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Afrique, logistique, digitalisation : Mohamed Louzir dessine les leviers de la Tunisie

07. April 2026 um 17:20

La Tunisie devrait mieux valoriser ses atouts, accélérer ses réformes et consolider son rôle de hub entre l’Europe et l’Afrique. La CCITF souligne ainsi les conditions d’une croissance plus solide, fondée sur la digitalisation, la simplification administrative et un meilleur accès au financement. Le baromètre met en évidence des entreprises résilientes, mais encore freinées par des réformes inachevées et par des outils de transformation insuffisamment déployés.

Sur la question de l’Afrique, le continent représente aussi une opportunité à saisir dans le cadre du baromètre économique. Certes, nous restons en deçà des attentes, alors même que d’autres acteurs, comme la Chine, y sont déjà solidement implantés. Mohamed Louzir précise dans contexte : « La Tunisie est un petit pays, y compris à l’échelle du continent africain. Mais sa force réside dans son expertise, son savoir-faire et sa proximité avec l’Europe. C’est précisément ce qui peut lui permettre de jouer un rôle de tremplin et de hub vers l’Afrique. »

La question est donc de savoir si la Tunisie doit aller davantage vers ce continent. La réponse est oui. Et Mohamed Louzir d’ajouter : « D’une part, parce que nous n’y allons pas encore assez. D’autre part, parce que nous ne disposons pas toujours des informations nécessaires pour y accéder dans de bonnes conditions. C’est pourquoi notre rôle, en tant que chambre, est d’agir comme facilitateur du développement en Afrique. »

Au final, il conclut : « Je pense, par ailleurs, que dans les dix à quinze prochaines années, l’Afrique peut devenir un véritable dragon géopolitique et économique. Si la diaspora africaine revient sur le continent, si des projets intégrés se développent et si l’innovation ainsi que la technologie prennent leur essor, alors l’Afrique changera d’échelle. La croissance démographique jouera aussi un rôle majeur : la population du continent devrait doubler d’ici 2050 pour atteindre 2,5 milliards d’habitants, puis3,8 milliards d’habitants en 2100, soit un être humain sur trois. L’Afrique représentera alors un marché immense, qu’il faudra savoir orienter et structurer. La Chine l’a bien compris en s’y implantant massivement et en y développant de grands projets. Elle a saisi que l’Afrique est aujourd’hui un vaste champ d’opportunités à exploiter et qu’elle sera l’économie de demain. »

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Coopération franco-tunisienne : des remorqueurs durables pour moderniser les ports tunisiens

07. April 2026 um 17:08

La réception du sixième et dernier remorqueur, en présence du Directeur du port de la Goulette, Mohamed Chelli, du Directeur Général du transport Maritime du Ministère des Transports, Hatem Fkih, de la PDG de l’Office des Marine Marchandes et des Ports (OMMP), Khawla Belakhdar, et de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, signe l’aboutissement d’un projet stratégique de modernisation du secteur portuaire tunisien, réalisé dans le cadre de la coopération entre la France et la Tunisie.

Cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 41 millions d’euros, ce programme signé en 2021 lors du Haut Comité de coopération franco-tunisien, incarne la profondeur et la constance d’un partenariat entre les deux pays au service du développement économique tunisien.

Au-delà du renouvellement des navires, l’AFD a accompagné l’OMMP dans l’amélioration de sa gestion financière, énergétique et environnementale. Ce programme s’inscrit plus largement dans une démarche de modernisation durable des ports tunisiens, qui comprend également des actions portant sur la connexion électrique des navires à quai, l’efficacité énergétique et la solarisation des infrastructures portuaires. Les nouveaux remorqueurs répondent quant à eux aux normes internationales en vigueur en matière de sécurité maritime et de performance environnementale.

« Le renouvellement de la flotte de l’OMMP, c’est d’abord une réponse à un risque opérationnel réel », souligne Christophe Cottet, directeur de l’AFD en Tunisie. « Favoriser la sécurité des opérations en rendant les infrastructures portuaires plus performantes, plus compétitives, plus sobres, mieux gouvernées, c’est précisément ce type de projet, à la fois concret et structurant, que l’AFD souhaite développer avec ses partenaires tunisiens. » ajoute-t-il.

En effet, près de 98 % du commerce extérieur tunisien transite par voie maritime, faisant des ports tunisiens un maillon indispensable de l’économie nationale. Dans ce contexte, le renouvellement de la flotte de remorquage de l’OMMP représente un investissement structurel : six remorqueurs modernes ont été déployés dans les ports de Bizerte, La Goulette, Sousse, Sfax, Gabès et Zarzis, pour renforcer le niveau de sécurité et la qualité des services portuaires.

« Ce projet est une illustration concrète de ce que la coopération franco-tunisienne sait produire lorsqu’elle s’attaque à des enjeux stratégiques. La France est le premier partenaire commercial de la Tunisie, avec 12 milliards d’euros d’échanges annuels. Il est naturel que notre engagement s’exprime aussi dans les infrastructures qui rendent ce commerce possible » affirme Son Excellence Madame Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie. « Nos deux pays partagent une vision commune du développement : celle d’une économie ouverte, bien connectée et respectueuse de son environnement. » conclut-elle.

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une coopération franco-tunisienne dense dans le secteur des transports, urbains, ferroviaires et portuaires, où l’AFD accompagne depuis trois décennies l’amélioration de la performance des opérateurs tunisiens. Il témoigne de l’engagement commun des deux pays à bâtir des infrastructures modernes, durables et au service du développement économique de la Tunisie.

Avec communiqué.

