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Heute — 30. November 2025Haupt-Feeds

Un group turc s’intéresse à l’or vert tunisien

30. November 2025 um 14:32

Une entreprise turque a manifesté son intérêt pour le secteur de l’huile d’olive tunisienne, avec l’intention d’investir dans plusieurs maillons de la chaîne de valeur, selon un communiqué publié par la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax.

La délégation turque, reçue par le président de la chambre, Habib Hammami, était accompagnée de représentants de l’ambassade de Turquie et du consul honoraire de Turquie à Sfax. La rencontre a réuni également des acteurs de la filière oléicole, producteurs et exportateurs.

Selon la chambre, le groupe turc souhaite engager des projets portant sur :
– des points d’achat ;
– des unités de stockage ;
– des stations de conditionnement ;
– des installations de raffinage ;
– des unités de traitement du grignon ;
– ainsi que des projets de plantation.

Un intérêt large qui couvre l’ensemble du cycle, de l’arbre jusqu’au produit fini.

Attractivité du secteur oléicole

Pour la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, cet engouement confirme la montée en attractivité du secteur oléicole tunisien sur les marchés internationaux. Elle estime que la dynamique enclenchée ouvre des perspectives nouvelles pour les exportateurs tunisiens et s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de l’huile d’olive à l’étranger.

Dans un contexte où la Tunisie reste l’un des premiers producteurs et exportateurs mondiaux, ce positionnement des investisseurs turcs pourrait renforcer la valeur ajoutée locale… à condition que le cadre réglementaire et les intérêts nationaux soient préservés.

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Tunisie : Les avoirs nets en devises couvrent 105 jours d’importation

30. November 2025 um 14:18

Les indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) au 28 novembre 2025 offrent un panorama contrasté de la conjoncture financière du pays. Entre un léger recul des réserves en devises, une amélioration apparente du service de la dette et une forte hausse de la monnaie en circulation, les signaux ne vont pas tous dans la même direction.

Les réserves nettes en devises s’élèvent à 24,6 milliards de dinars, soit l’équivalent de 105 jours d’importation. Un niveau encore confortable, mais en légère baisse de 1,3 % par rapport à la même période en 2024. Ce recul reflète la fragilité structurelle de la balance des paiements, toujours soumise aux aléas des importations énergétiques et alimentaires.

En parallèle, deux indicateurs continuent d’apporter un soutien précieux aux finances extérieures :
– Les recettes touristiques, en hausse de 6,96 %, atteignent 7,3 milliards de dinars.
– Les transferts des Tunisiens à l’étranger, en progression de 6,94 %, s’établissent à 7,7 milliards de dinars à la date du 20 novembre.

Ces deux sources de devises demeurent essentielles dans un contexte où l’investissement étranger reste timide et où les négociations avec les bailleurs internationaux se prolongent.

Autre évolution notable : le service de la dette extérieure en 2025 a reculé de 13,9 %, pour atteindre 11,3 milliards de dinars, contre 13,1 milliards l’année précédente. Une baisse qui peut traduire soit un ralentissement des échéances arrivant à maturité, soit un rééchelonnement partiel. Mais elle ne signifie pas pour autant une détente durable, la pression de la dette restant structurellement élevée.

En revanche, un autre indicateur interpelle : la monnaie en circulation, billets et pièces confondus, poursuit son envolée. Elle passe de 22 milliards de dinars fin novembre 2024 à 25,8 milliards en 2025. Cette hausse spectaculaire continue d’alimenter les inquiétudes sur la taille de l’économie informelle et la faible bancarisation, tout en accentuant la pression sur la liquidité bancaire.

Une économie qui résiste

La tension se manifeste aussi dans le marché interbancaire, où le volume des transactions a bondi de 66 %, atteignant 3,7 milliards de dinars. À l’inverse, les refinancements à long terme de la BCT ont diminué de 4,7 %, s’établissant à 11,1 milliards de dinars, signe d’un léger ajustement de la politique monétaire.

Au final, les chiffres du BCT indiquent une économie qui résiste mais reste sous tension : une respiration du côté du tourisme et des transferts, un répit partiel sur la dette, mais des réserves qui s’érodent lentement et une masse monétaire qui s’emballe. Un équilibre fragile, que les prochains mois diront s’il peut tenir face aux défis budgétaires et sociaux de 2026.

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Tunisie : Le Parlement valide le recrutement direct des chômeurs de longue durée

30. November 2025 um 11:18

Les députés ont franchi un pas important, ce samedi 29 novembre 2025, en adoptant à 128 voix l’article 57 du projet de loi de finances 2026. Ce texte ouvre la voie au recrutement direct d’une première cohorte de diplômés chômeurs de longue durée, une revendication portée depuis des années par plusieurs collectifs.

La mesure vise expressément les titulaires de diplômes supérieurs dont la période de chômage s’est étirée, parfois au-delà d’une décennie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme national d’intégration qui fera l’objet d’un examen plus détaillé lors de la séance plénière du 16 décembre 2025, consacrée au projet de loi dédié au recrutement des chômeurs de longue durée.

Reste toutefois la question cruciale du financement. Interpellée par les élus, la ministre des Finances a admis que le programme pourrait être financé à travers les dépenses imprévues inscrites dans le budget. Un mécanisme qui reste incertain et dépend largement des marges disponibles en cours d’exercice.

