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Heute — 09. März 2026Haupt-Feeds

Tunisie connectée : mobiles et internet en forte croissance

09. März 2026 um 12:34

Le nombre d’abonnements à l’internet mobile en Tunisie est passé de 3,4 millions en 2013 à 11,6 millions en 2023, tandis que le total des abonnements aux services mobiles (Tunisie Télécom, Ooredoo Tunisie, Orange Tunisie, Lycamobile et Cayon Cloud Communications 3C) a atteint 16,2 millions en 2023, contre 12,7 millions en 2013, selon le « Rapport Annuel sur les Indicateurs d’Infrastructure 2023 », publié le 6 mars par l’INS.

Le taux de couverture de la population par les services 3G a progressé de 89,5 % en 2013 à 99,2 % en 2023, résultat des investissements dans la modernisation des infrastructures, l’extension et la densification du réseau, ainsi que l’amélioration de la qualité et de la diversité des services.

Le secteur de la téléphonie fixe a également connu une forte progression entre 1994 et 2023. Le nombre d’abonnements a atteint 1,9 million en 2023, contre 0,5 million en 1994, portant la densité téléphonique fixe à 15,7 lignes pour 100 habitants, contre 5,3 lignes en 1994. Les prévisions indiquent 2 millions d’abonnements en 2024, soit une densité de 16,4 lignes pour 100 habitants.

Le secteur de l’internet fixe a suivi une trajectoire similaire, avec un passage de 0,60 million d’abonnements en 2013 à 1,7 million en 2023, portant la densité à 14,5 abonnements pour 100 habitants, contre 5,5 abonnements pour 100 habitants en 2013.

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L’UE passe à l’action pour alléger la facture énergétique de son industrie

09. März 2026 um 11:59

L’Union européenne envisage des mesures à court terme liées aux taxes sur l’énergie, aux redevances de réseau et à la tarification du carbone. Objectif : alléger la pression sur les industries touchées par les prix élevés de l’énergie. C’est ce que révèle un document consulté par Reuters.

Bruxelles recherche des solutions rapides après que des entreprises ont averti que les coûts énergétiques élevés les empêchaient de suivre le rythme de leurs concurrents chinois et américains. Et ce, avant même la flambée des prix du pétrole et du gaz de ces derniers jours, conséquence de la guerre israélo-américaine contre Iran.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée à présenter des propositions que les dirigeants de l’UE pourront examiner lors du sommet du 19 mars.

Ainsi, un document de la Commission, préparé en vue d’une réunion des commissaires à l’énergie vendredi prochain, a montré que les 27 étudient des mesures à court terme pour aider les régions et les secteurs les plus touchés. Sans pour autant remettre en question la législation climatique visant à faire évoluer l’Europe vers un système énergétique moins coûteux et à faibles émissions de carbone.

« Toute proposition de modification de la législation ne sera pas couronnée de succès immédiatement et pourrait nécessiter une solution transitoire pour réduire les prix de l’énergie au cours des deux à cinq prochaines années. Et ce, jusqu’à ce que la transition vers une énergie propre réduise la pression sur les prix de l’énergie, comme cela a déjà été le cas dans certaines régions ». C’est encore ce qu’indique le document consulté par Reuters.

Enfin, la Commission note que les gouvernements n’utilisent pas suffisamment les outils existants pour réduire les coûts énergétiques de l’industrie. Et notamment les aides d’État destinées à compenser les coûts liés au carbone et les contrats qui garantissent aux consommateurs industriels un prix fixe de l’énergie.

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Cash ou chèques : pourquoi les liquidités dominent-elles aujourd’hui en Tunisie ?

09. März 2026 um 11:36

Pour les experts, la hausse des billets et monnaies en circulation est la conséquence directe de la Loi sur les chèques. Les Tunisiens privilégiant désormais les liquidités plutôt que les chèques. Cette dynamique se traduit par plus de 27,8 milliards de dinars en circulation au 5 mars 2026, en hausse de 19 %.Des chiffres annoncée par la Banque centrale de Tunisie ( BCT) 

La même source affirme que les revenus du travail ont augmenté de 6,7 % au début de 2026, atteignant 1,4 milliard de dinars. Tandis que les recettes touristiques ont dépassé 1 milliard de dinars, en progression de 4,8 %. Les avoirs nets en devises ont également grimpé à 25,1 milliards de dinars; contre 23,2 milliards un an plus tôt. Ce qui renforce la liquidité extérieure, malgré la montée de la demande de cash.

