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L’Iran promet d’anéantir le Stargate AI d’Abou Dhabi

06. April 2026 um 15:44

Dans une vidéo de propagande saisissante, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a désigné le centre de données Stargate AI d’Abou Dhabi comme cible prioritaire en cas de frappe militaire, promettant son « anéantissement total et absolu ». Estimé à plus de 30 milliards de dollars et soutenu par OpenAI, Nvidia, Oracle et SoftBank, ce méga-projet d’infrastructure d’intelligence artificielle se retrouve au cœur d’une escalade verbale inédite entre Téhéran et Washington.

La vidéo diffusée par le CGRI frappe par sa précision délibérée : elle montre la Terre depuis l’espace, avant de zoomer sur Abou Dhabi via Google Maps pour localiser le site, en apparence désertique. Un message y apparaît : « Rien ne nous échappe, même si Google le cache. » La séquence bascule ensuite sur une vue nocturne révélant l’étendue réelle des installations. Un avertissement aussi visuel que calculé.

Ces menaces s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes. Début avril, l’armée iranienne avait déjà mis en cause de grandes entreprises américaines, parmi lesquelles Apple, Google, Meta, Intel et Microsoft, les accusant de liens avec les forces armées des États-Unis et menaçant leurs infrastructures au Moyen-Orient.

Le porte-parole du CGRI, Ebrahim Zolfaghari, a depuis élargi ces menaces aux installations américaines et israéliennes dans la région, en réponse à l’ultimatum de Donald Trump évoquant d’éventuelles frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes. A noter que cet ultimatum, qui devait prendre fin lundi 6 avril, a été repoussé à mardi 7 avril à 20 heures (heure de Washington).

La cible désignée n’est pas anodine. Annoncé en mai 2025 et encore partiellement en construction, le centre de données Stargate AI d’Abou Dhabi ambitionne de devenir l’un des plus grands hubs d’intelligence artificielle au monde, avec une capacité de calcul d’un gigawatt destinée à soutenir les applications d’IA et les services cloud. Le projet associe des partenaires de premier rang : OpenAI, Cisco, Nvidia, Oracle, SoftBank et le groupe émirati G42.

A suivre.

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La flambée de l’essence relance l’inflation aux États-Unis

06. April 2026 um 15:28

La hausse des prix de l’essence aux États-Unis devrait se traduire dans les prochaines données sur l’inflation attendues cette semaine.

Selon les prévisions d’économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix à la consommation pourrait enregistrer une progression mensuelle de 1 % en mars. Il s’agirait alors de la plus forte hausse aux USA depuis 2022. La porte principalement l’envolée des prix du carburant et de l’essence en particulier.

En cause, les répercussions de la guerre en Iran, qui ont entraîné une augmentation d’environ 1 dollar par gallon dans les stations-service à travers le pays. Ce qui accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages américains.

En parallèle, l’inflation sous-jacente (qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie) devrait rester plus modérée, avec une hausse estimée à 0,3 % sur un mois.

Ce décalage illustre le rôle déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste actuelle; alors que les tensions géopolitiques continuent d’alimenter la volatilité des marchés.

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Arthrose : l’espoir d’un gel français

06. April 2026 um 15:27

Une avancée prometteuse se dessine dans la lutte contre l’arthrose. Des chercheurs français travaillent sur un gel injectable innovant. Sa conception permet une administration directe dans l’articulation. Objectif : soulager la douleur, améliorer la mobilité et protéger le cartilage.

L’objectif de cette approche est de proposer une alternative aux traitements actuels de l’arthrose. Lesquels se limitent souvent à atténuer les symptômes, sans agir sur l’évolution de la maladie. Même si cette technologie en est encore au stade de la recherche et devra être confirmée par des essais cliniques complémentaires; elle suscite de réels espoirs pour les patients.

Cette innovation illustre une fois de plus la capacité de la science à ouvrir de nouvelles perspectives face aux maladies chroniques.

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La guerre fait grimper les rendements obligataires européens

06. April 2026 um 14:43

La guerre au Moyen-Orient a engendré d’importantes pertes collatérales pour l’économie mondiale. Et ce, principalement dans les pays européens importateurs d’énergie.

Une inflation plus élevée contraint les banques centrales à adopter une trajectoire de hausse des taux d’intérêt. Ce qui pèsera directement sur les emprunteurs et indirectement sur l’ensemble de l’économie européenne en limitant la croissance. C’est ce qu’a relevé dimanche 5 avril l’agence de presse APE.

La perspective d’une hausse des taux d’intérêt, à son tour, fait grimper les rendements des obligations d’État sur le marché secondaire, augmentant ainsi les coûts d’emprunt des gouvernements. Les rendements de toutes les obligations d’État, d’Amérique, d’Europe et d’Asie, ont commencé à augmenter immédiatement après le début de la guerre à la fin du mois de février, avec des fluctuations importantes dans leur trajectoire ascendante.

