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Saison des pluies : prévenir plutôt que réparer

Von: farhat
23. August 2026 um 19:21

À quelques semaines du retour des premières pluies automnales, la prévention des inondations revient au premier plan. Le Conseil ministériel restreint consacré jeudi aux préparatifs de la saison des précipitations remet surtout en évidence un impératif : agir avant les intempéries plutôt que dans l’urgence une fois les dégâts constatés. Curage des oueds et des canaux, entretien des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, traitement des zones vulnérables et réalisation des projets de protection constituent autant d’interventions qui doivent être achevées ou accélérées pendant la période estivale.
L’enjeu est d’autant plus important que les épisodes météorologiques violents peuvent désormais survenir sur des périodes très courtes et provoquer des dégâts considérables. Les inondations de janvier dernier en ont encore montré les conséquences dans plusieurs régions. La préparation de la prochaine saison pluvieuse ne relève donc pas d’un simple programme annuel d’entretien. Elle constitue un véritable dispositif de prévention dont dépend la protection des populations, des habitations, des infrastructures et de l’activité économique.

L’été, une période déterminante pour préparer l’automne
Lorsque les fortes précipitations commencent, il est souvent déjà trop tard pour intervenir sur certaines infrastructures. C’est pendant les mois secs que doivent être nettoyés les canaux, dégagés les cours d’eau, entretenus les ouvrages hydrauliques et identifiées les zones présentant les risques les plus importants. Les chiffres présentés lors du Conseil ministériel montrent l’ampleur des opérations engagées, mais également celle du travail restant à accomplir. Sur les 3.800 kilomètres de canaux et de cours d’eau inscrits au programme annuel de curage, 2.250 kilomètres ont été traités. Pour les oueds, 131 kilomètres ont été nettoyés sur les 363 prévus dans 18 gouvernorats. L’entretien des lacs collinaires et des réseaux d’évacuation des eaux pluviales se poursuit également.
Ces interventions peuvent sembler ordinaires, mais leur importance apparaît pleinement lorsque surviennent de fortes pluies. Un canal obstrué par des déchets, des végétaux ou des sédiments peut empêcher l’écoulement normal de l’eau. Un réseau d’évacuation insuffisamment entretenu peut rapidement arriver à saturation. Dans les zones urbaines fortement construites, où les surfaces imperméabilisées empêchent l’eau de s’infiltrer naturellement dans le sol, quelques dizaines de minutes de précipitations intenses peuvent suffire pour submerger certaines rues. C’est précisément pour cette raison que la prévention ne peut être concentrée uniquement sur les semaines précédant l’automne. L’entretien des ouvrages doit être régulier et les interventions programmées suffisamment tôt pour que les infrastructures soient opérationnelles avant les premiers épisodes pluvieux importants.

Les «points noirs», une priorité
Au-delà de l’entretien général des réseaux, l’un des principaux enjeux réside dans l’identification des zones particulièrement exposées aux inondations. Certaines sont connues depuis plusieurs années : quartiers situés en contrebas, routes régulièrement submergées, passages sous les ponts, zones proches des oueds ou secteurs où les réseaux d’évacuation atteignent rapidement leurs limites. Le Conseil ministériel a d’ailleurs insisté sur la nécessité de hiérarchiser les zones à risque et d’actualiser les données concernant les points sensibles. Une démarche indispensable pour concentrer les moyens là où les conséquences d’un épisode pluvieux pourraient être les plus graves. Une enveloppe de 132 millions de dinars a déjà été mobilisée au profit de quinze gouvernorats afin de réparer les dégâts provoqués par les inondations de janvier 2026. Une première tranche de 84 millions de dinars concerne le traitement de 120 points noirs. Ces montants illustrent aussi le coût considérable des intempéries lorsque les infrastructures sont endommagées.
À cela s’ajoutent 29 projets de protection contre les inondations programmées pour 2026, pour un investissement global de 396 millions de dinars. Leur achèvement dans les délais représente un enjeu majeur. Car la prévention a certes un coût, mais les conséquences d’une inondation peuvent être beaucoup plus lourdes : routes endommagées, habitations touchées, réseaux publics détériorés, activités économiques interrompues et parfois, surtout, des vies humaines mises en danger. Traiter durablement les points noirs permet également de sortir d’une logique d’intervention répétitive. Lorsqu’une même zone est inondée à chaque épisode de fortes précipitations, réparer les dégâts après chaque événement ne peut constituer une réponse suffisante. L’objectif doit être de réduire, autant que possible, la vulnérabilité du secteur avant la pluie suivante.

Passer de la réaction à l’anticipation
La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes impose aujourd’hui de revoir la manière dont le risque est géré. Les fortes précipitations ne sont pas nouvelles en Tunisie, mais leur intensité et leur caractère parfois brutal rendent l’anticipation encore plus nécessaire. Cette préparation ne repose pas uniquement sur les ouvrages de protection. Les systèmes d’alerte précoce, la surveillance météorologique, la circulation rapide de l’information et la coordination entre les différents intervenants sont tout aussi essentiels. Lorsqu’un épisode dangereux est annoncé, quelques heures d’anticipation peuvent permettre de sécuriser certaines zones, d’interdire temporairement des routes ou des passages à risque et d’informer les habitants.
Les citoyens ont également un rôle à jouer. Les déchets abandonnés dans les rues, les canaux ou les cours d’eau peuvent obstruer les systèmes d’évacuation et aggraver les conséquences des pluies. La prévention passe donc aussi par une meilleure gestion des déchets et par le respect des infrastructures destinées à l’écoulement des eaux. À la fin du mois d’août, le calendrier devient désormais serré. Une partie importante des travaux a été réalisée, mais plusieurs centaines de kilomètres de réseaux, d’oueds et de cours d’eau restent encore concernés par les programmes d’entretien. Les prochaines semaines seront donc déterminantes.

La véritable efficacité du dispositif se mesurera finalement lors des premières fortes précipitations. L’objectif n’est évidemment pas de prétendre pouvoir éliminer tout risque d’inondation. Face à certains phénomènes exceptionnels, aucune infrastructure ne peut garantir une protection absolue. Mais anticiper, entretenir, surveiller et intervenir sur les zones les plus vulnérables permet d’en réduire considérablement les conséquences. Et surtout d’éviter que chaque saison des pluies ne ramène les mêmes images, les mêmes dégâts et les mêmes interrogations sur ce qui aurait pu être fait en amont.

