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Pharmacies–CNAM : bras de fer autour du tiers payant

08. Januar 2026 um 21:15

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a mis en garde les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite de l’application du régime du « tiers payant » en l’absence de tout cadre juridique, après l’expiration, le 31 décembre 2025, de la convention sectorielle liant la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) au Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT).

Dans un communiqué publié jeudi 8 janvier 2026, le Conseil a averti qu’il se réserve le droit de « recourir à tous les moyens juridiques pour défendre la loi et l’éthique de la profession », soulignant l’illégalité de toute relation contractuelle en dehors d’une convention formellement établie.

Le CNOPT a rappelé que la loi n°71 de 2004 relative au régime d’assurance maladie, notamment son article 11, stipule que les relations entre les prestataires de services de santé et la CNAM doivent être encadrées par une convention-cadre et des conventions sectorielles conclues avec les représentants des professionnels de santé.

Tout en réaffirmant son attachement au régime d’assurance maladie en tant qu’acquis social majeur, le Conseil a appelé l’ensemble des parties concernées à œuvrer à des solutions durables à cette crise. Il a notamment insisté sur la nécessité de régler les créances dues aux pharmaciens et d’ouvrir un dialogue sérieux avec les représentants de la profession, dans l’intérêt général.

Cette prise de position intervient alors que la CNAM a décidé, depuis octobre dernier, de poursuivre l’application du régime du tiers payant de manière directe avec les pharmacies privées, invoquant la nécessité d’assurer la continuité de l’approvisionnement des assurés sociaux en médicaments.

De son côté, le SPOT avait annoncé, dans un communiqué publié le 5 janvier, la fin de la convention le liant à la CNAM, dénonçant des retards de paiement dépassant 185 jours, une situation ayant entraîné la fermeture de plusieurs pharmacies et l’épuisement des capacités financières du secteur.

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Nafti plaide pour un partenariat tuniso-coréen renforcé

08. Januar 2026 um 21:00

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a plaidé pour un renforcement du partenariat tuniso-sud-coréen, notamment dans le numérique et l’investissement, lors d’une rencontre jeudi 8 janvier à Tunis avec Jong Bae Lee, président du groupe d’amitié parlementaire Corée–Tunisie, en visite officielle dans notre pays.

Selon un communiqué du ministère, les discussions ont porté sur les perspectives de coopération dans les technologies de l’information et de la communication, les services numériques, l’intelligence artificielle, la santé numérique, la recherche scientifique et la formation universitaire, secteurs jugés stratégiques pour le développement des relations bilatérales.

Nafti a mis en avant l’impact positif de la coopération avec la Corée du Sud sur la modernisation de l’administration tunisienne, le développement des compétences humaines, la promotion des start-up et l’amélioration de la gouvernance. Il a cité, à ce titre, des projets emblématiques tels que la plateforme électronique des marchés publics « TUNEPS » et le projet de numérisation du système foncier « TLIS », réalisés avec l’appui de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) au cours des trente dernières années.

Le chef de la diplomatie tunisienne a également appelé à une augmentation des investissements sud-coréens en Tunisie afin de stimuler la création d’emplois, en particulier au profit des jeunes et des régions intérieures. Il a évoqué l’exemple de l’entreprise Yura Corporation, implantée dans le gouvernorat de Kairouan, dont les unités de production devraient employer près de 5.000 personnes d’ici la fin de 2025.

Par ailleurs, Nafti a souligné la qualité nutritionnelle et sanitaire de l’huile d’olive tunisienne, appelant à faciliter l’accès de ce produit stratégique au marché sud-coréen.

De son côté, Jong Bae Lee a réaffirmé l’engagement du Parlement sud-coréen à soutenir le renforcement des relations bilatérales. Il a exprimé la disponibilité de son pays à développer la coopération dans des domaines tels que les pièces automobiles, les câbles, les technologies de l’information et les services médicaux numériques, tout en se montrant favorable à la promotion de l’huile d’olive tunisienne en Corée du Sud.

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Un non-lieu pour Slim Chiboub

08. Januar 2026 um 18:45

La chambre criminelle du TPI Tunis rejette l’instruction contre Slim Chiboub dans l’affaire des stupéfiants. Toutefois, six ans de prison ferme ont été prononcés contre un membre de l’entourage familial pour trafic de drogue.

Rappel : Slim Chiboub bénéficie d’une liberté conditionnelle dans ce dossier, mais reste incarcéré pour une autre affaire.

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CNSS : fardeau salarial ou impasse structurelle, quelles sont les revalorisations?

08. Januar 2026 um 18:04

Les cotisations CNSS représentent jusqu’à 26,5 % du salaire brut, un poids écrasant qui freine le pouvoir d’achat. Entre subventions CNSS, hausses de salaires ou intégration de l’informel ? Mustapha Mezghani, directeur général de la Technopole de Sfax et Maher Ketari optent chacun pour une solution, à partir de leur analyse sur le sujet. Débat décrypté pour sauver les retraités.

Mustapha Mezghani tranche : « Augmentons directement les salaires avant de subventionner la Caisse ! » Sans cela, les exonérations ne tariront pas la fuite des cerveaux (plus de 100 000 Tunisiens hautement qualifiés ont émigré en 2025 seul, selon l’INS.)

Paradoxe cruel : entreprises en pénurie de compétences (IT, ingénierie), malgré 16 % de chômage officiel

Mustapha Mezghani pointe l’exode vers l’Europe et le Golfe arabe, dopé par des écarts salariaux abyssaux. Par exemple, le salaire moyen tunisien se monte à 10 fois plus en France, dans certains secteurs. D’où son appel à réviser les rémunérations qui ne doit pas être une option privée. Il prône une refonte nationale, via SMIG revalorisé et incitations fiscales.

Pour débloquer les investissements (seulement 1,2 % du PIB en 2025), Mustapha Mezghani insiste sur l’importance de libérer les prix. Cela signifie avoir un marché tolérant +5-10 % sur les biens de consommation doperait les marges bénéficiaires de 15-20%, finançant embauches et R&D. Cela nous amène à la question suivante : est-ce qu’il serait utile de subventionner la CNSS (idée en débat au Parlement) dans la mesure où les prix restent figés; tout en ayant conscience des risques ? Sans oublier que l’État, déjà endetté à 90% du PIB, creuse son déficit.

