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Continuité assurée : Jean‑Gabriel Mollard prend les rênes de SIAL Paris par intérim

22. Juli 2026 um 15:26

À quelques mois de l’édition 2026, Comexposium annonce la nomination de Jean‑Gabriel Mollard, directeur Marketing et Communication, au poste de directeur par intérim de SIAL Paris, afin d’assurer la continuité opérationnelle suite au départ d’Audrey Ashworth.

Il convient de noter qu’après huit années au sein du groupe, dont quatre ans et demi à la tête de SIAL Paris, Audrey Ashworth a choisi de relever un nouveau défi professionnel. Pour garantir la bonne préparation de l’édition 2026, Jean‑Gabriel Mollard prendra la direction par intérim. Sa connaissance approfondie de l’événement, de ses équipes et de l’écosystème SIAL, ainsi que son rôle transversal sur le marketing des 12 salons du réseau, font de lui le candidat naturel pour conduire cette transition.

 » Ces dernières années, j’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec Audrey Ashworth à la préparation et au développement de SIAL Paris, ce qui me permet d’aborder cette nouvelle responsabilité avec confiance et sérénité, déclare Jean‑Gabriel Mollard. Avec l’ensemble des équipes, pleinement mobilisées, nous poursuivrons la dynamique pour préparer une belle édition 2026 au service de nos exposants, partenaires et visiteurs. »

« À quelques mois de SIAL Paris 2026, nous abordons cette nouvelle étape avec détermination et exigence, souligne Rodolphe Lameyse, CEO de la division Food & Beverage de Comexposium. Je sais pouvoir compter sur l’engagement et l’expertise de Jean‑Gabriel Mollard et de ses équipes pour faire de cette prochaine édition le grand rendez‑vous au service de toute la filière agroalimentaire. Notre cap reste le même : SIAL Paris doit continuer à jouer pleinement son rôle de levier pour accompagner la filière dans ses enjeux de compétitivité, d’export et de transformation. »

Organisé par Comexposium, SIAL Paris est le plus grand salon alimentaire professionnel au monde : 8 000 exposants attendus et 400 000 produits présentés. Tous les deux ans, le salon éclaire les tendances et opportunités du secteur. SIAL Paris fait partie du SIAL Network, qui rassemble 7 000 exposants et 700 000 professionnels au travers de 12 événements internationaux. La prochaine édition se tiendra du 17 au 21 octobre 2026 à Paris Nord Villepinte. www.sialparis.fr

Avec communiqué

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Immobilier tunisien : Hechmi Miliani démonte le mythe de 800 000 logements invendus

22. Juli 2026 um 14:51

Dans un entretien exclusif à L’Economiste maghrébin, le président des promoteurs immobiliers de Sousse, Hechmi Miliani, dégonfle le chiffre symbolique des 800 000 logements invendus et dresse un tableau noir du secteur : coûts de construction triplés, crédits bancaires à 19 milliards de dinars, et un marché qui étouffe la classe moyenne.

Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers de Sousse, Hechmi Miliani, conteste fermement le chiffre de 800 000 logements invendus souvent attribué à l’INS et avance une lecture plus nuancée du marché immobilier tunisien, qu’il décrit comme un secteur stratégique sous forte pression financière.

Selon lui, l’immobilier représente 800 000 emplois répartis sur 300 métiers, ce qui en fait un moteur économique majeur. Les données de la Banque centrale montrent qu’en 2022, l’encours des crédits accordés aux promoteurs immobiliers atteignait 6,5 milliards de dinars, tandis que les crédits immobiliers des ménages s’élevaient à 12,5 milliards de dinars, soit un total de 19 milliards de dinars, un montant proche du budget de l’État tunisien de 2010 (17 milliards de dinars).

Miliani affirme que les promoteurs ne peuvent pas détenir plus de 5 000 logements invendus, leur production annuelle ne dépassant pas 30 000 logements. La profession compte 3 372 promoteurs agréés, mais seulement 700 sont réellement actifs, soit environ 25 %. Le coût minimal d’un projet immobilier est désormais estimé entre 6 et 7 millions de dinars.

Les données de la Banque centrale montrent qu’en 2022, l’encours des crédits accordés aux promoteurs immobiliers atteignait 6,5 milliards de dinars, tandis que les crédits immobiliers des ménages s’élevaient à 12,5 milliards de dinars, soit un total de 19 milliards de dinars, un montant proche du budget de l’État tunisien de 2010 (17 milliards de dinars).

La hausse des prix est attribuée à l’explosion des coûts de construction. Un appartement S2 vendu 150 000 dinars en 2010 coûte aujourd’hui au moins 350 000 dinars. L’euro est passé de 2 dinars à 3,3 dinars, le prix du cuivre a augmenté de 30 %, et le prix du fer, produit localement, aurait été multiplié par huit (6 dinars contre 36 dinars). Au total, les coûts de construction auraient été multipliés par trois depuis 2010.

