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Laurentiu Reghecampf nommé officiellement à la tête de l’Espérance de Tunis

Von: farhat
15. Juni 2026 um 18:02

L’Espérance de Tunis a annoncé lundi la nomination de l’entraîneur roumain Laurentiu Reghecampf à la tête de son équipe première de football.

Le club Sang et Or a indiqué, sur sa page officielle, avoir finalisé l’ensemble des procédures liées à la signature du technicien de 50 ans, sans préciser la durée de son contrat.

Reghecampf effectue ainsi son retour sur le banc de l’Espérance, qu’il avait déjà dirigée lors de la saison 2024-2025.

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La CCI Sfax conduira une mission d’affaire au BATIMAT 2026 – Paris

15. Juni 2026 um 14:51

La Chambre de commerce et d’industrie de Sfax (CCIS) organise une mission d’affaires à l’occasion du Salon international du bâtiment « BATIMAT 2026 », prévu du 28 septembre au 1er octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris. Cette initiative est menée en partenariat avec la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et Promosalons.

Selon la CCIS, cette édition de BATIMAT sera marquée par l’intégration des salons Equipbaie et Metalexpo sous l’appellation « Equipbaie/Métalexpo Renodays by Batimat ». L’événement s’articulera autour de quatre pavillons consacrés aux principaux segments de la filière du bâtiment et de la construction.

L’événement réunira des professionnels du secteur autour des dernières innovations, des nouvelles solutions techniques et des tendances du marché. Il offrira également aux entreprises participantes l’occasion de nouer des contacts avec de potentiels partenaires, d’élargir leur réseau professionnel et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires à l’international.

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Netanyahu échoue à saboter l’accord de paix irano-américain

15. Juni 2026 um 14:15

Alors qu’une petite lumière a commencé à briller au bout du tunnel dans lequel la guerre contre l’Iran a plongé le monde, le premier ministre israélien se démène comme un diable pour l’éteindre. En d’autres termes, au moment où les Etats-Unis et l’Iran s’apprêtaient à signer un protocole d’accord qui mettrait fin aux hostilités, Netanyahu, désespéré de voir un apaisement dans les relations entre Téhéran et Washington, a eu recours au sabotage en bombardant la banlieue-sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’.

Il semble acquis que Netanyahu a échoué dans ses tentatives de maintenir en l’état les hostilités entre Washington et Téhéran. Son échec de saboter la paix que le monde entier réclame, l’a plongé dans le désespoir. Il ne peut rien faire d’autre que ruminer, la mort dans l’âme, la peine et la haine qui le rongent.

En effet, les dernières informations, confirmées à Washington et Téhéran, indiquent que les deux partie sont arrivées à un Mémorandum d’accord qui sera signé le vendredi 19 juin à Genève. L’effet immédiat de ce Mémorandum sera l’arrêt de la guerre, la levée du blocus sur l’Iran et l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation. Le Mémorandum prévoit également que les deux parties auront 60 jours pour arriver à un accord final concernant tous les problèmes en suspens : les sanctions contre l’Iran, les avoirs gelés de l’Iran, la question nucléaire et la paix dans la région.

Il serait instructif de passer en revue les événements qui ont précédé l’annonce officielle du Mémorandum d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran.

La semaine dernière l’Iran a menacé de riposter contre Israël, si ce dernier s’attaque à la ‘Dhahya’. Trump, soucieux de signer un accord qui le sortirait du piège où il se débat depuis le 28 février, ordonna à Netanyahu de ne pas s’approcher de la capitale libanaise.

Mais Netanyahu ignora l’ordre de Trump et s’attaqua à la banlieue-sud de Beyrouth. L’Iran, comme il a menacé de le faire, a répliqué par une attaque directe contre Israël. Une première pour Téhéran, qui a lancé ses missiles contre Israël non pas parce que celui-ci a attaqué l’Iran, mais parce qu’il a attaqué Beyrouth.

Israël a de nouveau défié Trump et riposté contre l’Iran. Celui-ci a riposté de nouveau contre des cibles en Israël. A la suite de ces échanges, Israël a limité ses frappes au sud du Liban.

