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Heute — 12. März 2026Haupt-Feeds

Le Nigeria suspend les licences d’importation d’essence pour booster sa production locale

12. März 2026 um 10:40

Le Nigeria renforce sa politique d’autosuffisance en carburants. Et ce, en suspendant pour un deuxième mois consécutif les licences d’importation d’essence. C’est ce qu’annonce le régulateur NMDPRA.

Aucune autorisation n’a été délivrée en février, ni jusqu’ici en mars 2026, conformément au code pétrolier de 2021 qui limite les importations à une production locale insuffisante. C’est ce que révèle l’agence Ecofin.

Ainsi, les volumes domestiques couvrent la demande : la consommation d’essence s’établit à 56,9 millions de litres par jour en février (contre 60,2 en janvier); tandis que la raffinerie Dangote a fourni 36,5 millions de litres d’essence et 8 millions de diesel, atteignant sa capacité pleine de 650 000 barils/jour. L’association des raffineurs locaux  applaudit cette mesure protectrice, saluée par son porte-parole Eche Idoko comme un pas positif, à condition de la pérenniser.

Cette décision marque un tournant par rapport aux positions antérieures favorisant la concurrence via les importations, dans un pays historiquement exportateur de brut mais importateur de raffinés. Le développement de capacités locales, comme Dangote, rééquilibre progressivement l’approvisionnement.

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École bombardée en Iran : une erreur de l’armée américaine

12. März 2026 um 10:40

Une erreur de l’armée américaine dans les coordonnées d’une cible semble avoir conduit au bombardement d’une école en Iran le 28 février, qui a fait plus de 150 morts, selon les conclusions préliminaires d’une enquête militaire interne publiées mercredi 11 mars par le New York Times.

Selon les autorités iraniennes, l’explosion survenue à Minab, dans le sud du pays, le premier jour de la guerre, le 28 février, a fait plus de 150 morts. Donald Trump avait d’abord nié toute implication américaine, accusant l’Iran en revanche, avant de revenir partiellement sur sa position et de déclarer qu’il « accepterait » les conclusions de l’enquête. Selon le New York Times, citant des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile Tomahawk a été tiré par l’armée américaine.

« Le bombardement du bâtiment de l’école primaire Shajarah Tayyebeh le 28 février est dû à une erreur de ciblage de l’armée américaine, qui menait des frappes contre une base iranienne voisine dont le bâtiment de l’école faisait autrefois partie, selon les conclusions préliminaires de l’enquête », rapporte le New York Times.

« D’après des sources proches de l’enquête, les officiers du Commandement central américain ont déterminé les coordonnées de la cible de la frappe en utilisant des données obsolètes qui leur avaient été fournies par la Defense Intelligence Agency », a ajouté le journal.

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GSCI 2025 : eau, énergie, innovation, le triple déficit tunisien

12. März 2026 um 10:34

Accélérer la transition énergétique, moderniser la gouvernance, réduire les fractures territoriales : telle est la feuille de route que dessine pour la Tunisie le dernier baromètre mondial de Solability.

Ces préconisations ne surgissent pas du vide. Elles découlent d’un constat chiffré que l’édition 2025 du Global Sustainable Competitiveness Index (GSCI) rend difficilement contestable : avec 45,12 points sur 100, le pays se situe sous le seuil mondial moyen, au 105e rang d’un classement qui embrasse la quasi-totalité des États de la planète, 192 au total. Seule nuance africaine à ce tableau : six nations du continent devancent la Tunisie, ce qui lui vaut néanmoins une sixième position sur la scène régionale.

Que mesure exactement cet instrument ? Depuis sa création en 2012, le GSCI ambitionne de dépasser les approches classiques de la compétitivité en y intégrant une dimension temporelle : non pas la richesse produite aujourd’hui, mais la capacité d’un pays à la reproduire demain, sans consumer les ressources — naturelles, humaines, institutionnelles — qui en conditionnent la pérennité.

Pour y parvenir, le think tank helvético-coréen Solability agrège plus de 250 indicateurs quantitatifs, puisés auprès des grandes institutions internationales, Banque mondiale, FMI, Nations unies, OCDE, en croisant l’état actuel des données avec les trajectoires enregistrées sur dix ans.

C’est précisément cet examen longitudinal qui met en lumière les vulnérabilités tunisiennes les plus profondes. Deux d’entre elles dominent l’analyse. D’abord, une tension structurelle autour des ressources vitales : l’eau et l’énergie, dont la disponibilité s’érode sous l’effet conjugué de la raréfaction naturelle et d’une exploitation qui outrepasse les capacités de régénération, faisant du pays une économie particulièrement exposée aux chocs extérieurs.

Ensuite, un déficit chronique d’investissement dans l’intelligence productive : la faiblesse des budgets alloués à la recherche et au développement, combinée à un système de formation dont l’adéquation avec les réalités du marché du travail demeure insuffisante, bride toute ambition d’ascension technologique.

