Les recettes fiscales de l’État tunisien devraient atteindre près de 49600 millions de dinars (MD) en 2027, selon les prévisions du projet de budget de l’État, soit une hausse de 4,7 % (+2215 MD) par rapport aux prévisions de 2026, indique un rapport du ministère des Finances.
Ces recettes représenteraient 91,4 % des recettes budgétaires et 60,2 % des ressources globales de l’État. Elles proviendraient à hauteur de 75 % du régime intérieur et de 25 % du régime douanier, avec une répartition entre impôts indirects (58 %) et impôts directs (42 %).
Les impôts indirects devraient s’élever à 28690 MD, en progression de 5 %. Cette évolution serait notamment portée par les recettes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), attendues à 13223 MD (+4,2 %), et les droits de douane, estimés à 2700 MD (+7,7 %), en lien avec l’évolution des importations. Les recettes des divers impôts et taxes atteindraient 8177 MD, en hausse de 6,7 %, notamment pour soutenir le système de sécurité sociale.
Le droit de consommation devrait, pour sa part, progresser de 2,6 % pour atteindre 4590 MD. Cette évolution serait toutefois atténuée par le recul attendu des recettes de la taxe sur les automobiles, en raison de l’engouement pour les véhicules électriques et hybrides bénéficiant d’avantages fiscaux.
Les impôts directs devraient, quant à eux, augmenter de 4,2 % pour atteindre 20910 MD. L’impôt sur le revenu générerait 14404 MD, en hausse de 5,3 %, sous l’effet notamment de la deuxième tranche des majorations salariales dans les secteurs public et privé.
Les recettes de l’impôt sur les sociétés non pétrolières progresseraient de 2,4 % pour s’établir à 5330 MD. En revanche, les recettes de l’impôt sur les sociétés pétrolières resteraient quasiment stables, à 1176 MD (+0,4 %). La hausse prévue de 29 % de la production nationale de pétrole et de gaz serait compensée par le recul attendu du prix du baril de Brent, estimé à 80 dollars en 2027, contre 90 dollars en 2026.
Par ailleurs, les recettes non fiscales sont estimées à 4330 MD. Elles proviendraient principalement des revenus de participation, évalués à 1438 MD, dont 910 MD de bénéfices de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et 303 MD de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), ainsi que de la redevance liée au gazoduc algérien, estimée à 1211 MD.
Les revenus tirés de la commercialisation du pétrole devraient, en revanche, reculer de 9 % pour s’établir à 658 MD, sous l’effet de la baisse attendue des cours. Le gouvernement prévoit également d’améliorer la gestion du domaine de l’État et de restructurer des entreprises publiques stratégiques, notamment dans le secteur des phosphates, afin de renforcer les recettes non fiscales.
Des commissions parlementaires de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD) tiendront, à partir de demain, lundi 26 octobre, des réunions préparatoires consacrées à l’examen du projet de loi de l’État pour l’année 2027.
Ces séances de travail marqueront le coup d’envoi des travaux parlementaires préparatoires à l’examen du budget de l’État pour 2027, dans le cadre des missions de contrôle et d’examen législatif dévolues aux deux institutions.
À l’ARP, la commission de la défense, de la sécurité et des forces porteuses d’armes tiendra une séance à partir de 10h00 au siège de l’Assemblée, consacrée à l’examen des missions relevant de son domaine de compétence dans le cadre du projet de budget.
De leur côté, la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports et la commission des services et du développement sociaux du CNRD tiendront une séance de travail conjointe à partir de 9h30. Cette réunion sera consacrée à la définition de la méthodologie de travail à adopter pour l’examen des missions qui leur sont attribuées au titre du projet de budget de l’État pour 2027.
La Tunisie pourrait émettre deux emprunts obligataires d’un montant de 450 millions d’euros (l’équivalent de 1,51 milliard de dinars tunisiens) et de 350 millions de dollars ( l’équivalent de 1,048 milliard de dinars tunisiens) et ce, dans le cadre de la mobilisation de ressources d’emprunt sur les marchés financiers internationaux, à travers le mécanisme de placement privé et direct, selon le projet de budget de l’Etat de 2027.
Des institutions financières internationales ont exprimé leur disposition à fournir ces financements selon ce mécanisme, dans le cadre d’un ensemble de ressources d’emprunt estimées à environ 26,722 milliards de dinars tunisiens.
Les ressources d’emprunt destinées au financement du budget de l’État pour 2027 sont estimées à 26,722 milliards de dinars, contre un montant prévisionnel de 25,864 milliards de dinars et des réalisations de 25,723 milliards de dinars en 2025.
Ces ressources sont réparties entre emprunts intérieurs ( environ 19,845 milliards de dinars) et un emprunt extérieur ( environ 6,877 milliards de dinars).
Pour ce qui est de l’emprunt intérieur, il comprend notamment 1,4 milliard de dinars au titre des bons du Trésor à 52 semaines, 8,645 milliards de dinars au titre des bons du Trésor assimilables (BTA) et 9,8 milliards de dinars au titre des facilités accordées par la Banque centrale de Tunisie ( Contre 11,45 milliards de dinars attendus et 11 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026, ainsi que 6,85 milliards de dinars enregistrés en 2025).
En revanche, l’emprunt extérieur prévu pour 2027 s’élève à 6,877 milliards de dinars, contre 4,269 milliards de dinars attendus et 6,808 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026. Les emprunts extérieurs effectivement mobilisés en 2025 ont, quant à eux, atteint 3,904 milliards de dinars.
L’emprunt extérieur se répartit entre des prêts extérieurs consacrés aux projets de l’État, à hauteur de 2 milliards de dinars, des prêts extérieurs rétrocédés pour un montant de 200 millions de dinars et des prêts destinés au soutien du budget, estimés à 2,088 milliards de dinars.
À ces ressources s’ajoutent les financements prévus sur les marchés financiers internationaux et à travers de placements privés, pour un montant de 2,589 milliards de dinars, contre 1,375 milliard de dinars en 2026.
Les prêts destinés à l’appui au budget sont estimés à 2,088 milliards de dinars en 2027, contre 2,262 milliards de dinars attendus et 2,983 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026. Les montants effectivement mobilisés en 2025 se sont élevées à 2 milliards de dinars.
Dans le détail, le financement attendu du Fonds monétaire arabe s’élève à 234 millions de dinars, contre 454 millions de dinars attendus en 2026 et 208 millions inscrits dans la loi de finances de la même année. Les montants mobilisés de 2025 ont atteint 171 millions de dinars.
La contribution de la Banque mondiale est estimée à 243 millions de dinars, contre 315 millions attendus en 2026 et 199 millions inscrits dans la loi de finances pour cette même année, tandis que les montants de 2025 se sont élevées à 117 millions de dinars.
