Normale Ansicht

Bourse de Tunis: le Tunindex enregistre une envolée de 6,3 %

26. Juni 2026 um 18:04

Le marché des actions tunisien poursuit son ascension, inscrivant une envolée remarquable de 6,3 % à 19807,27 points,  selon l’analyse de l’intermédiaire en bourse « Tunisie Valeurs ». Ainsi, depuis le début de l’année, le marché cumule une embellie de 47,3 %. Malgré l’absence de transactions de blocs, la semaine écoulée, du 22 au 26 juin 2026, a été marquée par une accélération notable du rythme des échanges. Une enveloppe de 89,4 MDT a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de près de 18 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leader du secteur des assurances en Tunisie a enregistré une hausse soutenue de 35,9 % à 88,400 D. La valeur a brassé un volume global de 609 mille dinars sur la semaine.

SOTETEL a été la valeur vedette de la semaine. L’action du spécialiste des réseaux de télécommunications a enregistré une ascension de 26,2 % à 22,670 D. Sur la semaine passée, la valeur a animé le marché avec des échanges relativement fournis de 4,8 MDT.

Le titre ASSURANCES MAGHREBIA s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action de la compagnie d’assurance multi branche a accusé une correction de -11 % à 73,400 D. La valeur a été transigée à hauteur de 25 mille dinars seulement sur la semaine.

Le titre MAGASIN GENERAL a figuré parmi les moins bonnes performances de la semaine. L’action du spécialiste de la grande distribution a essuyé une régression de 5,4 % à 13,370 D, et ce, dans un maigre flux hebdomadaire de 27 mille dinars.

ICF a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine. L’action du producteur de fluorure d’aluminium s’est bonifiée de 10,6 % à 151,000 D. La valeur a alimenté le marché avec des capitaux bien garnis de 6,4 MDT.

L’article Bourse de Tunis: le Tunindex enregistre une envolée de 6,3 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Prélèvements bancaires abusifs : Le député Zayane saisit la BCT pour faire sauter le système des ‘dates de valeur’

26. Juni 2026 um 16:34

Le député Marwen Zayane ouvre le dossier des déductions bancaires cachées et adresse une question écrite au Gouverneur de la Banque centrale pour l’annulation du système de la « date de valeur ».

Dans une démarche de contrôle visant à lutter contre les prélèvements bancaires injustifiés et à protéger le pouvoir d’achat du citoyen tunisien, le membre du Conseil national des régions et des districts représentant le gouvernorat de Ben Arous, le député Marwen Zayane, a adressé une question écrite officielle au gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), appelant à une révision radicale et à l’annulation effective du système de la « date de valeur » appliqué dans le système bancaire.

Le député considère que ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives. Ces charges se présentent sous forme de pénalités et d’intérêts débiteurs (agios) qui pèsent sur les titulaires de comptes bancaires, tels que les fonctionnaires, les ouvriers, les retraités, les petites entreprises, ainsi que toute personne possédant un compte de dépôt à vue en dinars, qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels ou d’entreprises.

 

Ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives.

 

La note explicative jointe à la question écrite précise qu’il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts). Cet écart fait tomber des milliers de Tunisiens dans le piège du « découvert involontaire ». En effet, lors du retrait du salaire dès son versement sur le compte, les banques calculent la date de valeur un jour avant l’opération de retrait et un jour après l’opération de dépôt, « sans compter les samedis et dimanches », ce qui expose le citoyen à des prélèvements abusifs tous les trois mois. Il les découvre sur son relevé de compte et s’interroge sur leur origine, alors que son solde comptable était et demeure positif.

 

Il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts).

 

Le député souligne qu’à l’ère de la transformation numérique et de l’orientation de l’État vers les transactions dématérialisées (decashing), il n’est plus techniquement acceptable de prétexter les délais de la compensation électronique, qui reposent sur d’anciennes circulaires datant de 1991, désormais dépassées par la technologie bancaire moderne.

Le député Marwen Zayane appelle la Banque centrale de Tunisie à clarifier son plan pour la généralisation du système des « virements instantanés » et à émettre des circulaires interdisant aux banques d’appliquer des intérêts sur les écarts de date de valeur (agios des dates de valeur) résultant exclusivement de décalages temporels techniques. Il affirme que l’instauration d’une relation de confiance entre le citoyen et les institutions financières exige une rupture totale avec les frais cachés qui épuisent silencieusement l’argent des Tunisiens.

L’article Prélèvements bancaires abusifs : Le député Zayane saisit la BCT pour faire sauter le système des ‘dates de valeur’ est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

26. Juni 2026 um 11:07

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

L’article Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

26. Juni 2026 um 09:29

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

L’article Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Samir Majoul : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir »

25. Juni 2026 um 14:52

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin; et ce, en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Samir Majoul, président de l’UTICA, a souligné l’importance de ce rendez-vous majeur, attendu et consolidé année après année. Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un forum ou d’une rencontre ponctuelle; mais bien d’un processus de construction, de dialogue et d’action qui exige de la constance, de l’effort et de l’engagement collectif.

Samir Majoul précise que cette édition est particulièrement importante car « elle s’inscrit dans une phase nouvelle de notre développement, marquée par plusieurs projets d’investissement dans notre pays, avec de véritables transferts de savoir-faire et de technologies. C’est un signal fort, car l’investissement n’est pas seulement une question de capitaux : il est aussi un vecteur de compétences, d’innovation, de modernisation et d’intégration dans les grandes chaînes de valeur ».

Le président de la centrale patronale souligne dans ce contexte que le secteur privé ne se mobilise pas par hasard. Il se mobilise lorsqu’il existe un cadre clair, des contrats solides, une vision partagée et un environnement favorable à l’entreprise. « C’est précisément ce cadre que nous devons continuer à bâtir et à consolider avec l’ensemble des institutions publiques et des partenaires économiques. Le développement de l’emploi et de la richesse est le fruit d’un travail collectif, d’un écosystème stable et d’un engagement constant en faveur de la confiance » ajoute-t-il.

Et de poursuivre : « Notre objectif est de construire un modèle de développement fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, qui prennent en compte à la fois nos intérêts stratégiques et ceux de nos partenaires. Nous voulons rapprocher davantage l’écosystème tunisien, nos autorités, nos entreprises, nos investisseurs et tous les acteurs qui participent à la transformation de notre économie. C’est cette dynamique que nous devons encourager ensemble. »

Evoquant le cadre de la transition énergétique qui occupe une place centrale, Samir Majoul précise qu’ elle n’est pas seulement une réponse environnementale ; elle est aussi un choix économique et stratégique. « Elle nous permet de réduire notre dépendance, de moderniser notre appareil productif, de créer davantage d’emplois et d’accélérer la décarbonation de notre économie. Nous avons, à cet égard, une stratégie claire pour aller vers plus d’indépendance et plus d’efficacité ».

