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États-Unis : la Fed relève son taux directeur face à l’inflation 

17. September 2026 um 09:15

Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, estime que l’inflation reste trop élevée depuis trop longtemps, poussant ainsi la Fed à relever son taux directeur de 25 points de base, de 3,75 % à 4 %.

La Réserve fédérale américaine entend maintenir son attention sur la stabilité des prix, alors que l’inflation demeure supérieure à son objectif. Son président, Kevin Warsh, a déclaré mercredi 16 septembre que l’inflation était « trop élevée » et persistait depuis « trop longtemps », obligeant la Banque centrale à relever son principal taux directeur de 5 points de base, le portant dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. Cette décision constitue le premier mouvement de taux depuis l’arrivée de Warsh à la présidence de la Fed.

« Notre priorité reste la stabilité des prix », expliquera M. Warsh lors d’une conférence de presse. Il a notamment souligné que plusieurs composantes des derniers indices américains des prix à la consommation et des prix à la production continuent d’afficher des progressions supérieures à 3 %, aussi bien sur six mois que sur douze mois. Cette persistance complique le retour de l’inflation vers l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale américaine. La Fed cherche ainsi à éviter qu’une période prolongée de hausse des prix ne conduise à une nouvelle accélération des anticipations inflationnistes.

Une politique monétaire toujours restrictive

Les nouvelles projections de la Fed indiquent qu’une majorité des responsables monétaires anticipent encore au moins une hausse supplémentaire d’ici à la fin de l’année. La Banque centrale prévoit par ailleurs une inflation plus élevée qu’anticipé précédemment, vers 3,7 % en fin d’année. Autrement dit, son objectif de 2 % ne serait pas atteint à court terme.

La trajectoire des prix de l’énergie constitue un autre facteur de vigilance pour la Fed. La hausse récente des cours du pétrole pourrait alimenter directement les prix à la consommation et compliquer le ralentissement de l’inflation.

Dans ce contexte, le message de M. Warsh traduit la volonté de la Banque centrale de privilégier la maîtrise des prix malgré les risques que des taux plus élevés font peser sur l’activité économique. La Fed doit ainsi arbitrer entre deux objectifs : ramener l’inflation vers 2 % tout en évitant qu’un resserrement monétaire prolongé ne pèse excessivement sur la croissance et l’emploi.

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Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls comptent I’argent et Israël

17. September 2026 um 07:30

Donald Trump a négligé les diplomates durant son premier mandat et encore plus durant le second, c’est à sa famille et à ses proches qu’il confie les dossiers sensibles et tant pis s’ils sont incompétents ! Alors que le secrétaire d’État Marco Rubio est marginalisé à tel point qu’on oublie qu’il existe, il s’occupe uniquement de l’Amérique latine, ce sont son ami homme d’affaires Steve Witkoff et surtout son gendre, affairiste lui aussi, Jared Kushner, qui ont la haute main sur les grands dossiers de la politique internationale. «Monsieur Gendre» n’oublie pas de s’engraisser au passage mais aussi, en grand sioniste devant l’Éternel, à veiller aux intérêts d’Israël.

Imed Bahri

Le magazine américain The New Yorker a publié une enquête de Dexter Filkins intitulée «La diplomatie du dollar de Jared Kushner» dans laquelle l’auteur estime que le gendre de Trump incarne ce profil de personnes à Washington pour qui la fonction publique constitue un moyen d’accéder à davantage d’opportunités pour augmenter sa fortune. 

Dans les dernières heures précédant la déclaration de guerre des États-Unis à l’Iran en février dernier, Kushner a rencontré des négociateurs iraniens à Genève, dans une tentative désespérée d’éviter un conflit qui a plongé la région dans le chaos et déstabilisé l’économie mondiale. Après la réunion, Kushner a déclaré aux journalistes que les négociateurs iraniens ne méritaient pas son temps : «Beaucoup de manigances. En gros, ils jouent avec nous sur tous les fronts, et le terrain est très, très glissant».

Un amateurisme diplomatique inquiétant 

Le gendre de Donald Trump, à l’apparence juvénile, s’est vu octroyer des pouvoirs extraordinaires ces dernières années. Avec Witkoff, l’envoyé spécial du président, il a été chargé de mettre fin aux guerres à Gaza, en Ukraine et partout où elles éclatent.

Kushner, 45 ans, n’accorde que peu d’importance à l’art de la diplomatie. Il estime que la connaissance de l’histoire de la région ou des détails des positions des parties négociatrices importe moins que l’écoute des différents points de vue et la recherche de compromis. Il affirme que les accords de paix sont comme des transactions immobilières, les deux impliquent des négociations ardues et parfois des tromperies. Les difficultés rencontrées par de nombreux diplomates avant lui, soutient-il, ne témoignent pas de la complexité des problèmes internationaux, mais plutôt des lacunes de ses prédécesseurs. En 2020, après la présentation par Trump de son premier plan de paix pour le Moyen-Orient, il déclare : «On me critique depuis deux ans pour ne pas avoir suivi leur approche. Si l’un d’eux avait réussi, je n’aurais pas à gérer cette situation».

