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L’essor de l’IA va-t-il creuser les inégalités entre pays, comme le redoute le FMI ?

10. Oktober 2026 um 16:00

La Chine, les Etats-Unis et l’Inde se disputent la tête de la course à l’intelligence artificielle ( IA) , au bénéfice de pays exportateurs de technologie comme le Japon, la Corée, Taïwan, le Mexique ou la Malaisie. Mais cette dynamique profite-t-elle à tout le monde ?

Cinq des dix premiers acteurs mondiaux de l’IA sont asiatiques, fournissant microprocesseurs haut de gamme, puces mémoire, équipements de fabrication et robotique. Le matériel dédié à l’IA et les produits technologiques associés représentent désormais plus d’un dixième du commerce mondial de marchandises, une part en constante progression selon Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Lors de son discours prononcé à Singapour, quelques jours avant l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international à Bangkok, celle-ci a plaidé pour une coopération mondiale accrue dans ce domaine. Sans cela, l’essor de l’IA pourrait exacerber les inégalités entre les différents pays. Un appel qui se heurte toutefois à un obstacle de taille : Donald Trump ne veut pas entendre parler d’une quelconque régulation internationale.

Le FMI estime pourtant que l’IA, si elle est bien mise en oeuvre, pourrait générer au fil du temps jusqu’à un demi-point de pourcentage de croissance mondiale supplémentaire par an. Kristalina Georgieva illustre cette promesse par une comparaison frappante : passer de 3 % à 3,5 % reviendrait à ajouter à l’économie mondiale, sur une décennie, une économie de la taille de l’Asean. Pour tirer parti de ce pouvoir transformateur, elle insiste sur la nécessité de généraliser l’accès à l’IA dans le monde entier, ce qui exige selon elle de la coopération et des garde-fous réglementaires.

Mais ce boom intervient dans un monde où l’énergie est chère, et l’IA accroît un peu plus la demande. Les coûts progressent et entraînent par ricochet ceux des engrais, des denrées alimentaires et des composants industriels essentiels. Cette situation alimente l’inflation tout en freinant la croissance, qui jusqu’ici a plutôt bien résisté aux vents contraires, des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient aux tensions commerciales. L’Asie et l’Europe sont particulièrement touchés.

Résultat : les taux d’intérêt grimpent alors que les finances des gouvernements ne sont pas particulièrement saines. Les rendements des obligations souveraines à 10 ans des Etats-Unis, de l’Allemagne et du Japon ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis respectivement 2007, 2009 et 1996, gonflant d’autant la facture de la charge de la dette. En France aussi, les taux sont au plus haut depuis 2008. Dans la zone euro, les écarts de rendement par rapport aux Bunds allemands continuent de se creuser, non seulement pour la France et l’Italie, mais aussi, dans une moindre mesure, pour l’Irlande, le Portugal et d’autres pays qui avaient réussi à réduire leur dette et leurs déficits après la crise de la zone euro.

Kristalina Georgieva déplore l’absence d’action décisive dans les économies avancées très endettées, où l’heure devrait selon elle être à des plans crédibles de consolidation budgétaire à moyen terme. Au cours des dix-sept dernières années, les taux d’intérêt sont restés inférieurs aux taux de croissance du PIB, mais ce différentiel est bien moins favorable aujourd’hui, les taux étant désormais supérieurs à la croissance dans les pays européens et aux Etats-Unis. Concrètement, cela signifie que l’accélération de la croissance nécessaire pour réduire le ratio dette publique sur PIB sans effort budgétaire semble hors de portée à court terme.

 

 

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Maroc-Israël : les industriels de la défense renforcent leurs liens

10. Oktober 2026 um 14:08

La participation officielle d’Israël au « Marrakech Air Show 2026 » marque une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Rabat et Tel-Aviv. Huit entreprises israéliennes présentent leurs technologies de défense, tandis que des perspectives de partenariats industriels et de production locale sont évoquées.

L’industrie de défense israélienne fait son entrée officielle au Marrakech Air Show. Du 7 au 10 octobre, le salon aéronautique accueille pour la première fois un pavillon national israélien, accompagné d’une délégation de huit entreprises spécialisées dans les technologies militaires. Cette présence illustre l’approfondissement des relations sécuritaires et industrielles entre le Maroc et Israël, dont les relations diplomatiques ont été rétablies en 2020 dans le cadre des accords d’Abraham.

La délégation israélienne est conduite par la direction de la coopération internationale de défense du ministère de la Défense, connue sous le nom de SIBAT. Parmi les participants figurent trois grands groupes du secteur : Elbit Systems, Israel Aerospace Industries (IAI) et Rafael Advanced Defense Systems…

Vers une production locale au Maroc

Au-delà de la présentation de matériels militaires, la coopération pourrait prendre une dimension industrielle plus importante. Des responsables du secteur ont évoqué des possibilités de fabrication locale, de développement conjoint de technologies et de transfert de savoir-faire. Cette orientation rejoint la stratégie marocaine visant à développer une industrie nationale de défense et à réduire progressivement sa dépendance aux importations. Le pays cherche à attirer des partenaires étrangers capables d’apporter des technologies, des compétences techniques et des capacités de production.

