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Festival des musiques soufies. La mystique peut-elle guérir le monde ?

15. Oktober 2026 um 19:58
On peut compter sur le personnage pour toujours trouver le bon mot : « La poésie mystique, élixir de guérison » et pourquoi pas ? Quand Faouzi Skali, président du Festival de Fès de la culture soufie, choisit ce mot…

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« Remember me » de Hammadi Ben Saâd au Grafiflow : Rétrospective d’un « artiste vif »

15. Oktober 2026 um 19:30

Une exposition rétrospective dédiée à feu Hammadi Ben Saâd se tient au Grafiflow depuis le 9 octobre et se poursuivra jusqu’au 1er novembre prochain. Intitulée « Remember me » (Souviens-toi de moi), elle retrace près d’un demi-siècle de création, de liberté esthétique et d’expérimentations. La Presse — Né en 1948, Hammadi Ben Saâd s’est éteint en 2025, […]

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La série « Al Matbaa » remporte le prix de la meilleure œuvre dramatique au festival Matera Fiction en Italie : Une nouvelle distinction

15. Oktober 2026 um 18:30

Le réalisateur prépare la deuxième saison, annoncée pour le Ramadan 2027 sur la Télévision nationale tunisienne. Cette suite devra prolonger l’univers d’une série qui a choisi de placer au centre de son récit un artiste confronté à la fragilité de sa condition, entre aspirations créatrices, contraintes matérielles et compromis moraux. La Presse — La série […]

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75 % de la main-d’œuvre agricole en Tunisie sont des femmes

15. Oktober 2026 um 15:24
Selon les données officielles, les femmes représentent près de 35 % de la population rurale en Tunisie et constituent plus de 75 % de la main-d’œuvre dans le secteur agricole. Les ouvrières agricoles perçoivent, toutefois, moins de la moitié du salaire moyen de leurs homologues masculins, tandis que seulement 12 % des femmes rurales bénéficient […]

Photo du jour | La tombe du martyr de Bizerte

15. Oktober 2026 um 13:28

Cette photo réalisée par un photographe français (Cliché Vaguer) dans les années soixante au cimetière musulman de Ferryville, actuelle Menzel Bourguiba, représente deux fillettes devant la tombe d’un martyr tombé lors de la guerre de Bizerte, en 1961.

Nous remercions notre collègue et collaborateur Abdellatif Ben Salem qui nous l’a envoyée. Il l’avait trouvée, il y a quelques années, chez un antiquaire parisien et l’avait achetée pour sa valeur historique.

Le martyr dont la tombe est sur la photo s’appelle Mokhtar Ben Amor Ayari, né le 6 novembre 1934 et décédé sous les balles des soldats français le 19 juillet 1961. Il avait 27 ans et avait répondu à l’appel du devoir, comme des centaines d’autres martyrs tunisiens de cette guerre qui aurait pu être évitée si les responsables tunisiens et français de l’époque avaient fait parler non pas leurs ressentiments mais leur raison.

I. B.   

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Maroc : une convention pour protéger les musées nationaux

15. Oktober 2026 um 07:30
Le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire (DGSN-DGST), Abdellatif Hammouchi, et le président de la Fondation nationale des musées (FNM), Mehdi Qotbi, ont présidé, mercredi 14 octobre à Rabat, la cérémonie de signature d’une…

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Pêche au poulpe : l’interdiction prolongée jusqu’au 15 novembre 2026 en Tunisie

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 12:25

La période d’interdiction de la pêche au poulpe (Octopus vulgaris) en Tunisie a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2026, sur décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, émise le 14 octobre 2026. Cette décision repose sur les résultats du suivi scientifique annuel réalisé par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en coordination avec les autorités chargées du contrôle des activités de pêche. L’analyse des spécimens collectés indique que la majorité des poulpes présentent un poids inférieur à la taille marchande minimale légale, fixée à un kilogramme. La Commission consultative d’organisation de la pêche, réunie le 13 octobre 2026, a ainsi préconisé la prolongation de la période d’interdiction de la pêche au poulpe d’un mois supplémentaire. Cette prolongation d’un mois vise à accorder un temps de croissance biologique additionnel à l’espèce et à préserver les ressources halieutiques dans les eaux tunisiennes.

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Festival international de l’oud : Tunis accueille le Trio Joubran en clôture

15. Oktober 2026 um 12:08

Du 16 au 24 octobre 2026, la médina de Tunis accueille la quatrième édition du Festival international de l’oud. Concours national réservé aux joueurs de 35 ans au plus, journée dédiée à l’oud tunisien et concert de clôture du Trio Joubran composent le programme.  