Pour sa part, la Banque africaine de développement (BAD) devrait contribuer à hauteur de 77 millions de dinars, contre 28 millions attendus en 2026 et 77 millions inscrits dans la loi de finances de la même année. Le montant enregistré en 2025 s’est élevé à 75 millions de dinars.
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) devrait mobiliser 1,5 milliard de dinars, contre 1,464 milliard de dinars attendus en 2026 et 1,536 milliard inscrit dans la loi de finances de la même année, et 1,595 milliard de dinars en 2025.
Enfin, la contribution de l’Agence française de développement (AFD) est estimée à 34 millions de dinars, soit le même montant qu’en 2026, contre 12 millions de dinars réalisés en 2025.
Mise à jour – Le Club africain a annoncé la réussite de la mobilisation de ses supporters pour assurer la diffusion gratuite de son match contre le TP Mazembe, dimanche 25 octobre 2026 à 18 heures, au stade Hammadi-Agrebi de Radès, dans le cadre du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions d’Afrique.
Après avoir annoncé samedi n’avoir reçu aucune offre financière pour la cession des droits de diffusion de cette rencontre, le club a pu compter sur la solidarité de ses supporters pour réunir la somme nécessaire. La rencontre sera ainsi diffusée gratuitement sur la plateforme All4One, accessible sur YouTube.
Le Club africain remercie ses supporters
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Club africain a remercié ses supporters pour leur mobilisation, saluant une nouvelle fois leur attachement au club et leur soutien dans les rendez-vous importants.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Club africain de valoriser financièrement ses droits de diffusion, tout en permettant à ses supporters de suivre gratuitement son parcours continental.
Le match aller entre le Club africain et le TP Mazembe s’est terminé sur un score de 1-1, samedi 17 octobre 2026, à Lubumbashi, en République démocratique du Congo. Le TP Mazembe a ouvert le score grâce à Josué Kazema, avant qu’Alain Kanté n’égalise pour le club tunisien une minute plus tard.
La 3e édition du Salon de l’économie verte, de la finance responsable et du développement durable, se tiendra les 5 et 6 novembre 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), à Tunis, sous le slogan «Ensemble, faisons de la science et de l’innovation les moteurs d’un avenir durable» : deux journées de rencontres, de réflexion et d’innovation au service d’une économie plus verte, plus intelligente et plus durable.
Ce salon, qui se veut un espace de convergence stratégique entre politiques publiques, initiatives entrepreneuriales et dynamiques sociétales, afin d’accélérer la transition vers une économie plus durable, inclusive, est organisé par NeoInfluence, en partenariat avec l’Institut national agronomique de Tunisie (Inat), prestigieuse institution de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, forte de plus de 128 ans d’histoire, d’excellence académique et de contribution au développement agricole et scientifique de la Tunisie.
Ce partenariat traduit une ambition commune : rapprocher la recherche scientifique, l’innovation technologique et les acteurs économiques afin de construire des solutions concrètes pour une transition écologique durable.
Dans le cadre de cette édition placée sous le thème «IA4Earth : innover pour un monde durable», cette collaboration ouvre de nouvelles perspectives autour de l’intelligence artificielle appliquée à l’agriculture durable, à la gestion intelligente des ressources naturelles, à la préservation de l’environnement et au développement de modèles économiques plus responsables.
En associant l’expertise académique de l’Inat, le Salon de l’économie verte souhaite encourager les synergies entre chercheurs, étudiants, startups, entreprises, institutions et investisseurs, tout en valorisant le savoir scientifique et les innovations au service des générations futures.
L’association TunSea pour les sciences participatives a démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une éventuelle contamination des crevettes blanches, présentes en abondance sur les marchés en Tunisie, assurant que ces crevettes sont sans danger, exemptes de toute radiation ou toxine, et conformes aux normes de consommation humaine.
Dans une mise au point publiée sur sa page Facebook, l’association a précisé que les spécimens actuellement commercialisés sur les marchés de Sfax et du sud — une période coïncidant avec l’ouverture de la saison de pêche dans le golfe de Gabès le 16 octobre — appartiennent à une espèce introduite, adaptée à l’environnement marin tunisien depuis 1993. L’association a par ailleurs rejeté tout lien entre la présence de ces crevettes et l’arrivée récente de navires étrangers ou des activités d’aquaculture.
TunSea a indiqué que la présence de ces espèces découle du phénomène de migration via le canal de Suez, un processus en cours depuis plus d’un siècle, ajoutant que le changement climatique et les eaux de ballast des navires ont favorisé leur établissement, tout en soulignant que leur classification en tant qu’«espèce introduite» ne signifie pas pour autant qu’elles soient devenues des espèces envahissantes ou nuisibles à la santé humaine.
Dans ce même contexte, l’association a appelé à la mise en place d’un suivi scientifique rigoureux de la prolifération des crevettes blanches dans le golfe de Gabès, afin d’évaluer leurs impacts potentiels sur la «crevette royale» locale ainsi que sur les autres composantes de l’écosystème marin.
Il existe six catégories principales de crevettes dans les eaux tunisiennes qui se répartissent entre des espèces locales — telles que la crevette «royale» du golfe de Gabès, la crevette «rose» des profondeurs du Nord (destinée à l’exportation) et la crevette «rouge» (soumise à des quotas de pêche régionaux) — et des espèces introduites à valeur économique, comme la crevette «blanche» ou «maqlouba» et la crevette «rose introduite» (recensée en 2016). Une sixième catégorie, quant à elle, est exclusivement réservée à l’élevage au sein de la station de Melloulech, dans le gouvernorat de Mahdia, et n’est pas commercialisée en tant que produit de la pêche naturelle.
L’Association Jlij pour l’environnement marin (Ajem) a signalé l’arrivée sur l’île de Djerba d’une tortue marine caouanne (à grosse tête) baptisée «Lara», au terme d’un périple entamé à Chypre, durant lequel elle a parcouru environ 2 700 kilomètres à travers la mer Méditerranée.
Dans un communiqué, l’association a précisé que cette tortue femelle adulte avait été équipée d’une balise de suivi par satellite avant d’être remise à la mer le 24 juin 2026, suite à sa nidification dans la baie de Lara, à Chypre. Elle a atteint la réserve côtière et marine de Ras Rmel, à Djerba, le 10 septembre 2026, après avoir traversé les eaux chypriotes, égyptiennes et libyennes.
La même source a ajouté que les déplacements de la tortue — mesurant 78 cm de long et 66 cm de large — ont été enregistrés par la suite dans la lagune de Boughrara, le 1er octobre 2026. Elle continue d’explorer cette zone, un milieu marin riche en biodiversité et en ressources alimentaires ; son périple complet a duré environ 120 jours.
