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Ahmed Ben Mustapha : « L’invasion du Venezuela marque la fin du droit international »

04. Januar 2026 um 19:03

Dans un entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, l’ancien ambassadeur Ahmed Ben Mustapha livre une analyse sans concession de l’intervention militaire américaine au Venezuela. Selon lui, l’enlèvement du président Maduro et de son épouse constitue le point culminant d’une dérive de trois décennies vers l’abandon des règles multilatérales. Il soutient que cette opération n’est pas un événement isolé, mais le paroxysme d’une stratégie de Washington visant à reprendre le contrôle des ressources stratégiques tout en contrant l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans l’hémisphère occidental.

L’ancien diplomate rappelle qu’après la guerre froide, malgré les tensions bipolaires, le droit international conservait encore ses lettres de noblesse en tant que cadre juridique de référence. La première guerre du Golfe, en 1991, illustrait cette logique car elle fut menée en réponse à l’invasion du Koweït par une coalition mondiale incluant la Russie. À cette époque, les États-Unis se présentaient encore comme les garants de l’application du droit dans le monde d’après-guerre froide.

Cependant, cette période a progressivement cédé la place à une émancipation totale de Washington vis-à-vis des contraintes juridiques. S’imposant comme l’unique « hyperpuissance » après l’effondrement du bloc soviétique, les États-Unis ont monopolisé la gestion des conflits à leur seul profit. Si dès les années 1970 le dollar s’était imposé comme seule monnaie pétrolière, les interventions en Yougoslavie à la fin des années 1990, puis en Irak en 2003, ont marqué un basculement où les justifications juridiques devenaient de plus en plus fragiles. En Irak, bien que les allégations d’armes de destruction massive se soient révélées infondées, un semblant de légitimation internationale était encore recherché. Notre invité affirme sans détour que l’invasion du Venezuela rompt définitivement avec ce principe : pour la première fois, l’administration Trump n’invoque plus aucune base légale, assumant ouvertement une opération planifiée depuis plusieurs mois avec l’implication de la CIA.

La Doctrine Monroe : Sécurité ou Prédation ?

Cette intervention s’inscrit dans la nouvelle stratégie de sécurité des États-Unis qui réactive la doctrine Monroe. Si celle-ci stipulait historiquement que personne ne devait se mêler de la zone d’influence américaine, elle ne se limite plus aujourd’hui aux seules questions de défense. Elle englobe désormais explicitement le contrôle des richesses. Pour Washington, la nationalisation du pétrole par Hugo Chávez est perçue comme un vol de biens appartenant historiquement aux entreprises américaines, lesquelles ont été les premières à exploiter ces technologies pétrolières, analyse l’ancien ambassadeur.

Cette vision représente un retour à une forme de néocolonialisme assumé où le contrôle des ressources naturelles prime sur la souveraineté des États. En ciblant le Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves pétrolières mondiales, les États-Unis font du pays un enjeu majeur de leur rivalité avec les autres grandes puissances. C’est une logique purement prédatrice où l’on considère que l’on récupère simplement ce qui nous appartient de droit, au mépris des frontières nationales, martèle-t-il.

Stratégie d’étranglement et changements de régimes

L’opération vénézuélienne suit une continuité historique de changements de régimes orchestrés par Washington au Guatemala, au Chili ou en Argentine. La méthode consiste d’abord à étouffer les peuples par des sanctions économiques et un blocus meurtrier qui, selon Ahmed Ben Mustapha, a déjà coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Une fois le pays suffisamment affaibli, la stratégie vise à favoriser les divisions internes, à corrompre une partie des élites et de l’appareil militaire, puis à intervenir militairement.

Ce scénario se dessine également pour l’Iran, où les troubles actuels sont perçus comme les prémices d’une nouvelle guerre de changement de régime. « Vouloir attaquer l’Iran revient à cibler la ceinture de sécurité de la Chine et de la Russie, car le pays constitue un maillon essentiel de l’axe de résistance à l’hégémonie américaine », estime-t-il.  Cette même logique prédatrice se retrouve au Proche-Orient, où l’objectif serait de transformer Gaza en projet touristique et de mettre la main sur les ressources gazières offshore, tout en sécurisant un corridor économique reliant l’Inde à l’Europe pour contourner la route de la soie chinoise.

Un front global : Ukraine, Chine et Russie

L’analyse de l’ancien diplomate replace l’intervention au Venezuela dans le contexte d’une rivalité globale. La Russie a conclu un traité stratégique multidimensionnel avec le Venezuela incluant une coopération militaire et scientifique, tandis que la Chine est devenue un acteur central en Amérique latine par ses investissements massifs. Pour contrer cette influence, Trump mène une guerre qui n’est désormais plus secrète.

Cette confrontation se manifeste également sur le front ukrainien, où Trump aurait tenté de geler le conflit selon ses propres conditions sans répondre aux préoccupations russes. Son objectif était de poursuivre la guerre en la faisant financer par les Européens tout en récupérant les minéraux rares via des accords conclus avec le président Zelensky. Le refus russe de ce marché est vécu comme un affront pour la stratégie américaine, dont le cœur reste de donner l’apparence que les États-Unis tranchent et maîtrisent toujours la gestion de tous les conflits internationaux.

Perspectives 2026 : Le risque de conflagration

Malgré l’annonce d’une gestion directe du pays par Washington, l’issue de la crise reste incertaine. L’armée vénézuélienne a affirmé sa détermination à résister et Maduro bénéficie désormais d’une aura de martyr suite à son kidnapping officiel. Sur le plan international, la Russie et la Chine ne lâcheront pas prise facilement compte tenu de leurs intérêts stratégiques dans la région. Bien que l’Union européenne semble approuver l’opération, la position américaine pourrait se fragiliser lors des prochaines réunions au Conseil de sécurité de l’ONU.

Ahmed Ben Mustapha s’inquiète d’une escalade mondiale sans précédent en ce début d’année 2026. Il cite notamment l’attaque contre la résidence du président Poutine, soulignant que l’implication de la CIA est attestée par l’usage indispensable de la couverture satellitaire américaine pour un tel ciblage. Contrairement aux promesses électorales de mettre fin aux conflits, la première année de ce second mandat de Trump voit au contraire une multiplication des fronts de confrontation, laissant craindre une conflagration généralisée entre les grandes puissances.