En ce sens, il affirme : « Nous avons aussi beaucoup investi dans l’éducation et dans l’enseignement supérieur. Nos universités représentent une force et nous devons continuer à renforcer les synergies entre la formation, la recherche, l’innovation et les besoins réels de l’économie. Nous formons de plus en plus de compétences dans les domaines scientifiques et technologiques. Et nous devons faire en sorte que ces talents trouvent des opportunités dans leur pays, au sein d’un écosystème capable de les accueillir et de les faire grandir. »

L’enjeu est clair , déclare-t-il : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir, capable d’évoluer, de se moderniser et de mieux s’insérer dans les transformations globales. Chaque amélioration de notre environnement économique renforce notre compétitivité et consolide notre attractivité auprès des investisseurs étrangers comme des entrepreneurs nationaux. »

Un autre élément important est celui de la compétitivité. « Elle est nécessaire, mais elle ne peut pas se faire au détriment de la cohésion sociale ni de l’intérêt général. Notre ambition est précisément de concilier efficacité, inclusion et souveraineté » conclut-il.

L’article Samir Majoul : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Malinne Blomberg : « Investir en Tunisie, c’est ouvrir sur l’Afrique »

25. Juni 2026 um 13:05

Intitulé « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le TIF 2026 vise à transformer les intentions en projets et les projets en résultats concrets pour les entreprises, les territoires et les populations. C’est ce qu’il ressort de cette édition spéciale. Malinne Blomberg, responsable pays de la BAD en Tunisie, a fait savoir, lors de son allocution que cette édition est « un rendez-vous incontournable entre la Tunisie et les investisseurs ». 

Malinne Blomberg a rappelé que, dans un contexte international marqué par la multi‑crise et la volatilité, l’investissement repose avant tout sur la confiance dans la stabilité, la qualité des institutions, la prévisibilité des règles et la capacité collective à convertir une décision d’investissement en production, exportation et emplois durables.

En outre, la responsable de la BAD en Tunisie estime que cette confiance se construit par un dialogue durable entre l’État, les investisseurs et les institutions financières. Un rôle que joue précisément le Tunisia Investment Forum. « Les économies qui combinent stabilité, compétitivité, capacité d’exécution et vision régionale tireront leur épingle du jeu et la Tunisie appartient à ce groupe » a‑t‑elle ajouté.  Tout en soulignant que le pays dispose d’un capital humain qualifié, d’infrastructures solides, d’une tradition industrielle, d’un tissu entrepreneurial diversifié et d’une position géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Les chiffres récents présentés par la FIPA le prouvent : +30% d’investissements étrangers en 2025 et la Tunisie se classe au 4e rang africain pour l’industrialisation en 2025, qui y voit un fort potentiel pour attirer davantage d’investissements productifs.

Elle a ensuite détaillé trois convictions qui guident son action en Tunisie. Premièrement, l’investissement doit accélérer la transformation productive, verte et inclusive du pays : il faut orienter les capitaux vers des projets qui renforcent les capacités productives, augmentent la valeur ajoutée locale, diffusent les technologies et créent des emplois. Tout en répondant aux défis de la sécurité hydrique, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de la transition énergétique. La Tunisie, a‑t‑elle précisé, figure notamment parmi les premiers pays africains pour la transition énergétique selon le Forum économique mondial 2026.

Deuxièmement, l’intégration africaine via la ZLECAf doit devenir un levier d’investissement. La zone crée un nouvel espace de croissance et de coopération à l’échelle continentale, offrant à la Tunisie des débouchés compétitifs pour la production, les services et l’innovation vers l’Europe, le Maghreb, le monde arabe et le continent africain. L’objectif est que la Tunisie passe du statut de porte d’entrée à celui d’acteur majeur de la transformation économique africaine, en favorisant des investissements croisés et des partenariats concrets.

Troisièmement, la mobilisation de l’investissement exige une coalition d’exécution. Les pouvoirs publics doivent établir les cadres et impulser les réformes ; le secteur privé doit investir et innover ; les institutions financières doivent préparer les projets, financer et partager les risques. La Banque a insisté sur la nécessité de structurer davantage de programmes coordonnés et d’accompagner les projets au‑delà des annonces, par des financements mixtes, des garanties, des assurances, des financements de commerce et une assistance technique.

Parmi les initiatives évoquées elle a présenté la nouvelle Agence financière africaine de développement (NAF), destinée à mobiliser le capital institutionnel africain, réduire le risque d’investissement et débloquer des financements à grande échelle pour les priorités du continent. La Banque a rappelé que l’Afrique possède les ressources pour financer sa transformation, à condition de disposer d’architectures financières capables de canaliser ces ressources vers les projets nécessaires.

Dans le cadre du forum, une session coorganisée cet après‑midi avec la Banque mondiale présentera aux entreprises tunisiennes les opportunités offertes par les banques de développement, leurs procédures de passation de marché et les modalités pour devenir fournisseurs sur des projets financés en Tunisie et dans d’autres pays africains.

Et Malinne Blomberg a réaffirmé son engagement : investir en Tunisie, c’est accéder à un marché national mais aussi à une région ouverte sur l’Afrique et connectée aux chaînes de valeur mondiales. Elle appelle les entreprises tunisiennes à saisir ces opportunités par l’ambition, les partenariats et une capacité d’exécution au‑delà des frontières.

Pour conclure, elle a estimé que le succès du TIF 2026 se mesurera aux partenariats noués, aux projets financés et aux emplois créés. Elle a précisé qu’elle restera mobilisée pour transformer la dynamique affichée en résultats concrets, afin de faire de la Tunisie une destination de confiance pour les investisseurs et un moteur de croissance au service de l’Afrique.

L’article Malinne Blomberg : « Investir en Tunisie, c’est ouvrir sur l’Afrique » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars

25. Juni 2026 um 12:35

Les avoirs nets en devises se sont élevés à près de 25,2 milliards de dinars, à la date du 24 juin 2026. Ce qui représente 102 jours d’importation; contre 23,3 milliards de dinars (soit 101 jours d’importation), une année auparavant. C’est ce que révèlent les indicateurs monétaires et financiers, publiées jeudi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette amélioration du volume des réserves en devises est expliquée par l’accroissement des revenus du travail de 4,8 %, pour atteindre 4,2 milliards de dinars et des recettes touristiques cumulés de 4,5 %, à 3,1 milliards de dinars. Et ce, à la date du 20 juin courant, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils se sont situés à 3,6 milliards de dinars, à la même date.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur tendance haussière, dépassant les 29,3 milliards de dinars, depuis le début de l’année jusqu’au 24 juin 2026; contre 24,7 milliards de dinars, durant la même période de 2025. Ce qui représente une hausse de 18,5 %.

