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Le 14 mai, démarrage des épreuves du Bac 2026

09. Mai 2026 um 20:32

Le ministère de l’Éducation a annoncé, samedi 9 mai, le lancement des épreuves pratiques et orales du baccalauréat 2026 à partir du jeudi 14 mai, marquant ainsi le début officiel de la session d’examen.

Selon un communiqué du ministère, les épreuves orales de musique ouvriront le calendrier les 14 et 15 mai. Elles concerneront 4 058 candidats répartis sur 72 centres d’examen à travers le pays.

Les travaux pratiques de technologie se dérouleront les 14, 15, 16, 18, 20, 21, 22 et 23 mai. Au total, 21 677 candidats passeront ces épreuves dans 289 centres.

Les épreuves pratiques d’informatique auront lieu les 16, 19, 20, 21 et 23 mai. Elles concerneront 162 435 candidats répartis sur plusieurs centaines de centres, dont le nombre atteindra 567 lors de certaines journées.

De leur côté, les épreuves pratiques et orales de spécialité sportive se tiendront les 19, 20, 22 et 23 mai, avec la participation de 2.064 candidats dans 87 centres d’examen.

Le ministère a précisé que ces épreuves constituent la première phase du baccalauréat 2026, avant les examens écrits principaux prévus les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin prochains.

Les résultats de la session principale seront annoncés le 23 juin 2026. Les épreuves de la session de contrôle se dérouleront les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet, tandis que les résultats définitifs seront proclamés le 12 juillet 2026.

Le département de l’Éducation assure avoir mis en place les préparatifs organisationnels et logistiques nécessaires afin de garantir le bon déroulement de cette échéance nationale.

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La Tunisie appelle à renforcer la coopération arabe dans le nucléaire civil

09. Mai 2026 um 20:21

La Tunisie réaffirme son engagement en faveur du développement de la coopération arabe dans le domaine du nucléaire pacifique dit « civil », notamment pour la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer et la recherche sur la fusion nucléaire.

Lors de l’ouverture de la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AAEA), vendredi 8 mai 2025 à Tunis, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a appelé à une vision stratégique arabe commune pour renforcer le rôle de l’agence et développer les partenariats internationaux.

Le ministre, également président de la Commission nationale de l’énergie atomique, a souligné la volonté de la Tunisie de renforcer la coordination entre les structures scientifiques et techniques nationales, notamment le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et le Centre national de radioprotection, afin de valoriser l’expertise tunisienne et de soutenir les programmes régionaux.

Lire aussi: Technologies nucléaires: un projet de réacteur de recherche à l’étude

Il a aussi plaidé pour la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation basés sur des indicateurs précis, dans le respect des principes de transparence et de bonne gouvernance.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur général de l’AAEA, Salem Hamdi, de responsables scientifiques tunisiens et de délégations de plusieurs pays arabes.

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Eau et souveraineté : appel à changer de modèle agricole

Les participants à la deuxième édition de la Rencontre nationale de l’eau, organisée du 24 au 26 avril 2026 à Chenini-Gabès par l’Observatoire tunisien de l’eau, ont estimé que la pénurie hydrique en Tunisie résulte d’un modèle de développement fondé sur la surexploitation des ressources en eau et non d’une simple fatalité climatique.

Dans leur communiqué final publié samedi 9 mai, ils ont accusé les autorités de privilégier les exportations agricoles et industrielles au détriment du droit des citoyens à l’eau potable et de limiter la crise à des facteurs naturels pour éviter d’assumer leurs responsabilités dans la mise en place de politiques hydriques durables.

Réunis autour du thème « Eau et énergie : enjeux de souveraineté nationale face aux défis régionaux et impérialistes », des experts, universitaires, syndicalistes, agriculteurs et militants associatifs ont affirmé que la souveraineté nationale passe par la souveraineté alimentaire et hydrique. Ils ont plaidé pour le soutien aux petits agriculteurs, l’agriculture écologique et la valorisation des savoirs locaux plutôt que le recours à des technologies coûteuses accentuant l’endettement.

Les participants ont appelé l’État à adopter une carte de production agricole adaptée aux changements climatiques et favorisant des cultures moins consommatrices d’eau. Ils ont également recommandé de promouvoir les semences locales, de réduire l’usage des engrais chimiques et d’encourager l’organisation collective des petits agriculteurs à travers les coopératives et structures professionnelles existantes.

Concernant la transition énergétique, les intervenants ont dénoncé une gestion « verticale » favorisant, selon eux, les grandes entreprises étrangères au détriment de la STEG et des entreprises tunisiennes. Ils ont réclamé une approche participative dans l’élaboration des politiques énergétiques, ainsi que des garanties environnementales et sociales pour les projets d’énergies renouvelables.

Le communiqué met aussi en garde contre le risque de voir la Tunisie devenir une simple « zone de transit » énergétique. Les participants ont demandé l’interdiction des grands projets énergétiques, notamment liés à « l’hydrogène vert », dans les régions souffrant de stress hydrique, et appelé à orienter la recherche scientifique vers le développement de technologies locales liées à la souveraineté hydrique et énergétique.

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Le Royaume-Uni poussé vers un nouveau rapprochement stratégique avec l’UE

09. Mai 2026 um 18:41

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, pense que le Royaume-Uni devrait renforcer ses relations avec l’Union européenne dans un contexte international marqué par la montée des rivalités entre grandes puissances et par l’instabilité géopolitique croissante.

