La justice a rendu son verdict, ce lundi 5 octobre 2026, dans le cadre de l’affaire du réseau international féminin spécialisé dans le trafic de drogue.
Les suspectes ont écopé de peines allant de 30 et 40 ans de prison, assorties d’amendes allant de 50 000 à 100 000 dinars, indique Mosaïque FM en citant une source proche du dossier, ajoutant que la Chambre criminelle près le Tribunal de première instance a également décidé de soumettres les condamnées à dix ans de surveillance administrative.
Poir rappel, l’affaire remonte à une intervention ciblée des services douaniers et sécuritaires au port de La Goulette, suite au comportement suspect d’une passagère en provenance de l’étranger.
Une fouille approfondie a permis la saisie d’une importante quantité de cocaïne, minutieusement dissimulée dans des cachettes aménagées dans une mallette destinée aux produits cosmétiques et de soins, ajoute la même source, en rappelant que les investigations menées dans la foulée ont révélé une organisation criminelle, dirigée et exécutée par des femmes.
Dans le cadre de la campagne mondiale d’Octobre Rose, le Taoufik Hospitals Group lance la 5e édition de son initiative sous un slogan fort, audacieux et libérateur : « Octo’Bra Oses ».
La Clinique Hannibal ouvre le bal en organisant la première journée « Octobre Rose : Osez votre santé » ce 6 octobre 2026, dédiée à l’information, au bien-être et au partage.
« J’ai voulu insuffler un vent de modernité pour bousculer les codes traditionnels de la sensibilisation. Derrière ce jeu de mots percutant, notre objectif est d’adresser un message direct et bienveillant aux femmes : oser enlever le soutien-gorge — symbole de la pudeur et des contraintes imposées —, oser faire face aux symptômes sans peur ni déni, et surtout, oser se faire dépister », confie Abir Allouche, cheffe de projet de cette campagne.
Ainsi, dans les différents établissements du groupe — comptant la Clinique Taoufik, la Clinique Ezzahra et la Clinique Hannibal —, des « Matinées Roses » sont organisées comme de véritables parenthèses de bien-être, d’écoute et de prévention. Elles s’articulent autour d’activités dynamiques et interactives plaçant la femme au cœur de sa santé.
Le Programme des « Matinées Roses » :
Osez en parler (09h00 – 09h30) : Conférences-débats animées par des experts (à l’instar du Pr Ghazi Jerbi à la Clinique Hannibal) et sessions de questions/réponses pour briser la glace, informer et insister sur l’importance vitale du dépistage précoce.
Osez bouger (09h30 – 10h00) : Séances de yoga, de Pilates ou de reconnexion corporelle pour encourager l’activité physique, alliée précieuse de la santé.
Osez vous régaler (10h00 – 10h15) : Un moment de convivialité et d’échanges informels autour d’un café pour libérer la parole entre patientes, médecins et équipes.
Osez ressentir : Une parenthèse de douceur, alliant musicothérapie ou relaxation guidée, pour apaiser l’esprit et cultiver la sérénité.
Osez participer (10h30 – 12h00) : Stands de sensibilisation, mini-jeux interactifs, quiz et, surtout, des séances de dépistage gratuit par palpation ouvertes au grand public au sein de l’hôpital de jour.
L’Ambassade du Canada en Tunisie a participé, aux côtés du Ministère tunisien de l’Intérieur, de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et du CILG VNG International, à une visite dans les communes de Bargou, Rahal et Bchelli-Jercine-Blidette, dans le cadre du projet Action climatique inclusive dans les communes tunisiennes (ACICT).
Cette visite a marqué une étape importante dans la conception de projets locaux d’adaptation aux changements climatiques. À travers des visites de terrain, des ateliers de travail et des échanges entre experts tunisiens et canadiens, les participant.e.s ont approfondi leur réflexion sur des solutions concrètes, adaptées aux besoins et aux réalités propres à chaque territoire.
Face aux vagues de chaleur, à la raréfaction des ressources en eau, aux feux de forêt, mais aussi aux épisodes de fortes pluies et d’inondations, les collectivités locales sont en première ligne. Si les contextes diffèrent, les municipalités tunisiennes et canadiennes font face à des défis comparables et ont beaucoup à apprendre les unes des autres pour renforcer la résilience de leurs territoires.
Au cœur du projet ACICT : le partage d’expertise, l’apprentissage entre pairs et la co-construction de solutions adaptées aux réalités locales. Cette mission a permis de renforcer les liens entre acteurs tunisiens et canadiens et de faire progresser un travail commun en faveur de collectivités plus résilientes et durables.
Le projet ACICT est appuyé par le Canada et mis en œuvre par la FCM et le CILG VNG, en partenariat avec le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Environnement.
Dans le cadre de l’enquête sur le viol et la séquestration d’une adolescente de 16 ans à El Mellassine, de nouvelles arrestations ont été effectuées ce lundi 5 octobre 2026.