Il rappelle à cet effet: « Notre modèle « pay-as-you-go » actifs payant les retraites implose ». Tout en ajoutant : « Dans les années 70-80, le ratio actifs et les retraités était à 10:1, excédents de 500 MDT annuels, détournés vers l’État ou placés (Tunisair : 15 % des parts CNSS ). Résultat en 2026 ? Tunisair  connait des pertes annuelles. Et parallèlement l’État subventionne déjà 2,5 MDT au budget 2025, un pansement.

En outre Mustapha Mezghenni alerte sur le fait que cela booste le recrutement court-termiste (+10 % d’embauches); mais sans réformes (âge de retraite à 65 ans, capitalisation partielle) et zéro emploi durable.

Startups : exonérations CNSS, un levier à rentabiliser sur 20 ans

L’exonération des cotisations patronales sur cinq ans est une aubaine pour l’écosystème startup tunisien : 1 200 immatriculations en 2025 (+30 %/an grâce au Startup Act), générant des emplois inédits. Prenons une scale-up typique : de cinq à 50 salariés, ses cotisations futures (26,5% x 50 x 2 000 TND = 2,6 MDT/an) rentabilisent rapidement les 500 kTND subventionnés.

Les chiffres parlent : l’API recense 15 000 jobs créés de 2020 à 2025, dont 40 % exonérés, pour 80 MDT de retours CNSS. Un taux de mortalité de 70 % ? Inévitable dans ce secteur. Mais les succès comme GoMyCode (500 employés) ou InstaDeep (rachetée 1 milliard USD) embauchent en masse.

Mustapha Mezghenni insiste sur un bilan à 15-20 ans, mesurant croissance (CA x10), export (50 % des revenus) et valorisation.  L’objectif étant d’absorber néanmoins 100 000 chômeurs.

M. Mezghenni conclut sur une vision holistique : hausses salariales couplées à un marché flexible et une CNSS réformée créent un cercle vertueux. Sans cela, les subventions restent une pure illusion. Seul horizon : une Tunisie compétitive post-2026.

Vers une refonte globale : salaires, prix et investissements

De son côté, Maher Ketari, député et membre de la commission des finances n’opte pas pour un élargissement de l’assiette ni une augmentation des taux de cotisation. Mais il tranche pour une solution d’intégration des 40 % d’économie informelle (30 % de la masse salariale estimée). Ces travailleurs – ni déclarés, ni salariés fixes – ne cotisent rien. Les formaliser, rendrait la CNSS excédentaire, comme en 2009-2010, époque où elle générait des placements bancaires rentables.

Même pour les personnes physiques : « Pensez à votre vieillesse ! À 20, 30, 40 ou 50 ans, cotisez pour vous-mêmes. Garantissez retraite et couverture médicale. » Convaincre ces acteurs ? Cela est essentiel pour assainir les caisses.

Solution bis : cotisations complémentaires privées

Si l’intégration traîne, il faut instaurer une cotisation complémentaire, comme ailleurs. La CNSS/CNRPS reste de base; chacun cotisant en parallèle dans un fonds privé pour combler l’écart retraite. Il estime qu’il est « inacceptable qu’un cadre à 4 000-5 000 TND finisse à 1 500-2 000 TND mensuels. »

Cela demande un effort individuel, mais est vital face à l’inversion démographique (plus de retraités que d’actifs d’ici 2035). Il relève que la Tunisie regrette ne dispose pas d’un fonds souverain comme dans les pays nordiques, une provision pour les générations futures.

Inciter l’informel : confiance avant tout, sans contrôle fiscal

Alors, comment motiver ? « C’est dans ton intérêt : cotise et pas de contrôle fiscal ensuite ! » Il recommande de séparer la déclaration CNSS du fisc. Et ce, afin d’installer un climat de confiance, pilier subjectif de l’économie. Sans confiance politique-économique, il y a zéro investissement. Avec elle, tout décolle.

En somme, Maher Ketari conclut : « L’économie saine naît de la confiance. C’est la solution immédiate et logique. »

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États-Unis : coup de froid sur l’emploi privé

08. Januar 2026 um 17:17

L’emploi dans le secteur privé américain a progressé en décembre, mais à un rythme inférieur aux prévisions, selon les données publiées mercredi 7 janvier par ADP.

Plus précisément, les entreprises américaines ont créé 41 000 emplois le mois en décembre 2025, après une baisse de 29 000 en novembre. Selon les estimations médianes des analystes interrogés par Reuters, la création d’emplois devrait atteindre 47 000, après une baisse de 32 000 en novembre.

Ces données interviennent avant la publication, vendredi 9 janvier, d’un rapport gouvernemental sur l’évolution de l’emploi dans les secteurs privé et public, qui devrait indiquer que l’économie américaine a créé 60 000 emplois le mois dernier.

L’attention devrait toutefois se porter sur le taux de chômage, qui a atteint son plus haut niveau en quatre ans en novembre. Les analystes prévoient toutefois un ralentissement de sa progression à 4,5 %, contre 4,6 % en novembre.

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Trump : un hors-la-loi internationale

08. Januar 2026 um 17:00

Au-delà des discours diffusés par la Maison Blanche, l’intervention militaire américaine au Venezuela et le « kidnapping » de Nicolas Maduro violent les principes du droit international. Un acte qui signe une logique impérialiste et qui renoue avec la « doctrine Monroe », au nom de laquelle les Etats-Unis estiment que l’Amérique latine relève de sa zone d’influence et de domination naturelle…

Fondé sur l’égalité et la liberté des Etats souverains, le droit international a pour fonction de les protéger. C’est pourquoi il consacre à la fois l’interdiction de principe du recours à la force et le principe de non-ingérence ou de non-intervention.

Violation manifeste du droit international

D’une part, l’acte de guerre est en principe proscrit. Si les procès de Nuremberg (1945) et de Tokyo (1946) posèrent les bases juridiques du crime d’agression, la Charte de l’ONU place la guerre « hors de la légalité internationale », un acte illicite susceptible de faire l’objet de mesures coercitives (adoptées par le Conseil de sécurité). La Charte prévoit néanmoins le droit de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies est victime d’une agression armée. Il n’empêche, selon le droit international, les différends entre Etats doivent en principe trouver leur résolution par d’autres moyens que la guerre.

La Charte des Nations unies énonce en effet au cœur de son dispositif la prohibition du recours à la force : « Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’usage de la force (…); contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat (…) » (article 2 § 4).

D’autre part, le droit international interdit tout acte d’ingérence, suivant lequel nul Etat ne saurait s’immiscer dans les affaires intérieures ou la compétence nationale, réservée, exclusive d’un autre Etat. L’article 2 § 7 de la Charte des Nations unies dispose qu’« [a]ucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat ». Nul Etat ne saurait valablement exercer des actes de contrainte sur le territoire d’un autre Etat. L’acte d’agression constitue ainsi une ingérence caractérisée, l’agression étant définie par l’article 8 bis du Statut de la CPI comme « la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un Etat (…) ».

