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Sleheddine Selmi prend officiellement les rênes de l’UGTT

31. März 2026 um 17:22

Au siège de l’UGTT, Sleheddine Selmi a pris officiellement ses fonctions ce mardi 31 mars 2026 de secrétaire général de la centrale syndicale, à la suite de la réunion de répartition des responsabilités tenue par le nouveau bureau exécutif.

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Huang Yiping met en garde contre une « inflation importée » en Chine

31. März 2026 um 15:42

Huang Yiping, conseiller de la Banque populaire de Chine, a déclaré que « l’inflation importée » exercerait une pression sur l’économie de son pays. Mais que Pékin dispose de la flexibilité politique nécessaire pour absorber le choc de la hausse des prix du pétrole si le conflit au Moyen-Orient prend fin prochainement.

Lors d’une réunion à Pékin, M. Huang – membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine – a fait part de son inquiétude aux médias. Et ce, concernant le choc subi par la rentabilité des entreprises en raison de la hausse des prix du pétrole. Tout en affirmant que cette pression serait extrêmement dommageable pour l’économie réelle.

Certaines des plus grandes banques américaines ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour la Chine cette année. De même qu’elles ont abaissé leurs attentes concernant une baisse des taux d’intérêt chinois. Car l’escalade du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran d’autre a entraîné une hausse des prix du pétrole.

Selon un rapport publié lundi 30 mars, Bank of America s’est jointe à d’autres banques de Wall Street telles que Citigroup et Goldman Sachs pour prévoir une hausse plus rapide des prix à la consommation et de gros en Chine cette année, par rapport aux prévisions précédentes.

La forte hausse des coûts de l’énergie réduit également la probabilité d’un assouplissement monétaire dans les prochains mois. Les économistes de Bank of America renonçant à leurs prévisions de deux baisses de taux d’intérêt totalisant 20 points de base cette année.

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Quand la géographie reprend (vraiment) sa revanche sur l’Histoire (suite…)

31. März 2026 um 15:38

Il y a près de deux ans, nous écrivions, dans ces mêmes colonnes, que la géographie finirait par reprendre sa revanche sur une Histoire trop souvent bricolée, instrumentalisée et imposée. Cette lecture semblait peut être excessive, voire pessimiste, mais les événements que nous vivons semblent me donner malheureusement raison : aujourd’hui, de Gaza à la mer Rouge, d’Ormuz à Bab el-Mandeb, les faits parlent d’eux-mêmes. Aurais-je fait une analyse prophétique ? Mais simplement que certaines évidences – comme l’avait déjà pressenti Ibn Khaldoun dans ses Prolégomènes – finissent toujours par s’imposer… souvent dans le fracas.

Les détroits et la géographie : là où se joue vraiment le pouvoir

Pendant que les chancelleries s’échangent des communiqués et que les experts recyclent les mêmes concepts usés, le véritable pouvoir circule ailleurs. Il passe par des lieux que l’on préfère ignorer : ORMUZ ET BAB EL-MANDEB. Deux points minuscules sur la carte… mais qui tiennent la planète par la gorge.

Comme le rappellent régulièrement les analyses stratégiques contemporaines, contrôler les flux vaut désormais plus que contrôler les territoires. Un incident, une milice, un missile mal placé et soudain : les marchés paniquent, les routes commerciales se déroutent, les grandes puissances redécouvrent leur dépendance! Mais rassurons-nous : on continue à parler de “stabilité”.

 

Le Moyen-Orient : illusion de contrôle, réalité du désordre

Le Moyen-Orient de 2026 n’est plus un échiquier – drôle d’allusion à l’invention perse -, c’est devenu un champ de forces.

Qatar, Émirats, Koweït : prospérité brillante, mais dépendance structurelle persistante particulièrement des USA.

Arabie saoudite : transformation ambitieuse, mais équilibre fragile et centre de gravité de l’Islam.

Iran : puissance patiente, enracinée dans une logique de long terme gérée par des « mollahs barbus en sandales », qui forment des centaines de milliers de cadres et ingénieurs même si elles sont « enfoulardées ».

Irak, Yémen : États brisés devenus pivots géopolitiques.

Israël : supériorité militaire, mais enfermement stratégique subissant un rejet qui se développe dans le monde.

Rien de tout cela n’est nouveau surtout que les USA étaient considérés comme chef d’orchestre surtout depuis le développement d’Internet, de l’intelligence artificielle et tutti quanti. Ce qui est nouveau, c’est que plus personne ne parvient à stabiliser l’ensemble. Comme le souligne Gilles Kepel, nous ne sommes plus dans des conflits locaux, mais dans une dynamique globale de confrontation diffuse.

 

Les États-Unis : puissance dominante… mais dépassée par la complexité

Les États-Unis restent une puissance majeure. Mais ils ne sont plus le chef d’orchestre. Ils sont devenus un acteur parmi d’autres. D’où cette cacophonie dominée par les décibels de Trump qui hurle à tout va et change d‘avis comme il change de cravate. Avec sa brutalité devenue coutumière, il réduit les Européens à leur impuissance stratégique en les traitant de lâches, rappelle aux monarchies du Golfe la nature réelle de leur dépendance lécheuse, sans parler de son mépris souverain pour les dirigeants africains. Bien que son comportement scandalise – et il s’en moque- il met surtout en lumière ce que tout le monde sait déjà : la puissance des USA n’a pas encore disparu mais elle a perdu de sa cohérence, comme l’écrit Emmanuel Todd dans La Défaite de l’Occident.

 

Israël : peut-il encore gagner des guerres, et après ?

Grâce à l’appui inconditionnel des USA, Israël continue-t-il de dominer militairement ? Par ailleurs, bien que cette domination semble subir maintenant des dégâts, et si par un miracle divin les USA et l’Iran perdent des hommes, chaque Israélien semble être protégé contre toute sorte d’agression ! Mais la question n’est plus, si aucune supériorité technologique ne règle une impasse politique.

Derrière l’action, une interrogation persiste : que veut Netanyahu ? Sécuriser, durer, imposer un fait accompli définitif ? Peut-être tout à la fois. Mais aucune stratégie ne répond à la question fondamentale : que fait-on d’un territoire, d’une population, d’un conflit… après leur destruction ? L’Histoire est pourtant claire et répète à qui veut l’entendre : on ne stabilise pas un vide.

 

Le pétrole : mythe de la fin, réalité de la dépendance ?

On annonce la fin du pétrole comme on annonçait jadis la fin de l’histoire avec la même assurance et probablement la même erreur. Oui, la transition énergétique existe. Mais non, elle ne supprime pas la dépendance, elle la transforme. Mais tant que les détroits resteront stratégiques, les flux resteront vulnérables et les économies resteront énergivores. De ce fait, le Moyen-Orient restera central.

La faute originelle : avoir ignoré la géographie. Le problème n’est ni religieux ni civilisationnel; il est structurel. On a voulu imposer une Histoire sans respecter la géographie. Et ce, en traçant des frontières artificielles, créant des États bricolés et surtout en déplaçant les peuples. Et comme toujours, la réalité finit par revenir… Avec intérêts.

