Une récente étude nationale consacrée à la transformation numérique des entreprises tunisiennes met en évidence un important retard de préparation quant à la mise en place des outils technologiques relatifs à l’Intelligence Artificielle (IA).
Cette étude a débouché sur la note d’analyse n° 78 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives, publiée en mai 2026.
Ce document s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 1 208 entreprises et d’près ses résultats, 92 % des entreprises tunisiennes n’ont pas encore atteint un niveau de maturité numérique suffisant pour mener seules une transformation avancée en termes d’IA.
Pour les entreprises tunisiennes, le problème ne se résume pas à l’achat ou à l’acquisition d’outils d’intelligence artificielle. L’utilisation de ces outils nécessite, en effet, des données exploitables, des processus digitalisés, des infrastructures adaptées et des collaborateurs disposant des compétences nécessaires. La transformation numérique devient ainsi un sujet directement lié à l’organisation et aux choix stratégiques de l’entreprise.
Un marché pour les entreprises spécialisées
Ce retard, aussi contraignant et pénalisant qu’il soit, peut, néanmoins, constituer une opportunité pour les acteurs capables d’accompagner les entreprises dans leur transformation : conseil, formation, développement de logiciels, automatisation ou intégration de solutions numériques.
Pour les entrepreneurs tunisiens, l’idée est d’identifier les besoins encore insuffisamment couverts et de proposer des solutions adaptées aux réalités des entreprises. Ces dernières doivent, ainsi, préparer leur organisation avant de multiplier les usages de l’intelligence artificielle et de les banaliser au sein de leurs structures.
L’enjeu dépasse le simple usage d’une nouveauté technologique : la maturité numérique devient progressivement un facteur de compétitivité et de performance managériale.
À la demande pressante d’amis chers et de confrères dont le patriotisme commande le respect, il convient aujourd’hui — à contre-cœur et en me pinçant très fort le nez — de descendre dans l’arène. L’objectif est de dissiper le tissu de contes de fées et de contre-vérités crasses que le soi-disant Dr Abderrahmane Cherfouh a commis dans les colonnes de Kapitalis pour tenter de faire taire la critique et de délégitimer mes analyses sur les relations tuniso-algériennes. **
Elyes Kasri *
Ce texte de la plume indigeste du Dr Cherfouh ne relève ni de la réflexion ni du débat d’idées, mais d’une tentative de voltige informationnelle assez pathétique.
Accuser un diplomate tunisien de «diaboliser» l’Algérie parce qu’il dissèque les leviers d’influence d’un pays voisin est un procédé d’intimidation intellectuelle usé jusqu’à la corde.
Passer au scalpel les impostures de ce censeur d’opérette permet de trancher dans le vif d’une relation bilatérale que certains tentent de faire avaler sous perfusion sentimentale.
1- L’imposture morale : avant d’ausculter la souveraineté tunisienne, Dr Chelfouh, en mal de reconnaissance, devrait interroger son effroyable désertion morale.
Voilà un clinicien qui a choisi de s’installer confortablement au Canada, fuyant la misère politique et économique de son propre pays pour aller soigner les rhumes à Montréal.
En s’exilant pour son confort personnel, il a délibérément choisi de priver ses concitoyens de ses prétendus talents, foulant aux pieds le serment d’Hippocrate avec un cynisme consommé.
C’est depuis son exil doré, bien au chaud à des milliers de kilomètres, que Dr Cherfouh s’improvise général en chef du patriotisme maghrébin.
Son indignation sélective et sa sémantique, si lourdement calquée sur les communiqués de presse des officines de la Mouradia, trahissent sa véritable fonction : celle de prête-nom pour la propagande d’un régime militaire aux abois.
La plume du Dr Cherfouh n’est pas guidée par la fraternité, elle est simplement téléguidée. Le public tunisien refuse de recevoir des ordonnances géopolitiques d’un expatrié qui a troqué son stéthoscope contre les basses œuvres de la guerre psychologique régionale.
2- La nature prédatrice de la junte d’Alger : Dr Cherfouh tente de draper la junte d’Alger dans les vertus de la fraternité maghrébine. La réalité politique est une insulte à ce concept.