L’article Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Wamkele Mene : « La Tunisie est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent »

25. Juni 2026 um 12:22

La 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), rendez-vous majeur des acteurs mondiaux de l’investissement, se déroule ce jeudi  25 juin 2026 à Tunis. Organisé par FIPA-Tunisia sous le patronage du Ministère de l’Économie et de la Planification et en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, ce forum offre une plateforme stratégique d’échanges, de networking et de création de partenariats entre investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprise, institutions publiques et partenaires de développement.

Présent lors de cette matinée, Wamkele Mene, le secrétaire général de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf), a souligné lors de son allocution l’importance du thème de cette édition, qui fait écho à la mission de la ZLECAf. Il a salué l’engagement de la Tunisie, l’un des premiers pays à signer et ratifier l’accord, et a insisté sur le rôle du pays comme plateforme pour dynamiser le commerce intra‑africain et attirer les investissements.

Il précise dans ce contexte :  » Nous nous réunissons à un moment où l’économie mondiale fait face à des défis sans précédent. En effet, le capital se montre prudent, les investisseurs hésitent et le commerce est fragmenté. Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont morcelées. De plus en plus, les industriels et les producteurs recherchent des partenariats régionaux pour établir des chaînes d’approvisionnement alternatives et garantir la résilience pour notre continent et pour la Tunisie en particulier. Cela signifie que nous devons renforcer et construire notre autonomie économique en créant des chaînes de valeur en Afrique, sans pour autant nous déconnecter du reste du monde. »

Il ajoute : « Notre mission est de développer nos économies et nos marchés, de bâtir des partenariats, d’accroître notre capacité de production et d’échange, et de lever les obstacles intra‑africains à l’investissement et au commerce. Pendant plus de 70 ans, le continent africain a été caractérisé par la fragmentation des marchés, la petitesse des marchés nationaux, la coexistence de 42 monnaies, des frontières réglementaires denses et des économies qui restent trop dépendantes de l’exportation de matières premières non transformées vers les marchés traditionnels du Nord. En réponse à ce constat, nos chefs d’État et de gouvernement, au sein de l’Union africaine, ont décidé d’accélérer le commerce intra‑africain en instituant la ZLECAf. « 

Comme il l’a précisé lors de son discours d’ouverture, la Tunisie est déjà activement engagée dans les échanges au sein de ce cadre. 42 entreprises tunisiennes pionnières ont satisfait aux exigences réglementaires nécessaires pour pouvoir commercer dans ce cadre ; ces entreprises couvrent la production manufacturière, la production d’engrais, l’agriculture et l’exportation de produits agricoles vers l’Afrique subsaharienne. « L’Afrique est ouverte aux affaires et la Tunisie, bien entendu, est ouverte aux affaires ; elle est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent, via ses infrastructures et grâce à la ZLECAf. « 

« La ZLECAf présente une proposition de valeur et d’investissement : un marché potentiel de 1,4 milliard de personnes avec un PIB combiné estimé à 3,4 billions de dollars américains. Cela signifie que, lorsque vous investissez en Tunisie, vous avez accès aux marchés des 49 autres pays et bénéficiez d’un accès préférentiel à ces marchés dynamiques et à forte croissance en Afrique.

En 2024, le commerce intra‑africain a atteint 220 milliards de dollars, soit une hausse de 12,5% par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi nous avons confiance dans l’avenir de notre continent et dans le rôle de la Tunisie comme porte d’entrée vers l’Afrique » a-t-il poursuivi.

Wamkele Mene a souligné la capacité d’exportation de la Tunisie et son expérience : « La Tunisie a été parmi les premiers partenaires à conclure un accord préférentiel avec l’Union européenne. Ce qui en a fait l’un des plus grands pays exportateurs en Afrique vers l’UE et le 10e fournisseur de vêtements de l’Union européenne. La Tunisie compte plus de 260 entreprises exportatrices réalisant plus de 2,5 milliards de dollars d’exportations. Soit plus de 14% des exportations nationales dans le cadre des zones de libre‑échange. »

Il a également rappelé que la ZLECAf ne concerne pas uniquement les biens commerciaux. « Elle porte aussi sur l’économie numérique, l’autonomisation des petites et moyennes entreprises et l’intégration des femmes et des jeunes dans le commerce. Du point de vue de l’investisseur, elle vise à faciliter l’investissement intra‑africain — qui représente aujourd’hui moins de 4 % et à renforcer la protection juridique des investissements via le protocole sur l’investissement applicable. Les règles de protection de l’investissement et d’ouverture des marchés existent ; le marché est là. La main‑d’œuvre la plus jeune du monde sera en Afrique d’ici 2050. D’ici 2050, une personne sur quatre vivra en Afrique. Les projections estiment le PIB africain à 16,2 billions de dollars, positionnant alors le continent comme l’une des plus grandes économies mondiales. Il ne s’agit pas seulement d’une architecture plus vaste pour le commerce ; c’est une opportunité de marché dynamique et à forte croissance. Parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, six se situent en Afrique. »

« Bien sûr, nous devons surmonter des défis précis : le coût du transport et de la logistique, le coût des infrastructures, le coût élevé du financement du commerce, le coût des paiements et transactions intra‑africains, et l’absence d’une infrastructure de paiement continentale qui permettrait aux PME comme aux grandes entreprises d’échanger à des tarifs compétitifs et à des millions d’Africains de profiter d’un marché de 1,4 milliard de personnes » a-t-il encore souligné.

Il conclut : « La Tunisie apporte une nouvelle dynamique et de nouvelles opportunités pour l’Afrique. Il s’agit d’un modèle d’intégration économique important que nous construisons. Et nous sommes convaincus que la Tunisie joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’intégration économique en Afrique. C’est un pays où investir, c’est aussi investir dans l’avenir du continent et tirer parti du marché africain. »

L’article Wamkele Mene : « La Tunisie est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Samir Abdelhafidh : « Le TIF, tribune des réformes et des opportunités d’investissement »

25. Juni 2026 um 11:03

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Lors de son allocution, le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh a souligné l’importance économique de ce rendez‑vous.

Samir Abdelhafidh a présenté le TIF comme une tribune essentielle pour dresser un panorama des réformes économiques en cours et mettre en avant les avantages comparatifs de la Tunisie ainsi que les opportunités d’investissement dans l’ensemble des secteurs, en particulier ceux à forte valeur ajoutée à l’échelle internationale.

La manifestation propose des sessions axées sur les priorités du plan de développement 2027–2030 : promotion de l’investissement, soutien à l’entrepreneuriat, dynamisation des marchés porteurs avec un focus sur le marché africain et renforcement des efforts nationaux pour stimuler la croissance économique et sociale.

