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Heute — 11. Januar 2026Haupt-Feeds

Exportations d’huile d’olive : le milliard de dinars franchi

11. Januar 2026 um 10:46

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 108 000 tonnes au cours du dernier trimestre de 2025 – de septembre à décembre -, dont près de 50 000 tonnes pour le seul mois de décembre. Ce sont là des chiffres communiqués lors d’une réunion de suivi de la campagne oléicole 2026, tenue le 9 janvier, en présence du ministre du Commerce, Samir Abid.

Sur cette période, les exportations d’huile d’olive en vrac ont représenté l’essentiel des volumes, avec près de 94 000 tonnes pour une valeur estimée à 1,139 milliard de dinars. Les exportations d’huile d’olive conditionnée se sont, quant à elles, établies à environ 14 000 tonnes, générant des recettes de l’ordre de 240 millions de dinars.

Par ailleurs, les opérations d’exportation dans le cadre du quota accordé par l’Union européenne ont débuté au mois de janvier 2026, marquant une nouvelle étape pour l’écoulement de la production tunisienne sur le marché européen.

À cette occasion, le ministre a appelé à accélérer le rythme des exportations, à élargir la base des opérateurs exportateurs et à garantir une commercialisation efficiente, tant sur le marché intérieur qu’à l’international. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre l’ensemble des acteurs de la filière, réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner la campagne à chaque étape, notamment en faveur des petits agriculteurs, transformateurs et exportateurs.

La réunion a également porté sur le programme de promotion de l’huile d’olive à l’étranger. Dans ce cadre, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a annoncé la programmation de 30 actions promotionnelles dédiées au secteur, ainsi que l’organisation de missions d’exploration de nouveaux marchés, afin de renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur la scène internationale.

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Accès à l’eau sous pression : quelque 3 064 alertes citoyennes en 2025

11. Januar 2026 um 10:24

La crise de l’eau continue de s’aggraver en Tunisie. En 2025, l’Observatoire tunisien de l’eau a recensé un total de 3 064 alertes citoyennes liées à des difficultés d’accès à cette denrée, mettant en évidence la persistance des pénuries et les défaillances structurelles du système de distribution à l’échelle nationale.

Les perturbations de l’approvisionnement et les coupures d’eau représentent l’essentiel des signalements, avec 2 666 cas, soit 87 % du total. Dans son rapport annuel consacré aux violations du droit à l’eau, l’Observatoire souligne l’inefficacité du système de « distribution par quotas », appliqué sans mécanisme d’évaluation clair ni indicateurs transparents permettant d’en mesurer l’impact sur la durabilité des ressources ou la satisfaction des besoins fondamentaux des citoyens.

Le rapport fait également état de 185 alertes liées à des fuites d’eau, pointant l’urgence d’intervenir sur des réseaux vieillissants responsables de pertes importantes. À cela s’ajoutent 170 mouvements de protestation, traduisant une montée des tensions sociales provoquée par l’irrégularité de l’approvisionnement, ainsi que 43 signalements concernant la qualité de l’eau, soulevant des risques sanitaires dans certaines régions, explique l’Observatoire.

Sur le plan territorial, le gouvernorat de Gafsa concentre le plus grand nombre d’alertes (376), suivi de Sfax (230), Ben Arous (219) et Médenine (211). Cette répartition confirme, selon l’Observatoire, que la crise hydrique dépasse désormais les seuls facteurs climatiques et révèle des insuffisances persistantes en matière de gestion, de maintenance et de gouvernance du secteur.

Face à ces constats, l’Observatoire tunisien de l’eau appelle à une évaluation globale et indépendante du système de quotas, estimant que son maintien sans preuves scientifiques de son efficacité aggrave la situation des populations. Il plaide également pour une communication plus transparente avec les citoyens et pour une réforme structurelle du système hydrique, axée en priorité sur la maintenance et le renouvellement des réseaux afin de réduire le gaspillage et sécuriser l’accès à l’eau.

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Sénégal–Mauritanie : le secteur privé chargé de bâtir une zone de prospérité partagée

11. Januar 2026 um 09:56

Les gouvernements sénégalais et mauritanien ont confié au Conseil d’affaires Mauritanie–Sénégal (CAMS) la mission de concevoir et de structurer une « zone de prospérité partagée » entre les deux pays. L’annonce a été faite vendredi à Dakar par les Premiers ministres Ousmane Sonko et El Moctar Ould Djay (PM sénégalais et mauritanien respectivement), à l’issue d’une rencontre officielle.

La résolution adoptée, le CAMS, qui regroupe des acteurs des secteurs privés sénégalais et mauritanien, sera chargé de définir le cadre institutionnel et les règles de fonctionnement de cette future zone économique, avec un délai de six mois pour valider le projet, rapporte l’Agence de presse du Sénégal (APS). Pour ce faire, un groupe mixte chargé de superviser sa réalisation sera mis en place.

