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Heute — 05. Mai 2026Haupt-Feeds

Accord UE – USA : Paris maintient le cap malgré les menaces de Trump

05. Mai 2026 um 12:41

Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a réaffirmé que la priorité restait la finalisation de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis. Et ce, malgré les tensions croissantes autour des droits de douane.

S’exprimant le 4 mai à Bruxelles, en marge d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), il a insisté sur la nécessité de maintenir le cap des négociations engagées depuis mi-2025. Tout en appelant à ne pas se laisser distraire par les déclarations politiques.

Cette mise au point intervient après l’annonce du président américain Donald Trump d’augmenter les droits de douane sur les voitures européennes, estimant que l’Union européenne tardait à formaliser l’accord commercial.

Face à ces menaces, M. Lescure a adopté un ton mesuré, en indiquant il faut « dépasser le bruit ambiant ». De même qu’il faut souligner que l’accord existait bel et bien, précisant qu’il était actuellement examiné selon les procédures démocratiques européennes. Il a rappelé que ce texte faisait l’objet d’un double processus de validation, impliquant à la fois le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Et que les discussions techniques se poursuivaient afin d’en finaliser les modalités.

Dans ce contexte, il a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne à respecter ses engagements « de bonne foi ». Tout en exprimant l’espoir que les États-Unis adopteront la même posture.

A noter que les négociations doivent reprendre dans les prochains jours entre les institutions européennes, afin de progresser sur les mesures concrètes, notamment la réduction des droits de douane sur certains produits américains. Tout en intégrant des mécanismes de protection pour les industries européennes.

Plusieurs responsables européens ont, par ailleurs, appelé à éviter toute escalade commerciale, estimant qu’un durcissement des tensions pourrait compromettre la conclusion de l’accord et fragiliser les relations transatlantiques.

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Face à la flambée des prix de l’énergie, l’Eurogroupe cherche la riposte

05. Mai 2026 um 12:08

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis le 4 mai 2026 à Bruxelles. Et ce, dans un contexte marqué par une nouvelle montée des tensions énergétiques, sur fond d’instabilité géopolitique persistante.

Au cœur des discussions de l’Eurogroupe : l’impact de la crise énergétique sur les économies européennes, déjà fragilisées par la hausse des prix de l’énergie et les incertitudes liées aux marchés internationaux. Les responsables ont insisté sur la nécessité de maintenir une coordination étroite entre les États membres afin de limiter les effets inflationnistes et protéger les ménages comme les entreprises.

Cette réunion intervient, alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur les approvisionnements mondiaux. Ce qui alimente une volatilité accrue des prix du pétrole et du gaz. Ces perturbations se répercutent directement sur l’activité économique européenne, en augmentant les coûts de production et en freinant la croissance.

Les ministres ont également évoqué les réponses budgétaires à apporter face à cette situation. L’accent a été mis sur des politiques ciblées, capables de soutenir les secteurs les plus exposés tout en évitant une dérive des finances publiques.

Dans ce cadre, plusieurs participants ont souligné que l’Europe était aujourd’hui mieux préparée qu’au moment de la crise énergétique précédente, grâce à la diversification des sources d’approvisionnement et au renforcement des infrastructures. Toutefois, l’incertitude demeure élevée, notamment quant à la durée et à l’intensité des tensions actuelles.

Les discussions ont aussi porté sur la nécessité d’accélérer la transition énergétique, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées, identifiée comme une vulnérabilité structurelle du continent.

Enfin, les ministres ont insisté sur l’importance de préserver la stabilité économique globale de la zone euro, dans un environnement international en mutation. Lequel est marqué par des risques géopolitiques et des recompositions commerciales.

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L’Iran avertit qu’il n’y a « pas de solution militaire » pour Ormuz

05. Mai 2026 um 10:46

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré, lundi 4 avril, qu’une action militaire ne permettrait pas de résoudre la crise d’Ormuz. Tout en affirmant que les pourparlers au Pakistan progressaient.

« Les événements à Ormuz montrent clairement qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a déclaré M. Araghtchi dans un message sur les réseaux sociaux. Ses commentaires interviennent après une escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis ont lancé une opération militaire pour escorter les navires commerciaux à travers ce canal de navigation, suscitant la résistance de l’Iran.

Pour sa part, l’Iran a lancé plusieurs missiles de croisière, drones et petites embarcations en réponse à l’effort américain pour frapper des navires et un port pétrolier aux Émirats arabes unis. Du coup, ce regain d’hostilités à Ormuz menace de rompre un cessez-le-feu déjà fragile entre Washington et Téhéran…

Bien qu’il ne soit pas clair si le dialogue était direct ou par l’intermédiaire de médiateurs, cela a suscité quelques espoirs d’une éventuelle désescalade du conflit. Le prix du pétrole a d’ailleurs chuté d’environ 1,4 % dans les premières heures de mardi 5 mai après avoir progressé d’environ 6 % lors de la séance de lundi.

Néanmoins, une voie vers la désescalade semblait incertaine, les États-Unis et l’Iran restant également en désaccord sur les activités nucléaires de Téhéran. L’Iran avait proposé un plan de paix en 14 points pour rouvrir Ormuz et mettre fin à la guerre. Un plan que Washington a largement.