Le groupe Moroccan Military Industry (MMI), lié selon les informations disponibles à l’entreprise israélienne Elbit Systems, illustre déjà cette évolution. Il prévoit notamment de commencer en mars 2027 les livraisons de tourelles destinées à des véhicules blindés.

Un partenariat à dimension stratégique

La présence israélienne à Marrakech intervient dans un contexte d’élargissement des relations bilatérales, qui englobent désormais la coopération militaire, les échanges technologiques et les perspectives d’investissements industriels. Pour les entreprises israéliennes, le marché marocain constitue un débouché potentiel vers l’Afrique et d’autres marchés régionaux. Pour Rabat, les partenariats étrangers peuvent contribuer à renforcer les capacités nationales dans les systèmes de défense, les équipements autonomes et les technologies avancées.

Cette dynamique soulève également des enjeux politiques, compte tenu des critiques visant les exportations d’armements israéliens et du contexte régional. Elle confirme néanmoins que la relation entre Rabat et Tel-Aviv dépasse progressivement le cadre diplomatique pour prendre une dimension industrielle et technologique.

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Djerba: Pierre Gassin clôt sa tétralogie photographique avec « RÉSILIENCE(S) »

10. Oktober 2026 um 13:16

L’Alliance Française de Djerba accueille, du 14 octobre au 29 novembre, 30 tirages en noir et blanc du photographe installé à Kerkennah. Une seconde étape, ouverte à deux peintres de l’île, suivra en décembre.

Le photographe Pierre Gassin présente à l’Alliance Française de Djerba, du 14 octobre au 29 novembre 2026, RÉSILIENCE(S), une série de 30 photographies en noir et blanc. Le vernissage aura lieu mercredi 14 octobre, de 18h à 20h. L’exposition, qui porte le sous-titre « Quelques gouttes de bonheur pour un océan de vie », est le quatrième et dernier volet d’Archéologie du présent, tétralogie que l’artiste mène depuis plusieurs années sur le Sud tunisien.

Le vivant plutôt que les ruines

Les images de Pierre Gassin montrent des enfants qui plongent, un cheval qu’on baigne en fin de journée, des voiles latines qui se croisent. Le photographe, qui vit à Kerkennah, les a prises à hauteur d’eau, à travers des scènes de vie quotidienne, populaires et partagées. Le propos : vivre coûte que coûte, choisir ses valeurs pour avancer avec sérénité, renouer avec un art de vivre ancestral.

Ce volet referme un cycle dont chaque étape avait son thème. Embarquement Sfax explorait la mémoire de la pierre et de l’eau, Cercinae la lumière et les voiles latines, Berbérités les fondations du monde berbère. Avec RÉSILIENCE(S), Pierre Gassin change d’approche, selon le communiqué de l’exposition : il laisse les ruines pour s’intéresser à la mémoire du vivant.

Un second acte avec deux peintres kerkenniens

L’exposition se prolonge du 2 décembre 2026 au 10 janvier 2027 avec Correspondances Insulaires. Pierre Gassin y présente une sélection resserrée de ses photographies et invite deux artistes de Kerkennah, Souheila Arous et Salah Ben Amor, à répondre à son travail par la peinture. Les organisateurs annoncent un dossier plus complet sur cette seconde étape.

Un parcours entre Paris et la Tunisie

Pierre Gassin a enseigné à l’université Paris VIII et dirigé pendant 22 ans IRIS, centre de formation professionnelle et galerie d’art à Paris. Il s’installe ensuite en Tunisie, où il passe huit ans à Sfax. Il y crée le Palais de la Photographie, dans le cadre de « Sfax, capitale de la culture arabe », et dirige des expositions collectives avec de jeunes photographes, dont Demain (2016) et Vestiges & Traces, présentée à la cathédrale de Sfax avec six artistes en résidence. Il réalise par ailleurs 90 % des photographies du magazine 1001 Tunisie.

Ses expositions personnelles se sont tenues à Sfax, Carthage, La Manouba et Ramla, ainsi qu’aux Rencontres internationales de Ghar el Melh en 2025. L’Alliance Française de Djerba avait déjà accueilli Berbérités à l’automne 2025. Photographe conventionné par l’AMVPPC, il préside l’association Centre Photographique du Maghreb et a ouvert la Galerie Gassin à Kerkennah en novembre 2023.

