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Gafsa | Appel à la mobilisation pour les détenus de la Flottille Soumoud

01. September 2026 um 23:07

Le bureau régional de la Commission de la Flottille Soumoud à Gafsa lance un appel à la mobilisation générale pour soutenir les membres de l’Instance et réitérer sa solidarité avec le peuple palestinien.

Un rassemblement est ainsi programmé pour ce jeudi 3 septembre 2026 à 10h, devant l’enseigne Carrefour à Gafsa, accusée de complicité financière dans les attaques contre le peuple palestinien, lit-on dans une note diffusée par la Commission ce mardi 1er septembre 2026.

Cette initiative intervient dans un climat d’inquiétude grandissante concernant l’état de santé de Wael Nawar qui poursuit sa grève de la faim pour le dix-septième jour consécutif dans sa cellule et de Ghassen Henchiri, qui souffre des séquelle de blessures reçues dans les geôles d’occupation et d’une privation de soins médicaux adéquats durant sa détention actuelle, ajoute encore la même source.

Les organisateurs invitent ainsi « les habitants de Gafsa, ainsi que l’ensemble des forces progressistes et des citoyens attachés aux libertés, à se rassembler en masse lors de cette action de protestation solidaire ».

Y. N.

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Tunisie | Rappel des horaires d’hiver des pharmacies

01. September 2026 um 20:58

Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie a rappelé les horaires sous le régime de la double séance qui a repris ce mardi 1er septembre 2026.

Dans son communiqué le Cnop précise que ces horaires d’hiver sont fixés en coordination avec le ministère de la Santé (arrêté du 6 janvier 1990), et ce, comme suit :

Du lundi au vendredi :

  • Catégorie A (jour): De 8h30 à 13h et de 15h à 19h30;
  • Catégorie A de garde : De 8h30 à 19h30;
  • Catégorie B (nuit) : De 19h30 à 8h30.

Samedi

  • Catégorie A : De 8h30 – 13h;
  • Catégorie A de garde : De 8h30 à 19h30;
  • Catégorie B : De 19h30 à 8h30.

Dimanche et jours fériés :

  • Catégorie A de garde : De 8h30 – 19h30;
  • Catégorie B : De 19h30 – 8h30.

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Le FTDES avertit contre une crise globale en Tunisie

01. September 2026 um 13:04

Les interruptions répétées de la distribution d’eau et d’électricité, la hausse du coût de la vie et la détérioration des services publics risquent d’alimenter une crise sociale de plus en plus profonde en Tunisie, au point de menacer «la sécurité et la paix sociale».

C’est l’alerte lancée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), qui demande aux autorités de prendre des mesures urgentes pour répondre au malaise croissant de la population.

Dans un communiqué publié le 30 août 2026, l’ONG évoque une «crise sociale structurelle» qui ne peut plus être réduite à des urgences ponctuelles. Elle pointe du doigt les difficultés d’approvisionnement en eau potable et minérale, les coupures d’électricité, la perte de pouvoir d’achat, le chômage et la précarité économique, la dégradation des services publics ainsi que l’aggravation des problèmes environnementaux.

Le FTDES critique ce qu’il considère comme une réponse insuffisante des autorités et dénonce un fossé grandissant entre le discours officiel et les difficultés vécues au quotidien par les citoyens.

Parmi les revendications figurent la garantie de la continuité de la fourniture d’eau et d’électricité, des interventions pour contenir la hausse du coût de la vie et des mesures assurant la disponibilité des produits de base, notamment à la veille de la rentrée scolaire, période synonyme de nouvelles dépenses pour les familles.

Le FTDES réclame par ailleurs le respect des libertés publiques ainsi que la reprise du dialogue entre les institutions, les organisations sociales, la société civile et les citoyens.

Selon le Forum, le fait de continuer à différer des réponses concrètes pourrait entraîner une «dangereuse dérive sociale».

L’initiative incombe aux institutions de l’État, souligne l’organisation, et «en premier lieu à la présidence de la République».

Cette mise en garde intervient au terme d’un été particulièrement éprouvant pour le pays, marqué par des températures exceptionnellement élevées et des perturbations fréquentes des réseaux d’eau et d’électricité.

D’après l’Observatoire social tunisien du FTDES, 1 101 mouvements de protestation ont été recensés en juillet, contre 867 en juin. Pas moins de 678 mobilisations — soit 61,6 % du total — étaient liées aux problèmes d’accès à l’eau et aux coupures d’électricité.

Le mécontentement a également gagné le Parlement : 56 députés de l’Assemblée des représentants du peuple ont demandé la convocation d’une séance plénière extraordinaire durant la pause estivale, afin de discuter avec le gouvernement des interruptions de services essentiels, de la hausse des prix, de la perte de pouvoir d’achat et des difficultés d’approvisionnement en certains produits. Sur le plan politique, le président Kaïs Saïed a affirmé ces derniers jours que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans le pays ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’«actes prémédités» visant, selon lui, à attiser les tensions dans le pays.

Plus que les souffrances quotidiennes qu’ils endurent, c’est ce déni de la réalité de a part du pouvoir exécutif qui révolte désormais les Tunisiens, dont la parole critique s’est totalement relâchée sur les réseaux sociaux.

I. B.  

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Plus de 5 000 décès liés à la chaleur en Espagne, 0 en Tunisie !

01. September 2026 um 12:19

L’Espagne a annoncé un lourd bilan de décès causés par la chaleur entre le 1er juin et le 31 août 2026. C’est un record pour cette période depuis que l’Institut de santé Carlos III a commencé à collecter ces données en 2015. En Tunisie, le ministère de la Santé refuse toujours de communiquer sur le nombre de décès causés par la canicule sévissant depuis plusieurs semaines dans le pays, et ce, malgré les interpellations à ce propos de la part des professionnels de la santé opérant dans les hôpitaux publics.   

