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Contrôle économique: déjà plus de 3 800 infractions relevées en août

20. August 2026 um 15:30

Les services de contrôle économique ont relevé 3 826 infractions économiques et saisi d’importantes quantités de produits, dont plus de 186 000 litres d’eau minérale, durant la période allant du 1er au 18 août 2026.

Selon des données fournies jeudi 20 août par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, les infractions constatées se répartissent en 823 infractions relatives aux dépassements de prix et aux pratiques de spéculation, 2 186 infractions relatives à la transparence des transactions, 12 infractions de détournement de produits subventionnés et 805 autres infractions touchant à la qualité, la métrologie et d’autres secteurs économiques.

Selon la même source, les opérations de contrôle ont ciblé les produits agricoles et de la pêche frais avec 1 544 infractions, les denrées alimentaires  avec 1 510 infractions, les boulangeries, restaurants et cafés avec 217 infractions, ainsi que les produits industriels divers avec 555 infractions.

Dans le secteur de l’eau minérale, 291 infractions liées aux dépassements tarifaires et aux pratiques spéculatives ont été enregistrées, dans le cadre  des opérations de contrôle visant à lutter contre les pratiques illicites contre la concurrence loyale et à protéger les consommateurs.

Concernant les saisies réalisées au cours de la même période, elles portent notamment sur 45 tonnes de dérivés de céréales subventionnés, 127 tonnes de fruits et légumes, une tonne de sucre, 1 347 kg de viande blanche, 7 200 œufs et 186 543 litres d’eau minérale. Les services de contrôle ont également confisqué près de 12 tonnes de fourrages, 1 729 cahiers scolaires et 21 536 paquets de tabac.

Avec TAP

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Tunisie – Consommation : les citoyens vivent sur la planète Terre, le ministère du Commerce sur une autre

19. August 2026 um 20:47

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a publié plusieurs décisions ayant trait aux produits de consommation courante comme l’eau minérale ou la viande blanche.

Mercredi 19 août est la date d’entrée en vigueur de ces décisions lesquelles fixent la marge de bénéfice des professionnels. C’est ainsi que les professionnels dans la production et la vente de l’eau ont droit à une barge bénéficiaire de 15 millimes par bouteille, que ce soit lors de la vente en gros ou en détail. Ah bon!

 Elle fixe, aussi, le plafond de prix de vente de l’eau minérale au public, à 600 millimes pour la bouteille de 0,5 litre, à 800 millimes pour la bouteille de 1 litre, à 850 millimes pour la bouteille de 1,5 litre et à 950 millimes pour la bouteille de 2 litres.

Le département du Commerce a appelé, à cette occasion, tous les intervenants dans cette filière d’activité, à se conformer aux circuits de distribution organisés, à régulariser leurs situations fiscales, à respecter l’obligation de facturation.

Il s’agit là d’une bonne intention de la part du département du Commerce, mais il nous semble qu’il vit sur une autre planète que la Terre, tant il se trouve à mille lieues de la réalité sur le terrain. D’ailleurs, pour nous démentir si besoin est, nous invitons ses agents à se déguiser en « clients mystères » et aller acheter une bouteille d’eau aux prix fixés plus haut.

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Tunisie | PIB en hausse de 2,3% au terme du 2e trimestre 2026

16. August 2026 um 10:12

Les estimations issues des comptes nationaux trimestriels de la Tunisie montrent que le produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une croissance au taux de 2,3% sur un an au cours du deuxième trimestre de 2026.

C’est ce que signale l’Institut national de la statistique (INS) dans son rapport périodique sur la croissance économique, ajoutant que le PIB en volume, au cours de la même période, et en glissement trimestriel, c’est-à-dire par rapport au premier trimestre de 2026, a augmenté de 1,4%.

S’agissant des variations trimestrielles, le PIB a enregistré une croissance de 1,4 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre de la même année.

Sur cette base, le PIB a enregistré une croissance de 2,4 % au cours du premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même période de l’année précédente.