Il a également signé les photographies de Felouques, recueil de poèmes d’Ahlem Ghayaza (Éditions 55 et Orients Éditions, avec le concours de l’Institut Français de Tunisie), et de Dar & Borj, ouvrage de 300 pages piloté par Aida Zahaf (Med Ali Édition). Tunisiennes et Saveurs des Terroirs et Infiniment Khroumirie sont en cours de réédition. Ses sites pierregassin.com et pierokif.com viennent d’être lancés.

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Le dollar canadien chute après des pertes d’emplois surprises

10. Oktober 2026 um 12:29

Le dollar canadien s’est affaibli après une baisse inattendue et marquée de l’emploi, qui a renforcé les inquiétudes concernant l’économie du pays et réduit les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada ce mois-ci.

Le dollar américain s’échangeait à environ 1,4280 dollar canadien, en hausse de 0,37%, selon le dernier instantané de marché ‘Invest’ disponible vendredi 9 octobre. L’économie du Canada a perdu 68 300 emplois en septembre, selon Statistique Canada, dépassant largement les prévisions des économistes qui tablaient sur un gain de 9 200 postes. Ce recul fait suite à une perte de 41 700 emplois en août… Le taux de chômage est passé de 6,4 à 6,5%.

Ce rapport a compliqué les perspectives de politique monétaire de la Banque du Canada à l’approche de sa réunion du 28 octobre. Un marché du travail en détérioration pourrait dissuader les décideurs d’augmenter les taux d’intérêt, même si les risques persistants d’inflation et la hausse des prix de l’énergie demeurent des préoccupations. Les investisseurs chercheront à déterminer si ce recul de l’emploi signale une dégradation plus large de la dynamique économique.

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Tunisie-Canada : la Conect mise sur l’aéronautique et l’innovation pour dynamiser la coopération économique

10. Oktober 2026 um 12:27

L’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Kofi Bilodeau, accompagné du conseiller commercial de l’ambassade, François Lasalle, a été reçu, le vendredi 9 octobre 2026, au siège de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect). La délégation canadienne a été accueillie par le président de la Conect, Aslan Berjeb, le président de Conect International, Tarek Cherif, et la présidente du groupement professionnel « Innovation Act », Mariem Abdeljawed.

Cette rencontre a permis d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération économique entre la Tunisie et le Canada, ainsi que les opportunités de partenariat et d’investissement susceptibles d’être développées entre les entreprises des deux pays. Les échanges ont porté notamment sur l’aéronautique et l’innovation, deux secteurs identifiés comme porteurs de fort potentiel de collaboration. Les deux parties ont également évoqué d’autres domaines d’activité où les complémentarités entre opérateurs tunisiens et canadiens pourraient être valorisées.

L’accent a été mis sur la nécessité de consolider les liens entre les acteurs économiques des deux pays, de faciliter la mise en relation des entreprises et d’encourager l’émergence de nouveaux projets d’affaires.

Des secteurs à fort potentiel

Le secteur aéronautique figure parmi les créneaux prometteurs de la coopération tuniso-canadienne. Le Canada dispose d’une industrie aérospatiale développée, tandis que la Tunisie s’est progressivement imposée comme une plateforme régionale pour certaines activités industrielles et de services liées à ce secteur.

L’innovation constitue l’autre axe majeur des discussions. À travers son groupement professionnel « Innovation Act », la Conect entend accompagner le développement de l’écosystème technologique tunisien et favoriser les partenariats entre startups, entreprises, centres de recherche et investisseurs.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement économique entre Tunis et Ottawa. Les relations commerciales entre les deux pays concernent notamment l’agroalimentaire, les technologies de l’information et de la communication, l’éducation, la formation professionnelle et l’aérospatiale.

Vers de nouvelles opportunités d’affaires

Pour la Conect, l’objectif est de transformer ces échanges en opportunités concrètes de coopération, en identifiant des projets communs et en facilitant l’accès des entreprises tunisiennes aux marchés canadiens, ainsi que l’implantation d’entreprises canadiennes en Tunisie.

Cette rencontre entre la Conect et la représentation diplomatique canadienne ouvre ainsi la voie à une coopération plus structurée, axée sur l’innovation, l’industrie et le développement de partenariats d’affaires durables entre les opérateurs des deux pays.

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Zied Dabbar : « Libérez les journalistes et mettez fin aux poursuites »

10. Oktober 2026 um 12:05

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a appelé à la libération immédiate des journalistes détenus et à l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels des médias.

Lors de l’ouverture du septième congrès du SNJT, il a dressé un constat préoccupant de la situation de la presse en Tunisie, évoquant des journalistes emprisonnés, d’autres confrontés à des condamnations judiciaires et certains contraints de quitter le pays.

Zied Dabbar a notamment demandé la libération de Mourad Zeghidi, Zied El Heni, Mohamed Youssefi et Borhen Bsaies. Il a également exprimé son soutien aux familles des journalistes détenus, soulignant les souffrances liées à l’attente et à l’incertitude.