Selon une source citée par Mosaïque FM, deux frères et leur mère ont été interpellés par les agents de la brigade spécialisée de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants de la Garde nationale de Ben Arous.
Dans l’attente de l’amélioration de l’état physique et psychologique de la victime, des confrontations avec les suspects est prévue, ajoute la même source.
Pour rappel, des mandats de dépôt avaient déjà été émis à l’encontre de plusieurs suspects, dont une mineure de 14 ans, une jeune femme de 22 ans et un infirmier, impliqués à divers degrés dans cette affaire mêlant violences, drogue et agression sexuelle.
À l’occasion d’Octobre Rose, Ooredoo Tunisie se mobilise une nouvelle fois dans la lutte contre le cancer du sein en lançant, en partenariat avec Go Run, un challenge solidaire ouvert à tous.
Tout au long du mois d’octobre, les participants sont invités à marcher, courir et cumuler des points via Go Run. Cette initiative associe activité physique et engagement solidaire, en soutenant le don d’Ooredoo Tunisie au profit de l’Association Tunisienne d’Assistance aux Malades du Cancer du Sein (ATAMCS) et de ses actions en faveur des femmes touchées par la maladie.
Le challenge invite ainsi chacun à transformer ses efforts quotidiens en un élan collectif de solidarité, tout en sensibilisant à l’importance de la santé, de la prévention et du dépistage.
Les participants pourront cumuler des points en fonction de leur activité tout au long de la campagne, avec à la clé un prix de 2 500 TND pour le participant ayant obtenu le meilleur score.
Organisé du 1er au 31 octobre 2026, le challenge est accessible via *411#, My Ooredoo et la plateforme Go Run.
À travers son programme RSE Tounes T3ich, Ooredoo Tunisie poursuit son engagement en faveur d’initiatives qui mobilisent la communauté autour de la santé et d’un impact social positif.
L’ancien dirigeant Ennahdha Abdelhamid Jelassi entamera une grève de la faim dès demain, mardi 6 octobre 2026, afin de dénoncer ses conditions de détention.
C’est ce qu’a fait savoir son épouse Monia Ibrahim, en précisant qu’Abdelhamid Jelassi lui a fait part de son intention d’entrer en grève de la faim ouverte et qu’il s’abstiendra par ailleurs de prendre ses médicaments et s’opposera à tout suivi médical en prison, a-t-elle ajouté.
Dans la vidéo publiée ce jour, Monia Ibrahim a déploré cette situation et a fait part de son inquiétude quant à la santé de son mari, en rappelant qu’il a des antécédents et qu’après quatre ans de détention, son état s’est affaibli.
La même source précise que son époux déplore le fait que son courrier ne lui parvienne pas, qu’il soir coupé de toute information médiatique et qu’il soit privé du parloir spécial.
Elle a, par ailleurs, fait porter l’entière responsabilité de toute dégradation de la condition physique de son mari âgé de 67 ans aux autorités compétentes et à l’administration pénitentiaire.
L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit, pour cette nuit, des cellules orageuses locales accompagnées de pluies sur les hauteurs ouest du Nord et du Centre.
Le ciel deviendra ensuite passagèrement nuageux sur l’ensemble du pays, précise l’INM, en ajoutant que le vent se montrera relativement fort près des côtes et faible à modéré à l’intérieur du pays.
Côté températures, l’INM prévoit des nocturnes variant entre 20 °C et 25 °C sur la majorité des régions, avec une baisse jusqu’à 18 °C sur les reliefs de l’ouest.
Le premier centre privé spécialisé dans la rééducation des enfants atteints d’autisme et de troubles de l’apprentissage a ouvert ses portes hier soir, samedi 3 octobre 2026, à Béja, dans le nord-ouest de la Tunisie. Cette initiative a été chaleureusement accueillie par les parents, le centre regroupant en un même lieu les diverses spécialités et services dont leurs enfants ont besoin.
Zina Hmaidi, directrice du Centre Zina, orthophoniste de son état, a indiqué que cet établissement — le premier du genre dans la région — offrira une opportunité précieuse aux enfants rencontrant des difficultés, en proposant un éventail de services et de spécialités au sein d’un même espace.
Elle a précisé que l’équipe du centre comprend un psychologue, un ergothérapeute, un éducateur spécialisé et une orthophoniste, ainsi que des accompagnateurs et des animateurs, permettant aux enfants de pratiquer le sport, le théâtre et d’autres activités.
L’aménagement du centre a nécessité un investissement d’environ 40 000 dinars, a-t-elle indiqué, ajoutant que l’établissement est doté d’équipements destinés à favoriser le développement des capacités et des compétences des enfants.
