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Appui de l’UE à la réforme de la justice en Tunisie : quel bilan?

07. Mai 2026 um 17:23

Le bilan du programme d’appui à la réforme du système judiciaire tunisien, doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros, affiche des résultats mitigés. Si les volets techniques ont progressé, les objectifs politiques majeurs n’ont pas été atteints.

Les deux premières phases du programme ont permis la rénovation de tribunaux dans les régions et la digitalisation du système judiciaire. La troisième phase, fonctionnant par appui budgétaire direct, visait des indicateurs tels que l’indépendance de la justice et le Conseil supérieur de la magistrature. Lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a admis que ces derniers n’ont pas été réalisés en raison de l’évolution de la trajectoire politique qu’a connue le pays.

Lire aussi: Gaza / Ukraine : Giuseppe Perrone récuse l’accusation de « deux poids, deux mesures »

Toutefois, le programme a permis des avancées concrètes sur des points spécifiques, notamment l’amélioration des conditions d’incarcération des femmes et l’application de la séparation stricte entre détenus mineurs et adultes.

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La Tunisie accélère son alignement international dans le Trade finance digital

07. Mai 2026 um 17:09

Mourad Ben Hassine, président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a déclaré que la Tunisie accélère sa transition vers un trade finance (financement de commerce) digitalisé. Lequel est considéré comme un levier stratégique pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale et améliorer l’intégration des entreprises tunisiennes dans le commerce international.

Il s’exprimait dans le cadre d’un atelier intitulé « Digitalisation du Trade Finance : enjeux et opportunités pour la Tunisie », organisé par la CTFCI en collaboration avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI). Il se tenait ce jeudi 7 mai 2026.

Mourad Ben Hassine souligne que cette transformation s’inscrit dans une dynamique mondiale marquée par la généralisation des solutions numériques sécurisées et interopérables dans les échanges commerciaux. Il estime aussi que la digitalisation du financement du commerce constitue un levier essentiel permettant de réduire les délais et les coûts des transactions. Et ce, tout en renforçant la transparence, la traçabilité et la gestion des risques.

Une mutation structurelle du commerce international

En outre, Mourad Ben Hassine indique que le financement du commerce connaît une transformation profonde à l’échelle mondiale. Elle se caractérise par le passage progressif des documents papier vers des formats électroniques sécurisés. Cette évolution structurelle modernise les mécanismes du commerce international et en améliore l’efficacité.

Il a également insisté sur le rôle de cette transition dans le renforcement de la compétitivité des économies. De même que dans l’intégration des entreprises, notamment les PME et TPE, dans les chaînes de valeur mondiales.

Des fondations solides en Tunisie

Par ailleurs, le responsable rappelle que la Tunisie dispose de bases juridiques et institutionnelles solides pour accompagner cette évolution. Il cite notamment la loi n°2000-83 du 9 août 2000, qui consacre la valeur juridique des documents et signatures électroniques, établissant un cadre de confiance pour les échanges numériques.

Il met également en avant l’infrastructure nationale de certification électronique, chargée de garantir la sécurité et l’authenticité des transactions numériques.

Dans la même continuité, il évoque les avancées réalisées en matière de dématérialisation des procédures du commerce extérieur, notamment à travers le guichet unique électronique.

Le rôle central du secteur bancaire

De plus, Mourad Ben Hassine souligne l’implication déterminante du secteur bancaire dans la modernisation du trade finance. Les banques tunisiennes, indique-t-il, sont engagées dans une dynamique de transformation profonde basée sur la digitalisation des processus, l’automatisation des crédits documentaires et le développement de plateformes électroniques d’échange.

Cette évolution permet une meilleure interconnexion entre les institutions financières, les opérateurs logistiques et les plateformes commerciales. Contribuant ainsi à fluidifier les opérations du commerce extérieur.

Vers un alignement avec les standards internationaux

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une approche globale associant réforme juridique, innovation technologique et mobilisation des acteurs économiques. La Tunisie, précise-t-il, poursuit l’alignement progressif de son cadre réglementaire avec les standards internationaux les plus récents. Tout en travaillant à l’élaboration d’une stratégie nationale du commerce électronique à l’horizon 2031.

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Tunisie et UE : le pari d’une migration circulaire pour transformer les flux en leviers économiques

07. Mai 2026 um 17:04

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026 à Tunis, l’ambassadeur Perrone a expliqué  les nouveaux axes de la stratégie migratoire et professionnelle entre la Tunisie et l’Union européenne. Entre gestion des flux irréguliers et facilitation de la mobilité des talents, les deux partenaires tentent de transformer le défi migratoire en un levier de développement économique mutuel malgré des obstacles administratifs persistants.

La lutte contre la migration clandestine constitue un intérêt stratégique propre à la Tunisie et ne doit plus être perçue comme un simple service rendu à l’Europe selon l’ambassadeur Perrone. Ce dernier souligne que les autorités tunisiennes refusent de voir leur territoire devenir une zone de transit pour les réseaux de traite humaine. Si le phénomène semble désormais mieux maîtrisé, sa résolution complète nécessite une approche globale incluant le contrôle rigoureux des frontières, la répression des trafiquants et le soutien accru aux organismes d’aide aux réfugiés.