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Entre pétrole et devises, les marchés mondiaux naviguent à vue

05. Mai 2026 um 09:30

Les marchés mondiaux évoluent avec prudence, dans un climat dominé par les tensions persistantes au Moyen-Orient et leurs répercussions sur l’énergie et les devises.

En Asie, les principales places boursières ont reculé, pénalisées par la hausse des prix du pétrole et par une activité réduite liée aux jours fériés au Japon et en Corée du Sud. Le baril de Brent reste au-dessus des 110 dollars, malgré un léger repli, signe d’une inquiétude persistante quant aux perturbations de l’approvisionnement énergétique.

Sur les marchés pétroliers, le prix du Brent a baissé en ouverture de séance de 0,5 % à 113,85 dollars le baril mardi 5 mai. Tandis que le brut américain a reculé de 1,3 % à 105,03 dollars, après avoir bondi lors de la séance de lundi. Et ce, en raison des inquiétudes accrues concernant les perturbations de l’approvisionnement.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de nourrir l’incertitude. Les marchés restent sensibles à tout développement militaire ou diplomatique entre les États-Unis et l’Iran. La région étant un point névralgique pour le commerce mondial de pétrole.

Sur le marché des changes, le yen japonais a attiré une attention particulière après un regain de volatilité, alimentant les spéculations sur une possible intervention des autorités de Tokyo pour soutenir la monnaie. Dans le même temps, le dollar s’est renforcé, bénéficiant de son statut de valeur refuge dans un contexte d’aversion au risque.

D’autres devises, comme le dollar australien, sont restées sous pression à l’approche de décisions de politique monétaire, notamment une hausse attendue des taux pour contenir l’inflation.

Par ailleurs, les investisseurs surveillent de près la saison des résultats d’entreprises, avec plusieurs publications majeures attendues aux États-Unis. Les performances solides du secteur technologique, notamment portées par les investissements dans l’intelligence artificielle, continuent de soutenir partiellement le sentiment de marché.

Dans ce contexte incertain, l’or a légèrement progressé. Tandis que les flux vers les actifs jugés sûrs se sont intensifiés. Illustrant ainsi la nervosité persistante des investisseurs face aux risques géopolitiques et inflationnistes.

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Gestern — 04. Mai 2026Haupt-Feeds

L’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail est faible

04. Mai 2026 um 16:39

Les craintes de pertes d’emplois et d’une augmentation du chômage à grande échelle, conséquences de l’utilisation d’applications d’intelligence artificielle (IA) par les entreprises, ne se sont pas confirmées jusqu’à présent, comme le montrent les études menées en Europe et aux États-Unis.

Le marché du travail est en pleine mutation et devrait s’intensifier avec la diffusion progressive des nouvelles applications d’IA. En commençant par les grandes entreprises disposant des ressources nécessaires pour réaliser les investissements requis. Cependant, l’emploi global devrait globalement augmenter plutôt que diminuer suite à ces changements.

D’une part, la demande pour les professions que remplaceraient des modèles d’IA créatifs diminue. Et d’autre part, la demande pour les nouvelles professions qui s’y lieraient augmente. D’après une étude du Forum économique mondial, publiée le 2 mai 2026, l’IA devrait créer 69 millions de nouveaux emplois d’ici 2028. Ces emplois nécessitent des compétences dans des domaines tels que l’analyse de données, l’apprentissage automatique et le développement de nouveaux logiciels. Ce qui souligne l’importance de l’éducation – par le biais d’études universitaires et de programmes de reconversion – pour leur acquisition.

La raison principale invoquée par ceux qui prévoient une hausse de l’emploi grâce à l’IA est l’augmentation de la productivité qu’elle engendre, déjà perceptible et qui devrait s’accentuer. Plus la productivité est haute, plus les salaires réels le sont aussi. Et plus l’activité économique est dynamisée. Ce qui a un impact positif sur l’emploi. Cela s’est vérifié lors des grandes mutations technologiques du passé. Et il est raisonnable de penser que ce sera encore le cas à l’avenir. McKinsey, par exemple, estime que l’IA pourrait contribuer jusqu’à 13 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030.

Hausse de productivité et hausse de l’emploi

D’après une enquête menée auprès de 12 000 entreprises européennes par le Centre de recherche sur les politiques économiques (CERP), l’intelligence artificielle a augmenté la productivité de 4 % en moyenne. Mais la répartition des gains est très inégale. Les plus fortes Ce sont les grandes et moyennes entreprises qui enregistrent les plus fortes hausses, ainsi que par celles qui ont su intégrer l’intelligence artificielle à leurs processus de production et à leur capital humain.

Morgan Stanley prévoit également que l’IA stimulera la productivité et les salaires réels. L’agence constate une légère hausse du chômage dans les catégories de travailleurs les plus exposées à l’IA. Le chômage des 22-27 ans, plus susceptibles d’être automatisés, a connu la plus forte augmentation depuis 2023 parmi les professions les plus vulnérables à l’IA. En dehors de cette tranche d’âge, peu d’éléments indiquent une perturbation généralisée du marché du travail.