Au-delà de l’enjeu économique, Ousmane Sonko a présenté cette initiative comme « un outil de coopération et de pacification entre les deux peuples », appelant les investisseurs à lever les obstacles à l’investissement transfrontalier et à se mobiliser autour de projets communs. Il a notamment plaidé pour le développement de la zone côtière partagée, riche en ressources énergétiques, halieutiques et industrielles, afin d’en faire un moteur de souveraineté économique régionale.

De son côté, le Premier ministre mauritanien a salué cette démarche, estimant qu’elle illustre « la capacité des pays africains à porter des projets structurants financés par des investisseurs du continent ».

En tout cas, cette vision commune, portée par Dakar et Nouakchott, ambitionne de renforcer l’intégration économique et de contribuer durablement à la lutte contre le sous-développement.

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UGTT sous tension : un flou juridique menace la grève générale du 21 janvier

11. Januar 2026 um 09:11

Le 21 janvier 2021, une grève générale est annoncée par la principale centrale syndicale, l’UGTT. Cependant, cette dernière est confrontée à une incertitude majeure : le préavis légal, exigé par le Code du travail, n’a toujours pas été émis. Cette absence de formalité, alors que l’échéance expire ce dimanche 11 janvier, fait planer un doute sérieux sur la validité juridique du mouvement et met en lumière les divisions internes persistantes au sein dudit syndicat.

Rappelons que la grève avait été décidée par la commission administrative de l’UGTT lors de sa réunion des 5 et 6 décembre 2025, en application d’une résolution du Conseil national adoptée en septembre 2024. Toutefois, le préavis n’a pas été signé par le secrétaire général démissionnaire, Noureddine Taboubi, dont le départ, annoncé le 23 décembre, n’est pas encore formellement acté selon les procédures internes.

Sur le plan légal, l’absence de préavis rendrait ainsi toute action de grève invalide, malgré la garantie constitutionnelle du droit de grève consacrée par la Constitution de 2022. Cette situation contraint déjà certaines structures sectorielles à envisager des alternatives. Ikbal Azzabi, secrétaire général de la Fédération de l’enseignement de base, cité par un confrère de la place, aurait indiqué que sa fédération pourrait convoquer sa commission administrative pour décider d’autres formes de protestation. Une grève sectorielle initialement prévue le 26 janvier a d’ailleurs été reportée afin de coïncider avec la mobilisation générale.

L’UGTT justifie son appel à la grève par l’impasse des négociations sociales avec le gouvernement, notamment après l’intégration, dans la loi de finances 2026, d’augmentations salariales étalées sur la période 2026-2028 sans concertation avec le partenaire syndical. Le différend illustre une tension durable autour du dialogue social et de la représentation des travailleurs.

Cette séquence s’inscrit enfin dans une crise interne plus large, marquée par des désaccords au sein du bureau exécutif et par l’incertitude entourant l’organisation du prochain congrès de l’UGTT. À l’approche du 21 janvier, le respect des procédures légales apparaît désormais comme un facteur déterminant, non seulement pour la tenue de la grève, mais aussi pour l’avenir et la crédibilité de la centrale syndicale.

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Disparition de l’artiste plasticien Béchir Dziri

10. Januar 2026 um 17:48

La scène artistique tunisienne perd l’une de ses figures marquantes, comme le rapporte un média de la place. L’artiste plasticien Béchir Dziri s’est éteint le samedi 10 janvier 2026, laissant derrière lui un parcours créatif singulier et une contribution durable aux arts plastiques en Tunisie.

Artiste réservé mais unanimement estimé, Béchir Dziri a développé au fil des années une œuvre exigeante, nourrie d’une grande sensibilité esthétique et d’une recherche constante de sens et de forme, ajoute la même source.

Comme l’on peut l’imaginer, sa disparition a profondément ému le milieu culturel. En effet, plusieurs artistes, critiques et institutions ont rendu hommage à un créateur intègre, dont le travail a largement contribué à l’enrichissement et au rayonnement de la scène artistique nationale.

Que Dieu ait son âme.

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Gestern — 10. Januar 2026Haupt-Feeds

L’ Afrique en forte croissance, la Tunisie plombée par la dette

10. Januar 2026 um 14:14

Au total, huit pays d’Afrique de l’Ouest (entre autres Sénégal, Guinée, Liberia, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Niger) et cinq pays d’Afrique de l’Est (dont Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda), sans oublier la Libye au Nord et le Mozambique au Sud, devraient caracoler en tête de la croissance africaine. Ces deux régions resteront les plus dynamiques du continent, d’après Ecofin.

Pour comprendre cette hausse de croissance, il faut voir les chantiers d’infrastructures qui fleurissent, des villes qui grandissent à vue d’œil. Il s’agit en effet d’un boom numérique, notamment via des investissements étrangers qui s’élargissent et un ancrage plus fort dans l’économie mondiale. En Afrique de l’Ouest, on ajoute à cela des projets géants dans le pétrole, le gaz, les énergies vertes et les mines, pour un développement durable.

Freins en Afrique du Sud et défis de la dette

L’Afrique du Sud devrait limiter sa croissance à 1,5-3%, plombée par des taux d’intérêt élevés et des droits de douane américains de 30% sur ses exportations, bien qu’une accélération légère soit attendue au second semestre.