Sur le marché secondaire des obligations d’État de la zone euro, les rendements étaient passés, le 2 avril, d’environ 30 points de base (0,3 point de pourcentage) pour les obligations allemandes à 10 ans à environ 50 points de base pour les obligations italiennes. Fin mars, la hausse a été toutefois encore plus marquée, atteignant les 75 points de base pour l’Italie. Et ce, après que le président Trump a manqué le premier ultimatum de cinq jours imposé à l’Iran pour parvenir à un accord de fin à la guerre, sous peine de représailles massives contre les centrales électriques du pays.

Le rendement des obligations d’État grecques à 10 ans s’établissait à 3,79 % jeudi 2 avril, contre 3,35 % le 2 mars. Soit une hausse de 44 points de base en un mois. Cette augmentation est inférieure à celle des obligations italiennes et légèrement inférieure à celle des obligations britanniques (45 points de base).

Dans sa recommandation adressée à l’Eurogroupe le 27 mars, la Commission européenne a fait référence à l’évolution du marché obligataire et a conseillé aux ministres des Finances de la zone euro de faire preuve de prudence dans l’élaboration des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises touchés par les conséquences de la guerre.

Au final, « l’incertitude récente a contribué à une volatilité accrue et à une pression à la hausse sur les rendements des obligations d’État en Europe. Si les pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie persistent, les coûts d’emprunt des États pourraient rester élevés. Dans ce contexte, la mise en œuvre du cadre budgétaire de l’UE constitue un élément essentiel pour préserver la crédibilité des finances publiques des pays et limiter l’impact sur les coûts d’emprunt », a souligné la Commission.

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ZLECAf et OAPI : Tunis s’impose comme acteur incontournable du commerce africain

06. April 2026 um 14:30

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a appelé à accélérer la finalisation des procédures de signature et de ratification relatives à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), dont le siège sera établi en Tunisie. Il s’exprimait lors de la 9ème réunion extraordinaire des ministres du Commerce des États membres du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), qui se tenait par visioconférence le 2 avril 2026.

Cette réunion avait pour objet l’examen et l’approbation du Plan stratégique du COMESA pour 2026-2030, ainsi que de la stratégie de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Samir Abid a qualifié cette stratégie d’étape cruciale vers le renforcement de l’intégration des États membres au sein du marché africain. Tout en soulignant qu’elle permettra d’améliorer la compétitivité des entreprises et de stimuler le commerce et les investissements intra-régionaux. Contribuant ainsi à un développement inclusif et durable.

Sur le plan opérationnel, le ministre a formulé plusieurs recommandations :

  • Mettre en place des mécanismes de suivi rigoureux dans le respect des échéances fixées.
  • Renforcer la coordination nationale entre les différentes parties prenantes, notamment les douanes, le commerce et les transports.
  • Et définir un rôle plus efficace pour le secteur privé dans la promotion de l’intégration régionale.

Il a également préconisé d’approfondir l’analyse des chaînes de valeur, de recourir aux nouvelles technologies, d’intégrer des approches innovantes telles que l’économie verte, et d’élaborer des plans nationaux de mise en œuvre concrets, adaptés aux spécificités de chaque État membre.

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Le pétrole recule sur fond d’espoirs de désescalade entre l’Iran et les États-Unis

06. April 2026 um 14:19

Le prix du pétrole chute nettement sur les marchés, en raison des attentes d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Et ce, à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum du président Trump.

Le brut WTI cède 1,98% à 109,2 dollars le baril de pétrole. Tandis que le Brent de la mer du Nord perd 1,8% à 106,9 dollars le baril.

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Le dangereux désespoir de Donald Trump

06. April 2026 um 12:57

Alors que dimanche 5 avril, les Chrétiens célébraient leur journée la plus sacrée, les fêtes de Pâques, voici comment le président américain a célébré la sienne à travers son Truth social : « Mardi (7 avril), en Iran, ce sera la Journée de la Centrale électrique et la Journée du pont, le tout en un seul jour. Ça va être du jamais vu ! Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous bâtards, ou j’ouvrirai sur vous les portes de l’enfer ! Vous verrez ! Louange à Allah » (sic).

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’expose devant le monde entier comme un président désorienté qui ne peut ni parler décemment, ni penser rationnellement. Cette fois, il a fait non pas un pas de plus, mais un bond dans le sens de l’indécence et de l’irrationalité. Démontrant à son peuple et au monde qu’il n’est pas seulement désorienté, mais désespéré de ne trouver aucune porte de sortie du piège où il se débat frénétiquement depuis six semaines.

