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SFBT: eau, énergie, déchets, les chiffres d’une transformation

04. September 2026 um 16:40

Bâti sur un diagnostic de double matérialité ayant fait ressortir 61 enjeux pertinents, le nouveau rapport ESG de la SFBT décline sa stratégie en douze engagements RSE répartis sur cinq grands axes d’action. Signe de la robustesse de son pilotage financier, le groupe voit sa certification MSI 20000 reconduite, avec une note de 160,982 sur 200, largement au-dessus du seuil de 150 points requis pour l’excellence.

Eau et énergie: des gains qui doublent

L’an dernier, les économies d’eau du groupe ont bondi à 63 181 m³, plus du double des 30 878 m³ enregistrés en 2024. Un basculement technique explique une bonne part de cette performance: le passage des tours de refroidissement à des groupes d’eau glacée, qui fait gagner environ 10 m³ par jour et par installation. L’ensemble des sites reste par ailleurs certifié ISO 14001 et doté de stations d’épuration.

Sur le volet énergétique, la consommation électrique est en baisse de 22% sur les sites de Bab Saadoun, Mahdia, Sfax et La Charguia. Le site de Sfax obtient la certification ISO 50001 dédiée au management de l’énergie, tandis que l’usine SBT Koutine franchit un cap avec une centrale solaire de 1 700 kWc, portant l’autoproduction à 13% de son mix électrique.

Déchets et capital humain

La valorisation des déchets industriels grimpe à 87,47%, tirée par 2 976,875 tonnes de verre recyclées et 26 000 tonnes de drêche redirigées vers l’alimentation animale. Sur le plan social, le groupe a dispensé plus de 51 000 heures de formation, en progression de 24%, tandis que la part des femmes parmi les cadres atteint 42,5%, contre 38% un an plus tôt.

Ces indicateurs, validés par audit externe et adossés à des référentiels internationaux (ISO, GRI, ESRS), consolident la lisibilité extra-financière de la SFBT vis-à-vis des investisseurs institutionnels. Pour les PME du secteur agroalimentaire, la trajectoire tracée par le groupe dessine des pistes concrètes de rationalisation des coûts industriels et d’accès à des financements sensibles aux critères ESG.

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Tunisia Cloud & Infrastructure Summit: l’énergie s’impose comme le vrai défi du Cloud tunisien

04. September 2026 um 14:47

Le Tunisia Cloud & Infrastructure Summit s’est tenu ce vendredi 4 septembre 2026, à Tunis.

L’événement a rassemblé sur une journée complète des acteurs du Cloud, des datacenters et de la cybersécurité, autour d’une seule et même idée: la transformation numérique et la souveraineté des infrastructures critiques tunisiennes.

Le nerf de la guerre: l’énergie

La matinée s’est ouverte sur une keynote de Tunisie Telecom consacrée à sa vision du Cloud et de l’évolution des infrastructures digitales dans le pays, avant un premier panel sur l’adoption du Cloud, les datacenters hybrides et la résilience des infrastructures IA.

Rami El Golli, docteur ingénieur en énergie et consultant en transition énergétique, y a rappelé un chiffre qui pèse lourd dans le secteur: les datacenters représentent aujourd’hui 1,5% de la consommation électrique mondiale, une part qui devrait doubler d’ici à 2030. Les équipements IT à eux seuls absorbent près de 70% de l’électricité consommée par un datacenter. Pour lui, répondre à cette demande suppose d’alterner petits et gros investissements, afin d’obtenir des résultats à la fois sur le court et le moyen terme. Il est également essentiel d’avoir un réseau électrique stable, disponible et régulier pour pouvoir concrétiser ces objectifs et agir directement sur les infrastructures nécessaires aux datacenters.

Un datacenter, c’est avant tout un investissement

Le marché mondial des datacenters se polarise, aujourd’hui, autour de deux pôles, la Chine et les États-Unis, rappelle Nazeh Ben Ammar, gérant de la société Exellencia et membre du comité directeur de la Chambre tuniso-allemande de commerce et d’industrie. Face à cette concentration, la Tunisie part de loin: le pays ne compte que trois petits datacenters, tous en sous-capacité. Un retard qui n’empêche pas les investisseurs étrangers de s’y intéresser, à une condition devenue quasi systématique à l’international: l’accès à des sources d’énergie verte, seule garantie face à des réglementations de plus en plus strictes, allant jusqu’à sanctionner financièrement les opérateurs qui ne se conforment pas à cette nouvelle règle environnementale.