Par ailleurs, le continent peine à stabiliser sa dette critique, exposée aux chocs mondiaux (financement, commodities, changes).

Le surendettement risque de s’empirer, ce qui pousse à des mesures dures : budgets serrés, austérité, ouverture des échanges et ventes d’entreprises publiques. L’Éthiopie, le Mozambique, la Tunisie et la Zambie sont en première ligne.

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Économie tunisienne : la résilience à l’épreuve de l’autonomie et de la gouvernance

10. Januar 2026 um 20:45

La capacité de l’économie tunisienne à résister aux chocs et à en atténuer les effets demeure étroitement liée au renforcement de son autonomie économique et financière, ainsi qu’à l’amélioration de sa gouvernance. Ces facteurs constituent des leviers déterminants pour amortir les perturbations à court et moyen termes, selon une note d’analyse publiée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ).

Intitulée « Résilience de l’économie tunisienne : mesure et positionnement extérieur », cette analyse souligne que la résilience ne peut être envisagée sans la consolidation des acquis en matière de cohésion sociale. Elle met également en lumière les limites persistantes de la capacité productive nationale, dont les performances demeurent en deçà de celles des pays de référence.

Pour renforcer durablement la résilience de l’économie tunisienne, assurer la cohérence des politiques publiques face aux chocs et consolider le positionnement international du système économique, l’ITCEQ préconise une structuration des réformes autour de trois piliers fondamentaux : la capacité d’absorption, la capacité de récupération et la capacité d’adaptation.

Renforcer la capacité d’absorption

Selon le document, le renforcement de la capacité d’absorption passe avant tout par la réduction des coûts de financement et la diversification des sources de ressources financières, tout en facilitant l’accès au crédit afin d’élargir les marges de manœuvre des opérateurs économiques.

Il s’agit également d’atténuer les chocs à court terme et de créer les conditions nécessaires à l’investissement, tant pour la phase de reprise que pour la préparation des transformations structurelles. À cet égard, l’activation des accords commerciaux existants apparaît essentielle pour approfondir l’intégration commerciale, diversifier les marchés d’exportation et renforcer l’autonomie commerciale du pays.

Stimuler la capacité de récupération

Pour stimuler la capacité de récupération après les crises, l’analyse insiste sur la nécessité de stabiliser la production agricole à travers des politiques ciblées de modernisation des pratiques productives. Cela implique notamment une meilleure gestion des ressources hydriques et un soutien financier accru au secteur, afin de faire face aux aléas climatiques, réduire la dépendance alimentaire et garantir un approvisionnement régulier des marchés.

Parallèlement, la simplification des procédures administratives et la stabilisation du cadre réglementaire, en particulier fiscal, sont jugées indispensables pour améliorer le climat des affaires et offrir davantage de visibilité et de confiance aux investisseurs et aux opérateurs économiques.

Accélérer la capacité d’adaptation

L’accélération de la capacité d’adaptation repose, selon l’ITCEQ, sur le renforcement des mécanismes de reconversion professionnelle au profit des travailleurs des secteurs en difficulté, tout en favorisant la mobilité vers les filières à fort potentiel. Cette dynamique vise à assurer une réallocation plus efficace des ressources humaines.

L’analyse recommande également de développer les compétences d’avenir — numériques, vertes et managériales — en adéquation avec les besoins émergents du marché du travail et les mutations structurelles de l’économie. La rétention des talents constitue, à ce titre, un enjeu majeur, nécessitant la promotion de la formation continue et la mise en place d’un environnement attractif pour les compétences locales et expatriées, à travers des politiques de rémunération compétitives et des conditions de travail incitatives.

En conclusion, l’ITCEQ appelle à ériger la résilience économique en priorité transversale des stratégies sectorielles, territoriales et nationales de développement, en intégrant de manière cohérente les dimensions économiques, sociales et environnementales, afin de bâtir une économie tunisienne plus robuste, adaptable et durable.

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De Belvédère à l’avenue Habib Bourguiba : mobilisation pour les libertés publiques

10. Januar 2026 um 18:20

Plusieurs associations et partis politiques se sont réunis ce samedi 10 janvier 2026 à la Place de Pasteur lors d’une marche pacifique appelant aux libertés publiques. Le coup d’envoi de cette mobilisation a été donné à 15h place Pasteur, pour une mobilisation citoyenne défendant libertés et égalité.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de citoyens ont scandé des slogans réclamant la liberté d’expression, l’indépendance de la justice, la libération de détenus politiques et civils, ainsi que l’amélioration des conditions économiques et sociales. ​

Cette mobilisation, initiée par la campagne de soutien à l’ancien juge et avocat Ahmed Souab (regroupant activistes des droits humains et civils), a été rejointe par plusieurs partis d’opposition, organisations et associations tunisiennes de droits humains, dont le PDL qui avait appelé à y participer via un communiqué.

