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La Tunisie interdit les «faux verrous de ceinture de sécurité»

04. April 2026 um 13:26

Les «faux verrous de ceinture de sécurité» et autres produits susceptibles de neutraliser les dispositifs de sécurité dans les véhicules dans le but de tromper la vigilance des agents de la circulation sont désormais interdits en Tunisie.    

Le Journal officiel du 3 avril 2026 a publié un arrêté interdisant la fabrication, l’importation, le stockage, la mise en vente ou la distribution, gratuite ou payante, de tout produit susceptible de neutraliser les dispositifs de sécurité dans les véhicules.

L’arrêté prévoit la saisie et la destruction de ces produits aux frais du fournisseur, ainsi que le retrait des produits non conformes des circuits de distribution, dont les coûts incombent aux fabricants, fournisseurs et distributeurs.

Cette décision fait suite à la diffusion du «faux verrou de ceinture de sécurité», inséré dans la boucle de la ceinture pour tromper le système électronique du véhicule, et à la gravité de son impact sur le comportement des conducteurs et sur les dispositifs de protection intégrés aux véhicules.

I. B.

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Clôture du programme Amen-Tech au Kef

01. April 2026 um 10:08

Mardi 31 mars 2026, dans la ville du Kef, Onu Femmes Tunisie a organisé un événement marquant la clôture du programme «Amen-Tech : Un espace numérique sûr pour elle», financé par le Royaume-Uni. L’événement a réuni des jeunes leaders, des représentant.e.s institutionnels, des actrices et acteurs de la société civile et des expert.e.s, autour d’un engagement commun : faire de l’espace numérique un environnement plus sûr et inclusif pour les femmes et les filles. (Photos: Ali Mghirbi).

Lancé en avril 2025 Amen-Tech s’est distingué par une approche innovante plaçant les jeunes, en particulier les hommes et les garçons, au cœur du changement. En combinant sensibilisation, renforcement des capacités, innovation et plaidoyer, le programme a contribué à faire émerger une dynamique collective en faveur d’un usage responsable et respectueux du numérique.

En un an, le programme a contribué à la remise en question des normes sociales en mobilisant activement les jeunes via des initiatives favorisant la masculinité positive et l’engagement citoyen pour l’égalité, notamment pour prévenir et combattre les violences facilitées par la technologie faites aux femmes et aux filles.

Prévention des violences facilitées par la technologie

Dans ce cadre, les campagnes digitales menées en partenariat avec les Scouts et le Fedef (Front pour l’égalité et pour les droits des femmes), et en collaboration avec le Media Binetna, et des influenceur·euse·s engagé·e·s ont connu un fort impact, générant plus de 2 millions d’engagements.

Cette dynamique a également été marquée par l’organisation de la course solidaire symbolique «5KM Run for Digital Safety» (Tunis en Orange) sur l’Avenue Habib Bourguiba, lors de la campagne des 16 jours d’activisme. Cet événement a permis de transformer l’engagement en ligne en une mobilisation citoyenne dans l’espace public, sensibilisant ainsi aux enjeux de la sécurité numérique et des violences facilitées par la technologie.

Le programme a également renforcé les compétences de jeunes à travers tout le pays et d’acteurs clés en matière de citoyenneté numérique et de prévention des violences facilitées par la technologie , avec des améliorations notables en termes de connaissances, de compréhension des risques et de capacité à agir face aux situations de violences.

Réduire les inégalités dans l’espace numérique

Sur le plan institutionnel, Amen-Tech a facilité le dialogue entre les parties prenantes au sujet, contribuant à entamer des réflexions pour faire progresser l’intégration des violences facilitées par la technologie dans la législation et politiques publiques. Cette dynamique s’est notamment traduite par la mobilisation d’acteurs clés autour d’une feuille de route stratégique post-2026 visant à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans l’espace numérique ainsi qu’une campagne de plaidoyer sur la Convention Africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes.