Un signal d’alarme pour le Maghreb

L’ancien ambassadeur lance un avertissement direct à l’Afrique du Nord et au monde arabe. Évoquant des déclarations du Pentagone sur une volonté de généraliser ce type d’interventions à d’autres régions, il déplore le silence des pays arabes qui devraient pourtant se sentir directement menacés. Ce qui se passe au Venezuela est le prolongement exact des scénarios appliqués dans le monde arabe depuis le début du millénaire : changer les régimes pour s’accaparer les richesses. Pour Ahmed Ben Mustapha, les pays de la région, riches en hydrocarbures et en ressources stratégiques, doivent urgemment prendre conscience qu’ils pourraient être les prochaines cibles de cette politique qui ne cherche désormais plus aucune justification juridique.

 

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Riadh Sidaoui : « L’enlèvement de Maduro est une guerre indirecte contre la Chine »

04. Januar 2026 um 17:58

Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales, décrypte pour L’Économiste Maghrébin les véritables enjeux géopolitiques derrière l’opération militaire américaine au Venezuela.

L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par une brigade des forces Delta américaines dans la nuit du 3 janvier 2026 marque, selon l’analyste, un tournant dans les relations internationales. Au-delà de la rhétorique officielle sur la lutte contre le narcotrafic, cette opération révèle une stratégie américaine visant à isoler la Chine et à réaffirmer la suprématie des États-Unis sur l’Amérique latine.

L’analyse de Riadh Sidaoui est sans appel : Donald Trump cherche avant tout à couper Pékin de ses alliés économiques. Les liens sino-vénézuéliens sont substantiels : la Chine absorbe 70 % des exportations de pétrole vénézuélien et a investi des milliards dans le pays. Une importante délégation chinoise se trouvait à Caracas au moment de l’opération. La réaction chinoise, ferme, témoigne selon lui de l’importance de l’enjeu : Pékin condamne l’acte américain et exige la libération immédiate de Maduro.

Trois scénarios possibles pour l’avenir

Selon Riadh Sidaoui, trois scénarios se dessinent pour l’avenir du Venezuela. Premier scénario : les Américains ont enlevé Maduro, mais le régime révolutionnaire pourrait, estime le politologue, persévérer avec un soutien chinois accru, tant militaire qu’économique. Ce scénario suppose qu’il n’y a pas eu de trahison, mais simplement une faille sécuritaire exploitée par Washington. La nouvelle cheffe d’État et le ministre de la Défense pourraient maintenir le cap malgré l’absence de Maduro.

Le deuxième scénario consiste en une  réorientation progressive : face à l’impossibilité de confronter directement les États-Unis, la nouvelle direction pourrait se réconcilier progressivement avec Washington. Cette évolution se ferait graduellement pour ne pas brusquer les partisans de Maduro au sein du parti au pouvoir. Il s’agirait d’un changement de politique étrangère menant le Venezuela à devenir un allié américain plutôt qu’un opposant à l’impérialisme de Washington.

La troisième scénario consiste  en  la déchirure interne et la division du pays. Les dernières élections démocratiques n’ont accordé à Maduro qu’une majorité très limitée face à son rival de droite. Une division au sein des forces armées et du peuple pourrait, d’après Sidaoui, conduire le Venezuela vers une guerre civile dévastatrice.

Comment s’est déroulée l’opération

La facilité de l’opération soulève, selon Sidaoui, des interrogations. Certains analystes évoquent une complicité au sein de l’appareil d’État vénézuélien, voire de l’armée. Difficile toutefois de répondre sans éléments tangibles, pour notre invité. D’après l’analyste, Maduro n’avait peut-être pas pris les précautions nécessaires. Un protocole strict aurait dû l’empêcher de dormir plusieurs nuits au même endroit. Son maintien dans une résidence fixe a constitué une faille exploitée par les forces américaines.

Des affrontements ont eu lieu. Selon Donald Trump, les forces américaines ont subi quelques blessés et un hélicoptère a été touché. Les gardes du corps de Maduro ont résisté. Le ministre de la Défense et la vice-présidente vénézuéliens affirment maintenir la ligne politique de Maduro et poursuivre la lutte. La suprématie militaire américaine est écrasante : le Venezuela dispose d’une armée de 100 000 hommes équipée d’armes obsolètes, face à la puissance du Pentagone. Le temps permettra de confirmer ou d’infirmer la thèse d’une trahison.

Le Venezuela, front indirect d’une confrontation sino-américaine

Donald Trump, qui menace le Venezuela depuis son arrivée au pouvoir, a intensifié la pression ces dernières semaines, allant jusqu’à contacter directement Maduro pour lui demander de quitter le pouvoir. L’objectif stratégique : isoler la Chine.

Les deux grandes puissances susceptibles de menacer l’hégémonie américaine sont la Russie et la Chine. La Russie, engagée dans la guerre en Ukraine, a relâché son emprise internationale. Trump accélère un processus de paix favorable aux intérêts russes. Reste la Chine, dont la montée en puissance économique et militaire inquiète Washington. Les stratèges américains prédisent qu’en 2030, le PIB chinois dépassera celui des États-Unis. La Chine s’arme massivement (trois porte-avions, bientôt quatre ou cinq) et veut reconquérir Taïwan. Face à cette montée en puissance, explique-t-il, le Pentagone veut isoler la Chine et affaiblir ses partenaires économiques : Venezuela, Iran. L’Amérique latine devient le terrain de cette confrontation indirecte.

L’effet domino latino-américain

Si Trump remporte un succès complet au Venezuela, il se dirigera vers la Colombie, puis vers Cuba. L’île représente toutefois un défi plus complexe : le régime cubain est puissant et possède une longue expérience face aux complots américains depuis la baie des Cochons en 1961. Cette offensive s’inscrit, d’après l’analyste, dans une guerre indirecte contre la Chine. Trump est calculateur et n’attaque que les cibles faciles. Il avait menacé la Corée du Nord durant son premier mandat avant de serrer la main de son président, se vantant d’avoir établi la paix mondiale. Trump évalue toujours où il peut gagner et où il risque de perdre. La capture de Maduro illustre, selon Riadh Sidaoui, cette stratégie : frapper des cibles accessibles pour affaiblir progressivement l’influence chinoise en Amérique latine, tout en évitant une confrontation directe avec Pékin.

Une violation flagrante du droit international

Selon Riadh Sidaoui, l’intervention américaine constitue une transgression manifeste du droit international. La Charte des Nations unies consacre le principe d’autodétermination des peuples : ce sont les nations qui choisissent leurs dirigeants, non des forces étrangères. Toute intervention militaire nécessite l’activation du chapitre 7 de la Charte et une résolution du Conseil de sécurité.

L’administration Trump n’a respecté aucune de ces procédures juridiques. Aucun juriste ne saurait donner raison aux États-Unis sur le plan du droit international. Cette violation s’inscrit dans une longue tradition d’interventions unilatérales américaines, comparable à l’invasion de l’Irak en 2003.

