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Heute — 29. Mai 2026Kapitalis

Un film explore les «biorégions» en Tunisie

29. Mai 2026 um 13:14

L’espace CinéMadart à Carthage convie le public des cinéphiles à la projection en avant-première de l’essai documentaire sensoriel ‘‘Biorégions? / حدّ الأرض’’, produit par Wise en collaboration avec Ecologia Media Ecosystem. La projection est prévue le samedi 6 juin 2026, à 19 heures.

Le film explore la manière dont les écosystèmes façonnent les cultures humaines et invite à repenser les territoires au-delà des frontières politiques.

À travers des voyages immersifs dans différentes régions tunisiennes, le documentaire suit des activistes et des communautés locales à la découverte des liens profonds entre nature, identité, solidarité et mémoire collective.

À la croisée du documentaire immersif et de l’essai cinématographique, ‘‘Biorégions? / حدّ الأرض’’, met en lumière des réalités souvent invisibilisées : les savoirs écologiques locaux, les pratiques de solidarité communautaire, les relations au territoire ainsi que des façons alternatives d’imaginer les espaces à travers des continuités écologiques et culturelles.

Le documentaire part d’une réflexion autour du concept de «biorégion» : une manière de penser les territoires à partir des continuités écologiques, des cultures locales et des liens entre les sociétés humaines et leurs écosystèmes.

À travers plusieurs immersions à travers la Tunisie, le film explore comment les paysages, l’eau, les reliefs, les climats ou les ressources naturelles influencent les modes de vie, les savoirs, les formes de solidarité et les identités locales.

Le documentaire s’appuie sur différentes approches liées à l’écologie politique, à la géographie humaine ou à l’anthropologie environnementale, tout en gardant une relation très ancrée dans le terrain et les expériences vécues.

La notion de «biorégion» y est abordée non comme une frontière fixe ou un modèle administratif, mais comme une autre manière de lire les territoires : à travers les continuités naturelles, les usages humains et les relations qui relient les espaces au-delà des découpages classiques.

Le film donne une place importante aux rencontres. Habitants, chercheurs, agriculteurs, militants, artistes ou acteurs locaux participent à une parole multiple, où les savoirs scientifiques croisent les mémoires, les récits personnels et les réalités du quotidien.

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Syrine Ben Moussa donne un concert de malouf tunisien à Paris

29. Mai 2026 um 10:56

La chanteuse Syrine Ben Moussa animera un concert de de «Malouf & chants arabo-andalous», le dimanche 7 juin 2026, à 19 heures, à l’Amphithéâtre Habib Bourguiba, à Fondation de la Maison de Tunisie, au n° 45 A Boulevard Jourdan, 75014 Paris. La chanteuse se produire ensuite le 11 juin à Cordoue et le 12 juin à Madrid en Espagne.

Les mélomanes pourront apprécier les rythmes envoûtants et les mélodies exquises du malouf et de la musique traditionnelle tunisienne.

La chanteuse sera accompagnée de 24 choristes (tunisiens, français, algériens, marocains, syriens…) dans un voyage musical riche en nostalgie et en émotions.

Depuis 2013, Syrine Ben Moussa réunit autour de son art du chant des passionnés d’horizons divers, arabophones et non arabophones, autour d’un même objectif : découvrir, faire vivre et transmettre le malouf tunisien, ce patrimoine musical séculaire qui nous rassemble et nous inspire.

Par sa présence et son soutien, le public aidera à la poursuite de cette belle aventure musicale et humaine.

Un livret avec l’ensemble des textes traduits en français leur sera distribué à l’entrée, apprend-on auprès des organisateurs.

Autour de Syrine Ben Moussa (chant et oud), on retrouvera Khalil Chekir (kanoun), Kais Siala (violon), Aymen Majoul (violon), Mohamed Salah Zouari (ney), Elyes Ghourabi et Hakim Kessa (percussions).

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Concert de Emel Mathlouthi à La Cigale à Paris

29. Mai 2026 um 08:47

Artiste inclassable et voix puissante de la scène internationale, Emel Mathlouthi s’impose depuis plus d’une décennie comme une figure majeure de la création musicale engagée. Lors de son concert le 29 mai 2026 à la Cigale, la chanteuse franco-tunisienne offrira au public parisien une performance à la croisée des cultures, des luttes et des sonorités contemporaines.

Révélée au grand public par des titres devenus emblématiques comme ‘‘Kelmti Horra’’ («Je suis libre»)— véritable hymne du Printemps arabe — ou encore ‘‘Holm’’ («Rêve»), Emel a également marqué les esprits lors de la cérémonie du prix Nobel de la paix à Oslo en 2015 remis au quartette pour le dialogue national en Tunisie, composé du syndicat UGTT, de l’organisation patronale Utica, de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) et de l’Ordre des avocats, où elle interprète cet hymne de ‘‘Kelmti Horra’’, affirmant à cette occasion son engagement artistique et politique.

Si beaucoup la connaissent pour ces titres, il est impossible de réduire Emel à ces seuls succès. L’artiste franco-tunisienne a construit une discographie audacieuse et novatrice, saluée à l’international pour sa capacité à mêler musiques électroniques, influences traditionnelles et textes profondément engagés.

Son dernier album, ‘‘Mra’’ («Femme»), réunit 30 artistes et productrices du monde entier, parmi lesquelles Ami Yerewolo, Lyzza, Alyona Alyona, Camélia Jordana et Jehnny Beth. ‘‘Mra’’ est un manifeste pop-électro pour l’émancipation féminine. Toutes les collaboratrices — productrices, musiciennes, artistes — sont des femmes, souvent peu reconnues mais d’un talent immense.

L’album traverse les genres avec une liberté rare, mêlant trap africain, batucada, reggaeton arabe, hip-hop et drum’n’bass, portés par des mélodies vibrantes et des paroles puissantes.

Ce projet vient couronner une carrière exceptionnelle, marquée par des collaborations avec des figures majeures telles que Valgeir Sigurdsson, Robert Del Naja, Tricky, Vitalic ou encore Barbara Pravi. Sa musique a également trouvé écho dans l’univers du jeu vidéo, notamment avec ‘‘Assassin’s Creed’’.

Sur scène, Emel Mathlouthi propose bien plus qu’un concert : une expérience immersive, intense et profondément humaine, où la musique devient un acte de liberté.

Billetterie: Weezevent.

Teaser 1.

Teaser 2.

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Advani, ou le chauvinisme hindou à l’épreuve de l’Histoire

29. Mai 2026 um 08:23

Si l’Inde se targue aujourd’hui d’être une puissance nucléaire garantissant son indépendance, un objectif que l’Iran s’efforce d’atteindre avec toutes les difficultés que l’on sait, il n’en demeure pas moins que l’idéologie chauvine qui y prédomine actuellement ne la préserve pas des revendications particularistes menaçant son intégrité territoriale.

