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Antonio Tajani: « Les start‑up sont l’avenir pour les jeunes »

24. Juni 2026 um 23:10

Le forum tuniso‑italien a eu lieu ce mercredi 24 juin 2026. Lors d’un point de presse, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a rappelé la profondeur des liens entre l’Italie et la Tunisie, évoquant Rome et Carthage comme symboles de plus de deux millénaires de proximité culturelle. Il a souligné la forte présence économique italienne en Tunisie  près de 1 000 entreprises actives ainsi que des échanges humains durables, une importante communauté italo‑tunisienne et une large diffusion de la langue italienne.

Malgré des difficultés logistiques, notamment portuaires, Antonio Tajani a estimé que les deux pays doivent poursuivre leur coopération politique et industrielle pour créer de la valeur ajoutée. Il a insisté sur la nécessité d’avancer dans plusieurs domaines : industrie, formation, innovation et transfert technologique, réaffirmant la disponibilité de l’Italie à accompagner la formation de la main‑d’œuvre tunisienne, y compris par des programmes en Italie.

Interrogé par L’Economiste Maghrébin, Antonio Tajani a estimé que « les start‑up sont l’avenir pour les jeunes » et qu’il faut les soutenir. Il a préconisé de promouvoir la coopération tuniso‑italienne pour encourager l’entrepreneuriat jeune, notamment par des allègements fiscaux ciblés et un soutien aux fonds de capital‑risque. L’objectif est de transmettre un message positif aux jeunes tout en renforçant la coopération industrielle et l’exportation du savoir‑faire. Les trois mots‑clés, a‑t‑il résumé, sont : innovation, formation et éducation.

À la question de la dette tunisienne transformée en investissement, Antonio Tajani a proposé d’explorer des mécanismes de transformation d’une partie de la dette en investissements productifs, évoquant un ordre de grandeur autour de 70 millions d’euros et la volonté de convertir ces engagements en projets structurants. Sur l’Afrique, il a présenté le continent comme une opportunité à saisir visant à transformer les matières premières sur place, créer des emplois et développer les économies régionales, en évitant tout rapport néocolonial.

Enfin, Tajani a rappelé la nécessité de préserver un partenariat stratégique stable entre l’Italie, la Tunisie et leurs alliés internationaux,

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Formation professionnelle – La Tunisie engagée de plain-pied dans la transition écologique

24. Juni 2026 um 20:59

Un panel, organisé en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, vient d’exposer les initiatives engagées pour gagner les défis de l’économie verte. Des récits rassurants.

Quel est le prix à payer si notre pays tourne le dos à la transition écologique ? Réponse de Kamel Tounsi, expert dans les politiques de changements climatiques : une perte de 3,4 % du PIB (environ 6,5 milliards de dinars) à l’horizon 2030.

Intervenant le 24 juin 2026 dans le panel « Métiers et compétences à l’ère de la transition écologique », organisé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), à la Maison de la culture, et en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, Kamel Tounsi assure, par ailleurs, que ce coût est estimé à 54 milliards de dinars à l’horizon 20 »5. Et que les projets en rapports avec la nécessaire transformation écologique créeront 70 000 emplois.

Des défis importants sonnent, à ce propos, comme des impératifs incitant donc la Tunisie à aller de l’avant sur la voie de l’économie verte : changements climatiques, dépendance énergétique, préservation des ressources et nouvelle croissance durable. Et dans le même sillage, des risques pour l’exportation à destination du plus important marché, l’Union européenne (près de 70 % de nos échanges) et qui installe une « neutralité carbone en 2025 ». Comprenez l’obligation de réduire les émissions au strict minimum. Et taxer les « pollueurs ».

La Tunisie en est largement consciente et a déjà commencé à évoluer en fonction des mutations qui se dessinent dans ce domaine. A commencer par la formation aux métiers qui doivent accompagner ce tournant. Avec l’impératif de former donc les compétences nécessaires dans tous les domaines de la vie économique.

« Optimiser la conduite »

Et les besoins commencent à se faire sentir pour recruter ces compétences qui bénéficient déjà dans leur formation d’une introduction des principes de l’économie verte. Des compétences qui doivent évoluer en fonction de la demande du marché. Un aéropage de cadres appartenant aussi bien à l’administration qu’aux entreprises et autres structures d’appuis sont venus d’ailleurs exposer leur projet d’« intégrer des compétences vertes et des métiers verts dans le dispositif de la formation professionnelles ».