À ces deux failles s’ajoute un environnement macroéconomique peu propice : croissance atone, chômage persistant, tissu productif insuffisamment diversifié, gouvernance économique perfectible et déséquilibres marqués entre régions et catégories sociales. Autant de facteurs qui s’alimentent mutuellement et freinent l’émergence d’un modèle de développement robuste.

Renforcer l’efficacité dans l’usage des ressources naturelles, amplifier l’effort public en faveur de l’innovation, revoir les mécanismes de gouvernance et corriger les inégalités spatiales : ce sont là, selon Solability, les chantiers prioritaires sur lesquels la Tunisie devra concentrer son énergie pour inverser une trajectoire que les données de 2025 jugent, pour l’heure, insuffisamment ambitieuse.

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Guerre au Moyen-Orient : et si l’inflation repassait à plus de 3 % en Europe ?

12. März 2026 um 10:31

L’Union européenne prévient que l’inflation pourrait dépasser 3 % cette année si la guerre au Moyen-Orient maintenait le prix du pétrole Brent autour de 100 dollars le baril et celui du gaz naturel à un niveau élevé pendant une période prolongée.

Dans un tel scénario, la croissance économique en 2026 pourrait chuter jusqu’à 40 points de base en dessous des 1,4 % prévus. C’est ce qu’a dernièrement déclaré le commissaire européen à l’économie, Valdis Dombrovskis, aux ministres des Finances de l’UE, selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 11 mars..

Outre les prix du pétrole, ce scénario table sur le maintien des prix du gaz en Europe autour de 75 € par mégawattheure jusqu’à la fin de l’année. L’inflation sera donc supérieure de 70 à 100 points de base aux 2,1 % initialement prévus pour 2026.

Une forte hausse de l’inflation pourrait contraindre la Banque centrale européenne – dont une réunion est prévue le 19 mars – à relever ses taux d’intérêt.

M. Dombrovskis a également averti que l’impact de la guerre sur les marchés financiers, le commerce et les chaînes d’approvisionnement pourrait avoir des répercussions négatives supplémentaires sur l’économie.

Pour Isabelle Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, si l’inflation dans la zone euro devrait se maintenir proche de l’objectif de 2 % fixé par la BCE à moyen terme, les nouvelles prévisions pour mars refléteront « au moins en partie » les effets de la guerre.

Les perspectives sont menacées

Le commissaire européen a indiqué que les perspectives économiques étaient légèrement meilleures qu’à l’automne, avec une croissance attendue d’environ 1,5 % et 1,6 % pour cette année et l’année prochaine, selon les sources. Cependant, ces perspectives sont désormais incertaines en raison de la guerre en l’Iran, qui s’est étendue à toute la région du Golfe. En effet, des missiles et des drones ont touché des installations énergétiques dans des pays comme l’Arabie saoudite et le Qatar, affectant la production de gaz naturel liquéfié et de pétrole. De plus, le passage des pétroliers et autres marchandises par l’important détroit d’Ormuz est quasiment interrompu.

Pour atténuer l’impact, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a accepté mercredi de libérer 400 millions de barils provenant des réserves pétrolières d’urgence, un niveau record pour l’agence.

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Sous la pression du dollar, l’or perd de son éclat

12. März 2026 um 10:25

Les cours de l’or ont chuté ce jeudi sous la pression d’un dollar plus fort. Tandis que la hausse des prix du pétrole a ravivé les inquiétudes concernant l’inflation et a douché les espoirs de baisses de taux d’intérêt à court terme.

Le cours de l’or au comptant a reculé dans la matinée du jeudi 12 mars de 0,2 % à 5 165,73 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont également baissé de 0,2 % à 5 171,40 dollars.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent est resté stable à 85,82 dollars l’once sur le marché au comptant. De son côté, le platine a progressé de 0,3 % à 2 175,32 dollars et le palladium de 0,6 % à 1 646,17 dollars.

En outre, le dollar a progressé de 0,2 %. Ce qui a renchéri les matières premières libellées en dollars, comme l’or, pour les détenteurs d’autres devises, selon Reuters.

Par ailleurs, les autorités iraniennes ont déclaré que le monde devait se préparer à une hausse des prix du pétrole jusqu’à 200 dollars le baril; et ce, après l’attaque de navires commerciaux par ses forces mercredi. Dans ce contexte, les prix du pétrole ont bondi dès l’ouverture des marchés, accentuant les pressions inflationnistes. Alors que les approvisionnements en provenance du Golfe restent limités dans le contexte de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

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Détroit d’Ormuz : la crise fait flamber énergie, transport et risques alimentaires

12. März 2026 um 08:05

La crise autour du détroit d’Ormuz provoque une onde de choc sur l’économie mondiale. Dans un récent rapport, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) alerte sur les effets en cascade d’un blocage du détroit sur les marchés de l’énergie, le transport maritime, les prix alimentaires et les finances publiques, en particulier dans les pays les plus vulnérables.

Dans ce document, l’organisme onusien rappelle que le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce maritime mondial : près d’un quart du pétrole transporté par mer y transite habituellement. Avant la crise, environ 141 navires par jour franchissaient ce passage stratégique, transportant près de 20 millions de barils de pétrole, soit 25 % du commerce maritime mondial d’hydrocarbures, ainsi que du gaz naturel liquéfié, des engrais et divers produits chimiques.