S’exprimant lors d’un événement économique relayé par la presse britannique, vendredi 8 mai, Andrew Bailey souligne que le monde évoluait désormais autour de grands blocs économiques et stratégiques dominés principalement par les États-Unis et la Chine. Selon lui, le Royaume-Uni ne peut ignorer cette transformation et doit développer des relations plus étroites avec ses partenaires européens afin de protéger sa croissance, sa stabilité financière et ses intérêts stratégiques.

Le gouverneur de la Bank of England a insisté sur l’importance des liens commerciaux entre Londres et l’Union européenne, rappelant que l’UE demeure le principal partenaire économique du Royaume-Uni malgré le Brexit. Il a estimé qu’une coopération plus approfondie dans plusieurs domaines, notamment les services financiers, le commerce, l’énergie et la sécurité, pourrait bénéficier aux deux parties.

Andrew Bailey a également mis en garde contre les conséquences économiques d’un affaiblissement des relations commerciales avec les voisins européens. Selon plusieurs analyses économiques relayées ces derniers mois au Royaume-Uni, les coûts liés au Brexit continuent de peser sur les échanges commerciaux, les investissements et la compétitivité britannique.

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement travailliste de Keir Starmer poursuit une stratégie de « réinitialisation » des relations avec Bruxelles. Depuis son arrivée au 10 Down Street, il tente de renouer un dialogue plus pragmatique avec l’Union européenne sans toutefois revenir sur les principales lignes rouges du Brexit, notamment le refus de réintégrer le marché unique ou l’union douanière.

Plusieurs discussions sont en cours entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur des sujets sensibles comme la coopération en matière de défense, les marchés financiers, l’énergie ou encore la participation britannique à certains programmes européens liés au soutien à l’Ukraine.

Dans ce contexte, les débats autour d’un rapprochement progressif avec l’Union européenne se multiplient au Royaume-Uni. Des responsables politiques, des organisations patronales ainsi que plusieurs syndicats britanniques plaident désormais pour une coopération renforcée avec Bruxelles afin de soutenir l’économie britannique dans un environnement mondial devenu plus instable et plus protectionniste.

Les tensions internationales, la guerre en Ukraine, les incertitudes liées à la politique américaine et la compétition économique avec la Chine poussent ainsi une partie croissante des élites britanniques à considérer l’Europe non plus comme une contrainte politique, mais comme un partenaire stratégique indispensable dans le nouvel équilibre mondial.

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Pourquoi le sel exerce une influence majeure sur le cerveau humain?

09. Mai 2026 um 16:30

Le sel joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du cerveau et de l’organisme humain, au point que le corps a développé des mécanismes biologiques spécifiques pour le détecter, le rechercher et réguler sa consommation. Selon plusieurs chercheurs interrogés par la BBC, cette importance physiologique explique en grande partie pourquoi le goût salé est perçu comme particulièrement agréable.

Le chlorure de sodium, principal composant du sel alimentaire, agit directement sur les papilles gustatives. Courtney Wilson, spécialiste du goût à la faculté de médecine de l’université du Colorado (Etats-Unis), explique que « la langue contient des cellules capables de détecter spécifiquement les ions sodium. Lorsque ceux-ci entrent en contact avec les récepteurs gustatifs, ils déclenchent un signal électrique transmis au cerveau. Ce mécanisme permet au corps d’identifier rapidement la présence de sodium dans l’alimentation »

La chercheuse poursuit son explication en indiquant que le cerveau dispose de deux systèmes distincts liés au goût du sel. Le premier produit une sensation agréable lorsque la quantité consommée correspond aux besoins physiologiques de l’organisme. Quant au second, il provoque un rejet lorsque la concentration devient excessive. « Le sodium est indispensable au fonctionnement des cellules nerveuses, des muscles et des échanges électriques dans l’ensemble du corps. Le maintien d’un équilibre précis est donc vital », ajoute Wilson.

Le sel renforce également les autres saveurs alimentaires

Les scientifiques soulignent également que le sel possède la capacité de renforcer d’autres saveurs alimentaires, sans que le mécanisme exact soit totalement compris. Des recherches suggèrent que les cellules gustatives pourraient interagir entre elles ou que certaines zones du cerveau moduleraient la perception des saveurs sucrées, amères et salées.

Neurologue à l’université de l’Iowa, Joel Geerling rappelle que le sodium est indispensable à la vie cellulaire. « Chaque cellule du corps humain utilise une pompe sodium-potassium pour réguler les échanges chimiques nécessaires à son fonctionnement, souligne le chercheur. Ce processus représente une part importante de la dépense énergétique quotidienne de l’organisme. Les mouvements des ions sodium permettent notamment la transmission des signaux nerveux et le fonctionnement du muscle cardiaque », rapporte BBC.

Quid des animaux

Mais ce n’est pas tout. Car, certains chercheurs estiment également que l’attirance pour le sel résulte d’une adaptation évolutive. Chez les animaux terrestres, disent-ils, le sodium est relativement rare dans l’environnement naturel, en particulier dans les régimes exclusivement végétaux. D’ailleurs, plusieurs espèces développent ainsi des comportements spécifiques pour en trouver. Par exemple, des éléphants africains parcourent de longues distances jusqu’à des grottes riches en sel, tandis que des cervidés recherchent naturellement des points d’eau salés.

