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Heute — 16. April 2026Kapitalis

Or et excellence pour l’élève tunisien Driss Mestiri à Toronto

Von: Yusra NY
16. April 2026 um 19:16

L’Ambassade de Tunisie au Canada tient à adresser ses plus chaleureuses félicitations au jeune élève Driss Mestiri, pour l’exploit remarquable qu’il vient de réaliser à la Foire des Sciences de Toronto, en remportant la médaille d’or et le prestigieux prix de la Société Royale d’Astronomie du Canada, et en se qualifiant pour l’Expo-sciences pancanadienne qui se tiendra prochainement à Edmonton.

Élève en 11ème année à l’École secondaire Toronto Ouest, Driss s’est distingué par un projet de recherche d’un niveau scientifique exceptionnel portant sur la matière noire. À travers une approche innovante combinant données astronomiques et intelligence artificielle, ses travaux contribuent à une meilleure compréhension de la formation de la Voie lactée et des fondements de l’univers, témoignant d’une rigueur et d’une maturité scientifique remarquables à un si jeune âge.

Ce succès s’inscrit dans un parcours déjà riche et prometteur. Lauréat du concours d’art oratoire du Club Richelieu de Toronto, Driss s’est également illustré par ses talents d’expression et d’engagement.

Par ailleurs, il est nageur de compétition depuis son plus jeune âge, évoluant au sein du Club Etobicoke Swim Club au Canada et affilié en Tunisie à l’Avenir Sportif de La Marsa, perpétuant ainsi une tradition familiale profondément ancrée dans l’histoire de la natation tunisienne.

Fier de ses racines tunisiennes, Driss est également le petit-fils du regretté militant nationaliste et homme d’État Ahmed Mestiri, figure marquante de l’histoire contemporaine de la Tunisie. Son parcours illustre avec éloquence le potentiel et l’excellence de la jeunesse tunisienne à l’international.

L’Ambassade salue ce parcours exemplaire, qui honore la Tunisie et sa communauté au Canada, et lui adresse ses vœux les plus sincères de succès pour la suite de ses ambitions académiques, scientifiques et sportives.

Communiqué

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Tunisie | Des lots de lait suspectés de non-conformité retirés du marché

Von: Yusra NY
16. April 2026 um 18:31

Suite à plusieurs plaintes de consommateurs concernant des anomalies de goût et d’odeur sur du lait demi-écrémé (UHT), l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a ordonné le retrait préventif des lots concernés.

L’alerte a été donnée par des citoyens ayant remarqué une altération des propriétés sensorielles (goût et odeur) de certaines briques de lait demi-écrémé, dont la marque n’a pas été révélée. L’INSSPA a réagi immédiatement en dépêchant ses équipes de contrôle directement dans les unités de production concernées.

Par mesure de prudence et en application du principe de précaution, l’INSSPA a procédé à la saisie conservatoire avec un arrêt immédiat de la distribution des lots suspects et des prélèvements ont été envoyés pour des analyses microbiologiques et physico-chimiques approfondies afin de confirmer la conformité (ou non) aux normes de sécurité sanitaire.

« Si la non-conformité est confirmée par les résultats de laboratoire, toutes les mesures juridiques nécessaires seront engagées conformément à la législation en vigueur », souligne l’Instance dans son communiqué.

La même source rassure aussi sur la continuité de ses opérations de contrôle pour garantir la sécurité alimentaire et réitère son appel aux citoyens pour signaler tout produit suspect ou toute irrégularité constatée sur le marché.

Y. N.

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Tunisie | La bureaucratie, principal obstacle au recyclage des DEEE

16. April 2026 um 13:27

Le secteur tunisien du recyclage des déchets électroniques est freiné par la réglementation et la bureaucratie. Près de 100 000 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E) par an, mais l’unité de traitement de Borj Chakir, à la lisière ouest de Tunis, reste sous-utilisée.

Résultat : le potentiel économique et environnemental du secteur demeure largement inexploité en raison de contraintes réglementaires et de procédures administratives jugées trop complexes.

C’est ce que révèle l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), qui indique que le secteur du recyclage des DEEE continue de souffrir de retards réglementaires et d’obstacles opérationnels.

Au cœur de ce dossier se trouve l’usine pilote de Borj Chakir, présentée comme la première du genre en Afrique.

Ce centre n’a traité que 202 tonnes de déchets électroniques jusqu’à fin novembre 2025, soit moins de 1 % de sa capacité théorique, estimée à 24 000 tonnes par an. Ce déséquilibre, selon l’agence, illustre l’écart entre le volume de déchets produits dans le pays et sa capacité réelle de recyclage.

29 démarches administratives

D’après l’analyse de la Tap, le principal frein au développement du secteur réside dans la longueur des procédures d’autorisation. Les opérateurs doivent en effet se soumettre à jusqu’à 29 démarches administratives, un fardeau qui, en définitive, décourage la récupération, le traitement et la commercialisation des matériaux issus du traitement des déchets électroniques.

Ce cadre s’inscrit dans le cadre d’une révision plus large des politiques environnementales.

Le ministère de l’Environnement indique que la stratégie nationale de gestion circulaire des déchets et le projet de code de l’environnement visent à renforcer le tri, le recyclage, la valorisation des déchets et la responsabilité élargie des producteurs.

Sur le plan administratif, une circulaire actualisée en 2023 impose également aux entités publiques de remettre leurs équipements usagés à l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged), qui demeure la pierre angulaire institutionnelle du système.

Pour Tunis, l’enjeu ne se limite pas à l’environnement ; il concerne aussi l’industrie et l’emploi. Le recyclage des DEEE permet de récupérer des métaux et des composants précieux, tout en réduisant les risques liés à la dispersion des polluants.

À la lumière de l’affaire Borj Chakir, le principal défi consiste désormais à traduire les stratégies annoncées en un cadre réglementaire plus efficace et en une chaîne d’approvisionnement industrielle véritablement opérationnelle.

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Tunisie | Nouvelle stratégie de gestion des forêts et des pâturages

16. April 2026 um 12:42

L’élaboration d’une nouvelle stratégie tunisienne en matière de foresterie et de gestion des pâturages en tenant compte du rythme des changements climatiques a nécessité un vaste processus participatif, l’objectif étant de définir une vision partagée et des plans d’action clairs pour les 25 prochaines années, garantissant un équilibre entre population et ressources pour un développement intégré et durable des forêts et des pâturages en Tunisie, a indiqué Mosaique FM.

Ce processus participatif s’est déroulé en deux phases principales : la première a consisté à évaluer la stratégie précédente (2015-2024) au moyen de trois ateliers régionaux ayant permis de recueillir des contributions et des analyses auprès des services décentralisés, des communautés locales et des partenaires techniques, avant que les résultats ne soient compilés et validés lors d’un atelier national à Tunis. La seconde phase, consacrée à l’élaboration de la nouvelle stratégie, a également inclus trois ateliers régionaux, ainsi que plusieurs réunions techniques avec les ministères de l’Environnement et de la Défense, et les institutions nationales concernées.

C’est ce qu’a indiqué Slim Jeradi, Le directeur des Systèmes naturels terrestres et du Changement climatique au WWF Afrique du Nord, ajoutant que cela a permis d’assurer une participation active et une véritable cohérence d’ensemble.

La Stratégie nationale pour le développement durable des forêts et des parcours pour la période 2026-2050 a été présentée lors d’un atelier national, mercredi 15 avril 2026, qui a réuni des experts et des acteurs des secteurs forestier et pastoral.

