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À Genève, l’huile d’olive tunisienne confirme sa domination mondiale

20. April 2026 um 14:56

La Tunisie confirme son statut de référence mondiale dans le secteur de l’huile d’olive vierge extra après une moisson exceptionnelle de distinctions lors du concours international européen EIOOC, organisé à Genève du 14 au 16 avril 2026.

Avec 70 marques en lice, la Tunisie s’est imposée comme l’un des grands protagonistes de cette édition, raflant 49 médailles d’or et 7 médailles d’argent dans la catégorie qualité, ainsi que 12 distinctions dans la catégorie santé. Une performance qui illustre la montée en puissance continue du secteur oléicole tunisien et sa capacité à rivaliser avec les plus grandes nations productrices.

La compétition a réuni plus de 200 marques venues d’une vingtaine de pays, parmi lesquels l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou encore les États-Unis, confirmant son envergure internationale et son exigence. Les dégustations ont été organisées au Château de Bossey sous l’égide d’un jury international composé d’experts reconnus, garantissant des standards d’évaluation particulièrement rigoureux.

Clôturée le 16 avril par une cérémonie de remise des prix à Genève, cette édition 2026 du concours EIOOC vient renforcer la reconnaissance internationale de l’huile d’olive tunisienne, désormais solidement installée parmi les meilleures au monde, tant pour sa qualité que pour ses vertus nutritionnelles.

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Séisme de magnitude 7,4 au Japon : alerte au tsunami et évacuation immédiate des côtes

20. April 2026 um 12:29

Un séisme de magnitude 7,4 a frappé le nord du Japon lundi, poussant l’Agence météorologique japonaise à émettre immédiatement une alerte au tsunami avec des vagues pouvant atteindre trois mètres.

Deux premières vagues de 70 puis 80 centimètres ont déjà touché le littoral et les autorités ordonnent l’évacuation vers des terrains surélevés ou des bâtiments adaptés, sans retour tant que l’alerte n’est pas levée. La chaîne NHK ayant interrompu ses programmes pour diffuser ce message. Ce nouveau séisme ravive le traumatisme de 2011, quand un tremblement de terre de magnitude 9,0 avait provoqué un tsunami responsable d’environ 18 500 morts ou disparus sur la côte pacifique, le long de la fosse de Nankai. Une zone de subduction de 800 kilomètres où la plaque des Philippines s’enfonce sous la plaque continentale.

Le gouvernement japonais estime qu’un futur séisme majeur dans cette fosse pourrait tuer jusqu’à 298 000 personnes et causer 2 000 milliards de dollars de dégâts.

A cet égard, le Japon, situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques sur la ceinture de feu du Pacifique, compte parmi les zones sismiques les plus actives au monde. Son archipel de 125 millions d’habitants subit environ 1 500 secousses par an, la plupart légères. Mais leur dangerosité varie selon la localisation et la profondeur.

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Le Rêve de l’escargot : un roman dystopique où la liberté intime devient subversive

20. April 2026 um 11:55

Dans un monde post-apocalyptique né des ruines d’une guerre nucléaire, Le Rêve de l’escargot, roman en langue arabe d’Aymen Daboussi, publié en 2025 par Dar Al Jamal et édité en Tunisie par Cérès Éditions, érige l’amour en transgression capitale, face à l’omnipotence d’une intelligence artificielle. Entre surveillance totale et pensées sous contrôle, le récit interroge ce que peut encore signifier la liberté dans une société intégralement programmée.

Une voix orwellienne, tranchante, traverse le roman comme un signal d’alarme : celle d’un système de surveillance qui a réduit ses citoyens à l’état de sujets. Le pouvoir ne se limite plus à l’organisation sociale : il colonise les pensées et uniformise les consciences.

Ce dispositif a un centre : le « Pasteur éternel », intelligence artificielle suprême, incarnation même de l’autorité absolue. Son slogan résume la doctrine du régime : « Unité, éternité, nation… une seule conscience, un seul peuple. »

La technologie y règne en maître. Gouvernée par une IA omniprésente, la société ne distingue plus surveillance, pouvoir et réalité mentale. Cette emprise technologique fait résonner le récit avec les dérives de la surveillance numérique contemporaine.

Un amour interdit au cœur du système

Le Rêve de l’escargot raconte la rencontre entre Nour et Malek, deux individus déjà mariés chacun de leur côté. Leur rencontre dans un ascenseur suffit : un coup de foudre à la fois spirituel et charnel qui fait basculer leur existence.

De cet instant naît une connexion totale, corps et âmes confondus en une entité indissociable. Une relation qui outrepasse le réel, comme si l’un ne pouvait plus exister sans l’autre.

Dans cet univers rigoureusement contrôlé, cet amour ne constitue pas seulement une transgression morale : il devient une faille que le système ne sait ni nommer ni contenir.

Une fusion qui défie l’ordre établi

Cette union donne naissance à une entité nouvelle : deux êtres fondus en une seule présence, leur conscience en symbiose irréversible. Leur existence même bouleverse la stabilité du système.