Un précédent historique : l’intervention au Panama en 1989

Cette opération rappelle, selon le politologue, des précédents. En 1989, le président du Panama avait déjà été kidnappé. L’histoire se répète : après la chute de l’Union soviétique, les Américains cherchaient à maintenir leur suprématie mondiale. Aujourd’hui, face à l’émergence de la Russie et surtout de la Chine, Washington réactive les mêmes mécanismes.

La logique du Pentagone, explique Sidaoui : tant que nous sommes forts, isolons nos adversaires. Incapables d’affronter directement la Russie ou la Chine, ils éliminent leurs alliés, en commençant par l’Amérique latine. La Colombie et Cuba pourraient être les prochaines cibles. Ce n’est pas la première tentative américaine, rappelle le politologue. La CIA avait orchestré un coup d’État contre Hugo Chávez. L’agence dirige traditionnellement ces opérations secrètes, mais lorsqu’elle échoue, c’est le Pentagone qui intervient. Le ministère de la Défense, devenu en réalité un département de la guerre, a lancé cette opération en collaboration avec la CIA. L’histoire dira, conclut le politologue, si cette stratégie impériale, héritée de la doctrine Monroe, parviendra à enrayer la montée en puissance chinoise ou si elle ne fera qu’accélérer la multipolarisation du monde.

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L’agriculture intelligente et durable aura sa journée d’information

04. Januar 2026 um 15:54

L’Office de développement du nord-ouest (ODNO), en collaboration avec l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche maritime (URAP) de Béja, organise, mercredi 7 janvier 2026, une journée d’information sur l’agriculture intelligente et durable.

Objectif: mettre en lumière les dernières tendances scientifiques et technologiques dans le secteur agricole et leur rôle dans la réalisation d’une agriculture efficace, intelligente et durable, capable de faire face aux changements climatiques et de garantir la sécurité alimentaire.

À travers cette rencontre, les organisateurs cherchent à promouvoir l’innovation dans le secteur agricole, à soutenir les agriculteurs et les professionnels avec des connaissances scientifiques modernes, et à encourager l’investissement dans une agriculture intelligente et durable.

Plusieurs thèmes liés à ces questions seront abordés, dont les technologies nucléaires dans le domaine agricole, l’amélioration de la productivité et de la qualité des cultures, et l’optimisation de l’utilisation de l’eau et des engrais.

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Le CA des assurances a dépassé les 3 123 Mrds de dinars, à fin septembre 2025

04. Januar 2026 um 15:43

Le chiffre d’affaires (CA) du secteur des assurances en Tunisie a atteint, à la fin du mois de septembre 2025, 3 123,3 millions de dinars (MDT), contre 2 802,3 MDT durant la même période de l’année 2024, enregistrant, ainsi, une hausse de 11,5 %, dans un contexte marqué par une progression notable des activités de l’assurance-vie.

Selon des données publiées par le Comité général des assurances (CGA), le secteur de l’assurance-vie a enregistré une augmentation de son chiffre d’affaires de 19,1 %, pour atteindre 888,3 MDT à la fin du troisième trimestre de l’année écoulée, contre 745,7 MDT à la même période de 2024.

Cette augmentation revient, entre autres, à la baisse des indemnisations versées de 12 %, ce qui traduit une amélioration notable des résultats de souscription à l’assurance-vie.

Il est à noter que la part de l’assurance-vie dans le chiffre d’affaires global du secteur de l’assurance est passée de 26,6 % à 28,4 % entre septembre 2024 et septembre 2025, selon la même source.

S’agissant de l’assurance non-vie, les statistiques publiées par le CGA font état d’une progression de 8,7% au niveau du chiffre d’affaires atteignant 2 235 MDT à fin septembre 2025, contre 2 056,6 MDT durant la même période de 2024, tandis que sa part dans le chiffre d’affaires global du secteur a reculé de 73,4 % à 71,6%.

Le chiffre d’affaires des branches de l’assurance non-vie a enregistré une augmentation, notamment dans l’assurance incendie (hausse de 12,7 %) et l’assurance maladie (hausse de 12,3%).

L’assurance automobile continue de s’emparer de la plus grande part du chiffre d’affaires du secteur de l’assurance en Tunisie, avec un chiffre d’affaires de 1 234,1 MDT à fin septembre 2025, contre 1 143,6 MDT à la même période de 2024.

Par ailleurs, les données statistiques du Comité général des assurances indiquent que les indemnisations versées au profit des assurés ont augmenté de 3,4 % durant les neuf premiers mois de 2025, une augmentation nettement inférieure à celle enregistrée au niveau du chiffre d’affaire du secteur.

Les compagnies d’assurances ont ainsi versé des indemnisations totales de l’ordre de 1 575,2 MDT au cours des neuf premiers mois de 2025, contre 1 523,4 MDT durant la même période de 2024.

Toutefois, les indemnisations de la branche assurance-vie ont reculé de 12 %, pour s’établir à 356,5 MDT à fin septembre 2025, contre 405 MDT à la même période de 2024.

En revanche, les indemnisations de l’assurance non-vie ont progressé de 9 %, atteignant 1 218,7 MDT, contre 1 118,4 MDT un an auparavant.

Les indemnisations de l’assurance automobile ont constitué l’un des principaux défis du secteur durant les neuf premiers mois de 2025, avec une hausse de 19,5 %, un taux largement supérieur à la croissance du chiffre d’affaires réalisée dans la même branche (7,9%).

De son côté, l’assurance contre la grêle et la mortalité du bétail a enregistré une hausse de 89,5% au niveau des indemnisations, ce qui traduit des pertes probablement liées à des catastrophes naturelles ou à des changements climatiques sévères survenus durant le troisième trimestre, ayant affecté les récoltes de plusieurs secteurs agricoles.

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Biodiversité : la Tunisie compte 105 espèces différentes d’oiseaux aquatiques

04. Januar 2026 um 11:30

La présence des oiseaux d’eau en Tunisie a connu de légères fluctuations, entre 2019 et 2023, avec un minimum de 376 691 individus en 2019 et un maximum de 543 095 en 2023. Au total, 105 espèces différentes ont été recensées sur cette période.

La tendance générale observée au niveau national est globalement légèrement positive, c’est ce qui ressort du rapport sur le Dénombrement des oiseaux d’eau en Tunisie pour la période 2019-2023 publié, fin 2025, par l’association « Les Amis des Oiseaux ».