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Orange / POESAM 2026 : Chitelix gagne le premier prix et représentera la Tunisie à l’international

04. September 2026 um 13:04

Trois projets tunisiens accèdent à la finale internationale du POESAM 2026. Orange Tunisie a rendu son verdict pour la finale nationale du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient, désignant les lauréats parmi les candidatures reçues cette année dans le cadre de la 16ᵉ édition du concours.

Chitelix, portée par Anis Ben Ghalia, décroche la première place. Le projet valorise les déchets issus du crabe bleu, une espèce envahissante qui pose problème sur les côtes tunisiennes, en les transformant en chitosane et en biomatériaux durables, utilisables dans l’agriculture, le traitement de l’eau, la cosmétique et l’industrie.

PigmentOCO, fondée par Amal Chebbi, remporte le deuxième prix ainsi que le Prix Féminin national, catégorie lancée l’an dernier avec le PNUD et le soutien financier du Canada. La startup mise sur le CO2 supercritique et la chimie verte pour développer des solutions textiles à impact environnemental réduit.

Troisième du classement, HandiSuccess International, dirigée par Nejah Cherif, facilite l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Sa plateforme Handitalents met en relation candidats et entreprises tunisiennes, tout en accompagnant ces dernières dans le respect de leurs obligations légales en matière d’emploi inclusif.

Cap sur la phase internationale

Les trois lauréats représenteront désormais la Tunisie face aux vainqueurs des 16 autres pays du footprint Orange en Afrique et au Moyen-Orient, pour le Grand Prix International.

Ces trois profils illustrent la diversité des créneaux porteurs pour les investisseurs tunisiens : économie circulaire, greentech textile et tech inclusive restent des segments encore peu structurés localement. L’accompagnement international offert par le POESAM est, en ce sens, capable d’accélérer la levée de fonds et l’accès à des marchés export.

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Cybersécurité : la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, passe à l’action

03. September 2026 um 17:02

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, renforce les règles de sécurité numérique dans l’administration tunisienne. Sa circulaire n°5, datée du 2 septembre 2026, s’adresse aux ministres, secrétaires d’État, walis ainsi qu’aux responsables des établissements et entreprises publics.

Le texte rend obligatoire l’application d’une note technique de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) destinée aux responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) du secteur public.

Des règles plus strictes pour les sites et les données publics

La circulaire s’appuie sur plusieurs textes déjà en vigueur. Elle fait notamment référence à la loi organique de 2004 sur la protection des données personnelles, ainsi qu’aux textes adoptés en 2020 et 2023 sur les échanges électroniques et la cybersécurité.

Les plateformes de l’administration devront être hébergées auprès de prestataires agréés. Cela concerne notamment le Centre national de l’informatique, les centres sectoriels, les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs télécoms autorisés.

Les sites publics devront également utiliser le protocole HTTPS et des certificats SSL/TLS régulièrement renouvelés. L’authentification à plusieurs facteurs sera aussi requise pour les utilisateurs.

Avant leur mise en ligne, les sites devront faire l’objet d’un contrôle de sécurité réalisé par un prestataire agréé par l’ANSI. Ce contrôle devra ensuite être renouvelé au moins une fois par an. Le recours à des solutions de protection contre les attaques DDoS est également recommandé.

La circulaire encadre aussi l’utilisation des messageries professionnelles. Les échanges officiels devront passer par des adresses en « .tn ». Les comptes inutilisés devront être désactivés et les connexions devront être enregistrées.

Ce nouveau cadre pourrait créer davantage d’opportunités pour les entreprises tunisiennes spécialisées dans la cybersécurité. Les besoins pourraient notamment augmenter dans l’audit informatique, la protection contre les attaques DDoS et la formation des responsables de la sécurité informatique.

