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L’édito de Hédi Mechri – Relever le défi de l’indépendance face aux crises mondiales

31. März 2026 um 05:15

L’agression américano-israélienne contre l’Iran n’a pas fait que des victimes humaines, détruit et endommagé des infrastructures, des bases militaires et des installations industrielles. Elle a, comme on pouvait le craindre, fait exploser le cours du pétrole. Une catastrophe, une hécatombe mondiale. Le Moyen-Orient est une véritable poudrière de par sa nature, ses richesses pétrolières, les tensions qui le fracturent et les conflits qui le déchirent. Les Israéliens et leur supplétif américain ont de nouveau mis le feu aux poudres. Et embrasé toute la région.

De toute évidence, les pétromonarchies du Golfe, les plus grands producteurs de pétrole et de gaz dans le monde, devenus les proxys des Américains, sinon des Israéliens, n’y ont pas échappé.

L’Iran, pris dans une guerre asymétrique, se devait de se défendre comme il pouvait en ripostant par une sorte de guérilla globale à travers « le blocus » du détroit d’Ormuz et de missiles balistiques d’une efficacité redoutable et d’une précision chirurgicale qui ne finissent pas d’infliger d’immenses dégâts aux pays qui hébergent les bases militaires américaines, comme chez les instigateurs de cette guerre en violation du droit international.

 

La chance de survie de l’Iran face à la supériorité militaire et technologique et au déluge de feu américano-israélien réside dans sa capacité d’internationaliser le conflit, provoquant ainsi une grave crise économique mondiale. L’explosion du prix du baril et la désorganisation du commerce mondial lui servent d’armes de dissuasion massive.

 

La chance de survie de l’Iran face à la supériorité militaire et technologique et au déluge de feu américano-israélien réside dans sa capacité d’internationaliser le conflit, provoquant ainsi une grave crise économique mondiale. L’explosion du prix du baril et la désorganisation du commerce mondial lui servent d’armes de dissuasion massive.

Dans ce registre guerrier, l’Iran a de solides attributs, de par son passé plusieurs fois millénaire, sa résilience et sa capacité de se défendre. Le président Trump projetait une guerre-éclair, abusé qu’il est par la propagande des faucons qui l’entourent.

Objectif: décapiter le régime, fermer une fois pour toutes la parenthèse islamiste et régner en maître sur le pays. Erreur fa tale : la guerre s’enlise, le cours du baril s’envole à plus de 100 dollars, les signes de récession, voire de l’une des plus grandes dépressions économiques mondiales déjà visibles, provoquent partout inquiétude et incertitude. A moins d’un arrêt des hostilités dans l’immédiat qui paraît peu probable, la peur de l’inconnu s’installe dans tous les esprits. La destruction jusqu’à l’effondrement de l’Iran n’est pas exclue, mais sa capitulation l’est beaucoup moins.

Quelle que soit l’issue de cette guerre au relent colonial, elle fera rebattre les cartes. Peut-être même, contre toute attente, sonnera le glas de la présence des forces militaires américaines dans la région. La volonté de domination et le rêve du Grand Israël – qui ne semblent pas altérer la conscience des puissances occidentales – ne sortiraient pas indemnes de cette nouvelle conflagration.

 

En attaquant l’Iran au mépris du droit international, sous des prétextes fallacieux, les Amé ricains et les Israéliens «jouent à qui gagne perd». L’Iran est loin d’être le Venezuela, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye, et encore moins Gaza. Son unité et sa capacité de résister sont sans commune mesure. L’onde de choc sera autrement plus dévastatrice dans la région et dans le monde.

 

En attaquant l’Iran au mépris du droit international, sous des prétextes fallacieux, les Amé ricains et les Israéliens «jouent à qui gagne perd». L’Iran est loin d’être le Venezuela, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye et moins encore Gaza. Son unité et sa capacité de résister sont sans commune mesure. L’onde de choc sera autrement plus dévastatrice dans la région et dans le monde.

L’inflation reprend déjà de plus belle, le commerce mondial est largement impacté, les marchés financiers s’affolent, la croissance est en sursis. Et pour couronner le tout, l’économie mondiale affiche des signes de détresse. L’économie nationale n’échappera pas à ce désastre annoncé. Elle est même parmi les plus exposées au choc pétrolier, au regard de sa dépendance énergétique.

Dans l’immédiat, nous allons souffrir et nous soumettre à un régime spartiate. L’explosion de la facture pétrolière nous obligera à faire des choix douloureux, cornéliens, à sabrer dans l’importation de produits de première nécessité pour l’industrie comme pour la consommation des ménages. Avec pour effet une contraction de l’activité, déjà réduite à sa plus simple ex pression depuis plus d’une décennie.

Difficile de faire plus et mieux quand l’UE, notre principal partenaire économique et financier, se prépare à une lente agonie en raison de la facture pétrolière, de la montée du protectionnisme et de la perte de ses lucratifs marchés moyen-orientaux. Les autorités publiques seraient bien inspirées de répercuter la hausse des prix du carburant à la pompe. A croire que le poids exorbitant des dépenses de subventions qui plombent le budget de l’Etat n’y suffisait pas. Le réajustement des prix – ailleurs quasi mécanique – pour ne pas aggraver le déséquilibre des finances publiques est économiquement nécessaire et moralement justifiable. Ce n’est pas user de moyens détournés que de profiter de cette fenêtre de tir pour mettre un peu plus de rationalité dans la consommation d’énergie. Les gens comprendront, moyennant le déploiement d’une pédagogie de crise et d’enjeu au ton juste et sincère.