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Khalil Laabidi: « La Tunisie a des atouts, mais doit encore lever ses blocages »

07. April 2026 um 15:51

Digitalisation, simplification administrative, accès au financement : la CCITF met en lumière les conditions d’une croissance plus solide. Le baromètre économique a mis en lumière une dynamique positive, tempérée par des anticipations prudentes pour 2026. Ainsi, sans un contexte mondial en recomposition, la Tunisie pourrait redevenir un hub pour les investisseurs en quête de stabilité et de proximité avec l’Europe. Encore faut-il lever les obstacles structurels qui freinent l’investissement et renforcer l’attractivité du pays. Rencontré à l’issue de l’événement, Khalil Laabidi a souligné dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que les enjeux clés peuvent être répartis en deux grands volets. 

D’abord, il existe en Tunisie des atouts déjà bien installés qu’il faut continuer à développer et à mieux valoriser. Khalil Laabibi rappelle que le pays bénéficie d’une attractivité presque naturelle, en raison de sa position géographique, de son ouverture et de son histoire. Ce qui reste à faire aujourd’hui, c’est surtout de mieux communiquer sur ces acquis et d’améliorer la logistique. Car même si la Tunisie est proche de l’Europe, une logistique insuffisante la rend, en pratique, beaucoup plus éloignée.

Le deuxième volet concerne les éléments que l’on peut encore améliorer. Il précise dans ce contexte : “La Tunisie est souvent perçue comme un pays à l’administration lourde, notamment en matière de dossiers d’investissement. La gestion de ces dossiers reste complexe, et la stabilité juridique n’est pas toujours au rendez-vous. Pourtant, ce sont des aspects qui peuvent être corrigés relativement rapidement, notamment à travers les lois de finances et des ajustements réglementaires plus souples.”

L’administration, à cet égard, doit accélérer sa digitalisation. C’est le meilleur moyen d’éviter les lenteurs, les tracasseries administratives et le traitement au cas par cas. Dans ce domaine, beaucoup peut encore être fait, en particulier pour la facturation électronique, qui peine toujours à se déployer. 

Le problème ne tient pas à l’idée elle-même, mais à la manière dont elle a été préparée. Son adoption graduelle n’a pas été suffisamment maîtrisée. Comme dans d’autres pays, il aurait fallu procéder par étapes, sur plusieurs années, en commençant par les acteurs les mieux outillés. Au lieu de cela, on a voulu aller trop vite et le saut s’est révélé périlleux, poursuit-il.

Rôle essentiel de la diplomatie économique et des TRE

Par ailleurs, le contexte géopolitique actuel, notamment au Moyen-Orient, fait apparaître de nouvelles opportunités. 

Il ajoute à cet effet : “Le monde des investissements est en train de changer, avec l’émergence de nouveaux pôles et d’un nouvel ordre économique. La Tunisie doit choisir entre accompagner ce mouvement ou rester à l’écart. Elle doit être partie prenante de cette mutation, sans instrumentaliser les drames des autres; mais en sachant saisir les opportunités qu’offre ce changement de paradigme.”

Dans cette perspective, Khalil Laabidi souligne que : “La diplomatie économique et les Tunisiens établis à l’étranger ont un rôle essentiel à jouer. Il faut aussi rappeler qu’un bon accueil réservé aux entreprises déjà implantées en Tunisie constitue la meilleure publicité possible pour le pays. Lorsqu’une entreprise est satisfaite, elle devient un relais crédible et attire naturellement d’autres investisseurs.”

Enfin, au-delà des recommandations déjà formulées, moins de pression fiscale, plus de stabilité et moins de bureaucratie, il faut aller vers des réformes plus ciblées, avec des incitations peut-être moins nombreuses, mais réellement efficaces et directement utiles aux entreprises. Il faut aussi renforcer la communication autour de ces mesures pour qu’elles soient mieux comprises et mieux valorisées, conclut-il.

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Guerre au MO et inflation – Les inquiétudes du FMI pour la croissance mondiale 

07. April 2026 um 14:30

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a indiqué lundi 6 avril que la guerre au Moyen-Orient entraînerait une hausse de l’inflation et un ralentissement de la croissance mondiale. Elle a fait cette déclaration avant la publication des nouvelles prévisions économiques mondiales attendues durant la semaine du 13 courant.

Citée par Reuters, Kristalina Georgieva a souligné que sans la guerre, le FMI prévoyait une croissance mondiale de 3,3 % en 2026 et de 3,2 % en 2027. « Si cette guerre n’avait pas existé, nous aurions constaté une légère hausse de nos prévisions de croissance. Mais au lieu de cela, tous les chemins mènent désormais à une hausse des prix et à un ralentissement de la croissance. »

Le rapport à venir souligne que même si les combats prenaient fin subitement et qu’une reprise économique relativement rapide s’opérait, cela n’entraînerait qu’une faible révision à la baisse des prévisions de croissance et une légère hausse des anticipations d’inflation. Il ajoute que si la guerre se prolongeait, son impact sur l’inflation et la croissance serait plus important.

Dans cette perspective, la patronne du FMI souligne que l’institution du Bretton Woods a reçu des demandes d’assistance financière de certains pays, sans toutefois les nommer. Elle a précisé que le Fonds pourrait étendre certains programmes de prêts existants afin de répondre aux besoins de ces pays.

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Guerre au Moyen-Orient : le monde entre dans un « avril noir », avertit l’AIE 

07. April 2026 um 12:39

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, estime, dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro, que le monde entre dans un « avril noir ». La crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient étant la pire que le monde ait jamais connue. Cependant, elle accélérerait à terme le développement des énergies renouvelables et nucléaires.

Depuis le début des attaques américano-israéliennes le 28 février, l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz, voie maritime vitale pour l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié.