Olfa Hamdi, 38 ans, l’ancienne PDG de la compagnie aérienne nationale Tunisair qu’elle a dirigée pendant quelques semaines début 2021, et présidente d’un fantomatique parti créé en 2022 et appelé la Troisième République, est un cas vraiment à part sur la scène politique tunisienne. Venue de nulle part (du monde des affaires, dit-on) et portée par une soif démesurée de pouvoir, elle s’était jetée dans la mêlée, corps et âme et sans filet, faisant feu de tout bois et ne reculant devant aucun danger. Pour elle comme pour le pays, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’elle souhaitait. Loin s’en faut…
Latif Belhédi
Ambitieuse et sûre d’elle, Olfa Hamdi avait annoncé, en 2024, son intention de se présenter à l’élection présidentielle, mais elle n’a pas pu participer au scrutin, faute d’avoir atteint l’âge minimal requis de 40 ans. C’est cette témérité frisant l’insouciance que certains apprécient chez elle qui lui a valu une condamnation par le tribunal militaire à quatre ans de prison pour des chefs d’accusation incluant notamment le complot contre la sûreté de l’État et l’incitation des militaires à la désobéissance.
Incarcérée depuis son arrestation le 15 février dernier à l’aéroport international de Tunis-Carthage, à son retour d’un voyage à l’étranger, en vertu d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire, on n’a pas beaucoup entendu ses partisans, si tant est que son parti compte suffisamment de membres pour la défendre et exiger sa libération. En réalité, on a peu entendu ces derniers, qui se sont évaporés du jour au lendemain, et la jeune femme n’a pas trouvé grand monde pour porter sa voix. A tel point qu’on a failli l’oublier jusqu’à ce que son avocat, Akram Moussa, annonce l’ouverture de son procès et communique à l’AFP sa condamnation par le tribunal militaire de Tunis à quatre ans de prison, au terme de deux procédures distinctes, chacune ayant abouti à une peine de deux ans de prison, assorties d’une amende de 40 000 dinars, un montant suffisamment dissuasif pour faire réfléchir à l’avenir tout quidam qui aurait envie de s’engager en politique.
En vérité, c’est très chèrement payé pour quelques publications sur les réseaux sociaux, dans lesquelles Olfa Hamdi critiquait le président de la république Kaïs Saïed et les forces armées. Selon son avocat, Olfa Hamdi fait l’objet de trois procédures judiciaires au total et avait déjà été condamnée, dans une affaire précédente, à deux ans de prison.
Si à Tunis, la condamnation de Mme Hamdi n’a pas suscité une grande émotion, elle n’a pas manqué de faire réagir aux États-Unis, son second pays où un porte-parole du département d’État a confirmé à l’AFP que Washington est au courant des poursuites judiciaires engagées contre la citoyenne tuniso-américaine et suit la situation de près. Service minimum en somme pour ne pas provoquer des fritures sur la ligne entre Washington et Tunis dont les relations semblent traverser une période d’entente cordiale, la Tunisie collaborant assez activement sur les plans sécuritaire et militaire.
Olfa Hamdi, dont la voix n’a plus été entendue depuis huit mois, peut toujours faire appel de ses condamnations. Sa libération dépend désormais du bon vouloir de ceux qu’elle critiquait il y a encore quelques mois et qui ont réussi à la faire taire.
Les crevettes, habituellement considérées comme un produit relativement coûteux, attirent actuellement de nombreux consommateurs sur les marchés tunisiens. Avec des prix descendus jusqu’à 6 dinars le kilogramme dans certains points de vente, les files d’attente témoignent de l’intérêt suscité par cette baisse importante.
La chute des prix est particulièrement remarquable dans un contexte où les ménages surveillent de près leurs dépenses alimentaires. Ces derniers jours, les crevettes sont proposées à des tarifs bien inférieurs à ceux habituellement pratiqués, avec des prix pouvant varier autour de 6 à 12 dinars le kilogramme selon les marchés, la taille et la qualité du produit.
Une abondance qui fait chuter les prix
Cette baisse s’explique principalement par l’abondance des quantités disponibles. Salah Hdidar, vice-président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), a indiqué que l’intensification des opérations de pêche au chalut et la disponibilité importante du produit contribuent à alimenter les marchés. Selon ses déclarations rapportées par les médias tunisiens, plus de 350 chalutiers participent à la campagne de pêche, ouverte le 15 octobre et prévue jusqu’au 30 novembre.
Le responsable a également évoqué les effets de la hausse de la température de l’eau de mer sur la multiplication de certaines espèces. L’absence ou la diminution des débouchés à l’exportation pour certaines catégories de crevettes contribue également à expliquer la disponibilité accrue sur le marché local.
Des prix qui pourraient rester bas jusqu’à fin novembre
L’abondance actuelle pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mois de novembre, selon les prévisions avancées par le responsable de l’UTAP. Cette évolution offrirait aux consommateurs une occasion d’acheter des produits de la mer à des prix plus accessibles.
La situation suscite toutefois des interrogations sur l’origine des crevettes commercialisées. Des spécialistes ont signalé la présence accrue d’espèces non indigènes, notamment la crevette brune nord-américaine, dans les eaux tunisiennes. Les professionnels soulignent cependant que l’abondance saisonnière des espèces locales participe également à l’offre actuelle.
Pour les consommateurs, le résultat est immédiat : un produit souvent jugé cher devient accessible à davantage de ménages. Reste à savoir si cette baisse se maintiendra après la fin de la campagne de pêche.
L’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) a dénoncé la saisie du bureau de sa présidente et de sa salle de réunion, tout en réclamant le règlement urgent des salaires impayés de ses agents et cadres ainsi que le rétablissement de leur couverture sociale, interrompue depuis deux ans.
Dans un communiqué publié samedi soir, à l’issue d’une réunion tenue au siège central de l’organisation, le comité central a réaffirmé son attachement à l’UNFT, à ses biens et à ses locaux. Il a également exprimé son inquiétude face à la dégradation de la situation de l’organisation, dont les employés restent privés de leurs salaires et de leur couverture sociale.
Le comité central attribue cette crise à l’accumulation de dettes héritées de périodes antérieures et à la suppression de la subvention destinée à financer les salaires du personnel. Cette situation a entraîné, selon lui, une succession de saisies visant à recouvrer les sommes dues. L’organisation refuse toutefois d’assumer la responsabilité de dettes et d’engagements financiers accumulés depuis 1987, sous d’anciennes directions et administrations.
Un jugement datant de 14 ans à l’origine de la saisie
La présidente de l’UNFT, Radhia Jerbi, avait expliqué vendredi, dans une publication sur sa page Facebook officielle, que la saisie avait été exécutée en application d’un jugement social rendu par le tribunal de première instance de Gafsa il y a 14 ans, avant sa prise de fonctions à la tête de l’organisation. Selon ses explications, les créances concernées couvrent la période allant de 1987 à 2012.