Dr Mounir Hanablia *

Il est toujours ardu de faire la part du vrai dans un récit autobiographique, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un d’homme d’État. En Inde Advani, l’auteur de ‘‘Ma vie, mon pays’’, en fut indubitablement l’un des plus grands, et son parcours est là pour le confirmer, même s’il s’est fait en dehors du Parti du Congrès que le récit occidental à travers Gandhi et la famille Nehru, a encore tendance à privilégier en tant que représentant légitime de la destinée du pays.

Il est vrai qu’Advani soit issu du courant idéologique traditionaliste faisant de la culture hindoue le substrat nécessaire commun à tout Indien. Dans quelle mesure, cela demeure matière à débat entre les «sécularistes authentiques» auxquels il se rattache qui estiment que l’Autre, le musulman, ne peut que l’accepter afin de donner un gage à son patriotisme, et ceux de son Parti, le Bharatiya Janata, pour qui l’étranger venu par la conquête du pays est exclu de la nation de jure comme de facto ; particulièrement après la Partition et la création du Pakistan. Mais même en faisant la part belle au «sécularisme» affiché par le Parti du Congrès et qualifié de «faux» par l’auteur du livre, on en reviendra toujours aux commentaires du journaliste Sikh Khushwant Singh, pour qui en Inde il n’existe aucune raison valable d’imposer aux minorités de toujours démontrer leur patriotisme. En effet, faudrait-il exiger d’un musulman de pratiquer dans un cadre public un rituel directement inspiré par des manifestations de la foi hindoue pour ne pas s’exposer à l’ire de ses concitoyens ?

Naturellement Advani, chassé de son pays, le Sindh, incorporé au Pakistan lors de la partition, et réfugié en Inde, ne pouvait que nourrir une hostilité envers qui il voyait une menace pour la sécurité et l’intégrité territoriale de son pays.

Devenu ministre de l’Intérieur en 1998 Advani a certes entamé des pourparlers avec les indépendantistes du Kashmir mais il s’agissait évidemment de conclure un accord politique définitif imposé à une population brisée par le contre-terrorisme systémique pratiqué sur une grande échelle par l’armée et la police.

En effet, selon les vues de l’Etat indien, le problème du Kashmir, un territoire n’ayant aucun statut constitutionnel particulier si ce n’est un article provisoire qui a perduré plus de 40 ans, n’était qu’une sédition soutenue de l’extérieur et usant du terrorisme pour arriver à ses fins.

Il y eut par ailleurs durant son mandat la guerre de Kargil, puis l’attaque terroriste du parlement de New Delhi, deux évènements qui imposèrent la médiation américaine afin d’éviter une nouvelle guerre indo pakistanaise. Mais c’est indubitablement le massacre du Gujarat en 2002 dont furent victimes des milliers de musulmans qui a constitué l’un des faits les plus marquants de son mandat ministériel et qui remet en question jusqu’à un certain point la sincérité de sa vision pragmatique de la politique.

Les massacres des musulmans

Certes le responsable direct, le Chef Ministre de l’Etat, en fut Modi, appelé des années plus tard à occuper le poste de Premier ministre. Néanmoins Advani en tant que ministre de tutelle le soutint et s’opposa à une démission que la majorité de la classe politique exigeait, à commencer par le Premier ministre Vajpayee. D’autant que beaucoup de témoignages impliquaient directement dans les émeutes autant le gouvernement du Gujarat, autrement dit le chef ministre Modi, que la police obéissant directement à ses ordres, ainsi que ses complices, les soutiens politiques hindous du parti de la majorité.

Advani a justifié son soutien à Modi par le triomphe électoral remporté ultérieurement par ce dernier dans son État. Mais le massacre n’a-t-il pas grandement contribué à ce triomphe ?

D’autre part l’argument, celui du succès électoral ultérieur, utilisé par un homme se prévalant toujours de faire passer l’intérêt général du pays avant celui de son propre parti politique, ne saurait faire oublier la violation de la Constitution par un gouvernement incapable d’assurer sa mission première, la protection des vies et des biens de tous les habitants.

Complice du massacre, Advani ne l’a vraisemblablement pas été, et rien en tout cas ne le prouve, pas plus que nul ne lui en a fait grief. Mais en couvrant son subordonné, et en confiant l’enquête aux services de son choix, le ministre de l’Intérieur du Centre n’a certainement pas contribué à faire toute la vérité sur l’affaire. Et l’assassinat un mois après de Hiren Pandiya, un ancien ministre de l’Intérieur du Gujarat et rival de Modi dans son propre parti, ne l’a rendue que plus ténébreuse selon la célèbre journaliste Rana Ayyub.

Mais Advani a-t-il fait réellement une entorse à ses principes plus qu’à la Constitution ? Si on en croit le rôle qu’il a joué en 1992 en tant que Président de son Parti, en déclenchant la marche sur la mosquée Babri d’Ayodhya, il est permis d’en douter. Après avoir mobilisé et conduit des foules en transe, il a prétendu que le résultat final, sa destruction, avait été un fait imprévu et honteux détournant le mouvement de sa finalité première en signant son échec. Quelle finalité ? Peut-être la réconciliation entre hindous et musulmans. Mais on ne voit pas comment celle-ci aurait pu avoir lieu dans l’ambiance d’exacerbation des passions qui prévalait.

Advani a prétendu que si le Comité de Défense de la mosquée Babri en avait accepté le démantèlement et le transfert ailleurs, il aurait demandé à ses coreligionnaires de le considérer comme un solde de tout compte relativement à des revendications futures sur d’autres mosquées.

On ignore combien d’églises ont été détruites ou pillées lors de la conquête de la Grande Bretagne par les Vikings entre le VIIIe et le XIe siècles mais ces derniers n’avaient pas l’habitude de les comptabiliser ni de s’en prévaloir. Qui plus est ils ont eu la bonne idée de se convertir à la foi du pays conquis. Il n’est venu à l’idée jusqu’à ce jour d’aucun homme politique anglais de demander des comptes sur le sujet aux Scandinaves afin de leur faire rendre gorge. On peut dire la même chose des Gallo-romains relativement à leurs conquérants francs.

La fibre nationaliste hindoue

Question de fierté, selon elle, la fibre nationaliste hindoue prétend rétablir l’intégrité territoriale de son pays en en reconstruisant les temples qui s’y élevaient il y a 1000 ans en lieu et place des moquées bâties plus tard par les conquérants venus d’Asie Centrale.

A propos de réconciliation, comment ignorer le voyage de l’auteur après la fin de son mandat ministériel, au Pakistan en 2005 en tant que chef de son Parti, le BJP ? Après y avoir visité un site de restauration de temples hindous, il s’était recueilli sur la tombe du fondateur de l’état Med Ali Jinnah qu’il avait qualifié de grand chef d’État séculariste qui avait promis de concéder à tous ses citoyens des droits égaux indépendamment de leurs convictions religieuses et de préserver les minorités.