L’année du 70ème anniversaire de la proclamation de l’In dépendance nous mettra à rude épreuve. Il nous faut impérativement reprendre le combat qui nous a permis de nous libérer de la tutelle coloniale, nous armer de rigueur, de discipline, de convictions solides, de vision lointaine et de justice, et pas que sociale. Nous devons oser le futur sans hésitation, sans crainte, avec détermination et une capacité d’anticipation en cohérence avec notre intelligence collective. La préservation de notre cohésion et de notre souveraineté nationales est à ce prix. Ce coût serait-il des plus élevés qu’il est largement à notre portée, si tant est qu’on le désire. En 70 ans, le pays n’a pas réussi partout où il le pouvait.

 

Le réajustement des prix… est économiquement nécessaire et moralement justifiable. Ce n’est pas user de moyens détournés que de profiter de cette fenêtre de tir pour mettre un peu plus de rationalité dans la consommation d’énergie. Les gens comprendront, moyennant le déploiement d’une pédagogie de crise et d’enjeu au ton juste et sincère. 

 

Les 20 dernières années furent des plus difficiles et des plus douloureuses. Nos concurrents d’hier nous ont surclassés sans qu’ils soient mieux pourvus en moyens hu mains, physiques et financiers. Sans doute pour avoir choisi un mode de gouvernance, un modèle et une trajectoire de développement meilleurs et plus efficaces que ce ne fut le cas chez nous. Inutile d’invoquer les vicissitudes du temps, les rendez-vous manqués et l’exacerbation de la concurrence mondiale. Osons regarder droit devant nous.

Le fait est qu’aujourd’hui, le pays est mieux pourvu, mieux armé en capital humain et physique qu’il ne l’a jamais été. Il a à son actif une riche expérience industrielle et nous pouvons beaucoup apprendre de nos fautes et de certaines de nos dérives. Notre potentiel de développement n’a jamais été aussi grand. Que faire ? Transformer l’essai. On ne devrait même pas se poser la question tellement elle paraît inéluctable. A condition de renouer avec les fondamentaux qui ont consacré dans les faits notre indépendance nationale. Il faut retrouver l’élan des pionniers de la première heure, le courage, l’audace, la volonté de transformation politique, économique, sociale et sociétale qui furent les leurs.

La première décennie postindépendance a, à tous égards, changé la physionomie du pays, consacré la rup ture avec le passé. Et élevé la modernité au rang d’ultime emblème. Par moments, le taux d’investissement s’élevait à près de 40% du PIB. On ne saurait mieux exprimer, au lendemain de l’Indépendance, notre préférence du futur, au détriment du présent fait de sacrifice et d’abstinence.

Qu’est-ce à dire, sinon que pour sortir de la crise qui frappe à nos portes, il nous faut retrouver l’esprit du 20 mars 1956, sans perdre de vue les causes qui ont fait le lit de la domination coloniale. Le combat est le même, quoiqu’avec des armes rénovées, dans un contexte mondial à la fois plus difficile, plus complexe, mais qui n’offre pas moins de véritables issues salutaires. La croisade menée par le couple belliqueux Israël-USA contre l’Iran est dans le droit-fil du passé des empires coloniaux de l’Occident collectif. Si elle échoue, ce serait la dernière tentative et l’annonce de la fin de la domination du Nord collectif, et peut-être l’amorce de la montée du Sud global. Mais, quoi qu’il arrive, cette croisade au relent religieux, raciste et colonial, va modifier l’architecture du Moyen-Orient. Les pays du Golfe, aujourd’hui sous les bombes, auront beaucoup plus de mal à l’avenir pour faire de la sécurité et de la stabilité à long terme leur principal argument d’attractivité. Les commodités offertes, les complaisances financières, la sophistication de la logistique n’y suffiront pas.

 

La croisade menée par le couple belliqueux Israël-USA contre l’Iran est dans le droit-fil du passé des empires coloniaux de l’Occident collectif. Si elle échoue, ce serait la dernière tentative et l’annonce de la fin de la domination du Nord collectif, et peut-être l’amorce de la montée du Sud global.

 

Ils payent déjà le prix de leurs liaisons dangereuses en termes d’exode de sociétés étrangères, d’expatriés, de touristes et de compétences en tout genre au profit d’autres destinations prometteuses, plus sûres et tout aussi attractives. On aurait aimé que cette guerre ignoble n’ait pas eu lieu, qu’un éventuel redéploiement des chaines d’approvisionnement et de valeur ne soit pas évoqué, fût-ce par décence. Mais on ne change pas le cours des choses.

Nous ne serons pas les seuls à vouloir profiter de ce nouvel effet d’aubaine. Et il serait inadmissible de ne pas se positionner sur la ligne de départ parmi l’ensemble des prétendants. C’est moins une option qu’une nécessité pour ne pas subir les affres de la crise économique, sans réels moyens de défense. Nous allons payer un lourd tribut à cause de cette guerre. Nous risquons un arrêt de la croissance pour ne pas avoir cherché à nous positionner dans la nouvelle architecture en devenir des chaînes de valeur mondiales. Et à faire valoir les arguments qui nous ont valu par le passé les faveurs des investisseurs étrangers. Il est de bonne stratégie de mettre en avant notre proximité de l’Europe, tout en étant le point focal de l’Eurafrique. A quoi s’ajoutent la sécurité, la stabilité, un savoir-faire et une élite managériale ouverte sur les langues, sur le monde et sur les technologies émergentes. Qu’est-ce qui peut expliquer les hésitations, le peu d’empressement et d’engouement des investisseurs étrangers? Comment se fait-il qu’avec autant d’atouts le pays subisse une sorte de déclassement mondial ?