Leila SELMI

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Ezzahra | L’agresseur des chauffeurs de taxi arrêté

23. August 2026 um 12:46

La brigade de la police judiciaire de Hammam-Lif a arrêté un individu impliqué dans une série d’agressions (vols avec violence) à l’encontre de plusieurs chauffeurs de taxi individuel.

Selon les informations disponibles, rapportées par Mosaïque FM, le suspect hélait les taxis en prétendant vouloir se rendre dans le quartier de Borj Louzir à Ezzahra, cité balnéaire située dans la banlieue sud de Tunis, et s’asseyait systématiquement à l’arrière du véhicule. Une fois arrivé dans une zone isolée, il prenait le chauffeur par surprise en l’étranglant violemment par-derrière pour le neutraliser, avant de lui dérober son téléphone portable et des sommes d’argent et de prendre la fuite.

À la suite d’investigations, les services de sécurité ont réussi à identifier l’auteur des faits et à localiser l’endroit où il se trouvait. On lui a tendu un guet-apens et procédé à son arrestation. Le ministère public a ordonné son placement en garde à vue pour les besoins de l’enquête, afin d’engager les procédures légales à son encontre et de le déférer à la justice.

I. B.

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    Tunisie | La canicule pourrait se poursuivre toute la semaine prochaine  

    23. August 2026 um 12:23

    La nouvelle vague de chaleur que connaît la Tunisie depuis hier, samedi 22 août 2026, devrait se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine prochaine. Les températures devraient rester élevées dans la plupart des régions, accompagnées du vent de sirocco, prévoit l’Institut national de la météorologie (INM).

    À partir de ce dimanche 23 août, et durant les journées de lundi 24 et mardi 25 août, les températures connaîtront une hausse notable, dépassant les normales saisonnières de 6 à 10 degrés.

    Les températures maximales devraient osciller entre 42 et 47 degrés dans la plupart des régions, avec la présence du sirocco, tandis qu’elles varieront entre 37 et 41 degrés dans les zones côtières et les régions montagneuses.

    Les prévisions indiquent que ce temps chaud et ces températures élevées persisteront dans la majeure partie du pays au cours des prochains jours, toujours accompagnés du sirocco, ce qui nécessite de la vigilance, en particulier durant les heures les plus chaudes de la journée.

    Espérons que cette nouvelle vague de canicule ne sera pas accompagnée, comme souvent depuis la mi-juillet dernier, de pannes d’électricité et de coupures de l’eau de robinet.

    I. B.

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    Zarzis | Poursuite des recherches des disparus du naufrage de migrants irréguliers

    23. August 2026 um 11:12

    Dans un communiqué publié hier soir, samedi 22 août 2026, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à l’ouverture d’une enquête sérieuse et urgente pour faire la lumière sur les circonstances du naufrage d’une embarcation transportant 15 migrants en situation irrégulière, survenu dans la nuit du vendredi à samedi, au large de Zarzis, au sud-est de la Tunisie.

    Selon d’autres sources, l’embarcation transportait 17 personnes lorsqu’elle a fait naufrage, environ six heures après avoir quitté le port d’El Ktef. Une personne a été secourue après avoir passé près de 24 heures en mer et trois corps ont été repêchés.

    L’organisation syndicale a appelé à mobiliser tous les moyens disponibles pour poursuivre les opérations de recherche et de sauvetage et à garantir une prise en charge humaine et responsable de l’incident, tout en appelant à démanteler les réseaux de passeurs et de trafic d’êtres humains impliqués dans l’organisation de ces traversées et à traduire les responsables en justice.

    La centrale a également insisté sur la nécessité pour les services de l’État d’assurer un soutien psychologique et social complet aux familles touchées et de les accompagner face aux conséquences de ce drame. Et exprimé son rejet de ce qu’elle a qualifié d’«approche sécuritaire dans la gestion du dossier de la migration irrégulière», estimant que ce phénomène relève avant tout d’enjeux sociaux, économiques et humanitaires, plutôt que d’une question de sécurité.

    Pour l’UGTT, les solutions pérennes de ce fléau de la migration clandestine résident dans la mise en place de politiques économiques et sociales garantissant le droit au travail et à une vie digne dans le pays, ainsi que l’ouverture de voies légales et sûres pour la migration et le travail à l’étranger.

    Dans ce contexte, la centrale a souligné qu’elle se coordonnait avec ses partenaires au sein des organisations syndicales internationales et régionales afin de protéger les droits des migrants, de préserver leur dignité et de lutter contre toutes les formes d’exploitation.

    Pour sa part, Mustapha Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, a confirmé l’achèvement des procédures médicales concernant trois victimes repêchées du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière, ainsi que la remise de leurs dépouilles à leurs familles ce dimanche 23 août.

    Trois ambulances ont été mobilisées pour transporter les corps de l’hôpital vers les familles, en vue de procéder aux funérailles, a-t-il ajouté. Les corps ont été transférés à l’hôpital régional Sadok Mokaddem de Djerba pour l’accomplissement des procédures nécessaires et la vérification de l’identité des défunts.

    Il convient de noter que le ministère public avait ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour franchissement illicite des frontières maritimes ayant entraîné la mort, suite au naufrage de l’embarcation au large de Zarzis.

    Les opérations de recherche des autres personnes disparues se poursuivent avec la participation d’unités maritimes côtières et d’unités navigantes, en coordination avec la Marine nationale, parallèlement à la mobilisation d’un hélicoptère pour renforcer les efforts d’intervention et de sauvetage.

    Sur un autre plan, les familles et proches des victimes ont manifesté hier soir à Ben Guerdane et des heurts ont eu lieu entre la population et les forces de l’ordre.

    I. B.  

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    Les centres de médecine esthétique bientôt réglementés en Tunisie  

    23. August 2026 um 10:35

    Dans un communiqué publié samedi 22 août 2026, que nous reproduisons ci-dessous, le Syndicat tunisiens des médecins esthétiques (Sytmes) salue le ralliement de l’ensemble des consœurs, confrères et sociétés savantes à la dynamique de réforme initiée et portée par ses instances représentatives.

    La publication récente du communiqué du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) concernant l’exercice illégal de la médecine constitue une étape importante dans la protection de la santé publique et dans la défense de la médecine réglementée.