Le volet de la mobilité légale s’appuie désormais sur le concept de mobilité circulaire qui favorise un cycle de formation en Tunisie suivi d’une expérience en Europe avant un retour au pays enrichi de nouvelles compétences. Thierry Béranger précise que le partenariat pour les talents cible prioritairement les secteurs sous tension comme l’hôtellerie ou le tourisme. Bien que des milliers de personnes aient déjà bénéficié de ces dispositifs, des marges de progression subsistent notamment concernant la reconnaissance mutuelle des diplômes et la simplification des démarches pour les candidats.

La question sensible de l’octroi des visas demeure une prérogative souveraine des États membres et non de l’administration de l’Union européenne. L’ambassadeur Perrone rappelle toutefois qu’une stratégie de digitalisation est en cours pour accélérer les procédures de délivrance. Parallèlement, la délégation européenne s’emploie à faciliter les échanges pour les cadres et les universitaires tunisiens engagés dans des programmes de coopération afin de lever les barrières qui freinent encore l’accès des professions libérales aux marchés du continent.

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Les Etats-Unis alimentent l’explosion de la dette mondiale

07. Mai 2026 um 16:56

La dette mondiale a atteint un nouveau sommet historique de près de 353 000 milliards de dollars. Ce qui représente une hausse de plus de 4 400 milliards de dollars, à la fin du premier trimestre 2026. C’est ce qu’il ressort du dernier rapport de l’Institute of International Finance (IIF) publié le 6 mai.

L’organisation financière internationale souligne surtout un phénomène inédit. A savoir que les investisseurs internationaux montrent des signes croissants de diversification hors des obligations du Trésor américain. Alors que la demande pour les dettes souveraines japonaise et européenne se renforce; l’intérêt pour les Treasuries américains apparaît désormais plus stable et moins dynamique qu’auparavant.

Emre Tiftik a estimé qu’il n’existait “aucun risque immédiat” pour le marché américain des Treasuries, évalué à près de 30 000 milliards de dollars. Il s’exprimait ainsi lors d’un webinaire consacré au rapport. Il a toutefois averti que la trajectoire de la dette publique des États-Unis devenait de plus en plus “insoutenable” à long terme.

Selon l’IIF, l’augmentation de la dette mondiale est principalement alimentée par l’endettement public américain. Mais le nourrit aussi l’accélération spectaculaire des emprunts des entreprises chinoises non financières, notamment les groupes publics. La Chine et les États-Unis demeurent ainsi les principaux moteurs de l’expansion de la dette mondiale.

Le rapport montre également un contraste croissant entre économies avancées et pays émergents. Dans la zone euro et au Japon, les ratios dette/PIB tendent progressivement à diminuer; alors qu’ils continuent d’augmenter dans plusieurs économies émergentes, notamment en Norvège, au Koweït, en Chine, Bahreïn et en Arabie saoudite.

Au total, la dette mondiale représente désormais environ 305 % du PIB mondial. Soit un niveau historiquement élevé mais relativement stable depuis 2023. L’IIF estime toutefois que plusieurs facteurs structurels continueront à pousser l’endettement vers le haut dans les prochaines années : vieillissement démographique; dépenses militaires; transition énergétique; cybersécurité; investissements massifs dans l’intelligence artificielle; et tensions géopolitiques croissantes.

L’organisation avertit également que le conflit au Moyen-Orient pourrait accentuer encore davantage les pressions budgétaires mondiales. Et ce, dans un contexte où les marchés obligataires doivent déjà absorber des volumes record d’émissions souveraines.

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Gaza / Ukraine : Giuseppe Perrone récuse l’accusation de « deux poids, deux mesures »

07. Mai 2026 um 15:38

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Giuseppe Perrone, a répondu aux critiques de « deux poids deux mesures » concernant la position européenne sur les conflits en Ukraine et à Gaza.

Le diplomate a reconnu que la règle de l’unanimité au sein de l’UE rend difficile l’adoption de positions communes tranchées sur Gaza. Il qualifie la situation dans le territoire palestinien de « collapse de notre humanité ». Il a souligné en outre que l’incapacité d’action efficace de l’UE sur ce dossier entraînait un malaise, réfutant au passage les comparaisons entre les deux tragédies.

Concernant l’Ukraine, le diplomate a justifié l’ampleur de la réponse européenne (90 milliards d’euros) par la menace directe que représente ce conflit pour la sécurité de l’Union.

Par ailleurs, il affirmé que le partenariat avec la Tunisie restait prioritaire face à l’émergence de nouveaux acteurs globaux. Et ce, en raison de la fiabilité de l’UE et de sa proximité géographique.

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Khalil Chaibi : le commerce numérique réduit les coûts et facilite le financement des PME

07. Mai 2026 um 15:24

Khalil Chaibi, président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), a appelé à accélérer la digitalisation du commerce international tunisien et à adapter rapidement le cadre juridique national aux standards mondiaux du trade finance numérique (ou financement du commerce numérique). Il s’exprimait ainsi lors d’un atelier organisé par la Chambre en partenariat avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Digital Standards Initiative (DSI), jeudi 7 mai 2026 à Tunis. Et ce, dans le cadre des initiatives visant à promouvoir la transformation digitale du commerce extérieur tunisien.