L’Administration tunisienne doit se poser ce genre de questions et entre prendre au plus vite une véritable révolution culturelle. Sa frilosité, son aversion pour le risque freinent, quand elles ne limitent pas, les transformations économiques, sociales et financières. Elle donne à penser qu’elle a pour principale vocation de contrôler, superviser, régenter et sanctionner, alors qu’on attend d’elle qu’elle stimule, incite, encourage les acteurs économiques et leur vienne en appui, tout en se projetant dans le monde qui arrive. Nous avons manqué d’audace et d’imagination quand il fallait agir au plus vite, voir grand et frapper fort. Les défaillances de notre infrastructure, l’absence de logistique digne des économies en émergence rapide, les balbutiements et l’ambiguïté d’un code de change que plus rien ne justifie, si ce n’est la persistance de tout un faisceau de malentendus.

 

La Tunisie 2026 est, d’une certaine manière, malade de sa bureaucratie administrative, de ses lois et législations qui inhibent toute velléité d’innovation et d’entrepreneuriat. Le sempiternel sentiment de méfiance à l’égard de l’appareil administratif ne l’incite pas à restaurer et à construire la confiance, principal carburant de la croissance. Sortir d’une crise globale n’a rien d’une sinécure. Mais l’espoir est permis si l’on prend pleinement conscience que chaque crise est porteuse de nouvelles opportunités.

 

La Tunisie 2026 est, d’une certaine manière, malade de sa bureaucratie administrative, de ses lois et législations qui inhibent toute velléité d’innovation et d’entrepreneuriat. Le sempiternel sentiment de méfiance à l’égard de l’appareil administratif ne l’incite pas à restaurer et à construire la confiance, principal carburant de la croissance. Sortir d’une crise globale n’a rien d’une sinécure. Mais l’espoir est permis si l’on prend pleinement conscience que chaque crise est porteuse de nouvelles opportunités. Nous avons raté par le passé plusieurs rendez-vous qui auraient pu accélérer notre émergence.

Nous avons perdu plus d’une fois nos illusions de faire de la Tunisie une place financière et un hub technologique dans le bassin méditerranéen, chaque fois que s’ouvrait pour nous une fenêtre d’opportunité. Nous n’avons plus le droit – ne serait-ce que par fidélité à nos martyrs et aux pionniers de l’Indépendance – de laisser passer sans doute l’ultime chance de rattraper le temps et le terrain perdus. Nous n’avons pas d’autre choix que de défier la cohorte des dragons qui lorgnent du côté du Moyen-Orient. S’il y a une place à prendre, il n’y a aucune raison qu’on en soit exclu. On ne s’en sortira pas autrement. Cela est aujourd’hui possible, quelle que soit la puissance du choc externe. La balle est dans le camp de l’Etat.

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CCITF : Speed Dating B2B entreprises-startups

29. März 2026 um 15:11

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), organise le 19 mai 2026 un « Speed Dating B 2 B à Tunis, dédié à la mise en relation entre entreprises et startups. « Favoriser des connexions à forte valeur ajoutée autour de besoins concrets, de solutions innovantes et de nouvelles opportunités de collaboration commerciale », c’est l’objectif de cette rencontre professionnelle.

Au programme, figurent des « Pitchs startups » (présentation) et des sessions de « Speed Dating B2B » qui sont destinés aux entreprises à la recherche de solutions adaptées à leurs enjeux ou une startup souhaitant présenter son offre à des interlocuteurs qualifiés.

Pour ce faire, la CCITF indique avoir mis à la disposition des entreprises, qui désirent participer à cette rencontre, un formulaire Entreprises : urlr.me/edCBfN et un formulaire Startups : urlr.me/yBuZ9d.

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Disparition d’un bâtisseur : Othman Ben Arfa n’est plus

28. März 2026 um 19:05

Figure majeure de l’énergie en Tunisie et ancien PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), Othman Ben Arfa est décédé samedi 28 mars 2026.

Ingénieur de formation, il laisse l’empreinte d’un dirigeant rigoureux qui a marqué durablement le développement énergétique national.

À la tête de la Steg entre 2002 et 2011, il a piloté la modernisation du réseau électrique, soutenu l’intégration du gaz naturel et accompagné l’extension des infrastructures pour répondre à une demande croissante. Il a également favorisé l’ouverture internationale de l’entreprise et amorcé des réflexions sur les énergies renouvelables.

Entré à la Steg en 1967, il y a gravi tous les échelons après des études d’électrotechnique aux États-Unis, contribuant dès ses débuts à des projets techniques stratégiques.

Après la Révolution tunisienne de 2011, il s’est exilé en France dans un contexte politique tendu.

Décoré de l’Ordre de la République, ancien sportif accompli, il demeure une référence pour plusieurs générations d’ingénieurs tunisiens.

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Produits pétroliers : la demande en hausse de 6 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:52

La demande nationale de produits pétroliers a augmenté de 6 % en janvier 2026 pour atteindre 401 ktep, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette hausse est principalement portée par la progression de la consommation d’essence (+15 %) et de jet d’aviation (+11 %).

Parallèlement, la demande totale de gaz naturel a progressé de 7 %, confirmant une tendance générale à la hausse de la consommation énergétique.

Dans le détail, la structure de consommation des produits pétroliers reste globalement stable, malgré une légère évolution en faveur de l’essence, tandis que le gasoil conserve la part dominante.