Parmi les temps forts figurent un atelier sectoriel dédié à l’industrie automobile et aux industries manufacturières, et un autre atelier consacré à l’entrepreneuriat féminin et aux PME. La matinée mettra également en lumière les entreprises tunisiennes et étrangères récompensées pour leur innovation, intégration technologique, responsabilité sociale, contribution au développement régional, création d’emplois et respect de l’environnement.

Le forum servira de plateforme pour le lancement officiel d’un nouvel outil numérique destiné à faciliter les procédures administratives et améliorer le climat des affaires et de l’investissement. Une séance est par ailleurs prévue pour annoncer plusieurs projets d’investissements étrangers en Tunisie.

Le ministre a conclu en remerciant les organisateurs, notamment l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, le ministère de l’Économie et de la Planification et la Banque africaine de développement. Tout en souhaitant que cette édition contribue pleinement aux objectifs de développement attendus.

L’article Samir Abdelhafidh : « Le TIF, tribune des réformes et des opportunités d’investissement » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sarra Zaafrani Zenzri: « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement »

24. Juni 2026 um 18:38

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a inauguré aujourd’hui le Forum économique tuniso‑italien, en présence d’Antonio Tajani et d’une importante délégation italienne.

Coïncidant avec le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, ce rendez‑vous, organisé par l’UTICA, l’APII et l’Agence italienne pour le commerce, met en lumière une coopération en pleine diversification : énergie (projet ELMED), agriculture et eau (initiative TANIT), industrie et numérique. La Tunisie, qui achève son plan de développement 2026‑2030, mise sur la modernisation du cadre d’investissement, la digitalisation et la montée en valeur ajoutée des filières pour attirer des investissements qualitatifs et conforter son rôle de plateforme entre l’Europe et l’Afrique.

Elle rappelle que les relations tuniso‑italiennes reposent sur des liens historiques profonds, une proximité géographique et des affinités culturelles en Méditerranée. Elles ont connu récemment un essor qualitatif, avec une diversification tangible des échanges dans des secteurs clés : économie, investissement, commerce, énergie, culture, enseignement supérieur et recherche. Cette dynamique a hissé la coopération bilatérale à un niveau d’exception, fondé sur le dialogue, le respect mutuel et des projets à forte valeur ajoutée.

Elle souligne lors de son allocution que la Tunisie complète actuellement l’élaboration de son plan quinquennal 2026‑2030, fruit d’une démarche ascendante et participative, de la localité jusqu’au niveau national. Ce plan vise à instaurer un modèle de développement équitable et résilient, appuyé sur un cadre institutionnel rénové et des priorités nationales claires. L’État s’emploie à améliorer le climat des affaires : modernisation du cadre législatif et institutionnel de l’investissement, simplification et digitalisation des procédures, amélioration des services publics, accès facilité aux fonciers d’investissement, formation professionnelle adaptée, et modernisation des infrastructures portuaires, douanières et logistiques.

Elle ajoute lors de son allocution que la coopération tuniso‑italienne se traduit déjà par des avancées concrètes. L’Italie demeure un investisseur majeur en Tunisie, notamment dans le secteur énergétique, et se classe au troisième rang des partenaires pour les IDE, avec plus de 1 072 entreprises à participation italienne et un stock d’investissement estimé à environ 3,7 milliards de dinars. Les échanges commerciaux ont atteint près de 20,5 milliards de dinars en 2025, poursuivant une croissance  +8% sur les quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Le tourisme illustre aussi ce partenariat : plus de 160 000 visiteurs italiens ont séjourné en Tunisie en 2025.

Au‑delà des chiffres, des projets structurants témoignent de l’ambition commune : le projet de ligne électrique ELMED, mené par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz et TERNA, constitue la première interconnexion directe entre l’Afrique du Nord et l’Europe, renforçant la sécurité énergétique et favorisant le déploiement des énergies renouvelables. Le projet TANIT, intégré au plan Mattei pour l’Afrique, illustre par ailleurs une coopération dans les secteurs de l’agriculture et de l’eau, fondée sur le partage d’expertise et le développement durable.

Malgré ces avancées, le potentiel de la relation bilatérale reste sous‑exploité. Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement notamment dans les énergies renouvelables, l’industrie des composants automobiles, les technologies de l’information et de la communication, et l’économie numérique. La stratégie nationale de l’industrie et du renouvellement à l’horizon 2035 vise à moderniser la gouvernance industrielle, promouvoir l’innovation et renforcer les pôles technologiques, facilitant l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur mondiales.
Nos priorités incluent la montée en valeur ajoutée de l’industrie  mécanique, électronique, composants automobiles et aéronautiques, industries pharmaceutiques, agroalimentaires, chimiques, technologies environnementales, économie bleue et services numériques — ainsi que le soutien aux PME par des incitations à la modernisation et à l’intégration régionale.
La Tunisie et l’Italie partagent aussi des enjeux environnementaux communs : gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire, lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine, adaptation agricole aux changements climatiques et préservation de la biodiversité méditerranéenne. La coopération bilatérale peut produire des solutions innovantes, depuis la gouvernance de l’eau jusqu’à l’économie bleue et la modernisation des filières agricoles.

Sur le plan régional, elle souligne que la Tunisie affirme son rôle de plateforme économique entre l’Europe et l’Afrique. Notre engagement dans la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAF) et notre adhésion à la COMESA témoignent de cette ambition. Des partenariats triangulaires réunissant savoir‑faire italien, compétences tunisiennes et opportunités africaines peuvent ouvrir des marchés importants dans les infrastructures, l’agriculture, l’eau, l’énergie, la santé, la formation et la numérisation.

La Mattei Initiative représente un cadre pertinent pour des projets respectueux des priorités nationales, de la souveraineté des États et axés sur la création de valeur locale. La Tunisie est prête à jouer un rôle actif comme plate‑forme d’investissement, de production et de formation, attirant des investissements qualitatifs afin de favoriser la création de richesse, la croissance et la justice sociale.

En conclusion, « ce forum doit s’inscrire comme une étape récurrente de dialogue et d’échanges pragmatiques entre acteurs tunisiens et italiens. Nous souhaitons qu’il contribue à concrétiser des projets communs, à approfondir une coopération stratégique et à ouvrir de nouvelles perspectives économiques, pour le bénéfice des peuples tunisien et italien ». conclut-elle.

L’article Sarra Zaafrani Zenzri: « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Climat et ozone : la Tunisie abaisse sa consommation d’HCFC de 70% (objectif zéro en 2030)

24. Juni 2026 um 12:45

La Tunisie a réduit de 70% sa consommation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) d’ici la fin 2025 par rapport au niveau national de référence de 725 tonnes, évitant ainsi l’émission d’environ 917 670 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

Il convient de noter que les HCFC sont des gaz principalement utilisés dans les secteurs de la réfrigération et de la climatisation. Bien qu’ils aient été largement employés à des fins industrielles et domestiques pendant des années, ce sont des substances nocives pour la couche d’ozone et contributrices au réchauffement climatique.