Plus largement, une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies a bien souligné « le droit inaliénable [de tout Etat] de choisir son système politique, économique, social et culturel sans aucune forme d’ingérence de la part d’un autre Etat ».

L’interventionnisme des Etats-Unis en Amérique latine

L’histoire des Etats-Unis repose sur la conviction (d’essence religieuse, biblique) d’incarner une forme d’exceptionnalisme. Même si, dans un premier temps, le choix de l’isolationnisme et du développement interne prévaut, une politique étrangère se déploie à travers la « doctrine Monroe » (du nom du président qui l’a formulée lors d’un message au Congrès en 1823), qui fixe pour axe de la politique étrangère la défense du continent (y compris l’Amérique du Sud) contre toute ingérence des puissances européennes. Une doctrine qui prendra, à partir de la fin du XIXe siècle, un caractère plus offensif et interventionniste puisque les Etats-Unis vont développer leur emprise militaire, politique et économique sur la région stratégique (de la mer) des Caraïbes.

La neutralité et l’isolationnisme laissent place à l’expression de velléités expansionnistes (vers l’Amérique du Sud) dès le début du XXe siècle, par le président Theodore Roosevelt (dans le fameux « Corollaire à la doctrine de Monroe »). Une hégémonie régionale à l’origine du développement de la flotte américaine. Celle-ci peut désormais s’appuyer sur un réseau de bases navales et de points d’appui (occupation, puis acquisition de Porto Rico et Guam ; achat des Philippines). Depuis, les Etats-Unis n’ont cessé d’intervenir dans la zone Caraïbes-Amérique centrale pour préserver leurs intérêts nationaux, en invoquant le droit d’exercer un « pouvoir de police international »… Le trumprisme s’inscrit en cela dans une vieille tradition impérialiste. Le Groenland sera-t-elle la nouvelle page de cette histoire ?

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ESET publie son rapport semestriel de juin à novembre 2025

08. Januar 2026 um 16:54
  • ESET Research publie son rapport semestriel sur les menaces, couvrant les tendances observées de juin à novembre 2025.
  • Les arnaques en ligne se perfectionnent notamment avec des deepfakes plus réalistes, sites de phishing générés par IA et publicités éphémères pour contourner la détection.
  • Malgré une brève réapparition après sa perturbation en mai 2025, Lumma Stealer affiche un net déclin, avec une baisse de 86 % des détections au second semestre 2025.
  • Les attaques NFC gagnent en ampleur et en sophistication, avec de nouvelles fonctionnalités et campagnes malveillantes détectées au second semestre 2025.

ESET Research dévoile son rapport semestriel couvrant la période de juin à novembre 2025. Ce document analyse les tendances du paysage des menaces, observées à la fois par la télémétrie ESET et par les analyses des experts en détection et en recherche des laboratoires ESET. Au second semestre 2025, les malwares qui utilisent l’intelligence artificielle sont passés du stade conceptuel à des usages concrets. ESET a ainsi identifié PromptLock, le premier ransomware connu, piloté par l’IA, capable de générer dynamiquement des scripts malveillants. Si l’IA demeure aujourd’hui principalement utilisée pour produire des contenus d’hameçonnages et d’escroquerie plus réalistes, PromptLock, aux côtés de quelques autres menaces émergentes basées sur l’IA, amorce une nouvelle ère dans l’évolution des cybermenaces.

 

« Les opérateurs derrière les arnaques à l’investissement Nomani(1) ont également perfectionné leurs méthodes. Nous avons constaté une nette amélioration de la qualité des deepfakes, l’apparition de sites de phishing générés par l’IA, ainsi que des campagnes publicitaires éphémères pour échapper au mécanisme de détection », explique Jiří Kropáč, directeur des laboratoires de prévention des menaces chez ESET.

Selon la télémétrie d’ESET, les détections liées aux arnaques Nomani ont progressé de 62 % sur un an, malgré un léger ralentissement observé au second semestre 2025. Ces arnaques, initialement diffusées sur Meta, sont apparues sur d’autres plateformes, dont YouTube.

 

Sur le front des ransomwares, le nombre de victimes a dépassé les chiffres de 2024 bien avant la fin de l’année. Les projections d’ESET Research font état d’une hausse annuelle de 40 %. Les groupes Akira et Qilin se sont imposés comme les principaux acteurs du modèle « ransomware as a service », tandis que Warlock, un nouvel entrant plus discret, s’est distingué par l’introduction de techniques d’évasion inédites. Les « tueurs d’EDR ou EDR Killer » continuent de proliférer, confirmant que les solutions de détection et de réponse restent un obstacle majeur pour les cybercriminels.

 

 

Après sa perturbation mondiale en mai, Lumma Stealer a tenté deux brèves réapparitions. Toutefois, son déclin semble désormais acté. Les détections ont chuté de 86 % au second semestre 2025 par rapport au premier, et l’un de ses principaux vecteurs de diffusion, le cheval de Troie HTML/FakeCaptcha utilisé dans les attaques ClickFix, a pratiquement disparu de la télémétrie ESET.

 

A l’inverse, CloudEyE, également connu sous le nom de GuLoader, a connu une croissance spectaculaire, avec une augmentation proche d’un facteur trente selon les données d’ESET. Diffusé via des campagnes d’e-mails malveillants, ce service de téléchargement et de chiffrement de malwares est utilisé pour déployer d’autres charges malveillantes, notamment des ransomwares, ainsi que des voleurs d’informations largement répandus tels que Rescoms, Formbook et Agent Tesla. La Pologne a été le pays le plus touché, concentrant 32 % des tentatives d’attaque CloudEyE détectées au second semestre 2025.

Dans l’écosystème mobile, les attaques NFC ont gagné en ampleur et en sophistication, comme en témoigne leur augmentation de 87 % dans la télémétrie ESET.

 

NGate, pionnier des menaces NFC, a évolué pour inclure le vol de contacts, ouvrant la voie à des attaques plus ciblées. RatOn, un nouveau malware inédit pour opérer des fraudes NFC, combine de manière originale des fonctionnalités de cheval de Troie et d’accès à distance (RAT), avec des attaques par relais NFC, illustrant la créativité des cybercriminels. RatOn a été diffusé via de fausses pages Google Play et des publicités imitant une version pour adulte de TikTok ou des services bancaires numériques. PhantomCard, variante de NGate adaptée au marché brésilien, a été observé dans plusieurs campagnes locales.

