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Coupures d’électricité: les exportateurs tunisiens paient aussi le prix des retards

29. Oktober 2026 um 13:30

Le respect des délais de livraison est un critère essentiel pour conserver un client à l’international. C’est un secret de Polichinelle. Or, lorsque les chaînes de production s’arrêtent faute d’électricité, les entreprises perdent une partie de leur capacité à tenir leurs engagements. En Tunisie, les coupures de juillet et d’août 2026 ont mis cette difficulté en évidence. Selon une enquête de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), 29% des entreprises exportatrices interrogées ont subi des retards de livraison liés aux interruptions de courant.

Pour un industriel qui travaille avec des donneurs d’ordre étrangers, quelques heures d’arrêt peuvent suffire à désorganiser un calendrier de production. Les commandes s’accumulent, les délais se resserrent et les livraisons prennent du retard. L’entreprise doit alors trouver des solutions pour honorer ses contrats, au risque de supporter des coûts supplémentaires. Dans certains cas, les perturbations ont engendré des pénalités commerciales et la perte de clients étrangers, selon l’enquête. L’industrie manufacturière a enregistré 671,5 millions de dinars de pertes directes de valeur ajoutée, sur un total de 1 269,6 millions de dinars estimés pour l’ensemble de l’économie. Par ailleurs, 83% des entreprises industrielles interrogées ont déclaré une baisse de leur chiffre d’affaires. Pour limiter les dégâts, certains exportateurs ont dû revoir leur organisation. D’après l’IACE, 8,3% des entreprises exportatrices interrogées ont eu recours à la sous-traitance ou à l’importation de composants. Ces solutions peuvent aider à respecter les commandes urgentes, mais elles ne sont pas sans coût. Qui plus est, la pression vient aussi des prix. Parmi les entreprises interrogées, 30,5% ont signalé une hausse du coût de leurs intrants. Les industriels doivent donc composer avec des dépenses plus élevées alors que leur production est perturbée. 

 

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IACE : 96 % des entreprises touchées par les coupures d’électricité !

28. Oktober 2026 um 08:57

L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a publié, dans la journée du 27 octobre 2026, les résultats de son enquête sur les conséquences économiques des coupures d’électricité de l’été. A cet égard, l’étude décrit des perturbations quasi générales : 96 % des répondants déclarent avoir subi des coupures, dont 58,3 % plusieurs fois par jour. Dans le détail, on note que 55 % de l’échantillon concernent des entreprises industrielles, 39 % des services marchands et pour.6 % des entreprises commerciales. Plus encore, ces secteurs accusent une perte de 13 jours d’activité en moyenne. 

Sur les deux mois étudiés, la perte moyenne atteint 13 jours d’activité. Près de trois entreprises sur dix (29 %) ont perdu au moins 20 jours, l’équivalent d’un mois ouvré complet.

Les équipements ont également souffert : près des deux tiers des répondants signalent des dommages matériels, touchant surtout les moteurs, les compresseurs et les machines de production, devant le matériel informatique et les serveurs.

Crédit photo: photo générée avec l’IA

Une perte de valeur ajoutée de 1 269,6 MD

La perte directe de valeur ajoutée liée aux arrêts d’activité est estimée à 1 269,6 MD. L’industrie manufacturière en concentre 671,5 MD, devant les services marchands (316,1 MD) et le commerce (282,1 MD). L’IACE précise que ce chiffre ne comprend ni les dommages matériels ni les pertes de clientèle et encore moins les éventuelles pénalités, qui viennent s’y ajouter.

Sur le plan commercial, 63,5 % des entreprises déclarent une baisse de leur chiffre d’affaires. Une proportion qui atteint 83 % dans l’industrie. Parmi les sociétés exportatrices, 29,4 % disent avoir manqué des délais, avec des pénalités ou une perte de client. Tandis que 8,3 % ont recouru à la sous-traitance ou à l’importation pour compenser. Par ailleurs, 30,5 % des entreprises signalent une hausse du coût de leurs intrants, alors que les hausses de prix de vente restent rares.

La sécurisation de l’approvisionnement, un risque pour l’investissement

Avant l’été, 56 % des entreprises interrogées ne disposaient d’aucun équipement de secours. Depuis, 74 % envisagent d’investir dans les douze prochains mois pour sécuriser leur alimentation électrique : pour 18 % d’entre elles, la décision est prise, pour 56 %, le projet est à l’étude. En parallèle, 51,9 % des entreprises reportent un projet d’investissement.

Pour l’IACE, cet arbitrage fait peser un risque sur la compétitivité. Groupes électrogènes, panneaux photovoltaïques ou batteries réduisent l’exposition aux coupures, mais leur coût mobilise des ressources au détriment des investissements productifs. Et leur efficacité dépend des besoins électriques, des conditions techniques et des capacités de financement. Les perspectives restent préoccupantes : toutes les entreprises qui se sont prononcées anticipent une récurrence des tensions sur le système électrique en 2027.

Des indemnisations introuvables

Aucune entreprise interrogée n’a confirmé avoir été indemnisée. Et 1 % déclare avoir des demandes en cours ou refusées. L’IACE appelle à clarifier les procédures applicables et à distinguer les dommages déclarés, les demandes en cours, les refus et les indemnisations effectivement versées.