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Tensions au Moyen-Orient : Beyrouth et le Golfe sous le feu

09. März 2026 um 11:12

L’entité sioniste a annoncé lundi 9 mars 2026 des frappes contre des « infrastructures du régime » en Iran et a mené à l’aube une opération héliportée dans l’est du Liban.Tout en bombardant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.

En réponse, l’Iran a lancé des salves de missiles et de drones vers Israël et les pays voisins du Golfe. L’Arabie saoudite a condamné ces actions, qualifiant les attaques iraniennes d' »agressions injustifiables ».

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EgyptAir reprend ses vols vers Sharjah, Dubaï et Abou Dhabi

09. März 2026 um 11:07

La compagnie aérienne EgyptAir a annoncé la reprise progressive de certains de ses vols vers Sharjah à raison d’un vol par jour, et de deux vols vers Dubaï à compter de ce lundi 9 mars. Et ce, en plus d’assurer un vol quotidien vers Abu Dhabi à compter du mardi 10 mars 2026, en coordination avec les autorités aéroportuaires d’Abu Dhabi.

Le transporteur aérien EgyptAir explique, dans un communiqué publié dimanche 8 mars 2026, que la reprise des vols fait suite aux derniers développements dans la région et en coordination avec les autorités de l’aviation civile concernées dans les États arabes du Golfe.

Dans ce contexte, la compagnie précise que ces vols visaient principalement à transporter les passagers ayant déjà des réservations sur des vols EgyptAir sans frais supplémentaires. Assurant ainsi leur retour chez eux. Car ces passagers sont prioritaires et représentent la grande majorité des sièges disponibles.

L’entreprise a également pris un certain nombre de mesures pour alléger le fardeau des voyageurs, notamment en supprimant les frais de modification de billets pendant cette période. Cette disposition intervient dans le cadre de son engagement à soutenir ses clients. Tout en facilitant leur retour, compte tenu des circonstances actuelles qui règnent dans la région du Moyen-Orient.

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Guerre au Moyen-Orient : le prix du pétrole explose 

09. März 2026 um 10:37

Le marché pétrolier mondial s’enfonce dans une période de forte instabilité, plusieurs pays du Golfe ayant réduit leur production. Tandis que la guerre en Iran maintient le détroit d’Ormuz pratiquement fermé au trafic commercial.

Les Émirats arabes unis et le Koweït ont déjà commencé à diminuer leur production et leurs activités de raffinage en raison de la baisse des approvisionnements. Une tendance également observée en Irak. D’autres États de la région pourraient suivre, car de nombreux pétroliers évitent désormais le détroit d’Ormuz. Ce qui réduit le nombre de navires disponibles pour charger le brut. Une fois ces navires remplis, les capacités de stockage terrestres pourraient rapidement atteindre leurs limites.

Le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. Le détroit d’Ormuz — par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial — reste largement inaccessible au commerce maritime. Une partie de la production régionale peut toutefois contourner cette voie stratégique, l’Arabie saoudite redirigeant déjà une quantité importante de brut vers la mer Rouge pour l’exportation.

De son côté, l’Iran affirme qu’il ne cédera pas aux frappes américaines et israéliennes lancées le 28 février…

Face à ces tensions, les analystes estiment que les prix du pétrole dépassent déjà le seuil psychologique des 100 dollars le baril. La semaine dernière, le Brent avait bondi de près de 30 %.

D’autres références régionales ont déjà dépassé cette barre. Le contrat à terme sur le brut Murban d’Abou Dhabi a clôturé dimanche à 103 dollars le baril; tandis que celui d’Oman a atteint 107 dollars. À Shanghai, le contrat à terme sur le pétrole brut chinois a terminé à 109 dollars.

Pour les spécialistes du marché, chaque jour de perturbation accentue les tensions. « Dans un tel contexte, il n’existe pratiquement pas de plafond à court terme pour les prix », estime Stefano Grasso, gestionnaire de portefeuille du fonds singapourien 8VantEdge.

Afin de contenir la flambée des prix, Washington a également autorisé l’Inde à accéder à du pétrole russe stocké dans des installations flottantes.

L’Asie, très dépendante des importations de brut du Moyen-Orient, ressent déjà fortement les effets de la crise. Au Japon, où plus de 90 % du pétrole provient de cette région, les raffineurs demandent l’accès aux réserves nationales. La Chine a, pour sa part, réduit ses exportations de carburants afin de stabiliser les prix intérieurs. Alors que la Corée du Sud envisage de réintroduire un plafonnement des prix du pétrole pour la première fois depuis trois décennies.

En Europe, les répercussions se font également sentir. Le prix du kérosène dans le nord-ouest du continent a atteint un niveau record de 1 528 dollars la tonne, soit plus de 190 dollars le baril.