    Mais cette avancée est aussi le fruit d’un travail de fond mené depuis plusieurs années par les professionnels du secteur, et notamment par Systmes qui n’a cessé d’alerter les autorités sur les dangers liés à l’exercice clandestin de la médecine esthétique.

    À travers plusieurs réunions ministérielles, et avec l’ARP, des enquêtes de terrain et la constitution de dossiers documentés concernant des personnes exerçant illégalement la médecine, Sytmes a choisi d’agir concrètement plutôt que de rester dans la simple dénonciation.

    Ces dossiers ont été officiellement transmis aux ministères afin de porter la réalité du terrain à la connaissance des autorités, de défendre les médecins qui exercent dans le respect de la réglementation et, surtout, de protéger les patients contre des pratiques réalisées en dehors de tout cadre médical et sécuritaire

    Parallèlement, Sytmes annonce la sortie officielle imminente du cahier de charges des centres de médecine esthétique pour réglementer ce secteur.

    Ce cahier des charges, représente une avancée majeure et permettra aussi de lutter contre les pratiques illégales et remplira le vide juridique ayant mené à beaucoup d’anarchie. Il permettra de mieux encadrer les pratiques, de définir les exigences nécessaires à la sécurité des patients et de distinguer clairement les professionnels de santé formés et autorisés des structures qui exercent en dehors du cadre légal.

    Sytmes tient à rappeler que ce combat n’est pas dirigé contre une profession ou contre des individus. Il s’agit avant tout d’un combat pour la sécurité du patient, pour la qualité des soins et pour le respect de la loi.

    La médecine esthétique est une médecine à part entière. Elle nécessite une formation médicale, des compétences spécifiques, des équipements conformes, une connaissance des complications et surtout la capacité de prendre en charge un patient lorsque survient un incident.

    Aujourd’hui, la reconnaissance de cette problématique par les autorités constitue une avancée que nous saluons.

    Le Sytmes continuera à travailler avec les autorités compétentes afin que les décisions prises soient réellement appliquées sur le terrain et que l’exercice de la médecine esthétique se fasse dans un cadre sécurisé, réglementé et respectueux du patient.

    Notre objectif reste le même : protéger le patient, défendre la médecine et valoriser les professionnels qui exercent dans les règles.

    Communiqué.

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    Greffe de cheveux | La question que la Tunisie n’a pas encore posée

    23. August 2026 um 07:55

    La Tunisie s’installe sur un marché du tourisme capillaire estimé à un milliard de dollars par an pour la seule Turquie. Elle en importe aussi le vide réglementaire : nul ne sait, aujourd’hui, qui est habilité à tenir l’instrument. Trois mesures simples permettraient d’y répondre avant qu’un scandale ne s’en charge.

    Dr Khalil El Cadhi *

    Il y a une question simple que personne ne pose à un patient qui rentre d’une greffe de cheveux : qui tenait l’instrument ?

    Elle paraît absurde. Pour une appendicectomie, personne ne se la poserait — on sait que c’est un chirurgien. Pour la restauration capillaire, la réponse est devenue incertaine, et cette incertitude est en train de devenir un problème de santé publique. Y compris chez nous.

    Un marché d’un milliard de dollars, et presque aucune donnée

    Une étude publiée en 2025 dans Aesthetic Plastic Surgery par une équipe de la Mayo Clinic estime que la seule Turquie génère environ un milliard de dollars par an sur le tourisme capillaire, Istanbul en étant l’épicentre. Les auteurs décrivent un secteur porté par des prix très inférieurs, des forfaits tout compris, et un marketing numérique agressif qui minimise les risques. Ils décrivent aussi trois choses moins souvent citées : le rôle croissant de techniciens non supervisés, des pratiques de substitution où le patient ne rencontre pas le praticien qu’on lui a promis, et ce qu’ils appellent un «trou noir de données» — l’absence quasi totale de standardisation, de contrôle et de déclaration des complications. Personne ne compte. Les seuls chiffres qui remontent sont ceux des systèmes de santé d’origine, qui prennent en charge les patients au retour.

    La Tunisie s’installe sur ce marché. Elle en a les moyens : un corps médical formé, des prix compétitifs, une proximité avec l’Europe. Elle en importe aussi, mécaniquement, les zones grises.

    Ce que la greffe est réellement

    Il faut redire ce que recouvre le mot. Une greffe par extraction folliculaire — la technique dite FUE, aujourd’hui majoritaire — consiste à prélever un à un plusieurs milliers de follicules sur une zone donneuse, puis à les réimplanter dans des incisions de moins d’un millimètre, selon un angle, une profondeur et une densité qui déterminent le résultat pour le restant de la vie du patient.

    Ce n’est pas un soin esthétique. C’est un acte chirurgical, avec anesthésie locale, saignement, risque infectieux et risque nécrotique.

    Un chapitre de référence publié en 2023 dans Facial Plastic Surgery par Kenneth Williams et Shady El-Maghraby le formule sans détour : le prélèvement en FUE exige une longue courbe d’apprentissage, une endurance physique et une coordination œil-main supérieure à la moyenne. Les auteurs constatent que les taux de complications sont supérieurs à la moyenne dans deux situations — lorsque le médecin lui-même est insuffisamment formé, et lorsque l’acte est délégué de façon irrégulière à des personnes non habilitées et non formées.

    C’est exactement la seconde situation qui s’est industrialisée.

    Le prix d’une chaîne de montage

    En 2024, un chirurgien plasticien d’Istanbul, Fatih Ceran, a publié dans Aesthetic Plastic Surgery la plus grande série de complications documentée à ce jour sur ce point précis : dix-huit patients ayant développé une nécrose de la zone receveuse après greffe.

    Les chiffres méritent d’être lus lentement. Âge moyen : 36 ans. Tous avaient été opérés en une seule séance, avec en moyenne 3 899 unités folliculaires implantées. Les facteurs de risque relevés étaient banals et connus : tabagisme chez deux tiers d’entre eux, hypertension, diabète. Tous ont nécessité une prise en charge chirurgicale par débridement. Et surtout : cicatrices et échec de greffe chez la totalité des patients.

    Une nécrose du cuir chevelu ne se rattrape pas. Le tissu cicatriciel ne porte plus de cheveux, et il consomme définitivement une zone receveuse que le patient n’a qu’une fois.