Le président du syndicat a assuré que le SNJT continuerait à défendre ses membres, quelles que soient les circonstances. Il a également insisté sur l’importance de préserver l’indépendance du syndicat, tout en renforçant les alliances avec les organisations nationales, les syndicats et les associations de défense des droits humains.

Selon lui, la liberté de la presse constitue un droit de la société et non un privilège réservé aux journalistes. Il a rappelé que l’indépendance des médias repose notamment sur celle des journalistes, qui nécessite la garantie de leurs droits professionnels et sociaux ainsi que des conditions de travail au sein d’organisations médiatiques viables.

En conclusion, Zied Dabbar a réaffirmé la volonté du SNJT de rester un espace ouvert à la diversité des opinions et de poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse et de la dignité des journalistes, indépendamment des changements de direction et des échéances syndicales.

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Assurance : le Lloyd Tunisien encaisse 236,1 MDT de primes

10. Oktober 2026 um 11:49

 Le Lloyd Tunisien a porté ses primes acquises non-vie à 236,1 millions de dinars en 2025, mais son résultat net passe de 8,4 à 7,3 millions de dinars. Les comptes seront soumis à l’assemblée générale ordinaire du 13 octobre 2026. Deux contrôles fiscaux sont en cours.

Hausse de l’activité, repli du bénéfice. Les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 par la Société Tunisienne d’Assurances « Lloyd Tunisien » affichent des primes acquises non-vie de 236,1 millions de dinars, contre 207,3 millions un an plus tôt. Le résultat des activités ordinaires s’établit à 7,8 millions de dinars, contre 8,9 millions. Après un impôt de 0,55 million, le résultat net ressort à 7,3 millions.

La branche automobile pèse 137,5 millions de dinars de primes nettes, contre 118,3 millions (+16 %). L’incendie bondit de 36 % et la grêle de 65 %. La branche groupe gagne 6 %, tandis que les risques divers et le transport reculent chacun de 2 %. En assurance vie, les primes acquises atteignent 3 millions de dinars, soit 21 % de plus qu’en 2024. Les sinistres réglés augmentent de près de 17 %, à 134 millions de dinars. La charge de sinistres non-vie progresse de près de 18 %, à 152,5 millions, et celle de l’assurance vie de plus de 30 %.

Un résultat technique non-vie en forte baisse

Le résultat technique non-vie tombe à 1,5 million de dinars, contre 4,4 millions en 2024. Le résultat technique vie monte à 1,2 million, contre 0,7 million. Les produits des placements s’élèvent à 36,3 millions de dinars (28 millions en 2024), pour des charges de 15,5 millions (12,4 millions).

Le total du bilan passe de 586,4 à 639,8 millions de dinars. Les placements nets atteignent 286,8 millions, soit 39,4 millions de plus. Les capitaux propres avant affectation reculent de 100,7 à 83 millions de dinars, les autres capitaux propres tombant de 22,5 à 5 millions. Les autres dettes grimpent de 109,7 à 164,1 millions, dont un compte courant d’associé de CFI de 62,5 millions, contre 48 millions.

La trésorerie de clôture est de 12,4 millions de dinars, contre 19 millions en 2024, soit une baisse de 6,6 millions. Le flux d’exploitation monte de 1,9 à 9,7 millions. Le flux de financement devient négatif, à 15,5 millions, après 11,3 millions en 2024. Il intègre 7,4 millions de dinars de dividendes et autres distributions, contre 0,08 million un an plus tôt.

 

 

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La Tunisie parmi les pays prioritaires de la coopération espagnole

10. Oktober 2026 um 11:25

La Tunisie figure parmi les pays prioritaires du sixième Plan directeur de coopération de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. Cette orientation ouvre de nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays, notamment dans le développement durable, la transition écologique et l’inclusion économique et sociale.

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a salué cette décision lors d’une cérémonie organisée vendredi soir à l’occasion de la fête nationale espagnole, soulignant le potentiel de développement des relations bilatérales.

L’Espagne occupe la quatrième place parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’Union européenne, ainsi que parmi les investisseurs étrangers dans le pays. Le ministre a appelé à mieux exploiter ces atouts afin de renforcer et de diversifier les échanges économiques et commerciaux.

Il a également insisté sur l’importance de consolider les liens entre les secteurs privés des deux pays, notamment à travers le Conseil d’affaires tuniso-espagnol et la Chambre tuniso-espagnole de commerce et d’industrie, ainsi que d’explorer les possibilités offertes par les initiatives espagnoles destinées à l’Afrique et au monde arabe.

Les perspectives de coopération concernent également la gestion des ressources en eau, l’agriculture face aux défis climatiques, le tourisme durable et la valorisation du patrimoine. Le ministre a enfin souligné l’intérêt de renforcer les échanges universitaires, de faciliter la mobilité étudiante et de mobiliser les compétences tunisiennes établies en Espagne, notamment dans les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, la recherche scientifique et les énergies durables.