Pourtant, ni Kushner ni Witkoff ne prêtent grande attention aux conseils des experts, même lorsqu’ils s’attaquent à deux dossiers complexes comme l’Iran et l’Ukraine. Ils négocient sans conseillers ni connaissance des détails de ces deux conflits.

L’auteur cite un diplomate au fait des négociations avec l’Iran, selon lequel, lorsque le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a commencé à faire des concessions, les Américains n’ont pas pleinement saisi la portée des propositions. Ils ont consulté Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mais ce dernier participait aux pourparlers en tant que tiers neutre. Un ancien responsable de la Maison-Blanche ayant travaillé sur le dossier nucléaire iranien a exprimé sa profonde frustration face à ce manque de préparation : «Les Iraniens sont venus vous présenter une proposition. Qu’est-ce que cela signifie réellement ? Quel impact aura-t-elle sur eux, à court ou à long terme ? Quelles sont les solutions alternatives ? ​​L’absence de conseillers techniques constitue une grave négligence».

«À en juger par les propos de Kushner et Witkoff, il est clair qu’ils ne maîtrisent pas grand-chose sur le plan technique», a déclaré Kelsey Davenport, experte en non-prolifération à l’Arms Control Association.

Israël impose et les Etats-Unis disposent

Un ami de Kushner s’est montré encore plus direct : «C’est un homme sympathique mais il est complètement déconnecté de la réalité». Inquiet, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, s’est rendu à Washington pour tenter d’éviter la guerre. N’ayant pu rencontrer Trump, il s’est entretenu avec le vice-président J.D. Vance, un opposant déclaré à la guerre, qui a affirmé sur CBS «qu’un accord était à portée de main» mais Witkoff et Kushner ont alors annoncé à Trump que l’Iran refusait de capituler. L’attaque a commencé.

Au fur et à mesure que la guerre se déroulait, Kushner a avancé une justification surprenante pour attaquer les Iraniens : «Ils auraient pu, vous savez, se doter de l’arme nucléaire en quelques jours ou semaines s’ils s’en étaient donné les moyens». Cette justification était illogique. Depuis les frappes de 2025 contre les installations nucléaires iraniennes, l’AIEA n’avait trouvé aucune preuve de reprise du programme d’armement nucléaire.

En réalité, Trump a été poussé à la guerre par Benjamin Netanyahu qui pensait qu’une campagne coordonnée permettrait de renverser rapidement le régime iranien.

Lorsque les services de renseignement américains ont localisé les hauts responsables, Israël a lancé la frappe. Trump a alors décidé que les États-Unis ne pouvaient éviter la guerre, selon le secrétaire d’État Marco Rubio : «Une action israélienne était attendue et nous savions qu’elle entraînerait une attaque contre les forces américaines». Sept mois plus tard, Trump est toujours empêtré dans le conflit et confronté à une crise économique mondiale due à la fermeture du détroit d’Ormuz et aux pénuries de munitions essentielles.

Alliance du monde des affaires et de la politique

Pour tout autre envoyé présidentiel, les négociations avec l’Iran auraient eu des conséquences désastreuses mais pas pour Kushner, la guerre n’était pas sa priorité. Tout en négociant avec l’Iran, il gérait également des milliards de dollars d’investissements versés dans son fonds d’investissement privé par d’autres gouvernements de la région.

Tout au long de la présidence de Trump, Kushner a bâti sa carrière sur l’alliance du monde des affaires et de la politique. Il affirme que son expérience d’homme d’affaires contribue à ses efforts diplomatiques car elle lui permet de trouver des solutions novatrices à des problèmes généralement traités par des bureaucrates ingénieux.

À mesure qu’il parcourait le monde au service de Trump, son implication dans les affaires commerciales des pays où il opérait s’est accrue. Il représente une nouvelle génération de personnalités à Washington, pour qui la fonction publique devient un moyen d’amasser des fortunes colossales.

Ces deux dernières années, un groupe de personnes proches de la Maison-Blanche, parmi lesquelles les frères Witkoff, le conseiller en cryptomonnaies David Sacks et d’autres membres de la famille Trump, ont utilisé leurs fonctions officielles pour s’enrichir de milliards de dollars.

«Je les connais tous», déclare un ancien responsable américain qui était en poste au Moyen-Orient, qui ajoute: «Ils assistent aux réunions et mènent des affaires parallèlement à leur diplomatie. Ils disent : Assez parlé de cessez-le-feu. Nous avons cet hôtel que nous voulons construire ! Voilà le genre de politique étrangère que mène l’Amérique aujourd’hui».

Lorsque Kushner a quitté Washington après la fin du premier mandat de Trump, il était épuisé par quatre années de conflits internes et embarrassé par les émeutes du 6 janvier. L’auteur cite un ami qui affirme: «Jared et Ivanka ont délibérément choisi de se retirer et de ne pas apparaître comme les représentants de Trump».

La famille Kushner s’installe à Indian Creek, en Floride, où elle acquiert une somptueuse demeure de 24 millions de dollars construite sur une île privée, un havre de paix surnommé «le refuge des milliardaires». Kushner fonde sa propre société de capital-investissement, Affinity Partners, et met à profit ses relations pour constituer un portefeuille d’investissements lucratif. En 2024, il déclare : «À ce stade de ma vie, je souhaite me concentrer sur mon entreprise».

