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Les frais de transit par Ormuz sont inévitables, estiment des pays de l’UE

03. Juli 2026 um 10:12

Plusieurs grandes nations européennes acceptent désormais l’idée que les navires transitant par le détroit d’Ormuz devront payer des frais à l’Iran et à Oman, selon Bloomberg.

La possibilité de frais de service à la suite de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran est désormais considérée par certains pays de l’UE comme inévitable. Les États-Unis et les pays arabes du Golfe maintiennent que l’Iran et Oman ne peuvent imposer aucune redevance pour le détroit d’Ormuz. Les préoccupations portent sur le respect du droit maritime international et le risque de créer un précédent permettant à d’autres pays de percevoir des frais sur différentes voies navigables.

Tout en acceptant la perspective de coûts supplémentaires, les pays européens ont exhorté les responsables iraniens et omanais à ne pas discriminer les navires en fonction de leur nationalité, selon un rapport de Bloomberg.

A rappeler que, selon des sources confidentielles, Oman aurait indiqué aux responsables européens qu’un retour au statu quo d’avant-guerre dans le détroit d’Ormuz était impossible. Les navires transitant par cette voie navigable, qui constitue un point de passage stratégique pour les approvisionnements énergétiques du Golfe, pourraient se voir facturer des services liés à la dépollution du détroit et aux coûts de navigation.

Oman, qui entretient des alliances à la fois avec l’Occident et l’Iran, fait face à des pressions des deux côtés. Le sultanat borde la partie méridionale du détroit et a envoyé des messages publics contradictoires concernant ses intentions, tout en affirmant qu’il respectera le droit maritime international…

Lire aussi – Oman prévient l’Europe : Ormuz ne sera plus un « passage libre »

Le trafic maritime commercial à travers le détroit d’Ormuz a augmenté depuis que l’Iran et les États-Unis ont signé un accord de paix provisoire il y a environ deux semaines. Cet accord, combiné au soutien militaire américain aux navires, a porté les flux pétroliers transitant par ce point de passage depuis des pays, comme l’Arabie Saoudite, à plus de 10 millions de barils par jour, soit légèrement plus de la moitié des niveaux d’avant-guerre. L’Iran a également augmenté ses exportations de brut après que les États-Unis ont levé le blocus de ses ports.

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Goldman Sachs prédit une surproduction pétrolière

02. Juli 2026 um 11:38

Le marché mondial du pétrole devrait revenir à un état de surproduction. Et ce, à mesure que l’impact de la guerre avec l’Iran s’atténue et que le transit par le détroit d’Ormuz est rétabli. C’est ce qu’annonce Goldman Sachs Group Inc.

Si les achats de pétrole brut destinés à reconstituer les réserves stratégiques devraient réduire dans une certaine mesure la surabondance mondiale, ils ne compenseront que partiellement l’excédent prévu. Ainsi a déclaré Samantha Dart, co-responsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, dans une interview accordée à Bloomberg Television le 1er juillet. « Une fois que les flux à travers le détroit se seront normalisés, nous estimons que nous passerons à une situation de surproduction » a-t-elle expliqué. Le surplus devrait atteindre en moyenne un peu plus de 3 millions de barils par jour l’année prochaine…

A cet égard, notons que les cours de référence du pétrole brut se sont effondrés de près de 30 % au dernier trimestre, anéantissant tous les gains réalisés pendant le conflit. Alors même que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix provisoire et que le trafic maritime sur cette voie maritime commençait à se redresser. Au début de la crise, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a coordonné le déblocage d’une quantité record de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques des pays développés. L’objectif était de contenir les prix et de garantir l’approvisionnement. Il est désormais impératif de reconstituer ces réserves.

L’analyse de Goldman Sachs, selon laquelle le marché se dirige à nouveau vers une situation de surproduction, rejoint l’avis de Morgan Stanley. En effet, ce dernier a revu à la baisse ses prévisions de prix à deux reprises en un peu plus de deux semaines. « Alors que l’attention se porte désormais sur 2027, le marché a bouclé la boucle et se retrouve à nouveau en situation de surproduction » ont indiqué les analystes de Morgan Stanley, dans une récente note.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a continué d’augmenter, malgré les attaques perpétrées contre deux navires ces derniers jours. L’Iran a par ailleurs réaffirmé son intention de contrôler le trafic maritime dans ce passage, possiblement en coopération avec Oman.

« C’est terminé »

Les exportations via le détroit d’Ormuz devraient revenir à la normale d’ici la fin du mois, estime Mme Dart. « Nous sommes convaincus que la situation sera rétablie d’ici la fin juillet » poursuit-elle.

Interrogée sur la proposition d’imposer des droits de transit aux navires, Dart de Goldman Sachs pense que les entreprises étaient moins préoccupées par les coûts que par l’incertitude réglementaire. « Lorsque je parle aux compagnies maritimes, la principale chose qu’elles me disent, c’est : « Je ne vois pas d’inconvénient à payer les péages, tant que les règles sont claires » » a-t-elle rapporté. Tout en faisant référence à la nécessité d’éviter toute violation des sanctions américaines.

Une taxe de transit informelle, évoquée par le passé, s’élevait à environ 1 dollar par baril, un coût qui, selon l’analyste, ne diffère pas sensiblement de la volatilité quotidienne habituelle des prix du pétrole. « Cela va-t-il vraiment augmenter significativement les coûts énergétiques ? Ce n’est pas évident. D’après mes discussions avec les compagnies maritimes, c’est l’impression que j’ai eue » conclut-elle.

Au final, le prix du Brent se négociait mercredi 1er juillet sous la barre des 73 dollars le baril. Au plus fort de la guerre, il avait dépassé les 126 dollars.

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Oman prévient l’Europe : Ormuz ne sera plus un « passage libre »

29. Juni 2026 um 14:09

Oman a signifié à des responsables européens qu’il était impossible de rendre au détroit d’Ormuz son état d’avant-guerre et que les navires de passage pourraient devoir s’acquitter de droits de passage. C’est ce que rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier.

Bien que les autorités omanaises aient clairement indiqué qu’elles se conformeraient toujours au droit maritime international, elles ont également souligné que des frais pourraient être facturés pour les services liés au nettoyage du détroit ou à l’assistance à la navigation, ont indiqué les sources à l’agence. Oman a commencé à analyser des systèmes similaires utilisés à des points de passage étroits dans d’autres parties du monde, comme le détroit de Malacca en Asie, ont indiqué les mêmes sources.

En effet, les États-Unis, l’Europe et les voisins d’Oman dans le Golfe sont de plus en plus préoccupés par la possibilité que le sultanat instaure, en collaboration avec l’Iran, un système de péage ou de redevance pour le détroit d’Ormuz, note Bloomberg.

L’imposition de taxes aux navires pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars par an au secteur du transport maritime. Plusieurs gouvernements, dont ceux des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, ont averti que cette mesure constituerait une violation du droit maritime.