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Exportations vers la Libye : Quatre nouvelles règles à surveiller pour les entreprises tunisiennes

27. Oktober 2026 um 11:00

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a alerté les entreprises tunisiennes sur quatre nouveaux textes réglementaires libyens susceptibles d’affecter leurs opérations commerciales, notamment en matière d’enregistrement des entreprises, d’importation de pesticides agricoles, de protection des marques et de représentation commerciale.

Publiée le 26 octobre 2026 et relayée par la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, cette note de vigilance recommande aux exportateurs de vérifier les exigences applicables avant de conclure des contrats ou d’expédier leurs marchandises. L’objectif est de prévenir les blocages administratifs et les litiges susceptibles de compliquer l’accès au marché libyen.

Les exportateurs appelés à vérifier leurs démarches

Parmi les quatre textes recensés, la décision libyenne n° 343 de 2026 concerne directement les entreprises qui exportent des pesticides et des produits chimiques destinés à l’agriculture. Elle fixe des conditions d’importation et des exigences techniques et documentaires. Les opérateurs tunisiens du secteur sont invités à vérifier les certificats de conformité, les analyses et les autorisations nécessaires auprès des autorités libyennes avant toute expédition.

Lire aussi : La Libye lève ses restrictions aériennes après 11 ans : La Tunisie pourrait-elle en profiter ?

La décision n° 348 de 2026 porte, quant à elle, sur le projet de numéro économique unifié destiné à organiser l’identification des entreprises et les transactions commerciales. Les exportateurs sont appelés à vérifier les données de leurs partenaires libyens et à s’assurer qu’ils remplissent les formalités requises avant de conclure une opération.

Deux autres textes concernent la protection des marques et la distribution. La décision n° 270 de 2026 définit les critères juridiques et techniques permettant de déterminer si des marques commerciales présentent des similitudes. Les entreprises tunisiennes sont ainsi encouragées à vérifier la disponibilité de leurs marques en Libye, à les y enregistrer et à conserver leurs justificatifs de propriété.

Près de 2,9 milliards de dinars d’échanges en 2025

La réglementation annexée à la décision n° 319 de 2026 encadre, pour sa part, l’octroi des agences commerciales étrangères, les relations entre mandants et agents ainsi que les contrats de représentation et de distribution. Les entreprises tunisiennes travaillant avec des agents ou des distributeurs libyens sont invitées à examiner leurs contrats et à vérifier leur conformité aux nouvelles dispositions, notamment en ce qui concerne les modalités d’application aux accords déjà en vigueur.

Ces changements réglementaires concernent un marché important pour les exportateurs tunisiens. Selon les données du Centre de promotion des exportations (CEPEX), les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Libye ont atteint environ 2,892 milliards de dinars en 2025, en hausse de 11 % par rapport à 2024. Les exportations tunisiennes ont représenté près de 2,469 milliards de dinars.

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Comar Assurances | Un savoir-faire reconnu pour assurer la pérennité des entreprises

27. Oktober 2026 um 09:18

La croissance d’une entreprise repose, entre autres facteurs déterminants, sur une parfaite maîtrise des risques. Et dans ce domaine, la compagnie Comar Assurances est reconnue en Tunisie par son expertise dans ce domaine.  

Comar accompagne les dirigeants d’entreprise dans toutes les phases de développement de leur entreprise, en leur offrant, en plus d’une couverture efficace, le savoir-faire nécessaire pour protéger et développer leurs activités.

Au cœur de cette approche, l’évaluation personnalisée des risques incendie, vol, dommages aux biens, responsabilité civile ou encore des risques spécifiques à chaque secteur d’activité. Une équipe d’expert en prévention de la compagnie est chargée d’analyser la situation de l’entreprise, d’identifier ses vulnérabilités et de proposer aux dirigeants les formules d’assurances les plus adaptées. Chaque plan est conçu sur mesure, en cohérence avec l’évolution et les ambitions de l’entreprise. Ce savoir-faire s’appuie sur un accompagnement global, à savoir la visite et le diagnostic précis des risques existants ; les recommandations ciblées pour renforcer la prévention ; et le suivi régulier et gratuit afin d’optimiser le plan d’assurance selon l’évolution de l’activité de l’entreprise.

Comar Assurances accompagne les opérateurs économiques dans toutes les étapes de lancement de leur entreprise, en leur apportant les conseils et les solutions les mieux adaptés à leur situation.

Avec Comar Assurances, la prévention est un facteur de compétitivité : protéger aujourd’hui, c’est garantir la pérennité de demain.

Pour en savoir plus et bénéficier d’un accompagnement personnalisé, contacter Comar Assurances dès aujourd’hui ou visiter son site web.

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Loi de finances 2027 | Faible appui à la relance économique

23. Oktober 2026 um 12:12

Tout en saluant la proposition incluse dans le projet de loi de finances pour 2027, qui prévoit la création de nouvelles lignes de financement destinées à soutenir les startups et les petites entreprises, Yassine Gouiaa, président de l’Organisation nationale des entrepreneurs, a toutefois estimé que cette mesure demeure insuffisante.

