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Destruction d’un hélicoptère Apache : Trump accuse l’Iran et promet une riposte

09. Juni 2026 um 20:28

Donald Trump a promis une « riposte » après avoir accusé l’Iran d’être responsable de la destruction d’un hélicoptère militaire américain au-dessus du détroit d’Ormuz. L’incident intervient dans une zone maritime hautement stratégique, déjà marquée par de fortes tensions entre Washington et Téhéran. Les circonstances exactes restent, à ce stade, non confirmées de manière indépendante.

Washington évoque une attaque et menace

Selon des déclarations attribuées à Donald Trump et relayées par la presse américaine, un hélicoptère militaire de type Apache, en mission de patrouille, aurait été détruit au-dessus du détroit d’Ormuz. L’ancien président américain a directement imputé l’incident à l’Iran, estimant qu’une réponse militaire ou politique était nécessaire.

Dans ses déclarations, il a affirmé que les États-Unis « riposteront » à cette action, sans toutefois préciser la nature ni le calendrier d’une éventuelle réponse.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs que les deux pilotes de l’appareil ont été secourus et sont indemnes.

Téhéran pointé du doigt, contexte hautement inflammable

À ce stade, aucune confirmation indépendante ne permet d’établir les responsabilités exactes de l’incident. L’accusation portée contre l’Iran repose sur les déclarations américaines relayées dans un contexte de forte tension entre les deux pays.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, demeure une zone sensible où les incidents militaires et les démonstrations de force sont récurrents.

Un climat de confrontation persistante

Cet épisode s’inscrit dans une séquence de tensions politiques et militaires persistantes entre Washington et Téhéran. Les échanges de menaces et d’accusations continuent de rythmer les relations bilatérales, sans signes d’apaisement immédiat.

Les prochains développements dépendront de la confirmation des faits sur le terrain et de la réaction des autorités iraniennes, qui n’ont pas encore commenté officiellement l’incident au moment de ces déclarations.

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Tunisie | La journaliste Khaoula Boukrim condamnée à 4 ans de prison

09. Juni 2026 um 20:15

La journaliste Khaoula Boukrim a annoncé, ce mardi 9 juin 2026, avoir été condamnée par contumace à une peine totale de quatre ans de prison ferme dans deux affaires distinctes en lien avec son travail journalistique.

Dénonçant un procès politique et une justice expéditive, Khaoula Boukrim, en exil à Paris affirme avoir appris la nouvelle par le biais de ses avocats.

La journaliste ajoute qu’en février 2026, alors qu’elle venait à peine de s’installer en France, la justice tunisienne a prononcé à son encontre deux peines de deux ans de prison ferme (soit quatre ans au total), assorties de l’exécution immédiate.

Dans son post publié ce mardi 9 juin 2026 sur sa page Facebook, elle ajoute qu’aucune convocation officielle ne lui a été adressée et pointe du doigt l’absence de procédure légale ayant conduit à un jugement qui a été rendu en l’absence de tout avocat pour la défendre, a-t-elle déploré.

Y. N.

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Médina de Tunis : Un appel à candidatures lancé pour recenser le patrimoine du quartier consulaire

09. Juni 2026 um 10:45

L’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (ASM) a lancé un appel à candidatures destiné aux étudiants spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme et le patrimoine afin de participer à un vaste inventaire des biens bâtis du quartier consulaire de la médina de Tunis. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet tuniso-français SAWN, consacré à la préservation du patrimoine architectural.

Une mission de terrain au cœur de la médina

Ouvert aux étudiants à partir de la cinquième année de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis (ENAU), ainsi qu’aux étudiants en master de l’Institut supérieur des technologies de l’environnement, de l’urbanisme et du bâtiment (ISTEUB) et de l’Institut supérieur des métiers du patrimoine (ISMP), cet appel vise à mobiliser de jeunes spécialistes autour d’un projet de documentation et de valorisation du patrimoine bâti.

Les candidats sélectionnés seront chargés de participer à l’inventaire des édifices du quartier consulaire, considéré comme l’un des secteurs les plus emblématiques de la médina de Tunis. L’opération leur permettra d’acquérir une expérience pratique dans les domaines de l’étude architecturale, de la cartographie, de la collecte de données et de la numérisation du patrimoine.

La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 17 juin 2026.

Formation, inventaire et numérisation

Le programme prévoit une phase de formation aux techniques d’inventaire à partir du 22 juin 2026. Les travaux de terrain se dérouleront du 29 juin au 31 août, tandis que les opérations de numérisation des fiches et de production cartographique s’étendront du 1er août au 31 octobre.