    Une autre étude turque, publiée la même année dans le Journal of Craniofacial Surgery, rappelle que l’ischémie du lit receveur est liée aux lésions tissulaires causées par les instruments et au nombre de greffons par centimètre carré. Autrement dit : la densité et la vitesse ne sont pas des arguments commerciaux neutres. Ce sont des variables cliniques.

    Le consensus des sociétés savantes

    La position des sociétés professionnelles est constante. Dans une revue publiée en 2022 dans Der Hautarzt, Andreas Finner écrit que les risques médicaux d’une pratique «à la chaîne» de cette chirurgie par du personnel non habilité et non médecin — telle que rapportée aussi bien dans des cliniques nationales que dans le tourisme médical — ne doivent pas être sous-estimés.

    L’International Society of Hair Restoration Surgery, qui regroupe plus de 1 100 praticiens dans 70 pays, mène depuis plusieurs années une campagne de sensibilisation sur la chirurgie capillaire illicite. Sa position tient en une phrase : l’acte est médical, et il relève d’un médecin.

    Ce que je vois en consultation

    Je reçois régulièrement des patients qui viennent pour une reprise. Ce ne sont pas des cas rares ni des exceptions statistiques : c’est devenu une part identifiable de mon activité, et je ne suis pas le seul praticien de la région dans ce cas.

    Ce qui frappe dans ces consultations n’est pas la technique employée. C’est que beaucoup de ces patients sont incapables de me dire qui les a opérés. Ils ont vu un commercial avant l’intervention, parfois un médecin quelques minutes le jour même, et des opérateurs dont ils ignorent la qualification pendant les six à huit heures qu’a duré la séance. Ils n’ont pas de compte rendu opératoire. Ils ne savent pas combien de greffons ont été prélevés, ni sur quelle surface.

    Un patient qui ne peut pas nommer son opérateur ne peut ni se plaindre, ni être suivi, ni être réparé correctement.

    Trois choses que la Tunisie pourrait décider

    Rien de ce qui précède n’appelle une interdiction. La restauration capillaire est une chirurgie utile, aux résultats durables, et la Tunisie a les compétences pour la pratiquer au meilleur niveau. Ce qui manque n’est pas la compétence, c’est le cadre.

    Trois mesures, aucune coûteuse.

    Qualifier l’acte. Dire explicitement que le prélèvement et l’implantation folliculaires sont des actes médicaux, et qu’ils engagent la responsabilité d’un médecin inscrit à l’Ordre. Cela ne prive personne d’un métier : le rôle d’assistance existe, il est légitime, il est encadré ailleurs. Il faut simplement dire où passe la ligne.

    Rendre l’opérateur identifiable. Un compte rendu opératoire remis au patient, nommant le médecin responsable, la technique, le nombre de greffons et la surface traitée. C’est le minimum exigé pour n’importe quel autre acte chirurgical. Il n’y a aucune raison que celui-ci fasse exception.

    Compter. Le «trou noir de données» décrit par l’équipe de la Mayo Clinic n’est pas une fatalité. Un recueil des complications, même simple, même déclaratif, permettrait de savoir ce que produit réellement ce marché — et donnerait aux praticiens sérieux de ce pays l’argument qui leur manque aujourd’hui.

    La Tunisie a construit sa réputation médicale sur la qualité, pas sur le volume. Le tourisme capillaire est en train de tester cette réputation. Il vaudrait mieux poser la question maintenant, pendant qu’on peut encore y répondre par une règle, plutôt que dans quelques années par un scandale.

    * Chirurgien de la restauration capillaire, Djerba, Full Member de l’International Society of Hair Restoration Surgery.

    Site web de l’auteur.

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    Le cimetière de Sousse totalement à l’abandon

    22. August 2026 um 09:41

    Il y a quelques jours , je me suis rendu au cimetière de Houmet Swiss, à Sousse, et j’ai été attristé, voire indigné, par l’état dans lequel je l’ai trouvé. La saleté est malheureusement ce qui m’a le plus frappé : feuilles mortes jonchant les allées, arbres et végétation manifestement peu entretenus, détritus éparpillés çà et là… À cela s’ajoutent des tombes qui, plusieurs mois après les inhumations, ne sont toujours pas construites, ainsi qu’un cercueil abandonné sur place.

    Mohamed Sadok Lejri

    Un tel état d’abandon est difficilement compatible avec le respect que nous devons à nos morts et à leurs familles.

    Je n’étais d’ailleurs pas le seul à déplorer cette situation *. Plusieurs personnes venues se recueillir sur les tombes de leurs proches partageaient exactement le même constat. Nous en avons discuté ensemble, avec le sentiment commun que ce lieu de mémoire mériterait davantage d’attention et d’entretien.

    Pour ne rien arranger, les fleurs que les familles déposent sur les tombes de leurs proches disparus disparaissent en moins de 24 heures…

    Un ouvrier présent sur place m’a expliqué que le cimetière était actuellement dépourvu de «mouqawel», c’est-à-dire de la personne chargée de superviser l’entretien du cimetière et les opérations d’inhumation, depuis l’éviction du dernier responsable, il y a environ quatre mois.

    Il m’a également fait part des difficultés liées au manque d’effectifs. Le cimetière ne disposerait actuellement que de quatre ouvriers maçons et de deux ouvriers chargés de les assister. Il y a une quinzaine d’années, ils étaient pourtant quatorze à travailler au cimetière de Swiss.

    Plus préoccupant encore, les quatre ouvriers maçons ne sont réunis au complet que deux jours par semaine ; à savoir : jeudi et vendredi. Le reste du temps, une partie de l’effectif est affectée à d’autres cimetières, notamment ceux de Hay Laaouina et d’Oued Kharroub, où la charge de travail est également importante en raison de l’étendue des lieux et de la forte densité de la population.

    Ces explications permettent certes de mieux comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés les ouvriers, mais elles ne peuvent laisser indifférent face à l’état actuel du cimetière.

    Il serait donc souhaitable que la municipalité de Sousse se penche, dans les meilleurs délais, sur la situation du cimetière de Houmet Swiss, afin de renforcer les moyens humains qui lui sont consacrés, d’assurer son entretien régulier et de remédier aux différents problèmes qui s’y posent.

    Nos morts méritent le respect et leurs familles doivent venir se recueillir dans un lieu propre, digne et convenablement entretenu. Veiller à la dignité de nos cimetières, c’est aussi veiller à la dignité de ceux qui nous ont quittés et au respect de ceux qui leur rendent visite.