 

In fine

Soyons lucides. L’Occident a cru organiser le monde : il en révèle aujourd’hui les limites. Les puissances régionales jouent aux équilibristes… sans filet :

  • Israël impose la force faute d’autre action sans horizon politique. Surtout que l’argument de la SHOAH a beaucoup perdu de sa valeur. Il est devant un dilemme qui rappelle de sombres jours « la valise ou le cercueil »…
  • Les monarchies du Golfe achètent du temps sans garantie d’éternité.
  • L’Iran avance méthodiquement mais jusqu’où ? L’empire perse n’est-il pas éternel ?
  • Les États-Unis arbitrent encore, mais leur rôle s’étiole de plus. Et l’American dream devient un drame même pour beaucoup de ses concitoyens.
  • L’Europe a quitté le terrain de l’histoire et de la géographie comme un joueur qui a subi un carton rouge à force d’erreurs impardonnables particulièrement en Afrique, son ancien terrain de jeu favori.

 

Et pendant que chacun prétend maîtriser la situation, une seule chose est certaine : plus personne ne contrôle réellement la trajectoire en cours et on ne sait pas où on va. La vérité est plus dure encore. Ce n’est pas seulement un désordre. C’est un système qui se délite sous les yeux de ceux qui l’ont construit; sans que personne n’ait de solution crédible pour le remplacer. D’autant plus que, à cause d’une géographie capricieuse qui a imposé deux détroits, le pétrole risque d’atteindre les 200 $ le baril avec tous les effets dominos qui en découleraient.

Faut-il rappeler ce qu’avait écrit Ibn Khaldoun : « Lorsque les structures se corrompent, la chute n’est plus une possibilité, elle devient un processus. »

Et dans ce processus : les discours continueront; les alliances changeront; les puissants s’adapteront. Mais les peuples, eux, continueront de payer… toujours. Car on peut se poser la question : quelle erreur a fait un Palestinien de naître Palestinien et un Juif de naître en Israël ?

Pendant ce temps, la Chine attend patiemment son heure … et commence sa domination lentement et sûrement et en silence sans tirer une seule cartouche, si ce n’est une cartouche d’encre pour une imprimante Made in China…

À bon entendeur.

IBTISSEM

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Un mois de conflit, 6 % du PIB régional effacé : le Moyen-Orient face à une facture de 186 milliards

31. März 2026 um 15:11

Quatre millions de personnes supplémentaires basculant sous le seuil de pauvreté. 3,7 millions d’emplois anéantis et une facture globale frôlant les 190 milliards de dollars. Tels sont les premiers indicateurs économiques et sociaux du conflit qui oppose depuis un mois les États-Unis et Israël à l’Iran au Moyen-Orient. Ces projections ont été rendues publiques, mardi 31 mars 2026, à Amman. Et ce, lors d’une conférence internationale consacrée aux retombées de l’escalade militaire sur le monde arabe.

C’est Abdallah Dardari, sous-secrétaire général des Nations unies et directeur du Bureau régional pour les États arabes au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui a présenté ces estimations devant la presse. Il précise que les pertes enregistrées sur le seul mois écoulé représentent déjà 6 % du produit intérieur brut de la région du Moyen-Orient. Soit 186 milliards de dollars. Ce chiffre devrait encore progresser pour atteindre au minimum 190 milliards avant la fin de la période considérée.

La répartition géographique des pertes révèle des disparités marquées entre sous-régions. Le Levant absorbe l’essentiel du choc, avec un manque à gagner estimé à environ 30 milliards de dollars. Tandis que les économies du Golfe enregistrent un impact d’un milliard de dollars. M. Dardari avertit encore que les conséquences à venir seraient « plus profondes, plus durables et plus difficiles », au-delà du seul bilan immédiat.

Prenant la parole devant les participants à cette conférence, le responsable onusien a plaidé pour une cessation immédiate des combats : « Nous espérons que les combats cesseront demain, car chaque jour de retard a des effets négatifs sur l’économie mondiale. » Il a également pointé les fragilités structurelles qui amplifient l’impact du conflit sur les économies arabes, notamment leur dépendance au pétrole, y compris dans les pays non exportateurs dont les ressources reposent sur les envois de fonds des travailleurs expatriés et les transferts financiers en provenance des États du Golfe. Face à ce constat, il a appelé la région à engager une diversification de son modèle économique et de ses axes commerciaux.

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Tunisie – Côte d’Ivoire : offensive économique de CONECT International à Abidjan

31. März 2026 um 14:53

𝐋𝐚 𝐂𝐎𝐍𝐄𝐂𝐓 𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐠𝐚𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭-𝐠𝐚𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐮𝐧𝐢𝐬𝐨-𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧.

 

Une délégation d’opérateurs économiques tunisiens a entamé, lundi 30 mars 2026 à Abidjan, une mission économique multisectorielle, sous la houlette de la CONECT International.

Cette initiative, organisée en partenariat avec l’ambassade de Tunisie en Côte d’Ivoire, l’ambassade de Côte d’Ivoire en Tunisie, la Chambre de commerce et d’industrie Tunisie-Côte d’Ivoire (CCI-TCI), le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), la Fédération ivoirienne des petites et moyennes Entreprises (FIPME), Tunisair, le Centre de promotion des exportations (CEPEX), avec l’appui de Tunisie Transformateurs, Vision Led Industry, GOMYCODE, Groupe Soroubat, NOURMONY Holding, Groupe Al Badr et société ECOTI SA, s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer l’ouverture des entreprises tunisiennes sur les marchés sub-sahariens à fort potentiel, et répond à un intérêt croissant des opérateurs économiques pour l’Afrique de l’Ouest, région caractérisée par une croissance soutenue et un climat d’investissement dynamique.

 

Un positionnement stratégique sur un marché en pleine expansion

La Côte d’Ivoire, locomotive économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), affiche un PIB dépassant les 100 milliards de dollars et un taux de croissance parmi les plus élevés du continent, oscillant entre 6 % et 7 % ces dernières années, soutenu par des investissements massifs dans les infrastructures, l’énergie et les services.

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Côte d’Ivoire connaissent une progression continue, avec un potentiel encore largement sous-exploité. La Côte d’Ivoire est le premier client de la Tunisie en Afrique subsaharienne et le quatrième sur tout le continent.

Les exportations tunisiennes vers ce marché se concentrent sur les intrants agricoles, les engrais, le phosphate, les médicaments, les matériaux de construction (ciment blanc), l’agroalimentaire et les services (TIC, éducation, santé), offrant des perspectives importantes de diversification et de montée en gamme.

 

Une délégation multisectorielle à forte valeur ajoutée

Composée principalement de PME et d’acteurs économiques à fort potentiel d’internationalisation, la délégation couvre un large spectre de secteurs stratégiques :

* Industrie chimique et emballage plastique;

* Industrie pharmaceutique et cosmétique;

* Industrie agroalimentaire;

* Industrie d’éclairage LED;

* Industrie de transformateurs électriques;

* BTP et construction métallique;

* Énergies renouvelables;

* Éducation et formation professionnelle;

* Technologies et services numériques;

* Bureaux de conseil et d’étude.

Cette diversité traduit une volonté affirmée de développer des partenariats intégrés, allant de l’export à l’investissement, en passant par la co-construction de projets à forte valeur ajoutée.

 

Audiences ministérielles, rencontres B2B, institutions et immersion terrain

Le programme de la mission prévoit une série d’audiences ministérielles, de rencontres B2B ciblées, ainsi que des échanges avec des structures d’appui et des institutions ivoiriennes de premier plan, notamment les structures en charge de l’investissement, du commerce et de l’appui aux entreprises.

Récapitulatif de la première journée 

Tarak Cherif, président de CONECT International, et les deux ambassadeurs de Tunisie à Abidjan et de la Côte d’Ivoire à Tunis ont été reçus par Patrick Achi, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, au siège de l’Assemblée.

