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États-Unis : vers l’adaptation des marchés financiers aux normes crypto

19. August 2026 um 14:56

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine franchit une nouvelle étape dans l’encadrement des cryptomonnaies. Le régulateur a dévoilé mardi un projet baptisé « Regulation Crypto », destiné à adapter certaines règles des marchés financiers aux particularités des actifs numériques.

Cette initiative intervient alors que le Congrès américain peine toujours à adopter un cadre législatif global pour le secteur.

Des règles plus souples pour les projets crypto

La proposition prévoit plusieurs mécanismes susceptibles de faciliter le financement des entreprises développant des projets liés à la blockchain. Parmi les mesures envisagées figure une exemption pouvant couvrir jusqu’à 5 millions de dollars sur quatre ans, ainsi qu’un plafond annuel de 75 millions de dollars pour certaines émissions.

Les entreprises concernées conserveraient néanmoins des obligations en matière d’informations financières et de communication aux investisseurs.

La SEC envisage également la création d’un « safe harbor ». Ce mécanisme pourrait permettre, sous certaines conditions, à certains actifs numériques d’échapper à la qualification de titres financiers. Une évolution susceptible d’apporter davantage de visibilité aux acteurs du marché.

La SEC tente de combler le vide législatif

Le projet intervient alors que le Clarity Act, qui doit notamment préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC, reste en attente au Congrès. L’administration Trump encourage ainsi les régulateurs à exploiter leurs pouvoirs actuels pour clarifier les règles applicables aux cryptomonnaies.

Le texte ouvre désormais une phase de consultation publique de 60 jours. Les acteurs du secteur pourront formuler leurs observations avant une éventuelle adoption définitive. Pour les entreprises crypto, l’enjeu est majeur : cette réforme pourrait réduire une partie de l’incertitude réglementaire qui pèse sur leurs activités.

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Projet de réforme de la sécurité sociale: un chantier à double tranchant pour l’entrepreneuriat

19. August 2026 um 14:32

Le gouvernement a rouvert, mardi 18 août, à La Kasbah, le chantier de la sécurité sociale; une réunion ministérielle présidée par Sarra Zaâfrani Zenzri a validé le lancement immédiat de la rédaction des textes.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a dressé un état des lieux du système actuel et défendu l’idée d’une architecture à plusieurs niveaux, combinant urgences immédiates et transformations sur le long terme.

Le premier axe de la réforme envisagée concerne l’extension de la couverture aux oubliés du système: travailleurs informels, agriculteurs, pêcheurs, indépendants et actifs des plateformes numériques. Une bonne nouvelle sur le papier, mais qui suppose, pour les entreprises concernées, de nouvelles obligations d’affiliation à anticiper.

Côté retraites, la prudence est de mise: aucun chiffre sur l’âge légal, la durée de cotisation ou le calcul des pensions n’a filtré. L’exécutif préfère avancer par étapes, en s’appuyant sur les travaux techniques déjà menés.

Pour la Santé, l’objectif affiché est de rapprocher caisses sociales et système de soins, tout en donnant un coup d’accélérateur à la production tunisienne de médicaments et de vaccins. S’y ajoute la dématérialisation des dossiers de santé et des supports d’affiliation.

Tout dépendra des textes à venir

Pour les entreprises, cette réforme peut jouer dans les deux sens: d’un côté, une gouvernance assainie des caisses et une meilleure couverture santé renforcent l’attractivité du salariat formel; de l’autre, l’élargissement des cotisations aux nouvelles formes de travail pourrait alourdir les charges des jeunes structures et des plateformes. Tout dépendra des textes à venir.

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Ethiopian Airlines, RAM : le duel des flottes qui redessine le ciel africain

19. August 2026 um 12:02

Les compagnies aériennes africaines devraient réceptionner plus de 1 200 nouveaux appareils entre 2025 et 2044, selon Boeing. Ethiopian Airlines domine le classement avec 163 avions, tandis que Royal Air Maroc affiche la plus forte progression (+19,30%).

La flotte cumulée des compagnies aériennes africaines devrait passer à 1 680 appareils à l’horizon 2044, contre environ la moitié aujourd’hui, selon le rapport « Commercial Market Outlook » de Boeing publié en décembre 2025. Plus de 1 200 avions neufs seront livrés sur la période, tandis que de nombreux appareils vieillissants seront retirés du service. Cette expansion répond à une demande de voyages qui devrait croître de 6% entre 2025 et 2044, portée par la croissance démographique, l’urbanisation, l’essor du tourisme, l’expansion de la classe moyenne et la connectivité accrue attendue avec le futur Marché unique du transport aérien africain (Mutaa).

Majoritairement publics, ces investissements bénéficient du soutien des États, qui y voient des retombées sur le tourisme, le commerce, les corridors logistiques et la création d’emplois (pilotes, techniciens, agents de cabine), ainsi que le développement de centres de maintenance (MRO). Boeing et Airbus peinent toutefois à suivre la cadence des commandes mondiales, un défi que les grands transporteurs africains contournent grâce à des alliances historiques avec les avionneurs et au leasing longue durée.