Devant des représentants des secteurs bancaire, logistique et institutionnel, le responsable de la Chambre a estimé que la transition numérique du trade finance constitue désormais un enjeu stratégique pour une économie tunisienne fortement dépendante des échanges internationaux.

Il estime que la digitalisation des opérations commerciales permettrait de réduire les coûts, raccourcir les délais de traitement et faciliter l’accès des entreprises tunisiennes, notamment les PME, aux marchés internationaux et aux financements.

Par ailleurs, le président de la CTFCI a insisté sur la nécessité d’adapter le cadre réglementaire tunisien. Et ce, afin de reconnaître juridiquement les documents commerciaux numériques, à l’image des connaissements électroniques ou des effets de commerce dématérialisés.

Il a aussi rappelé le rôle central de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international dans l’harmonisation des règles du commerce mondial. A travers notamment la loi type sur les documents électroniques transférables. Laquelle accorde aux documents numériques la même valeur juridique que les supports papier, sous certaines conditions de sécurité et de fiabilité.

Khalil Chaibi souligne encore que cette évolution marque « une véritable révolution » pour un commerce international encore largement dominé par des procédures administratives physiques et lourdes.

La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie appelle donc à construire une feuille de route nationale qui sera articulée autour de trois axes :

  • l’alignement du cadre réglementaire tunisien sur les standards internationaux;
  • l’adaptation du secteur bancaire aux outils numériques;
  • et la modernisation des chaînes logistiques et commerciales.

En tout cas, les organisateurs de la rencontre relèvent que cette transformation est indispensable pour permettre à la Tunisie de mieux s’intégrer dans l’écosystème mondial du commerce digitalisé, d’attirer davantage d’investissements et d’améliorer l’accès des entreprises au financement.

« Le commerce crée aujourd’hui de la valeur dans les usines, les ports, les chaînes logistiques et désormais au cœur des plateformes digitales interconnectées », conclut Khalil Chaibi. Tout en plaidant pour une transition « rapide, sécurisée et bénéfique pour l’ensemble de l’économie tunisienne ».

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L’Union européenne confirme un engagement de 1,35 milliard d’euros en Tunisie

07. Mai 2026 um 15:08

À la veille de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie a annoncé, lors d’une conférence de presse, un bilan chiffré de son impact économique en Tunisie. Le volume total des projets de coopération active s’élève actuellement  à 1 milliard 350 millions d’euros. Un montant qui n’inclut pas les prêts directs des institutions financières européennes.

Les données révèlent que l’UE demeure le premier partenaire économique du pays. Et ce, avec 70 % du commerce extérieur tunisien qui s’effectue avec l’espace européen. Contrairement aux échanges avec d’autres partenaires comme la Chine, la balance commerciale tunisienne avec l’UE est excédentaire.

Par ailleurs, l’accord d’association de 1995 contribuerait à hauteur de 1,3 % du PIB national. De même qu’il conduirait à une progression de 3 % du niveau des salaires.

En outre, sur le plan social, environ 350 000 entreprises européennes sont implantées en Tunisie. Elles génèrent ainsi 480 000 emplois directs et indirects.

Enfin, 90 % des grands projets d’investissement dans le pays proviendraient de l’Union européenne.

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États-Unis : forte reprise des créations d’emplois dans le secteur privé en avril

07. Mai 2026 um 15:02

La création d’emplois dans le secteur privé américain s’est considérablement renforcée en avril.

Selon l’enquête mensuelle d’ADP, les entreprises américaines ont créé 109 000 emplois le mois dernier; contre seulement 61 000 en mars. Soit une révision marginale inférieure aux 62 000 initialement annoncés.

Le nombre d’embauches a largement dépassé les prévisions moyennes des analystes interrogés par Dow Jones, qui tablaient sur 84 000 nouveaux emplois.

D’après d’autres données d’enquête, les salaires des personnes qui ont conservé leur emploi ont augmenté de 4,4 % sur un an. Un taux en légère baisse de 0,1 % par rapport au mois dernier.

En ce qui concerne la répartition des nouveaux salaires, l’éducation et les services de santé ont à nouveau dominé. Contribuant ainsi à hauteur de 61 000. Tandis que la catégorie commerce, transport et services publics a enregistré une augmentation de 25 000.

Quant au secteur de la construction, l’autre moteur constant de l’embauche ces derniers mois, il a vu ses effectifs augmenter de 10 000 personnes. Alors que les activités financières en ont créé 9 000.

Dans le même temps, les efforts de l’administration Trump pour attirer à nouveau des emplois dans l’industrie automobile grâce à des droits de douane n’ont eu qu’un impact limité. Le secteur n’ayant créé que 2 000 emplois.

En termes de taille, les petites entreprises de moins de 50 employés ont créé 65 000 emplois. Pendant que celles de 500 employés ou plus en ont créé 42 000.