Présent à la marche, Hichem Ajbouni, membre du Courant Démocrate, a déclaré aux médias que cette action citoyenne visait à mettre fin à l’injustice, s’inscrivant dans la continuité des mobilisations précédentes. Il a souligné que « l’injustice touche l’ensemble de la société » et affirmé l’unité des citoyens, politiciens et société civile, sans slogans partisans. Il a également remercié ironiquement les autorités au pouvoir d’avoir « regroupé l’opposition ».

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L’inflation annuelle en Égypte se stabilise à 12,3% en décembre

10. Januar 2026 um 16:20

L’Agence centrale égyptienne pour la mobilisation publique et les statistiques annonce que le taux d’inflation annuel des prix à la consommation dans les villes du pays restait stable à 12,3% en décembre 2025, inchangé par rapport à novembre.

L’inflation annuelle a fortement diminué par rapport à son niveau record de 38% en septembre 2023, grâce à l’octroi d’un prêt élargi de 8 milliards de dollars à la suite d’un accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) en mars 2024.

L’augmentation de la masse monétaire a alimenté l’inflation. Les données de la Banque centrale d’Égypte montrent que la masse monétaire au sens large (M2) a progressé de 22,14% en novembre par rapport à l’année précédente, contre 21,68% en octobre. Ce niveau est en baisse par rapport à son pic de 31,5% atteint en janvier 2023.

La baisse de l’inflation a conduit la Banque centrale à réduire son taux directeur de 100 points de base à 21,00% en décembre, ce qui porte le total des réductions en 2025 à 725 points de base.

Le Comité de politique monétaire de la banque doit se réunir le 12 février pour examiner les taux d’intérêt au jour le jour.

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Iran : le pouvoir coupe Internet, la rue résiste

10. Januar 2026 um 14:25

Les manifestations antigouvernementales se sont poursuivies dans la soirée du vendredi 9 janvier à Téhéran et dans d’autres villes d’Iran, où des milliers d’habitants sont descendus dans la rue, selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, alors même que l’accès à Internet n’a pas été rétabli dans le pays.

Treize jours après le début du mouvement de protestation qui prend de l’ampleur en Iran, des milliers de citoyens sont descendus dans la rue en tapant sur des casseroles et en scandant des slogans hostiles aux dirigeants du pays, tels que « mort à Khamenei », le guide suprême de la République islamique.

Dans le quartier de Sadatabad, dans la partie nord-ouest de Téhéran, des conducteurs ont klaxonné pour exprimer leur soutien aux manifestants, selon une vidéo dont l’authenticité a été vérifiée par l’Agence France Presse (AFP).

D’autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des manifestations similaires dans plusieurs quartiers de la capitale iranienne. En plus de celles organisées dans les villes de Mashhad (est), Tabriz (nord) et Qom (centre).

Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, auraient été tués et des centaines d’autres blessés en Iran depuis le début des manifestations le 28 décembre, selon l’ONG iranienne de défense des droits de l’homme basée en Norvège.

Dans un reportage de la télévision iranienne sur l’ampleur des destructions causées lors des manifestations, le maire de Téhéran a déclaré qu’au moins 42 bus, ambulances et 10 bâtiments gouvernementaux avaient été incendiés.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que la République islamique « ne reculera pas » face à la vague de protestations. S’adressant à ses partisans qui scandaient des slogans tels que « Mort à l’Amérique », Khamenei a adopté un ton ferme : « La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs », dénonçant le vandalisme perpétré jeudi contre un bâtiment à Téhéran.

Les Gardiens de la révolution, corps d’élite des forces armées iraniennes, ont qualifié la situation d’« inacceptable » et ont juré de défendre la révolution islamique.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a accusé les États-Unis et Israël d’être impliqués dans les manifestations, excluant tout scénario d’intervention militaire étrangère.

« J’ai l’impression que la population est prête à prendre le contrôle de certaines villes, chose que personne n’aurait cru possible il y a quelques semaines », a commenté pour sa part le président américain Donald Trump, ajoutant que l’Iran était confronté à de « gros problèmes ».

D’ailleurs, Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah d’Iran et l’une des figures les plus médiatisées de l’opposition en exil, a appelé Donald Trump à intervenir sans délai en Iran.

Trois dirigeants européens – le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Merz – ont condamné vendredi les « meurtres de manifestants » et la violente répression des manifestations en Iran, appelant les autorités du pays à faire preuve de « retenue ».

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CAN 2025 (1/4 de finale) : qui diffusera Algérie-Nigeria et Égypte-Côte d’Ivoire ?

10. Januar 2026 um 13:02

Après Mali-Sénégal et Cameroun-Maroc, vendredi 9 janvier, place aux deux autres quarts de finale qui opposent Algériens et Nigérians d’un côté, et Égyptiens et Ivoiriens de l’autre, ce samedi 10 janvier. Il s’agit donc de deux affiches alléchantes de cette CAN Maroc 2025.

Cet après-midi, les Fennecs d’Algérie vont croiser le fer avec les Super Eagles du Nigeria. Malin qui saura deviner l’issue de la rencontre, tant les deux équipes comptent de talents et ambitionnent de poursuivre l’aventure dans cette CAN 2025.