Le classement des grandes flottes africaines

Selon les données de Planespotters (appareils en service directement exploités, hors filiales) :

  1. Ethiopian Airlines — 163 appareils, contre 144 un an plus tôt (+13,20%), avec 4 avions supplémentaires en cours de livraison. Flotte parmi les plus jeunes du continent (9,4 ans en moyenne). Dans le cadre de son plan « Vision 2040 », la compagnie vise 303 appareils, 243 destinations, un chiffre d’affaires de 29 milliards de dollars et 64 millions de passagers (contre 145 appareils, 144 destinations, 7,6 milliards de dollars et 19 millions de passagers en 2024-2025). Un nouvel aéroport est en construction à Bishoftu, à 40 km d’Addis-Abeba (4 pistes, capacité de 270 avions).
  2. Airlink (Afrique du Sud, privée) — 72 appareils, contre 70 un an plus tôt. Flotte vieillissante (18,1 ans en moyenne).
  3. EgyptAir — 69 appareils, contre 71 un an plus tôt, après la cession en juin 2026 de 12 Airbus A220-300 (acquis en février 2024) au loueur Azorra. La compagnie a commandé 34 nouveaux appareils (Airbus A350-900, Boeing 737-8 MAX) pour atteindre 125 avions d’ici 2030. Âge moyen : 10,2 ans (3ᵉ flotte la plus jeune du continent parmi les compagnies d’au moins 20 appareils).
  4. Royal Air Maroc — 68 appareils au 13 août 2026, contre 57 un an plus tôt (+19,30%, la plus forte progression du top 5). Un appareil supplémentaire est en cours de réception. Âge moyen : 12 ans. Objectif : 200 appareils, 143 destinations, 31,6 millions de passagers d’ici 2037, dans le cadre du contrat-programme signé avec l’État en juillet 2023. « Le plan de développement de Royal Air Maroc prévoit l’intégration de 10 à 15 avions par an en moyenne », a déclaré à Le360 Oussama El Farisi, Head of Engineering de RAM. Nouvelles destinations ouvertes : Pékin, Toronto, São Paulo, Los Angeles, Saint-Pétersbourg, Manchester, N’Djamena. Le Maroc est devenu la première destination touristique d’Afrique devant l’Égypte ; un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V portera sa capacité à 45 millions de passagers/an d’ici 2029.
  5. Air Algérie — 64 appareils, après l’acquisition de 10 nouveaux avions. Âge moyen : 16,3 ans.
  6. Air Cairo (filiale low-cost d’EgyptAir) — 39 appareils, contre 35 un an plus tôt (+4 appareils). Dessert 88 destinations en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
  7. FlySafair (Afrique du Sud, privée) — 38 appareils.
  8. Kenya Airways (publique) — 34 appareils.
  9. Air Peace (Nigeria, privée) — 33 appareils.
  10. TAAG (Angola, publique) — 33 appareils.

D’autres compagnies — Asky Airlines, RwandAir, Air Côte d’Ivoire, Air Sénégal — cherchent à renforcer leur position, laissant présager une intensification de la concurrence pour le contrôle du ciel africain.

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Silver économie: la Tunisie cible les séniors européens

19. August 2026 um 10:06

Jardins, piscines, chambres donnant sur la mer, personnel soignant francophone: la Tunisie voit fleurir un nouveau type d’établissements, à mi-chemin entre l’hébergement médicalisé classique et la résidence de standing; l’ambition est de convaincre des retraités venus d’Europe de s’y installer.

Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax concentrent l’essentiel de cette offre naissante, avec des tarifs qui oscillent entre 1 200 et 4 000 euros par mois selon le niveau de dépendance du résident.

Le calcul est d’abord financier! En France, les Ehpads privés facturent fréquemment plus de 3 000 euros mensuels, la note grimpe encore dans les grandes agglomérations, et l’Italie n’est pas en reste sur ce terrain.

Néanmoins, réduire l’attrait tunisien à une simple question de prix serait trompeur: coûts salariaux plus bas, ensoleillement, proximité avec le continent européen et présence de soignants francophones jouent tout autant.

Nuance importante cependant: contrairement aux structures tunisiennes, l’Ehpad français relève d’un cadre médico-social strictement encadré par la loi, avec une partie des frais de soins couverte par l’Assurance maladie, les deux modèles ne se valent donc pas sur tous les points.

Le vieillissement démographique tunisien pousse également ce marché: selon le recensement 2024, les 60 ans et plus représentaient 16,9% de la population, contre 11,7% dix ans plus tôt. L’Institut national de la statistique, de son côté, avance un chiffre proche de 17%, avec une projection à 20% d’ici à 2030. Aucun décompte officiel ne permet pour l’instant de savoir combien d’établissements existent réellement, ou combien de résidents viennent de l’étranger.

Un relais pour l’investissement et l’entrepreneuriat

À la croisée des chemins, entre le tourisme, la santé et la silver économie, ce segment ouvre une piste concrète pour les opérateurs privés tunisiens. Son avenir se jouera moins sur les tarifs affichés que sur la capacité des établissements à prouver, dans la durée, la qualité réelle des soins.

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Gisement Zarat : après 34 ans d’hibernation, l’heure du réveil?

19. August 2026 um 09:55

Trente-quatre ans après sa mise au jour dans le golfe de Gabès, le gisement de Zarat n’a toujours pas été mis en production. La société mixte tuniso-libyenne Joint Oil ouvre un nouveau round d’appel d’offres, avec un calendrier s’étalant de septembre 2026 à avril 2027, pour tenter de trouver le partenaire capable de le développer.

Un gisement découvert en 1992 mais jamais exploité : c’est ce dossier que la Tunisie tente à nouveau de faire avancer. Zarat, situé au large du golfe de Gabès, fait l’objet d’un nouvel appel d’offres porté par Joint Oil, qui espère cette fois convaincre un opérateur de franchir le pas vers la production commerciale.

Plusieurs forages menés sur le site ont confirmé la présence d’hydrocarbures, avec un potentiel mixte, à la fois gazier et pétrolier. Il ne s’agit donc pas d’une zone vierge de toute exploration, mais d’une découverte dont la valorisation reste, plus de trente ans après, à concrétiser. Les données techniques disponibles évoquent, dans un scénario médian, environ 0,4 trillion de pieds cubes de gaz récupérable, auxquels s’ajoutent 50 millions de barils de liquides.