Selon les analystes de la banque ING Groep, le scénario central prévoit désormais un mois de perturbations : deux semaines d’arrêt quasi total des flux suivies de deux semaines de reprise partielle à environ 50 % de la capacité.

Dans le scénario le plus pessimiste, un arrêt complet des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pendant trois mois pourrait provoquer une flambée historique des prix au cours du deuxième trimestre.

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Choc pétrolier au Golfe : la Tunisie serait-elle au bord de l’explosion inflationniste ?

09. März 2026 um 10:30

La flambée des prix du pétrole, dopée par les tensions au Moyen-Orient, frappe de plein fouet l’économie tunisienne. Alors que la loi de finances 2026 misait sur un baril à 63-70 dollars, il flirte désormais avec les 80 dollars, creusant un surcoût de 164 millions de dinars par dollar supplémentaire sur la compensation énergétique.

Inflation importée : +1 à 1,5 point en vue

Ce choc exogène menace d’ajouter 1 à 1,5 point à l’inflation, déjà à 5 % en février selon l’INS. Les produits pétroliers, plastiques et transports voient leurs coûts bondir, érodant le pouvoir d’achat des ménages et renchérissant la production industrielle.

Budget asphyxié : subventions sous tension

Les subventions énergétiques, prévues à 5 milliards de dinars, pourraient gonfler de 50 % à 7,5 milliards si les prix persistent. Le déficit commercial s’aggrave avec des réserves de change au plus bas. Tandis que le déficit public (6,5 % du PIB) force des choix douloureux : salaires, investissements ou austérité ?

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Le prix du baril à 115$ : pic choc depuis 2022

09. März 2026 um 10:23

Le prix du baril de pétrole a franchi la barre des 115 dollars pour la première fois depuis 2022, atteignant même près de 120 dollars. Cette flambée s’explique par la guerre au Moyen-Orient et un conflit jugé durable, qui pèsent lourdement sur l’offre mondiale.

Les médias occidentaux affirment que le président américain, Donald Trump, de son côté, anticipe une baisse des tarifs une fois la menace iranienne neutralisée; malgré le dépassement allègre des 100 dollars actuels.

CCependant, cette hausse marque un pic significatif, ravivant les tensions géopolitiques et économiques mondiales, avec des répercussions potentielles sur l’inflation et les marchés énergétiques en Tunisie et en Afrique du Nord.

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Le fils de Khamenei devient guide suprême de l’Iran

09. März 2026 um 09:47

L’Assemblée des experts d’Iran a nommé, dimanche 8 mars, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, comme nouveau dirigeant suprême du pays, dans un contexte de guerre.

La décision a été prise par l’Assemblée des experts, l’organe chargé de désigner le chef spirituel de la République islamique. Elle intervient quelques jours après la mort d’Ali Khamenei lors d’une frappe américano-israélienne dans le cadre de l’escalade militaire actuelle au Moyen-Orient.

Âgé d’une cinquantaine d’années, Mojtaba Khamenei est considéré comme un religieux conservateur influent, disposant de solides liens avec les Gardiens de la révolution et les cercles sécuritaires du régime. Bien qu’il n’ait jamais occupé de fonction officielle majeure, il était depuis longtemps perçu comme un successeur potentiel de son père.

Sa nomination marque un moment inédit dans l’histoire de la République islamique : pour la première fois depuis la révolution de 1979, le pouvoir passe directement du père au fils, ce qui alimente les critiques sur une possible dérive dynastique du système politique iranien.

Cette transition intervient alors que la guerre entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis s’intensifie dans la région. Les frappes aériennes et les attaques de drones se multiplient au Moyen-Orient, faisant plus d’un millier de morts en Iran, selon des responsables iraniens. Le conflit a également provoqué une forte hausse des prix du pétrole et une chute de plusieurs marchés financiers asiatiques.

Sur le plan diplomatique, la réaction internationale reste prudente mais inquiète. Le président américain Donald Trump a critiqué la nomination du nouveau guide suprême, laissant entendre que Washington pourrait adopter une ligne dure à son égard.

Depuis le Vatican, le pape Léon a de son côté mis en garde contre une spirale de violence dans la région. Il a appelé à mettre fin aux bombardements et à reprendre le dialogue afin d’éviter que le Moyen-Orient ne sombre davantage dans « la haine et la peur ».

Alors que Téhéran cherche à afficher l’unité autour de son nouveau dirigeant, de nombreux observateurs estiment que la prise de pouvoir de Mojtaba Khamenei pourrait durcir encore la position iranienne face à l’Occident et accentuer l’instabilité régionale.

