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Bourse de Tunis: forte progression de PGH, vendredi 20 février

20. Februar 2026 um 20:49

La Bourse de Tunisie poursuit son élan positif, le Tunindex ayant clôturé la séance de vendredi 20 février 2026, sur une progression de 0,57 % à 14 813,98 points, selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunis Valeurs. Les échanges ont été soutenus sur la séance, cumulant une enveloppe de 12,3 MDT.

Le titre POULINA GROUP HOLDING (PGH) s’est offert la plus forte hausse de la séance. L’action de la société a inscrit une avancée de 6 % à 23,790 D, dans un volume garni de 2,6 MDT.

 Le titre SAM a figuré parmi les grands gagnants de la séance. L’action a affiché une embellie de 5,4 % à 4,900 D, en drainant des échanges de 100 mille dinars.

Le titre MAGASIN GENERAL s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action a accusé une baisse de 4,5 % à 9,550 D, sachant que la valeur a été transigée à hauteur de 4 000 dinars seulement sur la séance.

 Sans faire l’objet de transactions sur la séance, le titre ALKIMIA a figuré parmi les plus grands perdants de la séance. L’action a reculé de 4,4 % à 12,900 D.

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Crédit bancaire : est-ce la fin du rêve immobilier des ménages tunisiens ?

20. Februar 2026 um 20:35

L’encours des crédits bancaires accordés aux particuliers en Tunisie a atteint 30,464 milliards de dinars à fin décembre 2025, soit une augmentation de 442 millions de dinars (MDT) par rapport à la même période de 2024. C’est ce qui ressort des dernières statistiques de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Si le volume global des prêts non professionnels reste stable, ce tableau du crédit révèle toutefois des mutations profondes dans le comportement des ménages tunisiens, avec un recul historique des prêts immobiliers et un intérêt croissant pour les travaux de rénovation.

L’analyse détaillée des chiffres de l’expert financier Bassem Ennaifer met en lumière un fait marquant : les crédits au logement, qui constituent le principal poste des financements aux particuliers avec 13,325 MDT, ont enregistré une baisse de 197,6 MDT sur un an. C’est la première fois depuis 2011 que ce segment accuse un tel repli.

Toujours selon l’expert financier, cette baisse est liée à « la crise que traverse le secteur de l’habitat ». Une grande partie des Tunisiens n’est plus en mesure d’accéder à la propriété en raison d’une capacité d’endettement en baisse et d’un arbitrage contraint en faveur des dépenses courantes (santé, éducation). Face à ce constat, il appelle à faire du logement social « une nécessité majeure » au cœur des politiques de l’État, d’autant que les pouvoirs publics ont récemment amendé la loi régissant la Société Nationale Immobilière de Tunisie (SNIT) pour faciliter l’accès à des logements à prix abordables.

En contrepartie du recul des achats de biens neufs, les crédits destinés à l’amélioration et à la rénovation de l’habitat ont bondi pour atteindre 11,270 MD fin 2025, soit une hausse de 315,1 MDT. L’analyste y voit une solution alternative pour les familles, qui optent pour l’agrandissement (surélévation) du domicile existant faute de pouvoir acquérir un nouveau logement. Il souligne également que « la nouvelle génération n’est plus en mesure d’accéder aux crédits bancaires pour le neuf ». Ennaifer pose toutefois la question d’un possible détournement de finalité, certains de ces prêts pouvant en réalité servir à financer la consommation courante.

Les crédits à la consommation s’établissent à 5,4 MDT fin 2025, en augmentation de 297,6 MDT. Si la hausse se poursuit, le rythme reste mesuré. L’expert note que malgré la baisse récente du taux directeur de la BCT, les taux d’intérêt appliqués par les banques demeurent « élevés » et ne stimulent pas encore fortement la demande. Il anticipe qu’un assouplissement supplémentaire de la politique monétaire en 2026 pourrait « donner une forte impulsion à la consommation ».

Par ailleurs, les crédits pour l’achat de véhicules progressent de 29,6 MDT, totalisant 443,3 MDT.

Enfin, les crédits universitaires, bien que marginaux en volume (14,9 MDT), sont jugés « importants » par l’analyste. Ils traduisent, selon lui, la volonté d’une partie des familles d’investir dans l’éducation, en réponse à une demande étrangère croissante pour les compétences tunisiennes dans les secteurs vitaux.

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L’Irak veut relancer le gaz iranien avant l’été

20. Februar 2026 um 16:30

Le ministère de l’Électricité de l’Irak annonce l’envoi prochain d’une délégation officielle en Iran afin d’examiner la question de l’approvisionnement en gaz. Alors que le pays se prépare à une hausse de la demande énergétique durant l’été.

Selon le porte-parole du ministère, Ahmed Moussa, les livraisons de gaz convenues avec la partie iranienne demeurent totalement interrompues. Ce qui entraîne la perte de plus de 5 500 mégawatts de capacité de production sur le réseau national. Cette situation affecte directement plusieurs installations stratégiques alimentant les régions du sud et du centre de l’Irak, ainsi que la capitale, Bagdad.

« Toute hausse des températures révélera l’ampleur réelle de la demande, notamment à l’approche de l’été », a-t-il ainsi averti. Tout en insistant sur la nécessité d’une préparation optimale des centrales et d’un approvisionnement suffisant en carburant.

En outre, il a mis en garde contre une hausse structurelle de la demande énergétique, alimentée par la prolifération des appareils électriques, l’expansion des projets d’investissement, l’étalement urbain, la conversion de terres agricoles en zones résidentielles et la multiplication des quartiers informels, autant de facteurs exerçant une pression croissante sur le réseau électrique national de l’Irak.