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Tunisie : les dépenses publiques appelées à changer de priorité

10. Oktober 2026 um 11:03

La Tunisie entend réorienter ses dépenses publiques vers les secteurs prioritaires et les activités les plus rentables, dans le cadre des réformes engagées par le ministère des Finances pour améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire.

Cette orientation a été annoncée par le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouhaier Attallah, lors du quatrième Forum financier arabe de la distinction de Sharjah en finances publiques, organisé les 6 et 7 octobre à Tunis, sur le thème de la résilience financière et de la durabilité budgétaire.

S’exprimant au nom de la ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, le responsable a souligné que la Tunisie était parvenue à résister aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux turbulences internationales, tout en maintenant une croissance positive et en contenant l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux jugés acceptables.

Le ministère entend poursuivre ses réformes à court et à moyen terme, notamment à travers le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence et de l’efficacité des politiques publiques, ainsi que la consolidation des principes de responsabilité et de reddition des comptes dans la gestion des deniers publics.

Organisé en partenariat avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département central des finances de Sharjah, le forum a également permis d’échanger sur les expériences arabes en matière de gestion financière et de transformation numérique.

En marge de cette rencontre, des ateliers consacrés à la quatrième édition de la distinction de Sharjah en finances publiques pour le cycle 2026-2027 ont présenté les catégories du prix, les critères d’évaluation et les modalités de candidature

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Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias

10. Oktober 2026 um 10:38

Les compagnies énergétiques américaines s’orientent vers une suspension généralisée de la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, alors que l’ouragan Isaias se dirige vers les côtes de Floride.

Plus précisément, les producteurs ont cessé vendredi 9 octobre de pomper environ 1,5 million de barils de pétrole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz naturel par jour, contre. Selon le Bureau américain de la sécurité et de l’application des réglementations environnementales/Administration des minéraux marins, ces quantités représentent près de 72 % de la production pétrolière et 59 % de la production de gaz naturel dans le golfe du Mexique.

Dans le même temps, les autorités ont évacué le personnel de 129 plateformes de production — un nombre correspondant à 35 % du total des 371 installations habitées de la région — ainsi que de huit foreuses flottantes à position fixe.

Le secteur offshore fédéral du golfe du Mexique produit environ 2 millions de barils de pétrole (environ 15 % de la production nationale totale des États-Unis) et une moyenne de 2,1 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Isaias, le premier ouragan de la saison 2026 dans l’Atlantique, s’est intensifié en catégorie 3 et se déplace vers le nord-nord-est. Le Centre national des ouragans (NHC) prévoit que le phénomène devrait s’affaiblir une fois qu’il aura touché terre.

L’ouragan pourrait affecter la production pétrolière du golfe du Mexique à hauteur d’environ 7,2 millions de barils, selon le cabinet de conseil Earth Science Associates. Ce dernier a revu à la baisse ses prévisions initiales, qui tablaient sur 9 millions de barils, suite au déplacement de la trajectoire de la tempête plus à l’est.

D’après le modèle des sciences de la Terre, les entreprises les plus exposées à ce phénomène sont BP, Chevron, ENI, Murphy Oil et Shell. Shell a annoncé jeudi soir avoir terminé l’évacuation des installations d’Appomattox, Mars, Ursa, Olympus et Vito, tout en maintenant la production à l’arrêt sur les quatre dernières. De son côté, Chevron a évacué la majeure partie de son personnel du golfe du Mexique, conservant quatre plateformes opérationnelles et suspendant l’activité sur les cinq autres.

« Sur nos installations terrestres, nous continuons à mettre en œuvre les protocoles établis de préparation aux tempêtes et nous surveillons de près la trajectoire prévue de l’ouragan », a déclaré Chevron dans un communiqué vendredi.

Par ailleurs, le cabinet d’analyse Energy Aspects estime que des raffineries d’une capacité totale d’environ 500 000 barils par jour se trouvent sur la trajectoire des intempéries, notamment les installations de Pascagoula, dans le Mississippi.

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La CPI dans le viseur de Washington, Trump à la manœuvre ?

10. Oktober 2026 um 10:26

Le gouvernement américain a annoncé, vendredi 9 octobre, des sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), et ce, quelques heures après que l’ancienne juge sud-africaine, Navi Pillay, a été récompensée du prix Nobel de la paix. Une simple coïncidence ?

 

De toute évidence, le président américain a du mal à accepter que le prix Nobel de la paix lui passe une fois encore sous le nez. Comme l’an dernier, Donald Trump – qui aura déclenché une guerre contre l’Iran et fait capturer le président du Venezuela, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines, a une nouvelle fois assuré qu’il méritait la distinction « pour avoir réglé huit conflits », un chiffre largement fantaisiste – s’est indigné vendredi de n’avoir pas reçu le prix Nobel de la paix, en disant qu’il n’avait « jamais entendu parler » de la lauréate annoncée plus tôt dans la journée, en l’occurrence Navi Pillay.

