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Fitch Ratings retire la Tunisie de la liste des pays sous observation

31. Januar 2026 um 14:00

D’après une note récemment publiée et intitulée «Les notations de la dette senior non garantie à long terme sont conformes à la notation de défaut émetteur (IDR) en devises étrangères de la Tunisie», l’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à «B-» et lui a attribué une note de recouvrement de «RR4», la retirant de la liste des pays sous observation (UCO).

Pour rappel, Fitch avait relevé, le 12 septembre 2025, la note IDR LT FC de la Tunisie à «B-» avec une perspective stable, en faisant savoir, aussi, qu’elle «table sur une perspective de recouvrement moyenne en cas de défaut, compte tenu de l’absence de facteurs de recouvrement clairement identifiables pour cet État souverain. Ces instruments bénéficient d’une notation de recouvrement de ‘‘RR4’’».

Par ailleurs, Fitch a souligné que la Tunisie a obtenu «un score de pertinence ESG (RS) de ‘‘5’’ pour la stabilité politique et les droits, ainsi que pour l’état de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et la lutte contre la corruption».

La Tunisie se situe dans la moyenne des indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale (WBGI), pris en compte dans le modèle de notation souveraine, au 36e percentile, «ce qui traduit une faible stabilité politique, un état de droit et des droits de participation au processus politique affaiblis, ainsi qu’une capacité institutionnelle et un niveau de corruption perçue modérés», a expliqué l’agence.

Fitch a révélé, en outre, que la notation de la Tunisie serait améliorée, à conditions de «réductions durables du déficit budgétaire et du ratio dette publique/PIB (par exemple grâce à une crédibilité accrue des politiques et à un engagement renforcé en faveur de la mise en œuvre des réformes)» et/ou d’une «augmentation continue des réserves de change (par exemple grâce à un resserrement supplémentaire des déficits du compte courant combiné à un accès toujours plus facile à des financements extérieurs durables)».

En revanche, la notation de la Tunisie peut être dégradée, en cas «d’incapacité à réduire les besoins de financement budgétaire (par exemple en raison d’une réduction des déficits budgétaires inférieure aux prévisions)» et/ou «d’une pression accrue sur les comptes extérieurs se traduisant par une baisse plus importante des réserves de change que prévu ou par une dépréciation monétaire à grande échelle».

L’agence de notation a enfin précisé que «ces décisions de notation reflètent l’application des nouveaux critères de notation souveraine de Fitch (septembre 2025) et intègrent pour la première fois des hypothèses de recouvrement dans les notations de la dette souveraine».

D’après Tap.

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L’UE durcit la lutte contre l’immigration clandestine

31. Januar 2026 um 13:33

L’Union européenne (UE) renforce sa lutte contre l’immigration clandestine, en concentrant ses efforts pour les cinq prochaines années sur une augmentation drastique des rapatriements, un recours sans précédent à la politique des visas comme outil diplomatique, ainsi qu’aux plateformes multifonctionnelles le long des routes migratoires et à l’intelligence artificielle (IA). Tout en intensifiant les partenariats avec des pays tiers, tels que la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie. (Photo : Centre de rétention des migrants en Italie).

«La priorité est claire : réduire et contenir le nombre d’arrivées illégales», a souligné Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures.

Cette priorité s’inscrit dans une tendance déjà visible : selon les données de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), les entrées irrégulières dans l’UE ont diminué de 26 % l’an dernier, soit le niveau le plus bas enregistré depuis 2021, avec des baisses significatives le long des routes des Balkans et d’Afrique de l’Ouest, tandis que la Méditerranée centrale demeure la voie d’accès la plus fréquentée à l’UE.

Avec sa nouvelle stratégie migratoire, la Commission s’est fixé un double objectif : consolider les tendances actuelles et expulser du Vieux continent les personnes n’ayant pas le droit d’y séjourner.

Des plateformes de rapatriement dans des pays tiers

Le plan s’articule autour de l’accélération des rapatriements. Dans le système actuel, moins de 30 % des personnes faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion quittent effectivement l’UE. Pour inverser cette tendance, Bruxelles privilégie désormais les plateformes de rapatriement, souvent situées dans des pays tiers, pour accueillir les demandeurs d’asile déboutés.

La stratégie consolide également la «diplomatie migratoire» en intensifiant les partenariats avec des pays tiers, tels que la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie, et ouvre la voie à la création de «centres polyvalents le long des routes migratoires», structures regroupant diverses fonctions opérationnelles pour gérer le cycle migratoire hors du territoire de l’UE en collaboration avec les pays partenaires. «Nous devons être fermes et défendre nos intérêts», a souligné Brunner, «sans pour autant nous dérober aux situations politiquement complexes.»

Parmi les nouveautés figure le recours à la numérisation et à l’IA dans la gestion de l’asile et des migrations.

La nouvelle stratégie en matière de visas complète le dispositif, visant à en faire un levier diplomatique stratégique. Autrement dit, si un pays tiers ne coopère pas au retour de ses citoyens expulsés, Bruxelles réagira en rendant plus difficile la délivrance de visas aux citoyens de ce pays.

Les nouvelles restrictions ont été immédiatement saluées par les partisans de Meloni au Parlement européen. Pour Nicola Procaccini et Carlo Fidanza, la feuille de route de la Commission «accepte les recommandations du gouvernement italien : gérer la migration, et non la subir».

I. B. (avec Ansamed).

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La Tunisie désarmée face aux catastrophes climatiques

31. Januar 2026 um 13:12

La Tunisie s’est dotée d’une Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030, mais face à la recrudescence des risques et catastrophes climatiques, elle continue de réagir par à coup. Cette gestion essentiellement réactive est expliquée par des carences de gouvernance et un manque de financement. Et les difficultés financières actuelles de la Tunisie ne favorisent pas la mobilisation de financements extérieurs.

Élaborée par le gouvernement avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), cette Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030 et plan d‘action, validée le 4 novembre 2021, est accompagnée d’un plan d’action structurant pour la décennie à venir.

Son objectif est de renforcer la résilience du pays, de mieux le préparer et de dépasser le stade de l’improvisation.

Meriem Khadhraoui écrit dans l’agence de presse Tap que cette stratégie repose sur d’importants investissements dans les infrastructures, qui doivent s’accompagner d’actions concrètes visant à garantir la préparation, l’inclusion et la durabilité.

Des plans sur la comète

La mise en œuvre de cette stratégie nécessite un budget total estimé à 548,7 millions de dinars (200,5 millions de dollars). Une première évaluation menée en 2022-2023 a révélé un faible niveau de progrès. En effet, «il existe un écart important entre ce qui était prévu et ce qui a été réellement mis en œuvre», a déploré Kamel Tounsi, expert principal en adaptation au changement climatique, dans une déclaration à Tap. La Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030 prévoyait spécifiquement un investissement d’environ 410,4 millions de dinars (142,4 millions de dollars) pour renforcer la résilience des infrastructures critiques et assurer la continuité des services publics essentiels, tels que l’eau, l’énergie et la santé. Une enveloppe d’environ 149,5 millions de dinars (51,9 millions de dollars) était consacrée à la protection des populations vulnérables et à la préservation du patrimoine culturel. La stratégie visait également à atteindre une couverture d’alerte précoce de 100 % d’ici 2025 grâce à la création d’un Système national d’alerte précoce multirisque, doté d’un budget de 6,03 millions de dollars.

Ce système visait à permettre la diffusion d’informations fiables et en temps réel, même dans les zones reculées, afin de réduire les pertes humaines. Or, lors des récentes intempéries survenues dans le pays, il y eut au moins 5 morts.