Tout d’abord, bombarder les centrales électriques, les ponts ou tout autre infrastructure civile constitue un crime de guerre au sens du droit international et des Conventions de Genève. Mais Trump n’a pas seulement menacé de commettre des crimes de guerres; il a commencé son agression contre l’Iran par un abominable crime de guerre en bombardant sciemment une école : 165 fillettes âgées de 7 à 11 ans et des dizaines d’enseignants et d’enseignantes furent déchiquetés par les missiles Tomahawk américains.

Commentant le désastre de l’école primaire de la ville iranienne de Minab, le professeur John Mearsheimer a déclaré : « Si un jour un tribunal comme celui de Nuremberg devait juger ce crime de guerre, Trump et Netanyahu seraient pendus. »

Le désespoir de Trump se lit quotidiennement dans son incapacité de quitter son monde illusoire et de vivre dans le monde réel, dans ses déclarations contradictoires, dans ses mensonges, dans ses attaques verbales de bas étage contre ses alliés européens, dont la plus méprisable est celle qu’il réserva au président français Emmanuel Macron etc.

Le dimanche 5 avril restera dans l’histoire de cette guerre comme la journée où le désespoir du président américain a atteint des sommets au point qu’il est sorti littéralement de ces gonds. Les mots indécents qu’il a employés dans son énième ultimatum aux Iraniens ont beaucoup plus choqué les citoyens américains que les destinataires.

Depuis les premiers jours de la guerre, Donald Trump n’arrête pas de se vanter que : « Nous avons tué leurs dirigeants, détruit leurs défenses aériennes, leurs missiles, leur programme nucléaire. Nous avons tout détruit, l’Iran n’a plus rien… »

Et puis, dimanche 5 avril, il apprend que dans l’opération de sauvetage du 2ème pilote du F-15 descendu par les défenses antiaériennes iraniennes, l’armée américaine a perdu deux avions C-130 et quatre ou cinq hélicoptères dont les carcasses noircies dans la région d’Isfahan sont montrées en boucle dans les télévisions et les réseaux sociaux du monde.

Pete Hegseth, que l’ambassadeur à la retraite Chas Freeman a baptisé « le secrétaire aux crimes de guerre », ne pouvait cacher un tel désastre à son patron, qui est entré dans un état de désespoir, lui faisant perdre toute maitrise de soi.

Beaucoup de commentateurs américains ne cachent pas leur crainte que si l’Amérique laisse Trump libre dans ses faits et gestes, « son ego blessé, sa personne humiliée et sa démence caractérisée vont le pousser à commettre l’irréparable ».

Cette crainte a été clairement exprimée hier par le colonel à la retraite Daniel Davis dans son podcast ‘’Deep Dive’’ en ces termes : « Trump montre des signes évidents de démence. Si le Congrès et le vice-président ne vont pas invoquer l’article 25 de la Constitution qui s’applique à son cas, il risquera, dans sa folie, de recourir à l’arme nucléaire contre l’Iran. »

Un appel de détresse auquel souscrivent sans doute des millions d’Américains; mais que le Congrès et le vice-président continuent jusqu’à présent d’ignorer.

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Changement climatique : alerte sur la culture du café

06. April 2026 um 12:29

Le café arabica, la variété la plus consommée après l’eau et le thé, est utilisé dans les mélanges torréfiés. Il fait face à une menace majeure due au changement climatique.

Une note de Rabobank publiée récemment révèle qu’environ 20 % des surfaces cultivées actuelles deviendront inadaptées à la culture du café arabica d’ici 2050. Ce qui doublera les zones déjà impropres. Cette boisson, la troisième plus consommée mondialement après l’eau et le thé, nécessite des conditions précises. Lesquelles se concentrent dans la ceinture équatoriale. A savoir : des températures modérées; des pluies saisonnières; et un ombrage partiel.

Reste à savoir quels pays seront les plus impactés. Parmi les principaux producteurs, l’Éthiopie (5ème mondial) maintient une bonne position : 50 % des surfaces adaptées (contre 39% aujourd’hui) et un triplement des zones très favorables (de 4 % à 13 %). Il en va autrement pour le Brésil (leader mondial), où les surfaces adaptées chutent de 81 % à 62 %, bien qu’il conserve une aire significative.

Mais c’est la Colombie qui subira un impact encore plus marqué. En effet, les zones inadaptées passeront de 7 % à 18 %. Tandis que les zones adaptées reculeront de 56 % à 45 %. Sans oublier le Honduras (8ème producteur), où les zones adaptées chuteraient drastiquement de 53 % à 12 %.

La hausse des températures, les altérations pluviométriques et les événements extrêmes fragiliseront donc les rendements globaux.

Ainsi Rabobank insiste sur l’urgence : la prochaine décennie est décisive pour une transition proactive de la caféiculture. Les acteurs de la chaîne (producteurs, importateurs, torréfacteurs) doivent adopter des pratiques « climato-intelligentes »; mais aussi investir dans les régions émergentes et renforcer la transparence, ainsi que la traçabilité.