Leur élimination progressive s’inscrit dans les engagements pris par la Tunisie dans le cadre du Protocole de Montréal, auquel le pays a adhéré en 1989, ainsi que de ses amendements successifs, y compris l’amendement de Kigali adopté en 2016 et ratifié par Tunis en 2021.

 

Selon les Nations unies, après les deux premières phases du plan lancées durant la période 2014–2026, la nouvelle phase 2026–2030 vise à porter la consommation nationale de HCFC à zéro d’ici 2030. Le programme prévoit, entre autres mesures, la récupération, le recyclage et la régénération des fluides frigorigènes, la formation de techniciens et d’opérateurs du secteur du froid, le soutien aux centres de formation professionnelle et des projets pilotes dans les filières pêche et industrie agroalimentaire.

Par ailleurs, selon l’ANSA, la transition vers des technologies de refroidissement plus efficientes et à moindre impact climatique représente l’un des défis environnementaux et économiques pour la Tunisie, où la demande en climatisation et réfrigération est appelée à croître avec l’augmentation des températures et le développement des secteurs agroalimentaire, logistique et touristique. Pour le cas de la Tunisie, la réduction des HCFC constitue donc un résultat environnemental, mais aussi une transition technologique pour adapter les entreprises et les services aux normes internationales en matière de climat, d’ozone et d’efficacité énergétique.

L’article Climat et ozone : la Tunisie abaisse sa consommation d’HCFC de 70% (objectif zéro en 2030) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Slah Zouari : le budget 2027 doit suivre les priorités du plan 2026-2030

24. Juni 2026 um 12:22

Le budget de développement pour l’année 2027 devra impérativement s’aligner sur les orientations stratégiques du plan de développement 2026/2030. C’est ce qu’a souligné ce mardi à Tunis le ministre de l’Équipement et de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Slah Zouari. Il s’exprimait de la sorte, lors d’une séance de travail consacrée à l’examen des propositions budgétaires de son département.

Le ministre a insisté sur le respect rigoureux des priorités adoptées afin de garantir l’efficacité des interventions de l’État et d’atteindre les objectifs fixés par le budget.

Un communiqué du ministère précise que M. Zouari a appelé à accélérer la finalisation des dossiers des projets proposés en vue de leur inscription dans le budget de la mission de l’Équipement et de l’Habitat pour 2027. Il a notamment exigé la préparation préalable des études de faisabilité, la libération définitive des emprises foncières, ainsi que la fixation précise des coûts des crédits et des délais d’exécution.

Cette séance de travail s’est déroulée conformément aux dispositions générales de la circulaire de la Cheffe du gouvernement n°2, datée du 14 avril 2026. Laquelle est relative à la préparation du budget de l’État pour l’année 2027. La réunion a également permis de passer en revue les principaux projets proposés pour l’exercice 2027 et de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers en cours inscrits au budget 2026.

Enfin, notons que la réunion s’est tenue en présence du chef de cabinet, de directeurs de structures centrales et régionales ainsi que de plusieurs cadres du ministère.

L’article Slah Zouari : le budget 2027 doit suivre les priorités du plan 2026-2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Plan quinquennal 2026-2030 : entre ambition sociale et fragilité économique

23. Juni 2026 um 16:46

Le projet de plan quinquennal 2026-2030 livre un diagnostic riche. Mais il souffre d’un défaut majeur : l’absence d’une hiérarchisation claire des priorités. Dette, sécurité alimentaire, chômage structurel et transition numérique y sont traités au même niveau. Ce qui brouille la lecture stratégique et empêche d’identifier les leviers les plus déterminants pour relancer durablement l’économie. C’est ce que relève Ridha Chkoundali, expert en économie, via son post Fb. 

 En économie du développement, il est essentiel de distinguer les variables explicatives (investissement, productivité, épargne) des résultats attendus (croissance, chômage, pauvreté). 

Sur le plan macroéconomique, l’analyse de Ridha Chkoundali souligne l’usage d’hypothèses dépassées concernant le plan quinquennal 2026-2030. En effet, elle s’appuie en partie sur des projections antérieures aux récentes tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux révisions du FMI d’avril 2026. En conséquence, les séries chiffrées, en particulier la prévision de croissance de 3,3 % pour 2026 et sa ventilation sectorielle paraissent irréalistes. D’ailleurs, elles remettant en cause l’ensemble des objectifs calibrés à partir de ces données. Il est alors légitime de se demander comment ces failles n’ont pas été détectées avant la soumission du plan aux instances de validation.

La visibilité sur le financement est un autre point faible majeur

 Pourtant, la crédibilité d’un plan de développement repose en grande partie sur la clarté de son architecture financière. A savoir que les bailleurs et les investisseurs exigent des estimations détaillées des ressources propres, des emprunts intérieurs et extérieurs, ainsi que des scénarios de mobilisation des partenariats public-privé. Élaborer un plan en situation d’incertitude financière, alors même que le texte reconnaît l’incertitude mondiale, affaiblit sa portée opérationnelle.

En outre, plusieurs objectifs paraissent trop ambitieux au regard des capacités d’exécution réelles. Doubler presque le revenu moyen par habitant d’ici 2030, réduire fortement le chômage et la pauvreté, accélérer massivement la part des énergies renouvelables ou multiplier les projets d’investissement demandent des moyens et une capacité de gestion hors de proportion avec l’expérience récente. Le taux d’achèvement des projets publics a rarement dépassé les 40 %. Et tripler la croissance de l’investissement en cinq ans exige des financements colossaux et une efficacité administrative qui ne sont pas démontrés. Sans arbitrages clairs et ressources adaptées, ces cibles risquent de rester déclaratives.

Ensuite, Ridha Chkoundali poursuit son analyse en estimant que le plan tente parallèlement de concilier deux logiques difficiles à coexister : une redistribution accrue et une création de richesse. De ce fait, il privilégie la question « comment répartir la croissance ?» plutôt que « comment générer de la richesse ? » Or, augmenter les dépenses sociales sans gain de productivité peut réduire la compétitivité. Et relever les salaires sans améliorer la productivité pèse sur l’investissement privé. 

D’ailleurs, certaines ambitions sectorielles semblent irréalistes. Les cibles de croissance sectorielle (agriculture, industrie, services), la multiplication de la production de phosphate ou la forte montée des matériaux de construction exigeraient des changements structurels profonds, une transformation de la politique monétaire et fiscale et des ressources humaines et financières considérables. De même, l’objectif d’intégrer 50 % du secteur informel semble déconnecté des mesures récentes (nouveau droit des chèques, suppression du numéraire plafonné) qui ont rendu l’informalité plus résiliente.