Face à ce phénomène inexplicable, la population réagit avec effroi. Pour certains, un présage. Pour d’autres, une abomination. Mais l’effroi cède vite la place à la violence d’État.

Nour et Malek deviennent alors des fugitifs. Traqués, poursuivis et violentés, ils incarnent une transgression insupportable pour un système incapable d’accepter ce qui échappe à ses catégories. Ils rejoignent ainsi la lignée des grands couples littéraires, ceux dont l’amour est moins une histoire qu’un acte politique, car leur rencontre transcende le récit sentimental pour réfracter les crises politiques, sociales et existentielles de leur époque.

Quand aimer devient une faute politique

Dans cette dystopie, l’amour ne relève plus de l’intime : il devient un acte de résistance involontaire. Toute forme de différence est perçue comme une menace, toute émotion non conforme comme une dérive dangereuse.

Leur errance dans une ville anesthésiée par le spectacle collectif creuse davantage leur rupture avec le monde. Leur seule présence suffit à fissurer un système qui ne tolère aucune déviation.

Dans les régimes de contrôle absolu, aimer devient suspect et toute transgression est immédiatement criminalisée. Le Rêve de l’escargot pousse cette logique à son point de rupture : aimer, c’est déjà se soulever.

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Code des changes : 50 ans de blocage, l’économie tunisienne en quarantaine

20. April 2026 um 11:43

Critiqué et décrié depuis 2011, le Code des changes demeure problématique. La BCT et l’ARP ont souligné à plusieurs reprises la nécessité de l’amender en profondeur. Car il est devenu « obsolète » aux yeux de nombreux économistes, chefs d’entreprise et financiers.

Cependant, depuis cette date, le pouvoir législatif n’a pas adopté de nouveau texte. Celui-ci devrait répondre en profondeur aux nouvelles exigences du monde de l’entreprise. Qu’on en juge : l’ARP a tenu une séance plénière le 18 avril 2026 pour évoquer le sujet. Mais tout d’abord, il convient de souligner que…

Le Code des changes est perçu comme un frein à la compétitivité économique. Il nuit aussi à l’attractivité du pays. Jugé obsolète, rigide et inadapté, il est régulièrement pointé du doigt par les experts. Ces derniers appellent à une réforme en profondeur. Objectif : libérer l’investissement et faciliter les échanges internationaux.

Une logique héritée de 1976

Adopté en 1976, ce code repose sur une logique de contrôle strict. Celle-ci est héritée d’une économie administrée. Malgré quelques ajustements, il reste en décalage avec les exigences actuelles. En effet, l’économie est désormais ouverte, marquée par la digitalisation et la mobilité des capitaux. Cette obsolescence structurelle limite la capacité de la Tunisie. Le pays peine à s’intégrer pleinement dans les circuits économiques internationaux.

Le dispositif est critiqué pour sa complexité. Ses délais sont jugés excessifs. De nombreuses opérations en devises nécessitent des autorisations préalables. Elles sont souvent longues à obtenir auprès des autorités compétentes, notamment de la Banque centrale. Cette bureaucratie ralentit les transactions. Elle complique la gestion des entreprises. Elle constitue un obstacle pour les investisseurs étrangers.

Un caractère restrictif majeur

Le caractère restrictif du Code des changes constitue un autre point de blocage majeur. Faut-il encore rappeler que le dinar tunisien n’est pas convertible ? L’accès aux devises reste donc encadré. Cela complique les opérations internationales. Qu’il s’agisse d’investissements à l’étranger, de paiements ou de transferts; les entreprises subissent des contraintes opérationnelles importantes. C’est notamment le cas pour la gestion des comptes en devises. Cela limite leur développement à l’international.

Enfin, plusieurs analyses soulignent un effet pervers. Ces restrictions favorisent indirectement le recours au marché parallèle des devises. L’accès officiel étant difficile, le système encourage les circuits informels. Ces circuits échappent au contrôle de l’État. Par ailleurs, le code peine à intégrer les nouvelles réalités économiques. Et notamment, il ignore les usages numériques et les nouveaux outils financiers. Cela accentue le décalage avec les pratiques contemporaines.

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Kerkennah face au défi climatique : 33 projets pour sauver l’archipel

18. April 2026 um 12:42

L’archipel tunisien de Kerkennah dispose désormais d’une feuille de route concrète pour faire face aux bouleversements climatiques. Trente-trois initiatives, dont quatorze jugées urgentes, ont été recensées dans le cadre du projet « Soumoud », porté par ONU-Habitat et la municipalité de Kerkennah. Un arsenal de réponses structurées face à une vulnérabilité territoriale croissante. 

Le chiffre est précis. Trente-trois projets ont été répertoriés. Parmi eux, quatorze sont considérés comme prioritaires. Ils ont été élaborés en étroite collaboration avec les associations et les acteurs locaux de l’archipel. Leur ambition commune : limiter les impacts du changement climatique sur les écosystèmes et les infrastructures de Kerkennah.