Avec le retour de Trump à la Maison-Blanche, ce dernier insiste pour que Kushner le rejoigne. Après quelques hésitations initiales, Kushner accepte et est envoyé avec Witkoff pour traiter des questions internationales, alors que l’influence des États-Unis est en déclin. Leur première étape est l’Ukraine, où ils présentent un plan de paix. Certains observateurs soupçonnent que la Russie a en réalité proposé aux Américains des accords commerciaux en échange d’un accord de paix favorable. «C’est l’opinion générale!», selon un ancien responsable américain.

Arrogance et suffisance héritées de son père 

Dexter Filkins a relevé que l’assurance de Kushner, que certains qualifient plutôt d’arrogance, s’est pleinement manifestée en 2024 lors d’une conférence à l’Université Harvard. Il y a dressé un bilan cinglant de plusieurs accomplissements diplomatiques majeurs des administrations précédentes : l’accord de Barack Obama visant à limiter le programme nucléaire iranien était «l’un des accords les plus stupides» jamais conclus, et les accords d’Oslo, qui définissaient en 1993 le processus de création d’un État palestinien, étaient un «échec total». Il s’est montré beaucoup plus élogieux envers son propre travail : «Je pense que mon bilan au Moyen-Orient est sans égal ces dernières années». Cette assurance a agacé les diplomates chevronnés. «Il est incroyablement sûr de lui et extrêmement arrogant», a déclaré un ancien responsable américain qui a travaillé avec lui.

Le sentiment de supériorité de Kushner remonte à son enfance à Livingston, une ville cossue du nord du New Jersey, au sein d’une famille juive orthodoxe. Son père, Charles*, avait amassé une fortune considérable dans le secteur de la construction. Malgré les généreux dons de Charles aux œuvres caritatives locales, son caractère suscitait le scepticisme. Un proche de la famille déclara: «Charles Kushner avait une très mauvaise réputation au sein de la communauté juive. Il était connu pour sa grossièreté et son avidité. Les Kushner sont réputés pour leur cupidité».

Une autre connaissance décrivit Kushner et son parcours universitaire médiocre comme «l’incarnation grotesque de celui qui a tout reçu». Malgré ses qualifications académiques modestes, Kushner fut admis à l’université Harvard après que son père eut promis 2,5 millions de dollars et les dons commencèrent à affluer dès son inscription.

À l’arrivée au pouvoir de Trump, Kushner est devenu une sorte de ministre sans portefeuille, travaillant sur des dossiers allant de la réforme du droit pénal à la renégociation des accords commerciaux. À l’instar du président, il avait tendance à s’appuyer davantage sur ses amis fortunés que sur les fonctionnaires. Un ancien haut responsable républicain proposa de recruter des experts en politique financière et monétaire mais Kushner refusa, déclarant : «Vous ne comprenez pas. Nous embauchons des milliardaires, des milliardaires!»

Israël, Israël et toujours Israël !

Kushner s’est rapidement concentré sur le Moyen-Orient, où il a contribué à mettre en œuvre une politique de soutien indéfectible à Israël. Il a grandi avec des convictions intransigeantes sur la région, et son père était depuis longtemps un donateur pour des causes israéliennes, notamment des organisations comme les Amis américains de la Yeshiva de Beit El**, qui soutiennent les colonies en Cisjordanie. Charles Kushner est également un ami personnel du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu depuis des décennies.

Trump et ses conseillers estimaient que l’Iran, principal adversaire des États-Unis au Moyen-Orient, avait bénéficié d’une impunité totale. Pour contenir ce pays, ils souhaitaient renforcer les liens avec l’Arabie saoudite, mis à rude épreuve sous Obama. Trump a chargé Kushner de rétablir ces liens. Les agences de renseignement américaines ont restreint l’accès de Kushner aux documents hautement classifiés, craignant que ses intérêts commerciaux ne le rendent vulnérable à une exploitation par des adversaires étrangers mais certains diplomates voyaient en son parcours un atout majeur pour le Moyen-Orient. À l’instar des monarchies du Golfe, les familles Trump et Kushner fonctionnaient essentiellement comme des entreprises familiales.

Les affaires de Kushner sont largement financées par le Etats du Golfe.

Des relations étroites avec les États du Golfe

Les relations étroites de Kushner avec les États du Golfe ont joué un rôle central dans les accords d’Abraham. Le New Yorker rappelle sa relation étroite avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le soutien apporté par l’administration Trump à l’ascension de l’homme fort de l’Arabie saoudite.

Après le départ de Trump de la Maison-Blanche, Kushner a continué de tirer profit de cette relation et des investissements qui en ont découlé, largement financés par des fonds du Golfe.

Un ami de Kushner affirmé au New Yorker que ce dernier est retourné à la Maison-Blanche lors du second mandat de son beau-père en partie parce qu’il pensait pouvoir aider Israël. Bien qu’il ait parfois évoqué l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens, il n’a pas hésité à bafouer leurs intérêts pour garantir les accords d’Abraham. À l’université Harvard en 2024, il a déclaré que le meilleur endroit pour les Gazaouis serait probablement le désert du Néguev, en Israël. Il n’a pas expliqué comment ils seraient contraints de se déplacer ni s’ils seraient autorisés à revenir. Il a décrit Gaza comme «un lieu misérable construit par des ONG et des terroristes».