Le rôle accordé à l’État et aux collectivités locales est central dans le plan. Tandis que le levier de l’investissement privé, des entreprises exportatrices et de l’innovation reste moins mis en avant. L’expérience internationale montre pourtant que la soutenabilité du développement repose largement sur l’investissement privé et la compétitivité, éléments insuffisamment valorisés dans notre pays. 

Il ajoute : « Il faut relier chaque objectif à des indicateurs de résultat précis (emplois créés, productivité, attractivité des investissements) et prévoir des mécanismes de responsabilité en cas de retard ou d’échec. L’absence de scénarios alternatifs (optimiste, de référence, pessimiste) est une lacune majeure dans un pays vulnérable aux chocs externes et climatiques. »

 Dans ces conditions, les équilibres retenus pour bâtir le texte deviennent fragiles, en particulier la prévision de croissance de 3,3% pour 2026, ainsi que sa ventilation sectorielle. Pour Ridha  Chkoundali, un plan fondé sur des chiffres devenus obsolètes risque d’induire une lecture biaisée de l’ensemble des objectifs économiques.

L’un des principaux reproches concerne l’absence d’une architecture financière clairement définie. L’économiste souligne qu’un document de développement doit indiquer de façon précise les ressources propres, les emprunts intérieurs et extérieurs, ainsi que la manière dont les budgets 2026-2030 seront couverts. Or, dans un contexte marqué par l’incertitude, cette dimension apparaît insuffisamment détaillée. Pour lui, il est difficile de bâtir un plan crédible alors même que le texte reconnaît les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale. Cette contradiction réduit la lisibilité du projet pour les bailleurs, les investisseurs et les acteurs économiques.

Ridha Chkoundali insiste également sur le décalage entre les objectifs affichés et les capacités réelles d’exécution. Le plan vise un revenu moyen par habitant de 21 530,5 dinars, soit 7 424,3 dollars en 2026, ce qui reviendrait presque à doubler le niveau moyen observé en Tunisie. Il fixe aussi des cibles ambitieuses en matière de pauvreté, d’emploi, d’investissement et de transition énergétique. Mais, selon lui, ces ambitions ne sont pas accompagnées d’une démonstration suffisante des moyens nécessaires pour les atteindre. Le passage de la croissance moyenne de 2,4% sur 2021-2025 à 4,2% sur 2026-2030 lui paraît trop optimiste, de même que les projections sectorielles qui annoncent, par exemple, une progression de l’agriculture de 0,1% à 3,1%, de l’industrie de 1,8% à 5,1% et des services de 2,9% à 4,2%.

La même réserve vaut pour plusieurs secteurs jugés stratégiques. L’objectif de faire progresser le secteur minier de 8,4% à 14,3%, avec une montée de la production de phosphate d’environ 3 millions de tonnes à 11,4 millions de tonnes en 2030, est présenté comme particulièrement difficile à réaliser.  Ridha Chkoundali juge également très ambitieux le rythme attendu dans la construction et les travaux publics, avec une hausse de 1% à 8,8%, ou encore dans l’industrie des matériaux de construction, de 1,4% à 7,1%. Ces objectifs supposent, selon son analyse, des ruptures profondes dans la politique économique, la fiscalité, le financement et la capacité administrative, sans que le document n’en expose clairement les conditions.

L’économiste critique aussi le choix de privilégier la redistribution sans clarifier les arbitrages avec la création de richesse. Le plan veut simultanément réduire le chômage, les disparités régionales, la pauvreté et renforcer la justice sociale, tout en augmentant les dépenses de développement. Mais Chkoundali estime que le texte ne dit pas assez comment concilier ces objectifs parfois contradictoires. Augmenter les dépenses sociales sans gain de productivité, ou relever les salaires sans amélioration de la compétitivité, peut fragiliser l’investissement privé. À ses yeux, le document privilégie davantage la répartition  de la croissance que les conditions de production de cette richesse.

Il pointe enfin plusieurs lacunes structurelles : la place limitée accordée à l’économie informelle, à la crise des entreprises publiques, à la fuite des compétences et à la faiblesse de l’épargne nationale. Il regrette aussi l’absence de scénarios alternatifs, pourtant indispensables dans une économie exposée aux chocs externes et climatiques. Le plan est certes plus avancé que les précédents sur le suivi-évaluation, mais  Ridha Chkoundali rappelle qu’un bon dispositif ne se mesure pas au nombre de projets annoncés, mais à leur impact réel sur l’emploi, l’investissement et la productivité.

« Pour être crédible, un plan quinquennal doit clarifier ses priorités, actualiser ses hypothèses macroéconomiques, détailler son financement, proposer des scénarios alternatifs et définir des indicateurs d’impact assortis de mécanismes de reddition de comptes », conclut-il.

L’article Plan quinquennal 2026-2030 : entre ambition sociale et fragilité économique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Déclarations fiscales en ligne : dernier délai ce lundi 22 juin 2026

22. Juni 2026 um 09:55

La Direction générale des impôts relevant du ministère des Finances rappelle, dans un communiqué, que les personnes morales inscrites au système de déclaration et de paiement à distance doivent impérativement procéder à l’accomplissement de leurs obligations fiscales, à l’échéance du lundi 22 juin 2026. Il s’agit du dernier délai légal pour le dépôt des déclarations mensuelles ainsi que pour le paiement des impôts et taxes dus via les services numériques.

L’administration fiscale souligne que cette date constitue la fin du délai réglementaire et non une journée exclusive dédiée aux déclarations. Elle recommande ainsi aux contribuables concernés de ne pas attendre les dernières heures afin d’éviter toute surcharge éventuelle du système informatique et de garantir le bon déroulement des opérations de télé-déclaration.

La Direction générale des impôts a également rappelé que, dans le cas où l’échéance coïncide avec un dimanche ou un jour férié, le dépôt de la déclaration peut être effectué le jour ouvrable suivant. Et ce, sans application de pénalités de retard, conformément à la législation en vigueur.

Cette mesure s’inscrit dans la politique de l’administration visant à faciliter le respect des obligations fiscales, à encourager la digitalisation des services publics et à assurer le respect des délais légaux de dépôt et de paiement.

L’article Déclarations fiscales en ligne : dernier délai ce lundi 22 juin 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Origine de la Covid : le coup d’éclat de Tulsi Gabbard contre Anthony Fauci avant son départ

20. Juni 2026 um 12:21

Pour son dernier jour à la tête du renseignement américain, Tulsi Gabbard frappe un grand coup en publiant des documents confidentiels explosifs. Elle accuse directement le Dr Anthony Fauci d’avoir collaboré avec des agents politisés pour masquer la fuite de laboratoire à Wuhan et d’avoir menti au Congrès.