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Gestern — 08. März 2026Haupt-Feeds

L’intelligence artificielle au cœur de la guerre

08. März 2026 um 15:41

L’intelligence artificielle (IA) change la manière de penser et de faire la guerre. De Gaza à Téhéran, l’IA est une pièce maîtresse de la guerre menée par les Israéliens et les Etats-Unis. Il s’agit là d’un phénomène caractéristique de l’évolution des moyens technologiques mobilisés dans les guerres modernes. Une nouvelle donne renforce le caractère asymétrique du rapport de forces entre les forces israélo-américaines et iraniennes. L’usage de l’IA pose aussi des questions juridiques et éthiques non négligeables.

 

L’IA : nouvelle arme

Le progrès technologique constitue un enjeu majeur pour les forces armées. Que ce soit sur les plans stratégique ou opérationnel, la puissance militaire s’apprécie à travers la maîtrise des nouveaux moyens technologiques (au cœur desquels se développe l’intelligence artificielle) : objets connectés, systèmes d’armes létales autonomes, robots et drones militaires (aériens, terrestres et marins) qui assurent des missions de surveillance ou de combat dans les zones de conflit… Si ces nouvelles technologies affectent la définition et la condition même du soldat (qui se trouve soit éloigné du champ de bataille, soit renforcé dans ses moyens offensifs), la nouvelle donne technologique soulève plusieurs enjeux éthiques, stratégiques ou juridiques.

 

L’IA : un défi pour le droit international

Le droit international est confronté à l’évolution de la pratique de la guerre et de ses vecteurs ou acteurs militaires. Du « soldat augmenté » (aux aptitudes renforcées grâce à des dispositifs matériels et immatériels issus des progrès des technosciences) aux drones (commandés à distance permettant de frapper des adversaires sans intervention humaine directe), l’intelligence artificielle a ouvert un nouveau champ des possibles.

Il n’empêche, l’innovation technologique que représente la robotisation des instruments de guerre pose des questions éthiques et juridiques. Si la diminution du nombre de soldats tués ou blessés constitue un progrès au regard de l’éthique de la guerre, des interrogations persistent sur les conséquences de l’usage des armes autonomes (autonomisation des systèmes d’armes) : le recours à la force (y compris illégal) ne risque-t-il pas d’être facilité ? Sur les théâtres d’opération, comment, en termes algorithmiques, distinguer un combattant d’un non-combattant ? Comment garantir une réaction proportionnée ? En cas d’« erreur de jugement » du robot/drone militaire, à qui sera imputable un tel acte ? L’IA exige un cadre juridique qui reste difficile à concevoir et à mettre en œuvre.

 

L’IA : la privatisation de la guerre

Les guerres ou situations conflictuelles sont un marché économique qu’ont investi les géants technologiques américains. Ces derniers ont conclu des contrats avec les appareils de défense des puissances étatiques. Des liens qui ne sont pas sans poser des problèmes de dépendance pour ces dernières, y compris lorsqu’il s’agit de la première puissance mondiale.

Ainsi, la société de la Tech, « Palantir », est très liée à l’armée américaine. Cette société d’analyse de données vend ses services au département de la Défense et permet par exemple d’évaluer des cibles potentielles en temps réel.

Il y a quelques jours, Donald Trump a décidé que l’IA « Claude » d’Anthropic ne devait plus être utilisée par le Pentagone et par les entreprises liées au secteur de la Défense. Or, cette décision est confrontée à une difficulté : l’IA « Claude » est au cœur du logiciel de Palantir, que le Pentagone mobilise pour réaliser ses opérations militaires au Moyen-Orient.

Un autre cas illustre la situation de dépendance stratégique dans laquelle un Etat peut se retrouver à l’égard d’un acteur privé dans la technologie. Ainsi, si au début de la guerre russo-ukrainienne, le réseau Starlink a contribué à la défense et aux contre-offensives ukrainiennes (pour les communications tactiques de terrain, les échanges avec les centres de commandement, la géolocalisation des cibles, l’envoi d’images prises par drones…), le changement de position d’Elon Musk a pesé sur les capacités militaires offensives de l’Ukraine, en septembre 2022, en ce sens où il a refusé d’activer le réseau de satellites de télécommunications Starlink, exploité par sa société SpaceX, au-dessus de zones situées dans la mer Noire et la péninsule de Crimée, occupée par la Russie depuis 2014. En agissant ainsi, le milliardaire a empêché une attaque de drones navals ukrainiens contre les navires de guerre russes, basés dans le port de Sébastopol…

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Article 69 de la LF 2026 : la DGELF détaille l’amnistie fiscale

08. März 2026 um 15:21

La Direction générale des études et de la législation fiscales (DGELF) vient de publier une note explicative des dispositions de l’article 69 de la loi de finances pour l’année 2026, qui accorde une amnistie fiscale au titre des créances fiscales constatées, des infractions fiscales administratives et des déclarations fiscales non déposées ou celles rectificatives.