Depuis fin février dernier, la situation s’est fortement dégradée, regrette la CNUCED, indiquant que les transits maritimes ont chuté de 97 %, tombant à seulement 4 à 6 navires par jour, entraînant une quasi-paralysie du trafic dans cette zone stratégique.

Cette perturbation a immédiatement affecté les marchés de l’énergie. Ainsi, le prix du pétrole Brent a dépassé ce jeudi 12 mars 100 dollars le baril, et ce malgré le déblocage de 400 millions de barils par l’AIE, soit une hausse de près de 28 % en dix jours, tandis que le prix du gaz naturel européen TTF a progressé de 74 %. Les coûts de transport maritime ont également explosé : le carburant maritime à Singapour a doublé, tandis que les indices de fret pétrolier Dirty Tanker Index et Clean Tanker Index ont atteint des niveaux record avec des hausses respectives de 54 % et 72 %. Les primes d’assurance de guerre pour les navires ont, quant à elles, été multipliées par quatre, ajoutant jusqu’à un million de dollars par voyage, selon la CNUCED.

Au-delà de l’énergie, le commerce des engrais apparaît particulièrement menacé. Le rapport souligne qu’environ un tiers du commerce mondial d’engrais, soit 16 millions de tonnes en 2024, transite par le détroit d’Ormuz. Les principaux produits concernés sont l’urée (67 %), le phosphate (20 %) et le monoammonium phosphate (9 %).

Plusieurs pays en développement dépendent fortement de ces importations. C’est notamment le cas du Soudan (54 % de ses importations d’engrais transitent par cette route), de la Tanzanie (31 %), de la Somalie (30 %) et du Mozambique (22 %), mais aussi du Sri Lanka (36 %), du Pakistan et de la Thaïlande (27 %). La CNUCED avertit qu’un blocage prolongé pourrait provoquer une crise agricole majeure dans ces États, en perturbant la fertilisation des cultures.

La hausse du prix du gaz naturel renchérit en parallèle la production d’engrais azotés, aggravant la pression sur les pays importateurs. L’organisation rappelle également qu’historiquement, chaque flambée du pétrole s’accompagne d’une augmentation des prix alimentaires mondiaux.

La crise exerce aussi une pression croissante sur les finances publiques des pays en développement, déjà fragilisés par l’endettement. La CNUCED cite notamment l’Irak, dont le rendement obligataire est passé de 6,4 % à 7,1 %, ainsi que le Bahreïn (+0,41 point à 7 %) et la Jordanie (+0,24 point à 6,4 %).

L’organisation ne fournit pas de projections détaillées par pays, mais esquisse plusieurs scénarios. Si la crise se résout rapidement, les prix pourraient rester élevés pendant quelques mois avant de se stabiliser. En revanche, une paralysie durable du détroit d’Ormuz risquerait de déclencher une crise énergétique mondiale, une flambée des prix alimentaires et une aggravation de la dette dans les économies les plus vulnérables, conclut le rapport.

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Gestern — 11. März 2026Haupt-Feeds

Traçabilité et résilience : engagements pour l’agriculture

11. März 2026 um 21:54

Connaissez vos semences : d’où viennent-elles, que mange-t-on dans nos assiettes ? L’agriculteur d’aujourd’hui aspire à la sécurité, à sécuriser son avenir. Imaginez : sous un ciel impitoyable, un olivier plie, après six ans de sécheresse, son cultivateur au bord de la ruine familiale. Bayer CropScience surgit en allié indéfectible, 30 ans d’expertise ancrée localement, 2 000 agriculteurs formés par an, biologiques avant-gardistes et FieldView numérique. À Tunis, Hanen Chebaane et Amina Khema dévoilent la contre-offensive : plus de récoltes, moins de chimie, sols régénérés. Une saga méditerranéenne où science et terrain défient le sort.

Lors d’une table ronde à la Marsa, Amina Hajar, directrice de communication de Bayer pour l’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie), a présenté l’équipe dédiée à la division ClubScience (CropScience). Amina Khema, directrice générale de Bayer Maroc et commercial lead ClubScience pour la région, a exposé la stratégie globale, tandis que Hanen Chebaane, responsable du bureau Tunisie a détaillé les actions locales. Bayer, géant allemand des sciences de la vie implanté dans plus de 80 pays, a généré un chiffre d’affaires mondial de 45,6 milliards d’euros en 2025, structure ses activités autour de trois piliers : pharmaceutique, santé grand public (aspirine, Berocca, Supradyn) et CropScience (semences, protection des plantes).

En Afrique du Nord, CropScience a réalisé un chiffre d’affaires de 46,4 millions d’euros en 2025 sur les trois pays, avec un hub à Casablanca et 45-46 employés. Face aux défis climatiques – sept ans de sécheresse au Maroc, cinq à six en Tunisie – et à la sécurité alimentaire mondiale, Bayer vise à « produire plus avec moins » : moins d’intrants chimiques (pesticides, herbicides, fongicides), via des produits biologiques, biostimulants et l’agriculture numérique. Des outils comme les capteurs de résidus (pour l’export marocain) et FieldView (imagerie satellite thermique en Europe et ailleurs) optimisent les décisions d’épandage, réduisant l’usage excessif observé en Tunisie par rapport au Maroc.