D’ailleurs, le président français, Emmanuel Macron rencontrera, lundi 29 juin 2026, à Paris le dirigeant omanais, le sultan Haïtham ben Tariq, alors que les puissances mondiales intensifient leurs efforts pour garantir le maintien de la liberté de passage dans le détroit. Les deux dirigeants examineront « la sécurité des voies maritimes, qui dépend du libre passage et sans condition à travers le détroit d’Ormuz », estiment les analystes  français…

« Oman se trouve pris entre le marteau et l’enclume, tentant de maintenir un équilibre entre l’Iran et les États-Unis », a déclaré Bader Al-Saif, professeur adjoint à l’Université du Koweït et chercheur principal au think tank britannique Chatham House. « Cette stratégie a plus ou moins fonctionné par le passé. Mais avec les deux camps en guerre et cherchant constamment à se surpasser, cette attitude d’Oman finira par se retourner contre lui »…

A noter enfin que le trafic pétrolier via le détroit d’Ormuz a augmenté depuis la signature d’un accord de paix intérimaire entre le président américain Donald Trump et l’Iran, entraînant une baisse significative des prix du pétrole brut. Mais le trafic reste bien inférieur aux niveaux d’avant-guerre et les navires sont toujours exposés à des dangers.

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Vers la meilleure performance mensuelle du dollar depuis près d’un an

29. Juni 2026 um 12:20

Le dollar s’est légèrement apprécié lundi 29 juin, restant en voie de réaliser son plus fort gain mensuel en près d’un an; et ce, dans un contexte de tensions avec l’Iran.

L’euro s’est établi à 1,1387 dollar après avoir atteint la semaine dernière son plus bas niveau en 13 mois face à la monnaie américaine. Et il se dirige vers une baisse mensuelle de 2,3 %. La livre sterling a reculé de 0,1 % à 1,3198 dollar, enregistrant une baisse mensuelle de 2 %. Le dollar australien, sensible à l’appétit pour le risque, s’établissait à 0,6885 dollar américain, en baisse de 0,1 % en début de séance. Et il s’oriente vers une baisse mensuelle de 4,1 %. Le dollar néo-zélandais est resté quasiment inchangé à 0,5635 dollar américain, enregistrant une baisse mensuelle de 5,9 %. Quant au yen, il s’échangeait à 161,75 contre le billet vert. La monnaie japonaise continuant de baisser et approchant son plus bas niveau en 40 ans.

Par ailleurs, l’indice du dollar, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de devises comprenant le yen et l’euro, a légèrement progressé pour atteindre 101,36.

Au final, l’indice est actuellement en voie d’atteindre une hausse de 2,5 % en juin. Ce qui représenterait sa plus forte progression mensuelle depuis juillet de l’année dernière.

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Accord libano-israélien : « Une incitation à la guerre civile »

29. Juni 2026 um 11:44

Depuis la création d’Israël, l’histoire nous enseigne que ce pays n’a jamais respecté un seul accord qu’il a signé avec ses voisins. Même après avoir perpétré un génocide à Gaza et que ses complices américains lui ont fait signer un cessez-le-feu, il a continué et continue encore impunément de bombarder les survivants sous leurs tentes, dressées au milieu des ruines !

Pourtant, le gouvernement libanais a signé le vendredi 26 juin à Washington un accord de paix avec Israël. C’est la forte pression des Etats-Unis qui a forcé le président Joseph Aoun à accepter un tel accord tout en sachant pertinemment qu’il restera lettre morte comme tous les précédents accords que l’entité sioniste a signés. Et de fait, moins de deux jours après son entrée en vigueur, Israël a repris ses bombardements au Liban, tuant les civils et détruisant les maisons sur la tête de leurs habitants. La dernière frappe remonte à dimanche 28 juin. La cible était un parc d’attractions à Nabatieh où le ministre libanais a fait état de morts et de blessés…

Il va sans dire que le Hezbollah a rejeté fermement l’accord et des milliers de manifestants ont défilé à Beyrouth et dans sa banlieue sud, dénonçant « l’accord honteux et la capitulation face à Israël »

Rien d’étonnant quand on sait que l’accord n’oblige Israël ni à se retirer du territoire libanais, ni même d’arrêter ses bombardements. Le seul élément de l’accord sur lequel Américains et Israéliens ont pesé de tout leur poids est l’obligation faite pour le gouvernement libanais de « procéder au désarmement de Hezbollah ».

Mais il est quand même étonnant que le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a supervisé la signature de l’accord, puisse déclarer que « la situation au Liban était distincte du cessez-le-feu avec l’Iran », malgré le fait que le premier article du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran stipule explicitement « le cessez-le-feu total au Liban. »

Le refus de Netanyahu d’accepter les dispositions de l’accord irano-américain et l’impuissance de Donald Trump à l’imposer au Premier ministre israélien sont la source du regain de tension entre Washington et Téhéran ces derniers jours, avec des tirs américains sur l’Iran et des représailles iraniennes sur des bases US au Koweit et à Bahrein…

Tiraillé entre les fortes pressions israélo-américaines d’une part et le risque d’une guerre civile d’autre part, le gouvernement libanais n’a eu rien à dire pour justifier sa signature que « l’objectif final de l’accord est le retrait des troupes israéliennes du Liban. ». Difficile pour les Libanais de croire à un tel objectif quand, en réalité, aucun calendrier n’est fixé fixé à cet effet et aucune garantie n’assure la fin de l’occupation.

Euphorique, Benjamin Netanyahu s’est vanté devant la presse que « l’accord avec le Liban permet à l’armée israélienne de rester au Liban aussi longtemps qu’elle le souhaite », ajoutant que « l’objectif principal de cet accord est d’extirper la présence du Hezbollah et de l’Iran du Liban. »

Les médias israéliens ne cachent pas leur satisfaction de l’accord, affirmant de leur côté que « l’annexe de l’accord relative à la sécurité maintient l’occupation et confère à l’armée une totale liberté d’action ».

Nul besoin d’être un analyste chevronné ni un devin pour se rendre à l’évidence que la véritable intention qu’Israël tente de dissimuler dans cet accord est le déclenchement d’une guerre civile au Liban. Car la clique génocidaire au pouvoir à Tel-Aviv sait pertinemment que l’accord ne manquera pas d’approfondir le fossé qui divise la société libanaise entre ceux qui veulent un accord de paix avec Israël à n’importe quel prix et ceux qui insistent sur la résistance à l’occupation israélienne à n’importe quel prix…

C’est une réalité visible à l’œil nu. Le gouvernement libanais et ceux qui le soutiennent tiennent à un arrêt des combats, même si Israël ne quitte pas le sud-Liban, et le Hezbollah, Amal et ceux qui les soutiennent exigent la fin de l’occupation avant tout accord.

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié l’accord de « nul et non avenu » et a affirmé que « le gouvernement libanais avait fait des concessions unilatérales et porté atteinte à la souveraineté du Liban. »

Quant à Nabih Berri, chef du mouvement Amal, il a rejeté tout aussi fermement l’accord, le qualifiant d’« incitation à la guerre civile ».