Cet atelier visait à présenter et à faire approuver de manière participative cette stratégie sur 25 ans, en mettant l’accent sur les principales réalisations, les programmes et les conditions nécessaires à la réussite de sa mise en œuvre.

Cette initiative témoigne de l’intérêt croissant porté à un secteur considéré comme primordial en Tunisie, tant pour la biodiversité que pour ses retombées économiques et ses fonctions sociales.

L’atelier national vise notamment à rappeler les résultats les plus importants de l’évaluation de la stratégie précédente, à présenter le contenu de la nouvelle stratégie 2026-2050, à recueillir les opinions, les observations et les recommandations des parties concernées, ainsi qu’à promouvoir un consensus sur les priorités et les mécanismes de mise en œuvre, et à assurer l’institutionnalisation et l’implication de tous les acteurs dans la nouvelle stratégie.

La nouvelle stratégie de gestion forestière et pastorale intègre des mesures d’adaptation au changement climatique et de préservation des écosystèmes naturels, alors que la précédente privilégiait la multifonctionnalité du secteur et la cogestion avec les communautés locales et le secteur privé.

Désormais, l’objectif est de définir une vision partagée et des plans d’action clairs pour les 25 prochaines années, garantissant un équilibre entre population et ressources pour un développement intégré et durable des forêts et des pâturages en Tunisie.

I. B.

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Le couple en guerre

16. April 2026 um 10:41

La guerre ne se limite plus aux écrans, aux cartes stratégiques ou aux analyses géopolitiques. Elle circule aussi ailleurs. Plus près. Dans l’intime. Dans le noyau. Dans cet espace où deux personnes tentent encore de s’aimer sans savoir comment se sécuriser. En Tunisie aujourd’hui, les consultations de couple augmentent de manière significative. Ce phénomène ne peut pas être réduit à une simple évolution des mœurs ou à une meilleure accessibilité à la psychologie. Il dit autre chose.

Manel Albouchi

Le couple n’est plus un refuge. Il n’est plus uniquement un espace de stabilité. Il est devenu un espace de tension. Un lieu où se déposent les pressions économiques, les incertitudes sociales, les transformations des rôles et une fatigue émotionnelle diffuse

Le couple contemporain n’absorbe pas seulement l’amour. Il absorbe un monde en tension.  

Les conflits conjugaux ne sont pas toujours des désaccords. Ils sont souvent des tentatives de régulation. Mais lorsque la régulation échoue, le lien change de nature : les paroles deviennent défensives, les silences deviennent stratégiques, les regards deviennent interprétations et les gestes deviennent signaux de menace ou de retrait Le couple cesse alors d’être un espace de communication. Il devient un espace de survie psychique.  

Une guerre sans nom  

À ce niveau, quelque chose bascule. La relation entre dans une logique de guerre implicite. Non pas une guerre déclarée. Mais une guerre de perception. Ce que l’un exprime n’est plus entendu comme un besoin, mais comme une attaque. Ce que l’autre fait n’est plus perçu comme une protection, mais comme une fuite. Progressivement, chacun interprète l’autre au lieu de le rencontrer.

Les travaux de John Bowlby ont montré que le lien affectif repose sur un besoin fondamental : la sécurité. Lorsque cette sécurité est menacée, deux stratégies principales apparaissent : l’un cherche la proximité pour restaurer le lien, l’autre s’éloigne pour éviter l’envahissement. Ce qui devrait être une régulation devient une spirale. Plus l’un s’approche, plus l’autre se retire. Plus l’autre se retire, plus l’un intensifie la demande. Le lien ne disparaît pas. Il se dérègle.  

La guerre intérieure  

Le conflit n’est pas seulement relationnel. Il est intrapsychique. Chaque partenaire rejoue une histoire plus ancienne que la relation elle-même. Les réactions ne parlent pas uniquement de l’autre. Elles parlent aussi de mémoires affectives non résolues. Le partenaire devient alors : un déclencheur, un miroir, un support de projection. Ce qui est en jeu n’est plus seulement «toi» et «moi», mais ce que «toi et moi» réactivons en chacun.  

Ce qui semble être une dispute est souvent une tentative maladroite de préserver le lien. Mais cette intention est rarement reconnue. Car chacun est convaincu de réagir correctement, tandis que l’autre «exagère», «fuit» ou «attaque». C’est ainsi que la relation glisse progressivement vers une logique défensive mutuelle.  

L’économie invisible

Dans un monde instable, le couple est devenu un espace de compensation. Aujourd’hui, il est sommé de garantir : la sécurité émotionnelle, la reconnaissance, la stabilité et parfois la réparation de blessures anciennes. Cette surcharge transforme le lien en système sous tension permanente. Et un système sous pression finit par produire une rupture. Non pas parce que l’amour a disparue. Mais parce qu’on supporte moins de porter seul ce qu’on traverse.   Pour conclure   Le couple contemporain n’est pas en crise parce que l’amour est mort ou parce qu’il serait fragile. Il est en crise parce qu’il porte trop. Il est devenu un lieu de surcharge vu l’accumulation de tensions économiques, sociales, psychiques et symboliques. Dans ce contexte, consulter n’est pas un signe d’échec. C’est un acte de lucidité.

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Tunisie | Dahar sur la Liste des géoparcs de l’Unesco

16. April 2026 um 09:21

Les États membres du Conseil exécutif de l’Unesco ont approuvé à l’unanimité l’inscription du Géoparc de Dahar, situé à cheval sur les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès dans le sud-est de la Tunisie, sur la Liste mondiale des géoparcs de l’Unesco.

Cette inscription annoncée au terme de la 224e session dudit conseil, qui se tient actuellement à Paris, est la première en Tunisie et la troisième sur le continent africain. Elle est l’aboutissement d’une coordination étroite entre plusieurs ministères, organismes publics, collectivités territoriales et acteurs privés et de la société civile.

Le Géoparc de Dahar couvre une superficie de 6 000 km². Il se distingue par l’extraordinaire diversité de ses milieux naturels, de ses ressources géologiques et de ses activités socio-économiques et culturelles locales.

Lors de son discours devant le Conseil exécutif de l’Unesco, le Délégué permanent de la Tunisie, l’ambassadeur Dhia Khaled, a souligné l’importance stratégique de l’inscription du Géoparc de Dahar sur la liste pertinente de l’Unesco, insistant sur le fait qu’elle témoigne de l’engagement ferme de la Tunisie à préserver et à promouvoir son patrimoine géoculturel.

Cette inscription insufflera un nouveau dynamisme au développement régional et local et renforcera la position de la Tunisie parmi les destinations touristiques de premier plan en matière de tourisme culturel, alternatif et responsable, a-t-il ajouté.

Il convient de souligner que les géoparcs sont des espaces géographiques uniques et intégrés où des sites naturels d’importance géologique internationale sont gérés selon une approche globale qui allie protection, éducation et développement durable, tout en impliquant les communautés locales dans leur gestion et leur mise en valeur.

Le Réseau mondial des géoparcs de l’Unesco comptait 229 sites en 2025, répartis dans 50 pays et couvrant une superficie totale de 816 629 km². Douze nouveaux sites (géoparcs) ont été intégrés au réseau par décision de la session actuelle du Conseil exécutif.

I. B.

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Briki pointe le décalage entre les slogans de Saïed et ses réalisations

16. April 2026 um 09:03

Le secrétaire général du mouvement Tunisie en avant, Abid Briki, s’est dit préoccupé par le décalage notable entre les slogans et les principes mis en avant par le président Kaïs Saïed et les résultats concrets obtenus sur le terrain.