Les activités agricoles ont enregistré une accélération de leur croissance au cours du deuxième trimestre 2026, le volume de la valeur ajoutée du secteur progressant de 5,5 % en glissement annuel.

Ce secteur a contribué à hauteur de 0,51 point de pourcentage au taux de croissance de 2,3 % enregistré pour le PIB.

De même, les activités de services ont maintenu une dynamique de croissance positive au cours du deuxième trimestre de l’année en cours ; le volume de la valeur ajoutée a augmenté de 1,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025, contribuant pour 1,18 point de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

Cette évolution est principalement portée par la hausse de la valeur ajoutée dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration (+4,6 %), de l’information et de la communication (+3,5 %) et des transports (+1,7 %).

S’agissant des industries manufacturières, le volume de la valeur ajoutée a progressé de 0,9 % au cours du deuxième trimestre 2026, porté par la croissance de l’agroalimentaire (2,1 %), des industries mécaniques et électriques (1,6 %) et des industries diverses (3,7 %).

À l’inverse, le secteur de l’énergie, des mines, de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets a enregistré un recul de 1,7 % de sa valeur ajoutée ; ce repli est principalement imputable à la baisse de la valeur ajoutée dans le secteur minier et dans celui de l’extraction de pétrole et de gaz naturel, en baisse respective de 9,6 % et de 1,1 %.

Dans l’ensemble, le secteur industriel a enregistré une croissance de 0,3 % au cours du deuxième trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Celui de la construction a également affiché une croissance positive, le volume de la valeur ajoutée augmentant de 3,6 % en glissement annuel par rapport au deuxième trimestre de 2025.

La répartition du PIB par composante de la demande pour le troisième trimestre 2026 fait apparaître une hausse de 3,3 % du volume de la demande intérieure — incluant les dépenses de consommation et la formation brute de capital fixe (investissement) — par rapport au deuxième trimestre 2025 (en glissement annuel). Cette évolution positive a contribué à hauteur de 3,61 points de pourcentage au taux de croissance du PIB de 2,3 %.

À l’inverse, le solde du commerce extérieur a contribué par une baisse de -1,33 point de pourcentage à ce taux de croissance du PIB. Cette situation s’est inscrite dans un contexte de progression de 10,4 % du volume des exportations de biens et services et de 11,2 % du volume des importations au cours de la même période.

Le rapport en arabe.

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Municipalité de Tunis | Saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation

15. August 2026 um 21:18

Les services de contrôle de la municipalité de Tunis ont mené de récentes inspections, qui ont notamment abouti à la saisie de 400 kg de fromage impropre à la consommation.

Dans son communiqué, la municipalité précise que les 400 kilos de fromage, stockés dans des conditions ne répondant pas aux normes sanitaires requises, ont été retirés du circuit.

Plusieurs procès-verbaux et avertissements ont été dressés à l’encontre des contrevenants de ladite zone, indique encore la municipalité de Tunis, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre ces visites d’inspection pour garantir la santé et la sécurité des consommateurs.

Y. N.

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Pourquoi les bouteilles d’eau minérale manquent-elles ? Les producteurs s’expliquent

15. August 2026 um 13:28

La Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a expliqué les tensions observées ces derniers jours dans l’approvisionnement en eaux minérales conditionnées dans certaines régions du pays. Selon elle, ces difficultés sont principalement liées à la hausse exceptionnelle des températures, qui a entraîné une augmentation rapide et importante de la demande.

Dans un communiqué explicatif, la Chambre syndicale indique que la consommation a, à certaines périodes, dépassé les niveaux habituellement enregistrés durant la saison estivale. Cette hausse a entraîné une consommation importante des stocks de réserve constitués par les producteurs en prévision du pic de demande.

À cette pression sur la demande se sont ajoutées des coupures et perturbations répétées de l’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités de production, provoquant, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production et des pannes d’équipements industriels. Des interventions techniques, des opérations de maintenance et des redémarrages ont ainsi été nécessaires avant le retour progressif au rythme habituel de production.