En effet, le monde n’a jamais connu de perturbation de cette ampleur dans l’approvisionnement énergétique », déclare encore M. Birol. « La crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies », ajoute-t-il. Tout en poursuivant : « Cette guerre perturbe l’une des artères de l’économie mondiale. Non seulement le pétrole et le gaz, mais aussi les engrais, les produits pétrochimiques, l’hélium et bien d’autres choses encore. »

Il explique : « Si le détroit d’Ormuz reste fermé tout au long du mois d’avril, nous perdrons deux fois plus de pétrole brut et de produits raffinés qu’en mars. 75 infrastructures énergétiques ont été attaquées et endommagées; tandis que plus d’un tiers d’entre elles ont été gravement ou très gravement endommagées. »

Pourtant, M. Birol reste par ailleurs optimiste, faisant valoir qu’« il y a aussi des raisons d’être optimiste, étant donné que la structure du système énergétique mondial va changer » dans les années à venir… « C’est le cas des sources d’énergie renouvelables, comme l’énergie solaire et éolienne, qui peuvent être installées très rapidement. On assistera à une transition rapide vers les énergies renouvelables d’ici quelques mois. »

En outre, « la crise devrait relancer le développement de l’énergie nucléaire, notamment des petits réacteurs modulaires ». Alors que certains pays pourront compter sur des capacités supplémentaires grâce à l’allongement de la durée de vie des centrales existantes. Il s’est également dit convaincu que « les véhicules électriques connaîtront un essor ».

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Fitch place la notation de huit banques qataries sous surveillance négative

07. April 2026 um 12:10

L’agence de notation Fitch Ratings place sous « surveillance négative » les notes de crédit à long et à court terme de huit banques qataries. Il s’agit entre autres de la Banque nationale du Qatar, la Banque islamique du Qatar et la Banque commerciale du Qatar.

Fatih Birol, DG de l’AIE. En effet, fin mars dernier, Fitch Ratings avait placé la note de crédit du Qatar sous surveillance négative… Elle avait expliqué que l’incertitude entourant l’environnement sécuritaire pourrait persister; même si l’on s’attend à ce que la guerre prenne fin dans la période à venir. Tout en soulignant la possibilité d’une détérioration de la situation susceptible d’affecter la stabilité économique.

A rappeler dans ce cadre qu’une attaque de missile iranien avait touché la ville industrielle de Ras Laffan, centre névralgique de l’industrie gazière du Qatar, causant d’importants dégâts.

Lire aussi — QatarEnergy invoque la force majeure pour ses approvisionnements en GNL

Malgré les prévisions selon lesquelles les prix du pétrole et du gaz resteront à des niveaux élevés, Fitch estime que cette hausse ne compensera pas entièrement les pertes de production prévues pour 2026.

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Hausse des prix alimentaires, alerte sur la Tunisie

07. April 2026 um 10:45

L’indice FAO des prix alimentaires a grimpé durant les mois de février et mars (+0,9 % en février à 125,3 pts; +2,4 % en mars à 128,5 pts), porté par les huiles végétales, le sucre et le blé. Et ce, malgré des stocks céréaliers confortables et une production 2025 en hausse. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Aux dernières nouvelles, les  tensions au Moyen-Orient risquent d’exacerber aussi bien le secteur des engrais que la flambée du pétrole (>100 $/baril possible).  Ce qui impacte les rendements 2026-27 et coûte +45 M en insécurité alimentaire (PAM).

Malgré cela, l’indice reste 1 % au-dessus durant le mois de mars et en comparaison de la guerre Russie-Ukraine ayant connu une hausse de 20 % en 2022. Les tensions liées à la guerre en Iran (fin février 2026) font craindre une aggravation notamment via la flambée des prix du pétrole, renchérissant ceux des engrais, du transport et des intrants. Si le conflit dure plus de 40 jours, les agriculteurs pourraient réduire les surfaces ou les intrants, impactant les rendements 2026-2027.

Le PAM alerte donc sur 45 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. Ainsi, une étude GSA pointe le riz comme le plus vulnérable, via les importations d’engrais du Golfe par l’Inde, Pakistan et Thaïlande (fournisseurs africains).

De son côté, la Tunisie, importatrice nette (70 % blé, engrais Golfe), subit  +6,8 % d’inflation alimentaire en mars, avec des  subventions sous pression et une facture énergétique alourdie.

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Transformation numérique : 20 projets tunisiens achevés, 121 en route

07. April 2026 um 10:35

La Tunisie accélère sa transformation numérique avec 20 projets finalisés au premier trimestre 2026 et 121 en cours sur 192 initiatives nationales, a annoncé le ministre des Technologies et de la Communication  Sofiene Hemissi récemment. 

Ainsi, il a mis l’accent sur les priorités pour mettre en place cette administration 2.0  A savoir, la  facturation électronique aux Finances, dont le déploiement aura lieu au 3 ème trimestre. Il en va de même du timbre fiscal en ligne et enfin le paiement distant des taxes et identifiants fiscaux numériques. 

Ces réformes touchent aussi bien la santé, l’éducation que le transport. Et ce, à travers une stratégie lancée en 2024 pour booster la transparence, l’efficacité et l’accès citoyen. 

Il convient de rappeler que la Tunisie domine l’Afrique du Nord (1ère), l’Afrique (3ème) et se classe 87ème mondial (EGDI 0,6935) selon l’ONU 2024.

