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Énergie : la baisse des capacités de raffinage menace l’autonomie européenne

20. Oktober 2026 um 14:32

La filière européenne du raffinage réclame une stratégie industrielle de long terme pour préserver ses capacités de production. Alors que la contraction du secteur accentue les préoccupations concernant la sécurité énergétique, la compétitivité et la dépendance de l’UE aux importations de carburants.

Dans un communiqué, FuelsEurope, qui représente les intérêts de 40 entreprises actives dans la production et la distribution de carburants conventionnels et renouvelables, estime que les mesures d’urgence destinées à répondre aux tensions actuelles sur les marchés de l’énergie ne suffiront pas à garantir l’avenir du secteur. L’organisation salue les conclusions du Conseil européen du 15 octobre, dans lesquelles les dirigeants des Vingt-Sept ont souligné la nécessité d’optimiser à court terme les capacités et l’efficacité des raffineries européennes, dans un contexte de prix élevés de l’énergie et des carburants. Elle appelle toutefois à aller au-delà de ces mesures conjoncturelles concernant le raffinage.

« Traiter les pressions actuelles sans garantir les capacités industrielles de demain constituerait une erreur stratégique », avertit Liana Gouta, directrice générale de FuelsEurope. Elle estime que l’Europe doit créer les conditions permettant aux raffineries de poursuivre leur activité, d’investir, de se transformer et de rester compétitives au cours des prochaines décennies.

Une capacité industrielle en recul

Le secteur européen du raffinage subit depuis plusieurs années une érosion de ses capacités, sous l’effet de fermetures d’installations, de marges sous pression et de la transformation progressive de la demande énergétique.

Selon les données sectorielles de FuelsEurope et de sa branche scientifique Concawe, l’Europe (Union européenne, Royaume-Uni, Norvège et Suisse) comptait 72 raffineries classiques à la fin de 2025, pour une capacité de traitement primaire de 625,4 millions de tonnes par an. Cette capacité était inférieure de 167,6 millions de tonnes à celle de 2009, soit une baisse d’environ 21 %.

Cette contraction intervient alors que l’Europe demeure fortement dépendante des marchés internationaux pour son approvisionnement en produits raffinés. L’importation de pétrole brut ne suffit pas, à elle seule, à garantir la disponibilité des carburants nécessaires : le brut doit encore être transformé en diesel, essence, kérosène ou matières premières destinées à l’industrie chimique.

La sécurité énergétique et la défense en jeu

Pour FuelsEurope, le raffinage ne relève pas uniquement d’un enjeu commercial. Les installations européennes fournissent des produits indispensables aux transports, à l’industrie et aux activités de défense.

La disponibilité de carburants produits sur le continent est notamment déterminante pour les besoins militaires, la mobilité des forces et la résilience des infrastructures critiques. Une diminution supplémentaire des capacités locales pourrait accroître l’exposition de l’Europe aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, aux tensions géopolitiques et aux restrictions à l’exportation imposées par des pays fournisseurs.

Les récentes tensions sur les marchés énergétiques ont ainsi remis en évidence la vulnérabilité liée à la dépendance aux importations de produits finis. La constitution de stocks stratégiques demeure importante, mais elle ne remplace pas entièrement une capacité industrielle permettant de transformer le pétrole brut en produits adaptés aux besoins européens.

Concilier compétitivité et transition énergétique

Le débat pose également la question de l’équilibre entre les objectifs climatiques européens et la préservation des infrastructures énergétiques pendant la transition. Les raffineries doivent investir pour réduire leur empreinte environnementale, améliorer leur efficacité et adapter leur production, tout en faisant face à la concurrence internationale et à l’évolution de la demande.

Le 6 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé l’ouverture d’un dialogue stratégique sur l’avenir du raffinage européen. Cette initiative vise à examiner les conditions nécessaires au maintien d’une capacité de production jugée importante pour la sécurité des approvisionnements et la compétitivité industrielle.

Pour FuelsEurope, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance politique en une stratégie cohérente, associant visibilité réglementaire, investissements et adaptation industrielle.

L’Union européenne doit ainsi arbitrer entre la réduction progressive de sa dépendance aux combustibles fossiles et la nécessité de sécuriser, pendant cette transition, l’approvisionnement en carburants et produits raffinés. Pour le secteur, l’absence de planification à long terme risquerait d’accélérer les fermetures et d’accroître la dépendance extérieure du continent.

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Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais…

20. Oktober 2026 um 12:08

L’économie chinoise a accéléré au troisième trimestre 2026, avec une croissance de 4,5 % sur un an, contre 4,3 % au trimestre précédent. Ce résultat apporte un répit aux autorités de Pékin, sans dissiper les inquiétudes liées à la faiblesse de la demande intérieure et à la crise persistante de l’immobilier en Chine.