31 unités mobilisées à pleine capacité

Face à cette situation exceptionnelle, les 31 unités de production d’eau minérale réparties à travers le pays fonctionnent à leurs capacités maximales afin d’assurer un approvisionnement continu du marché, notamment à travers la mise à disposition directe de la production quotidienne.

Parallèlement, les unités affectées par les perturbations sont progressivement remises à leur rythme normal. La Chambre syndicale assure que les producteurs maintiennent leur engagement en faveur du respect des normes de qualité et de sécurité sanitaire.

Elle dément, par ailleurs, toute volonté de la part de ses adhérents de provoquer une pénurie, de retenir les produits du marché ou de se livrer à une quelconque forme de spéculation.

Un marché concurrentiel

La Chambre rappelle que le secteur tunisien des eaux minérales conditionnées compte 31 usines, réparties dans différentes régions du pays. Il se caractérise par la diversité des entreprises et des marques ainsi que par un niveau élevé de concurrence.

Aucune entreprise ou aucun groupe d’entreprises ne détient plus de 25 % du marché, souligne-t-elle, estimant que cette configuration exclut toute situation de domination permettant à un seul acteur de contrôler les quantités disponibles ou le rythme d’approvisionnement du marché.

La Chambre syndicale précise également que la coordination se poursuit entre les producteurs, le ministère du Commerce et du Développement des exportations ainsi que les différents services concernés, afin de garantir la régularité de l’approvisionnement et de parvenir à une répartition optimale des quantités disponibles entre les différentes régions.

Appel à éviter le stockage excessif

Selon la Chambre, les tensions actuelles restent conjoncturelles, tandis que l’ensemble du secteur est mobilisé pour rétablir l’approvisionnement normal dans les meilleurs délais.

Elle appelle ainsi les différents intervenants dans les circuits de distribution à faciliter l’acheminement des produits jusqu’aux consommateurs et à éviter tout stockage inhabituel.

Les consommateurs sont, de leur côté, invités à maintenir un rythme d’achat normal, correspondant à leurs besoins réels. Une telle démarche contribuerait, selon la Chambre syndicale, à réduire la pression momentanée exercée sur le marché.

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Eau minérale : Les Tunisiens en consomment trois fois plus en dix ans

15. August 2026 um 12:26

La consommation d’eau minérale a fortement progressé en Tunisie au cours de la dernière décennie, au point d’atteindre un niveau largement supérieur à la moyenne mondiale. Selon une étude récemment publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau, chaque Tunisien consommait en moyenne 225 litres d’eau minérale en 2020, contre 87 litres en 2010. Cette évolution pèse directement sur le budget des ménages, alors que le secteur connaît parallèlement un recul marqué de l’investissement.

De 87 à 225 litres par personne

Les chiffres de l’étude illustrent une progression spectaculaire de la consommation.

En 2010, la consommation annuelle moyenne par habitant ne dépassait pas 87 litres. Dix ans plus tard, elle atteignait 225 litres, soit environ 2,6 fois plus.

Le niveau enregistré en Tunisie apparaît particulièrement élevé à l’échelle internationale. La consommation mondiale moyenne d’eau minérale était estimée à environ 40 litres par personne et par an, selon l’étude.

Cette évolution traduit notamment la place croissante prise par l’eau embouteillée dans les habitudes quotidiennes des Tunisiens.

Une dépense qui pèse sur le pouvoir d’achat

Cette hausse de la consommation a également une conséquence directe sur les dépenses des ménages.

Selon l’étude, l’achat quotidien d’eau minérale représente environ 700 millimes par personne et par jour. Rapportée aux revenus des catégories populaires et moyennes prises en compte dans l’analyse, cette dépense représenterait environ un cinquième du revenu quotidien.

L’eau en bouteille, longtemps perçue comme un produit de consommation courante, constitue ainsi une charge non négligeable pour les ménages qui y ont recours quotidiennement.