Par ailleurs, le programme a permis le développement d’une plateforme digitale sécurisée et multilingue offrant des services de signalement et un accompagnement juridique et psychologique aux survivantes, dans le respect des principes de confidentialité et de consentement.

Enfin, l’engagement des jeunes et des créateurs de contenu a joué un rôle déterminant dans l’amplification des messages clés, contribuant à promouvoir une culture numérique plus sûre, inclusive et responsable.

Mobilisation collective pour un changement durable

L’aboutissement du programme a été marqué par la tenue du Forum régional de la Jeunesse au Kef, les 29 et 30 mars 2026. Organisé en partenariat avec le Festival Mosaïque, ce forum a servi d’incubateur de réflexion pour 60 jeunes engagés contre les violences facilitées par la technologie.

Après deux journées de co-création intensive, l’événement a culminé lors d’une cérémonie de clôture. Les participant.e.s y ont porté la voix de leur génération en présentant des recommandations issues de leurs travaux en ateliers. Ces policy briefs témoignent de leur capacité à transformer les défis technologiques en leviers de changement social.

Le choix du Kef reflète une volonté de territorialiser les politiques de jeunesse et de promouvoir l’inclusion des régions de l’intérieur, où les défis socio-économiques et les inégalités territoriales restent particulièrement marqués.

La cheffe de mission adjointe britannique, Elizabeth Green, a déclaré : «Le programme AmenTech reflète l’engagement du Royaume‑Uni à soutenir les efforts visant à mettre fin à la violence envers les femmes. Aujourd’hui, nous célébrons notre partenariat avec Onu Femmes, les Scouts de Tunisie et les acteurs de la société civile, qui a permis de mobiliser les jeunes dans les régions et d’influencer les normes sociales en place grâce à un impact significatif. Nous sommes fiers d’accompagner cette initiative porteuse de changement. Le Royaume‑Uni restera un partenaire engagé œuvrant pour cette cause essentielle.»

«La violence en ligne est une violence réelle, avec des conséquences tangibles sur la participation des femmes et des filles à la vie publique», a souligné l’équipe du projet. Et d’ajouter : «À travers Amen-Tetch, nous avons démontré que l’engagement des jeunes peut être un levier puissant pour faire du numérique un espace d’égalité, de sécurité et d’opportunités.»

Communiqué.


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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

Von: walid
22. Dezember 2025 um 09:16

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

20. Dezember 2025 um 09:20

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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La Tunisie en première ligne pour une régulation internationale de l’intelligence artificielle

12. November 2025 um 11:57

La Tunisie a pris part au Sommet mondial de l’Internet, tenu du 6 au 10 novembre à Wuzhen, en Chine. Le ministre des Technologies de la Communication, Sofiène Hemissi, y a représenté le pays lors d’un événement d’envergure internationale consacré à la régulation de l’intelligence artificielle (IA) et à la cybersécurité mondiale.

La Tunisie prône un cadre global pour l’IA

Dans ses interventions, le ministre tunisien a insisté sur l’urgence d’un mécanisme international cohérent pour encadrer les usages de l’intelligence artificielle, dont les impacts économiques et éthiques dépassent désormais les frontières nationales.

Il a mis en avant l’expérience tunisienne en matière de régulation numérique, citant les efforts du pays pour concilier innovation technologique et protection des données.

Hemissi a également proposé la création d’un cadre de collaboration entre la Chine et les pays arabes, afin de renforcer la gouvernance numérique régionale et de garantir un partage équitable des bénéfices technologiques entre les nations.

La sécurité numérique au cœur du sommet

Accompagnée par l’ambassade de Tunisie à Pékin, la délégation tunisienne a participé à la cérémonie d’ouverture présidée par Wang Jintao, vice-ministre de l’Administration chinoise du cyberespace (CAC).

Le sommet a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des experts internationaux et des représentants d’organisations multilatérales, tous engagés dans la recherche de solutions communes face aux risques croissants liés à l’IA et à la cybersécurité.

