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Heute — 28. April 2026Haupt-Feeds

Le Canada lance son premier fonds souverain doté de 25 milliards de dollars

28. April 2026 um 12:11

Le Canada annonce la création de son tout premier fonds souverain, baptisé « Canada Strong Fund », dans un contexte de recomposition économique mondiale et de tensions commerciales croissantes. L’initiative a été présentée à Ottawa, lundi 27 avril, par le Premier ministre, Mark Carney.

Doté d’un capital initial de 25 milliards de dollars canadiens (environ 18 milliards de dollars américains), ce fonds public d’investissement vise à financer des projets stratégiques à l’échelle nationale, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des minerais critiques, de l’agriculture et des technologies.

Pensé comme un outil de long terme, le fonds fonctionnera sur un modèle d’investissement aux côtés du secteur privé, avec l’objectif de générer des rendements commerciaux tout en soutenant la transformation de l’économie canadienne. Les bénéfices seront réinvestis afin d’accroître progressivement sa capacité financière et de constituer une richesse durable pour les générations futures.

L’une des particularités du dispositif réside dans la volonté d’ouvrir le fonds aux citoyens. Le gouvernement prévoit en effet de lancer un produit d’investissement accessible au grand public, permettant aux Canadiens de participer directement au financement des projets et de bénéficier des retombées économiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des tensions commerciales avec les États-Unis et une volonté affichée d’accroître l’indépendance économique du pays. Le fonds doit ainsi contribuer à réduire la dépendance du Canada à certains partenaires commerciaux, tout en renforçant sa compétitivité dans des secteurs clés.

Toutefois, certains observateurs soulignent que le Canada ne dispose pas d’importants excédents budgétaires — traditionnellement à l’origine des fonds souverains — ce qui pourrait limiter, à court terme, la capacité d’expansion du dispositif. Malgré ces réserves, le gouvernement défend un instrument stratégique destiné à stimuler l’investissement domestique et à soutenir la croissance sur le long terme.

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Sofiene Lourimi : « Il faut inciter au rapatriement des devises plutôt que de contraindre »

28. April 2026 um 11:41

Archaïque, inadaptée aux réalités économiques et technologiques contemporaines, la réglementation tunisienne des changes pénalise aussi bien les entreprises que les particuliers. Dans une déclaration à L’Economiste maghrébin, Sofiene Lourimi, expert-comptable spécialisé dans les affaires bancaires, décortique les principaux dysfonctionnements du code des changes et plaide pour une refonte globale et immédiate d’un cadre juridique qui n’a quasiment pas évolué depuis 1976.

Sofiene Lourimi, expert-comptable spécialiste dans les affaires bancaires, rappelle que la loi relative aux changes remonte à 1976 et n’a été révisée qu’à deux ou trois reprises depuis lors. Il souligne toutefois que le problème dépasse le seul texte législatif : la réglementation des changes forme un dispositif bien plus vaste, composé de dizaines de textes d’application, notamment des circulaires de la Banque centrale, qui doivent eux aussi être mis en conformité avec les évolutions économiques, financières et technologiques actuelles.

Trois failles majeures qui paralysent l’économie

Le spécialiste identifie trois dysfonctionnements majeurs. Le premier tient à la définition des concepts « résidents » et « non-résidents ». Il estime que les textes actuels comportent des ambiguïtés, voire des aberrations, dans la manière dont ces notions sont délimitées, et que ces imprécisions découragent l’installation de personnes étrangères en Tunisie, en les soumettant à des contraintes réglementaires excessives qu’il conviendrait de lever.

Le deuxième dysfonctionnement réside dans l’interdiction faite aux Tunisiens résidant en Tunisie de détenir des avoirs à l’étranger. Notre interlocuteur précise qu’un résident tunisien ne peut légalement détenir ni devises, ni comptes courants… Il établit un lien direct avec la question des cryptomonnaies et des portefeuilles électroniques, largement utilisés par de jeunes Tunisiens pour fournir des services à des clients étrangers — une pratique en contradiction formelle avec la réglementation en vigueur. Pour y remédier, il préconise d’autoriser les résidents à détenir des avoirs à l’étranger dans des limites définies, assortie d’une obligation de rapatriement dès que ces plafonds sont dépassés.