Des pertes économiques considérables

Conformément au Cadre de Sendai des Nations Unies, la stratégie s’attaque aux pertes économiques considérables subies par la Tunisie, estimées à plus de 2,16 milliards de dinars tunisiens (760 millions de dollars américains) au cours des 30 dernières années. Le pays demeure extrêmement vulnérable aux inondations, aux sécheresses, aux glissements de terrain et aux incendies de forêt.

Si la sécheresse a représenté 54 % des catastrophes recensées entre 1957 et 2018, les inondations restent les plus coûteuses, responsables d’environ 60 % des pertes économiques et du plus grand nombre de décès.

Selon la Banque mondiale, la Tunisie figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique, avec des impacts de plus en plus graves attendus en raison de la hausse des températures, de la diminution des précipitations, de la pénurie d’eau et de l’élévation du niveau de la mer.

Malgré ce cadre de planification stratégique et la définition de priorités nationales, la mise en œuvre des programmes et projets prévus accuse un retard. En effet, selon Kamel Tounsi, le seul programme majeur de réduction des risques de catastrophe (RRC) actuellement en cours au niveau national est celui mis en œuvre par le ministère des Finances et d’autres partenaires nationaux, avec un financement de 100 millions de dollars de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD) (ResCat). Lancé en 2021, ce projet devrait se poursuivre jusqu’en 2027. Il vise à améliorer la gestion des risques, à renforcer les infrastructures de protection contre les inondations, à protéger les personnes et les biens et à développer des mécanismes d’assurance contre les catastrophes.

Par ailleurs, «la mise en œuvre de cette stratégie est particulièrement complexe», reconnaît l’expert, soulignant des difficultés tant techniques que financières.

Les financements se font rares

«Renforcer véritablement la résilience des écosystèmes et des sociétés exige des investissements colossaux, dont une grande partie doit être mobilisée à l’échelle internationale», explique-t-il. Or, les difficultés financières actuelles de la Tunisie ne favorisent pas la mobilisation de financements extérieurs. «Les contributions financières, sous forme de subventions et de prêts, sont en baisse. De plus, le pays n’a pas suffisamment investi dans le développement d’une diplomatie et d’un plaidoyer efficaces en matière de climat, ce qui nous a clairement pénalisés», affirme Kamel Tounsi. De ce fait, plusieurs stratégies et plans élaborés pour 2030 ou 2050 sont pratiquement restés lettres mortes.

I. B. (avec Tap).

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Contrôle des migrations | Bruxelles satisfaite du partenariat avec Tunis

31. Januar 2026 um 12:30

De nouveaux équipements destinés à renforcer la surveillance des frontières terrestres et maritimes de la Tunisie ont été livrés par l’Union européenne (UE) dans le cadre du Programme de gestion des frontières (PGF), une initiative que Bruxelles présente comme un «partenariat solide et durable» avec Tunis, mise en œuvre en collaboration avec la Garde nationale tunisienne et le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD). (Photo d’archive : livraison d’équipements européens aux garde-côtes tunisiens).

La délégation de l’UE en Tunisie a annoncé que l’aide européenne globale à la gestion des frontières tunisiennes s’élève à 130 millions d’euros (446 millions de dinars), affectés aux activités liées à la sécurité, à la recherche et au sauvetage, ainsi qu’à la lutte contre la traite des êtres humains et les réseaux de passeurs.

Lors de son évaluation à l’occasion de la réunion au quartier général de la Garde nationale de Tunis à El Aouina, l’UE a salué les résultats «significatifs» du programme lancé en 2018. Elle a souligné que cette initiative a contribué au renforcement des capacités opérationnelles de la Garde nationale et des garde-côtes, notamment en matière de recherche et de sauvetage et de protection des migrants en situation irrégulière.

Bruxelles a également noté que, depuis le lancement du projet, des équipements modernes d’une valeur de plus de 21 millions d’euros (72 millions de dinars) ont été fournis, ainsi que plus de 60 sessions de formation ayant impliqué 550 officiers et cadres. Des milliers de pièces et d’équipements destinés aux opérations sur le terrain ont également été acquis.

La délégation de l’UE a enfin insisté sur le fait que ces mesures ont contribué, «dès 2024», à une réduction des traversées irrégulières et du nombre de personnes disparues et de victimes en mer, grâce à l’intensification des opérations de sauvetage.

Le programme, ajoute l’UE, est désormais entré dans sa troisième phase, qui s’étendra jusqu’en 2028. Cette phase vise à développer une infrastructure de surveillance radar avancée afin de consolider progressivement les capacités de recherche et de sauvetage et de protection côtière de la Tunisie.

Dans le cadre de cette coopération, l’UE réaffirme que le partenariat repose sur la coopération, le respect des droits humains et la stabilité en Méditerranée.

Toutefois, la coopération UE-Tunisie en matière de gestion des migrations a également fait l’objet de débats publics en Europe ces dernières années, notamment concernant le modèle d’«externalisation» des politiques frontalières et l’équilibre entre contrôle, sauvetage et protection des droits humains.

I. B. (avec Ansamed).

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Appel à candidatures du challenge de l’innovation AgriTech4Tunisia

31. Januar 2026 um 11:49

Les développeurs de solutions agri-tech pratiques et évolutives répondant aux principaux défis de l’agriculture et du marché tunisiens peuvent participer au challenge de l’innovation AgriTech4Tunisia. La date limite pour postuler est fixée au 12 février 2026.  

Le challenge AgriTech4Tunisia est une initiative de l’Alliance de Bioversity International et du CIAT, à travers l’Accelerate for Impact Platform (A4IP).

Ce programme s’adresse aux innovateurs nationaux et internationaux qui développent des entreprises agritech en phase de démarrage disposant d’un produit minimum viable, idéalement validé par les utilisateurs finaux, et qui sont en train de lever des fonds au stade de l’amorçage ou de la pré-amorçage.

Les solutions doivent répondre à une demande clairement définie du marché, relever les défis agricoles locaux et apporter des avantages tangibles aux petits exploitants agricoles et aux autres acteurs de la chaîne de valeur.

Une cohorte de 20 équipes innovantes participera à un bootcamp entièrement financé en Tunisie, suivi d’un programme d’accélération sponsorisé de trois mois, combinant formation commerciale, assistance technique, accès direct aux investisseurs et mise en relation B2B avec des entreprises agroalimentaires.

Le programme se terminera par un Demo Day, un espace de réseautage où les équipes présenteront leurs solutions à des scientifiques, des experts du secteur, des entreprises agroalimentaires et des investisseurs, dans le but de catalyser les opportunités de tests pilotes et de débloquer des fonds.

Les équipes diplômées bénéficieront d’un soutien post-programme avec un accès exclusif à des événements de réseautage et à des alertes d’opportunités, des connexions facilitées avec des partenaires et l’accès aux plateformes d’innovation et à l’infrastructure scientifique du CGIAR.

Pour toute question, envoyez-nous un e-mail à info@agritechchallenge.org ou un message sur la communauté WhatsApp.

Si vous êtes un acteur de l’écosystème agritech, un centre de recherche ou un investisseur intéressé par ce programme, envoyez-nous un e-mail à innovations@cgiar.org

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Monastir | Formation sur l’usage de l’IA par les journalistes

31. Januar 2026 um 10:52

L’Association tunisienne des médias et de l’intelligence artificielle (Atmedia) organise, samedi 31 janvier et dimanche 1er février 2026 au siège de Radio Monastir, un atelier de formation spécialisé sur les usages de l’intelligence artificielle (IA) dans le travail journalistique et médiatique.