Des études antérieures, comme celle de McKinsey en 2020, confirment ces risques, prévoyant jusqu’à 25 % de pertes de rendements en Éthiopie d’ici 2030 dues aux sécheresses.

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À Monastir, Kaïs Saïed appelle la télévision nationale à moderniser son discours

06. April 2026 um 11:55

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé ce lundi matin la cérémonie commémorative du 26ème anniversaire de la mort du leader Habib Bourguiba, au mausolée de Monastir.

À cette occasion, le président de la République a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du regretté Zaim Habib Bourguiba. Puis il a récité la Fatiha pour le repos de son âme, en présence d’une délégation de résistants et de militants, de membres de la famille Bourguiba et de plusieurs responsables de la région.

Précédemment, le président de la République rendait les honneurs au drapeau et passait en revue un détachement des trois armées qui lui a rendu les honneurs.

En outre, il a répondu aux questions des journalistes, exhortant notamment la Télévision nationale à moderniser son discours. 

Kaïs Saïed insiste sur l’urgence de matérialiser les droits fondamentaux que sont la santé, l’éducation et le transport dans le quotidien des citoyens, au-delà des simples statistiques. Il promet une poursuite du démantèlement des monopoles et des spéculations Et ce, via un processus de « purification » initié en 2010 mais inachevé.

Dénonçant une administration « sabotée », le chef de l’État salue le patriotisme de nombreux fonctionnaires. Des projets financés existent, mais ils butent sur des bureaucraties et intérêts particuliers.

Une nouvelle fois, le chef de l’Etat réclame la restitution des avoirs publics détournés, propriété du peuple, via des mécanismes incluant une réconciliation conditionnelle.

Par ailleurs, Kaïs Saïed fustige les réseaux pro-étrangers et les tentatives de déstabilisation. Tout en affirmant que le peuple tunisien a su faire le tri.

Face aux défis socio-économiques et au contexte international, le président de la République Tunisienne annonce encore des mesures imminentes. Elles serviront à booster le pouvoir d’achat et soutenir les plus vulnérables, via des projets ciblant les revenus et les besoins essentiels.

De plus, la Pharmacie centrale et d’autres institutions publiques ne seront pas privatisées ni bradées. Car elles appartiennent au peuple tunisien, martèle-t-il.

Au final, sur fond de souveraineté, le président appelle donc à une mobilisation nationale autour de la justice, la liberté et la dignité, portée par la jeunesse. Il s’est engagé à servir tous les Tunisiens équitablement, qualifiant chaque minute sans action de « perte de temps » face aux attentes populaires.

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BH Assurance dégage un résultat bénéficiaire de 11,1 MD en 2025

06. April 2026 um 11:51

BH Assurance a réalisé un chiffre d’affaires de 208,7 millions de dinars en 2025, en progression de 4,5% par rapport à 2024. C’est ce qu’il ressort des états financiers approuvés par son Conseil d’Administration, lors de sa réunion du 1er avril 2026.

La société BH Assurance a dégagé un résultat bénéficiaire de 11,1 millions de dinars. Il est en hausse de 1% sur un an, précise un communiqué publié sur le site de la Bourse.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 1,600 dinar par action. Il a aussi convoqué une Assemblée Générale Ordinaire pour le 27 avril 2026.

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Guerre en Iran : l’alerte économique des banques centrales régionales

06. April 2026 um 11:43

Face à l’aggravation des retombées économiques de la guerre en Iran, plusieurs banques centrales arabes ont enclenché des mesures d’urgence. Et ce, pour préserver la stabilité financière et amortir l’impact de la crise sur leurs économies.

Dans un environnement régional dominé par une forte incertitude géopolitique et des tensions persistantes sur les marchés énergétiques, les autorités monétaires redoublent de vigilance. Leur priorité : contenir les risques d’inflation, limiter la volatilité des devises et éviter un ralentissement brutal de la croissance. Parmi les principaux leviers activés figurent l’injection de liquidités dans les systèmes bancaires, l’ajustement des politiques monétaires et des interventions ciblées sur les marchés financiers. Plusieurs banques centrales ont également affirmé leur capacité à défendre leurs monnaies nationales en cas de pressions accrues.

Ces décisions interviennent alors que les économies arabes subissent déjà un choc d’ampleur. Les pertes économiques liées au conflit sont estimées à plus de 180 milliards de dollars en l’espace d’un mois, affectant directement la croissance, l’emploi et les conditions sociales dans la région.

Dans ce contexte tendu, les banques centrales des pays du Golfe, ainsi que celles de la Jordanie et de l’Égypte, adoptent une stratégie mêlant prudence et réactivité afin d’anticiper d’éventuelles secousses supplémentaires. L’objectif est double : préserver les équilibres macroéconomiques tout en soutenant les secteurs les plus vulnérables.