Plusieurs études indiquent attentent que les humains préhistoriques dépendaient eux aussi fortement des sources naturelles de sel. En effet, à Hallstatt, en Autriche, l’une des plus anciennes mines de sel encore exploitées aujourd’hui aurait commencé à être utilisée vers 5000 avant notre ère. L’archéologue Daniel Bradner assure que ce gisement a joué un rôle majeur dans l’installation durable des populations dans les Alpes et dans la conservation des aliments.

Les recherches récentes montrent également l’existence de neurones spécialisés dans la régulation de l’appétit pour le sel. Joel Geerling indique que certains neurones détectent l’aldostérone, une hormone produite lorsque les niveaux de sel et d’eau deviennent insuffisants. Ces cellules stimuleraient alors la recherche et la consommation de sodium afin de rétablir l’équilibre interne de l’organisme.

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Lagarde met en garde contre les cryptomonnaies adossées à l’euro

09. Mai 2026 um 16:29

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a mis en garde contre les risques que représentent les stablecoins adossés à l’euro pour le système bancaire européen et pour l’efficacité de la politique monétaire de la zone euro.

Dans un discours prononcé le 8 mai lors du Forum économique latino-américain organisé par la Banque d’Espagne à Roda de Bará, en Espagne, la présidente de la BCE a exprimé son scepticisme quant à l’utilité des stablecoins libellés en euro, malgré les arguments avancés par leurs défenseurs sur leur potentiel d’innovation financière et leur capacité à renforcer le rôle international de la monnaie européenne.

Christine Lagarde estime que ces actifs numériques pouvaient affaiblir la transmission de la politique monétaire et créer de nouveaux risques pour la stabilité financière. Un transfert massif des dépôts bancaires traditionnels vers des stablecoins pourrait réduire les capacités de prêt des banques et perturber le fonctionnement du système financier européen, ajoute-t-elle.

La présidente de la BCE rappelle notamment les turbulences observées en 2023 autour du stablecoin USD Coin, dont la valeur s’était temporairement détachée du dollar après la faillite de Silicon Valley Bank. Pour Francfort, cet épisode illustre la vulnérabilité potentielle des monnaies numériques privées en période de stress financier.

Selon les données citées par la BCE, le marché mondial des stablecoins est passé de moins de 10 milliards de dollars il y a six ans à plus de 300 milliards de dollars aujourd’hui, un essor qui alimente les inquiétudes des banques centrales face à la montée des actifs numériques privés.

Christine Lagarde a également averti que la domination croissante des stablecoins adossés au dollar risquait d’accroître la dépendance de l’Europe envers les infrastructures financières américaines et de favoriser une forme de « dollarisation numérique » du continent. Elle a souligné que près de 98 % des stablecoins mondiaux restent aujourd’hui indexés sur le dollar américain.

Face à cette évolution, la BCE privilégie une autre approche fondée sur le développement d’un euro numérique public ainsi que sur les dépôts bancaires tokenisés, considérés comme plus sûrs et mieux intégrés au cadre réglementaire européen. Christine Lagarde a insisté sur la nécessité pour l’Europe de bâtir sa propre infrastructure financière numérique afin de préserver sa souveraineté monétaire…

Le débat intervient alors que l’Union européenne poursuit l’application du règlement MiCA, premier cadre réglementaire global destiné à encadrer les marchés des cryptoactifs et les émetteurs de stablecoins au sein de l’espace européen.

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Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne bondissent de 106 %

09. Mai 2026 um 14:52

Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne ont enregistré 106 % de progression au cours du mois d’avril 2026, confirmant le retour en force de l’Algérie parmi les principaux fournisseurs énergétiques du marché espagnol.

Selon les données publiées par la plateforme spécialisée ‘Energy’ le 8 mai, les expéditions algériennes de pétrole brut et de produits raffinés vers l’Espagne ont atteint environ 116 000 barils par jour en avril, contre 56 000 barils quotidiens le mois précédent, soit une hausse de 106 % en l’espace d’un mois.

Cette progression place l’Espagne au troisième rang des principaux clients pétroliers de l’Algérie durant le mois d’avril, derrière la France et la Corée du Sud. Les exportations totales algériennes de pétrole et dérivés ont atteint environ 903 000 barils par jour sur la même période, en hausse de 27 % par rapport à mars.

Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques internationaux, marqué notamment par les perturbations liées au détroit d’Ormuz et par les craintes sur la sécurité des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.

Les analystes estiment que les difficultés rencontrées par certains fournisseurs traditionnels du marché européen ainsi que la hausse des prix internationaux ont favorisé le retour du pétrole algérien sur plusieurs marchés méditerranéens, notamment en Espagne, en France et en Italie.

Au premier trimestre 2026, l’Espagne figurait déjà parmi les premières destinations des exportations pétrolières algériennes. Selon plusieurs rapports spécialisés, Madrid avait conservé la première place parmi les clients du brut algérien durant les premiers mois de l’année avant d’être dépassée par la France en avril.

Parallèlement au pétrole, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe ont également fortement progressé depuis le début des tensions au Moyen-Orient. Les marchés européens cherchent à compenser les risques de perturbation des flux énergétiques provenant du Golfe, ce qui profite directement aux producteurs nord-africains, notamment l’Algérie.