    Désengagement de la municipalité et incurie des riverains

    * Nous reproduisons ci-dessous le poste sur le même sujet qu’un autre Soussien, Noureddine Ali, a posté sur sa page Facebook, le 19 août 2026…

    Il y a quelques jours, sur facebook, Anouar El Fani et Mohamed Sadok Lejri alias Pierrot le fou dénonçaient, chacun de son côté, l’état d’abandon et de délabrement du cimetière de Sousse. Je m’y suis rendu aujourd’hui pour me recueillir sur la tombe de mes parents. Effectivement, le cimetière offre un spectacle de désolation qui tranche avec la dignité que l’on attend d’un lieu de recueillement. Dès l’entrée, une végétation sauvage et envahissante impose sa loi : ronces, herbes folles et arbustes épineux ont colonisé les allées, rendant la circulation entre les tombes malaisée, parfois même impossible à moins de courir le risque de se fouler la cheville ce qui a failli m’arriver.

    Les inscriptions de nombreuses sépultures s’effacent peu à peu sous la mousse et les lichens. Le sol, par endroits, disparaît sous un tapis de détritus accumulés au fil des années : sacs plastiques déchirés, bouteilles vides, gravats de construction et déchets divers jonchent les abords comme le cœur même du cimetière, apportés là par le vent ou par l’incurie de riverains peu scrupuleux. Aucun entretien régulier ne semble avoir été assuré depuis longtemps, et l’abandon dans lequel se trouve ce patrimoine funéraire témoigne d’une négligence collective aussi affligeante qu’inquiétante pour la mémoire des défunts qui y reposent.

    Face à ce constat désolant, les services municipaux font preuve d’une atonie frappante. L’absence d’entretien régulier, le manque de gardiennage et l’inaction des autorités locales traduisent un désengagement manifeste envers le respect dû aux défunts et le patrimoine de la ville et laissent le site vulnérable au vandalisme et au vol, au point que déposer des fleurs sur une tombe relève désormais du défi.

    La municipalité se limite à des interventions ponctuelles et superficielles, souvent uniquement après de vives protestations citoyennes. L’absence d’un gardiennage permanent et vigilant ou d’une brigade dédiée à l’entretien des espaces sacrés laisse le champ libre à l’abandon total du site. Ce n’est pourtant pas une fatalité, il suffit de se rendre au cimetière de Hamam-Sousse pour constater la différence.

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    Chirurgie esthétique | L’Ordre des médecins avertit contre les intrus

    22. August 2026 um 08:48

    Avec la multiplication des plaintes de patients ayant subi des actes de chirurgie esthétiques dans des conditions douteuses, les professionnels de la santé en Tunisie ne cessent d’avertir contre les intrus qui pratiquent des actes médicaux dans des officines douteuses.     

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins a affirmé, vendredi 21 août 2026, que la médecine esthétique demeure une activité médicale légale, soulignant que les injections et autres actes médicaux à visée esthétique doivent être réalisés par des professionnels qualifiés et compétents, dans des conditions garantissant la sécurité des patients.

    Dans un communiqué à valeur de mise au point, l’Ordre des médecins a souligné que «lorsque des injections ou d’autres actes médicaux sont réalisés par des personnes non qualifiées ou non habilitées à les pratiquer, il ne s’agit plus d’une simple activité esthétique, mais d’un exercice illégal de la médecine, comportant des risques pour la santé publique».

    L’Ordre a estimé que la banalisation de telles pratiques — en particulier lorsqu’elles font l’objet de promotion ou sont évoquées publiquement dans les médias et sur diverses plateformes — nécessite l’intervention des autorités compétentes et la prise des mesures qui s’imposent.

    Il a, par ailleurs, souligné la nécessité de réaliser tout acte médical au sein de structures de santé appropriées, dans le respect des règles d’hygiène et de sécurité, tout en garantissant la disponibilité des moyens nécessaires pour prendre en charge d’éventuelles complications et en assumant la responsabilité professionnelle.

    L’Ordre des médecins a réaffirmé que la médecine esthétique demeure une discipline médicale et qu’elle est soumise, à ce titre, aux mêmes exigences de compétence, de sécurité, d’éthique et de responsabilité professionnelle, précisant qu’il est hors de question de banaliser ces pratiques ou de faire la moindre concession lorsqu’il s’agit de la santé et de la sécurité des citoyens.

    I. B.

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    Meurtre de Crépol : le parquet conteste la circonstance de racisme

    20. August 2026 um 12:05
    Le mobile raciste ne peut pas être retenu, selon les réquisitions du parquet de Valence. Les juges d’instruction devront trancher après le décès de Thomas Perotto. En bref Le parquet de Valence conteste la circonstance aggravante de racisme dans l’affaire…

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    L’eau potable dessalée peut nuire à la santé

    20. August 2026 um 11:21

    Hamza El-Fil, professeur et chercheur au Centre de recherches et des technologies des eaux (Certe), a mis en garde contre la consommation excessive d’eau de robinet filtrée et dessalée à domicile par des osmoseurs domestiques auxquels recourent certaines familles.  

    M. El-Fil, dont les propos ont été rapporté par Diwan FM, a expliqué que ce processus de dessalement peut produire une eau dépourvue de sels minéraux ou n’en contenant qu’une très faible quantité, soulignant qu’une consommation prolongée de ce type d’eau pourrait nuire à la santé des citoyens à moyen ou à long terme.

    L’eau potable doit contenir une teneur en sels minéraux d’au moins 0,2 gramme par litre, a-t-il expliqué, exhortant les citoyens à éviter de consommer de l’eau dessalée.

    Les sels minéraux sont essentiels à la vie car ils assurent la structure des os, régulent l’hydratation, transmettent les influx nerveux et permettent la contraction musculaire.

    Le chercheur a suggéré de mélanger trois quarts d’eau dessalée avec un quart d’eau du robinet filtrée afin d’obtenir une eau contenant des sels, tout en soulignant la nécessité de s’assurer de la salubrité de l’eau du robinet et de la qualité des filtres utilisés.

    Cet appel intervient dans un contexte de recours croissant aux appareils de dessalement domestiques, en particulier chez les familles cherchant des solutions pour améliorer la qualité de l’eau de robinet en en réduisant les impuretés et la salinité. Et pour ne pas devoir recourir à l’eau en bouteille dont la consommation alourdit les dépenses du foyer.  