« Les États-Unis, représentés par moi-même, votre président, auraient dû recevoir le prix Nobel de la paix, mais cela n’a pas été le cas », a dit le président américain pendant un meeting à Syracuse (nord-est des États-Unis). « C’est une tache indélébile sur la Norvège et les gens qui ont pris cette décision honteuse et embarrassante. Le prix Nobel de la paix a été discrédité à jamais par une poignée d’idéologues radicaux qui sont contre la démocratie et qui sont en réalité des ennemis de la civilisation », a-t-il ajouté.

En effet, à peine quelques heures de l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à Navi Pillay, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid et juriste sud-africaine ayant présidé la commission d’enquête de l’Onu sur Gaza qui a conclu l’année dernière qu’Israël avait commis un génocide à travers le territoire palestinien occupé, les États-Unis viennent d’imposer des sanctions à la Cour pénale internationale. Et ce, dans un contexte de pression accrue de Donald Trump sur la Cour, après que celle-ci a émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour « des crimes de guerre à Gaza ».

« L’Histoire jugera ce moment »

En réponse, la Cour pénale internationale, créée en 2002 pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide, et qui compte 125 États membres à l’exception des États-Unis et d’Israël, a vivement rejeté les sanctions, les qualifiant « d’attaque contre l’État de droit et les fondements mêmes de l’ordre juridique international » et a averti que « l’Histoire jugera ce moment ».

Réaction immédiate de la part du Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, dans un communiqué : « Ces sanctions – les dernières en date d’une série de mesures de représailles contre la CPI et son personnel pour le travail qu’ils accomplissent chaque jour afin de faire progresser l’obligation de rendre des comptes pour les violations les plus graves des droits de l’homme – sont inacceptables ».

Pour sa part, l’Union européenne a déploré des sanctions « profondément regrettables », se disant « prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de poursuivre son travail », a indiqué la Commission dans un communiqué.

Enfin, les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont déclaré vendredi “rester unis“ derrière la CPI face aux sanctions américaines : « Nous, États parties soussignés au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, réaffirmons notre soutien constant et indéfectible à l’indépendance, à l’impartialité et à l’intégrité de la CPI ».

À l’inverse, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a salué les sanctions, qualifiant la Cour de « péril mortel pour les démocraties respectueuses du droit ». « La CPI n’est pas un tribunal. C’est une entité politique », a-t-il dénoncé, lui-même visé depuis 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Rubio : « Un tribunal voyou »

Washington justifie ces sanctions par sa volonté de « défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale », selon un communiqué publié par le département d’État. « Ils veulent plus de pouvoir et le veulent à nos dépens », a insisté le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qualifiant au passage la CPI de «tribunal voyou».

« Le président Trump ne permettra jamais à la Cour pénale internationale de poursuivre des Américains. C’est pourquoi, aujourd’hui, les États-Unis imposent des sanctions à la Cour pénale internationale. Soit la CPI met fin à ses menaces, soit nous mettrons fin à la CPI », a affirmé Rubio, appelant les alliés des États-Unis membres de la Cour à « la remettre à sa place. S’ils ne le font pas, les États-Unis poursuivront leur campagne visant à démanteler la CPI, brique par brique, jusqu’à ce que les Américains ne soient plus menacés ».

Prévues pour entrer en application dans 180 jours, à moins qu’un accord ne soit conclu d’ici là, ces sanctions entraîneront l’interdiction de toute transaction financière avec la CPI, afin de «la couper de ses ressources et réduire sa capacité à opérer», selon le secrétaire d’État.

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Location-vente : un nouveau projet résidentiel confié à la SNIT à Fouchana

10. Oktober 2026 um 09:46

La Société nationale immobilière de la Tunisie (SNIT) est désignée pour réaliser un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, au titre du programme de « location-vente ». Un arrêté de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, paru au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), prévoit une réalisation par marché public en formule « clé en main ».

C’est par un arrêté de la cheffe du gouvernement que la présidence du gouvernement a confié à la Société nationale immobilière de la Tunisie la réalisation d’un projet résidentiel dans la région de Fouchana, au gouvernorat de Ben Arous. Publié dans le dernier numéro du Journal officiel de la République tunisienne, le texte précise que l’ouvrage sera exécuté dans le cadre d’un marché public, selon la formule « clé en main ». Il indique que ce projet fait partie des mécanismes de mise à disposition de logements.

La décision s’inscrit dans le programme de « location-vente », que le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a lancé dans le cadre du plan de développement 2026-2030. Le dispositif s’adresse aux ménages à revenus faibles et intermédiaires, qu’il entend aider à accéder à la propriété d’un logement décent. Son principe : le bénéficiaire règle des loyers mensuels, et ce paiement aboutit au transfert de la propriété du logement.