C’est le Trio Joubran qui fermera le rideau. Le 24 octobre 2026, dans la salle de l’Opéra de la Cité de la culture, à Tunis, il donnera le concert de clôture du Festival international de l’oud. La manifestation, dont c’est la quatrième édition, est organisée par le Club culturel Tahar Haddad et se tient depuis le 16 octobre dans la médina de la capitale.

Trois rendez-vous structurent le programme. Le premier est un concours national d’oud, ouvert aux instrumentistes tunisiens âgés de 35 ans au plus. Des prix en numéraire sont prévus pour les participants. Le deuxième est une journée consacrée à l’oud tunisien, qui comprend un atelier sur les spécificités de cet instrument, animé par l’artiste Ziad Mehdi, ainsi qu’un spectacle réunissant plusieurs joueurs d’oud tunisiens.

Le festival ne se limite pas à la célébration d’un instrument. Il soulève aussi la question de la place de l’oud dans le paysage musical actuel et celle de sa transmission d’une génération à l’autre. Pour la clôture, les organisateurs ont retenu le Trio Joubran. Ses concerts sont rares dans les festivals tunisiens et se jouent à chaque fois à guichet fermé. Sa musique illustre un langage contemporain qui n’a pas rompu avec les racines de l’oud. Le trio a bâti son projet autour de l’instrument, en faisant dialoguer trois oud à partir de la composition, de l’interaction et de l’improvisation. Son parcours, qui assume pleinement ses racines palestiniennes, associe la musique à la poésie et la voix à la mémoire. Dans ce domaine, la Tunisie a d’ailleurs son mot à dire. Le pays a donné au monde deux luthistes incontournables, Ali Sriti et Anouar Brahem, dont les noms rappellent le poids de la scène tunisienne dans l’univers de l’oud.

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Coup de cœur. Badke, eh bien dansons maintenant !

15. Oktober 2026 um 11:30
D’abord la pénombre. On ne voit rien. On entend seulement des pieds qui scandent. Puis des youyous s’élèvent. C’est la fête. Un mariage ? Peut-être… Puis la lumière : dix danseurs, de dos, tapent des pieds en rythme. Une cadence…

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Saragosse : A la découverte des trésors mudéjars

15. Oktober 2026 um 10:43
En 2026, la capitale aragonaise célèbre le 25e anniversaire de l’inscription de son architecture mudéjare au patrimoine mondial de l’Unesco. Balade à travers des chefs-d’œuvre qui ont résisté à l’urbanisation et aux outrages du temps. En bref Saragosse conserve plusieurs…

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Bizerte, 1961 | Le bras-de-fer entre De Gaulle et Bourguiba tourne au massacre

15. Oktober 2026 um 10:21

L’avant-première du film documentaire ‘‘Bourguiba – De Gaulle : Bras de fer à Bizerte’’, réalisé par Olfa Chakroun, est programmée pour le samedi 17 octobre 2026 à 10h30, au cinéma Africa à Tunis. Soixante ans plus tard, soldats français et forces tunisiennes brisent le silence. Soixante ans après, paras français et soldats tunisiens brisent le silence.

Cinq ans après l’indépendance tunisienne et un an avant celle de l’Algérie, la base navale française de Bizerte, qui contrôle l’accès au détroit de Sicile, devient un point de discorde majeur. Habib Bourguiba revendique sa rétrocession ; Charles De Gaulle refuse catégoriquement.

Ce documentaire est une investigation sur la guerre de Bizerte en 1961. Il fait parler, plus de soixante ans après, des paras français, des soldats tunisiens et plusieurs acteurs de la guerre.

Le film se concentre sur les enjeux historiques et mémoriels de la bataille, et se termine par un procès historique qui pointe l’immense responsabilité morale des politiques dans ce conflit : en quatre jours, l’attaque française tourne au massacre dans tout le gouvernorat de Bizerte, alors rempli de manifestants tunisiens, de bénévoles non armés et d’habitants.

Le documentaire développe le thème des lieux de la bataille à partir d’une investigation de terrain qui cherche la correspondance entre les témoignages des participants et l’image des lieux, d’hier dans les archives vidéo à aujourd’hui.