La progression de la consommation ne peut donc pas être lue uniquement comme un changement d’habitudes : elle traduit également l’importance croissante de l’eau embouteillée dans les dépenses quotidiennes.

Pourquoi les Tunisiens préfèrent-ils l’eau en bouteille ?

Cette forte progression de la consommation d’eau minérale s’explique aussi par la perception qu’ont de nombreux Tunisiens de la qualité de l’eau du robinet. Si l’eau distribuée par la SONEDE est, en principe, soumise à des traitements et à des contrôles destinés à la rendre potable, son goût peut varier sensiblement selon les régions.

Une teneur élevée en sels minéraux, la présence de chlore utilisée pour la désinfection ou encore l’état des réseaux et des réservoirs domestiques peuvent altérer ses qualités gustatives et pousser les consommateurs à privilégier l’eau en bouteille.

Cette préférence est également renforcée par le stress hydrique que connaît la Tunisie. La baisse des ressources disponibles et la pression exercée sur les réseaux alimentent les inquiétudes des consommateurs, même lorsque l’eau distribuée reste conforme aux normes de potabilité.

L’explosion de la consommation d’eau minérale ne traduit donc pas uniquement une évolution des habitudes : elle révèle aussi une confiance inégale dans l’eau du robinet, devenue pour de nombreux ménages une dépense quotidienne presque incontournable.

Un secteur qui investit moins

L’étude relève parallèlement une évolution préoccupante du côté de l’investissement dans le secteur.

Les volumes d’investissement mentionnés dans l’étude auraient fortement diminué entre 2011 et 2020, passant de 12 000 tonnes à 82 tonnes. En valeur, ils seraient passés de 4,5 millions de dollars à 0,93 million de dollars sur la même période.

Cette contraction contraste avec la progression spectaculaire de la demande intérieure. La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : les consommateurs achètent toujours davantage d’eau minérale, tandis que l’investissement dans le secteur recule fortement.

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Pénurie d’eau minérale en Tunisie : la canicule accusée, les coupures d’électricité oubliées!

14. August 2026 um 22:07

La Tunisie connaît depuis plusieurs jours des tensions d’approvisionnement en eau minérale conditionnée dans plusieurs régions du pays. Face à l’inquiétude des consommateurs, la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées, dans un communiqué, monte au créneau pour expliquer et rassurer.

Le diagnostic officiel est simple : une chaleur exceptionnelle a provoqué une demande inhabituelle, épuisant les stocks de sécurité des producteurs. Les 31 unités de production réparties sur le territoire tournent désormais à plein régime pour rétablir l’approvisionnement. Aucune spéculation, aucune rétention de marchandise, assure la Chambre – et la structure du marché lui donne un argument : aucun acteur ne détient plus de 25 % de parts de marché, écartant toute position dominante.

Soit. Mais le communiqué glisse un peu vite sur le deuxième facteur : les coupures d’électricité récurrentes qui ont contraint plusieurs unités de production à l’arrêt, parfois plusieurs jours, nécessitant des interventions techniques avant tout redémarrage. La chaleur fait vendre plus d’eau, certes. Mais ce sont bien les pannes électriques qui ont cassé la chaîne de production, un problème structurel que la Chambre qualifie pudiquement de « circonstances exceptionnelles ».

La ficelle est un peu grosse. En plein été tunisien, les coupures d’électricité ne sont ni exceptionnelles ni imprévisibles. Elles sont chroniques. Et si les producteurs d’eau minérale ont été pris de court, c’est moins par la canicule que par un réseau électrique défaillant auquel personne – ni les industriels ni les pouvoirs publics – n’a apporté de réponse durable.

La Chambre appelle les distributeurs à éviter tout stockage inhabituel et les consommateurs à « maintenir un rythme d’achat normal ». Un conseil de bon sens, mais qui revient, implicitement, à demander aux citoyens de s’adapter aux défaillances du système plutôt qu’à exiger que le système fonctionne.

Les tensions devraient se résorber, promet la filière. Jusqu’à la prochaine canicule.