Parallèlement, des solutions alternatives sont en cours de développement. En effet, Ahmed Moussa a indiqué que les travaux de la plateforme de gaz naturel liquéfié du port de Khor Al-Zubair se poursuivent et devraient s’achever début juin. Cette installation devrait permettre de sécuriser environ 500 millions de pieds cubes de gaz par jour, générant entre 3 500 et 4 000 mégawatts via des centrales à cycle combiné et à cycle simple.

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L’euro numérique coûtera aux banques de l’UE entre 4 et 6 milliards d’euros

20. Februar 2026 um 14:35

L’introduction de l’euro numérique pourrait coûter aux banques européennes entre 4 et 6 milliards d’euros (4,7 à 7,1 milliards de dollars) sur quatre ans. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 19 février, Piero Cipollone, haut responsable de la Banque centrale européenne.

Piero Cipollone – qui s’exprimait devant une commission bancaire du Parlement italien au sujet du projet d’euro numérique – évalue les coûts d’exploitation à environ 300 millions d’euros. Et ce, sans préciser s’il s’agit ou pas d’une dépense annuelle.

La BCE attend la législation pertinente de l’UE afin d’émettre l’euro numérique. En effet, elle le considère comme un moyen de maintenir l’importance de la monnaie publique dans l’économie numérique, d’unifier le paysage fragmenté des paiements européens et de limiter le rôle des prestataires non européens. Protégeant ainsi la souveraineté monétaire et la sécurité financière de l’Union.

« Les estimations que nous avons établies, sur la base des données que nous avons reçues des banques, montrent des coûts de mise en œuvre compris entre 4 et 6 milliards d’euros sur quatre ans. Soit environ 3 % de ce qu’elles dépensent chaque année pour la maintenance de leurs systèmes informatiques », a déclaré M. Cipollone.

En outre, les banques pourront recouvrer ces coûts grâce aux commissions qu’elles perçoivent auprès des commerçants pour les services numériques en euros qu’elles fournissent.

Concrètement, les banques elles-mêmes fourniront aux utilisateurs l’application pour smartphone nécessaire pour effectuer des paiements en euros numériques.

A cet égard, la BCE est en train de sélectionner les établissements de crédit intéressés à participer à la phase pilote de l’euro numérique, en vue de son lancement officiel en 2029.

Les commerçants, quant à eux, devraient réaliser des économies. Car les frais applicables aux paiements numériques en euros seront plafonnés. Et ce plafond sera inférieur aux frais actuellement facturés par les sociétés internationales telles que Mastercard et Visa.

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Investissement : l’UTICA appelle à un sursaut national pour relancer la dynamique économique

20. Februar 2026 um 13:15

La Commission de la planification stratégique de Assemblée des représentants du peuple a auditionné une délégation de Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) sur une proposition de loi amendant la loi n°71 de 2016 sur l’investissement.

Le président de l’UTICA, Samir Majoul, a souligné à cette occasion que ce texte soutient la création de nouveaux projets et la pérennité des entreprises existantes. Il a insisté sur l’amélioration du climat des affaires, des politiques fiscales incitatives, le développement des infrastructures et l’accès au financement.

Majoul a en outre appelé à l’innovation, aux industries intelligentes, aux énergies renouvelables et à l’exportation, tout en renforçant la diplomatie économique avec les pays voisins. L’UTICA se dit prête à contribuer à l’amélioration de la loi pour créer un cadre d’investissement attractif, générateur de richesse et d’emplois.

Les députés ont recommandé de poursuivre l’examen du projet via de nouvelles auditions.

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Ramadan : entre frénésie des feuilletons et explosion de violence verbale

20. Februar 2026 um 12:51

Qui dit Ramadan dit feuilletons ramadanesques télévisés, frénésie, mais aussi violence verbale. Tout cela s’inscrit dans le cadre de ce mois sacré. On se demande pourquoi le comportement du Tunisien a tant changé : il est de plus en plus agressif et violent. Et sur les réseaux sociaux, les internautes le confirment : la violence verbale explose de plus en plus.

Premier constat dès le premier jour du Ramadan : les commentaires sur les feuilletons dramatiques pullulent. Entre avis positifs et négatifs, tout s’entremêle. Mais avons-nous la patience de ne pas nous limiter à un seul épisode ? Peut-être faudrait-il attendre deux ou trois de plus pour se faire une vraie idée, car il est difficile voire impossible de juger sur un seul ! Autant se réjouir de cette explosion de productions annuelles. Car, la quantité finira par engendrer la qualité.

Revenons à la violence pour dire que les agressions verbales se multiplient derrière les écrans : insultes gratuites, menaces et attaques personnelles transforment les débats en champs de bataille. Au lieu de partager de la joie et de l’inspiration pendant ce mois sacré, on s’empoigne pour des futilités.

Alors, d’où vient cette agressivité croissante ? Est-ce le stress quotidien, l’anonymat des réseaux, ou une société qui perd ses repères de tolérance ?

Alors, transformons ce mois en opportunité de paix. Choisissons l’empathie plutôt que la haine, le dialogue au lieu des clashs. Car un vrai jeûne, c’est aussi maîtriser sa langue.

Que ce mois nous ramène à nos valeurs : la générosité, la patience et le respect.