En Espagne, la chaleur a causé la mort de 2 025 personnes en juin, 937 en juillet et 2 149 en août, soit un total de 5 111 décès, selon les données de l’institut citées par l’AFP.

Le précédent record pour ces trois mois datait de 2022, année où 4 652 décès liés à la chaleur avaient été enregistrés.

Ces estimations reposent sur le système «MoMo» (surveillance de la mortalité), qui recense quotidiennement les décès en Espagne et calcule l’écart entre le nombre de décès réels et celui des décès attendus, sur la base de données historiques.

Le pays devrait connaître une nouvelle hausse des températures dans les prochains jours, alors que celles-ci étaient «inférieures aux normales saisonnières dans plusieurs régions ces derniers jours», selon l’agence météorologique nationale ; cette dernière a également averti que les températures pourraient dépasser les normales de quelque 10 degrés Celsius au cours du mois de septembre.

Les températures en Tunisie au cours des prochains jours seront tout aussi élevées et il est fort à parier, étant donné le manque de médecins, de personnel soignant, d’équipements et même de médicaments dans nos hôpitaux publics, que le nombre de morts causées par la canicule va continuer à augmenter. Est-ce que le ministère de la Santé va se résigner enfin à informer le public sur les dégâts causés par la canicule sur la santé publique, ou va-t-il poursuivre dans sa politique de déni qui consiste à n’annoncer que les bonnes nouvelles, si chère au ministre Mustapha Ferjani ?

I. B.

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Trois jours après, l’incendie de Bargou non encore maîtrisé

01. September 2026 um 11:30

La vitesse du vent a contribué, lundi soir 1er septembre 2026, à l’extension de l’incendie du mont Boulmane (zone de Mazata) ; les flammes ont atteint la localité d’Ain Boussaâdia, dans la délégation de Bargou, à la limite entre les gouvernorats de Siliana et de Kairouan, a indiqué le commissaire régional au développement agricole de Siliana, Jamel Ferchichi, cité par l’agence Tap.

Selon M. Ferchichi, plusieurs familles de la zone d’Ain Boussaâdia ont été évacuées par des bus de la Société régionale de transport de Siliana et hébergées au centre de stages et de villégiature de la région pour assurer leur sécurité, confirmant qu’aucune perte humaine n’a été enregistrée.

Le responsable a qualifié de «critique» la situation de l’incendie du mont Bargou, qui se poursuit ce mardi matin, 2 septembre, soulignant qu’elle nécessite une surveillance et une vigilance accrues.

Deux avions militaires sont intervenus à plusieurs reprises pour éteindre des foyers d’incendie difficiles d’accès par voie terrestre, a ajouté le responsable, en précisant que d’importants renforts — composés de camions de pompiers des services des forêts et de la Protection civile — sont arrivés depuis les gouvernorats de Zaghouan, Kairouan et Le Kef.

Jamel Ferchichi a indiqué que tous les membres du comité régional de prévention et de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours sont mobilisés sur place depuis plus de trois jours pour maîtriser l’incendie. Parallèlement, les équipes de terrain — incluant les agents des forêts, les unités de la protection civile, les services de la direction régionale de l’équipement et de l’habitat, ainsi que des habitants de Bargou et des bénévoles — poursuivent les opérations d’extinction du feu.

Il convient de noter que dix familles du douar El Qasmia, situé à proximité immédiate de la montagne, ont été évacuées et hébergées dans un établissement scolaire de la ville de Bargou.

Par ailleurs, l’hôpital local a accueilli, dimanche, 18 personnes âgées de 10 mois à 89 ans, victimes de crises de panique provoquées par la reprise des flammes.

I. B.

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Phosphate | Trois jours de grève à la CPG

01. September 2026 um 11:01

Les agents et les cadres de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) ont entamé, ce mardi 1er septembre 2026, une grève de trois jours, a indiqué Rim Helal, secrétaire générale de la Fédération générale des mines relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), citée par Diwan FM.

La grève concerne tous les services administratifs de la CPG, a-t-elle ajouté, en précisant qu’à 8 heures du matin, le taux de participation s’élevait à environ 95 %.

Il convient de rappeler que l’UGTT avait décidé d’observer une grève totale les 1er, 2 et 3 septembre 2026 sur tous les sites de travail de la CPG, à Gafsa, justifiant cette décision par l’absence de réponse aux revendications des agents et des cadres, notamment en termes d’augmentation salariale.

La CPG se porte mal depuis 2011 et sa production peine depuis à atteindre 4 millions de tonnes par an, contre 8 millions de tonnes en 2010. En revanche, ses dépenses ont explosé du fait des innombrables recrutements effectués au cours des quinze dernières années pour acheter la paix sociale dans le bassin minier, sans vraiment y arriver. La preuve : la grève de trois jours actuelle.  

I. B.

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Kairouan : 100 familles évacuées à Oueslatia après la propagation de l’incendie de Jebel Bargou

Von: tmps
01. September 2026 um 09:15

Quelques 100 familles ont été évacuées, lundi soir, du Djebel Ghitoun à Ksar Lemsa, dans la délégation d’Oueslatia (gouvernorat de Kairouan), à la suite de la propagation de l’incendie déclaré ce soir au jebel Bargou (gouvernorat de Siliana), a déclaré Nabil Hamdi, député de l’Assemblée des représentants du peuple pour la circonscription de Sbikha-Oueslatia-Aïn Djeloula.