Des récits souvent rassurants qui montrent que les choses bougent et que l’appareil de production est en train de gagner ses paris. Exemple parmi d’autres, celle de ce cadre d’une entreprise de transport qui est venu nous dire que le monde n’aura – et n’a pas déjà – besoin de chauffeurs qui sachent seulement conduire. Mais qui sache « optimiser la conduite » et savoir manier « les Systèmes Avancés d’Aide à la Conduite (ADAS) qui améliorent la sécurité et le confort routier ». Ajoutant que « ces technologies comprennent des dispositifs de sécurité active (freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne,…) des assistants de conduite (régulateur adaptatif) et des outils de stationnement (caméras 360°) ».

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La SFI et Santander mobilisent 500 millions de dollars pour les PME dans les pays émergents

24. Juni 2026 um 19:24

PME tunisiennes, ceci pourrait vous intéresser. La Société financière internationale (SFI – branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé) et la banque espagnole Santander viennent de lancer un mécanisme de partage des risques visant à renforcer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les marchés émergents.

Doté d’une capacité de couverture pouvant atteindre 500 millions de dollars, ce dispositif soutiendra le financement des chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, soulignent les deux institutions, lesquelles expliquent que cette initiative devrait permettre de générer près de 1,5 milliard de dollars d’opérations de financement des chaînes d’approvisionnement au cours des trois prochaines années. En tout cas, l’objectif est de faciliter l’accès des PME aux liquidités en s’appuyant sur la solidité financière de leurs grands acheteurs plutôt que sur leur propre capacité d’emprunt. Voilà qui devrait intéressait les petites structures entrepreneuriales tunisiennes.

Concrètement, le mécanisme permettra aux fournisseurs, notamment les petites entreprises, d’être payés plus rapidement pour les biens et services fournis à de grandes entreprises. Cette accélération des paiements doit leur offrir davantage de trésorerie pour couvrir leurs dépenses courantes, investir dans leur croissance et renforcer leur résilience face aux chocs économiques, expliquent la SFI et Santander.

On aura compris que l’initiative intervient dans un contexte où de nombreuses entreprises des marchés émergents continuent de subir les conséquences de la hausse des coûts, des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement et d’un accès plus restreint au crédit bancaire. « Le financement des chaînes d’approvisionnement est un levier essentiel du commerce mondial, garantissant que les liquidités parviennent aux entreprises et aux intermédiaires clés précisément lorsque les marchés sont confrontés à une volatilité accrue », a déclaré Nathalie Louat, directrice mondiale du financement du commerce et des chaînes d’approvisionnement à la SFI.

Les deux institutions estiment que ce programme contribuera à dynamiser l’activité économique locale, à préserver les emplois et à améliorer la capacité des entreprises à faire face aux périodes de crise.

Cette initiative vise également à répondre au déficit chronique de financement auquel sont confrontées les PME dans les pays émergents. Selon la SFI, ces entreprises font face à un manque de financement évalué à 5 700 milliards de dollars. Ce déficit pourrait atteindre 8 000 milliards de dollars si l’on inclut les entreprises opérant dans le secteur informel.

Acteurs clés de la création d’emplois et de la croissance économique dans de nombreux pays en développement, les PME rencontrent souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires en raison d’un manque de garanties ou de critères d’éligibilité jugés trop contraignants par les établissements financiers.

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Sarra Zaafrani Zenzri: « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement »

24. Juni 2026 um 18:38

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a inauguré aujourd’hui le Forum économique tuniso‑italien, en présence d’Antonio Tajani et d’une importante délégation italienne.

Coïncidant avec le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, ce rendez‑vous, organisé par l’UTICA, l’APII et l’Agence italienne pour le commerce, met en lumière une coopération en pleine diversification : énergie (projet ELMED), agriculture et eau (initiative TANIT), industrie et numérique. La Tunisie, qui achève son plan de développement 2026‑2030, mise sur la modernisation du cadre d’investissement, la digitalisation et la montée en valeur ajoutée des filières pour attirer des investissements qualitatifs et conforter son rôle de plateforme entre l’Europe et l’Afrique.