Les traces et les souvenirs de la guerre sont dispersés dans tout le gouvernorat : autour de la base aérienne de Sidi Ahmed, avec l’attaque terrestre des manifestants tunisiens par les paras français et l’attaque aérienne des soldats tunisiens dans les tranchées ; dans la ville de Bizerte, le quartier français, la Médina et la porte de Mateur, théâtres de combats de rue meurtriers où tombent manifestants, habitants, soldats tunisiens et bénévoles non armés ; à Ferryville, l’actuelle Menzel Bourguiba, où l’Arsenal compte ses victimes parmi les combattants non armés ; enfin à Menzel Abderrahmane et Menzel Jemil, avec le bombardement de la cimenterie et les pertes parmi les soldats tunisiens.

Le film retrace le déroulement des événements jour par jour, depuis les premiers préparatifs des forces tunisiennes et françaises jusqu’au cessez-le-feu et à l’intervention de l’Onu pour un retour au statu quo. Il décrit aussi la situation à Bizerte après le cessez-le-feu, durant un état de siège éprouvant de trois mois, puis le départ des Français de Bizerte et l’évacuation de la base le 15 octobre 1963, plus de deux ans après la bataille.

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Exposition collective | « Saveurs et amertume » réunit 17 artistes autour de la mémoire gustative

15. Oktober 2026 um 00:25

Dix-sept artistes plasticiens et la créatrice culinaire Myriam Meliani se réunissent ce jeudi 15 octobre à 17h pour le vernissage de l’exposition « Saveurs et amertume ».

Entre œuvres d’art et expérience gustative, l’événement explore la mémoire, le patrimoine et la symbolique des nourritures terrestres.

« Ces traditions, ces transmissions, ces spécificités de goûts, de saveurs, ces savoir-faire immémoriaux structurent une culture, une civilisation, un peuple et une mémoire. Les aliments eux-mêmes sont porteurs de symbole, et les choix ne sont jamais anodins…», commentent les organisateurs.

Les artistes :

  • Ali Bellagha
  • Amira Lamti
  • Emna Daoud
  • Emna Kahouaji
  • Hamda Dniden
  • Hamza Moussa
  • Héla Lamine
  • Hichem Driss
  • Jellal Ben Abdallah
  • Mohamed Amine Inoubli
  • Mohamed Ben Bahri Messaoudi (Atelier Driba)
  • Moses Levy
  • Mouna Jemal Siala
  • Omar Khlif
  • Pierre Boucherle
  • Sarah Laajimi
  • Wahib Zannad

L’exposition se poursuivra jusqu’au 29 novembre à la Résidence RALLO à La Marsa.

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Festival de Djerba | Hommage à l’artiste Afef Ben Mahmoud

14. Oktober 2026 um 23:45

En hommage à son parcours artistique et à sa contribution à la scène cinématographique et artistique tunisienne, le Festival International du Cinéma de la Femme et des Jeunes de Djerba rend hommage à l’artiste tunisienne Afef Ben Mahmoud dans le cadre de sa 12ᵉ édition.

Le Festival du Cinéma de Djerba affirme vouloir rendre hommage à un parcours artistique remarquable et à une expérience créative qui contribue à enrichir le paysage culturel et cinématographique tunisien.

Rappelons que Djerba s’apprête à devenir la capitale du cinéma et de la création et accueillera du 24 au 27 octobre 2026 réalisateurs, créateurs et passionnés du 7e art pour une rencontre inédite sous le signe du partage, du dialogue interculturel et de la célébration cinématographique.

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Agroalimentaire : neuf entreprises tunisiennes à Paris pour séduire les marchés européens

14. Oktober 2026 um 16:47

Sous la bannière « Tunisie, Terre de Saveurs », des producteurs d’huile d’olive et de dattes seront présents à Paris du 16 au 21 octobre 2026, entre rendez-vous grand public, événement gastronomique et prospection professionnelle au SIAL.

Neuf entreprises tunisiennes de l’agroalimentaire se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026 pour promouvoir l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés. Six d’entre elles relèvent de la filière oléicole et trois de celle des dattes. Objectif : accroître la visibilité de ces produits emblématiques auprès des consommateurs et des professionnels européens, et ouvrir de nouvelles perspectives commerciales.

Trois rendez-vous dans la capitale française

Le programme s’articule autour de trois temps forts :

  • Du 16 au 18 octobre, au Centre Beaugrenelle Paris : trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Le public pourra goûter une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, et échanger directement avec les producteurs.
  • Le 16 octobre, au Cordon Bleu Paris : une expérience gastronomique orchestrée par un chef étoilé, qui cuisinera à partir des produits des entreprises participantes. L’événement vise à valoriser ces produits par leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui entourent leur production.
  • Du 19 au 21 octobre, au SIAL Paris 2026 : l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie agroalimentaire. Les entreprises y poursuivront leur prospection auprès d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.