Les données publiées lundi 19 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS) montrent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,5 % sur un an entre juillet et septembre. En variation trimestrielle, la croissance atteint 1,2 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’économie chinoise affiche une progression de 4,6 %. Ce rythme place Pékin sur la trajectoire de son objectif officiel de croissance annuelle, fixé entre 4,5 % et 5 %. Mais la solidité de cette performance dépendra de l’évolution de la conjoncture au dernier trimestre.

Le rebond repose notamment sur la vigueur des exportations et de la production industrielle. La demande extérieure, portée entre autres par les produits technologiques et les secteurs liés à l’intelligence artificielle, contribue à compenser la faiblesse de plusieurs composantes de la demande intérieure.

En septembre, la production industrielle a progressé de 5,5 % sur un an, selon les données officielles. Les ventes au détail ont également accéléré, avec une hausse de 1,1 %, après 0,4 % en août. Cette amélioration reste toutefois modeste au regard des besoins de relance de la consommation des ménages.

Le contraste entre une industrie relativement dynamique et une consommation encore hésitante demeure l’un des principaux déséquilibres de l’économie chinoise. Les ménages restent prudents dans leurs dépenses. Tandis que les entreprises font preuve de retenue en matière d’investissement.

L’immobilier et l’investissement restent des points faibles

Les indicateurs d’investissement confirment que la reprise demeure incomplète. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’investissement en actifs fixes a reculé de 7,2 % sur un an. L’investissement dans le développement immobilier a, pour sa part, chuté de 20,6 % sur la même période. La crise immobilière continue de peser sur la confiance des ménages, les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Elle complique également les efforts des autorités pour réorienter le modèle économique vers une demande intérieure plus soutenue.

La faiblesse persistante de la consommation et les pressions déflationnistes constituent d’autres contraintes. Même lorsque les ventes progressent en valeur, leur évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration équivalente des volumes consommés, notamment lorsque les prix restent sous pression.

Le dépassement des prévisions au troisième trimestre pourrait réduire l’urgence d’un vaste programme de soutien à court terme. Il ne garantit cependant pas que les autorités pourront se dispenser de nouvelles interventions si la demande intérieure reste insuffisante.

Les économistes cités par Reuters soulignent que la croissance reste largement soutenue par les exportations et l’activité industrielle, sans véritable reprise autonome de la consommation et de l’investissement privés. Les tensions commerciales internationales, les restrictions visant certains produits technologiques et un éventuel ralentissement de la demande mondiale constituent également des risques.

Dans ce contexte, les mesures budgétaires pourraient jouer un rôle plus important que de nouveaux assouplissements monétaires généralisés. Pékin devra notamment arbitrer entre le soutien à l’activité à court terme et la nécessité de corriger les déséquilibres structurels de son modèle de croissance.

Une performance à relativiser

La progression de 4,5 % du PIB constitue donc un signal favorable, mais elle ne suffit pas à conclure à une reprise pleinement consolidée. La question centrale reste celle de la composition de la croissance : une économie tirée par les exportations et la production peut afficher des résultats solides sans que les ménages et les entreprises retrouvent durablement confiance.

Pour la Chine, l’enjeu des prochains mois sera de préserver la croissance tout en stimulant la demande intérieure, en stabilisant le marché immobilier et en limitant les effets des tensions commerciales. Le chiffre du troisième trimestre donne de l’oxygène aux décideurs de Pékin ; il ne règle pas les difficultés de fond.

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Pétrole : le Brent se maintient autour de 110 dollars

20. Oktober 2026 um 09:16

Les cours du pétrole évoluent ce mardi 20 octobre près de leurs plus hauts niveaux en cinq mois, soutenus par les risques de perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient. Les marchés surveillent parallèlement la reprise des flux de brut dans le golfe Persique et la possibilité d’un assouplissement des restrictions américaines sur les exportations énergétiques russes.

Le Brent gagne 0,50 %, à 110,10 dollars le baril ce matin, après avoir atteint 110,70 dollars lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 20 mai dernier. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) progresse de 0,24 %, à 103,91 dollars pour le contrat de novembre. Tandis que le contrat de décembre, plus actif, avance de 0,40 %, à 98,93 dollars.

Les tensions géopolitiques continuent d’alimenter une prime de risque sur les marchés pétroliers. Au moins 18 incidents visant des navires auraient été signalés sur une période de deux semaines, selon les données de Kpler, renforçant les inquiétudes sur la sécurité du transport maritime dans le Golfe.

Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué le 19 octobre des attaques contre plusieurs cibles saoudiennes, notamment une installation d’Aramco à Yanbu, le champ pétrolier de Shaybah ainsi que les aéroports de Riyad et d’Abha… Ces développements entretiennent les craintes d’une nouvelle dégradation des approvisionnements régionaux, alors que le détroit d’Ormuz constitue un passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. La reprise des flux de brut depuis le golfe Persique apporte un certain soulagement, mais elle reste exposée à de nouvelles attaques contre les navires et les infrastructures.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux transitant par le détroit avaient retrouvé environ 80 % de leur niveau d’avant-guerre. Les analystes mettent toutefois en garde contre la fragilité de cette amélioration

L’offre russe, une variable encore incertaine

Les marchés évaluent également les conséquences potentielles du décret du président américain Donald Trump levant certaines sanctions et mesures tarifaires liées à la Russie. Un assouplissement supplémentaire pourrait accroître la disponibilité de carburants sur les marchés internationaux et atténuer une partie des tensions sur l’offre. Aucune décision définitive n’a cependant été annoncée.

Dans l’immédiat, les cours restent donc sensibles à l’évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe. Tant que les risques pesant sur les routes maritimes et les infrastructures énergétiques persisteront, les opérateurs pourraient continuer d’intégrer une prime géopolitique dans les prix, malgré l’amélioration partielle des flux d’approvisionnement.

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Zelensky exige un couloir maritime pour sauver le blé ukrainien

19. Oktober 2026 um 14:43

L’Ukraine discute avec la Turquie, l’Inde et l’Égypte de la réouverture de routes maritimes commerciales en mer Noire. Et ce, afin de rétablir ses exportations de céréales, fortement perturbées par les frappes russes contre les infrastructures portuaires et les navires marchands.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky indique que la Turquie, l’Inde et l’Egypte avaient proposé de contribuer à la sécurisation de la navigation pour les navires battant leur pavillon. Ces bâtiments pourraient desservir aussi bien les ports ukrainiens que russes afin d’assurer le transport des produits alimentaires. Le principe envisagé reposerait sur un engagement réciproque à ne pas attaquer les navires concernés. Kiev affirme toutefois que Moscou s’oppose à cette initiative, malgré les démarches des pays médiateurs.

Les ports ukrainiens de la mer Noire constituent le principal débouché des exportations agricoles du pays. Ils peuvent acheminer jusqu’à 40 millions de tonnes de céréales au cours d’une campagne commerciale. Mais les attaques russes contre les installations portuaires et les navires ont fortement réduit les capacités d’expédition depuis août. Selon le ministère ukrainien de l’Agriculture, le pays ne peut désormais exporter qu’environ 38 % de ses volumes habituels. Le transport ferroviaire ne suffit pas à compenser cette interruption. « Nous ne pouvons pas gérer ce volume d’expéditions par rail », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un entretien à Bloomberg.

Kiev sollicite également l’Union européenne

Face à ces difficultés, l’Ukraine demande à l’Union européenne de réactiver les « voies de solidarité », mises en place en 2022 pour faciliter l’acheminement des céréales ukrainiennes par les réseaux ferroviaires et les ports européens. Ces corridors avaient permis de maintenir une partie des exportations après le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle. Leur réactivation offrirait une solution de remplacement; même si les capacités terrestres restent limitées face aux volumes transportés par voie maritime. L’enjeu dépasse les intérêts commerciaux de Kiev. L’Ukraine figure parmi les principaux fournisseurs mondiaux de céréales et d’oléagineux. Tandis que plusieurs pays importateurs, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, dépendent de ses approvisionnements.

La reprise du trafic maritime en mer Noire apparaît ainsi essentielle pour limiter les perturbations des marchés agricoles et préserver la sécurité alimentaire. Elle reste néanmoins suspendue à un accord entre les parties belligérantes. Alors que les attaques contre les infrastructures et les navires commerciaux continuent de menacer la navigation.

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USA – UE : Washington brandit la menace de représailles contre les entreprises européennes

19. Oktober 2026 um 14:11

Les États-Unis menacent de prendre des mesures de représailles contre des entreprises européennes si l’Union européenne restreint l’accès de sociétés américaines à certaines parties de son marché. C’est l’avertissement lancé par Andrew Puzder, ambassadeur américain auprès de l’UE, dans un entretien accordé au Financial Times.