Elle rappelle que les relations tuniso‑italiennes reposent sur des liens historiques profonds, une proximité géographique et des affinités culturelles en Méditerranée. Elles ont connu récemment un essor qualitatif, avec une diversification tangible des échanges dans des secteurs clés : économie, investissement, commerce, énergie, culture, enseignement supérieur et recherche. Cette dynamique a hissé la coopération bilatérale à un niveau d’exception, fondé sur le dialogue, le respect mutuel et des projets à forte valeur ajoutée.

Elle souligne lors de son allocution que la Tunisie complète actuellement l’élaboration de son plan quinquennal 2026‑2030, fruit d’une démarche ascendante et participative, de la localité jusqu’au niveau national. Ce plan vise à instaurer un modèle de développement équitable et résilient, appuyé sur un cadre institutionnel rénové et des priorités nationales claires. L’État s’emploie à améliorer le climat des affaires : modernisation du cadre législatif et institutionnel de l’investissement, simplification et digitalisation des procédures, amélioration des services publics, accès facilité aux fonciers d’investissement, formation professionnelle adaptée, et modernisation des infrastructures portuaires, douanières et logistiques.

Elle ajoute lors de son allocution que la coopération tuniso‑italienne se traduit déjà par des avancées concrètes. L’Italie demeure un investisseur majeur en Tunisie, notamment dans le secteur énergétique, et se classe au troisième rang des partenaires pour les IDE, avec plus de 1 072 entreprises à participation italienne et un stock d’investissement estimé à environ 3,7 milliards de dinars. Les échanges commerciaux ont atteint près de 20,5 milliards de dinars en 2025, poursuivant une croissance  +8% sur les quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Le tourisme illustre aussi ce partenariat : plus de 160 000 visiteurs italiens ont séjourné en Tunisie en 2025.

Au‑delà des chiffres, des projets structurants témoignent de l’ambition commune : le projet de ligne électrique ELMED, mené par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz et TERNA, constitue la première interconnexion directe entre l’Afrique du Nord et l’Europe, renforçant la sécurité énergétique et favorisant le déploiement des énergies renouvelables. Le projet TANIT, intégré au plan Mattei pour l’Afrique, illustre par ailleurs une coopération dans les secteurs de l’agriculture et de l’eau, fondée sur le partage d’expertise et le développement durable.

Malgré ces avancées, le potentiel de la relation bilatérale reste sous‑exploité. Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement notamment dans les énergies renouvelables, l’industrie des composants automobiles, les technologies de l’information et de la communication, et l’économie numérique. La stratégie nationale de l’industrie et du renouvellement à l’horizon 2035 vise à moderniser la gouvernance industrielle, promouvoir l’innovation et renforcer les pôles technologiques, facilitant l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur mondiales.
Nos priorités incluent la montée en valeur ajoutée de l’industrie  mécanique, électronique, composants automobiles et aéronautiques, industries pharmaceutiques, agroalimentaires, chimiques, technologies environnementales, économie bleue et services numériques — ainsi que le soutien aux PME par des incitations à la modernisation et à l’intégration régionale.
La Tunisie et l’Italie partagent aussi des enjeux environnementaux communs : gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire, lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine, adaptation agricole aux changements climatiques et préservation de la biodiversité méditerranéenne. La coopération bilatérale peut produire des solutions innovantes, depuis la gouvernance de l’eau jusqu’à l’économie bleue et la modernisation des filières agricoles.

Sur le plan régional, elle souligne que la Tunisie affirme son rôle de plateforme économique entre l’Europe et l’Afrique. Notre engagement dans la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAF) et notre adhésion à la COMESA témoignent de cette ambition. Des partenariats triangulaires réunissant savoir‑faire italien, compétences tunisiennes et opportunités africaines peuvent ouvrir des marchés importants dans les infrastructures, l’agriculture, l’eau, l’énergie, la santé, la formation et la numérisation.

La Mattei Initiative représente un cadre pertinent pour des projets respectueux des priorités nationales, de la souveraineté des États et axés sur la création de valeur locale. La Tunisie est prête à jouer un rôle actif comme plate‑forme d’investissement, de production et de formation, attirant des investissements qualitatifs afin de favoriser la création de richesse, la croissance et la justice sociale.