Le responsable du secteur établit également un lien entre crise du logement et recul de la nuptialité : 120 000 mariages ont été célébrés en 2022, un chiffre qui aurait chuté de moitié en 2025. Il impute une partie de cette évolution à l’instauration en 2018 d’une TVA de 19 % sur le logement.

Le programme public « Premier Logement » est qualifié d’échec. Un crédit de 200 000 dinars revient, une fois remboursé, à environ 484 000 dinars, avec une mensualité proche de 1 950 dinars, nécessitant un revenu de couple d’environ 4 800 dinars, alors que la classe moyenne gagne plutôt entre 1 500 et 2 500 dinars. Sur les 200 millions de dinars mobilisés par l’État en 2018, seuls 2 000 appartements ont été vendus, et environ 120 millions de dinars ont été reversés au Trésor faute de ménages solvables.

Les promoteurs estiment pouvoir produire 30 000 logements par an dans ce cadre, soit 90 000 en trois ans, si le dispositif était ouvert au privé. Ils plaident pour un crédit bonifié à 3-5 %, accordé une seule fois dans la vie et financé par le FOPROLOS, avec un plafond relevé de 200 000 à 400 000 dinars afin d’élargir l’accès à la propriété à une plus grande partie de la classe moyenne.

Concernant le FOPROLOS, alimenté par une cotisation patronale de 1 %, Miliani indique qu’il génère 380 millions de dinars par an, mais que seulement 40 à 50 millions sont effectivement consacrés au logement social.

La principale proposition du secteur privé repose sur la location-vente. L’objectif public de 1 000 logements par an est jugé très insuffisant face à une demande estimée à 200 000 dossiers. Les promoteurs estiment pouvoir produire 30 000 logements par an dans ce cadre, soit 90 000 en trois ans, si le dispositif était ouvert au privé. Ils plaident enfin pour un crédit bonifié à 3-5 %, accordé une seule fois dans la vie et financé par le FOPROLOS, avec un plafond relevé de 200 000 à 400 000 dinars afin d’élargir l’accès à la propriété à une plus grande partie de la classe moyenne.

L’intégralité de cet entretien est à trouver dans le prochaine numéro de L’Economiste maghrébin (N°950 du 29 juillet 2026).

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Les risques liés à la sécurité énergétique inquiètent l’AIE

22. Juli 2026 um 12:46

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a lancé, mardi 21 juillet, un nouvel avertissement aux marchés mondiaux de l’énergie, soulignant que l’escalade des conflits au Moyen-Orient accroît considérablement l’incertitude quant à la sécurité de l’approvisionnement énergétique. Et ce, malgré le fait que les marchés pétroliers disposent actuellement encore d’importantes « soupapes de sécurité ».

Le directeur de l’AIE souligne que les événements affectant le détroit d’Ormuz et les menaces pesant sur le passage de Bab el-Mandeb renforcent les craintes de nouvelles perturbations des flux mondiaux de pétrole et de GNL, car il s’agit de deux des routes de transport d’énergie maritime les plus importantes au niveau international.

M. Birol note que, malgré les tensions, le marché du pétrole brut continue de s’appuyer sur un certain nombre de facteurs qui limitent les effets de la crise. Les exportations accrues des pays du Golfe, principalement d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, jouent un rôle décisif. Ces pays continuent d’acheminer d’importantes quantités de pétrole vers les marchés internationaux par des voies alternatives, mais aussi par les quantités qui continuent de transiter par le détroit d’Ormuz…

Dans le même temps, l’augmentation des exportations d’autres pays producteurs de pétrole, tels que les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan, a compensé une partie des pertes du golfe Persique.

Du côté de la demande, l’AIE souligne que la Chine, qui a réduit ses importations de pétrole brut de près de 50 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre, a également contribué de manière significative à la stabilisation du marché.

Les réserves stratégiques continuent de soutenir le marché

Fatih Birol fait également une référence particulière au rôle des réserves stratégiques. Comme il le souligne, depuis la décision commune de l’AIE du 11 mars de libérer jusqu’à 400 millions de barils sur le marché, les États membres en ont déjà libéré environ 290 millions. Tandis que les sorties de capitaux correspondantes se poursuivent.

Dans le même temps, les pays de l’Organisation disposent encore d’importantes réserves de sécurité, dont plus d’un milliard de barils de réserves stratégiques d’État, qui peuvent être utilisées en cas de besoin.

Malgré les mesures de sécurité, le directeur de l’AIE souligne qu’« il n’y a pas lieu de relâcher la vigilance » en matière de sécurité énergétique. Les stocks commerciaux de pétrole continuent de diminuer. Alors que les opérations de raffinage et la production de carburant n’ont pas augmenté au même rythme que les livraisons de pétrole brut. Il en résulte que les marchés des produits raffinés, tels que le diesel et l’essence, sont nettement plus tendus que celui du pétrole brut. Ce qui maintient à un niveau élevé les risques de nouvelles hausses des prix des carburants.

GNL : un risque accru pour l’Europe

L’AIE relève également des défis similaires sur le marché du gaz naturel. M. Birol précise encore que l’augmentation des exportations de GNL en provenance des États-Unis et du Canada a compensé environ 70 % des pertes causées par la réduction des flux à travers le détroit d’Ormuz.