Ce cycle inédit dans la région a mis en évidence la volonté de l’Iran d’instaurer une nouvelle dynamique régionale. Le message iranien était clair : les attaques contre le Liban ne seraient plus sans conséquences pour Israël. Pour la première fois, un pays de la région tente d’imposer des contraintes militaires à Israël au-delà de ses frontières.

Sans surprise, Israël a perçu cela comme une atteinte directe à sa liberté de manœuvre imposée depuis longtemps à la région entière. Une perspective très inquiétante pour Israël qui considère la nouvelle équation que l’Iran est déterminé à mettre en place comme un danger à la pérennité de l’impunité dont ont toujours bénéficié les gouvernements successifs israéliens.

Pendant plusieurs jours, alors même que le Hezbollah et Israël continuaient d’échanger des tirs, Netanyahu s’est abstenu de frapper la banlieue sud de Beyrouth et de tester la nouvelle ligne rouge de l’Iran.

Mais dimanche 14 juin, à quelques heures seulement de« la signature électronique » par Washington et Téhéran d’un mémorandum mettant fin à la guerre et permettant le retour à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, Netanyahu, pris d’hystérie face à ces développements, a tenté encore une fois de recourir au sabotage en bombardant de nouveau la banlieue-sud de Beyrouth.

Un diplomate américain impliqué dans les négociations a déclaré dimanche à Fox News : « Il s’agit d’une tentative manifeste d’Israël de saboter l’accord du président et de replonger les États-Unis dans la guerre. »

Cette « tentative manifeste » a manifestement échoué. Netanyahu qui a entrainé son ami Trump dans une guerre désastreuse, se trouve au pied du mur. Il est désormais incapable de forcer Washington à poursuivre la guerre, ni de la poursuivre tout seul.

L’Iran est le grand gagnant de la désastreuse mésaventure de Trump et Netanyahu. Sans doute, le pays a subi de grandes destructions et des milliers de morts, dont le guide Ali Khamnei. Mais il a montré aux Etats-Unis, à Israël et au monde le prix qu’aurait à payer quiconque tenterait de déstabiliser l’Iran ou de porter atteinte à sa souveraineté.

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Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples

15. Juni 2026 um 12:29

Le 19 juin 2026, à Genève, sera signé un accord qui mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Les chancelleries salueront l’événement. Les communiqués parleront de paix, de stabilité retrouvée, de victoire de la diplomatie. Mais il faut poser d’emblée la question que ces communiqués n’auront pas le courage de formuler : cette paix, pour qui ?

Abdelhamid Larguèche *

Comme tant de conflits du Proche-Orient avant elle, cette séquence de violence dont on annonce la fin proche ne se conclut pas par la justice, elle se clôt par l’épuisement des belligérants et le calcul froid des grandes puissances. Les armes se taisent avant que les douleurs ne s’apaisent. Et les peuples découvrent, une fois de plus, qu’ils n’étaient pas conviés à la table où leur destin fut négocié. C’est là le visage permanent de ce qu’il faut bien appeler : la paix des puissants.

Le protocole d’Islamabad, tel qu’il se dessine, articulera la sécurité du détroit d’Ormuz, une levée partielle des sanctions économiques contre l’Iran et une reprise des négociations nucléaires avec ce pays. Des médiations pakistanaises et qataries ont joué un rôle déterminant dans ce rapprochement. Mais l’essentiel n’est pas dans les clauses de cet accord, il est dans ce qu’il révèle : un ordre mondial en recomposition profonde, où l’hégémonie américaine n’est plus qu’une puissance parmi d’autres, et où les peuples de la région continuent de payer, de leur sang et de leur avenir, le prix de ces reconfigurations.  

La Chine et la fin de l’hégémonie occidentale 

Le premier vainqueur est l’Iran. Longtemps présenté comme isolé, étranglé par les sanctions et contraint à la défensive, Téhéran sort de cette séquence en position de force relative. La République islamique n’a pas seulement survécu, elle a imposé ses lignes rouges, en particulier sur le contrôle stratégique du détroit d’Ormuz. Ce n’est pas rien : c’est la consécration d’une puissance régionale que quarante ans de pression n’ont pas réussi à briser.

Derrière l’Iran se profile la vraie grande gagnante de ce tournant : la Chine. Sans tirer un seul coup de feu, Pékin récolte les dividendes d’une stratégie patiente construite sur deux décennies d’investissements en infrastructures, d’échanges énergétiques et de médiations discrètes.