La directrice sortante du renseignement national américain a rendu publiques des correspondances inédites mettant gravement en cause l’ancien patron de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Selon le Bureau du directeur du renseignement national, ces pièces officielles démontrent que le Dr Anthony Fauci a orchestré, en coulisses, la manipulation des évaluations des services secrets pour imposer la thèse d’une origine naturelle du virus et censurer l’hypothèse d’un accident de laboratoire.

Ces documents, fruits d’une enquête de déclassification d’un an alimentée par plusieurs lanceurs d’alerte, révèlent également le rôle financier de premier plan joué par le scientifique. L’administration affirme que le Dr Fauci a détourné des millions de dollars du contribuable américain pour financer des recherches à haut risque dites de « gain de fonction » sur les coronavirus de chauves-souris au sein même de l’Institut de virologie de Wuhan, un site aujourd’hui largement désigné comme la source probable de la pandémie de Covid-19.

Le rapport détaille la triple casquette de l’expert durant la crise sanitaire, à la fois financeur de projets virologiques dangereux liés aux « vaccins universels », conseiller de l’ombre de la communauté du renseignement — qui suivait majoritairement ses directives — et principal commentateur public de la pandémie. Tulsi Gabbard souligne que l’analyse de centaines de courriels prouve l’implication de scientifiques payés par le NIAID pour orienter les conclusions des services d’espionnage.

L’offensive de la directrice sortante prend aussi une tournure judiciaire puisque le communiqué accuse formellement le Dr Fauci de parjure devant le Congrès américain en 2024, année où il avait nié sous serment toute participation à des discussions sur ces recherches virologiques. Enfin, l’enquête lève le voile sur un système de pressions internes au sein du renseignement américain, affirmant que les analystes opposés aux conclusions officielles ont subi des marginalisations et des menaces de représailles directes sur leurs carrières. Pour Tulsi Gabbard, la publication de ces preuves met fin à des années de mensonges et de censure organisée.

L’article Origine de la Covid : le coup d’éclat de Tulsi Gabbard contre Anthony Fauci avant son départ est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Diplomatie tunisienne : les femmes, désormais 80% des nouvelles recrues

20. Juni 2026 um 09:25

Près de quatre diplomates tunisiens sur dix sont aujourd’hui des femmes. Le chiffre, avancé vendredi par le chef de la diplomatie Mohamed Ali Nafti, illustre une dynamique qui s’accélère d’année en année : la dernière promotion de secrétaires des Affaires étrangères comptait 80% de femmes, contre 74% en 2025 et seulement la moitié l’année précédente.

C’est à l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie que ces données ont été dévoilées, lors d’une cérémonie tenue au siège de l’Académie diplomatique de Tunis. La rencontre, placée sous le signe de l’engagement des femmes au service de la paix et du développement, a réuni diplomates et représentants d’organisations internationales.

Dans son intervention, le ministre a tenu à inscrire cette évolution dans la durée. Il a rappelé que des femmes figuraient déjà dans la toute première délégation tunisienne envoyée à l’Assemblée générale des Nations unies, au lendemain de l’Indépendance — un choix qui, selon lui, traduisait l’attachement des fondateurs de l’État moderne au principe d’égalité entre citoyens et à l’émancipation féminine.

Mohamed Ali Nafti a également salué la mémoire des diplomates tunisiennes qui, depuis cette époque, ont œuvré à la défense de la souveraineté du pays, à la promotion de ses intérêts et à l’avancée du développement durable. Leurs héritières, a-t-il poursuivi, occupent désormais des fonctions à responsabilité, que ce soit au sein du ministère ou dans les instances internationales, où elles prennent part aux négociations, aux dialogues et à la recherche de consensus contribuant à la stabilité régionale et mondiale.

Le chef de la diplomatie est par ailleurs revenu sur l’engagement précoce de la Tunisie envers la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 2000, qui reconnaît le rôle des femmes non seulement comme bénéficiaires de protection, mais comme actrices à part entière de la construction de la paix. La Tunisie, a-t-il précisé, a été la première nation d’Afrique du Nord à se doter d’un plan d’action national pour appliquer ce texte, et la première de la région à en adopter un second, pour la période 2023-2027.

De son côté, Florence Basty, qui dirige le bureau d’ONU Femmes pour la Tunisie et la Libye, a salué un pays qu’elle considère comme précurseur en matière de droits des femmes, sur la scène régionale comme internationale. Son parcours depuis l’Indépendance, a-t-elle estimé, témoigne d’une influence durable des femmes tunisiennes dans la diplomatie multilatérale et les initiatives de paix à travers le monde.

Selon elle, les jeunes générations de diplomates perpétuent aujourd’hui cet héritage transmis par leurs aînées, tout en s’ouvrant à de nouvelles perspectives de responsabilité et d’influence. En plaçant les femmes au centre de ses priorités diplomatiques, a-t-elle ajouté, la Tunisie fait de leur participation pleine et égale un véritable choix stratégique, doublé d’une responsabilité assumée sur le plan international. Cette approche, a-t-elle conclu, trouve son ancrage dans l’agenda « Femmes, paix et sécurité » et dans la résolution 1325, référence centrale pour renforcer la place des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable.

L’article Diplomatie tunisienne : les femmes, désormais 80% des nouvelles recrues est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Banques et assurances : la grève des 23, 24 et 25 juin est maintenue

20. Juni 2026 um 08:48

La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a réaffirmé vendredi son attachement au droit syndical et au droit de grève, à quelques jours du mouvement sectoriel prévu les 23, 24 et 25 juin 2026. Cette mobilisation intervient dans un contexte de blocage des négociations sociales relatives aux augmentations salariales.

Dans un communiqué, la fédération a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux pratiques et pressions qui auraient accompagné les préparatifs de cette grève sectorielle. Elle dénonce notamment des tentatives visant à influencer la liberté des employés dans le choix de leurs positions et dans l’expression de leur engagement syndical en toute indépendance.

Selon l’organisation syndicale, de telles pratiques constituent une atteinte au principe de la liberté syndicale ainsi qu’aux garanties encadrant l’exercice de l’action syndicale, telles que consacrées par la Constitution, la législation en vigueur et les normes internationales du travail.

La fédération a appelé à la mise en place de toutes les garanties juridiques et organisationnelles nécessaires afin de permettre aux travailleurs d’exercer leurs droits syndicaux dans un climat de liberté et de dignité. Elle a également exhorté ses adhérents à respecter les dispositions légales et réglementaires encadrant la grève et à y participer de manière « consciente et responsable ».