Un point préoccupant demeure cependant : les entreprises font de plus en plus état de pertes d’emplois dues à l’IA dans leurs rapports financiers, plutôt que de créations d’emplois.

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L’accord UE-Mercosur a été activé

04. Mai 2026 um 14:10

Le président du Conseil européen, António Costa, a annoncé l’entrée en vigueur de l’accord UE-Mercosur dans un message publié sur la plateforme X le 2 mai. Il y déclare : « Aujourd’hui, l’accord UE-Mercosur entre en vigueur. Dès lors, nos entreprises et nos citoyens pourront bénéficier de ses avantages. »

Le président du Conseil européen a participé, samedi 2 mai 2026, à une visioconférence avec les dirigeants du Mercosur. Il indique que l’accord dépasse le cadre du commerce. « Lors de cet échange avec les dirigeants du Mercosur, j’ai insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple accord commercial. Mais c’est un partenariat qui reflète notre vision commune du monde. Ensemble, nous aurons plus de poids. Un système multilatéral résilient repose sur des accords gagnant-gagnant comme celui-ci, fondés sur des règles, des valeurs et des intérêts partagés », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est félicitée de cette évolution. « C’est une excellente nouvelle pour les entreprises de l’UE de toutes tailles, pour nos consommateurs et pour nos agriculteurs. Ils bénéficieront de nouvelles opportunités d’exportation précieuses, avec une protection totale pour les secteurs sensibles ».

Points clés de l’accord

L’application temporaire concerne principalement les capitaux commerciaux et apporte des avantages immédiats. A savoir :

  • Réduction tarifaire : suppression immédiate ou réduction significative des droits de douane sur des milliers de produits. L’UE supprime les droits de douane sur plus de 91 % de ses exportations vers le Mercosur (principalement des produits industriels, des automobiles, des machines, des produits chimiques et pharmaceutiques). En contrepartie, l’accord UE-Mercosur ouvre ses marchés à 92 % des importations de l’UE. Tandis que 7,5 % sont soumises à des contingents tarifaires.
  • Secteur agroalimentaire : première réduction des droits de douane sur les produits européens tels que les vins, les boissons, l’huile d’olive et le fromage. Les exportations agricoles européennes devraient augmenter de 50 %. L’accord UE-Mercosur protège directement 344 indications géographiques (IG) européennes et interdit la contrefaçon.
  • Protection des secteurs sensibles : quotas spéciaux, mécanismes de sauvegarde et interdictions (par exemple, viande traitée aux hormones) pour protéger les agriculteurs européens de la concurrence déloyale.

La réduction totale des droits de douane sera mise en œuvre progressivement sur une période de 10 à 15 ans (jusqu’à 30 ans dans certains cas).

Cet accord devrait permettre d’économiser des milliards d’euros de droits de douane chaque année et d’accroître les exportations de l’UE d’environ 39 %, créant ainsi des centaines de milliers d’emplois. Parallèlement, il constitue un message géopolitique fort en faveur du renforcement de la coopération multilatérale, dans un contexte d’incertitudes mondiales.

Il convient de noter que, si l’application provisoire s’applique immédiatement aux échanges commerciaux, la ratification intégrale de l’accord (y compris les chapitres relatifs à la durabilité, à l’investissement et à la coopération) requiert l’approbation du Parlement européen et des parlements nationaux. Or, cet accord a suscité de vives réactions de la part des agriculteurs européens, qui craignent une augmentation des importations en provenance d’Amérique du Sud; malgré les clauses de sauvegarde prévues.

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Trump veut débloquer le détroit d’Ormuz par la force

04. Mai 2026 um 07:47

Dans un Golfe sous haute tension, Washington a annoncé une opération d’urgence pour secourir les navires piégés dans le détroit d’Ormuz. Pendant ce temps, un pétrolier a été visé par des projectiles non identifiés. 

Le président américain Donald Trump a annoncé, dimanche 3 mai, que les États-Unis lanceraient, à partir du lundi 4 courant, une opération pour venir en aide aux navires immobilisés dans le détroit d’Ormuz.

Selon Trump, cette initiative doit débuter immédiatement afin de « libérer » les navires et leurs équipages coincés dans cette voie maritime stratégique, perturbée par la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Il a évoqué une situation critique pour les marins, certains étant à court de nourriture et de ressources essentielles.

Peu après cette annonce, l’agence UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par des projectiles inconnus à environ 78 milles marins au nord de Fujairah, aux Émirats arabes unis. Aucun blessé n’a été rapporté parmi l’équipage.

L’opération américaine – dont les contours restent flous – s’inscrit dans une montée en puissance militaire plus large visant à garantir la liberté de navigation. Washington déploie d’importants moyens, incluant troupes, avions, navires de guerre et drones, tout en cherchant à rallier une coalition internationale.

Marchés pétroliers : Trump apaise, les prix fléchissent légèrement

Les prix du pétrole ont reculé après l’annonce du président américain d’une opération visant à aider les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, un signal perçu par les marchés comme un possible début de désengorgement de cette route stratégique.