Le Moyen-Orient n’était pas le seul terrain où Kushner a prospéré, il a également mené des projets controversés en Albanie et ailleurs.

Pendant ce second mandat de Trump, il continue de s’enrichir. En 2025, de nouveaux investissements en provenance du Moyen-Orient ont contribué à une croissance de 30% de son fonds, atteignant plus de six milliards de dollars. Affinity Partners estime son taux de rendement interne annuel à 25%. Parmi ses projets figurent deux investissements majeurs en Israël : 110 millions de dollars dans le groupe Shlomo, une société de location de voitures et environ 300 millions de dollars dans Phoenix Financial, une compagnie d’assurance.

* Charles Kushner a été nommé ambassadeur des États-Unis en France par Trump lors de son second mandat. Il est en poste depuis le 11 juillet 2025.

** La Yeshiva de Beit El est une institution talmudique sioniste religieuse fondée en 1978 dans la colonie israélienne de Beit El, en Cisjordanie.

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Coopération militaire : Tunis et Washington renforcent leurs capacités navales

16. September 2026 um 18:47

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu mercredi le commandant de la Sixième flotte américaine, le vice-amiral Jeffrey Anderson. La rencontre a porté sur le renforcement de la coopération militaire bilatérale, notamment dans le domaine maritime, dans le cadre de l’exercice multinational Phoenix Express 26.

Un partenariat militaire axé sur les capacités navales

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu, mercredi 16 septembre, au siège de son département, le commandant de la Sixième flotte américaine, le vice-amiral Jeffrey Anderson, en visite en Tunisie à l’occasion de l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 ».

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie et du chef d’état-major de la Marine nationale, selon un communiqué du ministère de la Défense.

À cette occasion, Khaled Sehili a souligné la solidité des relations historiques et d’amitié entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que la profondeur, la continuité et la diversité de leur coopération militaire. Il a présenté ce partenariat comme reposant sur la confiance, le respect mutuel et des intérêts communs.

Le ministre a précisé que cette coopération dépasse le soutien logistique et technique et le renforcement des capacités opérationnelles de l’Armée nationale. Elle englobe également la formation, l’entraînement, l’échange d’expertises et les exercices militaires conjoints.

Il a exprimé le souhait d’élargir cette coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la réponse aux menaces maritimes, le renseignement, le développement des capacités navales et l’amélioration du niveau de préparation des forces tunisiennes.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte régional marqué, selon le ministre, par la montée de plusieurs défis, dont le terrorisme, la criminalité organisée transfrontalière, la traite des êtres humains, la contrebande et le trafic de stupéfiants.

Phoenix Express 26 : la Tunisie au cœur de la coopération maritime

Khaled Sehili a également mis en avant l’importance de l’accueil par la Tunisie de la nouvelle édition de l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 », organisé du 6 au 18 septembre en coopération avec le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM).

Selon le ministre, cet exercice illustre la capacité de la Tunisie à accueillir et à diriger des activités militaires multinationales. Il témoigne également du niveau de préparation et d’interopérabilité opérationnelle entre la Marine tunisienne et les forces navales participantes.

Quelque 400 militaires et observateurs représentant 12 pays prennent part à cette édition : l’Algérie, la Libye, le Maroc, l’Égypte, la Turquie, l’Italie, la France, l’Espagne, la Belgique, la Géorgie, les États-Unis et la Tunisie, pays hôte.

Les activités ont débuté à la base navale principale de La Goulette ainsi qu’à la base navale de Bizerte.

Le ministre a par ailleurs affirmé que la Tunisie dispose des atouts nécessaires pour devenir un pôle régional dans le domaine de la formation et de l’entraînement militaires, notamment à travers le Centre d’excellence des forces spéciales navales.

De son côté, le vice-amiral Jeffrey Anderson a salué la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et les capacités de formation de la Marine tunisienne.

Il a également réaffirmé l’engagement de l’administration américaine à poursuivre le renforcement et le développement de la coopération bilatérale, ainsi qu’à soutenir les capacités navales de l’armée tunisienne, dans l’intérêt des deux parties et de la sécurité régionale.

Une coopération renforcée malgré la réaffectation de financements américains

Cette rencontre intervient au lendemain de l’annonce par le département d’État américain de la réaffectation de 52 millions de dollars de financement militaire étranger, provenant notamment de programmes destinés à la Tunisie, à l’Irak, à la Slovaquie et à la Macédoine du Nord. Les fonds doivent être réorientés vers le Panama, le Pérou, l’Équateur et la Colombie, tandis que le montant prélevé sur la part tunisienne n’a pas encore été précisé.

La décision soulève des interrogations sur l’évolution des mécanismes d’assistance militaire américaine et sur les programmes tunisiens concernés. Elle intervient alors même que Washington et Tunis réaffirment leur volonté de développer leur coopération, notamment dans le domaine naval.

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La guerre en Iran fait monter la facture américaine à 38 milliards de dollars

16. September 2026 um 12:58

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a coûté 38 milliards de dollars à Washington jusqu’au 1er août, selon le Congressional Budget Office (CBO).