Cette dynamique pourrait renforcer davantage le rôle stratégique de l’Algérie dans la sécurité énergétique européenne, alors que plusieurs pays européens multiplient les discussions avec Sonatrach pour sécuriser leurs approvisionnements en pétrole et en gaz dans un contexte géopolitique particulièrement instable.

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La sécheresse devient une contrainte structurelle en Tunisie, alerte la BAD

09. Mai 2026 um 13:01

En Tunisie, la sécheresse n’est plus considérée comme un simple aléa climatique mais comme une contrainte structurelle durable. C’est l’un des principaux constats d’un Rapport de synthèse de la Banque Africaine de Développement (BAD), intitulé « Planification, préparation et stratégies de résilience face aux sècheresses ».

Une aggravation continue des sécheresses

Le pays fait face à une intensification marquée des épisodes de sécheresse, dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles et de vulnérabilité accrue au changement climatique. Les sécheresses deviennent à la fois plus fréquentes, plus longues et plus sévères, avec des effets directs sur la sécurité hydrique, la production agricole, la stabilité des revenus ruraux et la cohésion sociale.

Cette situation, déjà caractéristique d’un pays à climat aride à semi-aride, se complexifie davantage sous l’effet combiné de la variabilité climatique, de la croissance démographique, des mutations économiques et de la fragilité de certains écosystèmes, souligne le rapport.

Les données récentes confirment cette tension hydrique : en 2023 et 2024, les barrages tunisiens n’ont été remplis qu’à 31 % et 37 % de leur capacité.

Des projections climatiques préoccupantes

Les projections à long terme renforcent ces inquiétudes. Elles anticipent une baisse des précipitations pouvant atteindre 25 % d’ici 2100 dans les régions du Centre et du Sud du pays, ainsi qu’une hausse continue des températures moyennes comprise entre +2,5 °C et +5 °C.

Une réponse stratégique déjà engagée

Face à cette pression croissante, la Tunisie a développé plusieurs stratégies et cadres réglementaires visant à adapter la gestion de l’eau aux enjeux climatiques. Ces dispositifs cherchent à anticiper les risques, renforcer la résilience du secteur et améliorer l’efficacité d’utilisation des ressources.

Parmi les principaux outils figurent la stratégie nationale « Eau 2050 », le Plan Directeur REUSE 2050 pour la réutilisation des eaux traitées, la Vision 2035 pour le secteur agricole, ainsi que des cadres transversaux comme la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) actualisée en 2021, le Plan National d’Adaptation (volet sécurité alimentaire) et la Stratégie Bas Carbone et de Résilience au Changement Climatique à l’horizon 2050.

Ces politiques, portées par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, intègrent la rareté croissante de la ressource, l’exigence d’efficience et l’adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Le Plan National de la Sécheresse (PNS), publié en 2020, complète ce dispositif par une approche centrée sur la prévention et la résilience.

Une gouvernance hydrique encore fragilisée

Malgré cette architecture stratégique et réglementaire jugée relativement complète, l’efficacité de la gouvernance de l’eau reste fortement limitée par une complexité institutionnelle structurelle.

Fondé sur l’analyse de 22 institutions tunisiennes et sur les données climatiques les plus récentes, le rapport de la BAD propose une feuille de route pour transformer la gouvernance de l’eau, anticiper les crises et mobiliser les financements nécessaires à une résilience durable.

Les recommandations de la BAD

Le rapport préconise notamment une réforme en profondeur du système de gouvernance afin de mettre fin à la fragmentation institutionnelle et aux incohérences actuelles. Il appelle également au développement de techniques de gestion et de conservation de l’eau, notamment le dessalement et la réutilisation des eaux usées.

Enfin, il souligne la nécessité de mettre en place une architecture incitative pour mobiliser des financements alternatifs au-delà des circuits publics classiques. Cela passe par le développement de mécanismes de micro-assurance agricole et climatique, ainsi que par la modernisation du cadre juridique et réglementaire, notamment à travers l’adaptation du Code de l’eau aux réalités climatiques actuelles.

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Tuninvest SICAR : un bénéfice net qui triple en 2025 et un dividende de 1,250 dinar par action en vue

09. Mai 2026 um 12:32

Le bénéfice net de Tuninvest SICAR a quasiment triplé en 2025, bondissant de 193 % pour atteindre 2,3 millions de dinars, selon les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 par le Conseil d’administration réuni le 29 avril 2026. Cette performance est portée essentiellement par les dividendes versés par les sociétés du portefeuille, notamment Nouvelair.

Fort de ces résultats, le Conseil d’administration a convoqué une assemblée générale ordinaire pour le 11 juin 2026, à l’occasion de laquelle il proposera aux actionnaires la distribution d’un dividende de 1,250 dinar par action.

Sur le plan de la gouvernance, Brahim Anane a démissionné de ses fonctions d’administrateur et de président du Conseil d’administration, remplacé par Mokhtar Zannad.

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Placements de Tunisie SICAF verse 3,200 dinars de dividende par action

09. Mai 2026 um 12:25

La société Placements de Tunisie SICAF a fixé le montant de son dividende à 3,200 dinars par action, à l’issue de son assemblée générale ordinaire tenue le 5 mai 2026. Sachant que son chiffre d’affaire de l’exercice 2025 s’est élevé à 3,988 millions de dinars, soit une progression de 15,3 % par rapport à celui de 2024.