C’est la coordinatrice du projet au sein d’ONU-Habitat, Mariem Rekik, qui a dévoilé ces données. Elle s’exprimait lors d’une journée d’échange tenue à Tunis, organisée conjointement par ONU-Habitat et la municipalité de Kerkennah. La rencontre était placée sous le thème : « Voies résilientes pour l’adaptation au climat : le projet Soumoud dans l’archipel de Kerkennah en Tunisie ».

Lancé en février 2024, « Soumoud »  constitue la déclinaison tunisienne du programme onusien RISE UP. Son périmètre d’action cible plusieurs menaces climatiques documentées : montée du niveau de la mer, événements météorologiques extrêmes, inondations et sécheresses. À ce stade, le projet a produit deux livrables structurants.

Deux outils stratégiques au cœur du dispositif

Le premier est une évaluation de la vulnérabilité multicouches, dite MVA. Elle a permis la constitution d’une base de données géospatiales. Celle-ci offre une lecture intégrée des pressions liées à l’urbanisation, des risques climatiques et de la perte de biodiversité sur le territoire insulaire.

Le second livrable est le Plan d’action pour la résilience urbaine, ou URAP. Il propose une vision stratégique à long terme pour un développement durable de l’archipel. Il se décline en projets structurés et en feuilles de route détaillées. Des démarches de mobilisation de financements et de partenariats sont par ailleurs en cours pour accompagner leur mise en œuvre.

Au-delà de leur dimension opérationnelle, ces initiatives ont vocation à s’inscrire dans les documents de planification territoriale. Mariem Rekik a ainsi précisé qu’elles seront intégrées dans les futurs plans de développement de l’archipel. Elles alimenteront également le schéma directeur d’aménagement des îles de Kerkennah, dont l’élaboration a été lancée en juillet 2025 par le ministère de l’Équipement.

Un programme international comme cadre de référence

« Soumoud » s’inscrit dans le programme RISE UP, mis en œuvre par ONU-Habitat. Ce dernier bénéficie du financement de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, l’AECID, aux côtés de plusieurs pays partenaires.

L’objectif affiché est double. Il s’agit, d’une part, de mobiliser des investissements à grande échelle en faveur des communautés urbaines vulnérables. D’autre part, le programme vise à promouvoir des solutions innovantes, à faciliter l’accès aux financements climatiques et à articuler les actions locales avec les cadres internationaux de lutte contre les changements climatiques. Pour y parvenir, il s’appuie sur une coopération active entre les échelons local, régional et international.

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Tuninvest Sicar : cap sur la croissance malgré un front judiciaire ouvert sur deux fronts fiscaux

18. April 2026 um 12:25

Alors que ses produits d’exploitation progressent d’un cinquième en l’espace d’un an, la société de capital-investissement tunisienne fait face simultanément à deux litiges fiscaux aux enjeux financiers significatifs. Un tableau contrasté que dévoilent ses indicateurs arrêtés à fin mars 2026.

Tuninvest Sicar publie des résultats encourageants pour les trois premiers mois de 2026. Ses produits de placement atteignent 90 000 dinars. C’est 16 000 dinars de plus qu’à la même période en 2025, soit une progression de 22%. En revanche, les charges liées aux opérations financières pèsent à hauteur de 16 000 dinars. Elles résultent des dotations aux provisions et des moins-values non encore réalisées. Par ailleurs, la valeur nette comptable du portefeuille se maintient à 3,56 millions de dinars. Ce chiffre est identique à celui enregistré à la clôture de l’exercice 2025. La société affiche ainsi une stabilité patrimoniale à fin mars 2026.

Premier litige : une affaire vieille de près de trois décennies

Derrière ces résultats se profile une réalité fiscale et juridique complexe. Tuninvest Sicar est engagée dans deux procédures distinctes avec les services fiscaux.

La première trouve son origine dans un contrôle portant sur la période 1998-2007. En décembre 2008, l’administration notifie un redressement de 2,7 millions de dinars, dont 1,23 million de pénalités. Elle convertit ensuite cette notification en arrêté de taxation d’office. Le montant est fixé à 2,74 millions en 2010, puis ramené à 2,46 millions en 2015, dont 1,52 million au titre du principal.

Grâce aux dispositions de la Loi de Finances 2016, la société obtient l’abandon des pénalités. Elle s’acquitte alors du principal. Toutefois, une provision de 1,75 million de dinars demeure inscrite au bilan. Elle couvre l’exposition liée au crédit d’impôt contesté par l’administration.

Sur le plan judiciaire, la Cour d’appel confirme en juin 2018 le déclassement du statut fiscal de la société. Elle fixe également le ratio de conformité du portefeuille à 49,44%, légèrement en deçà du seuil réglementaire de 50%. En conséquence, la société se pourvoit en cassation en décembre 2019. Cette procédure reste toujours en cours.