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Transparence : l’UE lance sa nouvelle cartographie numérique des projets en Tunisie

07. Mai 2026 um 14:55

L’Union européenne (UE) renforce la visibilité de son action en Tunisie. L’ambassadeur Giuseppe Perrone a dévoilé, ce 7 mai 2026, une version intégralement refondue de la plateforme en ligne recensant l’intégralité des projets de coopération bilatérale sur le territoire. 

Accessible sur le site de la délégation de l’UE, cette interface interactive permet de localiser et de consulter les interventions européennes à travers tout le pays. À ce jour, la plateforme répertorie quatre-vingt-sept projets actifs. Ils couvrent des domaines stratégiques comme l’agriculture, l’environnement, la santé, l’éducation ou encore les infrastructures de transport et d’énergie.

Chaque projet fait l’objet d’une fiche technique complète fournissant les montants engagés, les objectifs fixés et l’actualité des chantiers. Ces fiches précisent également les partenaires de mise en œuvre, à l’instar de l’ONUDI, ainsi que les cofinancements mobilisés. Pour garantir un suivi historique efficace, les informations restent consultables jusqu’à un an après la clôture définitive des programmes.

Cette initiative répond à un objectif de transparence totale envers les citoyens, les chercheurs et les médias. Thierry Béranger, responsable au sein de la délégation, précise que cet outil s’inscrit dans une démarche de rigueur démocratique. Puisque les décisions de financement sont publiques et soumises à des audits systématiques. Conformément à la législation européenne sur l’accès aux documents, les rapports d’évaluation sont également mis à la disposition du public.

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La Banque du Japon va-t-elle relever ses taux d’intérêt?

07. Mai 2026 um 11:45

Le compte rendu de la réunion de mars de la Banque du Japon, publié jeudi 7 mai 2026, a révélé que les membres du conseil d’administration envisageraient sérieusement de relever les taux d’intérêt si le choc énergétique résultant du conflit au Moyen-Orient persistait.

Les membres de la Banque du Japon ont exprimé leur inquiétude quant au fait que la hausse des prix du pétrole pourrait entraîner des « effets de second tour » qui feraient durablement grimper l’inflation globale.

Le compte rendu fait état d’une division penchant pour la fermeté. Certains membres avertissant que la Banque du Japon pourrait se retrouver « dans l’ombre » face aux risques inflationnistes. Et ce, notamment avec des entreprises de plus en plus en mesure de répercuter la hausse des coûts sur les consommateurs.

Bien que la banque ait maintenu son taux d’intérêt à court terme à 0,75 % lors de sa réunion de mars, la faiblesse persistante du yen et les pressions salariales croissantes, en plus du scénario d’une inflation sous-jacente restant autour de 3 %, placent la banque dans une position où il est impératif d’agir pour protéger la stabilité des prix.

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L’inflation en zone euro s’accélère à 2,1 % en mars

07. Mai 2026 um 11:39

Une vague de hausses de prix, principalement dans le secteur de l’énergie, a frappé la zone euro et les producteurs après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

Plus précisément, selon les données publiées par d’Eurostat, l’indice des prix à la production dans la zone euro a bondi en mars à un taux annuel de 2,1 %, après une baisse de 3 % en février. Dans l’ensemble de l’UE, les prix à la production ont augmenté en mars à un taux annuel de 2 %, après une baisse de 2,7 % en février.

Dans les différentes composantes de l’indice de la zone euro, la part du lion de l’appréciation a, comme prévu, concerné l’énergie. Et ce, compte tenu de la flambée des prix du pétrole et du gaz naturel due à la crise d’Ormuz.

Plus précisément, les prix à la production ont augmenté à un taux annuel de 4,2 % pour l’énergie; 2 % pour les biens intermédiaires; 1,6 % pour les biens d’équipement; 2,5 % pour les biens de consommation durables… Hors énergie, les prix à la production dans la zone euro ont augmenté de 1,4 % en glissement annuel en mars.

Quant aux taux d’inflation annuels des prix à la production les plus élevés, ils ont été observés en Roumanie (7,8 %), en Bulgarie (7,5 %) et en Lituanie (7,2 %).

En revanche, les baisses les plus importantes ont été observées au Luxembourg (-4,9 %), en Estonie (-2,4 %) et en Slovaquie (-1,3 %).

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Washington et Téhéran à deux doigts d’un accord pour faire taire les canons ?

07. Mai 2026 um 11:24

Selon Axios, la Maison Blanche serait sur le point de conclure un accord visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Et ce, suite à la décision du président américain Donald Trump de suspendre l’opération navale lancée trois jours plus tôt pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

Enfin une lumière au bout du tunnel ? Sept semaines après l’offensive menée contre la République islamique d’Iran par la coalition américano-israélienne – une crise qui aura provoqué le blocage du détroit d’Ormuz et secoué en profondeur l’économie mondiale -, Washington et Téhéran seraient désormais proches d’un accord sur la base d’un mémorandum d’entente d’une page articulée sur 14 points.