L’emplacement du gisement pourrait jouer en sa faveur : sa proximité avec les ports et infrastructures de Sfax et de Zarzis est présentée comme un atout pour faciliter un futur développement, ainsi que le traitement et l’évacuation de la production. Pour la Tunisie, mettre Zarat en production permettrait de mieux valoriser ses ressources offshore et de conforter sa production nationale d’hydrocarbures, à un moment où celle-ci recule tandis que la dépendance du pays aux importations énergétiques s’accroît. Le développement de cette découverte pourrait, dans ce contexte, alléger la pression pesant sur la balance énergétique nationale.

Un second volet consacré à l’exploration du Joint Oil Block

L’appel d’offres ne se limite pas à Zarat. Il porte également sur l’exploration du Joint Oil Block, un périmètre offshore d’environ 3.000 km² implanté dans le bassin de Gabès-Tripoli, en Méditerranée centrale, à des profondeurs d’eau comprises entre 80 et 120 mètres. Cette zone se situe dans l’espace maritime partagé entre la Tunisie et la Libye, au cœur du bassin pélagien. Sa localisation, à proximité de plusieurs actifs pétroliers et gaziers déjà en exploitation dans les deux pays, en constitue l’un des principaux arguments de vente auprès des investisseurs potentiels.

Le permis correspondant à ce bloc a été attribué en 1989. Il couvre une superficie d’environ 3.055 km², sur la marge méridionale de la Méditerranée centrale, à quelque 120 kilomètres au sud-est de Sfax et 150 kilomètres au nord-ouest de Tripoli, avec des profondeurs d’eau pouvant atteindre 120 mètres. Les campagnes d’exploration menées au fil des décennies ont permis de constituer une base de données géologique et sismique conséquente, comprenant 6.500 kilomètres de relevés sismiques 2D, 1.900 km² de données 3D, ainsi que plusieurs puits forés.

Un calendrier détaillé jusqu’en 2027

Joint Oil vient de dévoiler les nouvelles échéances de la procédure. Le processus s’ouvrira le 7 septembre 2026 et restera accessible jusqu’au 31 décembre de la même année. Les sociétés candidates auront ensuite jusqu’au 8 janvier 2027 pour déposer leurs propositions. L’annonce des candidats sélectionnés est prévue pour le 26 février 2027, avant des attributions formelles attendues au plus tard le 30 avril 2027.

Ce nouvel appel d’offres sera mis en avant lors de deux rendez-vous internationaux : à Londres, le 9 septembre, à l’occasion d’une réunion du Mediterranean, Middle East & Africa Scout Group, puis les 29 et 30 septembre, dans le cadre du World Energy Summit.

Joint Oil, un partenariat né d’un accord tuniso-libyen de 1988

L’opérateur à la manœuvre, Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company, résulte d’un accord bilatéral signé entre la Tunisie et la Libye en 1988. Son capital est réparti à parts égales entre l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société libyenne OLA Energy Holdings. Instituée le 8 août 1988 par une convention entre les deux États, la société a ensuite été entérinée par la loi tunisienne n°89-10 du 1er février 1989.

Depuis sa création, Joint Oil concentre son activité sur l’exploration des ressources situées dans cette zone offshore à cheval entre les eaux tunisiennes et libyennes — un cadre dans lequel s’inscrivent aujourd’hui les deux volets de ce nouvel appel d’offres, entre relance d’une découverte ancienne et poursuite de l’exploration régionale.

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Avec plus de 390 MDT de revenus au T2, Tunisair a-t-elle retrouvé sa rentabilité d’avant-crise ?

18. August 2026 um 21:38

Les revenus du transport national Tunisair se sont maintenus stables à 393 millions de dinars (MDT), durant le deuxième trimestre 2026, contre 394 MDT, durant la même période de 2025, c’est ce qui ressort des indicateurs d’activité de la société, publiés sur le site de la Bourse de Tunis.

En ce qui concerne le nombre de passagers transportés par la compagnie aérienne, il a légèrement baissé de 1 %, à 656 248 voyageurs, durant le deuxième trimestre 2026, par rapport à la même période de 2025, et ce, en raison de déclenchement du conflit dans la région du Golfe.

S’agissant de la recette moyenne, elle s’est stabilisée, au deuxième trimestre 2026, au même niveau qu’à la même période de 2025.

Toujours selon le management de l’entreprise, le taux de ponctualité de la compagnie se serait nettement amélioré, en ce sens qu’elle passe de 39 % à 54 %. Toutefois, on note une baisse du taux de remplissage kilométrique à 71,6 % contre 75,2 %, une année auparavant. De même, le coefficient de chargement a légèrement diminuer pour se situer au niveau de 62,4 % contre 62,7 %, au cours du deuxième trimestre 2025.

Pour leur part, les dépenses de carburant ont fortement augmenté suite à la flambée des cours du pétrole BRENT et l’élargissement marqué du crack spread (variation entre le prix BRENT et le Prix du kérosène aviation JET A1) sur le deuxième trimestre 2026.

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La BCT révise les barèmes des crédits accordés aux céréaliculteurs

18. August 2026 um 21:23

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié mardi 18 août la circulaire n°2026-7 à l’attention des banques, dans laquelle il est stipulé la révision des barèmes des crédits de céréalicultures.

Cette circulaire fixe les critères d’intervention des banques dans le financement des céréalicultures et de certaines cultures saisonnières. Elle amende, par conséquent, les dispositions de celle du 23 décembre 1987 (relative aux modalités d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits), prévoit une révision des critères de financement de la culture du blé dur, du blé tendre, des légumineuses, de l’orge et des cultures fourragères, et ce, tout en prenant en considération la région et le type de sol (irrigué ou sec).

Ainsi, pour la culture du blé dur, du blé tendre et des légumineuses, la circulaire a fixé le plafond de financement bancaire à 1 415 dinars par hectare pour la zone 1 (en sec), à 1 175 dinars/ha pour la zone 2 (en sec) et à 1 930 dinars/ha pour les cultures irriguées, dans les deux zones 1 et 2.