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Pénurie d’eau minérale : retour progressif à la normale, mais gare à la surconsommation

Von: tmps
13. August 2026 um 10:15

 Normalement, la pénurie d’eau embouteillée est sur le point d’être dépassée. Après plusieurs semaines de perturbations dans l’approvisionnement, la situation devrait progressivement revenir à la normale même si certaines pratiques de consommation pourraient fort bien la compliquer. 

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassâad Mezzah, a annoncé, ces derniers jours, que la distribution a quasiment repris un rythme habituel à partir de la semaine passée. Il a précisé que cette pénurie était principalement due à deux facteurs : la vague de chaleur exceptionnelle qui a fortement stimulé la demande en eau embouteillée et les coupures d’électricité ayant affecté plusieurs unités de production, provoquant des arrêts temporaires des chaînes de fabrication.

Selon lui, les sites de production ont retrouvé progressivement leur capacité de fonctionnement, ce qui permettra un réapprovisionnement progressif des commerces en bouteilles d’eau minérale pour toutes les marques connues sur le marché.

Cette annonce, du reste rassurante, intervient après plusieurs semaines de tension sur le marché, durant lesquelles de nombreux consommateurs ont signalé des rayons vides et des difficultés à trouver certaines marques, aussi bien dans les grandes surfaces que dans les commerces de proximité. Une pénurie qui est tombée au mauvais moment, en pleine canicule et en période estivale avec une très forte hausse de la demande.

La canicule exceptionnelle enregistrée cet été a entraîné une hausse importante de la consommation d’eau minérale. Dans le même temps, les délestages électriques survenus dans plusieurs régions du pays ont perturbé l’activité des usines, réduisant les volumes de production et ralentissant les livraisons. Cette double pression sur l’offre et la demande a favorisé des achats de précaution et des comportements de stockage chez certains consommateurs, accentuant ainsi les difficultés d’approvisionnement. Il s’agit d’un réflexe bien connu chez le consommateur tunisien qui, à l’annonce d’une pénurie d’un quelconque produit de consommation, même s’il s’agit parfois de rumeur, se rue sur les points de vente pour faire son stock et changer sa demeure en dépôt.

Les citoyens, appelés à une consommation responsable

Face à cette situation, Lassâad Mezzah a invité les citoyens à adopter une consommation responsable et à éviter les achats excessifs. Selon lui, la reprise quasi normale de la production permettra de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, rendant inutile le stockage de grandes quantités d’eau minérale.

A présent, tout va bien avec une reprise d’activité dans les usines de production parfois supérieure à ce qu’elle était il y a quelques semaines. C’est dire que si aucune nouvelle perturbation majeure ne vient affecter les unités de production, l’approvisionnement retrouvera son rythme normal dans les prochains jours, mettant progressivement fin aux tensions observées sur le marché.

Attention, les prix n’ont pas changé

D’autre part, Lassâad Mezzah a tenu à préciser que les producteurs d’eau minérale en bouteilles n’ont pas établi de nouveaux prix au niveau de la production. Ce sont les distributeurs et les commerçants de gros et de détail qui tiennent à profiter de cette pénurie pour enregistrer encore plus de gains de manière illicite en imposant une augmentation des prix que le consommateur est tenu à payer pour s’offrir ses besoins en eau minérale.

Pour sa part, Lotfi Riahi, le président de l’Organisation Tunisienne de Défense du Consommateur (ODC), est également intervenu pour dénoncer ces pratiques illégales, appelant les services de contrôle économique à sévir face à de tels actes de spéculation.

Dans ce même chapitre de prix, la vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens faisant état d’une faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, accompagnée, dans certains cas, d’une augmentation des prix. Elle a notamment dénoncé les pratiques de certains spéculateurs et intermédiaires qui pourraient profiter des tensions actuelles sur le marché pour augmenter les prix. Selon elle, les difficultés d’approvisionnement ne sauraient justifier des hausses infondées au détriment des consommateurs. Ainsi, l’ODC recommande aux citoyens de privilégier les points de vente légaux et organisés, tout en vérifiant attentivement les prix affichés et réellement appliqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits auprès de l’ODC ou des services de contrôle économique.