La consommation de carburants routiers demeure prépondérante, représentant plus de la moitié de la demande totale, alors que la hausse de la consommation de gaz naturel est principalement tirée par les besoins accrus en production électrique.

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Énergie primaire : le déficit s’aggrave de 9 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:40

Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, en janvier 2026, un déficit de 0,5 Mtep enregistrant, ainsi, une hausse de 9 % par rapport à janvier 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

  Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 35 % en janvier 2026 contre 37 % en janvier 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 26 % en janvier 2026 contre 30% en janvier 2025, a fait savoir l’Observatoire.

 Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 0,3 Mtep en janvier 2026, enregistrant, ainsi, une hausse de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette augmentation est due principalement à la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien. Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 68 % de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 3 % des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une hausse de 31% en janvier 2026 par rapport à janvier 2025.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre janvier 2026 et janvier 2025 une hausse de 6 %. La demande du gaz naturel a augmenté de 7 %, celle des produits pétroliers a enregistré une hausse de 6 % et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 27 %.

 La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement, en effet, la part de la demande des produits pétroliers est passé de 49 % en janvier 2025 à 48 % durant janvier 2026. La part du gaz naturel a augmenté, par contre, de 50 % en janvier 2025 à 51 % en janvier 2026.

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Le déficit de la balance commerciale énergétique recule de 16 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:34

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, en janvier 2026, une baisse de 16% pour se situer à 945 millions de dinars (MDT), selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 62% accompagnée par une baisse des importations en valeur de 5%.

Selon l’observatoire, les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs à savoir : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar ($/DT) et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois de janvier 2026, les cours du Brent ont enregistré une baisse de 12$/bbl par rapport au mois de janvier 2025.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien par rapport au dollar a enregistré une baisse de 10% par rapport au Dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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La troisième guerre du golfe : enjeux et perspectives

28. März 2026 um 13:27

La guerre israélo-américaine initiée fin février 2026 à l’encontre de l’Iran s’est rapidement muée en conflit régional susceptible de déraper en confrontation globale impliquant de nombreuses puissances nucléaires menacées par les retombées du nouveau choc pétrolier et gazier découlant de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz.

Trump et Netanyahu assument la pleine responsabilité de cette guerre qui se situe dans le prolongement de celle qui avait été déclenchée par Israël en juin 2025 avec un soutien américain limité, en vue de susciter une « révolution » aboutissant au renversement du régime iranien, à l’instar des changements de régime opérés dans le cadre des « printemps arabes ».

Les véritables enjeux de la guerre

La reprise des hostilités était prévisible car les USA et Israël persistent dans leur volonté de modifier les rapports de force régionaux et mondiaux en substituant au régime iranien un nouveau pouvoir hostile aux BRICS, à la résistance palestino-libanaise et soumis à la volonté américano-sioniste incarnée par le G7 piloté par les USA et les institutions multilatérales représentatives des oligarchies mondialisées. Au nombre des  objectifs centraux de cette entreprise, figure la dislocation et l’implosion de l’Iran ainsi que la destruction des assises de l’Etat iranien en vue de le dépouiller des atouts de la puissance militaire et technologique susceptible de constituer une menace existentielle pour Israël et les intérêts hégémoniques occidentaux.

Lire aussi: L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Iran est perçu comme un danger mortel du fait qu’il demeure l’un des derniers  obstacles restants à la mise en œuvre du plan expansionniste sioniste dans la région nouvellement promu par Netanyahu. Initiée par la guerre génocidaire et d’épuration ethnique à Gaza et en Palestine, cette dynamique d’expansion messianiste s’est accélérée aux dépens du monde arabe, après la chute de la Syrie et l’affaiblissement de l’axe de la résistance au Liban.

En somme, la finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires. Il s’agit de modifier ses alliances en mettant fin à son hostilité à l’impérialisme et au néocolonialisme tout en confisquant son indépendance décisionnelle en politique étrangère et dans le domaine de la coopération internationale. Avec pour ambition de les mettre au service du projet expansionniste sioniste soutenu par les USA et l’Occident collectif qui cherchent à mettre en échec les prémices du nouvel ordre mondial multipolaire ambitionné par les BRICS. Ceci avec pour perspective de porter un coup fatal aux intérêts sécuritaires et économiques vitaux de la Chine, de la Russie ainsi qu’à la cause palestinienne et à l’axe de la résistance.

 

La finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires.

 

Certes, des dommages considérables ont été occasionnés à l’Iran, mais aucun de ses objectifs n’a pu être réalisé après un mois d’une confrontation implacable où les USA se sont impliqués à fond en vue de trancher rapidement le conflit tout en cherchant à éviter l’enlisement et la guerre d’usure ainsi que l’extension des combats à d’autres fronts, ce qui serait catastrophique pour la coalition israélo-américaine.

Lire également : L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

A l’opposé, l’Iran, conscient des enjeux vitaux de cette épreuve, s’est préparé à une guerre d’usure de longue durée destinée à mettre un terme final aux périls existentiels qui menacent la nation iranienne.

D’où le retour en force de la résistance chiite libanaise incarnée par le Hezbollah qui a repris le combat au sud Liban parallèlement aux attaques de la résistance irakienne ciblant la présence et les intérêts américains. De même que l’appui politique et militaire discret mais efficient manifesté par la Chine et la Russie à l’Iran, ce qui a conféré une efficacité  accrue à son potentiel de riposte et de résilience dans cette confrontation décisive pour le peuple et l’Etat iraniens.