La journée a ensuite débuté par une session d’intégration et une présentation du climat des affaires en Côte d’Ivoire.

Puis, un déjeuner d’échange offert par ECOTI SA a permis de renforcer les liens entre opérateurs économiques.

De plus, une rencontre avec le District du Denguélé a ouvert des perspectives de coopération territoriale.

La délégation a aussi été reçue en audience par M. Assoua Raymon Laurent, Directeur de cabinet du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

Enfin, la journée s’est clôturée par un cocktail de bienvenue offert par l’Ambassade de Tunisie à Abidjan, à l’hôtel TIAMA.

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette mission se distingue par une approche concrète, axée sur le terrain, avec des visites d’entreprises et des partages de success stories illustrant le savoir-faire tunisien à l’international, à l’instar de : Groupe Soroubat & Nourmony Holding; Groupe Al Badr & ECOTI SA; STUDI International et GOMYCODE.

 

Vers une nouvelle dynamique de coopération Sud–Sud

Cette mission économique constitue une étape importante dans la consolidation de la présence tunisienne en Afrique subsaharienne. Elle s’inscrit dans une vision stratégique visant à :

  • Renforcer les exportations tunisiennes;
  • Encourager l’investissement à l’international;
  • Favoriser l’intégration dans les chaînes de valeur régionales.

Au-delà des rencontres, l’enjeu principal réside dans la capacité des opérateurs économiques à transformer les opportunités identifiées en projets concrets. Contribuant ainsi à développer une coopération économique durable entre la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

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Guerre au Moyen-Orient : l’alerte du FMI sur l’économie mondiale

31. März 2026 um 14:29

Le monde fait face à un nouveau choc majeur. La guerre au Moyen-Orient ne se limite pas à ses conséquences humaines : elle fragilise profondément l’économie mondiale déjà éprouvée par des crises successives, alerte le Fonds monétaire international (FMI), lundi 30 mars 2026. Dans une analyse récente, l’institution insistait sur le caractère « mondial mais asymétrique » de ce choc, qui frappe plus durement les pays importateurs d’énergie, les économies pauvres et celles disposant de faibles réserves.

Dans les pays directement touchés, les destructions d’infrastructures et les perturbations industrielles pèsent lourdement sur les perspectives de croissance à court terme. Mais l’impact dépasse largement la région. Les grandes économies importatrices d’énergie en Asie et en Europe subissent de plein fouet la flambée des coûts, dans un contexte où une part cruciale du pétrole et du gaz transite par le détroit d’Ormuz, décrit le FMI.

Cette dépendance expose particulièrement les économies d’Afrique et d’Asie, déjà fragiles, à des difficultés d’approvisionnement croissantes. Parallèlement, la hausse des prix des denrées alimentaires et des engrais accentue les risques d’insécurité alimentaire, notamment dans les pays à faible revenu, où les marges budgétaires sont limitées.

Quel que soit le scénario – conflit bref, prolongé ou tensions persistantes – les effets convergent : hausse des prix de l’énergie, inflation accrue et ralentissement de la croissance mondiale. La durée et l’intensité du conflit seront déterminantes pour l’ampleur du choc.

L’énergie constitue le principal canal de transmission de la crise. La perturbation du trafic dans le Golfe et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc sans précédent sur le marché pétrolier, selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs, cela se traduit par une explosion des factures énergétiques, pesant sur les finances publiques, les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

Les répercussions sont multiples. En Asie, la hausse des coûts de production affaiblit l’activité industrielle. En Europe, elle ravive les craintes d’une nouvelle crise énergétique. Dans les économies émergentes, elle accentue les déséquilibres extérieurs et la pression sur les monnaies. À l’inverse, certains pays exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix, renforçant leurs recettes budgétaires; à condition de pouvoir maintenir leurs exportations.

La guerre perturbe également les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le détournement des flux maritimes allonge les délais de livraison et renchérit les coûts logistiques. Les perturbations touchent aussi des produits essentiels comme les engrais, dont une part importante transite par le Golfe. Faisant craindre une hausse durable des prix alimentaires et des tensions sur les récoltes.

Dans ce contexte, les populations les plus vulnérables sont les premières touchées. Dans les pays à faible revenu, où l’alimentation représente une part importante des dépenses, toute hausse des prix se traduit par des conséquences sociales immédiates, susceptibles de provoquer des tensions politiques.

L’inflation constitue un autre risque majeur. La persistance de prix élevés de l’énergie et de l’alimentation pourrait ancrer des anticipations inflationnistes durables, compliquant la tâche des banques centrales et augmentant le risque d’un ralentissement économique plus marqué.

Les marchés financiers ne sont pas épargnés : baisse des actions, hausse des rendements obligataires et volatilité accrue témoignent d’un resserrement des conditions financières mondiales. Les pays les plus endettés ou disposant de faibles réserves sont particulièrement exposés, notamment en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Face à ce choc global et inégal, le Fonds monétaire international appelle à des réponses adaptées à chaque pays. De même qu’il renforce son soutien aux économies les plus vulnérables, via des conseils, une assistance technique et des financements. Comme l’a souligné sa directrice générale Kristalina Georgieva, dans un contexte d’incertitude croissante, un nombre grandissant de pays aura besoin d’un appui international renforcé.

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Dangote prête à approvisionner l’Europe en carburant

31. März 2026 um 14:21

La raffinerie nigériane Dangote est prête à accroître ses exportations de carburant vers l’Europe, notamment les Pays-Bas, en raison des perturbations sur les marchés pétroliers mondiaux liées au conflit israélo-américain avec l’Iran. C’est ce que rapporte le quotidien néerlandais De Telegraaf.

L’article cite Anthony Chiejina, porte-parole du groupe Dangote, qui affirme que la raffinerie est en mesure d’approvisionner des pays situés au-delà de l’Afrique après avoir déjà exporté 450 000 tonnes de carburant vers 12 États africains confrontés à des pénuries. « Nous sommes prêts à faire face à une demande accrue en provenance d’Europe », a expliqué M. Chiejina, qui ajoute que la raffinerie produit et fournit à la fois de l’essence et du diesel en quantités égales.

A noter que les pays de l’Union européenne (UE) recherchent activement des sources d’approvisionnement en carburant moins exposées aux perturbations du détroit d’Ormuz, dont la demande dépasse les 10 millions de barils par jour, relève encore De Telegraaf.

Le trafic routier représente plus de cinq millions de barils par jour, précise le journal. Tandis que l’aviation et le transport maritime en consomment près de deux millions à eux deux; alors que l’industrie et la pétrochimie consomment 3,5 millions supplémentaires.

La raffinerie Dangote, située à Lagos, a une capacité de 650 000 barils par jour. Ce qui en fait la plus grande raffinerie d’Afrique. En 2024, elle aurait expédié du kérosène à Rotterdam, aux Pays-Bas. Les acheteurs de l’UE recherchant des alternatives aux approvisionnements russes en carburants raffinés.

Sjaak Poppe, porte-parole de l’Autorité portuaire de Rotterdam, a qualifié la taille de l’usine d’« impressionnante », mais a souligné qu’elle ne suffirait pas à satisfaire la demande européenne globale.

« Elle est une fois et demie plus grande que Shell Pernis. Leur contribution apporte un soulagement, mais elle est malheureusement faible par rapport à la demande totale des Pays-Bas et de l’Europe. Tout le monde est à la recherche de carburants », a déclaré Poppe au De Telegraaf.