En Tunisie, Bayer opère depuis les années 1970 via importateurs, avec un bureau local depuis 1994, au service d’une agriculture performante et durable. Hanen Chebaane a souligné quatre axes : innovation adaptée localement, soutien aux filières, accompagnement technique des agriculteurs (sur 500 000 en Tunisie) et diffusion de bonnes pratiques. La commercialisation passe par des distributeurs locaux leaders (technico-commerciaux et développeurs par zone), avec formations régulières pour détecter besoins et former équipes.​

Les activités couvrent recherche appliquée (essais terrain pour ajuster doses), veille marché (nouveaux ravageurs), et collaborations institutionnelles (ministères pour conformité réglementaire). Plus de 50 produits homologués (herbicides, fongicides, insecticides), plus 15 en cours dont trois biologiques – tendance confirmée par le lancement récent de Serenade en Tunisie après 20 ans de R&D. Partenaires techniques : centres (Pomme de Terre, Agrumes), universités (INAT, ISA Chott-Mariem). Bayer forme annuellement plus de 2 000 acteurs (agriculteurs, ouvriers, étudiants), distribuant équipements de protection (gants, masques) lors de sessions terrain adaptées au langage des opérateurs.

Le programme « Safe Use Ambassador », lancé mondialement et pilote en Tunisie depuis 2023 à l’INAT, forme étudiants en théorie/pratique sur résidus et sécurité ; gagnants (sélection 2025 en cours) effectuent un stage en Allemagne et sensibilisent les agriculteurs.

Ainsi, l’agriculture méditerranéenne forge sa résilience : revenus stabilisés, sols régénérés, santé et environnement préservés face aux caprices du climat.

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La santé tire le secteur des assurances en Tunisie 

11. März 2026 um 21:52

Le secteur des assurances en Tunisie a atteint un niveau inédit en 2025. Son chiffre d’affaires a dépassé pour la première fois la barre des 4 milliards de dinars, pour s’établir à 4,255 milliards, soit une hausse de 11,4 % par rapport à 2024, selon les données du Comité général des assurances (CGA).

Cette progression est principalement portée par l’assurance vie, qui enregistre la plus forte croissance du marché (+16,4 %) avec 1,336 milliard de dinars de primes et une part de marché de 31,4 %. Cette dynamique reflète un intérêt croissant des Tunisiens pour les produits d’épargne et de prévoyance.

L’assurance automobile reste toutefois la première branche en volume, avec 1,628 milliard de dinars de chiffre d’affaires (38,3 % du marché). Mais elle continue de peser fortement sur les charges du secteur : les indemnisations liées aux accidents ont bondi de 20,3 %, dans un contexte marqué par environ 340 000 sinistres déclarés. Au total, les compagnies ont versé 2,363 milliards de dinars d’indemnités en 2025, en hausse de 6,1 %.

D’autres segments affichent également de bonnes performances. L’assurance incendie s’impose comme la branche la plus dynamique avec une croissance de 19,2 % et une baisse notable des indemnisations. L’assurance maladie collective confirme, de son côté, sa solidité avec 647 millions de dinars de primes et un meilleur équilibre entre cotisations et remboursements. Quant à l’assurance transport, elle reste stable avec une légère progression de l’activité et une baisse du coût des sinistres.

Au-delà du record financier, ces résultats illustrent une évolution progressive du marché tunisien des assurances, qui se diversifie de plus en plus et dépend moins exclusivement de l’assurance automobile obligatoire.

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Transition énergétique et investissements : la Tunisie sollicite la BID

11. März 2026 um 21:28

La Tunisie et la Banque islamique de développement (BID) avancent vers une nouvelle étape de leur coopération. Réunis mercredi 11 mars 2026, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, et une délégation de la BID ont discuté des grandes orientations du futur document stratégique de coopération pour la période 2026-2029.

Les perspectives de collaboration dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’énergie et les énergies renouvelables ont été au centre de cette rencontre. Les deux parties ont également examiné plusieurs projets susceptibles d’être menés avec le groupe de la Banque, notamment au sein d’entreprises publiques relevant du ministère de l’Industrie, dont la STEG, la SNCPA, El Fouladh et la STIR.

La rencontre a aussi mis en avant l’importance de consolider ce partenariat afin d’ouvrir de nouvelles opportunités d’investissement stratégique et d’accompagner les transformations économiques en cours.

Wael Chouchane a salué une coopération qu’il juge « fructueuse » avec la BID dans plusieurs domaines économiques, rappelant que la restructuration des entreprises publiques figure parmi les priorités du gouvernement, avec pour objectif d’assurer leur pérennité tout en renforçant leur performance.