L’Algérie est gouvernée par une oligarchie militaire prédatrice, une gérontocratie de généraux à médailles qui maintient son propre peuple sous une chape de plomb d’un autre âge, étouffe l’expression populaire, embastille les journalistes au moindre mot et a totalement assassiné l’élan démocratique du Hirak.
Ce paternalisme de caserne, où un régime despotique, liberticide et corrompu se pique de donner des leçons de morale et de bon voisinage par l’intermédiaire du soi-disant Dr Chelfouh, est d’un comique absolu.
Au-delà de la farce rhétorique, il faut appeler les choses par leur nom : le régime militaire d’Alger s’est érigé en principale menace contre les aspirations démocratiques, de justice sociale et de progrès du peuple tunisien.
En exportant son modèle autocratique et liberticide par un chantage permanent, la Mouradia cherche activement à étouffer le pluralisme tunisien.
Ce pouvoir gérontocratique ne peut tolérer l’émergence d’une véritable démocratie moderne et progressiste à ses portes, de peur qu’elle ne serve d’exemple à une jeunesse algérienne opprimée.
Saboter le progrès institutionnel et social de la Tunisie est une stratégie de survie pour cette junte kleptocrate.
Un régime qui traite ses propres citoyens en sujets terrorisés n’a aucune légitimité pour venir dicter les frontières de la liberté d’expression ou des analyses diplomatiques en Tunisie.
Que ces messieurs les généraux balaient d’abord les cours de leurs propres prisons avant de vouloir régenter l’esprit critique tunisien.
De plus, de la «décennie noire» aux maquis du GSPC et d’Aqmi, Alger a toujours utilisé la porosité terroriste transfrontalière comme un bouton de pression politique pour forcer Tunis à l’alignement.
3- Le chantage au Transmed ou le paradoxe d’un cordon ombilical vital : l’arrogance d’Alger atteint son paroxysme lorsque, par la voix du Dr Cherfouh, elle présente le transit du gaz comme une «faveur» ou une obole charitable accordée à la Tunisie. C’est un contresens économique absolu.
Le régime algérien est en situation de faillite systémique sur tous les plans. Il ne survit artificiellement que grâce à la rente des hydrocarbures, dont une part majeure transite par le gazoduc Transmed via le sol tunisien pour alimenter l’Italie.
Le Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital de la Mouradia, la laisse énergétique sans laquelle le budget de l’État algérien s’effondrerait instantanément.
Et pourtant, par un renversement burlesque des réalités, Alger utilise ce tuyau indispensable à sa propre survie comme une arme de chantage pour vassaliser la Tunisie.
Ce piratage commercial s’appuie sur une spoliation tarifaire évidente :
1 – une redevance tunisienne dérisoire de 5,25 %. Pour 400 kilomètres d’infrastructures lourdes qui hypothèquent le territoire national, la Tunisie ne perçoit qu’une maigre redevance, un taux dérisoire bloqué par les menaces d’Alger depuis des décennies;
2- le modèle souverain du Maroc : à titre de comparaison, sur l’ancien gazoduc GME, le Maroc avait imposé un taux de 7 % à 10 % des volumes, assorti du transfert de la propriété intégrale des installations à l’État marocain après 25 ans.
Autant dire qu’à Alger, on sait compter quand il s’agit d’exploiter les voisins à vil prix, tout en se permettant de menacer de fermer les vannes à la moindre velléité d’indépendance diplomatique et d’expression des aspirations démocratiques de la Tunisie.
La diplomatie n’est pas une affaire de sensiblerie mémorielle ni de slogans lénifiants comme le «khawa-khawa» bon pour les naïfs.
La Tunisie n’a besoin ni de la protection étouffante ni des conseils d’un pays en faillite systémique qui ne produit rien d’autre que du ressentiment.
En analysant lucidement les risques de cette dépendance structurelle, les observateurs indépendants font leur strict devoir d’expertise et de patriotisme.
Les valets d’influence de la Mouradia, qu’ils écrivent masqués derrière la fausse identité du soi-disant Dr Cherfouh depuis son exil doré et pantouflard au Canada ou à découvert, doivent comprendre que la Tunisie n’est pas et ne sera jamais la 70e wilaya algérienne. Surtout qu’elle a toujours, tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, gouverné ce territoire voisin à partir de Carthage, Dougga, Kairouan, Mahdia et Tunis.