Un spectaculaire revirement diplomatique, alors même que les deux belligérants semblaient enfermés dans une logique d’affrontement total. Par quel miracle le ciel s’est-il éclairci alors que les plus pessimistes pronostiquaient la continuité d’une guerre longue qui ajoutera du chaos au chaos ?

Revirement

Une chose est sûre : le président  américain Donald Trump, qui, de toute évidence navigue à vue sans aucune stratégie cohérente pour cette guerre asymétrique, en a assez de ce conflit qu’il pensait gagner en un temps et deux mouvements. Il cherche désormais à n’importe quel prix le moyen de sortir de ce bourbier ruineux, incertain et sans issue. Il en va de sa survie politique à six mois des midterms; alors que sa côte de popularité est au plus bas.

Et c’est dans cette perspective qu’il faut interpréter l’annonce surprise du milliardaire président républicain. En effet, dans un énième revirement spectaculaire, il décrète, mercredi 6 mai 2026, la suspension de l’opération « Projet Liberté » (Project Freedom), qui consistait à escorter militairement les navires marchands dans le détroit d’Ormuz. Cette décision intervient à peine un jour après le lancement de cette mission de sécurisation, le temps de voir si « un accord peut être finalisé et signé » avec l’Iran. Après ce qu’il a qualifié de « grands progrès » dans les négociations.

« Compte tenu de l’énorme succès militaire et des grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens, le “Projet Liberté“ sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l’accord peut être finalisé et signé », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Tout en précisant que cette pause avait été décidée à « la demande du Pakistan et d’autres pays »; mais que le blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril, sera maintenu.

Un accord équilibré

Mais quid de ce mémorandum surgi à la dernière minute ? Selon le scoop publié mercredi 6 mai par le célèbre site américain Axios, « les États-Unis et l’Iran seraient sur le point de conclure un mémorandum d’une page pour mettre fin à la guerre. Rien n’a encore été convenu, mais les parties n’avaient jamais été aussi proches d’un accord depuis le début de la guerre ».

« Entre autres dispositions, poursuit le média américain, l’accord prévoit que l’Iran s’engage à instaurer un moratoire sur l’enrichissement d’uranium. En contrepartie, les États-Unis acceptent de lever leurs sanctions et de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés. Enfin, les deux parties lèvent les restrictions relatives au transit dans le détroit d’Ormuz ».

Cela étant, les États-Unis souhaitent, selon la même source, inclure une clause prévoyant que toute violation par l’Iran des règles d’enrichissement prolongerait le moratoire : l’Iran serait alors autorisé à enrichir l’uranium jusqu’au faible niveau de 3,67 % après l’expiration de celui-ci.

De plus, Téhéran s’engagerait, dans le cadre du protocole d’accord, à ne jamais chercher à se doter de l’arme nucléaire ni à mener d’activités liées à son armement. Selon un responsable américain, les parties discutent d’une clause par laquelle l’Iran s’engagerait à ne pas exploiter d’installations nucléaires souterraines.

Enfin, l’Iran s’engagerait également à mettre en place un régime d’inspections renforcé, comprenant des inspections inopinées menées par des inspecteurs de l’ONU.

La voie diplomatique privilégiée ?

Peut-on évoquer une forme d’ouverture diplomatique vis-à-vis des dirigeants de la République islamique, qui avaient réagi à l’initiative du président américain en menaçant de frapper tout navire essayant de se frayer un passage dans ce détroit maritime stratégique ?

La marine du corps des Gardiens de la révolution islamique a déclaré pour sa part qu’« une fois les menaces émanant de l’agresseur neutralisées et les nouveaux protocoles mis en place, la sécurité et la stabilité du passage dans le détroit d’Ormuz seront garanties ». Une réponse que l’on peut apparenter à une discrète forme d’ouverture de la part du régime des mollahs. Laissant ainsi présager que l’impasse diplomatique avec Washington pourrait peut-être être dépassée.

Pour sa part, le golfeur de Mar-a-Lago a réagi aux révélations d’Axios à sa manière : « En supposant que l’Iran accepte de respecter ce qui a été convenu – ce qui est peut-être une hypothèse bien audacieuse –, la désormais légendaire opération « Epic Fury » prendra fin, et le blocus, d’une efficacité redoutable, permettra au détroit d’Ormuz d’être OUVERT À TOUS, y compris à l’Iran. S’ils refusent, les bombardements reprendront, et ils seront malheureusement d’une ampleur et d’une intensité bien supérieures à ce qu’ils étaient auparavant ».

Mais il faut savoir raison garder. In fine, ce document est destiné à servir de cadre pour des négociations plus approfondies, et les clauses du mémorandum sont conditionnées à un accord final. Ce qui laisse la porte ouverte à une reprise des hostilités à cause d’une simple étincelle.

Entre-temps, les pourparlers se poursuivent entre les envoyés de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, des amateurs. En face, les redoutables négociateurs iraniens, des vrais professionnels. Et dans cette partie d’échecs, les  médiateurs pakistanais font la navette entre les deux délégations qui refusent de se faire face. Pour combien de temps ?