Radhia Jerbi avait également indiqué que l’UNFT avait reçu, après l’exécution de la saisie, une convocation de l’inspection du travail concernant des retards dans le paiement des cotisations sociales, ainsi que des convocations liées aux revendications des employés réclamant leurs salaires.
Malgré ces difficultés, le comité central affirme que l’organisation entend poursuivre ses activités, notamment dans la lutte contre les violences faites aux femmes, l’accompagnement des femmes en situation de vulnérabilité et la promotion de leur autonomie économique. Il cite également la formation professionnelle, le soutien à l’initiative privée, particulièrement dans les zones rurales et éloignées, ainsi que le renforcement de la participation des femmes à la vie publique et aux postes de décision.
Mobilisation des employés
Le comité a salué la mobilisation des employés et des structures de l’organisation, malgré l’absence de rémunération et l’interruption de la couverture sociale. Il a appelé à établir les responsabilités des personnes ayant contribué à l’accumulation des dettes et invité les associations partenaires, les organisations amies et les soutiens de l’UNFT à se mobiliser en faveur de sa pérennité.
La délégation de l’Union européenne (UE) en Tunisie a annoncé un nouvel accord financier de 80 millions d’euros en faveur du budget de l’État tunisien. Sa signature est prévue prochainement dans le cadre du programme d’appui à l’inclusion sociale.
Dans une déclaration relayée sur la page officielle de la délégation européenne sur Facebook, l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, a également évoqué une possible révision des règles commerciales de l’accord d’association entre les deux parties. Il a précisé que l’Union européenne était ouverte à cette perspective dans le cadre d’un dialogue global et de négociations constructives avec la Tunisie.
L’accord d’association et les échanges commerciaux au cœur du dialogue
Giuseppe Perrone a réaffirmé la volonté de l’Union européenne de poursuivre son soutien à la Tunisie et de renforcer la coopération bilatérale. Il a qualifié l’UE de partenaire historique et fiable, tout en soulignant son ouverture aux propositions visant à moderniser l’accord d’association et à développer les relations entre les deux parties.
La révision des règles commerciales de cet accord figure ainsi parmi les sujets évoqués dans le dialogue entre Tunis et Bruxelles. L’annonce ne précise toutefois ni les modalités d’une éventuelle révision ni le calendrier des négociations.
L’interconnexion électrique avec l’Italie parmi les priorités
La transition énergétique constitue également un axe majeur de la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne, selon l’ambassadeur. Il a notamment mis en avant le projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, baptisé ELMED.
Ce projet doit permettre de renforcer les échanges d’électricité entre les deux pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération énergétique entre la Tunisie et l’Europe.
L’accord financier de 80 millions d’euros, la perspective d’une évolution des règles commerciales et la coopération énergétique illustrent les différents volets du partenariat entre Tunis et Bruxelles. La signature prochaine de l’accord financier reste attendue.
Dans les milieux des étudiants des établissements universitaires de la Manouba, la suspension prochaine d’une section de la ligne 4 du métro léger est très redoutée.
En effet, malgré les solutions de substitution qui seront mises en place par les services concernées, la perspective de navettes en bus n’est souhaitée par personne.
À cause des travaux du Réseau Ferré Rapide ( RFR ), la ligne 4 sera prochainement interrompue au niveau de la station 20 mars, entre Bab Saadoun et le Bardo. Les travaux devraient durer au moins dix mois.
Des solutions de rechange seront bien sûr à l’ordre du jour. Il faudra s’assurer que leur efficacité sera maximale d’autant plus que les travaux pourraient durer une année entière.
Cette ligne 4 est d’ailleurs le sujet de l’heure pour ses nombreux usagers qui résident du côté de la Manouba et ses environs. Attendons voir les dispositifs préconisés par les responsables du transport urbain pour rassurer les voyageurs empruntant cette ligne.
Tahnoun ben Zayed Al-Nahyan porte toujours des lunettes de soleil, un détail peut-être délibéré pour ajouter du mystère au personnage qui est indiscutablement l’un des hommes les puissants du Moyen-Orient. Il exerce aujourd’hui une influence croissante sur la scène internationale et pas uniquement dans son pays étant donné le rôle central qu’il occupe dans le système émirati. Frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohamed ben Zayed Al-Nahyan, il est aussi son homme de confiance. Tahnoun occupe le poste de conseiller à la sécurité nationale (qui chapeaute les renseignements émiratis), dirige des actifs de 1500 milliards de dollars, il est devenu également le Monsieur IA des Émirats et il est une figure clé des relations avec Washington et le clan Trump particulièrement. LeGuardian s’est intéressé à ce personnage au confluent de la finance, du renseignement, de la technologie et de la diplomatie eta publié une enquête qui met en lumière l’étendue de l’influence de celui qui est considéré comme un homme de l’ombre.
Imed Bahri
En 1993, le Brésilien Royce Gracie est entré dans la cage octogonale d’un tournoi organisé par l’UFC* à Denver et a terrassé un adversaire bien plus imposant en une centaine de secondes et ce, grâce au jiu-jitsu brésilien. Parmi les spectateurs se trouvait un jeune étudiant émirati à San Diego, qui se faisait appeler «Ben» et qui décida alors de s’initier à cette discipline.
Ses partenaires d’entraînement ignoraient que Ben était en réalité le cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan. Après plus d’un an de pratique, il invita ses instructeurs à Abou Dhabi où ils découvrirent que son lieu d’entraînement n’était autre que l’un des palais de sa famille. Tahnoun a par la suite obtenu sa ceinture noire de jiu-jitsu.
Aujourd’hui, il est difficile de trouver un domaine qui échappe à l’empire de Tahnoun. Il est incontestablement l’un des membres les plus puissants de la famille princière d’Abou Dabi, il supervise un conglomérat économique dont les actifs sont évalués à environ 1 500 milliards de dollars. Cet ensemble comprend notamment le Royal Group (doté d’environ 300 milliards de dollars d’actifs), la First Abu Dhabi Bank (FAB) et la plateforme d’investissement climatique Alterra, sans oublier des intérêts considérables dans les secteurs de l’énergie, de l’immobilier, de la santé et de la technologie.
Une influence financière, sécuritaire et diplomatique
Tahnoun occupe également le poste de conseiller à la sécurité nationale des Émirats. Il cumule ainsi une influence financière et sécuritaire, incarnant un profil rare : celui d’une personnalité qui allie la gestion de la richesse nationale au contrôle des services de renseignement.