Le détachement du dividende est programmé pour le 12 mai 2026, tandis que le règlement débutera le 14 mai 2026. Les versements seront effectués auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires de titres, par l’intermédiaire de Tunisie Clearing pour les titres qui y sont déposés.

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Libye : la raffinerie de Zaouïa à l’arrêt après des affrontements armés

09. Mai 2026 um 12:14

La Libye a été confrontée à une nouvelle perturbation majeure de son secteur énergétique après l’arrêt total des activités de la raffinerie de Zaouïa, située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, à la suite d’affrontements armés ayant éclaté à proximité du complexe pétrolier.

La société Azzawiya Oil Refining Company annonce avoir déclenché des mesures d’urgence, dans la soirée du 8 mai, après des échanges de tirs et des bombardements dans les environs immédiats du site. Selon l’opérateur, plusieurs obus de gros calibre sont tombés à l’intérieur même des installations, y compris dans des zones opérationnelles du complexe.

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire, les autorités de la raffinerie ont décidé d’interrompre complètement les opérations et d’évacuer tous les pétroliers présents dans le port afin de protéger les employés, les infrastructures et l’environnement. Un état d’urgence a également été décrété sur le site.

La National Oil Corporation (NOC), compagnie pétrolière nationale libyenne, a confirmé que plusieurs projectiles avaient atteint différentes parties du complexe sans provoquer, à ce stade, de dégâts majeurs. L’entreprise a toutefois averti que l’extension des affrontements vers les quartiers résidentiels voisins augmentait considérablement les risques pour les installations pétrolières et pour la population locale.

La raffinerie de Zaouïa est considérée comme la plus importante encore pleinement opérationnelle en Libye. Sa capacité de traitement atteint environ 120 000 barils par jour. Le site est relié au champ pétrolier géant de Sharara, dont la production avoisine 300 000 barils quotidiens, faisant de cette infrastructure un élément stratégique de l’approvisionnement énergétique du pays.

Selon plusieurs médias locaux et régionaux, les affrontements seraient liés à une vaste opération sécuritaire menée par des forces armées et des unités de sécurité dans la ville de Zaouïa contre des groupes criminels impliqués notamment dans les trafics d’armes, de carburant, de drogue et dans les réseaux de migration clandestine…

Cette nouvelle crise intervient dans un contexte où le secteur pétrolier demeure au cœur des rivalités politiques et militaires libyennes. Depuis plus d’une décennie, les installations énergétiques du pays sont régulièrement affectées par des blocages, des affrontements armés ou des luttes d’influence entre groupes rivaux, perturbant fréquemment la production et les exportations de brut.

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Journée de l’Europe : Giuseppe Perrone appelle à un partenariat renforcé Tunisie-UE

09. Mai 2026 um 11:51

Lors de la célébration de la Journée de l’Europe, Giuseppe Perrone, chef de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, a salué les liens historiques avec la Tunisie et l’UE, appelant à une modernisation des relations bilatérales, axée sur la transition énergétique, la jeunesse et la stabilité régionale, dans un monde marqué par les guerres en Ukraine, à Gaza et en Iran.

Giuseppe Perrone a ouvert son discours en rendant hommage au ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, présent à l’événement, et en félicitant le ministère pour son 70e anniversaire. « La Tunisie accorde une attention particulière à la relation avec l’UE, bâtie sur des décennies de diplomatie et des siècles d’échanges humains, culturels et économiques », a-t-il déclaré, remerciant les participants pour leur engagement.

Évoquant l’héritage de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950, il a rappelé la vision européenne de paix et de coopération face aux « bouleversements géopolitiques, économiques et technologiques ». L’UE, a-t-il insisté, défend un multilatéralisme basé sur le droit international, la diplomatie et la solidarité, une approche partagée par la Tunisie.

Priorités européennes : paix, voisinage et Tunisie

Dans un contexte de conflit en Iran et d’agression russe en Ukraine, Giuseppe Perrone a réaffirmé le soutien inébranlable de l’UE à Kiev, politique, militaire, économique et humanitaire, saluant la position tunisienne aux Nations unies et l’invitant à rejoindre la Coalition pour le retour des enfants ukrainiens. Il a aussi déploré la « tragédie de Gaza », symbole d’un « échec collectif » humanitaire qui s’étend au Liban.

Pour sécuriser son voisinage, l’UE mise sur l’élargissement, les échanges économiques et la transition énergétique. Avec la Tunisie, partenaire stratégique, cela se traduit par un renforcement des exportations (70 % vers l’UE en 2025, selon l’Institut national de la statistique), une confiance citoyenne élevée (62%, surtout chez les jeunes) et des projets comme l’interconnexion électrique ELMED avec l’Italie.

Le Pacte pour la Méditerranée offre des opportunités en matière de migration, d’investissement, de formation et d’énergies renouvelables. « Nous transformons les défis en solutions partagées : dynamiser l’investissement, soutenir l’innovation de la jeunesse tunisienne et des réformes pour une croissance verte et inclusive », a souligné Perrone.

Jeunesse et société civile au cœur du partenariat

Au centre de ce discours, la jeunesse tunisienne « créative, connectée et ambitieuse », soutenue par Erasmus+, des programmes d’entrepreneuriat et la liberté d’association. Le chef  de la délégation de l’UE en Tunisie  a aussi salué la société civile, contributeur de 3% du PIB et 4% des emplois, « admirée dans le monde entier ».