En définitive, il se confirme qu’en dépit de leur agressivité et de leurs pulsions guerrières persistantes, les USA et leurs alliés occidentaux sont en recul face à la réémergence du  nationalisme persan associé aux nationalismes russes et Chinois qui se retrouvent solidaires au regard des tentatives de l’Occident collectif d’empêcher l’avènement d’un nouveau monde multipolaire plus juste et plus équilibré[1].

 

L’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale.

 

Ainsi, l’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale. Ce faisant, il ne semble pas mesurer les implications véritables de cette confrontation régionale désormais devenue d’ordre planétaire qui risque chaque jour de déraper et d’échapper à tout contrôle.

Les pays du Golfe dans l’œil du cyclone

Celle-ci s’est de fait muée en crise économique et pétrolière mondiale après la réduction drastique des flux pétroliers en provenance de la région du fait du blocage du détroit d’Ormuz et sa fermeture aux exportations des pays du Golfe. Sans compter les dommages considérables infligés à leurs sites pétroliers ainsi qu’à la crédibilité des USA du fait de la destruction des bases américaines censées les protéger de l’Iran.

A l’inverse, ils se sont retrouvés impliqués, contre leur gré par leurs protecteurs dans ce conflit dévastateur, ce qui leur a valu d’être traités en belligérants et durement attaqués par l’Iran en raison de leur participation aux hostilités à travers les bases américaines qui y sont installées. Dès lors, ils sont, de fait, considérés par les responsables iraniens en tant « qu’Etats fonctionnels », membres de l’alliance israélo-occidentale qui œuvre depuis les « printemps arabes » à détruire l’Iran et à renverser l’ensemble des pouvoirs en place dans la sphère arabo-islamique afin de leur substituer des pouvoirs vassaux pro-occidentaux d’obédience islamiste.

A vrai dire, les pays du Golfe, sous la conduite de l’Arabie saoudite, ont toujours lié leur sort et leur sécurité à la protection des USA moyennant le rôle prééminent des entreprises américaines dans la production et la commercialisation du pétrole en dollars. Cette dépendance économique et sécuritaire à l’égard des USA s’est consolidée après la chute de l’URSS avec l’installation des bases américaines et l’imposition de la normalisation des relations arabo-israéliennes désormais considérée comme étant l’un des piliers de la politique américaine dans la région.

Notons qu’avec les accords d’Abraham, cette normalisation s’est muée en une sorte d’alliance non déclarée tripartite dirigée contre l’Iran et l’axe de la résistance.

 

Dans un prochain article, nous examinerons les retombées prévisibles de cette guerre sur le monde arabo-musulman qui risque, encore une fois, d’être le grand perdant des mutations en cours sur la scène régionale et mondiale.

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Ahmed Ben Mustapha,

Diplomate et ancien ambassadeur

 

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[1] Dans une récente déclaration à l’économiste Maghrébin, j’ai en effet situé ce conflit dans le cadre des mutations en cours dans les équilibres fondamentaux au niveau planétaire :  Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance. Israël et Washington ont réussi à neutraliser le nationalisme arabe, mais ils n’avaient pas anticipé la puissance d’un nationalisme persan adossé à une civilisation millénaire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large, observable également en Russie et en Chine, où la réunification nationale et la revalorisation des identités propres constituent les objectifs fondamentaux. Ce que le monde traverse, dit-il, c’est la faillite du système de globalisation américain, fondé sur l’absence de repères idéologiques, religieux et moraux, et la réémergence simultanée des grandes forces nationales.

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Kaïs Saïed appelle à la responsabilité des autorités locales

28. März 2026 um 09:44

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans la journée du vendredi 27 mars 2026, au palais de Carthage, le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, pour évoquer les opérations de ramassage des déchets de toutes sortes sur l’ensemble du territoire national.

Il a souligné que cette initiative ne doit pas se limiter à une campagne ponctuelle de un ou deux jours, mais doit constituer un travail continu, jour et nuit, sans interruption.

Le chef de l’État a estimé qu’il n’est pas acceptable qu’il doive intervenir à chaque fois pour orienter les responsables régionaux et locaux, ni qu’il soit parfois amené à identifier lui-même, à partir des plaintes reçues, les quartiers où les ordures s’accumulent.
Il a également rejeté l’argument du manque d’équipements pour justifier l’absence d’enlèvement des déchets, jugeant anormal que ces moyens soient disponibles au lancement des opérations, puis disparaissent pendant des mois.

Kaïs Saïed a affirmé que cette situation ne peut plus durer et a insisté sur la nécessité de responsabiliser pleinement chaque cadre administratif. Selon lui, tout responsable ayant failli à son devoir doit en assumer immédiatement les conséquences.

Il a, par ailleurs, refusé de faire porter aux citoyens la responsabilité de ces dysfonctionnements, rappelant que nombre d’entre eux se sont mobilisés spontanément, avec leurs propres moyens, pour participer à des campagnes de nettoyage.

Il a ajouté que les Tunisiennes et les Tunisiens, lorsqu’ils se sentent copropriétaires de l’espace public, veillent naturellement à sa propreté, et que ce sens civique finira par vaincre toute tentative de découragement.

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SFBT : résultats 2025 en hausse et dividende de 0,880 DT par action

28. März 2026 um 09:10

La Société de fabrication des boissons de Tunisie informe ses actionnaires que son conseil d’administration, réuni le vendredi 27 mars 2026, a examiné l’activité de la société au titre de l’exercice 2025 et arrêté les états financiers individuels et consolidés, soumis aux commissaires aux comptes. Tel est le communiqué du CMF.