Une étape complémentaire, consacrée à l’inventaire détaillé des édifices sélectionnés, est programmée du 1er septembre au 31 octobre 2026. Elle comprendra notamment des relevés architecturaux, l’actualisation de documents existants et l’élaboration de fiches descriptives détaillées pour les bâtiments retenus.

Préserver et transmettre le patrimoine tunisien

Mis en œuvre entre 2025 et 2027 avec le soutien du Fonds Équipe France (FEF), le projet SAWN ambitionne de renforcer les efforts de préservation du patrimoine en Tunisie à travers une approche collaborative réunissant institutions publiques, société civile, experts et professionnels du secteur.

Au-delà de l’inventaire du quartier consulaire, l’initiative vise également à favoriser la transmission des savoir-faire académiques et traditionnels aux nouvelles générations et à développer des outils de documentation destinés aux chercheurs, aux spécialistes du patrimoine et aux institutions concernées.

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Tourisme | Valorisation du patrimoine urbain en Tunisie

09. Juni 2026 um 09:54

Une délégation internationale est en visite en Tunisie depuis hier, lundi 8 juin 2026, dans le cadre du projet In-Situ, une initiative de coopération transfrontalière entre l’Italie et la Tunisie visant à valoriser le patrimoine urbain et périurbain à des fins touristiques par le biais de l’art, de la participation citoyenne et du développement local.

Ce projet, dont l’acronyme signifie «Innovation sociale inclusive pour le tourisme du patrimoine urbain et périurbain», s’inscrit dans le cadre du programme Interreg Next Italie-Tunisie 2021-2027 et est cofinancé par l’Union européenne (UE).

L’objectif est de transformer les zones urbaines et périphériques moins intégrées aux circuits touristiques traditionnels en de nouveaux pôles de tourisme créatif, culturel et expérientiel, en impliquant les communautés locales, les jeunes, les femmes et les groupes à risque d’exclusion.

Médina de Tunis et Zaghouan

Cette mission en Tunisie constitue une nouvelle étape opérationnelle du programme, faisant suite à une phase déjà en cours en Sicile, à Agrigente, dans les quartiers de Montaperto et de Villaseta.

La partie tunisienne du projet se concentrera sur le quartier du Subur dans la médina de Tunis et la ville historique de Zaghouan, deux zones reconnues pour leur fort potentiel culturel et touristique.

In-Situ est piloté par l’Université de Palerme, via le campus universitaire d’Agrigente, en collaboration avec des partenaires italiens et tunisiens, dont la Fondation MeNO, Essence of Sicily, Animed, le ministère tunisien du Tourisme et l’Université de Manouba.

Le budget total du projet dépasse 1,08 million d’euros, dont environ 979 000 euros de contribution européenne.

La visite de la délégation comprend des inspections de sites, des rencontres avec les acteurs locaux et des échanges multidisciplinaires réunissant architectes, sociologues, artistes, designers, opérateurs touristiques et représentants d’institutions. L’objectif principal est de créer de nouvelles voies culturelles et créatives, en s’appuyant sur l’identité des lieux et l’implication directe des habitants.

Diversifier l’offre touristique

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier l’offre touristique tunisienne, qui s’est jusqu’à présent fortement concentrée sur le tourisme balnéaire, mais qui s’oriente de plus en plus vers le tourisme durable, le patrimoine matériel et immatériel, l’artisanat, la mémoire urbaine et les itinéraires culturels méditerranéens.

Pour la Tunisie, ce projet représente également une opportunité de coopération avec la Sicile sur un terrain commun : la valorisation de sites patrimoniaux souvent périphériques aux grands flux, mais centraux dans l’histoire sociale et culturelle des deux rives de la Méditerranée.

L’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, a salué l’approche participative du projet In-Situ en ces termes : «Citoyens, artisans, jeunes et femmes conçoivent ensemble des programmes de tourisme créatif, des ateliers et des formations pour valoriser des zones périphériques souvent négligées». Et le diplomate italien d’ajouter : «Nous réunissons institutions, particuliers et société civile pour garantir une véritable inclusion, des jeunes sans emploi ni formation aux travailleurs culturels ; chacun a la possibilité de s’exprimer», précisant que ce projet s’inscrit dans le cadre de «20 ans de collaboration transfrontalière, avec un investissement de 300 millions d’euros de l’UE pour une Méditerranée plus verte, plus innovante et plus solidaire».

I. B.

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Stellantis rappelle 1,3 million de véhicules Jeep en raison de risques d’incendie

09. Juni 2026 um 09:48

Stellantis annonce le rappel de plus de 1,3 million de SUV et de camions Jeep dans le monde entier en raison de risques d’incendie, et exhorte les propriétaires à garer leurs véhicules loin des bâtiments ou d’autres véhicules jusqu’à ce que le problème soit résolu.