Il y a plus d’un demi-siècle, en 1975 plus exactement, Israël fomenta une guerre civile qui a mis quinze ans durant le Liban à feu et à sang. Il y a tout lieu de craindre que les génocidaires israéliens, avec la complicité de leurs soutiens à Washington, s’activent à replonger le Liban dans le même désastre.

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Washington et Téhéran conviennent d’une pause militaire

29. Juni 2026 um 10:51

Les États-Unis et l’Iran ont convenu de cesser leurs attaques réciproques, selon un haut responsable américain cité par Axios. Les deux parties devraient se rencontrer mardi 30 juin à Doha, au Qatar.

Cette évolution survient alors que le cessez-le-feu est mis à l’épreuve seulement 11 jours après son entrée en vigueur, suite à de nouvelles attaques et à la menace du président Donald Trump que les États-Unis pourraient reprendre la guerre et « finir le travail ».

Axios affirme que la nouvelle flambée de violence dans la région a été provoquée par des interprétations différentes du mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre, principalement concernant les conditions relatives au détroit d’Ormuz.

Le média américain rappelle que, lors des négociations qui se sont tenues en Suisse, la délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, a convenu avec l’Iran de créer une « ligne directe » entre l’armée américaine et les Gardiens de la révolution afin de coordonner la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Les pourparlers du 30 juin, initialement prévus en Suisse et portant sur le programme nucléaire iranien, ont été déplacés et modifiés en raison de la récente escalade des tensions. L’ordre du jour se concentre désormais sur le détroit d’Ormuz…

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Ormuz sous tension après des frappes américaines en Iran

27. Juni 2026 um 08:50

L’armée américaine a attaqué l’Iran, vendredi 26 juin, en réponse à une frappe de drone iranienne contre un cargo dans le détroit d’Ormuz, mettant ainsi à l’épreuve le fragile accord de paix conclu les deux pays.

À peine un jour après l’attaque d’un navire marchand près des côtes omanaises, l’Iran a réaffirmé vendredi son droit à contrôler la navigation dans le détroit d’Ormuz, tout en mettant en garde les monarchies du Golfe contre tout alignement sur les positions américaines. Cette nouvelle passe d’armes diplomatique intervient alors que l’accord préliminaire conclu récemment pour mettre fin à la guerre entre Washington et Téhéran montre déjà des signes de fragilité.

La réaction iranienne fait suite à une déclaration commune des États-Unis et des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dénonçant les prétentions de Téhéran à imposer des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime stratégique. Dans ce contexte, le secrétaire d’État américain Marco Rubio et les États du Golfe ont réclamé une navigation « libre, inconditionnelle et sans restriction », rejetant toute tentative iranienne d’exercer un contrôle ou de percevoir des péages.

Sur le réseau X, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a répondu que « la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz ne peut être garantie par des arrangements ambigus, des itinéraires parallèles ou des mécanismes décisionnels ignorant le rôle de l’Iran en tant qu’État riverain ».

Une attaque qui ravive les inquiétudes

Cette montée de tension survient après qu’un cargo battant pavillon singapourien a été touché jeudi 25 juin lors de sa traversée du détroit. Selon l’armateur Evergreen, le navire a subi des dommages au niveau de la passerelle mais a pu poursuivre sa route sans victime parmi l’équipage.  L’incident a conduit l’Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre temporairement son programme d’évacuation des centaines de navires restés bloqués dans le Golfe depuis le début de la guerre, le 28 février dernier. L’agence onusienne souhaite obtenir de nouvelles garanties de sécurité avant de reprendre ses opérations…

Les marchés restent prudents

Malgré ces tensions, les marchés pétroliers ont poursuivi leur détente. Les cours du brut ont reculé, les opérateurs estimant que les exportations énergétiques du Golfe reprennent progressivement. Le géant saoudien Saudi Aramco a ainsi relancé ses chargements de pétrole à Ras Tanura, le plus grand terminal pétrolier du monde, après près de quatre mois d’interruption.

Les expéditions d’engrais, elles aussi fortement perturbées par le conflit, recommencent à quitter la région. Toutefois, les analystes estiment qu’un retour à la normale reste éloigné en raison des risques sécuritaires persistants, des infrastructures endommagées et de centaines de navires encore immobilisés…

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Chronique – Accord USA-Iran : Benjamin Netanyahou y laisse des plumes

27. Juni 2026 um 08:19

« Allié inconditionnel d’Israël et de son Premier ministre, le président américain pourrait signer la mort politique de Benyamin Netanyahou et sa défaite aux prochaines élections, après avoir hâtivement mis fin à la guerre et conclu un accord avec Téhéran », écrit le média américain, The Atlantic.

 

Et si le protocole d’accord arraché dans la douleur avec Téhéran constituait finalement le pire cauchemar du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou ? Ne se targuait-il pas d’avoir l’oreille du président américain et d’influer sur la politique étrangère de Washington, au point de bénéficier du privilège rarissime d’être reçu à sept reprises à la Maison Blanche ?

Mais c’était sans compter sur l’imprévisibilité de l’ancien promoteur immobilier, ni sur un principe fondamental de la Realpolitik qui gouverne les relations internationales : les alliances comme les choix géopolitiques obéissent d’abord au pragmatisme et à la défense des intérêts nationaux, bien davantage qu’aux affinités personnelles ou aux proximités idéologiques. Après tout, ne dit-on pas que « les États n’ont pas d’amis, seulement des intérêts » ? Bibi aurait tout intérêt à méditer cette maxime, souvent attribuée, à tort, au général de Gaulle.

Brimades et vexations publiques

Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette relation autrefois présentée comme privilégiée entre les deux hommes. La proximité avec Washington, que Netanyahou exhibait comme une preuve de son poids politique et un argument électoral, semble s’être retournée contre lui. Ce qui constituait hier encore un signe de puissance apparaît désormais comme le révélateur de son érosion d’influence.

Trump n’avait-il pas hésité, lors d’une une conversation téléphonique houleuse avec Premier ministre israélien sur le bombardement israélien du Sud de Beyrouth, à le traiter comme quantité négligeable ? « T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

Ajoutant à cela qu’afin de préserver l’accord en cours de négociation avec Téhéran, le président américain a en effet contraint le gouvernement Netanyahou à renoncer à des frappes de représailles contre l’Iran et exigé une modération de sa réponse aux tirs du Hezbollah, avant d’imposer un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement chiite le 19 juin.

Par ailleurs, en signe de défiance, le président octogénaire aura  également refusé que Tel-Aviv ait un droit de regard sur le protocole d’accord négocié par son administration avec l’Iran. La confiance ne semble plus régner entre les deux hommes ; loin de là.

Bref, « non seulement il a perdu la guerre avec l’Iran, mais il a aussi perdu Trump comme ami. Il est désormais isolé non seulement sur la scène internationale, mais enfermé dans un conflit majeur avec Trump », a asséné Aviv Bushinsky, ancien conseiller de Netanyahou.

