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Marché publicitaire tunisien : Le secteur espère une embellie 

30. März 2025 um 20:16

Les publicitaires et agences de communication font du mois de Ramadan leurs choux gras. Cependant, pendant des années, cette règle a connu des exceptions suite à la crise   économique, l’instabilité politique de la décennie post-révolution… Après 2011, le marché publicitaire a été frappé de plein fouet à plusieurs reprises, notamment après la crise du Covid. Le retour en force des spots publicitaires télévisés, cette année, marque, selon les professionnels, une certaine reprise du secteur. Rencontré lors de la cérémonie de remise des prix « Pub & Co Awards », Hosni Ghariani, publicitaire, nous donne plus de détails.   

 Au fil des années, cela est devenu une tradition : profitant d’un audimat élevé lors de la diffusion des feuilletons ramadanesques, les annonceurs se bousculent pour occuper l’espace publicitaire, notamment sur les chaînes télévisées.

C’est donc pendant ce mois-ci que le marché publicitaire respire.    

Les chiffres le confirment : selon les données du Syndicat des agences de publicités agréées (Sapa), 50 % des investissements publicitaires concernent la télévision, avec un pic marqué durant le mois de Ramadan. Cependant, derrière cette dynamique apparente se cache un marché tunisien structurellement sous-investi, comme l’a révélé une étude réalisée en 2023 par le Pamt2.  

À seulement 6 dollars par habitant (soit environ un tiers des investissements réalisés au Maroc), la faiblesse des investissements publicitaires a déteint sur un secteur qui fonctionne en deçà de son véritable potentiel. Pourtant, il s’agit bien d’un marché générateur d’emplois, puisqu’il emploie directement plus de 6.000 personnes et indirectement environ 12.000 (employés de prestataires externes). De plus, le secteur de la publicité, connu pour être pluridisciplinaire (il comprend plusieurs métiers allant de la création aux achats d’espace, en passant par le conseil et les relations publiques), est considéré comme un secteur à forte valeur ajoutée, car faisant partie de l’industrie créative.

Une évolution en dents de scie

La bonne nouvelle, c’est que cette année a marqué un retour de l’activité du marché, qui commence à reprendre des couleurs après des années de morosité. Rencontré lors de la cérémonie de remise des prix «Pub & Co Awards», organisée récemment par Express FM, Hosni Ghariani, publicitaire, nous a expliqué que l’activité du secteur a été caractérisée par une évolution en dents de scie au cours de ces dernières années. «Cette instabilité est due, notamment, à la succession d’événements qu’a traversés la Tunisie au cours des 20 dernières années.

Ce qui est positif cette année, c’est qu’on a observé un regain d’intérêt pour les publicités télévisées. C’est de bon augure, car cela dénote d’un retour à la consommation», a-t-il affirmé.  

Il ajoute : « À mon sens, l’investissement publicitaire peut être un indicateur de l’activité économique, car il s’agit du premier poste touché lorsque l’économie entre en crise. La présence des spots publicitaires cette année sur les chaînes télévisées donne de l’espoir aux professionnels du secteur. Un espoir tant attendu, surtout après la crise du Covid ».

La publicité digitale, une tendance qui progresse lentement 

Interrogé sur l’état des lieux de la publicité digitale en Tunisie, Ghariani a précisé que cette tendance, bien qu’en train de faire son chemin, n’est pas encore en phase avec ce qui se passe sur d’autres marchés étrangers, où 70 % du marché publicitaire sont orientés vers le digital.  

« La publicité digitale devrait représenter environ 20 % du budget publicitaire. En Tunisie, c’est encore la publicité offline qui domine le marché. On préfère la publicité télévisée, car le taux d’audience est énorme pendant le mois de Ramadan, avec 7 ou 8 millions de téléspectateurs. D’ailleurs, c’est pour cette raison que les budgets publicitaires pour ce mois sont importants », a-t-il précisé. Malgré une part de marché faible, la publicité digitale est en train de percer, car il s’agit d’un modèle qui a fait ses preuves.

«La publicité digitale repose essentiellement sur le ciblage: on cible directement le public concerné. Cela permet une optimisation du budget. On dépense moins d’argent quand on cible un public bien déterminé. La tendance est certes en train de migrer vers le digital, mais pas avec le même rythme de croissance observé au niveau mondial », a-t-il ajouté.

Ce mois de Ramadan, 90 spots publicitaires ont été diffusés sur les chaînes de télévision tunisiennes. Couvrant plusieurs types de produits, allant de l’agroalimentaire aux produits technologiques, en passant par les produits d’hygiène, ces annonces, qui ont émaillé la grille ramadanesque, font désormais partie intégrante de l’offre audiovisuelle de ce mois-ci, avec un contenu fortement créatif.

Le « Green Deal », les lobbies et Omnibus : Une bataille pour l’avenir de l’Europe

30. März 2025 um 20:10

Depuis l’annonce du « Green Deal », les lobbies industriels, agricoles et énergétiques ont exercé une influence considérable pour atténuer certaines mesures perçues comme trop contraignantes.

Le « Green Deal » européen, présenté en 2019 par la Commission européenne sous la présidence d’Ursula Von Der Leyen, vise à faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici 2050. Ce projet ambitieux implique une série de mesures réglementaires et financières destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre, favoriser l’économie circulaire et promouvoir une agriculture plus durable. Toutefois, derrière cette noble ambition, un intense bras de fer oppose les décideurs politiques, les entreprises, les agriculteurs et les lobbies industriels.

L’impact des lobbies sur le « Green Deal »

Depuis l’annonce du « Green Deal », les lobbies industriels, agricoles et énergétiques ont exercé une influence considérable pour atténuer certaines mesures perçues comme trop contraignantes. Le secteur agroalimentaire, notamment, s’est opposé à certaines initiatives comme la réduction des pesticides ou les quotas sur les émissions de méthane dans l’élevage. De grandes multinationales pétrolières et chimiques ont également fait pression pour ralentir ou modifier certaines réglementations sur la transition énergétique et l’économie circulaire.

De l’autre côté, les organisations écologistes et certains eurodéputés tentent de maintenir le cap sur les objectifs initiaux du « Green Deal ». Elles dénoncent les tentatives de dilution des mesures et la captation du débat par des intérêts économiques au détriment de l’intérêt général et des engagements climatiques de l’Union européenne.

Omnibus : un levier pour influer sur les politiques environnementales

Dans ce contexte, la législation « Omnibus », un ensemble de lois européennes visant à simplifier et modifier certaines réglementations existantes, est devenue un champ de bataille stratégique. Ce type de législation permet d’introduire des ajustements dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’énergie ou la fiscalité verte.

Les lobbies utilisent souvent ce véhicule législatif pour introduire discrètement des amendements favorisant leurs intérêts, en contournant les débats publics plus médiatisés sur le « Green Deal ». Par exemple, des clauses sur l’assouplissement des normes environnementales pour les industries lourdes ou l’allègement des obligations de réduction des engrais chimiques ont été intégrées dans certains textes.

Quel avenir pour le « Green Deal » face aux pressions ?

Malgré les résistances, la transition écologique européenne reste en marche. La pression citoyenne, la montée des préoccupations environnementales et les engagements internationaux poussent l’Union européenne à maintenir son cap. Toutefois, le rôle des lobbies et des lois Omnibus dans l’élaboration des politiques environnementales illustre à quel point les ambitions climatiques de l’Europe sont soumises à des forces contradictoires.

Si l’Europe veut réellement atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, elle devra renforcer la transparence des décisions politiques, limiter l’influence des lobbies et s’assurer que des mécanismes comme Omnibus ne servent pas à contourner les engagements écologiques pris devant les citoyens européens.

Le « Green Deal » est donc un test crucial pour la démocratie européenne : sa réussite dépendra de la capacité de l’Union européenne à concilier transition écologique, intérêts économiques et attentes sociétales.

La ligne d’or : « Slow motion », ou l’illusion du prestige en publicité

30. März 2025 um 20:00

Et si un effet aussi simple que le « slow motion » (le ralenti)  permettait d’ancrer l’idée d’un produit de luxe chez le consommateur ? C’est en tout cas la thèse défendue par SungJin Jung et David Dubois en 2023, dans un article intitulé « When and how slow motion makes products more luxurious » (Quand et comment le ralenti rend les produits plus luxueux), publié dans le « Journal of Marketing Research ».

Avez-vous déjà remarqué que dans les publicités de luxe on faisait fonctionner les choses au ralenti ? Eh bien, ce n’est pas un hasard. Pour mettre en valeur une montre de luxe, on montre souvent les aiguilles tourner au ralenti, où chaque mouvement est absolument magnifié. Le ralenti met en valeur la précision et le design raffiné de la montre, et crée, au passage, une impression de sophistication et d’élégance. Dans ce type de publicité, le ralenti permet d’imprimer, dans l’esprit du prospect, l’idée que le produit présenté est d’une exception rare, conçu pour être admiré et apprécié dans les moindres détails.

Les chercheurs ont mené une série de 12 expériences,  pour voir « quand et comment » cette stratégie du ralenti produisait les résultats attendus.