Les entreprises participantes

Filière huile d’olive : Daoud Grove, Greatlines (marque « Firma »), Ferme Ali Sfar (« Tesoro Del Rio »), Oléa Amiri, Olyfo et Garrach Food (« NARA »).

Filière dattes et dérivés : Tazart, Bra Dattes (Bra International) et Ben Moussa Dattes.

Une initiative portée par le MIME, avec l’appui de l’UE et de l’Allemagne

Portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), l’initiative s’inscrit dans la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.

Elle relève également de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE). Ce programme fait partie du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec le MIME. L’ambassade de Tunisie en France est associée à la réalisation de l’opération.

Les partenaires entendent ainsi renforcer le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner les entreprises dans leur internationalisation et favoriser le développement de produits à plus forte valeur ajoutée.

D’après communique.

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Nabeul : baisse attendue de la production de grenades pour la saison actuelle

Von: farhat
14. Oktober 2026 um 15:54

La saison de récolte des grenades a commencé depuis quelques semaines dans le gouvernorat de Nabeul, troisième producteur à l’échelle nationale après les gouvernorats de Gabès et Béja.
La production des grenades dans la région est estimée cette année à 15 000 tonnes contre 20 000 tonnes lors des saisons précédentes, a indiqué à l’Agence TAP le président de l’Union locale de l’agriculture à Béni Khalled, Béchir Ounallah.
Il a attribué cette baisse à l’augmentation des coûts de production, au manque d’eau d’irrigation et à l’absence de circuits de distribution organisés.
Il a souligné la nécessité de préserver cette culture en raison de son importance nutritionnelle et ses multiples bienfaits pour la santé, appelant les autorités compétentes à fournir des incitations pour son développement en créant des marchés extérieurs et en soutenant les usines de transformation comme solutions pour promouvoir et garantir la durabilité du secteur.
La même source a renouvelé l’appel à la création d’un marché de gros commun entre les municipalités de Béni Khalled et Zaouiet Jedidi ainsi qu’à la réactivation des coopératives agricoles qui se chargeaient auparavant de la collecte et de la distribution des produits des agriculteurs sur les marchés intérieur et extérieur, rappelant que la grenade tunisienne était exportée vers les marchés du Golfe en raison de sa bonne qualité.

 

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Oléiculture : un verger vieillissant et un manque de données freinent la filière

14. Oktober 2026 um 15:44

La filière oléicole dispose d’un potentiel considérable, mais elle reste freinée par des défis structurels majeurs : vieillissement du verger, faiblesse des rendements, manque de données fiables, hausse des coûts de production, difficultés d’accès au financement et dépendance envers les intermédiaires.

Rencontré en marge d’un événement, Mnaouer Sghaier, membre de l’UTAP, a souligné que le patrimoine oléicole tunisien affiche un âge moyen estimé à environ 57 ans, ce qui pèse directement sur la productivité. Le rendement moyen demeure faible, autour de 0,7 tonne à l’hectare, alors que certains pays concurrents atteignent près de 2 tonnes à l’hectare.

Cette situation s’explique notamment par le vieillissement des arbres, des pratiques culturales parfois inadaptées, les contraintes hydriques et l’insuffisance de la mécanisation. Selon les intervenants, la Tunisie ne peut plus se contenter de sa position historique sur le marché mondial : la modernisation du verger est désormais indispensable pour améliorer à la fois les rendements et la qualité de l’huile.

Un secteur sans données fiables

Le premier obstacle identifié est l’absence d’un système national actualisé d’information et de suivi. Le dernier recensement agricole remonte à 2004-2005, ce qui rend difficile l’établissement d’un état des lieux précis des superficies plantées, du nombre d’arbres, des variétés cultivées et du volume réel de production.

Il n’existe pas non plus de tableau de bord national permettant de suivre, en temps réel, l’état du verger, les variétés telles que Chetoui, Chemlali entre autres ni les besoins réels de la filière. Cette lacune complique l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données vérifiables et rend difficile l’évaluation des pertes, notamment après les coupures d’électricité ou les vagues de chaleur.

Des coûts de production en hausse

La mécanisation de la récolte reste insuffisante, alors que la main-d’œuvre devient à la fois plus coûteuse et moins disponible. Selon les régions et les périodes, le coût journalier peut atteindre entre 35 et 50 dinars.