Le droit à la liberté d’opinion et d’analyse géopolitique restera libre, souverain et totalement imperméable aux intimidations des censeurs d’Alger ou d’ailleurs.
Un vieux proverbe tunisien dit :.ما دواء الفم الابخر كان السواك الحار
* Ancien ambassadeur.
** La rédaction : avec cette réponse, on clos ce débat qui ne saurait s’éterniser.
Les précédents éléments de ce débat tuniso-algérien sur Kapitalis :
Pendant des décennies, les films de science-fiction ont imaginé un futur où les robots côtoieraient les humains, apprendraient de leur environnement et participeraient aux activités quotidiennes.
Longtemps considérée comme une projection lointaine, cette vision prend aujourd’hui forme, rapidement, et avec l’arrivée de robots humanoïdes dotés d’IA. A dire vrai, la startup chinoise spécialisée dans l’IA , “DeepSeek”, a investi 140,8 millions de yuans (environ 20,8 millions de dollars soit 61,6 Mtnd) dans le fabricant chinois de robots “Unitree Robotics”, à l’occasion de l’introduction en Bourse (Initial Public Offering. IPO) de ce dernier sur le marché “STAR” de la Bourse de Shanghai. L’opération s’accompagne d’un partenariat stratégique visant à développer des modèles d’intelligence artificielle destinés aux robots humanoïdes.
Selon un document déposé auprès de la Bourse de Shanghai, DeepSeek a acquis 933 399 actions, correspondant à 2,3% des actions réservées au placement stratégique de l’IPO. Les deux entreprises, basées à Hangzhou, prévoient de combiner les modèles d’IA développés par DeepSeek avec l’expertise de Unitree en ingénierie mécanique, contrôle des mouvements et intelligence incarnée (embodied intelligence). Dans le cadre de cet accord, Unitree donnera la priorité à DeepSeek pour ses besoins en services d’entraînement de modèles et en solutions d’intelligence artificielle. En retour, DeepSeek privilégiera Unitree pour l’acquisition de robots et le développement d’applications d’IA incarnée.
Cette collaboration vise à relever l’un des principaux défis de la robotique humanoïde. C’est de concevoir un “cerveau” capable de comprendre son environnement et de transformer des instructions en actions physiques de manière autonome. Si les robots humanoïdes savent aujourd’hui marcher, courir ou réaliser des mouvements complexes, leur déploiement dans des environnements réels reste limité par le manque de données d’apprentissage issues du monde physique.
Pour DeepSeek, reconnue pour les performances de ses modèles de langage en programmation, mathématiques et raisonnement, ce partenariat constitue une opportunité d’étendre ses capacités vers l’intelligence artificielle multimodale et la robotique. Les données collectées par les robots de Unitree pourraient notamment contribuer au développement de systèmes capables d’interagir avec le monde réel.
Cette annonce intervient alors que Unitree poursuit son introduction en Bourse à Shanghai. L’entreprise, fondée en 2016, considérée comme l’un des principaux acteurs chinois de la robotique humanoïde, est valorisée à environ 9 milliards de dollars et prévoit d’utiliser les fonds levés pour développer de nouveaux robots, renforcer ses capacités de production et accélérer ses investissements en recherche et développement.
Cette évolution permet de poser une question plus large! A mesure que l’IA s’intègre dans les PME ainsi que dans la vie quotidienne, comment garantir la transparence des systèmes utilisés? Un prochain article reviendra sur l’enjeu de l’étiquetage de l’IA, devenu un sujet central de confiance numérique et de gouvernance technologique.
L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) a annoncé, le 6 août 2026, le lancement d’un programme de formation gratuit destiné à 100 femmes entrepreneures tunisiennes. Cette initiative porte sur le commerce électronique et les applications de l’intelligence artificielle. La présentation officielle du programme est prévue lors d’un événement virtuel le 14 août 2026.
Ce programme s’adresse aux porteuses de projets et aux cheffes d’entreprise souhaitant développer leurs compétences dans les outils numériques. La formation abordera les pratiques liées au commerce électronique ainsi que les usages de l’intelligence artificielle appliqués aux activités entrepreneuriales.