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La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus

03. September 2026 um 10:39

L’industrie mécanique tunisienne franchit une nouvelle étape dans l’aéronautique. La Société Tunisienne de Mécanique de Précision (SMP Tunisie) vient d’obtenir son statut officiel de fournisseur qualifié Airbus, avec l’identifiant 337458 / 0000337458.

Une reconnaissance qui intervient au terme d’un parcours de qualification particulièrement long et exigeant, engagé dès la fin de l’année 2025.

Un processus de qualification sur plusieurs mois

Pour devenir fournisseur d’un constructeur comme Airbus l’entreprise a dû se soumettre à une série d’audits successifs, complétés par des évaluations techniques poussées destinées à vérifier sa conformité industrielle et la fiabilité de ses équipes. Ce travail de mise à niveau s’est appuyé sur un accompagnement de Mecachrome Tunisie. Cette collaboration a permis à SMP de structurer sa candidature et de répondre point par point aux exigences du cahier des charges d’Airbus.

Ce référencement fournisseur repose sur la validation concrète de deux compétences techniques jugées sensibles dans l’industrie aérospatiale. La première, c’est la méthode AITM1-0070 qui concerne le contrôle de la rugosité des surfaces usinées à l’aide d’un stylet métrologique ; elle garantit que les pièces livrées respectent les tolérances dimensionnelles imposées par Airbus. La seconde, référencée AIPS01-02-003 / AIPI01-02-003, concerne la maîtrise par SMP des opérations de perçage automatique, de fraisurage et d’ébavurage appliquées à la préparation des trous de fixation sur matériaux métalliques, une étape déterminante pour la solidité des assemblages aéronautiques.

Ce type de reconnaissance matérialise la capacité du tissu industriel tunisien à intégrer les chaînes de valeur des grands donneurs d’ordre mondiaux de l’aérospatiale. Pour les investisseurs et les PME de la mécanique de précision, cette homologation démontre qu’un accompagnement structuré et des investissements ciblés en qualité industrielle permettent d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée, encore largement sous-exploités par les acteurs locaux.

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Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW

03. September 2026 um 08:54

El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, s’apprête à accueillir un parc éolien terrestre de 75 MW. Le Japon a validé ce dossier début juillet 2026 dans le cadre de son mécanisme de crédits carbone, le Joint Crediting Mechanism (JCM), désigné côté tunisien sous l’appellation MCC, adossé à l’article 6 de l’Accord de Paris.

Deux industriels se partagent le développement du site : le japonais Eurus Energy Holdings Corporation, qui perçoit directement la subvention, et son partenaire norvégien Scatec. La production sera écoulée sur le marché local, un accord d’approvisionnement liant le futur parc à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Jusqu’ici, le mécanisme japonais en question n’avait financé que du solaire en Tunisie. Avec El Fahs, l’éolien fait désormais partie de ce portefeuille, aux côtés des quatre projets photovoltaïques déjà engagés. Côté climat, le calcul est déjà fait : selon le ministère japonais de l’Environnement, le parc devrait éviter le rejet d’environ 88 367 tonnes de CO₂ chaque année.

Un portefeuille tunisien qui s’étoffe

El Fahs vient compléter une liste déjà bien fournie : les centrales photovoltaïques jumelles de 50 MW de Tozeur et Sidi Bouzid tournent depuis avril 2026, un troisième site solaire de 100 MW est en cours de construction à Sidi Bouzid, et Gabès a vu son propre projet de 130 MW validé en février. Au niveau mondial, ce mécanisme fédère plus de 300 projets répartis dans 32 pays partenaires, signe d’une montée en puissance continue du dispositif japonais.

Ce cinquième projet confirme le statut de la Tunisie comme destination privilégiée du JCM japonais dans la région. Pour les développeurs locaux et les PME actives dans la maintenance électrique, la montée en puissance de ce portefeuille solaire et, désormais éolien, constitue un vivier de partenariats techniques appelé à se densifier.