Le match sera à suivre à partir de 17h00 (heure de Tunisie) sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire du Nigeria 2-1

Quant à la seconde affiche, elle opposera les Pharaons d’Égypte et les Éléphants de Côte d’Ivoire. Mais ce quart de finale a un goût particulier. En effet, les deux formations ont des entraîneurs qui ont déjà remporté au moins une fois la CAN en tant que joueurs. Ainsi, les jumeaux Hossam et Ibrahim Hassan avec leur expérience (trois CAN remportées) pourraient bien faire la différence.

Pour sa part, l’équipe de Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, avec plusieurs jeunes talents, va elle aussi s’appuyer sur un ancien joueur de la sélection, en l’occurrence Emerse Fae. Récemment, il a notamment rappelé son mauvais souvenir de la CAN 2006 face aux Pharaons. « Nous ne sommes pas les mêmes qu’en 2006 ». Il faut dire que l’Égypte a souvent été la bête noire des Éléphants de Côte d’Ivoire. Va-t-il mettre fin à cela aujourd’hui, comme l’ont fait vendredi 9 janvier les Lions de l’Atlas (qui ont mis fin à une domination sans partage sur eux des Lions Indomptables du Cameroun) ?

On le saura au coup de sifflet final du match.

La rencontre est à suivre à partir de 20h00 (heure de Tunisie) sur les antennes africaines de RFI et sur BeIN Sports (arabe) et BeIN France.

Notre pronostic : victoire de l’Égypte 2-1

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Déchets ménagers en Tunisie : la Banque mondiale entre en action

10. Januar 2026 um 13:02

Une mission d’experts de la Banque mondiale est en cours en Tunisie du 9 au 14 janvier 2026 afin de soutenir la valorisation des déchets ménagers. Cette mission a pour objectif d’engager des concertations avec l’ensemble des parties prenantes en vue de l’élaboration d’une feuille de route et d’un plan d’action opérationnel pour la mise en œuvre du programme de création d’unités de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Ce programme s’inscrit dans le Plan de développement 2026-2030 et bénéficie d’une assistance technique dédiée. À ce titre, un atelier de lancement s’est tenu le 9 janvier, selon l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED).

La rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels du secteur, notamment des représentants des ministères de l’Intérieur, de l’Économie et de la Planification, des Finances, ainsi que de l’Instance générale de partenariat public-privé.

La Tunisie produit chaque année environ 2,4 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés, auxquels s’ajoutent près de 55 000 tonnes de déchets d’emballages, d’après les données de l’ANGED.

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Leonor, 20 ans : l’héritière qui prépare son règne sur l’Espagne

10. Januar 2026 um 12:33

À l’âge de 20 ans, Leonor, princesse des Asturies, devra être la principale héritière du trône d’Espagne. Ainsi elle devra devenir la première souveraine depuis plus de 150 ans dans un pays sans reine régnante depuis l’époque d’Isabelle II.

Née en 2005 et héritière depuis la naissance, ce n’est qu’à l’âge de 18 ans qu’elle a prêté serment de fidélité à la Constitution avant de débuter une formation militaire rigoureuse.

Plus encore, après l’obtention de son baccalauréat international au Pays de Galles, suivie d’études à l’étranger ainsi que la maîtrise de plusieurs langues (l’anglais, le français, l’allemand, le chinois et l’arabe), elle a suivi depuis 2023 un entraînement complet au sein de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air. Ce qui lui permet de se forger avant de prendre le trône.

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Les États-Unis veulent-ils mettre un prix sur le Groenland ?

10. Januar 2026 um 11:48

Malgré l’insistance du Danemark sur le fait que le Groenland n’est pas à vendre, le président américain Donald Trump et son équipe « discutent de ce à quoi pourrait ressembler un éventuel achat », a déclaré vendredi 9 janvier la Maison Blanche.

Mais même dans un scénario qui suppose la présence d’un vendeur consentant, la discussion sur la vente hypothétique d’une région autonome, comme le Groenland, se heurte à des paramètres incertains, notamment la manière dont un prix pourrait être déterminé, comme le souligne Reuters, qui s’interroge sur la possibilité même de déterminer un prix de vente pour l’île.

« Il n’existe pas de marché pour l’achat et la vente de pays, ni aucun cadre accepté pour l’évaluation d’un pays », a déclaré Nick Kounis, économiste en chef de la banque néerlandaise ABN AMRO.

Un peu d’histoire. En 1946, les États-Unis proposèrent d’acheter cette vaste île arctique riche en minéraux au Danemark pour 100 millions de dollars – une offre qui fut rejetée à l’époque. En valeur actuelle, cela correspond à environ 1,6 milliard de dollars. Mais ce montant, déjà modeste, ne peut constituer un élément utile compte tenu de la forte croissance des économies américaine et danoise au cours des huit décennies qui ont suivi : il ne reflète aucune « valeur » relative du Groenland et de ses ressources dans l’économie mondiale actuelle.