Dilemme

Mais comment réagit le dirigeant israélien face à ce désamour qu’il n’a pas vu venir ? Va-t-il, pour sauver la face, se rebiffer contre le « diktat » américain ou est-il plus sage de plier l’échine en attendant le passage de l’orage ? Placé devant un dilemme existentiel pour son pays ainsi que pour son avenir politique, il se mure pour le moment dans un silence pesant. En a-t-il d’ailleurs le choix ?

Un dilemme que le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a parfaitement résumé lundi 22 juin au Parlement en ces termes : « soit un affrontement direct et destructeur avec notre plus grand allié, soit une capitulation servile face aux intérêts israéliens ».

Mais en attendant que le versatile président américain revienne à de meilleurs sentiments, Netanyahou devra justifier – devant l’opinion publique israélienne, à son électorat, et surtout devant son gouvernement composé de la coalition de droite, d’extrême droite et de partis ultra-orthodoxes avec à leur tête l’incontrôlable Bezalel Smotrich ou encore l’infréquentable Itamar Ben-Gvir – que lui qui se targue publiquement d’exercer une réelle influence sur les décideurs à Washington soit écarté brutalement et sans ménagement des accords avec l’Iran par l’homme qu’il désignait comme « le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche ».

Il devra également justifier que l’homme qui a fait du conflit avec l’Iran le pilier central de la politique de sécurité d’Israël, finisse d’accepter que l’Iran, l’ennemi « existentiel » dont il en fait une fixation depuis plus de 30 ans, sorte du conflit affaibli militairement mais la tête haute pour avoir tenu tête à deux puissances nucléaires.

Enfin, sur le dossier libanais, Netanyahou semble plus que jamais tiraillé. Doit-il se plier aux exigences de Trump, qui presse Tsahal de mettre fin à ses frappes contre le Hezbollah, le bras armé de Téhéran, et de se retirer du Sud Liban, ou écouter son propre camp, qui appelle à tenir bon au nom des intérêts supérieurs d’Israël ? Cette ligne dure s’est d’ailleurs exprimée publiquement : « L’accord de Trump ne nous engage pas », a lancé le 22 juin sur les réseaux sociaux Itamar Ben-Gvir.

Le Premier ministre israélien semble avoir tranché en affirmant que les forces israéliennes resteraient dans les zones de sécurité du Liban, de la Syrie et de Gaza « aussi longtemps que nécessaire », et qu’elles « conservaient la liberté d’agir contre les attaques ». Mais en a-t-il les moyens ?

Reprise de main

« Toute action militaire israélienne perçue à Washington comme une tentative de saboter l’accord se heurtera très probablement à une réponse ferme de la part des États-Unis », a déclaré un chercheur spécialiste de l’Iran à l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale (INSS) dans un article publié dans le quotidien Israel Hayom.

« Contrairement à ce qui se passait sous l’administration Obama, lorsque Benjamin Netanyahou pouvait tenter de contourner la Maison Blanche en mobilisant le soutien du Congrès et de l’opinion publique américaine, ces options n’existent pratiquement plus aujourd’hui », a-t-il encore ajouté.

Aujourd’hui, le président américain semble avoir définitivement repris la main. Fini le temps où Benyamin Netanyahou pouvait composer par téléphone les équilibres stratégiques de Washington à sa convenance. L’influence israélienne, longtemps exercée dans l’ombre mais avec efficacité, paraît désormais nettement affaiblie.

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Le pétrole chute, un retour au niveau d’avant-guerre !

25. Juni 2026 um 10:06

Les prix du pétrole ont reculé pour une quatrième session consécutive, jeudi 25 juin, tombant à leurs niveaux les plus bas d’avant la guerre contre l’Iran.

Cette baisse est due au fait que les inquiétudes concernant les perturbations des approvisionnements en brut au Moyen-Orient continuent de s’atténuer, portées par une normalisation du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le Brent expirant en août ont ainsi chuté ce jeudi matin de 1,8 % à 72,42 $ le baril. Tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) ont reculé de 1,5 % à 69,27 $ le baril.

Les deux contrats sont tombés à leur niveau le plus bas depuis le 27 février, soit la veille du début du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les prix avaient déjà chuté de près de 4 % lors de la session précédente, effaçant ainsi la majeure partie de la prime de risque géopolitique qui s’était accumulée pendant la guerre.

Le marché restait concentré sur le détroit d’Ormuz, artère névralgique du commerce mondial de l’énergie, par laquelle transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué que les flux de brut à travers ce passage maritime étaient proches de la normale, avec environ 20 millions de barils ayant traversé le détroit au cours des dernières 24 heures sous protection militaire. Des rapports s’appuyant sur des données de navigation ont montré que davantage de navires reprenaient leur transit par le détroit après des semaines de perturbations. Alors que plusieurs pétroliers précédemment bloqués dans le Golfe avaient repris leur route…

Ce dernier recul marque un retournement spectaculaire par rapport au début de l’année, lorsque la fermeture et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz avaient propulsé le Brent au-dessus de 120 $ le baril au plus fort de la crise.

Malgré la récente vague de ventes, les analystes ont averti que des risques demeuraient. Toute nouvelle montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis pourrait rapidement raviver les craintes d’une rupture d’approvisionnement.

A noter du reste que les stocks commerciaux de brut américains ont diminué de 6,1 millions de barils au cours de la semaine terminée le 19/06, à 412,1 millions de barils, leur niveau le plus bas depuis janvier 2025. Soit un recul plus important qu’attendu par les analystes…

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Et si la Russie interdisait ses exportations de diesel?

24. Juni 2026 um 18:27

La Russie envisage d’interdire ses exportations de diesel afin d’éviter des pénuries sur son territoire en raison de l’intensification des attaques ukrainiennes contre les raffineries du pays. Cette mesure pourrait exercer une pression supplémentaire sur les approvisionnements internationaux en carburant, déjà mis à rude épreuve par les perturbations causées par la guerre en Iran.

L’éventuelle interdiction des ventes de diesel sur les marchés étrangers s’ajoutera aux restrictions existantes sur les flux d’essence et de kérosène, a déclaré mardi 23 juin le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, lors d’une réunion gouvernementale avec le président Vladimir Poutine.

Actuellement, les exportations de diesel russe ne sont interdites qu’aux négociants et autres vendeurs qui ne produisent pas leur propre carburant.

Si la Russie décide de mettre en œuvre une interdiction totale, cela pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix mondiaux du diesel, car le pays est un important exportateur de ce carburant. L’année dernière, il a exporté 907 000 barils de diesel par jour à l’international, soit 11 % de l’offre totale, selon les données compilées par Bloomberg à partir des données de Vortexa.

Les contrats à terme sur le diesel européen se sont redressés après les pertes précédentes et la prime par rapport au pétrole brut a bondi jusqu’à 5,9 %, atteignant 39,32 dollars le baril.