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran, engagé depuis février 2026, a déjà coûté 38 milliards de dollars au gouvernement américain jusqu’au 1er août, selon une estimation du Congressional Budget Office (CBO) publiée le 15 septembre.

Le CBO (bureau budgétaire non partisan du Congrès) estime que la facture pourrait encore augmenter d’environ 3 milliards de dollars par mois si les opérations militaires se poursuivaient. Selon ses calculs, le conflit pourrait également ajouter 0,5 point de pourcentage à l’inflation américaine au premier trimestre 2027, notamment sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie.

Une part importante des dépenses provient de la consommation rapide des stocks de munitions américaines. Sachant que leur reconstitution pourrait prendre jusqu’à cinq ans. Les intercepteurs antimissiles figurent parmi les équipements particulièrement sollicités. Cette situation pourrait réduire les capacités du Pentagone à répondre simultanément à d’autres crises militaires majeures.

Lors d’une audition au Sénat en juillet, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, avait évalué le coût du conflit à 37,5 milliards de dollars et demandé près de 90 milliards de dollars de financements d’urgence pour reconstituer les stocks de munitions.

Le choc énergétique s’ajoute à la facture

Les conséquences économiques dépassent le seul budget militaire. Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les attaques visant des infrastructures énergétiques dans les pays du Golfe ont contribué à la hausse des prix de l’énergie.

Avant le début du conflit, le détroit assurait le transit d’environ 20 % du pétrole mondial. Sa perturbation constitue donc un risque important pour les marchés pétroliers et pour l’inflation mondiale.

Pour Washington, la guerre intervient ainsi sur deux fronts budgétaires : l’augmentation directe des dépenses militaires et les effets indirects d’un renchérissement de l’énergie susceptible de compliquer la trajectoire de l’inflation.

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Aide militaire américaine : Une partie des financements destinés à la Tunisie réaffectée

15. September 2026 um 20:24

Les États-Unis réorientent une partie de leur aide militaire vers l’Amérique latine. Le département d’État américain a informé mardi 15 septembre le Congrès de la réaffectation de 52 millions de dollars de financement militaire étranger, provenant notamment de programmes destinés à la Tunisie, à l’Irak, à la Slovaquie et à la Macédoine du Nord. Le montant prélevé sur la part tunisienne n’a pas encore été précisé.

Une enveloppe réorientée vers l’Amérique latine

Selon l’Associated Press, les fonds seront désormais affectés au Panama, au Pérou, à l’Équateur et à la Colombie. Washington justifie cette réorientation par la nouvelle priorité accordée à l’hémisphère occidental, notamment à la lutte contre le narcotrafic et au renforcement de la sécurité autour du canal de Panama.

Le financement militaire étranger américain permet notamment aux pays bénéficiaires d’acquérir des équipements auprès d’entreprises américaines de défense. La décision s’inscrit donc dans une réallocation des ressources américaines en fonction des priorités stratégiques de l’administration Trump.

Quels programmes tunisiens concernés ?

Le département d’État n’a pas encore détaillé la répartition des fonds entre les quatre pays concernés. Il reste donc à déterminer quelle part de l’enveloppe était destinée à la Tunisie et quels programmes pourraient subir cette réaffectation.

L’enjeu est notamment de savoir si elle concerne des acquisitions d’équipements, des programmes de formation ou d’autres volets de l’assistance militaire américaine.

Cette clarification est d’autant plus importante que la coopération entre Tunis et Washington repose sur une feuille de route de long terme et couvre plusieurs domaines, de la modernisation des capacités à la formation et aux exercices conjoints.

Un partenariat qui reste très dense

Le signal envoyé par cette réaffectation contraste avec la dynamique observée ces derniers mois dans les relations militaires tuniso-américaines.

En juin dernier, Washington a livré 48 véhicules HMMWV à l’armée tunisienne, une dotation présentée comme un renforcement des capacités opérationnelles et de la mobilité des forces tunisiennes.

Un mois plus tôt, les deux pays avaient également affiché leur volonté d’élargir leur coopération dans le domaine aérien. Les discussions portaient notamment sur la formation, l’enseignement militaire, l’échange d’expertises, les exercices conjoints et le développement des capacités aériennes.

Cette dynamique s’inscrit dans une relation plus structurée encore. En janvier, Tunis et Washington avaient réaffirmé leur volonté d’approfondir leur partenariat militaire dans le cadre d’une feuille de route à l’horizon 2030, avec des priorités allant de la modernisation des équipements au soutien logistique, à la formation et au développement des capacités opérationnelles.

Le paradoxe est donc réel : Washington réduit aujourd’hui une partie des financements militaires qui bénéficiaient à plusieurs partenaires, dont la Tunisie, alors même que la coopération militaire tuniso-américaine continue de se développer sur le terrain.

La réaffectation annoncée constitue ainsi un signal à surveiller, mais elle ne traduit pas, à ce stade, une rupture du partenariat de défense entre les deux pays. Reste désormais à connaître le montant exact retiré à la Tunisie et les programmes concernés pour mesurer la portée réelle de cette décision.

