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BH Bank : Un 2ᵉ rapport de durabilité marqué par un premier bilan carbone historique

05. Oktober 2026 um 16:43

La BH Bank consolide sa démarche ESG en publiant son deuxième Rapport de Durabilité relatif à l’exercice 2025.

La BH Bank annonce la publication de son deuxième Rapport de Durabilité, relatif à l’exercice 2025. Cette nouvelle édition marque une étape importante dans la structuration progressive de sa démarche de responsabilité sociétale et dans le renforcement de la transparence de ses performances environnementales, sociales et de gouvernance.

Après la publication de son premier rapport, la Banque poursuit l’amélioration de son dispositif de reporting ESG en capitalisant sur l’expérience acquise et en tenant compte des attentes de ses parties prenantes.

Élaboré conformément aux recommandations du Guide de reporting ESG de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, le rapport s’appuie également sur les lignes directrices de la norme ISO 26000 et sur les référentiels de la Global Reporting Initiative.

Le Rapport de Durabilité 2025 présente les engagements, les actions et les principaux résultats de la BH Bank autour de quatre axes : une gouvernance éthique et transparente, l’engagement social en faveur des collaborateurs, la finance responsable et la réduction de l’empreinte carbone, ainsi que l’innovation et l’inclusion financière.

Une gouvernance RSE progressivement renforcée

La gouvernance de la démarche ESG repose sur l’engagement et l’implication du Conseil d’administration et de la Direction Générale. Un Comité RSE ESG présidé par le Directeur Général a été mis en place afin d’assurer la définition des orientations, le suivi du plan d’action et la coordination des initiatives ESG de la Banque.

En 2025, la BH Bank a tenu à renforcer l’encadrement de ses engagements à travers l’élaboration de trois chartes consacrées à la RSE/ESG et aux parties prenantes, à la diversité et à la non-discrimination, ainsi qu’aux fournisseurs responsables. Ces dispositifs visent à promouvoir les principes d’éthique, de transparence, d’inclusion et de respect de l’environnement dans les activités de la Banque et au sein de sa chaîne de valeur.

Le capital humain au cœur de la performance durable

Avec un effectif de 1 853 collaborateurs, reparti entre 53 % de femmes et de 47 % d’hommes, la BH Bank place le développement du capital humain parmi les priorités de sa démarche de durabilité.

Au cours de l’exercice 2025, la Banque a assuré 17658 heures de formation, soit une moyenne de 7,6 heures par collaborateur. Les actions réalisées ont notamment porté sur la conformité, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, la finance durable et l’intégration des critères ESG dans les activités bancaires.

Une formation spécifique aux fondamentaux du développement durable a également été organisée au profit du staff managérial afin de renforcer ses capacités à intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions et les opérations de la Banque.

Un premier bilan carbone pour mieux piloter l’empreinte environnementale

L’un des principaux faits marquants présentés dans cette deuxième édition est la réalisation du premier bilan carbone de la BH Bank, couvrant les émissions des scopes 1 et 2.

Les émissions totales évaluées pour l’année 2025 s’élèvent à environ 3056 tonnes de CO₂e. Le scope 1 représente près de 490 tonnes de CO₂e, provenant principalement des émissions fugitives, de la flotte de véhicules, des groupes électrogènes et des chaudières. Le scope 2, lié à l’électricité achetée, représente environ 2566 tonnes de CO₂e, soit 84 % des émissions mesurées.

Cette première évaluation a permis à la BH Bank de disposer d’une situation de référence, d’identifier ses principaux postes d’émissions et de préparer la définition d’objectifs et d’actions de réduction. La Banque prévoit également d’étendre progressivement son périmètre d’évaluation au scope 3, qui couvre les autres émissions indirectes liées à sa chaîne de valeur.

Une finance responsable au service des besoins économiques et sociaux

La BH Bank poursuit parallèlement ses actions en faveur d’une finance plus inclusive et responsable. En 2025, elle a continué à soutenir l’accès au logement, la résilience hydrique, l’éducation financière, l’employabilité des jeunes et le développement des territoires.