L’acquisition de la Louisiane par les États-Unis pour 15 millions de dollars en 1803 et l’achat de l’Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars en 1867 ne constituent pas non plus des exemples historiques pertinents. En effet, la France et la Russie ont toutes deux choisi de vendre ces territoires, et il est évident que leur prix aurait été bien plus élevé en valeur actuelle.

La Banque centrale danoise estimait le PIB du Groenland, basé sur la pêche, à seulement 3,6 milliards de dollars en 2023. Même en prenant ce chiffre comme point de départ pour une éventuelle évaluation, comment déterminer le prix ? De plus, comment tenir compte du fait que les subventions danoises couvrent environ la moitié du budget public groenlandais, finançant les hôpitaux, les écoles et les infrastructures ?

Bien que Trump ait nié que les États-Unis aient jeté leur dévolu sur les ressources minières et énergétiques du Groenland, selon Reuters, son administration a mené des discussions en vue d’acquérir une participation dans Critical Metals, une société qui ambitionne de construire le plus grand projet d’exploitation de terres rares de la région.

Les réserves minérales et énergétiques du Groenland sont estimées à plusieurs centaines de milliards de dollars. Une étude de 2023 a révélé que 25 des 34 minéraux considérés comme « matières premières critiques » par la Commission européenne s’y trouvaient.

Pour l’instant, l’administration Trump affirme que toutes les options sont sur la table – y compris une action militaire – pour prendre le contrôle d’une région qu’elle considère vitale pour la sécurité nationale des États-Unis et où elle maintient déjà une petite présence militaire.

La rencontre prévue durant la semaine du 12 janvier 2026 entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et les dirigeants danois pourrait apporter de nouvelles informations sur les projets américains concernant le Groenland.

Kounis d’ABN AMRO a fait remarquer que Trump pourrait utiliser une stratégie similaire à celle qu’il a employée dans d’autres situations, comme les négociations commerciales sur les droits de douane, où un scénario extrême est mis sur la table, juste pour « passer à l’étape suivante ».

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La Tunisie, troisième destination préférée des Français

10. Januar 2026 um 11:34

La Tunisie enregistre une progression de 12,4% de ses réservations en décembre 2025 par rapport à décembre 2024, se classant au troisième rang mondial des destinations les plus recherchées par les voyageurs français, selon le baromètre Orchestra.

Dans le top 20 des destinations de décembre 2025, la croissance moyenne mensuelle, toutes destinations confondues, s’établit à 0,1%. Parmi les évolutions observées figurent notamment la forte hausse de l’Égypte avec 63,4%, la progression de l’île Maurice avec 12,7% et celle de la Tunisie avec 12,4%. À l’inverse, plusieurs destinations enregistrent une baisse des réservations, dont la France métropolitaine avec 19%, l’Espagne avec 1,9% et la Grèce avec 3,4%. Ces données positionnent la Tunisie parmi les destinations en progression sur le marché français des voyages de fin d’année en décembre 2025.

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La FTDJ alerte sur le blocage persistant des cartes professionnelles des journalistes

10. Januar 2026 um 11:07

Posséder une carte professionnelle constitue un droit fondamental pour tout journaliste en exercice. Rester dépourvu de cette carte pendant deux années consécutives relève de l’aberration. Alors que 2026 est déjà entamée, nous sommes contraints, nous les journalistes, de nous rabattre sur celles de 2024. Où est donc la logique ? 

À cet effet, la Fédération tunisienne des directeurs de journaux exprime sa profonde préoccupation face à la privation continue des journalistes de leurs cartes professionnelles pour la deuxième année consécutive.

La Fédération appelle à accélérer l’émission du décret gouvernemental relatif au comblement des postes vacants au sein de l’Instance indépendante d’attribution de la carte nationale du journaliste professionnel, afin qu’elle puisse reprendre ses activités et délivrer les cartes aux journalistes.

La Fédération rappelle que les propositions de noms des structures concernées pour combler ces postes vacants ont été soumises depuis plus d’un an.

Elle souligne également que la décision de prolongation de validité des cartes de l’année 2024 n’est pas renouvelable, conformément aux dispositions des articles 2 et 3 du décret gouvernemental n° 229 de 2021, qui stipulent que la durée de validité de la carte est d’une année, du 1er janvier au 31 décembre, et que la possibilité de prolongation par le président de l’instance ne peut excéder une année.

Cela signifie que les cartes de 2024 ne sont plus valides, entravant ainsi le travail des journalistes tunisiens et les privant de leurs droits les plus élémentaires à exercer leur métier.

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Après la capture humiliante de Maduro, Pyongyang montre les crocs

10. Januar 2026 um 11:00

Pour se prémunir du scénario d’un enlèvement à la Maduro, Kim Jong-un vient d’envoyer un message clair aux États-Unis en lançant des missiles balistiques ayant « touché les cibles à 1 000 kilomètres » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par Tokyo.

 

A qui le tour ? Après l’enlèvement de Nicolás Maduro, un vent de panique souffle sur Téhéran, La Havane, Mexico ou encore Pyongyang – dont  Donald Trump caresse, semble-t-il, le rêve d’épingler le Lider Maximo à son tableau de chasse.