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Finance mondiale : Tunis ne remplit pas les critères du GFCI 2026

31. März 2026 um 12:32

Le dernier Global Financial Centres Index (GFCI), publié en mars 2026, confirme une réalité persistante : l’Afrique reste encore en marge de la hiérarchie mondiale des grandes places financières. Si plusieurs villes du continent apparaissent dans le classement international, leur poids demeure limité face aux hubs dominants de la finance mondiale globale. En tant que place financière, Tunis ne figure pas parmi les 120 recensées et donc parmi les sept africaines classées

Quelques signaux d’émergence se dessinent toutefois, portés par des centres qui gagnent progressivement en visibilité auprès des investisseurs et des acteurs financiers. C’est ce que révèlent plusieurs médias spécialisés du contient en finance mondiale.

Casablanca et Maurice top 50

Le rapport recense 120 centres financiers dans le monde. Parmi eux, seules sept villes africaines figurent dans le classement principal, illustrant l’ampleur du chemin à parcourir pour le continent. En tête du classement africain, Casablanca se positionne au 49ᵉ rang mondial, suivie de près par Maurice, classée 50ᵉ. Ces deux places constituent aujourd’hui les principaux points d’ancrage financiers du continent. C’est ce que rapporte afrique.le360.ma.

Plus loin dans le classement apparaît Kigali, qui occupe la 72ᵉ place mondiale. La capitale rwandaise s’est progressivement imposée ces dernières années comme un hub financier émergent en Afrique de l’Est, bénéficiant d’un environnement réglementaire jugé favorable et d’une stratégie assumée de développement du secteur financier.

Ces positions restent toutefois modestes au regard de la domination exercée par les grands centres internationaux. Mais les centres africains évoluent ainsi dans un second cercle régional; malgré certains progrès enregistrés ces dernières années. L’évolution du classement révèle néanmoins des trajectoires contrastées entre les différentes places africaines. Certaines villes progressent, portées par des réformes réglementaires, le développement des infrastructures financières ou l’essor des services numériques. D’autres enregistrent au contraire des reculs, illustrant la sensibilité de ces centres aux perceptions internationales et aux conditions économiques locales.

Domination occidentale

Quant aux premières places du classement mondial, elles demeurent occupées par des métropoles comme New York, Londres ou Singapour. Lesquelles concentrent une part considérable des flux financiers internationaux. Aucun centre africain n’intègre aujourd’hui les premiers rangs du classement global. Ce qui souligne une insertion encore partielle du continent dans les circuits financiers mondiaux.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique, la hiérarchie est par ailleurs largement dominée par les hubs du Golfe, notamment Dubaï, Abu Dhabi et Doha. Ils disposent d’infrastructures financières plus matures et d’une forte connectivité internationale.

Concernant la méthodologie du GFCI, elle combine données économiques objectives et évaluations réalisées par des professionnels de la finance. Cette approche met particulièrement en avant plusieurs facteurs déterminants pour l’attractivité d’une place financière : la stabilité réglementaire; la qualité des infrastructures; la profondeur des marchés; et la capacité à attirer des talents internationaux.

Tiens, stabilité réglementaire et qualité des infrastructures, dites-vous ! Dommage, Tunis n’apparaît nulle part dans les perspectives.

Les centres africains susceptibles de progresser

Au-delà du classement actuel, le rapport identifie également plusieurs centres africains susceptibles de renforcer leur influence dans les prochaines années. Dans les perspectives établies par les professionnels interrogés, Maurice arrive en tête des villes africaines les plus citées, avec 33 mentions. Elle est suivie par Kigali, citée 27 fois; tandis que Casablanca recueille 23 citations.

Ces perspectives témoignent d’un intérêt croissant pour certaines places financières africaines. Et ce, dans un contexte marqué par la transformation progressive des économies du continent. L’urbanisation rapide, la digitalisation des services financiers et l’émergence de nouveaux marchés de capitaux contribuent à renforcer le potentiel de ces hubs.

Classement des centres financiers africains (GFCI 39, 2026)

Pour autant, le paysage financier africain demeure fragmenté. Les centres du continent fonctionnent encore largement comme des pôles régionaux relativement isolés, avec peu d’interconnexions entre eux. À l’échelle mondiale, les places les plus performantes se distinguent justement par leur forte intégration dans des réseaux financiers internationaux, facilitant la circulation des capitaux et des compétences.

Le défi pour l’Afrique consiste donc à consolider ses hubs existants tout en renforçant leur connectivité régionale et internationale. Le développement d’infrastructures modernes, l’amélioration des cadres réglementaires et l’essor des technologies financières pourraient constituer des leviers déterminants pour renforcer la compétitivité du continent dans la finance mondiale.

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33 ans au service du monde : LIFE, 3ème meilleure ONG humanitaire

31. März 2026 um 11:27

Selon les rapports publiés pour l’année 2026, Life For Relief and Development (LIFE) obtient la troisième place parmi les meilleures organisations humanitaires mondiales. Et ce, pour sa rapidité d’intervention en cas d’urgence. Elle est aussi la cinquième des meilleures organisations luttant contre la pauvreté dans le monde. De même qu’elle se classe à la cinquième place des meilleures organisations opérant en Palestine.

Fondée il y a plus de 33 ans aux États-Unis, LIFE bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Ces classements reflètent sa préparation constante face aux catastrophes et urgences mondiales, ainsi que son expansion et sa présence dans plus de 60 pays à travers des projets exécutifs complets menés par ses 14 bureaux dans le monde.

Au cours de ces années, LIFE a distribué plus de 624 millions de dollars d’aide humanitaire. Ce qui lui a également valu une note de 96 % par le jury de Charity Navigator. Elle est recommandée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et a reçu le Prix humanitaire de Dubaï en avril 2025 pour le partenariat humanitaire le plus impactant. Il concernait son projet de camps d’hébergement des déplacés dans la bande de Gaza. Ces camps protégeaient les habitants du froid et de la pluie en hiver, de la chaleur, de l’humidité et des insectes en été; ainsi que des incendies pendant leur sommeil dus aux bombardements continus.

Secours d’urgence pour les catastrophes sismiques en Tunisie, en Algérie et en Afrique du Nord

L’Afrique et le Moyen-Orient comptent parmi les régions les plus touchées par les guerres et les catastrophes environnementales continues. LIFE a veillé à ce que ses équipes soient préparées et prêtes à intervenir en cas d’urgence. Cela a été particulièrement visible en Afrique du Nord en 1994, lorsque LIFE a commence ses opérations en Tunisie après un séisme, dont les répliques ont duré plus de cinq ans. Pendant cette période, les équipes ont soutenu les familles déplacées dont les maisons avaient été endommagées par des constructions fragile en Tunisie et en Algérie.

LIFE a également répondu à l’appel de secours après le séisme majeur de 2003 en Algérie, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, non seulement dans la mémoire des victimes, mais aussi dans la nécessité d’aider 95 000 personnes ayant perdu leur logement et nécessitant un hébergement d’urgence, puis une relocalisation. Les équipes de LIFE ont fourni une aide comprenant nourriture, eau, abris temporaires, soins de santé et médicaments, tout en suivant les déplacés des zones sinistrées vers les États voisins pour leur permettre de reconstruire une vie stable.