Ainsi, le Brent a perdu ce matin environ 0,1 % pour s’établir autour de 108 dollars le baril. Tandis que le brut américain (WTI) a cédé près de 0,4 %, restant néanmoins au-dessus des 100 dollars.

Malgré cette baisse, les cours demeurent élevés en raison des perturbations persistantes de l’offre liées au conflit, ainsi qu’au blocage du détroit.

Sur le front diplomatique, les négociations entre Washington et Téhéran se poursuivent, mais l’Iran conditionne toute avancée à la levée des sanctions et du blocus, retardant un éventuel apaisement.

Parallèlement, l’OPEP+ a annoncé une hausse limitée de sa production pour juin (environ 188 000 barils/jour). Une mesure jugée surtout symbolique tant que les flux pétroliers restent bloqués dans le Golfe.

En résumé, le recul des prix reflète un espoir d’amélioration à court terme. Mais le marché reste sous tension, suspendu à l’évolution du conflit et à une éventuelle réouverture effective du détroit.

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Flottille “Global Sumud” pour Gaza interceptée

02. Mai 2026 um 14:21

Plus de 100 militants pro-palestiniens participant à la flottille humanitaire « Global Sumud » ont été transférés sur l’île grecque de Crète le 1er mai, après l’interception de leurs navires par les forces israéliennes, près des côtes grecques.

Cette flottille, partie de Barcelone le 12 avril 2026, avait pour objectif de livrer de l’aide humanitaire à la bande de Gaza et de contester le blocus maritime imposé par Israël. Au total, 176 personnes ont débarqué en Crète, certaines nécessitant une prise en charge médicale après l’opération.

Les organisateurs dénoncent une opération illégale, assimilée à un acte de « piraterie », tandis qu’Israël défend une action conforme à sa politique de sécurité, affirmant vouloir empêcher toute tentative de briser le blocus de Gaza. Malgré cette interception, 47 autres bateaux de la flottille restaient en mer près de la Crète, avec l’intention affichée de poursuivre leur route vers Gaza.

Deux militants ont été particulièrement visés par les autorités israéliennes, en l’occurrence Saif Abu Keshek, ressortissant espagnol d’origine palestinienne, et Thiago Avila, militant brésilien. Tous deux ont été arrêtés et transférés vers Israël pour interrogatoire, parce que soupçonnés par les autorités israéliennes de liens avec des activités illégales.

Ces arrestations ont suscité de vives réactions dans leurs pays d’origine. L’Espagne et le Brésil ont condamné l’intervention israélienne, accusant Tel-Aviv de violer le droit international et réclamant la libération immédiate de leurs ressortissants.

Accusations de mauvais traitements

Les organisateurs de la flottille ont affirmé que certains participants avaient subi des mauvais traitements, évoquant des privations de nourriture, d’eau et des violences physiques lors de leur détention. Israël rejette ces accusations et décrit la flottille comme une opération « provocatrice », voire comme une initiative à caractère politique liée au Hamas.

Cet incident intervient malgré un cessez-le-feu conclu précédemment et des engagements internationaux visant à accroître l’aide humanitaire à Gaza, où la situation reste extrêmement critique.

La nouvelle confrontation en mer souligne la persistance des tensions autour du blocus imposé depuis 2007 et la difficulté de faire parvenir une aide humanitaire indépendante dans l’enclave palestinienne.

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L’INSEE prévoit une stagnation de l’économie française

02. Mai 2026 um 11:24

L’économie française était en état de stagnation au cours du premier trimestre de 2026… C’est ce qu’indiquent les prévisions économiques publiées le 30 avril par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), qui notent un repli après une croissance de 0,2 % au dernier trimestre 2025.

Ces prévisions ne correspondent pas aux estimations initiales du gouvernement, qui tablaient sur une croissance de 0,2 % à 0,3 % au premier trimestre, et rendent difficile l’atteinte de l’objectif de croissance de 0,9 % en fin d’année.

Selon l’INSEE, l’anémie économique est due en grande partie à la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse des prix de l’énergie et, par extension, une stimulation des pressions inflationnistes.

L’activité économique a notamment ralenti en raison de la faiblesse de la consommation des ménages après la hausse des prix de mars. En avril, l’inflation a atteint 2,2 % en rythme annuel, selon les résultats provisoires de l’indice des prix publiés jeudi 30 avril par l’INSEE.

Quant au commerce extérieur, qui avait connu une légère reprise en 2025, il a replongé en territoire négatif (-0,7 %) en raison de la forte baisse des exportations : les livraisons d’avions et de navires de croisière, importantes au dernier trimestre 2025, sont à l’arrêt depuis janvier, leur construction étant entravée par des difficultés d’approvisionnement (moteurs dans le cas d’Airbus).

Pour le reste de l’année, les perspectives sont encore plus sombres, car les conséquences du conflit en Iran devraient affecter davantage l’activité économique française. En faisant flamber le prix du kérosène, la guerre risque d’affecter gravement le tourisme, qui a toujours été un point fort de l’économie française, souligne un économiste de haut rang chez BNP Paribas.