En conclusion, « ce forum doit s’inscrire comme une étape récurrente de dialogue et d’échanges pragmatiques entre acteurs tunisiens et italiens. Nous souhaitons qu’il contribue à concrétiser des projets communs, à approfondir une coopération stratégique et à ouvrir de nouvelles perspectives économiques, pour le bénéfice des peuples tunisien et italien ». conclut-elle.

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Le régime de l’auto-entrepreneur a attiré plus 10 000 Tunisiens

24. Juni 2026 um 18:08

Le régime de l’auto-entrepreneur a déjà enregistré plus de 10 000 adhésions en Tunisie. C’est Riadh Chaoued, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui l’a annoncé. Face à cet engouement croissant, dit-il, le gouvernement prévoit d’étendre progressivement le dispositif aux freelances actifs sur les plateformes numériques ainsi qu’aux porteurs de projets indépendants.

En effet, entièrement digitalisé, le système permet de réaliser en ligne toutes les démarches, de l’inscription à l’obtention des documents officiels. L’État prend en charge les frais d’adhésion durant la première année, tandis que les procédures ont été simplifiées, notamment en matière de couverture sociale, selon le ministre.

Rappelons que ce régime, instauré en 2020 mais entré en vigueur en 2023, s’adresse aux travailleurs indépendants exerçant à titre individuel dans plusieurs secteurs d’activité, à condition que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 75 000 dinars. Il repose sur une plateforme électronique centralisée permettant l’inscription, la déclaration des revenus, le paiement des contributions et la gestion administrative.

Le dispositif prévoit une contribution fiscale simplifiée de 0,5 % du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’une cotisation sociale forfaitaire calculée selon l’activité exercée. Une carte d’auto-entrepreneur, renouvelable tous les trois ans, est également délivrée aux bénéficiaires.

Cette initiative vise à encourager la formalisation du travail indépendant, à renforcer la protection sociale des travailleurs et à mieux structurer l’économie numérique et les activités de services en Tunisie.

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Huile d’olive tunisienne, reine sur le marché espagnol !

24. Juni 2026 um 15:37

Les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 4 058,5 millions de dinars (MDT, ou environ 4,1 milliards de dinars) durant les sept premiers mois de la campagne 2025/2026 (novembre-mai), ce qui constitue une hausse de 44,9 % par rapport à la même période de la campagne précédente (2 801,2 MDT), selon l’Onagri (Observatoire national de l’agriculture).

Cette progression est portée par la forte augmentation des volumes exportés, en hausse de 57,9 %, à 327,4 mille tonnes contre 207,3 mille tonnes un an plus tôt, malgré un léger recul du prix moyen de 2%, à 12,96 dinars/kg.

Sur le plan des marchés, l’Union européenne concentre 57,8 % des exportations, devant l’Amérique du Nord (22,8 %), l’Asie (11,5 %) et l’Afrique (4,2 %). L’Espagne reste le premier client avec 33,6 % des volumes, suivie de l’Italie (19,5 %) et des États-Unis (18,3 %).

La structure des exportations reste dominée par le vrac, qui représente 87,1% des volumes, contre 12,9% pour l’huile conditionnée, laquelle ne génère que 17,2% des recettes.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint 44,5 mille tonnes pour une valeur de 583,4 MDT, avec une faible part du conditionné (5,5 %). L’Italie est le principal débouché (38 %), devant l’Espagne (26%), les États-Unis (24 %) et la France (8 %).

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Plan 2026-2030 : PME et artisans réclament moins de bureaucratie et plus de financements

24. Juni 2026 um 14:09

Les représentants de la Fédération tunisienne des artisans et des PME ont plaidé, mardi, devant la commission des plans de développement et des grands projets à l’ARP, pour une simplification des procédures administratives, un meilleur accès au financement et une plus grande stabilité fiscale, dans le cadre des consultations sur le plan de développement 2026-2030.

Ils ont souligné que les PME, qui constituent l’essentiel du tissu économique national, sont confrontées à de nombreuses difficultés, notamment l’accès limité au crédit en raison des exigences élevées en matière de garanties bancaires. Les intervenants ont également dénoncé la lourdeur des procédures administratives et l’inadaptation de certaines législations aux évolutions économiques.