Cette interdiction potentielle intervient après l’intensification des attaques de drones ukrainiens contre les raffineries, qui ont fait chuter la production de pétrole brut russe à son plus bas niveau en 20 ans début juin. Depuis le début de l’année, les drones ukrainiens ont attaqué les raffineries du pays au moins 47 fois, contre 82 attaques pour l’ensemble de l’année 2025, selon Bloomberg.

A noter que la Russie est le deuxième exportateur mondial de gazole après les États-Unis; sachant que la Turquie et le Brésil sont ses principaux clients. Ses exportations quotidiennes de gazole ont chuté en mai à leur plus bas niveau en six mois, selon les données de Vortexa.

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Pétrole : une volatilité aux effets irréversibles

23. Juni 2026 um 15:58

Les économies mondiales se tournent déjà vers des alternatives énergétiques au-delà du Moyen-Orient. Car la guerre en Iran exerce une pression irréversible sur l’industrie pétrolière. C’est ce qu’a déclaré, lundi 22 juin à CNN, Karen Yang, chercheuse à l’Université Columbia.

« Les pays accordent désormais une plus grande importance à la sécurité énergétique. Et ils cherchent donc à diversifier leurs approvisionnements, tant pétroliers qu’énergétiques en général. Dans de nombreuses régions, cela se traduira par une transition vers les énergies renouvelables, notamment dans les transports et les véhicules électriques. Il faudra également revoir la composition du mix énergétique. Ce qui aura une incidence sur les volumes de gaz naturel exportés du Moyen-Orient » explique-t-elle.

De ce fait, de nombreux pays se tourneront vers leurs propres ressources énergétiques et vers ce qui est facilement accessible. « L’objectif est […] de ne pas dépendre d’une seule source. Notamment en ce qui concerne le pétrole, mais aussi pour tout type d’énergie » poursuit-elle.

En outre, l’accord initial entre les États-Unis et l’Iran autorise les navires commerciaux à traverser le détroit d’Ormuz en toute sécurité pendant 60 jours sans frais. Cependant, Mme Yang avertit que si l’Iran établissait des droits de passage dans le détroit une fois l’accord américain expiré, cela enverrait le message que certains pays pourraient exercer des pressions sur le commerce mondial en empruntant d’autres voies maritimes stratégiques…

D’ailleurs, Karen Yang note que les voisins iraniens du Golfe s’apprêtent à investir dans des oléoducs pour contourner le détroit d’Ormuz.

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La guerre Iran-USA a également touché les valeurs refuges (Morgan Stanley)

22. Juni 2026 um 15:20

La guerre américano-israélienne contre l’Iran a, entre autres, ébranlé les valeurs refuges vers lesquelles les investisseurs se tournaient traditionnellement en période de conflits armés majeurs. Ni le dollar ni l’or et encore moins les obligations d’État, considérés comme des valeurs refuges, n’ont, cette fois-ci, confirmé leur réputation.

Alors que la guerre semble toucher à sa fin, Morgan Stanley a publié, samedi 20 juin, quelques conclusions sur l’évolution des marchés pendant le conflit. Ainsi, les marchés boursiers ont absorbé le choc relativement rapidement. Les craintes de droits de douane massifs annoncés par Trump en avril 2025 avaient provoqué une chute des actions d’environ 20 %. Cette fois-ci, cependant, malgré la guerre et les risques importants pesant sur la croissance mondiale, le repli a été plus modéré, se limitant à 9 %.

À la mi-avril, les marchés et la Bourse grecque avaient « déclaré » la fin de la guerre. Après tout, la plupart des chocs géopolitiques de ces dernières années n’ont pas eu d’impact durable sur les marchés boursiers. En effet, si de tels événements provoquent une volatilité immédiate et intense, les marchés ont tendance à se redresser relativement vite, souvent avant même la fin des conflits. Les événements géopolitiques engendrent des ventes massives à court terme, mais ils modifient rarement la tendance de fond des marchés.

Les marchés se concentrent en définitive sur les fondamentaux, tels que les bénéfices des entreprises, les taux d’intérêt et la croissance économique, plutôt que sur l’actualité. Les événements géopolitiques suscitent la peur (une hausse de l’indice de volatilité VIX), qui s’estompe une fois que la nouvelle réalité est intégrée aux prix.

Les investisseurs intègrent souvent le risque dans leurs cours avant même le début d’un conflit. Une fois l’événement survenu, l’incertitude diminue et les marchés se redressent avant même la fin du conflit.

Obligations d’État

De leur côté, les obligations d’État sont traditionnellement considérées comme une valeur refuge en période de conflit. Selon le modèle classique, elles servent de protection lorsque les marchés boursiers chutent. En mars, cette relation a été perturbée.

Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, qui a fait grimper les prix du pétrole et ravivé les craintes d’inflation, obligations et actions ont chuté de concert, ne parvenant pas à diversifier les portefeuilles au moment où les investisseurs en avaient le plus besoin. La conclusion est simple : un portefeuille fondé sur une seule corrélation « fixe » entre actifs peut s’avérer plus vulnérable qu’il n’y paraît.

Le dollar

Quant au dollar, il ne s’est pas comporté comme une valeur refuge classique. Normalement, il se renforce lorsque les investisseurs recherchent la sécurité ou lorsque les taux d’intérêt américains sont plus avantageux que ceux pratiqués à l’étranger. Cependant, pendant la majeure partie des six premières semaines du conflit, le dollar est apparu étroitement lié au pétrole, progressant souvent en même temps que le prix de cette matière première. Et même après la forte baisse des prix du pétrole suite à l’annonce du cessez-le-feu, le dollar a chuté davantage que ce que beaucoup auraient anticipé au regard des normes historiques.

L’or

Mais l’or n’a pas été non plus une valeur refuge. Traditionnellement, l’or est également considéré comme une « valeur refuge ». Cette fois-ci, cependant, il s’est comporté davantage comme un actif liquide à haut risque, chutant souvent au même rythme que les actions. De nombreux investisseurs s’en débarrassant pour accroître leurs liquidités dans un contexte de resserrement des conditions financières.

Il convient de noter que la part de l’or dans les réserves de change, détenues par les banques centrales pour soutenir la stabilité financière et gérer leurs monnaies en période de crise, a augmenté. Lorsque l’or représente une part importante de ces réserves, il peut devenir une source de liquidités en période de tensions.

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Quand l’Iran « ne prend plus au sérieux » les menaces de Trump…

22. Juni 2026 um 11:30

Bien qu’on soit habitué à ses sorties extravagantes, à ses affirmations contradictoires et à ses gymnastiques mentales, Donald Trump ne cesse de surprendre.

Ces derniers jours, un soulagement général régnait après la signature du ‘’Memorandum of Understanding (MoU)’’ par les présidents américain et iranien. Trump a même réussi à surprendre agréablement le monde par des affirmations et des commentaires inédits que personne n’attendait de lui. Peut-être même lui-même était-il à mille lieues de penser qu’il les prononcerait un jour. Qu’on en juge.