En visite officielle en Tunisie du 8 au 14 mars, les représentants de la Banque ont pour leur part mis en avant les compétences et l’expertise tunisiennes. Ils ont souligné l’intérêt de valoriser cette expérience dans le cadre du partenariat Sud-Sud et réaffirmé la volonté de l’institution de poursuivre son appui technique à la Tunisie dans différents secteurs.

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Moyen-Orient : le pétrole pourrait dépasser 95 $ pendant deux mois

11. März 2026 um 16:15

Les prix du pétrole devraient rester élevés dans les prochaines semaines. L’administration américaine de l’information sur l’énergie (EIA) précise que le baril de Brent devrait se maintenir au-dessus de 95 dollars pendant les deux prochains mois. Et ce, sous l’effet des perturbations de l’approvisionnement liées à la guerre contre l’Iran.

Dans son rapport mensuel sur les perspectives énergétiques à court terme publié le 10 mars, l’agence américaine estime que les combats et les tensions régionales continueront de peser sur la production et le transport du pétrole, maintenant les prix à un niveau élevé à court terme.

L’EIA anticipe toutefois un reflux progressif des cours plus tard dans l’année. Les prix du Brent pourraient passer sous la barre des 80 dollars au troisième trimestre 2026, avant de tomber autour de 70 dollars le baril à la fin de l’année, à mesure que les flux pétroliers se normalisent et que l’offre mondiale dépasse la demande.

Le scénario de l’agence reste néanmoins fortement dépendant de l’évolution du conflit au Moyen-Orient et de ses effets sur les infrastructures et les routes d’exportation pétrolières. Une perturbation prolongée des flux, notamment dans les principales voies maritimes de la région, pourrait maintenir les prix à des niveaux élevés plus longtemps que prévu.

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Opportunités d’affaires : quelles entreprises tunisiennes au RVAFQ?

11. März 2026 um 14:51

Les 20 et 2 mai prochain, la Tunisie sera présente au Canada pour participer à la troisième édition du Rendez-vous d’affaires de la Francophonie de Québec (RVAFQ). C’est ce qu’indique le Centre de promotion des exportations (CEPEX) qui indique préparer cette participation afin de renforcer la présence des produits et services tunisiens sur le marché nord-américain.

Au passage on apprend que les échanges commerciaux entre la Tunisie et le Canada ont atteint 630,2 millions de dinars en 2025, dont 523,6 millions à l’exportation, confirmant l’intérêt stratégique de ce marché. Dans ce cadre, une réunion de coordination s’est récemment tenue à la Maison de l’Exportateur à Tunis pour mobiliser les partenaires et optimiser l’accompagnement des entreprises tunisiennes avant, pendant et après l’événement.

A noter que le RVAFQ, organisé par Québec International en collaboration avec le Centre des congrès de Québec, constitue une plateforme de mise en relation pour les entreprises, notamment dans les secteurs de l’énergie, des technologies médicales et des agrotechnologies.

L’édition 2024 avait réuni 25 pays et plus de 1 080 entreprises, ayant généré 1 375 rendez-vous d’affaires et près de 16 millions de dollars de retombées économiques. La délégation tunisienne comptait une trentaine de chefs d’entreprise, dont 66 % ont estimé avoir atteint leurs objectifs, et parmi eux 44,4 % souhaitent participer à l’édition 2026.

Le programme prévoit des rencontres B2B, en présentiel et via une plateforme numérique, ainsi que des conférences sur la diversification des marchés, la gouvernance des PME et l’intelligence artificielle. Le CEPEX souligne que la proximité linguistique et culturelle avec le Québec constitue un atout pour développer les partenariats, dans un espace francophone qui regroupe 54 pays et représente près de 20 % du commerce mondial.

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Guerre : chute du prix du transport maritime mondial du vrac sec

11. März 2026 um 14:49

Le transport maritime de marchandises sèches, qui peuvent être stockées et transportées à température ambiante, apparaît pour l’instant comme l’un des principaux perdants de la guerre en Iran. Selon Trade Winds, les taux de fret sur le marché spot ont chuté d’environ un tiers depuis le début des tensions.

D’après les données du Baltic Exchange publiées, le tarif moyen s’élevait à 29 400 dollars par jour le 26 février, soit deux jours avant le déclenchement des hostilités entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Il est désormais tombé à 20 400 dollars par jour. Ce qui représente une baisse de 27,4 %.

Plusieurs transactions récentes illustrent ce recul des prix. La société minière australienne ESL Seal a ainsi conclu un contrat à 9,90 dollars la tonne. Des tarifs encore plus bas ont été observés chez certains concurrents. Ainsi, BHP a obtenu un prix de 9,80 dollars la tonne. Tandis que Rio Tinto a signé un accord avec Marmaras Navigation, filiale de l’armateur grec Diamantis Diamantidis, à 9,40 dollars la tonne. Ces niveaux sont nettement inférieurs aux 10,25 dollars la tonne observés sur le marché une semaine seulement avant le déclenchement du conflit.