Le diplomate a prévenu que les entreprises européennes pourraient subir des représailles « dévastatrices » si Bruxelles poursuivait ses projets visant à limiter la place des opérateurs américains dans certains secteurs stratégiques. Au cœur du différend figure la répartition des fréquences radioélectriques utilisées pour les communications mobiles par satellite. La Commission européenne propose de réserver une partie de ces ressources à des acteurs européens. Ce qui réduirait les fréquences accessibles aux fournisseurs américains, notamment SpaceX, la société d’Elon Musk qui exploite le réseau Starlink.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie européenne visant à réduire la dépendance du continent envers les géants technologiques américains. Et ce, tout en renforçant les capacités industrielles locales dans les secteurs jugés stratégiques.

Andrew Puzder a défendu la compétitivité des technologies américaines et appelé l’Union européenne à ne pas utiliser sa réglementation pour favoriser ses propres entreprises au détriment de leurs concurrentes étrangères. Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les deux blocs face à la concurrence chinoise, notamment dans l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.

Un différend dépasse les télécommunications

Le conflit s’inscrit dans un désaccord plus large sur la régulation des entreprises technologiques américaines en Europe. Washington critique régulièrement les règles européennes encadrant les grandes plateformes numériques, ainsi que les sanctions qui leur sont infligées. De son côté, l’UE affirme vouloir préserver sa capacité à protéger ses infrastructures critiques, diversifier ses fournisseurs et développer une industrie technologique compétitive.

La Commission européenne soutient que sa proposition doit favoriser l’arrivée de nouveaux opérateurs et la diversification de l’offre. Tout en maintenant le marché ouvert aux entreprises non européennes.

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Pétrole et gaz : Fitch prévoit des perturbations des approvisionnements jusqu’en 2027

19. Oktober 2026 um 12:00

Les perturbations des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz devraient se prolonger jusqu’au premier trimestre 2027, selon l’agence de notation Fitch Ratings.

Malgré cette prolongation des tensions, Fitch maintient à 87 dollars le baril sa prévision du prix moyen du pétrole en 2026. Elle anticipe ensuite un recul des cours en 2027 et en 2028, sous l’effet notamment d’une amélioration progressive de l’offre mondiale.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les perturbations des exportations d’hydrocarbures continuent de fragiliser les circuits d’approvisionnement. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), demeure au centre des préoccupations des marchés. Un rétablissement durable du trafic maritime permettrait de réduire les tensions sur l’offre. Toutefois, la normalisation dépendra également de la remise en état des infrastructures touchées et de la reprise des capacités de production et d’exportation.

Dans ses précédentes projections, Fitch avait déjà relevé ses hypothèses de prix pour 2027, en raison de la prime de risque géopolitique. L’agence estime néanmoins que l’augmentation de la production hors du Moyen-Orient pourrait contribuer à détendre le marché à moyen terme.

Les budgets des pays du Golfe sous pression

Fitch avertit que les conséquences du conflit et les perturbations des exportations pétrolières et gazières pèseront sur les finances publiques de la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 2026. La baisse des recettes d’exportation et les incertitudes sur les volumes commercialisés compliquent les équilibres budgétaires de ces économies fortement dépendantes des hydrocarbures. L’agence souligne toutefois que ces pays bénéficiant des meilleures notations disposent de marges financières plus solides, susceptibles de contribuer à la stabilité de leurs notes souveraines malgré les tensions.

À plus long terme, Fitch anticipe un repli des prix du pétrole en 2027 et en 2028, à mesure que l’offre se rétablira et que les marchés s’adapteront aux perturbations. Cette perspective reste néanmoins conditionnée à l’évolution du conflit, à la réouverture durable du détroit d’Ormuz et au rythme de reprise des exportations. Toute nouvelle escalade pourrait prolonger les tensions sur les prix et accentuer les pressions sur les économies importatrices comme sur les budgets des pays producteurs.

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Industrie automobile : l’Allemagne et la France souhaitent des moteurs conventionnels après 2035

19. Oktober 2026 um 10:57

L’Allemagne et la France sont parvenues à des propositions communes pour l’avenir de l’industrie automobile européenne, ouvrant la voie à une plus grande flexibilité dans la réglementation relative aux nouveaux véhicules à moteur à combustion interne après 2035. Selon un rapport conclu le 16 octobre, l’objectif des deux plus grandes économies européennes est de former une nouvelle majorité au sein de l’Union européenne en faveur d’une révision du plan visant à mettre fin aux moteurs thermiques en 2035.

Le compromis franco-allemand stipule que les constructeurs automobiles devront réduire de 90 % les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs véhicules neufs à partir de 2035, au lieu de l’objectif quasi nul initialement envisagé. Les 10 % restants ne seront pas intégralement compensés par des carburants neutres en carbone ou d’autres mesures. Cela signifie que les constructeurs pourront continuer à proposer de nouveaux modèles essence et diesel, à condition que l’ensemble de leur gamme respecte les nouvelles limites d’émissions. En contrepartie, Berlin a accepté des conditions plus strictes concernant les aides d’État à l’industrie automobile. Les subventions à l’achat de voitures seront principalement destinées aux véhicules fabriqués dans l’UE, au Royaume-Uni et dans les pays de l’Espace économique européen.