En conclusion, il a appelé à un « dialogue ouvert avec toutes les forces vives tunisiennes » pour un avenir « plus juste, durable et solidaire », renouvelant la confiance dans la coopération UE-Tunisie.

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Journée de l’Europe : Mohamed Ali Nafti appelle à un renouveau tuniso-européen

09. Mai 2026 um 11:42

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, vendredi 8 mai 2026 à Tunis, à la Journée de l’Europe, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie. L’événement, en présence des ambassadeurs des États membres de l’UE, de personnalités tunisiennes et du corps diplomatique, coïncide avec le 76e anniversaire de la Déclaration Schuman.

Dans son allocution, le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé l’engagement de la Tunisie envers les principes fondateurs de son partenariat historique avec l’UE, appelant à son évolution vers une relation plus équilibrée, équitable et respectueuse des priorités nationales et des choix souverains des deux parties. Il a jugé que l’Accord d’association, vieux de plus de 30 ans, ne répond plus aux mutations économiques mondiales ni aux impacts des conflits en Europe et au Moyen-Orient.

Le ministre a mis l’accent sur l’importance d’une révision et un rééquilibrage du partenariat, via un meilleur accès au marché européen, des investissements à haute valeur ajoutée, un soutien à la transition énergétique et numérique, ainsi qu’une intégration accrue de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales. Il a insisté sur la nécessité de valoriser le capital humain tunisien en Europe, contributeur clé au développement économique et scientifique du pays.

M. Nafti a salué la coopération exemplaire en matière scientifique, universitaire, culturelle et d’innovation, réclamant une mobilité accrue pour étudiants, chercheurs, entrepreneurs et artistes tunisiens, par l’alléger des visas.

Sur la migration, il a défendu une approche globale et partagée, favorisant les voies légales, combattant les trafics, et refusant tout statut de pays de transit pour les migrants irréguliers. La Tunisie soutient les retours volontaires assistés pour préserver la dignité des victimes.

Au plan régional, il a accueilli les initiatives pour relancer la coopération méditerranéenne, comme le Pacte pour la Méditerranée, en espérant des projets structurants et durables pour l’intégration régionale.

Enfin, M. Nafti a rappelé que l’engagement démocratique est un choix souverain, ancré dans la Constitution qui consacre les droits humains et libertés fondamentales, tout en soulignant que leur exercice doit respecter la loi et les institutions. Il a conclu sur un partenariat tuniso-européen équilibré, solidaire et tourné vers l’avenir, fondé sur le respect de la souveraineté tunisienne et les intérêts communs des peuples méditerranéens.

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L’arsenal nucléaire israélien ?  Le secret de Polichinelle qui n’en est pas un

09. Mai 2026 um 11:40

Inédit. Des élus de l’aile gauche du Parti démocrate appellent l’administration Trump à mettre fin à son silence sur le programme  nucléaire israélien, suspecté d’exister depuis les années 60, mais jamais confirmé par l’Etat hébreu.

 

C’est une première au pays de l’Oncle Sam. Dans une lettre inédite adressée lundi 4 mai 2026 au secrétaire d’État américain, Marco Rubio, un groupe de 30 démocrates à la Chambre des représentants exige de l’administration Trump plus de « transparence » sur le programme nucléaire d’Israël.

En brisant un tabou partagé depuis longtemps aussi bien par les démocrates que par les républicains à Washington, les élus de l’aile gauche du Parti démocrate demandent également la « fin du silence » de Washington et une application des mêmes normes de surveillance qu’aux autres pays de la région.

Cette initiative inédite intervient sur fond de critiques croissantes envers Israël de la part des démocrates américains, qui se sont quasi unanimement opposés à la décision de Donald Trump de se joindre à la guerre menée par Israël contre l’Iran ;  sous prétexte que Téhéran chercherait à développer sa propre arme atomique par le biais d’un programme nucléaire civil de façade.

Le chef de la diplomatie américaine fera-t-il suite à cette requête ? Peu probable, vu que les gouvernements successifs aux États-Unis s’abstenaient de longue date de commenter la question du programme nucléaire de l’enfant chéri des Etats-Unis.

Faut-il y voir un tournant historique d’une partie de l’électorat américain qui exprime désormais sa lassitude du soutien aveugle et inconditionnel de Washington à l’Etat hébreu souvent au détriment des intérêts américains ?

Un silence complice

« Nous ne pouvons pas développer des politiques cohérentes de non-prolifération nucléaire au Moyen-Orient, y compris en ce qui concerne le programme nucléaire civil de l’Iran et les ambitions de nucléaire civil de l’Arabie saoudite, tout en maintenant une politique officielle de silence à propos des capacités en matière d’arme nucléaire d’un protagoniste central au conflit en cours », écrivent les élus démocrates, parmi lesquels Alexandria Ocasio-Cortez, figure emblématique de la gauche américaine.

« Les États-Unis reconnaissent ouvertement les programmes d’armes nucléaires du Royaume-Uni, de la France, de l’Inde, du Pakistan, de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord », ont-ils écrit. « Nous demandons qu’Israël soit soumis aux mêmes exigences que tout autre pays étranger et que le gouvernement américain parle ouvertement de ses capacités nucléaires potentielles, quelles qu’elles soient ».

Et de poursuivre : « Nous demandons à ce que vous exigiez qu’Israël se conforme aux mêmes normes de transparence que les États-Unis attendent de tout autre pays qui chercherait à développer ou conserver des capacités d’arme nucléaire ».