Les comptes individuels font ressortir un résultat net de 267,197 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 252,152 millions de dinars un an plus tôt.

Les comptes consolidés affichent un résultat net de 300,105 millions de dinars, contre 296,441 millions de dinars au 31 décembre 2024. Le résultat net part du Groupe s’établit, lui, à 289,565 millions de dinars, contre 282,952 millions de dinars à fin 2024.

Par ailleurs, le conseil d’administration a décidé de convoquer l’Assemblée générale ordinaire pour le mardi 19 mai 2026 à 10h00 à Tunis, au cours de laquelle il sera proposé la distribution d’un dividende de 0,880 dinar par action.

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Tunisie-États-Unis : mise en service réussie de solutions Smart Grid innovantes à Moknine

27. März 2026 um 16:35

Les États-Unis et la Tunisie célèbrent le lancement de technologies américaines avancées dans le réseau électrique de Moknine (Sousse), le 27 mars 2026.

Le gouverneur de Sousse, Sofiene Tanfouri, Bill Bazzi, ambassadeur des États-Unis en Tunisie, et Faycel Tarifa, PDG de la STEG, ont inauguré des solutions technologiques américaines d’une valeur de 5 millions de dinars tunisiens. Intégrées dans un projet pilote Smart Grid financé par les États-Unis à hauteur de 15 millions de dinars, ces innovations visent à booster les échanges commerciaux et à générer des opportunités économiques bilatérales.

Ce projet souligne la robustesse du partenariat stratégique tuniso-américain et le rôle pivotal des technologies US dans la sécurisation des infrastructures critiques. Déployé de 2020 à 2026, il inclut des études techniques, des formations et le transfert de compétences, ainsi que l’installation de systèmes de pointe comme le FLISR (Fault Location, Isolation and Service Restoration), qui assure un rétablissement rapide du réseau électrique.

Installé dans la région de Moknine, ce système repose sur un partenariat entre la STEG et des acteurs américains tels qu’E3-International, Schweitzer Engineering Laboratories (SEL) et G&W Electric. Il s’appuie sur une infrastructure de communication LTE privée (pLTE) fournie par Nokia, pour une supervision en temps réel et une gestion optimisée du réseau.
L’ambassadeur Bill Bazzi a déclaré : « Cette étape clé démontre l’impact des technologies américaines dans notre partenariat avec la Tunisie, pour moderniser les infrastructures critiques, stimuler une croissance économique partagée et ouvrir de nouvelles opportunités aux entreprises US sur le marché tunisien ».

De son côté, Faycel Tarifa a ajouté : « Ce projet s’aligne parfaitement sur la stratégie de la STEG pour moderniser le réseau national et soutenir la transition énergétique via les technologies Smart Grid ».

Grâce à cette initiative, la STEG confirme son engagement à moderniser le réseau électrique tunisien, en intégrant des solutions avancées pour améliorer la qualité de service, optimiser les coûts et renforcer la résilience face aux défis futurs.

Avec communiqué

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70 ans d’indépendance : paroles d’héritiers du mouvement national

27. März 2026 um 12:12

Dans le cadre de la commémoration du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée « Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national » sera organisée, dimanche 29 mars à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis. Objectif : rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.

Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.

Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes. Et ce, qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.

La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.

Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.

La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance. D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.

Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.

La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.

La rencontre aura lieu le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis.

Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.

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La BIAT réalise un bénéfice net de 385 MDT en 2025

27. März 2026 um 09:06
Le Conseil d’administration de la BIAT, réuni le 25 mars 2026, a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025.
Soumis aux commissaires aux comptes, ces états financiers font ressortir un résultat net individuel de 385,3 millions de dinars (MDT), contre 357,8 MDT au titre de l’exercice précédent, et un résultat net consolidé de 467,1 MDT, contre 379,4 MDT pour l’exercice 2024.
Le Conseil d’administration a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le vendredi 24 avril 2026 à 10h au siège social de la banque à Tunis. A cette occasion, il sera proposé, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie, la distribution d’un dividende de 6,000 dinars par action, au titre de l’exercice 2025.

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Fitch Ratings valide la robustesse financière de l’UBCI

26. März 2026 um 16:52

L’agence de notation américaine, Fitch Ratings, a confirmé les principales notes attribuées à l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), dont son Long Term Issuer Default Rating à B- et sa Viability Rating à b-, avec une perspective stable. Elle a également maintenu les notes nationales de l’établissement, notamment AA-(tun) à long terme et F1+(tun) à court terme.

Fitch Ratings estime que les notes de défaut émetteur de l’UBCI reposent avant tout sur sa solidité financière propre, telle que reflétée par sa notation de viabilité. Cette dernière traduit la forte exposition de la banque au risque souverain tunisien ainsi que la difficulté de son environnement opérationnel.

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Investissements étrangers : la Tunisie capitalise sur les recompositions géopolitiques

26. März 2026 um 14:42

Les récentes évolutions sécuritaires au Moyen-Orient devraient entraîner des répercussions économiques sur l’ensemble des pays de la région, ainsi que sur ceux d’Afrique du Nord. Dans ce contexte, la Tunisie pourrait renforcer sa position en tant que destination attractive pour les investissements étrangers.

Le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), Jalel Tebib, estime que les derniers développements survenus dans les pays du Golfe sont susceptibles de consolider la position de la Tunisie comme site attractif, voire comme « refuge » pour les investissements étrangers, notamment ceux orientés vers les grands marchés européens. Dans une récente interview télévisée réalisée au studio de l’agence TAP, il a expliqué que, grâce à sa proximité géographique avec l’Europe, la Tunisie se positionne naturellement comme une destination stratégique pour les investissements étrangers, en particulier ceux en provenance d’Asie du Sud-Est, d’Europe et d’Europe de l’Est. Ces investisseurs ont déjà exprimé leur volonté de s’implanter en Tunisie afin de rapprocher leurs chaînes d’approvisionnement du consommateur européen.