Dans la première expérience, 976 participants ont été invités à donner leur avis sur une publicité pour des truffes en chocolat. Pour la moitié d’entre eux la publicité était faite au ralenti comme nous l’avons expliqué plus haut, alors que l’autre moitié avait eu droit à la même publicité, mais avec la vitesse réelle. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le premier groupe a été majoritaire à considérer que la marque était luxueuse, clairement plus que les membres du second groupe. Et selon les résultats du reste des expériences, il n’y a pas que le chocolat qui séduit au ralenti puisque l’expérience a été faite aussi sur des shampooings, de l’eau minérale ou encore du vin.

« Le fait de se sentir immergé dans une publicité vidéo au ralenti amène les spectateurs à anticiper un plus grand plaisir et une plus grande jouissance des éléments liés à ce contenu. En d’autres termes, les spectateurs immergés s’attendent à une plus grande valeur hédonique du produit ou de la marque mise en avant », écrivent les auteurs de l’article. 

Dans leur communication sur l’étude, les auteurs recommandent aux marques d’envisager d’associer des vidéos au ralenti avec des communications encourageant les consommateurs à se faire plaisir, « car activer un objectif de consommation peut augmenter l’attrait du luxe pour les consommateurs et rendre les vidéos au ralenti plus efficaces pour stimuler l’intérêt d’achat ».

Mais l’exercice a ses limites, car toute la stratégie de la marque peut facilement tomber à l’eau si elle déploie  sa publicité dans des zones où la bande passante est faible et où des problèmes techniques liés à internet sont légion. Dans ce cas, une dilution du message et des « bénéfices immersifs du ralenti » peuvent anéantir le concept. 

C’est en tout cas un concept bon marché aussi pour de jeunes marques qui voudraient particulièrement se positionner sur les réseaux sociaux, grâce aux outils technologiques présents dans de nombreux smartphones qui peuvent filmer des vidéos au ralenti en haute définition. Des logiciels, parfois même en libre-service, permettent de faire des montages au ralenti avec élégance et sans se ruiner. 

Tribune : Le contribuable tunisien face aux limites de la vérification fiscale préliminaire

30. März 2025 um 19:50

La vérification fiscale préliminaire telle que prévue par l’article 37 du code des droits et des procédures fiscaux est l’une des trois formes de contrôle prévues par ledit code. Elle repose exclusivement sur les informations détenues par l’administration fiscale, sans que celle-ci ne puisse exiger la présentation de documents comptables pour les contribuables soumis à l’obligation de tenir une comptabilité.  

Généralement initiée par une demande de renseignement ou d’éclaircissement, cette vérification vise à résoudre des discordances entre les informations déclarées par le contribuable et celles en possession de l’administration. Cependant, certaines pratiques constatées dans son application posent question et peuvent ébranler le droit de défense des contribuables.

Un détournement de la procédure au détriment du contribuable 

Dans plusieurs cas, l’administration fiscale sollicite des éclaircissements sur des sujets dont la justification repose nécessairement sur des éléments comptables. Par exemple, lorsqu’elle interroge un contribuable sur une marge bénéficiaire jugée anormalement basse par rapport à celle d’autres entreprises similaires, la réponse repose inévitablement sur l’analyse des documents comptables. Or, la vérification fiscale préliminaire ne permet pas à l’administration d’exiger ces documents.

Deux situations en découlent alors :     

•Soit l’administration demande au contribuable de produire ses documents comptables, ce qui constitue un dépassement manifeste des limites de cette procédure.  

•Soit elle refuse d’accepter ces documents en tant que justificatifs, restreignant ainsi le droit du contribuable à se défendre efficacement.

Dans les deux cas, le contribuable se trouve dans une position délicate, face à une administration qui, en contournant le cadre légal, risque de compromettre à la fois ses droits et la validité de la procédure fiscale elle-même. 

Un manque de transparence dans les reconstitutions de revenus

Un autre cas problématique concerne les demandes d’éclaircissements sur les écarts entre le revenu déclaré par le contribuable et celui estimé par l’administration fiscale.

Les courriers adressés par l’administration ne fournissent généralement aucune information sur la méthode de calcul ni sur les données ayant conduit à ces écarts, plaçant ainsi le contribuable dans l’impossibilité de répondre ou de contester efficacement les chiffres avancés. Dans certains cas, l’écart résulte d’une erreur d’un tiers, par exemple lorsqu’un client du contribuable déclare d’une manière erronée ses achats.

Malgré la présentation de pièces justificatives démontrant cette erreur, l’administration persiste parfois à exiger du contribuable qu’il contacte lui-même la partie fautive pour rectifier la déclaration, alors qu’elle dispose des prérogatives nécessaires pour exiger cette correction directement. Une telle approche met en péril le principe d’équité dans le contrôle fiscal.

Vers une refonte nécessaire des dispositions légales

Ces dérives illustrent l’urgence de revoir le cadre juridique encadrant la vérification fiscale préliminaire. Il est essentiel d’y intégrer des garde-fous garantissant :

•Une limitation stricte du champ d’application de cette procédure, afin d’éviter qu’elle ne se substitue abusivement à la vérification fiscale approfondie.      

•Une transparence accrue dans la communication des reconstitutions de revenus, en imposant à l’administration l’obligation de fournir les bases et méthodes de calcul.

•Une responsabilisation de l’administration dans la correction des erreurs déclaratives imputables à des tiers, afin de ne pas faire peser sur le contribuable des obligations qui ne sont pas les siennes.

Certaines décisions de justice ont déjà reconnu l’inadéquation de la vérification fiscale préliminaire dans des situations où elle ne permettait pas d’assurer un contrôle fiscal équitable. Il appartient désormais au législateur de traduire ces principes dans la loi afin de préserver à la fois les droits des contribuables et les intérêts de l’État.

N.B. : L’opinion émise dans cette tribune n’engage que son auteur. Elle est l’expression d’un point de vue personnel.

Forum économique Suède-Tunisie en présence de plus de 60 acteurs économiques 

30. März 2025 um 16:15

Une délégation de 13 acteurs économiques tunisiens participent aux côtés de 50 acteurs économiques suédois, le 2 avril 2025, au Forum économique tuniso-suédois qui se tiendra au siège du ministère des Affaires étrangères de la Suède avec la participation de 50 acteurs économiques suédois.

Le directeur exécutif auprès de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie International, Bilel Ben Hamida, a indiqué, dimanche dans une déclaration à l’agence TAP, que ce Forum est organisé dans le cadre de la visite du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, les 1er et 2 avril 2025 en Suède, accompagné d’une délégation ministérielle et économique et en coopération avec la CONECT, l’ambassade de Tunisie en Suède et l’ambassade du Suède en Tunisie.

L’objectif du forum est de découvrir de nouvelles opportunités d’affaires et d’investissement pour les deux pays à travers des rencontres et des réunions B2B entre les entreprises tunisiennes et leurs homologues suédoises, en vue de trouver de nouvelles opportunités d’investissement et de partenariats commerciaux dans les secteurs stratégiques notamment, le textile, le transport intelligent, les industries agroalimentaires, l’agriculture, les technologies de l’information et les énergies renouvelables, selon la même source.

« Le programme de la visite comporte plusieurs activités à l’instar de la visite de plusieurs entreprises et usines suédoises en plus d’une manifestation de réseautages entre les plus importants acteurs économiques dans le secteur privé suédois en plus des séances de dégustation de produits tunisiens », a fait savoir Ben Hamida.

Cette manifestation fait suite à la réussite du forum d’affaires Tunisie -pays nordiques tenu en novembre 2024 à Tunis. Le forum économique tuniso-Suédois est organisé conjointement par le « Business Sweden », la « Conect Suède » et la chambre de commerce tuniso-suédoise.

Il est à noter que les relations entre la Tunisie et la Suède remontent à environ 280 ans, depuis 1736, date de la signature de l’accord de paix et de commerce. Ces relations ont été renforcées avec l’établissement de relations diplomatiques officielles en 1959.

La Suède, avec son économie développée et son environnement innovant, représente une opportunité stratégique pour la Tunisie, notamment dans les secteurs des technologies vertes, de la transition énergétique, de la digitalisation et de l’Industrie 4.0.

La ville de Stockholm, pôle technologique majeur, offre un cadre propice aux échanges et aux partenariats.

Un représentant de CONECT International a fait état d’un potentiel important de développement des exportations tunisiennes vers la Suède, notamment pour les produits tunisiens phares tels que les dattes et l’huile d’olive.

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Départ de Benetton de la Tunisie: plus de 2 000 emplois menacés

30. März 2025 um 14:43

La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) lance un appel au gouvernement et aux partenaires à faire preuve de solidarité et à soutenir les sociétés spécialisées dans le domaine du tricotage situées dans les gouvernorats de Gafsa et de Kasserine, et ce suite au départ de leur client principal, le groupe Benetton spécialisé dans le domaine de la mode et de l’habillement.

Selon la FTTH, au nombre de 24, ces sociétés emploient environ 2 000 personnes, et de ce fait rencontrent des difficultés, notamment après le départ du groupe Benetton.