Le soutien a continué pendant la pandémie de COVID-19 (2020–2022), puis lors des inondations touchant plusieurs pays africains en 2022. LIFE a été en état d’alerte, avec des équipes sur le terrain immédiatement pour fournir une aide d’urgence et des fournitures médicales en Gambie, Mali, Sénégal, Nigeria, Ouganda, Côte d’Ivoire et Sri Lanka. Ensuite, lors des vagues de sécheresse et de famine touchant la région, LIFE a fourni une assistance urgente en Éthiopie, Kenya, Somalie, Somaliland et Soudan.

Projets saisonniers et parrainage des orphelins

LIFE a mené des projets saisonniers fournissant des paniers alimentaires pour le Ramadan, de la viande sacrificielle et des fournitures hivernales telles que couvertures et moyens de chauffage pour les déplacés et les familles nécessiteuses en Algérie et dans 22 autres pays africains. LIFE a aussi développé des projets d’eau potable en Afrique et dans d’autres pays, avec un total de 1 473 puits au cours de ces années, dont 267 en 2025.

L’organisation soutient 13 100 orphelins en Afrique et dans 22 pays à travers le monde. En 2025, LIFE a aidé près de 29 000 élèves orphelins en finançant leurs frais scolaires et fournitures dans 28 pays. Elle offre également des bourses universitaires et, pour lutter contre la malnutrition, a fourni des aliments enrichis en vitamines à 19 000 familles en Afrique, au Moyen-Orient et à Gaza.

Faire face à la plus grande vague de déplacement d’enfants en Afrique

LIFE est intervenue lors de la plus grande vague de déplacement d’enfants au Soudan après les conflits, opérant au cœur de la crise, malgré les risqué sécuritaires, pour fournir un hébergement d’urgence, un soutien médical et humanitaire aux populations touchées par la guerre. LIFE a également soutenu les réfugiés soudanais en Égypte et dans les pays africains voisins avec une aide d’urgence essentielle, en se concentrant sur les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, victimes d’intimidation et de perte de biens et de familles. L’organisation a fourni des soins médicaux, des médicaments, des produits d’hygiène et de désinfection, de soins personnels, ainsi que des services de santé pour les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants.

Solidarité et secours humanitaire

Malgré les défis des années précédentes, LIFE a poursuivi ses projets parallèlement à son aide à Gaza. L’organisation a fourni de la nourriture et une assistance humanitaire à 1,2 million de réfugiés dans le monde et des soins de santé à 30 000 d’entre eux. Environ 27 millions de dollars ont été dépensés pour des programmes de santé et des fournitures médicales à travers le monde.

Les projets saisonniers ont inclus la distribution de 11 millions de repas pendant le Ramadan dans 36 pays et la distribution de viande sacrificielle à 450 000 personnes dans 38 pays, dont 50 000 à Gaza. LIFE a fourni des vêtements d’hiver, des appareils de chauffage et du bois de chauffage à 9 000 familles et a creusé 267 puits l’année dernière dans 18 pays, portant le total à 1 476 puits.

Tasneem Elridi,

Journaliste indépendante

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Après Ormuz, l’accès à la mer Rouge bientôt bloqué par les Houthis ?

31. März 2026 um 10:49

L’enjeu est de taille. Les Houthis, alliés de l’Iran, menacent désormais de fermer le détroit de Bab el-Mandeb, au sud de la mer Rouge. Donnant ainsi un nouveau coup dur au trafic commercial maritime. Eclairage.

Au poker menteur joué par Donald Trump, Téhéran avance ses pions comme dans une partie d’échecs. Ainsi, dans un énième volte-face, le président américain, qui avait pourtant promis le 20 mars de n’envoyer des troupes américaines « nulle part », a décidé dix jours plus tard de mobiliser deux groupes de Marines ainsi que 2 000 parachutistes de la 82ème division aéroportée, avec possibilité de déployer 10 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient en cas de besoin. Objectif revendiqué ? Briser les reins militairement du régime iranien, lui porter le coup de grâce en le frappant au portefeuille. Et ce, par le biais d’une invasion terrestre à haut risque de l’île iranienne stratégique de Kharg, d’où partent environ 90 % des exportations de brut de l’Iran. Mais c’était sans compter avec les Houthis.

Un détroit stratégique

Réaction froide et non moins terrifiante de l’Iran : en cas d’invasion terrestre américaine de l’Ile de Kharj ou des trois îlots stratégiques d’Abou Moussa, la Grande Tunb et la Petite Tunb occupés par l’Iran depuis 1971 et revendiqués par les Émirats arabes unis, les Gardiens de la révolution ouvriront un « nouveau front » dans un détroit clé pour le trafic maritime mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. Et ce, par le biais des Houthis, le groupe armé pro-iranien qui a déjà revendiqué samedi dernier sa première attaque contre Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Faut-il rappeler que le détroit de Bab el-Mandeb, 27 kilomètres de large et plus de 70 km de long, est l’un des couloirs de navigation les plus fréquentés au monde entre le Yémen et Djibouti où on recense des installations militaires françaises, mais aussi américaines et chinoises.

En temps normal, ce canal par où passe environ 15 % du trafic commercial maritime, joue un rôle central pour l’acheminement du pétrole et du gaz des pays du Golfe vers l’Europe. Les pétroliers partent des ports du golfe Persique, passent par le détroit d’Ormuz, traversent celui de Bab el-Mandeb puis remontent la mer Rouge pour atteindre l’Europe via le canal de Suez.

De plus, ce passage au sud de la mer Rouge est aussi très utilisé par les containers remplis de produits asiatiques destinés au marché européen. Autrement dit, si perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz était en mesure d’impacter principalement l’Asie; bloquer le trafic au niveau du golfe d’Aden devrait également pénaliser durement le Vieux continent.

Mais ce sera surtout l’Arabie saoudite qui en payera les frais. Grâce à l’oléoduc Est-Ouest, Riyad tente de livrer l’Asie depuis son port de Yanbu sur la mer Rouge en passant par le détroit de Bab el-Mandeb. Or, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, c’est devenu un point de passage essentiel pour relier le port de Yanbu, en Arabie saoudite, seul hub qui permet au royaume de dérouter une partie des volumes qui sont bloqués à cause de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz orchestrée par l’Iran.

« Si l’ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes ou n’importe où ailleurs sur notre territoire, ou s’il cherche à porter atteinte à l’Iran par des manœuvres navales dans le golfe Persique et la mer d’Oman, nous ouvrirons d’autres fronts en guise de surprise ». Ainsi a prévenu un responsable militaire iranien.

Une guerre par procuration ?

Bluff ou menace réelle ?  Téhéran pourrait actionner son levier le plus redouté dans la zone : les rebelles houthis du Yémen. Sachant que depuis 2014, l’Iran les soutient, notamment par la fourniture d’armes, de technologies et de formations, permettant au groupe d’utiliser des missiles, des drones et des mines marines. Aujourd’hui, ils sont devenus l’un des alliés les plus puissants et les plus fidèles de l’Iran dans la région.

Rappelons d’autre part qu’en 2023, lors de la guerre dans la bande de Gaza déclenchée par l’attaque du Hamas palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, les Houthis avaient réussi à ralentir le trafic en mer Rouge et dans le canal de Suez à coups de drones et de missiles. Ce qui avait contraint le trafic maritime à prendre un grand détour en passant par la route du Cap-de-Bonne-Espérance, la pointe sud de l’Afrique.

En 2024, ils avaient notamment conduit des attaques sur des navires marchands, disant agir en solidarité avec les Palestiniens. Et ce, en ciblant des navires accusés de liens avec Israël. Ce qui avait provoqué une réduction durable du transit maritime par la zone.