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Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats

15. September 2026 um 08:59

L’Algérie a justifié la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis par «une accumulation d’actes provocateurs et hostiles» sans pour autant révéler «ces actes». Aucune explication. En réalité, cette rupture n’est pas un différend bilatéral, c’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv qui agace Alger, un axe concurrent et aux intérêts divergents. Le modèle d’influence des Émirats gagne en puissance alors le modèle traditionnel de l’Algérie est confronté à une pression grandissante et ses outils ne sont plus efficaces et adaptées au contexte régional actuel. L’architecture régionale est en pleine mutation et l’influence n’est plus dictée automatiquement par la taille du territoire. La donne a changé et les outils ont évolué. (Photo : Abdelmadjid Tebboune discute avec Mohammed Ben Zayed , lors du sommet du G7 en Italie le 14 juin 2024).

Imed Bahri

L’analyste politique marocain Amine Ayoub a publié une analyse dans Ynet Global, version anglophone en ligne du journal israélien Yediot Aharonot, dans laquelle il revient sur le divorce houleux entre Alger et Abou Dhabi. Selon lui, lorsque l’Algérie a ordonné à l’ambassadeur des Émirats de quitter son territoire sous quarante-huit heures, le 10 septembre 2026, et a annoncé des restrictions visant les aéronefs militaires et civils immatriculés aux Émirats —tout en exemptant les vols commerciaux jusqu’à la fin de l’année—, cette rupture a immédiatement mis en lumière un réalignement régional plus profond. Les déclarations officielles algériennes ont fait état d’une accumulation d’actes «provocateurs et hostiles», sans toutefois désigner un incident déclencheur unique.

Deux modèles de puissance régionale distincts

Abou Dhabi a exprimé ses regrets et a dit espérer que cette rupture pourrait, à terme, être annulée. L’absence d’une cause bien déterminée est, en soi, un élément révélateur. Il ne s’agit pas tant d’un différend bilatéral que d’une confrontation ouverte entre deux modèles de puissance régionale distincts, s’étendant de l’Afrique du Nord au Sahel et au Moyen-Orient au sens large.

L’Algérie s’appuie sur un modèle étatique fondé sur l’étendue de son territoire, ses ressources énergétiques, sa capacité militaire et une diplomatie formelle.

Les Émirats, quant à eux, opèrent selon un modèle en réseau, déployant capitaux, logistique, infrastructures commerciales et partenariats de sécurité ciblés bien au-delà de leurs frontières. Dans des environnements politiques fragmentés, ce modèle en réseau permet de générer un levier d’influence plus rapidement et avec plus de souplesse que le poids géographique traditionnel.

Cette différence est devenue de plus en plus manifeste à mesure que l’Algérie et les Émirats ont poursuivi des intérêts divergents sur plusieurs théâtres régionaux au cours des dernières années.

Le Maroc, ligne de fracture

Le Maroc en offre l’illustration la plus frappante. Pendant des décennies, la rivalité entre Alger et Rabat a été centrée sur la question du Sahara occidental, l’Algérie apportant un soutien de longue date au Front Polisario. La nature de cette confrontation bilatérale a changé en novembre 2020, lorsque les Émirats ont ouvert un consulat à Laâyoune, dans la partie marocaine du territoire contesté, et exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc. Cette initiative s’inscrivait dans le contexte de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des Accords d’Abraham et de la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Il n’en a pas résulté une alliance militaire formelle dirigée contre l’Algérie mais plutôt un réseau de plus en plus dense de partenariats qui se chevauchent. Parmi les exemples concrets, on peut citer les investissements émiratis dans les infrastructures et l’énergie au Maroc —notamment des projets majeurs dans les secteurs de l’eau et de l’électricité— ainsi que le développement, depuis 2020, d’une coopération industrielle et de défense entre Rabat et Tel Aviv.

La portée de ces initiatives dépasse le simple cadre économique. Selon Amine Ayoub, elles renforcent les capacités du Maroc, approfondissent ses partenariats extérieurs et confèrent à des acteurs tiers des intérêts croissants dans l’environnement stratégique entourant le Sahara occidental, autant de formes d’influence que l’Algérie ne peut aisément contrer par la diplomatie traditionnelle ou des pressions bilatérales.

Le Maroc ne fait plus face à l’Algérie en tant que voisin isolé. Cela s’inscrit dans un réseau en pleine expansion reliant Rabat, Abou Dabi, Tel Aviv et Washington. Pour Israël, cet aspect est crucial, car la relation avec le Maroc renforce sa présence stratégique et ses liens de défense vers l’ouest. La coopération avec Rabat étend l’influence d’Israël le long des façades atlantique et méditerranéenne de l’Afrique du Nord, selon des modalités inédites il y a dix ans.

La combinaison de la reconnaissance diplomatique, des investissements économiques et de la coopération sécuritaire a modifié l’équilibre des influences aux abords de la frontière occidentale de l’Algérie, sans pour autant nécessiter un pacte militaire formel.

Cette évolution a des conséquences concrètes sur la manière dont l’Algérie évalue ses options régionales et sur la façon dont les puissances extérieures interagissent avec le Maghreb.