D’après le rapport, au cours de ces cinq années, les effectifs ont fluctué, mais la moyenne nationale annuelle s’établit à 477 768 individus, soit une augmentation moyenne de 29 878 oiseaux d’eau par rapport à la période 2009-2018. La richesse spécifique a atteint 105 espèces d’oiseaux d’eau, avec quelques observations remarquables : une Cigogne noire et un Héron pourpré, davantage migrateurs qu’hivernants, ainsi qu’une Bécassine sourde, un Flamant nain et une Mouette tridactyle, toutes trois très rares en Tunisie.

Espèces en déclin

Selon la même source, neuf espèces présentent une tendance significativement négative. Parmi elles, deux, la Tadorne casarca et le Goéland leucophée, ont un statut phénologique de nicheur sédentaire (NS), tandis que les sept autres sont des hivernants ou des visiteurs de passage (HI, VP). Certaines, comme le Canard pilet et la Grèbe à cou noir, sont à la fois hivernantes et nicheuses occasionnelles.

Ces tendances pourraient refléter des changements au sein des populations biogéographiques, certaines espèces migratrices, comme la Grue cendrée, ne traversant plus la Méditerranée en raison des effets du changement climatique. D’autres, comme le Goéland leucophée, dont la population a auparavant augmenté grâce à l’abondance de nourriture dans les décharges, affichent désormais une tendance négative encore inexpliquée.

En hiver 2014, la Tunisie comptait 36 095 fuligules milouins. Entre 2019 et 2023, les effectifs de cette espèce vulnérable ont chuté drastiquement, de 4 835 individus en 2019 à seulement 399 en 2023. Ce déclin alarmant s’explique par plusieurs menaces : urbanisation et aménagement des zones humides, perturbations humaines, chasse et braconnage. En Tunisie, l’espèce est protégée par la loi, mais elle continue d’être victime d’actes de braconnage.

Espèces en augmentation

Six espèces montrent une tendance positive, dont le Petit Gravelot, l’Avocette élégante et l’Ibis falcinelle. L’essor de cette dernière pourrait être lié à sa nidification récente en Tunisie, observée entre 2018 et 2023.

En 2023, le Flamant rose (Phoenicopetus roseus) était l’espèce d’oiseau d’eau la plus abondante, représentant 18 % des effectifs avec 83 108 individus recensés dans 55 zones humides. En 2018, ils étaient 79 616, répartis sur 83 sites. Le Bécasseau variable arrive en deuxième position en 2023 avec 68 080 individus observés dans 49 zones, soit 15 % du total annuel, contre 38 388 individus en 2018 dans 78 sites.

Parmi les espèces globalement menacées, l’Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) a enregistré des effectifs remarquables : 1 064 individus en janvier 2021 et 2 415 en janvier 2022, dont 2 200 à Sebkhet Sejoumi. Malgré ces pics, une surveillance continue reste essentielle pour détecter tout changement.

L’Association « Les Amis des Oiseaux » est une ONG à but non lucratif qui œuvre pour une meilleure connaissance, le suivi et la protection de la biodiversité en Tunisie et plus particulièrement des oiseaux et leurs habitats.

Avec TAP

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Afrique –  Sept milliardaires, 22 milliards de dollars gagnés en 2025

04. Januar 2026 um 11:05

En 2025, la fortune des milliardaires africains présents dans le Top 500 mondial de Bloomberg a connu une envolée spectaculaire. Les sept Africains recensés ont vu leur patrimoine cumulé augmenter de 26,89% en un an, soit un gain de 21,87 milliards de dollars, pour atteindre 103,2 milliards de dollars à fin 2025.

Vous aurez sans doute compris que cette performance contraste avec la croissance économique moyenne du continent, estimée à environ 4,2%. Elle contraste également avec le dénuement total des populations africaines dans leur ensemble. Mais que voulez-vous, le monde est ainsi fait, seuls les démagogues d’un autre âge imaginent le contraire.

Sur le plan global, et selon le Bloomberg Billionaires Index, la richesse totale des 500 personnes les plus fortunées du monde a progressé de 2 200 milliards de dollars en 2025, pour s’établir à 11 900 milliards de dollars. L’entrée dans ce club très fermé nécessite désormais un patrimoine minimum de 7,37 milliards de dollars. Ce qui explique que l’Afrique n’y soit représentée que par sept milliardaires résidant sur le continent ou y détenant l’essentiel de leurs actifs.

Cependant, ces sept fortunes sont réparties entre trois Sud-Africains (Johann Rupert & family, Nicky Oppenheimer et Natie Kirsh), deux Nigérians (Aliko Dangote et Abdul Samad Rabiu) et deux Égyptiens (Naguib et Nassef Sawiris). Autrement dit, entre trois pays sur les 55 que compte le continent. Ensemble, ils auraient largement bénéficié de la forte dynamique des marchés financiers africains en 2025, selon Bloomberg.

Grâce aux trois principales places boursières…

L’envolée des Bourses africaines constitue le principal moteur de cette hausse. En effet, les indices majeurs ont enregistré des performances exceptionnelles : +42,16% à Johannesburg, +37,74% au Caire, +51,19% à Lagos et +27,57% à Casablanca. Ces progressions ont directement dopé la valorisation des groupes cotés contrôlés par les milliardaires africains, souvent parmi les plus grandes capitalisations boursières du continent., comme le relaie le site afrique.le360.ma.

… mais aussi aux effets de change

Les effets de change ont également joué un rôle clé. En 2025, le naira nigérian et la livre égyptienne se sont appréciés face au dollar après plusieurs années de dépréciation. Or, les fortunes étant exprimées en dollars, cette évolution a mécaniquement renforcé la richesse des milliardaires concernés.

Et en la matière, le grand gagnant de 2025 n’est autre que le Nigérian Abdul Samad Rabiu, avec une hausse de 6,85 milliards de dollars, portée par l’explosion des cours de BUA Foods et BUA Cement. Du coup, il intègre pour la première fois le Top 500 mondial. Mais malgré une progression plus modeste, son compatriote, Aliko Dangote, reste la première fortune africaine évaluée à 30 milliards de dollars, soutenue par la performance de ses entreprises et la montée en puissance de sa méga raffinerie de pétrole, ajoute la même média.

A côté d’eux, il y a le Sud-africain Johann Rupert et les frères Sawiris (Egypte) qui ont également profité de la hausse des marchés, notamment dans le luxe, la construction, les télécoms et les infrastructures, respectivement.

Enfin, cette dynamique africaine s’inscrit dans un contexte mondial d’enrichissement accéléré, dominé par Elon Musk, dont la fortune a bondi – excusez du peu -, de 190 milliards de dollars en 2025, illustrant l’ampleur des gains concentrés au sommet de la pyramide mondiale des richesses. Mais cela ne veut aucunement pas dire qu’ils font l’essentiel de l’économie africaine. Loin de là!