Cette évolution contraste fortement avec le climat qui prévalait avant la guerre, en particulier dans le Pacifique, où la demande soutenait les tarifs. Dans le même temps, les coûts du carburant maritime (bunkers) ont été tirés vers le haut par la hausse des prix du pétrole, conséquence directe des tensions géopolitiques dans la région.

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Légumes marocains détournés : la Mauritanie renforce les contrôles

11. März 2026 um 14:06

Les autorités douanières de Mauritanie ont décidé d’intensifier les contrôles sur les camions se dirigeant vers l’Algérie. Et ce, afin de mettre fin à la réexportation illégale de légumes d’origine marocaine vers les marchés algériens. C’est ce que rapporte le site marocain linformation.com.

Les inspections, accompagnées de mesures de sécurité renforcées, ont ciblé principalement des cargaisons de tomates; mais aussi celles d’oignons et de pommes de terre transitant par la Mauritanie.

Selon les services des douanes, ces opérations ont permis d’immobiliser plusieurs camions de taille moyenne et des véhicules transportant des tonnes de légumes marocains. Les contrôles révéleraient que ces cargaisons ne disposent pas des autorisations nécessaires attestant de leur destination vers le marché mauritanien.

D’après les premières constatations, l’acheminement des produits devaient se faire en réalité vers la ville de Tindouf et certaines zones du sud-ouest de l’Algérie.

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Émirats : une attaque de drone force la plus grande raffinerie à fermer

11. März 2026 um 13:56

Les Émirats arabes unis ont suspendu, mardi 10 mars, les opérations de la raffinerie de pétrole de Ruwais, l’une des plus grandes au monde, par mesure de précaution. Et ce, après qu’une attaque de drone a provoqué un incendie dans la zone industrielle qui abrite ses installations, indique Bloomberg.

La compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi (ADNOC) est en train d’évaluer les dégâts causés à la raffinerie, dont la capacité de traitement est de 922 000 barils de pétrole par jour. A cet égard, notons que Ruwais est la seule raffinerie d’Abu Dhabi et l’une des plus grandes au monde. Sachant que la destination de la majeure partie du carburant produit est l’exportation.

Par ailleurs, il est à souligner que l’Arabie saoudite a elle aussi fermé sa plus grande raffinerie la semaine dernière. Tandis que le Qatar a fermé la plus grande installation d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, après des attaques de drones.

Au final, Saudi Aramco et ADNOC ont augmenté leurs exportations en empruntant des routes alternatives. Et ce, pour contourner le détroit d’Ormuz, qui reste quasiment fermé, sous la menace des tirs iraniens.

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Égypte : la flambée des prix du carburant inquiète la population

11. März 2026 um 12:39

En Égypte, les autorités annoncent une hausse exceptionnelle des prix des carburants. Et ce, suite à la guerre au Moyen-Orient déclenchée par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Dans un communiqué, le gouvernement égyptien indique que les prix de plusieurs produits pétroliers et autres carburants automobiles ont été relevés de 3 livres par litre (1 livre = 0,056 dinar tunisien). Une mesure qui entre en vigueur immédiatement en Égypte.

Selon les autorités, cette décision intervient en raison des circonstances exceptionnelles que traversent les marchés internationaux de l’énergie, marquées par l’escalade géopolitique dans la région. Cette situation a entraîné une hausse importante du coût des importations énergétiques ainsi que de la production locale.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, la montée des risques géopolitiques et l’augmentation des coûts de transport et d’assurance ont contribué à une flambée des prix mondiaux du pétrole brut et des produits raffinés. Ils atteignent des niveaux rarement observés ces dernières années, soulignent les autorités du pays. Celles-ci assurent suivre de près l’évolution des marchés et des coûts, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers et gaziers pour les citoyens et les différents secteurs de l’économie.

Voici les nouveaux prix du carburant en Égypte :

  • Essence 95 octane : de 21 à 24 livres égyptiennes le litre;
  • Essence 92 octane : de 19,25 à 22,25 livres égyptiennes le litre;
  • Essence 80 octane : de 17,75 à 20,75 livres égyptiennes le litre;
  • Diesel (gazole) : de 17,5 à 20,5 livres égyptiennes le litre;
  • Bouteille de gaz domestique (12,5 kg) : de 225 à 275 livres égyptiennes.

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Nathalie Harrison : pionnière du leadership féminin dans la tech META-CWA

11. März 2026 um 12:38

Nathalie Harrison trace sa voie dans l’univers masculin de la tech, où les femmes comme elle redessinent les contours du leadership en région META-CWA. À la tête du marketing Epson pour le Moyen-Orient, Turquie, Afrique et Asie centrale/occidentale, cette Britannique basée à Dubaï allie expertise et militantisme pour l’inclusion féminine.

Arrivée chez Epson UK en 2018 comme manager marketing pour le Royaume-Uni et l’Irlande, après des postes clés dans la tech, le gaming et le retail, Nathalie Harrison cumule un Postgraduate Diploma in Marketing du Chartered Institute of Marketing et un MA in Marketing and Innovation de l’Anglia Ruskin University. Promue à son rôle régional actuel, elle pilote des stratégies data-driven et omnicanales, adaptées à des marchés comme la Tunisie.