Donald Trump s’en est pris avec virulence à Netanyahu, allant jusqu’à défendre le Liban contre Israël : « Ce n’est pas parce que vous voulez tuer une personne que vous pouvez vous permettre de bombarder tout un bloc d’habitations ». Tout en exigeant du Premier ministre israélien d’arrêter sa guerre contre le Liban. Une exigence exprimée, par ailleurs, clairement dans le premier des 14 points du MoU.

Plus inattendu encore. Trump, à la surprise générale, a affirmé dans un point de presse que « tout le monde possède des missiles, les Iraniens ont aussi le droit d’en posséder ».

C’en était trop pour Israël dont les éléments les plus extrémistes ne se réfèrent plus au président américain qu’avec les adjectifs de « maudit » et de « traitre ».

La tension entre Israël et les Etats-Unis a atteint des sommets sans précédent le 18 juin. Ce jour-là, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le vice-président J.D. Vance a déclaré :« Les membres du gouvernement israélien devraient comprendre que le président Trump est le seul chef d’État au monde qui a encore de la sympathie envers Israël. Le message que je leur adresse est double. Premièrement, Donald J. Trump est le seul chef d’État au monde à avoir encore de la sympathie à la nation israélienne, et il se trouve qu’il est à la tête de la superpuissance mondiale. Si j’étais au gouvernement israélien, je ne m’en prendrais pas au seul allié puissant qui me reste dans le monde.

Deuxièmement, vous devez comprendre que pendant ces trois derniers mois, les deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre patrie ont été fabriquées par des Américains et financées par l’argent du contribuable américain. » C’est la première fois qu’un langage aussi sévère est utilisé par un haut responsable américain pour s’adresser à Israël.

Le même vice- président s’est envolé deux jours plus tard à Genève pour entamer des négociations avec le président du parlement iranien sur l’accord final qui devrait mettre fin à la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis.

Mais alors que les deux délégations étaient en pleines négociations en présence des intermédiaires pakistanais et qatari, voilà Donald Trump qui revient à la charge et surprend le monde, mais cette fois très désagréablement.

Trump change encore une fois son fusil d’épaule. Il oublie Netanyahu, son occupation du Liban et les massacres perpétrés par l’armée israélienne contre les civils libanais, et s’en prend de nouveau à l’Iran qu’il menace de « frappes plus sévères encore que la dernière fois. » Pourquoi ? Parce que l’Iran a menacé de « refermer le détroit d’Ormuz, si Israël n’arrête pas ses attaques contre le Liban et ne se retire pas du sud du pays », comme il est expressément ordonné par le premier point du MoU, que Trump a signé à Versailles lors de la réunion du G-7…

Les nouvelles menaces de Trump contre l’Iran ne semblent pas avoir l’effet ardemment désiré par Israël, c’est-à-dire à l’arrêt des négociations et à l’abandon du MoU. Les Iraniens ne comptent plus le nombre de fois où Trump les a menacés de « ne plus avoir de pays ». C’est même devenu une source d’humour et d’inspiration de sketches conçus à l’aide de l’Intelligence Artificielle qui pullulent sur les réseaux sociaux.

Dans un message publié sur X, Ghalibaf, le chef de la délégation iranienne aux négociations de Genève a balayé d’un revers de main les menaces de Trump. « Quand comprendront-ils que leurs menaces n’ont aucun effet sur nous ? Nous ne prenons pas les menaces américaines au sérieux. »

Jusqu’à présent, l’accalmie irano-américaine n’a pas été affectée par les menaces, usées jusqu’à la corde à force d’être répétées. Les négociations continueront, en attendant la prochaine sortie de Trump dont nul ne peut prévoir le contenu, y compris l’intéressé lui-même.

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Iran–USA : un début de détente qui reconfigure le marché mondial du pétrole

22. Juni 2026 um 11:19

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghai, a déclaré que les discussions avec les États-Unis en Suisse avaient permis de réaliser des progrès sur la levée des sanctions et les exportations de pétrole.

« La vente du pétrole iranien, la délivrance des licences nécessaires aux exportations de pétrole et la levée des restrictions ou du gel des avoirs iraniens figuraient parmi les questions discutées en détail », a-t-il déclaré. Tout en poursuivant que ces questions « devraient, en règle générale, entrer bientôt dans la phase de mise en œuvre ».

A cet égard, notons que des négociations techniques entre l’Iran et les États-Unis se tiennent, lundi 22 juin, en Suisse, dans le but de discuter des mécanismes de mise en œuvre du Mémorandum d’Islamabad et de la mise en place des groupes techniques concernés, selon l’agence de presse iranienne Isna.

La délégation iranienne est dirigée par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. Des représentants du Pakistan et du Qatar participent également aux pourparlers. Tandis que la principale équipe de négociation iranienne, dirigée par Mohammad Baqer Qalibaf, est rentrée à Téhéran.

L’Iran relance ses exportations depuis Kharg

Dans le même temps, Bloomberg a rapporté que les vendeurs de pétrole brut iranien à la Chine ont considérablement baissé leurs prix depuis que la République islamique a recommencé à exporter des millions de barils de pétrole suite à un accord de paix intérimaire avec les États-Unis. Selon le média, citant des sources directement impliquées dans les transactions, les négociants et les courtiers proposent des cargaisons au comptant de pétrole brut iranien léger pour livraison en juillet avec une décote de 2,50 à 5 dollars par baril par rapport au Brent, le cours de référence international.

Avant l’accord, la réduction était d’environ 1 dollar par baril. Quant aux données de suivi maritime de Bloomberg, elles indiquent qu’au moins 11 pétroliers transportant un total de 20 millions de barils de pétrole ont quitté le port de Chabahar ces derniers jours.

L’Iran a également relancé ses expéditions depuis l’île de Kharg, son principal terminal d’exportation, après une interruption d’environ six semaines due au blocus naval américain, qui a été levé dans le cadre de l’accord intérimaire. Cette évolution marque une augmentation significative des exportations par rapport à il y a quelques semaines, lorsque le blocus empêchait Téhéran de vendre son pétrole sur les marchés internationaux, le privant ainsi de revenus cruciaux.

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L’impuissance de la puissance des Etats-Unis

22. Juni 2026 um 07:48

Au terme de la guerre illégale déclenchée contre l’Iran par l’axe israélo-américain, la signature du protocole d’accord marque une défaite stratégique et politique du couple Trump-Netanyahou. Certes, ils jouissent d’un rapport de force militaire très largement favorable. Toutefois, la résistance-résilience de l’Iran et la démonstration de sa capacité à frapper les monarchies du Golfe et à bloquer le détroit d’Ormuz ont placé l’offensive israélo-américaine dans une impasse. Résultat, le président Trump s’est résigné à négocier et à signer un accord par lequel les Iraniens ont atteint leurs principaux objectifs. Alors que les États-Unis n’en ont atteint aucun (ni la chute du régime ni la fin du programme nucléaire).