Des réponses différenciées…

Les réponses varient toutefois selon la solidité financière et le degré d’exposition de chaque économie. En Arabie saoudite, la Banque centrale saoudienne mise sur l’abondance de ses réserves pour renforcer la liquidité bancaire et maintenir la stabilité du riyal, étroitement lié au dollar. Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale se tient prête à intervenir rapidement pour soutenir le système financier et préserver la confiance des investisseurs, dans une économie fortement intégrée aux marchés mondiaux.

La Banque centrale du Qatar s’appuie, quant à elle, sur ses importantes recettes gazières pour absorber les chocs extérieurs et garantir la stabilité monétaire. Au Koweït, la Banque centrale surveille de près les pressions inflationnistes importées… Plus fragile, la Banque centrale d’Oman privilégie une gestion prudente de la liquidité et des mesures préventives pour protéger son système bancaire. La Banque centrale de Bahreïn quant à elle concentre ses efforts sur la stabilité du secteur financier, pilier de son économie.

Hors du Golfe, la Banque centrale d’Égypte fait face à une équation plus complexe, marquée par une inflation élevée et des tensions sur la monnaie, nécessitant d’éventuels ajustements de taux. Enfin, la Banque centrale de Jordanie s’attache à préserver l’ancrage du dinar au dollar, tout en subissant de plein fouet la hausse des coûts énergétiques.

Une région sous pression mais résiliente

Malgré des situations contrastées, plusieurs tendances communes émergent : soutien accru aux systèmes bancaires, défense des taux de change et vigilance face à l’inflation alimentée par les prix de l’énergie.

Les pays du Golfe apparaissent globalement mieux armés grâce à leurs importantes réserves financières et à leurs revenus d’hydrocarbures. À l’inverse, les économies importatrices d’énergie, comme l’Égypte ou la Jordanie, restent plus vulnérables aux chocs externes.

Dans ce contexte, les responsables monétaires soulignent l’importance d’une coordination régionale renforcée pour faire face à une crise aux ramifications globales. Alors que la guerre continue de peser lourdement sur les équilibres économiques et financiers internationaux.

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Huit pays de l’OPEP+ relancent la production

06. April 2026 um 10:29

Les membres de l’OPEP+ ont convenu dimanche 5 avril d’augmenter leurs taux de production de pétrole pour le mois de mai 2026. Il s’agit d’une mesure essentiellement symbolique, car le conflit au Moyen-Orient restreint la production et les expéditions de certains des plus grands producteurs de l’alliance.

Les principaux producteurs, menés par l’Arabie saoudite et la Russie, ont convenu, lors d’une conférence téléphonique dimanche, de relever leurs objectifs d’environ 206 000 barils par jour à partir de mai, selon un communiqué. Le 1er mars, ce groupe avait déjà augmenté ses quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour pour le mois d’avril.

Par ailleurs, l’alliance a averti que les réparations des installations énergétiques endommagées par la guerre au Moyen-Orient seront « coûteuses » et prendraient « beaucoup de temps ». Ce qui pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement mondial en pétrole.

Cette déclaration intervient alors que le président américain, Donald Trump, menace, insultes à l’appui, de s’en prendre aux infrastructures iraniennes dans un dernier ultimatum qui expire mardi à 20 heures (heure de Washington) si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz.

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Hommage à Habib Bourguiba : 26 ans après sa disparition

06. April 2026 um 10:01

Le 6 avril 2026 marque le 26ème anniversaire de la mort du premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba. Quarante ans après avoir quitté le pouvoir, Habib Bourguiba reste une figure marquante du monde contemporain, non seulement pour la Tunisie mais aussi à l’échelle internationale. D’ailleurs, il demeure plus vivant que jamais parmi nous.

Pour lui rendre hommage, beaucoup de personnes ont livré leurs témoignages notamment via ses réalisations économiques et sociales…

Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, estime que Habib Bourguiba ne s’est pas réduit au mausolée de Monastir, où certains viennent se recueillir parfois à des desseins partisans. Mais il a habité la mémoire collective, s’est installé dans les esprits, a été cité sans relâche dans les discussions sérieuses. Il incarne les plus belles pages de l’histoire tunisienne et universelle, pages qui, génération après génération, témoigneront de sa grandeur, de son rayonnement et de sa justesse de vue, inspirant encore respect et estime.