Concernant l’orge, le plafond de financement a été fixé à 940 dinars/ha pour la zone 1, à 890 dinars/ha pour la zone 2 et à 350 dinars/ha pour la zone 3.

Pour ce qui est de la culture fourragère, les banques sont invitées à mobiliser une enveloppe de l’ordre de 1 030 dinars/ha, durant la saison d’hiver, et 1 260 dinars/ha, durant la saison d’été.

La BCT fait également savoir que le montant du crédit dispensé par la banque devra être modulé en fonction de la taille de l’exploitation, des dépenses à engager et des rendements réalisés au cours des dernières campagnes.

Avec TAP

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Électricité en France : les prix au plus haut depuis 19 mois

18. August 2026 um 16:19

En France, les prix journaliers de l’électricité ont atteint leur plus haut niveau depuis janvier 2025, en raison des coupures liées aux températures élevées dans les centrales nucléaires du pays et des conditions météorologiques plus nuageuses en Europe qui limitent la production d’énergie solaire.

Les réacteurs continuent de faire face à des contraintes, la hausse des températures des rivières empêchant certaines centrales nucléaires d’utiliser l’eau pour leur refroidissement. La production d’électricité nucléaire en France a chuté samedi à son plus bas niveau depuis octobre, selon les données de RTE publiées lundi 17 août, tandis que la disponibilité du parc nucléaire français est tombée à 58 % lundi, d’après Bloomberg.

Les prix de l’électricité pour le lendemain ont atteint 177,34 euros par mégawattheure lundi, selon les données d’Epex Spot. Les prix en cours de journée ont même été plus élevés pendant certaines heures lundi, ce qui laisse présager un marché encore plus tendu depuis le week-end.

Les vagues de chaleur intenses qui ont frappé le continent cet été ont mis à rude épreuve les réseaux électriques et d’eau, exercé une pression sur les services de santé publique et provoqué d’importants incendies de forêt, même si les températures devraient baisser cette semaine.

Alors que la région a bénéficié de plusieurs semaines de temps clair et ensoleillé, ce qui a permis de réduire les coûts de l’électricité en milieu de journée, la couverture nuageuse limite désormais la production d’énergie solaire. La production d’énergie solaire en Allemagne, qui influe sur les prix de l’électricité en France, devrait atteindre un pic d’environ 25 gigawatts aujourd’hui, selon les modèles de Bloomberg. Cela représente moins de la moitié de la production de pointe enregistrée la semaine dernière, et le niveau de mardi devrait être encore plus bas.

Une vague de temps plus frais et humide est attendue en Allemagne cette semaine, accompagnée d’une nébulosité accrue, selon les modèles météorologiques et les analyses des météorologues. Des conditions venteuses et pluvieuses sont également prévues en France cette semaine, d’après les modèles du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT).

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Marbre tunisien : Anis Ben Saïd alerte sur une double pression fiscale

18. August 2026 um 13:57

Contrôles fiscaux rétroactifs sur dix ans, taxe à l’exportation représentant jusqu’à 60 % du prix de vente : le secteur tunisien du marbre traverse une zone de turbulences qui, selon le conseiller fiscal et enseignant universitaire Anis Ben Saïd, pourrait précipiter la fermeture de nombreuses unités et la perte de près de 50 000 emplois…

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Anis Ben Saïd réclame une intervention législative urgente pour éviter, selon lui, l’effondrement de ce secteur industriel : carrières à l’arrêt, redressements fiscaux impossibles à honorer, exportations en chute libre. À l’origine de cette alerte, une décision de la Direction générale des impôts (DGI), qui aurait entrepris depuis le début de l’année 2026 une vague de contrôles destinés à réclamer aux opérateurs du secteur le droit de consommation sur le marbre. Ce prélèvement, prévu par la loi 88-62, s’applique aussi bien à l’importation qu’à la production locale, sur la base de la Nomenclature Générale des Prix. Ses taux sont loin d’être négligeables : 10 % pour l’extraction, 25 % pour les produits semi-finis et jusqu’à 50 % pour les produits finis.

Le problème, souligne Anis Ben Saïd, c’est que cette exigence entre en contradiction directe avec une position prise en 2005 par la Direction générale des études et de la législation fiscale (DGELF), qui exonérait alors explicitement la production locale de cette taxe. Sur la foi de cette interprétation officielle, les professionnels du secteur et leurs conseils fiscaux n’ont jamais collecté ce droit auprès des consommateurs pendant près de deux décennies.

Résultat : les entreprises se retrouvent aujourd’hui sous le coup de redressements portant sur dix années de défaut de déclaration, pour des montants qu’elles jugent impossibles à assumer. Anis Ben Saïd illustre l’ampleur du problème par un exemple concret : une société réalisant 5 millions de dinars de chiffre d’affaires se voit réclamer 2,5 millions de dinars par l’administration fiscale, soit la moitié de son revenu brut.

Une taxe à l’exportation qui étrangle les carrières

À cette charge s’ajoute une seconde contrainte, instaurée par l’article 26 de la loi de finances 2023 : une taxe à l’exportation frappant le marbre en bloc. Fixée initialement à 250 dinars la tonne, elle a été ramenée à 200 dinars en 2024, un allègement jugé insuffisant par l’expert, qui rappelle que ce montant équivaut à environ 60 % du prix de vente, la tonne de marbre s’écoulant à l’export autour de 100 euros seulement.

Cette pression tarifaire a entraîné un effondrement des volumes exportés, en particulier pour le marbre de Thala, et contraint plusieurs carrières à cesser leur activité, la vente sur le marché local n’étant plus suffisamment rentable pour compenser. La crise que traverse par ailleurs le secteur immobilier n’arrange rien à la situation : la baisse du pouvoir d’achat des ménages pousse les promoteurs à réduire leurs commandes, ce qui pèse directement sur la demande intérieure.