Le programme repose sur la construction de logements sociaux par des promoteurs immobiliers publics, parmi lesquels la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (Sprols). Ces opérateurs bénéficient d’un appui pour la mobilisation du foncier, la réalisation des études, les travaux d’aménagement et de construction, ainsi que l’accomplissement des procédures administratives requises.

Le dispositif vise aussi à alléger la charge que représente l’achat d’un logement pour les ménages ciblés. Ceux-ci peuvent en régler la valeur par des mensualités adaptées à leurs moyens, au lieu de recourir exclusivement aux crédits immobiliers classiques. Il tend, en outre, à renforcer le rôle social de l’État en matière de logement.

Selon les données du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, quelque 5 000 logements doivent être construits par ce biais entre 2026 et 2030, pour un coût estimatif avoisinant 750 millions de dinars.

Pour encadrer l’accès à ces logements, le ministère s’emploie à mettre en place une plateforme numérique d’inscription. Elle doit simplifier les démarches et garantir la transparence ainsi que l’égalité des chances entre les candidats, parallèlement à l’avancement des projets résidentiels.

Le texte relatif au projet de Fouchana ne mentionne ni le nombre de logements envisagés, ni leur coût, ni les délais de livraison. Il ne donne pas non plus de précisions sur l’ouverture des candidatures pour ce projet.

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Trump annonce un accord avec Poutine pour importer du diesel russe

10. Oktober 2026 um 08:38

Donald Trump annonce un accord avec Vladimir Poutine portant sur plus de 4,8 millions de tonnes de diesel russe, avec des premières livraisons annoncées immédiatement. Cette décision marque un changement notable dans la politique américaine à l’égard de Moscou.

Donald Trump a annoncé, vendredi 9 octobre 2026, un accord avec le président russe Vladimir Poutine destiné à accroître les approvisionnements en diesel des marchés américain et international. Selon le président américain, la Russie doit fournir plus de 300 000 tonnes dans l’immédiat, puis 500 000 tonnes en novembre et un million de tonnes supplémentaires dans la période suivante.

À ces volumes s’ajouteraient trois millions de tonnes, dont la livraison dépendrait notamment de l’état des raffineries russes. Le total annoncé dépasse ainsi 4,8 millions de tonnes, sans que le calendrier précis de l’ensemble des expéditions ni leurs modalités commerciales aient été entièrement détaillés. Trump a présenté cet accord comme un moyen de faire baisser rapidement les prix du diesel aux États-Unis et sur les marchés internationaux. Il intervient à quelques semaines des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, alors que la hausse des carburants alimente les inquiétudes des ménages, des agriculteurs et des transporteurs.

Un assouplissement des sanctions américaines

L’annonce s’accompagne d’une décision du département américain du Trésor autorisant temporairement certaines opérations portant sur du diesel d’origine russe. La dérogation permet notamment la vente, la livraison et l’importation de cargaisons concernées, dans les conditions définies par la licence américaine, jusqu’en avril 2027. Cette mesure contraste avec la politique de restriction des achats d’énergie russe menée par Washington depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Elle intervient également après le renforcement récent du dispositif américain de sanctions visant Moscou et ses revenus énergétiques.

L’administration Trump justifie cette inflexion par la nécessité d’accroître rapidement l’offre disponible. La guerre contre l’Iran et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont réduit les approvisionnements en produits raffinés et contribué à la hausse des prix. Le diesel est particulièrement sensible à ces tensions en raison de son rôle dans le transport routier, l’agriculture et une grande partie de l’activité industrielle.

Un effet sur les prix qui reste incertain

Les analystes se montrent toutefois prudents sur les conséquences de l’accord. L’arrivée de nouvelles cargaisons russes pourrait détendre certaines tensions régionales, mais elle ne garantit pas une augmentation équivalente de l’offre mondiale disponible. Une partie des volumes exportés par la Russie pourrait simplement être redirigée vers les États-Unis au détriment d’autres acheteurs, lesquels devraient alors trouver des fournisseurs de remplacement. Dans ce scénario, l’effet net sur les prix internationaux serait limité.

La situation est d’autant plus complexe que les perturbations au Moyen-Orient affectent les capacités d’approvisionnement en produits raffinés. Même si les livraisons russes reprennent, le rétablissement des flux ne suffira pas nécessairement à compenser les volumes manquants ni à ramener rapidement les prix à leurs niveaux antérieurs au conflit. L’incertitude porte également sur la capacité de la Russie à honorer les quantités annoncées. Les attaques ukrainiennes contre des infrastructures pétrolières russes ont affecté le fonctionnement de certaines raffineries et contribué aux restrictions imposées par Moscou sur les exportations de diesel. Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a indiqué que les restrictions à l’exportation seraient levées plus tôt que prévu, tout en affirmant que les besoins du marché intérieur seraient couverts.