Hamdi a expliqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que le périmètre de l’incendie s’étendait vers 22 heures en raison de vents forts et de l’approche des flammes des zones résidentielles de la localité d’Echerfa. Cela a conduit la commission locale de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours d’Oueslatia, sous la supervision du délégué de la région, à prendre la décision d’évacuer les familles pour assurer leur sécurité.

Il a confirmé que l’hébergement des familles a été assuré au collège de Ksar Lemsa, en attendant la maîtrise de l’incendie et l’évaluation de la situation pour permettre le retour des habitants chez eux dans des conditions sûres.

Il a ajouté que la région connaît actuellement une situation d’alerte et de mobilisation pour faire face à la propagation de l’incendie et la limiter, afin de protéger les zones résidentielles et les citoyens.

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Siliana : l’incendie de Djebel Boulmane s’étend, plusieurs familles évacuées à Aïn Boussaâdia

Von: tmps
01. September 2026 um 09:05

Les vents forts ont favorisé, lundi soir, l’extension de l’incendie de Djebel Boulmane dans la zone de Mezata, jusqu’à atteindre la région de Aïn Boussaâdia, relevant de la délégation de Bargou dans le gouvernorat de Siliana, à la frontière du gouvernorat de Kairouan, a indiqué le commissaire régional au développement agricole de Siliana, Jamel Ferchichi.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, Ferchichi a souligné que plusieurs familles de la région de Aïn Boussaâdia ont été évacuées et déplacées à bord de bus de la Société régionale de transport de Siliana, puis logées dans un centre de stage et de vacances de la région afin de garantir leur sécurité, précisant qu’aucun dégât humain n’a été enregistré.

Le responsable a qualifié l’incendie déclaré au Djebel Bargou de « critique », faisant remarquer que la situation nécessite plus de surveillance et de vigilance.

Dans le même contexte, il a souligné que deux avions militaires sont intervenus aujourd’hui à plusieurs reprises pour éteindre les foyers d’incendie difficiles d’accès par voie terrestre, renforcés par des camions d’extinction relevant des services des forêts et de la Protection civile, en provenance des gouvernorats de Zaghouan, Kairouan et du Kef.

Ferchichi a indiqué que tous les membres de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours sont mobilisés sur place depuis plus de trois jours pour maîtriser l’incendie, tandis que les équipes sur le terrain, notamment les agents des forêts, les unités de la Protection civile, les services de la direction régionale de l’équipement et de l’habitat, ainsi que des habitants de Bargou et des bénévoles, poursuivent les opérations d’extinction.

Dix familles du douar El Gouasmia, jouxtant la montagne, ont été évacuées dimanche et relogées dans l’un des établissements éducatifs de la ville de Bargou.

Dimanche soir, 18 personnes victimes de crises de panique en raison de la reprise du feu ont été transférées à l’hôpital local de Bargou.

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Tunisie | Pour le CRLDHT, l’Etat est garant de la vie des détenus

01. September 2026 um 07:55

Dans le communiqué reproduit ci-dessous, publié le 30 août 2026 à Paris, le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a évoqué les effets désastreux de la canicule, de la surpopulation, des coupures d’eau et d’électricité, qui ont provoqué des décès dans les prison. «L’État doit garantir la vie des personnes qu’il détient», affirme l’organisation de défense des droits humains.

Le CRLDHT tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la situation extrêmement grave qui prévaut dans les prisons tunisiennes.

Depuis plusieurs mois, les décès de personnes détenues dans des circonstances suspectes ou insuffisamment élucidées se multiplient. À cette crise ancienne s’est ajoutée, durant l’été 2026, une succession de vagues de chaleur exceptionnelles, accompagnées dans plusieurs régions de coupures d’eau et d’électricité, alors que le système pénitentiaire connaît déjà une surpopulation massive, des infrastructures dégradées et des difficultés persistantes d’accès aux soins.

Dans son alerte du 24 juillet 2026, le CRLDHT avait averti que la combinaison de la canicule, du manque d’eau, des coupures d’électricité, du défaut d’aération et de la surpopulation faisait peser une menace directe sur la vie et l’intégrité physique des personnes détenues. Des familles ont depuis fait état de malaises, d’évanouissements, de retards dans l’accès aux soins et de cellules transformées en véritables étuves.

La canicule n’a pas créé la crise carcérale. Elle en a révélé la dangerosité.

Selon les données publiées par l’association Intersection, les prisons tunisiennes accueilleraient aujourd’hui plus de 33 000 détenus pour une capacité officielle d’environ 17 000 places, soit un taux d’occupation proche de 194 %. La population carcérale serait passée de 23 000 personnes en 2022 à plus de 33 000 en 2025. Dans certains établissements, la situation est encore plus critique : 251 % d’occupation à Kairouan, 210 % à Mornaguia, 209 % à Gabès et 200 % à Sfax.

Dans huit prisons, l’espace disponible ne dépasserait pas deux mètres carrés par détenu, tandis que les sanitaires, les douches, l’accès aux produits d’hygiène et aux soins sont largement insuffisants.

Dans de telles conditions, lorsque les températures approchent ou dépassent 45 à 50 °C, la chaleur devient un risque vital.

Des morts qui exigent des réponses

Le décès de Hamza Dridi, 33 ans, détenu à Borj El Amri, est particulièrement alarmant. Selon le témoignage de sa mère recueilli par Nawaat, il lui avait confié lors de sa dernière visite que l’eau avait été coupée pendant quatre jours consécutifs, l’empêchant, comme les autres détenus, de se laver ou de se rafraîchir malgré la chaleur extrême. Peu après cette conversation, il aurait été placé en cellule disciplinaire. Cinq jours plus tard, le 22 juillet, il décédait. Il n’avait pas encore été jugé et, selon sa famille, ne souffrait d’aucune pathologie connue. Le rapport d’autopsie n’avait pas encore été rendu public.