Au-delà de la formation, le développement du commerce électronique et l’émergence des outils d’intelligence artificielle constituent aujourd’hui de nouveaux leviers pour les entrepreneurs. Ces technologies peuvent permettre aux petites entreprises de renforcer leur présence numérique, de mieux valoriser leurs produits et services, d’améliorer leur relation avec les clients ou encore d’optimiser certaines tâches opérationnelles. Elles concernent un large éventail d’activités, notamment le commerce, l’artisanat, les services, la mode, les métiers créatifs ou encore l’agroalimentaire.
Accompagner la transformation numérique des entreprises portées par des femmes
L’objectif de cette initiative est de permettre aux femmes entrepreneures de mieux appréhender les évolutions du commerce en ligne et les possibilités offertes par les technologies d’intelligence artificielle dans le cadre de leurs activités.
La présentation du 14 août permettra de détailler les objectifs de la formation, son contenu ainsi que les modalités de participation. Les organisateurs y exposeront également les différentes étapes du parcours proposé aux bénéficiaires.
L’implantation de Taikang Electronics Tunisia à Novation City illustre le rôle croissant des plateformes industrielles et technologiques dans la stratégie d’attractivité de la Tunisie. Le groupe chinois a choisi ce technopôle situé à Sousse pour développer son projet industriel, confirmant l’intérêt des investisseurs étrangers pour des environnements capables de réunir infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés.
Cette opération intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer la compétitivité de ses zones industrielles et technopôles afin d’attirer davantage de projets à plus forte valeur ajoutée. Les investisseurs internationaux ne recherchent plus uniquement des capacités de production, mais également un environnement permettant d’accompagner l’innovation, la montée en compétences et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
Des écosystèmes industriels qui évoluent vers plus d’innovation
Les technopôles tunisiens occupent une place de plus en plus importante dans la politique industrielle du pays. Leur vocation ne se limite plus à accueillir des entreprises: ils cherchent également à créer des liens entre les industriels, les structures de formation, les centres techniques et les acteurs de l’innovation.
À Sousse, Novation City s’inscrit dans cette dynamique en développant un environnement destiné aux entreprises technologiques et industrielles. Le choix de ce site par Taikang Electronics montre l’importance croissante des plateformes spécialisées dans les décisions d’implantation des groupes internationaux.
Cette évolution répond aux nouveaux critères des investisseurs, qui privilégient des territoires capables d’offrir des compétences disponibles, des infrastructures adaptées et un accompagnement favorable au développement industriel.
Attirer des investissements industriels à plus forte valeur ajoutée
Le développement des zones industrielles et des technopôles constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité économique de la Tunisie. En accueillant des projets industriels internationaux, ces espaces contribuent à diversifier le tissu productif et à renforcer les capacités locales.
L’enjeu est désormais de transformer ces plateformes en véritables pôles de croissance capables d’attirer des investissements durables. La compétitivité industrielle ne repose plus seulement sur la capacité de production, mais également sur la capacité à proposer un environnement complet répondant aux attentes des entreprises internationales.
Dans un contexte de réorganisation des chaînes industrielles mondiales, les technopôles tunisiens peuvent jouer un rôle important dans la montée en gamme de l’industrie nationale et dans l’accueil de nouveaux projets étrangers.
Créer une startup technologique demande plus qu’une bonne idée. Aux États-Unis, il faut comprendre un marché, trouver les bons talents, convaincre des investisseurs et surtout réussir à construire un produit qui répond à un vrai besoin. C’est le chemin choisi par Anis Bennaceur. Depuis New York, l’entrepreneur tunisien développe Attention, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée aux équipes commerciales.
Fondée en 2022, l’entreprise travaille sur une problématique simple, c’est de permettre aux commerciaux de consacrer davantage de temps à leurs clients et moins de temps aux tâches administratives. “Notre mission est de maximiser les ventes pour les équipes commerciales”, précise Anis Bennaceur.
Mais avant Attention, il y a eu une première expérience entrepreneuriale qui a largement contribué à construire sa vision.
Source: Leconomistemaghrebin.