Enfin, les élus démocrates ont affirmé dans leur courrier que le Congrès « a la responsabilité constitutionnelle d’être pleinement informé de l’équilibre nucléaire au Moyen-Orient, du risque d’escalade de la part de l’ensemble des acteurs impliqués dans ce conflit, ainsi que des plans d’urgence de l’administration dans de tels scénarios. Nous ne pensons pas avoir reçu ces informations. »

Doctrine d’ambigüité délibérée

Rappelons à ce propos que pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux scientifiques juifs ont fui en masse l’Europe et les persécutions nazies. Parmi eux, certains ont participé au Projet Manhattan des Américains pour concevoir les premières bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, à la suite desquelles Ben Gourion, le premier président de l’Etat sioniste,  comprit l’avantage dissuasif d’un armement nucléaire contre un environnement régional hostile.

Et c’est grâce à l’aide de la France qu’Israël développa dans le secret total un ambitieux programme nucléaire ayant abouti à la possession de la bombe nucléaire

Ainsi, selon les experts militaires, Tel-Aviv disposerait aujourd’hui de 80 à 300 ogives nucléaires capables d’être transportées par les missiles balistiques Jéricho, des sous-marins avec missile de croisière et des avions.

Toutefois, I ‘Etat sioniste conserve une posture délibérément ambiguë sur la question, en refusant de confirmer ou de démentir l’existence de son arsenal. Par conséquent, le pays n’a donc pas de doctrine d’emploi officielle, ne fait partie d’aucun traité de non-prolifération et refuse catégoriquement que ses installations nucléaires militaires soient contrôlées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

La preuve ? En 1969, le président Richard Nixon, lors d’une rencontre avec la Première ministre Golda Meir, passe un accord secret qui reconnaît à Israël le droit de posséder la bombe nucléaire mais presse l’État hébreu de « ne pas faire d’introduction visible d’ogives nucléaires et de ne pas entreprendre d’essais nucléaires ». En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lui livrer des armes conventionnelles. Cela afin de maintenir sa politique ambiguë sur la question nucléaire, et d’éviter une prolifération aux États voisins.

Rappelons enfin que la première révélation publique des capacités nucléaires d’Israël a été faite dans le Sunday Times du 5 octobre 1986, divulguant des informations transmises par Mordechai Vanunu, ancien technicien israélien de la centrale nucléaire de Dimona. En raison de la publication de secrets d’État, il écopa de 18 ans de prison pour trahison et espionnage.

Morale de l’histoire : On n’est jamais trahi que par les siens !

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Tunisie : 40% des étrangers résidant dans le pays sont européens

09. Mai 2026 um 11:02

Le nombre d’étrangers résidant légalement en Tunisie et titulaires de cartes de séjour valides s’est élevé à 33 524 personnes, à la date du 9 avril 2026, selon des données communiquées par le ministère de l’Intérieur.

Dans sa réponse à une question écrite du député Ghassen Yamoun, le ministère précise que les ressortissants algériens constituent la première communauté étrangère résidente, avec 7 626 personnes, soit 23% du total. Ils sont suivis par les Français avec 5 792 résidents (18%), puis les Italiens (14%) et les Marocains (10%).

Le ministère souligne que les principaux motifs de séjour en Tunisie sont le mariage mixte, l’investissement, le travail, les études ainsi que la retraite.

Selon les mêmes données, les ressortissants des pays arabes représentent 43% de l’ensemble des étrangers résidant en Tunisie. Une part importante de leurs titres de séjour est liée au mariage mixte, avec 4 029 cartes délivrées à des Algériens dans ce cadre, contre 1 185 pour les Marocains.

Les Européens constituent, pour leur part, 40% des résidents étrangers. Ils sont majoritairement présents en Tunisie dans le cadre de l’investissement et de la retraite. Les Italiens ont ainsi bénéficié de 2 962 cartes de séjour pour les retraités, contre 646 dans le cadre du travail et de l’investissement.

Concernant les ressortissants français, 1 017 cartes de séjour ont été accordées pour des motifs professionnels ou d’investissement, tandis que 1 861 l’ont été au titre de la retraite, précise encore le ministère de l’Intérieur.

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Huile d’olive tunisienne : offensive marketing vers le Canada, les États-Unis et le Golfe

09. Mai 2026 um 09:57

Les programmes promotionnels et de marketing dédiés à la commercialisation de l’huile d’olive conditionnée pour l’année 2026 ont été approuvés vendredi lors de la 35e réunion du Conseil tunisien de l’huile d’olive conditionnée, tenue à Tunis sous la présidence de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat et ministre par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, ces programmes visent à soutenir les entreprises du secteur, à renforcer la présence de l’huile d’olive tunisienne sur ses marchés traditionnels et à conquérir de nouveaux débouchés à fort potentiel, notamment au Canada, aux États-Unis, dans les pays du Golfe, en Chine, en Russie et au Brésil.

La réunion a également porté sur les préparatifs du Concours national pour l’attribution du Prix de la meilleure huile d’olive conditionnée pour la campagne 2025-2026.

Par ailleurs, les exportations d’huile d’olive conditionnée ont généré des recettes estimées à 340 millions de dinars à fin mars 2026, en hausse de 69 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette progression s’explique par une augmentation de 95 % des volumes exportés, qui ont dépassé les 20.000 tonnes au cours du premier trimestre 2026, selon la même source.