À la prison civile de Gabès, deux détenus sont également morts : Ali Bejaoui et Ali Ben El Tijani Ben Mohamed El Mansi. La LTDH a qualifié ces décès de «suspects». La famille de ce dernier affirme avoir constaté des contusions et une fracture au niveau du cou après la restitution du corps.

Surtout, la section de Gabès de la LTDH dit avoir recueilli des témoignages concordants faisant état de coupures récurrentes d’eau et d’électricité, de surpopulation extrême et d’épisodes d’étouffement parmi les détenus.

À Messadine, Salem Karmous, Franco-Tunisien, est décédé le 19 juillet. Son père affirme avoir constaté des traces de violence et d’agression sur son corps. Ici encore, seule une enquête indépendante peut déterminer les causes du décès et établir les responsabilités.

Ces morts s’inscrivent dans une série plus large. L’OMCT avait déjà documenté treize morts suspectes entre mai 2025 et avril 2026, sans compter celles survenues pendant la canicule.

Fin août, un détenu est également décédé à la prison civile de Gafsa, tandis que deux détenus de Mahdia ont dû être transférés en réanimation dans un contexte de chaleur extrême et de conditions de détention dégradées.

Le 29 août, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins a lancé une nouvelle alerte : elle fait état d’une augmentation sans précédent des décès et des hospitalisations liés aux coups de chaleur, ainsi que de décès de détenus dans plusieurs services d’urgence. Elle souligne en outre que le ministère de la Santé recueille des données sur les décès, les coups de chaleur et les capacités des services de réanimation, mais qu’aucun bilan officiel détaillé n’a encore été rendu public.

Une autre information grave a circulé le 28 août concernant cinq décès dans les prisons du Grand Tunis. Bassem Trifi, président de la LTDH, a indiqué, en citant des sources judiciaires saisies des dossiers, que cinq décès avaient été enregistrés la veille, sans compter d’autres régions.

Le périmètre exact de ces décès et leurs causes doivent encore être établis. Mais c’est précisément pour cette raison que le silence des autorités n’est plus acceptable.

L’État ne peut détenir quelqu’un sans garantir sa vie

Une personne détenue dépend entièrement de l’administration pour l’eau, l’électricité, l’aération, l’alimentation, les médicaments, les soins et le transfert vers un hôpital. Elle ne peut pas quitter sa cellule parce qu’il fait trop chaud ni chercher elle-même de quoi se protéger.

L’État qui prive une personne de liberté assume donc envers elle une obligation particulière de protection.

La peine prononcée par un tribunal est la privation de liberté. Elle ne comprend ni la privation d’eau, ni la chaleur insupportable, ni les violences, ni la négligence médicale, ni l’exposition à un risque mortel évitable.

Le détenu conserve pleinement son droit à la vie, à l’intégrité physique, à l’eau, aux soins, à la dignité et à la protection contre les traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Ouvrir les prisons au contrôle indépendant

    L’administration pénitentiaire affirme disposer de groupes électrogènes, de citernes de secours et de dispositifs permettant d’assurer la continuité de l’approvisionnement en eau et en électricité. Elle affirme également que les détenus sont pris en charge médicalement et transférés vers les hôpitaux lorsque leur état l’exige. Ces affirmations doivent pouvoir être vérifiées.

    Or, au moment même où les décès et les alertes se multiplient, la LTDH rencontre des obstacles pour visiter les établissements pénitentiaires. Une délégation a notamment été empêchée d’accéder à la prison de Messadine le 21 juillet, alors qu’un mémorandum d’entente signé en 2015 avec le ministère de la Justice avait précisément institué un mécanisme de visites indépendantes.

    Si les autorités affirment que les conditions sont conformes au droit, elles doivent ouvrir les prisons au contrôle indépendant.

    Le CRLDHT demande :

    1- la publication immédiate d’un bilan national exhaustif des décès en détention depuis le 1er juillet 2026, établissement par établissement ;

    2- la clarification immédiate des cinq décès signalés fin août dans les prisons du Grand Tunis, avec identification des personnes concernées et des circonstances exactes ;

    3- l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur tous les décès suspects, notamment ceux de Hamza Dridi, Ali Bejaoui, Ali Ben El Tijani Ben Mohamed El Mansi et Salem Karmous.

    4- la communication aux familles des conclusions médico-légales et des rapports d’autopsie, ainsi que l’accès aux dossiers médicaux.

    5- la publication par le ministère de la Santé des données relatives à la canicule : décès, hospitalisations, admissions en réanimation et transferts de détenus.

    6- des mesures d’urgence dans toutes les prisons : accès permanent à l’eau potable, électricité, ventilation, soins médicaux et protection particulière des personnes âgées, malades ou vulnérables ;

    – des inspections indépendantes et inopinées des établissements pénitentiaires ;

    7- la levée immédiate des entraves aux visites de la LTDH et le respect du mémorandum de 2015 ;

    8- l’identification des responsabilités administratives, politiques ou pénales chaque fois qu’une faute, une négligence ou une violence ayant contribué à un décès est établie ;

    9- des mesures urgentes contre la surpopulation carcérale, notamment par un réexamen de la détention provisoire et le développement des alternatives à l’incarcération.

    Les familles ont droit à la vérité.

    Les détenus ont droit à la dignité.

    Et, avant toute chose, ils ont droit à la vie.

    Paris, le 30 août 2026

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    Monastir | Une femme tuée par son mari, trois autres membres de la famille blessés

    31. August 2026 um 20:08

    Un terrible drame familial a secoué la région de Monastir, où un quadragénaire s’en est violemment pris à ses proches armé d’un fusil et d’une arme blanche tuant son épouse et blessant sa belle-mère, son beau-frère et sa fille.