Cet atelier session, organisé en partenariat avec la section Centre et Sahel du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), est assurée par le journaliste et membre fondateur d’Atmedia, chargé de la formation, Ahmed Hamdi. Elle s’inscrit dans l’engagement constant de l’association en faveur de la formation continue et du renforcement des compétences professionnelles des journalistes face aux mutations numériques accélérées du secteur des médias.

L’atelier vise à doter les participants de compétences pratiques dans l’utilisation des outils d’IA pour la recherche d’informations, la rédaction, la vérification des données et la production de contenus audiovisuels, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité du travail journalistique et au renforcement de sa crédibilité, dans le respect de l’éthique et des normes professionnelles.

Créée en septembre 2025 à Tunis, l’Atmedia est une association indépendante et à but non lucratif, dédiée à l’accompagnement des professionnels de l’information dans l’intégration responsable de l’IA. Elle œuvre pour le renforcement des compétences, la promotion d’une culture numérique éthique et la défense d’un journalisme rigoureux et crédible.

Atmedia réunit des journalistes, universitaires et experts du numérique, et développe des programmes de formation, de sensibilisation et de recherche visant à moderniser le paysage médiatique tunisien dans le respect de l’intérêt public.

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La démocratie doit-elle se protéger du peuple ?

31. Januar 2026 um 10:25

Des vagues de populisme traversent aujourd’hui le monde avec une puissance inédite. Aucun continent n’est épargné, aucun régime démocratique n’est à l’abri. De l’Amérique à l’Europe, de l’Inde à l’Amérique latine, le discours politique se simplifie, se durcit, se radicalise. Les slogans remplacent les programmes, l’émotion supplante l’argumentation, et la colère devient une ressource électorale. C’est le triomphe inquiétant du nombre et la défaite de la raison. Plaidoyer pour une démocratie entre élites à l’ère du populisme.

Zouhaïr Ben Amor *

Le populisme se nourrit d’un paradoxe fondamental : il prétend incarner le peuple tout en détruisant les conditions mêmes d’un jugement politique éclairé. Il érige l’opinion immédiate en vérité, la majorité numérique en légitimité morale, et transforme toute complexité en suspicion. Dans ce climat, l’intellectuel devient un ennemi, l’expert un traître, le scientifique un manipulateur.

Face à cette dérive, une question longtemps jugée indécente mérite aujourd’hui d’être posée sans faux-semblants : la démocratie peut-elle survivre lorsqu’elle abdique toute exigence intellectuelle ? Et plus encore : une démocratie fondée sur des élites instruites, responsables et contrôlées serait-elle plus démocratique que le règne aveugle du nombre ?

Le populisme : une pathologie interne de la démocratie

Contrairement à une idée répandue, le populisme n’est pas l’ennemi extérieur de la démocratie. Il en est une dérive interne, un excès logique. Il surgit lorsque la souveraineté populaire est réduite à sa forme la plus brute : le comptage des voix, indépendamment de la qualité du jugement qui les fonde.

Déjà, Platon voyait dans la démocratie athénienne un régime instable, vulnérable à la démagogie. Dans La République, il compare la cité démocratique à un navire confié à une foule ignorante, sourde à la compétence du pilote. Ce n’est pas le peuple en tant que tel que Platon critique, mais l’abandon de toute hiérarchie du savoir.

Plus près de nous, le politicien français Alexis de Tocqueville (1805-1859) identifie un danger majeur des sociétés démocratiques modernes : la tyrannie de la majorité. Celle-ci n’opprime pas par la force, mais par la norme, étouffant toute pensée dissidente sous le poids du consensus numérique (De la démocratie en Amérique).

Le populisme contemporain pousse cette logique à son extrême : il confond volonté générale et opinion majoritaire instantanée, souvent façonnée par les réseaux sociaux, les algorithmes et les émotions collectives. La démocratie devient alors un réflexe, non un processus de délibération.

L’égalité politique et le mythe dangereux de l’égalité cognitive

L’un des dogmes les plus intouchables de la modernité démocratique est l’idée que toutes les opinions se valent. Or cette affirmation, si elle est moralement séduisante, est intellectuellement intenable.

Être citoyen confère des droits égaux, mais ne produit pas automatiquement une compétence égale. Confondre égalité juridique et égalité cognitive revient à nier l’expérience, l’éducation, la formation, l’effort intellectuel. Cette confusion est au cœur du triomphe populiste.

Le philosophe et économiste britannique John Stuart Mill (1806-1873) l’avait parfaitement compris. Dans Considerations on Representative Government (1861), il propose un suffrage plural, où le vote des citoyens les plus instruits aurait un poids supérieur. Non par mépris social, mais par souci d’efficacité politique. Mill pose une question dérangeante mais rationnelle : pourquoi refuser à la politique ce que l’on exige de la médecine, de l’ingénierie ou du droit ?

On ne choisit pas un chirurgien par acclamation populaire. On ne confie pas un pont à un vote majoritaire. Pourquoi alors accepter que le destin d’une nation soit décidé sans exigence minimale de compétence ?

La révolte des masses et la fin du jugement

Le populisme est aussi un phénomène culturel profond. Le philosophe espagnol José Ortega y Gasset (1883-1955) dans La révolte des masses (1930), décrit l’avènement de l’«homme-masse» : un individu convaincu de son droit à décider de tout, sans effort préalable de compréhension.

L’homme-masse ne rejette pas seulement l’élite ; il rejette l’idée même d’excellence. Toute distinction est perçue comme une offense. Toute compétence devient arrogance. Cette mentalité trouve aujourd’hui un terrain idéal dans les réseaux sociaux, où la visibilité remplace la légitimité, et où la viralité tient lieu de vérité.

Dans ce contexte, la démocratie cesse d’être un régime de responsabilité pour devenir un théâtre d’indignations successives. Le jugement politique, qui exige lenteur, mémoire et complexité, est sacrifié au profit de réactions immédiates.

Effondrement du sens politique et banalisation de l’irresponsabilité

La germano-américaine Hannah Arendt (1906- 1975) a montré, notamment dans La crise de la culture, que le mal politique moderne ne procède pas toujours de la monstruosité, mais de la banalité, c’est-à-dire de l’absence de pensée.

Le populisme prospère précisément sur cette absence. Il ne demande pas aux citoyens de comprendre, mais de réagir. Il ne sollicite pas la raison, mais l’affect. Le vote devient un geste cathartique, non un acte réfléchi.

La démocratie, ainsi vidée de son exigence intellectuelle, devient vulnérable à toutes les manipulations. Elle se transforme en machine à légitimer l’irresponsabilité collective.

Faut-il alors confier la démocratie aux élites ?

Le mot «élite» est aujourd’hui presque imprononçable. Il évoque immédiatement l’arrogance, la domination, l’entre-soi. Pourtant, refuser toute forme d’élite revient à accepter implicitement le règne de l’incompétence.

Il faut ici être clair : il ne s’agit ni d’une élite de naissance, ni d’une élite de richesse. Il s’agit d’une élite de savoir, de responsabilité et d’éthique. Une élite sans privilèges héréditaires, soumise au contrôle, révocable, évaluée.

Dans toute société complexe, des élites existent de fait : scientifiques, ingénieurs, médecins, enseignants, juristes. La question n’est donc pas leur existence, mais leur place dans la décision politique.