Dans cette escalade, un cap symbolique est également franchi : les Houthis revendiquent samedi 28 mars des tirs de missiles en direction d’Israël. L’armée israélienne confirme les lancements et active ses systèmes de défense aérienne. Bien qu’il n’y ait pas de rapports précis sur les destructions, le déclenchement de l’alerte aérienne dans plusieurs villes israéliennes témoigne de la gravité de la situation.

Risque d’escalade

Le message politique, lui, est limpide. Les Houthis promettent de poursuivre leurs frappes « jusqu’à la fin de l’agression » et affichent leur disponibilité à combattre aux côtés de l’Iran en cas d’embrasement régional.

Leur entrée dans le conflit « marque une escalade grave » et risque d’avoir « des conséquences majeures », notamment pour la stabilité régionale et le commerce mondial. C’est ce qu’avertit un rapport rédigé par le sérieux institut britannique Chatham House pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Le retour au calme dans cette région, l’une des plus explosives au monde, ne semble, hélas, pas pour demain.

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BNA : bénéfices en hausse de 7,8% à 274,5 MD en 2025

31. März 2026 um 09:24

La Banque Nationale Agricole (BNA Bank) a dégagé un résultat net individuel de 274,5 millions de dinars (MD). Et ce, au titre de l’exercice 2025, en hausse de 7,8 % par rapport aux 254,6 MD enregistrés en 2024. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué publié à l’issue du conseil d’administration réuni le 30 mars 2026.

Le produit net bancaire (PNB) de la BNA a progressé de 11,4 % pour atteindre 1.087,1 MD contre 976,0 MD un an auparavant. Les capitaux propres de l’établissement se sont établis à 2.372,9 MD au 31 décembre 2025; contre 2.161,6 MD à la même date en 2024. Soit une progression de 9,8%. Sur une base consolidée, le résultat net du groupe BNA s’est inscrit à 313,8 MD, en hausse de 14,6 % par rapport aux 273,7 MD réalisés en 2024.

Dans ce contexte, le conseil d’administration a décidé de proposer à l’Assemblée Générale Ordinaire, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie, la distribution d’un dividende de 1,100 dinar par action. L’Assemblée Générale Ordinaire est convoquée pour le jeudi 30 avril 2026 à 9 heures, à l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises, rue du Lac Turkana, Berge du Lac, 1053 Tunis, en vue notamment de l’approbation des états financiers arrêtés par le conseil.

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L’or s’apprête à enregistrer sa pire performance mensuelle en 17 ans

31. März 2026 um 09:02

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce 31 mars, soutenus par la faiblesse du dollar, mais s’orientent vers leur pire performance mensuelle en plus de 17 ans. La hausse des prix de l’énergie ayant freiné les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt américains cette année.

L’or au comptant a progressé de 0,8 % à 4 544,19 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,3 % à 4 573,20 dollars. Selon Reuters, le dollar s’est affaibli, rendant les matières premières libellées en dollars moins chères pour les détenteurs d’autres devises.

Dans cet ordre d’idées, l’or a perdu environ 14 % de sa valeur depuis le début du mois, s’orientant vers sa plus forte baisse depuis octobre 2008…

Les opérateurs de marché ont quasiment exclu toute possibilité de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) cette année, car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus généralisée. Avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que le taux d’intérêt américain soit abaissé deux fois cette année.

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré lundi 30 mars que la banque centrale pourrait attendre de voir comment une guerre avec l’Iran affecterait l’économie et l’inflation. Tout en notant que les décideurs politiques ignorent souvent les chocs tels que ceux provoqués par la hausse des prix du pétrole.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,2 % pour atteindre 70,81 dollars l’once sur le marché au comptant, le platine a grimpé de 0,1 % à 1 901,95 dollars et le palladium a gagné 1,1 % à 1 421,45 dollars.

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Ennakl Automobiles dépasse 615 MDT de CA et renforce sa stratégie de développement

31. März 2026 um 08:45

Le concessionnaire automobile Ennakl Automobiles a annoncé avoir arrêté ses comptes au titre de l’exercice 2025, lors de la réunion de son conseil d’administration tenue le 24 mars 2026. L’instance a validé le rapport de gestion ainsi que les états financiers individuels et consolidés, établis conformément aux normes comptables tunisiennes et aux normes internationales IFRS, lit-on dans un communiqué de l’entreprise repris par le site spécialisé Zonebourse.

Outre l’examen des performances financières, le conseil a également approuvé le rapport ESG (Environnement, Social et Gouvernance) de l’entreprise pour l’exercice 2025. Ce document vise à compléter les données financières traditionnelles par des indicateurs extra-financiers, permettant aux actionnaires et investisseurs d’évaluer plus globalement la performance et la résilience du groupe.

Activité et résultats en 2025

Au terme de l’exercice 2025, Ennakl Automobiles a enregistré 6 342 immatriculations, représentant 11 % de part de marché. Le chiffre d’affaires individuel s’est établi à 615,0 millions de dinars, contre 594,9 millions de dinars en 2024, soit une progression de 3,3 %.

Le résultat net après impôts a atteint 51,6 millions de dinars, en hausse de 16,7 % par rapport aux 44,2 millions de dinars réalisés un an plus tôt. L’impôt exigible au titre de l’exercice 2025 s’élève à 24,9 millions de dinars, ajoute le communiqué.

Sur une base consolidée, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 717,2 millions de dinars, contre 677,7 millions de dinars en 2024, soit une augmentation de 5,8 %.

Le résultat net consolidé après impôts ressort à 59,6 millions de dinars, contre 48,3 millions de dinars l’année précédente, ce qui représente une croissance de 23,4 %. L’impôt consolidé dû pour l’exercice s’élève à 29,47 millions de dinars, toujours selon l’entreprise.

Assemblée générale et dividendes

Le conseil d’administration a décidé de convoquer les actionnaires à l’Assemblée générale ordinaire pour le 29 avril 2026 à 9h00 au siège de la société à La Charguia. Il proposera à cette occasion la distribution d’un dividende de 1 dinar par action.

Décisions stratégiques

Par ailleurs, le conseil a approuvé la création d’une nouvelle société au sein du groupe, spécialisée dans l’importation et la distribution en gros de pièces de rechange, dotée d’un capital social de 10 millions de dinars.

Il a également validé l’augmentation du capital de la filiale STLV à hauteur de 7 millions de dinars, dans le cadre du renforcement de la structure financière et du développement des activités du groupe.

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Guerre au Moyen-Orient : l’eau prise pour cible

31. März 2026 um 08:24

Dans un Moyen-Orient marqué par des tensions croissantes, l’eau s’impose désormais comme un enjeu stratégique central, au même titre que les ressources énergétiques. Dans cette région extrêmement aride du Golfe, plusieurs personnes dépendent quasi entièrement de centaines d’usines de dessalement pour assurer leur approvisionnement en eau potable.

Ces infrastructures, vitales pour près de 61 millions d’habitants, sont aujourd’hui directement exposées aux conflits. Lundi 30 mars 2026, une usine de dessalement au Koweït a été ciblée par une attaque de drone, faisant un mort. Accusé d’être à l’origine de cette frappe, l’Iran a toutefois rejeté toute responsabilité, pointant du doigt Israël.

Cet épisode s’inscrit dans une escalade préoccupante. Depuis le début des hostilités, au moins quatre installations de dessalement ont été visées, notamment en Iran, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et au Koweït. Or, ces sites constituent des infrastructures civiles essentielles, dont la destruction ou la mise hors service peut provoquer des pénuries d’eau à grande échelle.