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IA open source/Nvidia: 14 milliards de dollars pour racheter Hugging Face

02. September 2026 um 16:49

Nvidia serait en passe de conclure l’acquisition de Hugging Face, l’une des principales plateformes mondiales consacrées aux modèles et aux outils d’intelligence artificielle. L’opération pourrait être finalisée dès cette semaine pour une valeur d’environ 12,9 milliards de dollars, à laquelle s’ajouterait un programme de fidélisation pouvant atteindre 1 milliard de dollars pour les salariés de la startup. Aucun accord définitif n’aurait toutefois encore été signé.

Créée en 2016, Hugging Face s’est rapidement imposée comme une référence dans l’IA open source. Sa plateforme rassemble des modèles, des jeux de données et des outils permettant aux développeurs de concevoir, entraîner et déployer des applications d’intelligence artificielle. La startup revendique ainsi une importante communauté de développeurs et d’utilisateurs à travers le monde.

Pour Nvidia, ce rachat permettrait d’aller au-delà de son activité historique de fabricant de puces. Le groupe cherche désormais à renforcer l’ensemble de son écosystème IA, des infrastructures informatiques aux logiciels et aux modèles. L’intégration de Hugging Face lui offrirait notamment un accès privilégié à une vaste communauté de développeurs et aux technologies open source utilisées dans l’IA.

Nvidia connaît déjà bien la startup. Le groupe avait participé à sa levée de fonds de 235 millions de dollars en 2023, opération qui avait porté sa valorisation à 4,5 milliards de dollars. Nvidia aurait ensuite proposé en 2025 d’investir 500 millions de dollars sur la base d’une valorisation de 7 milliards de dollars, une offre qui aurait été rejetée.

Une acquisition stratégique

Le projet intervient alors que Nvidia multiplie les investissements pour consolider sa position dans l’intelligence artificielle. Face à la montée en puissance d’acteurs comme OpenAI et Anthropic, le fabricant de puces cherche à contrôler davantage de briques technologiques de la chaîne de valeur.

L’opération pourrait ainsi atteindre près de 14 milliards de dollars en incluant le dispositif destiné aux salariés. Elle reste toutefois conditionnée à la conclusion d’un accord définitif et pourrait encore évoluer, voire ne pas aboutir.

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Coopération international/Export: la piste autrichienne gagne en crédibilité

02. September 2026 um 15:25

Entreprises tunisiennes et autrichiennes se retrouveront le mardi 29 septembre à Tunis, à l’occasion d’un forum d’affaires bilatéral doublé de rencontres B2B. Ce rendez-vous est organisé à l’initiative de Conect International, du Bureau économique autrichien et de l’ambassade d’Autriche à Tunis.

Il s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en Tunisie du ministre autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer. L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes de coopération entre opérateurs tunisiens et autrichiens à travers des rencontres bilatérales et des séances de networking.

333 millions d’euros d’échanges commerciaux en 2025

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont avoisiné les 333 millions € en 2025, dont 245 millions € de produits tunisiens destinés à l’Autriche et seulement 88 millions d’euros dans l’autre sens. Il s’agit d’un déséquilibre net en faveur de la Tunisie. La délégation autrichienne entend, ainsi, mettre en avant des priorités sectorielles bien identifiées: énergie, gaz, hydrogène, eau, environnement, infrastructures, industrie et machines, mais aussi automobile, mobilité et sécurité.

Au menu des discussions: partenariats industriels, transferts technologiques, sous-traitance et projets conjoints, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies environnementales.

Pour les PME tunisiennes des secteurs énergétique et industriel, ce forum offre un accès direct à des partenaires autrichiens en recherche de sous-traitants et de projets communs, une opportunité à saisir alors que la balance commerciale reste largement excédentaire côté tunisien.

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Elon Musk, le AI Act de l’UE et le milliard de robots humanoïdes opérationnels en dix ans

02. September 2026 um 13:48

Elon Musk a appelé les gouvernements du G20 à adopter une approche beaucoup plus souple face au développement de l’intelligence artificielle. Invité à intervenir par visioconférence lors du G20 Innovation Ministerial, organisé les 1e et 2 septembre à Chapel Hill, en Caroline du Nord, le patron de SpaceX et Tesla a défendu l’idée que les nouvelles technologies devraient être considérées comme autorisées par défaut.