Ce conflit l’illustre avec netteté : nous sommes entrés dans un monde où l’Occident ne dicte plus ses conditions, et où Pékin avance, méthodiquement, sans fracas, vers le centre de l’échiquier mondial.

Les États-Unis obtiennent une stabilisation régionale et la sécurisation des flux énergétiques. Mais il faut le dire clairement : Washington ne négocie plus en maître, il négocie en partenaire contraint. L’ère de l’hyperpuissance américaine, cette parenthèse d’après-guerre froide où l’Amérique imposait l’ordre du monde, est bel et bien refermée. Ce rétrécissement de l’influence américaine n’est pas une parenthèse : c’est une tendance de fond.  

L’état sioniste et les limites de la supériorité militaire

L’État sioniste présente un bilan en trompe-l’œil. Il dispose d’une supériorité militaire incontestable, mais les conflits successifs ont démontré une vérité que la force ne peut effacer : il n’existe pas de victoire militaire durable sans solution politique. Chaque opération remporte des batailles et perd la guerre de l’histoire. La domination par les armes ne produit pas la sécurité, elle fabrique des générations de résistance.

Pourtant, comme souvent dans l’histoire, les véritables perdants ne siègent pas dans les salles de négociation.

Le peuple palestinien est, une fois encore, le grand absent de cette paix, et sa principale victime. Depuis des décennies, il paye en sang et en exil le prix des équilibres géopolitiques que d’autres ont décidés en son nom.

Chaque accord régional, chaque cessez-le-feu négocié entre grandes puissances, repousse un peu plus la seule question qui ne disparaîtra pas : celle des droits nationaux et de la dignité d’un peuple privé d’État. Gaza, la Cisjordanie, les camps de réfugiés du Liban et de Jordanie, ces réalités-là ne s’effacent pas d’un traité. Elles attendent.  

Un peuple libanais meurtri

Le peuple libanais, lui aussi, sort du cycle de violences profondément meurtri. Le Liban est devenu, depuis trop longtemps, le terrain d’affrontement des ambitions des autres. Que l’on voie dans l’Iran un protecteur ou une tutelle étouffante, le constat demeure : le Liban ne maîtrise plus son propre destin. Il subit des guerres qu’il n’a pas choisies, sur un territoire que d’autres ont transformé en champ de bataille par procuration. C’est là l’une des grandes injustices de cet ordre régional : les petits pays absorbent les conflits des grands.

L’histoire du Moyen-Orient enseigne une leçon que nul ne devrait oublier : les grands arrangements entre puissances se concluent invariablement sur les ruines des peuples. Des Accords Sykes-Picot aux guerres contemporaines, les frontières et les équilibres ont été redessinés depuis les capitales lointaines avant d’être vécus dans la chair des sociétés locales.

Si cet accord se confirme, ce qui semble être le cas, il ne signifiera pas seulement la fin d’une guerre. Il marquera l’entrée officielle dans un nouvel âge géopolitique : monde multipolaire, puissances en recomposition, Occident contraint à la négociation. Mais pour les peuples du Proche-Orient, palestinien, libanais, irakien, syrien, yéménite, ce changement d’ère ne changera rien tant que les grandes puissances continueront de traiter leur sort comme une variable d’ajustement. La véritable question n’est pas de savoir qui gouvernera l’ordre mondial de demain. Elle est de savoir si cet ordre nouveau aura enfin le courage de faire de la dignité des peuples autre chose qu’une clause oubliée dans un accord de chancellerie.  

* Historien.

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Cinq choses à savoir sur Ayyoub Bouaddi, le surdoué des Lions de l’Atlas

15. Juni 2026 um 11:56
Dans le football moderne, les prodiges sont partout. Mais les prodiges capables de parler avec aisance devant un jury, de décrocher leur bac avant l’âge habituel ou de faire l’unanimité des deux côtés de la Méditerranée sont plus rares. À…

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Accord de paix États-Unis – Iran : Ce que prévoit le texte de paix annoncé à Genève

15. Juni 2026 um 11:43

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé être parvenus à un accord-cadre visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient. Révélée par plusieurs médias internationaux, la feuille de route prévoit une réouverture du détroit d’Ormuz, une cessation des opérations militaires et une phase de négociations encadrée.