La Fédération rappelle que le groupe Benetton a fermé ses usines en Tunisie, abandonnant ses fournisseurs, qui l’ont servi pendant plus de 15 ans. Chaque région dispose d’unités de coupe, d’impression et de broderie et des ateliers de couture, ajoute la FTTH.

Lire aussi: Tunisie : 3 500 emplois menacés par la fermeture des usines Benetton

Ces sociétés qui opèrent de manière organisée, disposent de compétence avérées et peuvent assurer une production à un coût compétitif et de bonne qualité, souligne le syndicat.

La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement appelle par ailleurs à aider les sociétés de confection situées dans les gouvernorats de Gafsa et de Kasserine, en gelant leurs dettes et en leur accordant des financements afin qu’elles soient en mesure de préserver les emplois.

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Khaled Bettine, PDG d’Agil Energy-SNDP: La SNDP a un bel avenir devant elle

30. März 2025 um 14:22

Au regard de ses indicateurs en 2024, et même bien avant, SND Agil Energy, entreprise publique spécialisée dans la distribution des produits pétroliers, est à l’évidence une success story. Et pour cause. En 2024, la société a parvenu à réaliser un résultat de 50 MDT et un chiffre d’affaires de 2750 MDT. Ces performances lui ont valu, au cours du même exercice, deux distinctions à l’international et au plan intérieur.

L’entreprise, qui a connu au cours de l’exercice écoulé, par l’effet de facteurs exogènes, de sérieuses difficultés pour approvisionner le pays en GPL, est déterminée à oublier ce désagrément et à aller de l’avant. Elle a programmé deux grandes réformes, pour les deux prochaines années: la digitalisation des services de l’entreprise et la création d’un système d’information de gestion intégrée ou ERP (Enterprise Resource Planning). Dans cette interview accordée à l’Economiste Maghrébin, son dynamique PDG, Khaled Bettine, revient sur les performances de l’entreprise, ses distinctions, ses difficultés et ses projets d’avenir.

Il plaide pour le regroupement de l’ensemble des entreprises publiques opérant dans le secteur de l’énergie dans un holding. En cela, il est en cohérence avec la vision du chef de l’Etat, avec une éventuelle prime : la solution de la délicate problématique des dettes croisées qui existent entre elles. 

Pour commencer, quels sont les résultats d’Agil Energy/ SNDP en 2024 ?

Pour nous, l’année 2024, a été, indéniablement, un bon cru. Cet exercice a été, de toute évidence, bien meilleur que les exercices passés. On ne le répétera jamais assez : l’année 2024 a été vraiment une année exceptionnelle. On est arrivé à battre tous les records précédents. Par les chiffres, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 2750 MDT contre 2685 MDT en 2023, soit une augmentation de 165 MDT (2,5%). C’est pour dire que l’entreprise ne cesse de s’améliorer et d’enregistrer des taux de croissance acceptables.

La performance est perceptible aussi au niveau du résultat. En 2024, en attendant les chiffres définitifs, nous allons réaliser un résultat de 50 MDT, contre 35 MDT en 2023. Notre part de marché est stationnaire. Elle a fluctué entre une évolution d’un demi- point à un point et une baisse d’un demi-point à un point. Nous sommes toujours dans un intervalle acceptable, voire dans des normes acceptables. Du reste, cette part de marché change selon la conjoncture. Cette même conjoncture qui n’est pas toujours favorable à Agil Energy en ce sens où elle nous est imposée.

A titre indicatif, la dernière réforme sur les chèques a impacté négativement l’approvisionnement des stations-service. Les gérants de ces stations ont révisé à la baisse leurs commandes par l’effet de la suppression des chèques antidatés. Mais de toute évidence, il y a là un effet conjoncturel provisoire.

De par votre statut d’entreprise publique évoluant en plus dans un secteur concurrentiel et au regard de l’ampleur des pertes et des déficits du reste des entreprises publiques du pays, vos résultats reflètent une grande performance.

Nous en sommes conscients. Agil Energy/SNDP est l’un des piliers de l’économie du pays. Nous évoluons effectivement dans un environnement concurrentiel et notre compétitivité dépend de plusieurs facteurs: le marketing, la qualité et l’attractivité de l’entreprise.

Notre souhait est que cette performance d’Agil Energy/SNDP donne des entreprises publiques l’image qui doit être la leur, et ce, à la faveur d’une éventuelle amélioration de l’environnement des affaires et de la consommation de carburant. Je profite de cette opportunité pour rappeler que les entreprises publiques sont le pilier du secteur public. L’Etat ne peut pas se passer du secteur public. C’est pourquoi, il est normal qu’il porte davantage d’intérêt à ces entreprises. Les responsables de l’Etat sont dans leur rôle pour faire évoluer ces entreprises en oeuvrant à améliorer leur gouvernance à travers, entre autres, des contrats- programmes.

A notre connaissance, cette performance vous a valu des distinctions en 2024. Qu’en est-il exactement?

Effectivement, Agil Energy/SNDP s’est vu attribuer en 2024 un prix international. Elle a été récompensée par le prestigieux Trophée Quality Choice Prize 2024, dans la catégorieDiamant. Cette distinction, décernée par la European Society for Quality Research (ESQR), met en lumière l’engagement d’Agil Energy envers l’excellence et la qualité.

Basée en Suisse, l’ESQR est une organisation internationalement reconnue, dédiée à la promotion de la qualité, de l’innovation technologique, du leadership et des bonnes pratiques de gestion. Mieux, ces derniers jours, nous avons été élus, pour la 4ème année, meilleur produit de l’année avec la carte Agilis Gold, nouveau moyen de paiement électronique présentant toutes les qualités de sécurité, de souplesse, de proximité, d’économie et qui peut même être personnalisé en fonction des besoins de chaque client.

Offerte en deux formules post et prépayée, elle constitue une véritable avancée commerciale et technologique qu’Agil met sur le marché. Elle présente des fonctionnalités inédites pour les clients tunisiens. 

Extrait de l’interview  qui est disponible dans le Mag de l’Economiste Maghrébin n 916 du 25 mars au 9 avril 2025

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Les marques chinoises pourraient dominer le marché automobile russe avec 90% de parts d’ici fin 2025

30. März 2025 um 13:03

La part des marques automobiles chinoises sur le marché russe pourrait atteindre 90 % d’ici la fin de 2025, selon un rapport de l’agence de presse TASS, qui cite plusieurs experts et concessionnaires russes.

« La part des marques chinoises continuera de croître en 2025-2026 : actuellement, elle dépasse 80 % des importations, et d’ici la fin de 2025, elle pourrait frôler les 90 % », a déclaré Renat Tyuktev, directeur adjoint des ventes de voitures neuves du groupe « Avilon ».

Cependant, le directeur de l’agence d’analyse spécialisée « Avtostat », Sergueï Tselikov, prévoit une baisse de cette part, en raison de l’apparition de nouvelles marques russo-chinoises sur le marché russe.

« Une nouvelle tendance se dessine : les voitures chinoises sont progressivement remplacées par des marques pseudo-russes. Ainsi, si les marques chinoises connaissent un déclin officiel, des marques comme Belgee, Knewstar, Xcite, Moskvich, etc., connaissent une forte progression », a-t-il expliqué.

« Si Chery décide de rebaptiser sa marque Tenet, la part des voitures chinoises pourrait diminuer, car les marques jumelles grignotent peu à peu la part des marques chinoises », a ajouté M. Tselikov.

Pour sa part, Nikolay Ivanov, directeur du département des voitures neuves de la société « Rolf », estime que la part des marques chinoises restera stable dans les prochaines années.

« Je pense que la part des marques chinoises, qui représente actuellement environ 60 %, restera similaire dans les années à venir », a-t-il précisé.

Selon les données de l’Administration générale des douanes de Chine, les exportations de voitures chinoises vers la Russie ont augmenté de 30,5 % en 2024, pour atteindre un total de 15,2 milliards de dollars.

Dollar, un leadership fragilisé

30. März 2025 um 13:22

Les récents choix économiques des États-Unis, notamment  l’imposition de droits de douane et la volonté de déprécier le dollar pour stimuler la compétitivité de l’industrie, sont les faits marquants de la politique économique américaine. Ces mesures ne sont, toutefois, pas sans conséquence sur la perception du dollar à l’échelle internationale. Des signes inquiétants laissent entrevoir une possible remise en question de la pérennité du rôle du dollar en tant que pilier du système financier mondial.

Une montée des incertitudes pénalisante pour le dollar

Une méfiance croissante se manifeste envers la gestion économique et géopolitique des États-Unis. La forte montée de l’incertitude inciterait les investisseurs à chercher des alternatives ou des solutions afin de contourner le dollar. En effet, bien que le dollar soit historiquement reconnu pour sa fiabilité et son rôle global de monnaie d’échange, les fondamentaux de cette hégémonie commencent à s’ébranler.