Le rappel concerne les modèles Jeep Wrangler et Jeep Gladiator de 2021 à 2025 en raison d’un problème de connexions électriques dans le câblage de la pompe de direction assistée électrique. Ce qui, dans de rares cas, peut entraîner une surchauffe des matériaux inflammables et potentiellement un incendie du véhicule.

Le rappel concerne environ 1,08 million de véhicules aux États-Unis, 106 000 au Canada, 23 000 au Mexique et environ 125 000 sur d’autres marchés à travers le monde.

Stellantis ajoute que la procédure de rappel comprendra une inspection et éventuellement une réparation ou un remplacement du faisceau de câbles ou de la pompe de direction assistée électrique.

La direction du constructeur dit avoir reçu des signalements concernant une possible blessure liée à ce problème, mais qu’aucun accident ni décès n’avait été constaté.

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Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !

09. Juni 2026 um 08:01

Il y a deux ans, la Trump Organization, le conglomérat de la famille Trump, annonçait qu’un complexe hôtelier et golfique de luxe de 500 millions de dollars lancé au Sultanat d’Oman allait rehausser le statut du sultanat en tant que «destination mondiale de premier plan». Les fils de Trump, Donald Jr et Eric, se sont rendus à Oman quand la maquette du projet a été dévoilée. Depuis, l’humeur du président américain a changé et il est allé jusqu’à menacer de bombarder le pays. Quand un forcené dirige la première puissance mondiale (pour combien de temps encore ?), on doit s’attendre à tout, et surtout au pire (Photo : Trump ne cesse d’humilier ses supposés alliés du Golfe).

Imed Bahri

Dans un premier temps, certains à Mascate ont cru que Trump s’était trompé et visait l’Iran par ses propos avant que le département d’État américain ne publie une vidéo où il avertissait Oman que le pays devait «agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter», rapporte le Financial Times.

Cette sortie sans précédent contre un allié de longue date des États-Unis, qui joue depuis des années un rôle de médiateur régional, découle des soupçons de Trump selon lesquels le sultanat soutiendrait les efforts de l’Iran pour imposer des droits de passage aux navires traversant le détroit d’Ormuz.

De plus, les États-Unis ont également de plus en plus de mal à supporter la neutralité et le refus de la politique des Axes qui sont la marque de fabrique de la diplomatie omanaise. Washington fait pression pour que Mascate rompe ses relations diplomatiques avec Téhéran. 

Selon les analystes, cette menace reflète également la frustration de Trump face à l’incapacité de son administration à contraindre l’Iran à rouvrir cette voie maritime vitale et à atténuer la crise énergétique mondiale engendrée par sa fermeture, ce qui le pousse à diriger sa colère vers ses alliés régionaux.

Les Arabes sommés de normaliser avec Israël

Emile Hokayem, expert à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres, a déclaré : «Dans sa quête d’un quelconque avantage stratégique à tirer d’une guerre contre l’Iran, Trump fait pression sur des pays qu’il estime redevables envers lui comme l’Arabie saoudite, ou qui compliquent ses efforts comme Oman».

Hokayem a décrit l’approche de Trump en ces termes : «Si l’Iran ne peut lui apporter la victoire alors les États du Golfe le doivent. Cela témoigne de sa frustration face à la situation et démontre son indifférence aux intérêts de ces pays»

Trump a également déclaré qu’il devrait être «obligatoire» pour les pays arabes et musulmans, notamment l’Arabie saoudite, le Pakistan et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de tout accord américain avec l’Iran.

Cela survient malgré le fait que nombre de ces pays tiennent Israël pour responsable de la guerre, le perçoivent comme une puissance de plus en plus agressive déstabilisant la région et conditionnent la normalisation des relations à la création d’un État palestinien.

Un responsable arabe a déclaré : «Il tente d’apaiser le lobby pro-israélien aux États-Unis et de rejeter la faute sur les États du Golfe». Il a toutefois ajouté qu’Oman aurait pu mieux gérer ses relations avec Trump.

La neutralité de Mascate dérange  

Oman s’était forgé une réputation de partenaire fiable vers lequel Washington se tournait pour une médiation avec l’Iran, rôle qu’il jouait encore la veille du déclenchement de la guerre aux côtés des États-Unis et d’Israël.

Bien que Mascate ait cherché à maintenir sa neutralité depuis le début du conflit, le 28 février, ses critiques publiques à l’égard de celui-ci ont irrité les États-Unis.

Oman était manifestement frustré par l’abandon de la voie diplomatique par Trump car le pays croyait un accord imminent et accusait les États-Unis et Israël de mener une guerre illégale.

