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Un atelier régional consacré à la synthèse et à la valorisation des résultats du projet relatif à la gestion durable de la cochenille du figuier de Barbarie en Tunisie s’est tenu à Tunis, les 20 et 21 mai 2026, en présence de représentants, de l’Algérie, de la Libye, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie ainsi que des partenaires techniques et institutionnels et de recherche scientifique engagés dans la protection des systèmes agricoles oasiens et arides.(Photo : Cochenilles élevées et lâchées).
Cet atelier a permis de mettre en lumière les acquis d’une initiative qui constitue aujourd’hui un modèle de coopération technique et d’innovation dans le domaine de la lutte intégrée contre les ravageurs transfrontaliers.
Le figuier de Barbarie ou cactus, longtemps considéré comme une culture traditionnelle, joue désormais un rôle stratégique dans le renforcement de la résilience des zones arides et semi-arides. En Tunisie, cette culture couvre plus de 600 000 hectares et contribue à la sécurité alimentaire, à la préservation des ressources naturelles et aux moyens de subsistance de milliers de familles rurales.
Cependant, depuis l’apparition de la cochenille en 2014, plusieurs pays de la région sont confrontés à une menace phytosanitaire majeure. Au Maroc, plus de 120 000 hectares ont déjà été affectés, illustrant l’ampleur des impacts économiques, sociaux et environnementaux de ce ravageur.
Dans son allocution de clôture, Nabil Assaf, coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant pour la Tunisie a souligné que «le figuier de Barbarie n’est plus seulement une culture traditionnelle ou une ressource locale limitée ; il représente aujourd’hui, à l’échelle mondiale, un pilier essentiel pour renforcer la résilience dans les zones arides et semi-arides.» Il a également rappelé que cette crise phytosanitaire démontre que «la sécurité sanitaire des végétaux est aujourd’hui un enjeu stratégique directement lié à la sécurité alimentaire, à la durabilité des ressources naturelles et à la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques».
Durant sa mise en œuvre, le projet a permis de déployer une approche durable fondée sur plusieurs axes complémentaires : la lutte biologique à travers l’utilisation d’ennemis naturels, les interventions d’arrachage pour limiter la propagation du ravageur, l’identification et la multiplication de variétés résistantes, les bonnes pratiques (taille) ainsi que la conservation des ressources génétiques locales.
L’adoption du principe de «zéro utilisation» des pesticides chimiques constitue également une orientation innovante en faveur de la biodiversité et de la transition vers des systèmes agricoles plus durables.
De son côté, le chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a salué les résultats obtenus grâce à l’appui technique de la FAO : «Le projet a permis de renforcer les capacités nationales en matière de surveillance, de diagnostic et de suivi sur le terrain, tout en soutenant les programmes de lutte intégrée contre la cochenille et la coordination entre les différents acteurs aux niveaux central et régional.»
Il a également mis en avant les efforts de formation des cadres, des agents techniques et des agriculteurs, ainsi que la mise à disposition d’équipements techniques ayant permis d’améliorer les capacités d’intervention rapide face à cette menace.
Au-delà des résultats techniques, les participants ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération régionale afin de faire face aux défis phytosanitaires transfrontaliers.
La participation des pays du Maghreb a illustré une volonté commune de promouvoir le partage d’expériences, de connaissances scientifiques et de solutions durables adaptées aux réalités de la région.
Cet atelier constitue une nouvelle étape axée sur la valorisation des acquis du projet, le renforcement des capacités nationales et régionales et l’extension des solutions efficaces à l’ensemble au niveau des pays concernés à travers la promotion du partenariat public-privé qui contribuera à la sécurité alimentaire particulièrement pour les petits producteurs.
L’Algérie a lancé un vaste programme de formation numérique baptisé « 77.7 », afin d’accompagner la transformation digitale du pays. Annoncée le 17 mai par le ministre Sid Ali Zerrouki à l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications, cette initiative ambitionne de former des citoyens âgés de 7 à 77 ans aux compétences numériques essentielles. C’est ce que rapporte le site spécialisé wearetech.africa.
Le programme, développé avec Algérie Télécom et Mobilis, propose sept parcours adaptés à différents groupes d’âge. Les enfants découvrent les bases de la technologie. Tandis que les jeunes et étudiants suivent des formations plus avancées liées à l’innovation et aux usages professionnels. Les adultes et les seniors bénéficient également de modules spécifiques pour renforcer leur autonomie numérique.
Les formations couvrent plusieurs domaines : utilisation des outils numériques; cybersécurité; protection des données personnelles; et lutte contre les arnaques en ligne, ajoute le média. La cybersécurité constitue d’ailleurs un volet obligatoire dans tous les parcours afin de sensibiliser les participants aux risques du numérique.
A cet égard, notons que le dispositif repose sur un système hybride combinant cours en présentiel et formation à distance. Sept « Skills Centers » ont déjà été installés dans plusieurs villes du pays telles qu’Alger, Oran et Annaba. Chaque centre pourra accueillir environ 1 000 apprenants par an. Pour sa première année, le ministère prévoit de former entre 25 000 et 30 000 personnes.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie « Algérie Numérique 2030 », qui fait du développement des compétences numériques une priorité nationale. Le gouvernement souhaite former jusqu’à 500 000 spécialistes des technologies de l’information afin de soutenir l’économie numérique et limiter la fuite des talents.
Dans un contexte de chômage élevé, particulièrement chez les jeunes, les autorités présentent ces formations comme un levier pour améliorer l’employabilité, favoriser l’inclusion numérique et accélérer l’adoption des services digitaux dans tout le pays.
Cet exemple de notre voisin de l’ouest pourrait nous inspirer.
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