Une première aventure pour apprendre à construire un produit
Le parcours d’Anis Bennaceur commence par une formation à HEC Paris puis ESCP Business School. Il débute ensuite sa carrière dans la finance, en banque d’investissement puis en banque privée et private equity. En 2013, il rejoint Tinder à un moment où l’application américaine cherche encore à accélérer son développement en France. Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur le fonctionnement d’une startup technologique en forte croissance. “J’ai vu comment les Américains construisent des entreprises, avec une vitesse et une ambition différentes”, raconte-t-il. Après cette expérience, il décide de créer sa première entreprise. En 2015, il lance Mixer, une plateforme de networking professionnel destinée aux industries créatives. Pendant 6 ans, il travaille sur le développement du produit, l’acquisition d’utilisateurs et la construction d’une activité commerciale. Pour lui, cette première startup a été une véritable école. “Ma première boîte était comme une première voiture. On fait quelques accidents, quelques erreurs, mais c’est comme cela qu’on apprend “, souligne-t-il. Cette période lui apprend notamment l’importance de l’itération, c’est-à-dire la capacité à améliorer continuellement un produit en fonction des retours du marché. Il découvre également une notion essentielle dans l’univers des startups; le” product-market fit”, soit la capacité d’un produit à trouver sa place auprès de ses utilisateurs.
Transformer un problème vécu en opportunité grâce à l’IA
C’est justement en développant Mixer qu’Anis Bennaceur identifie un problème qui touche de nombreuses entreprises. En travaillant avec son équipe commerciale, il constate que les vendeurs consacrent une grande partie de leur temps à des tâches qui ne sont pas directement liées à la vente. “Le plus gros problème, c’est que les commerciaux passent environ 70% de leur temps à faire des tâches administratives plutôt qu’à parler aux clients “, déclare-t-il. Mise à jour des CRM, saisie des informations après un rendez-vous, suivi des échanges… autant d’actions nécessaires mais chronophages. L’arrivée des premiers grands modèles d’IA, notamment GPT-3 en 2020, lui fait comprendre qu’une transformation profonde devient possible. En 2022, il lance Attention avec son associé Matthias Wickenburg. Un partenariat particulier puisque les deux entrepreneurs étaient auparavant concurrents dans leurs précédentes activités. La startup développe alors une solution capable d’automatiser certaines tâches commerciales. Après une conversation avec un client, Attention peut analyser les informations échangées et mettre automatiquement à jour les outils utilisés par les équipes. Cette première réponse à un besoin concret permet à la startup de trouver son marché.
NY comme point de départ
Pour Anis Bennaceur, choisir les États-Unis était une décision stratégique. Son expérience chez Tinder lui a montré la capacité de l’écosystème américain à faire grandir rapidement des entreprises technologiques. ” Si je voulais avoir une ambition mondiale, il fallait que je parte aux États-Unis “, affirme-t-il. Il choisit New York plutôt que San Francisco. La ville représente pour lui un compromis entre proximité avec l’Europe et accès à un marché économique majeur. New York concentre de nombreuses grandes entreprises, des investisseurs, des banques et des talents issus des meilleures universités américaines. Mais au-delà du choix géographique, l’entrepreneur insiste sur l’importance de la concentration stratégique. Attention reste aujourd’hui très focalisée sur le marché américain. L’objectif n’est pas d’ouvrir rapidement plusieurs marchés, mais de construire une position forte avant de s’étendre. “Il est important d’avoir un focus au départ et de complètement gagner son marché avant d’aller chercher les autres”, explique-t-il. A dire vrai, cette stratégie repose sur ce qu’il appelle les effets de réseau. Plus une entreprise devient reconnue sur un marché précis, plus il devient facile d’accélérer ensuite. Attention a d’abord cherché à devenir un acteur majeur à New York avant de partir à la conquête d’autres villes américaines.” Nous avons voulu être le plus gros poisson dans un environnement plus petit avant d’aller chercher le reste des États-Unis”, raconte-t-il. Aujourd’hui, la startup continue de renforcer sa présence aux États-Unis avant d’envisager une expansion internationale.”À partir du moment où nous serons un géant américain, nous pourrons travailler avec le reste du monde”, souligne-t-il.