Tahnoun est l’un des fils du cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan et de son épouse Fatima bint Mubarak Al Ketbi surnommée Oum al Imarat (Mère des Émirats), connue sous le nom de Bani Fatima (Les enfants de Fatima). Cette fratrie domine aujourd’hui les principaux leviers du pouvoir à Abou Dhabi. À son retour des États-Unis en 1995, Tahnoun a pris en charge le bureau privé de son père, avant de fonder le Royal Group, devenu l’un des principaux vecteurs des intérêts commerciaux de la famille. Après le décès du cheikh Zayed en 2004, son rôle dans la sphère financière s’est renforcé et en 2014, il est devenu conseiller adjoint à la sécurité nationale, avant d’accéder à la fonction suprême au sein de cette institution en 2016.
Toutefois, son influence n’est pas exempte de controverses. Le Guardian souligne que la distinction entre la fortune personnelle de la famille régnante et les actifs censés appartenir à l’État ou aux citoyens émiratis demeure floue. Par ailleurs, certains hommes d’affaires locaux critiquent l’expansion des entités liées à Tahnoun dans des secteurs tels que la santé, estimant qu’elle entrave la compétitivité des entreprises privées.
Le nom de Tahnoun est également associé au développement des capacités de renseignement des Émirats. L’un des projets les plus notables apparus au cours de la dernière décennie est le Project Raven, un programme secret de surveillance électronique auquel ont participé d’anciens employés de la NSA (Agence de sécurité nationale américaine).
Selon le Guardian, ce programme, initialement destiné à la lutte antiterroriste, a par la suite été étendu pour cibler des opposants, des militants et des journalistes. Les Émirats ont également été liés à l’utilisation du logiciel espion israélien Pegasus pour cibler les téléphones de diverses personnalités.
Dans ce contexte, l’affaire de l’universitaire britannique Matthew Hedges est particulièrement marquante. Arrêté aux Émirats en 2018 et condamné à la réclusion à perpétuité, il a finalement bénéficié d’une grâce. Le gouvernement émirati nie qu’il ait subi des actes de torture, affirmant qu’il a, au contraire, reçu des soins appropriés. L’activiste émirati Ahmed Mansoor, emprisonné en 2017 après avoir critiqué le gouvernement, a également été pris pour cible. Selon certaines informations, son téléphone ainsi que ceux des membres de sa famille auraient été piratés, il purge, depuis lors, une peine de prison.
Abou Dhabi justifie son approche sécuritaire en invoquant les menaces auxquelles le pays est confronté dans une région instable ainsi que ses inquiétudes face aux groupes islamistes –qu’ils soient armés ou politiques– et à l’instabilité régionale.
De l’espionnage à l’intelligence artificielle
Après le démantèlement de DarkMatter, une entité liée aux opérations de surveillance électronique, Tahnoun s’est tourné vers le domaine de l’intelligence artificielle (IA) en fondant G42, devenue l’une des entreprises technologiques les plus importantes des Émirats.
G42 combine technologie, données et infrastructure informatique, et cherche à bâtir ce qu’elle appelle un «réseau d’intelligence» s’appuyant sur des centres de données, des puces électroniques et des systèmes d’IA.
Microsoft a investi 1,5 milliard de dollars dans G42 tandis que l’entreprise entretient des relations d’investissement et des partenariats avec des sociétés telles qu’OpenAI, Anthropic et xAI. Sam Altman, PDG d’OpenAI, décrit d’ailleurs Tahnoun comme un ami qui lui est cher.
Toutefois, les relations avec les Émirats ont suscité des inquiétudes à Washington quant à un éventuel transfert de technologies de pointe vers la Chine. Cette situation a conduit l’administration de Joe Biden à imposer des restrictions sur l’exportation de puces d’intelligence artificielle avancées vers les Émirats. Par la suite, l’administration Trump a assoupli ces restrictions, permettant ainsi l’afflux de grandes quantités de ces puces dans le pays.
Parallèlement, les liens financiers entre Tahnoun et la famille Trump se sont développés, incluant notamment des investissements très controversées dans la société World Liberty liée à la famille du président américain. Un précédent article paru dans Kapitalis («Les scandales financiers de la famille Trump») est revenu en détail sur cet investissement qui agace beaucoup à Washington et surtout au sein du Congrès. Mais la Maison-Blanche et l’entreprise ont nié tout lien entre ces investissements et les accords relatifs aux puces électroniques.
Des ambitions qui dépassent les frontières des Émirats
Les partisans de Tahnoun estiment qu’il pilote la transformation des Émirats, faisant passer le pays d’une économie dépendante du pétrole à une puissance mondiale dans les domaines de la technologie et de la finance. G42 travaille sur des projets de centres de données d’envergure, tant aux Émirats qu’aux États-Unis avec des investissements liés à l’infrastructure de l’intelligence artificielle se chiffrant en centaines de milliards de dollars.
À l’inverse, ses détracteurs craignent que la concentration d’une telle masse de données et de capacités informatiques entre les mains d’une personnalité cumulant pouvoir économique et responsabilités sécuritaires ne fasse peser des risques en matière de vie privée et de surveillance. Le Guardian souligne que les Émirats ont recours à l’IA tout en adoptant un modèle politique hautement centralisé. Il n’existe ni partis politiques ni syndicats indépendants, toute forme d’opposition est bannie et les manifestations sont interdites.
L’influence émiratie s’étend également au-delà des frontières nationales par le biais d’investissements, de la gestion de ports, de partenariats sécuritaires et de flux financiers au Moyen-Orient et en Afrique.
Des liens étroits avec Donald Trump
Tahnoun est par ailleurs devenu une figure clé des relations entre les Émirats et les États-Unis. Il a été reçu par Trump à la Maison-Blanche, tandis qu’Abou Dhabi a réalisé des investissements massifs dans l’économie américaine.
Dans le contexte de tensions avec l’Iran, des centres de données situés aux Émirats ont été la cible d’attaques iraniennes, Tahnoun s’est alors impliqué dans des efforts diplomatiques secrets visant à protéger son pays et ses intérêts économiques. Selon des rapports médiatiques, il a accueilli de hauts responsables iraniens et ses démarches ont contribué à aboutir à des arrangements qui ont atténué le risque que les Émirats soient pris pour cible.
Par la suite, les États-Unis ont levé les restrictions qui pesaient encore sur l’exportation vers les Émirats de puces électroniques avancées destinées à l’IA.
C’est ainsi que «Ben»— cet étudiant discret qui fréquentait jadis une salle de jiu-jitsu en Californie s’est retrouvé à une position charnière au confluent de la finance, du renseignement, de la technologie et de la diplomatie. Selon le Guardian, son parcours illustre l’ascension d’Abou Dhabi en tant que puissance régionale et acteur mondial ainsi que le rôle croissant d’une personnalité qui préfère agir dans l’ombre alors même que son empire s’étend au cœur de l’économie numérique mondiale.