Refuser leur rôle au nom d’un égalitarisme abstrait, c’est livrer la démocratie à ceux qui crient le plus fort, non à ceux qui comprennent le mieux.

Modèles possibles d’une démocratie protégée du populisme

Imaginer une démocratie entre élites ne signifie pas abolir le peuple, mais réintroduire des filtres rationnels.

Plusieurs modèles sont envisageables :

1. Un bicaméralisme renforcé : une chambre élue au suffrage universel, et une chambre de compétence (scientifiques, juristes, philosophes, économistes), avec droit de veto argumenté.

2. Un suffrage pondéré par le niveau d’instruction ou la formation civique.

3. Des conseils citoyens qualifiés, tirés au sort mais formés longuement avant toute décision.

4. Une démocratie délibérative, où le vote n’intervient qu’après un processus obligatoire d’information et de débat.

Ces modèles ne sont pas antidémocratiques ; ils sont antipopulistes.

Le danger inverse : technocratie et déshumanisation

Toute réflexion honnête doit reconnaître les risques d’une démocratie des élites. L’expertise peut devenir froide, déconnectée du vécu. Les élites peuvent se fossiliser, se reproduire, perdre tout contact avec le réel social.

Le théoricien de la politique, l’allemand Carl Schmitt (1888, 1985) rappelle que la politique ne peut jamais être réduite à une simple gestion technique. Elle implique des choix existentiels, des valeurs, des conflits irréductibles.

C’est pourquoi une démocratie entre élites ne peut être viable que si elle reste ouverte, pluraliste, contrôlée, et si le peuple conserve un droit de regard et de sanction.

Penser contre la foule pour sauver la démocratie

Il est temps d’oser une vérité inconfortable : la démocratie n’est pas sacrée par nature. Elle n’est qu’un outil fragile, qui ne fonctionne que si les citoyens sont capables de discernement.

Lorsque l’ignorance devient majoritaire, lorsque l’émotion remplace la raison, lorsque la compétence est méprisée, la démocratie se suicide lentement sous les applaudissements.

Peut-être faut-il alors accepter cette idée provocante : le salut de la démocratie viendra parfois d’une minorité lucide, et non de la majorité aveugle. Penser contre la foule n’est pas trahir la démocratie. C’est peut-être aujourd’hui la seule façon de la préserver.

* Universitaire.

Références bibliographiques (indicatives) :

Platon, La République.

Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique.

John Stuart Mill, Considerations on Representative Government.

José Ortega y Gasset, La révolte des masses.

Hannah Arendt, La crise de la culture ; Eichmann à Jérusalem.

Carl Schmitt, La notion de politique.

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    Maroc | Les retombées économiques de la CAN 2025  

    31. Januar 2026 um 10:02

    Les chiffres officiels communiqués par le gouvernement marocain à l’issue de l’organisation de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football mettent en lumière des retombées financières dépassant le milliard d’euros, ravivant le débat sur l’importance des retombées économiques attendues de la Coupe du monde Fifa 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. 

    Habib Glenza

    Selon Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, l’accueil de la CAN au Maroc a généré des revenus directs supérieurs à 1,5 milliard d’euros soit environ 4,8 milliards de dinars tunisiens. Ce chiffre représente un peu moins que la totalité des recettes touristiques de l’exercice 2025 en Tunisie.

    Dans une déclaration accordée à l’agence espagnole Efe, le responsable marocain a souligné que l’événement a attiré plusieurs centaines de milliers de visiteurs étrangers, dynamisant de manière significative des secteurs clés tels que l’hôtellerie, le transport, le tourisme, et les services de manière générale, tout en favorisant la création de dizaines de milliers d’emplois.

    Mezzour a également insisté sur la dimension stratégique des investissements réalisés dans les infrastructures sportives et logistiques, estimant qu’ils s’inscrivent dans une vision de long terme dépassant largement le cadre ponctuel de la compétition panafricaine.

    Développement des services touristiques

    Pour l’économiste marocain Khalid Hams, l’intérêt de tels événements mondiaux ne se limite pas à des gains financiers immédiats. Il considère que l’organisation de grandes manifestations sportives contribue avant tout à renforcer l’image du Maroc sur la scène internationale. C’est un facteur déterminant dans l’attractivité du pays auprès des investisseurs et des touristes, a-t-il expliqué, ajoutant que la visibilité offerte par ces compétitions stimule l’investissement dans les infrastructures structurantes, notamment les réseaux routiers, les aéroports et les capacités hôtelières.

    Ces événements internationaux contribuent au développement des services touristiques et à la montée en compétence des ressources humaines dans les métiers de l’hôtellerie et du tourisme. L’expert anticipe des retombées durables, à moyen et long terme, dans les secteurs du transport et du tourisme, mais aussi dans l’artisanat, un domaine qui fait vivre près de cinq millions de Marocains. Cette dynamique devrait, selon lui, renforcer la croissance économique et générer une activité soutenue dans l’ensemble des secteurs connexes.

    Concernant les infrastructures sportives, Hams plaide pour une gestion durable des stades et des équipements, en encourageant leur exploitation tout au long de l’année à travers la diversification des disciplines et des événements, afin de garantir leur rentabilité et de limiter les coûts d’entretien.

    Il faut également mettre en exergue non seulement les superbes stades mis à la disposition des équipes participantes à cette CAN, mais surtout à la praticabilité des pelouses qui ont absorbé des quantités exceptionnelles d’eau, grâce à un système de drainage très efficace, rarement constaté sur des pelouses européennes        

    Une vision économique à l’horizon 2035

    De son côté, l’économiste Mohamed Jadri estime que le Maroc aborde l’organisation la Coupe du monde comme un instrument stratégique au service d’un projet économique global, et non comme une finalité sportive. Il explique que cette approche s’inscrit dans une ambition de transformation économique à l’horizon 2035, visant notamment à doubler le produit intérieur brut (PIB) pour dépasser les 260 milliards de dollars, contre environ 130 milliards actuellement. Cette vision prévoit également l’augmentation du taux d’activité des femmes à 45 %, la réduction des disparités territoriales et l’amélioration du revenu moyen des ménages, avec un objectif de croissance annuelle pouvant atteindre 8 %. 

    Parmi les autres objectifs figurent l’accueil de 26 millions de touristes par an, le développement de l’industrie automobile avec une production cible de 2 millions de véhicules, ainsi que le renforcement de la souveraineté alimentaire, énergétique et pharmaceutique du pays.                                                                                  Selon Jadri, l’organisation de la CAN a généré des centaines de milliers d’emplois dans les secteurs de la communication, de l’événementiel et des infrastructures. L’activité intense observée dans l’hôtellerie, la restauration et le transport aérien durant la compétition illustre, à ses yeux, le rôle de catalyseur économique joué par ce genre d’événements.

    L’économiste conclut en soulignant que les retombées économiques positives du Mondial 2023 dépasseront largement la période de la tenue de la compétition, grâce au renforcement de la visibilité du Maroc dans plus de 180 pays, attirant de nouveaux investissements étrangers. Les principaux bénéficiaires resteront, selon lui, les citoyens marocains, à travers les projets structurants tels que le train à grande vitesse, les autoroutes et les infrastructures génératrices de richesse et d’emplois.

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    Tunisie | Un ministère des antiquités pour quoi faire ?