A l’analyse, on s’aperçoit que ces trois pays dont issus nos sept milliardaires ont mis en place un climat d’affaires propice aux bonnes affaires, à la création de richesses et forcément de l’emploi. D’ailleurs, on s’étonne cependant qu’il n’y ait aucun Marocain sur cette liste des 500 fortunes mondiales de Bloomberg.

Suivez notre regard !

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CAN 2025: Pas de quarts de finale pour les Aigles de Carthage

03. Januar 2026 um 23:43

Nous avions espéré. Et ce espoir était encore si grand lorsque l’arbitre du match a donné un carton rouge à un jour malien, synonyme d’expulsion.

Nous avions écrit au cours de la journée de ce 3 janvier 2026, les protégés de Sami Trabelsi étaient attendus par tout un peuple pour une qualification en quarts de finale de cette CAN 2025 contre leur bête noire, les Maliens.

 

Lire aussi: CAN Maroc 2025 : les Aigles de Carthage vont-ils renvoyer leurs homonymes à Bamako ?

 

Mais comme dit l’adage, il n’y a jamais deux sans trois. En effet, avant la rencontre de ce soir, les Aigles du Mali étaient à deux victoires à rien contre les Aigles de Carthage.

Nous avions écrit également que les Tunisiens attendaient des Aigles de Carthage renvoient au bercail leurs homonymes du Mali. Hélas, c’est l’inverse qui s’est produit. A cause d’une stupide faute d’inattention à quelques 2 minutes de la fin du match à la surface de réparation – on ignore d’ailleurs pourquoi la nomme-t-on ainsi -, synonyme de penalty, transformé par Lassine Sinayoko.

Puis deux prolongations de 15 minutes chacune. Vous connaissez la suite.

Comme pour la dernière CAN, l’équipe nationale n’a pas dépassé les huitièmes de finale. Elle rentre deux dimanche à la maison. La tête basse. A coup sûr. Tant elle avait les clés – pardon toutes les clés – pour aller en quarts.

Ne nous dites surtout pas qu’ils avaient la tête au Mondial américain de juin-juillet prochain, comme ils l’ont fait pour ne pas participer à la Coupe arabe des Nations.

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Les avoirs nets en devises couvrent 106 jours d’importation au 2 janvier 2026 (BCT)

03. Januar 2026 um 19:33

Les avoirs nets en devises ont atteint 25 164,4 millions de dinars (MDT), à la date du 2 janvier 2026, ce qui représente 106 jours d’importation, selon des données provisoires publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En comparaison avec la même période de l’année 2025, les réserves en devises ont toutefois régressé de 2 029,4 MDT, passant de 27 193,8 MDT à la même date de 2025 à 25 164,4 MDT en 2026.

Toujours à la date du 2 janvier 2026, les indicateurs monétaires et financiers ont fait ressortir un recul de 58,4 MDT du total des transactions interbancaires, passant de 3 700,2 MDT au 2 janvier 2025, à 3 641,8 MDT à la même date de 2026.

Au 31 décembre 2025, les billets et monnaies en circulation ont poursuivi  leur tendance haussière, pour atteindre 26 877 MDT, contre 22 595 MDT au 31 décembre 2024, soit un accroissement de 4 282 MDT.

Pour ce qui est des recettes touristiques cumulées, elles ont été de l’ordre de 7 886,8 MDT, à la date du 20 décembre 2025, enregistrant une hausse de 467 MDT par rapport à la même date de 2024, toujours selon les derniers indicateurs publiés par la BCT.

En ce qui concerne les revenus du travail cumulés, ils ont atteint, au 20 décembre 2025, une valeur de 8 466,8 MDT, marquant ainsi une augmentation de 475,9 MDT par rapport à l’année 2024 (à la même date) .

Et à la date du 20 décembre 2025, le service de la dette extérieure cumulé a baissé de 1 925,9 MDT, pour s’établir à 11 998,6 millions de dinars.

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Tesla perd sa place de leader dans l’industrie des voitures électriques au profit du chinois BYD

03. Januar 2026 um 17:35

Tesla a perdu son titre de premier constructeur mondial de voitures électriques au profit du chinois BYD, après une baisse de ses ventes annuelles pour la deuxième année consécutive, affectée par une concurrence accrue, la fin des exonérations fiscales américaines et les réactions négatives à l’égard de la marque.

Avec une hausse de 28 % des ventes mondiales de véhicules électriques l’an dernier, BYD a dépassé Tesla pour la première fois sur une base annuelle, grâce à une croissance rapide en Europe, où l’entreprise chinoise a creusé l’écart avec son rival américain.

Tesla, dont les ventes ont chuté d’environ 8,6 % en 2025, fait face à une concurrence féroce, notamment en Europe, ce qui soulève des questions quant à la capacité de l’entreprise à relancer son activité principale sur le marché automobile, alors que son PDG, Elon Musk, se concentre sur les taxis autonomes et les robots humanoïdes, a rapporté Reuters ce samedi.

Dennis Dick, trader chez Triple D Trading, société qui détient des actions Tesla, a déclaré : « Les investisseurs sont tellement concentrés sur l’avenir de Tesla qu’ils en oublient les ventes. Ils ne pensent qu’à Optimus (le robot), aux taxis autonomes et à l’intelligence artificielle physique ».

Les chiffres du quatrième trimestre de Tesla font suite à des livraisons du troisième trimestre dopés par une ruée vers le crédit d’impôt fédéral de 7 500 $ sur les véhicules électriques, après la décision de l’administration Trump de supprimer cette mesure incitative en septembre.

Tesla a annoncé avoir livré 418 227 véhicules entre octobre et décembre, soit une baisse de 15,6 % par rapport aux 495 570 véhicules livrés durant la même période l’an dernier. Visible Alpha a indiqué que les analystes tablaient sur 434 487 livraisons, soit une diminution de 12,3 %.

Tesla a livré 1,64 million de véhicules au cours de l’année, contre 1,79 million en 2024. Les analystes interrogés par Visible Alpha avaient prédit que Tesla livrerait environ 1,65 million de véhicules, ce qui marque le deuxième déclin annuel consécutif de l’entreprise.

La concurrence accrue des constructeurs automobiles chinois et européens, tels que BYD, Volkswagen et BMW, a eu un impact négatif sur la dynamique des ventes de Tesla.

BYD a annoncé que ses ventes hors de Chine ont atteint un record d’un million de véhicules en 2025, soit une augmentation d’environ 150 % par rapport à 2024.