 

Pour plus d’informations, consultez le rapport complet en accès libre sur WeLiveSecurity.com, disponible en anglais et en français.

 

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La Chine maintient l’élan de son aviation civile

08. Januar 2026 um 16:25

Le secteur de l’aviation civile en Chine a enregistré une croissance régulière en 2025, les principales activités progressant de manière constante. C’est ce qu’il ressort des données officielles publiées le 7 janvier, lors d’une conférence de travail sur l’aviation civile.

L’Administration de l’aviation civile de Chine (Civil aviation administration of China – CAAC) a annoncé que le secteur a atteint un résultat total de transport de 164,08 milliards de tonnes-kilomètres de fret (une mesure du transport d’une tonne de marchandises sur une distance d’un kilomètre) en 2025. Ce qui constitue une croissance annuelle de 10,5 %.

Le volume de fret et de marchandises postales a atteint 10,17 millions de tonnes. Soit une augmentation annuelle de 13,3 %.

Le trafic aérien passagers de la Chine a été enregistré à 770 millions en 2025. Soit une augmentation annuelle de 5,5 %, selon les données de la CAAC.

Au final, le gouverneur de la CAAC, Song Qiong, précise que le trafic passagers a enregistré une augmentation annuelle de 21,6 % en 2025. Le trafic passagers en provenance d’Asie centrale et occidentale, d’Afrique et d’Amérique latine augmentant respectivement de 59,3 %, 33,4 %, 39 % et 108,6 % en 2025.

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Ouafa Kourdaa à la tête de TotalEnergies Marketing Tunisie, succédant à Mutaz Nazzal

08. Januar 2026 um 16:05

TotalEnergies a nommé Ouafa Kourdaa en tant que nouvelle présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair Tunisie, représentante de la compagnie en Tunisie depuis le 1er septembre 2025. Elle succède à Mutaz Nazzal appelé à occuper de nouvelles fonctions au sein de TotalEnergies.

Ouafa Kourdaa a effectué sa scolarité en Tunisie avant d’intégrer l’ESCP Business School. Elle débute sa carrière comme consultante en management chez Capgemini, où elle dirige des missions de transformation et d’organisation pour de grands groupes internationaux.

Elle rejoint ensuite la Branche Marketing & Services de TotalEnergies, où elle occupe successivement plusieurs postes. Elle débute à la Direction Afrique–Moyen-Orient, en charge du développement et de projets de croissance externe. Elle prend ensuite la responsabilité de l’exploitation du réseau de stations-service en France, puis du développement du réseau autoroutier et notamment d’un maillage de près de 150 stations-service équipées de bornes de recharge électrique haute puissance, positionnant la Compagnie comme le premier acteur de la recharge électrique sur autoroute en France.

Elle intègre ensuite la Direction Stratégie et Marchés de la Compagnie, où elle a notamment travaillé sur des dossiers d’investissement majeurs sur les périmètres Gas & Power, Trading & Shipping et Marketing & Services.

Avec communiqué

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Maher Ketari alerte sur les risques d’un financement social fondé sur l’endettement

08. Januar 2026 um 15:57

Le député Maher Ketari, membre actif de la commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, a livré un diagnostic sans concession sur la situation économique et sociale de la Tunisie lors d’une journée d’information consacrée à la loi de finances 2026. La Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française a organisé cette rencontre le 8 janvier 2026.

Face aux inquiétudes croissantes des citoyens concernant leur quotidien, l’élu a insisté sur l’importance capitale des travaux législatifs que mène actuellement sa commission pour débloquer la situation. Il estime que l’intégration de la dimension sociale dans la réflexion budgétaire constitue une avancée nécessaire, mais il affirme qu’elle ne doit en aucun cas compromettre la viabilité financière de l’État à long terme.

Le député a exprimé une préoccupation majeure concernant le mode de financement des dépenses publiques, en particulier le recours systématique aux emprunts. Maher Ketari rejette fermement l’idée de financer le volet social par des crédits, considérant que cette stratégie fait peser un lourd endettement sur les générations futures afin de répondre à des besoins immédiats. Il plaide pour une gestion plus rigoureuse qui éviterait de soumettre le pays à une pression financière insoutenable et privilégie une approche fondée sur la création de richesse réelle.

Zoom sur les réformes structurelles

Concernant les réformes structurelles, le membre de la commission des finances critique les lenteurs liées au nouveau code des changes et aux mécanismes d’amnistie fiscale. Il rappelle que de nombreux citoyens et acteurs économiques attendent la finalisation de ces dossiers pour clarifier leur situation et relancer leurs activités. Les autorités visent, selon lui, une relance de la croissance permettant d’atteindre des taux compris entre 4 % et 5 %, un niveau jugé indispensable pour inverser la tendance actuelle, même si les prévisions imposent pour l’instant une certaine prudence à l’horizon 2026.

Enfin, Maher Ketari alerte sur la pérennité des caisses sociales et met en garde contre la dégradation rapide de leur équilibre financier à moyen terme. Il avertit que l’absence de mesures correctives rapides pourrait conduire ces fonds à la cessation de paiement d’ici une dizaine d’années, entraînant un blocage total du système de protection sociale. Il appelle ainsi le parlement à agir d’urgence afin de mettre en place des solutions durables garantissant la disponibilité des ressources pour les futurs bénéficiaires, sans dépendre exclusivement de l’endettement extérieur.

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Fiscalité tunisienne 2026 : moins d’impôt, mais sur une base plus large

08. Januar 2026 um 15:10

La loi de finances pour 2026 marque une inflexion notable de la politique fiscale, avec une dominante claire en faveur de la baisse de la pression fiscale. Mais aussi une montée en puissance de la fiscalité indirecte et une prolifération de mesures non fiscales. C’est le constat posé par Faez Choyakh, associé chez EY en charge de la fiscalité, qui a analysé, dans le cadre d’une journée d’information organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) le 8 janvier 2026, les principales dispositions du texte à partir de ses équilibres globaux jusqu’à ses mesures les plus techniques.

Sur les 47 mesures recensées, plus de la moitié vont dans le sens d’une diminution de la fiscalité. Dix-sept mesures prévoient toutefois une hausse. Tandis que la fiscalité indirecte s’impose nettement avec dix-neuf mesures, contre seulement sept relevant de la fiscalité directe. À cela s’ajoutent près de quarante-cinq mesures non fiscales, illustrant selon l’intervenant une multiplication des fonds spéciaux et des lignes de financement, sans que ces aspects ne soient détaillés.