    Dans une déclaration à Mosaïque FM, Mohamed El Mekki Farj, substitut du procureur de la République et porte-parole officiel du tribunal de première instance de Monastir, a précisé que l’épouse, touchée par balle, a succombé à ses blessures sur le coup.

    Les trois autres victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital où elles reçoivent les soins nécessaires alors que le suspect a été rapidement interpellé par les unités de la Garde nationale.

    Le Parquet a ordonné sa mise en détention et a décidé de le poursuivre pour homicide volontaire avec préméditation, de tentative d’homicide volontaire avec préméditation, ainsi que de port et de détention d’arme à feu et d’arme blanche sans autorisation.

    Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur ce drame et d’en déterminer les mobiles.

    Y. N.

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    Médecine | Les complications du diabète de type 2 diffèrent selon le sexe  

    30. August 2026 um 08:20

    Une récente étude britannique a révélé que les femmes atteintes de diabète de type 2 sont plus exposées aux problèmes de santé mentale après le diagnostic, tandis que les hommes présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires et de complications rénales. Les chercheurs de Queen Mary University de Londres ont souligné que ces résultats mettent en évidence la nécessité de stratégies préventives et thérapeutiques tenant compte des différences entre les sexes. Ces conclusions ont été publiées dans la revue Plos Medicine.

    Le diabète de type 2 est un trouble métabolique caractérisé par une glycémie élevée, résultant d’une résistance de l’organisme à l’insuline ou d’une production insuffisante de cette hormone. À l’échelle mondiale, cette maladie touche environ 536,6 millions de personnes âgées de 20 à 79 ans, soit près de 10,5 % de la population de cette tranche d’âge ; selon l’étude, ce chiffre devrait atteindre 700 millions d’ici 2045.

    La maladie est associée à diverses complications, notamment les maladies cardiovasculaires, l’insuffisance rénale terminale et des troubles de la santé mentale tels que la dépression et l’anxiété.

    Bien que les médecins soient conscients des différences entre hommes et femmes quant à la survenue de ces affections, les études antérieures n’ont pas suffisamment élucidé la manière dont les parcours de santé diffèrent après le diagnostic du diabète en fonction du sexe et de l’âge.

    Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de quelque 29 000 hommes et femmes au Royaume-Uni, chez qui un diabète de type 2 a été diagnostiqué entre 2010 et 2020. Les hommes représentaient 62 % des participants, avec un âge moyen au moment du diagnostic d’environ 54 ans, tandis que les femmes étaient, en moyenne, plus âgées.

    Les résultats ont révélé que l’évolution des complications après le diagnostic de diabète diffère selon le sexe et l’âge. Au cours des années suivant le diagnostic, 39 % des participants ont connu au moins un événement de santé majeur, mais le moment et la nature de ces événements variaient nettement entre les sexes. Les femmes étaient plus exposées aux problèmes de santé mentale, ces troubles touchant 8,1 % d’entre elles, contre 5,3 % des hommes. Elles présentaient également des taux plus élevés pour certaines trajectoires de santé ayant abouti au décès.

    Les chercheurs ont observé que les femmes recouraient davantage aux services de santé et obtenaient un plus grand nombre d’ordonnances pour des traitements au long cours, ce qui pourrait expliquer en partie les taux de diagnostic plus élevés pour certaines affections. Par ailleurs, les femmes plus jeunes présentaient des complications liées à la santé mentale plus précocement et à des taux supérieurs aux prévisions, ce qui plaide en faveur de l’intégration d’un dépistage psychologique régulier dans le suivi habituel des patients diabétiques.

    En revanche, les hommes étaient plus exposés aux maladies cardiovasculaires, qui touchaient 8,4 % d’entre eux contre 5,3 % des femmes. Ils affichaient également des taux plus élevés d’insuffisance rénale terminale et d’hypertension artérielle, cette dernière affectant 21,1 % des hommes contre 20,2 % des femmes.

    Selon les chercheurs, ces résultats soulignent la nécessité d’intensifier la surveillance de la santé cardiaque et rénale chez les hommes atteints de diabète, en particulier durant les premières années suivant le diagnostic, tout en renforçant l’observance du traitement et le suivi médical.

    Malgré ces différences, l’hypertension artérielle s’est révélée être la complication la plus fréquente après le diagnostic de diabète de type 2, tous âges et sexes confondus.

    Il est également apparu que les hommes et les femmes présentant à la fois un diabète et un trouble de la santé mentale étaient davantage exposés à un risque de décès prématuré par rapport aux personnes ayant suivi d’autres parcours de santé.

    Les chercheurs ont conclu que la prise en charge du diabète de type 2 gagnerait à adopter une approche plus personnalisée, tenant compte du sexe, de l’âge et de l’état de santé du patient, plutôt que de recourir à une stratégie uniforme pour la prévention et la gestion des complications.

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    Tunisie | Les autorités ne communiquent pas le nombre de morts liées à la canicule

    29. August 2026 um 13:01

    L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a appelé le gouvernement à déclarer l’état d’urgence sanitaire, mettant en garde contre la pression croissante sur les services d’urgence des hôpitaux publics en raison de la hausse des températures.

    Dans un communiqué publié samedi 28 août 2026, l’organisation a indiqué que les services d’urgence connaissent, selon ses estimations, une augmentation qualifiée d’«inédite» du nombre d’hospitalisations et de décès liés aux coups de chaleur et aux températures élevées.

    Elle a également fait état de décès survenus parmi des détenus au sein de plusieurs services d’urgence, coïncidant avec ce qu’elle a décrit comme un état d’«épuisement extrême» du personnel médical et infirmier, sous l’effet d’une pression dépassant, selon elle, les capacités du système de santé.