La lutte contre les spéculateurs continue

A propos de spéculation, il y a lieu de rappeler que les équipes de contrôle économique s’activent depuis quelques semaines à déjouer les plans des spéculateurs qui continuent de stocker de l’eau minérale même après le retour annoncé à une production normale. La dernière opération a eu lieu dans la délégation d’El Mida, dans le gouvernorat de Nabeul, où elles ont saisi, samedi dernier, 8.832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations de contrôle menées avec la participation des unités de la Garde municipale. Parmi les quantités saisies, 5.928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt de vente de matériaux de construction, ce qui confirme les intentions malveillantes de ces spéculateurs, «prompts» à mettre ces stocks «à l’abri» pour les écouler en temps opportun avec le prix qu’ils imposent. D’ailleurs, la directrice régionale du commerce à Nabeul a tenu à préciser que les bouteilles découvertes dans le dépôt de matériaux de construction avaient été dissimulées dans le but de pratiquer la rétention de marchandises et la spéculation, et de provoquer une pénurie du produit sur le marché.

C’est dire qu’avec ce retour à la normale, les citoyens se doivent de consommer l’eau minérale de façon ordinaire car l’offre a quasiment retrouvé son niveau normal et il n’y a pas de raison pour s’approvisionner de manière abusive au risque de créer de nouvelles pénuries.

Kamel ZAIEM

 

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Énergie en Tunisie : 400 entreprises concentrent 70% de la consommation industrielle

11. August 2026 um 18:33

Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique, une grande partie des économies possibles se trouve dans seulement 400 entreprises. L’exemple d’une cimenterie ayant investi 40 millions de dinars pour économiser 15 millions par an montre l’importance du potentiel encore disponible.

Sur près de 5000 établissements industriels recensés en Tunisie, 400 grandes entreprises absorbent environ 70% de la consommation énergétique du secteur. Ces données ont été communiquées, mardi 11 août 2026 à la TAP, par Mohamed Ali Safi, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

Ces grands consommateurs dépassent chacun 800 tonnes équivalent pétrole par an. Selon le responsable, les programmes d’audit énergétique obligatoire et de cogénération menés auprès des entreprises concernées ont permis de réduire leur facture énergétique d’environ 30% et leur consommation d’énergie primaire de 35%.

Cette concentration signifie qu’une action ciblée sur seulement 8% des établissements pourrait produire des effets importants à l’échelle de l’industrie. L’enjeu concerne à la fois la maîtrise de la demande nationale, les coûts de production et la compétitivité des entreprises.

Une cimenterie économise 15 millions de dinars par an

L’ANME cite notamment un projet de récupération de chaleur résiduelle réalisé dans une cimenterie tunisienne. L’investissement, estimé à 40 millions de dinars, a permis d’économiser environ 15 millions de dinars par an et de réduire de 30% la consommation électrique de l’usine.

Le montant investi aurait ainsi été récupéré en moins de deux ans. Les études techniques évaluent à 80 mégawatts le potentiel cumulé de projets comparables dans l’ensemble du secteur cimentier.

La récupération de chaleur consiste à capter l’énergie thermique dégagée par les procédés industriels afin de la convertir notamment en électricité.

Des garanties pour financer les projets

Une convention avec la Société tunisienne de garantie prévoit un mécanisme couvrant 75% du principal des crédits, moyennant une commission ne dépassant pas 2%. Le dispositif vise principalement les PME confrontées aux difficultés de financement et de mobilisation de fonds propres.

Les équipements d’efficacité énergétique peuvent également bénéficier d’une TVA réduite à 7% et de droits de douane ramenés à 10%.