Après les représailles iraniennes, qui ont consisté en des attaques contre les alliés des États-Unis dans la région, Oman était l’État arabe le plus enclin à la désescalade, contrairement à ses voisins, choqués par la riposte agressive de l’Iran.

Ceci reflète la volonté de Mascate de projeter une image de neutralité dans une région instable et sa conscience de sa vulnérabilité face à des voisins plus puissants mais cela a également permis à Oman de subir beaucoup moins d’attaques que les autres États du Golfe.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaidi, déclarait sur la plateforme X au début du conflit : «Notre neutralité est un engagement pour la paix, pierre angulaire de notre sécurité nationale et don unique d’Oman au monde»

Al-Boussaidi, qui avait mené la médiation américano-iranienne avant la guerre, écrivit plus tard qu’Oman collaborait avec la République islamique pour garantir la sécurité du passage dans le détroit, tandis que Téhéran insistait sur sa volonté de conserver le contrôle de cette voie maritime par laquelle transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.

Al-Boussaidi a également plaidé pour des solutions «pragmatiques» afin de garantir une «liberté de navigation permanente»

Cependant, une source proche des négociations a indiqué que Mascate «n’a jamais envisagé l’idée d’imposer des droits de passage et que son attachement au droit international et à la liberté de navigation est ferme et inébranlable».

Cette même source a ajouté : «Nous étudions la possibilité d’imposer des redevances légales pour les services rendus à l’avenir afin de financer les mesures d’atténuation des impacts environnementaux sur la voie navigable et d’améliorer la gestion de la navigation».

La position plus conciliante d’Oman à l’égard de l’Iran a mis le sultanat en porte-à-faux non seulement avec les États-Unis mais aussi avec ses voisins du Golfe qui s’opposent fermement à tout système de péage dans le détroit d’Ormuz.

Oman résiste aux pressions américaines

Le secrétaire au Trésor américain Scott Bisnett a fait suite à l’avertissement de Trump en menaçant de sanctions «Oman ou toute entité qui facilite, directement ou indirectement, la perception de péages dans le détroit».

Il a déclaré par la suite que l’ambassadeur d’Oman aux États-Unis l’avait assuré que Mascate n’avait aucunement l’intention de soutenir l’instauration de péages.

Oman a également résisté aux pressions américaines visant à l’inciter à rejoindre les accords d’Abraham, négociés par Trump, qui ont conduit à la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et trois autres États arabes et Israël il y a cinq ans.

C’est le seul État du Golfe à ne pas avoir rejoint ce que Trump appelle le «Conseil de paix» pour la reconstruction de Gaza.

Jon B. Alterman, expert au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré que les administrations américaines successives avaient apprécié le rôle d’Oman et compris sa position, compte tenu de sa proximité avec l’Iran.

Cependant, les déclarations intempestives de Trump risquent d’alimenter une méfiance plus générale des pays du Golfe face à l’instabilité de la politique américaine, une préoccupation de longue date qui s’est intensifiée durant le second mandat du président et qui devrait inciter certains pays à réduire leur dépendance à l’égard de Washington en approfondissant d’autres relations.

«Cela renforce leurs inquiétudes concernant Trump. D’un côté, on peut le convaincre mais cela ne signifie pas qu’il restera un professionnel intraitable. Le président perçoit une certaine imprévisibilité comme un atout, mais à long terme, cela pousse les pays à diversifier et à limiter leurs relations», a déclaré Alterman. 

Kristin Smith Diwan, de l’Arab Gulf States Institute à Washington, a déclaré que «même si la position d’Oman suscite certaines inquiétudes, aucun des États du Golfe ne souhaite voir l’un de ses partenaires menacé de bombardements». Elle a ajouté : «Ils savent qu’ils ont besoin des États-Unis pour leur sécurité mais ils savent aussi qu’ils ne peuvent plus compter sur eux».

Le style déplorable de Trump

Bader Al-Saif, universitaire koweïtien, a souligné qu’Oman n’est pas le premier État du Golfe à subir le style diplomatique abrasif de Trump.

Trump a notamment pris à partie le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une remarque particulièrement cinglante prononcée à Miami en mars, à l’occasion d’une conférence sur l’investissement organisée par l’Arabie saoudite. Après avoir initialement fait l’éloge du prince héritier, Trump a déclaré : «Il ne pensait pas qu’il allait me lécher les bottes». Il s’est également moqué plus tard du Koweït pour avoir abattu par erreur trois drones américains en mars. Cependant, les États du Golfe, dont Oman, ont réagi à ces déclarations par un silence diplomatique.

«C’est son style déplorable. Nous ne pouvons pas le laisser nous entraîner à son niveau. Ce n’est pas ainsi que nous réagissons. Nous ne sommes pas sur un ring de boxe», a déclaré Al-Saif à propos de Trump.

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