Ces perspectives s’inscrivent dans un contexte géopolitique marqué par une escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis. Alors que les répercussions économiques de ce conflit se font sentir à l’échelle régionale et mondiale; plusieurs scénarios sont envisagés par les analystes et les experts économiques pour tenter d’y mettre un terme.

Des risques énergétiques sous surveillance

S’agissant de l’impact de cette situation sur le secteur énergétique en Tunisie, le secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Wael Chouchane, a affirmé que son département, en coordination avec celui des Finances, est prêt, sur les plans financier et logistique, à faire face à une hausse des prix du pétrole sur le marché mondial dans ce contexte de tensions liées au conflit avec l’Iran.

À la fin de l’année 2025, la Tunisie est parvenue à attirer des flux d’investissements dépassant 3,5 milliards de dinars. Les prévisions tablent sur 4 milliards de dinars pour l’année 2026, grâce notamment à l’attractivité du secteur industriel, qui a capté la plus grande part de ces investissements, ainsi qu’aux projets dans le domaine des énergies renouvelables.

Une dynamique d’investissement en progression

Les données publiées indiquent que, hors énergie, la répartition des flux d’investissements directs étrangers place les partenaires traditionnels de la Tunisie — la France, l’Allemagne et l’Italie — en tête. Ces indicateurs révèlent également l’arrivée de nouveaux acteurs économiques à la recherche d’un climat des affaires offrant des compétences logistiques et un accès rapide aux marchés mondiaux. Cette dynamique devrait contribuer à porter la part de l’investissement étranger dans le produit intérieur brut (PIB) à un niveau compris entre 3 % et 4 %.

Dans ce contexte, les cadres législatifs jouent un rôle déterminant pour rassurer les investisseurs étrangers, notamment à travers la mise en place de garanties juridiques, ainsi que d’incitations financières et fiscales attractives.

À cet effet, la Tunisie a engagé plusieurs réformes visant à améliorer le climat d’investissement, notamment la simplification des procédures pour les investisseurs, à travers la suppression de nombreuses autorisations et la révision en cours de la loi sur l’investissement.

Une stratégie nationale axée sur les secteurs à forte valeur ajoutée

Sur le plan de la promotion, les structures gouvernementales s’emploient à mettre en œuvre une nouvelle stratégie destinée à attirer les investissements directs étrangers, en tenant compte des mutations intervenues sur la scène internationale.

Cette stratégie vise principalement à porter les investissements à 4 milliards de dinars à l’horizon 2026, en mettant l’accent sur les secteurs à forte valeur ajoutée, tels que les industries des composants automobiles et aéronautiques, l’industrie pharmaceutique, l’économie numérique, ainsi que les industries mécaniques, électriques, agroalimentaires et le textile-habillement.

Elle ambitionne également de renforcer le taux d’intégration dans le secteur automobile, qui devrait passer de 40 % à 55 % d’ici 2026. Tout en adoptant une approche sectorielle fondée sur une matrice pays/secteur afin d’orienter les efforts vers les activités les plus rentables.

Cette approche prévoit aussi le renforcement des outils de communication directe avec les investisseurs et le ciblage des entreprises capables de créer des chaînes d’approvisionnement intégrées.

Elle repose également sur l’adoption de canaux numériques modernes, sous le slogan « Investir en Tunisie ». Et ce, dans l’objectif d’unifier les programmes de promotion et d’en élargir la portée, conformément au programme économique et social du gouvernement pour 2026.

Dans le cadre de l’amélioration de l’expérience des investisseurs, les autorités concernées œuvrent à développer les services d’accompagnement, notamment en organisant des visites régulières auprès des entreprises étrangères, en simplifiant les procédures administratives relatives aux permis, aux visas et aux opérations de dédouanement, ainsi qu’en soutenant les projets d’extension et en facilitant l’accès au financement et au foncier.

Cette stratégie met en avant les atouts compétitifs du pays, notamment ses ressources naturelles, sa situation géographique et son capital humain. Contribuant ainsi à orienter les investissements vers des secteurs prometteurs tels que l’agriculture, le tourisme, l’industrie et les services.

Ces efforts s’inscrivent dans une vision globale visant à attirer des investissements qualitatifs et à renforcer les partenariats entre les entreprises locales et étrangères.

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Le COMESA lance une carte interactive des opportunités d’investissement

26. März 2026 um 13:59

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) a lancé, jeudi 26 mars 2026, une carte interactive des investissements. Celle-ci recense 180 opportunités validées dans sept secteurs prioritaires, réparties entre ses 21 États membres. Nairobi a accueilli l’événement en marge de la deuxième édition du Forum d’investissement du COMESA 2026, sous le patronage du président kényan, William Ruto. La Tunisie y a participé.

 

Le COMESA affiche un produit intérieur brut cumulé de 1 000 milliards de dollars. Ses 21 États membres génèrent un commerce global d’importation et d’exportation estimé à 383 milliards de dollars. Le bloc régional veut désormais convertir ce potentiel en flux d’investissements concrets, à l’échelle internationale comme intrarégionale.