Dans une déclaration à l’agence Tap, Zina Hmaidi a indiqué avoir lancé ce projet après une expérience de dix ans auprès de cette catégorie d’enfants, au cours de laquelle elle a pu cerner leurs différents besoins.
Le centre œuvrera à répondre aux attentes des familles, notamment en ce qui concerne l’intégration des enfants dans les écoles ordinaires et leur meilleure insertion sociale. Il vise aussi à instaurer un partenariat public-privé, en privilégiant la coopération avec le ministère de l’Éducation.
Ines Labiadh, coordinatrice du département de justice environnementale et sociale au Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), a affirmé — lors d’un rassemblement de protestation organisé hier, samedi 3 octobre 2026, par les habitants de Menzel Bouzelfa — que l’usine de biotechnologie nextProtein installée pour la production de protéines à partir d’insectes représente désormais une menace majeure pour l’environnement et la santé publique dans cette ville agricole du gouvernorat de Nabeul.
Selon elle, l’usine est à l’origine d’émissions d’odeurs nauséabondes affectant directement la qualité de vie quotidienne des résidents, outre le rejet de polluants et l’infiltration de substances contaminantes dans la nappe phréatique.
Les circonstances et les procédures d’obtention des autorisations pour l’installation de cette usine soulèvent plusieurs interrogations, nécessitant une vérification de sa conformité aux normes sanitaires, environnementales et juridiques, a-t-elle insisté.
Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques a souligné que les données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé sont des données sensibles nécessitant une protection renforcée. Leur traitement n’est autorisé que dans les cas prévus par la loi, et leur diffusion sur les réseaux sociaux constitue un traitement illicite exposant leurs auteurs à des poursuites juridiques et à une responsabilité éthique.
Dans un communiqué publié samedi 3 octobre 2026, dans la foulée de la polémique suscitée par la publication sur les réseaux sociaux de données personnelles relatives à Yakine, l’adolescente victime d’un viol collectif, et à ses présumés violeurs, le Forum a exprimé sa vive inquiétude face à la fréquence de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de données personnelles et sensibles concernant des individus. Ces pratiques incluent notamment la publication de photos d’enfants, la fuite de documents judiciaires, l’utilisation d’images et de vidéos de mineurs victimes d’agressions sexuelles, ainsi que la divulgation des noms et des photos de suspects dans diverses affaires alors même que les enquêtes sont encore en cours.
Le Forum a appelé les autorités publiques, y compris les délégués à la protection de l’enfance, à intervenir d’urgence pour faire cesser la diffusion d’images et de données concernant des mineurs, à ouvrir une enquête sérieuse sur les sources de fuite des documents judiciaires et à en sanctionner les responsables. Il a également préconisé d’assurer la protection ainsi que le soutien psychologique, social et juridique des victimes et de leurs familles, de coordonner avec les plateformes numériques le retrait rapide et transparent des contenus illicites, et de lancer des campagnes de sensibilisation sur la responsabilité juridique et éthique liée à la publication d’informations sensibles.
Les enfants, victimes ou suspects, bénéficient d’une protection particulière
Les enfants — qu’ils soient victimes ou suspects — bénéficient d’une protection particulière en vertu de la loi sur les données à caractère personnel, du Code de protection de l’enfant, du Code pénal et de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ; cette protection repose sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la confidentialité des procédures le concernant, a indiqué le Forum, en soulignant que la publication de photos de victimes mineures constitue une seconde atteinte à leur égard et que leur utilisation pour les incriminer ou les blâmer reflète une culture inacceptable faisant peser la responsabilité du crime sur la victime ; il a également rappelé que l’enfant suspect continue de bénéficier des garanties de la justice des mineurs et qu’il ne saurait faire l’objet de diffamation ou voir son identité révélée, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.
Tout en rappelant l’importance de réactiver l’Instance nationale de protection des données personnelle (INPDP) — qui était présidée par feu Chawki Gaddes et actuellement gelée bien que la loi la régissant soit toujours en vigueur — et a appelé à lui garantir l’indépendance ainsi que les ressources nécessaires à l’accomplissement de sa mission, le Forum a également exhorté les citoyens et les utilisatrices et utilisateurs des réseaux sociaux à s’abstenir de republier toute image, tout nom ou tout document concernant un mineur, une victime ou un suspect, à ne pas participer à des campagnes de stigmatisation et à signaler les contenus illicites.
Enfin, il a souligné que la protection des données personnelles constitue un droit constitutionnel, consacré par la loi organique n° 63 de 2004, dont jouit tout citoyen et toute citoyenne — qu’ils soient victimes, suspects ou visés par des enquêtes judiciaires — et que ce droit ne saurait être remis en cause par les épreuves subies par la personne ou par les faits qui lui sont imputés.
Le ministère de l’Éducation a arrêté le calendrier des examens nationaux pour l’année scolaire 2026-2027, fixant les dates des épreuves écrites, pratiques et orales ainsi que celles de la proclamation des résultats pour les différents niveaux concernés.
