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Drame en mer à Zarzis : un seul survivant sur une embarcation de 15 migrants

22. August 2026 um 15:08

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssem Eddine Jebabli, a affirmé aujourd’hui, samedi, qu’une enquête judiciaire a été ouverte, avec l’autorisation du ministère public, pour franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné mort d’homme, suite au naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Jebabli a indiqué que les opérations de recherche des personnes disparues se poursuivent, avec la participation des unités maritimes côtières et des unités maritimes flottantes, en coordination avec la marine nationale. Un hélicoptère a par ailleurs été mobilisé pour renforcer les opérations de recherche et de sauvetage.

Pour rappel, une embarcation transportant près de 15 migrants en situation irrégulière, dont l’un originaire de Zarzis et le reste originaires de Ben Guerdane, a fait naufrage à 14 milles marins des côtes de Zarzis. Un seul passager a pu être secouru, après avoir été retrouvé par un navire commercial.

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RDC : l’Ebola hors de contrôle, l’ONU en alerte

22. August 2026 um 14:10

L’épidémie d’Ebola qui sévit depuis plusieurs mois en République démocratique du Congo (RDC) a déjà fait, officiellement, 2 516 morts sur 5 290 cas recensés. Face à une propagation jugée exponentielle et à l’épuisement imminent des financements, l’ONU appelle à une mobilisation internationale.

La RDC fait face à l’une des flambées d’Ebola les plus meurtrières de son histoire. Selon les dernières données du ministère de la Santé, publiées vendredi 21 août, 5 290 personnes ont été infectées et 2 516 sont décédées depuis le début de l’épidémie, le 15 mai. Au total, 1 152 personnes ont guéri, tandis que près de 840 patients restent isolés ou hospitalisés. Le taux de létalité atteint 47,6 %, alors que le taux de recherche des contacts s’établit à 82,9 %.

Le coordinateur principal de l’ONU pour Ebola, Julien Harneis, a décrit une situation particulièrement préoccupante à Bunia, dans la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie. Selon lui, la maladie se propage désormais « de façon exponentielle », près de la moitié des décès ayant été enregistrés au cours des vingt derniers jours. « Tout retard dans le financement et la mise en œuvre rendra cette épidémie plus meurtrière, plus difficile à contenir et plus coûteuse », a averti le responsable onusien, appelant à une intervention internationale immédiate…

Des financements presque épuisés

L’ONU alerte surtout sur l’insuffisance des ressources financières disponibles. Les fonds actuellement mobilisés ne permettraient de maintenir les opérations que quelques semaines. Les coupes budgétaires intervenues dans l’aide internationale au cours des deux dernières années auraient réduit de plus de 30 % les capacités opérationnelles des organisations humanitaires.

Les États-Unis ont néanmoins fourni 80 millions de dollars au gouvernement congolais afin de renforcer les capacités hospitalières, d’organiser des inhumations sécurisées et de soutenir différentes opérations de lutte contre le virus. Mais pour l’ONU, cette contribution demeure insuffisante au regard de l’ampleur de la crise et de son évolution rapide…

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Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné

22. August 2026 um 13:36

La police et le ministre des Sports d’Afrique du Sud ont annoncé que l’ancien champion du monde de boxe Zolani « Last Born » Tete a été tué par balle devant son domicile, dans la province du Cap-Oriental, hier, vendredi 21 août 2026.

Tete (38 ans) était sur le chemin de son domicile, dans la localité de Mdantsane, lorsque deux hommes armés et masqués sont descendus d’une voiture et ont ouvert le feu sur lui. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a déclaré dans un communiqué : « Je ne spéculerai pas sur l’identité de l’auteur des faits ni sur les motifs de cet acte. » La mort de Tete devrait de nouveau attirer l’attention sur les crimes violents en Afrique du Sud, un pays qui continue d’enregistrer l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, malgré un recul récent de nombreux crimes de ce type.