Première mesure emblématique : l’exonération totale de l’avantage en nature lié au transport du personnel. Jusqu’ici, l’administration fiscale considérait ce transport comme imposable; sauf pour les entreprises implantées dans les zones de développement régional. À compter de 2026, le transport fourni par l’employeur ne sera plus intégré à l’assiette de l’impôt sur le revenu, ni soumis à retenue à la source, quelle que soit l’activité de l’entreprise ou sa localisation.

L’exonération couvre aussi bien le transport assuré par les moyens propres de l’employeur que le recours à des prestataires de transport collectif; ainsi que le financement d’abonnements nominatifs aux transports publics. En revanche, les primes versées en numéraire devraient rester exclues du dispositif, le texte visant explicitement des services et non des versements en espèces. Des incertitudes demeurent toutefois sur la portée exacte du terme utilisé dans la version arabe de la loi, notamment quant à l’inclusion ou non des cadres.

Cette avancée fiscale risque néanmoins de créer une distorsion avec le régime social. La législation en matière de cotisations sociales demeurant très restrictive sur l’exonération du transport du personnel. À partir de 2026, de nombreuses entreprises pourraient ainsi appliquer un traitement fiscal et social différent à un même avantage.

Dons et subventions : une ouverture aux particuliers sans comptabilité

Autre évolution notable, l’élargissement de la déductibilité des dons aux personnes physiques ne tenant pas de comptabilité, comme les salariés, les retraités ou les titulaires de revenus de capitaux mobiliers. Jusqu’à présent, seules les personnes physiques soumises au régime réel pouvaient déduire certains dons, intégralement ou dans la limite de 2 % du chiffre d’affaires brut.

Désormais, ces contribuables pourront déduire du revenu global imposable les dons effectués au profit de l’État, des collectivités locales, des établissements publics, de certaines structures communautaires et d’associations limitativement énumérées par la loi, notamment dans les domaines social, culturel et sportif. Les personnes tenant une comptabilité restent quant à elles soumises au régime antérieur, avec la distinction entre dons intégralement déductibles et dons plafonnés.

Contribution exceptionnelle des grandes entreprises : la pérennisation

La loi de finances 2026 consacre également la pérennisation d’une contribution directe de 4 % à la charge des banques, des compagnies d’assurance, des opérateurs de télécommunications et des concessionnaires automobiles. Jusqu’ici temporaire et reconduite par périodes, cette contribution devient permanente et s’ajoute à l’impôt sur les sociétés ainsi qu’à la contribution sociale de solidarité.

Du côté des personnes physiques, une mesure favorable concerne les retraités et bénéficiaires de rentes viagères. L’abattement applicable à ces revenus, actuellement fixé à 25 % dans la limite d’un plafond, sera relevé progressivement à 30 %, puis 40 %; avant d’atteindre 70 % à l’horizon 2029. Cette évolution se traduira par une augmentation nette des pensions servies, même si elle soulève, selon Faez Choyakh, une interrogation de principe sur la cohérence fiscale. Les cotisations ayant déjà été déduites durant la vie active.

Contribution sociale de solidarité : statu quo en 2026

Les taux réduits de la contribution sociale de solidarité, initialement temporaires, sont prorogés d’une année supplémentaire. Pour 2026, aucun changement n’est à prévoir, tant pour les personnes physiques que pour les personnes morales. Ce qui évite toute adaptation des systèmes de paie ou des logiciels fiscaux.

La loi introduit une version renforcée de l’impôt forfaitaire destiné aux petits commerçants et exploitants. Fixé à un niveau élevé, entre 4 000 et 5 000 dinars, ce forfait s’accompagne en contrepartie d’une exonération du contrôle fiscal pendant six ans. Toutefois, le dispositif est assorti de nombreuses limites, notamment en cas d’accroissement injustifié du patrimoine ou de dépassement d’un plafond de chiffre d’affaires.

L’application pratique de cette mesure apparaît incertaine. Et ce, en raison d’un texte jugé imprécis, notamment sur la définition des zones rurales ouvrant droit à un abattement. Ces zones d’ombre pourraient, selon l’intervenant, compromettre son effectivité.

Impôt sur la fortune : un champ d’application considérablement élargi

Enfin, la réforme la plus structurante concerne l’impôt sur la fortune. Alors qu’il était auparavant limité à l’immobilier au-delà d’un certain seuil; le nouvel impôt s’étend désormais à l’ensemble des biens meubles et immeubles détenus par le contribuable et ses enfants mineurs, qu’il soit résident ou non résident.

Si certaines exonérations sont prévues, comme l’habitation principale avec son mobilier, les biens affectés à l’exploitation professionnelle ou certains véhicules, l’assiette reste très large. Elle inclut notamment les titres financiers, les créances, les liquidités détenues en espèces, les actifs incorporels, les objets de valeur, ainsi que les cryptoactifs. À la lecture stricte du texte, peu d’échappatoires subsistent, ouvrant la voie à d’importantes questions d’interprétation et à de futurs débats d’application.

À travers ces mesures, la loi de finances 2026 dessine un paysage fiscal contrasté. Lequel mêle allègements ciblés, renforcement de certaines contributions et élargissement significatif de l’assiette de l’impôt sur la fortune, au prix d’une complexité accrue.

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Accord UE – Mercosur : et si l’Italie signait ?

08. Januar 2026 um 14:57

Le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, a déclaré mercredi 7 janvier depuis Bruxelles que « si les garanties nécessaires aux producteurs sont formalisées, l’Italie signera l’accord de l’Union européenne avec le Mercosur ».

« L’Italie est un pays exportateur de produits agricoles. Nous avons toujours souligné que nous voyons d’un bon œil les accords internationaux visant à supprimer les droits de douane; sauf dans les cas où certains éléments de logique sont contestables ». C’est ce qu’a ajouté M. Lollobrigida, avant le début de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’Union avec les commissaires européens concernés.

A cet égard, notons que la signature de l’accord de l’UE avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) a été reportée en décembre dernier. Et ce, suite aux objections de l’Italie et d’autres pays de l’Union. Lesquelles s’inquiétaient de l’impact des importations en provenance d’Amérique latine et de la nécessité de protéger les agriculteurs européens.

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Industrie : l’État desserre l’étau sur les projets installés sur des terres agricoles

08. Januar 2026 um 14:42

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé la publication d’un nouvel arrêté conjoint destiné à faciliter la régularisation des projets industriels implantés sur des terres agricoles.