Des bons du Trésor américain délaissés

Le statut du dollar repose en grande partie sur son utilisation mondiale, qui lui permet de remplir pleinement ses fonctions de monnaie internationale. Cependant, selon les données du Trésor américain, les deux plus grands détenteurs étrangers de bons du Trésor américain, le Japon et la Chine, continuent de réduire la part des treasuries dans leurs portefeuilles. Cette tendance, si elle se poursuit, pourrait accentuer la pression sur la dette publique américaine et exacerber les craintes d’une déstabilisation du système monétaire international.

Un risque systémique pour l’économie mondiale

Certains analystes vont jusqu’à envisager un effondrement du système monétaire international en cas de perte de confiance généralisée dans la dette publique américaine. Les bons du Trésor étant considérés comme les benchmarks des marchés, toute attaque contre ces derniers pourrait déclencher une remontée des taux d’intérêt dont les conséquences seront incertaines.

Le financement du déficit extérieur des États-Unis semble, aujourd’hui, reposer principalement sur les investissements des pays du Moyen-Orient et de l’Europe. Mais cette dernière semble orienter sa politique vers le renforcement d’un programme de défense qui pourrait l’amener à réduire la détention de bons du Trésor américain. Une réallocation des ressources qui pourrait fragiliser davantage la position du billet vert.

A l’heure d’une administration américaine de plus en plus menaçante pour les institutions, et notamment pour la crédibilité de la Réserve fédérale, l’affaiblissement du dollar semble être incontournable et l’ébranlement du système monétaire mondial très probable. 

Par Noura Haboub-Labidi

Cet article est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 916 du 28 mars au 9 avril 2025

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Tunisie | Le secteur du cuir et de la chaussure se meurt

30. März 2025 um 12:42

A l’instar de nombreux autres secteurs jadis florissants, celui du cuir et chaussures se porte mal en Tunisie et les professionnels se plaignent de la concurrence déloyale du marché informel et de celui des souliers usagés.   

Les achats de chaussures à l’occasion de l’Aïd Al-Fitr sont qualifiés de «faibles» par le président de la Chambre nationale des artisans cordonniers, Wajdi Dhouib, imputant cette situation à la crise que traverse depuis plusieurs années le secteur du cuir et de la chaussure.

Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, le responsable syndical a expliqué que le secteur traverse une période de stagnation totale, malgré une légère reprise d’activité observée lors de la quatrième semaine du mois de Ramadan, mais qui reste bien en deçà des attentes des professionnels.

Wajdi Dhouib attribue cette baisse de la demande à plusieurs facteurs, principalement l’inondation du marché par des produits importés et des chaussures usagées, ainsi que la détérioration du pouvoir d’achat des consommateurs. Il estime que les promotions saisonnières ne constituent pas une solution viable, surtout après les résultats catastrophiques enregistrés lors de la dernière saison des soldes.

La véritable solution réside dans une surveillance accrue et l’application rigoureuse des lois pour lutter contre la contrebande et réguler le marché, a indiqué Dhouib, qui a pointé le marché informel florissant dans la plupart des villes tunisiennes et aggravant la crise du marché. La majorité des produits proposés sur ce marché n’ont pas été soumis à des analyses de laboratoire, mettant ainsi en danger leur qualité.

Le responsable syndical a en outre dénoncé les pratiques des grandes marques étrangères présentes en Tunisie, qui, selon lui, induisent le consommateur en erreur.

Tout en appelant les autorités compétentes et toutes les parties concernées à intervenir d’urgence pour sauver ce qui reste du secteur, Wajdi Dhouib a rappelé les statistiques alarmantes du secteur du cuir et des chaussures. En 2010, près de 6 000 artisans fournissaient environ 80 000 emplois. Il n’en reste plus que 1 500, aujourd’hui. Le nombre d’entreprises est passé, quant à lui, de 520 en 2010, à seulement 193 actuellement, dont 120 exportatrices qui connaissent, elles aussi, plusieurs difficultés. De plus, 4 tanneries, sur un total de 12, ont été fermées, juste avant le mois de Ramadan.

I. B

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Etude | La crise climatique rend Tunisie plus dépendante de l’Algérie  

30. März 2025 um 10:58

Dans une étude intitulée “Tunisia’s Climate Crisis, Economic Downturn, and Growing Dependency on Algeria”, publiée sur le site web de Carnegie Endowment, Hamza Meddeb affirme que la crise climatique, conjuguée au ralentissement économique depuis 2011, a accru la dépendance croissante de la Tunisie à l’égard de l’Algérie.

«Depuis 2017, la Tunisie subit les effets du changement climatique de plus en plus marqués, notamment une grave sécheresse. Les échecs de gouvernance du président Kaïs Saïed n’ont fait qu’exacerber les vulnérabilités persistantes du pays», écrit le chercheur tunisien, membre du Malcolm H. Kerr Carnegie Middle East Center (Etats-Unis). Il ajoute : «Au cours des quatorze dernières années, la Tunisie a connu d’importants bouleversements politiques, notamment le processus de démocratisation qui a suivi le Printemps arabe de 2010-2011, l’effondrement démocratique consécutif à la prise de pouvoir du président Kaïs Saïed en 2021 et, plus récemment, le déploiement d’un processus chaotique de restauration autoritaire. Cependant, une dynamique critique a suscité moins d’attention : la crise climatique, qui a aggravé la trajectoire politique tumultueuse du pays. Depuis 2017, la Tunisie subit les effets du changement climatique de plus en plus marqués, notamment une grave sécheresse, une forte baisse du niveau des fleuves transfrontaliers qui coulent de l’Algérie vers la Tunisie et une réduction spectaculaire des réserves d’eau des barrages du pays. Ces facteurs ont conduit à des insécurités hydriques et alimentaires généralisées, provoquant une dégradation importante de l’agriculture et de l’élevage, notamment dans les régions frontalières avec l’Algérie.»

Aggravation de l’insécurité alimentaire

Hamza Meddeb estime que «laggravation de linsécurité alimentaire en Tunisie a amplifié le déséquilibre des pouvoirs entre la Tunisie et lAlgérie, renforçant linfluence géopolitique de cette dernière sur son voisin plus faible et de plus en plus dépendant. Cette dépendance a aggravé la marginalisation de la Tunisie, tant au niveau régional quinternational, et la contrainte à saligner étroitement sur Alger».

Il convient de rappeler dans ce contexte que l’Algérie a construit ces vingt dernières années de nombreux barrages le long des fleuves transfrontaliers avec la Tunisie, ce qui, associé à une consommation d’eau accrue, ont considérablement réduit les niveaux d’eau en aval, entraînant de mauvaises récoltes et aggravant les difficultés financières des agriculteurs des régions du nord-ouest tunisien, le grenier du pays.

«Depuis 2017, lAlgérie met en œuvre une politique de développement ambitieuse en construisant des barrages le long des fleuves partagés avec la Tunisie, en étendant les réseaux dirrigation et en développant les infrastructures de rétention deau telles que les lacs artificiels», rappelle Hamza Meddeb. Qui ajoute qu’«entre 2017 et 2019, lAlgérie a rapidement augmenté le nombre de ses barrages, de soixante-cinq à quatre-vingt-un, avec pour objectif d’atteindre 139 dici 2030.» En satisfaisant ainsi ses besoins d’irrigation dans les régions de l’est, l’Algérie réduit la quantité d’eau s’écoulant en aval, Résultat : la construction de barrages par l’Algérie sur l’Oued Mellegue et d’autres fleuves partagés a réduit les terres irriguées en Tunisie. «LOued Medjerda, le plus important fleuve transfrontalier de Tunisie, a connu une baisse significative de son débit suite à la construction dun barrage en Algérie. Ce fleuve alimente en eau plus de la moitié de la population et constitue une ressource vitale majeure, 13,4% de la population tunisienne vivant dans son bassin», souligne à juste titre le chercheur.

Briser ce cercle vicieux

Pour briser ce cercle vicieux de la crise économique et financière et de la dépendance vis-à-vis de l’Algérie, aggravées selon lui par «la détérioration de ses relations avec les institutions financières internationales, le manque de soutien financier des pays du Golfe ou de lEurope et son incapacité à accéder aux marchés financiers internationaux», l’auteur estime que «la Tunisie doit donner la priorité à la lutte contre le changement climatique en mettant en œuvre une stratégie dadaptation globale pour relever les défis de la sécurité alimentaire.»

«Cela nécessitera des financements importants, d’où l’importance pour le pays d’abandonner son isolationnisme et de rechercher activement des soutiens financiers extérieurs», explique Hamza Meddeb. Il ajoute : «Le renforcement de la résilience climatique devrait inclure des mesures visant à préparer les infrastructures, les agriculteurs, les institutions et la société aux sécheresses et autres événements climatiques. Il devrait également inclure des mesures de protection sociale pour les populations rurales, telles que des programmes de transferts monétaires liés au climat qui pourraient aider les familles pauvres à faire face à la hausse des coûts alimentaires et aux mauvaises récoltes.»