L’attaque comme meilleure défense

Or, si certaines capitales ont choisi de faire profil bas en attendant le passage de l’ouragan, le président nord-coréen, Kim Jong-un, quant à lui, est passé à l’offensive, étant convaincu que la meilleure défense est l’attaque : ainsi, il est même allé jusqu’à narguer la brutalité américaine en menant des nouveaux tirs de missiles. Officiellement pour mettre progressivement en place « une force de dissuasion nucléaire hautement développée ». Intimement, étant persuadé, à juste titre, que la survie de son régime ne tient qu’à son arsenal nucléaire.

« Même si la Corée du Nord est une cible plus difficile, son gouvernement pourrait subir le même sort. Les États-Unis ont déjà envisagé des frappes contre la Corée du Nord, et Kim le sait », a affirmé Ramón Pacheco Pardo, professeur de relations internationales au King’s College à Londres.

Et c’est dans cet état d’esprit que le dirigeant nord-coréen vient de superviser en personne un nouveau système d’armement « de pointe » utilisant des missiles hypersoniques testés pour la première fois en octobre. L’agence centrale de presse du pays, connue à l’étranger sous son sigle anglophone KCNA, n’a pas précisé combien de missiles avaient été tirés, indiquant néanmoins qu’ils avaient « touché les cibles à 1 000 kilomètres de là » dans la mer du Japon. Une indication corroborée par le Japon, qui a déclaré qu’au moins deux missiles avaient volé sur des distances d’environ 900 et 950 kilomètres.

« Le développement nucléaire et balistique de la Corée du Nord menace la paix et la stabilité de notre pays et de la communauté internationale, et est absolument intolérable », a réagi devant des journalistes le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi.

Pour leur part, les forces américaines pour l’Indo-Pacifique ont affirmé dans un communiqué que les tirs nord-coréens ne constituaient pas « une menace immédiate pour le personnel ou le territoire américain, ni pour (leurs) alliés ».

Cette manœuvre est justifiée par « la récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle c’est nécessaire », a déclaré Kim Jong-un en allusion claire à la capture, il y a une semaine, de Nicolás Maduro par les forces Delta lors d’une opération américaine. Ajoutant que des « avancées importantes avaient été réalisées récemment » pour préparer les forces nucléaires nord-coréennes « à une guerre réelle ».

Pyongyang montre ses muscles

Pyongyang cherche-t-il à dissuader les Etats-Unis de tout interventionnisme ? Toujours est-il que Kim Jong-un se montre très présent ces derniers jours sur le plan militaire. Il a notamment visité un chantier de sous-marins à propulsion nucléaire, ordonné d’augmenter la production de missiles et la construction d’usines, supervisé le test de deux missiles de croisière longue portée capables de voyager à plus de cinq fois la vitesse du son et pouvant manœuvrer en vol, ce qui les rend plus difficiles à suivre et à intercepter.

De même, le président nord-coréen s’était à nouveau rendu samedi 3 janvier dans une usine de matériel militaire, impliquée dans la fabrication d’armes tactiques guidées, a rapporté l’agence officielle KCNA. Le dirigeant a ordonné au site d’augmenter sa capacité de production actuelle de 250%, selon la même source.

Dissuasion autant politique que militaire

Rappelons à ce propos que depuis l’arrivée au pouvoir de Kim-Jong-un en 2011, la Corée du Nord affirme avoir développé plusieurs nouveaux modèles de missiles hypersoniques principalement des missiles balistiques équipés de planeurs capables de manœuvrer à très grande vitesse dont le Hwasong-15 qui serait capable d’atteindre tout le territoire américain.

Toutefois, assurent les experts militaires occidentaux, ces missiles affichent des portées limitées, insuffisantes pour atteindre l’Amérique du Nord, mais susceptibles de viser des bases américaines et alliées en Asie-Pacifique, notamment au Japon, en Corée du Sud ou sur l’île de Guam – un territoire américain stratégique dans le Pacifique.

En revanche, franchir la distance qui sépare la péninsule coréenne du continent américain supposerait la maîtrise complète d’un missile balistique intercontinental doté d’un véhicule hypersonique fiable ; une capacité que la Corée du Nord ne semble pas, pour le moment, posséder de manière opérationnelle.

Bref, pour ces mêmes experts, la menace est donc moins immédiate que progressive. Les programmes nord-coréens avancent par essais successifs, servant autant des objectifs militaires que politiques. S’ils ne permettent pas aujourd’hui de frapper directement les États-Unis, ils renforcent la capacité de dissuasion des Nord-coréens qui envoient ainsi un signal de plus aux Américains que, sur le terrain stratégique, il faut les prendre au sérieux.

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Accord UE-Mercosur : Bruxelles jubile, les agriculteurs vent debout

10. Januar 2026 um 09:54

Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne (UE) a donné son feu vert à l’accord de libre-échange avec le Mercosur, vendredi 9 janvier, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué un « accord historique » avec l’Amérique latine, qu’elle dit avoir « hâte » de signer. 