Ce commentaire avait suscité des réactions parmi les Pakistanais pour qui leur pays étant musulman ne pouvait être qualifié de séculier. Il avait surtout provoqué la colère de ses propres partisans en Inde pour qui le Pakistan n’était qu’un Etat terroriste qui avait chassé ses habitants hindous et qui cherchait à démembrer l’Inde avant de la conquérir pour y propager l’Islam.

Malgré le soutien apporté par les plus hautes instances de son parti il avait en rentrant démissionné de son poste de Président. On peut se demander si tout cela n’avait pas été une kabbale l’obligeant à laisser le champ libre à Modi, celui qui quelques années plus tard allait accéder au pinacle du pouvoir après avoir fait du Gujarat son fief personnel.

En effet, il est douteux que Advani ait entrepris son voyage dans un pays aussi problématique pour l’Inde, sans l’avoir préparé minutieusement dans tous ses détails, particulièrement ceux dotés d’une forte valeur symbolique.

Néanmoins, si son ambition de conclure la paix avec le Pakistan a été indéniable, il n’en a pas moins affirmé clairement que ce pays indépendant de l’Inde fait partie selon lui de la sphère culturelle hindoue, de l’Hindutva.

Autrement dit, la réconciliation ne serait qu’un processus qui progressivement aboutirait à une réunification politique des deux pays.

Il est douteux que cette vision des choses n’annonce pas des conflits futurs. Dans un pays qui a toujours fait peu de cas de l’Histoire, le réveil brutal à la conscience nationale au XIXe siècle sous le joug colonial prétend conférer à son peuple des caractéristiques immuables qui nient la légitimité de tous les apports qui n’y seraient pas conformes. C’est au nom d’une telle vision des choses que l’apport de l’islam dans l’Histoire du sous-continent est nié en étant réduite à une destruction ininterrompue de temples.

Eu égard à cela Advani prouve qu’en Inde, entre vrais et faux laïcs, la différence n’est que de degrés et qu’on peut très bien se rendre au Pakistan au nom de la paix tout en cautionnant le massacre de ses propres concitoyens.

Ainsi que le prouvera plus tard l’actuel gouvernement Modi, la vision d’Advani lorsqu’elle sera menée à son terme aboutira au démembrement et à l’ouverture du Kashmir à la colonisation hindoue, à l’emprisonnement de millions de personnes qualifiées d’étrangères dans des camps de concentration, et au lynchage par des comités de vigilance de tous ceux dont la fouille révèlera le transport de pièces de bœufs.

Si l’Inde se targue aujourd’hui d’être une puissance nucléaire garantissant son indépendance, un objectif que l’Iran s’efforce d’atteindre avec toutes les difficultés que l’on sait, il n’en demeure pas moins que l’idéologie chauvine qui y prédomine actuellement ne la préserve pas des revendications particularistes menaçant son intégrité territoriale.

Par-delà son passé de militant et d’homme politique de premier plan rescapé des prisons en ayant été emprisonné à quatre reprises, particulièrement lors de la lutte contre l’«état d’urgence» imposé par Indira Gandhi entre 1975 et 1977, c’est d’ailleurs cette inquiétude sur la disparition des deux grands partis politiques indiens au bénéfice des partis régionalistes, qu’Advani avouera avoir confiée à l’un de ses rivaux politiques lors d’une rencontre fortuite dans un aéroport. 

* Médecin de libre pratique.

‘‘My Country My Life’’,  L.K. Advani, éd. Rupa & Co., 1er janvier 2008, 986 pages.

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Don chinois pour aménager le site antique de Ben Arous  

27. Mai 2026 um 12:01

La Tunisie a reçu, durant le mois de mai, un don d’équipements et de matériels de la part de la Chine destiné à l’aménagement et à la valorisation du site archéologique de Ben Arous, en prévision de son ouverture au public à la fin du mois de juillet prochain.

L’annonce a été faite mardi 26 mai 2026 par Nizar Ben Slimane, chercheur à Institut national du patrimoine (INP), cité par Mosaïque FM, ajoutant que ce don s’inscrit dans le cadre de la coopération scientifique et technique entre l’INP et le Centre national de recherche archéologique de Chine. Il marque la phase finale du projet bilatéral lancé après la signature d’un accord de coopération entre les deux institutions à la fin du mois de juin 2023.

Selon Ben Slimane, les équipements fournis permettront d’aménager le parcours de visite à l’intérieur du site et d’installer des panneaux d’orientation et d’information retraçant l’histoire et les différentes composantes archéologiques du lieu. Cette dernière phase a également été précédée par des travaux de restauration visant à protéger les structures mises au jour.

Auparavant, une équipe mixte de chercheurs tunisiens et chinois avait mené des prospections géophysiques, des fouilles stratigraphiques ainsi que des études sur les objets archéologiques découverts afin de déterminer avec précision les différentes périodes d’occupation du site.

Le site archéologique de Ben Arous a été découvert de manière fortuite en 2019, lors des travaux de construction du Complexe culturel et sportif pour la jeunesse, lui aussi financé par la Chine. Il s’étend sur une superficie de 9 000 mètres carrés.

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Une mosaïque tunisienne installée dans un musée japonais

27. Mai 2026 um 11:38

Une impressionnante mosaïque représentant un olivier, l’une des œuvres phares du pavillon tunisien à l’Expo 2025 Osaka-Kansai, a été installée au Musée préfectoral d’art d’Oita, au Japon, en présence de l’ambassadeur de Tunisie à Tokyo, Ahmed Chafra.

Cette installation s’inscrit dans le cadre de la visite de travail de l’ambassadeur dans la préfecture japonaise et des célébrations du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon.

L’ambassade de Tunisie à Tokyo l’a annoncé dans un communiqué publié sur ses canaux officiels.

L’œuvre restera exposée au musée d’Oita jusqu’au 31 mai, avant d’être transférée définitivement à l’Université Ritsumeikan Asie-Pacifique.

Une superficie d’environ 40 mètres carrés

La mosaïque tunisienne couvre une superficie d’environ 40 mètres carrés et a été réalisée par des artisans de la ville côtière d’El Jem, qui abrite le plus grand amphithéâtre romain d’Afrique. Elle représente le patrimoine historique de la Tunisie et rend hommage à l’olivier, symbole universel de paix.

Sa réalisation a nécessité trois mois de travail continu et plus de 600 000 carreaux de pierre multicolores, sélectionnés et assemblés sous la direction de l’artiste tunisien Taïeb Zayoud, originaire de Djerba.

Un olivier vieux de 2500 ans

La mosaïque s’inspire de l’olivier d’Echraf, un arbre bicentenaire considéré comme l’un des symboles naturels et historiques les plus importants de Tunisie, dont les origines remontent à l’époque phénicienne.

Cet arbre, considéré comme le plus vieux du continent, se trouve dans le village du même nom, Echraf, situé dans le gouvernorat de Nabeul, dans la région d’El Haouaria, à l’extrémité nord du cap Bon. L’Institut tunisien de l’olivier estime son âge à environ 2 500 ans, dépassant ainsi officiellement celui de l’olivier d’Akkarit, dans le sud du pays, âgé d’environ 900 ans.