Dans le cadre du programme FOPROLOS, la Banque a financé 528 dossiers, pour un montant décaissé de 60,25 millions de dinars. Elle a également accordé 76 crédits destinés à la construction de « Majels », pour un montant total de 1,322 million de dinars, contribuant ainsi à la collecte des eaux pluviales et à la résilience face au stress hydrique.

L’engagement sociétal de la Banque s’est également traduit par des actions en faveur de l’éducation, de l’enfance, des populations vulnérables et de l’inclusion financière. Des initiatives de sensibilisation ont notamment été organisées au profit des étudiants afin de faciliter la compréhension des notions bancaires et de promouvoir des comportements financiers responsables.

Une démarche tournée vers l’amélioration continue

À travers la publication de ce deuxième Rapport de Durabilité, la BH Bank confirme sa volonté de renforcer progressivement l’intégration des enjeux ESG dans sa gouvernance, ses métiers et son dispositif de gestion des risques.

Les prochaines étapes porteront notamment sur l’amélioration de la qualité du reporting, l’approfondissement de l’analyse des risques ESG et climatiques, l’élargissement du bilan carbone et la poursuite de l’intégration des considérations environnementales et sociales dans les activités de financement et d’investissement.

Cette publication traduit ainsi l’ambition de la BH Bank de contribuer à une finance plus responsable, résiliente et créatrice de valeur durable pour l’ensemble de ses parties prenantes et pour l’économie tunisienne.

Lien rapport de durabilité : Le_Rapport_de_durablite_2025.pdf

 

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TAA: lancement d’un outil pour aider les PME tunisiennes à mesurer leur maturité ESG et renforcer leur compétitivité

02. Oktober 2026 um 12:50

Mesurer la performance ESG est une chose. Savoir où agir ensuite en est une autre. C’est tout l’enjeu de l’Automotive Maturity Assessment, un dispositif en ligne lancé par la Tunisian Automotive Association (TAA) pour évaluer la maturité environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises.

Le dispositif a été conçu initialement dans le cadre d’un grand programme d’appui aux PME financé par la GIZ dans le secteur de la mobilité (automobile, aéronautique, électronique et maritime). La TAA ambitionne d’étendre son périmètre à l’ensemble du secteur de la mobilité (aéronautique…) et plus largement à l’industrie.

 Son intérêt tient aussi à sa méthode. Les entreprises doivent appuyer leurs réponses par des pièces justificatives, avant de recevoir un diagnostic et une feuille de route d’action. L’Automotive Maturity Assessment ne demande donc pas seulement aux entreprises de faire le point sur leurs pratiques. Le questionnaire les invite aussi à documenter leurs réponses. Une certification environnementale, par exemple, doit être accompagnée du document officiel correspondant. C’est ce que vient expliquer Rahma HIZEM, consultante en management et stratégie des organisations et experte RSE/ ESG. Et de continuer: “Une fois le questionnaire validé, l’entreprise reçoit un rapport portant sur les trois dimensions de l’ESG. Celui-ci fait ressortir ses points forts et les domaines où des progrès restent nécessaires”. Et puis? Les données sont ensuite analysées par la TAA afin d’établir une feuille de route adaptée à la situation de chaque entreprise.

Dans une interview accordée à Managers, elle précise que la maturité ESG correspond au degré de conformité d’une entreprise aux exigences normatives et sectorielles. Elle dépend surtout de la manière dont les critères ESG sont intégrés dans le fonctionnement de l’entreprise et de sa capacité à produire un reporting ESG. Elle ne se mesure donc pas à la taille du capital de l’entreprise.