Toutefois, elle prévient que tout retard supplémentaire dans le rétablissement complet des exportations de GNL en provenance des pays du Golfe maintiendra le marché dans un contexte tendu pendant une période prolongée.

Cette évolution concerne directement l’Europe, qui se trouve dans une période critique de reconstitution de ses réserves de gaz naturel en prévision de l’hiver prochain. La concurrence accrue pour les cargaisons de GNL étant susceptible d’entraîner une hausse des prix et une plus grande volatilité.

La solution passe par Ormuz

Le directeur général de l’AIE estime que le retour à la normale sur les marchés de l’énergie nécessite la conclusion d’un accord garantissant la réouverture complète et inconditionnelle du détroit d’Ormuz. Seule la restauration de la libre navigation dans ce passage maritime particulier peut empêcher une nouvelle détérioration de la sécurité énergétique mondiale, à un moment où les marchés du pétrole, du gaz naturel et des carburants restent particulièrement vulnérables aux développements géopolitiques.

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Tunisie | Les pannes d’électricité mettent le réseau d’eau sous tension

22. Juli 2026 um 10:28

Les températures élevées en Tunisie ces deux dernières semaines entraînent une multiplication des coupures d’électricité, ce qui affecte directement la continuité de la distribution nationale d’eau, a indiqué l’expert agricole Anis Ben Rayana. «Le système de distribution d’eau dépend fortement de l’électricité pour faire fonctionner les stations de pompage et les puits profonds», a-t-il expliqué.  

L’expert, qui intervenait sur Diwan FM, a souligné que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) gère environ 1 500 stations de pompage électriques et 1 200 puits profonds qui dépendent entièrement du réseau électrique national. «Les coupures de courant, a-t-il précisé, provoquent l’épuisement des réserves d’eau et nécessitent du temps pour relancer les systèmes et rétablir la pression dans le réseau, entraînant ainsi une réduction ou une suspension temporaire de l’approvisionnement dans diverses régions du pays», a expliqué M. Ben Rayana.

Selon lui, les principales causes des interruptions de distribution d’eau sont la maintenance programmée des infrastructures, les pannes soudaines du réseau de distribution — qui s’étend sur environ 59 000 kilomètres et comprend de nombreuses conduites en service depuis plus de 40 ans — ainsi que les coupures d’électricité perturbant le fonctionnement des stations de pompage.

M. Ben Rayana a également souligné un autre phénomène lié à la canicule : l’évaporation accrue de l’eau stockée dans les barrages lors des vagues de chaleur. «Lors des pics de température enregistrés depuis le début de l’été, l’évaporation a dépassé le million de mètres cubes d’eau par jour, contre les 500 000 à 600 000 mètres cubes habituellement observés lors des journées de forte chaleur», a noté l’expert.

Fin juin, le taux de remplissage des barrages tunisiens avoisinait les 59 %, a rappelé M. Ben Rayana, en expliquant que «les autorités ont écarté l’utilisation de couvertures à base de sphères ou de granules en plastique pour limiter l’évaporation, le but étant de préserver la qualité de l’eau et de respecter les normes sanitaires».

Une collaboration est en cours entre les ministères de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur pour tester des systèmes de couverture destinés à certains réservoirs collinaires.

En matière d’investissement, M. Ben Rayana a signalé un projet stratégique majeur : le transfert d’eau du barrage de Barbara, au sud-ouest de Aïn Draham, vers les gouvernorats du Kef et de Siliana. Ce projet, dont le coût est estimé à environ deux milliards de dinars, implique la construction de 147 kilomètres de conduites.

Il est également prévu de lancer un projet exploitant les eaux du barrage de Sarrat au sud-ouest du Kef — pour un coût estimé à 95 millions de dinars — qui comprend la construction de 29 kilomètres de canaux.

Plusieurs programmes financés par des partenaires internationaux sont également en cours en Tunisie pour renouveler les réseaux d’eau. Il s’agit notamment d’un projet de 230 millions de dinars destiné à sept gouvernorats du sud du pays et soutenu par la banque allemande de développement KfW. Ainsi que d’une initiative dans les gouvernorats de Sfax, Kébili et Tozeur, d’un coût de 670 millions de dinars et financée par la Banque mondiale ; et d’un programme de 500 millions de dinars pour le Grand Tunis, soutenu par la Banque africaine de développement (BAD).

Enfin, M. Ben Rayana a souligné que les équipes techniques poursuivent les travaux de maintenance et de remplacement des conduites malgré des conditions météorologiques particulièrement difficiles, les températures atteignant 50 à 52 degrés Celsius dans certaines zones du sud de la Tunisie, comme le gouvernorat de Tataouine.

I. B.

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L’or retrouve son éclat malgré les tensions au Moyen-Orient

22. Juli 2026 um 09:36

Après plusieurs séances de forte volatilité, l’or retrouve un certain soutien sur les marchés financiers. Mais si les tensions entre les États-Unis et l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges; elles limitent le potentiel de progression du métal précieux.