La Tunisie abrite l’une des collections de mosaïques romaines et byzantines les plus importantes, les plus vastes et les plus spectaculaires au monde. Cette extraordinaire prouesse artistique est due à l’incroyable richesse de la province d’Afrique proconsulaire (le grenier de Rome), où l’élite locale aimait décorer ses villas et ses bains publics de mosaïques d’un raffinement rare.

Aujourd’hui, le monde de la mosaïque tunisienne et la coopération archéologique connaissent une période de grande effervescence, alliant protection institutionnelle, grandes expositions internationales et synergies trans-méditerranéennes.

La production de mosaïques en Tunisie représente actuellement une combinaison unique de préservation du patrimoine archéologique et d’artisanat d’art, un secteur dynamique qui emploie des centaines de maîtres mosaïstes et de jeunes apprentis, et exporte des œuvres dans le monde entier.

La production contemporaine se divise principalement en deux axes : la reproduction commerciale et la réinterprétation artistique, et les grands projets de restauration scientifique.

La cérémonie de présentation de l’œuvre au Japon a réuni les autorités locales japonaises, des représentants du ministère japonais des Affaires étrangères, le consul honoraire de Tunisie à Osaka et le président de l’Association d’amitié Kyushu-Tunisie.

Dans son discours, l’ambassadeur Chafra a exprimé l’espoir que «cette initiative contribuera à renforcer les échanges culturels et humains entre la Tunisie et le Japon et à consolider les liens d’amitié entre les deux pays».

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Tunisie | Le « Handy music festival » au rythme du partage et de l’inclusion

Von: Yusra NY
25. Mai 2026 um 23:22

La 8e édition du Festival international des musiciens et créateurs en situation de handicap « Handy music festival » a une nouvelle fois prouvé que l’art et la créativité ne connaissent aucune barrière.

Organisé avec passion par l’association Ibsar et soutenu avec ferveur par la Coopération suisse en Tunisie, cet événement phare a fait vibrer plusieurs régions de la Tunisie au rythme de l’inclusion et du partage.

Cette année, le festival a déployé ses ailes à travers trois gouvernorats : De Tunis à Jendouba, en passant par Nabeul, le public a eu rendez-vous avec une programmation riche et éclectique. Au-delà des performances artistiques, ce sont de véritables activités de sensibilisation qui ont été menées, rappelant l’importance cruciale de l’accès à la culture pour tous.

Y. N.

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Comar d’Or | Une Tunisie qui écrit pour mieux se comprendre

24. Mai 2026 um 10:22

Samedi 23 mai 2026, à la Cité de la Culture, quelque chose de précieux s’est joué. Au-delà d’une cérémonie, au-delà d’un palmarès, au-delà même de la littérature, la 30ᵉ édition du Prix Comar d’Or a laissé apparaître une scène plus profonde : celle d’une société qui se raconte à travers ce qu’elle écrit. Car un peuple qui écrit est un peuple qui refuse de disparaître dans le bruit du présent. Un peuple qui écrit nomme. Et un peuple qui nomme commence déjà, peut-être, à se comprendre. Vidéo de la soirée.

Manel Albouchi

Depuis trois décennies, le Prix Comar d’Or accompagne cette fidélité silencieuse entre la Tunisie et ses écrivains. Dans son allocution d’ouverture, Slaheddine Ladjimi, président du Conseil d’administration des Assurances Comar, a rappelé la vocation de cette manifestation devenue incontournable : reconnaître le talent, encourager la création, offrir aux romanciers tunisiens un espace de visibilité et de consécration. Ce qui était ambition est devenu tradition, et ce qui était tradition est devenu référence.

Cette année, 92 romans ont été retenus, dont 59 en langue arabe et 33 en langue française. Ils n’étaient que treize lors de la première édition en 1997. Cette progression ne dit pas seulement une croissance quantitative. Elle dit un déplacement culturel profond : davantage de Tunisiens écrivent, et cela transforme silencieusement notre rapport au monde et à nous-mêmes.

Comar d’or du roman tunisien de langue arabe Fathi El Balti…
… et de langue française Hichem Ben Azzouz.

Une nécessité humaine de mise en récit

Ce qui frappe d’abord, c’est l’émergence d’une nouvelle génération d’auteurs. Près de la moitié des œuvres présentées sont des premiers romans. Des médecins, des ingénieurs, des professionnels venus d’autres horizons prennent aujourd’hui la plume. Comme si l’écriture redevenait ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une nécessité humaine de mise en récit. Écrire pour comprendre. Écrire pour transmettre. Écrire pour donner forme à ce qui, sans cela, resterait diffus, non symbolisé, parfois même psychiquement encombrant.

Longtemps, les romans tunisiens ont porté les traces immédiates de nos fractures : la révolution, la précarité, les désillusions, les impasses sociales. Cette année, un autre mouvement apparaît : un retour vers l’histoire. Comme si, face à l’incertitude du présent, la littérature cherchait à descendre dans les couches profondes de la mémoire collective. Le roman devient alors plus qu’un espace d’imaginaire : il devient un lieu où passé et avenir tentent de se relier, parfois de se réconcilier.

Cette dynamique traverse les œuvres de langue française primées. ‘‘Tunis Arkana’’ de Sofiene Ben M’Rad, lauréat du Prix Découverte en langue française, propose une plongée dans la régence de Tunis au XIXᵉ siècle, entre intrigues politiques, passions et secret d’un manuscrit enfoui à La Manouba. ‘‘Une reine sans royaume’’ de Hella Feki, Prix du Jury, suit le parcours intime d’une reine malgache exilée entre Alger, Tunis et Paris, dans une écriture empreinte de déplacement intérieur et de fragilité élégante. Quant au Comar d’Or, il a été attribué à ‘‘Sangoma le guérisseur’’ de Hichem Ben Aouz, un récit initiatique traversant les paysages de Cap Angela à Cap Agulhas, mais surtout la fracture d’un jeune médecin tunisien confronté à un système qui s’éloigne de l’essentiel : le corps, la mémoire, l’humain.

Prix spécial du Jury du roman tunisien de langue arabe Mosbah Bettaieb…
… et de langue française Hella Feki.

Du côté de la littérature arabe, les distinctions confirment une sensibilité similaire. ‘‘Al Majda’’ (الماجدة) de Najoua Mkaddem explore avec finesse les tensions intérieures d’une femme prise entre amour, blessure et possibilité de départ. ‘‘Saief Assaouane’’ (سيف الصوان) de Mosbah Bettaieb reconstruit la mémoire locale et interroge l’expérience coloniale dans une langue traversée de poésie. Enfin,‘‘Dam Sayiî’’ (دم سيء) de Fathi El Balti plonge dans les zones les plus sombres de l’expérience humaine, où violence, identité et désordre intérieur s’entrelacent.