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Tunisie : vers une plateforme numérique pour la souveraineté sanitaire africaine

07. Mai 2026 um 10:53

Le ministre  de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré dans la journée du mercredi 6 mai 2026, le directeur régional Afrique du Nord de l’Africa CDC pour renforcer la coopération en santé numérique, télémédecine, vaccination et « One Health ».

Il convient de noter que la Tunisie se positionne comme plateforme africaine pour partager ses expertises numériques et améliorer la souveraineté sanitaire continentale face aux épidémies. L’Africa CDC soutient cette vision et est invité à participer activement au congrès TeleHealth Tunisia 2026 (29 sept.-1er oct.).

La réunion a examiné les voies de renforcement de la collaboration dans des secteurs clés tels que la santé numérique, l’hôpital virtuel, la télémédecine, la téléradiologie, les soins primaires, la vaccination, la chaîne du froid et l’approche « One Health ».

Il a réaffirmé que la Tunisie, forte de ses expertises, expériences et initiatives digitales, peut se positionner comme une plateforme panafricaine pour échanger des savoirs et consolider la souveraineté sanitaire du continent. Cela passe par un meilleur accès aux services pour les citoyens et une plus grande résilience des systèmes de santé contre les épidémies et crises.

Le représentant de l’Africa CDC a salué cette vision, confirmant l’appui du Centre et l’intérêt stratégique de l’expérience tunisienne pour la sécurité sanitaire africaine.

Enfin, le ministre a invité les nations africaines à s’impliquer pleinement dans le congrès TeleHealth Tunisia 2026, organisé à Tunis du 29 septembre au 1er octobre, afin d’y présenter des solutions concrètes en santé numérique, télémédecine, IA et souveraineté sanitaire.

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Gestern — 06. Mai 2026Haupt-Feeds

Lisbonne veut taxer les profits exceptionnels dans le secteur énergétique

06. Mai 2026 um 17:25

Le gouvernement du Portugal se prépare à instaurer une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises du secteur énergétique, dans un contexte de hausse des prix liée aux tensions géopolitiques internationales.

Le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, a annoncé, mercredi 5 mai, qu’un projet de loi sera prochainement soumis au Parlement, s’inspirant des mesures adoptées lors de la crise énergétique de 2022.

Cette initiative intervient après une démarche conjointe lancée le 3 avril 2026 par cinq pays européens – Portugal, Allemagne, Espagne, Italie et Autriche – appelant à une taxation des profits exceptionnels au niveau de l’Union européenne.

Cependant, faute de consensus à Bruxelles, la Commission européenne a laissé chaque État agir individuellement, poussant Lisbonne à avancer seule sur ce dossier.

Malgré la situation de minorité parlementaire du gouvernement, le texte a de fortes chances d’être adopté avec le soutien du Parti socialiste, qui avait lui-même introduit une mesure similaire par le passé.

Cette initiative s’inscrit dans un retour des politiques de taxation exceptionnelle en Europe, utilisées comme levier pour amortir les chocs énergétiques. Mais elle relance aussi le débat : entre justice sociale et risque de freiner l’investissement énergétique, notamment dans la transition vers les renouvelables.

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La récolte céréalière 2026 s’annonce positive

06. Mai 2026 um 17:08

La campagne céréalière en Tunisie s’annonce globalement positive, avec environ 950 000 hectares récoltables sur 991 000 hectares emblavés, grâce à des conditions climatiques favorables marquées par une bonne répartition des pluies. Les superficies semées ont atteint 971 000 hectares (87 % du programme), principalement concentrées dans le nord. La production est dominée par le blé dur et l’orge.

Les pluies abondantes ont limité le recours à l’irrigation, tandis que le taux de remplissage des barrages (68 %) est jugé satisfaisant. Toutefois, certaines zones ont subi des dégâts localisés (grêle, sécheresse, conditions climatiques).

En termes de préparation, des actions préventives contre les incendies sont en cours, notamment le nettoyage des abords des champs. Le parc de moissonneuses compte 2 750 machines, dont une partie nécessite maintenance. Des efforts sont également engagés pour améliorer les centres de collecte et assurer la disponibilité des intrants.

Enfin, un programme national prévoit des journées d’information, des campagnes de réglage des machines et des actions de sensibilisation. La saison précédente avait enregistré près de 11,9 millions de quintaux de céréales collectées.

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Zied Dabbar élu vice-président de la FIJ lors du congrès du centenaire à Paris

06. Mai 2026 um 16:56

Le 6 mai, Zied Dabbar, vient d’être élu  vice-président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ),lors du Congrès mondial du centenaire de la Fédération, qui s’est tenu à Paris.  Cette élection marque une étape importante pour le président du SNJT.

En outre, Nasser Abu Bakr, président du syndicat des journalistes palestiniens, lui aussi vient d’être élu est premier vice-président de la FIJ.

Pour sa part,  Zuliana Lainez Otero, journaliste péruvienne et présidente de l’Asociación Nacional de Periodistas del Perú (ANP), a été élue présidente de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Elle est la première femme d’Amérique latine et des Caraïbes à prendre la tête de la plus grande organisation mondiale de journalistes.