Un chantier délicat

Le vote de l’article 57 marque une avancée politique, mais ouvre aussi un chantier délicat : comment intégrer durablement des milliers de diplômés dans la fonction publique sans aggraver la pression budgétaire ? La réponse viendra peut-être le 16 décembre, lors de l’examen de la loi qui doit transformer cette promesse en dispositif opérationnel.

En attendant, pour de nombreux diplômés concernés, cette adoption représente un premier souffle d’espoir… mais encore loin d’une entrée effective dans l’administration.

Lire aussi : FMI : Une croissance modérée de 1,6% prévue pour la Tunisie en 2025

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Explosion à El Mourouj : La STEG écarte toute défaillance de son réseau

30. November 2025 um 10:34

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a apporté, ce dimanche, des précisions importantes à propos de l’explosion qui s’est produite la veille au soir dans la région du Mourouj (gouvernorat de Ben Arous). Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, les premières investigations n’ont révélé aucune défaillance de la part du réseau externe.

Selon le communiqué de la société, les vérifications initiales confirment que ni les canalisations extérieures ni les compteurs de gaz n’ont été endommagés. Ces constats excluent la responsabilité du réseau de distribution. Les techniciens dépêchés sur place ont déterminé que la fuite à l’origine de l’explosion s’est produite à l’intérieur même de l’habitation sinistrée, au niveau de l’installation interne — et non sur un tuyau de gaz en domaine public, comme cela a été avancé en ligne.

La STEG précise que ses équipes techniques sont intervenues immédiatement après avoir été informées de l’incident, en coordination avec la protection civile et les forces de sécurité, afin de sécuriser la zone et maîtriser la situation.

Sensibilisation des usagers

L’entreprise annonce qu’un rapport technique détaillé sera publié ultérieurement, une fois l’ensemble des investigations finalisé et toutes les données vérifiées avec les différentes parties impliquées.

L’explosion relance, une fois encore, la question de la sécurité des installations domestiques et de la sensibilisation des usagers aux normes d’entretien des réseaux internes.

Lire aussi : Électricité en Tunisie : Un tarif moyen de 472 millimes/kWh, fortement dépendant du gaz naturel

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Tunisie : Le parlement approuve la hausse des salaires et des pensions de retraite

30. November 2025 um 10:24

Le Parlement a adopté l’une des mesures les plus sensibles du projet de loi de finances 2026 : la revalorisation des salaires et des pensions pour les années 2026, 2027 et 2028. L’augmentation concernera les agents des secteurs public et privé ainsi que les retraités, conformément au chapitre 15 du texte. Les modalités d’application seront définies ultérieurement par décret.

En parallèle, les députés ont approuvé, malgré l’opposition de la ministre des Finances, un allègement progressif de la pression fiscale sur les pensions de retraite à travers l’adoption de l’article 56. L’objectif : améliorer le pouvoir d’achat d’une catégorie sociale déjà fragilisée.

Miskhat Salama Khaldi a exprimé de fortes réserves. Selon ses données, 56 % des retraités dont le revenu annuel imposable est inférieur à 5 000 dinars bénéficient déjà d’une exonération totale de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale solidaire. En outre, près de 70 % des retraités du secteur privé et environ 18 % du secteur public profitent d’allègements importants.

Soutenabilité des finances publiques

Pour la ministre, la modification adoptée risque de peser lourdement sur la soutenabilité des finances publiques jusqu’en 2028, puisque les ressources fiscales projetées sur le moyen terme en seraient affectées. Elle estime également que l’impact toucherait directement la trésorerie des caisses sociales, lesquelles devraient assurer des montants supplémentaires équivalents aux hausses de pensions induites par la baisse d’impôt.

Sur le plan de l’équité fiscale, la ministre souligne un risque de distorsion : plus la pension est élevée, plus la réduction d’impôt serait importante, ce qui irait à l’encontre des principes de justice sociale.

La Tunisie compte environ 1,278 million de retraités, dont 34,9 % issus du secteur public et 65,1 % du secteur privé. L’adoption simultanée de la hausse des pensions et de l’allègement fiscal redistribue les cartes, mais ouvre un débat délicat : comment concilier soutien au pouvoir d’achat et stabilité financière des caisses et du budget de l’État ?

Ce compromis politique, applaudi dans l’hémicycle, reste désormais à traduire dans les chiffres… et à financer.

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Batteries au lithium : La Tunisie attire un nouvel investissement chinois

28. November 2025 um 15:06

La Tunisie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son industrie énergétique. La société chinoise YJC Power, spécialisée dans les systèmes de stockage d’énergie, a exprimé son intention de créer une unité de production de batteries au lithium destinée au marché local et régional, en partenariat avec un investisseur tunisien.

L’annonce est intervenue lors d’une réunion tenue vendredi 28 novembre au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, sous la présidence de la ministre Fatma Thabet Chiboub, et en présence du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Waël Chouchane, ainsi que de hauts cadres et représentants d’organismes sous tutelle.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la production locale de batteries et de solutions électroniques, dans un contexte mondial marqué par l’essor du transport électrique et par la nécessité d’améliorer les capacités de stockage d’énergie. L’installation de cette unité devrait contribuer à stimuler la compétitivité de l’industrie tunisienne tout en soutenant sa transition énergétique.