Un élément s’impose cette année avec une netteté particulière : la présence du psychologique. Comme si la littérature tunisienne, après avoir longtemps raconté les événements, commençait à explorer ce qu’ils produisent à l’intérieur des sujets. Les blessures, les contradictions, les héritages invisibles. Ce déplacement est essentiel : il marque le passage d’une littérature du fait à une littérature de l’effet. Non plus seulement ce qui arrive, mais ce que cela fait à l’intérieur de celui qui vit.

Se comprendre mieux, individuellement et collectivement

Autre signe fort : plus d’un tiers des romanciers en compétition sont des femmes. Longtemps, le roman fut un espace majoritairement masculin. Écrire exige du temps, du retrait, un espace intérieur souvent contraint par les charges sociales, familiales et symboliques. Leur présence croissante signale un élargissement de la parole et une redistribution silencieuse de la légitimité à raconter. Ce n’est pas seulement un indicateur culturel, c’est une transformation du paysage psychique collectif : qui a le droit de dire le monde ?

Il faut également saluer le travail discret mais essentiel des membres des jurys, qui ont dû cette année, entre obligations professionnelles et familiales, donner d’eux-mêmes pour venir à bout d’une sélection particulièrement riche et exigeante. Leur engagement silencieux est au cœur de la crédibilité du prix, car il garantit la rigueur du choix et la continuité de cette aventure littéraire. Le jury de la langue française était présidé par Ridha Kefi, tandis que celui de la langue arabe était dirigé par Mohamed El Kadhi. Deux responsabilités assumées dans un temps fragmenté, mais avec une constance qui donne au Comar d’Or sa profondeur institutionnelle.

Prix Découverte du roman tunisien de langue arabe Najoua Mkaddem…
… et de langue française Sofiane Ben M’Rad.

Il faut également saluer le rôle des maisons d’édition tunisiennes, souvent invisibles mais décisives. Entre l’écrivain et le lecteur, elles assurent la médiation essentielle qui permet au texte d’exister socialement. Soutenir les éditeurs, c’est soutenir la possibilité même de la littérature comme bien commun. Peut-être serait-il temps d’imaginer un Prix de l’éditeur, en reconnaissance de ce travail de fond sans lequel aucune œuvre ne pourrait rencontrer son public. Certaines maisons comme Hkeyet montrent déjà combien cet espace peut devenir une véritable exigence intellectuelle et esthétique.

La soirée a également été portée par l’Orchestre symphonique de Carthage, sous la direction de Hafedh Makni. La musique n’était pas un simple accompagnement : elle fonctionnait comme un autre langage du lien, rappelant que les sociétés se racontent aussi par le rythme, la vibration, l’émotion partagée.

Dans un monde traversé par les accélérations et les fractures, la culture est souvent perçue comme un supplément. Elle est en réalité ce qui permet à une société de continuer à se penser, à se symboliser, à se relier. Elle transforme l’expérience brute en récit partageable.

Hier soir, au Comar d’Or, ce n’était pas seulement la littérature tunisienne qui était célébrée. C’était une capacité collective à transformer l’expérience en langage. Et peut-être, à travers ce langage, à commencer à se comprendre un peu mieux — individuellement et collectivement.

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Meriem Dhouib : «‘Il Corriere di Tunisi’ m’a donné accès à la langue italienne»

24. Mai 2026 um 09:26

Dans son témoignage sur le rôle du Corriere di Tunisi, journal italien paraissant à Tunis, dans son parcours universitaire et personnel, Meriem Dhouib, professeure titulaire de littérature italienne à l’Université de Manouba et l’une des plus grandes spécialistes tunisiennes de la philologie et de l’histoire de la langue italienne, a déclaré à l’agence Nova : «Le Corriere di Tunisi m’a donné accès à une langue qui prenait forme sous mes yeux et, plus que toute grammaire, m’a fait sentir que cette langue était vivante, qu’elle me parlait profondément.»

Se souvenant du rituel hebdomadaire qui la menait, lorsqu’elle était encore étudiante, du siège de la Société Dante Alighieri, avenue de la Liberté, à la bibliothèque d’El Menzah 1, munie d’un exemplaire du journal Italien de Tunis et d’un dictionnaire italien-arabe usé, Mme Dhouib a affirmé : «La littérature, aussi extraordinaire soit-elle, tend à figer la langue dans un état cristallisé : la langue d’un auteur, d’une époque, d’une intention stylistique précise. Un journal, en revanche, est par nature provisoire, ouvert et en constante évolution. Chaque numéro est une réponse au présent. Et cette apparente fragilité devient une ressource : ceux qui lisent un article de presse sont exposés à la langue telle qu’elle est aujourd’hui, et non telle qu’elle était hier». Elle a ajouté, pour mieux souligner l’importance du journalisme en langue italienne pour les étudiants tunisiens : «Le journalisme offre une langue en perpétuelle évolution : une langue vivante, qui s’adapte aux enjeux actuels, accueille de nouveaux mots et réagit aux événements du monde.»

Rappelons que le Corriere di Tunisi, fondé par Elia Finzi, un Italien dont la famille est installée en Tunisie depuis le 19e siècle, vient de célébrer son 70e anniversaire. Le seul quotidien de langue italienne publié dans le monde arabe est actuellement dirigé par Silvia Finzi, qui poursuit ainsi l’œuvre de sa famille.

I. B.

  

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Palmarès des Prix littéraires Comar d’Or 2026

24. Mai 2026 um 08:15

La cérémonie de proclamation des prix littéraires Comar d’Or pour le roman tunisien en langues arabe et française s’est déroulée, hier soir, samedi 23 mai 2026, au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la culture de Tunis, dans une ambiance festive où littérature et musique ont meublé une soirée exceptionnelle, avec la participation, tout en douceur et élégance, de l’Orchestre symphonique de Carthage conduit par le maestro Hafedh Makni. (Photo : Hichem Ben Azzouz, Comar d’Or du roman tunisien en langue française). Vidéo de la soirée.

Latif Belhedi

Pour la direction des Assurances Comar, qui ont lancé ces prix en 1997, ce fut une occasion pour célébrer le trentième anniversaire de ces prix qui ont impulsé la production romanesque tunisienne, aidé à l’éclosion de nombreux talents littéraires et au développement de l’activité éditoriale nationale, ce dont témoigne le nombre record de romans examinés par les jurys cette année et qui ont approché la centaine contre à peine une vingtaine il y a trente ans. D’ailleurs, ce 30e anniversaire a été une occasion pour rendre hommage à tous ceux, romanciers, critiques littéraires et éditeurs, qui ont contribué à la promotion des Prix Comar d’Or et à leur succès grandissant, en Tunisie mais aussi à l’étranger.  

Avant de proclamer le palmarès, les présidents des deux jurys se sont félicités de la qualité d’une bonne partie des romans qu’ils ont eu à examiner et dont beaucoup auraient mérité de figurer dans le palmarès de cette année. Sauf qu’ils ont dû trancher dans le vif pour ne garder que six titres, trois en arabe et trois en français dont les auteurs ont été invités à recevoir leurs prix sous les applaudissements du public présent.