Le troisième dysfonctionnement concerne le régime des infractions et des sanctions. Sofiene Lourimi dénonce une absence totale de gradation : toute infraction à la réglementation des changes, qu’il s’agisse d’une tentative ou d’un manquement avéré, est passible des peines suivantes : entre un mois et cinq ans d’emprisonnement, une amende pouvant atteindre 300 000 dinars, assortie d’un multiple de la valeur de l’objet de l’infraction. Il illustre l’absurdité du dispositif en soulignant que le simple fait de quitter le territoire avec un chèque en dinars constitue techniquement une infraction punie au même titre que le transfert de plusieurs millions d’euros à l’étranger. Il plaide pour une modulation des sanctions en fonction de la gravité de l’infraction et de l’intention de son auteur.

Inciter plutôt que contraindre : un changement de paradigme urgent

Notre interlocuteur ne laisse aucun doute sur la nécessité d’agir sans délai. Il relève que la réforme de la réglementation des changes est évoquée depuis des décennies sans jamais avoir été concrétisée et qu’il est temps de proposer un texte répondant à l’ensemble des problèmes identifiés.

Il pointe par ailleurs une incohérence fondamentale : dans un contexte où la Tunisie a un besoin pressant de devises, les autorités s’attachent toutefois à restreindre les importations pour en limiter les sorties, alors que la priorité devrait être d’encourager les résidents à rapatrier leurs avoirs en devises et à en détenir davantage — une orientation qui contribuerait à résoudre le problème structurel de la balance commerciale et de la balance des paiements.

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Santé : Ferjani plaide pour l’investissement dans la formation professionnelle

28. April 2026 um 11:22

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a souligné l’importance d’investir dans la formation aux métiers des sciences de la santé, qu’il considère comme un investissement direct dans le capital humain, la qualité des services et la sécurité des patients.

Présidant, lundi 27 avril 2026, une réunion consacrée au suivi du projet « Renouveau Santé », visant à moderniser la formation dans les métiers de la santé et à améliorer l’encadrement pédagogique et pratique, le ministre a insisté sur la nécessité de développer les programmes d’enseignement, de renforcer les stages et de consolider les capacités des formateurs.

L’objectif est de former des compétences capables de répondre aux besoins des citoyens et aux évolutions rapides du secteur sanitaire.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Santé, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Université de Montréal et la Fondation Dr Balserour, en appui à la modernisation des cursus et au renforcement des compétences des cadres de santé.

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Avant le Hajj, l’aéroport de Tunis-Carthage met les bouchées doubles

28. April 2026 um 10:48

Lors de sa visite, lundi 27 avril 2026, à l’aéroport international de Tunis-Carthage, le ministre du Transport, Rachid Amri, a appelé à l’achèvement dans les délais des travaux en cours au niveau de la « station des pèlerins ». Avec, notamment, l’aménagement de ses différentes installations. Et ce, afin de garantir de meilleures conditions d’accueil et de confort.

Cette visite de l’aéroport s’inscrit dans le cadre du suivi des composantes commerciales et opérationnelles de la plateforme aéroportuaire, ainsi que de l’évaluation du degré de préparation des terminaux 1 et 2. En vue de la sécurisation des saisons du Hajj et du retour des Tunisiens résidant à l’étranger pour l’année 2026.

Le ministre a, à cette occasion, examiné l’état d’avancement des mesures engagées pour améliorer la qualité des services et renforcer les infrastructures de l’aéroport.

Rachid Amri s’est également informé de l’aménagement de l’espace dédié à l’équipe chargée de la programmation des vols au terminal principal, récemment finalisé; ainsi que du dispositif de traitement des bagages.

Il a enfin insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre l’ensemble des intervenants. Avec pour objectif d’assurer des services au sol efficaces. Tout en garantissant la régularité des vols et le respect des standards internationaux de qualité et de performance.

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Dividende : une première à Carthage Cement

28. April 2026 um 10:32

Le Conseil d’administration de Carthage Cement s’est réuni le vendredi 24 avril 2026. Il a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Lesquels font ressortir un résultat net bénéficiaire de 40,1 millions de dinars. Il est en baisse par rapport aux 70,3 millions enregistrés en 2024.

Ceci étant, le Conseil d’administration de Carthage Cement a décidé, pour la première fois de son histoire, de distribuer des dividendes. Et ce, à raison de 0,065 dinar par action.

Au 31 décembre 2025, le total du bilan de Carthage Cement s’établit donc  à 892,8 millions de dinars; contre 873,5 millions un an auparavant. Le chiffre d’affaires annuel atteint 382,8 millions de dinars; contre 421,6 millions en 2024. Soit un recul de 9,2 %. Cette baisse s’explique principalement par la diminution de 19 % des volumes de ciment vendus sur le marché local. La compense partiellement une hausse de 73 % des volumes exportés.