Si les tensions demeurent (à cause de la poursuite des bombardements israéliens contre le Liban) et que l’accord n’est pas certain d’être respecté, cette guerre illustre combien la puissance militaire peut connaître des limites stratégiques et politiques. Une réalité que les Etats-Unis ont déjà pu constater en Irak et en Afghanistan, mais qu’ils semblent avoir oublié…

 

L’interventionnisme de Trump

La réélection de Donald Trump (2024) a été soutenue par un mouvement populaire favorable au désengagement des Etats-Unis des affaires internationales, remettant ainsi en cause sa traditionnelle fonction de « gendarme du monde ». Motif : mieux se concentrer sur les affaires nationales au nom du principe à connotation nationaliste : America first, « l’Amérique d’abord ». La victoire du milliardaire américain et son entrée en fonction à la Maison Blanche devaient ainsi sonner la fin des « aventures extérieures ».

Finalement, depuis son second mandat, Donald Trump s’avère très interventionniste. Les Etats-Unis n’ont pas hésité à recourir à la force. Et ce, en violation du droit international : actes d’agression contre des Etats (Iran, Venezuela), « assassinats ciblés » ou extrajudiciaires (contre des narco-traficants vénézuéliens ou des responsables iraniens).

Des chefs d’Etats eux-mêmes n’échappent pas à cette violence, comme l’illustrent l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro (janvier 2026) et l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei (février 2026). Des opérations qui confirment le caractère imprévisible de la présidence Trump …

L’impuissance de Trump

Des interventions qui mobilisent la force, mais qui amènent à souligner l’impuissance de la première puissance mondiale. C’est en particulier le cas de la guerre contre l’Iran (février-juin 2026), déclenchée en dehors de toute légalité internationale et qui s’est conclue sur un accord dont les termes témoignent d’une défaite stratégique des Etats-Unis. La stratégie des frappes aériennes qui n’ont pas fait plier le régime iranien. Une impasse qui tend à affaiblir la crédibilité et l’efficacité de cette stratégie.

Derrière une capacité militaire toujours inégalée, les Etats-Unis sont confrontés à ce paradoxe : les frappes militaires décidées unilatéralement par Donald Trump sont révélatrices de sa propre impuissance politique dans un Moyen-Orient en recomposition.

En effet, l’opération « Fureur épique » déclenchée contre l’Iran a de nouveau montré les limites de la puissance militaire des Etats-Unis, en général, et de sa stratégie basée sur sa supériorité aérienne, en particulier. Elle a porté un coup à l’image de puissance irrésistible que Donald Trump voulait donner de son pays.

C’est la crédibilité internationale des Etats-Unis qui s’en trouve affectée par la guerre contre l’Iran. La première puissance mondiale n’arrive à imposer sa volonté ni à son ennemi l’Iran ni à son allié Israël (qui continue son agression contre le Liban, malgré les appels de Trump au respect du cessez-le-feu).

Quant à Gaza, derrière son plan et la mise en place du « Conseil de la paix », la réalité est cruelle : depuis l’instauration de cette organisation internationale et du cessez-le-feu, le bilan des bombardements israéliens atteint plus de 1 000 morts civils… Ici la responsabilité est partagée avec l’allié israélien : la politique israélienne au Moyen-Orient relève moins de la rationalité et de la sécurité du pays que de la volonté d’hégémonie qui anime ses dirigeants soutenus par leur opinion publique.

Enfin, le comportement des Etats-Unis comme d’Israël souligne un point : si le droit international est affaibli, ineffectif, c’est d’abord de la responsabilité des puissances qui le violent en toute impunité …

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Ormuz, catalyseur de la baisse du pétrole

19. Juni 2026 um 11:02

Bank of America indique qu’une ouverture complète du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une moyenne du prix du pétrole brut Brent de 82 dollars le baril cette année, contre une prévision précédente de 93 dollars.

Une note publiée jeudi 18 juin ajoute que le prix du pétrole brut Brent devrait se négocier dans une fourchette de 70 à 80 dollars pendant la majeure partie du second semestre de cette année.

Rappelons que les prix du pétrole ont chuté jeudi, l’accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit, rouvrir le détroit d’Ormuz et assouplir les sanctions contre Téhéran ayant amélioré les perspectives d’approvisionnement sur les marchés mondiaux, selon Reuters.

Lire aussi: Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

Cependant, Bank of America prévoit un déficit pétrolier net de 2,6 millions de barils par jour en 2026, contre des prévisions d’avant-guerre qui tablaient sur un excédent de 2 millions de barils par jour.

Plus tôt cette semaine, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citibank ont ​​également revu à la baisse leurs prévisions concernant le prix du pétrole.

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Ormuz : seulement 70 % du trafic d’avant-guerre

19. Juni 2026 um 10:37

Selon Goldman Sachs Group Inc., le trafic pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz pourrait ne retrouver qu’environ 70 % de son niveau d’avant-guerre, et les producteurs régionaux s’appuient de plus en plus sur des itinéraires alternatifs.

« Ce retour à la normale des exportations du Golfe aux niveaux d’avant-guerre pourrait être atteint en augmentant les flux transitant par le détroit d’Ormuz de 13 millions de barils par jour par rapport aux niveaux actuels », ont écrit des analystes, dont Yulia Zhestkova Grigsby, dans une note publiée le 17 juin et intitulée « 70 % des flux d’avant-guerre à Ormuz pourraient devenir les nouveaux 100 % ».

L’augmentation prévue des expéditions pourrait être achevée d’ici la fin du mois prochain (juillet). Tandis que la production du Golfe devrait se redresser d’ici octobre, ont-ils indiqué, rapporte Bloomberg. Avant la guerre, environ 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers transitaient chaque jour par le détroit, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Lire aussi: Tump n’est pas inquiet pour les prix du pétrole si le détroit d’Ormuz reste fermé

Le marché pétrolier mondial se concentre désormais sur l’évolution de la situation sur cette voie maritime cruciale – reliant le golfe Persique aux marchés internationaux – suite à l’accord américano-iranien mettant fin à la guerre et rouvrant le détroit d’Ormuz.

Pendant le conflit, les expéditions de pétrole brut transitant par cette artère commerciale étaient quasiment à l’arrêt, Téhéran et Washington ayant imposé un double blocus qui paralysait presque totalement la navigation. Cette situation avait initialement provoqué une flambée des prix du pétrole, avant que ceux-ci ne se soient repliés…

Aujourd’hui, le trafic visible via le détroit d’Ormuz est estimé à environ 1,3 million de barils par jour, auxquels s’ajoutent 1,6 million de barils en provenance du golfe d’Oman, probablement liés à des traversées clandestines, selon les analystes de Goldman Sachs. Par ailleurs, un total de 7,5 millions de barils par jour transite par les ports de la mer Rouge de Yanbu, Fujairah et Ceyhan, ont-ils précisé.

La disponibilité des navires ne devrait pas constituer un facteur limitant la reprise des flux, avec environ 860 millions de barils de capacité disponible dans des pétroliers vides, soit dans le détroit, soit à moins de cinq jours de navigation, selon les analystes.