Sofiane Ben M’r’Rad, Prix Découverte, et Hella Fékih, Prix spécial du jury.

Nous reproduisons ci-dessous le palmarès des Prix Comar d’Or 2026 en langue française tel que présenté par le jury.

Le Prix Découverte a été attribué à Sofiane Ben M’Rad pour son roman ‘Tunis Arkana’, paru aux éditions Sikelli.

Un roman historique au souffle épique qui raconte avec acuité la difficile accession de la Tunisie au progrès et à la modernité au cours de la première moitié du 19e siècle. Et ce à travers un récit passionnant, où se mêlent ambitions, amours et intrigues sanglantes autour d’un précieux manuscrit caché dans la bibliothèque du bey à Manouba.

Le Prix spécial du jury a été attribué à Hella Feki pour son roman ‘Une reine sans royaume’, paru aux éditions JC Lattès. 

Un roman qui retrace, avec tendresse et poésie, les pérégrinations amoureuses et intellectuelles d’une reine malgache exilée, entre Alger, Tunis et Paris, à une période charnière de l’histoire de la colonisation française.

Ce texte écrit dans une langue élégante bruissant d’images poétiques est aussi une réflexion sur l’exil, la liberté et la soif d’émancipation des peuples soumis à l’occupation étrangère.

Le Comar d’Or a été attribué à Hichem Ben Azouz pour son roman ‘Sangoma, le guérisseur’, paru aux éditions Hykeyet. 

Un roman écrit avec une sensibilité à fleur de mots et qui relate l’expérience exceptionnelle d’un médecin tunisien en rupture de ban avec un système médical enfermé dans la logique froide de la technicité.

C’est aussi un voyage initiatique à travers l’Afrique, de Cap Angela en Tunisie à Cap Agulhas en Afrique du Sud, en quête de l’Homme, de sa mémoire, de sa culture et de sa sagesse ancienne. 

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Le poème du dimanche | ‘‘Battant’’ d’André du Bouchet

24. Mai 2026 um 07:30

Né en 1924 à Paris, André du Boucher est poète, critique de littéraire et d’art, traducteur. Il décède en 2001 et laisse une œuvre inclassable et singulière.

Fuyant le régime de Vichy, il s’installe, jeune, avec ses parents en Amérique où il poursuit ses études. Revient en France en 1948 et publie textes critiques et de création. Ses premiers poèmes seront rassemblés et publiés dans son recueil, Dans la chaleur vacante, en 1961.

Avec Yves Bonnefoy et Jacques Dupuis, il fonde la revue l’Ephémère. Son écriture, entre celles de Mallarmé et René Char, est une penture de la nature où l’homme est errant, vit dans l’inquiétude.

Tahar Bekri

La meule de l’autre été scintille. Comme la face de la terre

qu’on ne voit pas.

Je reprends ce chemin qui commence avant moi.

Comme un feu en place dans l’air immobile.

      l’air qui tournoie au-dessus du chemin.

Tout a disparu. La chaleur déjà.

Souffle l’orage sans eau. Se perd l’haleine des glaciers.

Sans avoir enflammé la paille qui jonche le champ.

Cette maison dans l’autre orage. Comme un mur froid

au milieu de l’été.

Vers la paille. Vers le mur de plusieurs étés, comme un éclat

 de paille dans l’épaisseur de l’été.

Dans la chaleur vacante suivi Ou le soleil, Poésie/Gallimard

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Festival de Cannes | Clôture en beauté pour le Pavillon tunisien

Von: Yusra NY
23. Mai 2026 um 22:16

Le Pavillon tunisien au village international Pantiero du Festival de Cannes a clôturé aujourd’hui ses activités, après plusieurs jours de rencontres professionnelles et de discussions ouvertes réunissant cinéastes, producteurs, réalisateurs et repéreurs de lieux de tournage venus des quatre coins du monde.

Le Pavillon tunisien a constitué un espace dédié à la promotion de la production cinématographique tunisienne, au soutien de la présence des professionnels tunisiens sur la scène internationale, ainsi qu’à la valorisation de la Tunisie en tant que destination privilégiée pour le tournage et la production cinématographique, grâce à la richesse de sa diversité naturelle et culturelle ainsi qu’à l’existence d’une infrastructure professionnelle développée.

Le pavillon a également représenté une opportunité d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, de partenariats et d’échanges d’expertises, dans une dynamique de dialogue professionnel riche reflétant la vitalité du cinéma tunisien et sa place grandissante au sein de la scène cinématographique internationale.

La Tunisie était présente à travers l’image de son cinéma, les voix de ses créateurs et l’ambition de sa jeunesse.

CNCI

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Appel à participation au concours « Un patrimoine à proximité »

Von: Yusra NY
22. Mai 2026 um 23:46

Dans le cadre du soutien à la créativité des jeunes et de l’encouragement à la valorisation visuelle du patrimoine, le Centre National du Cinéma et de l’Image invite les cinéastes et les jeunes tunisiens à participer à la deuxième édition du concours de la Chaire Unesco intitulé « Un patrimoine à proximité », organisé à l’occasion de la Journée mondiale du patrimoine.

Ce concours vise à encourager les jeunes du monde arabe à documenter la présence du patrimoine vivant dans les détails du quotidien et à mettre en lumière son rôle dans le renforcement de l’identité et de la cohésion sociale, à travers les courts-métrages et la photographie

Les organisateurs annoncent des prix à gagner, un prix de 500 dollars américains pour la catégorie courts-métrages et trois autres de 300 dollars américains chacun pour la catégorie photographie.

La date limite d’inscription est fixée au 31 mai 2026 et l’annonce des lauréats est prévue pour le 27 septembre 2026

Les détails de participation et les conditions du concours sont disponibles via le QR Code figurant sur l’affiche.

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Épopée entre mémoire, destin et désenchantement

22. Mai 2026 um 07:30

‘‘Le Serment salé du Vaillant’’ de Mouhamed Ka s’inscrit dans un parcours éditorial singulier, presque initiatique. L’ouvrage naît en 2019, lorsque l’auteur, alors âgé de 21 ans et encore lycéen en classe de terminale, achève son manuscrit avant de le soumettre à une maison d’édition. La réponse est favorable, mais les contraintes financières repoussent la publication pendant plusieurs années. Il faudra attendre 2025, soit six ans plus tard, pour voir le roman enfin publié aux éditions Artige, sous la direction d’Alioune Badara Chidid

Djamal Guettala

Cette temporalité longue donne déjà une profondeur particulière à l’œuvre : celle d’un texte mûri dans l’attente, travaillé par le temps, et porté par une volonté d’écriture qui résiste aux obstacles matériels. Le roman apparaît ainsi comme le résultat d’une obstination littéraire rare dans les parcours émergents.

L’univers du roman s’enracine dans un espace sahélien inspiré de l’histoire de l’Empire du Macina, notamment à travers des lieux comme Hamdallahi, Horé Bowal ou Dorolmaji. Ces toponymes ne fonctionnent pas comme de simples décors, mais comme des matrices symboliques où se croisent mémoire collective, héritage historique et imaginaire mythifié.