Atouts industriels

Le groupe chinois a salué les atouts industriels du pays, la qualité de ses compétences humaines et la position stratégique de la Tunisie comme plateforme de fabrication et d’exportation vers les marchés européens et africains.

Fondée en 2016, YJC Power est spécialisée dans les solutions intelligentes pour les énergies renouvelables et dans le développement de systèmes de stockage d’énergie multi-usages.

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Jendouba : Route coupée à cause des intempéries

28. November 2025 um 13:53

La direction régionale de la Protection civile à Jendouba a annoncé, ce vendredi, l’interruption de la route non numérotée reliant Oued Meliz à Dekhaila, au niveau de Wadi Reghai, en raison d’une montée subite des eaux provoquée par les pluies abondantes tombées dans la région.

Selon les autorités locales, la hausse du débit de l’oued a rapidement rendu la chaussée impraticable, obligeant les services de secours à intervenir pour sécuriser les lieux et prévenir tout risque pour les usagers.

La Protection civile a appelé les habitants et automobilistes à emprunter la route de Chemtou comme itinéraire alternatif jusqu’au rétablissement de la circulation. Elle a également exhorté les conducteurs à redoubler de prudence, à respecter les consignes de sécurité routière et à se tenir informés de l’évolution de la situation météorologique.

Un phénomène récurrent dans la région

Les coupures de routes provoquées par les crues soudaines ne sont pas inédites dans le gouvernorat de Jendouba. Les zones montagneuses et forestières du Nord-Ouest connaissent régulièrement des épisodes de précipitations intenses qui entraînent la montée rapide des oueds, notamment à Wadi Reghai, où d’autres interruptions de circulation ont été enregistrées ces dernières années.

Lire aussi : Météo en Tunisie : Froid hivernal, averses orageuses et risque de grêle

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Affaire du complot : Liste nominative et peines détaillées

28. November 2025 um 13:09

Le verdict en appel de l’affaire dite du « Complot contre la sûreté de l’État » est tombé, confirmant les craintes de l’opposition et des défenseurs des droits de l’Homme : les peines de prison prononcées en première instance ont été maintenues, allant jusqu’à 66 ans de réclusion pour l’homme d’affaires Kamel Letaïef et 35 ans pour le militant Khayam Turki.

Au total, ce sont quarante figures politiques, militantes et hommes d’affaires – dont plusieurs par contumace – qui ont été lourdement sanctionnées.

Le tableau exclusif des condamnations, basé sur des documents fuités du dossier, révèle notamment que le lobbyste français Bernard-Henri Lévy et d’autres accusés en fuite ont écopé de 33 ans ferme avec exécution immédiate, marquant un nouveau rebondissement judiciaire

Nom & Prénom(s)Statut Judiciaire (Arrestation/Libération/Fuite)Peine de Prison (Jugement initial)Décision en Appel / État d’exécution
01Kamel Ben Youssef Ben Slimane LetaïefDétenu66 ans45 ans
02Mohamed Khayam Ben Brahim Ben Moustapha TurkiDétenu48 ans35 ans + amende
03Noureddine Abdallah Salem BhiriDétenu43 ans20 ans
04Issam Ben Abdelaziz Ben Ahmed ChebbiDétenu18 ans20 ans
05Jawher Ben Ezzedine Ben Mohamed Lahbib Ben MbarekDétenu18 ans20 ans
06Ghazi Ben Mohamed Ben Saâdi ChaouachiDétenu18 ans20 ans
07Ridha Ben Bachir Mohamed El BalhajiDétenu18 ans20 ans
08Abdelhamid Ben Khader Ben Mohamed JelassiDétenu13 ans10 ans
09Oumayma Fethi Hattab SalmaDétenue4 ans2 ans
10Ahmed Néjib Abdelaziz Ben Ahmed ChebbiLibéré18 ans20 ans
11Chaima Issaï Ben Ibrahim Ben Yahia (dite « Om Chaima »)Libérée18 ans20 ans
12Mohamed Azhar El AkremiLibéré8 ansNon lieu
13Chokri Ben Mohamed Ben Issa BelaïdLibéré14 ans13 ans
14Ayachi Ahmed Rabah El HammamiLibéré13 ans13 ans
15Mohamed MabroukMohamed El Hamdi (dit « Zerguisaâg »)Libéré13 ans17 ans
16Riyadh Khemis Omar ChaâbiLibéréSuppression du dossier
17Noureddine Ahmed Younès Boutar (dit « Sahib Idhaâ Moutefaja »)Détenu (dans autre affaire)10 ansnon lieu
18Ridha Ali Jilani CharfeddineDétenu (dans autre affaire)16 ans2 ans
19Sahbi Massoud Salem AtigDétenu (dans autre affaire)13 ans10 ans
20Essaied Mohamed Bouraoui FerjaniDétenu (dans autre affaire)13 ans10 ans
21Kamel Bachir Mohamed El BedouiDétenu (dans autre affaire)13 ans13 ans
22Mohamed Bachir Mohamed El BedouiLibéré13 ans13 ans
23Ali Mahjoub Mohamed El HliouiEn fuite33 ansExécution immédiate
24Hamza Mohamed Rjab Ali El MeddebEn fuite33 ansExécution immédiate
25Monji Salah Larbi El DhaouadiEn fuite33 ansExécution immédiate
26Kamel Salem Saïd El GuizaniEn fuite33 ansExécution immédiate
27Ridha Mahmoud Mohamed IdrissEn fuite33 ansExécution immédiate
28Moustapha Kamel El Hajj Ali NabliEn fuite33 ansExécution immédiate
29Mohamed Kamel Hassouna Amara JendoubiRadié (décision)Suppression du nom du dossier
30Noureddine Hamed Belkacem Ben TichaRadié (décision)Suppression du nom du dossier
31Kawther Mohamed El Kamel Amara El DaassiEn fuite33 ansExécution immédiate
32Mohamed Abdelraouf Abdelrahman Mohamed El Wssif KhalfallahEn fuite33 ansExécution immédiate
33Abdelmajid Omar Ahmed EzzarEn fuite33 ansExécution immédiate
34Tasnime Rached Mohamed El KherijiEn fuite33 ansExécution immédiate
35Nadia El Beji Hattab AkachaLibérée25 ansExécution immédiate
36Karim Farid Laurent Ben Mohamed El GalletiEn fuite33 ansExécution immédiate
37Rafik Ahmed Abdelrahman ChaâbouniEn fuite33 ansExécution immédiate
38Najla Abdelatif Khalifa LetaiefEn fuite33 ansExécution immédiate
39Bochra El Haj HamidaEn fuite33 ansExécution immédiate
40Bernard-Henri LévyEn fuite33 ansExécution immédiate