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Guerre en Iran: le compte à rebours est lancé, le pétrole s’envole 

07. April 2026 um 10:23

Les prix du pétrole augmentent, suite au durcissement du discours du président américain contre l’Iran, menaçant de prendre des mesures plus sévères si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour les expéditions mondiales de pétrole.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté dès les premières heures de ce matin 7 avril de 57 cents, soit 0,5 %, pour atteindre 110,34 dollars le baril, tandis que le prix du pétrole brut West Texas Intermediate américain a augmenté de 1,26 dollar, soit 1,1 %, pour atteindre 113,67 dollars.

Rappelons que Trump a menacé de déchaîner l’enfer sur Téhéran si le pays ne respectait pas son ultimatum fixé à mardi 7 avril à 20 heures (heure de Washington) pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Il a averti que l’Iran pourrait être « anéanti »…

Mais le régime des mollahs ne se laisse pas intimider. En effet, en réponse à une proposition américaine transmise par le Pakistan, qui joue le rôle de médiateur, Téhéran a rejeté la proposition de cessez-le-feu américaine, selon laquelle la guerre devait prendre fin définitivement.

En attendant, Tim Waters, analyste de marché en chef chez KCM Trade, estime que « le temps joue désormais un rôle aussi important sur les marchés pétroliers que les facteurs fondamentaux eux-mêmes, à l’approche de l’échéance brandie par Trump. » Et d’ajouter : « La perspective d’un accord de cessez-le-feu offre un certain contrepoids et pourrait entraîner une baisse des prix si elle prend de l’ampleur, mais les inquiétudes persistantes concernant le passage des approvisionnements à travers l’étroit détroit d’Ormuz et les installations énergétiques endommagées maintiennent les prix à un niveau inférieur. »…

Par ailleurs, des diplomates ont indiqué que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait voter mardi s7 avril sur une résolution visant à débloquer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, mais dans une version considérablement édulcorée après que la Chine, qui dispose d’un droit de veto, se soit opposée à l’autorisation du recours à la force.

Ainsi, Saudi Aramco a déclaré que l’Arabie saoudite avait fixé le prix de vente officiel du pétrole brut Arab Light pour livraison en mai en Asie à une prime sans précédent de 19,50 dollars le baril au-dessus de la moyenne Oman/Dubaï…

L’alliance OPEP+ a convenu dimanche d’une modeste augmentation de production de 206 000 barils par jour pour le mois de mai, mais cette augmentation restera largement hypothétique, car les principaux membres ne peuvent pas augmenter leur production en raison de la fermeture du détroit qui limite les exportations.

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Et si la guerre au Moyen-Orient était une vraie aubaine pour l’Algérie ?

07. April 2026 um 10:23

Alors que la guerre s’intensifie au Moyen-Orient, que des infrastructures énergétiques des monarchies du Golfe sont quotidiennement visées par l’Iran qui bloque le détroit d’Ormuz; l’Algérie entend bien se positionner comme alternative surtout pour le marché européen. En a-t-elle les moyens ?

Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le conflit au Moyen-Orient illustre une fois de plus une réalité brutale des relations internationales. A savoir qu’une crise lointaine, par un effet domino implacable, peut se muer en opportunité pour des acteurs situés à des milliers de kilomètres. C’est le cas de l’Algérie voisine qui apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires indirects de la guerre en Iran, tirant profit à la fois de la flambée des prix des hydrocarbures et des perturbations ayant affecté les grands producteurs du Golfe.

Effet papillon

Ainsi, en l’espace d’un mois à peine, Alger aura engrangé près de 10 milliards de dollars de recettes supplémentaires, portées par l’envolée des prix de l’or noir. Une manne du ciel directement liée aux secousses qui ébranlent le marché énergétique mondial.

En effet, la combinaison de la guerre qui a embrasé le golfe Persique et la fermeture du détroit d’Ormuz-artère vitale par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié (GNL) a profondément désorganisé les flux. Dans ce contexte explosif, la menace brandie par Téhéran de bloquer durablement ce verrou maritime a suffi à propulser les cours à des niveaux vertigineux.

Résultat direct de la montée de tension dans cette région hautement stratégique : les marchés pétroliers s’envolent. Cinq semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, rien ne semble pouvoir freiner la folle escalade des prix du pétrole et du gaz : le baril de brut a de nouveau franchi, lundi 6 avril, le seuil symbolique de 110 dollars. Et ce, en dépit de l’annonce dimanche dernier d’une augmentation de la production mondiale pour tenter de juguler la crise.

Une manne céleste

De quoi faire le bonheur de l’Algérie, premier producteur de gaz et quatrième producteur de pétrole du continent, qui est aujourd’hui le seul pays africain à bénéficier d’une véritable autosuffisance énergétique. Et qui, en sa qualité de membre de l’OPEP, était autorisée à augmenter sa production de pétrole de 60 000 barils par jour, portant son total à près de 980 000 barils quotidiens. Cette hausse, bien que modeste à l’échelle mondiale, permet à Alger de drainer une partie de la demande laissée vacante par les producteurs du Golfe.

L’arme du gaz naturel

Mais c’est surtout dans le domaine du gaz naturel que les perspectives apparaissent les plus prometteuses pour l’Algérie. La suspension partielle des exportations du Qatar, premier producteur mondial de GNL, a provoqué une hausse immédiate des prix, notamment en Europe. Le prix du mégawatt-heure est ainsi passé de 31 à 53 euros en quelques jours. Tandis que les prix européens du GNL ont bondi de 20 %. Dans ce contexte, l’Algérie, qui représente environ 3 % de la production mondiale de GNL, se retrouve en position favorable pour accroître ses parts de marché.

D’autant plus que l’un des principaux atouts du pays réside dans sa proximité géographique avec l’Europe ainsi que dans ses infrastructures d’exportation.