Le ministère a précisé que les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat se dérouleront les 2, 3, 4, 7, 8 et 9 juin 2027, et que les résultats seront annoncés le 22 juin.
Il a également indiqué que les épreuves de la session de contrôle du baccalauréat sont programmées pour les 28, 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet, avec une proclamation des résultats prévue pour le dimanche 11 juillet.
Par ailleurs, le ministère a précisé que les épreuves de fin d’année en éducation physique s’étaleront du 19 au 30 avril 20, tandis que les épreuves pratiques et orales auront lieu du 13 au 26 mai.
Concernant les examens du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base (général et technique), le ministère a programmé les épreuves écrites pour les 17, 18 et 19 juin et a fixé au 5 juillet la date de proclamation des résultats.
Le ministère a ajouté que les épreuves écrites du concours d’accès aux collèges pilotes se tiendront les 21, 22 et 23 juin, et que les résultats seront officiellement annoncés le vendredi 9 juillet 2027.
Le juriste et universitaire tunisien Slim Laghmani a pris officiellement ses fonctions en tant que juge au Tribunal international du droit de la mer (TIDM), lors d’une séance publique solennelle de prestation de serment.
Élu lors de la 36e réunion des États à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Slim Laghmani entame un mandat de neuf ans, qui a pris effet le 1er octobre 2026.
Aux côtés de quatre autres nouveaux juges issus du Ghana, du Brésil, du Viet Nam et de l’Inde, il a pris l’engagement solennel d’exercer ses attributions en pleine impartialité et en toute conscience.
Professeur émérite de droit public et de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, Slim Laghmani possède un parcours académique et institutionnel de premier plan. Titulaire d’un doctorat d’État et agrégé en droit public, il a dirigé le Département de droit public de Tunis et exercé comme expert juridique d’État.
Acteur clé de la transition démocratique en 2011 à la tête de la sous-commission des libertés publiques, il a également représenté la Tunisie comme conseil devant la Cour internationale de Justice (CIJ) en 2024. Membre associé de l’Institut de droit international et figure de l’Académie Beït El Hikma, cette nomination au TIDM vient couronner une carrière consacrée au droit international et au droit de la mer.
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) informe que l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit ce dimanche le 04 octobre 2026.
L’AMVPPC rappelle que les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour bénéficient de la gratuité d’entrée durant les jours suivants :
Le premier dimanche de chaque mois, Le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments, Le 18 mai : Journée internationale des musées Les jours fériés.
Dans le cadre du renforcement des liens académiques et scientifiques entre la Tunisie et le Canada, Lassaad Boutara, ambassadeur de Tunisie au Canada, a présidé une réunion virtuelle stratégique.
Réunissant l’équipe diplomatique de l’ambassade ainsi que les Doyens des Facultés de médecine de Tunis, Sousse, Monastir et Sfax, cette rencontre organisée, mercredi 30 septembre 2026, visait à structurer une feuille de route commune pour la coopération médicale institutionnelle.
Les échanges ont principalement porté sur l’identification des priorités et le développement d’opportunités de partenariat avec le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.
Plusieurs axes de collaboration clés ont été établis, précise l’ambassade tunisienne, en citant :
Le dveloppement de la formation médicale postgraduée, formation continue des formateurs, innovation pédagogique et renforcement de l’apprentissage de la médecine en langue anglaise.
La dynamisation de la mobilité des enseignants, des chercheurs et des médecins résidents, à travers des programmes d’échanges académiques et des stages de courte durée.
L’élaboration de programmes de recherche conjoints et intégration de l’intelligence artificielle appliquée aux technologies médicales.
La coopération en matière d’assurance qualité, de certification et d’accréditation des cursus de santé.
Cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’enseignement médical tunisien et l’ouverture de nouvelles perspectives internationales pour les praticiens et universitaires des deux pays, a commenté l’ambassade.
L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) a publié un récent bilan faisant état d’une baisse du nombre d’accidents de la circulation depuis le début de l’année, malgré une hausse marquée de la mortalité sur les routes.
Selon les données communiquées par l’ONSR, 3 616 accidents de la route ont été enregistrés depuis le début de l’année, causant 1029 décès et faisant 4692 blessés, contre 4177 accidents, 929 morts et 5534 blessés l’année dernière durant la même période.
Bien que le nombre total d’accidents soit en baisse, la gravité de ces derniers s’est accentuée, se traduisant par une hausse du nombre de victimes mortelles, révèle ledit bilan.
Parmi les multiples facteurs à l’origine de ces drames, l’ONST cite l’inattention et la distraction au volant occupant la première place. Elles sont directement impliquées dans 1112 accidents, soit 30,75 % du total des drames de la route enregistrés cette année.