* L’Ultimate Fighting Championship (UFC) est une organisation internationale d’arts martiaux mixtes (MMA), actuellement reconnue comme la plus importante ligue mondiale de ce sport de combat.
Plus de 500 startups accompagnées, plus de 3000 événements organisés et six programmes actifs : le hub d’innovation digitale de Tunisacélébré vendredi23 octobre 2026un anniversaire placé sous le signe de la communauté.
The Dot a célébré cinq ans de rencontres, de projets et de collaborations qui ont contribué à faire évoluer l’écosystème tunisien de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Au-delà de l’anniversaire d’un lieu, cette étape met à l’honneur toute une communauté : startups, fondateurs, alumni, partenaires institutionnels et privés, structures de soutien à l’entrepreneuriat, investisseurs, ainsi que toutes celles et ceux qui font émerger de nouvelles idées et les transforment en projets concrets.
Cinq ans d’impact au service de l’innovation
Depuis son lancement en 2021, The Dot, porté par le ministère des Technologies de la Communication, Expertise France, la Coopération allemande et la Fondation Tunisie pour le Développement, avec le soutien financier de l’Union européenne, s’affirme comme un espace de rencontre, d’accompagnement et de collaboration pour les acteurs de l’innovation en Tunisie. À travers ses programmes, ses événements et ses initiatives, le hub rapproche entrepreneurs, institutions, entreprises et structures d’accompagnement, favorise le partage d’expertise et suscite de nouvelles opportunités.
En chiffres, ces cinq années représentent plus de 500 startups accompagnées, dont 37 de la diaspora tunisienne. Le projet compte également près de 130 entreprises internationales de l’initiative Tech216, 140 startups hébergées venues de 10 gouvernorats, plus de 3000 événements organisés et accueillis au sein du hub, et six programmes actifs dédiés au soutien de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Des chiffres qui témoignent du chemin parcouru, mais aussi de la dynamique collective qui anime cet écosystème.
Une communauté qui se construit et qui dure
La singularité de The Dot tient autant aux initiatives qu’il porte qu’aux liens qui s’y tissent. Fondateurs, entrepreneurs accompagnés, partenaires et experts font de cet espace un lieu d’échange où les expériences se croisent, où les idées circulent et où les collaborations prennent forme.
Cette dynamique se prolonge bien au-delà des programmes et des événements. Les alumni poursuivent leur parcours entrepreneurial, développent leurs projets et restent impliqués dans la vie de l’écosystème. Ils incarnent l’une des dimensions essentielles de l’action de The Dot : créer des connexions durables et faire grandir une communauté capable d’évoluer au-delà des murs du hub.
«En cinq ans, The Dot a démontré que l’innovation se nourrit avant tout des rencontres, de la confiance et de la force du collectif. Aujourd’hui, notre ambition est de faire rayonner cette dynamique au-delà de Tunis, en renforçant les passerelles avec les centres Elife dans les régions, afin que les jeunes, où qu’ils se trouvent en Tunisie, puissent accéder aux mêmes opportunités, développer leurs talents et concrétiser leurs projets», a déclaréBadreddine Ouali, Président de la Fondation Tunisie pour le Développement et cofondateur de The Dot.
«Soutenir les talents, l’innovation et les technologies qui façonnent l’avenir économique de la Méditerranée est au cœur de l’engagement de la France aux côtés de The Dot :une success-story tunisienne qui depuis 5 ans écrit sa propre histoire, chaque jour plus forte, autonome, libre et créative», a renchéri Manuel Bufala,ministre-conseiller à l’ambassade de France en Tunisie.
«Notre programme a pour mission de créer des emplois dans le secteur tunisien des technologies de l’information, en constante croissance. L’un de ses piliers essentiels est le soutien et la promotion de l’entrepreneuriat innovant. The Dot est un lieu central destiné à nourrir l’écosystème tunisien des start-ups. C’est là que se réunissent les programmes de soutien, les investisseurs, les bailleurs de fonds et les jeunes start-ups pour façonner l’avenir économique de la Tunisie et le fairerayonner à travers le monde», a déclaréAlexander Beetz,directeur du programme Transformation digitale de la GIZ Tunisie. «The Dot est une belle aventure collective, née d’une ambition partagée entre la Tunisie et Team Europe : rapprocher les talents, encourager l’innovation et créer de nouvelles opportunités entre nos deux rives. En ce cinquième anniversaire, je forme le vœu que The Dot continue de grandir, de faire rayonner les talents tunisiens et de porter toujours plus loin les ambitions de tout un écosystème», a ajouté Giuseppe Peronne, ambassadeur de l’UE en Tunisie.
Un anniversaire placé sous le signe des rencontres
La célébration réunit ce vendredi, dans les locaux de The Dot, celles et ceux qui ont contribué à son développement et ceux qui font vivre son écosystème au quotidien. Le programme s’articule en deux temps : une cérémonie officielle en présence de représentants institutionnels et d’ambassadeurs, puis une soirée dédiée à la communauté, qui rassemble partenaires, entrepreneurs et alumni.
Cette rencontre est l’occasion de revenir sur cinq années de réalisations, de saluer la contribution de toutes celles et ceux qui ont pris part à cette aventure collective et de réaffirmer le rôle des partenariats dans le développement de l’innovation et de l’entrepreneuriat en Tunisie.
Cinq ans après son lancement, The Dot poursuit une ambition intacte : faire vivre un écosystème où les initiatives individuelles trouvent leur force dans le collectif, où les rencontres ouvrent de nouvelles perspectives et où les entrepreneurs disposent d’un environnement propice au développement de leurs projets.
Tant que le débat publicactuel en Frances’obstinera à traiterles jeunes révoltés défilant dans les villes en scandant leur rage contre le pouvoir politique comme une simple variable électorale ou un stock de voix à séduire à effrayer et l’école comme un musée de la république à préserver, le dialogue sera impossible.
Mahjoub Lotfi Belhedi *
De prime à bord, il y a une paresse intellectuelle mortifère à vouloir enfermer le vivant dans le grand alphabet du marketing sociologique. Estampiller la jeunesse d’une lettre (hier X, Y , Z, et aujourd’hui par sublimation poétique, «post- Z» ou «Alpha» ) relève d’un étiquetage quasi-zoologique en réduisant l’expérience humaine de millions d’adolescents et de jeunes adultes à un écosystème algorithmique et une vignette alphabétique n’est pas seulement humiliant : c’est un aveu d’impuissance où on nomme pour ne pas comprendre, on catégorise pour ne pas écouter (voir à ce propos mon ouvrage «La génération Z : les enfants du chaos numérique».)