Une femme (27 ans) qui accompagnait Tete a été touchée par plusieurs balles et a été transportée à l’hôpital. La police a ouvert une enquête, et le mobile de l’attaque reste à ce stade inconnu. Tete avait remporté le titre de champion du monde des poids coq (jeunes) de la Fédération internationale de boxe (IBF) en 2014, après sa victoire face au Japonais Teiru Kinoshita à Kobe. Il avait ensuite décroché le titre de champion du monde dans la même catégorie de poids auprès de l’Organisation mondiale de boxe (WBO). Tete est également connu à l’échelle internationale pour sa victoire par KO en seulement 11 secondes face à son compatriote sud-africain Siboniso Gonya, à Belfast, en novembre 2017 — la conclusion la plus rapide jamais enregistrée pour un combat de titre mondial.

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ENSIT : une bourse complète pour poursuivre un master au Japon

22. August 2026 um 11:59

L’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ouvre aux étudiants et aux jeunes diplômés la possibilité de poursuivre un master au Japon avec une bourse d’études complète, dans le cadre des programmes de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Selon une publication de l’école sur sa page officielle Facebook, cette opportunité permet aux bénéficiaires d’intégrer des universités japonaises prestigieuses et de bénéficier d’une formation internationale de haut niveau. Elle offre également l’occasion de découvrir le système scientifique et technologique japonais et d’élargir les réseaux professionnels et académiques à l’échelle internationale.

Les programmes de master couvrent plusieurs domaines, notamment l’ingénierie et les technologies, l’environnement et le changement climatique, l’économie et la gestion, l’éducation et l’enseignement, l’agriculture et le développement rural, la santé publique ainsi que le développement social.

L’ENSIT encourage les étudiants et les diplômés éligibles à se préparer à présenter leur candidature afin de bénéficier de cette opportunité de mobilité internationale et de formation académique au Japon.

Établissement public tunisien d’enseignement supérieur relevant de l’Université de Tunis, l’ENSIT est spécialisée dans la formation d’ingénieurs dans plusieurs domaines techniques et industriels, notamment le génie électrique, le génie mécanique, le génie civil et l’informatique. Elle propose une formation d’ingénieur dans diverses spécialités technologiques et développe des partenariats académiques internationaux permettant notamment aux étudiants de participer à des programmes d’échange et à des formations menant à des doubles diplômes.

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Trump veut étrangler l’Iran, Pékin refuse de lui tendre la corde !

22. August 2026 um 11:01

La nouvelle stratégie américaine visant à asphyxier économiquement l’Iran pourrait se heurter à un obstacle majeur : la Chine. Principal partenaire commercial de Téhéran et premier débouché de son pétrole, Pékin n’entend pas se plier aux exigences de Washington.

C’est manifestement un aveu d’échec. Confronté à une impasse militaire et incapable de dégager une issue à une guerre dans laquelle il s’est enlisé jusqu’au cou, ni de transformer la démonstration de force militaire en victoire politique, Donald Trump change désormais de stratégie. Plutôt que de poursuivre une confrontation militaire sans perspective de victoire, le président américain fait le choix d’intensifier la pression sur Téhéran pour l’isoler et l’asphyxier économiquement. Jusqu’à provoquer l’effondrement du régime des mollahs de l’intérieur, tel un château de cartes.

Ainsi, après avoir brandi régulièrement la menace d’une intervention militaire massive, Donald Trump change de cap en s’appuyant désormais sur les sanctions et la pression économique pour faire plier Téhéran. Il se pourrait que le président américain ait précisément choisi cette nouvelle stratégie pour offrir un répit à l’action militaire, alors que les polémiques s’accumulent, notamment sur l’état des stocks de missiles américains ou encore sur la situation à bord du porte-avions « USS Abraham Lincoln » ? L’hypothèse n’est pas à écarter.

Toujours est-il que, toutes proportions gardées, ce nouveau virage rappelle curieusement le scénario actuellement à l’œuvre à Cuba. Là encore, Washington a privilégié l’étau économique, les sanctions et la pression maximale pour tenter d’étouffer un adversaire que la force n’a pas suffi depuis plus d’un demi-siècle à faire plier.