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Trump relance la guerre commerciale avec l’Europe

02. Mai 2026 um 09:43

Le président américain Donald Trump annonce une hausse significative des droits de douane sur les automobiles importées de l’Union européenne, désormais portés à 25 %, contre 15 % auparavant. 

Cette décision intervient dans un contexte de désaccord persistant entre Washington et Bruxelles. La Maison Blanche accuse l’Union européenne de ne pas avoir respecté un accord commercial conclu en 2025 avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lequel accord prévoyait notamment un plafonnement des droits de douane à 15 %.

Du côté européen, ces accusations sont fermement rejetées. Bruxelles invoque des contraintes législatives internes pour expliquer les retards dans la mise en œuvre, tout en affirmant rester fidèle à ses engagements.

Pour Donald Trump, cette hausse tarifaire s’inscrit dans une stratégie claire : favoriser la production industrielle sur le sol américain. Il a précisé que les constructeurs automobiles produisant aux États-Unis ne seraient pas concernés par ces surtaxes, envoyant un signal direct aux industriels européens.

L’objectif affiché est double : réduire le déficit commercial et attirer les investissements étrangers dans l’industrie automobile américaine.

La réaction de l’Union européenne ne s’est pas fait attendre. Les autorités européennes dénoncent une violation de l’accord commercial et évoquent déjà la possibilité de mesures de rétorsion. Cette escalade fait craindre une nouvelle guerre commerciale transatlantique, avec des conséquences potentiellement lourdes pour l’économie mondiale.

Un bras de fer aux enjeux colossaux

Cette décision s’inscrit dans un contexte de relations déjà tendues entre Washington et Bruxelles, mêlant différends commerciaux et désaccords géopolitiques.

Les échanges entre les États-Unis et l’Europe représentent près de 2 000 milliards de dollars en 2024, ce qui souligne l’ampleur des enjeux. Dans ce contexte, le secteur automobile devient une nouvelle fois le point névralgique d’un affrontement économique majeur.

En portant les droits de douane à 25%, Donald Trump ouvre une nouvelle phase de confrontation avec l’Union européenne. Entre stratégie protectionniste et tensions diplomatiques, cette décision pourrait marquer un tournant durable dans les relations économiques transatlantiques, avec le risque d’une escalade difficile à contenir.

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Cessez-le-feu incertain en Iran : les marchés oscillent entre optimisme et prudence

02. Mai 2026 um 08:39

Les marchés boursiers mondiaux ont affiché une performance mitigée vendredi 1er mai, les contrats à terme américains étant en hausse malgré la fermeture de la plupart des places boursières pour le ‘Labor Day’.

Le Brent a gagné 83 cents à 111,23 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate a progressé de 12 cents à 105,19 dollars le baril. Les perspectives de parvenir à un accord pour renforcer le cessez-le-feu de trois semaines dans la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran restent incertaines, car le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré qu’il protégerait les capacités nucléaires et balistiques de son pays en tant qu’actifs nationaux.

L’indice FTSE britannique a reculé de 0,6 % à 10 319,24 points. À Tokyo, l’indice Nikkei 225 a progressé de 0,7 % à 59 678,31 points. Idem pour l’indice Standard & Poor’s/ASX 200 en Australie qui a progressé de 0,9 % pour atteindre 8743,70 points.

L’indice Dow Jones a bondi de 1,6 % pour atteindre 49 652,14 points, tandis que le Nasdaq Composite a progressé de 0,9 % pour atteindre un niveau record de 24 892,31 points.

En revanche, en Bourse, les actions de Meta Platforms ont chuté de 8,7 % malgré des bénéfices supérieurs aux prévisions annoncés pour le trimestre précédent. L’action Microsoft a chuté de 3,9 % après que la société a relevé ses prévisions concernant ses investissements et autres dépenses d’investissement.

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Première hausse des taux d’intérêt de la BCE en juin

02. Mai 2026 um 08:23

La Banque centrale européenne devrait relever les taux d’intérêt au moins deux fois cette année; la première en juin prochain, sauf si conflit iranien se termine et ramène rapidement les prix de l’énergie à leurs niveaux d’avant-guerre, selon des sources proches du dossier citées par Reuters.

Lors de sa réunion du jeudi 30 avril, la BCE a maintenu ses taux d’intérêt inchangés, mais a noté des inquiétudes croissantes concernant la hausse de l’inflation, les perturbations du flux de carburant et d’autres produits via le détroit d’Ormuz, augmentant les coûts pour la zone euro.

Les sources ayant parlé à Reuters sous couvert d’anonymat ont indiqué s’attendre à une première hausse des taux en juin si la situation perdure, le trafic dans le détroit étant quasiment paralysé et le prix au comptant du Brent supérieur à 100 dollars le baril.

Lors de la réunion de jeudi, certains responsables politiques se sont prononcés en faveur d’une hausse des taux. L’une des sources a indiqué que la discussion portait principalement sur le mois de juin et qu’il y avait peu de désaccords quant à la nécessité d’une action politique à moins d’un changement fondamental des perspectives.

Une deuxième source a souligné que les perspectives pourraient changer si un accord entre les États-Unis et l’Iran mettait fin au conflit et entraînait une forte baisse des prix de l’énergie.