Trois principes, attention
Après plusieurs années dans l’entrepreneuriat, Anis Bennaceur retient 3 grands enseignements. Le premier concerne la capacité à penser différemment. Il parle de “vérités contraires”, ces idées qui ne sont pas forcément acceptées par la majorité mais qui peuvent créer de nouvelles opportunités. Pour lui, un entrepreneur doit chercher ce que les autres ne voient pas encore. Le deuxième enseignement concerne le recrutement. Chez Attention, le choix n’a pas été de chercher uniquement les profils les plus expérimentés. L’entreprise privilégie des personnes capables d’apprendre rapidement et d’évoluer fortement. “Nous cherchons des personnes avec trois à cinq ans d’expérience qui peuvent devenir meilleures que quelqu’un avec quinze ans d’expérience”, dit-t-il.
Aujourd’hui, l’âge moyen dans l’entreprise est de 28 ans. Le troisième principe repose sur la recherche de l’excellence. L’entrepreneur affirme préférer investir dans les meilleurs profils plutôt que chercher uniquement à réduire les coûts.Et d’ajouter: “Je préfère payer au-dessus du marché pour les meilleurs talents”.Sur ce, cette culture passe également par une forte présence au bureau et une volonté de construire une équipe très engagée.
Les premières personnes qui ont cru au projet
Comme beaucoup d’entrepreneurs, Anis Bennaceur insiste sur le rôle de ceux qui font confiance au début d’une aventure. Il cite notamment ses premiers investisseurs, dont un fonds français qui lui a proposé un investissement avant même la création officielle d’Attention. Il évoque également les premiers clients qui ont accepté de travailler avec une jeune startup. Mais il cite surtout le soutien de ses parents. “Ils m’ont toujours soutenu psychologiquement et mentalement”, confesse-t-il. Une confiance importante après plus de 10 ans passés dans l’entrepreneuriat.
Die marokkanische Regierung sucht internationale Finanzierungspartner für die geplante African Atlantic Gas Pipeline (AAGP). Nach Angaben des marokkanischen Botschafters in Washington laufen Sondierungsgespräche mit der US-Exim-Bank und der Weltbank über das Infrastrukturprojekt. Washington – Marokko intensiviert seine Bemühungen um die Finanzierung der African Atlantic Gas Pipeline (AAGP). Wie Marokkos Botschafter in den Vereinigten Staaten, Youssef […]
Nach der Übernahme von Cicor Digital Tunisie in Borj Cédria plant die deutsche Unternehmensgruppe Deltec, die auf die Herstellung elektronischer Komponenten und elektronische Fertigungsdienstleistungen (EMS) Mehr
Angesichts der zahlreichen Beschwerden und Fragen von Bewohner der Sahelzone zu den seit einigen Tagen bestehenden Trinkwasserausfällen ging der Regionaldirektor für den Zentralbereich der Nationalen Mehr
Une initiative au Royal El Mansour qui célèbre la rencontre de deux traditions méditerranéennes proches par l’esprit, et réunies autour d’un même langage : celui du goût.
L’hôtel Iberostar Selection Royal El Mansour Mahdia a récemment accueilli le chef libanais Joe Barza, figure reconnue de la gastronomie orientale, dans le cadre d’une session d’échange et de formation destinée aux équipes culinaires de l’établissement.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche de transmission et de perfectionnement des savoir-faire. Durant son séjour, le chef a partagé son expertise de la cuisine libanaise, réputée pour la fraîcheur de ses ingrédients, la générosité de ses préparations, la finesse de ses équilibres aromatiques et la diversité de ses mezzés.
Au-delà d’un simple programme de formation, cette rencontre a donné lieu à un véritable dialogue culinaire entre traditions libanaises et savoir-faire tunisien. Les échanges ont permis de créer des associations inédites, illustrant la richesse des deux cultures gastronomiques et leur capacité à se compléter harmonieusement.
Dans un contexte où la gastronomie occupe une place centrale dans sa stratégie d’hospitalité, l’établissement 5 étoiles exploité sous la prestigieuse enseigne Iberostar Selection confirme ainsi sa volonté d’enrichir continuellement son expérience client, en misant sur l’innovation, le partage et l’authenticité.
À l’issue de cette collaboration, un espace dédié à la cuisine libanaise sera désormais intégré au buffet de l’hôtel, offrant aux clients une nouvelle expérience culinaire inspirée des saveurs du Levant.