    L’osmoseur domestique est un appareil pour traiter l’eau du robinet lorsqu’elle est trop chargée en sels minéraux ou saumâtre. Il utilise la technique de l’osmose inverse pour filtrer très finement les minéraux, le calcaire et les impuretés afin de rendre l’eau agréable à boire.

    I. B.

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    Conseil supérieur de l’éducation | Entre expertise pédagogique et efficience macroéconomique

    20. August 2026 um 09:50

    Le débat relancé ces derniers jours sur la gouvernance de l’école — opposant la légitimité des choix populaires à l’exigence d’une expertise à long terme — pose la bonne question, mais s’arrête au milieu du gué. Oui, les grandes nations éducatives ont sanctuarisé leur école contre les fluctuations politiques au profit des experts. Mais en Tunisie, le Conseil supérieur de l’éducation ne doit pas être une simple académie de réflexion pédagogique : il doit s’imposer comme une instance d’ingénierie macroéconomique et de souveraineté nationale.

    Abdelwaheb Ben Moussa *

    Face à l’érosion continue du modèle éducatif public, la réponse ne peut plus être purement administrative ou incantatoire. Pour restaurer la confiance et stopper la fuite des cerveaux, le Conseil supérieur de l’éducation doit articuler son action autour de trois ruptures stratégiques majeures.

    Le premier rôle macroéconomique de cette instance est de traiter l’impact direct du déclin de l’école publique sur le budget des ménages. L’explosion du recours aux cours particuliers et au secteur privé constitue une véritable taxe de défaillance qui asphyxie la classe moyenne tunisienne.

    Mobiliser l’ingénierie financière pour la modernisation des infrastructures

    En sanctuarisant la qualité des enseignements au sein même de l’école publique, l’institution agit directement comme un bouclier de pouvoir d’achat. Chaque dinar économisé par les familles sur le soutien scolaire informel est un dinar restitué à la consommation et à l’épargne nationale.

    On ne peut exiger des performances de premier plan mondial avec des infrastructures obsolètes. Attendre les seuls arbitrages du budget de l’État pour rénover l’école est une impasse financière.

    Le Conseil supérieur de l’éducation doit devenir le catalyseur de nouveaux modèles de financement public-privé. En s’appuyant sur des mécanismes d’obligations à impact social, l’écosystème financier national peut être associé au financement de la numérisation et de la mise à niveau des établissements, en conditionnant l’investissement à des indicateurs mesurables de réussite.

    L’intelligence artificielle et l’alignement sur les métiers de souveraineté

    L’expertise prônée par les modèles les plus performants repose sur une capacité d’anticipation des compétences de demain. L’école publique doit rompre avec la reproduction des programmes du passé pour intégrer massivement les outils de l’intelligence artificielle et des sciences de la donnée dès le secondaire.

    Il s’agit de transformer l’école publique en une usine à talents capables de porter la souveraineté numérique de la Tunisie, tout en créant un écosystème d’excellence capable de retenir nos ingénieurs et nos compétences sur le sol national.

    La question n’est donc plus seulement de savoir qui décide du système éducatif, mais vers quel modèle de société nous orientons nos ressources. Le Conseil supérieur de l’éducation dispose d’une opportunité historique : dépasser le corporatisme pour devenir l’architecte du renouvellement du capital humain tunisien.

    * Ingénieur informatique, cadre de banque.

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    Tunisie | Retour de la canicule à partir de samedi

    19. August 2026 um 11:55

    La trêve n’aura été que de courte durée puisque l’Institut national de la météorologie (INM) prévoit un retour des fortes températures à partir de ce weekend. Espérons que ce nouveau pic de chaleur ne sera pas accompagné de coupures d’électricité et d’eau potable, et que la pénurie d’eau minérale en bouteille qui bat actuellement son plein sera résolue d’ici là. Quoiqu’en Tunisie, on commence à s’habituer à tous ces désagréments ! Et aux défaillances structurelles des services publics. Et cela a un nom : le sous-développement.

    Selon un bulletin météorologique publié par l’Institut national de la météorologie (INM), la plupart des régions tunisiennes connaîtront une hausse des températures à partir du samedi 22 août 2026. Cette augmentation sera particulièrement marquée les dimanche 23 et lundi 24 août, avec des valeurs dépassant les moyennes saisonnières de 6 à 10 degrés. Les maximales oscilleront généralement entre 40 et 46 degrés Celsius, accompagnées du Chergui (vent chaud et sec).

    Une baisse des températures est attendue le mardi 25 août, avant une nouvelle remontée jusqu’à la fin de la semaine, dépassant à nouveau les moyennes saisonnières de 4 à 8 degrés, indique aussi l’INM, cité par Diwan FM.

    On est donc averti et on doit s’attendre à tous les désagréments qui accompagnent généralement les pics de chaleur dans notre pays. Car il est peu probable que la canicule sera plus clémente qu’elle l’a été en juillet dernier, et que, par miracle, les services publics seront cette fois à la hauteur de nos attentes. Ne rêvons pas !

    I. B.

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    « Sales arabes », « babouins » : un retraité condamné au Puy‑en‑Velay

    18. August 2026 um 10:52
    Ce sexagénaire écope de 15 mois de prison avec sursis. Il était poursuivi pour des injures racistes envers des enfants en les menaçant avec une carabine.   En bref 15 mois de prison avec sursis probatoire pour injures racistes. Obligation…

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    Jendouba | Deux élèves se noient dans le barrage de Bouhertma

    18. August 2026 um 10:15

    Des citoyens bénévoles ont repêché lundi 17 août 2026 les corps de deux adolescents âgés de 16 et 17 ans qui s’étaient noyés dans les eaux du barrage de Bouhertma, près du village de Khleyfia (Balta Bouaouane, Jendouba), a rapporté l’agence Tunis Afrique Presse (Tap), en citant une source officielle et des témoins oculaires.

    Il s’agit d’élèves du secondaire qui se sont noyés dans une zone du barrage où les jeunes de la région se baignent fréquemment, malgré les dangers encourus.

    Une source de la Protection civile a confirmé que les corps ont été transférés à l’hôpital local de Bou Salem pour y être examinés par un représentant du ministère public.