Pourtant, la colère qui traverse aujourd’hui la jeunesse française est d’une matérialité féroce. Elle ne s’exprime pas les formes policées de l’ancien monde, mais dans une fureur sourde, discontinue, parfois dévastatrice. Cette «rage», loin d’être une simple crise d’adolescence collective ou réduite à des revendications légitimes de bien-être éducatif et social, est le vertige d’une génération née dans les ruines du chaos numérique du XXIe siècle. Et aussitôt le feu couve-t-il que le spectacle politique s’empresse à sortir ses pinces à sucre.
Le grand bazar de récupération
À l’approche des échéances politiques, cette colère est devenue la monnaie scripturale d’échange la plus prisée du marché électoral. D’un côté, une droite managériale ou réactionnaire brandit la menace d’une jeunesse «décadente & désaffiliée», réclamant le retour d’une autorité caricaturale pour séduire un électorat vieillissant et apeuré. De l’autre, une gauche qui, dans ses franges souffre d’une nostalgie pathologique des évènements de Mai 68, incapables d’analyser le présent avec des grilles de lectures neuves, elle persiste à projeter sur le romantisme fétichisé des barricades du «Quartier latin» en cherchant désespérément un mythe quinquagénaire… Cette jeunesse révoltée, les uns veulent la matraquer, les autres veulent l’annexer en rejouant les guerres d’hier. Personne ne veut la recevoir.
Cette récupération tous azimuts est d’autant plus perverse qu’elle feint de prendre le problème de la racine, en répondant par du cosmétique à un effondrement structural. La classe politique utilise la colère des jeunes comme un miroir déformant pour parler à ses propres électeurs, transformant une détresse existentielle en simple carburant d’appareil.
Le mythe de «Ferry» à l’épreuve de l’ère numérique
Au cœur de grand malentendu se dresse une institution exsangue : l’école. Le discours politique ambiant ne cesse d’inventer le fantôme de «Jules Ferry», érigeant l’école républicaine de la fin du XIXe siècle en un sanctuaire intemporel qu’il suffirait de «restaurer». Mais cette nostalgie est un aveuglement tragique.
Le modèle «Ferryste» a été pensé pour une société industrielle, centralisée, fondée le dogme de l’écrit, la verticalité du savoir et la fabrique des citoyen-soldat homogène. Il reposait sur une promesse claire : la soumission à la discipline scolaire garantissait l’«ascenseur social» et le progrès.
Aujourd’hui, ce sanctuaire est percé de toute part par la réalité numérique complexe.
La crise de l’autorité du savoir : l’école prétendant détenir le monopole de la connaissance s’effondre face à des flux d’informations continus, décentralisé et algorithmiquement personnalisé. L’élève vit dans une dualité schizophrénique entre un espace scolaire linéaire et un univers numérique immersive, furtive et horizontale.
La fracture des temporalités : le temps long de l’apprentissage républicain entre en collision frontale avec la logique du temps réel et de la satisfaction immédiate sécrétée par les plateformes (consulter aussi mon e-book : «Le calendrier Grégorien vs Les calendriers IA»)
Le déclassement de la promesse : l’école ne protège plus de la précarité d’où l’illusion méritocratique s’est effritée, laissant place à un sentiment de frustration.
Vouloir plaquer l’autorité verticale de 1882 sur des esprits façonnés par la complexité cybernétique, le doute et le chaos du monde numérique moderne est une folie. Ce n’est pas en réimposant les méthodes d’hier qu’on éteindra le feux d’aujourd’hui, c’est précisément le refus d’adapter les structures éducatives aux réalités cognitives et sociologiques du présent qui alimentent le brasier en cours…
Comment sortir de l’impasse ?
La rage de cette jeunesse n’est ni une maladie à guérir par le mépris, ni un projet politique électoral prêt à l’emploi, plutôt, il est le symptôme d’un monde qui a changé de paradigme sans avoir le courage d’adapter ses institutions.
Tant que le débat public s’obstinera à traiter ces jeunes comme une simple variable électorale, un stock de voix à séduire à effrayer et l’école comme un musée de III république, le dialogue sera impossible.
En effet, cette génération n’a besoin ni récupération électorale ni de nostalgie répressive. Elle a besoin d’une refondation radicale des lieux de transmission du savoir, en mesure de donner du sens au désordre contemporain plutôt que d’essayer vainement de la censurer.
La Tunisie a fermement condamné samedi l’attaque terroriste ayant visé vendredi une église orthodoxe grecque dans le gouvernorat de Karak, en Jordanie, faisant huit morts et des dizaines de blessés.
Dans un communiqué publié samedi soir, le ministère des Affaires étrangères a exprimé la pleine solidarité de la Tunisie avec la Jordanie, présentant ses sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple jordanien, ainsi que ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
La Tunisie a réaffirmé sa condamnation de toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme, assurant la Jordanie de son soutien dans la lutte contre ce fléau afin de préserver sa sécurité et sa stabilité.
Selon des responsables sécuritaires jordaniens, l’attaque armée contre l’église orthodoxe grecque de Hammoud, située dans le gouvernorat de Karak, à environ 118 km au sud d’Amman, a fait initialement sept morts et 34 blessés.
Le bilan est passé samedi à huit morts après le décès d’un des blessés. Vingt-six personnes sont toujours hospitalisées, dont une dans un état critique.
Les Nations unies et leurs partenaires tunisiens se sont réunis lors d’une journée d’échanges consacrée au financement du développement durable.
L’objectif de cette journée est d’identifier des leviers financiers innovants pour répondre aux défis multisectoriels de la Tunisie et mobiliser des financements innovants et durables.
Grâce à la synergie entre institutions nationales et experts de l’Onu, cette rencontre marque une étape clé vers la mise en place du futur Pôle de financement du développement et d’investissement en Tunisie, indique un communiqué des Nations Unies, en affirmant que ce dispositif permettra de mieux aligner les priorités nationales, la structuration des projets et la mobilisation des fonds.
Réaffirmant leur engagement commun en faveur des Objectifs de Développement Durable (ODD), les intervenants ont souligné l’importance de transformer ces réflexions collectives en actions concrètes sur le terrain.
Et de conclure : « Merci à tous nos partenaires pour la richesse des contributions et cette belle dynamique collective ! Ensemble, transformons les défis en opportunités et les idées en actions concrètes ».
La Tunisie exprime sa ferme condamnation et sa vive réprobation de l’acte terroriste lâche ayant ciblé une église orthodoxe grecque dans le gouvernorat d’Al-Karak, au Royaume hachémite de Jordanie frère, faisant plusieurs victimes parmi les citoyens innocents et des dizaines de blessés.