Par ailleurs, le Conseil d’administration annonce la convocation d’une Assemblée générale ordinaire prévue pour le mercredi 24 juin 2026. Y sera soumise la proposition de distribution de dividendes au titre de l’exercice 2025. Selon une source bien informée, c’est la première fois que l’entreprise décide de distribuer des dividendes.

En outre, une Assemblée générale extraordinaire est également convoquée pour la même date. A l’ordre du jour : la modification du premier paragraphe de l’article 4 des statuts de la société, portant sur le changement de l’adresse du siège social.

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Tunisie – Transition énergétique ou perte de souveraineté ?

28. April 2026 um 09:47

La Fédération générale de l’électricité et du gaz, relevant de l’Union générale tunisienne du travail, organise, mardi 28 avril 2026, un rassemblement de protestation devant l’Assemblée des représentants du peuple. Elle appelle l’ensemble des syndicalistes et des agents de la STEG à se mobiliser pour dénoncer la discussion de projets de loi relatifs à la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

Dans un communiqué publié la veille, la Fédération affirme inscrire cette action dans la défense de la souveraineté énergétique nationale et dans le cadre de sa « responsabilité » vis-à-vis de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

La structure syndicale rappelle avoir présenté, lors d’une conférence de presse le 21 avril au siège de l’UGTT, sa vision et ses propositions concernant les concessions de production d’électricité renouvelable. Elle dénonce son exclusion des auditions parlementaires consacrées à ces projets de loi.

Au cœur des critiques : un dispositif de concessions jugé défaillant et défavorable à la STEG. La Fédération pointe des investisseurs défaillants n’honorant pas leurs engagements, transférant un lourd fardeau financier à la STEG. Elle fustige également les « concessions » accordées par l’État, notamment l’allongement de la durée des contrats de 20 à 30 ans, privant l’entreprise publique de l’exploitation des centrales durant la dernière décennie de leur cycle de vie. Soit une perte estimée à 800 millions de dinars.

Audit global des concessions accordées

Plus largement, la Fédération accuse le gouvernement de ne pas négocier de contreparties à ces avantages, comme la relance de projets renouvelables à l’arrêt. Au passage, elle appelle également à un audit global des concessions accordées depuis 2019, dénonçant leur coût élevé pour les finances publiques et leur faible taux de réalisation.

Toujours selon le syndicat, la STEG dispose des capacités d’investissement nécessaires dans les énergies renouvelables, à condition d’obtenir l’aval de l’État pour mobiliser des financements extérieurs. De ce fait, elle met en garde contre une dépendance croissante aux capitaux étrangers, qui risquerait, selon elle, d’éroder la part de la STEG dans la production électrique et de fragiliser la souveraineté énergétique du pays.

Cette mobilisation intervient alors que le Parlement va tenir, ce 28 avril 2026, une séance plénière dédiée à l’examen de plusieurs projets de loi relatifs à la production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

À l’ordre du jour figure l’étude du rapport unifié de la commission de l’industrie, du commerce, des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement. Celui-ci porte sur cinq projets de loi visant à approuver des conventions de concession pour la production d’électricité, ainsi que, pour certains, des contrats de location de sites et leurs annexes.

Les textes concernent des centrales photovoltaïques prévues dans plusieurs régions du pays : à Khebna, Mazzouna (gouvernorat de Sidi Bouzid), Ksar, Skdoud et Menzel Habib.

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, dans un contexte marqué par des débats croissants autour de la gouvernance du secteur, des modalités de concession et de leurs retombées économiques pour l’État.

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Smartphones et IA plus chers : la guerre en Iran frappe la tech

28. April 2026 um 09:15

Le conflit en Iran ne se limite plus aux marchés de l’énergie : il perturbe désormais profondément l’industrie technologique mondiale, désorganise la chaîne d’approvisionnement des circuits imprimés et des puces électroniques, entraînant une hausse significative des coûts pour les entreprises du secteur.

Au cœur de cette crise figure une dépendance critique à certains matériaux produits ou transitant par le Moyen-Orient. Selon un rapport de Reuters, des installations pétrochimiques majeures ont été touchées, affectant notamment la production de résines essentielles à la fabrication des circuits imprimés. L’un des acteurs clés du marché, responsable d’une large part de l’approvisionnement mondial, se retrouve ainsi à l’arrêt, aggravant les tensions sur les stocks disponibles.