Conséquence paradoxale de cet ensemble de contraintes : le marbre importé devient plus compétitif que la production nationale. Un renversement qui, selon Anis Ben Saïd, risque à terme de faire de la Tunisie un simple pays importateur de marbre, au détriment de son propre tissu industriel.

Les pistes avancées pour la loi de finances 2027

Pour enrayer cette dynamique, le conseiller fiscal défend plusieurs mesures qu’il souhaite voir inscrites dans le prochain projet de loi de finances. La première consiste en une exonération rétroactive portant sur les dix dernières années – une demande également portée par les professionnels du secteur -, qui font valoir que l’État n’a jamais réclamé ce droit de consommation depuis l’entrée en vigueur de la loi, il y a 38 ans.

La seconde proposition concerne le mode de calcul de la taxe elle-même. Anis Ben Saïd suggère d’abandonner le système actuel de taux proportionnels au profit de montants fixes, indexés à la surface, de l’ordre d’un ou deux dinars par mètre carré, par exemple.

Des échanges ont d’ores et déjà eu lieu à ce sujet avec les ministères de l’Industrie et des Finances, ainsi qu’avec plusieurs députés. Anis Ben Saïd appelle désormais les autorités concernées à se saisir pleinement du dossier, afin de préserver, selon ses termes, la valeur ajoutée et les emplois que représente ce secteur pour l’économie tunisienne.

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L’économie circulaire, nouveau relais industriel en Afrique

18. August 2026 um 12:47

Recycler ne suffit plus, l’Afrique veut désormais transformer ses déchets en industries à part entière. C’est le virage affiché à Abidjan, où l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA) a réuni du 30 juin au 2 juillet, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement, ses 23 pays membres avec plusieurs industriels et des organismes de normalisation autour d’un seul mot d’ordre : faire passer la circularité du stade des politiques publiques à celui d’industrie.

Réutiliser, réparer, recycler : ces filières ne sont plus considérées comme de simples solutions environnementales, mais comme de futurs relais industriels, notamment par rapport aux minéraux critiques. Le continent africain doit désormais garder une plus grande part de la richesse tirée de ses ressources, plutôt que de la céder en exportant des matières brutes destinées à revenir sous forme de produits finis importés.

Financer le changement d’échelle

Les discussions ont buté sur un point récurrent : sans financement suffisant ou règles communes entre pays, les projets circulaires resteront cantonnés à des expérimentations locales. Les participants ont convenu de porter une position africaine commune lors des prochains grands rendez-vous climatiques, à commencer par la COP31 en Turquie puis la COP32 prévue en 2027 à Addis-Abeba.

Une filière encore ouverte aux investisseurs

Fondée il y a une décennie par le Rwanda, le Nigeria et l’Afrique du Sud, l’Alliance a depuis triplé son nombre d’adhérents pour atteindre 23 pays, preuve d’un intérêt croissant et d’un écosystème encore en construction. Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, cette phase de structuration, entre financement et harmonisation réglementaire, ouvre une fenêtre pour se positionner prématurément sur des marchés appelés à prendre de l’ampleur.

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Freelances tunisiens: un cadre légal en vue, un prélèvement de 15% en discussion

18. August 2026 um 10:44

Onze députés au sein de l’Assemblée des représentants du peuple ont déposé, le 10 août 2026, la proposition de loi 36/2026 portant sur le statut juridique des freelances tunisiens qui travaillent avec des clients étrangers.

Le texte cible directement les activités numériques à distance – traduction, conseil, design, marketing digital et développement informatique – restées jusque-là sans cadre spécifique.

Des contreparties qui inquiètent

La mesure qui fait le plus parler dans le cadre de cette proposition de loi concerne l’ouverture aux moyens de paiement électroniques internationaux, PayPal en tête.

Néanmoins, la contrepartie de cette nouveauté inquiète déjà: un prélèvement de 15% sur les revenus perçus dans ce cadre. Il faudra, par la suite, préciser l’assiette exacte et son articulation avec les autres cotisations, faute de quoi l’attractivité du dispositif pourrait rapidement s’éroder.

En s’enregistrant, le freelance pourrait justifier ses revenus, accéder, plus facilement, au crédit bancaire et nouer plus facilement des relations contractuelles avec l’étranger. Les opposants à ce texte réclament déjà des précisions sur la protection sociale et les obligations comptables qui l’accompagneront.

Un potentiel entrepreneurial à concrétiser

Si elle aboutit, cette réforme pourrait restructurer l’économie numérique tunisienne, aujourd’hui composée de milliers de travailleurs indépendants.

Un cadre juridique lisible, couplé à un accès facilité aux paiements internationaux, offrirait aux freelances une base plus solide pour développer leur activité, voire pour la transformer en structure entrepreneuriale pérenne.

L’équilibre entre le taux de prélèvement retenu et les garanties offertes déterminera toutefois l’ampleur réelle de cette dynamique.

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Électrification des taxis : Une goutte d’eau verte dans un océan de contraintes

17. August 2026 um 22:50

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe au 18 septembre 2026 la date limite pour postuler à une subvention de 10 000 dinars destinée à l’achat d’un taxi électrique, communément appelé « i-taxi ». Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), ce programme aux ambitions extrêmement modestes, faut-il avouer, ne vise que 47 véhicules sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit donc d’une mesure symbolique face aux enjeux majeurs de la transition énergétique des transports en Tunisie.

Au-delà de cet effet d’annonce aux retombées dérisoires, le dispositif accumule les freins administratifs et financiers pour les chauffeurs tentés de postuler. D’abord, la tranche d’âge restreinte : c’est réservé exclusivement aux professionnels âgés de 31 à 59 ans possédant un permis valide.

Ensuite, la barrière financière élevée. Le postulant a l’obligation de fournir un accord de principe d’une banque/leasing ou une preuve de capacité d’autofinancement, une exigence lourde dans un contexte bancaire frisant le blocage pour les petits indépendants.