Selon Musk, une réglementation trop lourde risque de freiner l’innovation alors que les entreprises technologiques cherchent encore à exploiter les possibilités offertes par l’IA. Il a notamment critiqué le modèle européen, qu’il considère comme particulièrement contraignant. Cette position rejoint celle défendue par l’administration américaine durant la réunion du G20, à travers les «Carolina Principles», qui préconisent de réserver les nouvelles réglementations aux situations véritablement inédites.

Une opposition croissante entre Washington et Bruxelles

Ce débat intervient alors que l’Union européenne poursuit la mise en œuvre de son AI Act, présenté comme le premier cadre juridique complet consacré à l’intelligence artificielle. Depuis le 2 août 2026, la Commission européenne applique notamment de nouvelles obligations concernant les modèles d’IA à usage général et la transparence. Bruxelles a également sollicité plus de 30 entreprises du secteur afin d’obtenir des informations sur leurs pratiques en matière de sécurité, de cybersécurité et de respect du droit d’auteur.

Au-delà de la réglementation, Musk a également insisté sur un autre défi majeur: l’énergie. Selon lui, l’essor rapide de l’IA et des robots humanoïdes pourrait provoquer une forte hausse de la demande d’électricité, notamment pour alimenter les centres de données. Il estime par ailleurs que jusqu’à 1 milliard de robots humanoïdes pourraient être opérationnels dans le monde au cours de la prochaine décennie, avec une productivité potentiellement supérieure à celle des travailleurs humains.

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Banques tunisiennes: la solvabilité au rendez-vous, l’accès au financement fait défaut

02. September 2026 um 12:34

Réunis le 27 août au siège de la Banque centrale sous la présidence du gouverneur, les membres du Comité de surveillance macro-prudentielle et de gestion des crises financières au sein de la BCT ont fait le point sur l’état du système financier tunisien. Cette instance a pour mission de suivre en continu les risques qui pèsent sur la stabilité financière du pays.

Dans un climat mondial marqué par une montée des incertitudes géopolitiques et économiques, les banques tunisiennes tiennent bon. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 15,2%, celui des fonds propres de base (Tier 1) à 12,2%, ce qui laisse une marge de fonds propres jugée appréciable de 5 points. La liquidité du secteur est restée à un niveau jugé satisfaisant sur l’ensemble du premier semestre.

Seul bémol, la dynamique de financement: sur les six premiers mois de l’année, l’encours des crédits n’a progressé que de 1,3%, plombé par une demande atone des ménages comme des entreprises. Autre signal à surveiller, la qualité du portefeuille qui se dégrade légèrement: les créances non performantes sont passées de 14,9% fin 2025 à 15,1% à fin juin. Les autorités financières disent maintenir une vigilance particulière pour continuer à financer l’économie sans fragiliser la stabilité du système.

Un accès au financement toujours compliqué pour les PME

Une croissance du crédit limitée à 1,3% traduit un accès au financement toujours compliqué pour les PME et les porteurs de projets, malgré des banques globalement bien capitalisées. Dans ce contexte, les entrepreneurs ont intérêt à muscler leurs dossiers et à diversifier leurs sources de financement; capital-investissement, financement participatif, lignes de crédit APIA ou BFPME, plutôt que de compter uniquement sur le canal bancaire classique pour financer leur croissance.

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LEAP 2026: la tech tunisienne à l’assaut de nouveaux marchés régionaux

02. September 2026 um 10:55

Des entreprises tunisiennes actives dans les technologies de pointe font, pour la première fois, le déplacement à Riyad. Elles participent à la 5ᵉ édition du salon international LEAP, qui se déroule du 31 août au 3 septembre en Arabie saoudite.

Il s’agit pour la délégation tunisienne d’une mission de prospection réunissant à la fois des acteurs institutionnels de l’écosystème d’innovation et des entreprises positionnées sur des créneaux porteurs: cybersécurité, transformation numérique, intelligence artificielle, robotique pilotée par l’IA, ou encore solutions liées à l’Industrie 4.0.

Pour le Centre de promotion des exportations (Cepex), l’enjeu est de faire valoir le savoir-faire technologique tunisien et de percer sur de nouveaux marchés régionaux, l’Arabie saoudite servant de tremplin vers l’ensemble des pays du Conseil de coopération du Golfe.