    31. Januar 2026 um 09:32

    La protection du patrimoine tunisien est une urgence réelle. Personne ne conteste l’état de vulnérabilité des sites archéologiques, ni l’ampleur des pertes causées par le pillage, l’abandon et l’improvisation institutionnelle. Pourtant, l’appel récent à la création d’un ministère des Antiquités et du Patrimoine, malgré son lyrisme mobilisateur, pose plus de problèmes qu’il n’en résout. (Photo : Les citernes d’Oudhna).

    Abdelhamid Larguèche *

    Derrière l’évidence de la cause se cache une vision idéologiquement clivante de la mémoire et politiquement risquée de l’action publique.

    Le texte repose sur une représentation quasi sacrée de la Tunisie comme «musée universel enfoui», faisant de l’archéologie le cœur exclusif de la souveraineté mémorielle. Or la mémoire nationale ne se réduit ni aux vestiges antiques ni aux sites monumentaux. Elle est aussi sociale, conflictuelle, coloniale, ouvrière, contemporaine… En hiérarchisant les mémoires et en sacralisant le passé lointain, on dépolitise l’histoire au lieu de la rendre vivante et partagée.

    Une inflation ministérielle dysfonctionnelle

    Plus problématique encore est la croyance implicite dans la solution institutionnelle miracle. Dans un État fragilisé, la création d’un ministère supplémentaire relève davantage du symbole que de l’efficacité. Les dysfonctionnements actuels — centralisation excessive, faiblesse des moyens, précarité des métiers du patrimoine, éloignement des territoires — ne seront pas corrigés par un changement d’organigramme. L’inflation ministérielle ne remplace ni une vision démocratique ni une réforme structurelle.

    Cet appel révèle aussi une posture familière : celle d’un entre-soi élitaire parlant au nom de la mémoire collective sans intégrer pleinement les habitants des régions concernées, les ouvriers du patrimoine, les jeunes chercheurs précaires ou les collectivités locales. La mémoire devient alors un domaine réservé, confisqué symboliquement par ceux qui en maîtrisent le langage, mais non nécessairement les usages sociaux.

    Surtout, dans le contexte tunisien actuel, marqué par les dérives bureaucratiques, la verticalité des décisions et la défiance envers les élites, l’appel à un «acte souverain» sans garde-fous démocratiques est risqué. La culture, lorsqu’elle est administrée verticalement, peut devenir un instrument de domination symbolique plutôt qu’un espace d’émancipation.

    Une autre voie est pourtant possible. Plutôt qu’un ministère de plus, la Tunisie pourrait se doter d’un Conseil supérieur de la culture et du patrimoine, instance indépendante, pluraliste et dotée de prérogatives propositionnelles. Placé sous contrôle parlementaire, ce Conseil garantirait à la fois l’autonomie vis-à-vis de l’exécutif et la redevabilité publique. Sa composition : chercheurs, professionnels de la culture et du patrimoine, collectivités locales, acteurs de la société civile et métiers souvent invisibilisés du secteur, permettrait de rompre avec la centralisation verticale et l’entre-soi décisionnel.

    La mémoire est un bien commun

    Chargé de définir des orientations stratégiques, d’évaluer les politiques publiques et de rendre des avis publics sur les projets de lois et de réformes touchant à la culture, à la mémoire et au patrimoine, ce Conseil constituerait un véritable levier de bonne gouvernance. Il favoriserait la transparence, la coordination institutionnelle et l’ancrage territorial des politiques culturelles, tout en reconnaissant la pluralité des mémoires, y compris locales, sociales et contemporaines.

    La question n’est donc pas de savoir comment administrer la mémoire, mais comment la démocratiser.

    La décentralisation réelle des politiques patrimoniales, la sécurisation des métiers, l’intégration des universités et la reconnaissance des mémoires locales et contemporaines constitueraient des leviers bien plus efficaces que la sacralisation institutionnelle du passé.

    La question n’est donc pas de savoir comment administrer la mémoire, mais comment la démocratiser.

    Car la mémoire n’est ni un décor ni un capital symbolique : elle est un bien commun, traversé de conflits, de récits multiples et d’enjeux sociaux.

    La protéger exige moins de solennité et plus de politique.

    * Historien.

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    Tunisie | Appel à la création d’un ministère des Antiquités

    31. Januar 2026 um 09:22

    Un groupe d’intellectuels, d’écrivains et d’artistes ont publié, le 27 janvier 2026, une «Déclaration de souveraineté sur la mémoire», dont nous reproduisons ci-dessous, la traduction, où ils appellent à la création d’un «ministère des Antiquités et du Patrimoine» pour mieux préserver la mémoire nationale des pillages et des destructions. (Photo: site archéologique de Carthage).

    Nous, soussignés, intellectuels, créateurs et gardiens de l’histoire, lançons cet appel urgent et souverain, fort de notre profonde conviction que la Tunisie, ce territoire géographique héritier d’une longue histoire, est en réalité un musée universel enfoui.

    Car dans chaque ville, dans chaque village, dans chacune de nos cités, des civilisations gisent enfouies sous le sol, attendant qu’un État leur rende leur dignité.

    La grandeur de la Tunisie réside dans la diversité, la richesse et l’étendue de son patrimoine, qui gît sous nos pieds à chaque coin de rue. Ici, l’histoire ne se limite pas aux sites de Carthage, El Jem, Sbeitla, Chemtou, Bulla Regia ou Kerkouane… ou d’autres sites connus ou découverts, elle coule dans les veines de la terre, depuis le quai du port punique englouti de Ras Salakta, jusqu’aux ruines de Kairouan révélées par les inondations, et depuis les côtes de Mahdia, Nabeul et Monastir qui recèlent des trésors révélés à chaque tempête, jusqu’aux forteresses du nord et aux plaines du sud. Car la Tunisie dans son ensemble représente un réservoir de mémoire humaine, et cette «exception civilisationnelle» – si l’on peut dire – ne peut rester otage d’une dépendance administrative déficiente vis-à-vis du ministère des Affaires culturelles.

    La subordination de ce patrimoine à des structures administratives secondaires constitue un lent assassinat de l’identité. La politique d’«urgence culturelle» et les alertes lancés après chaque évènement climatique, un pillage ou une destruction systématique, ne sont que des palliatifs sans effet.

    Aujourd’hui, notre patrimoine oscille entre la fragilité de la protection juridique et des carences structurelles, laissant nos trésors dans chaque village et chaque ville exposés à un pillage silencieux et à une destruction publique, une situation qui n’est plus acceptable dans un pays qui comprend que la réappropriation de l’histoire est le premier pas vers la libération de l’avenir.

    Nous renouvelons notre appel à la création immédiate et sans délai d’un ministère des Antiquités et du Patrimoine, une structure souveraine indépendante dotée d’une autonomie financière et d’une volonté politique claire et inébranlable, disposant d’équipes de terrain permanentes dans tout le pays et d’un budget à la hauteur du patrimoine menacé, œuvrant à la fouille, à la protection et à la valorisation des antiquités.

    Transformer les sites historiques, d’un «fardeau de préservation» en un «levier de développement» et de croissance économique, grâce à la recherche scientifique, la numérisation et le tourisme culturel, est essentiel pour restaurer la dignité historique de la Tunisie et le rayonnement international qu’elle mérite.

    La Tunisie, ensevelie sous les décombres de la négligence, attend un acte de souveraineté qui sauvera son patrimoine de l’oubli.

    Nous appelons le Parlement, le gouvernement et la société civile et politique à assumer leur responsabilité historique avant que la confiance des générations ne soit perdue.