Enfin, sans doute le problématique pour tout citoyen tunisien, et qui se nomme “lourdeur bureaucratique. Pour le cas d’espèce voici entre autres paperasses à fournir : un dossier d’éligibilité surchargé exigeant formulaire, pièce d’identité, permis, autorisation d’exploitation, devis du véhicule et bulletin n° 3 récent.

En somme, derrière la promesse d’une “mobilité propre“, parce que moins polluante, se cache une opération de communication étriquée : une subvention restreinte à une poignée d’élus capables d’affronter le parcours du combattant bancaire et administratif, et ce même certains diront qu’il faut commencer quelque part…

Sans commentaire !

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Blockchain: les talents de l’INSAT s’imposent à l’international

17. August 2026 um 15:05

Les étudiants de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) se sont distingués dans le cadre du programme international «Deep Dive into Blockchain 2026», qui a réuni des étudiants et des talents issus de plus de 65 pays. Cette participation a donné lieu à plusieurs performances tunisiennes dans différentes étapes du programme.

Rayan Hanfi et Amna Salmi ont décroché la première place en Afrique du Sud, tandis que Maryem Ouertani s’est classée quatrième à Zurich, en Suisse. La participation tunisienne s’est également distinguée à travers Anas Souaidi, sélectionné pour prendre part à l’encadrement et à l’enseignement dans le cadre du programme à Zurich.

Ces résultats témoignent du niveau des étudiants tunisiens dans un domaine technologique spécialisé. Ils illustrent également leur capacité à se mesurer à des participants venus de nombreux pays dans le cadre d’un programme consacré à la blockchain.

Une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes

La performance de l’INSAT s’inscrit ainsi dans une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes. La blockchain, au même titre que d’autres technologies numériques, constitue un domaine dans lequel la formation et l’exposition à des programmes internationaux peuvent permettre aux jeunes talents de développer leur expertise et de se confronter à des environnements technologiques internationaux.

 

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Électricité : une hausse de production de 5 %… vraiment?

17. August 2026 um 14:14

Alors que les Tunisiens subissent une nouvelle vague de délestages et de coupures de courant à répétition en plein été, le bilan officiel de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONE) tente de rassurer avec des chiffres au vert.

Ainsi, à fin juin 2026, l’observatoire fait état d’une hausse de la production nationale d’électricité de 5 % pour atteindre 9 550 GWh (autoproduction renouvelable incluse), contre 9 058 GWh un an plus tôt. Mais sur le terrain, cette augmentation théorique ne suffit manifestement pas à masquer les fragilités d’un réseau à bout de souffle.

Dépendance persistante et transition renouvelable à la traîne

Malgré cette progression, le pays reste incapable d’assurer son autonomie énergétique lors des pics de consommation. Les achats d’électricité auprès de l’Algérie ont ainsi dû couvrir 10 % des besoins du marché local sur les six premiers mois de l’année.

Pendant ce temps, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) conserve un quasi-monopole archaïque, canalisant 91 % de la production nationale. Une hégémonie qui freine la diversification : la part des énergies renouvelables plafonne à un modeste 9,2 % de la production globale. L’effort repose encore largement sur les initiatives privées, avec 500 MW de toitures photovoltaïques installées par le secteur résidentiel et 130 MW dans l’industrie, le tertiaire et l’agriculture.

Surchauffe du réseau et recul de l’activité industrielle

Pendant que la pointe de consommation a bondi de 5 % pour atteindre 4 750 MW (contre 4 531 MW à fin juin 2025), la demande industrielle, elle, envoie des signaux inquiétants sur la santé économique du pays :

  • Industrie chimique et pétrolière : les ventes d’électricité s’effondrent de 5 %.

  • Matériaux de construction : recul des ventes de 2 %.

  • Consommation globale HT/MT : une baisse de 5 % des ventes pour la haute tension, compensée seulement par une timide hausse de 1 % en moyenne tension.

Seuls le secteur du papier/édition (+8 %) et le pompage agricole (+6 %) enregistrent une hausse d’activité — ce dernier chiffre traduisant surtout l’aggravation du stress hydrique et la nécessité d’irriguer davantage.

Flou artistique sur la consommation des ménages

Alors que la population paie le prix fort des pannes répétées, l’ONE admet à demi-mot son incapacité à mesurer la consommation réelle des ménages. Basées sur une facturation bimestrielle dont près de la moitié des montants est simplement « estimée », les statistiques officielles pour la basse tension (dont 75 % est absorbé par le résidentiel) restent approximatives.

Entre hausses de production théoriques, dépendance aux importations et opacité des données de consommation, le constat demeure amer : la gestion actuelle peine à garantir aux usagers et aux entreprises la continuité d’un service public pourtant fondamental.

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Legatum Prosperity Index 2026 : 75e sur 161 pays, la Tunisie devance ses voisins nord-africains

17. August 2026 um 13:49

La Tunisie occupe la 75e place sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026, publié annuellement depuis 2007 par l’institut britannique Legatum Institute. Sur les cinq autres pays nord-africains couverts par l’étude, aucun ne fait mieux : le Maroc arrive juste derrière (76e), suivi de l’Algérie (83e), puis, avec un écart plus marqué, la Libye, (115e), l’Égypte (120e) et le Soudan, dernier de la zone (152e).

Le pays n’a toutefois jamais retrouvé son meilleur classement historique, la 66e place, obtenue en 2017 ; depuis, sa position s’est progressivement dégradée, sans que ses voisins régionaux ne parviennent pour autant à le dépasser.

Une économie moyennement industrialisée

Le rapport situe l’économie tunisienne dans la catégorie des économies moyennement industrialisées, avec un produit intérieur brut qui franchit le seuil des 51 milliards de dollars. Le pays compte 12,4 millions d’habitants, sur un territoire bordé de 1 200 kilomètres de côtes donnant sur la Méditerranée.