Le salon a de quoi peser dans la balance côté networking: on y attend plus de 1 900 investisseurs, aux côtés de 1 800 marques technologiques et 600 startups venues du monde entier, sur fond d’une fréquentation qui devrait dépasser 200 000 visiteurs.

Le Golfe, un marché largement sous-exploité

En toile de fond, l’écosystème tunisien affiche désormais plus de 1 450 startups, dont 1 165 entreprises classées et 17 scale-ups, pour un chiffre d’affaires cumulé estimé à 300 millions de dollars.

Pour les startups tunisiennes en quête de débouchés hors Europe, le Golfe reste un marché largement sous-exploité malgré son pouvoir d’achat et son appétit pour la tech. Les investisseurs positionnés sur l’IA, la cybersécurité ou l’Industrie 4.0 ont tout intérêt à capitaliser sur ce type de vitrine pour nouer des contacts avec les opérateurs régionaux présents à Riyad.

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Volkswagen prépare un nouveau choc industriel… Détails

02. September 2026 um 10:44

Volkswagen prépare une nouvelle étape majeure de sa restructuration. Le constructeur allemand prévoit de mettre fin à la production dans quatre de ses sites en Allemagne entre 2031 et 2034, selon un document interne destiné au conseil de surveillance et révélé par le média économique allemand WirtschaftsWoche. Le projet concerne les usines d’Emden et de Zwickau en 2031, Hanovre en 2032 et Neckarsulm en 2034.

Le calendrier n’est toutefois pas encore une décision définitive de fermeture. Le conseil de surveillance de Volkswagen doit examiner le plan lors de sa réunion prévue vendredi 4 septembre. Interrogé sur le contenu du document, le groupe n’a pas souhaité commenter les documents internes du conseil de surveillance.

Cette annonce intervient alors que Volkswagen cherche à réduire ses coûts et ses capacités industrielles face à un marché automobile plus concurrentiel, notamment sous la pression des constructeurs chinois. Dans un entretien publié en août par plusieurs sources, le patron du groupe, Oliver Blume, avait déjà reconnu que Volkswagen ne voyait pas, à ce stade, de niveau de production suffisamment compétitif pour Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm durant les années 2030. Il avait également évoqué un besoin de réduire de plus de 500.000 véhicules par an les surcapacités du groupe en Europe. À cette date, il affirmait néanmoins qu’aucune fermeture précise n’avait encore été décidée. Le nouveau document rapporté par WirtschaftsWoche marque donc un changement de niveau: il ne s’agit plus seulement d’identifier des sites sous pression, mais de fixer un calendrier de sortie de production. Pour Volkswagen, l’enjeu est aussi financier. Le groupe vise plus de 6 milliards d’euros d’économies nettes annuelles d’ici à 2030. En parallèle, environ 50.000 suppressions de postes en Allemagne ont été convenues à l’échelle de Volkswagen, Audi, Porsche et CARIAD, dont 35.000 chez Volkswagen AG.

Que deviendraient les sites?

Les quatre usines concernées représentent environ 40 000 emplois, selon des informations rapportées par la presse allemande. Plusieurs productions pourraient être progressivement transférées vers d’autres sites européens plus compétitifs, notamment en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne.

Le cas de Zwickau et d’Emden est particulièrement symbolique. Les deux sites ont été convertis à la production de véhicules électriques, mais Volkswagen y fait déjà face à des capacités excédentaires. Le groupe a notamment réduit la production sur ces sites afin de répondre à une demande insuffisante. Le constructeur ne cherche donc pas uniquement à réduire ses effectifs: il veut aussi revoir l’organisation de son appareil industriel. Son plan prévoit notamment de ramener ses capacités mondiales autour de 9 millions de véhicules par an, contre un niveau supérieur auparavant, tout en simplifiant fortement sa gamme de modèles. Pour les salariés et les régions concernées, le calendrier ouvre désormais une longue période d’incertitude. Pour Volkswagen, il traduit surtout un changement de stratégie: adapter son empreinte industrielle à des volumes plus faibles, réduire ses coûts et concentrer ses investissements sur les activités jugées les plus compétitives.

