Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 14. April 2026Haupt-Feeds

Non à la normalisation de la culture du viol et du racisme en Tunisie !

14. April 2026 um 11:50

Un groupe d’associations de défenseur.se.s des droits de l’homme et d’activistes de la société civile ont diffusé, le 13 avril 2026, à Tunis, la déclaration suivante où ils/elles dénoncent ce qu’ils considèrent comme une «normalisation de la culture du viol et du racisme» en Tunisie.

Suite aux déclarations choquantes faites aujourd’hui par un membre de la Chambre des représentants, qui justifiaient le crime de viol et les propos racistes et insultants, les féministes, à titre individuel et associatif, expriment leur ferme condamnation de cette rhétorique dangereuse, qui représente un déclin inacceptable de l’utilisation de l’espace public et institutionnel et révèle le danger de normaliser les discours de haine au sein des institutions.

Les propos tenus au Parlement ne sauraient être considérés comme une simple opinion ; il s’agit d’un acte répréhensible au regard de la loi n° 58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ainsi que de la loi relative à la lutte contre la discrimination raciale, car il incite à la violence contre les femmes et les groupes vulnérables à la discrimination.

De plus, ce discours constitue un discours de haine fondé sur le genre et la race, et il perpétue des systèmes d’exclusion et de domination.
Il constitue une dangereuse instrumentalisation de la tribune parlementaire pour justifier ou minimiser le crime de viol, perpétuer les violences faites aux femmes et reproduire des approches discriminatoires qui réduisent les femmes à leur corps.

Il diffuse également une rhétorique raciste ciblant les migrants subsahariens et légitimant les violences à leur encontre.

Ce type de discours ne saurait en aucun cas être considéré comme relevant de la liberté d’expression, ni comme une simple déviation individuelle. Il s’inscrit plutôt dans un contexte plus large de discours de haine et d’insultes récurrents envers les femmes, alimentés par la complicité des institutions étatiques.

Il constitue une violation directe des droits fondamentaux des femmes, une menace pour les fondements de l’État de droit et une contribution à l’instauration d’une culture d’impunité et à la normalisation de la violence.
Par conséquent, nous affirmons que le viol est un crime grave, injustifiable et intolérable, et que laisser de tels propos impunis ouvre la porte à la violation du corps de toutes les femmes et instrumentalise le viol à des fins de manipulation politique et sociale.

Nous exigeons également une enquête sérieuse et transparente sur ces déclarations, ainsi que la mise en place de mécanismes de responsabilisation afin de mettre un terme définitif à ces abus et d’empêcher l’instrumentalisation des institutions officielles pour diffuser des discours de haine, le racisme et les violences faites aux femmes, en particulier aux femmes migrantes.

Nous refusons que le racisme et la culture du viol deviennent des sujets de débat. Nous les considérons comme un déclin moral qu’il nous faut combattre collectivement, car ils sont les deux faces d’une même pièce : l’ignorance et la barbarie.

Enfin, nous affirmons que la dignité des femmes migrantes est la dignité des femmes tunisiennes, et nous ne resterons pas silencieuses face aux discours qui justifient la violence et alimentent la haine. Nous poursuivrons le combat pour la dignité, la justice et l’égalité.

Le texte original en arabe et les signataires.

L’article Non à la normalisation de la culture du viol et du racisme en Tunisie ! est apparu en premier sur Kapitalis.

Gestern — 13. April 2026Haupt-Feeds

Indignation face au discours d’un député | « Non à la culture du viol et au racisme »

Von: Yusra NY
13. April 2026 um 21:47

Dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2026, un collectif de féministes, d’associations et de figures de la société civile condamne fermement les déclarations d’un député Tarek Mehdi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Ce dernier est accusé par les signataires du communiqué d’avoir tenu des propos justifiant le viol et d’avoir véhiculé un discours raciste et déshumanisant : « son intervention e relève pas de la simple opinion, mais d’une dérive grave qui souille l’espace public institutionnel. En banalisant le crime de viol et en ciblant les femmes, notamment les migrantes subsahariennes, l’élu est accusé de transformer le Parlement en une tribune pour la haine ».

Les associations rappellent que ces propos tombent sous le coup de la législation tunisienne, notamment, la Loi n°58 (2017) relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la loi contre la discrimination raciale, qui criminalise tout propos incitant au mépris ou à la haine basée sur la race ou le genre.

La même source dénonce « une volonté de réduire les femmes à leur corps et d’instrumentaliser la question migratoire pour nourrir un climat de terreur et d’exclusion»n et d’ajouter : « La dignité des femmes migrantes est indissociable de celle des Tunisiennes »

Les signataires exigent ainsi l’ouverture d’une enquête immédiate et transparente sur les déclarations du député, l’activation des mécanismes de reddition de comptes pour mettre fin à l’impunité parlementaire en cas de discours de haine et à la protection absolue de toutes les femmes, sans distinction de nationalité ou de couleur de peau.

Le communiqué est porté par les organisations, dont l’ATFD, Beity, Aswat Nissa, et le Front de l’Égalité, soutenues par une cinquantaine de personnalités engagées de la scène médiatique, juridique et académique.

Y. N.

L’article Indignation face au discours d’un député | « Non à la culture du viol et au racisme » est apparu en premier sur Kapitalis.

❌
❌