Daté du 31 décembre 2025 et publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 2 janvier 2026, ce texte a été signé en coordination avec les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que de l’Équipement et de l’Habitat. Il révise l’arrêté du 3 mai 2023 fixant les conditions et critères encadrant le changement de vocation des terres agricoles accueillant des activités industrielles.

La nouvelle réglementation introduit un assouplissement des exigences administratives. En particulier en ce qui concerne les conditions, critères et pièces justificatives demandées. Cette révision vise à corriger certaines insuffisances constatées dans l’application du dispositif précédent et à rendre les procédures plus fluides et opérationnelles.

Ainsi, cette initiative s’inscrit dans une volonté de : soutenir l’investissement; régulariser les situations foncières des projets industriels existants; et améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des projets publics et privés. Et ce, tout en maintenant le principe de protection des terres agricoles.

Le ministère a, par ailleurs, invité les porteurs de projets dont les demandes avaient été rejetées avant l’entrée en vigueur de ce nouvel arrêté à soumettre à nouveau leurs dossiers afin qu’ils soient réexaminés conformément aux nouvelles dispositions.

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Trump lorgne sur la compagnie pétrolière vénézuélienne

08. Januar 2026 um 11:45

Le Wall Street Journal rapporte que l’administration américaine planifie une stratégie visant à dominer l’industrie pétrolière vénézuélienne pour les années à venir. Dans ce cadre, Donald Trump aurait déclaré à ses collaborateurs qu’il pense que ses efforts pourraient contribuer à faire baisser les prix du pétrole à 50 dollars le baril, souligne pour sa part Reuters.

Le rapport cite des sources bien informées selon lesquelles un plan à l’étude prévoit que les États-Unis exercent un certain contrôle sur la compagnie pétrolière d’État vénézuélienne (Petróleos de Venezuela,  SA), notamment en acquérant la majeure partie de sa production et de sa commercialisation pétrolières.

De hauts responsables américains estiment que les États-Unis devaient contrôler indéfiniment les ventes et les recettes pétrolières du Venezuela afin de stabiliser l’économie du pays, de reconstruire son secteur pétrolier et de s’assurer qu’il agisse dans l’intérêt de l’Amérique.

Dans cette optique, le producteur pétrolier Chevron est en pourparlers avec le gouvernement américain afin d’étendre une licence d’exploitation clé au Venezuela. Ce qui lui permettrait d’accroître ses exportations de pétrole brut vers ses propres raffineries et de vendre à d’autres acheteurs.

Par ailleurs, les États-Unis ont arraisonné, mercredi 7 janvier, deux pétroliers liés au Venezuela dans l’océan Atlantique, dont l’un naviguait sous pavillon russe.

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Pétrole : des prix sous 70 $ en 2026 malgré les tensions

08. Januar 2026 um 11:28

Les perspectives du marché pétrolier pour 2026 retiennent l’attention des analystes, après une année 2025 marquée par une forte volatilité. Les prix du baril ont évolué entre 58 et 83 dollars le baril, sous l’effet combiné de facteurs économiques et géopolitiques majeurs.

Après avoir franchi le seuil des 80 dollars début 2025, les cours du baril ont rapidement reculé à la mi-janvier à la suite de nouvelles sanctions américaines contre la Russie. En avril, l’annonce par Washington de droits de douane visant la majorité des pays du monde a accentué la pression sur les prix, avant une nouvelle phase de baisse en juin, alimentée par les craintes de perturbations de l’approvisionnement liées à la guerre israélo-iranienne.

Malgré ces chocs successifs, les prix du pétrole se sont globalement maintenus au-dessus des 60 dollars le baril en 2025, contredisant les scénarios d’un excédent massif, dans un contexte d’estimations parfois divergentes de l’offre et de la demande émanant des grandes institutions internationales.

Des prix globalement proches de 2025

La plupart des experts interrogés estiment que les prix du pétrole en 2026 devraient rester proches de leurs niveaux de 2025, même si plusieurs facteurs pourraient infléchir la tendance.

Ali bin Abdallah Al-Riyami, conseiller énergétique au Sultanat d’Oman et ancien directeur général du marketing au ministère de l’Énergie et des Minéraux, prévoit un prix moyen annuel inférieur à 70 dollars. Selon lui, les cours devraient évoluer entre 55 et 65 dollars au premier et au deuxième trimestre de 2026, contre 65 à 70 dollars sur la même période en 2025. Une amélioration est envisageable au second semestre, à la faveur d’une conjoncture économique plus favorable et d’un apaisement des tensions géopolitiques, notamment avec une possible fin de la guerre commerciale. En l’absence d’intervention spécifique des huit pays de l’alliance OPEP+, les prix resteraient toutefois cantonnés entre 60 et 65 dollars.

Paul Heikin, rédacteur en chef de Petroleum Economist, partage une analyse similaire. Il anticipe des prix compris entre 55 et 60 dollars à court terme en 2026, avant une remontée vers 70 à 75 dollars au second semestre. Il souligne néanmoins le rôle de facteurs imprévisibles, comme la Russie, le Venezuela ou l’Iran, ainsi que l’éventuel ralentissement des achats stratégiques chinois à des niveaux de prix plus élevés. Selon lui, ces éléments devraient instaurer un plafond de fait autour de 75 à 80 dollars le baril.

Ahmed Chawki, directeur de l’unité de recherche énergétique, estime pour sa part que les prix resteront sous pression en raison d’un excédent attendu, sauf retournement majeur, tel qu’un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie ou des décisions politiques inattendues des États-Unis. Il prévoit des cours autour de 60 à 65 dollars au premier semestre 2026, suivis d’une légère hausse au second semestre, soutenue par une reprise économique progressive et un nouvel assouplissement monétaire des banques centrales.

Giovanni Stanovo, analyste matières premières chez UBS, table sur un Brent à 62 dollars à la fin du premier trimestre 2026, 65 dollars à la mi-année et 67 dollars en fin d’exercice.

Des moyennes annuelles sous pression

La fondation Vanda Insights EnergyMarkets anticipe un prix moyen annuel du Brent compris entre 60 et 64 dollars le baril, dans un contexte d’excédent estimé entre un et 1,5 million de barils par jour.

Pour Nader Etim, analyste du marché pétrolier au Moyen-Orient chez Argus Media, l’évolution des prix dépendra largement des décisions des huit pays de l’OPEP+. Bien qu’un surplus d’offre soit attendu et que l’alliance poursuive ses hausses de production, il estime que l’OPEP+ pourrait ajuster sa stratégie en cas de baisse marquée des prix afin de soutenir le marché. Il prévoit ainsi un prix moyen proche de celui de 2025, voire légèrement inférieur, entre 66 et 68 dollars.