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« Une voiture par famille » : Cet expert explique et alerte

28. November 2025 um 11:06

Le projet visant à permettre à chaque famille tunisienne de disposer d’une voiture touristique à des conditions facilitées, présenté comme une mesure attractive, soulève de vives inquiétudes parmi les experts économiques et le secteur automobile.

Mohamed Salah Ayarai, expert en économie et fiscalité, a alerté dans ce sens sur les risques associés à cette initiative. Intervenu sur la radio Jawhara FM, il a expliqué que si le projet semble réjouissant en surface, il pourrait engendrer des problèmes majeurs sur plusieurs plans.

Selon lui, l’arrivée massive de véhicules augmenterait les dépenses des ménages liées à l’entretien et au carburant, tout en affectant les équilibres financiers de l’État. « Une partie des droits de consommation qui alimentent aujourd’hui le budget de l’État serait réduite », a-t-il précisé, en soulignant également les conséquences sur la circulation routière en raison de l’afflux potentiel de milliers de véhicules.

Ayyari, la solution durable consiste à développer et renforcer le transport public, afin de faciliter la mobilité des citoyens tout en préservant l’économie et les infrastructures du pays.

Un système de voiture populaire ?

Du côté du secteur automobile, Mehdi Mahjoub, porte-parole de la Chambre nationale des concessionnaires et fabricants de voitures, s’est montré lui aussi prudent. Il a recommandé de réguler strictement le projet, en s’inspirant du système des « voitures populaires ». Il a averti qu’ouvrir ce dispositif sans plafonnement pourrait entraîner l’entrée d’environ un million de voitures supplémentaires en Tunisie en seulement un an, accentuant les problèmes de trafic et de pollution.

L’initiative, bien qu’attrayante pour les familles tunisiennes, semble donc nécessiter une approche mesurée et planifiée, intégrant des mécanismes de contrôle et un développement parallèle du transport public pour éviter un impact négatif sur l’économie et les infrastructures du pays.

Lire aussi: Une proposition de loi vise à étendre le régime FCR aux Tunisiens résidant en Tunisie

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Tunisie – Santé : Batterie de mesures au profit des urgences

28. November 2025 um 08:31

Le ministre de la Santé, Dr. Mustapha Ferjani, a accueilli le bureau exécutif de l’Association tunisienne de médecine d’urgence afin de discuter du renforcement et du développement des services d’urgence, tant au niveau hospitalier qu’en phase préhospitalière.

Au cours de cette rencontre, plusieurs mesures ont été mises en avant pour améliorer l’efficacité et la réactivité du système. Il s’agit notamment de moderniser les unités mobiles de réanimation et de renforcer la coordination sur le terrain, d’accroître les ressources humaines spécialisées et d’équiper les services d’urgence avec des technologies modernes. L’objectif est également de garantir des conditions de travail optimales pour le personnel médical tout en assurant la sécurité des patients.

Accélérer la prise en charge des cas critiques

Par ailleurs, la numérisation du parcours d’urgence et la mise à jour des systèmes de travail permettront d’accélérer la prise en charge des cas critiques. L’amélioration des infrastructures et la réorganisation du parcours des patients visent à réduire la pression sur les services et à offrir des soins de meilleure qualité. Le ministère souhaite également encourager la recherche scientifique et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour anticiper les situations d’urgence, faciliter le diagnostic et garantir une réponse rapide.

Le développement de la médecine d’urgence est présenté comme une priorité nationale, essentielle pour sauver des vies et assurer un service de santé plus rapide, efficace et équitable pour tous.