Un outil de transparence pour orienter la décision d’investissement

Chileshe Kapwepwe, secrétaire générale du COMESA, a souligné que la carte fournit aux investisseurs des informations précises et structurées. Elle améliore la qualité de la prise de décision et accélère la coopération économique entre les États membres. La plateforme organise les opportunités selon les priorités nationales et les ambitions régionales. Elle les présente de manière claire et cohérente, un atout décisif face à la concurrence mondiale pour l’attraction des capitaux. La plateforme met également en relation directe les investisseurs avec les États membres et soutient les activités économiques transfrontalières.

Le COMESA cible cinq secteurs structurants : la fabrication, la transformation agroalimentaire, l’énergie, le transport et l’économie numérique. Chileshe Kapwepwe a insisté sur la nécessité de bâtir des cadres juridiques et institutionnels solides. Elle a rappelé que la transparence et l’accès à l’information conditionnent l’attraction de capitaux à grande échelle.

Un signal fort adressé aux investisseurs mondiaux

Heba Salama, Directrice générale de l’Agence régionale d’investissement du COMESA, a livré un message sans ambiguïté : le COMESA est ouvert aux affaires. Il s’engage en faveur d’une croissance durable et inclusive et soutient un investissement régional coordonné. La plateforme constitue, selon elle, une étape stratégique pour renforcer l’intégration régionale. Elle offre une interface unique démontrant la capacité du bloc à accueillir efficacement les capitaux étrangers.

Les 21 États membres sont : la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Burundi, les Comores, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Érythrée, l’Eswatini, l’Éthiopie, le Kenya, Madagascar, le Malawi, Maurice, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe.

Avec TAP

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Justice — Refus de libération pour huit accusés

26. März 2026 um 12:11

La chambre criminelle antiterroriste du tribunal de première instance de Tunis rejette toutes les demandes de libération dans l’affaire dite de « l’envoi des jeunes en zones de conflit ». Elle reporte les décisions à l’audience du 15 mai.

Le dossier vise huit accusés, ainsi que plusieurs associations et agences de voyages. Les charges retenues incluent : l’adhésion volontaire à une organisation terroriste; la formation d’un tel groupe; l’utilisation du territoire tunisien ou étranger pour recruter et entraîner des individus en vue de crimes terroristes; l’incitation à de tels actes contre d’autres pays; et divers actes préparatoires, selon les enquêtes.

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Les avoirs nets en devises couvent 106 jours d’importation au 25 mars 2026 

25. März 2026 um 19:53

Les avoirs nets en devises ont progressé pour dépasser les 25,1 milliards de dinars, l’équivalent de 106 jours d’importation, à la date du 25 mars 2026, contre 22,9 milliards de dinars (100 jours d’importation), une année auparavant.

D’après les indicateurs monétaires et financiers, publiés mercredi 25 mars 2026, par la Banque centrale de Tunisie (BCT), cette amélioration des réserves en devises peut être expliquée par la hausse des revenus du travail de 6%, à 1,9 milliard de dinars, et des recettes touristiques de 4,7 %, à 1,3 milliard de dinars, et ce, à la date du 20 mars courant, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est des billets et monnaies en circulation, ils continuent leur tendance haussière, atteignant les 28,5 milliards de dinars, à la date du 24 mars courant, en hausse de 21,8 %, par rapport à la même date de l’année 2025.

La BCT a fait état, aussi, de l’accroissement du total des transactions interbancaires de 33%, passant de 2,8 milliards de dinars, le 25 mars 2025, à 3,8 milliards de dinars, actuellement.

En revanche, le volume global du refinancement a baissé de 19,5 %, à près de 10,9 milliards de dinars, à la même date.

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Téhéran rejette le plan de paix américain

25. März 2026 um 17:03

La télévision d’État iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi que l’Iran avait rejeté le plan de paix proposé par les États-Unis pour mettre fin à près d’un mois de guerre.

 » L’Iran a réagi négativement à la proposition américaine », a indiqué Press TV, chaîne publique anglophone destinée à un public étranger. La chaîne a ajouté, en relayant les propos d’un responsable iranien s’exprimant sous anonymat, que « la guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera ».

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IME en Tunisie : puissance exportatrice, fragilité industrielle

25. März 2026 um 14:46

Le secteur des industries mécaniques et électriques (IME) apparaît comme un pilier industriel majeur en Tunisie, mais sa structure révèle aussi plusieurs fragilités.

Pour commencer, soulignons le secteur regroupe 914 entreprises employant 157 983 personnes, avec une forte concentration dans les activités électriques et électroniques, tandis que les branches mécaniques et métallurgiques restent relativement moins intensives en emploi.

La performance du secteur repose largement sur l’exportation. Ainsi, les IME représentent environ 51 % des exportations manufacturières, ce qui confirme leur rôle central dans l’intégration de la Tunisie aux chaînes de valeur internationales. Toutefois, cette réussite repose fortement sur un modèle d’industries exportatrices à faible ancrage local, souvent orientées vers l’assemblage et dépendantes de la demande externe.

La dépendance géographique constitue également un point de vulnérabilité : 76,6 % des exportations du secteur sont destinées à l’Union européenne. Cette concentration expose l’activité industrielle aux fluctuations économiques et aux choix industriels européens.

Par ailleurs, malgré une valeur d’exportation dépassant 28 milliards de dinars, la progression récente reste modeste, ce qui interroge la capacité du secteur à monter en gamme technologique et à renforcer la valeur ajoutée locale.

Ainsi, si les IME constituent un moteur des exportations et de l’emploi industriel, leur durabilité dépendra d’une diversification des marchés, d’une montée en technologie et d’un meilleur ancrage dans l’écosystème productif national.

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