Conséquence directe : les prix des composants électroniques flambent. Selon plusieurs analyses, le coût des circuits imprimés a bondi jusqu’à 40 % en avril, dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix des puces mémoire et des matières premières comme le cuivre.

Cette situation fragilise l’ensemble de l’écosystème technologique, des fabricants de smartphones aux géants du cloud et de l’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais arbitrer entre augmentation des prix, réduction des marges ou réorganisation de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ressources stratégiques affectées…

Au-delà des matériaux, le conflit affecte aussi des ressources stratégiques indispensables à la production de semi-conducteurs. Le Moyen-Orient joue en effet un rôle clé dans la fourniture de gaz rares comme l’hélium, utilisé pour refroidir les wafers lors de la fabrication des puces. Les perturbations logistiques et les fermetures de sites accentuent la pression sur une chaîne déjà sous tension.

Plus largement, la fermeture ou la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des hydrocarbures et de nombreuses matières premières, renforce les difficultés d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Lire aussi – Détroit d’Ormuz : un cessez-le-feu trop court pour relancer le trafic

Face à cette accumulation de chocs, les industriels anticipent une hausse durable des coûts et des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement. Même en cas d’accalmie militaire, les effets du conflit pourraient se prolonger pendant plusieurs années, tant les interdépendances industrielles sont profondes et difficiles à reconfigurer rapidement.

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Kaïs Saïed appelle à finaliser la plateforme de recrutement des chômeurs de longue durée

28. April 2026 um 08:30

Le président de la République Kaïs Saïed a réuni, dans l’après-midi du 27 avril au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmer et celui de l’Emploi Riadh Chaoued.

Objectif : avancer sur l’application de l’article 15 de la loi de finances 2026, prévoyant des augmentations de salaires dans le public comme le privé, et des revalorisations des pensions pour 2026-2028.

Dès les premières minutes,  Kaïs Saïed a réitéré l’engagement tunisien pour une politique sociale tous azimuts, couplée à une traque sans relâche des « poches de régression, de trahison et de corruption ». Il a exigé l’accélération de la plateforme numérique dédiée au recrutement des chômeurs de longue durée, calée sur des critères d’équité absolue.

Le chef de l’État n’a pas mâché ses mots sur l’administration publique, gangrénée par des nominations « illégales et claniques », fruits de « fidélités partisanes » et du pouvoir comme « privilèges ». « Ces acteurs attisent les tensions par tous les moyens », a-t-il fustigé.

En clôture, le chef de l’État s’est exprimé par métaphores poétique interposées : « Nous pointons la lune de la nuit de pleine lune… La souveraineté tunisienne et les slogans de la Révolution : emploi, liberté, dignité nationale… L’index et le pouce qui se touchent ? … Zéro, ou illusions d’union ou de rupture ! » Le peuple, seul arbitre, démantèlera « cercles vicieux, intrigues obscures, déclarations fallacieuses et marchands d’illusions », sit-ins et programmes financés inclus, « de l’intérieur comme de l’extérieur ».

Enfin, un décret présidentiel a été pris : la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est relevée de ses fonctions. Salah Zouari, ministre de l’Équipement et du Logement, assure l’intérim.

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Fatma Thabet Chiboub démise de ses fonctions

28. April 2026 um 08:15

Le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé de démettre de ses fonctions la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub.

L’intérim sera assuré par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, jusqu’à nouvel ordre.

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CEPEX/Technoparks : cap sur l’exportation des entreprises tunisiennes

27. April 2026 um 22:49

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et l’association Tunisia Technoparks s’apprêtent à conclure un accord-cadre pour renforcer l’intégration des entreprises des technopôles au dispositif national d’appui à l’internationalisation.

Décidée à l’issue d’une réunion tenue vendredi 24 avril entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hassine, et des représentants de l’association, cette initiative vise à structurer les actions conjointes en faveur de l’innovation, de la compétitivité et de l’accès aux marchés extérieurs.

Les deux parties ambitionnent notamment de faciliter l’accès des entreprises aux services du CEPEX, en particulier aux mécanismes de soutien financier, et d’accroître leur participation aux opérations de promotion à l’étranger, telles que les salons professionnels et les rencontres BtoB.

Les discussions ont également porté sur l’organisation de journées d’information dans les technopôles afin de rapprocher les entrepreneurs des représentants du CEPEX à l’international et de mieux valoriser le savoir-faire tunisien.