Kiev dénonce un soutien économique à Moscou

L’accord a provoqué une réaction vivement critique du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celui-ci estime que la reprise des ventes de produits pétroliers russes risque de procurer de nouvelles ressources financières à Moscou alors que la guerre en Ukraine se poursuit. Cette annonce intervient au moment où des responsables ukrainiens, américains et européens participent à des discussions sur les perspectives d’un règlement du conflit. Elle risque de compliquer les relations entre Washington et Kiev, déjà marquées par des divergences sur les objectifs militaires et les conditions d’un éventuel cessez-le-feu.

Pour l’administration américaine, la priorité affichée est de soulager le marché des carburants et de réduire les coûts supportés par les consommateurs et les entreprises. Pour l’Ukraine et plusieurs critiques de l’accord aux États-Unis, l’assouplissement des restrictions énergétiques pourrait toutefois affaiblir la pression économique exercée sur la Russie.

Un marché toujours sous tension

L’accord Trump-Poutine illustre les arbitrages auxquels sont confrontés les pays importateurs lorsque la sécurité des approvisionnements entre en conflit avec leurs objectifs diplomatiques et leurs régimes de sanctions. Son efficacité dépendra de la rapidité des livraisons, de la capacité des raffineries russes à fournir les volumes promis et de l’évolution des perturbations au Moyen-Orient. À court terme, les cargaisons supplémentaires pourraient offrir un répit à certains acheteurs. Elles ne constituent cependant pas, à elles seules, une garantie de baisse durable des prix du diesel.

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À Carthage, les citernes de la Mâalga : un trésor antique délaissé au potentiel économique considérable

10. Oktober 2026 um 07:37

Monument exceptionnel de l’ingénierie hydraulique romaine, les citernes de la Mâalga, à Carthage, constituent un patrimoine historique majeur dont le potentiel touristique et économique reste à valoriser. Construit au IIᵉ siècle après J.-C. pour répondre aux besoins en eau de la région, cet ensemble monumental témoigne du savoir-faire des civilisations antiques et pose aujourd’hui la question de la préservation et de la mise en valeur des richesses archéologiques tunisiennes.

Situées à Carthage, explique la chercheuse Houda Boubaker à MSB, les citernes de la Mâalga forment un ensemble de quinze réservoirs, dont la capacité totale est estimée à 60 000 m³ d’eau. Alimentées par un aqueduc acheminant l’eau depuis la région de Zaghouan sur environ 130 kilomètres, elles illustrent l’ampleur des infrastructures hydrauliques développées durant l’époque romaine. Leur construction, généralement située au IIᵉ siècle après J.-C., est associée au règne de l’empereur Hadrien, dans un contexte où l’approvisionnement en eau constituait un enjeu majeur pour les populations urbaines.

Au-delà de leur valeur archéologique, ces citernes représentent un potentiel important pour le tourisme culturel. Leur intégration dans des circuits patrimoniaux mieux structurés pourrait contribuer à enrichir l’offre touristique tunisienne, à prolonger les visites du site de Carthage et à générer des retombées économiques pour les acteurs locaux. Leur valorisation permettrait également de mieux faire connaître au public un patrimoine dont l’importance dépasse les frontières nationales, affirme la chercheuse.

Cette ambition s’inscrit dans l’histoire exceptionnelle de Carthage, ancienne capitale de la civilisation punique, fondée en 814 av. J.-C. par la princesse Elyssa, également connue sous le nom de Didon, venue de Tyr, en Phénicie. Devenue l’une des grandes puissances de la Méditerranée antique, la cité s’est imposée comme un centre majeur du commerce et des échanges maritimes, rappelle-t-elle. Sa rivalité avec Rome, notamment pour la maîtrise des routes commerciales et des espaces stratégiques de la Méditerranée, a donné lieu aux célèbres guerres puniques.

La renommée de Carthage a traversé les siècles. Au XIIᵉ siècle, le géographe et historien arabe Al-Idrissi évoquait déjà les vestiges de l’ancienne cité, alors largement ruinée. Au fil du temps, ses ruines ont servi de carrière de matériaux pour différentes constructions, contribuant à la disparition d’une partie de son héritage monumental. Les citernes de la Mâalga, quant à elles, ont traversé les siècles et demeurent un témoignage remarquable de cette histoire.

Aujourd’hui, souligne Houda Boubaker, l’enjeu est de transformer ce patrimoine en un véritable levier de développement culturel et économique, sans compromettre son intégrité historique. La protection, l’entretien, l’accessibilité et la promotion des citernes pourraient leur donner une place plus importante dans le paysage touristique tunisien.

Préserver la Mâalga ne consiste donc pas seulement à sauver des vestiges du passé : c’est aussi faire le choix d’investir dans un patrimoine vivant, capable de renforcer l’attractivité de Carthage et de contribuer au rayonnement culturel et économique de la Tunisie.

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