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Bruxelles sous tension : choc frontal pour un budget XXL

30. April 2026 um 12:05

Le Parlement européen a placé la barre très haut pour le prochain budget septennal de l’Union européenne (2028-2034), en approuvant, à une large majorité, sa position de négociation et en lançant une confrontation institutionnelle particulièrement ardue avec les États membres. Les eurodéputés réclament un budget supérieur à 2 000 milliards d’euros, soit 1,38 % du PIB de l’UE, contre 1,26 % proposés par la Commission.

La position des députés européens repose essentiellement sur la nécessité d’un budget plus ambitieux et plus solide, véritable outil d’investissement. Ils réclament près de 200 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour soutenir l’agriculture, les régions et la compétitivité industrielle, ainsi qu’un renforcement des financements alloués à l’innovation, à la transition écologique et numérique, à la défense et à l’éducation.

Dans le même temps, ils rejettent le modèle « un plan par État membre » promu par la Commission, avertissant qu’une telle approche nuirait à la cohésion, et insistent sur le maintien de fonds distincts pour la politique agricole commune, la cohésion et le Fonds social européen.

L’enjeu est donc de taille, car l’UE est appelée à poursuivre ses politiques de cohésion traditionnelles. Par ailleurs, le remboursement de la dette du fonds de relance NextGenerationEU débutera en 2028, et le Parlement souhaite qu’il soit hors plafond de dépenses. Ce qui accroît encore les besoins budgétaires.

Dans ce contexte, les députés européens réclament de nouvelles ressources propres pour l’UE, notamment provenant des services numériques et des grandes entreprises technologiques, afin de financer le budget sans faire peser une charge excessive sur les contributions nationales.

Les négociations s’annoncent particulièrement difficiles, car la décision finale requiert l’unanimité du Conseil, où des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas sont favorables à un budget plus limité et à une discipline budgétaire accrue.

Nouvelles et anciennes priorités, dettes et contributions nationales dans l’équation

Face à ces « pressions », la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné que l’« équation » du prochain budget est inévitablement complexe : il faut accroître les investissements dans les priorités nouvelles et anciennes, rembourser la dette et, simultanément, limiter les contributions nationales. Selon elle, la seule solution réaliste est la création de nouvelles ressources propres. « Sans elles, a-t-elle averti, le choix est clair : soit augmenter les contributions nationales, soit réduire les capacités budgétaires, c’est-à-dire réduire l’Europe à un moment où elle en a plus que jamais besoin ».

Chypre, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, devrait présenter en juin un premier cadre de négociation (negobox) assorti de chiffres indicatifs. Officiellement, l’objectif est de conclure les négociations d’ici la fin de l’année, même si plusieurs diplomates européens jugent ce calendrier trop optimiste.

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La Fed maintient inchangé son taux d’intérêt directeur

30. April 2026 um 10:56

La Réserve fédérale a maintenu, mercredi 29 avril, son taux directeur inchangé entre 3,50 % et 3,75 %, comme prévu. Et ce, dans un contexte de prix de l’énergie élevés et d’impasse dans les négociations sur le conflit au Moyen-Orient. 

Dans les détails, quatre membres de la Réserve fédérale ont voté contre cette décision, soit le plus grand nombre de voix dissidentes depuis 1992. En effet, Stephen Miran a voté en faveur d’une baisse des taux de 25 points de base, ainsi que trois autres, en l’occurrence Beth Hammack (présidente de la Fed de Cleveland), Neel Kashkari (président de la Fed de Minneapolis) et Lorie Logan (présidente de la Fed de Dallas).

Ces trois derniers étaient opposés au maintien des taux inchangés, mais n’ont pas non plus soutenu l’inclusion d’une orientation accommodante en matière de politique monétaire dans la déclaration du jour. La phrase avec laquelle les trois étaient en désaccord était la suivante : « Pour déterminer l’ampleur et le calendrier des ajustements supplémentaires à la fourchette cible du taux des fonds fédéraux, le Comité évaluera attentivement les données, l’évolution des perspectives et l’équilibre des risques ».

« L’inflation est élevée, reflétant en partie la récente hausse des prix mondiaux de l’énergie » a déclaré la Fed dans un communiqué, revenant sur un précédent communiqué qui la qualifiait de « légèrement élevée ». « L’évolution de la situation au Moyen-Orient contribue à un niveau élevé d’incertitude quant aux perspectives économiques » précise le communiqué.

Parallèlement à l’inflation accrue, « le taux de chômage a peu évolué ces derniers mois ». Tandis que l’économie continue de croître « à un rythme soutenu » ajoute le communiqué.

A rappeler par ailleurs que la commission bancaire du Sénat a voté par 13 voix contre 11 pour confirmer Kevin Warsh comme président de la Fed, ouvrant la voie à la confirmation finale du candidat de Trump par le Sénat au complet avant la fin du mandat de Powell le 15 mai.

La conférence de presse de Jerome Powell qui a suivi l’annonce a ressemblé davantage à un adieu, lui qui a entretenu l’une des relations les plus controversées avec le président américain dans l’histoire de l’institution, qu’à une orientation sur les futures mesures de politique monétaire.