En fait, les premiers résultats présentés lors du lancement donnent une image contrastée des pratiques observées dans le secteur automobile. Sur le plan environnemental, plusieurs entreprises étaient déjà engagées dans la préparation de leur bilan carbone lors de la phase pilote. Trois d’entre elles avaient finalisé cet exercice après avoir répondu au questionnaire. Leur progression n’apparaît donc pas entièrement dans les résultats du test. D’autres sujets restent en retrait. La biodiversité en fait partie. “Elle ne figure pas encore parmi les priorités de nombreuses entreprises”, précise-t-elle. Et de poursuivre: “La pression des donneurs d’ordre sur cette question reste également limitée, même si le sujet commence à prendre davantage de place dans les critères ESG”. En outre, sur le plan social, la situation apparaît plus favorable sur certains critères. La santé et la sécurité au travail ainsi que la formation des employés affichent une conformité jugée satisfaisante. La consultante l’explique notamment par l’existence de dispositifs publics de soutien à la formation et par les exigences réglementaires et sectorielles en matière de santé et de sécurité. La diversité et l’inclusion constituent, en revanche, un point de vigilance. L’item affiche un niveau de conformité de 42,7 %. La question rejoint celle de la féminisation des directions, qui reste elle aussi un chantier à poursuivre, souligne l’intervenante. La gouvernance fait ressortir une autre limite. Le tissu automobile étant largement composé de PME, les critères ont été adaptés à leur réalité. Le questionnaire parle ainsi de comité de direction plutôt que de conseil d’administration lorsque la structure de l’entreprise ne correspond pas à celle d’une société anonyme. Mais au-delà de la forme juridique, c’est surtout le pilotage de la démarche RSE qui fait défaut. Les entreprises suivent certains sujets, comme leur consommation d’énergie ou leurs indicateurs sociaux, sans disposer pour autant d’un tableau de bord global. “On ne dispose pas d’un tableau de bord global”, explique Rahma Hizem, qui relève également l’absence fréquente d’une vision RSE structurée, écrite et validée.

La chaîne de valeur comme prochain chantier

Cette difficulté de structuration se retrouve aussi dans la lutte contre la corruption. Les entreprises disposent de chartes et de dispositifs internes, mais la démarche dépasse encore rarement leurs propres murs. La due diligence des tiers et des fournisseurs reste notamment peu développée. Rahma Hizem souligne à ce propos qu’une politique anticorruption ne peut pas se limiter à faire signer une charte éthique aux fournisseurs. La responsabilité de l’entreprise doit aussi s’étendre à ses partenaires et aux autres parties prenantes de sa chaîne de valeur. Elle estime que cette faiblesse pose à la fois une question de gouvernance et de gestion des risques. Le constat vaut également pour la comparaison entre fournisseurs de premier et de second rang. Les écarts de performance ESG ne semblent pas principalement liés au rang occupé dans la chaîne automobile. Selon l’analyse présentée, ils tiennent davantage à la structure et à la taille des entreprises, avec des différences plus marquées sur le volet environnemental. À mesure que les exigences de durabilité s’étendent à l’ensemble de la chaîne de valeur, les entreprises de tous les rangs seront ainsi davantage concernées. Pour elle, l’enjeu est donc aussi de sortir d’une approche limitée au périmètre interne. Cette évolution suppose toutefois des moyens. Dans les PME, la responsabilité ESG est souvent répartie entre plusieurs fonctions. Les ressources humaines prennent en charge les sujets sociaux, les équipes QHSE interviennent sur l’environnement et la sécurité, tandis que la direction générale porte les questions de gouvernance. L’absence d’une fonction ou de compétences dédiées peut ainsi rendre la démarche plus difficile à structurer. À cela s’ajoute la question du financement. Certaines actions, notamment en matière d’efficacité énergétique ou de recrutement de compétences spécialisées, nécessitent des investissements. Le troisième obstacle est culturel. “L’ESG ne doit pas rester l’affaire d’un seul service. Les managers doivent eux aussi être sensibilisés et formés à ces enjeux”, dit-elle. Et d’ajouter que c’est à ce stade que le diagnostic rejoint l’accompagnement proposé par la TAA. À partir de la feuille de route, l’entreprise peut bénéficier, selon ses besoins, de formations, de sensibilisation, de coaching, de mise en place d’outils ou encore d’un appui dans la préparation de démarches de certification. De surcroît, la TAA peut faciliter les mises en relation avec des organismes spécialisés, des structures de formation ou des institutions bancaires afin de favoriser l’accès aux financements et aux lignes de crédit verts. A dire vrai, l’accès à la plateforme, la mesure de maturité et la délivrance du rapport ESG sont gratuits jusqu’à fin 2026. À partir de 2027, l’accès deviendra payant.  

 

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