Les autorités de la circulation ont par ailleurs réitéré leurs appels à la vigilance, au respect du code de la route et à l’évitement de toute source de distraction au volant.
Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies toucheront les hauteurs du nord et du centre cette nuit, annonce l’Institut national de la météorologie (INM).
Le ciel se dégagera ensuite progressivement sur la plupart des régions avant que les nuages ne se densifient en fin de nuit près des côtes, apportant des pluies éparses et localement orageuses ainsi que des vents relativement forts.
Par ailleurs, les températures nocturnes annoncées par l’INM, seront comprises entre 21 et 26 degrés. Celles-ci s’abaissant autour de 19 degrés sur les reliefs de l’ouest du pays.
On peut difficilement imaginer que la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) puisse multiplier les coupures d’eau potable, de manière intermittente mais régulière, dans pratiquement toutes les régions du pays, pour alimenter la colère des citoyens et les remonter contre le pouvoir en place, comme le laissent entendre de temps en temps certains hauts responsables sans apporter la moindre preuve tangible d’un tel… «complot».
Les responsables de la Sonede, en tout cas, restent imperturbables et poursuivent leur bonhomme de chemin, sans ressentir le besoin de répondre à de telles accusations, à leurs yeux fantaisistes ô combien ! D’ailleurs, ils viennent de publier, ce samedi 3 octobre 2026, un énième communiqué annonçant des perturbations et des coupures dans le réseau de distribution de l’eau potable dans plusieurs villes et quartiers de la banlieue nord de Tunis.
Ces perturbations et coupures seraient enregistrées pendant 36 heures, à partir du mardi 6 octobre à 01h00 du matin, dans les zones suivantes, précise-t-on :
Délégation de La Marsa : quartiers Bouselsla, Borj El Houki, Ettabek, El Houkkam, Sidi Daoud et Bhar Lazrag.
Délégation de La Goulette (secteur Le Kram) : Hadaeq Carthage et Ain Zaghouan Nord et Sud.
Délégation de Carthage : quartier Mohamed Ali et Carthage Byrsa.
Délégation de Cité El Khadra : Les Berges du Lac 1.
Délégation de La Goulette : Les Berges du Lac 2, quartiers Taieb Mehiri, El Wahat, Essalama et El Aouina.
Délégation de Soukra : Dar Fadhal.
Le rétablissement progressif de l’approvisionnement en eau est prévu à partir de 13h00 le mercredi 7 octobre, précise le même communiqué, ajoutant que cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’achèvement des travaux du projet de protection de la zone de La Marsa contre les inondations et de la couverture du canal d’écoulement de l’Oued Ettabek, au niveau de la rue Ibn Rachiq (quartier Bhar Lazrag).
«Il s’est avéré qu’une conduite de distribution principale, d’un diamètre de 1000 mm, entravait le tracé des travaux et empêchait leur poursuite dans les délais prévus, rendant son déplacement impératif», précise encore la Sonede, ajoutant qu’après coordination avec les différents services concernés, ses équipes ont programmé les travaux de déplacement et de raccordement de ladite conduite, à partir du mardi 6 octobre à 01h00 du matin.
«Les travaux se poursuivraient sans interruption, jour et nuit, pendant toute la durée de l’intervention et les équipes techniques seront mobilisées sur le terrain et mettront tout en œuvre pour achever les travaux dans les meilleurs délais, afin de rétablir l’approvisionnement normal en eau», assure-t-on, en invitant «les citoyens et les établissements à prendre les précautions nécessaires et à constituer des réserves d’eau pour couvrir leurs besoins essentiels durant cette période.»
Par ailleurs, la Sonede a annoncé «la mise à disposition de cinq camions-citernes (d’une capacité de 10 m³ chacun) pour approvisionner en eau potable, en cas de besoin, les établissements sensibles tels que les écoles, les lycées et les structures de santé.»
La Tunisie mise sur la transformation numérique pour accélérer la marche vers la couverture sanitaire universelle et réduire les inégalités d’accès aux soins, notamment dans les régions intérieures du pays, grâce au développement de la télé-medecine.
C’est l’objectif de la Charte nationale de la santé signée à Tunis par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et son collègue des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, en présence de représentants d’organisations internationales et de partenaires du secteur de la santé.
La signature a eu lieu à l’issue de «Telehealth Connect 2026», la conférence internationale sur la santé numérique qui s’est tenue à Tunis du 29 septembre au 1er octobre 2026.
La Charte vise à renforcer la mise en œuvre du droit à la santé prévu par l’article 43 de la Constitution de 2022, en faisant de la numérisation l’un des principaux leviers de la réforme du système de santé.
Six axes ont été définis : un accès équitable aux services de santé numériques ; la continuité des parcours de soins ; une gouvernance souveraine et sécurisée des données de santé ; la modernisation des infrastructures et des plateformes numériques, le développement de la recherche et des compétences ; ainsi qu’une sécurité accrue de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique.