Tunisia Technoparks fédère plusieurs pôles de compétitivité et technopôles couvrant divers secteurs, dans l’objectif de soutenir l’innovation et le développement économique.

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Gestern — 27. April 2026Haupt-Feeds

Centrales photovoltaïques : l’OTE critique, déjà, le régime de concession

27. April 2026 um 22:29

À la veille de l’examen par l’Assemblée des représentants du peuple, le 28 avril 2026, de cinq projets de concessions de centrales photovoltaïques, l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) met en garde contre leurs impacts potentiels sur la souveraineté nationale et les équilibres financiers.

Dans une note récente, l’OTE critique des projets censés renforcer l’indépendance énergétique, réduire les coûts et soutenir la STEG. Selon lui, ces objectifs masquent surtout des avantages accordés aux bailleurs de fonds, au détriment de l’intérêt national.

L’Observatoire alerte sur plusieurs risques majeurs. D’abord, un fardeau financier accru pour la STEG, qui supporterait l’essentiel des coûts et des aléas, avec un risque d’endettement aggravé. Ensuite, un déséquilibre contractuel favorisant les entreprises étrangères, sans garanties de transfert technologique, d’intégration industrielle locale ni de création d’emplois durables.

L’OTE pointe aussi les effets du transfert du risque de change à la STEG et du rapatriement de devises sur plus de 20 ans, susceptibles de fragiliser l’économie nationale, ainsi que des impacts environnementaux.

Face à ces enjeux, l’Observatoire appelle les députés à rejeter ces projets et à ouvrir un débat public pour repenser une transition énergétique plus souveraine et inclusive.

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La Tunisie et le Canada vont renforcer leur coopération énergétique

27. April 2026 um 22:21

Le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, chargé de la Transition énergétique,  Wael Chouchane, a examiné, lundi 27 avril, lors de sa rencontre avec l’envoyé spécial du Canada pour l’Afrique, Ben Marc Diendéré, les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre la Tunisie et le Canada  dans les domaines de l’énergie, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et des technologies propres.

 Cette rencontre a permis  d’aborder la solidité des relations tuniso-canadiennes, notamment, à l’approche du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays et d’examiner les opportunités de développer la coopération bilatérale dans le secteur énergétique, a indiqué le ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie dans un communiqué.

 Les discussions ont porté également sur la possibilité d’établir des partenariats tripartites entre la Tunisie, le Canada et les pays africains, ainsi que l’élargissement des domaines de coopération économiques dans le continent africain.

Le secrétaire d’État a souligné que la Tunisie œuvre à exécuter des réformes structurelles, s’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale de l’énergie et qui visent à accélérer la transition énergétique, mettant en exergue les opportunités  prometteuses que la Tunisie offre aux investisseurs, notamment dans les projets de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

Pour sa part, l’envoyé spécial du Canada pour l’Afrique a exprimé la volonté de son pays de soutenir la coopération économique avec la Tunisie et de s’ouvrir davantage sur les marchés africains.

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Il roule… au charbon (oui, vraiment)

27. April 2026 um 17:43

Quand l’essence se fait rare, l’ingéniosité prend le volant. À Cuba, un mécanicien a décidé de dépoussiérer une technologie que l’Europe connaît bien… surtout quand les temps deviennent compliqués : transformer du charbon en carburant.

Faute d’essence – conséquence d’un embargo pétrolier renforcé par Donald Trump sur l’île – Juan Carlos Pino n’a pas abandonné sa vieille Polski Fiat de 1980. Il l’a simplement… réinventée. Son idée : bricoler un système artisanal capable de produire un gaz combustible à partir de charbon et de l’injecter directement dans le moteur à la place de l’essence, rapporte 20minutes.fr.

Le dispositif, entièrement fabriqué avec des matériaux de récupération, n’a rien d’un prototype de laboratoire. C’est du pur système D comme on en trouve partout à Cuba, frappée qu’elle est depuis des décennies par les sanctions américaines, durcies dernièrement par l’administration Trump, qui interdit toute vente  de carburants aux Cubains. Et pourtant, les premiers essais sont plutôt encourageants : la voiture peut atteindre environ 70 km/h et parcourir une cinquantaine de kilomètres. Ce n’est pas un record de vitesse, certes, mais c’est toujours mieux que de rester coincé au garage.