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    Succès historique de MSB | La Tunisie accueille pour la 1ère fois la conférence AACSB Elevate Mena

    31. Januar 2026 um 08:27

    La Mediterranean School of Business (MSB) a marqué l’histoire en accueillant pour la première fois en Tunisie la conférence AACSB Elevate Moyen-Orient et Afrique du Nord, réunissant pendant quatre jours plus de 100 doyens, doyens associés et responsables de programmes internationaux issus d’écoles de commerce d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

    Avec une participation record, supérieure aux éditions précédentes organisées à Dubaï et au Caire, l’événement a confirmé la place de la Tunisie comme acteur incontournable dans le paysage mondial de l’enseignement du management.

    «Cet événement reflète qui nous sommes et ce que nous pouvons accomplir ensemble. Je tiens à remercier sincèrement chacun de mes collaborateurs, professeurs et personnel administratif, pour leur confiance et leurs efforts quotidiens afin d’aider notre institution à grandir et à avoir un impact significatif dans notre région», a déclaré Leila Triki, doyenne de la MSB.

    Temps forts de la conférence

    Pendant deux jours de conférences plénières, de tables rondes et de sessions interactives de haut niveau, les participants ont analysé l’évolution du rôle des business schools face aux transformations technologiques rapides, aux mutations géopolitiques et aux enjeux de durabilité.

    Les échanges ont porté notamment sur l’intégration responsable de l’intelligence humaine et artificielle, l’avenir des normes d’accréditation, l’impact de la recherche, la co-création avec les entreprises, l’entrepreneuriat, ainsi que l’équilibre entre diplômes et compétences. Porté par une forte mobilisation d’experts régionaux et internationaux, l’événement a favorisé un dialogue constructif, des collaborations concrètes et des perspectives opérationnelles, confirmant sa place de plateforme de référence pour l’innovation, l’impact et la coopération régionale en matière de formation en management.

    Une vision partagée pour l’avenir

    En réunissant à Tunis des dirigeants de grandes écoles de management, des représentants du monde économique et des organisations internationales, la conférence Elevate Mena 2026 a permis d’examiner comment l’enseignement du management peut contribuer à bâtir des institutions tournées vers l’avenir et à façonner des sociétés plus inclusives au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    «Elevate Mena s’est affirmé comme un carrefour régional de dialogue et de collaboration, réunissant les acteurs clés de l’enseignement du management. Le choix de la Mediterranean School of Business (MSB) pour accueillir cette conférence s’impose naturellement, puisqu’elle est la première et la seule école de commerce accréditée AACSB en Tunisie et dans toute l’Afrique francophone», a souligné Ihsen Zakri, vice-président Emea Growth and Engagement, AACSB International.

    A propos de AACSB International : fondée en 1916, AACSB International (Association to Advance Collegiate Schools of Business) est l’organisme mondial de référence en matière d’accréditation et d’amélioration continue des écoles de commerce. Présente dans plus de 60 pays, AACSB regroupe un réseau de plus de 1 900 institutions, entreprises et organisations engagées à transformer l’enseignement du management. Son accréditation est reconnue comme le standard le plus exigeant au niveau international, garantissant la qualité académique, l’innovation pédagogique et la pertinence des programmes face aux besoins du marché.

    A propos de la MSB : créée en 2002 à Tunis, la Mediterranean School of Business (MSB) est une école pionnière en Afrique et dans la région Mena, reconnue pour son excellence académique et son ouverture internationale. Membre de l’Université Méditerranéenne (SMU), MSB propose des programmes de licence, master et MBA accrédités et enseignés en anglais, favorisant une pédagogie interactive et centrée sur l’étudiant. Grâce à son corps professoral international, ses partenariats académiques et ses liens étroits avec le monde des affaires, MSB forme des leaders capables de relever les défis d’un environnement global, innovant et en constante évolution. La recherche constitue également un pilier essentiel de sa stratégie globale, renforçant l’innovation pédagogique et l’impact académique de l’école à l’échelle régionale et internationale.

    Communiqué.

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    Gestern — 30. Januar 2026Haupt-Feeds

    Maghreb Jazz Days à la Maison de Tunisie à Paris

    30. Januar 2026 um 12:42

    La Fondation de la Maison de Tunisie à Paris accueillera, du 6 au 8 février 2026, la 12ᵉ édition du Festival Maghreb Jazz Days, un événement culturel majeur qui s’inscrit pleinement dans la mission de dialogue, d’ouverture et de diversité portée par la Cité internationale universitaire de Paris.

    Depuis plus de dix ans, le Festival Maghreb Jazz Days s’impose comme un espace de création, de transmission et de rencontre, rassemblant un public fidèle et toujours plus nombreux.

    Le succès constant des éditions précédentes témoigne non seulement de la qualité artistique de la programmation, mais aussi de l’ancrage profond du festival dans la vie culturelle de la Maison de Tunisie et de la Cité universitaire de Paris.

    Cette réussite est indissociable de l’engagement et du travail de Kaouthar Errachid, directrice artistique du festival, dont la vision, la persévérance et la sensibilité artistique ont permis de faire de Maghreb Jazz Days un rendez-vous reconnu.

    À travers une programmation exigeante et inclusive, elle œuvre depuis des années à faire dialoguer les cultures du Maghreb avec le jazz contemporain, tout en offrant une scène d’expression aux artistes confirmés comme aux jeunes talents émergents.

    La Fondation de la Maison de Tunisie joue un rôle essentiel dans cette dynamique, en soutenant activement ce projet culturel qui contribue au rayonnement artistique de la Maison et à son rôle de carrefour culturel au sein de la Cité internationale universitaire. Le festival participe pleinement à la vie des résidents, en leur offrant un accès privilégié à des propositions artistiques de haut niveau, favorisant les échanges interculturels, la curiosité et le vivre-ensemble.

    Pour cette 12ᵉ édition, le public aura le plaisir de retrouver de grands noms du jazz maghrébin tels que Karim Ziad, Samira Brahmia et Youcef Boukela, ainsi que de découvrir une nouvelle génération d’artistes portée par Kaïs Siala, Omarhaba, Slim Abida, Zied Fatnassi, Alaa Ben Feguira, Ghassen Fendri et pleins d’autres artistes talentueux.

    Cette diversité artistique reflète l’esprit même du festival : un pont entre les générations, les esthétiques et les cultures.

    Plus qu’un simple événement musical, le Festival Maghreb Jazz Days est aujourd’hui un vecteur de diversité culturelle, un outil de transmission et un symbole fort de l’engagement de la Maison de Tunisie en faveur de la création, de l’ouverture et du dialogue entre les peuples.

    Entrée gratuite, mais réservation obligatoire. 

    Lien de réservation 

    Page Facebook de la Maison de Tunisie. Et sa page Instagram.

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    Boualem Sansal élu à l’Académie française

    30. Januar 2026 um 12:13

    Boualem Sansal vient d’entrer dans l’histoire : élu à l’Académie française par 25 voix sur 26, il succède à Jean-Denis Bredin et occupera le fauteuil numéro 3, autrefois celui de Marguerite Yourcenar, Georges Clemenceau ou du cardinal de Bernis. Une élection qui dépasse le simple honneur institutionnel : elle consacre une œuvre marquée par l’audace, la lucidité et la critique sans concession.

    Djamal Guettala 

    Depuis ses premiers romans jusqu’à ses essais les plus récents, Sansal n’a jamais renoncé à questionner l’histoire, la mémoire et les dérives du pouvoir. De ‘‘Le village de l’Allemand’’ à ‘‘2084. La fin du monde’’, il a affronté les silences imposés par la peur et la censure, traçant une écriture où l’engagement intellectuel se mêle à la littérature. Son regard critique sur l’Algérie post-indépendance, mais aussi sur les totalitarismes universels, lui a valu autant d’admiration que de controverses.