Lors de son intervention jeudi 22 octobre 2022, sur Diwan FM, M. Gouiaa a exprimé son étonnement face à l’absence, dans ce projet de loi, de mesures visant à soutenir les entreprises existant depuis plus de cinq ou dix ans.

Il a par ailleurs estimé que le montant alloué à la relance économique, soit environ 230 millions de dinars, incluant une enveloppe de 35 millions de dinars dédiée aux seules sociétés communautaires qui peinent à exister, est dérisoire et insuffisant, surtout compte tenu de la crise actuelle et du renchérissement du coût de l’énergie ; il a, à cet égard, appelé à sa révision. Alors que ce texte affiche l’ambition d’atteindre un taux de croissance de 3,1 % pour l’année 2027.

«Des lignes de financement avaient été approuvées dans le cadre de précédentes lois de finances, mais, à ce jour, les textes réglementaires nécessaires à leur mise en œuvre n’ont toujours pas été publiés», a-t-il relevé.

I. B.

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Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes

21. Oktober 2026 um 16:53

À l’ouverture des premiers Tunisia Industry Talks, organisés par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre des 70 ans du partenariat tuniso-allemand, l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers, a plaidé pour la destination tunisienne. Son message tient en deux temps : les entreprises allemandes y réussissent, et le contexte mondial impose d’aller plus loin dans la coopération.

Des filiales tunisiennes parmi les plus performantes des groupes allemands

Pour étayer son propos, la diplomate s’est appuyée sur ses visites de terrain. Ces dernières semaines, elle s’est rendue dans trois entreprises allemandes venues célébrer 25 ou 30 ans de présence en Tunisie, ou inaugurer l’extension de leur site. Ces projets représentent des investissements de plusieurs millions d’euros et devraient créer des milliers d’emplois. Les trois sociétés appartiennent à de grands groupes internationaux, et leurs filiales tunisiennes sont les plus performantes de leur groupe à l’échelle mondiale.

Pour Elisabeth Wolbers, cet exemple illustre une réalité plus large. Les entreprises allemandes sont présentes en Tunisie « en nombre impressionnant », certaines depuis des décennies, d’autres plus récemment. Elle y voit « une histoire de réussite qui s’écrit depuis des années », célébrée la veille lors d’une soirée consacrée aux 70 ans de relations entre les deux pays.

Une jeunesse qualifiée au cœur de l’attractivité

Si ces groupes restent, c’est que les conditions d’investissement leur paraissent favorables. L’ambassadrice a insisté sur la main-d’œuvre hautement qualifiée et engagée, ainsi que sur le talent de la jeunesse tunisienne, qui font de la Tunisie une destination d’investissement « encore sous-estimée ».

Les entreprises allemandes poursuivent leur développement dans les secteurs traditionnels, l’automobile en tête, mais avec des technologies de pointe. Elles investissent aussi de plus en plus dans la recherche et le développement, signe d’une montée en gamme de leur présence dans le pays.

Un monde en mutation, une adaptation permanente

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un environnement instable. Bouleversements géopolitiques, guerres, conflits, changement climatique : le monde change à grande vitesse, a rappelé Elisabeth Wolbers, et l’adaptation constante est devenue la condition de la stabilité, pour les entreprises allemandes comme tunisiennes. L’industrie automobile et son vaste réseau de fournisseurs, de part et d’autre de la Méditerranée, en offrent selon elle une illustration frappante.

Face à ces défis, la Tunisie a des atouts. Sa position stratégique et son potentiel la placent, a estimé l’ambassadrice, en bonne posture, à condition de s’appuyer sur un partenariat « durable et fiable » avec l’Allemagne et l’Europe.

Les partenariats stratégiques, une condition indispensable

Parmi les conditions évoquées par les orateurs précédents, la diplomate en a retenu une seule : les partenariats stratégiques. Elle a salué les stratégies nationales tunisiennes en matière de sécurité et d’efficacité énergétiques, d’adaptation au changement climatique et de promotion des investissements directs étrangers. Prometteuses, elles intéressent aussi les entreprises allemandes et européennes, dont la réussite dépend de la mise en œuvre de solutions durables.

Deux acteurs allemands incarnent, à ses yeux, cette coopération. Présente dans le pays depuis 1979, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK) compte plus de 1 000 entreprises membres, tunisiennes et allemandes, et accompagne celles qui souhaitent s’installer. La coopération allemande, à travers la GIZ et la KfW, soutient pour sa part la compétitivité des entreprises ainsi que leur transition numérique et écologique.

Les deux institutions œuvrent aussi pour la formation professionnelle, indispensable pour adapter les qualifications aux besoins des entreprises. L’Allemagne y dispose d’une expérience qu’elle entend mettre au service de ce partenariat.

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Colonies israéliennes : l’ONU recense 61 entreprises de plus

28. September 2026 um 10:19
Dans une nouvelle mise à jour de sa base de données recensant les entreprises dont les activités sont liées aux colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, l’ONU a ajouté 61 entreprises.   En bref L’ONU a ajouté 61 entreprises…

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