Un air de déjà-vu historique

Les plus férus d’histoire automobile auront sans doute un sentiment de déjà-vu. Car cette idée rappelle fortement le gazogène, un dispositif largement utilisé en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, l’essence était réservée à l’effort de guerre, et les conducteurs faisaient rouler leurs véhicules avec ce qu’ils avaient sous la main : bois, charbon ou autres combustibles capables de produire un gaz alimentant le moteur.

Rustique ? Assurément. Peu efficace ? Pas faux. Mais incroyablement ingénieux. De là à imaginer que la flambée des prix du pétrole ou les tensions internationales puissent faire ressortir les vieux gazogènes des greniers… disons simplement que l’idée reste, pour l’instant, dans la catégorie des curiosités mécaniques. Mais qui sait? l’avenir peut nous réserver de surprises, en ce sens que la guerre au Moyen-Orient pourrait durer et impacter

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Le SNJT se mobilise pour Ziad El Hani

27. April 2026 um 16:43

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) appelle à participer à un rassemblement de solidarité avec le journaliste Ziad El Hani. Il est prévu le jeudi 30 avril 2026 à partir de 9h00, devant le tribunal de première instance de Tunis 1, situé rue Bab Bnet.

A noter que le parquet près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné le renvoi de Ziad El Hani devant la chambre correctionnelle le même jour, avec l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre. Et ce, à la suite de son audition pour des faits d’atteinte à autrui via les réseaux publics de communication. C’est ce que révèle une source judiciaire.

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Iuliu Stocklosa : « La Tunisie peut constituer une porte d’entrée en Afrique pour la Roumanie »

27. April 2026 um 16:26

Le forum B2B tuniso-roumain, organisé lundi 27 avril 2026 à Gammarth, place au cœur des échanges la relance du partenariat économique entre les deux pays.

Rencontré en marge de cet événement, Iuliu Stocklosa, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, est revenu sur la coopération entre la Tunisie et la Roumanie dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com. « Nous sommes venus avec une délégation multisectorielle réunissant des entreprises actives dans l’automatisation, les technologies de l’information, le transport et les énergies renouvelables  » précise-t-il.

Puis il poursuit : « Nous espérons rencontrer de bons partenaires en Tunisie. Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une délégation tunisienne qui s’était rendue en Roumanie l’année dernière avec Conect International. Nous sommes convaincus que cette coopération va se renforcer. Car nous considérons la Tunisie comme une porte d’entrée vers l’Afrique et la Roumanie comme une porte d’entrée vers l’Europe centrale et orientale. »

Interrogé sur le fait de savoir s’il s’agissait de sa première visite en Tunisie, il a répondu : « Ce n’est pas ma première visite en Tunisie. Mais c’est la première fois que je m’y rends avec cette délégation. »

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Code des changes : Maher Belhadj pointe le frein structurel qui gangrène l’économie

27. April 2026 um 15:54

L’archaïsme du code des changes constitue le facteur central qui alimente la dépréciation du dinar, entretient le marché parallèle des devises et accélère l’exode des compétences, estime l’expert en économie et finance Maher Belhadj, expert en finance et économie. Dans une déclaration à l’Economiste maghrébin, il appelle à une réforme en profondeur de ce cadre comme condition préalable à tout rééquilibrage de l’économie nationale.

L’expert identifie le code des changes comme le nœud central des déséquilibres économiques tunisiens. Il indique qu’un code des changes efficace est celui qui autorise librement l’entrée et la sortie des flux de devises, établissant ainsi les conditions d’un marché des changes fonctionnel. Lorsque cette liberté de circulation est garantie, l’écart entre le cours officiel et le cours parallèle se réduit jusqu’à devenir marginal, supprimant la base économique du marché noir.

Le spécialiste détaille les effets pratiques d’une telle réforme pour les professionnels résidant en Tunisie. Un cadre réglementaire modernisé leur permettrait de facturer des services à des clients étrangers en devises, de recevoir ces paiements sur un compte domicilié en Tunisie, de constituer une épargne en monnaie étrangère et d’obtenir des visas pour se déplacer librement. Il cite le cas d’un professeur visiteur qui anime des conférences à l’étranger, facture en devises et rapatrie ses honoraires en Tunisie. Ainsi, ces flux de devises, rendus possibles par un code des changes adapté, alimentent directement le circuit économique national.

Notre interlocuteur établit un lien de causalité entre la rigidité du code des changes et l’exode des compétences. Tant que les résidents ne peuvent pas détenir et utiliser librement des devises et se heurtent à des restrictions lors de transactions internationales, les conditions de rétention des profils qualifiés restent insuffisantes.