L’absence de machines de récolte adaptées au contexte actuel fragilise davantage la filière. Certaines pratiques, comme l’usage de bâtons pour faire tomber les olives, peuvent également affecter la qualité du fruit et, par ricochet, celle de l’huile. Il estime que la Tunisie devrait développer des solutions technologiques propres, adaptées à la taille des exploitations et aux spécificités locales.

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Du 28 au 31 octobre, le SIAT met l’investissement agricole en vitrine

14. Oktober 2026 um 14:40

La 16e édition du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (SIAT 2026) se tiendra du 28 au 31 octobre au Parc des expositions du Kram. Au programme : innovations technologiques, opportunités d’investissement et partenariats pour une agriculture plus durable.

Organisé avec la participation des principaux acteurs du secteur agricole, le SIAT 2026 ambitionne de promouvoir les nouvelles technologies et de stimuler l’investissement dans une agriculture durable. L’annonce a été faite par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) dans un communiqué publié mardi.

Ce rendez-vous professionnel constituera une vitrine des dernières innovations et des avancées de la recherche dans les domaines de l’agriculture, des industries agroalimentaires, de la pêche maritime et des services associés. Il permettra également de mettre en avant les produits agricoles contribuant à la sécurité alimentaire nationale, ainsi que ceux destinés à l’exportation et à la conquête de nouveaux marchés.

Des partenariats pour dynamiser l’investissement agricole

Le salon entend aussi favoriser les échanges entre investisseurs tunisiens et étrangers, avec pour objectif de faire émerger des projets communs et de développer la coopération commerciale et financière. Des rencontres professionnelles sont ainsi prévues pour présenter des plans d’affaires, des contrats de production et différentes opportunités de partenariat.

Le programme comprendra également des démonstrations pratiques consacrées aux nouvelles technologies et techniques visant à améliorer la productivité et à valoriser les produits agricoles et halieutiques. Les dispositifs de contrôle de la qualité, la certification des produits et les procédés de production modernes seront également à l’honneur.

L’innovation numérique au cœur de cette 16e édition

Un forum international consacré aux enjeux stratégiques de l’investissement agricole viendra compléter le programme. Il sera accompagné d’ateliers portant notamment sur la qualité et les nouvelles opportunités d’investissement, afin d’informer les opérateurs et de mettre en lumière les créneaux porteurs.

Cette édition accueillera par ailleurs le concours national « GREEN’TIC », dédié aux solutions fondées sur les technologies de l’information et de la communication appliquées à l’agriculture. Cette initiative vise à encourager l’innovation numérique et à promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies au service du développement du secteur.

À travers cette 16e édition, le SIAT entend renforcer les échanges d’expertise, rapprocher les différents intervenants et soutenir la modernisation de l’agriculture tunisienne, dans un contexte où l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources et la transition vers des pratiques plus durables constituent des enjeux majeurs.

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Souleymane Bachir Diagne à Tunis : l’hospitalité comme sursaut éthique et politique

14. Oktober 2026 um 14:08

Face à une époque qui multiplie les dispositifs d’inhospitalité et érige des remparts là où il faudrait construire des ponts, Souleymane Bachir Diagne plaide pour un sursaut éthique : l’hospitalité universelle.

Invité le 13 octobre 2026 à l’Institut français de Tunisie, le philosophe sénégalais et professeur à l’université Columbia aux Etats-Unis y a dévoilé les grandes lignes de son ouvrage à paraître dans 15 jours, L’Hospitalité, Affirmer l’humanité, devant un auditoire comptant notamment l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, et le directeur de l’institut, Julien Chenivesse, lors d’une rencontre où la docteure en littérature française et poétesse, Ahlem Ghayaza, a orchestré les échanges avec le philosophe.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où l’empathie, traditionnellement considérée comme le sentiment le plus immédiat permettant de se mettre à la place d’autrui, se voit désormais critiquée. Le Pr Diagne pointe l’émergence aux États-Unis d’ouvrages remettant en cause cette notion depuis deux horizons distincts. Le premier, issu de la psychologie évolutionniste, affirme que l’empathie nous égare, dans la lignée des travaux de Paul Bloom avec Against Empathy. Parmi ces publications, Suicidal Empathy de Gad Saad a été salué par Elon Musk – par ailleurs d’origine sud-africaine -, qui voit dans une trop grande ouverture aux autres la menace majeure pour la civilisation occidentale. Le second courant adopte une rhétorique religieuse : dans The Sin of Empathy, Compassion and Its Counterfeits, le pasteur Joe Rigney dénonce les fautes d’empathie envers les migrants. Ces livres s’inscrivent dans une tendance mondiale à la banalisation de ces discours.