Il précise dans  son témoignage : « Je n’ai aucun lien de parenté avec le Zaim, je ne suis pas natif de Monastir. Pourtant, sans même me connaître, il m’a tant donné comme à tant d’autres Tunisiens. Surtout, il m’a légué le savoir, cet outil précieux qui, quel que soit le niveau intellectuel, permet de discerner, de juger, de jauger sans effort, pour échapper aux affres de la manipulation. »

 

Lire aussi: Habib Bourguiba, symbole de vision et de modernité pour la Tunisie et le monde

Ali Gannoun, professeur à l’université de Montpellier (France) a fait savoir que nombreux seront ceux qui se rassembleront autour de son mausolée à Monastir pour réciter la Fatiha. « Ces visites, parfois motivées par des calculs politiques, ne sauraient occulter la gloire légitime qui revient au seul Bourguiba. Son intelligence visionnaire contrastait avec les approches plus opportunistes de certains. Leader incontesté, il a su guider la Tunisie vers l’indépendance et le progrès, tandis que d’autres se contentent souvent d’ajustements tactiques en politique. Au-dessus de tout, Bourguiba aimait profondément la Tunisie; chez certains, l’intérêt personnel semble primer. Qu’ils se le disent : Bourguiba reste unique et le demeurera. La révolution de 2010-2011 a, paradoxalement, restauré son honneur en révélant les limites de ceux qui ont cherché, par leurs actes, à minimiser son histoire et son œuvre » relève-t-il.

Ainsi, à travers ces témoignages croisés, Habib Bourguiba transcende le temps : non pas en tant que figure du passé, mais tel un phare éternel pour la Tunisie d’aujourd’hui et de demain.

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Hichem Ajbouni élu secrétaire général du Courant démocrate

06. April 2026 um 06:52

Le parti Courant Démocrate a achevé son 4e congrès national les 3, 4 et 5 avril 2026 à Sousse. Les conclusions, publiées dans un communiqué le 5 avril au soir, incluent des décisions clés : élection de Hichem Ajbouni comme secrétaire général, désignation de Wassim Hmaidi comme coordinateur général, et renouvellement du bureau politique ainsi que du conseil national.

Sur le plan programmatique, le congrès a adopté deux motions stratégiques, une politique et une économique-sociale, définissant les orientations du parti pour la période à venir.

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Gestern — 05. April 2026Haupt-Feeds

Réunions FMI-BM à Washington: avec quels résultats pour la Tunisie ?

05. April 2026 um 18:09

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdehafidh, se rendront à Washington le 14 avril pour participer aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, prévues du 13 au 18 avril, selon une source à la BCT.

En marge de ces réunions, le gouverneur doit s’entretenir avec la direction du FMI ainsi qu’avec plusieurs responsables de banques centrales et d’institutions financières internationales. De son côté, le ministre participera aux travaux de la Banque mondiale et rencontrera des bailleurs de fonds pour présenter les réformes économiques et sociales engagées par la Tunisie.

Cette participation intervient dans un contexte de suspension des relations avec le FMI depuis 2022, après des désaccords sur les réformes, malgré un accord préalable pour un prêt de 1,9 milliard de dollars. En revanche, la coopération avec la Banque mondiale s’est renforcée, illustrée récemment par l’approbation de deux projets totalisant 332,5 millions de dollars, destinés notamment à améliorer la gestion de l’eau, soutenir l’agriculture et favoriser l’emploi, en particulier dans les zones rurales.

Ces réunions, placées sous le thème de la prospérité par les politiques publiques, réunissent chaque année décideurs économiques et financiers autour des enjeux de croissance, d’investissement et de développement.

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L’arme nucléaire

05. April 2026 um 16:49

La perception de l’Iran comme menace stratégique régionale et internationale est liée à son « programme nucléaire ». Sous couvert d’un programme d’énergie civile, l’Iran est soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire. C’est l’une des clefs de l’analyse de la guerre au Moyen-Orient. D’une part, si l’Iran était doté de l’arme nucléaire, cela aurait dissuadé Israël et les Etats-Unis de l’attaquer. D’autre part, si les Occidentaux refusent que l’Iran accède à l’arme nucléaire, c’est aussi parce qu’ils tiennent au monopole d’Israël en la matière, unique puissance nucléaire de la région. L’occasion de mettre en perspective cette question de l’arme nucléaire dans les relations internationales modernes, en sachant que l’irruption de l’arme atomique et de sa capacité dissuasive a introduit une rupture stratégique radicale entre les puissances.

 

L’irruption de l’arme nucléaire dans les relations internationales

L’irruption et la diffusion de l’arme nucléaire sont intimement liées à l’hypothèse d’une Troisième Guerre mondiale. L’ère nucléaire ne fait pas disparaître la guerre, mais son déclenchement devient moins concevable – car plus risqué – contre une puissance qui dispose de l’arme atomique. C’est l’essence même de la dissuasion nucléaire.

Du point de vue de la sécurité d’un Etat, la possession de l’arme nucléaire est un argument décisif dans les rapports avec les autres puissances étatiques. L’arme nucléaire jouit en effet d’un statut particulier, d’exception, lié à sa fonction stratégique de dissuasion. Unique en son genre, la dissuasion nucléaire comme outil de dialogue stratégique entre puissances suppose la combinaison d’une volonté politique et d’une capacité militaire (à savoir l’utilisation de l’arme nucléaire par différents moyens terrestres, maritimes et aériens).