 

Lire aussi: Khouloud Toumi : « Réformer le code des changes, c’est repenser tout le système »

Le marché parallèle des devises, conséquence directe des défaillances réglementaires

Maher Belhadj analyse le marché parallèle des devises comme un indicateur direct de l’inadaptation du cadre réglementaire. Une réglementation des changes adaptée ramènerait cet écart entre le marché officiel et le marché parallèles. Ce qui rendrait le recours au marché informel économiquement non pertinent.

Le spécialiste souligne que la persistance de ce marché parallèle reflète un déficit de confiance dans le système officiel et une inadaptation de la réglementation en vigueur. Il indique que la fermeture du système prive les professionnels de toute perspective de rémunération en monnaie étrangère. Ce qui constitue un facteur structurel d’incitation au départ.

La dépréciation du dinar, illustrée par l’évolution des prix de la location touristique

Maher Belhadj illustre la dépréciation du dinar par l’évolution des tarifs de la location touristique, passés de deux cents dinars à un million, puis à trois millions, pour atteindre six millions de dinars aujourd’hui. Il attribue cette progression non à une création de valeur mais à l’effondrement du pouvoir d’achat de la monnaie nationale depuis la dévaluation de 2016 et 2017.

Le spécialiste appuie ce constat sur des données de change comparatives. Le taux de conversion, autrefois fixé à trois dinars pour un euro ou un dollar, atteint aujourd’hui huit à neuf dinars pour un euro et trois dinars quatre cents pour le dollar. Il en conclut que la valeur réelle du dinar, corrigée de l’inflation internationale, a été substantiellement réduite, affectant l’ensemble des équilibres économiques du pays.

 

Lire également: Anis Ben Saïd : « La convertibilité du dinar nécessite cinq ans de préparation »

Des profils qualifiés poussés vers l’expatriation par des niveaux de rémunération insuffisants

Maher Belhadj relève que des ingénieurs, des médecins, des titulaires de masters en finance et des pilotes, formés en Tunisie, ne peuvent pas maintenir un niveau de vie correspondant à leurs qualifications avec les rémunérations proposées sur le marché local. Il indique que ces professionnels choisissent en conséquence de s’expatrier pour percevoir des rémunérations en euros ou en dollars. Il décrit ce mouvement comme un cycle où des compétences quittent le pays avant d’y réinjecter des ressources sous forme de transferts de fonds ou de missions facturées en devises. Et ce, à condition que le code des changes autorise ces flux.

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L’Etat a-t-il les moyens de recruter 1 350 docteurs en 2026?

27. April 2026 um 15:07

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a annoncé l’ouverture de concours pour le recrutement de 1 350 docteurs. Ce chiffre, a-t-il précisé, reste tributaire des capacités financières de l’État et des équilibres budgétaires ; et ce, en coordination avec le ministère des Finances et la présidence du gouvernement.

Il a rappelé que le décret n°4259 de 2013 s’inscrivait dans un contexte exceptionnel post-révolution. Il a permis l’intégration d’un nombre limité de chercheurs au sein des centres de recherche, en dehors du cadre classique du corps des enseignants-chercheurs.

S’exprimant lors d’une séance à l’Assemblée des représentants du peuple, en réponse aux questions orales des députés, le ministre a également indiqué que son département œuvre pour une meilleure rationalisation des espaces universitaires et des infrastructures existantes.

En réaction, un député a jugé le volume des recrutements insuffisant au regard du nombre de docteurs au chômage. Il a par ailleurs insisté sur le respect des engagements annoncés et l’accélération de l’aménagement de l’Institut supérieur des sciences infirmières de Kairouan.

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Entre économie et énergie, l’Égypte temporise sur les horaires commerciaux

27. April 2026 um 15:03

Le gouvernement de l’Égypte annonce une décision concernant les horaires de fermeture des commerces. Et ce, à l’issue d’une réunion de la cellule de crise présidée par le Premier ministre, Mustafa Madbouli, dimanche 26 avril 2026.

Cette décision arrive à la veille de l’expiration de la mesure exceptionnelle fixant la fermeture des magasins à 23h00 en Égypte. Laquelle intervenait dans un contexte de tensions internationales et de pressions économiques, notamment liées à l’énergie.

Selon les informations disponibles, les autorités égyptiennes ont choisi de maintenir provisoirement les horaires actuels. Et ce, dans l’attente d’une évaluation complète de leur impact sur l’activité économique et la consommation.