Conclu entre l’Union européenne, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, ce traité donnerait naissance à l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, regroupant plus de 700 millions de consommateurs. Mais sa mise en œuvre reste conditionnée à une ratification par le Parlement européen, attendue en février ou mars, dans un climat politique explosif.

La contestation agricole ne cesse de s’amplifier. En France, la FNSEA, principal syndicat agricole, a annoncé une grande mobilisation le 20 janvier à Strasbourg, devant le siège du Parlement européen. Vendredi déjà, des manifestations ont eu lieu en Pologne et en Italie, tandis que la mobilisation se poursuivait en France.

Une cinquantaine de tracteurs français et allemands ont bloqué le pont de l’Europe reliant Strasbourg à Kehl, en Allemagne. Deux autoroutes à la frontière franco-belge, ainsi qu’un dépôt pétrolier dans le nord de la France, ont également été paralysés.

L’Italie, arbitre décisif

À Bruxelles, une majorité d’États membres a donné son feu vert politique à l’accord, grâce au soutien déterminant de l’Italie. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, met en avant un « équilibre » entre les bénéfices attendus pour l’industrie et les « garanties » accordées aux agriculteurs.

En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a parlé d’un « signal fort », particulièrement attendu par l’industrie automobile, fragilisée par les droits de douane américains et la concurrence chinoise.

À l’inverse, la France, comme la Hongrie, la Pologne, l’Irlande et l’Autriche, s’oppose à ce traité jugé « d’un autre âge », dont les négociations ont débuté en 1999. Paris entend poursuivre la bataille au Parlement européen et s’inquiète d’une éventuelle application provisoire de l’accord avant sa ratification.

Par ailleurs, 150 eurodéputés sur 720 ont appelé à saisir la justice afin de tenter de suspendre le processus.

« Échec diplomatique » pour la France

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a renforcé l’argumentaire des partisans de l’accord, la Commission européenne martelant la nécessité pour l’UE de diversifier ses partenariats commerciaux. Le président brésilien Lula a, lui, parlé d’un « jour historique pour le multilatéralisme ».

Pour tenter d’apaiser la colère agricole, Bruxelles a multiplié les concessions ces derniers mois, notamment en renforçant les garanties pour les produits les plus sensibles. Vendredi, les Vingt-Sept se sont alignés sur la position plus protectrice du Parlement européen afin de prévoir des mécanismes de sauvegarde en cas de déstabilisation des marchés.

Mais ces efforts n’ont pas suffi à calmer la fronde. En France, dans un contexte d’instabilité politique, Emmanuel Macron a jugé l’accord « pas acceptable en l’état ». La pression est pourtant montée, la droite menaçant de faire tomber le gouvernement en cas de soutien au traité.

Malgré l’opposition officielle de Paris, l’extrême droite a annoncé le dépôt de deux motions de censure, à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, idem pour la gauche radicale, sans grande chance de succès.

L’Union européenne s’apprête ainsi à signer un accord commercial majeur contre l’avis de sa première puissance agricole, une situation presque inédite. « Certes, la France a obtenu quelques avancées pour les agriculteurs, mais c’est un échec diplomatique et tactique », tranche, sous couvert d’anonymat, un ancien ministre français.

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Après les révélations de la Cour des comptes, Saïed sonne l’alerte judiciaire

10. Januar 2026 um 08:03

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, vendredi, au palais de Carthage, la vice-première présidente de la Cour des comptes, Fadhila Gargouri, qui lui a remis le rapport annuel de l’institution au titre de l’année écoulée, ainsi que plusieurs rapports sectoriels.

Selon un communiqué, les travaux de contrôle menés par la Cour ont mis en évidence de nombreux manquements, avec des pertes enregistrées par seulement 11 structures publiques estimées à environ 1 070 millions de dinars, et parmi les institutions concernées figurent notamment la compagnie Tunisair (dont les pertes ont dépassé 316 millions de dinars), ainsi que l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), avec des pertes avoisinant 291 millions de dinars.

Qualifiés de « crimes » dans le communiqué, ces dépassements sont dus au versement de salaires, primes et indemnités sans fondement légal, conjugué à la faiblesse des mécanismes de contrôle et de suivi.

Le chef de l’État a souligné que « ces chiffres alarmants reflètent l’ampleur de la dégradation et du sabotage systématiques qu’a connus le pays », estimant qu’il est impératif d’en tirer les conséquences juridiques face à une corruption qui s’est enracinée dans de nombreux rouages de l’État…

Les rapports sont importants, « mais plus importants encore sont les suites et les résultats qui doivent en découler », insistant sur la nécessité de réviser plusieurs législations et d’éliminer les causes ayant conduit à une situation intenable.

Il a rappelé que « le peuple a le droit d’exiger la reddition des comptes et la redevabilité, car il s’agit de son argent qui a été spolié et de ses droits qui ont été confisqués ». Selon lui, l’objectif n’est pas de créer des tribunaux pour régler des comptes, mais de garantir une Cour des comptes et une justice efficaces et équitables.

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