Coup de sang

Sitôt dit, sitôt fait. Les Etats-Unis et le milliardaire américain ont pressé jeudi 20 août leurs alliés et la Chine de rejoindre une vaste opération de pression économique contre l’Iran, censée faire « chuter le régime » de Téhéran sans reprise des opérations militaires. Tout en menaçant sans ambiguïté tout pays qui, de près ou de loin, apporterait son soutien à son ennemi juré « de subir les foudres de Washington ».

« J’annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d’offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l’Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Ajoutant sur un ton guerrier qu’il s’agit de « l’opération économique la plus écrasante jamais entreprise ».

« Contrebande de pétrole, swaps de devises, transferts de fonds, bureaux de change, registres de navires, sociétés écrans : tout cela doit cesser immédiatement », a aussi détaillé le locataire de la Maison-Blanche, qui explique sa décision par le fait que l’Iran a « échoué à saisir » l’opportunité de conclure un accord.

Surenchère

Reprenant le ton spartiate et sans détour de son patron, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, enfonce le clou. Il brandit à son tour la menace d’un isolement économique de l’Iran « comme le monde n’en a jamais vu », auquel pourrait s’ajouter un blocus naval du détroit d’Ormuz. De quoi faire monter d’un cran la pression sur Téhéran et transformer l’arme économique en véritable instrument d’asphyxie stratégique.

« Tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes, que ce lien soit entretenu volontairement ou délibérément ignoré », a menacé sur X le secrétaire américain au Trésor.

« Nous sommes en quelque sorte dans une nouvelle phase où l’outil le plus efficace que nous ayons est la pression économique que nous pouvons leur imposer », a assuré de son côté le vice-président JD. Vance, invité d’un podcast conservateur. « Ce sera une danse délicate » parce que l’Iran « essaiera de faire pression économiquement sur nous », a-t-il toutefois averti.

Le niet chinois

Reste également à savoir quelle attitude adopteront les alliés des États-Unis, qui ont jusqu’ici choisi de rester à l’écart des opérations militaires, une prudence qui leur vaut désormais la rancœur tenace du président américain.

Mais c’est surtout de l’attitude de Pékin que dépendra le succès ou l’échec de cette nouvelle offensive économique américaine.

En effet, Donald Trump se dit convaincu de bénéficier d’une relation privilégiée avec le président chinois Xi Jinping, qu’il doit recevoir le 24 septembre aux États-Unis.

Reste que cette proximité affichée sera mise à rude épreuve dès lors qu’il s’agira de l’Iran. Car plus d’un quart des échanges commerciaux de la République islamique ont été réalisés avec la Chine en 2024, faisant de Pékin un partenaire économique incontournable de Téhéran. La Chine est également l’un des principaux débouchés du pétrole iranien, que Téhéran continue d’exporter malgré les sanctions américaines, notamment grâce au recours à une vaste flotte dite « fantôme ». Dès lors, sans la coopération ou à tout le moins la neutralité de Pékin, l’ambition américaine d’asphyxier économiquement l’Iran risque de se heurter à un obstacle de taille.

Et c’est sans surprise que la Chine a réagi, vendredi 21 août, à la pression des États-Unis menaçant les pays « partenaires » de l’Iran d’une guerre économique.

Ainsi, Pékin dit « s’opposer aux sanctions unilatérales illégales qui n’ont aucun fondement en droit international et qui n’ont pas l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies ». « Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème », a affirmé un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian en appelant « toutes les parties concernées à prendre des mesures responsables et à régler le problème par la voie politique et diplomatique ».

Pour résumer, Pékin ne semble pas disposé à se plier automatiquement à l’injonction de Washington. La Chine s’oppose au principe des sanctions extraterritoriales américaines et entend préserver ses intérêts énergétiques avec l’Iran. Dans le même temps, elle cherche à éviter une confrontation frontale avec Washington.

Difficile à concilier, quitte à jouer le grand écart.

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Jeux méditerranéens : le Tunisien Mehrez Boussayene reconduit à la vice-présidence du CIJM

22. August 2026 um 10:59

À la veille de l’ouverture de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens à Tarente, le Comité international a renouvelé son bureau exécutif : l’Italien Francesco Baramotto accède à la présidence, tandis que le Tunisien Mehrez Boussayene conserve son poste de premier vice-président.