Le Sahel, théâtre d’une rivalité plus profonde

Une évolution parallèle s’observe au sud de l’Algérie. Alger a longtemps considéré le Sahel comme un terrain privilégié pour la médiation diplomatique. L’Accord d’Alger de 2015 sur le Mali a marqué l’apogée de cette approche, fondée sur des négociations formelles entre États et des engagements institutionnels. Les coups d’État militaires survenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger entre 2020 et 2023 ont bouleversé le paysage institutionnel sur lequel reposait la diplomatie algérienne.

Les nouveaux gouvernements militaires se sont montrés moins réceptifs aux médiations extérieures, perçues comme une entrave à leur souveraineté et plus ouverts à des partenariats alternatifs offrant des ressources sans les mêmes conditions politiques.

Des acteurs extérieurs proposant des ressources flexibles ont investi l’espace ainsi libéré. ​​Les Émirats ont apporté capitaux, projets commerciaux et capacités logistiques dans des zones où l’Algérie misait davantage sur la proximité géographique et une médiation fondée sur la souveraineté.

Dans la Corne de l’Afrique, les investissements émiratis dans les infrastructures portuaires, aériennes et de sécurité —notamment leur présence de longue date à Berbera dans le Somaliland— ont créé des canaux d’influence opérant largement en dehors des cadres traditionnels de médiation diplomatique. Ces relations confèrent à Abou Dhabi un accès concret et un levier d’action, même là où les institutions politiques formelles sont faibles ou fragmentées.

Ce contraste est également visible en Libye. L’Algérie a généralement privilégié les institutions formelles et les processus soutenus par l’Onu visant la réconciliation nationale. À l’inverse, les Émirats ont entretenu des liens plus étroits avec les forces militaires de l’Est associées à Khalifa Haftar, privilégiant des objectifs sécuritaires ciblés au détriment de règlements politiques globaux. Cette divergence d’approche ne relève pas de la simple tactique, elle reflète deux conceptions distinctes de l’exercice de l’influence dans des contextes politiques fragmentés où l’autorité de l’État est contestée ou incomplète.

Le cas du Soudan accentue cette même divergence. Les Émirats ont fait face à de graves accusations de la part d’enquêteurs de l’Onu et de Human Rights Watch concernant des réseaux assurant la logistique et le soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), Abou Dabi dément fermement avoir apporté un tel soutien. Au-delà du différend sur ces accusations précises, cet épisode illustre une tendance plus large.

Dans des environnements politiques fragmentés, les capitaux, la logistique et les réseaux informels peuvent générer un levier d’influence plus rapidement que la médiation diplomatique traditionnelle. Pour l’Algérie, cela représente un défi majeur, alors que les États africains fragiles deviennent le théâtre d’une concurrence accrue pour l’influence extérieure.

Israël, bénéficiaire discret

L’auteur estime que l’angle israélien constitue l’élément le plus déterminant de cette rupture, bien qu’il faille l’aborder avec précaution. Il considère qu’Israël n’est pas à l’origine de la rupture entre Alger et Abou Dabi mais cette que rupture renforce une configuration régionale dans laquelle le Maroc et les Émirats sont de plus en plus liés à Israël, tandis que l’Algérie demeure en marge de ce réseau.

Les Accords d’Abraham ne se limitaient pas à de simples accords commerciaux bilatéraux. Ils ont jeté les bases de partenariats croisés dans les domaines du renseignement, de la sécurité maritime, de la défense aérienne et des technologies de défense. L’intensification de la coopération entre Israël, le Maroc et les Émirats a tissé une toile de plus en plus dense de relations sécuritaires couvrant certaines parties de l’Afrique du Nord.

Ces relations englobent une coopération industrielle dans le domaine de la défense, le partage de renseignements sur les menaces communes et une coordination des positions diplomatiques sur des questions régionales clés. L’Algérie, qui applique une politique stricte de non-normalisation et place la question palestinienne au cœur de son identité régionale, reste en dehors de ce réseau.

Et Washington dans tout ça !

La politique américaine doit éviter de considérer l’Algérie et les partenaires des Accords d’Abraham comme des piliers interchangeables de sa stratégie en Afrique du Nord. L’Algérie demeure un fournisseur d’énergie important pour l’Europe et conserve un rôle dans certains dispositifs de lutte antiterroriste. Toutefois, sa posture stratégique est limitée par une doctrine d’autonomie et par des liens étroits en matière de défense avec des fournisseurs non occidentaux. Selon les données du Sipri*, la Russie a représenté 48% des importations d’armes majeures de l’Algérie entre 2020 et 2024, alors même que le volume global des importations d’armes algériennes a diminué en valeur absolue sur cette période, chutant d’environ 73% par rapport au quinquennat précédent.

Dans son analyse, Amine Ayoub estime que Washington aurait tout intérêt à accorder une importance accrue au réseau Maroc-Israël-Émirats en tant que cadre émergent pour la sécurité régionale, le commerce et la coopération technologique, tout en maintenant un engagement pragmatique avec l’Algérie lorsque les intérêts américains l’exigent.

Il convient également d’encourager les partenaires à la prudence sur les théâtres d’opérations africains fragiles afin que les rivalités n’exacerbent pas les conflits et ne profitent pas, en fin de compte, aux acteurs hostiles.