La fédération a par ailleurs alerté sur les effets négatifs des changements fréquents de la fiscalité, de la concurrence de l’économie informelle, de l’exportation de matières premières à faible valeur ajoutée et des insuffisances logistiques dans les régions de l’intérieur.

De leur côté, plusieurs députés ont appelé à des réformes concrètes pour améliorer le climat des affaires, faciliter le financement des PME et renforcer leur contribution à l’emploi, au développement régional et à la croissance économique.

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Boonta : le mégot, nouvel or gris de l’industrie tunisienne

24. Juni 2026 um 13:55

Et si les mégots de cigarettes devenaient une ressource industrielle ? C’est la conviction qui a donné naissance à Boonta, une startup tunisienne pionnière dans la collecte et la valorisation de ce déchet encore largement négligé.

Rencontré par L’Économiste maghrébin en marge de Technovation Smoke-free by PMI, le 24 juin 2026 à Rabat, son fondateur Amir Ghozlani revient sur l’ambition d’un projet qui entend transformer un enjeu environnemental majeur en opportunité économique durable.

Tout commence en 2022, autour d’un café, lorsqu’Amir Ghozlani observe un cendrier débordant de mégots. Une question apparemment anodine surgit alors dans son esprit : de quoi sont-ils réellement constitués ? La réponse, qu’il découvre au fil de ses premières recherches, s’avère à la fois surprenante et alarmante. Contrairement à une idée largement répandue, le filtre d’une cigarette n’est pas en coton, mais en acétate de cellulose, un polymère plastique dont la dégradation naturelle requiert près de dix ans.

Un seul mégot, d’un poids compris entre 0,2 et 0,3 gramme, est susceptible de contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. Pour obtenir un kilogramme de ce polymère filtrant, il faut collecter environ 4 750 unités. La prise de conscience est immédiate : ce déchet, à la fois massif et sous-estimé, représente aussi un important gisement de matière première encore inexploité.

Un procédé industriel innovant, sans solvant

Fort de ce constat, le fondateur consacre une première année entière à la recherche, à l’expérimentation et aux tests en laboratoire. L’objectif est de concevoir une solution viable permettant de traiter les mégots collectés et d’en extraire une fibre réutilisable.

Les filtres sont d’abord séparés des autres composants du mégot, puis lavés exclusivement à l’eau, sans recours à aucun solvant chimique. Les eaux de lavage sont dirigées vers une station de traitement dédiée, dont le procédé permet d’en recycler 50 %. La fibre ainsi nettoyée est ensuite séchée dans un séchoir rotatif, puis déchiquetée, broyée et soumise à des opérations de cardage et d’aiguilletage afin de produire un matériau non tissé, devenu le produit phare de l’entreprise.

Des débouchés multiples et des applications concrètes

Le non-tissé issu des filtres traités trouve des applications dans des secteurs variés. L’entreprise l’utilise pour la fabrication d’articles de maroquinerie légère – étuis, sacs à dos et petits sacs – ainsi que pour le matelassage. Ce matériau présente également un fort potentiel dans les domaines de l’isolation thermique et phonique, ouvrant la voie à des partenariats avec les acteurs du bâtiment et de l’industrie manufacturière.

Parallèlement, la société valorise les sous-produits issus du tri. Le papier contenu dans les mégots et les résidus de tabac sont transformés en compost, un intrant organique destiné aux pépinières et aux exploitants agricoles souhaitant substituer les engrais chimiques par des solutions naturelles ou enrichir leurs substrats.

Une infrastructure de collecte et un outil numérique propriétaires

Pour structurer sa chaîne d’approvisionnement, la startup ne se limite pas au traitement de la fibre. Elle a également développé ses propres bennes de ramassage, déployées auprès de ses partenaires.

Par ailleurs, elle a conçu une application web destinée aux professionnels, permettant un suivi en temps réel des performances de chaque site. Les entreprises partenaires peuvent ainsi consulter le volume de mégots récoltés, mesurer leur impact environnemental et générer des rapports exploitables dans leurs démarches RSE. Cet outil constitue un levier d’engagement important pour les enseignes et établissements souhaitant documenter concrètement leurs performances environnementales.