Lors de son intervention dans l’émission ‘‘Ici Tunis’’ sur Diwan FM, M. Briki, qui compte parmi les soutiens du chef de l’Etat, a souligné que ce décalage est désormais palpable pour les citoyens et qu’il est impératif d’y remédier, expliquant que le problème ne se limite pas à un seul secteur, mais englobe plusieurs, telles que les entreprises publiques, le système de sécurité sociale, la souveraineté alimentaire et la réforme de l’éducation.

M. Briki a attribué ce décalage principalement à l’absence d’un programme de réforme clairement défini, faisant remarquer que même un plan limité permettrait d’évaluer les performances et d’identifier les lacunes à corriger.

Abordant la situation des entreprises publiques, M. Briki a souligné que le président de la république insiste dans ses discours sur son rejet de la privatisation et son engagement à les réformer. Or, en réalité, il n’y a pas de programmes en ce sens, ni d’études ou de propositions concrètes émanant des autorités compétentes. Il a cité en exemple la situation de la Société du Phosphate de Gafsa (CPG), qui, a-t-il affirmé, est désormais incapable de verser les salaires de ses employés.

M. Briki a également fait remarquer que le président fonde ses positions sur des données fournies par les agences gouvernementales, suggérant que le non-respect de ses directives pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs : soit la présentation de données trompeuses pour s’attirer les faveurs du président, ce qu’il a qualifié de dangereux ; soit les données sont exactes, mais l’administration est incapable de mettre en œuvre les solutions, ce qu’il serait encore plus grave, selon lui ; soit les ressources financières nécessaires à la réalisation des réformes préconisées sont manquantes.

I. B.

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Le baiser mortel de Donald Trump à Viktor Orbàn

16. April 2026 um 09:00

Viktor Orbàn, qui a régné sans partage sur la Hongrie pendant seize ans, avait sollicité le soutien de l’administration Trump pour permettre à son parti, en difficulté, de remporter les élections législatives et ainsi conserver le pouvoir et continuer à façonner l’avenir de l’Europe en convergence avec l’idéal très à droite prôné par Trump. Or, il semble que le soutien du président américain ait paradoxalement nui à ses chances. C’est Tisza, principal parti d’opposition, qui a remporté les élections et son dirigeant Péter Magyar qui est devenu le nouveau Premier ministre hongrois. 

Imed Bahri

Il a fallu seize ans à Viktor Orbán pour façonner la Hongrie à son image mais une seule soirée a suffi pour renverser la situation, a noté James C. Reynolds dans les colonnes du journal britannique The Independent.

La victoire écrasante de Péter Magyar a été l’aboutissement de mois de campagne, durant lesquels il s’est présenté comme l’antidote à des années de dérive autocratique, tandis que le vétéran nationaliste hongrois renforçait ses liens avec Vladimir Poutine et Donald Trump.

Dans les jours précédant l’élection, Trump avait apporté son «soutien total et inconditionnel» au Premier ministre, exhortant les Hongrois à «ALLER VOTER POUR VIKTOR ORBÁN». Il est même allé jusqu’à envoyer son vice-président, J.D. Vance, faire campagne pour Orbán à Budapest, alors que les sondages donnaient Magyar largement en tête.

La malédiction de Trump

Trump est resté silencieux après la défaite électorale, il est toujours aux prises avec les conséquences de l’échec des négociations visant à mettre fin à la guerre en Iran. Alors que le conflit continue de nuire à sa popularité nationale et internationale, les experts s’interrogent : son soutien est-il une bénédiction ou une malédiction ?

Alors que la Hongrie exposait sa vision de la réintégration européenne lors de sa campagne électorale à la fin de l’année dernière, Orbán a rencontré Trump à la Maison Blanche pour consolider leurs relations. Le président a apporté un soutien sans réserve au Premier ministre pour sa position intransigeante sur l’immigration et a manifesté sa compréhension face à la dépendance de la Hongrie à l’égard de l’énergie russe. Orbán est ainsi parti avec une exemption des sanctions américaines contre la Russie et sans aucune protestation contre son rapprochement avec Moscou.

À l’approche des élections, Trump a intensifié son soutien à Orbán. Il faut dire que ce dernier est le dirigeant européen le plus trumpiste. Lors de la présidence hongroise de l’Union européenne (UE) en 2024, il a choisi comme slogan de cette présidence «Make Europe Great Again!» (Rendre sa grandeur à l’Europe), par référence au célèbre «Make America Great Again» de Trump. 

La semaine dernière, à Budapest, JD Vance s’est adressé aux partisans d’Orbán et a salué ce dernier comme «un défenseur de la civilisation occidentale» et promettant de «l’aider dans cette campagne». Mais cela n’a pas suffi à convaincre les 20% d’électeurs indécis qu’il méritait d’être réélu.

En réalité, les marchés des paris ont montré que le soutien à Orbán a légèrement baissé après le discours de Vance à ses partisans dans la capitale hongroise, selon une analyse de Newsweek. Cependant, les experts ont souligné que cela ne signifie pas nécessairement que le discours de Vance en soit la cause.

Le trumpisme ne fait plus recette

Diana Sosoaca, députée européenne roumaine d’extrême droite, a qualifié dimanche la visite de Vance en Hongrie de «grave erreur» compte tenu de la forte indignation suscitée par la guerre contre l’Iran sur le continent.

Dans le même ordre d’idées, le parti d’extrême droite allemand AfD prendrait ses distances avec l’administration Trump, le conflit impopulaire au Moyen-Orient s’éternisant. La co-présidente du parti, Alice Weidel, a demandé aux parlementaires le mois dernier de limiter leurs déplacements officiels aux États-Unis ayant pour objectif de se rapprocher des républicains Maga. 

Orbán avait dirigé la Hongrie pendant quatre années de récession et de reprise lorsqu’il a choisi de dévoiler son grand projet de «démocratie illibérale» lors d’un événement culturel en Roumanie en 2014. Dans son discours le plus important en tant que dirigeant, il a soutenu que la crise financière de 2008 avait mis en lumière les failles du projet libéral et qu’un État fort, n’étant plus obsédé par les libertés individuelles, était l’avenir de la Hongrie.

«Ce n’est pas parce qu’un système n’est pas libéral qu’il ne peut pas être une démocratie», avait-il déclaré, de façon prophétique. L’UE l’a qualifié d’«autocratie électorale».

Au cours des douze années suivantes, il a consolidé son pouvoir, justifiant son système alternatif comme une nécessité pour préserver l’héritage chrétien du pays et repousser les étrangers dangereux. Son parti, le Fidesz, a réprimé l’immigration, étouffé les droits des personnes LGBT et attaqué la liberté de la presse. Il a également restructuré le système judiciaire pour favoriser les nominations de magistrats parmi ses fidèles, redessiné les circonscriptions législatives afin de rendre les élections favorables aux candidats du Fidesz et contribué à la vente des entreprises médiatiques hongroises à des magnats alliés à Orbán.

Le sénateur Chris Van Hollen, démocrate du Maryland, a déclaré à l’AP : «Il faisait essentiellement ce que Donald Trump essaie de faire ici aux États-Unis. Selon moi, le peuple hongrois a rejeté ce système, tout comme les Américains le rejettent chez eux».

Éva Fodor, professeure à l’Université d’Europe centrale, a déclaré à The Independent avant les élections : «Avant chaque élection, ils avaient un ennemi différent : les immigrés, George Soros, Bruxelles et les groupes de pression féministes. Mais aujourd’hui, ils semblent incapables de trouver un nouvel ennemi à se créer. Alors, ils se contentent de surfer sur les mêmes thèmes»

La défaite écrasante d’Orbán a offert à Magyar une confortable majorité au Parlement hongrois (199 sièges), ouvrant la voie à des réformes significatives.