L’échéance du carbone européen

La Tunisie développe parallèlement une feuille de route industrielle de décarbonation. Une aide du Fonds de transition énergétique peut couvrir 70% du coût des études de comptabilité et d’empreinte carbone, dans la limite de 70.000 dinars. La plateforme numérique « DecarboTech » permet aussi aux entreprises de réaliser une première autoévaluation.

Ces mesures doivent notamment aider les exportateurs à répondre aux exigences du mécanisme carbone européen, entré dans sa phase définitive le 1er janvier 2026. Le ciment, les engrais, le fer, l’acier et l’aluminium figurent parmi les secteurs concernés.

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Tunisie | Inquiétude dans le secteur du marbre et du granit

08. August 2026 um 10:22

Les entreprises tunisiennes du secteur du marbre et du granit redoutent des redressements fiscaux rétroactifs portant sur une période allant jusqu’à 10 ans et exigent des éclaircissements urgents de l’administration fiscale. Le différend ne porte pas sur l’instauration d’un nouvel impôt, mais sur les modalités d’application d’une taxe prévue de longue date par la législation et, surtout, sur la possibilité d’en exiger le paiement au titre d’exercices antérieurs.

Dans une lettre adressée le 3 août 2026 au directeur général des impôts et signée par le président de la chambre professionnelle, Taoufik Ben Saâd, les industriels ont signalé des contrôles fiscaux susceptibles d’entraîner des redressements couvrant jusqu’à dix années en arrière. Ce droit de consommation trouve son fondement juridique dans la loi tunisienne n° 88-62 du 2 juin 1988. Le texte stipule que les produits figurant dans le tableau annexé sont soumis à cette taxe, qu’ils soient importés ou fabriqués localement. La réglementation a été modifiée et complétée à plusieurs reprises par la suite. La question soulevée par les opérateurs concerne donc le périmètre des produits visés, l’assiette de calcul, le moment de l’imposition et, surtout, la réclamation de sommes relatives à des années durant lesquelles, selon la catégorie de produits, la taxe n’avait pas été concrètement appliquée aux ventes des producteurs.

Pour les entreprises, un redressement portant sur plusieurs exercices aurait un impact particulièrement lourd, dans la mesure où la taxe n’avait pas été répercutée sur les prix pratiqués auprès des clients.

Les sommes réclamées devraient donc être directement absorbées par les bilans des entreprises, auxquelles pourraient s’ajouter des charges supplémentaires liées aux pénalités et aux intérêts de retard.

Les industriels redoutent par ailleurs une hausse du prix du marbre local ainsi qu’une perte de compétitivité face aux matériaux alternatifs utilisés dans la construction et les revêtements.

Ce litige concerne une filière fortement implantée dans les régions intérieures du pays. Une étude récente de l’Office de développement du Nord-Ouest sur la filière du marbre à Siliana, fondée sur des données de l’Institut national de la statistique, indique qu’en 2024, les exportations de la catégorie de marbre analysée ont atteint environ 3,68 millions de kilogrammes, pour une valeur de 5,87 millions de dinars (1,77 million d’euros).

La même étude met en évidence, parmi les problèmes structurels du secteur, la complexité des procédures d’ouverture de carrières, les délais d’obtention des autorisations ainsi que la nécessité de renforcer la formation, la transformation industrielle et les capacités d’exportation. Pour les professionnels du marbre et du granit, la priorité est désormais d’obtenir une position claire de l’administration fiscale définissant les modalités et la période d’application du droit de consommation, afin d’éviter — selon eux — que l’incertitude fiscale ne compromette les investissements et la continuité de la production des entreprises.

I. B.

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Production nationale en recul, dépendance énergétique en hausse : la vulnérabilité de la Tunisie s’aggrave

18. Juni 2026 um 16:33

Production nationale en recul, dépendance énergétique en hausse, déficit commercial qui se creuse et facture pétrolière toujours plus exposée aux tensions géopolitiques : les chiffres révélés par le ministère de l’Industrie confirment que la vulnérabilité énergétique de la Tunisie continue de s’aggraver. Le ministère vient de publier son rapport sur la conjoncture énergétique à fin...

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