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Tunisie. Eau en bouteille : vers un retour progressif à la normale ?

01. September 2026 um 18:55
Alors que les rayons d’eau minérale restent clairsemés dans de nombreux commerces et grandes surfaces, les autorités tunisiennes annoncent en ce début septembre un dispositif exceptionnel pour rétablir l’approvisionnement, via une double action des secteurs public et privé.   La pénurie…

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Starman Optical rachète GoPro pour 285 millions de dollars

01. September 2026 um 17:00

GoPro change de cap. Le fabricant américain de caméras d’action a conclu un accord définitif de fusion avec Starman Optical, entreprise spécialisée dans les technologies optiques et photoniques.

L’opération valorise GoPro à 285 millions de dollars et prévoit le versement de 1,14 dollar par action aux actionnaires.

L’offre représente une prime de 29,5 % par rapport au dernier cours de clôture de GoPro avant l’annonce. À l’issue de la transaction, les actionnaires actuels du groupe conserveront environ 10 % du capital de la nouvelle entité.

Une opération pour assainir les finances

L’acquisition doit également permettre à GoPro de réduire fortement son endettement. La société affiche actuellement une dette d’environ 92 millions de dollars, qui doit être intégralement remboursée au moment de la finalisation de la fusion.

La nouvelle structure devrait ainsi disposer d’une situation financière nettement plus solide pour financer son développement et accompagner son repositionnement stratégique.

De l’électronique grand public aux infrastructures IA

L’intérêt de l’opération dépasse toutefois la seule activité historique de GoPro. Starman Optical apporte un savoir-faire dans les technologies capables de transformer les données informatiques en signaux lumineux afin de permettre leur transmission à très haut débit via des réseaux en fibre optique.

Cette expertise pourrait ouvrir à la nouvelle entité des débouchés dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. Les marchés commerciaux, gouvernementaux et de défense figurent également parmi les secteurs ciblés.

GoPro prévoit néanmoins de poursuivre ses activités traditionnelles. Ses caméras destinées au grand public, ainsi que ses offres d’abonnement et ses services cloud, doivent continuer à être développés. L’opération apparaît ainsi comme une tentative de combiner l’activité historique de GoPro avec un nouveau positionnement sur les technologies liées à l’IA et aux infrastructures optiques.

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Huile d’olive: la filière oléicole se mobilise à Sfax pour passer du vrac au premium

01. September 2026 um 15:02

Sfax se prépare à accueillir, du 23 au 25 octobre, un rendez-vous à la fois économique, scientifique, touristique et culturel autour de la valorisation et de la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne. Cette initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, épaulée par plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

L’ambition affichée est claire: donner plus de valeur ajoutée au produit et gagner du terrain sur les marchés internationaux, avec un accent particulier mis sur les appellations d’origine contrôlée comme outil de reconnaissance.

Il est essentiel pour la filière de mettre en place une feuille de route concrète, en puisant dans ce qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde. Le produit tunisien jouit, en effet, d’une réputation solide, mais reste très largement écoulé sans conditionnement et seuls 14% des volumes exportés le sont sous forme embouteillée.

Trois jours entre science, terrain et gastronomie

Le programme s’étale sur trois jours. Le 23 octobre, un colloque scientifique réunira experts et délégations françaises, japonaises et allemandes autour de l’impact des AOC. Le lendemain, place au terrain avec la «route de l’olivier», de la cueillette au pressage jusqu’aux techniques modernes de production. La clôture, le 25, sera consacrée aux bienfaits nutritionnels du produit et à sa place dans la gastronomie tunisienne et arabe, autour d’un petit-déjeuner traditionnel. Le comité de jumelage Grenoble-Sfax figure parmi les soutiens de la manifestation.

Avec seulement 14% de ses exportations conditionnées, la filière oléicole tunisienne dispose d’une marge de progression considérable sur le conditionnement et le marketing de marque, deux segments où la valeur ajoutée reste largement captée à l’étranger aujourd’hui. Les entrepreneurs positionnés sur la mise en bouteilles, l’export sous AOC ou le développement de marques premium ont donc tout intérêt à suivre de près les retombées de ce rendez-vous.