Lire aussi : Tunisie : Vers une révolution numérique de la santé publique

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Augmentations des salaires par décret : Saïed défend un « choix social »

28. November 2025 um 07:33

Le président de la République, Kais Saïed, a profité de sa rencontre hier, 27 novembre, avec le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmer, pour remettre au premier plan une question devenue explosive : l’augmentation des salaires. Une mesure inscrite dans le projet de loi de finances de l’année prochaine et que le chef de l’État présente comme un choix assumé, loin d’être une exception ou un luxe dans le contexte actuel.

Le président a rappelé que la hausse des rémunérations s’inscrit dans la continuité d’une tradition de l’État tunisien. Selon lui, les lois de finances de 1973 à 1976 comportaient déjà des mécanismes similaires, preuve que l’ajustement salarial n’est ni inédit ni déraisonnable, mais relève d’une logique sociale affirmée. Dans sa vision, un État social doit prendre ses responsabilités pour garantir la dignité et l’équité, surtout dans une conjoncture où le pouvoir d’achat s’érode et où les disparités régionales persistent.

Au-delà de ce dossier, Kais Saïed a insisté sur l’envoi urgent de secours à plusieurs régions défavorisées, rappelant que la marginalisation n’est pas un fait naturel mais la conséquence directe de décennies de politiques inéquitables. Il a souligné la nécessité d’offrir à toutes les zones du pays les mêmes conditions de développement et les mêmes services essentiels.

Caisses sociales

Le président a également insisté sur la situation critique des caisses sociales, appelant à accélérer leur restructuration et à trouver des solutions de financement pérennes afin qu’elles puissent assumer pleinement leur rôle dans la protection sociale.

En plaçant l’augmentation des salaires dans un cadre historique et politique, Saïed cherche à en faire un symbole fort : celui d’un État qui reprend en main ses fonctions redistributives. Un message adressé autant aux partenaires sociaux qu’à une opinion publique inquiète face à la montée des prix et aux tensions économiques.

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Après les tirs à Washington, Trump va stopper l’immigration en provenance du « tiers-monde »

28. November 2025 um 06:51

Au lendemain de la fusillade qui a coûté la vie à une membre de la Garde nationale à Washington, le président américain Donald Trump a annoncé vouloir « suspendre définitivement » l’immigration en provenance de ce qu’il appelle les pays du « tiers-monde ». Une déclaration à tonalité radicale, formulée à chaud après l’attaque survenue près de la Maison-Blanche et commise par un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis en 2021.

L’auteur présumé de la fusillade, interpellé après avoir tiré sur deux soldats, faisait partie des milliers d’Afghans réinstallés aux États-Unis après la chute de Kaboul. Selon les autorités, le drame a immédiatement relancé le débat sur la politique d’accueil de ressortissants venant de zones de conflit. La mort de la militaire Sarah Beckstrom a ajouté un poids émotionnel considérable à une affaire déjà politiquement explosive.

Peu après l’annonce du décès de la soldate, Trump a publié un message dans lequel il affirme que la « migration permanente en provenance de nations pauvres et instables sera mise en pause pour de bon ». Cette formulation, inédite, laisse entendre un gel potentiellement massif qui dépasserait le seul cas afghan. Les États-Unis avaient déjà entrepris un réexamen complet des cartes vertes délivrées à des ressortissants de 19 pays considérés comme à haut risque.

Suspension de démarches

La Maison-Blanche avait par ailleurs suspendu toutes les demandes d’immigration afghanes en cours, une mesure qui pourrait désormais s’étendre à un groupe plus large de pays. Le gouvernement justifie cette ligne dure par des impératifs sécuritaires, tout en affirmant que les programmes existants de réinstallation ont « laissé passer des individus dangereux ».

Cette réaction soulève de nombreuses interrogations. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une logique de punition collective qui assimile l’ensemble des migrants de certains pays à une menace potentielle. D’autres observateurs rappellent que la majorité des 77 000 Afghans accueillis depuis 2021 n’ont aucun lien avec des activités criminelles, et que ce durcissement risque de fragiliser des familles déjà exposées à des situations dramatiques.

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Affaire Sonia Dahmani : Saïed fustige ouvertement les Européens (Vidéo)

28. November 2025 um 06:38

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu à l’aube du 28 novembre le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, pour évoquer les récentes prises de position européennes concernant l’affaire de l’avocate Sonia Dahmani. Lors de cette rencontre, le chef de l’État a de nouveau rejeté ce qu’il qualifie d’ingérence étrangère, dénonçant une pression politique exercée sous couvert de défense des droits humains. Il a particulièrement visé la résolution adoptée par le Parlement européen appelant à la libération immédiate de l’avocate, estimant qu’elle constitue une atteinte directe à la souveraineté tunisienne.

Kaïs Saïed a affirmé qu’aucun lien n’existait entre cette résolution et la récente décision judiciaire concernant Dahmani, libérée sous contrôle judiciaire après plusieurs mois de détention. Il a insisté sur le fait que la justice tunisienne fonctionne indépendamment de toute pression extérieure, soulignant que la Tunisie refuse catégoriquement d’associer une décision souveraine aux initiatives politiques d’institutions étrangères.