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Aïd al-Idha: le kilo de la viande du mouton plafonné à 27 dinars

09. Mai 2026 um 09:24

Les opérations de vente des moutons de l’Aïd al-Idha 2026 démarreront à partir du lundi 18 mai 2026 dans les points de vente organisés et supervisés par le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait (GIVLAIT) à Essaïda, dans le gouvernorat de la Manouba, et à Radès, dans le gouvernorat de Ben Arous.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé pour s part, vendredi 8 mai, la fixation de prix de référence selon le poids des moutons. Le kilogramme vif a ainsi été fixé à 27 dinars pour les moutons de moins de 45 kg, 25,8 dinars pour ceux pesant entre 45 et 65 kg, et 23,8 dinars pour les moutons dont le poids dépasse 65 kg.

Cette décision a été prise à l’issue de plusieurs séances de travail organisées dans le cadre des préparatifs de l’Aïd al-Idha 2026 avec les différentes parties prenantes, selon un communiqué du ministère.

Le GIVLAIT a, par ailleurs, appelé les éleveurs et les structures professionnelles à participer massivement aux points de vente organisés afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché.

Le groupement a également invité les citoyens à privilégier les points de vente encadrés et soumis au contrôle pour l’achat des moutons de sacrifice. Dans ce contexte, plusieurs observateurs appellent les autorités à renforcer les opérations de contrôle sur les circuits de distribution durant les prochaines semaines. Ils soulignent la nécessité d’une vigilance accrue afin de lutter contre la spéculation et les pratiques de monopole susceptibles d’alimenter la hausse des prix à l’approche de l’Aïd. Des contrôles réguliers sur les marchés et les points de vente parallèles sont également jugés indispensables pour garantir la transparence et protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

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Gestern — 08. Mai 2026Haupt-Feeds

Les hausses salariales dans le textile expliquées par la FTTH

Les entreprises du secteur ayant déjà appliqué les augmentations salariales prévues par les accords sectoriels conclus en janvier 2024, ne sont pas tenues d’accorder une nouvelle hausse des salaires au titre de l’arrêté gouvernemental publié récemment au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), a indiqué vendredi la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH).

Dans un communiqué publié à la suite de la parution de l’arrêté n°68 du 30 avril 2026 relatif à l’augmentation des salaires dans les secteurs non agricoles régis par des conventions collectives sectorielles, la FTTH a précisé que le secteur textile et habillement est concerné par les dispositions de l’article 4 dudit arrêté. Cet article stipule que les entreprises ayant déjà accordé, durant la même période, des augmentations générales de salaires égales ou supérieures à celles prévues par le texte gouvernemental ne sont pas tenues d’appliquer une nouvelle augmentation.

La Fédération a rappelé que le secteur avait déjà mis en œuvre les mesures salariales prévues dans le cadre des accords sectoriels signés entre les partenaires sociaux en janvier 2024 et approuvés par l’arrêté du ministre des Affaires sociales du 8 avril 2024 portant approbation de l’avenant modificatif n°18 à la convention collective sectorielle du textile.

Ces accords avaient prévu une augmentation générale de 6,5 % à compter de janvier 2024, une autre hausse de 6,5 % à partir de janvier 2025, ainsi qu’une augmentation de 7 % à compter de janvier 2026, appliquée de manière cumulative à celle déjà en vigueur au titre de la même année.

Par conséquent, souligne la fédération, les entreprises du secteur ayant appliqué ces augmentations de 7 % à compter de Janvier 2026, conformément aux accords sectoriels signés sont considérées en conformité avec les dispositions prévues par l’article 4 de l’arrêté gouvernemental publié au JORT. Selon la FTTH, ces accords traduisent l’engagement du secteur en faveur d’un dialogue social durable, tout en veillant à préserver la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des travailleurs.

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Près de 3 milliards de dinars de revenus du travail cumulés, à fin avril 2026

Les revenus du travail cumulés ont atteint 2,9 milliards de dinars, entre janvier et avril 2026, ce qui représente une progression de 5,2%, en comparaison avec la même période de l’année écoulée, d’après les indicateurs monétaires et financiers publiés, vendredi 8 mai, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Aussi, les recettes touristiques ont évolué de 4 %, passant de 1,9 milliard de dinars, à fin avril 2025, à 2 milliards de dinars, à fin avril 2026. Partant, les avoirs nets en devises ont progressé de 10 %, pour dépasser les 25,1 milliards de dinars (soit 103 jours d’importation), à la date du 7 mai courant, contre 22,8 milliards de dinars (l’équivalent de 99 jours d’importation), une année auparavant. Pour ce qui est des services de la dette extérieure cumulés, ils se sont élevés à 2,5 milliards de dinars, durant les quatre premiers mois de 2026.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur trajectoire haussière avec une évolution de 18,8 %, dépassant les 28,1 milliards de dinars, à la date du 7 mai courant. De même, le total des transactions interbancaires ont augmenté de 28 %, passant de 3,1 milliards de dinars, le 7 mai 2025, à près de 4 milliards de dinars, actuellement.

En revanche, le volume global du refinancement a diminué de 18 %, à 11,2 milliards de dinars, début mai 2026, contre 13,7 milliards de dinars, à la même date de l’année dernière.

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