«La Tunisie devrait également chercher à conclure un accord formel avec l’Algérie pour établir un cadre de gestion des ressources en eau partagées, notamment axé sur la régulation du débit des rivières transfrontalières et des sources d’eau souterraine», écrit-il. Et de conclure : «Enfin, la Tunisie doit dépasser le cadre des échanges transfrontaliers informels avec l’Algérie en concluant des accords commerciaux formels. La création de zones franches ou d’un accord de libre-échange plus large permettrait aux entreprises tunisiennes d’accéder plus facilement aux marchés algériens, de favoriser une intégration économique plus poussée et de réduire le déséquilibre actuel des relations bilatérales», sachant que l’Algérie représente actuellement l’un des plus importants déficits commerciaux de la Tunisie, avec la Chine, la Russie et la Turquie.

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Poste Italiane devient le principal actionnaire de Telecom Italia après l’achat de la participation de Vivendi

Von: La Presse
30. März 2025 um 10:04

Poste Italiane a accepté d’acheter l’essentiel de la participation de Vivendi dans Telecom Italia et remplace ainsi le groupe français en tant que principal investisseur du groupe téléphonique, avec une participation de 24,8%, a annoncé Poste samedi.

Confirmant des informations de Reuters, Poste a annoncé l’acquisition d’une participation de 15% dans TIM de Vivendi, qui avait récemment réduit sa participation à 18,4%.

Poste a précisé que l’investissement de 684 millions d’euros (741 millions de dollars) serait financé à partir de liquidités disponibles, en achetant des actions de TIM au prix de 0,2975 euro l’unité.

Le cours de clôture de TIM était de 0,3126 euro vendredi, soit une décote de 4,8 %.

Poste a indiqué qu’elle resterait en dessous du seuil de 25 %, au-delà duquel, selon la loi italienne, elle devrait lancer une offre pour le reste de TIM.

Elle a ajouté qu’elle agirait en tant qu’actionnaire à long terme de TIM, suite à cet « investissement stratégique », en recherchant les avantages potentiels de la coopération entre les deux sociétés et en soutenant la consolidation du secteur.

Contrôlée par l’État, La Poste, dont les activités comprennent l’énergie, les paiements, les services téléphoniques ainsi que le courrier et les colis, est devenue un investisseur majeur dans TIM en février, avec une participation de 9,8 %, remplaçant ainsi CDP.

Ancien monopole italien de la téléphonie, TIM demeure une entreprise d’importance stratégique nationale.

Tunisie | Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   

30. März 2025 um 08:41

Bioheat est une startup tunisienne créée en 2022 par Yassine Khelifi. Elle valorise les déchets provenant de l’extraction de l’huile d’olive et leur donne une seconde en les transformant en une source d’énergie propre et durable, encourageant ainsi la transition vers des solutions énergétiques respectueuses de l’environnement tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.

Les résidus d’olives sont transformés en une pâte épaisse qui est ensuite compactée en briquettes cylindriques. Laissées à sécher pendant un mois au soleil et sous serre, celles-ci sont ensuite emballées et vendues pour être utilisées pour cuisiner et se chauffer, ou comme nourriture pour animaux.

Ce biocarburant trouve un marché auprès des restaurants, des maisons d’hôtes et des écoles des régions intérieures, où les températures hivernales descendent parfois en dessous de zéro.

Mais la majeure partie de la production de Bioheat – environ 60% – est destinée à l’exportation vers la France et le Canada.

Noureddine Nasr, expert en agriculture et développement rural, estime qu’environ 600 000 tonnes de déchets d’olives sont produites chaque année en Tunisie, qui sera le troisième producteur mondial d’huile d’olive en 2024-2025, avec un rendement attendu de 340 000 tonnes, selon les estimations du Conseil oléicole international. «La valorisation de ces déchets peut protéger l’environnement, créer des emplois et générer de la richesse», a-t-il déclaré à l’agence AFP, ajoutant que la valorisation des déchets d’olives pourrait également contribuer à alléger la forte dépendance de la Tunisie aux importations de carburant, dont elle importe près de 60% de ses besoins, une dépendance qui creuse son déficit commercial et pèse sur les subventions publiques, selon un rapport de la Banque mondiale de 2023.

Au-delà du profit qu’il réalise, Khelifi, ingénieur issu d’une famille d’agriculteurs, a déclaré à l’agence AFP qu’il espère que sa startup contribuera à «réduire l’utilisation du bois de chauffage alors que le pays est confronté à la déforestation et au changement climatique».

L’entreprise emploie actuellement 10 personnes et vise une production de 600 tonnes de briquettes d’ici à la fin de cette année 2025.

I. B.

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‘‘Underground domination’’ | L’information, architecte et fossoyeur de l’empire global

30. März 2025 um 07:44

Il est encore trop tôt pour savoir si le contrôle de l’Etat sur l’Internet sera pérenne, mais une chose est sûre: avec l’avènement des ordinateurs quantiques, qui est loin d’être imminent, les programmes d’encodage deviendront inviolables et l’espionnage sur l’Internet sera impossible, une perspective qui donne des sueurs froides à tous les gouvernements, en particulier américain.

Dr Mounir Hanablia *

La puissance américaine au cours de la seconde guerre mondiale est née de sa capacité à reconvertir en temps de guerre une industrie civile orientée vers la production sur une grande échelle de biens de consommation, en une autre, de guerre, construisant des navires et des avions toujours plus nombreux en tenant compte de l’innovation technologique imposée par les nécessités de la victoire.

Après la guerre, cette puissance a perduré grâce à sa capacité à financer la reconstruction de ses alliés détruits et ruinés, à les mobiliser face au nouveau danger présenté par l’Union Soviétique, et à imposer sa monnaie en tant que référence dans les échanges économiques et financiers internationaux. Cela lui a évidemment assuré non seulement une capacité de contrôle sur le commerce mondial, mais aussi celle de faire financer son propre déficit budgétaire par le reste du monde.

Abstraction faite de ses capacités militaires sans équivalent et qui lui permettent de projeter ses forces partout dans le monde, la puissance américaine est passée avec l’effondrement de l’ours soviétique et l’ascension du dragon chinois de l’ère de la domination industrielle à celle issue de l’information. Grâce à l’Internet elle contrôle désormais le flux de l’information transitant sur ses câbles sous-marins, et est à même de le surveiller en fonction de ses exigences, militaires naturellement, ce que les satellites gravitant dans l’espace garantissent déjà depuis déjà la guerre froide, mais aussi économiques et commerciales, celles de s’assurer que ses alliés tout autant que ses adversaires soient toujours en état d’infériorité, sinon de dépendance, à commencer dans le domaine dont elle tire sa supériorité, celui de l’innovation scientifique.

On ne reviendra pas sur Silicon Valley et l’alliance entre le Pentagone, les capital-venture, les universités, et les hackers, d’où ont émergé les multimédias actuels qui façonnent le monde, des laptop jusqu’aux iPhones 5G, et surtout les grandes compagnies de l’économie globalisée incontournables qui tiennent le haut du pavé et qu’on nomme le Gafam.

Un système international normatif

Il n’y aurait sans doute pas de monde globalisé sans la révolution informatique dont découle l’influence américaine. Il se trouve que l’État américain, s’est constitué dans le domaine juridique les lois lui permettant de sévir contre n’importe quelle société ou État dans le monde dont il jugerait l’activité hostile, et surtout en sanctionnant tous les contrevenants qui en dépit de cela traiteraient avec les entités jugées hostiles par des amendes importantes, ou le cas échéant en les soumettant à de véritables embargos.

Le gros bâton, c’est un organisme dans l’État américain, l’Ofac (Office of Foreign Assets Control) chargé de faire régner la discipline requise dans le monde des affaires. A titre d’exemple les banques servant de couverture financière à des transactions commerciales impliquant les cibles du courroux de Washington, savent qu’elles encourent l’interdiction de toute opération financière sur le sol  américain, et plus encore de se voir rejetées par leurs partenaires soucieux d’éviter d’éventuelles sanctions par ricochet. Les armateurs aidant à l’exportation de pétrole indésirable encourent tout autant des risques considérables dont celui de se voir saisis leurs navires avec leur cargaison.

Le système international normatif chargé des transactions bancaires, le célèbre Swift, d’origine européenne, peut de même être interdit à ceux dont l’activité est jugée contraire aux intérêts de l’État américain, dont les avoirs encourent le risque d’être gelés, ainsi que la Russie en a fait l’expérience durant le conflit ukrainien.

L’espionnage sur l’Internet

Les moyens de rétorsion peuvent être activés lorsque la supériorité technologique américaine se trouve menacée, ainsi qu’en a fait les frais la société chinoise Huawei, accusée d’irrégularités bancaires parce qu’elle menaçait d’occuper une position dominante dans le secteur de l’accès à l’Internet grâce à la nouvelle technologie 5G. Or ses concurrentes, les firmes américaines Microsoft et Google, collaborent à l’espionnage sur l’Internet avec les agences du renseignement américain. Le gouvernement américain ne pouvait laisser le géant chinois prédominer dans le domaine de l’information et des télécommunications dont il tire sa puissance.

Pour les mêmes raisons, le marché mondial des micropuces électroniques nécessaires aux ordinateurs est devenu l’enjeu d’une compétition féroce. Les firmes chinoises y sont soumises à de nombreuses restrictions pour éviter tout risque de transfert technologique.