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IACE : le pouvoir d’achat des Tunisiens a chuté de 8 % en six ans

20. Februar 2026 um 12:51

Entre 2018 et 2024, le revenu réel des ménages tunisiens par tête a reculé de 8 %. C’est ce que révèle une note d’analyse publiée par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Résultat : une pression budgétaire accrue, des difficultés à couvrir les dépenses essentielles et un sentiment d’appauvrissement continu.

Les ménages salariés sont les plus touchés. Sur la période, l’inflation a oscillé entre 5,7 % et 9,3 % en moyenne annuelle. Alors que les augmentations salariales négociées plafonnaient à 5 %. Un écart de deux points par an, cumulé sur sept ans, représente 14 % au total en défaveur des salaires.

Les conséquences sont structurelles. La part du budget consacrée à l’alimentation repart à la hausse,  comme un indicateur classique d’appauvrissement; tandis que logement et santé absorbent une fraction croissante des revenus.

La capacité d’épargne s’est effondrée, passant de 8,6 % en 2021 à 2,5 % en 2024. Elle pousse ainsi les ménages vers l’endettement. L’encours des crédits aux particuliers est passé de 26,6 à 29,5 milliards de dinars entre 2021 et 2024. Les crédits à la consommation ont enregistré la progression la plus forte, bondissant de 4,1 à 5,1 milliards de dinars; soit une hausse de 25%. Les crédits au logement ont progressé plus modestement de 8 %, passant de 22,2 à 24 milliards de dinars. Tout comme les crédits pour acquisition de véhicules, en hausse de 378 à 408 millions de dinars.

La centrale des risques signale par ailleurs une hausse des impayés sur les crédits aux particuliers.

Face à ce constat, l’IACE place la relance de l’investissement et la croissance économique au cœur de sa réponse. L’Institut préconise en parallèle une indexation des salaires sur l’inflation, une lutte renforcée contre l’évasion fiscale et l’intégration du secteur informel dans l’assiette fiscale via la digitalisation des transactions. Sur le plan monétaire, il appelle la Banque centrale à maîtriser la création monétaire pour contenir l’inflation.

À plus long terme, l’IACE recommande une politique industrielle orientée vers les secteurs à forte productivité comme les énergies renouvelables, les NTIC et les biotechnologies. De même qu’à une rationalisation des circuits de distribution et une réduction des coûts logistiques.

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États-Unis : le déficit commercial s’est creusé en décembre

20. Februar 2026 um 12:25

Le déficit commercial américain s’est creusé en décembre, couronnant une année tumultueuse marquée par une politique tarifaire pour le moins instable.

Les données publiées jeudi 19 février par le département du Commerce américain indiquent que le déficit commercial des biens et services a augmenté par rapport au mois de janvier pour atteindre 70,3 milliards de dollars. Tandis que sur une base annuelle, il a culminé à 901,5 milliards de dollars…

A cet égard, les données commerciales ont révélé une forte volatilité mensuelle en 2025. Les importateurs américains réagissant aux annonces successives de droits de douane du président Donald Trump. Les importations d’or et de produits pharmaceutiques ont connu une volatilité marquée, les entreprises s’empressant d’anticiper les hausses de tarifs douaniers.

En outre, l’augmentation des importations de biens en décembre s’explique notamment par une hausse des importations de composants informatiques et de véhicules. Du côté des exportations, le recul est principalement dû à une baisse des exportations d’or, a indiqué le ministère…

Trump a eu recours aux droits de douane dans le cadre de sa stratégie visant à réduire la dépendance aux produits étrangers, à encourager l’investissement national et à stimuler l’emploi dans le secteur manufacturier. Lui et son équipe économique ont critiqué les études concluant que ce sont les Américains qui ont supporté le coût de ces droits de douane.

Par ailleurs, notons que l’an dernier, les entreprises américaines ont importé pour près de 145 milliards de dollars d’ordinateurs et d’accessoires, un chiffre supérieur à celui de 2024. Cette accélération de la demande reflète les investissements considérables réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle.

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Quand la foi dialogue avec la raison : le pari littéraire de Myriam Khiari

20. Februar 2026 um 10:32

À 28 ans, Myriam Khiari, formée en sciences politiques et en relations internationales, signe un premier roman. Reçue dans les locaux de L’Économiste Maghrébin, l’autrice a livré les secrets d’une œuvre qui entremêle développement personnel, spiritualité comparée et réflexion scientifique. « Ce que la vie ne t’a jamais dit », publié aux Éditions Apollonia et disponible en librairie dès le début du mois de mars, se présente comme une invitation à se réconcilier avec soi-même et avec les autres.

Myriam Khiari tient d’emblée à dissiper tout malentendu. Son roman est certes axé sur le développement personnel, mais il se distingue par un caractère résolument cartésien. L’ouvrage est le fruit d’un travail de recherche considérable, mené simultanément dans le champ ésotérique et dans celui de la science. L’autrice explique avoir voulu apporter un second souffle, redonner du pouvoir à ceux qui se sentent affaiblis, qui souffrent du syndrome de l’imposteur ou qui sont prisonniers de croyances limitantes. Elle décrit son projet comme une déconstruction, concept par concept, de ces schémas intérieurs qui poussent à chercher la dopamine facile, à se tourner vers l’extérieur, à entretenir des formes de dépendance affective, alimentaire, ou liée à l’alcool ou au shopping. L’objectif, in fine, est d’inviter le lecteur à faire la paix avec lui-même.

Myriam Khiari se garde bien de toute posture de donneuse de leçons. Elle dit ne pas prétendre apporter des réponses définitives. Elle estime qu’un bon livre est précisément celui qui referme ses pages en laissant le lecteur avec davantage de questions qu’à l’ouverture. C’est à ce panel de questionnements qu’elle souhaite convier son lectorat.