L’or a progressé, mardi 21 juillet à Londres, de 1,2 % à 4 056,75 dollars l’once. Tandis que l’argent a bondi de 4,6 % à 59,02 dollars l’once. Le platine et le palladium ont également progressé. Alors que l’indice Bloomberg Dollar Spot, qui suit la valeur du dollar américain par rapport à un panier de devises majeures, est resté quasiment inchangé.

Contrairement aux précédentes crises géopolitiques, la hausse des prix du pétrole modifie l’équilibre du marché de l’or. L’envolée des cours du brut nourrit les anticipations d’inflation. Ce qui renforce la probabilité d’un maintien de taux d’intérêt élevés, voire d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine. Cette perspective soutient le dollar et les rendements obligataires, deux facteurs traditionnellement défavorables à l’or, qui ne génèrent aucun rendement.

Habituellement, les crises géopolitiques favorisent les achats d’or. Cette fois, le mouvement est plus nuancé. Les investisseurs arbitrent entre la recherche de sécurité et la perspective de taux américains durablement élevés. Le renforcement du dollar réduit également l’attrait du métal jaune pour les acheteurs utilisant d’autres devises.

Les banques centrales restent un soutien structurel

Malgré la volatilité à court terme, les achats des banques centrales, notamment dans les économies émergentes, continuent de soutenir le marché de l’or. Le World Gold Council estime que cette demande officielle demeure l’un des principaux facteurs de soutien à long terme. Même si certains pays ont récemment vendu une partie de leurs réserves afin de répondre à des besoins de liquidité. L’évolution du métal précieux dépendra désormais largement des décisions de politique monétaire aux États-Unis.

Si les tensions au Moyen-Orient entretiennent la demande de valeurs refuges, une nouvelle hausse des taux directeurs ou un maintien prolongé de taux élevés pourraient continuer à limiter les gains de l’or.

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Prêt de 500 millions de dollars : le Parlement valide le financement

22. Juli 2026 um 09:14

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a approuvé, lundi, le 20 Juillet, le projet de loi portant ratification du deuxième avenant au contrat de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant au nom et pour le compte de l’État tunisien, et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), destiné à financer une partie du budget de l’État.

Réunie lundi, la commission a consacré une première partie de ses travaux à l’examen du projet de budget de l’Assemblée des représentants du peuple pour l’exercice 2027, avant d’auditionner la ministre des Finances ainsi qu’une représentante de la Banque centrale au sujet de ce prêt souverain.

Au cours des débats, le président de la commission a soulevé plusieurs interrogations d’ordre juridique et procédural concernant le rôle de la Banque centrale dans la signature du contrat de prêt au nom de l’État, estimant que la présence du gouverneur de la BCT aurait permis d’apporter les éclaircissements nécessaires sur les aspects institutionnels et juridiques de l’opération.

En réponse, la directrice générale des Finances extérieures à la Banque centrale a indiqué que l’établissement agit sur la base d’une délégation accordée par le ministère des Finances, conformément à une pratique institutionnelle appliquée depuis plusieurs années dans le cadre des autorisations prévues par les lois de finances successives.

La ministre des Finances a précisé que le financement s’inscrit parmi les ressources prévues par la loi de finances 2026. Elle a rappelé que l’article 32 de la loi organique relative au statut de la Banque centrale autorise le ministre des Finances à déléguer à la BCT la conclusion de contrats de prêts avec des institutions financières étrangères au nom de l’État et pour son compte, dans la limite des autorisations votées par le Parlement.

 

Lire aussi : Afreximbank accorde à la Tunisie un financement de 500 millions de dollars pour la LF 2026

 

Concernant les caractéristiques de l’opération, la ministre a indiqué que le prêt, d’un montant de 500 millions de dollars, s’inscrit dans le cadre de la coopération financière engagée entre la Tunisie et Afreximbank depuis 2022. Les négociations, entamées en octobre 2025 et achevées en février 2026, ont permis de ramener le taux d’intérêt de 9,45 % à 5,86 %.

Selon la ministre, ce financement vise à mobiliser les ressources nécessaires au financement du budget de l’État, à renforcer les réserves en devises du pays, à soutenir la capacité de la Banque centrale à financer les importations de produits de première nécessité, ainsi qu’à contribuer au financement de l’investissement et des projets inscrits dans le Plan de développement 2026-2030. Elle a également rappelé que la Tunisie a procédé, le 14 juillet 2026, au remboursement d’un emprunt extérieur de 740 millions d’euros, rendant nécessaire la mobilisation de nouvelles ressources afin de préserver les équilibres financiers.

La ministre a ajouté que le conseil d’administration de la Banque centrale avait approuvé ce prêt le 18 mars 2026, avant la validation de cette décision par le décret présidentiel n°108 du 8 juin 2026. Elle a souligné que l’approbation définitive des emprunts souverains demeure une compétence exclusive de l’Assemblée des représentants du peuple. Elle a également indiqué que le calendrier de présentation du projet de loi résultait de la durée des négociations et de l’achèvement des procédures juridiques. Tout en affirmant que la Tunisie continue d’honorer ses engagements financiers dans les délais prévus.