Le président a également chargé le ministre des Affaires étrangères de transmettre une contestation ferme aux autorités européennes, visant les agissements d’une diplomate étrangère en poste à Tunis, accusée d’avoir procédé à des démarches en dehors des usages protocolaires. Sans la nommer, Kaïs Saïed a dénoncé des actions qu’il estime « incompatibles » avec les règles diplomatiques et avec le respect dû aux institutions tunisiennes. Cette réaction intervient quelques jours après une première convocation de l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Giuseppe Perrone, pour des motifs similaires.

Vers une tension diplomatique ?

La résolution européenne, adoptée à une large majorité, dénonce la détention jugée arbitraire de Sonia Dahmani et réclame l’abrogation du décret-loi 54 utilisé contre de nombreux journalistes et avocats. Les institutions européennes affirment de leur côté que leurs diplomates sont en droit de rencontrer des représentants de la société civile et d’exprimer leurs préoccupations sur l’état des libertés en Tunisie.

Ce nouvel épisode marque une intensification des tensions entre Tunis et Bruxelles. Tandis que l’Union européenne affirme poursuivre un dialogue fondé sur les valeurs démocratiques, la présidence tunisienne voit dans ces positions une intrusion dans les affaires internes du pays. La libération conditionnelle de Sonia Dahmani, annoncée le jour même de la résolution européenne, n’a fait qu’alimenter les interprétations divergentes. Pour Kaïs Saïed, la coïncidence n’en est pas une : seul le droit tunisien serait à l’origine de cette décision.

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Tunisie : L’UGTT réagit à la convocation de l’ambassadeur de l’UE

27. November 2025 um 07:53

Le porte-parole de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, est revenu mercredi 26 novembre 2025 sur la polémique née de la rencontre entre l’ambassadeur de l’Union européenne et la centrale syndicale. Il a exprimé son étonnement face à la réaction jugée “impulsive” de la présidence de la République, qui s’est montrée irritée après l’entretien tenu au siège de l’UGTT.

Sami Tahri rappelle qu’il s’agit d’une pratique courante dans les usages diplomatiques. L’UGTT reçoit régulièrement des délégations étrangères, des ambassadeurs et des missions internationales souhaitant entendre la position de l’organisation sur la situation économique et sociale en Tunisie. Il précise que ces réunions sont systématiquement annoncées et transparentes.

Selon lui, la visite du diplomate européen s’inscrivait dans un cadre strictement économique et social. Elle visait à échanger sur les difficultés que traverse le pays, à défendre les intérêts de la Tunisie et à explorer les possibilités de soutien, sans jamais aborder le champ politique. Il souligne que l’ambassadeur de l’Union européenne a auparavant rencontré d’autres organisations nationales dans le même esprit.

Pour Sami Tahri, la réaction de la présidence trahit une volonté de restreindre l’espace de dialogue autour de l’UGTT. Il y voit une tentative de mettre sous pression une organisation qui, dit-il, travaille à la défense des droits économiques et sociaux des Tunisiens.

Cette crispation intervient dans un contexte de tensions entre la centrale syndciale et le gouvernement, marqué par l’absence de réponse gouvernementale aux dix-sept correspondances adressées depuis 2022 pour relancer le dialogue. L’UGTT attend la réunion de son instance administrative le 5 décembre pour fixer la date d’une grève nationale.

Ferme rappel à l’ordre

Le président de la République, Kaïs Saïed, a convoqué le 25 novembre au palais de Carthage Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, pour lui signifier un vif mécontentement.

Selon la présidence, cette convocation intervient en réaction à ce qu’elle considère comme un non-respect des règles diplomatiques et un dépassement des cadres de coopération institutionnelle.

Le chef de l’État a adressé à son interlocuteur une protestation jugée particulièrement ferme, dénonçant des initiatives ou des prises de contact effectuées en dehors des voies officielles. Pour Carthage, un ambassadeur accrédité auprès de l’État tunisien et de ses institutions est tenu de s’inscrire dans les usages diplomatiques établis, sans déroger aux canaux formels ni aux protocoles en vigueur.

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« Voiture exonérée » : Les concessionnaires alertent contre une « saturation » sans précédent !

27. November 2025 um 07:33

Les commissions des finances des deux chambres législatives ont adopté , récemment, un article additionnel au projet de loi de finances 2026 permettant à chaque citoyen d’importer une voiture exonérée de droits de douane. L’annonce, largement relayée sous l’intitulé “une voiture exonérée pour chaque citoyen”, marque une avancée législative majeure mais soulève déjà de nombreuses interrogations.

Invité sur les ondes d’Expresse FM, le porte-parole de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, Mehdi Mahjoub, a affirmé que la baisse des prix des véhicules reste “une revendication légitime”. Il a assuré le soutien de la Chambre à tout dispositif allégeant la pression fiscale sur les voitures importées.

Mais au-delà de ce principe, Mahjoub a appelé à la prudence et pointé plusieurs zones d’ombre. Il a notamment questionné les mécanismes d’application : comment fixer la valeur réelle d’un véhicule d’occasion de sept ans ? Quelle instance serait chargée de l’évaluation ? Et surtout, comment s’organiseraient les transferts financiers liés à ces opérations d’importation ?