Cependant, il se trouve actuellement que c’est la firme taïwanaise TSMC qui assure la fourniture de près de 80% des microprocesseurs dans le monde, ce qui évidemment, aux yeux des Américains, soulève la perspective d’un éventuel conflit avec la Chine qui verrait cette dernière en occupant l’île, en contrôler le marché mondial.

Le casse-tête chinois

Les crypto-monnaies, les monnaies électroniques, constituent également un autre champ de surveillance exercé par le gouvernement américain sur la toile mondiale. Ainsi qu’on a eu l’occasion de le voir, le développement de l’informatique et des ordinateurs a été influencé par l’idéologie libertarienne dont l’un des principaux objectifs est de se débarrasser de la domination de l’État. Pour ce faire des monnaies virtuelles ont été créées, excluant l’usage du dollar, et théoriquement éliminant l’un des moyens les plus efficaces du contrôle exercé par le gouvernement américain sur les finances mondiales. Naturellement ce dernier s’y oppose avec d’autant plus  de résolution que les Chinois, en créant leur propre monnaie électronique, échapperaient à tout contrôle. Persévèreront-ils dans une voie qui risque également de supprimer le contrôle de leur propre gouvernement? Il serait probablement le dernier à souhaiter.

On avait évoqué la collaboration du gouvernement américain avec des firmes qui comme Microsoft lui fournissent l’accès à leurs données et lui donnent toute la latitude de décrypter les flux d’information sur leurs réseaux.

En fait, depuis l’affaire Snowden, quelques firmes autant par souci d’indépendance que celui de ne pas trahir la confiance de leurs correspondants recourent au cryptage des communications, ce qui évidemment en rend la surveillance beaucoup plus ardue. Les ministères de la Justice, ou des Finances américains n’hésitent plus le cas échéant à demander les mots de passe nécessaires permettant l’accès aux réseaux, et à sanctionner ceux qui diffusent des programmes d’encodage libres.

Il est encore trop tôt pour savoir si le contrôle de l’Etat sur l’Internet sera pérenne, mais une chose est sûre: avec l’avènement des ordinateurs quantiques, qui est loin d’être imminent, les programmes d’encodage deviendront inviolables et l’espionnage sur l’Internet sera impossible, une perspective qui donne des sueurs froides à tous les gouvernements, en particulier américain.

Si on ne peut concevoir une société sans domination dans laquelle chaque individu serait libre, ainsi qu’en rêvent les libertariens, il est néanmoins fort probable que les formes de l’autorité changeront avec l’avènement de l’ordinateur quantique imperméable à toute intrusion indésirable.  

‘‘Underground Empire: How America Weaponized the World Economy’’ de Henry Farrell et Abraham Newman, éditions Henry Holt and Co., 12 septembre 2023, 281 pages.

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Hamadi Tizaoui, Géographe – économiste à La Presse : «L’aménagement du territoire doit contrecarrer la tendance universelle basée sur la concentration des hommes et des activités économiques»

29. März 2025 um 19:50

Entre continuité et difficultés, la gouvernance de l’aménagement du territoire en Tunisie a longtemps été marquée par une instabilité révélatrice d’un manque de cohérence dans la vision de l’Etat, malgré l’importance cruciale de ce domaine. Aujourd’hui, face à des défis émergents, une réflexion sur un nouveau schéma national d’aménagement du territoire est engagée. Le géographe-économiste Hamadi Tizaoui revient, dans une interview accordée à La Presse, sur l’expérience tunisienne en la matière.

Avant d’aborder la nouvelle stratégie d’aménagement du territoire tunisien, il est essentiel de faire le point sur les anciennes politiques et d’en évaluer l’efficacité. Comment évaluez-vous les politiques menées dans ce domaine après l’indépendance?

Tout d’abord, si l’on souhaite remonter dans le temps et retracer l’histoire de l’aménagement du territoire en Tunisie, il convient de rappeler que des travaux en ce sens ont été entrepris avant même l’indépendance. Des travaux de conservation des eaux et des sols (CES) ainsi que des efforts de désenclavement par la construction de routes — encore existantes aujourd’hui, comme la route nationale n°1 ou le grand parcours n°7 reliant Tunis aux frontières algériennes, à Tabarka — ont été mis en œuvre durant la période coloniale. 

Cependant, ces infrastructures ont été construites sans qu’un département dédié à l’aménagement du territoire ne soit en place. La première administration chargée de cette mission a été créée après l’indépendance, au sein du ministère de l’Equipement et de l’Habitat. Le premier département ministériel consacré à l’aménagement du territoire a vu le jour au début des années 1970, sous le nom de Direction de l’Aménagement du Territoire (DAT), dirigée par des compétences tunisiennes reconnues, telles qu’Ahmed Smaoui.

Vers la fin des années 1980, la DAT a fusionné avec le Commissariat général au développement régional (Cgdr) pour former le Commissariat général du développement régional et de l’aménagement du territoire (Cogedrat). Cette initiative prometteuse n’a cependant pas perduré, en raison d’un cloisonnement persistant entre l’aménagement du territoire, la planification et la mise en œuvre des projets. En effet, l’aménagement du territoire repose sur une réflexion et une planification stratégique qui doivent être concrétisées sur le terrain (construction d’autoroutes, d’aéroports, de ports, etc.). 

Or, la séparation entre l’aménagement du territoire et la planification économique a constitué une faiblesse structurelle. Les plans de développement économique et social sont, en effet, élaborés par le ministère de l’Économie et du Plan, tandis que l’aménagement du territoire demeure sous la tutelle du ministère de l’Equipement. Après cette expérience, au début des années 1980, le département a été transformé en Direction générale de l’aménagement du territoire (Dgat), relevant toujours du ministère de l’Equipement. 

Cette direction a piloté le premier Schéma national d’aménagement du territoire (Snat), en 1984, qui a intégré une approche régionale et proposé une division du pays en six grandes régions économiques. Cependant, cette réorganisation n’était pas institutionnelle et a été annulée par la nouvelle division territoriale. 

Ce n’est qu’en 2023 que la Tunisie a institutionnalisé les régions via une loi sur le nouveau découpage territorial, donnant naissance à des régions administratives disposant de prérogatives et de financements propres. Dans les années 1990 et 2000, le ministère de l’Équipement a porté le nom de ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire.

Malheureusement, en 2016, le terme « aménagement du territoire » a été supprimé pour des raisons méconnues. Récemment, l’ancienne ministre de l’Equipement a annoncé en séance plénière à l’ARP la création d’une Agence nationale de l’habitat et de l’aménagement du territoire, qui remplacerait la Dgat. Cette initiative pourrait être bénéfique, car les enjeux de l’aménagement du territoire sont complexes et transversaux, nécessitant une administration bien outillée en ressources humaines et financières.

Vous avez évoqué la gouvernance de l’aménagement du territoire, qui s’est caractérisée depuis l’indépendance par une certaine instabilité. Justement, cette instabilité a-t-elle impacté l’efficacité des politiques dans ce domaine ?

À vrai dire, il y avait un côté positif : celui de la continuité. Il y a toujours eu un département au sein du ministère de l’Equipement, chargé de cette mission. L’essentiel de ce qui a été réalisé en matière d’aménagement territorial, notamment les infrastructures de base, a été porté par le ministère de l’Équipement. Les autres aspects de l’aménagement du territoire en lien avec les villes et l’habitat ont été mis en œuvre par la direction de l’urbanisme et celle de l’habitat, qui relèvent également du ministère de l’Equipement. 

L’expertise accumulée constitue un autre point fort des politiques publiques dans ce domaine. La Tunisie a été parmi les premiers pays du Maghreb à réfléchir et à institutionnaliser l’aménagement du territoire. Cependant, la faiblesse de cette gouvernance a été marquante. Le fait que les directions dépendent d’un ministère de tutelle limite leurs marges de manœuvre pour coordonner ces politiques et ces actions entre plusieurs départements et ministères.

Il existait aussi, dans une certaine mesure, un problème de compétences. En France, par exemple, la personne qui préside cette direction est souvent une personnalité reconnue, proche du Premier ministre et parfois du président de la République. Son influence peut ainsi avoir un impact sur la pertinence des politiques mises en place.

Cela n’empêche pas, qu’avec les moyens disponibles, la Dgat a mené une réflexion approfondie sur l’aménagement du territoire dans le cadre du premier schéma de 1984. Ce schéma a abordé la problématique persistante du déséquilibre entre les régions littorales — plus ouvertes à la mondialisation et dotées d’infrastructures développées — et le reste du pays, resté en marge du processus du développement initié depuis l’indépendance jusqu’aux années 1970. Ces écarts sont devenus préoccupants, notamment après l’expérience des coopératives et le lancement du processus d’industrialisation impulsé par la loi de 1972. Le fossé s’est ainsi creusé entre les régions de l’intérieur et les régions côtières.

Pourquoi est-il important de réfléchir et d’élaborer des politiques d’aménagement du territoire ?