Jonathan Eyal, directeur adjoint du Royal United Services Institute, a expliqué avant les élections que la majorité des deux tiers était nécessaire pour désamorcer «les pièges» semés par le Fidesz pour le faire trébucher après son arrivée au pouvoir.

Mettant en garde contre des attentes trop élevées envers Magyar dans un premier temps, il affirmait que la principale tâche serait désormais de renverser le système en place face à une résistance acharnée. Le gouvernement a passé des années à développer des organes quasi gouvernementaux «délibérément créés pour entraver le fonctionnement d’un nouveau gouvernement d’alternance», précise-t-il.

Tisza, le parti de Magyar, devra probablement faire face à une «guérilla» sous forme de campagnes de désobéissance civile dans les campagnes et de blocages au Parlement.

Eyal a également déclaré : «Orbán a mené deux campagnes. La première était une attaque frontale très directe pour empêcher Magyar d’être élu. La seconde consistait à semer des embûches partout pour s’assurer que, s’il est élu, il ne puisse pas réussir»

Forte dépendance du pétrole et du gaz russes

«Pour garantir la réussite de Magyar, l’Europe devra débloquer des fonds pour qu’il puisse mettre en œuvre ses politiques et obtienne des résultats rapides avant qu’Orbán ne puisse le déstabiliser», a ajouté Eyal.

La Hongrie, pays enclavé, est largement dépendante du pétrole et du gaz russes, ce qui en fait un point d’accès précieux pour le Kremlin afin d’influencer le soutien à l’Ukraine en Europe.

La frustration face au blocage par la Hongrie de l’aide européenne destinée à l’Ukraine s’est transformée en accusations de collaboration pure et simple avec la Russie, après la fuite de conversations semblant montrer Orbán et son ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto en train de flatter Moscou et de saper les efforts visant à aider l’Ukraine.

Lors d’une conversation, Orbán aurait évoqué son amitié avec Poutine. Il aurait déclaré : «Je suis à votre service pour tout ce qui peut vous être utile».

Selon Eyal, Magyar restera probablement «méfiant» envers l’Ukraine, invoquant des désaccords d’avant-guerre. Il s’efforcera toutefois de ne pas faire obstruction en Europe, notamment en permettant l’adoption d’un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.

Avant les élections, Magyar a plaidé pour le «pragmatisme» dans ce conflit, expliquant que «cela signifie que nous n’avons pas notre mot à dire sur les affaires intérieures de la Russie et qu’elle n’a pas son mot à dire sur les nôtres. Nous sommes deux pays souverains et nous nous respectons mutuellement mais nous ne sommes pas obligés de nous apprécier».

Il devra désormais veiller à trouver un équilibre entre les exigences de l’UE et l’opinion publique sur l’Ukraine. À l’échelle nationale, seuls 34% des électeurs souhaitent une nouvelle approche vis-à-vis de l’Ukraine. 

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Tunisie | Ennahdha dénonce l’instrumentalisation politique de la justice

16. April 2026 um 08:41

Le mouvement Ennahdha a condamné les premiers jugements rendus dans l’affaire dite de la «causerie du Ramadan», exigeant la libération de son chef, Rached Ghannouchi, selon un communiqué publié par le mouvement le mercredi 15 avril 2026.

Le communiqué réaffirme que «l’appel lancé par Rached Ghannouchi lors de la causerie du Ramadan s’inscrivait dans un contexte d’appel à l’unité nationale, de rejet de l’exclusion et de la violence, et de mise en garde contre la division».

Le mouvement exprime son rejet du caractère politique du procès, dans lequel les opinions dissidentes sont persécutées, le droit de s’organiser est bafoué et les droits constitutionnels sont violés, selon les termes du communiqué.

Ennahdha, qui a gouverné entre 2011 et 2021 et dont la plupart des dirigeants sont incarcérés et condamnés à de lourdes peines de prison dans diverses affaires, a également condamné l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire et de la loi antiterroriste pour exclure des opposants politiques et réprimer la liberté d’opinion, d’expression et d’activité politique, dans le but d’intimider les citoyens et de masquer l’incapacité à remédier à la situation économique et sociale et à enrayer la dégradation des conditions de vie des Tunisiens.

Rappelons que la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 14 avril, Rached Ghannouchi, chef du mouvement Ennahdha et ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple (2019-2021), à vingt ans de prison dans la seule affaire dite de la  «causerie du Ramadan».

D’autres personnalités politiques ont également été condamnées dans cette affaire, notamment Ahmed Mechergui, Belgacem Hassen, Mohamed Goumani, l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, le membre du Conseil de la Choura Youssef Nouri, l’ancien responsable des jeunes d’Ennahdha à l’université Mohamed Cheniba, et plusieurs autres.

D’autres dirigeants du parti sont incarcérés et condamnés dans d’autres affaires dont Ali Larayedh, Noureddine Bhiri, Habib Ellouze, Ajmi Lourimi et autres Mondher Ounissi.  

I. B.

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Une vision stratégique «Bizerte 2050»

16. April 2026 um 08:13

L’événement “Bizerte 2050” rassemble les 15 et 16 avril 2026 dans la ville balnéaire du nord tunisien un large éventail d’acteurs institutionnels, professionnels et académiques autour d’une ambition commune : dessiner les contours du développement de la région à l’horizon 2050. Organisée sous l’égide du gouvernorat, cette rencontre est marquée par une forte mobilisation des parties prenantes locales, traduisant une volonté partagée de construire une vision stratégique intégrée, durable, innovante et résiliente.

Lotfi Sahli

A l’ouverture des travaux, plusieurs responsables se sont succédé au pupitre, donnant une dimension officielle et structurée aux échanges. Le président de l’Ordre des ingénieurs, le président de l’Ordre des architectes, le président de l’association Bâtisseurs de la Tunisie, un représentant du ministère de l’Environnement et le gouverneur de la région convergent autour d’un même message : la nécessité de repenser l’aménagement du territoire dans une logique de développement durable et participative.

Le gouverneur insiste notamment sur l’importance de coordonner les grands projets structurants, en citant plusieurs investissements majeurs appelés à transformer durablement la région : le pont suspendu de Bizerte (800 millions de dinars), l’alimentation en gaz naturel (133 millions de dinars), la dépollution du lac de Bizerte (327 millions de dinars), l’adduction en eau potable en milieu rural (375 millions de dinars), la première tranche de la protection du littoral (40 millions de dinars sur un total de 100 millions), ainsi que les programmes de développement intégré (110 millions de dinars) et de développement agricole intégré (104 millions de dinars).

De leur côté, les représentants des ordres professionnels soulignent le rôle de l’expertise technique et de la planification dans la réussite de cette transformation.

Territoire, climat et projets structurants

Le premier jour du forum définit la vision stratégique “Bizerte 2050”. La première session fixe une orientation cohérente pour l’aménagement territorial, en intégrant les orientations régionales, une vision économique vigoureuse et l’impact du changement climatique sur le système lagunaire Bizerte–Ichkeul, tandis que des priorités régionales s’affinent dans un débat animé entre participants. La seconde session plonge dans les projets structurants : le premier panel aborde les infrastructures de transport et de logistique (pont de Bizerte, réseau routier, transport public, projets ferroviaires, ports, logistique, transport aérien, zones industrielles et Bizerte Marina) ; le second cible les projets urbains et environnementaux (protection du littoral, dépollution du lac via EcoPact, économie circulaire, assainissement, gestion des eaux pluviales et des inondations, alimentation en eau potable en milieu urbain et rural, urbanisme durable) ; le troisième renforce le réseau énergétique, intègre le gaz naturel, accélère la transition énergétique et déploie les infrastructures numériques pour une «smart city» attractive ; le quatrième valorise l’agriculture, le tourisme, les ressources naturelles, le développement rural en zones montagneuses et l’écotourisme patrimonial.