Second litige : une taxation de 5,6 millions contestée en justice

Plus récent, le deuxième contentieux porte sur les exercices 2019 à 2022. En juin 2024, une taxation d’office de 5,6 millions de dinars est notifiée à la société. Elle comprend 3,5 millions en principal et s’accompagne de la reconnaissance d’un crédit d’impôt de 1,1 million de dinars.

Dans ce cadre, la société s’appuie sur le régime d’amnistie de la Loi de Finances 2024. Elle négocie ainsi un étalement du règlement sur cinq années. À fin décembre 2025, après un versement de 1,2 million de dinars, le solde restant dû s’élève à 2,3 millions. Une provision de 2,4 millions de dinars est par ailleurs constituée, nette du crédit d’impôt validé.

Parallèlement, Tuninvest Sicar engage une procédure judiciaire pour contester cette imposition. Un expert est désigné par le magistrat le 28 janvier 2026. Les documents requis lui sont transmis le 13 février suivant. La procédure suit actuellement son cours en première instance.

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Air Liquide Tunisie : 9,8 MDT de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026, en hausse de 3 %

18. April 2026 um 10:10

Air Liquide Tunisie a enregistré un chiffre d’affaires de 9,8 millions de dinars à fin mars 2026, en progression de 3 % par rapport à la même période de l’exercice 2025. Le chiffre d’affaires local s’établit à 7,7 MDT, en hausse de 6 %, tandis que le chiffre d’affaires à l’export ressort à 2,1 MDT, contre 2,3 MDT au premier trimestre 2025.

La valeur ajoutée brute atteint 3,1 MDT, en progression de 9 % sur un an, contre 12,4 MDT sur l’ensemble de l’exercice 2025. La marge sur coûts matière s’établit à 4,8 MDT, en hausse de 2 % par rapport au premier trimestre 2025, contre 16,4 MDT pour l’exercice complet. L’excédent brut d’exploitation ressort à 1 MDT, en progression de 4 % sur la même période de comparaison, contre 4,1 MDT pour l’exercice annuel 2025.

Les investissements nets progressent de 8 % à 4,2 MDT à fin mars 2026, contre 16,9 MDT sur l’ensemble de l’exercice 2025. Le besoin en fonds de roulement s’établit à 25,7 MDT, en hausse de 13 % par rapport à fin mars 2025, contre 22,7 MDT à la même date et 25 MDT à fin décembre 2025. Cette évolution est liée à une augmentation des soldes clients.

Le fonds de roulement atteint 83,5 MDT au 31 mars 2026, contre 80,2 MDT à fin mars 2025 et 87,6 MDT à la clôture de l’exercice 2025. La trésorerie nette ressort à 57,9 MDT, contre 57,6 MDT à fin mars 2025 et 62,7 MDT à fin décembre 2025. Les dotations aux amortissements et aux provisions s’élèvent à 1,2 MDT au premier trimestre 2026, contre 1,1 MDT à la même période de 2025 et 4,3 MDT sur l’exercice annuel.

La production totale recule de 4 % à 7 699 tonnes à fin mars 2026, contre 8 003 tonnes à fin mars 2025, en raison d’une baisse de la production d’azote. L’effectif de la société s’établit à 103 personnes au 31 mars 2026, contre 106 à fin mars 2025 et 102 à la clôture de l’exercice 2025.

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Marché obligataire : Début des cotations pour l’emprunt d’ATL

17. April 2026 um 17:48

La Bourse de Tunis a annoncé l’introduction de l’emprunt obligataire « ATL 2025-2 » sur le marché de la Cote, avec une entrée en négociation effective ce 17 avril 2026 . Cette opération d’envergure, émise par l’établissement ATL et orchestrée par l’intermédiaire BNA CAPITAUX, porte sur un montant total souscrit de 50 millions de dinars.

L’émission se compose de 500 000 obligations affichant une valeur nominale de 100 dinars l’unité. Pour cet emprunt, le taux d’intérêt brut a été fixé à 9,15 % sur une période de maturité de cinq ans. Le calendrier financier précise que la date de jouissance est fixée au 10 mars 2026, ouvrant la voie à une première échéance de remboursement le 10 mars 2027 et à une dernière prévue pour le 10 mars 2031.

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TLF

17. April 2026 um 17:45

Tunisie Leasing et Factoring (TLF) envisage de céder l’intégralité de sa participation dans Tuninvest SICAR, représentant plus d’un tiers du capital.

Le Conseil d’administration de Tunisie Leasing et Factoring, réuni le 26 mars 2026, a mandaté la Direction générale pour étudier une éventuelle cession de la totalité de sa participation dans Tuninvest SICAR. Cette participation s’élève à 36,51 % du capital de la société concernée.

La Direction générale a été chargée d’analyser cette option et de présenter les résultats de ses travaux au Conseil d’administration. Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade. Tunisie Leasing et Factoring indique qu’elle informera ses actionnaires ainsi que le public de toute évolution significative liée à cette opération.