Risque d’un marché saturé

Le porte-parole a alerté sur l’impact potentiel d’une ouverture totale du dispositif. Sans plafond clair, le marché pourrait être submergé par un afflux massif de véhicules. Mahjoub évoque même le scénario de près de deux millions de voitures entrant en une seule année, un volume susceptible d’entraîner une désorganisation complète du secteur.

À cela s’ajoutent les inquiétudes environnementales et sécuritaires. La majorité des véhicules concernés seraient des modèles anciens, souvent incompatibles avec les standards modernes d’émissions et de sécurité. Un tel flux irait également à contre-courant des orientations nationales en faveur de l’électromobilité.

Le responsable souligne aussi le risque d’un choc sur les recettes fiscales. Une importation massive de véhicules hors taxes réduirait considérablement les entrées liées aux droits de douane, la TVA et les taxes spécifiques au secteur automobile, au moment où l’État cherche à élargir sa base fiscale.

Appel à un cadre régulé

Mahjoub défend une alternative : accorder à chaque Tunisien la possibilité d’acquérir une voiture neuve, issue du marché local, une fois tous les dix ans et non une seule fois dans toute sa vie. Il appelle à encadrer l’actuel dispositif selon une logique proche de celle des “voitures populaires”, où le bénéfice est conditionné par des critères stricts.

Le porte-parole insiste enfin sur l’importance d’un investissement massif dans le transport public. Il estime que les récents arrivages de bus commencent à améliorer la situation, et considère que la modernisation du secteur constitue la solution la plus durable pour réduire les embouteillages et alléger les charges financières pesant sur les ménages.

Le texte adopté devra désormais être examiné en plénière, où les débats s’annoncent vifs. Entre l’espoir d’un accès plus large à la mobilité et les risques d’un marché déséquilibré, l’équation reste fragile.

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La justice française réclame de nouvelles données à Tunis dans l’affaire Halima Ben Ali

27. November 2025 um 07:24

La justice française a demandé mercredi des informations complémentaires aux autorités tunisiennes dans le cadre de l’affaire visant Halima Ben Ali, la fille cadette de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali. Une première audience s’est tenue à Paris pour examiner la possibilité de son extradition vers la Tunisie.

Selon des informations concordantes relayées par l’AFP, le procureur général auprès de la chambre d’instruction spécialisée dans les affaires de remise a sollicité officiellement des précisions de la part de Tunis. Cette demande intervient avant une nouvelle audience fixée au 10 décembre.

Les accusations portées contre Halima Ben Ali concernent des crimes financiers, notamment des soupçons de blanchiment d’argent. Le magistrat français a également réclamé des éléments relatifs à la prescription de certains faits reprochés, un point crucial qui pourrait influencer la recevabilité de la demande d’extradition.

Retour sur les faits

Halima Ben Ali avait été interpellée il y a quelques semaines dans un aéroport français alors qu’elle s’apprêtait à embarquer pour Dubaï, où elle résidait et travaillait.

Cette nouvelle étape judiciaire place désormais la Tunisie face à l’obligation de fournir des données précises et complètes si elle souhaite voir aboutir sa requête de remise. L’issue dépendra en grande partie de la capacité des autorités tunisiennes à répondre rapidement et de manière détaillée aux demandes du parquet français.

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La Poste tunisienne deviendra-t-elle une banque ? Le ministre clarifie

26. November 2025 um 07:10

Le chantier de la transformation numérique ne se limite pas aux plateformes et aux services en ligne. Il touche aussi une institution qui reste, pour beaucoup de Tunisiens, la première porte d’accès à l’État : la Poste tunisienne.

Lors de la présentation du budget 2026 du ministère des Technologies de la communication devant les deux chambres réunies, le ministre SofianeHemissi a insisté sur un point : la modernisation du service postal est devenue une urgence nationale.

Selon le ministre, plus de 100 demandes d’ouverture de nouveaux bureaux de poste ont été déposées dans les régions. Une pression forte à laquelle la Poste n’arrive pas à répondre : chaque ouverture nécessite un local, des équipements, mais surtout… du personnel.

Or, l’institution souffre encore de la fermeture des recrutements depuis 2016, ce qui a creusé un déficit d’agents. Pour rattraper le retard, le ministère a lancé un concours pour 260 nouveaux agents, dont les résultats seront annoncés au premier trimestre 2026. Une autre session de recrutement est attendue la même année, couplée à un programme d’affectation d’agents provenant d’autres administrations.

Accélération sur les distributeurs automatiques

Autre volet sensible : les distributeurs automatiques de billets, souvent insuffisants voire absents dans plusieurs zones rurales.

Le ministre a annoncé qu’un appel d’offres a été lancé et que tous les distributeurs prévus seront installés « dans les deux prochains mois ». Une deuxième commande est déjà en préparation pour renforcer davantage le réseau.

Le cadre réglementaire du secteur évolue lui aussi. Le projet de nouveau statut du DAP (Office national de la Poste) a été transmis au conseil d’administration, qui a formulé plusieurs propositions. Le ministère étudie actuellement les ajustements à intégrer avant l’adoption finale du texte.

Sur la question de la banque postale ou la poste bancaire, Sofiane Hemissi a été clair : offrir des services bancaires via la Poste est crucial pour lutter contre l’exclusion financière, notamment dans les zones rurales.

