  • quel rôle pour les banques publiques dans cette transformation ?
  • comment concilier innovation, inclusion et stabilité financière ?
  • quelle gouvernance pour un corridor numérique partagé et ouvert à la région et au monde ?

Ces questions nourrissent le débat sans préjuger des choix institutionnels futurs.

L’économie numérique offre à la Tunisie et à l’Algérie l’opportunité de tester l’intégration par l’action, en parallèle ou en amont des accords classiques. Avec la finance numérique, les banques et une coordination pragmatique, le corridor peut devenir un levier d’intégration concrète, un hub numérique partagé et un moteur pour l’intégration maghrébine, connecté à l’Afrique et au reste du monde.

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Cet article est rédigé à des fins de réflexion. Les analyses et propositions qu’il contient sont volontairement indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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