Pour la Journée des droits des femmes, elle met en avant les 47 % de postes de management tenus par des femmes dans sa région. Et une parité parfaite (50/50) dans les équipes tunisiennes. Elle valorise la nomination d’Imen Gorrab au poste de Consumer Sales Manager pour la Tunisie, l’Algérie et l’océan Indien. Tout en voyant dans la diversité un catalyseur d’idées neuves et de décisions éclairées.

Partenariats inspirants

Par ailleurs, elle impulse des collaborations comme celle avec Shakira pour une campagne liant créativité, éducation et technologie. Laquelle vise à motiver les jeunes – filles et garçons – vers les STEM, en cultivant la pensée critique et la collaboration.

En Tunisie et ailleurs, elle note une soif de solutions éco énergétiques, durables et flexibles face au travail hybride, portée par un écosystème entrepreneurial jeune et dynamique. Le marketing, digital et localisé, mise sur des webinaires, des réseaux sociaux et des relations clients personnalisées pour fidéliser.

“Soyez audacieuses, croyez en vous et saisissez les chances”, exhorte-t-elle aux femmes de la tech. Et ce, en prônant un mentorat et des parcours évolutifs pour un leadership féminin qui dynamise l’innovation.

Avec communiqué

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Marco Carniello : « La Tunisie a la combinaison parfaite pour accélérer le changement »

11. März 2026 um 12:22

En marge du Salon international « KEY – The Energy Transition Expo », organisé par Italian Exhibition Group (IEG) du 4 au 7 mars 2026 à Rimini, le responsable des affaires commerciales d’IEG, Marco Carniello, a souligné dans une déclaration à l’agence TAP l’importance de la coopération tuniso-italienne comme levier stratégique pour la transition énergétique en Méditerranée.

 M. Carniello explique que cet événement constitue une plateforme de rencontre entre fournisseurs de technologies, décideurs publics et investisseurs visant à accélérer la décarbonation. Il affirme que la Tunisie et l’Afrique du Nord disposent d’atouts majeurs, notamment un potentiel considérable en énergies solaire et éolienne. D’ailleurs, le responsable souligne que l’enjeu ne réside plus dans le développement de technologies isolées; mais dans leur intégration, en particulier avec les systèmes de stockage et les logiciels de gestion énergétique.

Lire aussi — Tunisie-Italie : KEY 2026, catalyseur de partenariats énergétiques

Interrogé sur les technologies les plus prisées, Marco Carniello a indiqué que l’intérêt est équilibré entre le solaire, l’éolien et la gestion de l’énergie. Tandis que l’hydrogène reste encore en phase de déploiement industriel. Il a insisté sur le fait que la Tunisie possède une « combinaison parfaite » (ensoleillement et potentiel éolien) pour innover et jouer un rôle clé dans la région.

En outre, le représentant d’IEG a cité en exemple le projet d’interconnexion électrique « ELMED » entre la Tunisie et l’Italie, qu’il considère comme un signal fort de la coopération bilatérale. Il a conclu en affirmant que la transition énergétique est désormais liée à la sécurité et à la stabilité. Tout en appelant à accélérer les initiatives communes pour garantir la sécurité énergétique et la protection de l’environnement.

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Forbes : 23 milliardaires africains à 126,7 milliards USD

11. März 2026 um 12:14

L’Agence Ecofin relaye le classement Forbes du 11 mars 2026. Le club des milliardaires africains passe de 22 à 23 membres en un an, avec le retour tonitruant de l’Égyptien Samih Sawiris (télécoms). Leur fortune cumulée bondit de 21 % (+20,3 milliards USD) à un pic historique de 126,7 milliards USD. Elle est boostée par la reprise des bourses africaines et la stabilité monétaire.

Aliko Dangote domine pour la 15e année consécutive avec 28,5 milliards USD (+4,6 milliards), grâce à l’envolée de 69 % des actions Dangote Cement à Lagos et un bénéfice net doublé à 725 millions USD. Johann Rupert (Afrique du Sud, luxe) suit à 16,1 milliards (+2,1 milliards).Tandis qu’Abdulsamad Rabiu (Nigeria, BUA Group) explose de la 6e à la 3e place avec 11,2 milliards USD (+120 %, +6,1 milliards).

La répartition est comme suit : sept Sud-Africains, six Égyptiens, quatre Nigérians, trois Marocains, plus un respectivement en Algérie, Tanzanie et Zimbabwe. Forbes cible les résidents ou acteurs principaux du continent, écartant Mo Ibrahim ou Nathan Kirsh.