Contrairement au Qatar, qui dépend du transport maritime, l’Algérie dispose de gazoducs reliant directement ses champs gaziers au continent européen, notamment via les pipelines TransMed vers l’Italie et Medgaz vers l’Espagne. Ces infrastructures, en partie sous-marines, présentent un avantage stratégique majeur : elles échappent aux risques sécuritaires qui pèsent sur les routes maritimes du Golfe, notamment les attaques de drones ou de missiles.

Cette sécurité d’approvisionnement renforce l’attractivité du gaz algérien. Et ce, d’autant plus que l’Union européenne cherche activement à diversifier ses sources d’énergie depuis la décision de réduire puis d’interdire progressivement les importations de gaz russe d’ici 2027. Déjà, les importations européennes de gaz algérien ont augmenté de 22 % entre décembre 2025 et janvier 2026, une tendance appelée à se poursuivre.

Toutefois, les gazoducs existants fonctionnent déjà à pleine capacité ou presque, limitant la possibilité d’augmenter rapidement les volumes exportés. Si Medgaz pourrait être légèrement étendu, le TransMed ne dispose pas de marges supplémentaires significatives. Par ailleurs, la production globale de l’Algérie reste inférieure à celle de certains concurrents majeurs, notamment le Qatar, dont la capacité est environ deux fois supérieure.

Et c’est pour pallier à ses insuffisances que l’Algérie a lancé un ambitieux programme d’investissements, estimé entre 50 et 60 milliards de dollars, afin de moderniser ses infrastructures et d’accroître ses capacités de production. L’objectif affiché est de doubler la production de gaz pour atteindre 200 milliards de mètres cubes par an d’ici 2030. Ce plan inclut notamment le développement de nouveaux gisements, y compris de gaz de schiste dans le sud du pays, considéré comme l’un des plus prometteurs au monde.

Dans cette optique, Alger a engagé des discussions avec de grandes compagnies internationales telles que Chevron et ExxonMobil, afin de bénéficier de leur expertise technologique et de leurs capacités d’investissement. Toutefois, ces projets nécessitent du temps, et les premiers résultats ne devraient pas se matérialiser avant plusieurs années.

En conclusion, la guerre au Moyen-Orient agit comme un catalyseur des recompositions énergétiques mondiales, offrant à notre voisin une fenêtre d’opportunité rare pour consolider sa place sur les marchés internationaux.

Cela étant, si l’Algérie bénéficie clairement de la hausse des prix et des perturbations affectant ses concurrents, il lui reste néanmoins à transformer cet avantage conjoncturel en levier durable. Un défi qui passe inévitablement par sa capacité de trouver des solutions adéquates à ses contraintes structurelles, ainsi que la concrétisation de ses ambitieux projets d’investissement.

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Trump menace d’« anéantir » l’Iran, Téhéran tient tête

07. April 2026 um 09:23

La confrontation entre Washington et Téhéran s’intensifie dangereusement. L’Iran a rejeté lundi 6 avril au soir toute proposition de cessez-le-feu temporaire, réclamant une fin définitive du conflit. Tandis que le président américain Donald Trump a menacé d’« anéantir » le pays en cas d’échec des négociations avant l’ultimatum fixé à mardi soir.

Selon l’agence officielle iranienne (IRAN), Téhéran a répondu à une initiative américaine transmise par le Pakistan en tant que médiateur, en rejetant toute trêve provisoire au profit d’un règlement global et durable. La proposition iranienne s’articule autour de dix conditions, incluant la fin des hostilités régionales, la levée des sanctions, un passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz et un programme de reconstruction.

Face à cette fin de non-recevoir, Donald Trump a durci le ton. Il a réaffirmé que son ultimatum (exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz, artère stratégique de l’approvisionnement énergétique mondial) restait « définitif ». À défaut d’accord, il a menacé de lancer des frappes massives contre les infrastructures iraniennes.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi 6 avril vers 19 heures (heure de Tunis), Trump a déclaré que l’Iran pourrait être « neutralisé en une nuit », évoquant explicitement la destruction de ponts et de centrales électriques. « Tous les ponts seront détruits » et « toutes les centrales seront hors service », a-t-il affirmé…

Escalade verbale et mobilisation en Iran

À Téhéran, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le haut commandement militaire iranien a qualifié ces propos de « délirants » et dénoncé une « rhétorique arrogante », rapporte la télévision d’État par son porte-parole.

Dans un geste symbolique, le vice-ministre des Sports, Alireza Rahimi, a appelé la population à former des chaînes humaines autour des infrastructures énergétiques, afin de dénoncer toute attaque visant des installations civiles.

Des experts indépendants abondent dans ce sens, rappelant que cibler des infrastructures civiles comme des centrales électriques ou des ponts pourrait constituer une violation grave du droit international humanitaire.

Enjeu énergétique et pression maximale

Au cœur de l’impasse diplomatique se trouve le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture partielle continue d’alimenter les tensions sur les marchés énergétiques et renforce la pression internationale pour un règlement rapide.

Malgré l’escalade, Donald Trump maintient une ligne mêlant menace et contrainte, affirmant que la population iranienne serait prête à supporter ces actions « pour obtenir la liberté ». À mesure que l’échéance approche, la perspective de mise en exécution des menaces fait planer le risque d’un embrasement régional aux conséquences économiques et humaines majeures.

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À l’ère de l’IA, les compétences décisives ne sont plus celles que l’école valorise  !