Cependant, certains armateurs pourraient encore éviter de transiter par cette zone.

Ce mois-ci, les Émirats arabes unis ont annoncé travailler sur un plan ambitieux visant à mettre fin à leur dépendance totale envers le détroit d’Ormuz, en développant les ports orientaux de Dibba, Fujairah et Khor Fakkan — situés hors du détroit, sur la côte du golfe d’Oman — et en construisant au moins un nouveau port sur le même littoral. « Nous progressons vers une réduction totale de notre dépendance au détroit d’Ormuz, qu’il soit ouvert ou non », a déclaré Thani Al Zeyoudi, ministre du Commerce extérieur des Émirats arabes unis. « Il ouvrira, et nous l’espérons bientôt, mais nous poursuivrons ce nouveau plan sans relâche ».

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Report des négociations entre les USA et l’Iran en Suisse

19. Juni 2026 um 08:37

Alors qu’elles devaient marquer la première étape concrète de mise en œuvre de l’accord conclu cette semaine entre Washington et Téhéran, les négociations prévues ce 19 juin en Suisse ont finalement été reportées, a annoncé le ministère suisse des Affaires étrangères.

Pourtant, jeudi 19 courant, Berne affirmait que la rencontre devait réunir les délégations américaine et iranienne, ainsi que les médiateurs qataris et pakistanais, afin d’engager les discussions techniques destinées à appliquer le protocole d’accord conclu entre les deux pays. Le ministère suisse indiquait alors qu’« à l’heure actuelle » les préparatifs se poursuivaient normalement. Mais la situation a changé en quelques heures.

En effet, la Maison-Blanche a indiqué, dans la nuit de jeudi à vendredi, que le vice-président américain J.D. Vance renonçait à son déplacement en Suisse, entraînant de facto l’annulation de la réunion. Le ministère suisse des Affaires étrangères a ensuite confirmé que les discussions n’auraient pas lieu à la date annoncée, sans fournir de précisions sur un éventuel nouveau calendrier.

Pour l’heure, aucune nouvelle date n’a été annoncée. Washington affirme rester prêt à entamer les discussions techniques dès que les conditions politiques et logistiques le permettront. Tandis que la Suisse maintient sa disponibilité pour accueillir les futures négociations.

Selon plusieurs sources diplomatiques, Téhéran souhaitait d’abord obtenir des signes concrets de la mise en œuvre par Washington des engagements pris dans le cadre de l’accord intérimaire avant d’envoyer officiellement ses négociateurs en Suisse.

Ces négociations devaient constituer la première phase d’application de l’accord conclu il y a quelques jours entre les présidents Donald Trump et Massoud Pezechkian. Le texte prévoit notamment la prolongation du cessez-le-feu pour une période de soixante jours, l’ouverture de discussions sur le programme nucléaire iranien ainsi qu’un allégement progressif des sanctions visant l’économie iranienne.

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L’accord américano-iranien ne rassure pas la BCE

18. Juni 2026 um 16:46

La conclusion d’un accord de paix entre Washington et Téhéran et la perspective d’une réouverture progressive du détroit d’Ormuz ont été accueillies favorablement par les marchés financiers, provoquant un recul des prix du pétrole. Toutefois, la Banque centrale européenne (BCE) considère que cette détente géopolitique, à elle seule, ne permettra pas de mettre un terme au choc énergétique qui affecte l’Europe depuis plusieurs mois.

Plusieurs responsables de la BCE, cités par Bloomberg, estiment que les perturbations provoquées par la guerre au Moyen-Orient ont laissé des traces profondes sur les marchés de l’énergie. Même si les cours du pétrole ont commencé à reculer après l’annonce de l’accord entre Américains et Iraniens, les prix restent supérieurs à leurs niveaux d’avant-crise et les chaînes d’approvisionnement demeurent fragilisées.

L’institution monétaire souligne que le choc énergétique ne se limite pas à la hausse du pétrole. Les marchés du gaz naturel, du gaz naturel liquéfié (GNL) et de l’électricité continuent de subir les conséquences de plusieurs mois de perturbations. La fermeture du détroit d’Ormuz a affecté une part significative des flux mondiaux d’hydrocarbures. Et ce, en provoquant une flambée des coûts de l’énergie et en alimentant les pressions inflationnistes dans la zone euro.

Pour les responsables européens, l’un des principaux risques réside dans la durée nécessaire au rétablissement complet des échanges énergétiques. Même en cas de reprise rapide du trafic maritime, les stocks devront être reconstitués. De même que certaines capacités de production remises en service et les circuits logistiques réorganisés. Cette normalisation pourrait prendre plusieurs mois.

Par ailleurs, la BCE redoute que les hausses passées des coûts de l’énergie continuent de se transmettre à l’ensemble de l’économie. Les entreprises industrielles européennes, déjà confrontées à une perte de compétitivité liée aux prix élevés de l’énergie, pourraient maintenir leurs prix à des niveaux élevés, afin de préserver leurs marges. Cette situation risque de prolonger les tensions inflationnistes, malgré le reflux des cours pétroliers.

Pour l’institution de Francfort, la baisse récente du pétrole constitue donc un signal encourageant, mais insuffisant. La véritable question est désormais de savoir à quelle vitesse les flux énergétiques mondiaux retrouveront leur niveau normal. Mais aussi dans quelle mesure les économies européennes parviendront à absorber les conséquences du plus important choc énergétique depuis la crise déclenchée par la guerre en Ukraine.

Si l’accord de paix réduit nettement le risque d’une nouvelle flambée des prix, la BCE estime que l’Europe devra encore composer pendant plusieurs trimestres avec les séquelles économiques et inflationnistes de cette crise énergétique majeure.

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Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

17. Juni 2026 um 14:06

La détente entre Washington et Téhéran provoque déjà une onde de choc – positive – sur les marchés mondiaux. Alors que l’Iran affirme que le blocus de ses ports a été levé avant même la signature officielle de l’accord de paix avec les États-Unis, les cours du pétrole ont chuté sous les 80 dollars le baril pour la première fois depuis février.

Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré que le blocus des ports iraniens, mis en place par les forces américaines pendant environ deux mois avant la signature officielle du « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran, a déjà été levé. « Le blocus a été levé avant la signature officielle », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site web du gouvernement iranien, rappelant que c’était l’une des conditions préalables posées par l’Iran pour donner son accord.

L’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran commence déjà à produire ses effets avant même sa signature officielle prévue vendredi en Suisse.

Sur les marchés, les investisseurs saluent cette détente géopolitique : le pétrole est retombé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre mois. Le WTI s’est échangé autour de 78 dollars mardi, en baisse de plus de 4 % sur la journée, tandis que le Bitcoin est resté proche de 66 650 dollars.

Les analystes estiment que la baisse du prix du pétrole renforce la perspective d’une nouvelle tendance haussière sur la cryptomonnaie qui se rapproche d’un nouveau seuil symbolique de 70 000 dollars.

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