Un agrément officiel et un premier partenaire de référence

Sur le plan réglementaire, plusieurs étapes ont été franchies. Après avoir soumis son dossier à l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), l’entreprise a obtenu l’agrément nécessaire, qu’elle a ensuite déposé auprès de l’ANGED afin d’obtenir le cahier des charges relatif au recyclage des mégots. Ce document lui a été délivré en 2025, marquant son entrée officielle dans la phase opérationnelle.

La société n’a pas encore communiqué publiquement sur son activité, dans l’attente de la finalisation de son unité de recyclage. Elle opère actuellement sur le périmètre du Grand Tunis, soit quatre gouvernorats, et compte parmi ses premiers clients institutionnels IOS, filiale de Philip Morris International, qui dispose déjà de plusieurs points de collecte actifs.

2027 : lever des fonds pour changer d’échelle

L’ampleur du gisement que représente le marché tunisien justifie pleinement les ambitions affichées par Amir Ghozlani. La Tunisie compte environ deux millions de fumeurs qui, selon les estimations du fondateur, consomment en moyenne dix cigarettes par jour. À cette échelle, le volume de mégots produits quotidiennement dépasse largement les capacités actuelles de traitement de la startup.

L’entreprise reconnaît elle-même que sa capacité de recyclage demeure, à ce stade, limitée. L’objectif fixé à l’horizon 2027 est donc clair : lever des fonds afin d’accroître significativement ses capacités de production et d’étendre ses opérations à l’ensemble des gouvernorats du pays.

Une startup à l’intersection de l’économie circulaire et de l’industrie

En quelques années, la jeune pousse tunisienne a construit une proposition de valeur cohérente et différenciante, associant collecte structurée, traitement propre des mégots, transformation de la fibre et outils de reporting numérique.

Alors que la pression réglementaire sur les déchets plastiques s’intensifie à l’échelle régionale et internationale, les entreprises sont de plus en plus sollicitées sur leurs engagements environnementaux et sociaux. Dans ce contexte, le modèle développé par Boonta répond à une demande croissante.

Le principal défi réside désormais dans le passage à une échelle supérieure. Pour y parvenir, l’entreprise recherche des partenaires financiers capables d’accompagner le déploiement de ses capacités de recyclage sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Climat et ozone : la Tunisie abaisse sa consommation d’HCFC de 70% (objectif zéro en 2030)

24. Juni 2026 um 12:45

La Tunisie a réduit de 70% sa consommation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) d’ici la fin 2025 par rapport au niveau national de référence de 725 tonnes, évitant ainsi l’émission d’environ 917 670 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

Il convient de noter que les HCFC sont des gaz principalement utilisés dans les secteurs de la réfrigération et de la climatisation. Bien qu’ils aient été largement employés à des fins industrielles et domestiques pendant des années, ce sont des substances nocives pour la couche d’ozone et contributrices au réchauffement climatique.

Leur élimination progressive s’inscrit dans les engagements pris par la Tunisie dans le cadre du Protocole de Montréal, auquel le pays a adhéré en 1989, ainsi que de ses amendements successifs, y compris l’amendement de Kigali adopté en 2016 et ratifié par Tunis en 2021.

 

Selon les Nations unies, après les deux premières phases du plan lancées durant la période 2014–2026, la nouvelle phase 2026–2030 vise à porter la consommation nationale de HCFC à zéro d’ici 2030. Le programme prévoit, entre autres mesures, la récupération, le recyclage et la régénération des fluides frigorigènes, la formation de techniciens et d’opérateurs du secteur du froid, le soutien aux centres de formation professionnelle et des projets pilotes dans les filières pêche et industrie agroalimentaire.

Par ailleurs, selon l’ANSA, la transition vers des technologies de refroidissement plus efficientes et à moindre impact climatique représente l’un des défis environnementaux et économiques pour la Tunisie, où la demande en climatisation et réfrigération est appelée à croître avec l’augmentation des températures et le développement des secteurs agroalimentaire, logistique et touristique. Pour le cas de la Tunisie, la réduction des HCFC constitue donc un résultat environnemental, mais aussi une transition technologique pour adapter les entreprises et les services aux normes internationales en matière de climat, d’ozone et d’efficacité énergétique.