Avec une motorisation désormais exclusivement hybride en Europe, un design modernisé et un arsenal technologique enrichi, Kia fait évoluer son Niro. Le constructeur coréen entend conforter la place de ce SUV compact sur un marché où les modèles électrifiés gagnent progressivement du terrain, une évolution qui pourrait également intéresser les automobilistes tunisiens à mesure que...
Die SNCFT hat am Dienstag, dem 30. Juni 2026, einen Vertrag über den Kauf von fünf elektrischen Triebwagen aus China im Rahmen des Modernisierungsprojekts der Mehr
Les électeurs d’El Kabaria devront retourner aux urnes. L’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a annoncé, lundi 29 juin 2026, les résultats préliminaires de l’élection législative partielle organisée la veille dans cette circonscription du gouvernorat de Tunis. Arrivés en tête, Mohamed Salah Salemi et Chaker Bouthouri s’affronteront lors d’un second tour, aucun candidat n’ayant...
Le corps sans vie d’un jeune homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé dans les eaux du canal de Medjerda, mobilisant les équipes de la protection civile au lever du jour. Les circonstances de ce décès demeurent, à ce stade, inconnues. Selon une source locale citée par Jawhara FM, la dépouille a été extraite des...
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi 23 juin 2026, en toutes ses dispositions, les jugements de première instance ayant condamné cinq terroristes évadés de la prison de la Mornaguia à des peines allant jusqu’à soixante ans d’emprisonnement. Les prévenus faisaient partie d’un groupe...
Phillip Iveson, recently visited Tunisia with his senior leadership team to engage directly with key Tunisian partners. The meeting provided an opportunity to present the Group’s strategic outlook and reaffirm its growing commitment to the destination.
Phillip Iveson était récemment en Tunisie avec son équipe de direction afin de rencontrer directement ses principaux partenaires tunisiens. Cette rencontre a été l’occasion de présenter les perspectives stratégiques du Groupe et de réaffirmer son engagement croissant envers cette destination.
In an exclusive interview with Destination Tunisie, he discussed the purpose of his visit and the importance of Tunisia within TUI’s global portfolio. He also shared his perspectives on the Group’s announced growth ambitions and what these translate to on the ground in practical terms.
The conversation further explored the role of local partnerships in sustaining and developing the destination, as well as emerging shifts in customer behaviour towards Tunisia.
Looking ahead, he outlined the destination’s prospects, highlighting broadly positive forecasts for the summer season and the prevailing sense of optimism.
The discussion also touched on the increasing role of artificial intelligence in travel planning, product sourcing, and customer experience across the tourism industry.
Lors d’un entretien exclusif accordé à Destination Tunisie, il a évoqué l’objectif de sa visite et l’importance de la Tunisie au sein du portefeuille mondial de TUI. Il a également fait part de son point de vue sur les ambitions de croissance annoncées par le groupe et sur ce que celles-ci impliquent concrètement sur le terrain.
Objectif de la visite et potentiel de la Tunisie : Phillip Iveson explique que d’être venu sur place a permis de rencontrer les partenaires locaux et d’évaluer les offres disponibles. La Tunisie est perçue comme une opportunité de croissance grâce à de nombreux atouts : un climat idéal, des paysages magnifiques et une hospitalité exceptionnelle qui fidélise les clients d’année en année. La destination se démarque également par un excellent rapport qualité-prix.
Objectifs de croissance pour TUI : Le groupe prévoit une croissance significative sur la Tunisie pour les 3 à 5 prochaines années. Cette ambition reposera sur l’amélioration des produits hôteliers et le développement de partenariats solides.
Stratégie hôtelière et importance de l’authenticité : TUI recherche des hôteliers partenaires qui partagent sa vision d’une croissance durable. L’objectif est d’intégrer les marques du groupe (telles que Robinson, Magic Life, ou TUI Blue) ainsi que ses concepts familiaux. De plus, il souligne l’importance d’apporter une touche locale et authentique à l’expérience client, notamment grâce aux équipes sur place, une dimension très appréciée des voyageurs.
Gestion du contexte régional et logistique : Bien que les récents événements au Moyen-Orient aient initialement suscité de l’hésitation chez les voyageurs, TUI a su les rassurer (notamment en garantissant l’absence de surtaxes liées au carburant), ce qui a permis aux réservations de repartir à la hausse. Iveson observe également une tendance croissante pour les réservations de dernière minute, que le groupe gère de près avec ses partenaires.