    Il convient de noter que le niveau d’eau du barrage de Bouhertma demeure élevé par rapport aux années précédentes, le taux de remplissage dépassant les 75 %, selon une source de la Direction générale des barrages.

    I. B.

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    Kairouan | Trois chercheurs de trésor ensevelis dans le tunnel qu’ils ont creusé  

    18. August 2026 um 09:59

    Des unités de la protection civile ont réussi, lundi soir, 17 août 2026, à extraire le corps d’un jeune homme — l’une des trois personnes ensevelies sous de la terre dans un passage souterrain — dans une zone rurale située entre les délégations de Cherarda (Kairouan) et de Menzel Chaker (Sfax).

    Selon Mosaique FM, la victime a été identifiée comme étant un homme de 30 ans originaire de la délégation de Bouhajla (Kairouan), tandis que les opérations d’excavation et de recherche se poursuivent pour secourir les deux autres jeunes hommes piégés sous les décombres.

    Les équipes d’intervention rencontrent des difficultés considérables pour les travaux d’excavation ; le déploiement d’engins de terrassement lourds est prévu dans les prochaines heures afin de faciliter l’opération.

    Un grand nombre d’habitants et de proches des personnes piégées ont afflué sur les lieux, en présence des autorités locales et des forces de sécurité de Menzel Chaker.

    Selon les premières informations, les trois jeunes hommes étaient à la recherche d’un supposé trésor lorsqu’ils ont été portés disparus. Le sol s’est effondré sur eux alors qu’ils étaient à l’intérieur du tunnel qu’ils ont creusé. Ils ont été piégés sous les décombres.

    I. B.

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    Pourquoi les Tunisiens bloquent-ils sur l’égalité successorale ?

    18. August 2026 um 07:37

    Le 13 août, comme chaque à la même date, la Tunisie a célébré la légende d’un homme seul, Habib Bourguiba, qui aurait un jour décrété la libération de la femme et refermé, d’un trait de plume, des siècles de patriarcat. Ce n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Et c’est cette part manquante qui mérite d’être regardée en face, soixante-dix ans après. (Photo: Bourguiba enlève le voile d’une femme en pleine rue).

    Ilyes Bellagha

    Le 13 août 1956, moins de cinq mois après l’indépendance, Bourguiba promulgue le Code du statut personnel. Il abolit la polygamie et la répudiation unilatérale, impose le consentement mutuel au mariage, relève l’âge légal du mariage, ouvre l’école aux filles. Rien, dans le monde arabe de l’époque ne ressemble à ce geste. Il ne s’agissait pas d’une réforme prudente : Bourguiba s’attaque au même moment à l’institution religieuse de la mosquée Zitouna, dissout l’enseignement religieux autonome, nationalise les habous ou biens de mainmorte. C’est un homme qui frappe où ça fait mal, sans détour ni ménagement pour les bastions traditionnels.

    Reste un point, un seul, que Bourguiba n’a jamais touché : l’héritage. La femme tunisienne hérite aujourd’hui encore, par défaut, de la moitié de la part d’un homme de même rang. L’explication convenue veut que Bourguiba ait attendu une caution des autorités religieuses qui ne serait jamais venue — comme si la timidité, chez cet homme-là, avait soudain pris le pas sur l’audace. L’explication ne tient pas seule. Elle ne tient pas face à la Zitouna abolie, aux habous nationalisés, à une répudiation supprimée contre l’avis de tout le corps théologique du pays.

    Il y a une explication plus dure, et plus cohérente avec l’homme politique qu’il était : Bourguiba a frappé ce qui ne le touchait pas, et laissé intact ce qui touchait sa propre base. Le Néo-Destour s’est construit sur la petite et moyenne bourgeoisie du Sahel, propriétaire terrienne et oléicole — le vivier même de ses cadres, de sa famille politique, de son propre clan. La Zitouna n’était pas son socle ; le patrimoine foncier sahélien, si.

    Ce n’est pas une thèse abstraite. Une étude de terrain menée par Kalthoum Kennou, Ismahan Ben Taleb et Soumaya Sandli — magistrate, sociologue et avocate — auprès de sept gouvernorats, dont Monastir, la ville natale du père de l’indépendance, documente noir sur blanc le mécanisme : pression familiale pour renoncer à sa part (le «tanaazul»), rôle actif de la mère elle-même dans ce renoncement, subterfuges des frères, terre systématiquement réservée aux mâles «pour que le nom ne sorte pas du clan». Le mécanisme n’est pas propre au Sahel seul — il traverse le pays. Mais il n’épargne pas Monastir. La ville qui a donné son libérateur à la femme tunisienne n’a jamais cessé, sur ce point précis, de la déposséder.

    Deux renoncements, un même mur

    En 2018, Béji Caïd Essebsi rouvre le dossier et dépose un projet d’égalité successorale. Le geste est salué comme audacieux — il ne l’est qu’à moitié. Le patronyme même du président porte la trace d’une autre histoire de classe : l’ancien président descend d’Ismaïl Caïd Essebsi, mamelouk d’origine sarde élevé à la cour beylicale au XIXe siècle jusqu’à devenir caïd-gouverneur, lignée absorbée par alliances matrimoniales dans l’aristocratie beldi de Tunis. Contrairement à Bourguiba, l’assise de BCE n’est pas agraire ni sahélienne : c’est une bourgeoisie urbaine, administrative, dont le patrimoine n’est pas la terre du bled mais la position dans l’appareil d’État. Proposer l’égalité ne lui coûtait rien socialement — ce n’était ni son foncier ni celui de sa base qui allait se redistribuer. L’audace du geste a le prix de sa légèreté : BCE meurt en 2019, le texte ne franchit jamais le Parlement, et personne n’en hérite politiquement.

    Kaïs Saïed, lui, ne fait même pas ce geste. Dès sa campagne de 2019, il affiche son opposition à l’égalité successorale, position qu’il n’a jamais révisée depuis. Le calcul diffère de celui de Bourguiba comme de celui de BCE : sa légitimité ne tient ni à un patrimoine de classe ni à une caution religieuse institutionnelle négociée, mais à une assise populaire diffuse et conservatrice à laquelle il ne veut offrir aucun motif de rupture. Il ne cède rien aux courants intégristes — mais ne leur retire rien non plus : il évite strictement le terrain.