L’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran marque un tournant diplomatique majeur après plusieurs mois de tensions et de conflit. Selon les informations recoupées par la presse internationale, le texte reste un accord-cadre en attente de signature officielle, prévue à Genève.

Un cessez-le-feu et une fin progressive des hostilités

D’après les éléments rapportés, les deux parties sont convenues d’un arrêt des opérations militaires « sur tous les fronts », incluant plusieurs zones de conflit régionales.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué, une « fin immédiate et définitive de la guerre », tout en précisant que des discussions techniques restent nécessaires pour stabiliser l’accord.

Le détroit d’Ormuz au cœur du dispositif

Point central du texte : la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie.

Le projet prévoit la reprise immédiate de la navigation commerciale dans le détroit, ainsi que la levée progressive de certaines restrictions maritimes imposées durant le conflit. Washington aurait également annoncé la fin du blocus naval américain dans la zone, dès la signature de l’accord.

Un cadre de négociations de 60 jours

Au-delà du cessez-le-feu, le texte ouvre une phase de négociations de plusieurs semaines.

D’après les médias internationaux, un délai de 60 jours est prévu pour discuter des questions les plus sensibles, notamment le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions économiques et les mécanismes de contrôle et de vérification.

Ces discussions devront aboutir à un accord final plus détaillé.

Une signature attendue à Genève

La cérémonie officielle de signature devrait se tenir à Genève, en Suisse, selon les annonces relayées par la presse internationale.

Ce choix s’inscrit dans la continuité du rôle de médiation joué par plusieurs acteurs régionaux, notamment le Pakistan, cité comme facilitateur dans les échanges entre les deux capitales.

Malgré l’annonce, plusieurs éléments restent soumis à validation politique et technique.

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Tennis : Moez Chargui opposé à Jaime Faria à Nottingham

Von: tmps
15. Juni 2026 um 11:05

Le Tunisien Moez Chargui (142e mondial) affrontera lundi soir, le Portugais Jaime Faria (94e), pour le compte des seizièmes de finale de l’Open de Nottingham 2 de tennis.

Il s’agit de la deuxième confrontation entre les deux joueurs après un premier duel remporté par le Portugais (2-0) en septembre 2023, dans le cadre des huitièmes de finale du tournoi de Braga au Portugal.

L’Open de Nottingham qui se déroule sur gazon est doté de 204.000 dollars.

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Décès du chanteur tunisien Kamel Raouf Nagati à l’âge de 88 ans

15. Juni 2026 um 11:02

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de l’artiste tunisien Kamel Raouf Nagati, survenu ce lundi 15 juin 2026. Ses obsèques auront lieu aujourd’hui au cimetière de Jellaz, à Tunis, après la prière du Âsr.

Originaire de Kairouan, le défunt était né à Tunis en 1938. Il a chanté dans plusieurs langues et dans divers pays.

Le défunt a entamé sa carrière artistique à la fin des années 1950 à travers l’émission pour amateurs animée par le journaliste Hamadi Jaziri sur les ondes de la Radio tunisienne. Lauréat du premier prix, il a ensuite poursuivi son parcours artistique entre la Tunisie et le Liban, où il a côtoyé plusieurs figures emblématiques de la scène musicale arabe, parmi lesquelles Halim El Roumi et le célèbre violoniste Abboud Abdelal. 

Son répertoire comprend au moins 300 chansons, parmi lesquelles ‘‘Yasmina’’,  «Gharou menni ou gharou menha» ou encore «Tamayili ya sabiyya alarrimal»,  sur des paroles du poète Ridha Khouini.

I. B.

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Est-ce la fin du conflit au Moyen-Orient ?

15. Juni 2026 um 10:11

Washington et Téhéran ont finalisé, dimanche 14 juin, un protocole d’accord devant mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban. Toutefois, le dossier le plus épineux, notamment le programme nucléaire iranien, sera examiné ultérieurement. 