La nature y occupe une place centrale : savanes, fleuves, forêts et villages structurent un monde où l’homme évolue dans une relation constante avec un environnement vivant, presque spirituel.

Les paysages sont décrits avec une intensité lyrique qui dépasse la simple fonction descriptive pour devenir une forme de narration parallèle.

L’univers romanesque oscille ainsi entre réalisme culturel et dimension épique, inscrivant le texte dans une tradition de récit africain où le territoire est porteur de sens.

Pulloru, Samba et la fracture de la fraternité

Au cœur du récit se déploie la figure de Pulloru, personnage central marqué par une tension entre honneur, loyauté et tragédie. Il incarne une forme de vaillance traditionnelle confrontée à la brutalité du monde et aux fractures du destin. Son parcours est profondément lié à celui de son frère Samba, dont la mort constitue l’un des événements les plus déterminants du récit.

La relation fraternelle, construite sur l’enfance partagée, la solidarité et les combats communs, est brisée par une intrigue mêlant manipulation, croyances occultes et fatalité. L’élément de la bague sacrée, objet symbolique et mystique, devient le point de bascule d’un drame où la loyauté est détournée et où la confiance se transforme en instrument de destruction.

Cette trajectoire donne au roman une dimension tragique forte : les personnages ne sont pas seulement confrontés à des ennemis extérieurs, mais à des forces invisibles qui réorganisent leur destin. Le vaillant, ici, n’est pas celui qui triomphe, mais celui qui endure la perte.

Hawa entre souffrance, spiritualité et résilience

En contrepoint du récit masculin, la figure d’Hawa occupe une place centrale dans la construction émotionnelle du roman. Son parcours est marqué par une accumulation d’épreuves : perte des parents, violence du passé, maternité, désillusions et quête de sens. Elle incarne une subjectivité profondément traversée par la douleur, mais aussi par une forme de résistance intérieure.

Hawa évolue dans un univers où la maternité devient à la fois accomplissement et fardeau symbolique. Ses expériences, souvent marquées par des moments de détresse extrême, traduisent une réflexion sur la condition féminine dans un espace social et culturel où le destin individuel reste fortement lié aux structures traditionnelles et aux croyances.

L’écriture de ses passages intimes donne au roman une densité émotionnelle particulière, où la parole devient lieu de survie et de tension entre espoir et désespoir.

Ecriture ample, lyrique et tragique

Le style de Mouhamed Ka se distingue par une écriture dense, lyrique et fortement imagée. La narration s’appuie sur des phrases longues, charriant des descriptions abondantes où la nature, les émotions et les événements s’entrelacent dans une même dynamique expressive. Le paysage devient un acteur à part entière, participant à la construction du sens et des états intérieurs des personnages.

Cette écriture, à la fois poétique et narrative, confère au roman une dimension épique assumée. Elle peut parfois ralentir la progression dramatique, mais elle participe pleinement à la construction d’un univers total, où chaque détail contribue à l’amplification du récit.

‘‘Le Serment salé du Vaillant’’ s’impose ainsi comme une œuvre de tension : entre mémoire et imaginaire, entre tragédie et élévation symbolique, entre l’humain et les forces invisibles qui le traversent.

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Cinéma | L’ATPCC organise le cycle « Sur la route, quêtes dans le documentaire tunisien »

Von: Yusra NY
21. Mai 2026 um 23:11

L’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) invite au cycle « Sur la route, quêtes dans le documentaire tunisien » organisé en partenariat avec la Maison de la culture Ibn Rachiq.

Les débats en présence des réalisateurs seront modérées par les critiques Mr. Kamel Ben Ouanès et Mr. Hedi Khelil.

Ce cycle est proposé par Mme. Meriem Mejri, membre de l’ATPCC et jeune chercheure travaillant sur l’esthétique du déplacement dans le documentaire tunisien, dans le cadre d’un Master de recherche en Sciences et techniques de l’audiovisuel et du cinéma à Gammarth.

« Sur la route, quêtes dans le documentaire tunisien » se tiendra les 22 et 23 mai 2026 à la Maison de la culture Ibn rashiq

Au programme :

  • Vendredi 22.05.2026 à 15H : 𝐋𝐨𝐨𝐤𝐢𝐧𝐠 𝐟𝐨𝐫 𝐌𝐮𝐡𝐲𝐢𝐝𝐝𝐢𝐧 de Nacer Khémir (2014), 180′
    Modérateur : Mr. Kamel Ben Ouanès, en présence du réalisateur
  • Samedi 23.05.2026 à 16H : 𝐓𝐫𝐚𝐯𝐞𝐥𝐥𝐢𝐧𝐠 de Ons Kamoun (2017), 77′
    Modérateur : Mr. Hedi Khelil, en présence de la réalisatrice

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Le CNCI salue la distinction internationale du film tunisien « Ronda 13 » à Cannes

Von: Yusra NY
20. Mai 2026 um 22:59

Le long-métrage « Ronda 13 », réalisé et interprété par Mohamed Ali Nahdi, a décroché le prix du Meilleur Film lors du «Cannes Prestige Summit», une manifestation internationale organisée en marge du Festival de Cannes.

Cette distinction met en lumière le travail du réalisateur et de son équipe au sein d’un rendez-vous qui rassemble chaque année de nombreux professionnels des médias, des arts et de l’industrie cinématographique, indique le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI).

Conçu comme une plateforme d’échange et de mise en réseau (networking), le « Cannes Prestige Summit » est un événement parallèle qui se tient à Cannes durant la quinzaine du festival a pour objectif de valoriser des projets artistiques et des œuvres cinématographiques venus du monde entier à travers des projections, des rencontres professionnelles, des hommages et des remises de prix.

« Cette distinction vient confirmer la présence continue des talents tunisiens dans les différents espaces cinématographiques internationaux et offre au film Ronda 13 un rayonnement supplémentaire parmi les événements organisés durant le Festival de Cannes», ajoute encore le CNCI en félicitant toute l’équipe du film et à l’ensemble des personnes ayant contribué à cette œuvre.

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Tunisie | Une nouvelle génération d’entrepreneurs culturels

20. Mai 2026 um 13:52

Le Théâtre Al Hamra à Tunis a accueilli, samedi 16 mai 2026, le Démoday #3 du programme Tacir (Talents, Arts, Créativité, Inclusion, Recherche), porté par l’association Amavi. Point d’orgue de neuf mois d’incubation, cet événement a permis à une nouvelle génération d’entrepreneurs culturels de présenter des projets à la croisée de l’innovation, du patrimoine et des nouveaux usages numériques.

Durant une matinée rythmée par les présentations, onze jeunes talents, porteurs de huit projets issus de la cohorte Tunis #2, ont dévoilé des initiatives qui témoignent de la vitalité croissante des industries culturelles et créatives (ICC) en Tunisie.