Aliya, ou la lumière qui vient de l’obscurité

Le personnage central du roman, Aliya, est inspiré d’une figure réelle : l’ancienne professeure de chant de l’autrice, qui ignore encore, confie-t-elle avec une pointe d’humour, qu’un livre lui a été consacré. Cette femme, rencontrée alors que Myriam Khiari avait quatorze ou quinze ans, a exercé sur elle une influence émotionnelle et spirituelle déterminante. C’est elle qui l’a initiée à la méditation, à la remise en question, au développement personnel — des pratiques qui n’étaient pas encore en vogue à l’époque. L’autrice souligne combien cette présence était apaisante pour une enfant au fort caractère : elle donnait une direction sans jamais l’imposer, de manière subtile et bienveillante.

Ce qui a marqué Myriam Khiari avec une force particulière, c’est la maladie de cette femme. Atteinte d’une affection rétinale héréditaire, elle a progressivement perdu la vue, d’abord centrale, puis périphérique. À toutes les questions que lui posait la jeune Myriam, elle répondait invariablement par cette phrase : « Depuis que je ne vois plus, je vois mieux. » Une formule qui a profondément imprégné l’écriture du roman et sa réflexion sur les sens, la perception et l’essentiel.

Dans la fiction, ce personnage féminin emprunte pourtant un chemin inverse à celui de son modèle réel. L’héroïne romanesque est une femme tunisienne aux racines européennes, plongée dans un état dépressif sévère, atteinte d’un cancer, privée de la vue et abandonnée par son fiancé. Au fil du roman, elle traverse des épreuves qui semblent insurmontables. L’autrice explique avoir voulu explorer le lien scientifique entre le mental et le corps, en s’appuyant notamment sur les effets placebo et nocebo : comment la dépression peut physiquement ronger un être, jusqu’à ce qu’il lâche prise et meure.

Les Étapes : un purgatoire sans nom, un espace sans frontières

La mort n’est pas la fin. Dans le roman de Myriam Khiari, elle constitue le véritable point de départ. Après son décès, Aliya ne se retrouve ni au paradis, ni en enfer, ni sur terre. Elle évolue dans ce que l’autrice a choisi d’appeler « les Étapes »  un espace suspendu, vide de tout décor religieux préconçu, où elle va revivre certains moments de son existence, mais sous des angles inédits.

L’écrivaine précise avoir volontairement laissé cet espace indéfini. Le personnage est musulman, mais peu pratiquant, et le lecteur ne trouvera ici aucune représentation attendue de l’au-delà. Dans chaque chapitre correspondant à une Étape, Aliya est confrontée à un souvenir ou à une rencontre, mais depuis une perspective qu’elle n’avait jamais envisagée de son vivant. L’autrice illustre ce principe par l’image d’un accident : le personnage ne connaissait, au moment des faits, que son propre point de vue. Il existe pourtant deux cents autres façons de lire cet événement. C’est précisément ce changement de perspective que l’espace des Étapes rend possible.

Ce dispositif narratif s’articule autour d’un verset coranique placé en tête du premier chapitre — le verset 216 de la sourate Al-Baqara —, qui dit en substance que l’on peut avoir de l’aversion pour ce qui est un bien pour soi, et de l’amour pour ce qui est un mal. « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. Allah sait, tandis que vous, vous ne savez pas. »

À la fin du roman, Myriam Khiari reprend ce verset et en propose des équivalents dans la Torah et dans l’Évangile, soulignant ainsi la convergence des messages au cœur des trois grandes religions monothéistes.

Un dialogue entre les religions, loin des dogmes

Notre invitée tient à préciser qu’elle ne cherche pas à représenter une religion en particulier, mais à naviguer entre plusieurs systèmes de pensée tels que l’islam, le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme et le soufisme pour en faire ressortir les lignes de convergence.

Elle a délibérément choisi de commencer par l’islam parce que c’est une religion qui « pique » en Occident, où les représentations réductrices ont la vie dure. Pour illustrer cette réalité, elle introduit un personnage originaire de Molenbeek, le quartier bruxellois stigmatisé à la suite des attentats du Bataclan. Son propos est de montrer qu’être musulman, arabe, belge ou tunisien ne préjuge en rien du fond d’un être humain.

Myriam Khiari déclare vouloir s’adresser aussi bien au lecteur juif non sioniste qu’au chrétien ou au musulman qui peine à dialoguer avec les autres traditions. Elle consacre également un chapitre entier à la question des peuples opprimés, en y évoquant la Palestine. Son ambition est de proposer une porte d’entrée commune, fondée sur la similitude des sources et l’identité des messages essentiels portés par ces traditions spirituelles.

L’Asie, une renaissance intérieure

Ce socle spirituel doit beaucoup à un voyage fondateur. Myriam Khiari est partie seule en Asie du Sud-Est. En allant de la Thaïlande du Nord à Bangkok, en passant par la Malaisie, jusqu’en Indonésie et aux Philippines durant plusieurs mois, de février à juillet. Si sa famille l’a rejointe pour les premières semaines, elle a ensuite poursuivi le périple en solitaire. Elle décrit ce voyage comme un retour aux sources, une reconnexion à la nature, aux cultures étrangères, à l’essentiel. Ce sont ces expériences qui ont nourri la dimension bouddhiste et soufie du roman, et qui lui ont permis d’argumenter, avec une humilité sincère, le rejet du monde matériel et de ses apparences.