Au-delà de l’impact humanitaire immédiat, ces attaques soulignent une mutation des stratégies militaires : l’eau devient une arme. En ciblant des installations hydrauliques, les belligérants fragilisent non seulement les populations, mais aussi l’ensemble des économies nationales dépendantes de cette ressource pour l’industrie, l’agriculture et les services.

Ces frappes contre des infrastructures civiles pourraient, par ailleurs, être qualifiées de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire…

Ainsi, la « guerre de l’eau » au Moyen-Orient n’est plus une simple hypothèse : elle est désormais une réalité tangible, aux conséquences potentiellement durables pour la stabilité régionale.

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Pierre Le Run est le nouveau directeur général de l’UIB

31. März 2026 um 07:48

Le Conseil d’administration de l’Union Internationale de Banques (UIB) a entériné la nomination de Pierre Le Run au poste de directeur général. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er avril 2026, succédant à Philippe Dubois, appelé à poursuivre sa carrière au sein du groupe Société Générale.

Cette désignation, décidée lors de la réunion du conseil tenue le 6 février dernier, marque une nouvelle étape dans la gouvernance de la banque. Elle s’inscrit dans une logique de continuité stratégique, alors que l’établissement évolue dans un environnement bancaire marqué par des transformations technologiques et concurrentielles croissantes.

À la tête de l’UIB ces dernières années, Philippe Dubois s’apprête, lui, à quitter ses fonctions après avoir contribué à renforcer la position de la banque sur le marché tunisien. Son départ s’inscrit dans le cadre d’une mobilité interne au sein du groupe Société Générale, maison mère de l’établissement.

Pour sa part, Pierre Le Run dispose d’une solide expérience au sein du groupe bancaire français. En effet, au fil de sa carrière, il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans différentes filiales, notamment en Europe et en Afrique, développant une expertise reconnue dans la conduite de projets stratégiques et l’amélioration de la performance opérationnelle, apprend-on.

Avant sa nomination, il était impliqué dans plusieurs chantiers structurants liés à la transformation digitale et à l’évolution des modèles de services bancaires, des enjeux devenus centraux pour les institutions financières.

Avec cette nomination, l’UIB entend poursuivre sa trajectoire de développement en s’appuyant à la fois sur son ancrage sur le marché tunisien et sur les synergies offertes par le réseau international du groupe Société Générale.

Bon vent au nouveau DG de l’UIB.

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Gestern — 30. März 2026Haupt-Feeds

Wissem Ben Amor : « La BCT protège ses réserves, les PME paient de leur survie »

30. März 2026 um 17:49

La récente circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) fragilise davantage des PME déjà à bout de souffle. Cette circulaire interdit aux banques de financer en devises les importations de produits jugés non nécessaires ; de ce fait, les PME n’ont qu’à compter sur leurs fonds propres. Le président de l’Union des petites et moyennes industries (UPMI), Wissem Ben Amor, dresse un état des lieux alarmant : accès au crédit verrouillé, pratiques informelles en expansion, export paralysé par les impayés et pression croissante sur les réserves en devises. Une crise aux ramifications mondiales, mais dont les entreprises tunisiennes paient le prix au quotidien.

Dans une déclaration à l’Economiste Maghrébin, le président de l’UPMI place d’emblée la circulaire de la Banque centrale au cœur du problème. Il indique que les PME souffrent depuis longtemps de difficultés de financement, et que cette nouvelle mesure aggrave une situation déjà critique. Wissem Ben Amor souligne que les banques, loin d’assouplir leurs conditions d’accès au crédit, les ont au contraire durcies, rendant le financement de l’exploitation courante de plus en plus inaccessible pour les petites et moyennes entreprises. Il précise que certaines PME ne parviennent même plus aujourd’hui à obtenir de simples crédits de trésorerie ou des lignes de caisse auprès de leurs établissements bancaires, ce qui compromet directement leur capacité à fonctionner au quotidien.

Le responsable patronal pointe une contradiction structurelle majeure : les banques sont prioritairement mobilisées pour financer l’État, avec pour objectif de maintenir la liquidité publique et de préserver le lien social, ce qui assèche d’autant les ressources disponibles pour le secteur privé. Dans ce contexte, les entreprises se retrouvent reléguées en bout de chaîne, privées des financements nécessaires non seulement à leur développement, mais à leur survie même. Il ajoute qu’en fin de compte, les sociétés ne vendent plus à profit : privées de revenus suffisants, beaucoup se retrouvent en très grande difficulté.

Le chèque de report, symptôme d’un circuit bancaire défaillant

Face au verrouillage du crédit bancaire classique, Wissem Ben Amor observe que des pratiques alternatives se sont largement répandues dans le tissu économique. Il cite notamment le recours généralisé au chèque de report avant son interdiction, qui, bien que dépourvu d’un cadre légal strict, est devenu un instrument du quotidien permettant une certaine flexibilité dans les relations commerciales entre entreprises. Le président de l’UPMI reconnaît que cette pratique, si elle offre une bouffée d’oxygène à court terme, n’en demeure pas moins une source de risques sérieux et un motif de préoccupation profonde pour les industriels.

Il pointe également le comportement des grands industriels eux-mêmes, qui ne s’acquittent pas rapidement de leurs règlements envers leurs fournisseurs et sous-traitants, aggravant ainsi les tensions de trésorerie en cascade tout au long de la chaîne de valeur. Le responsable patronal souligne que cette accumulation de délais de paiement entre acteurs économiques fragilise l’ensemble de l’écosystème industriel, des grandes entreprises jusqu’aux plus petites structures.

L’export paralysé, les devises sous pression

Le président de l’UPMI place la question des réserves en devises au centre de son analyse. Il explique que la Tunisie se trouve dans l’obligation absolue de préserver ses avoirs en devises, et que c’est précisément cette contrainte qui justifie les restrictions imposées aux importations. Wissem Ben Amor est explicite sur ce point : sans recettes suffisantes en devises générées par les exportations, il est tout simplement impossible d’autoriser davantage d’importations. L’équation est donc directe : pas d’export, pas de devises, pas d’import.

Or, l’exportation reste elle-même un parcours semé d’embûches. Le responsable patronal rappelle que l’accès aux marchés extérieurs demeure difficile pour les entreprises tunisiennes, et que les exportateurs se heurtent encore à de nombreux problèmes de paiement : certains ne sont tout simplement pas réglés par leurs clients étrangers, ou rencontrent des blocages en fin de chaîne de règlement, ce qui fragilise davantage une trésorerie déjà mise à rude épreuve sur le marché intérieur.

Une crise tunisienne aux contours mondiaux

Sans minimiser la gravité de la situation, Wissem Ben Amor tient à replacer la crise dans son contexte international. Il estime que les difficultés auxquelles font face les entreprises tunisiennes ne sont pas l’apanage de la Tunisie seule, mais s’inscrivent dans une problématique mondiale à laquelle de nombreux pays sont confrontés. Le responsable patronal souligne néanmoins avec fermeté que cette réalité globale n’atténue en rien l’urgence de la situation pour les PME tunisiennes, dont la fragilité financière structurelle appelle des réponses concrètes, rapides et adaptées.

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Trump conspué en Iran et en Amérique

30. März 2026 um 16:27

Compte tenu du déclin de ses capacités cognitives, de ses maigres connaissances en matière de gouvernance politique et de stratégie militaire et des flagorneurs ignares qui gravitent autour de lui; il est peu probable que Donald Trump saisisse toute la gravité de la guerre qu’il a déclenchée et qui entre dans son deuxième mois.