07. April 2026 um 08:54

L’intelligence artificielle ne menace pas seulement certains métiers : elle commence déjà à fragiliser l’accès même au travail. Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas uniquement une vague de licenciements visibles, mais une transformation plus diffuse et plus profonde : premiers emplois gelés, stages plus rares, profils débutants moins recherchés, tâches d’entrée de gamme absorbées par l’automatisation. Dans ce nouveau paysage, la vraie question n’est plus de savoir quels métiers vont disparaître, mais quelles compétences permettront encore de rester utile, employable et adaptable.

C’est là que beaucoup d’analyses se trompent. L’IA ne supprime pas des professions entières d’un bloc ; elle retire des tâches, parfois une part croissante de la chaîne de valeur, au sein de presque tous les métiers. Un comptable ne disparaît pas du jour au lendemain, pas plus qu’un artisan ou un plombier. En revanche, tout ce qui relève de la saisie, du suivi, du traitement administratif, de la synthèse ou de la gestion standardisée peut être automatisé. Le problème n’est donc pas la disparition soudaine d’un titre de poste, mais la réduction progressive du besoin humain autour de ce poste.

Cette nuance est capitale, car elle invalide un autre réflexe répandu : celui qui consiste à croire que les destructions d’emplois seront naturellement compensées par la création de nouveaux métiers techniques. Oui, l’IA créera des opportunités dans l’ingénierie, l’intégration ou la supervision de systèmes. Mais non, cela ne compensera pas mécaniquement les fonctions rendues moins nécessaires. Une technologie pensée pour démultiplier la productivité ne recrée pas à l’identique tout ce qu’elle remplace. Dire à tous les travailleurs fragilisés qu’ils n’ont qu’à devenir développeurs ou experts IA relève davantage du slogan que d’une stratégie sérieuse.

Le marché du travail est donc en train de déplacer son centre de gravité. Pendant longtemps, l’école puis l’entreprise ont récompensé la maîtrise de savoir-faire stables, la conformité à une méthode et la répétition efficace d’une tâche connue. Or l’IA excelle précisément dans cet univers de l’exécution standardisée. Ce que la machine fait mal, en revanche, c’est tout ce qui suppose discernement, adaptation, jugement et reformulation. En clair, la valeur se déplace de la compétence figée vers la capacité à évoluer.

L’esprit critique devient une compétence décisive. Non pas au sens de contester systématiquement, mais au sens de savoir vérifier, comparer et corriger. Demain, dans beaucoup de métiers, la vraie valeur ne sera pas de produire vite une réponse avec l’IA, mais de repérer quand cette réponse est incomplète, approximative ou hors sujet. Prenons un exemple simple : un commercial demande à une IA de lui préparer une note sur un client potentiel. Le document est propre, bien rédigé, convaincant en apparence. Mais il contient une erreur sur le secteur de l’entreprise, oublie une actualité récente et propose un angle de contact inadapté. Celui qui gardera sa valeur ne sera pas celui qui aura simplement cliqué sur “générer”, mais celui qui saura relire, détecter ce qui cloche et reformuler la demande pour obtenir un résultat juste.

La deuxième est la capacité à apprendre vite, et surtout à apprendre seul. C’est probablement l’une des qualités les moins valorisées par les systèmes scolaires classiques, alors qu’elle devient centrale. Demain, l’employabilité ne reposera plus seulement sur ce que l’on sait déjà faire, mais sur la preuve que l’on peut acquérir vite une compétence nouvelle, changer d’outil, se reconfigurer. Le bon candidat ne sera pas seulement celui qui maîtrise un logiciel ou une procédure, mais celui qui peut démontrer qu’il sait s’approprier un nouveau terrain en peu de temps.

Vient ensuite la collaboration humain-machine. On réduit encore trop souvent ce sujet à l’art du “prompt”, comme s’il suffisait d’aligner quelques formules pour bien utiliser l’IA. C’est beaucoup plus profond. Il s’agit de comprendre ce que fait réellement l’outil, d’en connaître les limites, de structurer une demande, de vérifier une réponse, puis d’intégrer cette réponse dans une décision humaine. Autrement dit : ne pas déléguer son jugement à la machine, mais apprendre à travailler avec elle sans s’effacer devant elle.

Enfin, plus l’automatisation progresse, plus les qualités relationnelles et créatives deviennent stratégiques. L’intelligence émotionnelle, l’écoute, l’empathie, la capacité à sentir ce qui manque dans une réponse ou dans une relation ne sont plus des compétences périphériques. Elles deviennent centrales. Même chose pour la créativité réelle : non pas produire des variations superficielles, mais relier des idées éloignées, formuler une intuition originale, inventer une réponse inattendue. C’est là que l’humain garde un avantage, non parce que la machine serait incapable de tout simuler, mais parce qu’elle n’éprouve ni expérience vécue, ni responsabilité, et encore moins d’intuition propre.

Le plus inquiétant, au fond, est peut-être ailleurs : ni l’école, ni une grande partie de la culture professionnelle ne préparent vraiment à ce basculement. On continue à valoriser la bonne réponse attendue, la conformité, le diplôme, la spécialisation linéaire; alors que l’époque exige mobilité mentale, curiosité et capacité à se réinventer. C’est là que se joue désormais la véritable ligne de partage. À l’ère de l’IA, la compétence la plus rare n’est plus de savoir faire comme avant. C’est de savoir devenir autre chose quand le monde change.

Mehdi Ghazai

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Nouvelle impulsion de la coopération entre la Tunisie et l’ONU-Habitat

07. April 2026 um 08:52

La cheffe du bureau sous-régional pour le Maghreb du Programme des Nations unies pour les établissements humains « ONU-Habitat », Aïda Robbana, a été reçue par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, lundi 6 avril 2026, en présence de cadres des directions générales de l’habitat et e la planification, mais aussi de la coopération et de la formation des cadres.