Selon Ferjani, l’objectif est de permettre aux citoyens des zones reculées d’accéder eux aussi à des compétences médicales spécialisées grâce à la télémédecine et aux outils numériques, tout en réduisant les coûts et les déplacements vers les principaux centres hospitaliers.
Parmi les projets déjà lancés, le ministre a évoqué la plateforme vaccinale Evax, qui a relié environ 2 000 centres et permis le suivi de 13 millions de doses.
Par ailleurs, l’identifiant de santé unique, le dossier médical électronique partagé et les services de télémédecine sont en cours de déploiement à l’échelle nationale.
Cette démarche est soutenue, entre autres, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale (BM).
L’OMS cite, parmi les activités en cours en Tunisie, le renforcement des systèmes d’information sanitaire et le déploiement de plateformes numériques intégrées, visant à améliorer l’accès aux soins, l’équité et la qualité de la prise en charge.
Ferjani a également annoncé la tenue, en décembre au Japon, d’une nouvelle réunion consacrée à la feuille de route tunisienne vers la couverture sanitaire universelle, en collaboration avec l’OMS, le Japon et la Jica, l’agence japonaise de coopération au développement. Les engagements figurant dans la Charte devraient être présentés ce même mois lors du sommet sur la couverture sanitaire universelle prévu à Tokyo.
La stratégie, a souligné le ministre, ne vise pas uniquement la numérisation des procédures administratives, mais une réorganisation plus vaste du système de santé, dont le succès devra être évalué avant tout à l’aune de sa capacité à améliorer concrètement l’accès, la continuité et la qualité des soins.
À Tunis, une adolescente, Yakine, est devenue le centre d’une enquête pour agression sexuelle présumée. Autour d’elle, versions contradictoires, arrestations, recherches et rumeurs. Mais derrière le fait divers, une question plus silencieuse apparaît : qu’apprenons-nous réellement à nos enfants lorsqu’il s’agit de leur corps, de leurs limites et du refus de l’autre ?
Manel Albouchi *
Dans une époque saturée d’images et de jugements instantanés, la retenue est déjà une responsabilité.
Depuis quelques jours, l’affaire de Yakine, une jeune fille qui a subi des violences ayant nécessité son hospitalisation, suscite une vive émotion en Tunisie. Une société entière s’est mise à regarder. Les spéculations se sont multipliées, des récits se sont construits sur des informations fragmentaires, et plusieurs se sont improvisés profilers en dressant déjà le profil psychologique de personnes dont la responsabilité n’est pas établie par la justice. Mais, l’enquête sur cette affaire délicate se poursuit et nous ne savons pas encore tout.
Entre indignation et intrusion
Regarder sans posséder. C’est ici qu’il faut tracer une frontière nette entre deux mouvements collectifs.
D’un côté, l’opposition saine : poser des balises, refuser la banalisation de la violence, exiger la vérité et protéger les droits fondamentaux.
De l’autre, l’intrusion destructrice : partager photos, prénoms, vidéos et rumeurs. La victime réelle devient alors un personnage collectif, et son intimité, une conversation nationale.
Cette seconde pente dit quelque chose de notre lien social. Le lynchage médiatique ou virtuel est une pathologie contemporaine : une foule jetée en pâture à l’émotion brute, nourrie par le sensationnalisme, où la justice et la complexité sont étouffées par le vacarme de l’opinion.
Une mineure victime de violences n’est pas un symbole ou le support de nos colères. Les autorités ont appelé à préserver sa vie privée. Même lorsque nous voulons nous indigner, nous devons respecter ses limites et ne pas transformer son drame en spectacle.
Avant la théorie, il y a un corps. Un corps qui peut être blessé, contraint, et dont le propriétaire devrait rester celui qui l’habite.
Le premier non de l’enfant
Toute l’éducation au consentement commence bien avant l’adolescence, dans les gestes ordinaires : entre «Donne un bisou à…» ; et «Tu veux faire un bisou ?» ; «Non.» «D’accord.»
Ces deux scènes minuscules enseignent une double évidence : mon corps m’appartient ; le corps de l’autre lui appartient.
Le premier «non» de l’enfant est rarement confortable ; l’adulte y voit parfois de l’insolence. Pourtant, respecter le refus de l’enfant ne signifie pas abolir l’autorité. La psychologie du développement distingue avec précision le soutien à l’autonomie du contrôle psychologique. Une vaste méta-analyse portant sur 238 études (Bradshaw et al., American Psychologist, 2025) confirme sur plus de 126 000 participants l’association profonde entre le soutien parental à l’autonomie et l’épanouissement des enfants, tandis que le contrôle psychologique se trouve invariablement lié aux indicateurs de mal-être, et ce, à travers toutes les cultures.
Une autorité juste («Je ne peux pas te laisser faire cela, car c’est dangereux») pose les limites nécessaires à la sécurité.