 Pouvait-il rêver d’un aussi beau cadeau pour fêter ses 80 ans ? Dimanche 14 juin, qui s’avère être le jour de son anniversaire, le président américain Donald Trump a enfin arraché à la dernière minute un accord historique avec l’Iran. Et ce, en dépit de la frappe israélienne menée sans avertissement le jour même contre un centre de commandement du Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Sabotage

Pour les responsables iraniens, cette attaque démontre soit l’incapacité des États-Unis à contenir leur allié israélien; soit leur absence de volonté de faire respecter les engagements pris dans le cadre des discussions. Mais il est clair que le choix du timing démontre la volonté du gouvernement Netanyahou de torpiller tout rapprochement entre Washington et Téhéran sur le dos d’Israël.

Selon le site Axios, Donald Trump aurait adopté un ton sévère lors d’un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahou. Il aurait reproché au Premier ministre israélien son « manque de discernement » après la frappe menée à Beyrouth, estimant que cette opération avait perturbé les derniers préparatifs de l’accord en cours de négociation avec Téhéran et retardé sa signature.

La médiation pakistanaise à l’honneur

C’est le Pakistan, médiateur du conflit, qui a été le premier à annoncer officiellement la nouvelle, par la voix de son Premier ministre, Shehbaz Sharif, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un « accord de paix » mettant immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban.

« Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre de l’accord jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature ». Laquelle se tiendra selon lui à Genève, en Suisse, le 19 juin.

Pour sa part, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi que l’accord avec les Etats-Unis mettait « fin immédiatement et définitivement à la guerre et aux opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban ».

Quelques minutes plus tard, Trump confirma sur son réseau Truth Social que « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé. J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a ajouté le président américain, euphorique.

Quid de la « déclaration d’Islamabad » ?

Mais que contient le protocole d’accord ou le « mémorandum d’entente » qui porte le nom de « déclaration d’Islamabad », un geste de reconnaissance envers le Pakistan, pays médiateur du conflit entre les deux pays  et dont la signature se tiendra à Genève le 19 juin à 45 kilomètres d’Evian-les-Bains en France, ville où se déroulera un sommet du G7 en présence de Donald Trump et d’une délégation américaine du 15 au 17 juin ?

Selon la chaine américaine CNN, ce sera le vice-président américain, JD Vance, qui représentera les États-Unis et qui signera le texte. Lequel prévoit un cessez-le-feu de 60 jours sur « tous les fronts », y compris le Liban, le déblocage du détroit d’Ormuz « sans que l’Iran ne demande des taxes de passage » aux navires empruntant le corridor.

En échange, le blocus opéré par la Navy américaine depuis le 13 avril sera levé. Un allégement des sanctions à l’encontre de l’Iran est prévu, « selon l’avancement d’un accord et l’engagement continu et de bonne foi » de l’Iran.

Sur le sujet du nucléaire, l’accord devra « satisfaire toutes les exigences américaines ». Toujours selon CNN, Téhéran devra donc s’engager à ne pas chercher à obtenir l’arme nucléaire. Il devrait également renoncer à son stock d’uranium enrichi.

Reste la question du dégel ou non des milliards de dollars d’actifs iraniens qui demeurent en suspens. Toutefois, un haut responsable américain cité par l’agence de presse britannique Reuters a affirmé que l’accord en élaboration est « fondé sur les résultats ». Téhéran ne récupérerait pas ses avoirs gelés s’il ne remplit pas sa part de l’accord.

Quelles garanties ?

Au final, faut-il se réjouir de la conclusion de cet accord qui mettra fin à un conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février et qui a déjà fait plus de 7 000 morts, fragilisé les alliances régionales et porté un coup dur à l’économie mondiale ?

La réponse est suggérée par la BBC qui souligne que des questions subsistent sur plusieurs “points cruciaux, notamment la nature des restrictions imposées à l’enrichissement et le sort à réserver au stock d’uranium hautement enrichi que détient actuellement l’Iran.

« Certains de ces aspects seront sans doute réglés lors de négociations ultérieures et de discussions “techniques” menées durant la prolongation de 60 jours de la trêve actuelle. Mais s’il est une chose qui ressort clairement de décennies d’efforts pour tenter d’amadouer l’Iran et le contraindre à renoncer à ses ambitions nucléaires, c’est qu’il n’existe aucune garantie, n’en déplaise aux États-Unis », conclut le média britannique.

Des garanties pour prouver sa bonne foi ? « Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un, c’est de lui faire confiance », dixit Ernest Hemingway.

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