S’agissant des créances fiscales constatées, l’article 69 de la LF 2026 prévoit un abandon des pénalités de contrôle, de recouvrement et frais de poursuite, pour les créances fiscales constatées dans les écritures des receveurs des finances avant le 1er janvier 2026, ainsi que pour les créances fiscales constatées après le 1er janvier 2026 suite à une vérification fiscale ayant fait l’objet d’une notification des résultats et la conclusion d’une conciliation avant le 20 juin 2026, ou ayant fait l’objet d’une notification d’arrêtés de taxation d’office avant cette même date, à condition que ces opérations concernent des déclarations échues avant le 31 octobre 2025. Cet abandon s’applique également aux créances fiscales faisant l’objet de jugements prononcés en matière de contentieux de l’assiette de l’impôt et constatées avant le 20 juin 2026.

Pour bénéficier de cette amnistie, il faut souscrire un calendrier de paiement dans un délai maximum ne dépassant pas le 30 juin 2026, payer la première tranche et procéder au règlement des montants restants dus par tranches trimestrielles sur une période maximale de 5 ans.

Pour ce qui est des infractions fiscales, la LF 2026 prévoit l’abandon de 50% du montant restant dû à des pénalités relatives aux infractions fiscales administratives constatées dans les écritures des receveurs des finances avant le 20 juin 2026, ainsi que des frais de poursuite y afférents, à condition de payer 50% des montants exigibles en une seule fois au plus tard le 30 juin 2026, ou de fixer un calendrier de paiement pour les montants restants dus par tranches trimestrielles sur une période n’excédant pas 5 ans avec le paiement de la totalité de la première tranche dans un délai maximum ne dépassant pas le 30 juin 2026.

Concernant les déclarations fiscales non déposées et les déclarations rectificatives, l’amnistie accordée s’applique aux déclarations en défaut ainsi qu’aux déclarations rectificatives même déposées après l’intervention de l’administration fiscale ou après la notification des résultats d’une vérification fiscale. Elle prévoit l’abandon des pénalités exigibles pour les déclarations fiscales (y compris les actes, écrits et déclarations relatifs aux droits d’enregistrement), échues avant le 31 octobre 2025, et déposées du 1er janvier 2026 au 30 septembre 2026.

Pour bénéficier de cette amnistie, il faut déposer les déclarations en défaut ou celles rectificatives au plus tard fin septembre 2026 et payer le principal de l’impôt exigible lors du dépôt de la déclaration ou de l’enregistrement.

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Invasion de criquets pèlerins : la Tunisie dans la zone à risque

08. März 2026 um 11:47

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’année 2026 pourrait être marquée par un risque accru d’invasions de criquets pèlerins en Afrique. Les fortes pluies observées récemment en Afrique du Nord, ainsi que celles attendues dans les prochains mois, créent des conditions favorables à la reproduction de ces insectes ravageurs, rapporte afrique.le360.ma. « Ces phénomènes climatiques sont notamment liés au dipôle positif de l’océan Indien et au retour possible du phénomène El Niño, lesquels favorisent des précipitations inhabituelles dans plusieurs régions ».

Le rapport “Desert Locust Watch“ publié par la FAO fait état de plusieurs zones du continent qui seront particulièrement exposées entre mars et août 2026. En Afrique du Nord, le Maroc apparaît comme un foyer important de reproduction des criquets, en raison des pluies hivernales et printanières. Cette situation pourrait favoriser la formation d’essaims capables de se déplacer vers les pays voisins (Algérie, Tunisie, Mauritanie).

Ainsi, la Tunisie fait partie des pays menacés, surtout entre avril et mai. Même si les conditions climatiques locales ne favorisent pas forcément une reproduction massive, explique la FAO, le pays reste exposé à l’arrivée d’essaims d’adultes venant du Maroc ou éventuellement de l’Algérie. Ces migrations pourraient toucher certaines zones agricoles tunisiennes, notamment si les pluies printanières coïncident avec les déplacements des criquets.