Côté échanges extérieurs, l’huile d’olive, les dattes, le textile et les machines électriques constituent les points forts à l’exportation ; à l’inverse, le pays reste dépendant de l’étranger pour son blé, ses produits pétroliers raffinés, son gaz naturel et une partie de son parc automobile importé.

Un point repère pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Ce classement, construit à partir d’indicateurs socio-économiques et institutionnels, offre un point de repère utile pour situer l’attractivité relative de la Tunisie face à ses voisins régionaux, sans pour autant refléter une dynamique récente favorable.

Pour les investisseurs et les porteurs de projets, la lecture par filière reste plus parlante que le rang global : la base exportatrice existante, huile d’olive, dattes, textile, machines électriques, dessine des secteurs déjà structurés autour desquels de nouvelles capacités de production ou de transformation pourraient se greffer.

La dépendance aux importations énergétiques et céréalières, elle, continue de peser sur les équilibres macroéconomiques et, par ricochet, sur le climat dans lequel s’inscrivent les décisions d’investissement.

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Intentions d’investissement dans l’industrie: un second semestre 2026 en or se profile à l’horizon

17. August 2026 um 12:04

Chaque semestre depuis 2001, l’Institut national de la statistique interroge un échantillon d’industriels tunisiens sur leurs intentions d’investissement; sa dernière campagne, menée en mai 2026 auprès de 1 085 entreprises, débouche sur le chiffre le plus élevé depuis six ans.

L’indicateur retenu, un solde compris entre -100 et +100, oppose simplement le pourcentage de patrons qui disent vouloir investir davantage à celui qui annonce une baisse: ce n’est donc pas une somme en dinars ou un nombre de projets lancés, mais une orientation d’ensemble. Pour le second semestre 2026, ce solde attendu atteint 26 points, à un cran seulement du plafond historique de la série, 27 points, touché au premier semestre 2020. Le semestre en cours, lui, s’est soldé avec 24 points, contre 21 au second semestre 2025.

Des prévisions historiquement fiables

L’image du patron toujours trop optimiste ne résiste pas à l’examen des chiffres. En comparant treize semestres de prévisions à leur résultat effectif, l’INS observe que les industriels ont plutôt tendance à se sous-estimer: la réalité a surpassé l’annonce dans huit cas, l’a rejointe une fois, et n’est restée en retrait que quatre fois sur treize.

L’exemple le plus frappant remonte au premier semestre 2025: une prévision timide de 8 points s’est finalement traduite par un solde de 18, plus du double de ce qui était attendu. Un seul épisode fait exception: au premier semestre 2020, les patrons tablaient eux aussi sur un solde exceptionnel, 27 points, mais le résultat a chuté à -3 sous l’effet de l’irruption soudaine de la pandémie, un choc que personne n’avait vu venir.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Ce niveau de confiance, statistiquement fiable hors choc majeur, constitue un signal favorable pour ceux qui envisagent d’investir ou de créer une activité industrielle en Tunisie au second semestre.

La tendance touche l’ensemble du tissu manufacturier, ce qui suggère un climat des affaires porteur plutôt qu’un phénomène isolé à quelques grands groupes. Pour les porteurs de projets, cette dynamique peut faciliter l’accès au financement et aux partenariats, les bailleurs et investisseurs s’appuyant généralement sur ce type d’indicateur.

Elle n’élimine cependant pas le risque conjoncturel: la seule variable historiquement capable de démentir cette estimation reste un choc externe, économique, géopolitique ou sanitaire, indépendant de la volonté des industriels eux-mêmes.

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Bourse de Tunis: les dominants dominent, le marché toujours aussi limité

17. August 2026 um 10:38

Les sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont vu leurs revenus cumulés grimper à 12,7 milliards de dinars au premier semestre 2026, contre 12,2 milliards un an plus tôt, soit +4,2%!

Sur les 71 valeurs de la cote, seules 46 avaient publié leurs indicateurs au moment du bilan, mais cela suffit à dessiner la tendance: le Tunindex 20, à lui seul, capte 8,5 milliards de dinars, près des deux tiers du total, avec une progression de 4,4%.

Télécoms et assurances tirent la cote

Au total, six secteurs sur neuf sont dans le vert. Les télécoms filent en tête avec +23,3%, devant les sociétés financières (+6%). Côté sous-secteurs, les assurances dominent (+9,8%), suivies des biens et services industriels (+7%). À l’inverse, la chimie s’effondre de 33,6% et les matériaux de base reculent de 13,2%.

Derrière ces performances, la concentration au niveau des résultats saute aux yeux. Poulina Group Holding réalise à lui seul 2 118 millions de dinars, en hausse de 7,9%, soit près du triple du deuxième du classement, la BIAT. Les douze banques cotées cumulent 3 786 MDT de produit net bancaire (+4,9%), mais cinq d’entre elles en captent 64%. Amen Bank se démarque avec la meilleure progression (+17,7%), quand la STB affiche la seule performance négative parmi les grandes banques, avec un recul de 10,5%. Sur le marché, le Tunindex bondit de 47,69% sur six mois, contre 16,31% un an plus tôt.

Ce que cela dit pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Cette progression masque une réalité structurelle: la croissance des revenus se loge presque entièrement chez les acteurs déjà dominants, holdings diversifiés, banques et grande distribution. Pour les investisseurs, cela confirme la profondeur limitée de la cote tunisienne, où quelques valeurs concentrent l’essentiel de la performance et donc du risque en cas de retournement sectoriel.

Pour l’entrepreneuriat, la dynamique positive de secteurs comme les télécoms, les assurances ou les biens industriels peut signaler des niches de croissance où de nouveaux acteurs pourraient se positionner, notamment dans les segments encore peu représentés à la cote. Elle souligne également, en creux, la difficulté des petites et moyennes valeurs à peser dans un marché où l’information financière reste elle-même inégalement disponible.