Une table ronde met l’humain au cœur de ces projets en interrogeant éducation, santé, formation, culture et qualité de vie, tandis qu’un panel d’experts dans la session 3 propose une lecture critique de la cohérence des projets, de leur impact réel sur le territoire et de la vision “Bizerte 2050”, dans un débat ouvert avec le public.

Au cœur de la rencontre, un hackathon constitue l’un des moments forts de l’initiative. Trente‑six étudiants issus de plusieurs universités, répartis en équipes pluridisciplinaires, travaillent sur des problématiques concrètes liées à l’urbanisme, à la transition écologique, à l’innovation technologique et à la gestion durable des ressources. Leurs contributions sont saluées comme un levier essentiel pour renouveler les approches et dynamiser l’innovation. Les discussions et ateliers permettent d’approfondir plusieurs thématiques clés, notamment l’aménagement du territoire, la préservation de l’environnement, les solutions «smart city» et la valorisation des ressources locales, dans une approche intégrée associant institutions publiques, experts et société civile.

Gouvernance inclusive et économie bleue

Aujourd’hui se dérouleront des ateliers participatifs autour de l’environnement et de l’économie bleue (risques climatiques, dépollution, littoral, nature en ville, économie circulaire), de la gouvernance et du capital humain (coordination des acteurs, participation citoyenne, inclusion des jeunes et des femmes, services essentiels) et des infrastructures et de l’attractivité (transport, logistique, zones industrielles, numérique, financement des projets).

La restitution des ateliers, la présentation des projets du Hackathon AI Design Lab, la délibération et la remise des prix, ainsi que la clôture officielle, couronneront ces travaux.

À travers cette initiative, Bizerte s’affirme comme un territoire en réflexion, cherchant à anticiper les mutations à venir et à construire un modèle de développement équilibré.

“Bizerte 2050” apparaît ainsi comme une étape structurante dans l’élaboration d’une vision collective, dont la réussite dépendra désormais de la capacité des acteurs à transformer les ambitions affichées en réalisations concrètes.

 Une phrase du président de l’OIT, Mohsen Gharsi, résume cette conviction : la valeur d’une nation se reflète dans sa capacité à reconnaître et à valoriser ses ingénieurs.

Un message qui résonne encore davantage dans les propos de l’ancien président de l’Ordre des architectes, Karim Ellouz, affirmant que l’avenir de la Tunisie repose sur une meilleure reconnaissance et valorisation du rôle des ingénieurs et des architectes.

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Prix Comar d’Or 2025-2026 | Liste définitive des romans en lice

16. April 2026 um 07:19

Les Prix littéraires Comar d’Or 2025-2026, décernés chaque année par les Assurances Comar à six romans tunisiens, fêtent cette année leur 30e anniversaire. Une session qui s’annonce exceptionnelle par le nombre de romans en lice (60 en langue arabe et 33 en français) que par la qualité des œuvres présentées.

Les deux jurys du prix, composés de romanciers, de critiques, d’universitaires et de journalistes, devront délibérer dans moins d’un mois pour que les six prix (deux Comar d’or, deux Prix spéciaux du Jury et deux Prix Découverte) soient décernés lors d’une soirée festive le 23 mai 2026 au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la Culture Chedly Klibi de Tunis.

Le comité du prix a publié le communiqué suivant annonçant la liste définitive des romans concourant pour les prix.

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Drogue à l’Ariana | Laboratoire clandestin, saisie record et dealers arrêtés (Photos)

Von: Yusra NY
15. April 2026 um 23:19

Les unités de la garde nationale de l’Ariana ont mis fin aux activités d’un réseau de trafic de drogue opérant entre El Menzah et El Omrane. Composé de quatre étrangers et d’un Tunisien, le groupe camouflait sa marchandise dans des colis de luxe pour l’exporter clandestinement.

Dans son communiqué, la Direction générale de la Garde nationale (DGGN) a précisé que l’enquête a permis de découvrir un laboratoire clandestin, équipé de machines sophistiquées pour la fabrication et l’emballage de drogues de synthèse.

La GN a ainsi saisi 10 millions de comprimés en cours de fabrication, 14 000 comprimés déjà prêts à la vente et à la consommation, d’importantes quantités de matières premières et de produits chimiques ainsi que trois véhicules utilisés pour la distribution.

L’enquête a également mené à l’arrestation de cinq individus : quatre étrangers et un Tunisien. Pour échapper à la vigilance des services de sécurité, le réseau utilisait le conditionnement de la drogue dans des boîtes-cadeaux et l’utilisation de taxis pour transporter la marchandise.

Tous les membres de ce réseau ont été placés en détention après consultation du Parquet.

Y. N.

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Gestern — 15. April 2026Kapitalis

IFT | Hommage à May Angeli, l’artiste française dont le cœur battait pour Tunis

Von: Yusra NY
15. April 2026 um 22:17

L’Institut français de Tunisie (IFT) a annoncé avec émotion la disparition de May Angeli. De la Médina de Tunis aux sommets de Boukornine, l’œuvre de cette virtuose de la xylographie restera à jamais liée aux paysages et aux artistes tunisiens avec lesquels elle a collaboré durant des décennies.

L’IFT a rendu hommage dont l’’artiste française dont le cœur battait pour Tunis :

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de May Angeli, le 11 avril dernier.

Grand nom de la littérature jeunesse, son œuvre d’illustratrice et d’autrice se distingue par un rapport très sensible à la nature et au vivant, et un engagement fort pour l’ouverture et la tolérance.

Outre la gouache, l’encre ou l’aquarelle, son travail s’illustre également par un usage virtuose de la xylographie, nom savant de la gravure sur bois. La légende veut d’ailleurs qu’elle ait adopté cette pratique à la suite d’une visite de la médina de Tunis.

May Angeli entretenait en effet des liens forts avec la Tunisie, dont l’influence est très présente dans ses œuvres.

Elle a collaboré avec plusieurs artistes tunisiens, tels que le metteur en scène Moncef Dhouib, ou l’éditeur Noureddine Ben Khedher, des éditions Cérès, chez qui elle a publié de nombreux ouvrages.

Témoignage de ces liens de longue date, une exposition organisée en 2003 à la Médiathèque Charles de Gaulle, « May Angeli à Tunis », qui donnait notamment à voir de très belles gravures de Boukornine.

Toutes nos pensées vont aux proches de May Angeli, dont l’œuvre continuera de faire rêver les enfants comme les grands à un monde plus sensible aux autres et à la nature.

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Alerte météo à Tunis | Le gouverneur appelle à la vigilance

Von: Yusra NY
15. April 2026 um 21:55

Face à l’arrivée imminente de fortes perturbations météorologiques, le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a instauré un état d’alerte dès ce mercredi 15 avril 2026.

L’Institut mational de la météorologie (INM) prévoit des cumuls de pluie pouvant atteindre 30 à 50 mm en un temps très court. Cette situation présente des risques réels d’inondations localisées et de crues soudaines.

Le gouvernorat a appelé les citoyens à la plus grande prudence :

  • Eviter impérativement les abords des oueds et les zones de stagnation d’eau
  • Ne jamais toucher aux poteaux électriques et rester à distance des câbles par temps de pluie
  • Réduire la vitesse sur les routes et augmenter les distances de sécurité
  • Sécuriser tout objet extérieur susceptible d’être emporté par les vents.