C’est ici que se révèle la pertinence de l’aménagement du territoire, qui est une affaire publique, une affaire d’Etat. Équilibrer le territoire est une prérogative de l’Etat et non la responsabilité du secteur privé. En effet, le territoire est naturellement clivé, les activités économiques ayant tendance à se concentrer selon la hiérarchie et la configuration territoriale du tissu urbain (d’abord dans les grandes villes, puis dans les villes de taille intermédiaire et enfin dans les villages). Le rôle de l’aménagement du territoire est d’atténuer et de contrecarrer cette tendance à la concentration, qui est d’ailleurs universelle.

Ce phénomène ne se limite pas à la Tunisie : partout dans le monde, les individus et les activités économiques tendent à se regrouper dans des lieux et zones spécifiques. Cependant, la mission de l’aménagement du territoire ne consiste pas à imposer une répartition égalitaire — ce qui serait impossible, ne serait-ce qu’en raison des disparités naturelles entre les régions. L’essentiel est de donner à chaque territoire une chance égale de développement. 

Cet objectif ne peut être atteint qu’à travers une planification rigoureuse, couvrant divers domaines tels que les ressources humaines, la ville, l’éducation, la santé, la culture, la mobilité et le désenclavement. Il s’agit d’un effort national qui doit bénéficier à tous les citoyens, où qu’ils soient. Ces efforts doivent toutefois être accompagnés et en même temps par un encouragement à la création d’activités économiques dans les lieux et les régions où elles sont déficitaires. Tout territoire peut être un réceptacle d’activités, en fonction des ressources dont il dispose, et même si elles sont marginales ou absentes on peut les créer. Il n’y a pas de territoires pauvres et de territoires riches ! Tous les territoires peuvent s’enrichir.

Après le premier schéma national, y a-t-il eu d’autres initiatives ?

Deux grandes études ont évalué les politiques d’aménagement du territoire. La Tunisie a pu cumuler une expérience de plus de 50 ans dans ce domaine. Après 2011, l’aménagement du territoire a été relégué au second plan. Il n’est plus une priorité devant les difficultés économiques que le pays a confrontées. 

Il faut tout de même préciser que les actions d’aménagement du territoire nécessitent des moyens financiers étatiques importants. Or, la croissance n’était pas au rendez-vous au cours des 15 dernières années. L’Etat n’avait pas les moyens de gérer l’urgence, et la question de l’aménagement du territoire est devenue secondaire, sans importance, et sans réelle attention de la part des décideurs.

Un Schéma national d’aménagement du territoire (Snat) est programmé pour 10 ans. Le premier schéma, élaboré en 1984, aurait dû être renouvelé en 1994. Cette année-là, une deuxième étude a été lancée par la Dgat, aboutissant à l’élaboration du deuxième Schéma national, dont la première mouture a été soumise à discussion, en 1997. 

L’étude s’est focalisée, entre autres, sur le développement régional et le déséquilibre territorial, mais elle a pris parti, pour encourager un choix métropolitain qui privilégie les grandes villes du littoral Est, en se conformant aux exigences du commanditaire. En effet, elle a élaboré ce qu’on a appelé le choix métropolitain qui devrait préparer la Tunisie à intégrer la mondialisation, via ses villes portuaires les plus dynamiques et les plus ouvertes sur le monde. L’hypothèse était qu’il fallait intégrer la Tunisie à travers ses villes les plus dynamiques et les plus importantes dans la mondialisation via l’industrialisation, le tourisme et les services, tout en sacrifiant quelque peu les régions intérieures. 

D’ailleurs, beaucoup considèrent que cette vision a été l’une des causes ayant conduit à la révolution de 2011, car le territoire national était fracturé et le développement des régions intérieures s’est limité à des améliorations en matière de développement humain (IDH). L’Etat a également fermé les yeux sur la mobilité intérieure, c’est-à-dire les migrations intérieures, laissant aux citoyens le libre choix de s’installer dans les régions les plus dynamiques. Peut-être que la révolution a marqué la faillite de ce modèle métropolitain. Le schéma de 1997 a rencontré de nombreuses oppositions, tant du gouvernement que du parlement et des gouverneurs des régions intérieures.

Sa validation a pris 10 ans. Actuellement, le ministère de l’Equipement, en l’occurrence la Dgat, a lancé une étude pour un troisième Schéma d’aménagement du territoire, qui tombe à point nommé puisqu’il coïncide avec le quatorzième plan de développement économique et sociale, 2025-2030. A notre avis, il est essentiel d’associer la planification économique et sociale à l’aménagement du territoire.

Aujourd’hui, le pays fait face à de nouveaux défis, tels que les changements climatiques et le stress hydrique… Selon vous, quelles sont les priorités de ce nouveau schéma (Snat), compte tenu de ces défis urgents ?

Les priorités doivent être définies au sein même de l’étude, dans la vision, qui constitue la première étape de tout schéma. Cette vision, élaborée conjointement avec tous les départements et ministères concernés, et en intelligence avec les populations, doit identifier les problématiques et les enjeux qui traversent et travaillent le territoire national, en 2025 et dureront, en tendance lourde, jusqu’en 2050.

Nous sommes en situation de dépression économique, confrontés à des difficultés budgétaires inédites, un stress hydrique et à de nombreux défis socio-environnementaux et géopolitiques graves. Nous vivons aussi dans un monde en constante mutation, dont nous subissons directement les conséquences en raison de notre ouverture à l’économie mondiale et de notre intégration dans le commerce international. Le monde d’aujourd’hui est plus incertains et plus dangereux, pour notre pays, qu’il y a 30 ou 40 ans.

L’enjeu est donc de planifier et d’organiser le territoire national tout en prenant en compte ces défis. Il ne s’agit pas simplement de définir des priorités, mais plutôt d’avoir une vision pertinente, cohérente et adaptée. En outre, la Tunisie est un petit pays intégré culturellement où les distances ne sont pas un facteur majeur de fragmentation territoriale. 

Il est aujourd’hui impératif de parler de développement intégral : il faut mobiliser l’ensemble du territoire et toute la population, quelle que soit sa localisation (intérieure ou côtière), afin de saisir toutes les opportunités de développement, tout en tenant compte des défis écologiques, économiques, de la sécheresse et du changement climatique.

D’ailleurs, même en renouant avec la croissance, il sera crucial d’apprendre à gérer nos ressources naturelles et humaines avec économie afin d’éviter le gaspillage des ressources. Il est également urgent de résoudre définitivement le problème du déséquilibre régional. Les régions en retard de développement ne doivent pas être perçues comme un fardeau, mais comme un potentiel économique. Elles représentent un marché de 4 millions de Tunisiens, à la fois consommateurs et producteurs. Enfin, il faut veiller à ne pas vider ces territoires, au risque de créer un désert démographique sur nos frontières Ouest. Un processus de développement mal conçu pourrait accentuer l’exode vers les grandes villes, aggravant ainsi les déséquilibres territoriaux. 

Est-ce que le nouveau découpage territorial aura un impact sur le nouveau Schéma ?

Pas du tout. Tout d’abord, il faut rappeler que nous sommes dans un petit pays, où les découpages administratifs n’ont pas un impact significatif, car les distances restent relativement courtes. Par exemple, la distance entre Tunis et le point le plus éloigné à l’Ouest est d’environ 200 km. Si le pays était correctement équipé en infrastructures routières et ferroviaires, cette problématique ne se poserait même pas.

De plus, il ne faut pas oublier que les nerfs des territoires ce sont les villes et leur répartition, c’est-à-dire ce qu’on appelle, dans notre jargon, l’armature urbaine.  Elle constitue la base sur laquelle repose l’aménagement du territoire et c’est, en même temps, un facteur d’inertie. Aujourd’hui, on ne peut pas changer les grandes agglomérations qui se sont constituées sur les dernière soixante années : Grand Tunis, Grand Sousse, Grand Sfax… De plus, nous bénéficions d’un avantage historique, car toutes les régions de Tunisie sont couvertes par des villes. Certes, leur densité est plus faible dans certaines régions telles que le Centre-Ouest, mais il y a depuis toujours une diffusion du fait urbain, concentré sur le littoral Est, mais aussi présent à l’intérieur du pays. 

Certaines villes connaissent aujourd’hui une croissance significative, à l’instar de Béja (dont la population atteindra bientôt 100.000 habitants), Gafsa-El Ksar (120.000 habitants), Gabès (plus de 100.000 habitants), l’Ile de Djerba…. Pour dire l’avantage de l’existence d’une trame urbaine qui couvre tout le pays. Cette trame urbaine est utilisée pour interconnecter les villes entre elles a fortiori le territoire, les équiper, créer les conditions de la création des activités économiques, etc.  Malheureusement, ce travail de maillage et de réseautage urbain n’a pas été correctement effectué… Il nécessite du renforcement et de la planification de long terme. Les aménageurs et les géographes accordent beaucoup plus d’importance à cette question, celle de la ville, parce qu’ils sont convaincus que le nerf de l’aménagement ce sont les villes et les armatures urbaines qui nécessitent un travail important pour les corriger. 