Parmi les rencontres les plus marquantes figurent celles avec des moines bouddhistes. L’autrice souligne que les plus intéressants étaient ceux qui se tenaient en retrait. Elle leur posait systématiquement la même question, traduite en temps réel via Google Traduction : quelle est la pire chose qui vous soit arrivée et qui s’est finalement révélée être la meilleure ? Les réponses, dit-elle, étaient d’une diversité saisissante. Certains s’appuyaient sur les enseignements du Bouddha, d’autres partageaient leur vécu personnel. Des silences, des refus de répondre, des malentendus aussi. Mais une richesse humaine qu’elle a tenu à retranscrire dans le roman.

Et après ? De l’humour et de la légèreté

Myriam Khiari a déjà le regard tourné vers son prochain projet. Elle annonce un roman résolument différent : humoristique, teinté d’humour noir, plus léger dans la forme, et destiné à une audience majoritairement masculine là où son premier roman, estime-t-elle, trouvera probablement un écho plus fort auprès des lectrices. Le fil directeur restera cependant le même : apporter quelque chose de positif à son lectorat, sans jamais perdre de vue la profondeur.

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ARP : à l’écoute des réformes phares en investissement et transport

20. Februar 2026 um 10:14

En pleine quête d’attractivité économique, la Commission de planification stratégique, présidée par Saber Jelassi, a réuni jeudi 19 février 2026 ses membres pour auditionner deux projets de loi pivots. L’UTICA, pilotée par Samir Majoul, a plaidé l’amendement de la loi n°71-2016 pour imposer des incitations fiscales compétitives, moderniser les infrastructures, soutenir les PME, booster les énergies renouvelables et capter les relocalisations mondiales post-Covid. 

 

Parallèlement, le député Chefik Ezzeddine Zaâfour a défendu une société régionale de transport à Sidi Bouzid, une région agricole isolée pour remplacer le transport anarchique dangereux par un réseau sûr, écologique (bus électriques/GNL), créateur d’emplois et inspiré des modèles de Sfax, Kairouan et Gabès. 

Les priorités soulignent la compétitivité, la décentralisation, les technologies intelligentes et la souveraineté (alimentaire, santé, énergie) pour l’investissement ; mobilité rurale, équité et transition énergétique pour Sidi Bouzid. 

En somme, ces chantiers exigent des auditions gouvernementales rapides. Ce qui représente la clé de la croissance inclusive en 2026.

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L’inflation sous-jacente en Chine est restée stable en janvier

20. Februar 2026 um 10:00

L’inflation sous-jacente en Chine est restée stable en janvier 2026, selon les données officielles publiées le 19 février, l’accent étant mis sur une reprise progressive de la demande intérieure, même si la croissance des prix a ralenti en raison des vents contraires liés aux vacances du Nouvel An chinois de l’année précédente et à la baisse des coûts de l’énergie.

L’indice des prix à la consommation (IPC), principal indicateur de l’inflation, a enregistré une hausse annuelle de 0,2 % en janvier, tandis que l’indice structurel de l’IPC, qui exclut les prix des produits alimentaires et de l’énergie, a augmenté de 0,8 %, selon les données du Bureau national des statistiques (BNS) de Chine.

La hausse de l’indice global des prix à la consommation a été modérée par rapport à la hausse de 0,8 % de l’IPC de base, en raison de la période de célébration du Nouvel An chinois cette année, ainsi que de la baisse des prix de l’énergie.

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Partenariat tuniso-américain :vers une intégration économique bilatérale

20. Februar 2026 um 09:56

Depuis le traité de paix et d’amitié signé en 1797, l’un des premiers accords des États-Unis avec un pays musulman, les liens entre la Tunisie et les États-Unis n’ont cessé de se renforcer. Aujourd’hui, l’ambassadeur des Etats Unis en Tunisie, Bill Baazi confirme cette dynamique en annonçant la réactivation des commissions mixtes et des événements ciblés sur les composants d’avions et d’automobiles. Ouvrant par la même la voie à un partenariat bilatéral et une intégration économique prometteuse. C’est ce qu’il ressort d’une rencontre avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et des artisanats (UTICA), Samir Majoul, en son siège.

Le communiqué de l’UTICA mentionne que plusieurs entreprises américaines seraient intéressées par l’investissement ou l’extension de leurs activités en Tunisie. Et plus particulièrement, ce partenariat toucherait divers secteurs à haute valeur ajoutée, en tirant parti des compétences tunisiennes.

A cet effet, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a souligné l’importance de développer des programmes d’investissement et de développement communs visant à créer de nouvelles opportunités de croissance et à renforcer la compétitivité des secteurs vitaux.

L’objectif étant de bâtir un programme d’intégration économique avec les États-Unis, basé sur la coopération et l’investissement dans divers secteurs. Et ce, tout en abordant l’impact des droits de douane sur les exportations tunisiennes vers les États-Unis de l’artisanat traditionnel, du textile, de l’huile d’olive, des dattes, des produits mécaniques et des composants industriels, en particulier les pièces d’avions et d’automobiles. Il a appelé à établir des relations commerciales plus flexibles et à renforcer les échanges pour le bénéfice mutuel des deux parties.

En outre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et les États-Unis, à relever les défis existants et à élargir les horizons d’investissement au service des intérêts des deux pays, selon le dit-communiqué.

Ainsi, la réunion a porté particulièrement sur l’importance de renforcer ce partenariat sur le plan économique, l’exploration de nouvelles opportunités de coopération, la promotion des échanges commerciaux, l’encouragement des investissements conjoints et le soutien aux projets favorisant l’innovation et la croissance dans les deux pays. Elle a été suivie par plusieurs membres du bureau exécutif national, des représentants de secteurs économiques et la Chambre tunisienne-américaine de commerce.