    L’organisation a indiqué que les services compétents du ministère de la Santé avaient, selon ses informations, recensé les données relatives aux décès et aux cas d’insolation, ainsi que celles concernant la capacité d’accueil des services de réanimation, tout en précisant que ces chiffres n’avaient pas encore été officiellement publiés.

    L’OTJM a réclamé la déclaration immédiate de l’état d’urgence sanitaire, appelant à soutenir les professionnels de santé et à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux répercussions de la vague de chaleur et en limiter les risques pour les citoyens.

    Le ministère de la Santé, pour sa part, préfère ne pas communiquer sur cette question ni donner des statistiques sur le nombre des décès dans les hôpitaux publics, comme si c’était un secret d’Etat. Une position inexplicable et qu’on ne saurait justifier, au moment où, dans les hôpitaux publics, les gens pleurent leurs morts dont les annonces de décès se multiplient sur les réseaux sociaux.

    Le directeur régional de la santé de Sfax, le Dr Hatem Cherif, reconnaît, néanmoins, que le service des urgences du CHU Habib Bourguiba connaît une forte pression, particulièrement en cette période marquée par une augmentation des cas d’insolation et par l’afflux de nombreux patients venus des gouvernorats voisins pour se faire soigner.

    Intervenant dans Diwan FM, le Dr Cherif a expliqué que cette pression s’explique par le fait que l’hôpital dispose d’un service d’urgences de niveau 3 couvrant l’ensemble de la région, tout en soulignant l’engagement des équipes médicales à prodiguer des soins à tous les patients, quelle que soit leur zone de résidence. Il s’est cependant gardé d’avancer les chiffres de décès enregistrés par cet établissement en lien avec la canicule de ces derniers jours. C’est à croire que les responsables du secteur ont reçu des instructions strictes à ce propos.

    I. B.

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    Drame de Ben Guerdane | Rassemblement à Paris en solidarité avec les familles des victimes

    29. August 2026 um 08:48

    Après le drame de Ben Guerdane, des activistes tunisiens en France organisent un rassemblement de solidarité avec les familles des victimes sous le slogan «De Ben Guerdane à Paris : nos vies ont la même valeur», et ce, le dimanche 30 août à 14heures à la Fontaine des Innocents, Châtelet, Paris.

    Quinze jeunes ont pris la mer à la recherche d’un avenir. Douze corps ont été retrouvés, deux jeunes sont toujours portés disparus et un seul a survécu, après deux jours et deux nuits en Méditerranée. 

    Derrière ces chiffres, il y a des vies, des familles, des rêves et une jeunesse qui demande simplement le droit de vivre dignement et d’espérer. 

    Cette mobilisation est une initiative citoyenne de Tunisiennes et Tunisiens résidant à l’étranger «Tunisiennes et Tunisiens contre le Racisme». Elle n’appartient à aucun parti et ne se place sous aucune bannière politique.

    «Nous refusons de rester silencieux. Nous nous rassemblons pour défendre les droits humains, la dignité, l’égalité et le droit à la vie, et pour dire clairement notre refus de toutes les formes de racisme, de discrimination et de déshumanisation des personnes migrantes, quelles que soient leur origine, leur nationalité ou la couleur de leur peau», affirment les organisateurs dans un appel au rassemblement. Ils ajoutent : «Nous refusons que la Méditerranée continue d’être un cimetière. Nous refusons que la migration soit traitée uniquement à travers les frontières, les contrôles, les bateaux et les accords sécuritaires. Nous demandons des politiques qui donnent aux jeunes des perspectives : emploi, développement, dignité et voies de mobilité sûres et légales.»

    «La responsabilité est partagée. La Tunisie comme l’Europe doivent assumer leurs responsabilités. La protection des frontières ne peut jamais avoir plus de valeur que la protection des vies humaines», affirment-ils encore, tout en appelant les Tunisiennes et Tunisiens de France, mais aussi toutes les citoyennes et tous les citoyens de Paris et de ses alentours qui partagent ces valeurs, les associations, les syndicats, les défenseurs des droits humains et toutes les personnes refusant le racisme et l’indifférence, à les rejoindre lors du rassemblement prévu dans la capitale française. «Parce qu’une vie tunisienne, africaine, européenne ou d’ailleurs a exactement la même valeur. Nos jeunes rêvent d’avenir : Tunisie et Europe, ne les condamnez pas à mourir. De Ben Guerdane à l’Europe, que la Méditerranée relie nos vies, qu’elle ne les engloutisse plus», concluent-ils.

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    Administration | Retour à la double séance à partir du mardi 1er septembre  

    28. August 2026 um 12:26

    Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.

    C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.

    Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.

    I. B.

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    Dr Dhokkar alerte | «Les décès augmentent dans les hôpitaux publics en Tunisie»

    28. August 2026 um 08:41

    «En l’absence de moyens de refroidissement et de lits de réanimation, des gens meurent dans les hôpitaux», a alerté le Dr Wajih Dhokkar, président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), en déplorant que le ministère de la Santé, malgré la situation difficile dans les hôpitaux publics en raison de la canicule, des coupures de courant électrique, et du manque chronique d’équipements et de personnels, refuse de déclarer l’état d’urgence sanitaire.

    Dr Dhokkar a souvent alerté sur les conditions impossibles dans lesquelles lui et ses collègues travaillent dans les hôpitaux publics, qui manquent de tout. Il est revenu une nouvelle fois, hier, jeudi 27 août 2026, sur ce sujet, dans une publication sur les réseaux sociaux où il a dénoncé «la négligence du ministère de la Santé, alors que le nombre de décès augmente parallèlement à la vague de chaleur.»