D’autres régions d’Afrique sont également concernées. Au Sahel, des pays comme le Tchad et le Niger pourraient connaître une reproduction massive de criquets entre juin et août, en raison de pluies supérieures à la normale. Dans la Corne de l’Afrique, notamment à la Somalie, au Soudan et en Éthiopie, les conditions printanières pourraient aussi favoriser leur prolifération.

Une invasion importante de criquets représente une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire pour le continent africain en général, et pour la Tunisie en particulier. Ces insectes peuvent détruire rapidement de vastes surfaces de cultures, notamment les céréales. La FAO appelle donc les pays concernés, dont la Tunisie, à renforcer la surveillance et les systèmes d’alerte afin de détecter rapidement toute apparition d’essaims et limiter les dégâts potentiels sur l’agriculture.

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Flottille Soumoud : deux arrestations pour des soupçons d’escroquerie

08. März 2026 um 11:04

L’Unité d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale à El Aouina a été chargée, sous la supervision du ministère public près du pôle judiciaire économique et financier, d’ouvrir une enquête judiciaire portant sur les dons récoltés pour la Flotillte Soumoud. Des soupçons d’association en vue de blanchiment d’argent, d’escroquerie et de détournement de fonds issus de dons à des fins personnelles.

L’enquête concernerait plusieurs responsables et membres de la « Flottille maghrébine de la Résilience pour briser le blocus de Gaza ».

Et c’est vraiment dommage qu’on assiste une fois de plus à ce genre de comportement d’une certaine partie de la société civile tunisienne.

Citée par une radio privée, une source judiciaire affirme que « Wael Nawar et son épouse Jawaher Chana auraient été interpellés dans le cadre des investigations en cours, visant à vérifier l’origine des financements ainsi que les modalités de gestion des fonds collectés à travers les dons ». Les investigations se poursuivent sur ordre judiciaire afin d’éclaircir l’ensemble des circonstances de l’affaire  portant sur la Flotille Soumoud et de déterminer les responsabilités légales.

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Tunisie – Vers la fin des factures papier pour les prestataires de services?

07. März 2026 um 22:17

Le ministère des Finances lancera, le 30 mars 2026, d’une plateforme visant à faciliter l’adhésion des prestataires de services au système de facturation électronique.

L’annonce a eu lieu lors d’une audition tenue jeudi 5 mars par la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). A cette occasion, les cadres du ministère ont souligné que le coût de la facturation électronique demeure inférieur à celui du format papier, en plus d’offrir des avantages majeurs en termes d’archivage des documents et de simplification des procédures administratives.

Concernant l’application de ce dispositif aux professions libérales, le département des Finances précise que le système a été adapté aux spécificités de ces activités à travers l’émission de notes d’honoraires, et que des mesures techniques et matérielles seront prises pour accompagner les personnes assujetties au régime papier dans leur transition vers le numérique.

Par contre, les fraudeurs ont de soucis à se faire. En effet, sur le plan du rendement financier, il est souligné que le flux de données généré par la facturation électronique permettra aux services fiscaux de réaliser les audits nécessaires pour garantir l’équité fiscale et renforcer les ressources de l’État.

De façon globale, l’accent a été mis sur le fait que la transformation digitale constitue un levier indispensable pour lutter contre l’évasion fiscale. Et les députés ont rappelé que l’adhésion au système est une obligation légale incombant aux contribuables, tout en précisant que le ministère a déjà mené plusieurs campagnes de sensibilisation à cet effet.

Il est à rappeler que, bien que le système de facturation électronique ait été instauré dès 2016 sur une base volontaire, il est impératif de développer ses performances afin de réduire la fraude fiscale et l’économie informelle, tout en assurant la transparence des transactions financières et commerciales pour optimiser la mobilisation des recettes publiques.

Du travail en perspective.

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8 mars : l’UpM affiche un leadership féminin inédit

07. März 2026 um 21:53

À la veille de la Journée internationale des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, l’Union pour la Méditerranée (UpM) a annoncé la nomination de cinq nouveaux secrétaires généraux adjoints, dont quatre femmes, renforçant ainsi la parité au sein de son équipe dirigeante, selon un communiqué de l’organisation.

Avec cette nouvelle configuration – qui s’ajoute au poste de secrétaire général occupé par Nasser Kamel – le nombre de secrétaires généraux adjoints s’élève désormais à six, dont une majorité de femmes.

Pour l’organisation, cette évolution traduit un engagement concret en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que des valeurs euro-méditerranéennes qu’elle promeut auprès de ses 43 États membres.