    Cette élection survient quelques mois après sa libération d’Algérie, où il avait été condamné pour des propos jugés sensibles par les autorités locales. Sa mise en liberté, obtenue grâce à une médiation internationale et une grâce présidentielle, symbolise la valeur de la parole libre et le combat d’un écrivain contre les pressions politiques et l’intimidation. Dans ce contexte, son accession à l’Académie française prend une dimension morale autant que littéraire : elle affirme que la littérature ne se plie ni à la censure ni au silence.

    Sous la Coupole, il recevra l’habit vert et l’épée de l’Immortel, symboles d’une institution qui, avec lui, réaffirme que la langue française continue de se nourrir de voix étrangères, critiques et universelles. L’Académie accueille une plume qui traverse les frontières et les générations, et qui rappelle que la littérature engagée, lucide et courageuse a sa place parmi les plus prestigieuses institutions de la francophonie.

    Boualem Sansal devient un Immortel. Mais au-delà du titre, il demeure un écrivain qui parle aux consciences de son temps, un passeur de vérités parfois dérangeantes, un témoin de l’histoire et de ses dérives. Sa voix, désormais inscrite dans l’histoire de l’Académie, continuera de résonner comme celle d’un homme qui a choisi de dire, coûte que coûte, ce que beaucoup taisent.

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    Ségolène Royal plaide à Alger pour la libération de Christophe Gleizes

    30. Januar 2026 um 11:58

    En visite officielle en Algérie depuis le lundi 26 janvier 2026, l’ancienne ministre française Ségolène Royal, présidente de l’Association France‑Algérie, a obtenu l’autorisation de rencontrer le journaliste Christophe Gleizes, incarcéré dans la prison de Tizi‑Ouzou. La rencontre est prévue ce vendredi 30 janvier 2026, après que Royal a reçu une «réponse positive» du ministre de la Justice algérien. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger, tout en ouvrant une fenêtre de dialogue autour du cas du journaliste.

    Djamal Guettala 

    Christophe Gleizes, collaborateur des magazines français So Foot et Society, avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi‑Ouzou alors qu’il réalisait un reportage sportif sur la Jeunesse Sportive de Kabylie. Condamné en juin 2025 à sept ans de prison ferme pour «apologie du terrorisme» et possession de publications «contre l’intérêt national», sa peine a été confirmée en appel en décembre 2025. Ses soutiens dénoncent une condamnation arbitraire, estimant qu’il n’a fait que son métier de journaliste.

    Un environnement politique sensible

    L’affaire a suscité une vive émotion en France, avec des appels à la mobilisation de Reporters sans frontières (RSF) et de syndicats de journalistes. RSF a dénoncé «une atteinte grave à la liberté de la presse» et a demandé l’intervention des autorités françaises pour obtenir une révision du dossier. La famille de Gleizes a, de son côté, déposé une demande de grâce présidentielle auprès du président algérien Abdelmadjid Tebboune et introduit un pourvoi en cassation pour tenter d’obtenir un nouveau procès.

    Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large : près de 250 détenus d’opinion sont actuellement emprisonnés en Algérie. Parmi eux, certains, comme l’économiste Djelloul Slama, ont été arrêtés pour avoir critiqué la politique économique ou sociale du gouvernement. La détention de Gleizes illustre, selon ses soutiens, les risques encourus par les journalistes et les militants dans un environnement politique sensible.

    Ségolène Royal, qui a rencontré mardi le président Tebboune, a souligné que le dirigeant algérien se montre «prêt au dialogue» dès lors que le respect et la considération sont présents du côté français. La discrétion de la famille et de l’avocat de Gleizes, saluée par Royal, a été un facteur déterminant dans l’obtention de cette autorisation exceptionnelle.

    Une diplomatie de prudence et de respect

    En parallèle, une mobilisation se poursuit en France, avec des rassemblements prévus à Paris, Toulouse, Lille, Perpignan et Montpellier. Une soirée de soutien organisée au Bataclan prévoit de reverser 100 % des bénéfices à RSF pour soutenir la campagne de libération de Gleizes.

    Au‑delà de l’enjeu individuel, la visite de Royal a une portée symbolique : elle témoigne de la possibilité d’un dialogue diplomatique et humain, même dans un contexte de tensions, et attire l’attention sur la question de la liberté de la presse et des droits des journalistes étrangers en Algérie. Cette initiative pourrait également influencer les relations franco‑algériennes dans les semaines à venir, en montrant que des avancées sont possibles lorsque la diplomatie est menée avec prudence et respect.

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    Retour sur la CAN Maroc | Un dernier carré qui ne tourne pas rond

    30. Januar 2026 um 11:33

    Du rectangle au carré. Du vert du terrain à la brillance des médailles du dernier carré. Les demi-finales correspondent toujours à la distribution des récompenses suprêmes. Avec un podium particulier puisque, contrairement à d’autres disciplines, terminer quatrième d’une compétition en football s’assimile à remporter un succès d’estime auprès de la critique. Puis une finale rythmée ou non, prévisible ou imprévisible, est le summum de l’événementiel. Le deuxième week-end du mois de janvier a rassemblé les supposées quatre meilleures équipes de la CAN Maroc. Pourtant l’animation n’a pas aidé à fournir du très beau spectacle. Peut-on vraiment parler d’élite africaine ? Quel bilan général peut-on tirer de cette Coupe d’Afrique des Nations ?

    Jean-Guillaume Lozato *

    Éliminés respectivement par le Sénégal et le Maroc, l’Égypte et le Nigeria se sont retrouvés pour le match de classement du samedi. Pour un piètre 0-0. Non que la partie fût totalement endormante. Loin de là : en première mi-temps, les Égyptiens ont assuré un semblant de domination.

    Deux derniers matches déconcertants

    Cependant, et au fur et à mesure de la décompression en seconde période, un faux rythme s’est emparé des vingt-deux acteurs disposés sur la pelouse.

    Dans les grandes lignes, les approximations se sont succédées. Le box to box a été le mot d’ordre, comme avec cette action du Nigeria de la douzième minute, envoyant son avant-centre puissant (1,90 m et 92 kg…) Akor Adams faire un tir cadré. Lorsque le rond central ne faisait pas office de ring pour une bataille stérile avec déchets techniques et fautes à retardement. Et l’Égypte, pourtant plus prometteuse aux matches précédents, est retombée dans ses travers anciens alors que son sélectionneur Hossam Hassan était parvenu à insuffler un instinct tactique à sa défense si bénéfique au reste de son onze. Tout ceci pour un 0-0 à la fin du temps réglementaire. Avec le bronze pour les Super Eagles vainqueurs aux tirs aux buts devant les Pharaons dont la star Mohamed Salah a raté son penalty.

    Nous avons donc pu comprendre comment ces deux nations ne sont pas arrivées en finale ! Toutefois, le soulagement ne fut que temporaire, si on se réfère à ce qui allait se passer le lendemain.

    Le dimanche soir a vu se confronter le Maroc et le Sénégal. Le pays hôte demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde au Qatar contre le détenteur du titre africain. Ce qui était pressenti comme une fête ne l’a été que partiellement. Une grande partie des 90 premières minutes de cette opposition a été une succession d’actions, avec le stress côté marocain et la tension côté sénégalais. La grande nervosité est intervenue vers les dix dernières minutes du temps réglementaire, pour s’installer durablement dans les prolongations et la confirmation d’un 0-0. Après des scènes de violence et le ridicule atteint à cause des enfantillages incessants des footballeurs sénégalais et de leurs supporters.