 

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Souveraineté numérique: où en est la Tunisie? Le CIS Summit ouvre le débat le 4 septembre à Tunis

17. August 2026 um 09:49

À l’heure où le Cloud, la donnée et l’intelligence artificielle occupent une place de plus en plus stratégique dans les systèmes d’information, la question de la souveraineté numérique devient un enjeu majeur pour les entreprises, les institutions publiques et plus largement pour l’économie tunisienne.

Où sont hébergées les données? Qui en contrôle l’accès? Comment concilier innovation technologique, cybersécurité, conformité, performance et maîtrise des infrastructures critiques? Quelle stratégie adopter face à une dépendance croissante aux technologies et plateformes internationales?

Ces questions seront au cœur du Cloud & Infrastructure Summit (CIS), qui se tiendra le 4 septembre 2026 au Radisson Blu Convention Center de Tunis.

Cette nouvelle édition réunira décideurs publics et privés, dirigeants, DSI, experts technologiques, acteurs du Cloud, de la cybersécurité, de la Data, de l’intelligence artificielle, des télécommunications et des infrastructures afin de confronter les différentes visions et approches autour de la transformation numérique en Tunisie.

La souveraineté numérique constituera l’un des fils conducteurs de cette journée. Au-delà de la seule localisation des données, les discussions porteront notamment sur la gouvernance de la donnée, les modèles Cloud, la cybersécurité, les infrastructures et Data Centers, l’intelligence artificielle ainsi que la capacité des organisations à conserver la maîtrise de leurs environnements numériques.

Le CIS Summit souhaite ainsi créer un espace de dialogue entre acteurs publics, entreprises et fournisseurs de technologies autour d’une question centrale: comment construire une stratégie numérique performante tout en renforçant la résilience et la maîtrise technologique des organisations tunisiennes?

Panels, tables rondes, interventions d’experts et rencontres B2B rythmeront cette journée consacrée aux grands choix technologiques et stratégiques qui façonneront les infrastructures numériques de demain.

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Siphat: dynamique commerciale mais défi persistant de l’endettement

17. August 2026 um 09:07

La Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (Siphat) a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre et le premier semestre 2026.

Le chiffre d’affaires officinal semestriel est passé de 0,563 MDT fin juin 2025 à 1,825 MDT une année plus tard, porté principalement par les formes sèches (1,363 MDT).

Avec 2,676 MDT au premier semestre 2026 contre 2,812 MDT durant la même période 2025, l’activité hospitalière reste le principal contributeur aux revenus. Le ralentissement a concerné les formes sèches (1,419 MDT).

Les exportations se sont élevées à 0,151 MDT. La Siphat a précisé que ces médicaments exportés correspondent à des lots produits en 2025 et enlevés au 2e trimestre 2026 en raison de contraintes logistiques liées au client étranger.

Malgré la reprise opérationnelle, la structure financière de la Siphat demeure sous tension. L’endettement total atteint 164,218 MDT au 30 juin 2026, affichant une augmentation de 22% en rythme annuel. L’essentiel de de cette dette est dû à l’État et aux entreprises publiques (à hauteur de 82%). Face à cette situation, la direction est en train d’élaborer un projet de restructuration globale. Ce plan stratégique a pour vocation d’assainir le passif financier, de rétablir la compétitivité de l’entreprise et de garantir sa pérennité à long terme. Pour rappel, au cours du mois de mai, la société a annoncé la remise en service de sa ligne de production de flacons de solutions liquides, et ce, après plusieurs années d’interruption.

Le redressement du laboratoire est crucial pour l’industrie pharmaceutique nationale et, surtout, pour l’approvisionnement des établissements hospitaliers.

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SFBT: solidité des chiffres au-delà de la conjoncture

17. August 2026 um 08:42

La Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT) a dévoilé ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026.

Les revenus semestriels ont atteint 379,281 MDT, en hausse de 6% en glissement annuel. Cette évolution est portée par les ventes de produits fabriqués (bières et boissons gazeuses principalement), qui s’élèvent à 346,833 MDT. Les ventes de marchandises revendues en l’état se sont établies à 25,168 MDT.

Les approvisionnements consommés ont totalisé 183,430 MDT. Les charges de sous-traitance ont été optimisées à 26,914 MDT (contre 64,557 MDT un an plus tôt) à la suite de l’évolution du modèle économique de mise en boîtes avec la filiale SEABG.

Grâce à la maîtrise des coûts d’exploitation, qui n’ont augmenté que de 2,3%, à 286,927 MDT, le résultat d’exploitation a gagné 19,5%, à 96,055 MDT.

Par ailleurs, et fidèle à sa vocation de holding agroalimentaire, la SFBT a comptabilisé 106,532 MDT de produits de placement, dont 103,20 MDT de dividendes directs encaissés auprès de ses filiales et participations stratégiques. Cela a permis d’afficher un résultat net de 185,067 MDT fin juin 2026, contre 169,637 MDT à la même date en 2025.

À noter que la société a reçu deux taxations d’office (vérification approfondie 2019 pour 36,026 MDT et vérification 2017 pour 9,335 MDT) qui font l’objet d’expertises judiciaires avec des audiences fixées en octobre 2026, la société ayant souscrit à des échéanciers de paiement du principal pour bénéficier de l’amnistie sur les pénalités. Une vérification approfondie (2021-2024) est actuellement en cours.

La SFBT s’est pourvue en appel contre la décision de première instance du Conseil de la concurrence, datant du mois de mai 2024, lui infligeant une amende de 12,995 MDT (19,985 MDT pour le groupe).

Avec la douane, un accord de conciliation a été conclu pour régler la pénalité sur rapatriement des recettes d’exportation (relatives aux exercices 2000-2024) de 11,517 MDT avec paiements échelonnés réguliers.

Ces éléments ne remettent aucunement en question la qualité des chiffres publiés par la société, qui confirme, encore une fois, sa capacité à améliorer sa profitabilité, quelle que soit la conjoncture économique.

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