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ARP: 1 640 MDT pour cinq centrales solaires stratégiques

20. Februar 2026 um 09:55

La commission parlementaire a auditionné la ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, sur cinq projets de lois approuvant des concessions pour des centrales solaires photovoltaïques (Sakhdoud/Gafsa, El Mezouna/Sidi Bouzid, El Kasr/Gafsa, Manzel Habib/Gabès, El Khebnna/Sidi Bouzid).

Ces projets, d’une valeur de 1 640 millions de dinars (MDT) d’investissements (1 560 GWh/an), visent l’indépendance énergétique, ainsi que la réduction des importations de gaz (14 % des volumes en 2025). Et ce, dans le cadre des programmes nationaux d’énergies renouvelables 2017-2020 et 2022-2025.

 

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Conseil de paix de Trump : les États-Unis déboursent 10 milliards de dollars

20. Februar 2026 um 08:58

Le « Conseil de paix » de Donald Trump, créé à l’origine, pour aider à la reconstruction de Gaza après la guerre avant de s’atteler à une mission plus large de résolution des conflits armés, s’est réuni jeudi 19 février pour la première fois dans la capitale américaine.

La mission initiale du « Conseil de paix » – avec une contribution de 10 milliards de dollars des Etats-Unis – est de travailler à la reconstruction de la bande de Gaza. Mais le président américain Donald Trump lui a donné un objectif plus large : résoudre les conflits dans le monde entier.

Dans une série d’annonces à la fin d’un long discours, Trump a également déclaré que 7 milliards de dollars supplémentaires avaient été collectés à titre d’acompte initial sur un fonds de reconstruction de Gaza destiné à reconstruire l’enclave une fois que le Hamas aura désarmé, un objectif qui est loin d’être atteint. Ces 7 milliards de dollars émanent du Kazakhstan, d’Azerbaïdjan, des Émirats arabes unis, du Maroc, de Bahreïn, du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Ouzbékistan et du Koweït, a détaillé le président américain.

Il a également indiqué que la Fédération internationale de football association (FIFA) collecterait 75 millions de dollars pour des projets liés au football à Gaza et que les Nations unies contribueraient à hauteur de 2 milliards de dollars à l’aide humanitaire.

Cinq pays se sont engagés à envoyer des troupes à la Force internationale de stabilisation 

Par ailleurs, cinq pays se sont engagés à envoyer des troupes à la force internationale de sécurité pour la bande de Gaza. C’est ce qu’a déclaré le général de division américain Jasper Jeffers, nommé commandant de la Force internationale de stabilisation pour Gaza. « Les cinq premiers pays à s’être engagés à envoyer des troupes à la Force internationale de stabilisation (FIS) sont l’Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie. Deux pays se sont engagés à former des policiers; à savoir l’Égypte et la Jordanie », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que la mission des FSI débutera par le déploiement de ses membres à Rafah, dans la partie sud de la bande de Gaza. Ils y formeront la police locale et s’étendront progressivement secteur par secteur.

Le plan à long terme prévoit le déploiement de 20 000 membres des FIS et la formation de 12 000 policiers, a ajouté le général américain.

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La BVMT franchit le cap des 1,5 milliard de dinars de dividendes

20. Februar 2026 um 08:33

Un record dans la continuité. Les entreprises admises à la cote tunisienne ont versé à leurs actionnaires 1 580 millions de dinars au titre de l’exercice 2024. Ces données ont été publiées le 19 février 2026 par le département de développement de la Bourse de Valeurs Mobilières de Tunis. Elles sont issues de l’étude portant sur la distribution des dividendes au titre des exercices 2022, 2023 et 2024. Ce chiffre traduit une dynamique haussière ininterrompue depuis trois ans : +10, 8% en 2022, +10,6 % en 2023, puis +13,4 % en 2024.

Deux secteurs concentrent l’essentiel de la manne distribuée. D’un côté, les sociétés à caractère financier captent plus de 61 % des montants versés en 2024. Elles conservent ainsi sans partage leur rang de premier contributeur. De l’autre, les valeurs du secteur des biens de consommation représentent 25 % du total. Cette part est en progression régulière depuis les 23 % enregistrés en 2022. Elle est portée en grande partie par la SFBT, dont le poids atteint 53 % au sein de ce secteur et 14 % à l’échelle de l’ensemble du marché.

Cinq valeurs au sommet, un podium inchangé

Le peloton de tête reste identique depuis le début de la période observée. Les cinq premiers émetteurs totalisent en moyenne 55 % des distributions. Leurs versements cumulés sont passés de 683 millions de dinars en 2022 à 879 millions en 2024. Soit une progression de 29 %. En tête de ce classement 2024, la BIAT s’adjuge 15 % du total distribué. Elle devance ainsi la SFBT à 14 % et Attijari Bank à 13 %. La BT et Amen Bank ferment ce quintette avec des quotes-parts comprises entre 6 % et 7 %.

Le taux de distribution global s’est établi à 57,5 % en 2024, contre 56,9 % un an plus tôt. Sur l’ensemble de la période triennale, la moyenne ressort à 56,1 %. Par ailleurs, le rendement du dividende a progressé de 5,9 % à 6,1 % entre 2023 et 2024.