Au cours des échanges, plusieurs membres de la commission ont insisté sur la nécessité de disposer de données actualisées sur l’exécution du budget de l’État et sur les répercussions des évolutions géopolitiques avant l’examen de certains projets de lois financières. D’autres députés ont appelé à renforcer la coordination entre les pouvoirs exécutif et législatif et à privilégier des réformes favorisant l’investissement, la création de richesse et la réduction du recours à l’endettement extérieur.

La ministre des Finances a, pour sa part, expliqué que la demande d’examen en urgence du texte répond à la nécessité d’assurer les équilibres financiers de l’État jusqu’au mois d’octobre 2026, après le remboursement d’une importante échéance de dette extérieure. Elle a également évoqué l’avancement des travaux relatifs au futur Code des changes, dont l’examen pourrait intervenir au début de l’année prochaine après l’adoption de la loi de finances.

Enfin, la ministre a présenté plusieurs indicateurs économiques, faisant état d’un taux d’investissement global de 15,5 % à fin 2025, avec une prévision de 16 % pour 2026, ainsi que d’une hausse de plus de 25,5 % des investissements directs étrangers au cours des premiers mois de l’année 2026.

À l’issue des discussions, la Commission des finances et du budget a adopté le projet de loi à la majorité des membres présents.

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Les menaces des Houthis bouleversent les routes du pétrole saoudien pour l’Asie

22. Juli 2026 um 08:12

Les menaces des rebelles houthis contre les navires utilisant les ports saoudiens en mer Rouge contraignent les raffineurs asiatiques à revoir leurs circuits d’approvisionnement. Plusieurs cargaisons de brut saoudien sont désormais redirigées via le canal de Suez, le pipeline égyptien SUMED ou, dans certains cas, par le cap de Bonne-Espérance, au prix de délais de livraison plus longs et de coûts de transport plus élevés.

Les compagnies de raffinage asiatiques modifient leurs itinéraires d’approvisionnement en pétrole brut afin de limiter les risques liés aux menaces des Houthis en mer Rouge.

Après l’annonce du mouvement yéménite d’un « blocus maritime » visant les navires utilisant les ports saoudiens de la mer Rouge, plusieurs cargaisons de brut destinées à l’Asie ont été redirigées vers le canal de Suez ou autour du cap de Bonne-Espérance, afin d’éviter le détroit de Bab el-Mandeb.

Lire aussi : L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

 

Les premiers effets de cette menace sont déjà visibles. Deux pétroliers transportant du pétrole saoudien à destination de la Chine et de l’Inde ont fait demi-tour en mer Rouge avant de rejoindre la route du canal de Suez. Cette décision illustre les inquiétudes croissantes des armateurs et des négociants face au risque d’attaques contre les navires commerciaux.

Pour maintenir leurs approvisionnements, plusieurs raffineurs asiatiques étudient un itinéraire combinant le canal de Suez et le pipeline égyptien SUMED, qui permet de transporter une partie du pétrole entre la mer Rouge et la Méditerranée.

Cette solution est particulièrement adaptée aux très grands pétroliers (VLCC), dont le tirant d’eau ne leur permet pas de franchir le canal de Suez à pleine charge. Une partie de leur cargaison est transférée via le pipeline avant d’être rechargée sur un autre navire.

Des coûts logistiques en forte hausse

Ces nouveaux itinéraires allongent considérablement les délais de transport. Un détour par le canal de Suez, puis le cap de Bonne-Espérance peut ajouter jusqu’à quatre semaines au temps de voyage entre les ports saoudiens et les marchés asiatiques. Cette réorganisation entraîne une hausse des coûts de carburant, de fret maritime et des primes d’assurance contre les risques de guerre. Cette évolution intervient alors que le détroit d’Ormuz demeure lui aussi perturbé par les tensions entre les États-Unis et l’Iran.

Ainsi, la menace d’une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient — Ormuz et Bab el-Mandeb — renforce les inquiétudes des marchés quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en pétrole.

Cette réorientation des flux confirme le retour du canal de Suez comme axe logistique majeur pour le commerce énergétique mondial.

Alors que les risques sécuritaires se multiplient en mer Rouge, l’Égypte pourrait voir transiter une part croissante des exportations saoudiennes destinées à l’Asie, renforçant encore l’importance stratégique du canal et du pipeline SUMED dans les échanges internationaux d’hydrocarbures.

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Métiers verts | Formation de 275 Tunisiens pour le marché allemand

22. Juli 2026 um 08:10

Quelque 275 jeunes diplômés s’engagent dans un nouveau parcours vers l’emploi. La GIZ, à travers son programme Thamm Plus, mandaté par le ministère fédéral Allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et co-financé par l’Union européenne (UE), lance un cycle de formations courtes de spécialisation dans les métiers de la transition énergétique : des compétences aujourd’hui recherchées en Tunisie comme à l’international, en particulier en Allemagne.