La doctrine défensive de la « dissuasion nucléaire » consiste à prévenir un acte d’agression en signifiant à l’adversaire que les coûts d’une telle décision excéderaient ses bénéfices. Compte tenu du risque de destruction mutuelle, la dissuasion est réciproque en cas de confrontation entre puissances nucléaires : elle procède ici d’une crainte mutuelle des implications de l’emploi en premier de l’arme nucléaire. Le risque de destruction mutuelle vise ainsi à éviter une confrontation nucléaire.

La dissuasion ainsi conçue comme un « équilibre de la terreur » est celle qui a prévalu dans les relations entre l’URSS et les Etats-Unis, pendant la guerre froide.

A l’inverse, dans le cas des guerres en Ukraine et en Iran, quand une puissance nucléaire (la Russie en l’occurrence) menace d’utiliser l’arme nucléaire (même à vocation « tactique ») contre une puissance non dotée, on sort de la dissuasion nucléaire.

Les hypothèses du recours à l’arme nucléaire dépendent de la doctrine de la dissuasion nucléaire définie par chaque puissance concernée, qui peut jouer d’une certaine « ambiguïté stratégique » (au sujet de la ligne rouge ou du seuil au-delà duquel le recours à l’arme nucléaire devient une option). Si celui-ci correspond le plus souvent à l’hypothèse d’une « menace existentielle » assimilable à une atteinte de l’intégrité territoriale, les armes nucléaires « tactiques » ouvrent des possibilités d’usage (sur un terrain d’opération) plus larges.

La dissuasion nucléaire connaît des limites : elle ne protège pas contre les attaques commises par des entités infra-étatiques (cas des attaques terroristes massives qui ont frappé des puissances nucléaires, des Etats-Unis au Pakistan, en passant par la France ou le Royaume-Uni) elle n’empêche pas le déclenchement de conflits armés conventionnels ou infra-étatiques. Elle limite la confrontation directe, frontale, mais accroît le risque de confrontation indirecte.

 

L’arme centrale d’une 3e Guerre mondiale ?

Dès 1945, la peur de l’apocalypse nucléaire et de l’annihilation complète de l’espèce humaine est largement partagée : la Troisième Guerre mondiale est pensée comme la dernière. Cette menace a joué un rôle déterminant dans la reconfiguration de l’ordre international d’après-guerre, notamment dans la formation des blocs américain et soviétique.

L’idée de Troisième Guerre mondiale survit à la guerre froide. Certes, pendant un laps de temps après l’effondrement de l’URSS, certains, comme le politiste américain Francis Fukuyama, imaginent la disparition de toutes les guerres, et donc « la fin de l’histoire ». Mais cette illusion, nourrie par une vision eurocentrée, ne dure pas. Depuis l’attaque de la Russie contre l’Ukraine et l’agression israélo-américaine contre l’Iran, l’ambition de se doter de l’arme nucléaire pour se protéger revient en force en Arabie saoudite, en en Turquie…

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Tunisie – Inflation stable à 5% en mars 2026

05. April 2026 um 15:25

Le taux d’inflation s’est maintenu à 5% en mars 2026, selon les données publiées dimanche 5 avril par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette stabilité s’explique principalement par la hausse des prix de l’alimentation (6,8%), des services de restaurants, cafés et hôtels (6,2%) et des services de transport (2,8%). En revanche, le rythme d’augmentation des prix de l’habillement et des chaussures a ralenti à 7,5%.

Sur un an, la hausse des prix alimentaires reste marquée, tirée notamment par les fruits frais (+17,1%), la volaille (+16,7%) et les viandes. À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont reculé de 7,3%. Les produits manufacturés et les services ont augmenté de 4,3% chacun, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’hébergement.

L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) est restée stable à 4,6%. Les produits libres ont enregistré une hausse de 6,1%, contre 1,2% pour les produits encadrés.

Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de 1% en mars, principalement en raison de la hausse des prix alimentaires (+2%) et de l’habillement (+1,5%), dans un contexte de préparation de l’Aïd al-Fitr.

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Guerre au Moyen-Orient : ces trois inquiétudes du FMI

05. April 2026 um 10:36

La guerre au Moyen-Orient provoque un nouveau choc économique mondial, menaçant de freiner la reprise dans ces trois vecteurs principaux, en l’occurrence l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les marchés financiers. C’est l’avertissement lancé par des directeurs de départements du Fonds monétaire international (FMI).

Ce choc est mondial, mais asymétrique. Les pays importateurs d’énergie sont plus exposés que les exportateurs, les pays pauvres le sont plus que les riches, et ceux dont les marges de manœuvre sont étriquées le sont plus que ceux dotés de réserves, estiment encore les responsables du FMI, dans une analyse publiée le 1er avril 2026.