L’objectif ne doit pas être d’isoler l’Algérie de façon permanente. Il s’agit de reconnaître que l’architecture régionale est en pleine mutation et d’aligner la politique américaine sur les partenaires les plus disposés et les plus aptes à approfondir la coopération concrète en matière de sécurité et d’intérêts économiques communs.

Un ordre régional en mutation 

La rupture entre l’Algérie et les Émirats ne signifie pas l’effondrement de la diplomatie arabe. Elle confirme que l’influence régionale ne se transmet plus automatiquement par la taille du territoire ou une hiérarchie formelle. Le pouvoir se génère de plus en plus grâce à la mobilité des capitaux, aux infrastructures commerciales, aux réseaux logistiques et aux partenariats de sécurité adaptatifs qui transcendent les frontières traditionnelles.

L’Algérie conserve des atouts considérables : son territoire, ses ressources énergétiques, une armée puissante et des décennies d’expérience diplomatique. Ces atouts demeurent pertinents. Toutefois, ils se traduisent moins efficacement en ce levier d’influence transfrontalier propre aux puissances agissant en réseau.

La rupture entre Alger et Abou Dhabi n’a pas engendré le nouvel ordre régional, elle a mis en lumière l’ampleur de l’érosion de l’ancien.

L’avantage dont bénéficie Israël ne réside donc ni dans une nouvelle alliance spectaculaire ni dans un gain militaire immédiat. Il tient à l’expansion constante d’un réseau stratégique dans une région où la position de l’Algérie est de plus en plus contestée. Dans la nouvelle configuration qui se dessine en Afrique du Nord et en Méditerranée orientale, le Maroc et les Émirats arabes unis renforcent leurs liens avec Tel Aviv, tandis que l’Algérie s’éloigne davantage de cette dynamique émergente. C’est pourquoi, selon Amine Ayoub, Israël s’impose comme le vainqueur discret.

* L’indice ou les bases de données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) mesurent les dépenses militaires mondiales, le volume des transferts d’armes et la production d’armements à travers des rapports de référence.

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Bill Bazzi loue le rôle de la Tunisie dans la garantie des voies maritimes en Méditerranée  

11. September 2026 um 11:40

«Alors que la Tunisie joue un rôle de premier plan en accueillant l’exercice multilatéral Phoenix Express, nous sommes fiers d’œuvrer côte à côte avec nos hôtes tunisiens, nos alliés et nos partenaires régionaux pour garantir que les voies maritimes vitales de la Méditerranée restent sûres et ouvertes. Le partenariat entre les États-Unis et la Tunisie remonte à près de 230 ans, à notre traité historique de paix et d’amitié de 1797.»

C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, lors de l’exercice Phoenix Express 2026, accueilli par la marine tunisienne et organisé en Méditerranée méridionale avec la participation de forces navales nord-africaines, européennes et américaines.

Cet exercice de 12 jours, du 6 septembre au 18 septembre 2026,vise à renforcer la coopération et les capacités opérationnelles en matière de sécurité maritime, en mettant l’accent sur la lutte contre les activités illégales et la préservation de la liberté de navigation.

«La véritable force de Phoenix Express réside dans la combinaison de technologies maritimes de pointe et du professionnalisme exceptionnel des forces qui les mettent en œuvre», a déclaré le vice-amiral J.T. Anderson, commandant de la Sixième flotte des États-Unis et des forces navales de frappe et de soutien de l’Otan (Naval Striking and Support Forces NATO). «L’exercice renforce la détermination et la capacité des pays partenaires africains à détecter et à dissuader les activités illégales qui menacent la liberté de navigation et la libre circulation du trafic maritime», a ajouté l’officier américain.

Phoenix Express 2026 prévoit des phases opérationnelles à terre et en mer, impliquant les centres régionaux d’opérations maritimes pour le partage de données en temps réel et l’établissement d’une situation opérationnelle commune.

Le programme comprend des exercices conjoints de recherche et de sauvetage, des simulations d’abordage de navires et des démonstrations opérationnelles, visant à affiner les procédures tactiques et à renforcer la capacité collective à protéger les principales routes commerciales et à contrer les menaces régionales.

Dans le cadre de l’exercice, la Sixième flotte américaine collaborera avec les pays partenaires à l’intégration de systèmes avancés et d’outils de suivi, afin de démontrer leur utilité pour détecter et dissuader les activités illégales dans les zones économiques exclusives des pays africains.

L’exercice Phoenix Express 2026 réunit l’Algérie, la Belgique, l’Égypte, la France, la Géorgie, l’Italie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Espagne et les États-Unis. Il s’inscrit dans un cycle de trois exercices maritimes régionaux dirigés par les forces navales américaines en Afrique (U.S. Naval Forces Africa), dans le cadre d’une stratégie visant à favoriser la coopération entre les forces africaines et les partenaires internationaux en matière de sécurité maritime.

I. B.

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La Cour pénale internationale sous le feu de nouvelles sanctions américaines

20. August 2026 um 11:25
Suite à de nouvelles sanctions à son encontre annoncées par les États-Unis, la CPI a réaffirmé sa détermination à travailler « de façon impartiale et en toute indépendance ». En bref Les États-Unis ont annoncé le 18 août de nouvelles…

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