Grâce à une approche participative avec le secteur privé, ces formations répondent aux besoins réels des entreprises. L’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes aussi bien sur le marché tunisien que sur le marché allemand, dans les nouveaux métiers verts.

Mis en œuvre en collaboration avec les acteurs nationaux de la formation professionnelle, ces parcours de spécialisation sont développés selon une approche de formation co-construite entre le secteur public et le secteur privé), dans le cadre du programme Takween financé par la Coopération Suisse et mis en œuvre par Swisscontact sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Un programme co-construit entre public et privé

Ils associent l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) et la Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique (Fedelec), sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Grâce à cette collaboration public-privé, les compétences enseignées correspondent exactement à ce que les entreprises recherchent.

«La transition énergétique transforme profondément les besoins en compétences et ouvre de nouvelles perspectives d’emploi. À travers Thamm Plus, la GIZ adopte une approche systémique qui relie l’analyse des besoins du marché du travail, le développement de formations adaptées, le renforcement des liens avec les entreprises et l’accompagnement vers des opportunités professionnelles en Tunisie et à l’international. En collaboration avec nos partenaires tunisiens et le secteur privé, nous contribuons ainsi à construire des parcours de compétences durables dans les métiers verts», a indiqué Andrea Milkowski, coordinatrice du cluster ‘Formation, marché du travail, migration’ de la GIZ.

D’une durée de 10 à 34 jours, ces formations couvrent le photovoltaïque, la comptabilité carbone, l’efficacité énergétique raccordée au réseau, ainsi que l’efficacité énergétique dans l’habitat et le tertiaire. Elles combinent théorie, mises en situation pratiques et approche orientée métier, pour que chaque participant reparte avec des compétences immédiatement valorisables en entreprise.

Des compétences vertes, un vrai levier vers l’emploi

Alors que la transition énergétique s’accélère, maîtriser les métiers verts devient un atout décisif pour l’emploi des jeunes comme pour la compétitivité des entreprises.

En rapprochant centres de formation, entreprises et opportunités professionnelles, en Tunisie et sur le marché allemand, la GIZ et Swisscontact misent sur les compétences de demain. Ce programme illustre un même engagement : une formation professionnelle innovante, ancrée dans les besoins de l’économie et tournée vers les secteurs d’avenir.

Les premières sessions démarrent officiellement le mardi 21 juillet 2026, marquant le lancement progressif de l’ensemble des parcours de spécialisation.

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Washington prépare une nouvelle vague de droits de douane contre 60 économies

22. Juli 2026 um 07:32

Les États-Unis devraient annoncer prochainement une nouvelle série de droits de douane visant une soixantaine d’économies. C’est le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, qui l’a déclaré, assurant que ces mesures s’inscrivent dans la stratégie commerciale de l’administration Trump visant à renforcer la protection de l’industrie américaine.

Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé que de nouveaux droits de douane visant environ 60 économies devraient être dévoilés prochainement, à l’issue d’enquêtes commerciales menées par son administration. Les conclusions de ces investigations sont attendues d’ici la fin de la semaine.

Ces nouveaux droits de douane ont vocation à remplacer les taxes temporaires de 10 % mises en place après que la Cour suprême américaine a invalidé une grande partie des droits de douane instaurés précédemment par Donald Trump. L’administration cherche désormais à leur donner une base juridique plus solide en s’appuyant sur les dispositions de la Section 301 du Trade Act de 1974, qui permet de sanctionner des pratiques commerciales jugées déloyales.

L’Union européenne et plusieurs partenaires commerciaux concernés

Selon les documents publiés par l’USTR, les mesures, qui pourraient concerner 59 pays ainsi que l’Union européenne, avec des taux envisagés compris entre 10 % et 12,5 %, selon les conclusions des enquêtes relatives aux pratiques commerciales et à la lutte contre les produits issus du travail forcé. Parmi les économies visées figurent notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Brésil, l’Inde, la Turquie, plusieurs pays du Golfe ainsi que l’Union européenne.

L’administration américaine estime que plusieurs partenaires commerciaux ne luttent pas suffisamment contre les importations de produits fabriqués à l’aide du travail forcé. Ce qui créerait une concurrence jugée déloyale pour les entreprises américaines.

Si ces nouveaux droits de douane sont confirmés, ils pourraient affecter une part importante des échanges internationaux et raviver les tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires.

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Expertise indépendante et positionnement international de la Tunisie

22. Juli 2026 um 07:14

Dans un environnement marqué par une concurrence ardue, complexité technique, juridique et réglementaire croissante, le recours à un expert tiers indépendant constitue un facteur essentiel de confiance, de performance et de maîtrise des risques. Par son impartialité, ses compétences reconnues et le respect de règles déontologiques rigoureuses, il contribue à la qualité des décisions, à la prévention et au règlement des différends endogènes et exogènes, au développement des compétences ainsi qu’à la crédibilité des processus de certification des personnes. À travers une analyse de ses fondements et de ses principaux domaines d’intervention, cet article met en évidence la contribution stratégique de l’expertise indépendante à la gouvernance, à l’amélioration continue à la croissance et à la création de valeur pour une meilleure gestion des projets.