Ainsi, dans le détail, on retrouve les dispositions suivantes :

  • Les commerces et centres commerciaux ferment à 23h00. Et ce, avec une extension jusqu’à minuit les jeudis, vendredis et jours fériés.
  • Les restaurants et cafés peuvent rester ouverts jusqu’à 1h du matin. Tout en continuant les services de livraison 24h/24.

Par ailleurs, le gouvernement égyptien souligne que ces mesures restent transitoires, et qu’une décision finale — prolongation, modification ou suppression — sera prise en fonction des indicateurs économiques et des besoins du marché.

En parallèle, certaines zones touristiques bénéficient d’exceptions dans le pays. Car la nécessité se fait sentir de préserver l’activité du secteur stratégique pour l’économie nationale.

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Khouloud Toumi : « Réformer le code des changes, c’est repenser tout le système »

27. April 2026 um 15:00

La libéralisation du compte capital dans le paysage économique est loin d’être une simple question technique. C’est un chantier institutionnel et macrofinancier majeur, dont la réussite dépend de la séquence des réformes. Mais aussi de la crédibilité des politiques publiques et de la solidité des fondamentaux externes. Khouloud Toumi, analyste en politique économique, décortique, dans une déclaration à l’Economiste Maghrébin, les enjeux et les scénarios possibles.

Analyste en politique économique, Khouloud Toumi situe d’emblée le débat : la réforme du code des changes s’inscrit dans la problématique plus large de la libéralisation du compte capital dans une économie émergente soumise à des déséquilibres externes persistants. Le régime actuel, précise-t-elle, repose sur un dispositif de contrôle administratif des flux de devises qui engendre plusieurs dysfonctionnements structurels.

La spécialiste en identifie quatre. Selon l’analyse, en premier lieu, ces restrictions induisent des distorsions allocatives en empêchant une affectation optimale de la liquidité en devises entre les différents agents économiques. En second lieu, elles favorisent l’émergence de tensions sur le marché des changes, matérialisées par un écart structurel entre le taux officiel et un taux implicite de marché, révélateur d’un désalignement persistant. En troisième lieu, ce cadre affaiblit la transmission de la politique monétaire via le canal du taux de change, tout en amplifiant la volatilité des anticipations et l’incertitude financière. Enfin, du point de vue de l’investissement, les restrictions sur la convertibilité et le rapatriement des capitaux augmentent la prime de risque pays. Tout en réduisant l’attractivité de la Tunisie dans l’allocation internationale des capitaux et conduisant, estime notre interlocutrice, à un équilibre sous-optimal en termes d’efficacité.

 

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Trois scénarios, un seul viable

Khouloud Toumi distingue trois trajectoires possibles. La première, qu’elle qualifie de réforme graduelle, repose sur une libéralisation partielle et séquencée du compte capital. Laquelle s’assortit du maintien temporaire de certains contrôles durant la transition, du recours à des instruments macroprudentiels, d’un ajustement progressif du taux de change réel, d’une réduction graduelle du marché parallèle et d’une amélioration de la confiance des investisseurs. C’est, à ses yeux, le scénario le plus compatible avec la stabilité économique et le plus adapté à la situation tunisienne.

La deuxième trajectoire, que l’analyste juge risquée, est celle d’une libéralisation rapide. Une ouverture précipitée entraînerait, précise-t-elle, une forte inflation, une volatilité accrue et un ajustement brutal des prix relatifs, dans un schéma comparable à des épisodes de crise de balance des paiements.

La troisième trajectoire est celle d’une réforme incohérente ou bloquée : réformes incomplètes, contrôles administratifs maintenus, marché des changes peu profond et crédibilité institutionnelle défaillante. Khouloud Toumi en décrit les conséquences; à savoir : la persistance du marché parallèle, l’inefficacité des mesures engagées, les désalignements durables du taux de change et l’impact négatif sur l’investissement.

La reconfiguration institutionnelle, condition du succès

Ainsi, Khouloud Toumi affirme que la réforme du code de change dépasse largement le cadre d’une simple libéralisation technique : il s’agit, insiste-t-elle, d’une reconfiguration en profondeur du régime macrofinancier dans son ensemble. Le succès de cette entreprise repose, à son sens, sur trois variables déterminantes : la séquence de la libéralisation, la crédibilité des politiques publiques et la soutenabilité des fondamentaux externes. Seule une approche graduelle, conduite étape par étape et adossée à des fondamentaux solides, permettra d’assurer conjointement la stabilité externe, l’attractivité des investissements et une meilleure efficacité allocative.

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