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La Russie craint l’éclatement d’OPEP+

30. April 2026 um 09:00

Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré que la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP signifie que les pays producteurs de pétrole augmenteront leur production. Ce qui entraînera une baisse des prix mondiaux du pétrole à l’avenir.

La Russie est membre du groupe OPEP+ et coordonne sa politique avec les autres pays membres de l’OPEP. Elle est considérée comme la principale bénéficiaire de la flambée des prix mondiaux du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient.

« Aujourd’hui (mercredi), nous apprenons que l’un des pays, les Émirats arabes unis, quitte l’OPEP. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que le pays peut produire autant de pétrole que ses capacités de production le permettent et l’acheminer vers le marché », a déclaré Silouanov.

La Russie entretient des liens étroits avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, principale puissance de l’OPEP. « Si les pays de l’OPEP exercent leur politique de manière coordonnée (après le retrait des Émirats arabes unis) et produisent autant de pétrole que leurs capacités de production le permettent et autant qu’ils le souhaitent, les prix baisseront en conséquence », a-t-il ajouté.

Pour l’instant, la hausse des prix du pétrole est due au blocus du détroit d’Ormuz et ses prévisions de surproduction se référaient à l’éventualité d’une réouverture du passage dans le futur.

Pour sa part, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que la décision des Émirats arabes unis de se retirer de l’OPEP ne signifie en aucun cas la fin du groupe OPEP+ (des principaux pays producteurs de pétrole). Tout en ajoutant que la Russie restera membre du groupe.

Par ailleurs, le ministère de l’Énergie du Kazakhstan a déclaré que son pays n’envisageait pas de quitter l’OPEP+, au lendemain de l’annonce par les Émirats arabes unis de leur retrait de ce groupe, dans un contexte de crise énergétique provoquée par la guerre en Iran.

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Le pétrole s’envole, le Brent dépasse les 125 dollars le baril 

30. April 2026 um 07:56

Suite à l’annonce par le président américain d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole ont enregistré une hausse importante, dépassant les 125 dollars,  jeudi 30 avril.

Les prix du pétrole se sont envolés cette semaine après que des rapports ont montré que le président américain Donald Trump se préparait à un blocus naval prolongé contre l’Iran. Les inquiétudes concernant un tel scénario ont été exacerbées par des rapports indiquant que plusieurs hauts dirigeants pétroliers américains ont rencontré Trump à la Maison Blanche pour discuter de la manière de limiter davantage les retombées du conflit sur les familles américaines.

Un blocus naval prolongé devrait voir l’Iran maintenir le détroit d’Ormuz bloqué en représailles. Ce qui présage davantage de perturbations de l’approvisionnement pétrolier mondial.

A rappeler que les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran ont largement échoué. Et ce, en raison de désaccords sur les activités nucléaires de l’Iran.

Le pétrole avait brièvement marqué une pause après que les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils quitteraient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) cette semaine. Mais les Émirats arabes unis sont peu susceptibles d’augmenter leur production à court terme en raison des perturbations causées par la guerre en Iran.

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Allemagne : le virage budgétaire de Berlin

29. April 2026 um 15:22

L’Allemagne s’apprête à franchir un cap budgétaire majeur. Le gouvernement fédéral prévoit de contracter près de 111 milliards d’euros de nouvelle dette d’ici 2027. Tout en introduisant de nouvelles taxes, notamment sur le sucre et le plastique. Une stratégie qui marque un tournant dans la politique financière du pays.

l’Allemagne envisage un niveau d’endettement inédit pour soutenir ses priorités économiques et stratégiques. Selon les projections budgétaires, publiées mardi 28 avril par le magazine Der Spiegel, les nouveaux emprunts devraient atteindre environ 110,8 milliards d’euros en 2027.  Un chiffre qui fait partie d’une trajectoire globale de hausse des dépenses publiques.

Cette dynamique s’inscrit dans un cadre financier élargi, incluant également des fonds spécifiques dédiés aux infrastructures et à la défense. À cela s’ajoutent plusieurs dizaines de milliards mobilisés via des mécanismes hors budget, confirmant un changement d’échelle dans la gestion des finances publiques.

Défense et investissements : les priorités assumées de l’Allemagne 

Cette politique d’endettement s’explique en grande partie par une hausse significative des dépenses, notamment dans le domaine militaire. Le budget de la défense devrait fortement progresser, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les exigences accrues de l’OTAN. L’Allemagne vise ainsi une montée en puissance de ses capacités militaires. Et ce, tout en poursuivant ses investissements dans les infrastructures et la modernisation de l’économie.

Parallèlement à l’endettement, le gouvernement envisage d’introduire de nouvelles sources de recettes fiscales. Parmi les mesures à l’étude, on évoque une taxe sur les produits sucrés, dans une logique de santé publique et de diversification fiscale, mais également une taxe sur le plastique, en lien avec les objectifs environnementaux.

Ces initiatives s’inscrivent dans une tendance européenne plus large visant à utiliser la fiscalité pour orienter les comportements de consommation et financer les politiques publiques.