Taoufik Halila & Mohamed Farid Herelli *

L’évolution des métiers, l’accélération des innovations technologiques en général ; l’intelligence artificielle en particulier et les exigences croissantes des parties prenantes rendent indispensable une évaluation objective des compétences et des situations techniques complexes.

Dans ce contexte, l’expert tiers indépendant occupe une place stratégique en apportant une analyse fondée sur des faits vérifiables, des compétences reconnues et une indépendance de jugement. Son intervention dépasse désormais le seul cadre de la résolution des différends. Elle contribue à la diffusion des bonnes pratiques, à la prévention des risques, à l’amélioration continue des organisations et au renforcement de la confiance entre les acteurs économiques, institutionnels et judiciaires ce qui constitue une base fondamentale pour la création d’un environnement favorable au développement des investissements et la création de la richesse

Cette évolution s’inscrit dans les principes des référentiels internationaux, notamment la norme ISO/IEC 17024, qui fait de l’impartialité, de la compétence et de l’indépendance les fondements d’une certification des personnes dotée d’une fiabilité, cohérence et reconnaissance à l’international.

L’expertise indépendante apparaît ainsi comme un levier majeur de gouvernance, de performance et de développement durable.

Les fondements de l’expertise indépendante :

La crédibilité d’un expert tiers indépendant repose sur trois principes complémentaires : la compétence technique, le respect des règles déontologiques et l’impartialité.

L’expertise technique : l’expert fonde son intervention sur une connaissance approfondie de son domaine d’activité, acquise grâce à une formation spécialisée, une expérience significative, une veille permanente des évolutions scientifiques, techniques et réglementaires ainsi qu’une maîtrise des référentiels applicables.

Cette expertise lui permet de produire des analyses objectives, argumentées et vérifiables, indispensables à la prise de décision ;

Déontologie, impartialité et neutralité : l’expertise indépendante ne peut produire ses effets que si elle s’exerce dans le respect de principes éthiques rigoureux. L’impartialité, l’intégrité, la confidentialité, l’absence de conflit d’intérêts et la transparence constituent les fondements de la crédibilité de l’expert.

Contrairement au conseil qui défend les intérêts d’une partie, l’expert tiers intervient exclusivement au service des faits. Sa mission consiste à analyser objectivement une situation, à identifier les causes d’un problème, à proposer des solutions techniquement fondées et à éclairer la décision du donneur d’ordre, du juge ou des parties concernées.

Cette posture renforce la confiance dans les conclusions de l’expertise et favorise des décisions plus justes, plus transparentes et plus durables.

Expert tiers indépendant et développement des compétences:

L’expertise indépendante ne se limite pas à l’évaluation ou au règlement des différends. Chaque mission constitue également une opportunité de transfert de connaissances et de diffusion des bonnes pratiques.

Par ses observations et ses recommandations, il contribue à corriger les écarts techniques, à prévenir la répétition des erreurs, à renforcer la culture qualité et à améliorer les compétences individuelles et collectives. Son intervention favorise ainsi l’apprentissage organisationnel et l’amélioration continue.

Dans les organismes de certification, les retours d’expérience des experts permettent d’actualiser les référentiels d’évaluation, d’adapter les programmes de formation aux évolutions des métiers et de garantir une meilleure adéquation entre les compétences certifiées et les besoins du terrain.

Au-delà de son rôle d’évaluateur, l’expert tiers indépendant devient ainsi un véritable partenaire de la performance durable des organisations. En favorisant la montée en compétences, la maîtrise des risques et la diffusion d’une culture d’excellence, il contribue directement à la compétitivité, à l’innovation et à la confiance des parties prenantes.

Contribution de l’expert tiers à la certification des personnes :

La certification des personnes repose sur un principe fondamental : la confiance dans l’évaluation. Cette confiance ne peut être garantie que si les évaluateurs disposent des compétences requises, exercent leurs missions en toute indépendance et appliquent des méthodes d’évaluation impartiales et transparentes.

Dans ce cadre, l’expert tiers indépendant joue un rôle déterminant. Il veille à l’égalité de traitement entre les candidats, à la cohérence des évaluations et à la crédibilité des certifications délivrées. Son intervention favorise la reconnaissance des compétences par les employeurs, facilite la mobilité professionnelle et renforce la confiance des autorités réglementaires ainsi que des parties prenantes.

Par ailleurs et conformément aux principes de la norme ISO/IEC 17024, qui est la norme de référence pour la certification des compétences des personnes, la valeur d’une certification dépend autant de la compétence du candidat que de la qualité, de l’impartialité et de la compétence de l’expert chargé de son évaluation. L’expertise indépendante constitue ainsi un élément essentiel de la fiabilité des dispositifs de certification garantissant que les professionnels certifiés ont été évalués selon un processus rigoureux, impartial et conforme aux bonnes pratiques internationales ce qui résulte  d’une part pour les personnes certifiées  une reconnaissance  des compétences et  une meilleure employabilité et d’autre part ,pour les organismes employeurs  une réduction des risques liés aux qualifications du personnel et un renforcement de la crédibilité  et de la confiance auprès des clients.