    «C’est une injustice sans nom ! Des gens se retrouvent en réanimation et perdent la vie à cause de coups de chaleur, faute de moyens de refroidissement et de lits de réanimation adéquats. Pourtant, le ministère refuse de déclarer l’état d’urgence sanitaire», a-t-il écrit, sachant que le ministère de la Santé ne publie aucune statistique sur le nombre de morts dues à la canicule, comme on le fait dans les autres pays, continuant à botter en touche et à faire comme si de rien n’était, alors que la situation empire dans tous les établissements hospitaliers publics et même dans certaines cliniques privées.

    «À présent, la direction de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia, sur instruction du ministère de la Santé, refuse d’accepter le moindre don. On vous rétorque que nous n’avons besoin de rien et que la situation sanitaire est normale, ne nécessitant aucune intervention particulière», a-t-il ajouté.

    Rappelons que les jeunes médecins opérant dans les hôpitaux publics ont lancé récemment un appel aux citoyens pour qu’ils fassent don d’équipements de refroidissement aux hôpitaux publics qui en manquent. Cela ne semble pas avoir été du goût de la tutelle qui y a vu une remise en question de la capacité des autorités publiques à faire face à la situation.

    Un autre jeune médecin, Dr Baha Eddine Rabei, a abondé dans le même sens dans un poste Facebook que nous traduisons ici : «Une journée catastrophique dans la plupart des services d’urgence du pays ! Je discutais avec Wajih [Dhokkar], qui est de garde au service des urgences de Mahdia. La situation est désastreuse aux urgences de l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia ; le nombre de décès liés à la hausse des températures est très élevé… et c’est le même constat chaque jour dans tous les hôpitaux de la République. Mes amis, assez d’obstination : décrétez l’état d’urgence sanitaire… Tenez une conférence de presse d’urgence et communiquez-nous les chiffres concernant les décès ; assez d’obstination, vraiment assez ! Ouvrez les portes des hôpitaux aux dons des citoyens ; tous les services d’urgence ont un besoin urgent de moyens de refroidissement : glace, ventilateurs, etc… Au fait, nous avons bien pris note du mécontentement des responsables face à nos propos ; sachez que toute tentative de cibler les dirigeants de l’organisation [OTJM] se heurtera à une intensification de notre lutte (nous reviendrons sur ce point une fois la vague de chaleur passée).»

    I. B.

      

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    Algérie | Trois jours de deuil après une nuit de feu et de mort

    28. August 2026 um 06:58

    L’Algérie est en deuil. Trois jours de deuil national ont été décrétés à compter de ce jeudi 27 août 2026, après les incendies meurtriers qui ont frappé plusieurs wilayas du centre et de l’est du pays. Douze personnes ont perdu la vie et 54 autres ont été blessées, dont 6 dans un état grave. Le bilan humain est particulièrement lourd à Jijel, avec 5 morts, à Béjaïa, avec 4 victimes, et à Tizi-Ouzou, où 3 personnes ont péri. Parmi les victimes figure un enfant de 8 ans.

    Derrière ces chiffres se trouvent des familles qui, en quelques heures, ont basculé dans le deuil. Des proches qui attendaient un retour qui ne viendra plus, des parents confrontés à la disparition brutale d’un enfant, des maisons où une place restera désormais vide. Le feu ne laisse pas seulement derrière lui des arbres calcinés et des terres ravagées. Il laisse des absences.

    Les incendies ont touché plusieurs localités, notamment dans les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi-Ouzou. Des familles ont dû être évacuées alors que les flammes, attisées par les conditions météorologiques, menaçaient des zones habitées. Les services de la Protection civile, les forces de sécurité, les autorités locales et de nombreux citoyens ont été mobilisés pour tenter de contenir les foyers et mettre les populations à l’abri.

    À Jijel, particulièrement touchée, la situation a nécessité une mobilisation importante.

    Dans les zones touchées, les secours poursuivent leur travail alors que les habitants tentent de mesurer l’ampleur des dégâts.

    Après les flammes, les questions

    Les enquêtes ouvertes afin de déterminer les causes des incendies devront permettre d’établir les circonstances exactes dans lesquelles les différents foyers se sont déclarés et de déterminer, le cas échéant, les responsabilités. La question est d’autant plus importante que l’Algérie connaît, été après été, des incendies qui frappent les mêmes régions avec une violence parfois dévastatrice. La chaleur extrême, la sécheresse et les vents favorisent la propagation des flammes, mais ces facteurs ne sauraient à eux seuls résumer le problème. La prévention, la surveillance des zones forestières, l’entretien des espaces vulnérables, l’alerte précoce et la rapidité des interventions sont autant d’éléments qui doivent être interrogés. Car lorsque les flammes atteignent les villages et les habitations, il ne s’agit plus seulement de protéger une forêt. Il s’agit de sauver des vies. Les enquêtes annoncées devront apporter des réponses précises, au-delà des premières explications liées aux conditions climatiques.

    Pendant les 3 jours de deuil national, les drapeaux seront mis en berne dans tout le pays et les manifestations festives ainsi que les compétitions sportives nationales sont suspendues. La première journée du championnat de Ligue 1 Mobilis a été reportée aux 3, 4 et 5 septembre.

    L’Algérie pleure aujourd’hui ses morts et rend hommage aux victimes et aux hommes et aux femmes qui ont affronté les flammes pour protéger les populations. Lorsque le feu sera définitivement éteint, il restera pourtant une obligation : se souvenir et comprendre. Comprendre pourquoi les incendies reviennent chaque été avec une telle violence. Comprendre comment mieux protéger les populations. Comprendre enfin comment éviter que d’autres familles algériennes aient, demain, à connaître la même douleur. Parce qu’un deuil national ne devrait jamais être seulement un moment de silence. Il devrait aussi être le début d’une exigence.