L’assemblée générale élective du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) s’est tenue jeudi 20 août 2026 à Tarente, en Italie, quelques heures avant le coup d’envoi de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens, fixé au vendredi 21 août dans la même ville.

Au terme de ce scrutin, l’Italien Francesco Baramotto a été porté à la présidence de l’organisation. Mehrez Boussayene, président du Comité national olympique tunisien, a quant à lui été réélu au poste de premier vice-président du CIJM.

Le bureau exécutif ainsi constitué compte également le Français Bernard Amsalem, reconduit deuxième vice-président, et le Grec Iakovos Filippousis, élu secrétaire général.

En parallèle de ce nouveau mandat, Mehrez Boussayene demeure président par intérim du CIJM. Il continuera d’exercer cette fonction jusqu’à la clôture des Jeux de Tarente 2026, avant que le nouveau bureau exécutif ne se réunisse pour la première fois, le 4 septembre prochain.

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Royaume-Uni : alerte à la salmonelle

22. August 2026 um 10:32

Les autorités sanitaires britanniques recommandent aux enfants de moins de 5 ans, aux personnes de plus de 65 ans, aux femmes enceintes et aux personnes fragiles d’éviter les œufs peu cuits… Une épidémie nationale de salmonellose a déjà fait un mort et contaminé plus de 200 personnes.

Les autorités sanitaires britanniques renforcent leurs recommandations face à une épidémie de salmonellose jugée inhabituellement importante et en progression rapide. La Food Standards Agency (FSA) appelle les personnes les plus vulnérables à éviter les œufs insuffisamment cuits ou coulants (œufs à la coque, le ‘Mraoueb’ de chez nous) lorsqu’elles mangent à l’extérieur, notamment dans les restaurants, cafés et établissements de vente à emporter…

Le conseiller scientifique en chef de la FSA, Ian Young, a précisé que ces personnes pouvaient continuer à consommer des œufs au restaurant à condition qu’ils soient bien cuits. La recommandation vise donc spécifiquement les œufs coulants ou insuffisamment cuits et les préparations qui en contiennent.

Plus de 200 personnes contaminées

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a déclaré une « épidémie nationale de salmonellose ». Entre le 11 août 2025 et le 1er août 2026, 207 cas ont été recensés et une personne est décédée. Les autorités soupçonnent un lien avec des aliments préparés à partir d’œufs importés, même si les investigations se poursuivent afin d’identifier précisément la source de la contamination.

L’ampleur et la vitesse de progression de l’épidémie ont conduit les autorités à renforcer les appels à la prudence, notamment auprès des groupes les plus fragiles…

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L’OTAN s’invite dans la présidentielle française 2027

22. August 2026 um 10:30

À l’approche de la présidentielle française de 2027, l’OTAN se prépare à un scénario jusqu’ici difficilement envisageable : l’élection d’un président souhaitant réduire fortement, voire rompre, l’engagement de la France dans l’Alliance. Marine Le Pen veut sortir du commandement militaire intégré, tandis que Jean-Luc Mélenchon défend un retrait de l’OTAN.

La prochaine présidentielle française pourrait devenir un rendez-vous majeur pour l’avenir de l’OTAN. Selon l’analyse publiée par Politico le 19 août, l’Alliance s’inquiète désormais de la possibilité qu’un changement de majorité à Paris entraîne une profonde remise en cause de l’engagement militaire français.

L’enjeu est d’autant plus important que cette perspective intervient au moment où les États-Unis réduisent progressivement leur présence militaire en Europe et où les Européens cherchent à renforcer leur autonomie en matière de défense.

Le Pen et Mélenchon, deux scénarios de rupture

Les deux principales hypothèses évoquées présentent toutefois des degrés de rupture différents. Marine Le Pen souhaite retirer la France du commandement militaire intégré de l’OTAN, sans nécessairement quitter l’Alliance elle-même. Cette position rappelle la décision prise par Charles de Gaulle en 1966, lorsque la France avait quitté le commandement intégré tout en restant membre de l’organisation.