La sacralité du visage et la refondation du lien humain

En réponse à ces critiques qui réduisent l’empathie à une émotion irrationnelle, Souleymane Bachir Diagne rappelle que le terme a été créé au XIXe siècle en Allemagne dans le champ de la philosophie de l’art pour décrire l’immersion dans un paysage par la contemplation. Les papes François et Léon XIV sont d’ailleurs intervenus pour réaffirmer le sens de l’amour du prochain. À cette vision défigurée, le philosophe oppose la formule du Livre de la jungle, « nous sommes du même sang », expression d’une reconnaissance mutuelle présente dans toutes les cultures et qui sacralise l’autre comme un dieu déguisé. Chez les Grecs, l’hospitalité relevait de la protection de Zeus. Ce concept apparaît indispensable pour contrecarrer la fabrication de la figure repoussoir du migrant musulman, instrumentalistée à des fins électorales. Face aux traversées mortelles en Méditerranée devenue un cimetière marin, l’indignation surgit quand le corps d’un enfant s’échoue sur une plage, illustrant le « visage de l’autre » théorisé par Levinas. Les défis migratoires concernent l’humanité tout entière, qui doit s’affirmer en véritable acteur politique.

Pour un universel latéral et décolonial

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Cette démarche irrigue également sa vision des débats décoloniaux. Aucune culture ne peut se prétendre naturellement dépositaire de l’universel. La décolonisation ne doit pas être menée contre l’universel sous prétexte qu’il serait impérial, mais en son nom, pour faire advenir un universel latéral auquel toutes les cultures contribuent. Refusant l’ethnonationalisme du Sud global qui reprend le discours de l’extrême droite sous couvert d’anti-impérialisme, le professeur sénégalais Diagne maintient le terme d’universel face aux notions d’universalité ou de diversalité. Il rattache l’hospitalité universelle à Emmanuel Kant, pour qui la forme sphérique de la Terre contraint les hommes à habiter ensemble aux côtés du vivant, rejoignant les perspectives décoloniales contemporaines axées sur la mondialité et la conscience planétaire.

Dans De langue à langue. L’hospitalité de la traduction, paru en 2022 et traduit depuis en plusieurs langues, notamment en anglais par un de ses anciens étudiants, Diagne définit la traduction comme l’accueil dans sa langue de ce qui a été pensé dans une autre. Face à l’intelligence artificielle capable de traduire parfaitement, il alerte sur le risque de perdre le décentrement du bilinguisme cher à Paul Ricœur, qui définissait l’humain par sa capacité à parler la langue de l’autre. Le recours systématique à la machine risque d’enfermer chacun dans son identité, comme le montre le cas d’étudiants chinois réclamant le retrait de l’anglais de leurs examens.

Démocratie fragilisée et défis globaux pour l’avenir

Cette préoccupation s’inscrit dans un constat d’affaiblissement de la démocratie, attaquée par des régimes illibéraux et fragilisée par un scepticisme croissant. En Afrique, des dirigeants militaires, notamment au Burkina Faso, réutilisent l’idée que la démocratie ne serait pas faite pour le continent, tandis qu’aux États-Unis, la liberté d’expression, les droits des femmes et les universités sont remis en cause dans un contexte de montée du masculinisme.

Concernant les menaces d’une dictature cognitive, le professeur rappelle que la pensée exige de sortir des cadres établis. Si l’IA résout des problèmes par accumulation de données et s’approche de la création artistique, elle bouscule la distinction traditionnelle de l’humain fondée sur la raison et la parole, alarment ceux-là mêmes qui la développent.

Pour l’avenir, le philosophe identifie quatre enjeux prioritaires exigeant une action politique globale : l’environnement, la santé et sa communauté de destin face aux virus, les migrations face à l’échec du multilatéralisme, et l’intelligence artificielle, dont le cadre reste façonné depuis le Bureau ovale sous l’influence de milliardaires détenant des médias et véhiculant un discours d’extrême droite.

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Michael Jackson : Tunis fait revivre la légende en version symphonique

14. Oktober 2026 um 12:20
Trente ans après le concert historique de Michael Jackson au stade olympique d’El Menzah, le 7 octobre 1996, la Tunisie s’apprête à célébrer de nouveau le King of Pop. L’Orchestre symphonique tunisien lui consacrera en effet un spectacle exceptionnel le…

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