À l’inverse, Omod Choukri, conseiller principal en géopolitique énergétique, se montre plus pessimiste, avec une moyenne attendue entre 50 et 58 dollars, contre 66 à 69 dollars en 2025. Selon lui, seuls un durcissement des sanctions contre l’Iran ou la Russie, ou une reprise chinoise plus vigoureuse que prévu, pourraient pousser les prix vers 60 à 65 dollars. Le scénario de base reste néanmoins inférieur à 60 dollars, en raison de la forte hausse de l’offre hors OPEP.

Christine Guerrero, spécialiste du secteur pétrolier et gazier, prévoit pour sa part un Brent moyen entre 55 et 60 dollars, certains analystes n’excluant pas une chute vers 40 à 50 dollars en cas de surplus marqué.

Le Brent peut-il atteindre 80 dollars ?

Selon Christine Guerrero, des perturbations inattendues pourraient resserrer l’équilibre du marché, générer une prime de risque et propulser les prix vers 70 à 80 dollars, voire davantage lors de pics temporaires.

Bob McNally, président de RapidanEnergy, reste toutefois pessimiste. Il estime que le scénario central, avec une probabilité de 60 %, voit le Brent converger vers le milieu des 50 dollars, à mesure que l’excédent pétrolier se déplace du transport maritime vers les capacités de stockage terrestres de l’OCDE.

Enfin, Carole Nakhle, PDG de CristolEnergy, souligne que le principal risque haussier pour 2026 demeure géopolitique. Une escalade des tensions ou des perturbations imprévues dans les grandes zones de production pourraient temporairement réduire l’offre et provoquer une flambée des prix.

En conclusion, la plupart des experts s’accordent à prévoir un prix du Brent compris entre 55 et 65 dollars sur l’ensemble de l’année 2026, avec un potentiel de hausse vers 75 dollars en cas d’amélioration économique ou de choc géopolitique majeur :

  • 1er et 2e trimestres : 55 à 65 dollars le baril.
  • 3e et 4e trimestres : 68 à 75 dollars le baril.

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Un « plan d’évasion » de Khamenei pour la Russie ? 

08. Januar 2026 um 11:00

Selon The Times, le guide suprême iranien Khamenei envisagerait de partir en Russie en fonction de la tournure des événements dans son pays. Des « révélations » à prendre avec des pincettes.

Jamais le régime des Mollahs n’a eu à faire face, en même temps, à deux dangers imminents : la contestation de la rue et la menace d’une action militaire américaine contre Téhéran et Khamenei, similaire au coup d’Etat sans précédent à Caracas. Où le président Nicolas Maduro et son épouse furent arrêtés et exfiltrés vers les Etats-Unis pour y être jugés pour « narco-terrorisme ».

Un kidnapping opéré par les Américains au mépris, il va sans dire, du droit international et de la Charte des Nations Unies d’un dirigeant qui avait réussi à se maintenir au pouvoir en 2024 après une manipulation électorale massive mais qui a toujours été un allié précieux de la République islamique de l’Iran

Cette alliance entre Téhéran et Caracas s’explique par le fait que ces deux régimes autoritaires ont un ennemi commun, les Etats-Unis ; que leur économie est en lambeaux malgré d’énormes réserves en or noir ; et qu’enfin les deux capitales cherchent à contrecarrer les sanctions internationales et un ordre mondial dominé par l’hégémonie américaine.

Les Iraniens dans la rue

Faut-il rappeler à ce propos que ce qui se passe au Venezuela coïncide avec les manifestations de masse en Iran qui ont déjà fait au moins 27 morts, selon une ONG. Pour la première fois-les manifestants, auxquels se sont associés les commerçants du Grand bazar de Téhéran, poumon économique du pays- ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique.

Un simple mouvement contre la vie chère ? Depuis le début de la mobilisation le 28 décembre, les manifestants affichent de plus en plus des revendications politiques, bien au-delà de la simple question économique.

Ultimatum américain

C’est dans ce contexte explosif que Donald Trump a ouvertement menacé d’intervenir en Iran et assure que les États-Unis surveillent les manifestations « de très près ». Tout en menaçant de  frapper  l’Iran si ses autorités tiraient sur la foule.

« Nous regardons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront frappés très durement par les Etats-Unis », a déclaré le président américain dimanche 4 janvier à bord de son avion Air Force One au sujet des manifestations en Iran. Un ultimatum à prendre au sérieux d’autant plus qu’en juin 2025, l’aviation américaine avait bombardé des installations nucléaires iraniennes lors de la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran.

Khamenei en Russie ?

Et si les Américains, grisés par la folie des grandeurs et par leur exploit militaire, incontestable, à Caracas, songeaient à refaire le coup en ajoutant le Guide suprême iranien Ali Khamenei à leur trophée ?

Selon The Times, le plus ancien des quotidiens britanniques, le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait un « plan d’évasion » pour s’exiler en Russie si les manifestations dans le pays continuaient de s’intensifier.

« Khamenei, 86 ans, prévoit de fuir Téhéran avec un cercle restreint de 20 proches et membres de sa famille, s’il constate que l’armée et les forces de sécurité appelées à réprimer les troubles désertent, font défection ou refusent d’obéir aux ordres », écrit le journal britannique, dimanche 5 janvier, citant un rapport des services de renseignement. Ce groupe sélect comprendrait notamment son fils et héritier présomptif, Mojtaba.

Pourquoi Moscou qui rappelle l’exil doré de l’ex-président syrien Bachar al-Assad renversé en décembre 2024 ?

« Parce qu’il n’a pas d’autre choix », assure la même source qui ajoute que le guide suprême « admire Poutine, parce que la culture iranienne est plus proche de la culture russe ».

Toujours selon le quotidien britannique, l’exil de Khamenei et son clan serait assuré par le vaste réseau « d’actifs, de propriétés à l’étranger et d’argent liquide » du guide suprême, évalué à environ 95 milliards de dollars, d’après une enquête menée par l’agence Reuters en 2013.

Désinformation ?

De la science-fiction ? Une campagne de désinformation orchestrée par les services de renseignements britanniques visant à faire croire aux manifestants iraniens que leurs dirigeants sont prêts à prendre la poudre d’escampette. Et ce, afin de saper le moral du régime et booster celui de l’opposition ?