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Impasse sociale : L’UGTT exige le retour à la table des négociations

17. April 2026 um 17:01

La Commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a dénoncé, dans un communiqué publié le 16 avril, l’absence persistante de dialogue social au sein des entreprises, des secteurs et au niveau national. L’organisation syndicale exige la réactivation des mécanismes de négociation régulière avec le gouvernement et le patronat.

La centrale syndicale indique que cette rupture des canaux de discussion entrave la conclusion de consensus sur les réformes économiques et sociales. Selon le communiqué, le rétablissement de ce dialogue est présenté comme la condition nécessaire à l’instauration d’un climat social stable et au traitement des différends par la négociation plutôt que par la confrontation.

Cette prise de position s’accompagne d’un appel aux structures syndicales à préparer une mobilisation sur le terrain. L’UGTT exhorte ses adhérents à se rassembler massivement pour la célébration de la fête du Travail, le 1er mai 2026, afin de marquer leur attachement aux libertés syndicales.

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Pouvoir d’achat : L’UGTT exige des augmentations de salaires dans tous les secteurs

17. April 2026 um 16:38

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a officiellement revendiqué une augmentation des salaires touchant la fonction publique, le secteur public et le secteur privé. Cette demande, formulée à l’issue de sa Commission administrative du 16 avril, inclut également la revalorisation des pensions de retraite et du salaire minimum (SMIG et SMAG).

Le syndicat fonde ses revendications sur la hausse des prix et la dégradation du pouvoir d’achat des salariés. Le communiqué souligne l’absence de politiques de régulation des prix et la détérioration des services publics essentiels. L’organisation insiste par ailleurs sur l’application immédiate des accords de 2025 concernant le secteur privé.

Pour soutenir ces demandes, la centrale syndicale a annoncé le lancement de campagnes d’adhésion et de renforcement de sa présence sur le terrain. Elle lie la satisfaction de ces revendications salariales à la protection de la dignité des travailleurs dans un contexte économique marqué par de fortes pressions inflationnistes.

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SMART Tunisie propose un dividende de 1 dinar par action pour 2025

17. April 2026 um 12:21

La société SMART Tunisie prévoit de soumettre à ses actionnaires, lors de l’assemblée générale ordinaire du 29 avril 2026, la quatrième résolution relative à l’affectation du résultat de l’exercice 2025, avec une proposition de dividende de 1 dinar par action.

Le résultat net de l’exercice 2025 de SMART Tunisie s’établit à 21,0 millions de dinars. En intégrant les résultats reportés et la prime d’émission, le montant total distribuable atteint 62,4 millions de dinars. La société propose donc  la distribution d’un dividende global de 10,1 millions de dinars, ainsi qu’une dotation de 600 mille dinars au fonds social. Le solde serait reporté à nouveau. La date de détachement des dividendes est fixée au 10 juin 2026.

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TLF envisage la cession de 36,51 % de Tuninvest SICAR

17. April 2026 um 11:43

Tunisie Leasing et Factoring (TLF) envisage de céder l’intégralité de sa participation dans Tuninvest SICAR. A savoir plus d’un tiers du capital.

Le Conseil d’administration de Tunisie Leasing et Factoring, réuni le 26 mars 2026, a mandaté la Direction générale pour étudier une éventuelle cession de la totalité de sa participation dans Tuninvest SICAR. Cette participation s’élève à 36,51 % du capital de la société concernée.

La Direction générale a été chargée d’analyser cette option et de présenter les résultats de ses travaux au Conseil d’administration. Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade. TLF indique qu’elle informera ses actionnaires ainsi que le public de toute évolution significative liée à cette opération.

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STB Bank : bénéfice net en baisse à 65,9 MDT en 2025

17. April 2026 um 11:10

La Société Tunisienne de Banque (STB) a clôturé l’exercice 2025 avec un résultat net individuel de 65,9 millions de dinars, en baisse par rapport aux 82,5 millions enregistrés en 2024, et un résultat net consolidé de 58,7 millions de dinars contre 91,1 millions un an auparavant. C’est ce qu’indiquent ses états financiers arrêtés le 6 avril 2026.

Réuni à cette date, le conseil d’administration a approuvé les états financiers relatifs à l’exercice 2025 de la STB, tels que soumis aux commissaires aux comptes. De même qu’il a examiné le rapport d’activité de la banque pour la même période.

Dans ce contexte, le conseil a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire le 30 avril 2026. Il proposera également la distribution d’un dividende de 0,200 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Ce qui représente une enveloppe globale de 31 millions de dinars. Et ce, sous réserve de l’approbation de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

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Transport et logistique : la CONECT tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité tunisienne

16. April 2026 um 15:17

La Tunisie consacre jusqu’au quart du coût de ses produits au transport et à la logistique. Soit le double de la moyenne des pays développés. Un écart qui pèse lourd sur la compétitivité nationale, au cœur des débats lors de la 2ᵉ édition de la Journée du transport et de la logistique.