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Les forces de l’ordre déjouent un attentat terroriste à Feriana

03. Januar 2026 um 16:35

Dans le cadre d’une opération sécuritaire anticipée, les forces de l’ordre ont neutralisé un projet d‘attentat terroriste. C’est ce qu’a révélé le communiqué du ministère de l’intérieur. Elles ont abattu le terroriste dangereux Sadik Al-Obeidi, après avoir pisté un groupe d’extrémistes, et interpellé son acolyte lors d’une intervention aux abords du souk hebdomadaire de Feriana (gouvernorat de Kasserine).

Un policier a subi de graves blessures physiques durant l’opération et a été transporté d’urgence à l’hôpital.

A l’heure actuelle, les investigations se poursuivent pour en établir tous les tenants et aboutissants.

Qui est Sadik Al-Obeidi, l’un des terroristes les plus recherchés?

D’après Mosaique FM, Sadik Al-Obeidi, neutralisé ce samedi 3 janvier 2026, était l’un des terroristes les plus redoutables des massifs de Kasserine et Sidi Bouzid.

Né dans une région du nord-ouest, il faisait partie de l’organisation « Daech », active à Salloum et Meghilla, et comptait parmi les plus anciens fuyards terroristes.

Membre du groupe depuis des années, il était lié à plusieurs attentats contre les forces de l’ordre, l’armée et les populations des reliefs montagneux.

 

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Zone euro : situation décevante dans le secteur manufacturier en décembre

03. Januar 2026 um 16:13

L’activité manufacturière de la zone euro a encore chuté en décembre, la production ayant reculé pour la première fois en dix mois en raison d’un net ralentissement des commandes, selon les données publiées le 2 janvier par S&P Global.

L’indice PMI manufacturier a notamment chuté à son plus bas niveau en neuf mois, à 48,8 points en décembre, contre 49,6 points en novembre. L’estimation initiale de cet indice dans l’enquête S&P Global était de 49,2 points.

Il est à noter que les mesures supérieures à 50 points indiquent une expansion de l’activité, et celles inférieures à ce niveau, une contraction.

« La demande ralentit à nouveau. La baisse significative des commandes, la diminution des carnets de commandes et la réduction continue des stocks en sont les indicateurs les plus clairs », a commenté Cyrus de la Rubia, économiste en chef de la Hamburg Commercial Bank.

L’indice manufacturier a chuté à 48,9, contre 50,4 en novembre, passant ainsi en zone de contraction pour la première fois depuis février. Parallèlement, les nouvelles commandes ont reculé à leur rythme le plus rapide en 12 mois.

En Allemagne, première économie de la zone, l’indice de production manufacturière a chuté à 47 points, son plus bas niveau en dix mois, tandis qu’en France, il a progressé à 50,7 points, son plus haut niveau en 42 mois. L’Italie et l’Espagne ont enregistré respectivement leurs plus bas niveaux en neuf et huit mois.

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Pétrole : l’Opep+ face au spectre d’un excédent d’offre 

03. Januar 2026 um 14:21

La première réunion de l’alliance en 2026 aura lieu dimanche 4 janvier, après une baisse annuelle des prix supérieure à 18 %.

L’alliance Opep+, qui produit environ la moitié du pétrole mondial, se réunira dimanche 4 janvier pour discuter des politiques de production pétrolière, après une chute des prix du brut de plus de 18 % en 2025, la plus forte baisse depuis 2020, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant une surabondance de l’offre.

Les huit pays de l’Opep+ – Arabie saoudite, Russie, Émirats arabes unis, Kazakhstan, Koweït, Irak, Algérie et Oman – ont relevé leurs objectifs de production pétrolière d’environ 2,9 millions de barils par jour d’avril à décembre 2025, ce qui équivaut à environ 3 % de la demande mondiale de pétrole. Ils s’étaient mis d’accord en novembre dernier pour suspendre les augmentations de production au premier trimestre 2026.

Le 30 novembre, l’Opep+ est convenue de maintenir la production pétrolière au niveau de l’alliance inchangée pour 2026, la prochaine réunion ministérielle devant se tenir le 7 juin 2026…

Les décisions récentes de l’alliance ont également consisté à réaffirmer le niveau global de production de pétrole brut pour les pays membres de l’Opep et les pays producteurs non membres participant à la Déclaration de coopération, tel que convenu lors de la 38e réunion ministérielle de l’Opep+, jusqu’au 31 décembre 2026.

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Les rendements des bons du Trésor américain continuent de baisser

03. Januar 2026 um 13:50

Les rendements des bons du Trésor américain ont baissé le 2 janvier au premier jour de Bourse de 2026, le rendement à 10 ans reculant de deux points de base à 4,15 %, reflétant la hausse observée en début de séance.

Le rendement des obligations à 30 ans a baissé d’un point de base pour s’établir à 4,84 %, après avoir atteint son plus haut niveau depuis début septembre.

Bloomberg News rapporte que malgré toute la volatilité, 2025 s’est avérée être une bonne année pour les obligations du Trésor américain, l’indice Bloomberg qui suit le secteur atteignant un rendement de plus de 6 %.

L’indicateur de volatilité attendue sur le marché obligataire américain a également chuté à son plus bas niveau depuis début 2022.

Bloomberg ajoute que la question est maintenant de savoir si les obligations du Trésor américain peuvent maintenir ces gains jusqu’en 2026. Le consensus du marché prévoit de nouvelles baisses de taux d’intérêt cette année, notamment compte tenu des attentes selon lesquelles le président Donald Trump nommera un successeur intransigeant au président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai prochain.

Toutefois, l’économie américaine reste résiliente, les données publiées la semaine du 29 décembre montrant qu’elle croît à son rythme le plus rapide depuis deux ans.

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Mobilité et croissance : le modèle Cedeao face aux vents contraires

03. Januar 2026 um 12:30

La libre circulation des personnes au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) constitue l’un des leviers économiques majeurs de l’intégration régionale. En permettant aux citoyens de circuler, s’installer et travailler sans visa dans un espace de 15 pays (ou 12 après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger en 2025, et de la Mauritanie dans les années 90), elle favorise le commerce intra-régional, la mobilité de la main-d’œuvre et la résilience des économies.

Pourtant, ce modèle, souvent cité comme une réussite en Afrique, est aujourd’hui fragilisé par des obstacles structurels, sécuritaires et politiques, comme l’écrivent nos confrères de RFI.