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Slah Zouari : le budget 2027 doit suivre les priorités du plan 2026-2030

24. Juni 2026 um 12:22

Le budget de développement pour l’année 2027 devra impérativement s’aligner sur les orientations stratégiques du plan de développement 2026/2030. C’est ce qu’a souligné ce mardi à Tunis le ministre de l’Équipement et de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Slah Zouari. Il s’exprimait de la sorte, lors d’une séance de travail consacrée à l’examen des propositions budgétaires de son département.

Le ministre a insisté sur le respect rigoureux des priorités adoptées afin de garantir l’efficacité des interventions de l’État et d’atteindre les objectifs fixés par le budget.

Un communiqué du ministère précise que M. Zouari a appelé à accélérer la finalisation des dossiers des projets proposés en vue de leur inscription dans le budget de la mission de l’Équipement et de l’Habitat pour 2027. Il a notamment exigé la préparation préalable des études de faisabilité, la libération définitive des emprises foncières, ainsi que la fixation précise des coûts des crédits et des délais d’exécution.

Cette séance de travail s’est déroulée conformément aux dispositions générales de la circulaire de la Cheffe du gouvernement n°2, datée du 14 avril 2026. Laquelle est relative à la préparation du budget de l’État pour l’année 2027. La réunion a également permis de passer en revue les principaux projets proposés pour l’exercice 2027 et de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers en cours inscrits au budget 2026.

Enfin, notons que la réunion s’est tenue en présence du chef de cabinet, de directeurs de structures centrales et régionales ainsi que de plusieurs cadres du ministère.

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La “Mobile ID” deviendra obligatoire pour les investisseurs dès le 1er juillet 2026

24. Juni 2026 um 11:55

L’Instance tunisienne de l’investissement (TIA) annonce que l’utilisation de l’identité numérique sur mobile, baptisée « Mobile ID », sera rendue obligatoire à partir du 1er juillet 2026. Et ce, pour tous les investisseurs souhaitant déclarer leurs projets via les plateformes numériques agréées.

Dans un communiqué adressé aux investisseurs, la TIA précise que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la digitalisation des services administratifs et de la simplification des procédures d’investissement. Elle vise également à renforcer la sécurité des transactions électroniques et à garantir la fiabilité de l’accès aux plateformes numériques.

L’institution appelle ainsi les investisseurs n’ayant pas encore finalisé les démarches nécessaires à l’obtention de leur identité numérique à régulariser leur situation dans les plus brefs délais. L’objectif est d’éviter tout retard ou blocage dans le dépôt des déclarations de projets une fois la mesure entrée en vigueur.

La « Mobile ID » permet aux utilisateurs de prouver leur identité de manière numérique et d’accéder de façon sécurisée à plusieurs services administratifs en ligne. A cet égard, la TIA précise que ce dispositif contribue à accélérer les procédures et à réduire les déplacements administratifs.

L’Instance rappelle enfin que l’inscription à ce service est disponible via la plateforme électronique dédiée. De même qu’elle  invite l’ensemble des investisseurs à compléter cette démarche avant le 1er juillet 2026. Et ce, afin de garantir la continuité de leur accès aux services de déclaration des projets d’investissement.

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170 nouveaux emplois dans les secteurs de l’enfance et de la jeunesse

24. Juni 2026 um 08:43

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé l’ouverture de deux concours externes sur épreuves en vue du recrutement de 170 cadres dans les secteurs de l’enfance et de la jeunesse. Les décisions relatives à ces concours ont été publiées dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) n°63 du 23 juin 2026.

Le premier concours concerne le recrutement de 120 professeurs de jeunesse et d’enfance relevant du corps enseignant placé sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que du ministère de la Famille. Les épreuves se dérouleront à partir du 27 août 2026 et les jours suivants.

Par ailleurs, le ministère a annoncé l’ouverture d’un second concours externe destiné au recrutement de 50 animateurs de jardins d’enfants relevant du corps des animateurs de la petite enfance. Les épreuves débuteront également à compter du 27 août 2026.

Les inscriptions en ligne pour les deux concours seront ouvertes à partir du 25 juin 2026. Les candidats auront jusqu’au 27 juillet 2026 pour déposer leur candidature.

Selon le ministère, ces recrutements s’inscrivent dans le cadre du renforcement des ressources humaines au sein des structures relevant de sa tutelle. Ils visent également à améliorer les services d’encadrement, d’accompagnement et d’animation destinés aux enfants et aux jeunes à travers les différentes institutions concernées.

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