Jean-Luc Mélenchon défend une position beaucoup plus radicale : il souhaite que la France quitte l’OTAN. Son projet remettrait donc en cause l’appartenance même de la deuxième puissance militaire européenne à l’Alliance.

Pour l’OTAN, les conséquences seraient concrètes. La France dispose de capacités militaires importantes, notamment en matière de renseignement, de forces navales, de projection et de dissuasion nucléaire. Paris participe également au dispositif de défense du flanc Est. Le déploiement français en Roumanie, notamment, constitue l’un des éléments de la présence militaire de l’Alliance dans cette région. Un retrait ou une réduction de cet engagement obligerait l’OTAN à réorganiser une partie de ses plans opérationnels.

Le problème ne serait donc pas uniquement politique. Il concernerait aussi les structures de commandement, la planification militaire et la disponibilité des forces françaises pour les opérations de l’Alliance.

Que deviendrait l’influence française ?

Une sortie du commandement intégré aurait également une conséquence institutionnelle majeure : la France perdrait une partie de son influence directe sur les décisions militaires de l’OTAN.

Selon l’analyse relayée autour de l’article de Politico, le désengagement de la France pourrait accélérer le déplacement du centre de gravité militaire européen vers l’Allemagne et la Pologne, alors que Paris joue traditionnellement un rôle moteur dans les discussions sur l’autonomie stratégique européenne.

Le paradoxe serait considérable : vouloir récupérer une plus grande souveraineté militaire pourrait conduire la France à perdre une partie de son poids dans les décisions collectives de défense.

Une question nucléaire

La dimension nucléaire rend le scénario encore plus sensible. La France possède la seule force de dissuasion nucléaire indépendante de l’Europe occidentale en dehors du Royaume-Uni — qui est lui-même membre de l’OTAN — et conserve une capacité militaire autonome particulièrement importante.

Un changement de doctrine à Paris ne signifierait pas nécessairement la disparition de la dissuasion française, mais il compliquerait les équilibres stratégiques européens et les discussions sur la protection du continent…

La France défend depuis longtemps l’idée d’une autonomie stratégique européenne. Mais une présidence française hostile à l’OTAN pourrait paradoxalement affaiblir la construction d’une défense européenne commune en créant une nouvelle fracture entre les États favorables au maintien d’un lien étroit avec Washington et ceux souhaitant une plus grande indépendance stratégique…

Pour l’Alliance, l’objectif est désormais de se préparer à toutes les éventualités. Un départ français du commandement intégré serait sans précédent dans le contexte stratégique actuel ; un retrait complet de l’OTAN constituerait une rupture encore plus profonde. La présidentielle française de 2027 pourrait ainsi devenir l’un des principaux tests de cohésion de l’Alliance atlantique.

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Le capital de Poulina Group Holding grimpe à 189 MD

22. August 2026 um 10:24

Poulina Group Holding (PGH) va augmenter son capital par incorporation de réserves. Les actionnaires recevront une action gratuite pour vingt actions détenues, avec un détachement des droits fixé au 7 septembre 2026.

L’opération, décidée lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 3 juin 2026, porte le capital social de la société d’environ 180 millions de dinars à environ 189 millions de dinars. Cette hausse d’environ 9 millions de dinars provient de réserves incorporées au capital.

Concrètement, PGH va créer environ 9 millions de nouvelles actions, d’une valeur nominale d’un dinar chacune. Ces titres seront attribués gratuitement aux actionnaires existants selon une parité d’une action nouvelle pour vingt actions anciennes détenues.

Le 3 août 2026, une seconde Assemblée Générale Extraordinaire a délégué au Conseil d’Administration tous les pouvoirs nécessaires pour fixer le calendrier et les modalités de l’opération. Le même jour, le Conseil d’Administration a fixé au 7 septembre 2026 la date de détachement des droits d’attribution.

À partir de cette date, les actionnaires pourront soit recevoir gratuitement leurs actions nouvelles selon la parité prévue, soit céder leurs droits d’attribution en Bourse. L’exercice de ces droits débutera également le 7 septembre 2026.