Dans une déclaration aux médias, en marge de cette journée d’étude, organisée en partenariat avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Association des Experts Tunisiens en Économie et Gestion (AETG) et l’association Environnement économique et institutionnel de l’entreprise, Aslan Berjeb, président de la CONECT, a dressé un état des lieux alarmant du secteur. L’événement, qui se tenait en collaboration avec la Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, a réuni des députés, experts sectoriels, représentants de la Chambre et du Groupement national du transport et de la logistique, ainsi que du ministère de l’Économie et son centre de réflexion.

Pour la CONECT, le transport et la logistique constituent l’une des grandes priorités de l’organisation, aux côtés d’autres thématiques stratégiques. Aslan Berjeb, souligne l’engagement de la confédération à travailler activement sur ce dossier avec l’ensemble des acteurs concernés. Cette journée d’étude s’inscrit précisément dans cette dynamique, en croisant les regards macroéconomiques et les préoccupations des entreprises sur le terrain.

Par ailleurs, les échanges ont porté sur plusieurs fronts : les perturbations liées à la situation au Moyen-Orient; les défis propres aux transports routier, maritime et aérien; ainsi que l’incidence directe des coûts logistiques sur le prix final du produit tunisien. A cet égard, un rapport de la Banque mondiale cité lors des débats relève que ces coûts représentent entre 18 et 25 % du coût total d’un produit tunisien. Soit près du quart; contre seulement 12 % dans les pays développés. Un différentiel qui érode significativement la compétitivité des entreprises tunisiennes face à des concurrents régionaux dotés de ports modernes, d’infrastructures routières performantes et de réseaux ferroviaires à la hauteur des exigences du commerce international.

Le président de la CONECT a également insisté sur deux données structurelles majeures : 96 % des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie transitent par voie maritime. Tandis que 86 % des échanges intérieurs s’effectuent par transport routier. Ces chiffres illustrent l’interdépendance critique entre les deux modes de transport et plaident, estime-t-il, pour le développement d’une logistique multimodale capable d’articuler efficacement mer et route.

Au-delà du seul secteur logistique, Aslan Berjeb a replacé ces enjeux dans le cadre plus large du climat des affaires en Tunisie. « Le climat des affaires, ce n’est pas seulement la pression fiscale, la bureaucratie ou les relations avec l’administration. Mais c’est aussi la connectivité, la connexion de la Tunisie avec ses voisins et le maillage logistique intérieur », a-t-il souligné. Les conclusions de cette journée de réflexion sont destinées à être transmises au ministère du Transport. Et ce, afin d’alimenter les décisions politiques à venir en matière d’infrastructure et de compétitivité nationale.

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Numérique : un nouvel appui à l’export pour 100 PME tunisiennes

15. April 2026 um 16:50

 La CONECT et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis lancent un appel à candidatures pour propulser une centaine de PME sur les marchés numériques internationaux. Ce programme bénéficie du soutien de l’ITC et d’un cofinancement de l’Union européenne et de l’Allemagne via le BMZ. Il vise à transformer les services digitaux tunisiens en leviers de croissance et d’emploi sur la période 2025-2029.

Ce programme s’intègre dans une stratégie régionale vaste. Il cherche à renforcer le commerce électronique dans les pays du voisinage Sud. La CCIT et la CONECT agissent ici comme les principaux piliers opérationnels. Elles guideront les entreprises vers une meilleure utilisation des plateformes virtuelles.

L’objectif reste clair : les experts veulent convertir le savoir-faire local en offres compétitives. Ce soutien dépasse la simple sensibilisation. Les PME sélectionnées profiteront d’une stratégie d’exportation sur mesure et d’un accès direct aux réseaux d’affaires mondiaux. Le programme propose également un coaching adapté à la maturité de chaque structure.

Les secteurs clés et les modalités

Neuf domaines prioritaires bénéficient de cette initiative. On y retrouve l’informatique, le développement et le tourisme médical. Le design, le marketing digital et l’enseignement en ligne figurent aussi en tête de liste. Enfin, le conseil, l’architecture et les services d’externalisation complètent cette sélection à forte valeur ajoutée.

Ces secteurs représentent les forces de l’économie tunisienne actuelle. Les dirigeants intéressés doivent soumettre leur dossier avant la date limite du 25 avril 2026. Ce projet permettra aux entreprises de moderniser leurs méthodes de vente. Il favorisera également la conclusion de partenariats durables sur de nouveaux marchés internationaux.

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Commerce extérieur : le déficit se creuse à 5,2 milliards de dinars

14. April 2026 um 16:20

Au premier trimestre 2026, les exportations ont atteint 16 266,8 millions de dinars; contre 21 499,5 millions de dinars d’importations. Ce qui porte le déficit commercial à 5 232,7 millions de dinars. Soit en légère aggravation sur un an, indique l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie ont enregistré une progression modérée au début de l’année 2026. Les exportations ont augmenté de 6,1 % par rapport à la même période de 2025 pour atteindre 16 266,8 millions de dinars. Tandis que les importations ont progressé de 5,5 % à 21 499,5 millions de dinars. Cette évolution s’est traduite par un creusement du déficit commercial. Il s’établit désormais à 5 232,7 millions de dinars; contre 5 049,5 millions un an auparavant. Le taux de couverture s’est néanmoins légèrement amélioré, passant de 75,2 % à 75,7 %.