La Tunisie exprime également sa pleine solidarité et sa profonde sympathie avec le Royaume hachémite de Jordanie, et adresse au peuple jordanien frère ainsi qu’aux familles des victimes ses sincères condoléances et ses profondes marques de compassion et de solidarité, souhaitant aux blessés un prompt rétablissement.
La Tunisie réaffirme sa position constante de condamnation de toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme, et souligne son soutien au Royaume hachémite de Jordanie frère dans la lutte contre ce fléau dangereux, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité.
La brigade des recherches et d’investigation de la garde nationale de Sousse a arrêté un dealer recherché par de multiples unités sécuritaires et judiciaires.
Selon une source citée par Jawhara FM ce samedi 24 octobre 2026, le suspect a été interpellé en flagrant délit alors qu’il écoulait du cannabis devant un établissement éducatif dans la région de Cité Riadh.
Lors de cette opération, les unités sécuritaires ont saisi une quantité de stupéfiants ainsi qu’une somme d’argent provenant des revenus de ce trafic.
Les investigations en cours ont également permis d’étendre les recherches à l’encontre de deux autres complices impliqués dans cette affaire, qui font désormais l’objet de mandats de recherche.
La Tunisie célèbre, à l’instar des Pays du monde entier, la «Journée des Nations unies», qui coïncide avec le 81ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies et de l’entrée en vigueur de sa Charte.
Cette commémoration intervient également à l’occasion du 70ème anniversaire de l’adhésion de notre Pays à l’Organisation, marquée par la levée du drapeau tunisien au sein du concert des nations, le 12 novembre 1956, consacrant ainsi son indépendance, faisant entendre sa voix et affirmant sa place parmi les États en tant que membre actif et responsable.
Cette journée est l’occasion de rappeler l’esprit de la Charte et de renouer avec les nobles idéaux énoncés dans son préambule, qui s’ouvre par les mots « Nous, peuples des Nations Unies… ». Elle nous rappelle que cette Charte est née des tragédies de l’histoire, consacrant la victoire de la sagesse sur les instincts de domination et de suprématie. Elle constitue un engagement moral et juridique visant à préserver l’humanité des ravages de la guerre et à faire renaître l’espoir d’un avenir meilleur.
La Charte nous rappelle également que la volonté des peuples doit être mise au service des peuples eux-mêmes et que la vocation suprême de l’Organisation réside dans l’instauration d’une paix et d’une sécurité durables, ainsi que dans la réalisation d’un développement équitable pour tous, en tant que droits fondamentaux et inaliénables, loin de toute logique dictée par les agendas géostratégiques et les calculs politiques étroits, qui ne peuvent que reproduire les erreurs du passé.
Tout en saluant le parcours de l’Organisation et les efforts inlassables qu’elle a déployés au cours de huit décennies pour prévenir et contenir les conflits, gérer les crises, maintenir la paix, promouvoir le désarmement, protéger les droits de l’Homme, coordonner les interventions humanitaires, lutter contre la pauvreté, la criminalité organisée et les épidémies, soutenir les efforts de développement et l’action climatique, ainsi que protéger l’enfance et promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, la Tunisie souligne que les mutations et les défis croissants auxquels le monde est confronté exigent de tous les États qu’ils réaffirment leur détermination à renforcer les valeurs de solidarité internationale et à consolider les principes de sécurité collective et de destin commun.
Cette démarche est indispensable pour restaurer la confiance dans la capacité de l’Organisation des Nations Unies à accomplir sa mission et à renforcer sa crédibilité. Elle requiert un engagement sincère en faveur du droit international ainsi que la poursuite d’un processus de réforme globale et profonde des structures et des mécanismes de fonctionnement de l’Organisation, afin qu’elle demeure un pilier de la légalité internationale et un refuge pour les peuples.
Depuis son indépendance, la Tunisie s’est attachée, durant sept décennies, à être un partenaire fiable dans toutes les initiatives susceptibles de consolider les fondements de la paix et de la sécurité internationales, de servir les programmes de développement et de consacrer le système des droits de l’Homme dans toutes ses dimensions.
Elle réaffirme aujourd’hui les constantes de sa diplomatie multilatérale, fondée sur le respect du droit international, de la souveraineté des États et de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, ainsi que sur la primauté du dialogue et le règlement pacifique des différends.
La Tunisie exprime sa fierté à l’égard de son long parcours au sein de l’Organisation, marqué par plusieurs initiatives novatrices, des contributions reconnues aux opérations onusiennes de maintien de la paix et une défense constante des causes justes, ainsi que du droit des peuples à la libération et à l’autodétermination, au premier rang desquels figure le peuple palestinien.
La Tunisie est également fière du partenariat constructif qu’elle a développé au fil des décennies avec l’Organisation des Nations Unies. Elle apprécie hautement le rôle essentiel et les efforts louables déployés par les agences, les fonds et les institutions spécialisées des Nations Unies présentes sur son territoire, en vue de l’élaboration du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable pour la période 2027-2031.
Cette démarche veille à assurer une parfaite cohérence avec le Plan National de Développement, consacrant ainsi l’appropriation nationale pleine et entière et faisant de la coopération onusienne un véritable levier au service des objectifs de développement global.
À cette occasion, la Tunisie rend hommage à ses compétences et à ses experts, femmes et hommes, qui exercent au sein des différentes instances, agences et bureaux des Nations Unies à travers le monde. Par leur compétence et leur professionnalisme, ils illustrent la richesse du capital humain tunisien et témoignent de l’attachement constant de notre Pays à la promotion des valeurs de paix, de solidarité et de primauté du droit.
Alors qu’elle s’apprête à entamer une nouvelle décennie dans ses relations avec l’Organisation des Nations Unies, la Tunisie réaffirme son engagement à poursuivre sa participation positive et responsable à tous les efforts sérieux visant à renforcer la complémentarité entre la paix et le développement, à préserver les principes du droit international de toute instrumentalisation ou politisation et à promouvoir le respect de la souveraineté des États, de la volonté de leurs peuples et de leurs choix nationaux.
Cette vision vise à consacrer des relations internationales fondées sur l’égalité souveraine, le respect mutuel et les intérêts communs. La Tunisie est convaincue qu’aucune paix durable ne saurait être instaurée dans un monde où les ressources des peuples sont dilapidées dans des guerres par procuration et des conflits entre puissances et blocs rivaux, au détriment de leur droit au développement. Elle est également convaincue qu’il ne saurait y avoir de justice tant que la loi du plus fort prévaudra sur la force du droit.
Puisse l’Organisation des Nations Unies être, chaque année, davantage en mesure d’honorer ses engagements envers les peuples.
Puisse la Tunisie demeurer, chaque année, une ardente défenseure du droit, fidèle à ses principes et sincèrement attachée au respect de ses engagements au sein des Nations Unies.