Ces nominations interviennent dans le prolongement de l’adoption, en novembre 2025 à Barcelone, de la nouvelle vision stratégique de l’Union et de sa réforme institutionnelle, approuvées lors du 10ᵉ Forum régional de l’UpM. Elles visent à doter l’organisation d’une équipe dirigeante disposant d’une expertise diversifiée et d’une représentation géographique équilibrée couvrant l’ensemble de la région euro-méditerranéenne.

L’UpM rappelle que l’égalité entre les femmes et les hommes constitue l’un des axes prioritaires de son agenda régional, renforcé notamment par cinq conférences ministérielles consacrées au rôle des femmes dans la société, ainsi que par les conclusions de la cinquième Déclaration ministérielle adoptée à Madrid en 2022.

En 2026, l’organisation met en œuvre plusieurs programmes destinés à accroître la participation des femmes dans des secteurs stratégiques, notamment les systèmes agricoles et alimentaires, la transition énergétique, l’entrepreneuriat, l’inclusion numérique, ainsi que les enjeux liés au nexus climat-paix-sécurité.

Créée en juillet 2008 dans le prolongement du Processus de Barcelone, l’Union pour la Méditerranée réunit 43 pays membres autour d’objectifs de coopération régionale et de dialogue, à travers la mise en œuvre de projets concrets en faveur du développement durable et de l’intégration euro-méditerranéenne.

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Assistance fiscale : +21,7 % d’appels, réponse quasi totale

07. März 2026 um 19:00

La demande d’information fiscale à distance en Tunisie est en nette hausse. La Direction générale des impôts (DGI) fait état d’une augmentation de 21,72 % des appels à son centre d’information au cours des 2 deux premiers mois de l’année 2026, avec un taux de réponse de 99,9 %.

Ainsi, entre janvier et fin février 2026, explique la DGI, le centre a traité 5 911 appels portant sur 7 432 questions. Et pour le seul mois de février, 2 681 appels ont été enregistrés, concernant 3 382 questions, avec un taux de satisfaction de 86,6 %.

Les personnes physiques représentent 52 % des demandes, contre 48 % pour les personnes morales. Les questions portent principalement sur la plateforme fiscale TEJ (24,30 %), la facturation électronique (11,23 %) et l’impôt sur le revenu (11,03 %).

Sur le plan sectoriel, le secteur des services concentre 31,91 % des demandes, contre 68,09 % pour les autres activités.

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Coup de froid sur l’emploi américain en février

07. März 2026 um 17:33

Le marché du travail américain a affiché des tendances fortement négatives le mois dernier: perte d’emplois (inattendue et importante) et hausse du chômage.

Plus précisément, le rapport mensuel du ministère du Travail américain, publié vendredi 6 mars, a montré que les emplois non agricoles ont diminué de 92 000 en février, après une augmentation de 126 000 en janvier. C’est la troisième fois en cinq mois que les effectifs salariés diminuent dans l’économie américaine. Dans ce contexte, le taux de chômage aux États-Unis a atteint 4,4 %, alors que les analystes prévoyaient qu’il resterait à 4,3 %.

Du côté des salaires, le secteur de la santé a été le plus durement touché. Habituellement moteur de croissance, il a enregistré une perte de 28 000 emplois. Cette situation semble largement imputable à la grève de Kaiser Permanente, qui a mis au chômage technique plus de 30 000 personnes à Hawaï et en Californie. Bien que la grève soit désormais terminée, elle a eu lieu pendant la semaine de paie, ce qui a pesé sur le total.

Le secteur des services informatiques, déjà fortement touché par les suppressions d’emplois liées à l’IA, a enregistré 11 000 nouvelles pertes de postes et perd désormais en moyenne 5 000 emplois par mois depuis un an. Le secteur manufacturier, quant à lui, a perdu 12 000 emplois, malgré les droits de douane imposés par Trump…

Les effectifs dans les secteurs du transport et de l’entreposage ont également diminué de 11 000 postes. En revanche, le secteur social a été l’un des rares à enregistrer une augmentation, avec 9 000 emplois supplémentaires.

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Menace sur l’énergie mondiale : l’avertissement du Qatar

07. März 2026 um 15:20

Le Qatar met en garde contre un risque majeur pour les marchés énergétiques mondiaux : si le conflit en cours au Moyen-Orient se prolonge, les pays du Golfe pourraient être contraints de suspendre leurs exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) dans les prochaines semaines.

Dans un entretien accordé au Financial Times, le ministre qatari de l’Énergie, Saad Sherida al-Kaabi, a déclaré que l’escalade militaire dans la région pourrait pousser l’ensemble des exportateurs du Golfe à invoquer la force majeure, interrompant ainsi leurs livraisons d’hydrocarbures vers les marchés internationaux.