Innovation et Intelligence Artificielle : L’entreprise intègre activement l’Intelligence Artificielle pour moderniser l’industrie. Par exemple, TUI utilise la recherche sémantique pour permettre aux clients d’exprimer leurs préférences de voyage plus naturellement (au lieu de simples dates de recherche). Cela améliore le taux de conversion et permet de collecter des données pertinentes.
Perspectives d’avenir : Pour conclure, il affirme que la Tunisie est idéalement positionnée pour bénéficier de la croissance mondiale du tourisme. Les relations de confiance développées avec les partenaires locaux depuis plus de 30 ans offrent une base très solide pour réussir ce développement.
Die deutsche DELTEC-Gruppe, die auf Elektronikfertigungsdienstleistungen (EMS) spezialisiert ist, hat die Übernahme von Cicor Digital Tunisie angekündigt, dem Industriestandort in Borj Cédria, den die Schweizer Mehr
Der Hafen von La Goulette hat für die Sommersaison 2026 240 Überfahrten geplant, um die Rückkehr der im Ausland lebenden Tunesier zu gewährleisten. Dies geschieht Mehr
Le petit SUV électrique de Kia vient de signer une performance remarquée lors du test indépendant NAF El Prix 2026 en Norvège. Dans des conditions réelles de circulation, l’EV2 a non seulement tenu ses promesses, mais les a dépassées, s’imposant comme l’un des véhicules électriques les plus efficients de sa catégorie. Alors que les automobilistes...
Creative Tunisia : cinq ans d’actions, un bilan tangible pour l’artisanat et le design tunisiens. Porté dans le cadre du programme Tounes Wijhetouna, le projet aura tenté d’introduire une approche plus économique et collaborative de l’artisanat tunisien, en misant sur le design, l’innovation et la structuration des filières.
Le rideau est tombé, le 5 mai 2026, sur le projet Creative Tunisia, à l’occasion d’une cérémonie organisée en présence de plus de 400 participants et présidée par Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie et Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme et de l’Artisanat.
Un bilan affiché sous le signe du succès
Une clôture institutionnelle qui marque surtout la fin de cinq années d’intervention dans un secteur longtemps présenté comme stratégique, mais souvent confronté à des difficultés structurelles de valorisation, de commercialisation et de modernisation.
Le bilan avancé par les instigateurs du projet annonce avoir mis en avant 17 chaînes de valeur accompagnées, une couverture de 18 gouvernorats, l’appui à 18 associations, la création de six hubs créatifs et l’accompagnement de plus de 3 000 bénéficiaires.
L’huile d’olive au premier plan
L’un des volets les plus concrets de cette clôture aura été la rencontre B2B consacrée à l’innovation dans le conditionnement de l’huile d’olive tunisienne. À cette occasion, une nouvelle collection de bouteilles en grès a été dévoilée. Fruit de collaborations entre designers et artisans, cette initiative illustre l’orientation défendue par le projet : utiliser le design comme levier de valorisation économique et identitaire des produits tunisiens.
L’idée n’est pas anodine. Dans un marché mondial où l’image, le packaging et le storytelling deviennent presque aussi importants que le produit lui-même, la Tunisie cherche encore à mieux positionner ses productions à forte valeur culturelle. L’huile d’olive, régulièrement saluée pour sa qualité, reste souvent exportée en vrac ou sous des marques étrangères, limitant les retombées économiques directes pour le pays.
Logique de coopération
Au-delà des réalisations matérielles, ONUDI Tunisie et l’Office National de l’Artisanat Tunisien, partenaires de mise en œuvre du projet, auront surtout cherché à instaurer une logique de coopération entre artisans, designers, institutions et acteurs économiques. Une dynamique encore fragile, mais qui commence à faire émerger une vision plus contemporaine de l’artisanat tunisien, moins folklorique et davantage orientée vers la création de valeur.
Financé par l’Union européenne en Tunisie avec une contribution de l’Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo, le projet Creative Tunisia laisse ainsi derrière lui des outils, des réseaux et des expériences pilotes. Reste désormais à savoir si ces acquis pourront survivre à la fin du financement international et s’inscrire durablement dans les politiques publiques et les réalités du marché.