Les nouvelles actions porteront jouissance en dividendes dès le 1er janvier 2026 et seront assimilées aux actions anciennes. À compter du 7 septembre 2026, les actions anciennes seront négociées en Bourse droit détaché, tandis que les actions nouvelles et les droits d’attribution seront cotés sur la même ligne que les titres existants. Tunisie Clearing prendra en charge ces nouveaux instruments à la même date.

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USA–Canada : échec des négociations commerciales

22. August 2026 um 09:41

Les négociateurs américains et canadiens n’ont pas réussi à conclure un accord avant l’échéance fixée par Donald Trump. Washington doit ainsi appliquer à partir de samedi 22 août des droits de douane de 50 % sur quelque 20 milliards de dollars de produits canadiens…

Les discussions entre les États-Unis et le Canada se sont prolongées jusqu’aux dernières heures de vendredi 21 août à Washington, sans parvenir à déboucher sur un accord commercial. Les deux parties restent confrontées à des divergences suffisamment importantes pour empêcher un compromis immédiat.

Le gouvernement américain a confirmé que les nouveaux droits de douane de 50 % visant environ 20 milliards de dollars d’importations canadiennes entreraient en vigueur peu après minuit samedi. Cette nouvelle mesure s’ajoute aux droits déjà appliqués à certains produits canadiens, notamment l’acier, l’aluminium, le bois et les automobiles.

Les discussions portaient notamment sur une réduction des droits américains sur les automobiles fabriquées au Canada, qui pourraient passer de 25 % à 15 %, ainsi que sur une diminution de moitié des tarifs frappant l’acier et l’aluminium, à 25 %.

Mais plusieurs dossiers sont restés bloqués, notamment les règles concernant la part de contenu canadien ou américain dans les produits bénéficiant d’allégements tarifaires. L’accès au marché canadien des produits américains, notamment dans les secteurs des produits laitiers et des boissons alcoolisées, figurait également parmi les points de friction.

Une nouvelle escalade commerciale

L’échec des négociations marque un nouveau durcissement des relations commerciales entre les deux partenaires nord-américains. Le conflit dure depuis près de deux ans et a déjà conduit à plusieurs séries de droits de douane et de mesures de rétorsion.

Le gouvernement de Mark Carney se retrouve désormais sous pression. Le Canada dépend fortement du marché américain pour ses exportations, ce qui limite sa marge de manœuvre, même si Ottawa dispose de moyens de représailles…

Le secteur automobile constitue l’un des principaux enjeux des discussions. Washington souhaite que les réductions tarifaires soient davantage liées à l’utilisation de composants fabriqués aux États-Unis, tandis que le Canada plaide pour une définition plus large du contenu nord-américain.

L’acier et l’aluminium constituent un autre dossier majeur. Le projet d’accord évoqué ces derniers jours prévoyait de ramener les droits américains de 50 % à 25 %, avec un quota annuel de quatre millions de tonnes ; au-delà de ce volume, le taux de 50 % aurait continué de s’appliquer…

Même si les produits concernés ne représentent qu’une fraction des exportations canadiennes vers les États-Unis, les nouvelles taxes pourraient fragiliser certaines industries et accentuer l’incertitude pesant sur les investissements et l’emploi.

Pour Ottawa, le risque est également politique : toute concession supplémentaire pourrait être difficile à faire accepter par l’opinion publique et les provinces.

Le conflit dépasse désormais les seuls tarifs

L’affrontement commercial s’inscrit dans la renégociation plus large des relations économiques nord-américaines et dans la perspective de la révision de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (USMCA).

Washington et Ottawa devront donc probablement reprendre les discussions malgré l’échec de vendredi. Le Mexique observe également attentivement l’évolution des négociations, son gouvernement estimant pouvoir obtenir des conditions commerciales comparables à celles actuellement discutées entre Washington et Ottawa.

L’échec des négociations ne clôt donc pas le dossier : il ouvre une nouvelle phase de confrontation, dans laquelle les droits de douane deviennent à la fois un instrument de pression économique et un levier de négociation pour Washington.

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