Selon lui, si les hostilités persistent, la perturbation des infrastructures et des routes maritimes pourrait rendre les exportations impossibles pour plusieurs producteurs majeurs de la région.

À souligner que le Qatar a déjà été contraint d’arrêter une partie de sa production de GNL après les attaques iraniennes visant des installations énergétiques dans le Golfe. Or, le pays représente à lui seul environ 20 % de l’offre mondiale de GNL, ce qui joue un rôle clé dans l’approvisionnement énergétique de l’Europe et de l’Asie.

Le ministre a averti que la poursuite du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, le baril de pétrole pouvant atteindre 150 dollars, tandis que les prix du gaz pourraient grimper à 40 dollars par million de BTU.

La situation est d’autant plus critique que les tensions menacent la sécurité du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Les attaques et les risques sécuritaires ont déjà perturbé le trafic maritime et poussé certaines compagnies à suspendre leurs opérations…

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Tunisie: les femmes gagnent du terrain dans les conseils d’administration, mais le chemin reste long

07. März 2026 um 13:57

Malgré les efforts et initiatives pour promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, la Tunisie continue de faire face à un long chemin. Les données récentes montrent que les avancées restent encore limitées, mais elles traduisent un mouvement concret. 

La Bourse de Tunis a accueilli, vendredi 6 mars 2026, l’édition locale de l’initiative internationale Ring the Bell for Gender Equality, organisée à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Cet événement a rassemblé des représentants du marché financier, des sociétés cotées et des partenaires internationaux pour échanger sur des stratégies visant une croissance inclusive et durable. 

La participation féminine était particulièrement notable, soulignant l’engagement réel des institutions financières et de leurs partenaires. Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a annoncé que la part des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes s’établit désormais à 19 %, contre 17 % l’an dernier. 

Avec ce résultat, la Tunisie se situe dans la moyenne des pays du G20, devant des nations comme l’Inde, le Brésil, la Chine ou encore l’Arabie saoudite. Pourtant, selon Bilel Sahnoun, ces progrès demeurent essentiellement le fruit d’initiatives volontaires des entreprises. « Beaucoup dépend encore de la volonté et des choix des dirigeants », a-t-il souligné. 

Pour accélérer l’évolution, il plaide pour la mise en place d’un cadre légal, rappelant que les pays ayant adopté des quotas ont enregistré les avancées les plus rapides. L’objectif serait de tendre vers un niveau similaire à celui de la France, où la loi Copé-Zimmermann impose que 40 % des sièges dans les conseils d’administration soient occupés par des femmes. 

En Europe, la représentation féminine varie fortement selon les pays. En 2025, la France domine avec 46,9 % de femmes dans les conseils, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande et l’Espagne. Les écarts, allant de 11,3 % à 46,9 %, s’expliquent principalement par les mesures légales obligeant une présence minimale de femmes dans les instances dirigeantes. Un exemple concret en Tunisie est le conseil d’administration de la Bourse de Tunis, présidé par Sonia Ben Fraj – la première femme à occuper ce poste depuis la création de l’institution. Sur 11 membres, 3 sont des femmes, et un appel à candidatures est lancé pour recruter deux administrateurs indépendants, renforçant ainsi la diversité au sein du conseil. 

Florence Basty, représentante d’ONU Femmes, partenaire de l’initiative, a salué ce partenariat durable avec la Bourse de Tunis. « C’est un privilège de conduire cette action avec une institution qui s’engage concrètement en faveur de l’autonomisation des femmes  », a-t-elle déclaré. 

A noter qu’à l’échelle mondiale, plus de 12 000 entreprises ont signé les Women’s Empowerment Principles. En Tunisie, une quarantaine d’entre elles se sont engagées, et l’objectif est de voir ce nombre croître, notamment grâce à l’implication du secteur privé et des marchés financiers. 

Les marchés financiers jouent également un rôle dans l’évolution des pratiques des entreprises, en imposant des standards de gouvernance et de transparence, notamment via les critères ESG (environnementaux sociaux et de gouvernance). 

Au passage, Bilel Sahnoun a précisé que 17 entreprises cotées ont déjà publié leur reporting ESG, auxquelles s’ajoute la Bourse de Tunis elle-même. L’année prochaine, d’autres suivront, permettant de mieux mesurer l’engagement réel des sociétés en matière d’égalité et d’établir des indicateurs précis de performance. 

Pour replacer la question dans un contexte global, Florence Basty a rappelé que, selon le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial, il faudra encore 123 ans pour atteindre l’égalité entre hommes et femmes au rythme actuel, ce qui souligne l’importance d’accélérer les initiatives.

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