Toutes les structures de l’État sont sur le pied de guerre pour minimiser les dégâts, a-t-il assuré citant notamment l’Onas et les services de l’équipement vérifient les réseaux d’évacuation, une coordination étroite avec la Steg pour intervenir sur d’éventuelles coupures, la Protection civile et l’Union tunisienne de solidarité sociale, qui ont mobilisé leurs moyens logistiques et humains.

Y. N.

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Intempéries | Suspension des cours ce jeudi à Jendouba

Von: Yusra NY
15. April 2026 um 20:48

Face aux conditions météorologiques et aux risques d’inondations, la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles de Jendouba a pris des mesures radicales pour garantir la sécurité des citoyens.

Réunie ce mercredi 15 avril 2026 au siège du gouvernorat, la Commission régionale a décidé la suspension totale des cours pour la journée du jeudi 16 avril 2026.

Cette décision intervient alors que la région subit des précipitations exceptionnelles engendrant une montée des eaux avec un niveau des oueds ayant atteint des seuils critiques, des glissements de terrain et des coupures de routes, actuellement impraticables, notamment en milieu rural et au niveau des intersections avec les cours d’eau.

La suspension des activités pour la journée de demain concerne l’ensemble des délégations du gouvernorat de Jendouba pour :

  • Les établissements scolaires publics et privés (Primaire, Préparatoire et Secondaire).
  • Les centres de formation professionnelle.
  • Les centres de réadaptation pour personnes à besoins spécifiques.

Alors que l’Institut national de la météorologie (INM) prévoit de fortes précipitations sur l’extrême nord pour cette nuit et demain, la Commission a annoncé rester en session permanente.

Y. N.

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Tunis | Wadie Jary à nouveau hospitalisé en urgence

Von: Yusra NY
15. April 2026 um 19:32

L’état de santé de l’ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF), Wadie Jary, s’est brusquement dégradé dans la soirée du lundi 13 avril 2026, nécessitant son transfert de la prison vers l’hôpital.

Dans un communiqué publié ce mercredi via sa page Facebook, Wadie Jary a été victime d’une chute brutale de sa tension artérielle et de son rythme cardiaque, accompagnée de plusieurs autres symptômes alarmants. Face à cette urgence médicale, il a été transféré de toute urgence à l’hôpital, où il a été admis en unité de soins intensifs.

Il y reçoit actuellement les soins nécessaires, prodigués par une équipe médicale spécialisée et adaptée à la criticité de son état, lit-on encore dans le communiqué, dans lequel des remerciements ont été adressés aux cadres et agents de la prison civile de la Mornaguia pour leur réactivité ainsi qu’au personnel médical et paramédical du CHU pour la qualité de la prise en charge.

Y. N.

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Météo-Tunisie | Pluies orageuses pour cette nuit

Von: Yusra NY
15. April 2026 um 19:13

l’Institut national de la météorologie (INM) prévoit, pour cette nuit, de fortes précipitations dans le nord et des vents soutenus sur le littoral.

Des pluies éparses et temporairement orageuses sont attendues sur le Nord et localement sur le centre et la vigilance est de mise, car ces pluies seront parfois intenses, particulièrement sur les zones côtières du Nord et à l’extrême Nord-Ouest, où des cumuls importants sont prévus.

​Le vent de secteur Nord-Ouest continue de souffler avec force près des côtes et sur les hauteurs. Dans les autres régions, il sera modéré, bien qu’il puisse dépasser temporairement les 70 km/h sous forme de rafales lors du passage des nuages orageux.

​Les thermomètres afficheront des valeurs comprises entre 10 et 14°C au nord et dans les régions de l’ouest et ne dépasseront pas les 7°C sur les hauteurs. Pour le reste du pays, les températures varieront entre 14 et 18°C.

Y. N.

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Tunisie | Un prêt sans intérêt ou l’illusion de l’argent magique

15. April 2026 um 13:12

L’obtention d’un prêt sans intérêt auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) – on parlera alors de «monétisation directe de la dette publique» – est le rêve de l’argent magique cher au Parlement tunisien. Une pareille opération risquerait d’augmenter la masse monétaire, de relancer l’inflation et de nuire à l’ensemble de l’économie nationale. Explications…

Larbi Ben Bouhali *

Toutes les écoles de pensée économique des XXe et XXIe siècles s’accordent sur un point : si les banques centrales augmentent la masse monétaire, l’inflation augmentera. Or, une inflation trop élevée nuira à l’ensemble de l’économie et nous conduira à une économie à deux classes, où les riches s’enrichiront et les pauvres s’appauvriront (Milton Friedman, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Thomas Piketty et Carl Menger).

À cela s’ajouteront d’autres problèmes économiques, sociaux et politiques.

Corriger d’abord le double déficit chronique

Le Parlement devrait s’attaquer aux causes profondes du problème, qui ne réside pas dans la loi de la Banque centrale de Tunisie de 2016, mais dans le double déficit chronique que connaît l’État (twin deficits, déficits jumeaux) : un déficit budgétaire et un déficit commercial importants. Lorsqu’un État est déficitaire, il doit emprunter des sommes considérables. Il convient donc de corriger d’abord ce double déficit, puis de réformer le code de la Banque centrale de Tunisie.

Que le gouvernement emprunte directement auprès de la banque centrale ou auprès des banques commerciales, le résultat est le même : une forte inflation, une faible croissance économique et une économie à deux vitesses.

Prenons l’exemple des deux dernières années : le gouvernement a emprunté 14 milliards de dinars à la banque centrale et 11 milliards de dinars au système bancaire local. Cette année 2026, il devra emprunter à nouveau 27 milliards de dinars.

Premièrement, je suis opposé au financement direct de la dette publique tunisienne par la Banque centrale (monétisation de la dette publique).

Deuxièmement, je soutiens la réforme globale d la loi de la Banque centrale de Tunisie de 2016, ainsi que du système de paiement, de la législation sur les taux de change, du mandat de la Banque centrale en matière de stabilité des prix (inflation) et des règles prudentielles visant à réguler le système bancaire.

Un ensemble de mesures est nécessaire pour moderniser la Banque centrale et l’adapter aux réalités du XXIe siècle.

Lorsque la Banque centrale augmente la masse monétaire en circulation, elle perturbe l’économie dans son ensemble, détourne l’épargne des investissements productifs réels vers la surconsommation et le gaspillage des ressources rares, et creuse les inégalités. Plus important encore, elle dévalue le dinar et l’épargne totale, dont le taux a diminué, passant de 9 % du PIB en 2020 à 4,5 % en 2025.

Les parlementaires tunisiens devraient se poser la question suivante : pourquoi la Banque centrale suisse et la Banque centrale allemande sont-elles interdites par la loi et la constitution de prêter directement de l’argent à leurs gouvernements respectifs ?

Modifier la loi sur l’autonomie et l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie ne résoudra pas les problèmes économiques du pays. Pourquoi ?

Le Parlement sait-il que la Banque centrale de Tunisie ne fournit que 20 % des liquidités du système bancaire et financier, les 80 % restants étant assurés par les banques commerciales et autres organismes de crédit, comme dans tout autre système bancaire au monde ?

Dès lors, pourquoi le Parlement souhaite-t-il légiférer sur ces 20 % de liquidités et ignorer les 80 % restants ?

Par ailleurs, le problème ne réside pas dans le fait que la Banque centrale puisse choisir entre un double mandat (stables prix et plein emploi) et un mandat unique (stables prix et inflation). (Single mandate or double mandate).

Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Le problème est que lorsque la Banque centrale augmente la masse monétaire (M2/M3) de plus de 10 % par an pour financer l’État et l’économie, l’inflation monétaire se maintient à un niveau élevé, faussant l’économie et créant deux classes sociales distinctes : les très riches et les très pauvres, à l’image des situations au Venezuela et en Argentine.

C’est précisément ce qui s’est produit en Tunisie ces deux dernières années, lorsque la Banque centrale a accordé un prêt de 14 milliards de dinars à l’État en 2024 et 2025. Le Parlement tunisien devrait faire le point sur les deux dernières années et éviter de plonger l’économie tunisienne dans une profonde récession.

Il devrait s’atteler en priorité à la résolution des deux déficits majeurs que sont le déficit budgétaire et le déficit commercial.

La science économique du XXIe siècle est radicalement différente de celle des trois siècles précédents. En quoi ?

On nous a appris que la définition théorique de l’économie est «la gestion de la rareté des ressources réelles» afin de créer de la richesse et d’améliorer le niveau de vie de l’ensemble de la société.

Or, dans la réalité de ce XXIe siècle, l’économie keynésienne ne sert plus les intérêts de la société dans son ensemble et la politique monétaire est fortement influencée par la conjoncture budgétaire.

Lorsque les gouvernements du monde entier accumulent des déficits budgétaires, ils se tournent vers les banques centrales pour qu’elles impriment davantage de monnaie afin de refinancer les nouvelles dettes par l’ancienne.

Le niveau d’endettement mondial a atteint 300 000 milliards de dollars en 2025, soit environ 300 % du PIB mondial (Source : Banque des règlements internationaux – BRI – Bâle).

Les banques centrales du G20 disposent d’une offre monétaire illimitée (la rareté des ressources n’existe plus) et impriment des milliers de milliards de dollars pour maintenir la croissance du PIB indéfiniment. Telle est la réalité économique du XXIe siècle.

Mais lorsque les banques centrales impriment des milliards de dollars (FED, BoJ, ECB, BoE, Pboc) sans véritable production industrielle de biens et de services, l’ensemble de l’économie se trouve faussée par des niveaux d’endettement et de chômage élevés, une faible croissance de la productivité, et les riches s’enrichissent tandis que les pauvres s’appauvrissent.

Ainsi, supprimer l’autonomie et l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie ne résoudra pas, et ne pourra pas résoudre, les problèmes économiques du pays.

Cela créera une économie à deux vitesses, avec une Bourse de Tunis progressant de 35 % par an tandis que l’économie réelle et productive croîtra de seulement 2,5 %, le tout accompagné d’une forte inflation, d’une faible croissance économique, d’un chômage élevé, de faibles gains de productivité et d’un endettement croissant d’année en année.

L’argent, transféré de la Banque centrale vers l’économie réelle, faussera les politiques monétaire et budgétaire, affaiblira le dinar et alimentera l’inflation. Les indicateurs macroéconomiques deviendront alors inopérants et ne refléteront plus fidèlement la performance de l’économie au cours du cycle économique.

N’oublions pas ce qui s’est passé ces deux dernières années lorsque la Banque centrale de Tunisie a injecté 14 000 millions de dinars (7 + 7) et tirons les leçons de cette expérience : l’augmentation de la masse monétaire (M2/M3) de 10 % par an a maintenu une inflation trop élevée et a créé des économies à deux vitesses, semblables à l’économie américaine avec un marché boursier élevé et une économie réelle stagnante, caractérisée par un niveau d’endettement et de chômage élevé.

La Bourse de Tunis et l’économie financière ont progressé de 35 % en 2025, mais l’économie productive réelle est restée en situation de stagflation, avec une croissance du PIB de 2,5 %, des niveaux d’inflation et de chômage élevés et une faible croissance du PIB.

L’histoire du prêt sans intérêt accordé au gouvernement par la BCT est une illusion, une véritable arnaque. Comment ?

Premièrement, l’économie tunisienne est une économie ouverte qui dépend des importations d’énergie et de matières premières pour produire et satisfaire la demande intérieure, et pour exporter ses excédents de production afin de constituer des réserves de devises. Or, la hausse des prix du pétrole brut et du gaz naturel sur le marché mondial creuse le déficit de la balance commerciale tunisienne.

Parallèlement, l’augmentation des subventions du gouvernement à l’alimentation et à l’énergie aggrave le déficit budgétaire d’année en année. Ce double déficit commercial et budgétaire contraint le gouvernement à emprunter toujours plus en devises étrangères, engendrant un déficit chronique de la balance des paiements courants.

La Tunisie doit emprunter en devises étrangères, et non en dinars, année après année, pour assurer sa croissance, satisfaire la demande intérieure et produire les biens et services nécessaires. Imprimer des dinars par la banque centrale pour acheter des devises étrangères et de l’énergie n’est pas une bonne politique économique.

Deuxièmement, depuis 2022, j’affirme que même si la Banque centrale de Tunisie émet 100 000 millions e dinars par an, cela ne résoudra pas le problème de la dette et ne stimulera pas la croissance économique. Pourquoi ?

Parce que la Tunisie doit acheter de l’énergie, des matières premières et du blé sur le marché mondial en devises étrangères (dollars américains et euros), et non en dinars tunisiens, et rembourser sa dette extérieure en euros et en dollars américains.

Par conséquent, la BCT doit toujours disposer de réserves de change d’au moins 150 jours pour pouvoir gérer la politique monétaire tunisienne, maintenir la stabilité des prix, maîtriser l’inflation, protéger le dinar de la dépréciation et honorer la dette extérieure à son échéance.

En résumé, le gouvernement du président Kaïs Saïed emprunte auprès des banques locales et de la banque centrale pour payer les salaires et les subventions, tandis que les ménages tunisiens dépensent cet argent auprès de ces mêmes banques et des supermarchés qui engrangent des profits colossaux. L’argent passe de la banque centrale aux poches des plus riches en Tunisie.

On constate clairement que la dette publique et le déficit budgétaire tunisiens augmentent, tandis que les entreprises cotées en bourse (oligopoles) voient leurs revenus et leurs profits exploser chaque année. Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent.

Indépendance de la BCT et stabilité financière

L’autonomie et l’indépendance protègent la Banque centrale de Tunisie des pressions politiques et lui permettent de se concentrer sur sa mission première : garantir la stabilité des prix, le plein emploi et la stabilité des systèmes bancaire et financier, protéger le dinar tunisien et préserver le patrimoine du peuple tunisien pour les générations actuelles et futures.

De plus, depuis 68 ans, la Banque centrale de Tunisie œuvre dans le cadre du mandat que lui confère la Constitution tunisienne et a toujours obtenu de bons résultats. Lors de la crise pétrolière et de la forte inflation des années 1970 et 1980, elle a su préserver le dinar tunisien et maintenir un système bancaire résilient pour financer l’économie.

De plus, la BCT a travaillé avec le gouvernement dans les années 1990 et a remboursé toute la dette du FMI, et a travaillé avec le gouvernement japonais pour organiser de nouveaux prêts en utilisant l’émission d’obligations Samurai afin de financer les besoins budgétaires du gouvernement tunisien et a recommencé à investir et à faire croître l’économie, et au premier trimestre 2007, l’économie avait progressé de 5,9 %.

Le Parlement devrait s’attaquer aux causes profondes des problèmes : le problème ne réside pas dans le code de la Banque centrale de Tunisie de 2016 ; la cause première est le déficit jumeau chronique que connaît le gouvernement : un déficit budgétaire et un déficit commercial importants. Lorsqu’un gouvernement est déficitaire, il doit emprunter des sommes considérables. Il convient donc de corriger d’abord ce déficit jumeau, puis de réformer le code de la BCT de 2016.