Mais le ministre reconnaît un obstacle majeur : le cadre juridique actuel des établissements financiers ne permet pas le fonctionnement effectif d’une banque postale. Le dossier reste technique et encore en étude.

Si la digitalisation des services publics avance — portail unifié, procédures numériques, consulat digital, plateforme des projets publics — le ministre rappelle que les services en présentiel doivent être maintenus, car la Poste demeure un relais essentiel pour une grande partie de la population.

Réseaux et cybersécurité : l’autre front

Le ministère poursuit par ailleurs le recensement des zones non couvertes par les réseaux télécoms, avant d’imposer aux opérateurs d’honorer leurs obligations : “Pas de digitalisation sans couverture nationale”, insiste le ministre.

Il assure aussi que « les systèmes informatiques tunisiens sont sécurisés », répondant ainsi aux critiques récurrentes circulant sur les réseaux sociaux.

Au final, la Poste apparaît comme un pilier incontournable de cette transformation numérique : un service de proximité qu’il faut moderniser, rééquiper et renforcer en personnel pour éviter qu’il ne devienne le maillon faible de la transition digitale du pays.

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Tunisie : La facturation électronique élargie aux prestataires de services dès 2026

26. November 2025 um 06:55

La ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, a annoncé que la Tunisie s’apprête à généraliser la facturation électronique aux prestataires de services dès 2026. Cette mesure, intégrée dans le chapitre 56 du projet de loi de finances, s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la transparence fiscale et à améliorer la surveillance des transactions, notamment dans un secteur où l’ombre de l’évasion plane encore.

Avec plus de 310 000 opérateurs de services en Tunisie, les autorités estiment que l’extension du système électronique est devenue nécessaire. Le lancement du projet combinera la mise en place de l’infrastructure numérique et le recrutement de ressources humaines spécialisées pour garantir son efficacité. Pour elle, la facturation électronique permettra une meilleure traçabilité des revenus, renforçant ainsi la collecte de la TVA et limitant les pratiques fiscales frauduleuses.

À ce jour, seules certaines catégories de transactions étaient soumises à ce régime : les relations avec l’État, les collectivités locales, les établissements publics, ainsi que les ventes de médicaments et de carburant entre professionnels. En élargissant l’obligation aux prestataires de services, l’État veut assurer que les activités économiques les plus vastes soient correctement enregistrées.

Et les zones intérieures ?

Cependant, cette transition n’est pas sans défis : certains députés craignent que les prestataires situés dans les zones intérieures ne disposent pas des moyens technologiques nécessaires. Ils demandent un déploiement progressif et appelé à des campagnes de sensibilisation pour accompagner les acteurs concernés.

Face à ces inquiétudes, le ministère des Finances a défendu l’approche choisie, affirmant que le cadre légal existant est suffisamment robuste et que l’automatisation de la collecte de la TVA renforcera la confiance dans le système fiscal. En prolongement de la politique de numérisation de l’administration publique, le projet est considéré comme un pas décisif vers une gouvernance plus transparente et efficace.

Finalement, après débat au sein des commissions des finances des deux chambres, l’article 56 du projet de loi de finances 2026 a été adopté, marquant un tournant dans la digitalisation du secteur fiscal tunisien.

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Tunisie : La facturation électronique devient obligatoire pour ces structures

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Tunisie – Voiture exonérée pour tous : Les députés valident le principe

26. November 2025 um 06:31

Plusieurs députés ayant participé mardi 25 novembre 2025 à la réunion conjointe des commissions des finances des deux chambres ont confirmé que la proposition d’un article additionnel au projet de loi de finances 2026 — celui accordant un avantage douanier pour l’importation d’un véhicule, connu sous le nom de « une voiture pour chaque citoyen » — a obtenu l’unanimité, rapporte Mosaique FM.

Selon les mêmes sources, le ministère avait déposé une version alternative, mais les élus ont insisté pour maintenir le texte initial.

L’été dernier, la commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple avait déjà reçu une proposition de loi visant à offrir aux Tunisiens résidant en Tunisie un avantage exceptionnel : importer ou acheter, une fois dans leur vie, un véhicule à son prix d’origine, sans droits de douane. Le député Mohamed Zied Maher, porteur du texte, avait alors détaillé les conditions.

Quels critères ?

Cet avantage serait accessible aux citoyens âgés de plus de 30 ans ou aux familles satisfaisant plusieurs critères, avec un plafond de revenus fixé à 18 fois le SMIG pour les couples et 12 fois pour les célibataires.

Les initiateurs du texte ont également proposé de donner la priorité aux familles dont un membre ascendant ou descendant vit avec un handicap, si celui-ci n’a pas déjà bénéficié du dispositif dédié aux voitures pour personnes en situation de handicap.

Autre condition : le véhicule ne devra pas dépasser dix ans d’âge, qu’il soit importé ou acheté chez un concessionnaire agréé en Tunisie.

Le député Zied Maher s’attend à ce que l’examen de ce projet de loi reprenne après la pause parlementaire, en parallèle des débats sur la loi de finances. Si le consensus se confirme, le dossier pourrait devenir l’un des sujets majeurs du prochain cycle budgétaire.

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