Cette rencontre a été l’occasion de présenter les différents axes de coopération entre le ministère et l’organisation onusienne et d’examiner les projets et études en cours réalisés dans le cadre du partenariat dans les domaines du développement urbain et de la politique de l’habitat en Tunisie.

Parmi les projets évoqués figurent la révision volontaire du plan de développement durable à l’horizon 2030, la mise en œuvre du Nouvel agenda urbain, la révision de la stratégie nationale de l’habitat ainsi que le lancement d’un projet pilote dans le cadre du programme « Stations pour un développement immobilier durable », mis en œuvre en partenariat avec la Société nationale immobilière de Tunisie.

Le ministre a souligné que la coopération entre la Tunisie et le Programme des Nations unies pour les établissements humains constitue un levier essentiel pour soutenir le processus de développement urbain durable.

Ce projet, rappelle-t-on, s’inscrit dans une initiative stratégique visant à repenser les modes de construction des logements en Tunisie afin de les rendre plus durables et plus résilients face aux changements climatiques. Il associe des expertises académiques et des institutions tunisiennes avec l’appui de l’ONU-Habitat.

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Nouvelle condamnation pour Chafik Jarraya

07. April 2026 um 08:42

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, lundi 6 avril 2026, l’homme d’affaires Chafik Jarraya à deux ans et cinq mois de prison; une peine qui s’inscrit dans une affaire à caractère fiscal et financier. Et ce, conformément aux éléments du dossier et aux conclusions de l’enquête.

Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte judiciaire déjà très chargé pour l’homme d’affaires. En effet, arrêté en mai 2017 dans le cadre de l’opération « Mains propres », lancée par l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, Chafik Jarraya fait depuis l’objet de nombreuses poursuites judiciaires.

Plus récemment, le 24 mars 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du même tribunal l’avait condamné à 15 ans de prison pour « mise de sa personne à la disposition d’une armée étrangère en temps de paix ».
Dans cette affaire, plusieurs autres accusés ont également été condamnés, certains par contumace.

Un passif judiciaire qui continue de s’alourdir

Depuis son incarcération, Chafik Jarraya a été poursuivi dans plusieurs affaires liées entre autres à la corruption, à la falsification de contrats portant sur des biens confisqués, au blanchiment d’argent.

Rappelons également qu’en 2023, son nom avait également été cité dans l’affaire de complot contre la sûreté de l’État, où il avait été évoqué comme témoin à charge, une implication que sa défense a partiellement contestée.

Avec ce nouveau jugement, le passif judiciaire de l’homme d’affaires s’alourdit encore, alors que plusieurs procédures restent en cours devant différentes juridictions, prolongeant un feuilleton judiciaire entamé depuis près de neuf ans.

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Gestern — 06. April 2026Haupt-Feeds

Forte progression des revenus du travail 

06. April 2026 um 21:19

Les revenus du travail cumulés ont augmenté de 6,5% au premier trimestre 2026 pour dépasser 2,1 milliards de dinars, tandis que les billets et monnaies en circulation ont enregistré une forte hausse de 17,3%, franchissant les 28,2 milliards de dinars début avril, d’après les indicateurs publiés lundi par la Banque centrale de Tunisie.

Ces revenus du travail couvrent presque entièrement les services de la dette extérieure, à hauteur de 99%, ces derniers s’étant maintenus à 2,1 milliards de dinars.

Parallèlement, les recettes touristiques ont progressé de 4,5% pour avoisiner 1,5 milliard de dinars au cours de la même période, confirmant une tendance globale à l’amélioration des entrées en devises.

Dans ce contexte, les avoirs nets en devises ont augmenté pour atteindre 24,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 103 jours d’importation, contre 23 milliards de dinars (101 jours d’importation) à la même date de l’année précédente.

Ces évolutions s’inscrivent dans une dynamique monétaire marquée par une expansion notable de la liquidité fiduciaire en circulation par rapport à début avril 2025, où elle s’établissait à 24 milliards de dinars.

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L’Algérie à l’assaut du marché mondial du zinc et du plomb

06. April 2026 um 16:32

Dans un contexte mondial marqué par une compétition accrue pour les ressources naturelles, l’Algérie accélère sa stratégie de diversification économique; et ce, en misant sur ses richesses minières. Le projet de mine de zinc et de plomb de Oued Amizour, également connu sous le nom de Tala Hamza, s’impose comme l’un des piliers de cette ambition.

Situé dans la wilaya de Béjaïa, ce gisement figure parmi les plus importants au monde en termes de réserves inexploitées de zinc et de plomb. Les estimations évoquent plusieurs dizaines de millions de tonnes, avec une capacité de production annuelle pouvant atteindre environ 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb.

Selon un rapport de GlobalData publié par ‘Energy’, il existe plus de 377 mines de zinc en exploitation dans le monde, avec des projets largement répartis en Asie, en Amérique et en Australie.

Voici une liste élargie des plus grandes mines de plomb et de zinc en termes de production annuelle, l’Algérie y figure en septième position:

  1. Mine Rampura Agucha – Inde (677 000 tonnes);
  2. Mine de Red Dog – États-Unis (529 000 tonnes);
  3. Mine Century – Australie (515 000 tonnes – Fermée en 2015);
  4. Mine de Mount Isa – Australie (390 000 tonnes);
  5. Mine Antamina – Pérou (235 000 tonnes);
  6. Mine de MacArthur River – Australie (202 000 tonnes);
  7. Mine de Tala Hamza – Algérie (170 000 tonnes – prévisions);
  8. Mine de Tara – Irlande (170 000 tonnes – Fermée en 2017).