Pour rappel, la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance avait annoncé un mouvement de grève sectorielle de trois jours, du 23 au 25 juin 2026, pour protester contre l’enlisement des négociations sociales portant sur les revalorisations salariales.

L’article Banques et assurances : la grève des 23, 24 et 25 juin est maintenue est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le capital-investissement entre deux mondes. Un secteur qui se réinvente !

20. Juni 2026 um 06:00

Après 8 ans de silence, la conférence annuelle de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC) a fait son come-back en juin 2026, comme un signal fort dans un paysage économique en pleine recomposition.

Sur le thème « Intelligence artificielle et investissement durable », l’événement n’a pas ressemblé à une simple rencontre professionnelle. Il a plutôt pris des airs de repositionnement assumé, presque de déclaration d’intention, à un moment où le financement de l’économie tunisienne cherche de nouveaux équilibres.

Dans la salle, un constat revenait avec insistance. Le capital-investissement n’est plus seulement un outil de financement. Il devient une manière d’accompagner les entreprises dans leur transformation, parfois même dans leur survie.

Derrière les discours, les chiffres de 2025 ont donné le ton. Le secteur a mobilisé 709 millions de dinars (MDT) et investi davantage encore autour de 740 MDT, dans plus de deux cents entreprises. Plus de cinq mille emplois ont été préservés ou créés, des indicateurs qui montrent autant la vitalité du secteur que la pression économique du moment.

Mais un autre mouvement s’installe, plus discret et pourtant déterminant. Le capital-retournement prend de l’ampleur. Près de quatre investissements sur dix concernent désormais des entreprises en difficulté. L’image est claire. Le secteur n’est plus seulement tourné vers la croissance, il s’ancre aussi dans la réparation du tissu économique.

Nécessité de prolonger les dispositions de 2019

Cette dynamique s’accompagne d’une inquiétude partagée. Les incitations fiscales mises en place en 2019 arrivent à échéance fin 2026. Pour les professionnels du secteur, le calendrier est serré et les conséquences potentiellement lourdes. Le capital-investissement fonctionne sur le temps long, parfois cinq à sept ans. Sans visibilité au-delà de cette échéance, l’équation devient fragile. D’où une demande insistante pour prolonger ces dispositifs jusqu’en 2031.

Pendant que le débat fiscal occupe les esprits, une autre transformation avance plus silencieusement mais avec une portée tout aussi profonde. L’intelligence artificielle commence à redessiner les métiers de l’investissement. Le sourcing ne dépend plus uniquement des réseaux ou de l’intuition des acteurs. Il s’appuie désormais sur l’analyse de masses de données, parfois invisibles à l’œil humain. Recrutements accélérés, changements dans les directions, signaux faibles issus de l’activité numérique des entreprises, tout devient matière à lecture et à anticipation.

Quid de la gouvernance structurée de l’IA ?

La due diligence elle aussi change de nature. Elle n’est plus un moment figé avant l’investissement. Elle devient un suivi permanent, presque vivant. Les entreprises en portefeuille sont observées en continu à travers des flux d’informations qui croisent données financières, juridiques, sociales et environnementales. Une vigilance constante s’installe, portée par les outils numériques, mais toujours interprétée par l’humain.

Cette montée en puissance de la technologie ne se fait pas sans résistance. Les acteurs du secteur évoquent des freins bien concrets. Les coûts d’adoption, l’absence de gouvernance structurée autour de l’IA et les questions de sécurité des données ralentissent encore son intégration. Pourtant, une ligne de fond se dessine. L’outil peut accélérer, mais la décision doit rester humaine, ancrée dans le contexte et l’expérience.

À travers ces transformations, trois priorités se dégagent. Rendre le pays plus attractif pour les investisseurs internationaux. Développer des investissements à impact, intégrant les critères environnementaux et sociaux. Et mieux irriguer les régions, en renforçant le rôle des structures locales de financement.

Au fil des échanges, une impression s’est imposée. Le capital-investissement tunisien entre dans une phase de bascule. Pris entre la nécessité de stabilité fiscale et l’accélération technologique, il cherche un nouvel équilibre. Un équilibre où la donnée et l’algorithme prennent de plus en plus de place, sans pour autant effacer la décision humaine qui reste, pour l’instant, au centre du jeu.

L’article Le capital-investissement entre deux mondes. Un secteur qui se réinvente ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Afreximbank accorde à la Tunisie un financement de 500 millions de dollars pour la LF 2026

19. Juni 2026 um 15:01

La Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État tunisien, a conclu avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) une facilité de financement de 500 millions de dollars destinée à soutenir la mobilisation des ressources extérieures prévues dans le cadre de la Loi de finances 2026.

Selon un communiqué de la BCT, ce financement contribuera notamment à couvrir les besoins liés aux importations de biens stratégiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

L’accord a été signé au Caire, le 16 juin 2026, par Fethi Zouhaier Nouri et George Elombi, respectivement gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et président d’Afreximbank.

Cette opération intervient alors que la Tunisie poursuit ses efforts de mobilisation de financements extérieurs afin de couvrir les besoins de son budget et de préserver ses équilibres financiers. Elle s’inscrit également dans le cadre de la coopération de longue date entre la Tunisie et Afreximbank, dont le pays est l’un des membres fondateurs.

Cité dans le communiqué, le gouverneur de la BCT a souligné que cette facilité permettra de renforcer les équilibres financiers extérieurs du pays et de soutenir le financement de besoins jugés stratégiques dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

La Banque centrale a également mis en avant la capacité de la Tunisie à honorer ses engagements financiers extérieurs, à assurer la continuité de ses paiements internationaux et à maintenir un niveau jugé confortable de réserves en devises, estimant que ces facteurs contribuent à renforcer la confiance des partenaires financiers internationaux.

La nouvelle ligne de financement vient ainsi consolider les ressources extérieures dont la Tunisie prévoit de disposer en 2026 pour faire face à ses besoins de financement et sécuriser l’approvisionnement du pays en produits essentiels.

L’article Afreximbank accorde à la Tunisie un financement de 500 millions de dollars pour la LF 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

MPBS : distribution de près de 5 MDT de dividendes en juillet 2026

19. Juni 2026 um 13:58

L’Assemblée générale ordinaire de la société MPBS, réunie le 13 juin 2026, a validé la distribution d’un montant global de dividendes de 4,96 MDT au titre de l’exercice 2025. Cette enveloppe se traduira par le versement d’un dividende de 0,240 DT par action à ses actionnaires.

Le détachement de ce dividende sur la Bourse est programmé pour le 7 juillet 2026. La mise en paiement effective sur les comptes des investisseurs débutera quant à elle le 9 juillet 2026.

L’article MPBS : distribution de près de 5 MDT de dividendes en juillet 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