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L’Arabie saoudite annonce le premier jour de l’Aïd al-Fitr pour le dimanche 30 mars 2025

Von: La Presse
29. März 2025 um 16:38

L’Arabie saoudite a annoncé que le dimanche 30 mars 2025 marquera le premier jour de l’Aïd al-Fitr, suite à la confirmation de l’observation du croissant de lune de Chawwel.

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QNB Tunisia sur la voie de la croissance et le retour à la rentabilité

29. März 2025 um 15:15

L’année 2024 a été une année décisive dans la restructuration et l’exécution de la nouvelle stratégie de QNB Tunisia, filiale de la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique. Grâce à une gestion rigoureuse et une stratégie axée sur l’efficacité opérationnelle, la banque a consolidé sa performance et prépare activement son retour à la rentabilité en 2025.

Une Poursuite de la Croissance et des Indicateurs en Amélioration Continue

Au terme de l’exercice 2024, l’encours des engagements de QNB Tunisia a enregistré une progression de 12% pour atteindre 1887 millions de dinars, confirmant ainsi le rôle actif de la banque dans le financement de l’économie tunisienne. Les engagements envers le secteur public ont continué à croître atteignant 466 millions de dinars. Le portefeuille d’investissement en Bons du Trésor et en Emprunt National s’est également renforcé pour atteindre 558 millions de dinars en 2024, illustrant l’engagement de la banque à participer dans la stabilité économique nationale.

Par ailleurs, la qualité du portefeuille de crédit a poursuivi son amélioration avec une réduction significative des engagements classés, qui se sont contractés de 91 millions de dinars pour se situer à 514 millions de dinars. Le taux des créances accrochées s’est amélioré pour atteindre 27,3 %, poursuivant sa tendance baissière amorcée depuis 2021 conformément à la feuille de route mise en place par la banque.

Une Croissance Continue de la Collecte de Dépôts

QNB Tunisia a enregistré une progression notable de sa collecte de dépôts en 2024, soit une évolution de 14,4% par rapport à l’année précédente, atteignant un encours total de 1582 millions de dinars. Cette performance a été portée par l’évolution du volume de tous les types de dépôts, avec une croissance de 12% de l’épargne pour atteindre 146 millions de dinars, une évolution de 13% des dépôts à terme atteignant 992 millions de dinars et une progression de 11% des dépôts à vue pour atteindre 376 millions de dinars. La banque a également renforcé ses offres de dépôts pour les particuliers, les entreprises et les institutionnels, contribuant ainsi à l’amélioration de sa liquidité.

Dans un contexte de maîtrise des coûts, QNB Tunisia a mis en place une politique de gestion optimisée des ressources. La diversification des sources de dépôts, notamment à travers des produits à faible coût et une meilleure structuration des dépôts à terme, a permis d’améliorer la rentabilité de la banque et de renforcer sa position concurrentielle sur le marché.

Vers un Retour à la Rentabilité en 2025

La stratégie de redressement de QNB Tunisia mise en place depuis 2021 commence à porter ses

fruits. En 2024, le Produit Net Bancaire (PNB) a poursuivi sa croissance avec une évolution de 25,7% par rapport à l’année précédente atteignant 70 millions de dinars. Cette progression résulte d’une amélioration soutenue de la marge d’intérêt, portée par une gestion optimisée des ressources, ainsi que d’une diversification stratégique des sources de revenus, renforçant ainsi la résilience et la compétitivité de la banque.

La maîtrise des charges opérationnelles et la poursuite de la réduction du coût du risque ont permis d’atténuer davantage le déficit du résultat net de 36% soit une amélioration de 25 millions de dinars. Fort de cette dynamique positive, QNB Tunisia se projette désormais vers un retour à la rentabilité en 2025, confirmant ainsi l’efficacité des efforts consentis pour repositionner la banque sur son marché.

En outre, les fonds propres de la banque ont atteint 282,9 millions de dinars, consolidant ainsi sa solidité financière. Les ratios de solvabilité (25,5 %) et de liquidité (245,9 %) restent largement au-dessus des exigences réglementaires, garantissant ainsi la résilience de QNB Tunisia face aux évolutions du marché. Le ratio de couverture des crédits par les dépôts a atteint 104% contre 120%, le plafond exigé par la Banque Centrale de Tunisie.

La restructuration de la banque et la mise en place d’une bonne gouvernance en conformité avec les circulaires de la Banque Centrale de Tunisie et les politiques de la banque mère, ont permis à la banque la maîtrise des risques principalement liés aux crédits, à la liquidité et au marché, ainsi que les risques opérationnels.

Un Modèle de Développement Responsable

L’engagement de QNB Tunisia envers le développement durable s’est intensifié en 2024 à travers plusieurs initiatives ESG majeures. La banque a renforcé son soutien à la microfinance avec plus de 57,3 millions de dinars alloués au financement des institutions de microfinance et de petites entreprises, favorisant ainsi l’inclusion financière et la création d’emplois.

De plus, QNB Tunisia a étendu ses services bancaires à des populations sous-bancarisées à travers de nouveaux canaux digitaux, permettant ainsi à une large frange de la population d’accéder aux services financiers.

Sur le plan sociétal, la banque a initié plusieurs actions en faveur de l’éducation et de l’autonomisation des jeunes entrepreneurs, notamment par des programmes d’éducation financière.

Elle a également confirmé son engagement à soutenir le secteur de la santé, qui est un pilier fondamental de sa stratégie de responsabilité sociétale. La banque a lancé plusieurs initiatives notamment les campagnes de collecte de don de sang en collaboration avec le Centre National de Transfusion Sanguine, des campagnes de sensibilisation au cancer du sein ainsi que l’amélioration des conditions des hôpitaux publics. Il convient également de mentionner que QNB Tunisia soutient le sport et les athlètes en Tunisie, en particulier le sport féminin.

Enfin, la banque réaffirme son engagement et sa volonté constante au service de l’économie tunisienne, avec pour objectif un retour à la profitabilité d’ici la fin de l’exercice 2025, tout en renforçant son rôle sur le plan financier national.

QNB Tunisia est présente dans 11 gouvernorats à travers 29 agences, dont deux agences QNB First à Tunis et à Sousse, 3 centres d’affaires Corporate pour les Entreprises au Grand Tunis et à Sousse.

D’après communiqué

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L’USAID dissoute… personnel en congé administratif !

29. März 2025 um 15:30
L’USAID dissoute… personnel en congé administratif ! | Univers News

 

TUNIS – UNIVERSNEWS L’administration Trump a confirmé, vendredi 28 mars 2025, la dissolution de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) dans le cadre des coupes drastiques dans l’aide américaine à l’étranger, décriées par de nombreux pays et organisations humanitaires, rapportent des sources étrangères.

La plupart du personnel de l’USAID a déjà été placé en congé administratif.

Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat américain Marco a déclaré : « Aujourd’hui, le département d’Etat et l’Agence américaine pour le développement international (USAID) ont notifié au Congrès leur intention d’entreprendre une réorganisation qui impliquerait le transfert de certaines fonctions de l’USAID au département d’ici le 1er juillet 2025 et la suppression des autres fonctions de l’USAID qui ne correspondent pas aux priorités de l’administration ».

« Malheureusement, l’USAID s’est éloignée depuis longtemps de sa mission initiale », a ajouté Marco Rubio, en insistant sur une « réorientation de nos programmes d’aide à l’étranger pour les aligner directement sur ce qui est le mieux pour les Etats-Unis et nos citoyens ».

Pour rappel, le président républicain Donald Trump a signé dès son arrivée au pouvoir le 20 janvier un décret ordonnant un gel de l’aide étrangère américaine pour 90 jours.

Créée par une loi du Congrès américain en 1961, l’USAID gérait un budget annuel de 42,8 milliards de dollars, représentant à lui seul 42 % de l’aide humanitaire déboursée dans le monde.

 



 

Les tarifs douaniers de Trump font flamber le prix de l’or

29. März 2025 um 13:32

Les prix de l’or ont atteint un niveau sans précédent vendredi 28 mars 2025, alors que les craintes d’une escalade de la guerre commerciale alimentées par les nouveaux projets de tarifs douaniers du président américain Donald Trump incitent les investisseurs à rechercher le métal précieux comme valeur refuge.

L’or au comptant a augmenté de 0,6% à 3 074,31 dollars l’once vendredi, après avoir atteint un sommet historique de 3 077,44 dollars plus tôt dans la séance.

Depuis le début de la semaine, le métal jaune a augmenté de 1,7%, se dirigeant vers sa quatrième hausse hebdomadaire consécutive, selon Reuters.

Les contrats à terme sur l’or américain ont augmenté de 0,8% à 3 084,70 $. « L’or est dans une bonne position en ce moment », a déclaré Kyle Rodda, analyste des marchés financiers chez Capital. « La politique commerciale et budgétaire des États-Unis, la géopolitique et le ralentissement de la croissance sont tous en faveur de l’or ». Il a ajouté que les prix pourraient bientôt atteindre 3 100 dollars l’once.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent au comptant a chuté de 0,4% à 34,27 $ l’once, le platine a chuté de 0,2% à 984,59 $, mais le palladium a augmenté de 0,1% à 976,25 $.

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