Le contrôle psychologique («Tu n’as pas le droit de vouloir autre chose que moi») étouffe le sujet.
Le deuxième non
Il existe un apprentissage symétrique, tout aussi difficile : apprendre à recevoir le non de l’autre.
«Je ne veux pas.» Cette phrase peut produire de la déception, de la frustration, parfois de la colère. Mais elle ne constitue pas nécessairement une injustice. L’autre peut ne pas vouloir, ne pas aimer ce que j’aime, refuser mon invitation, interrompre une relation ou ne pas répondre à mon désir. Et je peux souffrir de ce refus sans avoir pour autant un droit sur celui qui me refuse.
Le désir ne crée pas un droit. La frustration ne crée pas une dette chez l’autre. Le refus de l’autre n’est pas automatiquement une attaque contre moi. Mon désir n’est pas ton désir. Ma colère n’est pas ton obligation. Mon corps n’est pas ton territoire, ton corps n’est pas le mien. Je peux t’aimer et accepter ton refus. Tu peux m’aimer et refuser quelque chose.
Cette séparation n’est pas une rupture du lien : elle en est la condition. Car si l’autre doit vouloir ce que je veux pour rester proche de moi, il n’est jamais véritablement autre : il devient une extension de mon désir.
Lorsqu’un enfant apprend de manière répétée à renoncer à ses propres limites (parce que sa colère est systématiquement invalidée ou son refus qualifié d’insolence), il risque d’intégrer que la volonté du plus fort l’emporte toujours.
Bien entendu, cela ne désigne en rien une fatalité et ne jette le discrédit ni sur les familles ni sur les victimes. Sur le plan clinique, ces contextes de confiscation précoce constituent toutefois un terrain propice où certaines difficultés risquent de se déployer au fil des âges.
A l’adolescence : la vulnérabilité face aux emprises. Faute d’avoir pu expérimenter la valeur de son «non» dans un cadre sécurisant, le jeune adulte en devenir peut se retrouver plus désarmé face aux pressions extérieures, s’exposant plus facilement à des influences ou à des dynamiques d’emprise.
En couple : les tourments de la dépendance affective. Plus tard, l’adulte risque de s’oublier dans ses relations amoureuses par peur panique du rejet. Par un mouvement symétrique, l’absence d’exposition au «non» de l’autre rend parfois la frustration intolérable, faisant basculer la relation entre angoisse fusionnelle et besoin de contrôle.
Au travail : l’épuisement et le faux-self. Cette incapacité à poser des limites peut mener à une suradaptation chronique. L’adulte endosse alors un «faux-self », ce masque social et protecteur façonné pour plaire et répondre aux attentes de la performance, au risque de s’épuiser, voire de glisser vers le burn-out par peur de l’exclusion.
Dans la relation parentale : l’enfant comme extension. C’est parfois là que la boucle se boucle. Un parent lui-même carencé dans son histoire personnelle peut tisser un lien fusionnel où l’enfant est inconsciemment perçu comme une extension de soi. Le moindre «non» de l’enfant est alors vécu non comme une saine étape d’individuation, mais comme une menace existentielle.
Du foyer à la société
Ce qui se tisse dans l’intimité du foyer résonne inévitablement au-delà de ses murs. Une éducation qui confisque la nuance et le refus cultive insensiblement un terreau de docilité, où l’obéissance finit par l’emporter sur l’esprit critique. Le pli pris face à l’injonction absolue («parce que je l’ai dit») prépare le terrain à d’autres formes de soumission face au dogme ou à l’arbitraire.
De même, à plus grande échelle, les structures pyramidales ou les climats sous tension partagent parfois cette même allergie à la contradiction : lorsque le désaccord est reçu non comme un dialogue, mais comme une insubordination, c’est toute la vitalité démocratique qui s’étiole. L’intolérance au «non» (qu’elle s’exerce à l’échelle d’une maison ou dans les rouages du pouvoir obéit toujours à la même grammaire de l’emprise.
Qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?
L’enjeu éducatif n’est ni de supprimer l’autorité ni de fabriquer des enfants qui disent non à tout, mais de construire une relation où l’enfant comprend que son non compte, que celui de l’autre compte aussi, et qu’il peut être frustré sans être victime d’une injustice.
C’est là que l’autonomie rencontre l’empathie. Alors, la véritable question que nous laisse l’affaire de Yakine n’est pas seulement «comment en sommes-nous arrivés là ?», mais plus profondément : qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?
Car un enfant à qui l’on apprend que son non a une valeur comprend aussi que celui de l’autre compte. Et la culture du consentement commence exactement là : dans la façon dont un adulte, face à un enfant qui refuse, sait répondre simplement : «D’accord. J’ai entendu.»