Les projets présentés illustrent une tendance marquée à l’hybridation : entre numérique et artisanat, entre mémoire et innovation, entre territoire et expérience immersive.

Des concepts comme R3Act, application gamifiée visant à encourager des comportements écologiques, Keyen, expérience artistique immersive ancrée dans les territoires, ou encore Herafy’In, plateforme dédiée à la valorisation des savoir-faire artisanaux, côtoient des propositions plus narratives comme Gaddeda, centrée sur les récits du terroir, ou Hors Champ, un podcast vidéo consacré aux métiers du cinéma.

Cette diversité reflète une scène créative en pleine mutation, attentive à ses racines tout en résolument tournée vers de nouveaux formats.

Trois projets prometteurs récompensés

L’un des moments les plus attendus de la journée a été l’annonce des trois projets à fort potentiel : Büklab, Hors Champ et Gadded, chacun bénéficiant d’un cash prize de 5 000 dinars destiné à accélérer la phase d’implémentation de leurs solutions.

Trois porteurs de projets issus de la première cohorte ont partagé leurs retours d’expérience et témoigner de l’état d’avancement de leurs initiatives. Parmi eux, le projet Defender, désormais labellisé startup, a particulièrement retenu l’attention, illustrant la capacité du programme à accompagner des trajectoires entrepreneuriales au-delà de la phase d’incubation.

Les autres projets présentés n’en demeurent pas moins révélateurs d’une dynamique plus large. Qu’il s’agisse de plateformes dédiées à l’artisanat, d’expériences immersives territoriales ou d’applications à dimension écologique, l’ensemble de la cohorte témoigne d’une volonté de repenser les modes de production et de diffusion culturelles.

Cette génération de porteurs de projets se distingue par sa capacité à naviguer entre plusieurs registres : artistique, technologique et entrepreneurial. Elle incarne une évolution des pratiques culturelles en Tunisie, où la création s’accompagne de plus en plus d’une réflexion sur les usages, les publics et les modèles économiques.

Communiqué.

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Agridays | Une vitrine du secteur agricole

20. Mai 2026 um 10:42

À l’occasion de la Journée nationale de l’agriculture célébrée le 12 mai 2026, le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a dévoilé un nouvel habillage de son mur extérieur sur l’avenue Alain Savary à Tunis, dans le cadre de la campagne Agridays, menée en collaboration avec l’Agence de vulgarisation et de formation agricoles (AVFA).

À travers ce nouvel habillage visuel, la campagne met en lumière une agriculture tunisienne en pleine transformation, qui se veut plus innovante, plus technologique et tournée vers les métiers d’avenir.

Fresques artistiques et panneaux visuels valorisent les nouvelles réalités des secteurs agricole et maritime : industries agroalimentaires, aquaculture, mécanique navale, agriculture intelligente, transformation des produits agricoles, innovation et entrepreneuriat.

Le parcours met également en avant les métiers qui recrutent ainsi que les compétences recherchées dans les filières agricoles, agroalimentaires et maritimes.

Une place importante est accordée à la formation professionnelle agricole et maritime à travers des visuels consacrés aux centres de formation de l’AVFA, aux parcours des apprenants et aux opportunités offertes aux jeunes dans les différentes régions du pays.

La campagne valorise aussi une nouvelle génération de jeunes qui choisissent aujourd’hui l’agriculture, l’agroalimentaire et la pêche comme secteurs d’avenir.

À travers plusieurs visuels et témoignages, Agridays met en avant des parcours de jeunes ayant évolué dans ces métiers grâce à la formation, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Placée sous le slogan «La sécurité alimentaire est une décision et non un choix», la campagne Agridays vise à sensibiliser le public aux enjeux de sécurité alimentaire, d’innovation, d’emploi et d’adaptation climatique.

En parallèle, plusieurs centres de formation professionnelle relevant de l’AVFA organisent des activités immersives en lien direct avec le monde professionnel.

À Ben Arous, des apprenants ont découvert les métiers de la transformation agroalimentaire au sein de l’entreprise Al Jazira.

À Kélibia, une table ronde a réuni entreprises du secteur maritime et jeunes en formation autour des besoins du marché de l’emploi.

À Barrouta, d’anciens apprenants devenus entrepreneurs ont partagé leurs parcours avec les jeunes du centre.

À Chott Mariem, une startup spécialisée dans l’agriculture intelligente a présenté des solutions technologiques appliquées au secteur agricole.

Cette campagne vient mettre en lumière les efforts déployés par l’AVFA pour moderniser ses centres de formation professionnelle et améliorer son offre de services en faveur des jeunes.

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de partenariats stratégiques, notamment à travers le programme Trace et le projet Nexus Skills & Jobs for Youth, qui accompagnent l’AVFA dans sa mission de renforcer l’inclusion économique des femmes et des jeunes dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche.

Communiqué.

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Omar Sharif | Une nuit orientale à Marseille

20. Mai 2026 um 09:55

Jeudi 21 mai 2026 à 21h30, le Mucem de Marseille accueillera, sur le Fort Saint-Jean, une création littéraire et scénique pensée comme une traversée des mémoires méditerranéennes. Présentée dans le cadre du festival ‘Oh les beaux jours !’, la soirée intitulée ‘‘Omar Sharif, ma grand-mère et moi” ne sera jouée qu’une seule fois.

Au centre de cette proposition, la figure d’Omar Sharif agit comme un fil conducteur reliant récits intimes, imaginaires familiaux et mémoire culturelle du monde arabe et méditerranéen.

Star née en Égypte, icône du cinéma international, il devient ici un point de passage entre histoires personnelles et héritages partagés.

Mais au-delà de cette présence centrale, la soirée accorde une place marquée à la Tunisie et à ses résonances historiques et contemporaines.

La figure de Habib Bourguiba traverse le spectacle comme celle d’un fondateur essentiel et controversé. Architecte de la Tunisie moderne, entre mythe national et fin de règne, il incarne une mémoire politique toujours active, interrogée à travers les récits et les écritures de la soirée.

La création met également en lumière la voix de l’écrivaine Amira Ghenim, dont les textes explorent les tensions entre mémoire intime, histoire sociale et héritages politiques dans l’espace tunisien et maghrébin.

Autour de cet axe tunisien gravitent d’autres figures majeures du monde arabe et méditerranéen : Warda Al-Jazairia, icône de la chanson engagée en Algérie ; Assia Djebar, grande voix littéraire du Maghreb ; ou encore Berlanti Abdelhamid, figure du cinéma égyptien.

Mise en scène par Amine Adjina, la soirée réunit également Marwan Chahine, Maya Ouabadi, Nassera Tamer et Abdellah Taïa, autour de textes inédits mêlant récits personnels et figures de mémoire.

Dans le décor du Fort Saint-Jean, face à la mer, cette création compose une cartographie sensible où la Méditerranée devient espace de circulation des voix, des histoires et des héritages. Une seule soirée. Le jeudi 21 mai à 21h30.

Djamal Guettala 

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