Entre relance économique et contraintes budgétaires

Ce choix d’augmenter simultanément la dette et la fiscalité traduit un équilibre délicat. D’un côté, le gouvernement allemand cherche à stimuler l’économie et à répondre aux défis sécuritaires et climatiques. De l’autre, il doit composer avec les règles budgétaires européennes et les attentes en matière de discipline financière.

Cette stratégie marque une rupture avec la tradition germanique de rigueur budgétaire, longtemps incarnée par la politique du « zéro déficit ».

Un tournant stratégique pour l’Europe

Au-delà de l’Allemagne, ces décisions pourraient avoir des répercussions à l’échelle européenne. En assumant un recours accru à la dette et en expérimentant de nouvelles taxes, Berlin pourrait ouvrir la voie à une évolution des politiques économiques au sein de l’Union européenne.

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Choc énergétique : l’Europe sort le chéquier

29. April 2026 um 14:00

D’après une analyse du think tank Bruegel publiée le 28 avril, les 27 États membres de l’Union européenne ont alloué plus de 10 milliards d’euros pour soutenir les ménages et les entreprises face au choc énergétique provoqué par la guerre en Iran.

L’allocation des ressources est jugée inefficace. Car près de 80 % des mesures – telles que les allégements fiscaux horizontaux – ne sont pas suffisamment ciblées. L’étude relève que certaines aides ne sont pas conformes aux recommandations de la Commission européenne, qui privilégient les mesures temporaires sans effet stimulant sur la demande.

L’Espagne représente près de la moitié des dépenses totales. Tandis que l’Allemagne se classe deuxième en termes de soutien. Dans ce cadre, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a plaidé pour un renforcement des moyens alloués à l’électrification de l’économie, une plus grande souplesse des règles fiscales et une taxe exceptionnelle sur les entreprises énergétiques. L’Espagne a déjà mis en place des baisses de TVA sur les carburants, l’électricité et le gaz, ainsi que des aides directes à l’agriculture, aux transports et à l’industrie.

Le choc énergétique pèse davantage sur les perspectives économiques de l’UE, les pressions sur les budgets des États s’intensifiant à mesure que le conflit se poursuit. Cette situation affecte la croissance et l’inflation en Allemagne, première économie européenne.

De son côté, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a averti que tous les pays ne disposent pas des marges de manœuvre budgétaires nécessaires pour absorber la hausse des coûts énergétiques.

A cet égard, l’UE continue de faire face aux conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qui avait entraîné une flambée des prix du gaz. À l’époque, les gouvernements européens avaient alloué plus de 500 milliards d’euros au soutien des consommateurs.

Comme le souligne Simone Tagliapietra, analyste chez Bruegel, les gouvernements ne semblent pas avoir tiré suffisamment de leçons de la crise précédente, privilégiant des mesures immédiates mais non ciblées, susceptibles de stimuler la demande en période d’offre limitée et d’aggraver le problème.

A noter que, dernièrement, les dirigeants de l’UE ont appelé à de nouvelles mesures pour lutter contre la hausse des prix de l’énergie. Tout en affirmant que le plan actuel de la Commission européenne – qui prévoit une meilleure coordination, des interventions sur le carburant d’aviation et des allégements fiscaux – était insuffisant.

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Le Japon maintient son taux directeur à 0,75 % et relève ses prévisions d’inflation

29. April 2026 um 10:10

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur inchangé à 0,75 %. Mais elle revoit à la hausse ses estimations d’inflation, dans un contexte de risques accrus liés à l’offre…

Cette décision a été prise dans un contexte de hausse des rendements des obligations d’État japonaises, le taux à 10 ans atteignant 2,496 % le 13 avril, son plus haut niveau depuis 1997. Après l’annonce, le rendement s’est établi à 2,468 %. Tandis que l’indice Nikkei 225 a chuté de plus de 1 %.

Par ailleurs, la Banque centrale du Japon (BoJ) a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l’exercice 2026, les ramenant de 1 % à 0,5 %. Tout en relevant sensiblement son estimation de l’inflation sous-jacente, qui passe de 1,9 % à 2,8 %.

Dans le même temps, elle a averti que la croissance économique du Japon devrait ralentir, car la hausse des prix du pétrole due à la crise au Moyen-Orient devrait avoir un impact négatif sur les bénéfices des entreprises et sur les revenus réels des ménages.

Shigeto Nagai, économiste en chef pour le Japon chez Oxford Economics, estime qu’une situation de « stagflation » légère pourrait apparaître au cours de l’année, avec des revenus disponibles réels négatifs et une inflation supérieure à 2 %.

A noter au passage que l’économie japonaise a évité de justesse une récession technique au dernier trimestre 2025, enregistrant une croissance de 0,3 % sur une base trimestrielle et de 1,3 % sur une base annuelle.

L’inflation s’est accélérée pour la première fois en cinq mois, atteignant 1,8 % en mars, tandis que l’indice général des prix s’établissait à 1,5 % contre 1,3 % en février, restant inférieur à l’objectif de 2 % pour le deuxième mois consécutif…

La Banque du Japon a noté que la hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation des coûts, principalement dans les secteurs de l’énergie et des biens, tandis que les hausses de salaires continuent d’être répercutées sur les prix finaux.

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