Dans le Sahara tunisien, le yoga quitte les salles de sport pour s’inscrire dans une nouvelle forme de tourisme expérientiel, privilégiant les petits groupes, le silence, la marche et l’immersion dans le désert.
Dérouler son tapis sur le sable encore frais de l’aube, caler sa respiration sur le pas lent d’une caravane, s’arrêter lorsque le soleil impose sa loi et reprendre sa route au crépuscule, alors que les dunes changent de couleur. Desert Voyages associe pratique du yoga, marche, méditation et vie nomade sous les étoiles.
Il s’agit d’une offre de niche qui s’inscrit dans la volonté plus large de la Tunisie de proposer une alternative au traditionnel séjour balnéaire. Le gouvernement a lui-même fait de la diversification vers le tourisme écologique, saharien, sportif et culturel une priorité, tandis que la stratégie nationale vise des modèles plus durables, capables de répartir les retombées économiques jusque dans les régions de l’intérieur.
C’est dans cette optique que s’inscrit la proposition de Desert Voyages : du 23 au 29 novembre 2026, l’agence organise un séjour de six jours dans le Sahara tunisien consacré au yoga, encadré par l’enseignant Thibault Paquin. Baptisée de manière évocatrice «Entre sable et étoiles», cette expérience débute et s’achève à Djerba ; elle comprend un transfert en 4×4 vers un campement dans le désert, de courtes marches accompagnées de dromadaires et des nuitées sous tente ou, pour ceux qui le souhaitent, à la belle étoile, sous le ciel saharien.
Au coucher du soleil, le rythme du voyage ralentit encore davantage.
Yoga sur les dunes
Le programme ne présente pas le yoga comme une parenthèse déconnectée du voyage, mais cherche au contraire à l’adapter aux rythmes naturels du désert. Des séances facultatives de Hatha ou de Vinyasa sont prévues à l’aube sur les dunes, incluant la Salutation au Soleil et un travail sur la respiration.
Aux heures les plus chaudes, lorsque la chaleur incite à faire une pause, place au repos, à la lecture et au Yoga Nidra, une pratique méditative qui s’effectue en position allongée.
Au coucher du soleil, le rythme ralentit encore davantage avec le Yin Yoga, tandis que la soirée peut s’achever par des mouvements inspirés de la Salutation à la Lune et des moments de méditation autour du feu.
Il ne s’agit pas seulement de la beauté du paysage ; la littérature scientifique attribue à la pratique régulière du yoga des effets potentiellement bénéfiques sur la gestion du stress, le sommeil, l’équilibre et, plus généralement, le bien-être psychophysique.
Le yoga adapte le voyage aux rythmes naturels du désert.
Réduire le stress
Le National Center for Complementary and Integrative Health (États-Unis) souligne toutefois que ces effets varient selon le type de yoga pratiqué et la qualité des études disponibles. Une récente synthèse d’essais randomisés a mis en évidence une réduction du stress perçu, tout en qualifiant de faible la qualité d’une partie des preuves scientifiques. À cela s’ajoute le facteur environnemental.
Plusieurs études associent également l’exposition à la nature à de meilleurs indicateurs de bien-être et à une réduction du stress, bien qu’il soit difficile de dissocier l’effet du paysage de ceux de l’activité physique, de la rupture avec la routine quotidienne et de la dimension sociale du voyage.
La «marche afghane»
Dans le désert, cependant, la théorie laisse place à l’expérience vécue. Desert Voyages propose également de s’essayer à la «marche afghane», fondée sur la synchronisation de la respiration et des pas. Plus qu’une simple astuce pour limiter la fatigue, c’est une manière de transformer la randonnée en un exercice d’attention au corps et au rythme, tandis que les bagages et une partie de la logistique sont pris en charge par la caravane.
La journée saharienne est aussi rythmée par la cuisine et la culture locales : pain cuit dans le sable, huile d’olive, dattes, miel et bsissa au petit-déjeuner ; thé à la menthe, plats tunisiens et couscous autour du feu le soir. Il s’agit d’un élément clé d’un modèle touristique qui, pour être véritablement durable, doit impliquer les guides, chameliers, cuisiniers et communautés locales, tout en limitant l’impact sur des écosystèmes extrêmement fragiles.
Le voyage de novembre s’inscrit dans une offre plus large de séjours thématiques proposés par l’agence ; outre le yoga, celle-ci inclut le Qi Gong, la méditation, l’astronomie, la calligraphie, la peinture, la cuisine, la danse et d’autres disciplines. Le fil conducteur consiste à utiliser le Sahara non seulement comme un décor à photographier, mais comme une partie intégrante de l’expérience. Et c’est peut-être là toute la force du yoga dans le désert : sur les dunes, il n’y a ni murs, ni miroirs, ni musique de fond. Pour retrouver l’équilibre, il ne reste que le corps. Et, bien sûr, le sable, qui rend difficile même la posture de l’arbre.