L’Afrique de l’Ouest se caractérise par une forte mobilité intra-régionale, essentielle au fonctionnement de ses économies. Les migrations permettent de répondre aux besoins de main-d’œuvre, soutiennent les secteurs agricoles, commerciaux et informels, et contribuent à la redistribution des revenus via les transferts financiers. Pour les pays de la Cedeao, cette mobilité constitue un facteur de croissance, de réduction de la pauvreté et d’intégration des marchés, ajoute la source.

Cependant, les bénéfices économiques de la libre circulation sont parfois freinés par des tracasseries administratives et routières, la corruption aux frontières, le coût élevé du transport aérien et l’insuffisance des infrastructures. « Ces obstacles augmentent les coûts des échanges, ralentissent la circulation des biens et des travailleurs et réduisent la compétitivité régionale ». Mais ce n’est pas tout, car il faut ajouter à cela «… une insécurité juridique, liée à la méconnaissance ou à l’application inégale du droit communautaire, notamment sur le droit de résidence et l’accès à l’emploi ».

Et pour ne rien arranger, l’organisation sous-régionale est confrontée au retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger en 2025, ce qui accentue ces incertitudes. « Bien que des engagements politiques aient été pris pour maintenir la libre circulation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), l’absence d’un cadre juridique stable crée un risque pour les travailleurs, les investisseurs et les entreprises transfrontalières ».

Rappelons que les pays membres de la Cedeao ont l’avantage de posséder un passeport commun. C’est déjà ça !

Dans un contexte de montée des nationalismes et de pressions extérieures pour restreindre les mobilités, préserver la libre circulation apparaît pourtant crucial. Pour les pays de la Cedeao, elle reste un atout économique stratégique, indispensable à la construction d’un marché régional intégré, attractif et capable de soutenir une croissance endogène et inclusive.

Il va falloir activer ou réactiver tous les leviers de la coopération entre les pays de la région, en vue de créer les ressorts de la croissance économique.

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CEPEX 2025 : plus d’actions, plus de pays, plus de rendez-vous d’affaires

03. Januar 2026 um 12:29

L’année 2025 a marqué une nette augmentation des activités promotionnelles du Centre de promotion des exportations (CEPEX) à l’étranger. D’après un bilan que l’institution a publié en janvier 2026, elle a organisé 68 actions internationales sur cinq continents.

Ce programme a permis à 270 entreprises tunisiennes de présenter leurs produits dans 20 pavillons, sur une superficie totale d’exposition de 3224 mètres carrés. Ces actions comprenaient des participations à des salons, des missions d’entreprises, des journées commerciales et l’accueil de délégations étrangères.

La stratégie a ciblé 25 manifestations commerciales réparties dans 17 pays. Elle a concerné sept secteurs économiques. Géographiquement, les opérations se sont réparties entre l’Europe (7 pays), le monde arabe (7 pays), l’Afrique (Sénégal, Nigeria), les Amériques (Canada, Brésil) et l’Asie (Chine).

Un ancrage africain renforcé

L’Afrique a constitué un axe notable, avec notamment la participation tunisienne au Salon africain du commerce intra-africain. Un pavillon de 304 m² y a accueilli 26 entreprises. Dans le détail, le CEPEX a coordonné 43 opérations promotionnelles en 2025, impliquant 925 entreprises. Ces opérations ont généré plus de 5500 rencontres professionnelles directes et ont visé 30 destinations, dont quatre nouvelles : Norvège, Suède, Chine et Inde.

Le CEPEX a consacré 25 opérations spécifiques au secteur de l’huile d’olive, destinées à consolider les marchés traditionnels et à en pénétrer de nouveaux comme la Chine ou le Qatar.
Le CEPEX a inauguré une nouvelle manifestation, les « Journées de partenariat des affaires africaines », en juin 2025, à Tunis. Elle a réuni 85 entreprises tunisiennes et 40 fournisseurs de 12 pays d’Afrique subsaharienne, générant plus de 1100 rencontres.

Leviers financiers et numériques

Le Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) a disposé d’un budget de 77,541 millions de dinars en 2025. Les autorités ont consacré plus de 53 millions au soutien des coûts de transport, et ont rehaussé les taux de prise en charge pour l’huile d’olive et le transport maritime. Un programme pilote « Easy Export », en partenariat avec La Poste tunisienne, a également été lancé pour subventionner les frais d’envois postaux à l’export.

Sur le plan numérique, le CEPEX a finalisé le système « E-FOPRODEX » pour le traitement dématérialisé des subventions ; il doit entrer en vigueur en janvier 2026. Le CEPEX a signé des conventions de partenariat avec des agences de promotion sénégalaise et ivoirienne.

Rayonnement international et bilan annuel

Lors de l’Exposition universelle d’Osaka 2025 au Japon, le pavillon tunisien a enregistré près de 630 000 visiteurs. Les organisateurs y ont organisé plusieurs événements thématiques, dont une promotion du tourisme de santé et une célébration de la Journée nationale tunisienne. L’année 2025 s’est conclue par la réunion annuelle des chefs des représentations commerciales tunisiennes à l’étranger, du 15 au 19 décembre, qui a facilité environ 900 rencontres entre ces responsables et 300 entreprises.

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Le cri du cœur de Nawar Acheya, en avant-première

03. Januar 2026 um 11:19

Partout autour de nous, les jeunes, qu’ils soient tunisiens, marocains, algériens ou d’ailleurs, cherchent un nouvel Eldorado. L’avant-première du film Nawar Acheya (Les Belles de nuit) s’est penchée sur cette question épineuse, loin d’être spécifique à la Tunisie. La réalisatrice Khedija Lemkecher souligne que ce phénomène est mondial.

En effet, certains pays sont victimes de cette migration clandestine, dite harka. En clair, l’absence de visibilité pour l’avenir, l’incertitude de demain et un climat socioéconomique tendu créent un terrain favorable à la justification du départ des jeunes.

Khedija Lemkecher : « La Méditerranée magnétise et tue »

Rencontrée après l’avant-première, la réalisatrice de ce film, Khedija Lemkecher, livre ses impressions et met en garde contre nos rêves obsessionnels, qui peuvent être mortels. Elle précise : « On est obsédé par cette Méditerranée qui nous attire, qui nous magnétise à travers ces champs de la mort. Malheureusement, on ne regarde plus la mer de la même façon. Moi-même, quand je me baigne en Méditerranée, surtout à Zarzis, je n’ai plus le même plaisir ni la même impression. Ça me fait chaud au cœur que ce ressenti soit là. C’est un film difficile, un film qui donne un malaise, un coup de poing. Je suis très contente de cette audience et de ce ressenti ».

Interrogée sur la durée de production, elle nous déclare : « Ce film m’a pris pas mal d’années. C’était un défi à relever. Il n’est pas bankable pour les distributeurs qui préfèrent le commercial ».