La hausse des exportations est tirée principalement par les industries mécaniques et électriques, en progression de 10,6 %, ainsi que par les industries agroalimentaires qui affichent une croissance de 16,1 %, soutenue notamment par l’augmentation des ventes d’huile d’olive. Le secteur de l’énergie enregistre également une évolution positive. En revanche, les exportations reculent dans les secteurs des mines, phosphates et dérivés, ainsi que dans le textile, l’habillement et le cuir.

Du côté des importations, tous les groupes de produits sont orientés à la hausse. Les produits alimentaires enregistrent la progression la plus marquée, suivis des biens d’équipement, des produits énergétiques, des biens de consommation et des matières premières et demi-produits.

Au final, l’analyse du solde commercial par groupe de produits montre que le déficit global provient principalement des produits énergétiques, des matières premières et des biens d’équipement. À l’inverse, le secteur alimentaire dégage un excédent. Hors énergie, le déficit commercial est sensiblement réduit. Tandis que le déficit énergétique continue de peser sur la balance commerciale.

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Échanges commerciaux : l’UE capte 71 % des exportations tunisiennes

14. April 2026 um 15:43

L’Union européenne (UE) reste le principal partenaire commercial de la Tunisie au premier trimestre 2026. Elle concentre 71,5 % des exportations et 45,2 % des importations, avec des évolutions contrastées selon les pays. C’est ce qu’il ressort du dernier communiqué rendu public par l’Institut national de la statistique (INS).


Les échanges commerciaux de la Tunisie demeurent fortement orientés vers l’UE au début de l’année 2026. Les exportations vers cet espace ont atteint 11 628,1 millions de dinars. Elles sont en hausse par rapport à la même période de 2025. Cette progression est portée notamment par l’augmentation des ventes vers la France, l’Italie et l’Allemagne. Tandis qu’un recul est observé vers les Pays-Bas et la Grèce.

Quant aux exportations vers les pays arabes, elles évoluent de manière contrastée. Ainsi, elles enregistrent une forte hausse vers l’Égypte et l’Arabie saoudite; mais elles diminuent sensiblement vers le Maroc et vers l’Algérie et la Libye.

Du côté des importations, l’Union européenne représente 45,2 % des approvisionnements de la Tunisie, avec une valeur en hausse à 9 722,5 millions de dinars. Les achats augmentent notamment auprès de la France et de l’Italie. Tandis qu’ils reculent avec l’Espagne et la Grèce. En dehors de l’Union européenne, les importations progressent avec la Turquie et l’Inde. Alors qu’elles enregistrent une baisse marquée avec la Russie et la Chine. Ce qui confirme une recomposition partielle des partenaires commerciaux du pays

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Cybersécurité industrielle : la résilience comme nouvelle frontière

14. April 2026 um 14:17

Quand une usine s’arrête, ce ne sont pas seulement des lignes de fabrication qui se figent : c’est une équation économique, humaine et stratégique qui se dérègle. C’est autour de cette réalité que s’est articulé, le 14 avril 2026 à Tunis, le panel consacré à la sécurisation des sites industriels, des systèmes de production et des données sensibles, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française dans le cadre de la journée « Cybersécurité et Résilience des Entreprises ». Sous la modération du professeur Faouzi Moussa, spécialiste des nouvelles technologies, quatre praticiens ont croisé leurs analyses pour cartographier une menace qui a profondément changé de visage.

La bascule vers l’industrie 4.0 a rompu une frontière longtemps tenue pour acquise, celle qui séparait les environnements de gestion informatique des systèmes pilotant les machines. Cette porosité nouvelle entre IT et OT (informatique de gestion et technologies opérationnelles) est au cœur de l’intervention d’Ali Laribi, fondateur du cabinet Fortress Plus et consultant spécialisé dans la sécurité des environnements industriels connectés.

Pour lui, les critères qui gouvernent la cybersécurité industrielle ne sont pas superposables à ceux du monde informatique traditionnel. Là où l’entreprise classique hiérarchise confidentialité et intégrité, l’usine place en tête la disponibilité continue et la protection physique des opérateurs. Or, ce secteur cumule deux handicaps structurels : des équipements vieillissants, souvent non répertoriés et impossibles à mettre à niveau, et une numérisation galopante qui multiplie les points d’entrée potentiels pour des attaquants de plus en plus organisés.