Top Forbes 2026 des milliardaires africains (via Ecofin) :

1-Aliko Dangote (Nigeria) : 28,5 milliards USD;
2-Johann Rupert (Afrique du Sud) : 16,1 milliards;
3-Abdulsamad Rabiu (Nigeria) : 11,2 milliards;
4-Nicky Oppenheimer (Afrique du Sud) : 10,6 milliards;
5-Nassef Sawiris (Égypte) : 9,6 milliards;
6-Mike Adenuga (Nigeria) : 6,5 milliards;
7-Naguib Sawiris (Égypte) : 5,6 milliards;
8-Patrice Motsepe (Afrique du Sud) : 4,3 milliards;
9-Mohamed Mansour (Égypte) : 4 milliards;
10-Michiel Le Roux (Afrique du Sud) : 3,8 milliards;
11-Koos Bekker (Afrique du Sud) : 3,6 milliards;
12-Issad Rebrab (Algérie) : 3,6 milliards;
13-Jannie Mouton (Afrique du Sud) : 2,7 milliards;
14-Mohamed Dewji (Tanzanie) : 2,1 milliards;
15-Strive Masiyiwa (Zimbabwe) : 2,1 milliards;
16-Christoffel Wiese (Afrique du Sud) : 1,9 milliard;
17-Youssef Mansour (Égypte) : 1,8 milliard;
18-Othman Ben Jelloun (Maroc) : 1,7 milliard;
19-Aziz Akhannouch (Maroc) : 1,6 milliard;
20 -Yassen Mansour (Égypte) : 1,4 milliard;
21-Samih Sawiris (Égypte) : 1,4 milliard;
22-Femi Otedola (Nigeria) : 1,3 milliard;
23-Anas Sefrioui (Maroc) : 1,3 milliard.

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De la résilience à la rupture : la classe moyenne tunisienne sous pression

11. März 2026 um 12:00

La classe moyenne tunisienne, longtemps perçue comme le socle du contrat social et un pilier de stabilité, se trouve aujourd’hui dans une situation de fragilité inédite. C’est le constat sans appel que dresse une note d’analyse publiée par l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), sous la plume de l’économiste Fatma Mabrouk.  

La note, intitulée « Quand les crises redessinent la classe moyenne en Tunisie : Vulnérabilités révélées et résilience en action », rappelle d’emblée que la classe moyenne ne se réduit pas à un critère de revenu. Elle repose sur la stabilité professionnelle, l’accès aux services essentiels et la capacité à maintenir un certain niveau de vie Trois dimensions aujourd’hui sévèrement mises sous pression. L’accumulation de chocs économiques, sociaux et environnementaux a engendré une érosion accélérée du pouvoir d’achat : inflation, hausse du coût des services, pénuries et pression fiscale fragilisent des ménages pourtant situés au-dessus du seuil de pauvreté, mais désormais exposés à un risque réel de déclassement social.

Une résilience à double tranchant

Face à ces chocs, les ménages tunisiens ne sont pas restés passifs. La migration, la diversification des revenus et le recours accru aux solidarités informelles constituent autant de stratégies d’adaptation qui permettent d’amortir les effets des crises. Toutefois, l’économiste souligne que ces mécanismes génèrent des coûts sociaux et économiques importants, notamment en termes de précarisation et de fuite des compétences, révélant ainsi une résilience davantage contrainte que choisie.

L’auteure plaide pour la mise en place d’un dispositif public intégré combinant protection sociale adaptée, accès au financement, sécurisation de l’emploi et valorisation stratégique de la migration circulaire, afin de restaurer la capacité de projection de la classe moyenne et sa contribution à une croissance inclusive. Cette stratégie se doit d’être à la fois progressive et capable de consolider les mécanismes d’adaptation déjà mobilisés par les ménages, tout en créant des opportunités économiques durables et inclusives.

La formalisation de l’économie informelle comme levier structurant

Le renforcement et l’accélération de la formalisation de l’économie informelle apparaissent comme une priorité, dans la mesure où ces activités constituent un filet de sécurité central face à l’instabilité des revenus. Une approche progressive et inclusive de la formalisation permettrait de sécuriser les moyens de subsistance, d’améliorer l’accès à la protection sociale et au financement formel, tout en renforçant la productivité et l’intégration des acteurs concernés dans l’économie nationale. Parallèlement, la diversification des sources de revenus et le développement de l’auto-entrepreneuriat sont présentés comme des leviers complémentaires pour stimuler l’innovation et réduire la dépendance des ménages à une seule activité professionnelle. Des secteurs tels que l’e-commerce, l’agriculture urbaine, les énergies renouvelables, l’artisanat modernisé et les services numériques ouvrent à cet égard de nouvelles perspectives de création de valeur, sous réserve d’un accompagnement ciblé.

La diaspora, un atout stratégique encore sous-exploité

La migration circulaire et le transfert de compétences constituent, selon la note, un potentiel stratégique encore insuffisamment exploité. Facilitée par des accords bilatéraux avec les pays d’accueil, la migration circulaire offre la possibilité aux migrants de revenir périodiquement en Tunisie pour investir, partager leurs compétences et contribuer à des projets locaux. Pour la classe moyenne, cela représente une opportunité de stabiliser les revenus grâce aux transferts de fonds, tout en bénéficiant indirectement de la création d’emplois, de transferts technologiques et d’investissements productifs. L’optimisation de cet effet suppose la mise en place de dispositifs d’accompagnement au retour, d’incitations fiscales pour l’investissement productif et de programmes de transfert de savoir-faire, en collaboration avec les associations de migrants et le secteur privé.

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