Davantage de sociétés distributrices, malgré les départs de cote

Le vivier des sociétés versant effectivement un dividende s’est étoffé sur trois ans. Leur proportion au sein de la cote est ainsi passée de 60 % en 2022 à 66 % en 2024. Ce résultat est d’autant plus notable que huit sociétés ont été radiées durant cette période. Parmi elles, une seule, Céréalis, avait procédé à une distribution en 2022. En valeur absolue, le nombre de distributeurs est néanmoins resté quasi stable, oscillant entre 48 et 49 entreprises.

Des bénéfices réorientés vers les fonds propres

Parmi les 25 sociétés n’ayant versé aucun dividende en 2024, environ un tiers dégagent pourtant des bénéfices. Ces dernières ont préféré mobiliser leurs résultats à d’autres fins. Il s’agit notamment du renforcement des fonds propres ou de l’apurement de pertes accumulées. La STB illustre ce choix avec un bénéfice 2024 de 82,5 millions de dinars non distribué. De même, Carthage Cement affiche un résultat de 70,3 millions de dinars, également conservé en réserve.

Des délais de paiement en net recul

Le temps moyen entre la décision de distribution et le versement effectif s’est contracté sensiblement. Il est passé de 38,2 jours en 2023 à 32,7 jours en 2024, soit un gain de 14,5 %. Cette accélération s’explique avant tout par la normalisation observée dans le secteur des matériaux de base. Son délai moyen est ainsi revenu de 75 jours à 42 jours en l’espace d’un an. En outre, le secteur des services aux consommateurs a réduit son délai de huit jours. Les établissements financiers, quant à eux, demeurent les plus réactifs sur l’ensemble de la période, avec une moyenne constante de 26 jours. En 2024, aucune société n’a dépassé le seuil réglementaire fixé à trois mois.

Mai à juillet, fenêtre de versement quasi universelle

Le calendrier de distribution présente une régularité structurelle marquée. Sur les trois exercices couverts par l’étude, 81 % en moyenne des dividendes ont été versés entre mai et juillet. Cette concentration résulte directement de la tenue des assemblées générales ordinaires. En effet, en 2024, 96 % d’entre elles se sont déroulées entre avril et juillet, déclenchant dans la foulée les mises en paiement. Enfin, Attijari Bank, CIL, SAH et Astrée se démarquent par des délais particulièrement comprimés, compris entre 2 et 12 jours. Attijari Bank se distingue comme la plus prompte, avec une fourchette d’exécution de deux à huit jours seulement.

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Stablecoins : le Nigeria et l’Afrique du Sud en tête de la demande en Afrique

19. Februar 2026 um 17:28

Une enquête montre que le Nigeria et l’Afrique du Sud, les deux plus grandes économies d’Afrique, sont en tête en termes de demande croissante de monnaies stables et sont les plus optimistes quant à leur potentiel.

Les monnaies stables sont l’un des moyens les plus rapides et les moins coûteux de transférer de l’argent dans les pays pauvres. Mais comme 99 % d’entre elles, telles que les monnaies dominantes Tether et USDC, sont indexées sur le dollar, elles soulèvent également des inquiétudes quant à la dollarisation de l’économie et à la fuite des capitaux.

Publié mercredi 18 février, intitulé « Rapport sur l’utilité des stablecoins » et mené par YouGov en collaboration avec les sociétés de cryptomonnaies PVNK, Coinbase et Artemis, ce rapport a recueilli les avis de plus de 4 650 personnes originaires de 15 pays qui possèdent ou envisagent de posséder des stablecoins ou des cryptomonnaies, précise Reuters.

Ce type de monnaie est aujourd’hui principalement utilisé pour les transferts de fonds entre les marchés de cryptomonnaies. Le Boston Consulting Group estimait dans un rapport publié l’année dernière que près de neuf dixièmes des transactions en stablecoins étaient liées au trading de cryptomonnaies. Tandis que les transactions servant à payer des biens ou des services représentaient environ 6 %.

En outre, le rapport affirme que la demande de stablecoins augmente sur d’autres marchés émergents comme l’Inde. De même qu’il montre que plus de la moitié des personnes interrogées ont augmenté leurs avoirs en stablecoins au cours de l’année écoulée. Les économies en développement enregistrant les tendances les plus marquées.

Ainsi, les statistiques indiquent qu’environ 80 % des participants à l’enquête au Nigéria et en Afrique du Sud possèdent déjà des stablecoins. Tandis que plus de 75 % d’entre eux ont l’intention d’accroître encore leurs avoirs au cours de l’année à venir.

Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars

Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars. Il est dominé par des devises liées au dollar telles que Tether (185 milliards de dollars) et USDC (75 milliards de dollars). Et il devrait encore se développer suite à des mesures réglementaires américaines telles que le Genius Act.

Néanmoins, les banquiers centraux des économies émergentes restent prudents, craignant que des monnaies stables n’épuisent les dépôts bancaires nationaux, compromettant ainsi la politique monétaire et facilitant simultanément la fuite des capitaux.

L’enquête a également mis en évidence que la popularité décroissante des stablecoins dans les magasins et en ligne constitue un obstacle à leur adoption plus large dans les achats et abonnements quotidiens.

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Starlink est à nos portes …

19. Februar 2026 um 16:45

En toute simplicité, Starlink c’est la promesse d’un internet venu des étoiles pour guérir nos déserts numériques. Ce projet n’est plus une fiction, il est officiellement annoncé sur le site de SpaceX avec une arrivée prévue pour 2026, et se trouve actuellement en cours d’étude par les autorités compétentes qui en évaluent le cadre légal. L’impact sur le quotidien des Tunisiens s’annonce comme un véritable choc des extrêmes.