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Louis Logodin : « Célébrons une Méditerranée qui tisse des liens »

06. Mai 2026 um 16:10

Et si l’art réconciliait une Méditerranée fracturée ? La Saison Méditerranée 2026 (15 mai-31 octobre) s’ouvre en beauté  à Marseille avec les ministres français de la Culture et des Affaires étrangères. Cinq pays phares, Tunisie, Égypte, Liban, Maroc, Algérie, irriguent la France de centaines de projets artistiques pluridisciplinaires, avant un clap de fin tunisien à la Biennale El Jaou. Pari audacieux : forger de nouveaux imaginaires, booster les liens franco-maghrébins et honorer les diasporas, au cœur des tensions régionales. Louis Logodin, attaché culturel à l’IFT, passe en revue ce programme riche en art. Interview.

Quels sont les enjeux de la Saison Méditerranée de cette édition qui s’étale du 15 mai au 31 octobre 2026?

L’ouverture aura lieu le 15 mai à Marseille, avec un week-end en présence de la ministre de la Culture et du ministre des Affaires étrangères français. On mobilise aussi les représentations des pays prioritaires : la Tunisie, l’Égypte, le Liban, le Maroc et l’Algérie.
Très concrètement, deux appels à projets lancés l’année dernière ont recensé des centaines de projets artistiques pluridisciplinaires : livres, spectacles vivants, arts visuels, coopérations universitaires, arts-sciences, art numérique, etc. Dès le 15 mai, ces projets se dérouleront dans toute la France, avec un temps fort à Marseille. Ensuite, on remontera vers le nord : Olfa Feki, commissaire tunisienne, pour une grande expo à Lille ; focus danse tunisienne dans un festival contemporain près de Paris avec les Ateliers de Paris ; temps forts musicaux avec des artistes tunisiens à Nantes…

L’enjeu est de créer de nouveaux imaginaires méditerranéens via les arts et la culture, en lien avec ces cinq pays. Cela rend hommage aux coopérations bilatérales existantes, les dynamise, les valorise et s’adresse aux diasporas en France. Initialement prévue en simultané en France et dans ces pays, des complications financières ont conduit à un démarrage en France, avec une clôture dans les cinq pays. En Tunisie, fin octobre, lors de la Biennale El Jaou : expositions, grand concert (nom tenu secret avant annonce). Parallèlement, on labellise des projets pour incarner la saison via la coopération franco-tunisienne quotidienne.

À travers ce programme, on note une forte mobilisation tunisienne. Quel travail peut-on mener aujourd’hui sur la coopération artistique franco-tunisienne, qui ne cesse d’évoluer ? À l’heure actuelle,  on parle d’immersion virtuelle et d’autres innovations. Comme le disait Héraclite, « rien ne dure sauf le changement ».

Oui, les artistes s’adaptent aux contextes, enjeux sociétaux et médiums. Au début des années 2000, on parlait du « nouvel art » multimédia, mais les artistes innovent toujours avec leurs outils. Pour la coopération franco-tunisienne, l’enjeu est de la faire vivre : soutien aux partenaires tunisiens via l’envoi de pros pour repérage en France ; artistes tunisiens pour formation ou créations françaises ; accueil d’artistes français en Tunisie, comme au programme de la villa Salammbô pour résidences. La Tunisie inspire et booste le soft power tunisien chez les créateurs français.

L’art évolue, on modernise l’image de la France via des artistes contemporains aux pratiques novatrices : une France inclusive, diverse, actuelle. Une attention particulière aux diasporas tunisiennes en France : on les invite en Tunisie pour des concerts, spectacles, résidences. Ce sont les premiers ambassadeurs de notre coopération culturelle.

Le mot de la fin.

J’espère que la Saison Méditerranée touchera les publics français et tunisiens. Malgré la complexité politique et les actualités méditerranéennes qui nous dépassent, l’art et la culture célèbrent les liens entre pays. Célébrons-les en conscience de ce qui se passe dans nos mers.

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Minerais critiques : le G7 enclenche la bataille contre la dépendance à la Chine

06. Mai 2026 um 16:03

Le G7 intensifie ses efforts pour sécuriser l’approvisionnement en minerais critiques, essentiels aux industries de défense, aux technologies numériques et à la transition énergétique.

Sous l’impulsion de la présidence française en 2026, une réunion ministérielle a été organisée début mai afin de préparer le sommet des dirigeants prévu en juin, rapporte ‘Capital’. L’objectif est clair : réduire la dépendance des économies occidentales vis-à-vis de la Chine, qui domine largement la production et le raffinage de ressources stratégiques comme le lithium, le cobalt ou les terres rares.

Toutefois, des divergences existent au sein du groupe. Certains pays européens privilégient des stocks nationaux plutôt qu’un système commun, et se montrent réticents à une initiative dominée par les États-Unis.

En parallèle, la France cherche à reconstruire une filière complète des terres rares sur son territoire, avec l’ambition de couvrir d’ici 2030 une part significative des besoins européens.

Cette mobilisation s’inscrit dans une compétition géopolitique mondiale accrue autour des ressources minières, devenues indispensables à la transition énergétique et aux technologies avancées. Le G7 tente ainsi de bâtir une alternative crédible à l’hégémonie chinoise, tout en sécurisant ses chaînes de valeur industrielles.