Principaux domaines d’intervention de l’expertise indépendante :

L’expertise indépendante intervient dans de nombreux secteurs où la qualité des décisions repose sur une évaluation objective et impartiale.

En médiation, l’expert ou le médiateur indépendant facilite le dialogue entre les parties, identifie les intérêts communs et contribue à la recherche de solutions équilibrées, limitant ainsi le recours à des procédures contentieuses longues et coûteuses.

Dans le domaine de l’assurance, son intervention permet d’évaluer objectivement les dommages, d’analyser les causes d’un sinistre et de contribuer à une indemnisation équitable, tout en réduisant les risques de contestation.

Le développement des échanges numériques a également renforcé le rôle du tiers de confiance, chargé de garantir l’identité des signataires, l’intégrité des documents, leur horodatage et leur valeur juridique. Cette fonction participe à la sécurisation des transactions électroniques et à la prévention des risques de fraude.

Enfin, dans le domaine judiciaire, l’expert apporte au juge les éléments techniques nécessaires à l’appréciation des situations complexes. Son rapport, fondé sur des méthodes reconnues et des données vérifiables, constitue un outil essentiel d’aide à la prise de décision.

Par ailleurs, la transformation numérique des procédures d’expertise impose désormais des nouvelles exigences en matière de traçabilité, de sécurité des données, de confidentialité, d’archivage et de respect des délais,  ce qui renforce la fiabilité et la qualité des missions engagées.

Bénéfices économiques et organisationnels de l’expertise indépendante :

Le recours précoce à un expert tiers indépendant constitue un investissement stratégique pour la gestion et le suivi des projets. En apportant une évaluation objective et des recommandations fondées sur des éléments techniques, il contribue à améliorer la qualité des décisions et à réduire les incertitudes, les budgets complémentaires et les délais de mise en service.

Cette démarche permet notamment de maîtriser les risques techniques, de limiter les coûts liés aux contentieux et aux non-conformités, de réduire les délais de traitement des différends et d’améliorer la performance globale des projets. Elle favorise également la confiance des clients, des investisseurs, des partenaires et des autorités de contrôle.

Les travaux récents consacrés à la gouvernance, à la certification et au règlement des différends convergent vers une même conclusion : la compétence, l’impartialité, la transparence et la responsabilité constituent les fondements de la confiance accordée aux experts et aux organismes tiers. L’expertise indépendante apparaît ainsi comme un levier de création de valeur, de maîtrise des risques et d’amélioration durable de la performance des organisations.

Dans un environnement marqué par la complexité, la transformation numérique et des exigences croissantes en matière de transparence, l’expert tiers indépendant s’impose comme un acteur majeur dans la gestion moderne des projets.

Par son expertise, son indépendance et son respect des principes déontologiques, il contribue à sécuriser les décisions, à renforcer la confiance entre les parties prenantes et à accompagner le développement des compétences. Son intervention dépasse largement le cadre de la résolution des différends : elle participe à l’amélioration continue, à la qualité des processus d’évaluation et à la crédibilité des dispositifs de certification.

Au-delà de sa mission d’évaluation, l’expert tiers indépendant constitue aujourd’hui un véritable partenaire stratégique des organisations. En favorisant des décisions objectives, une meilleure maîtrise des risques et une culture de la qualité, il contribue durablement à la performance, à la compétitivité et à la création de valeur.

À l’heure où la confiance devient un actif stratégique des organisations, l’expertise indépendante s’affirme non seulement comme une garantie d’impartialité, mais aussi comme un facteur déterminant de bonne gouvernance, de performance durable et de création de valeur pour l’ensemble de la chaîne des parties prenantes.

En Tunisie, l’intégration progressive de ces missions au cœur de la gouvernance de nos organismes constitue désormais un enjeu stratégique. Leur appropriation par les responsables de gestion et leur intégration dans les processus académiques de formation permettront non seulement de renforcer notre efficacité et notre productivité, mais également de consolider durablement notre savoir-faire administratif et technique. Cette évolution représente ainsi un véritable levier de création de valeur, de modernisation et de performance institutionnelle.

* Conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).

 Références bibliographiques :

ISO/IEC 17024:2012 – Conformity Assessment – General Requirements for Bodies Operating Certification of Persons.

ISO 9001:2015 – Quality Management Systems – Requirements.

ISO 31000:2018 – Risk Management – Guidelines.

ISO/IEC 17020:2012 – Conformity Assessment – Requirements for the Operation of Various Types of Bodies Performing Inspection.

Règlement (UE) n° 910/2014 – relatif à l’identification électronique et aux services de confiance.

Publications de l’OCDE sur la gouvernance publique, l’intégrité et la confiance.

Publications de la Banque mondiale relatives à la résolution des différends commerciaux et à la gouvernance. 

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