L’énergie, principal canal de transmission des effets de la guerre

Le principal canal de transmission est le marché de l’énergie. Le blocage de facto du détroit d’Ormuz, par où transitent 25 à 30 % du pétrole mondial et 20 % du gaz naturel liquéfié, représente la plus grave perturbation de l’histoire du marché pétrolier selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs de combustibles, l’effet produit s’apparente à celui d’un impôt sur le revenu massif, appliqué de façon soudaine.

L’onde de choc se fait sentir dans plusieurs régions. Les pays importateurs d’énergie en Afrique, dans le Moyen-Orient et en Amérique latine, dont les espaces budgétaires et les réserves externes étaient déjà limités, subissent de surcroît l’alourdissement de la facture des importations.

Menaces sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire

Le conflit reconfigure également les échanges commerciaux entraînant une hausse des coûts de fret et d’assurance ainsi que des délais de livraison prolongés.

L’inquiétude grandit particulièrement pour le secteur agricole. L’acheminement des engrais, dont environ un tiers transite par le détroit d’Ormuz, étant également perturbé, les préoccupations montent concernant les prix des denrées alimentaires. L’interruption des approvisionnements de nutriments agricoles en provenance du Golfe intervient précisément au moment où la saison des semis débute dans l’hémisphère Nord, menaçant les rendements et les récoltes tout au long de l’année, et renchérissant les denrées alimentaires.

Risques inflationnistes

Sur le plan monétaire, la persistance de prix élevés pour l’énergie et l’alimentation fait resurgir le spectre d’une inflation tenace. Par le passé, les hausses prolongées des prix du pétrole ont eu tendance à attiser l’inflation et à ralentir la croissance. À la longue, la hausse des coûts du transport et des intrants finit par se propager aux prix des produits manufacturés et des services. Pour de nombreux pays qui venaient tout juste de ramener l’inflation proche de la valeur cible, et encore davantage pour ceux qui connaissent une inflation tenace, cette situation pourrait enclencher un nouveau cycle de pressions sur les prix avec leurs lots de désagréments.

Cette situation pourrait, selon les directeurs du FMI, contraindre les banques centrales à maintenir des conditions financières serrées, augmentant la charge du service de la dette pour les pays émergents et à faible revenu dont les réserves sont déjà limitées.

Le FMI a souligné que l’ampleur des dégâts dépendra de la durée et de l’étendue du conflit, ajoutant qu’il publiera une évaluation exhaustive de la situation dans ses Perspectives de l’économie mondiale et son Rapport sur la stabilité financière dans le monde, qui seront tous deux publiés le 14 avril courant, ainsi que dans son Moniteur des finances publiques qui paraîtra le lendemain.

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Avec une croissance de 5,7 %, la BVMT est classée deuxième au niveau arabe en février

04. April 2026 um 20:21

La Bourse de Tunis est classée deuxième au niveau arabe, à la fin du mois de février 2026, en termes de croissance, portée par la hausse des secteurs phares et l’amélioration des indices de confiance des investisseurs.

Selon le dernier rapport du Fonds monétaire arabe (FMA), la Bourse de Tunis a enregistré une croissance de 5,72 %, se classant au 2ème rang, après la Bourse de Mascate, qui occupe la première place.

Cette performance positive de la bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) s’inscrit dans un contexte divergent sur les marchés financiers arabes, dans la mesure où le marché boursier tunisien a réussi à dépasser les taux de croissance réalisés par d’autres marchés arabes, tels que Abu Dhabi, Dubaï et l’Égypte, tandis que l’indice composite du FMA pour l’ensemble des marchés financiers arabes a reculé de 0,83 % au cours de la même période.

En contrepartie, certains marchés financiers ont connu des baisses, durant le même mois. Ainsi, la Bourse de Damas a enregistré une baisse d’environ 1,84 %, suivie de la Bourse de Qatar avec un recul de 2,26 %, puis par la Bourse de Casablanca avec 2,82 %, et la Bourse de Palestine avec une baisse de 3,64 %.

Le marché financier saoudien est à la tête de la liste des marchés ayant enregistré les plus fortes baisses, soit une diminution d’environ 5,91 %. Selon les dernières données, la capitalisation boursière de la Bourse de Tunis a enregistré une hausse notable de 6,56 %, en février dernier.

Grâce à cette performance, la Tunisie est classée, au troisième rang au niveau arabe, après les bourses de Mascate et de Beyrouth, et devançant des grands marchés boursiers stables tels que Dubaï, l’Égypte et Abou Dhabi.

Cette forte performance enregistrée par la Bourse de Tunis, en plus des évolutions positives sur d’autres places boursières, telles que les bourses de Mascate et de Dubaï, a contribué à atténuer la baisse de la performance générale marquée sur les marchés financiers arabes.

Le marché boursier tunisien a contribué positivement à la capitalisation boursière totale de la région. Cette performance intervient alors que la capitalisation boursière totale des marchés arabes a reculé de 2,34 %, perdant environ 103,4 milliards de dollars par rapport à la fin janvier 2026.

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