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Affaire des passeports falsifiés : 20 ans de prison pour Bhiri et 30 ans pour le fils de Ghannouchi

06. Mai 2026 um 15:04

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi, des jugements de première instance dans l’affaire connue médiatiquement sous le nom de « l’affaire des passeports et nationalités falsifiés ».

Les peines prononcées varient entre 11 et 30 ans de prison et concernent notamment l’ancien ministre de la Justice et dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, ainsi que d’autres accusés.

Selon une source judiciaire citée, mercredi, par l’agence Tunis Afrique Presse, les accusations retenues portent notamment sur la facilitation, par quelque moyen que ce soit et même sans contrepartie, de la sortie légale d’une personne du territoire tunisien à partir des points de passage, dans le but de commettre l’une des infractions terroristes. Les charges incluent également l’usage de sceaux de l’autorité publique au détriment des droits et intérêts d’autrui, en lien avec des crimes terroristes, ainsi que la détention et l’utilisation de documents falsifiés.

Noureddine Bhiri et Fethi Beldi condamnés à 20 ans de prison

Les jugements de première instance ont condamné Noureddine Bhiri et l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi à 20 ans de prison.

Mouadh Khreiji, fils du président du mouvement Ennahdha, ainsi que trois autres accusés en fuite, ont été condamnés à 30 ans de prison avec exécution immédiate. Deux autres accusés ont, pour leur part, écopé de 11 ans de prison.

La cour a également décidé de soumettre l’ensemble des accusés à une surveillance administrative pour une durée de cinq ans.

Hamadi Jebali retiré du dossier

Dans le même dossier, le tribunal a décidé de radier le nom de l’ancien dirigeant d’Ennahdha, Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, ainsi que deux autres accusés, du dossier de l’affaire.

Cette décision intervient en raison d’un pourvoi en cassation visant la décision de la chambre d’accusation, selon la même source judiciaire.

Une enquête ouverte en octobre 2021

Les faits remontent, selon un communiqué officiel publié par le Tribunal de première instance de Tunis le 4 janvier 2022, au 7 octobre 2021. À cette date, le ministère public avait reçu une demande d’autorisation d’ouverture d’une enquête judiciaire, émanant du chef de la sous-direction des recherches dans les crimes terroristes, les crimes organisés et les atteintes à la sûreté du territoire national.

Cette demande faisait état d’informations selon lesquelles un ressortissant syrien et son épouse, également syrienne, auraient obtenu deux cartes d’identité nationale et deux passeports tunisiens.

D’après les éléments rapportés par le tribunal, ces deux personnes auraient obtenu des certificats de nationalité délivrés par la direction générale des affaires judiciaires au ministère de la Justice, sur la base de passeports tunisiens délivrés par l’ambassade de Tunisie à Vienne en 1982 et 1984.

Le même communiqué indiquait qu’un ancien consul à Vienne aurait, par le passé, accordé des passeports tunisiens à des ressortissants étrangers contre des sommes d’argent, dont les deux documents concernés, et que des poursuites pénales avaient déjà été engagées à ce sujet.

Des documents délivrés sous différents départements ministériels

L’enquête judiciaire a été ouverte le 7 octobre 2021 par le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, qui a chargé la sous-direction spécialisée de poursuivre les investigations.

Un premier rapport a été transmis au ministère public le 9 décembre, suivi d’un rapport complémentaire le 20 décembre. Ce dernier aurait fait état de nouveaux éléments indiquant que les certificats de nationalité tunisienne suspectés d’être falsifiés auraient été délivrés au ressortissant syrien et à son épouse durant la période où Noureddine Bhiri dirigeait le ministère de la Justice.

Concernant les passeports et les certificats de résidence, les documents auraient été obtenus durant la période où Ali Larayedh était à la tête du ministère de l’Intérieur, avec l’intervention présumée de l’ancien responsable sécuritaire Fethi Beldi.

Le rapport mentionnait également que le bénéficiaire de la nationalité, du passeport et de la résidence aurait été visé par des affaires terroristes commises à l’étranger.

Le pôle antiterroriste saisi du dossier

Le 22 décembre 2021, au vu des premiers éléments recueillis et des soupçons portant sur l’implication de l’un des suspects dans des infractions terroristes commises hors du territoire tunisien, le ministère public a décidé de transmettre le dossier au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Le 24 décembre, le représentant du ministère public a ouvert une information judiciaire contre les bénéficiaires des documents suspectés d’avoir été falsifiés, ainsi que contre toute personne que l’enquête pourrait révéler.

Les poursuites portent notamment sur l’orientation, l’organisation, la facilitation, l’aide, l’intermédiation et la contribution, par quelque moyen que ce soit, à l’entrée ou à la sortie légale ou clandestine d’une personne du territoire tunisien, dans le but de commettre l’une des infractions terroristes. Elles concernent également la fabrication ou la falsification de cartes d’identité nationale, de passeports ou d’autres documents au profit de personnes en lien avec des crimes terroristes, ainsi que l’incitation à ces actes.

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