La maturité cyber de l’industrie reste ainsi sensiblement en retrait par rapport au secteur financier, avec un taux de conformité qui stagne aux alentours de 40 % en France. Les menaces, quant à elles, ont changé d’échelle : des groupes aux ressources étatiques ou mafieuses ciblent désormais des accès distants que les exploitants croient, souvent à tort, inexistants ou verrouillés. Le consultant a illustré l’ampleur des dégâts possibles en évoquant le cas de Saint-Gobain, dont les pertes imputables à l’attaque par rançongiciel NotPetya ont dépassé 250 millions d’euros. Face à cette montée en puissance, Ali Laribi plaide pour un renforcement réglementaire. Tout en citant les directives européennes NIS 2 et le Cyber Resilience Act comme leviers structurants pour la protection des infrastructures critiques.

Zéro tolérance pour l’arrêt de production

Chez Sagemcom, fabricant de compteurs intelligents et de modems, la cybersécurité a cessé d’être un poste de coût pour devenir une condition d’existence. C’est en ces termes que Rim Raboudi, Directrice Sécurité de l’Information du groupe, a présenté la doctrine de son entreprise : tout incident paralysant la production se chiffre immédiatement en millions d’euros perdus.

L’architecture de défense repose sur une double strate (équipes locales et centrale) articulée autour d’une fonction dédiée, le Factory Security Officer. Son rôle est d’anticiper et de quantifier les risques métiers. La certification ISO 27001, déployée à l’échelle du groupe depuis 2015, constitue le socle normatif de cette démarche. Depuis 2021, Sagemcom dispose de son propre Centre de Réponse aux Incidents (CERT), qui supervise les alertes à l’échelle mondiale, adossé à un Security Operations Center actif en continu, mobilisant une quinzaine de spécialistes.

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Si aucun incident grave n’a jusqu’ici affecté les opérations, l’entreprise maintient une posture d’anticipation permanente à travers des tests d’intrusion réguliers et des plans de reprise d’activité éprouvés. La responsable a conclu sur une formule sans ambiguïté : l’investissement en cybersécurité génère son retour dès la première attaque neutralisée.

Brevets, espionnage et menaces sans frontières

Avec 110 000 collaborateurs dans le monde, dont 3 500 basés en Tunisie, et un rythme de dépôts de brevets atteignant 1 300 titres en 2025, Safran représente précisément le profil d’acteur que les adversaires numériques prennent pour cible. Nizar El Abed, Directeur du Développement IT et de la Transformation Digitale du groupe aéronautique, a dressé une cartographie de quatre catégories de risques auxquels l’entreprise doit faire face.

En premier lieu, le vol de propriété intellectuelle et de données stratégiques. En second lieu, la déstabilisation opérationnelle, avec des cyberattaques susceptibles de paralyser des usines dont la connectivité est croissante. Le troisième vecteur est humain : hameçonnage ciblé, usurpation d’identité par deepfake, manipulation des collaborateurs. Quatrième axe enfin : les campagnes de désinformation visant la réputation du groupe.

Ce qui caractérise ces menaces, selon l’intervenant, c’est leur permanence et leur déterritorialisation. Portées par des rivalités économiques mondiales et des tensions géopolitiques durables, elles s’inscrivent dans le temps long. Pour y faire face, Safran mobilise une communauté interne d’experts et s’appuie sur une prise de conscience ancrée aux plus hauts niveaux hiérarchiques du groupe.

Des chiffres qui interpellent

L’intervention de Myriam Khelifi, experte en cybersécurité chez EY, a offert une lecture de gouvernance, centrée sur les failles que les organisations peinent encore à voir ou à admettre.

Elle en a identifié quatre. Le premier angle mort est précisément cette convergence IT/OT mal gouvernée : si la jonction technique est réelle, la clarté des responsabilités en cas d’incident ne suit pas toujours. Deuxième lacune : l’absence de priorisation des actifs critiques, qui conduit des entreprises à investir dans des solutions génériques sans avoir préalablement identifié leurs systèmes névralgiques. Troisième risque : la chaîne d’approvisionnement et les accès tiers. De nombreuses intrusions empruntent les tunnels de télémaintenance ouverts par des fournisseurs. Soit autant de maillons faibles que l’organisation ne maîtrise pas directement. Quatrième point de fragilité : le top management, insuffisamment préparé à gérer des crises cyber impliquant des scénarios industriels complexes.

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Ces constats trouvent un écho dans les données du Baromètre de la cybersécurité 2025, conduit en partenariat avec le CESIA auprès de 400 organisations africaines, dont plus d’un quart situées en Tunisie. Le tableau qui en ressort est préoccupant : malgré une conscience accrue du danger, 44 % des structures sondées allouent encore moins de 5 % de leur budget informatique à la sécurité, un niveau jugé structurellement insuffisant. Sur le plan organisationnel, l’étude révèle qu’au-delà de 40 % des Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information demeurent rattachés hiérarchiquement à la Direction des Systèmes d’Information. Une configuration qui compromet leur indépendance et leur capacité d’action.

La conclusion implicite de ce panel est sans appel : la cybersécurité industrielle n’est plus une discipline périphérique. Elle est devenue le garde-fou de la souveraineté productive.

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