Dans le même temps, l’utilisation d’acier et d’aluminium « verts » européens sera prise en compte favorablement dans les calculs d’émissions des entreprises, stimulant ainsi la production nationale.

Merz, Macron et Schneider défendent l’accord

Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié cet accord de message important en faveur de l’investissement dans l’industrie et d’évolution positive pour les travailleurs et les conducteurs en Europe. Le président français Emmanuel Macron a souligné que l’Europe devait continuer à innover, à investir et à produire, tout en protégeant le climat et l’emploi. Pour sa part, le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider, a souligné que les voitures électriques finiront par s’imposer grâce à leur supériorité technologique. Tout en ajoutant que le nouvel accord offre du temps et des incitations à l’investissement dans la production européenne.

Selon le quotidien financier allemand Handelsblatt, l’Association de défense de l’environnement des transports « T&E Deutschland » a critiqué l’accord, estimant qu’il s’agit principalement d’une concession aux exigences de l’industrie automobile. « Il est regrettable que les deux plus grandes économies de l’UE freinent actuellement le continent de cette manière. Quiconque souhaite rester compétitif sur le marché mondial doit investir dans les technologies du futur ».

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France – Violences du 17 octobres : Macron refuse la démission de Nuñez

19. Oktober 2026 um 09:56

Le président français Emmanuel Macron a refusé, ce lundi 19 octobre la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, présentée après les violences, les pillages et les destructions qui ont marqué les manifestations du samedi 17 octobre contre la vie chère. L’Élysée justifie cette décision par la nécessité d’assurer « un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel ».

Dans un communiqué publié lundi 19 octobre, la présidence indique qu’Emmanuel Macron a demandé au ministre de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (…) contre les casseurs », tout en pointant des « défaillances d’anticipation et de renseignements » ayant contribué aux débordements. Ce refus intervient alors que l’exécutif est confronté à de nombreuses interrogations sur la préparation et la conduite du dispositif de maintien de l’ordre. Les affrontements ont entraîné des dégradations et des pillages dans plusieurs grandes villes, tandis que les tensions se sont prolongées dimanche à Paris, où la CRS 8, spécialisée dans les violences urbaines, a de nouveau été déployée.

Le maintien de l’ordre au cœur de la controverse

L’ampleur de la mobilisation, qui a dépassé les 600 000 participants selon les estimations rapportées par la presse, a relancé le débat sur les moyens engagés et la capacité des services de renseignement à anticiper les risques. Les bilans des interpellations et des blessés ont varié selon les sources et les moments de leur publication.

Emmanuel Macron a promis dimanche soir, dans une allocution solennelle, de faire toute la transparence sur la stratégie de maintien de l’ordre. La présidente de l’Assemblée nationale a, de son côté, proposé la création d’une commission d’enquête sur les opérations de sécurité et leurs éventuels dysfonctionnements.

Le maintien de Laurent Nuñez à son poste vise, selon l’Élysée, à préserver la continuité du commandement dans une période jugée sensible. Il ne met toutefois pas fin aux interrogations sur les responsabilités dans les défaillances évoquées par le chef de l’État.

Lecornu chargé de renouer le dialogue politique et social

Parallèlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit réunir les partis politiques et les organisations syndicales afin de tenter de désamorcer la crise. Le gouvernement entend conjuguer fermeté face aux auteurs de violences et dialogue avec les acteurs politiques et sociaux. La tâche s’annonce délicate. Les oppositions demandent des explications sur la gestion des manifestations. Tandis que les divergences persistent sur les réponses à apporter à la colère sociale et aux débordements.

Des groupes se réclamant des « Gilets jaunes » appellent à poursuivre les perturbations et les blocages logistiques. Ils souhaitent faire de la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre le point de départ d’un mouvement de grève et de blocage général reconductible. Cet appel intervient alors que le gouvernement cherche à éviter une nouvelle escalade, sans perdre de vue les revendications liées au pouvoir d’achat et au coût de la vie.

La crise place ainsi l’exécutif devant un double défi : rétablir la sécurité publique et répondre au mécontentement social. Le refus de la démission du ministre de l’Intérieur maintient la chaîne de commandement en place, mais la question de l’anticipation des violences et de la préparation des opérations devrait rester au centre du débat politique dans les prochains jours.

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