Par ailleurs, l’expérience des deux dernières années, marquée par un emprunt de 14 milliards de dinars auprès de la Banque centrale de Tunisie, nous permet de tirer des enseignements.

Nous constatons clairement que le discours du président Kaïs Saïed sur l’État-providence produit l’effet inverse : il prend aux pauvres pour donner aux riches. Le gouvernement est surendetté et n’a pas les moyens d’investir et de stimuler la croissance économique. De nombreuses entreprises publiques, telles que Steg, Tunisair, Sonede, Stir, etc., sont en difficulté.

Les deux seuls gagnants de la politique économique du président Saïed sont le marché financier tunisien (BVMT), dont les revenus ont augmenté de 35 % en 2025 grâce à la croissance de toutes les entreprises, et l’économie informelle, qui a progressé de 15 % en 2025 (atteignant 28,2 milliards de dinars en circulation).

En revanche, le principal perdant est l’État, qui s’endette toujours plus, contractant de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes : un véritable piège de la dette. Celle-ci a augmenté de 69 milliards de dinars ces cinq dernières années.

En fin de compte, le résultat est le suivant : le gouvernement emprunte auprès des banques commerciales et de la banque centrale tunisienne, puis distribue cet argent aux ménages sous forme de salaires et de subventions énergétiques. Ces derniers le restituent ensuite aux banques et aux supermarchés sous forme de dépenses alimentaires, de remboursement de prêts et d’énergie, générant ainsi des bénéfices nets pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis.

De plus, 75 % de la capitalisation boursière tunisienne repose sur les banques, les sociétés de crédit-bail et les compagnies d’assurance. Si l’on ajoute les supermarchés et les entreprises agroalimentaires, on constate clairement que ces entreprises réalisent d’importants profits au sein de la BVMT, tandis que le gouvernement et les ménages se retrouvent fortement endettés.

Les investissements directs étrangers en Tunisie sont extrêmement faibles, et en 2025, toutes les entreprises étrangères ont transféré leurs bénéfices de 3 milliards de dinars tunisiens hors de Tunisie, ce qui signifie qu’une très petite quantité de devises étrangères reste dans l’économie tunisienne pour l’investissement et la création de nouveaux emplois.

* Expert financier.

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Etats-Unis – Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium

15. April 2026 um 09:41

Le détroit d’Ormuz devrait être rebaptisé le détroit du chantage. Il cristallise aujourd’hui le bras de fer entre les États-Unis de Donald Trump et la République islamique d’Iran des Gardiens de la révolution.

Imed Bahri

Téhéran a voulu utiliser le détroit comme une carte dans les négociations avec Washington tenues au Pakistan mais les Américains qui exigent le rétablissement immédiat de la libre navigation ne l’entendent pas de cette oreille.

Face à l’inflexibilité de l’Iran, Trump a annoncé un blocus maritime du détroit dont l’objectif est de paralyser les exportations du pétrole iranien, blocus entré en vigueur dans l’après-midi du lundi 13 avril 2026.

À part le détroit, la question de l’uranium et celle du déblocage des avoir gelés à l’étranger demeurent des points de divergence entre les deux belligérants. 

Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran se sont terminés dimanche 12 avril 2026 à l’aube au Pakistan sans qu’un accord de cessez-le-feu permanent ne soit trouvé. Les Américains ont affirmé avoir présenté leur meilleure offre finale, rejetée par l’Iran, a rapporté le New York Times. «Nous avons clairement indiqué nos lignes rouges, les points sur lesquels nous sommes prêts à faire des concessions et ceux sur lesquels nous ne sommes pas prêts à transiger», a déclaré le vice-président J.D. Vance après 21 heures de réunions avec de hauts responsables iraniens à l’hôtel Serena d’Islamabad.

Positions très éloignées sur des points cruciaux

M. Vance n’a pas précisé la nature de ces lignes rouges. Dans les jours ayant précédés les pourparlers, les deux parties ont publié des déclarations publiques indiquant qu’elles restaient très éloignées sur plusieurs points cruciaux. Elles n’ont même pas réussi à s’entendre sur la question de savoir si la trêve de deux semaines, conclue mardi 7 avril, incluait les combats au Liban, un désaccord qui a failli paralyser la réunion.

Dimanche matin, trois points de désaccord majeurs persistaient, selon des responsables iraniens proches des négociations : la réouverture du détroit d’Ormuz, le sort de quelque 408 kg d’uranium hautement enrichi et la demande de l’Iran de débloquer environ 27 milliards de dollars de ses avoirs gelés à l’étranger.

Les États-Unis exigeaient la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz à toute navigation. Cependant, l’Iran a refusé de renoncer à cette voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, affirmant qu’il ne le ferait qu’après la conclusion d’un accord de paix définitif, selon deux responsables iraniens s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité des négociations.

Téhéran cherche à financer la reconstruction

L’Iran réclamait également des réparations pour les dommages causés par six semaines de frappes aériennes et exigeait le déblocage des recettes pétrolières gelées en Irak, au Luxembourg, à Bahreïn, au Japon, au Qatar, en Turquie et en Allemagne, afin de financer la reconstruction, ont indiqué les responsables. Les Américains ont rejeté ces demandes.

Un autre point de blocage résidait dans l’exigence du président Trump que l’Iran cède ou vende la totalité de son stock d’uranium enrichi. L’Iran a formulé une contre-proposition mais les deux parties n’ont pas réussi à trouver un compromis.

«Lorsque deux équipes sérieuses se réunissent dans le but de parvenir à un accord, celui-ci doit être mutuellement avantageux», a déclaré Mehdi Rahmati, analyste à Téhéran, lors d’un entretien téléphonique avec le NYT. Il a ajouté : «Il est illusoire de penser que nous puissions sortir de cette situation sans faire de concessions importantes, cela vaut également pour les Américains».

Le premier contact direct depuis 1979  

Bien que les réunions se soient terminées sans accord, leur simple tenue constituait en soi un signe de progrès. Six semaines auparavant, les États-Unis et Israël avaient assassiné le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une frappe aérienne, et les autorités iraniennes avaient juré vengeance. À ce moment-là, la perspective d’une rencontre de haut niveau entre responsables iraniens et américains semblait hautement improbable.

Pourtant, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, commandant militaire influent, dirigeait la délégation iranienne et rencontra Vance en personne. Les deux hommes se serrèrent la main et, selon les autorités iraniennes, les discussions furent décrites comme amicales et apaisées. Malgré l’absence de percée diplomatique, un tabou, forgé par des décennies d’hostilité, de rhétorique acerbe et de slogans comme «Mort à l’Amérique» en Iran, fut brisé.

La rencontre entre Vance et Ghalibaf constitua le contact direct le plus important entre des représentants iraniens et américains depuis la rupture des relations diplomatiques en 1979, suite à la révolution islamique et à la prise d’otages de diplomates américains à l’ambassade américaine de Téhéran.

Vali Nasr, professeur et spécialiste des affaires iraniennes à l’université Johns Hopkins, qui demeure optimiste, a déclaré : «Il s’agit des pourparlers directs les plus sérieux et les plus soutenus entre les États-Unis et l’Iran et ils témoignent de la volonté des deux parties de mettre fin à ce conflit».

Pour le moment, les négociations sont au point mort même si le très fragile cessez-le-feu de 15 jours se poursuit et que les efforts des médiateurs pour qu’un nouveau round de négociations ait lieu sont en cours.

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