Les débats ont porté sur la nécessité de développer des cadres de régulation efficaces pour prévenir les usages abusifs de l’intelligence artificielle et garantir la sécurité des données. Les participants ont unanimement affirmé que le progrès numérique doit servir le bien-être humain et les objectifs du développement durable.

En marge des sessions plénières, plusieurs ateliers thématiques ont réuni des universités, centres de recherche et experts du secteur technologique, favorisant l’échange d’expériences autour d’une gouvernance responsable et inclusive de l’Internet.

Pour la Tunisie, cette participation marque une nouvelle étape dans sa diplomatie numérique, axée sur la coopération internationale et la promotion d’un modèle technologique éthique et équitable.

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La Tunisie en « guerre réelle » contre les narcotrafiquants, affirme Khaled Nouri devant le Parlement

11. November 2025 um 09:01

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a déclaré devant les députés que la Tunisie mène actuellement “une vraie guerre” contre les narcotrafiquants. Son intervention, lundi, s’est tenue lors de l’examen du budget 2026 de son département, marqué par un accent fort sur la sécurité, la cybersécurité et la prévention climatique.

Une stratégie sécuritaire « à double détente »

Le ministre a dévoilé une approche en deux volets pour contrer le trafic de drogue. Le premier axe repose sur une action préventive, visant à identifier les itinéraires et points d’entrée utilisés par les trafiquants dès les zones frontalières. Le second volet concerne le démantèlement des réseaux criminels à travers des campagnes sécuritaires coordonnées et ciblées.

Khaled Nouri a salué les récents succès des forces de l’ordre, rappelant que d’importantes quantités de stupéfiants ont été saisies ces derniers mois. Ces résultats, a-t-il affirmé, traduisent “les efforts constants des unités sécuritaires pour éradiquer ce fléau qui menace la jeunesse tunisienne”.

Protection des écoles et cybersécurité en renfort

Interpellé par les députés sur la sécurité autour des établissements scolaires et universitaires, Nouri a insisté sur la vigilance quotidienne de ses services. Des patrouilles et opérations de contrôle sont menées régulièrement pour prévenir les comportements à risque et garantir la sécurité des jeunes.

Le ministre a également mis en avant la dimension numérique de la sécurité nationale, soulignant que la Tunisie “n’est pas à l’abri des menaces émergentes” du cyberespace. Il a appelé à une coopération accrue entre les acteurs concernés pour bâtir un système national intégré de cybersécurité, garant de la souveraineté numérique et, par extension, de la souveraineté de l’État.

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Tunisie : La prison pour plusieurs anciens dirigeants du syndicat de la sécurité intérieure

21. Oktober 2025 um 10:31

La justice tunisienne a condamné ce mardi plusieurs anciens membres du bureau exécutif du Syndicat national des forces de sécurité intérieure ainsi qu’un propriétaire d’imprimerie privée à des peines de prison allant de trois à six ans pour des affaires de corruption financière.

Des peines pour malversations et blanchiment d’argent

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour de première instance de Tunis a rendu son jugement ce matin. Parmi les condamnés figurent l’ancien secrétaire général du syndicat et plusieurs autres membres de son bureau exécutif.

Ils ont été reconnus coupables de « trahison caractérisée », de participation à cette trahison, de blanchiment d’argent et d’autres infractions à caractère financier, rapporte Mosaique fm.

Le propriétaire d’une imprimerie privée, impliqué dans certaines transactions financières irrégulières, a également été condamné. Les peines prononcées vont de trois à six ans de prison ferme.

Ces décisions interviennent après que la chambre d’accusation spécialisée de la Cour d’appel a renvoyé les prévenus, placés en état d’arrestation, devant la chambre criminelle pour corruption financière. Les accusations portaient sur des faits de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de complicité dans des malversations financières au sein du syndicat.

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Cybersécurité en Tunisie : Plus de 57.000 attaques recensées au premier semestre 2025

08. Oktober 2025 um 15:16

Le spécialiste international en cybersécurité, Ali Laaribi, a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des attaques informatiques visant la Tunisie et sur les défis persistants que pose la sécurité numérique à l’échelle nationale.