En dépit de son caractère tragique, l’étendue des destructions, le nombre des victimes et les répercussions sur l’économie mondiale, le président américain Trump continue de gérer cette crise mondiale à la légère et par des mensonges qu’il débite quotidiennement au cours de très brèves rencontres avec la presse américaine.

Ses « buts » de la guerre changent aussi souvent qu’il change de chemises : élimination du programme nucléaire iranien et son industrie des missiles; renversement du régime et « libération » du peuple iranien. Pour les oublier tous et se concentrer sur un seul objectif : l’ouverture du détroit d’Ormuz.

La responsabilité de la « fermeture sélective » de cette voie d’eau vitale pour le transport de l’énergie et des fertilisants, incombe exclusivement à Trump et Netanyahu, les architectes diaboliques de cette grave crise mondiale.

Qui pourrait honnêtement jeter la pierre à l’Iran d’avoir décidé de se défendre par tous les moyens pour faire face à l’agression de deux puissances nucléaires contre ses élites gouvernantes, ses infrastructures, son peuple, son existence même en tant que pays?

Maintenant que l’objectif de la guerre américano-sioniste devient l’ouverture du détroit d’Ormuz, Trump ordonne à quelques milliers de soldats de débarquer en Iran. Tous les stratèges, y compris dans l’armée américaine, pensent que cette décision est insensée dans le sens où les soldats qui obéiraient aux ordres de Trump, seraient des cibles trop faciles pour l’artillerie iranienne.

Certains commentateurs vont plus loin et suggèrent l’idée terrifiante que Trump aurait la satanique idée de sacrifier à dessein les milliers de soldats américains. Et ce, afin que, si l’Iran les décime, il trouvera le prétexte d’utiliser la bombe nucléaire contre la République islamique…

Cette assertion est soutenue par la psychologie complexe du président américain dont le narcissisme, l’ego surdimensionné et la futile conviction qu’il est le roi de l’Amérique et l’empereur du monde, lui interdisent d’accepter une défaite dans la guerre insensée vers laquelle l’a poussé le chien enragé et génocidaire Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Alors qu’il était convaincu que les premiers bombardements allaient ouvrir la voie au peuple iranien pour renverser le gouvernement et se confondre en remerciements pour l’Amérique, Trump fut foudroyé par la réaction du peuple iranien qui, quotidiennement envahit les grandes villes pour exprimer son soutien à son gouvernement et crier à tue-tête : « Mort à l’Amérique, Mort à Israël ».

Mais les mauvaises surprises du président américain ne s’arrêtent pas là. Aux millions de manifestants iraniens, se sont joint des millions d’Américains samedi 28 mars « dans tous les Etats, toutes les villes et tous les comtés de l’Amérique », criant « No Kings in America » (pas de rois en Amérique), et conspuant Donald Trump pour le mal qu’il fait à son propre pays et au monde dans son ensemble.

Mais Trump n’est pas seulement face au désaveu du peuple qui l’a élu. Des responsables dans son administration se détachent du cercle des flagorneurs trumpistes, pour dire la vérité à leurs concitoyens.

Joe Kent, ancien directeur de la section antiterroriste de la NSA (National Secutity Agency) a remis sa démission qu’il a expliquée par le fait que « l’Iran ne posait aucune menace pour l’Amérique » et que « cette guerre a été décidée par Netanyahu qui a réussi à y engager Donald Trump. »

Un représentant au Congrès est allé plus loin : « Cela fait plus de quarante ans que Netanyahu cherche un président américain idiot pour lui faire sa guerre contre l’Iran. Il l’a finalement trouvé en la personne de Donald Trump. »

De son côté, l’ancienne responsable du service antiterroriste de l’armée américaine, dénonçant avec virulence le bombardement « prémédité » de l’école iranienne qui a causé la mort de 165 écolières, affirma dans un discours public : « Nous prétendons combattre le terrorisme, mais les terroristes, c’est nous. »

Une chose est sûre : Trump ne sera pas arrêté dans sa folie meurtrière par des discours ou des manifestations, mais par la destitution. Il le sera très probablement en novembre prochain quand les Républicains qui le soutiennent perdront les deux chambres. Mais d’ici là, comment sera le monde ?

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BCT : fin du crédit fonds de roulement, quelles parades pour les commerçants ?

30. März 2026 um 15:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a récemment interdit aux banques de financer le fonds de roulement des entreprises. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de régulations renforcées. Et ce, après la loi sur les chèques et l’interdiction des contrats à durée déterminée (CDD). Elle limite ainsi une fonction traditionnelle des banques : le financement du commerce par le crédit.

Walid Belhaj Amor, expert en développement économique, évoque via sa page officielle les derniers développements liés à cette décision de la BCT. « Cette décision soulève des interrogations sur les impacts potentiels, dans un contexte où les conséquences de la guerre ne sont pas publiquement débattues avec les acteurs économiques » affirme-t-il.

Parmi les effets attendus, on note :

  • Une précarisation accrue des petites structures.
  • Le renforcement des acteurs les plus solides.
  • La réduction de la concurrence.
  • Et le risque d’essor de la rente et de la contrebande.

En interdisant le crédit pour le fonds de roulement, cette mesure, estime Walid Belhaj Amor, pourrait ériger une barrière à l’entrée dans l’activité commerciale. Ce dont l’économie tunisienne ne semble pas avoir besoin actuellement.

Avant d’ajouter : « Du point de vue du ministère des Finances, elle pourrait entraîner une baisse des importations, donc de la consommation – principal moteur de la croissance actuelle –, et une réduction des recettes fiscales issues des droits de consommation et de la TVA. »

Cependant, des contournements possibles ont été identifiés, comme le crédit personnel. Un commerçant en bonne santé financière auprès de sa banque pourrait donc contracter un crédit personnel pour alimenter le compte courant de sa société et obtenir une autorisation d’importation.

Et de fournirt un autre exemple. A savoir celui des sociétés d’import-export. Dans ce cas, le commerçant pourrait externaliser l’opération auprès de telles sociétés.

Ainsi, « cette mesure, adoptée sans concertation apparente, pourrait produire des résultats incertains. Elle intervient alors que le pays fait face à une hausse des prix du pétrole et du fret, avec des marges de manœuvre budgétaires et sociales limitées. En l’absence de stratégie claire, la résilience reste la principale réponse. Ces dynamiques pourraient générer des coûts, entraînant de l’inflation, une hausse des taux d’intérêt, et donc un surcoût global », conclut-il.

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CPG : l’UGTT sonne le tocsin

30. März 2026 um 14:54

La Fédération générale des travailleurs des mines, affiliée à l’UGTT, a publié un communiqué. Il met  en cause la « responsabilité directe du gouvernement dans la détérioration accélérée de la Compagnie des phosphates de Gafsa ». Tout en avertissant que l’entreprise approche d’un « point de non-retour » menaçant l’un des piliers de l’économie tunisienne.

Le bureau exécutif de la Fédération dénonce l’absence de vision gouvernementale claire, des retards de paiement envers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une dégradation des infrastructures et une production à ses niveaux les plus bas depuis des décennies. Il impute ces défaillances à un « choix politique suspect » visant, estime-t-il, à laisser le service public se dégrader progressivement.

La Fédération appelle le gouvernement et la présidence de la République à assumer leurs responsabilités. De même qu’à mettre en place un plan de sauvetage national d’urgence, avertissant que « le moment historique ne saurait tolérer davantage d’attentisme ».

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