Les données montrent que la mine de Tala Hamza fait partie des principaux producteurs en termes de capacité de production prévue. Ce qui renforce d’emblée la position du pays, avant même d’atteindre sa capacité maximale.

Un tournant stratégique pour l’économie algérienne

Longtemps dépendante des hydrocarbures, l’économie algérienne cherche à diversifier ses sources de revenus. Le développement de ce projet minier s’inscrit donc dans une volonté de valorisation des ressources nationales et de montée en gamme industrielle.

Au-delà de l’extraction, les autorités ambitionnent de structurer une véritable filière métallurgique locale, afin de capter davantage de valeur ajoutée. Cette stratégie vise également à réduire la dépendance aux importations de produits transformés et à renforcer l’autonomie économique du pays.

Un projet à forte dimension géopolitique

Dans un marché mondial où la demande en zinc – essentiel pour la galvanisation de l’acier – reste soutenue, l’entrée en production d’un gisement de cette ampleur pourrait repositionner l’Algérie sur l’échiquier minier international.

Le projet attire déjà l’attention d’investisseurs étrangers, illustrant l’intérêt croissant pour les ressources africaines. Il s’inscrit aussi dans une dynamique régionale plus large, où plusieurs pays cherchent à exploiter leurs minerais stratégiques pour peser davantage dans les chaînes de valeur mondiales.

Entre opportunités et défis

Malgré son potentiel, le projet de Tala Hamza-Oued Amizour fait face tout de même à plusieurs défis, notamment environnementaux et sociaux. La gestion durable des ressources, la protection des écosystèmes et l’acceptabilité locale seront déterminantes pour assurer la viabilité à long terme du site.

Dans ce contexte, l’Algérie joue une carte majeure : celle de transformer une richesse géologique en levier de puissance économique et industrielle.

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L’Iran promet d’anéantir le Stargate AI d’Abou Dhabi

06. April 2026 um 15:44

Dans une vidéo de propagande saisissante, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a désigné le centre de données Stargate AI d’Abou Dhabi comme cible prioritaire en cas de frappe militaire, promettant son « anéantissement total et absolu ». Estimé à plus de 30 milliards de dollars et soutenu par OpenAI, Nvidia, Oracle et SoftBank, ce méga-projet d’infrastructure d’intelligence artificielle se retrouve au cœur d’une escalade verbale inédite entre Téhéran et Washington.

La vidéo diffusée par le CGRI frappe par sa précision délibérée : elle montre la Terre depuis l’espace, avant de zoomer sur Abou Dhabi via Google Maps pour localiser le site, en apparence désertique. Un message y apparaît : « Rien ne nous échappe, même si Google le cache. » La séquence bascule ensuite sur une vue nocturne révélant l’étendue réelle des installations. Un avertissement aussi visuel que calculé.

Ces menaces s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes. Début avril, l’armée iranienne avait déjà mis en cause de grandes entreprises américaines, parmi lesquelles Apple, Google, Meta, Intel et Microsoft, les accusant de liens avec les forces armées des États-Unis et menaçant leurs infrastructures au Moyen-Orient.

Le porte-parole du CGRI, Ebrahim Zolfaghari, a depuis élargi ces menaces aux installations américaines et israéliennes dans la région, en réponse à l’ultimatum de Donald Trump évoquant d’éventuelles frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes. A noter que cet ultimatum, qui devait prendre fin lundi 6 avril, a été repoussé à mardi 7 avril à 20 heures (heure de Washington).

La cible désignée n’est pas anodine. Annoncé en mai 2025 et encore partiellement en construction, le centre de données Stargate AI d’Abou Dhabi ambitionne de devenir l’un des plus grands hubs d’intelligence artificielle au monde, avec une capacité de calcul d’un gigawatt destinée à soutenir les applications d’IA et les services cloud. Le projet associe des partenaires de premier rang : OpenAI, Cisco, Nvidia, Oracle, SoftBank et le groupe émirati G42.

A suivre.

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La flambée de l’essence relance l’inflation aux États-Unis

06. April 2026 um 15:28

La hausse des prix de l’essence aux États-Unis devrait se traduire dans les prochaines données sur l’inflation attendues cette semaine.

Selon les prévisions d’économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix à la consommation pourrait enregistrer une progression mensuelle de 1 % en mars. Il s’agirait alors de la plus forte hausse aux USA depuis 2022. La porte principalement l’envolée des prix du carburant et de l’essence en particulier.

En cause, les répercussions de la guerre en Iran, qui ont entraîné une augmentation d’environ 1 dollar par gallon dans les stations-service à travers le pays. Ce qui accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages américains.

En parallèle, l’inflation sous-jacente (qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie) devrait rester plus modérée, avec une hausse estimée à 0,3 % sur un mois.

Ce décalage illustre le rôle déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste actuelle; alors que les tensions géopolitiques continuent d’alimenter la volatilité des marchés.

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Arthrose : l’espoir d’un gel français

06. April 2026 um 15:27

Une avancée prometteuse se dessine dans la lutte contre l’arthrose. Des chercheurs français travaillent sur un gel injectable innovant. Sa conception permet une administration directe dans l’articulation. Objectif : soulager la douleur, améliorer la mobilité et protéger le cartilage.

L’objectif de cette approche est de proposer une alternative aux traitements actuels de l’arthrose. Lesquels se limitent souvent à atténuer les symptômes, sans agir sur l’évolution de la maladie. Même si cette technologie en est encore au stade de la recherche et devra être confirmée par des essais cliniques complémentaires; elle suscite de réels espoirs pour les patients.

Cette innovation illustre une fois de plus la capacité de la science à ouvrir de nouvelles perspectives face aux maladies chroniques.

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