Un scénario que réfute Rex Brynen, professeur de science politique à l’Université McGill, en raison de la stature spirituelle de l’ayatollah Ali Khamenei et de l’importance du statut de martyre dans la tradition chiite.

« Khamenei préférerait mourir en héros chez lui que trouver refuge à l’étranger ». Et de conclure : «  Il y a des leaders qui s’enfuient et d’autres qui ne s’enfuient pas. Et je ne pense pas que celui-ci s’enfuirait ».

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Migration vers l’Italie : forte chute des départs depuis la Tunisie

08. Januar 2026 um 09:58

Les départs de migrants irréguliers depuis la Tunisie vers l’Italie ont connu une baisse spectaculaire entre 2024 et 2025, alors même que le nombre total d’arrivées sur le territoire italien est resté quasiment stable. C’est ce que révèlent les données officielles du ministère italien de l’Intérieur, relayées par l’ancien député Majdi Karbai, dans une publication Facebook, mercredi 7 janvier 2026.

Selon ces chiffres, l’Italie a enregistré 66 296 arrivées de migrants en 2025, contre 66 317 en 2024, confirmant une stabilité globale des flux. En revanche, la part des migrants tunisiens a fortement reculé : 1 828 Tunisiens ont atteint l’Italie en 2025, contre 7 677 l’année précédente, soit une chute de plus de 75 % en un an.

Majdi Karbai qualifie cette évolution de « brutale et révélatrice », estimant qu’elle ne traduit pas un affaiblissement de la migration irrégulière dans son ensemble, mais plutôt une reconfiguration des routes. Il souligne notamment un déplacement partiel des départs vers l’Algérie, où 1 719 migrants algériens ont été recensés en 2025, alors que ce corridor était marginal en 2024.

L’ancien député indique également que la baisse ne concerne pas uniquement les Tunisiens. Les départs depuis la Tunisie de migrants originaires de Guinée, du Mali et de Gambie ont eux aussi fortement diminué, suggérant un impact plus large des politiques de contrôle mises en place sur le territoire tunisien.

Pour Majdi Karbai, cette situation est directement liée aux accords de coopération migratoire conclus entre la Tunisie et l’Italie. Ces accords reposent principalement sur le renforcement de la surveillance des côtes, la prévention des départs irréguliers, la restriction des déplacements des migrants subsahariens à l’intérieur du pays et la transformation progressive de la Tunisie en un espace de rétention de fait plutôt qu’en pays de transit.

Enfin, l’ancien député estime que ces données contredisent le discours alarmiste évoquant une prétendue « politique de peuplement » des migrants en Tunisie. Selon lui, les choix opérés ne relèvent ni d’une stratégie d’organisation de la migration ni d’une approche fondée sur les droits humains, mais répondent avant tout à des impératifs sécuritaires dictés par les engagements pris envers les partenaires européens, au premier rang desquels l’Italie.

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Plan de développement 2026-2030 : Kaïs Saïed place les priorités citoyennes au cœur de l’action

08. Januar 2026 um 09:50

Après avoir fait l’objet d’un conseil des ministres, le Plan de développement 2026-2030, dans ses grandes orientations, a été présenté au président de la République, Kaïs Saïed, par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, au palais de Carthage.

Les premières orientations du Plan, issues d’un large processus participatif ayant donné lieu à quelque 3 671 réunions aux niveaux local, régional et des districts, indique un communiqué de la présidence de la République, reflètent les principales préoccupations exprimées par les citoyens. Celles-ci portent notamment sur la simplification des procédures administratives, le développement des établissements éducatifs, l’accélération de la réalisation des projets locaux, la maîtrise de l’expansion urbaine et la lutte contre les constructions anarchiques.

Les priorités qui se dégagent de ces rencontres incluent également la réduction du chômage, le soutien aux porteurs de projets, l’amélioration des infrastructures routières et des pistes rurales, ainsi que le renforcement des services et des équipements de proximité, considérés comme des leviers essentiels du développement équilibré.

Lire aussi: Plan de développement 2026-2030… pour une économie forte, résiliente et équitable

Lors de la réunion, le chef de l’État a appelé à l’élaboration rapide du rapport final de synthèse, estimant que la démarche adoptée a permis au peuple tunisien de définir lui-même le modèle de développement qu’il aspire à voir émerger. Il a souligné que ces attentes, clairement exprimées, doivent désormais être concrétisées, en levant les obstacles qui entravent leur mise en œuvre.

Kaïs Saïed a par ailleurs insisté sur la nécessité d’adapter et de faire évoluer les législations, tout en veillant à ce que les responsables chargés de leur application fassent preuve d’engagement, d’intégrité et de dévouement à leur mission nationale. Il a également mis en avant le rôle central des jeunes dans ce processus de transformation.

Le président de la République a enfin affirmé que la Tunisie se trouve à un « rendez-vous avec l’Histoire », réitérant que les engagements pris seront respectés et que la volonté du peuple demeure, selon lui, le véritable moteur du changement.

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Pharmacie, téléphonie et emballage : 4,2 millions de dinars de sanctions

08. Januar 2026 um 09:28

Une amende globale de 4,2 millions de dinars a été prononcée à l’encontre de plusieurs entreprises tunisiennes opérant dans les secteurs de la pharmacie, de la téléphonie mobile et de l’emballage. Ces sanctions ont été décidées par le Conseil de la concurrence, suite à l’examen de dossiers relatifs à des pratiques jugées contraires aux règles du marché.

Les décisions ont été adoptées le 31 décembre dans le cadre de l’application de l’article 5 de la loi n°36 du 15 septembre 2015, portant sur la réorganisation de la concurrence et des prix. L’instance indique avoir statué à travers trois décisions distinctes couvrant des domaines d’activité différents.

La sanction la plus élevée concerne le secteur des smartphones. Plusieurs entreprises actives dans ce domaine ont écopé d’amendes cumulées s’élevant à 2,5 millions de dinars pour des pratiques qualifiées d’anticoncurrentielles.

Dans le secteur pharmaceutique, une entreprise a été sanctionnée à hauteur de 1,2 million de dinars pour des faits similaires, selon les termes du communiqué publié par le Conseil.

Le troisième dossier vise des sociétés spécialisées dans l’emballage et le conditionnement. Les amendes prononcées dans ce cadre atteignent un total de 500 mille dinars.

Le Conseil de la concurrence rappelle que ces décisions s’inscrivent dans ses missions de régulation du marché et de préservation des règles de concurrence. Les entreprises concernées disposent, conformément à la législation en vigueur, de la possibilité d’introduire des recours contre ces sanctions.

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