    Ce calcul n’a rien de paranoïaque. En Tunisie, le rapport au sacré ne se loge pas seulement dans la pratique affichée — il survit, en sourdine, jusque dans la transgression elle-même. Il n’est pas rare d’entendre, après un rot au détour d’une bière, un «hamdoullah» ou un «Allah yesamah» machinal, comme si le corps demandait pardon avant même que l’esprit n’ait eu le temps de s’en soucier.

    Cette religiosité réflexe, qui déborde largement le clivage pratiquant/non-pratiquant, est précisément ce qu’aucun dirigeant, depuis Bourguiba, n’a plus eu les moyens politiques d’affronter de front. Bourguiba avait la légitimité fondatrice d’un homme qui venait d’arracher l’indépendance, et convoquait lui-même les oulémas pour discuter d’ijtihad. Ni BCE ni Saïed ne disposent plus de ce capital : l’un s’éteint avant d’avoir eu à l’engager, l’autre choisit de ne jamais l’exposer.

    Ce silence n’est pas que politique, il est aussi démographique. En 1956, le taux d’urbanisation tunisien n’atteignait que 40 % : la majorité de la population vivait encore de la terre, et l’héritage foncier structurait l’existence matérielle des familles. En 2014, ce taux dépasse déjà 67 % — il approche aujourd’hui 72 %, selon le recensement de 2024. Une majorité de Tunisiens, surtout depuis 2011, ont grandi et vécu en ville, souvent locataires ou primo-accédants d’un logement modeste, sans terre agricole ni patrimoine familial substantiel à transmettre. Le sujet même de l’héritage — la terre, l’olivier, le douar — a cessé d’être une préoccupation matérielle concrète pour l’essentiel de la population, devenant un débat de principe porté surtout par les classes moyennes et supérieures urbaines qui détiennent encore un patrimoine réel.

    Cette dilution matérielle explique en partie l’absence de mobilisation populaire massive sur la question, dans un sens comme dans l’autre : presque personne n’a plus intérêt objectif à provoquer un affrontement dont l’enjeu concret s’est largement retiré du quotidien.

    Depuis 2018, le débat resurgit régulièrement sous la forme d’un «double régime» : l’égalité par défaut, avec possibilité de choisir l’ancien système. L’idée se veut prudente. Elle est en réalité incohérente. Un État, par essence, ne propose pas : il impose. La loi n’est loi que parce qu’elle s’applique de façon identique à tous les citoyens placés dans une situation identique — sans option à la carte. Bourguiba lui-même n’a jamais demandé le consentement collectif pour abolir la polygamie, pourtant explicitement autorisée par le texte coranique. Il a tranché. Aucun double régime n’a été proposé aux hommes qui auraient voulu rester polygames. Le même État qui a eu le pouvoir souverain d’abolir la polygamie et les peines corporelles sans consultation a, de la même main, le pouvoir de trancher l’égalité successorale par la loi, sans option — au nom du même principe qu’il a déjà appliqué ailleurs.

    Le folklore du jour et le silence de l’année

    Chaque 13 août, la classe politique tunisienne redécouvre la femme le temps d’un discours. Les uns brandissent des portraits de prisonnières politiques pour habiller un combat qui, le reste de l’année, ne parle jamais du dossier de l’héritage. Les autres célèbrent le folklore officiel, cortèges et hommages, sans toucher au fond. Entre les deux, le dossier réel — celui du patrimoine, de la terre, de l’autonomie économique — reste orphelin. Aucun parti, y compris ceux qui s’étaient prononcés en 2018 en faveur de l’initiative Essebsi, ne porte aujourd’hui ce combat sur la durée. Il resurgit une fois par an, agité comme un symbole, puis rangé jusqu’au 13 août suivant.

    Le mythe du 13 août n’est pas un mensonge. C’est une moitié de vérité qui s’est arrêtée là où elle dérangeait le plus près de chez elle. Soixante-dix ans après, la question n’est plus de célébrer ou de démolir Bourguiba. Elle est de finir ce qu’il a commencé — et de ne plus attendre, pour cela, une caution qui n’est jamais venue.

    * Architecte.

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    Un an après sa disparition, Asma El-Faidi est encore introuvable

    17. August 2026 um 13:19

    Une année entière s’est écoulée depuis la disparition, dans des circonstances mystérieuses, d’Asma El-Faidi, âgée de 15 ans, à Menzel Mhiri (gouvernorat de Kairouan) ; à ce jour, sa famille n’a pu obtenir la moindre information sur son sort ou l’endroit où elle se trouve.

    Dans la nuit du 11 août 2025, Asma s’est couchée comme à l’accoutumée, mais le lendemain, sa famille a découvert qu’elle avait disparu sans laisser de trace. Selon ses proches, elle a quitté le domicile pieds nus, sans emporter ni vêtements ni effets personnels, ce qui a renforcé le mystère entourant l’affaire et fait craindre un enlèvement.

    La disparition d’Asma a coïncidé avec le cambriolage du domicile familial et de la maison d’un voisin par des inconnus — qui ont emporté trois téléphones portables, selon la déclaration d’un proche à l’époque —, alimentant ainsi les craintes de la famille quant à un lien éventuel entre le vol et la disparition de l’adolescente.

    Un an plus tard, l’affaire est au point mort selon la famille, qui affirme ne disposer d’aucune information concernant Asma ou l’endroit où elle se trouve.

    Fathia, sa mère, garde l’espoir de retrouver sa fille ; elle est convaincue qu’Asma est toujours en vie et peut-être retenue captive, en précisant qu’il ne s’agit là que de soupçons et d’inquiétudes, faute d’informations avérées sur le sort de la disparue.

    Le frère d’Asma a été interrogé au sujet de la disparition ; il a été maintenu en détention dans le cadre de l’enquête pendant plus d’un mois et demi avant d’être finalement remis en liberté.

    Un an après la disparition d’Asma, sa mère a renouvelé son appel — via Mosaique FM — au président de la République, aux ministres de la Justice et de l’Intérieur ainsi qu’aux autorités compétentes, les exhortant à intervenir pour aider à faire éclater la vérité et à retrouver sa fille. Elle a également appelé à soutenir l’unité de sécurité chargée du dossier et à mettre à sa disposition toutes les ressources nécessaires pour poursuivre les recherches et l’enquête.

    Par ailleurs, la mère d’Asma a invité toute personne susceptible de la reconnaître ou de détenir des informations à son sujet à se manifester et à les communiquer à la famille ou aux autorités compétentes.

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