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Des rapporteurs de l’ONU craignent un harcèlement politique et judiciaire visant Rima Hassan

01. September 2026 um 14:02
Saisis par Rima Hassan, des rapporteurs mandatés par le Conseil des droits de l’Homme questionnent les poursuites engagées contre l’eurodéputée pour « apologie du terrorisme ».   En bref Cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU s’inquiètent des poursuites visant Rima Hassan.…

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Startups: Londres tâte le marché tunisien

01. September 2026 um 12:41

Investisseurs et acteurs du capital-risque britanniques feront le déplacement à Tunis le jeudi 17 septembre, dans le cadre d’une tournée régionale en Afrique du Nord. Objectif affiché: prendre le pouls de l’écosystème tunisien, de l’innovation et nouer un contact direct avec ses acteurs clés.

La rencontre se tiendra à la résidence de l’ambassadeur du Royaume-Uni, dans le cadre d’un atelier de formation destiné aux startups, organisé sous l’égide du GEP, le programme britannique d’accompagnement des entrepreneurs à l’international.

La délégation britannique en question se compose de Hannah Williams, directrice des investissements, Anthony William Catt, fondateur de Ventures54, et du responsable du programme GEP pour l’Afrique, Eamon Tuhami.

La dynamique de la London Tech Week

Cette visite prolonge la dynamique enclenchée par la participation tunisienne, pour la deuxième année consécutive, à la London Tech Week en juin dernier. Elle confirme un intérêt britannique grandissant pour la coopération avec l’écosystème entrepreneurial tunisien.

Pour les investisseurs tunisiens qui visent une expansion vers le Royaume-Uni, ce rendez-vous revêt une importance fondamentale. C’est une opportunité quasi inédite, car l’accès direct aux investisseurs et opérateurs britanniques, sans intermédiaire, n’est pas donné.

Les startups en phase de levée de fonds ou de structuration internationale ont tout intérêt à se manifester et à solliciter la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), qui pilote la participation tunisienne à cet événement, pour figurer parmi les participants.

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Anthropic: 35 milliards $ pour un nouveau contrat de cloud computing

01. September 2026 um 11:43

Anthropic accélère ses investissements dans les infrastructures nécessaires au développement de ses modèles d’intelligence artificielle. L’entreprise à l’origine de Claude aurait conclu un accord de cloud computing de 35 milliards de dollars avec Lambda, fournisseur d’infrastructures soutenu notamment par Nvidia, selon une source proche du dossier citée par Reuters.

L’accord concerne un centre de données actuellement en construction dans le comté de Nueces, au Texas. L’installation, développée par Hut 8, doit disposer d’une puissance de 350 MW et accueillir des équipements Nvidia destinés à fournir à Anthropic les capacités de calcul nécessaires à ses activités.

Lambda doit notamment déployer les processeurs du fabricant américain afin de permettre à Anthropic d’entraîner et d’exploiter ses modèles, dont Claude, ainsi que ses différentes applications.

Nvidia au cœur de la course aux capacités de calcul

L’opération illustre la place grandissante de Nvidia dans l’organisation de l’écosystème de l’IA. D’après le Wall Street Journal, le groupe américain détiendrait lui-même le bail du centre texan. Lambda, dans lequel Nvidia a investi, y installerait ensuite les puces acquises auprès du fabricant.

Le groupe de Sam Altman n’est pas le seul à multiplier les accords pour répondre à l’explosion des besoins informatiques. Anthropic a récemment conclu avec Nscale un contrat évalué à 45 milliards de dollars sur six ans pour accéder à des capacités de calcul en Virginie-Occidentale. Cette infrastructure doit fournir jusqu’à 460 MW de puissance et s’appuyer notamment sur les puces Vera Rubin de Nvidia.

Pour Anthropic, l’enjeu est désormais de disposer rapidement d’une puissance informatique suffisante pour accompagner la progression de ses services. La demande augmente notamment autour de Claude Code, son outil destiné aux développeurs. Ces contrats géants montrent que la compétition entre acteurs de l’IA ne se joue plus uniquement sur les modèles, mais aussi sur l’accès aux centres de données, aux puces et à l’énergie nécessaires pour les faire fonctionner.

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