D’un côté, l’espoir est immense, surtout, pour une famille isolée dans les hauteurs de Thala ou un agriculteur du Sud, Starlink offre enfin une égalité de chances, transformant chaque foyer oublié en un centre connecté au monde, sans attendre le déploiement d’une fibre.

De l’autre, la réalité économique risque de freiner brutalement cet enthousiasme : avec des prix de kit d’installation et des frais d’abonnement qui s’annoncent, a priori, quasi-élevés, le service pourrait s’apparenter à un luxe inaccessible pour une fraction des ménages, creusant potentiellement une nouvelle fracture sociale entre une élite connectée à l’espace et une population restée au sol.
Par ailleurs, face à la présence éventuelle d’un géant privé dans notre ciel, la perplexité est légitime : peut-on confier notre autonomie numérique à une constellation étrangère sans craindre pour nos données et pour l’avenir de nos propres opérateurs historiques ?

Pour dissiper ces inquiétudes, des garde-fous rigoureux pourraient être instaurés, tels que l’obligation de stockage local des données, une contribution financière aux fonds nationaux de télécommunications, et une négociation ultra-active visant le réajustement des tarifs proposés…

C’est à ce prix seulement que nous pourrons réguler cette lumière orbitale, en veillant à ce qu’elle éclaire nos foyers sans fragiliser notre autonomie.

 

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Note :

Propulsé par SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, Starlink révolutionne la connectivité mondiale grâce à une constellation de satellites circulant en orbite terrestre basse ; cette proximité unique avec le sol permet de réduire considérablement la distance parcourue par les signaux, offrant ainsi une latence ultra-faible et une réactivité instantanée, jusque-là impossibles avec le satellite traditionnel.

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Croissance sous perfusion : le FMI met Pékin face au mur de la consommation

19. Februar 2026 um 15:11

Dans son évaluation annuelle publiée le 18 février, le Fonds monétaire international (FMI) appelle la Chine à faire de la transition vers un modèle de croissance tiré par la consommation une priorité nationale. Tout en estimant que la dépendance persistante aux exportations et à l’investissement atteint ses limites.

Le Conseil d’administration du FMI a achevé le 13 février ses consultations au titre de l’article IV avec la Chine. Un exercice annuel visant à évaluer les politiques économiques et financières des pays membres. Les autorités chinoises ont accepté la publication du rapport des services du Fonds.

Malgré une succession de chocs ces dernières années, l’économie chinoise a fait preuve de résilience. La croissance du PIB réel devrait atteindre 5 % en 2025, conformément à l’objectif gouvernemental. Elle est soutenue par la vigueur des exportations et par des mesures de relance. L’excédent du compte courant est attendu à 3,3 % du PIB. Tandis que la faible inflation – proche de 0 % en moyenne – a contribué à une dépréciation du taux de change réel, renforçant la compétitivité extérieure.

Cette dynamique masque toutefois une faiblesse persistante de la demande intérieure privée. Les pressions déflationnistes demeurent, alimentées notamment par la crise prolongée du secteur immobilier et par un système de protection sociale jugé insuffisant.

Ralentissement attendu et risques orientés à la baisse

Le FMI anticipe un ralentissement de la croissance à 4,5 % en 2026, sous l’effet des incertitudes liées aux politiques tarifaires et commerciales, du vieillissement démographique, du recul de la rentabilité des investissements et du ralentissement de la productivité. Les risques pesant sur les perspectives économiques sont jugés majoritairement orientés à la hausse, notamment en cas d’aggravation de la crise immobilière ou d’escalade des tensions commerciales.

Le Conseil d’administration du FMI plaide pour une politique macroéconomique plus expansionniste, centrée sur la relance budgétaire, complétée par un nouvel assouplissement monétaire et une plus grande flexibilité du taux de change. Les dépenses publiques devraient être réorientées afin de soutenir la consommation et le logement. Tout en réduisant les investissements jugés inefficaces et certaines subventions industrielles.

Le FMI insiste également sur la nécessité de réformes structurelles, notamment pour faciliter l’ajustement du secteur immobilier, résoudre le problème des logements inachevés, renforcer le système de sécurité sociale et réduire l’épargne de précaution des ménages. L’assouplissement du système d’enregistrement des ménages et une fiscalité plus progressive figurent parmi les leviers recommandés pour stimuler la consommation.

Par ailleurs, le FMI soulignent que ces mesures pourraient augmenter la part de la consommation dans le PIB d’environ quatre points de pourcentage d’ici cinq ans, renforçant la résilience de l’économie chinoise. Étant donné que la Chine contribue à près de 30 % de la croissance mondiale, un rééquilibrage de son modèle de développement aurait des retombées positives à l’échelle internationale.

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La cotation de PGH et de LAND’OR suspendue pour un jour 

19. Februar 2026 um 15:01

La Bourse de Tunis (BVMT) a annoncé, jeudi 19 février, la suspension de la cotation des titres de la société « Poulina Group Holding » et de ceux de la société « LAND’OR », pour la journée du jeudi 19 février 2026.

Cette suspension n’est pas anodine et concernerait « un dossier stratégique », à savoir que PGH a déposé « une offre non engageante pour racheter une participation majoritaire dans le capital du groupe Land’Or », l’un des acteurs majeurs de la filière agroalimentaire et de l’industrie fromagère tunisiennes.

A noter que dans un communiqué publié sur le site du Conseil du marché financier, Poulina souligne qu’il a déposé cette offre le 18 février 2026 auprès du fonds d’investissement étranger Maghreb Private Equity Fund IV LLC, actionnaire de référence de Land’Or.

Affaire à suivre.

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