Selon les données de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI), la Tunisie a enregistré 57.430 attaques cybernétiques durant les six premiers mois de 2025. Ce chiffre, confirmé par Ali Laaribi, témoigne d’une intensification préoccupante des menaces visant aussi bien les institutions publiques que les entreprises privées.

Le spécialiste a rappelé qu’en 2023, le pays avait déjà subi près de 150.000 attaques, soulignant la vulnérabilité croissante des infrastructures critiques telles que les réseaux d’électricité, d’eau et de télécommunications.

Un déficit mondial de compétences

Laaribi a également mis en exergue la pénurie de ressources humaines qualifiées dans le domaine de la cybersécurité, évoquant un déficit mondial estimé à 3,5 millions d’experts selon un rapport international couvrant l’année 2023.

« Les mêmes défis se posent en Tunisie, où le manque de spécialistes freine la mise en œuvre d’une stratégie efficace de protection numérique », a-t-il affirmé dans une déclaration à Mosaïque FM.

L’urgence d’une stratégie nationale claire

Le chercheur a insisté sur la nécessité de mettre à jour la législation relative à la sécurité numérique et d’intégrer la cybersécurité dans les politiques d’importation et d’acquisition de matériel technologique.

Il a également appelé à réaliser un inventaire complet des installations stratégiques du pays et à renforcer leur protection, estimant que toute attaque contre ces infrastructures « représente une menace directe pour la sécurité nationale et la vie des citoyens ».

D’ici 2030, le nombre d’appareils connectés à Internet dans le monde pourrait atteindre 32 milliards, selon Laaribi – un contexte technologique qui multipliera mécaniquement les risques d’intrusion et d’espionnage.

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Tunisie Telecom : Un acteur de confiance au service de la cybersécurité et de la souveraineté numérique

Von: Webdo
02. Oktober 2025 um 18:51

Dans un monde où la transformation digitale s’accélère et où les cybermenaces se multiplient, la protection des données et la souveraineté numérique sont devenues des priorités pour les entreprises, les institutions et les citoyens. Consciente de ces enjeux, Tunisie Telecom réaffirme son rôle de partenaire stratégique en bâtissant un écosystème numérique sûr, fiable et aligné sur les standards internationaux.

Des certifications internationales gages de confiance

Ces derniers mois, l’opérateur a obtenu plusieurs distinctions de référence qui attestent de la solidité de ses infrastructures et de la qualité de ses services :

  • Le Data Center Carthage a été certifié ISO 27001, ISO 27701 et ISO 9001, garantissant sécurité des données, protection de la vie privée et excellence opérationnelle.
  • La Direction de la Relation Clients (DRC) a décroché la certification ISO/IEC 27001:2022 pour son Système de Management de la Sécurité de l’Information, confirmant la protection rigoureuse des données sensibles.
  • Le Customer Network Operation Center (CNOC) a mis en place un Système de Management de la Qualité conforme à la norme ISO 9001:2015, assurant une surveillance proactive et continue des services.

Au-delà des labels, une stratégie nationale

Ces certifications vont bien au-delà d’une reconnaissance formelle. Elles renforcent la confiance des clients et soulignent la volonté de Tunisie Telecom de contribuer à la souveraineté numérique du pays grâce à des infrastructures locales certifiées et sécurisées.

Innovation, sécurité et transformation digitale

En multipliant ces initiatives, Tunisie Telecom consolide sa position d’opérateur de confiance et de partenaire clé de la transformation digitale. L’entreprise se distingue non seulement par la qualité de ses services, mais aussi par son engagement à accompagner l’innovation et à répondre aux besoins croissants d’une société connectée.

Fidèle à sa mission d’entreprise citoyenne, Tunisie Telecom place ainsi la cybersécurité et la qualité au cœur de sa stratégie, au service d’une Tunisie numérique, compétitive et souveraine.

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