Et la noirceur du film ? « Comment s’en remettre ? Difficilement parce qu’à chaque fois que je le regarde, j’ai beaucoup d’émotions. Je suis fatiguée, beaucoup de choses remontent. J’ai très mal. Je suis à la place de ces champions. On veut qu’ils vivent, on veut que nos jeunes vivent. On ne veut plus de ces rêves de mort ».

Younes Megri incarne Djo, une figure de père spirituel qu’on voit, vit et ressent à l’écran. Ce coach, originaire d’un quartier où des enfants perdus manquent d’éducation, adopte Yahya comme son enfant pour le sortir de la masse. Au-delà de l’amitié, naît une parenté profonde.

Un aîné et un jeune s’entendent dans la boxe. Mais la jeunesse rêve d’ailleurs, cherchant mieux. Younes Megri souligne : « Des jeunes partis il y a 10 ou 15 ans ont souffert et souffrent toujours. Mais quand ils reviennent, ils disent à leur famille qu’ils vont très bien, qu’ils ont une voiture. Ce n’est pas vrai, c’est totalement autre chose. Moi aussi, j’ai vécu en Europe une dizaine d’années pour mes études de musique. Pour moi, l’Afrique du Nord est merveilleuse, on ne trouvera ça nulle part ailleurs ».

Ce film laisse des traces psychologiques : « On a été choqués par ce qui se passe en Méditerranée. Ces jeunes perdent la vie bêtement. Et même quand ils survivent, ils sont maltraités de l’autre côté. En Europe, ce n’est pas beau à voir ; désormais, les Européens affluent chez nous. Dommage pour nos partants ! Tout le monde vante l’ailleurs, trompé par les retours mensongers des émigrés qui cachent leur souffrance ».

Younes Megri célèbre le cinéma tunisien : « Vive la Tunisie, vive le cinéma et vive la jeunesse avec qui j’ai travaillé ! Le cinéma tunisien a une particularité unique, il est toujours présent dans les festivals internationaux. Il porte un message au monde entier. J’aimerais revenir travailler ici. Les sujets ? Aux scénaristes et réalisateurs de s’adapter à la conjoncture mondiale changeante ».

Quant à Elyes Kadri, acteur, ce n’est pas sa première expérience au cinéma : six ans de métier, vingt projets, mais une première en Tunisie hors de France. Le scénario universel sur la jeunesse l’a séduit, avec Khedija Lemkecher.

La harka touche tout le monde, même un champion tunisien choisissant l’exil malgré la misère là-bas. Courageux, mais son rêve français est illusoire : péril en Méditerranée, puis reconstruction linguistique et culturelle. Double lutte des plus vaillants.

Elyes Kadri conclut : « Espoir : construire localement, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Ne lâchez rien, il y a de la lumière au bout du tunnel via la patience et la persévérance ».

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Trump annonce la capture de Maduro après des frappes sur Caracas

03. Januar 2026 um 11:04

Le président américain a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient mené des frappes militaires sur Caracas et que le président vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme avaient été « capturés et exfiltrés » du pays.

Le Venezuela avait dénoncé plus tôt une « très grave agression militaire », Nicolas Maduro décrétant l’état d’exception.

Lire aussi: Frappes américaines contre le Venezuela

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Frappes américaines contre le Venezuela

03. Januar 2026 um 10:49

De puissantes explosions accompagnées de bruits ont été entendues ce samedi matin peu avant 6h00 (heure tunisienne) à Caracas, la capitale du Venezuela, rapporte l’Agence France-Presse. Selon des témoins oculaires et des auditeurs de Reuters, l’électricité a été coupée au sud de la capitale, près d’une importante base militaire, et des colonnes de fumée sont visibles dans la capitale.

Dans plusieurs quartiers de Caracas, les habitants sont descendus dans la rue en panique, tandis que des mouvements et des rassemblements de personnes étaient visibles au loin depuis différents endroits de la ville.

Les explosions, dont certaines étaient très puissantes, semblent s’être produites au sud et à l’est de la capitale et peut-être à Fuerte Tiuna, une immense base militaire située près de la ville…

Environ deux heures après le début de l’attaque, le gouvernement de Nicolas Maduro a publié un communiqué affirmant que le Venezuela « dénonce la très grave attaque militaire » menée par les États-Unis. Des attaques ont eu lieu dans la capitale Caracas et dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira, ajoute le communiqué, raison pour laquelle le pays est déclaré en état d’urgence tandis que le gouvernement appelle les forces sociales et politiques « à activer les plans de mobilisation ».

« Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave attaque militaire menée par (…) les États-Unis contre son territoire et sa population dans les zones politiques et militaires de Caracas et des États de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas », selon la déclaration du gouvernement… « Le but de cette attaque n’est autre que la saisie des ressources stratégiques du Venezuela, notamment son pétrole et ses minéraux, dans le but d’anéantir par la force l’indépendance politique de la nation », poursuit le communiqué.

Le gouvernement « appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à rejeter cette attaque impérialiste », selon le texte. Le président Nicolas Maduro, « dans le strict respect des dispositions de la Constitution (…), a signé et ordonné la mise en œuvre du décret d’urgence »…

Le président américain Donald Trump, qui a déployé une flotte de navires de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela, assurant que les jours du président vénézuélien étaient « comptés ».

Les médias américains confirment l’implication des États-Unis

L’armée américaine est à l’origine d’une série de frappes menées tôt ce matin contre Caracas, la capitale vénézuélienne, selon les médias américains. CBS News et Fox News ont cité, sans les nommer, des responsables de l’administration de Donald Trump, qui ont confirmé l’implication des forces américaines… Cependant, la Maison Blanche et le Pentagone n’ont fait aucun commentaire officiel concernant les explosions et les informations relatives aux avions survolant la capitale vénézuélienne.

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Arrêt de production dans l’agroalimentaire : les minoteries et fabricants de pâtes en grève

03. Januar 2026 um 10:26

Les 5 et 6 janvier. Retenez bien ces deux dates. Les acteurs dans l’agroalimentaire – minoteries, pâtes alimentaires, couscous – ont décidé d’observer une grève durant ces deux jours, annonce leur syndicat.

Cette grève s’inscrit dans le cadre de la défense des droits “légitimes des travailleurs“ et fait suite aux décisions de la commission administrative sectorielle du syndicat. Autrement dit, toutes les entreprises de ces secteurs sur l’ensemble du territoire seront touchées, comme le souligne le communiqué publié à cet effet.

Vous êtes donc avertis : ni pain ni pâtes alimentaires les 5 et 6 janvier.

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