    Djamal Guettala 

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    Carburants | Menace de grève des transporteurs pour les 23 et 24 septembre   

    27. August 2026 um 14:08

    Comme si, en pleine canicule estivale, les coupures fréquentes d’électricité et d’eau du robinet, les pénuries d’eau embouteillée, les longs retards des vols de la compagnie nationale Tunisair, entre autres désagréments, ne suffisaient pas au malheur des Tunisiens, voilà que l’on annonce, pour très bientôt, de longues files d’attente devant les stations d’essence pour remplir les réservoirs des voitures.  

    Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, ce jeudi 27 août 2026, un préavis de grève pour le secteur du transport d’hydrocarbures, annonçant une grève sectorielle les 23 et 24 septembre 2026 sur tous les lieux de travail à travers le territoire national.

    Les représentants des travailleurs du secteur, réunis hier mercredi au siège de l’UGTT sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ont justifié cette grève par le non-respect, par les parties administratives, de l’application des accords antérieurs, notamment celui conclu le 2 mai 2019,ainsi que des obligations légales, principalement la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), indique le préavis de grève, dont une copie a été adressée aux ministres des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations, ainsi qu’au ministre du Transport, au directeur des conflits du travail et de la promotion des relations professionnelles, au président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), au président de la Chambre nationale du transport de matières dangereuses (relevant de l’Utica) et aux représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures, précise encore le préavis de grève.

    Si, donc, d’ici le 23 mai, rien ne serait fait pour régler ce problème, c’est que personne, parmi tous ces responsables, ne se soucie de soulager les Tunisiens des maux qui les accablent.

    I. B.  

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    Ben Guerdane | Obsèques de 11 migrants irréguliers noyés sur fond de tensions

    27. August 2026 um 08:34

    Les obsèques hier, mercredi 26 août 2026, de 11 jeunes de Ben Guerdane morts dans le naufrage au large de Zarzis a rassemblé des centaines d’habitants de cette ville frontalière de la Libye dont l’unique ressource reste le commerce transfrontalier pour ne pas dire la contrebande. L’absence des responsables locaux et nationaux à cette cérémonie a été relevé par les observateurs.

    La tragédie a suscité des protestations et des tensions à Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, où des dizaines de jeunes ont bloqué des routes et allumé des feux lors de manifestations nocturnes.

    Les corps de 11 jeunes de la ville, tous tunisiens, morts dans le naufrage d’une embarcation de migrants irréguliers survenu au large de Zarzis, ont été inhumés au cimetière Khalif de Ben Guerdane, après que leurs corps repêchés et identifiés aient été restitués à leurs familles pour qu’elles puissent les enterrer et faire leur deuil.

    Samedi dernier, 22 août, la Garde nationale a annoncé le naufrage d’une embarcation au large de Zarzis transportant 15 jeunes, dont la plupart étaient originaires de Ben Guerdane.

    Selon le témoignage de l’unique survivant, 15 jeunes se trouvaient à bord de l’embarcation, partie des côtes de Zarzis mercredi 19 août, entre 12h et 13h. Onze passagers portaient des gilets de sauvetage, tandis que quatre en étaient dépourvus. L’embarcation aurait sombré environ cinq heures après le départ, après que de l’eau a commencé à s’y infiltrer. Le jeune homme a raconté être resté en mer plus de deux jours, nageant et tentant de se maintenir à flot dans des conditions extrêmement difficiles, affrontant les vagues, la faim et la soif. Il a finalement été repéré par un navire libyen en provenance de Misrata et faisant route vers le port de Zarzis, avant d’être remis aux autorités tunisiennes. Le survivant, hospitalisé à l’hôpital régional de Zarzis, souffre de brûlures au premier degré. Dans son récit, il a attribué le naufrage à la détérioration des conditions météorologiques et à la surcharge de l’embarcation, qui transportait également une vingtaine de bidons de carburant et d’eau. Les autorités tunisiennes ont ouvert une enquête judiciaire sur les circonstances de l’organisation de cette traversée clandestine.

    Dimanche 23 août, les habitants de la ville ont pris part au cortège funèbre des trois premières victimes retrouvées. Le drame a par ailleurs suscité des protestations et des tensions à Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye, où des dizaines de jeunes ont bloqué des routes et allumé des feux lors de manifestations nocturnes. Les forces de sécurité sont intervenues en faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les habitants de la région ainsi que des partis politiques ont réclamé des interventions urgentes et des solutions structurelles pour le développement de la zone.

    Ce naufrage s’inscrit dans un contexte de pression migratoire croissante le long des côtes sud-est de la Tunisie, d’où continuent de partir sporadiquement des embarcations à destination de l’Italie, transportant souvent des jeunes originaires des zones frontalières et du sud-est du pays.

    Selon les données du ministère italien de l’Intérieur, les débarquements de migrants sur les côtes italiennes enregistrent une nette baisse en 2026 : du début de l’année jusqu’au début de la semaine, on a dénombré 18 900 arrivées, contre 41 000 sur la même période en 2025 et 39 000 en 2024. Ce chiffre met en évidence une diminution d’environ 54 % par rapport à 2025 et de 52 % par rapport à 2024. Cette diminution est e fruit de la coopération des gardes maritimes tunisiens avec leurs collègues italiens pour contrôler plus rigoureusement les flux des barques de migration irrégulière.

    Sur les 18 900 arrivées en Italie depuis le début de l’année, les ressortissants tunisiens représentaient 5 % du total.

    I. B.

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