    Avec une équipe sénégalaise qui termine première suite à une séance de penalties marqué par la contre-performance de Brahim Diaz, jusque-là excellent depuis le début de cette Coupe.

    Une guerre froide version africaine

    Africanité. Africanisme. Panafricanisme. Afrocentrisme. Panarabisme… Toutes ces théories ne se posent que comme des gadgets masquant et non palliant les incohérences d’un continent qui ressent soit les stigmates d’une post-colonisation, soit un retard structurel intrinsèque. Le Maroc l’a appris à ses dépens à travers certains comportements. Le monde l’a redécouvert.

    Avant, lorsqu’une équipe africaine creusait davantage le canal menant au développement du foot de son continent d’affiliation, la population africaine dans son ensemble regardait ça avec bienveillance.

    À présent, un vent de jalousie souffle avec rage vers les Lions de l’Atlas. Leur patrie est la cible de critiques non constructives, qui fusent comme un ballon dégagé grossièrement en touche sous une pluie battante. Et de la grossièreté nous sommes, hélas, passés à la vulgarité. Le concert de klaxons par des citoyens algériens à Alger en liesse a été lamentable. Comme en France, avec le comportement de supporters «DZ» en parfaite symbiose avec les injonctions formulées par l’influenceuse Sofia Benlemmane. Également les exactions de pseudo supporters et autres influenceurs feignant d’uriner dans des gradins.

    L’ancien international algérien Ali Bencheikh, non content d’avoir relancé le débat quant à un supposé lobby «kabyliste», a accentué l’esprit de discorde. Le footballeur retraité reconverti en consultant télé a critiqué vertement le Maroc en tant que nation organisatrice dès que l’équipe nationale algérienne a été éliminée par son homologue nigériane. Quant aux médias sénégalais…

    La principale chose à retenir de cette CAN c’est l’organisation marocaine. Avec des stades grandioses, des pelouses magnifiques et un accueil excellent vis-à-vis des supporters étrangers.

    Si l’on tient compte de l’ensemble du tournoi, le Maroc méritait de gagner cette Coupe d’Afrique.

    Le bilan que l’on peut tirer de cette CAN est une harmonisation des forces maghrébines et subsahariennes sur le terrain. Avec une Afrique du Nord dont les quatre représentants ont dépassé le premier tour.

    L’Afrique du football a beaucoup démontré, mais il reste encore des choses à parfaire. Parmi ces choses, la gestion des contingences émotionnelles. Nous pourrons parler de réelle élite sur le plan du jeu, mais pas encore sur le plan comportemental. La confrontation maroco-sénégalaise a dépassé le cadre du terrain de jeu. Puis les excès médiatiques, venant notamment de l’Algérie, sont à bannir d’un contexte où doit primer l’esprit sportif exemplaire à destination des plus jeunes. Que ferait-on dans le cas d’une opposition hypothétique algéro-marocaine l’été prochain en Amérique du Nord ou bien à la prochaine CAN ? Sans parler du sélectionneur égyptien qui a présenté un argumentaire chancelant à propos de l’hôtellerie marocaine.

    La meilleure réponse du Maroc est à venir. Sur les terrains de la prochaine Coupe du Monde, en cette année 2026. Et sur ses propres terres en 2030.

    * Enseignant universitaire et analyste de football.

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    Hayett Assurances révèle sa nouvelle identité visuelle

    30. Januar 2026 um 10:17

    Après quatre décennies d’engagement au service de la protection et de l’épargne des Tunisiens, Hayett Assurances ouvre un nouveau chapitre de son histoire en dévoilant sa nouvelle identité visuelle.

    Fondée en 1986 dans un contexte économique exigeant, Hayett Assurances s’est progressivement imposée comme un acteur de référence de l’assurance-vie en Tunisie, portée par une vision de long terme, une gouvernance solide et une culture d’entreprise fondée sur la responsabilité, la performance et l’exigence professionnelle.

    Ce rebranding marque un tournant stratégique. Il ne s’agit pas d’un simple changement graphique, mais d’un nouvel élan donné à l’identité de la marque, traduisant l’évolution de ses métiers et des attentes de ses clients.

    Plus moderne, plus lisible et plus affirmée, la nouvelle identité de Hayett Assurances exprime une volonté renforcée de proximité avec les assurés, tout en consolidant la solidité, la crédibilité et la capacité d’innovation de la compagnie, dans une dynamique de cohérence et de rapprochement avec le Groupe Comar.

    Dans cette dynamique de modernisation, Hayett Assurances continue de s’appuyer sur une offre produits structurée et évolutive, conçue pour accompagner les assurés à chaque étape de leur vie. Des solutions d’épargne comme Najah, pensées pour la préparation de l’avenir, aux produits de protection tels que Globale Prévoyance, dédiés à la sécurisation des familles et des entreprises, jusqu’à Sanad, qui répond aux besoins de couverture et de sérénité face aux aléas de la vie, la compagnie illustre sa capacité à proposer des réponses concrètes, adaptées et responsables.
     Ces produits traduisent l’engagement constant de Hayett Assurances à conjuguer protection, prévention et accompagnement durable, en cohérence avec les attentes des clients et les évolutions du marché.

    Cette évolution s’inscrit pleinement dans les valeurs fondamentales qui ont toujours guidé Hayett Assurances :

    • Engagement & proximité, au cœur de la relation avec les clients et le réseau,
    • Intégrité et transparence, piliers d’une confiance durable,
    • Innovation & modernité, portées par l’intégration progressive des technologies et l’amélioration continue de l’expérience client,
    • Solidité, gage de sécurité, de pérennité et de fiabilité.

    En cohérence avec les évolutions du marché de l’assurance-vie et les nouvelles exigences des consommateurs, Hayett Assurances confirme, à travers ce rebranding, sa volonté de proposer des solutions toujours plus adaptées, accessibles et porteuses de valeur dans la durée.

    Cette nouvelle identité accompagne ainsi une ambition claire : mieux servir les clients, aujourd’hui et demain, en s’appuyant sur un réseau d’agents engagés, des équipes expertes et une vision résolument tournée vers l’avenir.

    Communiqué.

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    Vénus Khoury-Ghata, «Sitt Fanous» s’éteint  

    30. Januar 2026 um 09:18

    Née le 23 décembre 1937 à Bcharré, au Liban et décédée le 28 janvier 2026 à Paris, Vénus Khoury-Ghata est une poétesse franco-libanaise, qui reçut le prix Goncourt de la poésie en 2011 pour son recueil ‘‘Où vont les arbres ?’’ Le poète Tahar Bekri lui rend ici hommage.

    Alger, Istanbul, Sète, Paris, Printemps des poètes, Marché de la poésie, Institut du Monde arabe, chez Dominique de Villepin dans ses différents ministères, Association et revue Confluences, des décennies nous ont réunis dans des lectures, des rencontres, des festivals, des complicités, des célébrations.

    Vénus portait sa terre sur les épaules, son Liban meurtri, depuis le début de la guerre, Passionnée, fougueuse, elle mobilisait sa poésie pour dire sa douleur, sa colère, sa voix d’exilée, de résiliente, cris rentrés, cris criés, lyriques, saccadés, chargés de métaphores et de mots inachevés.

    Malgré cela, ouverture sur le monde littéraire,France Culture, jurys littéraires, sans oublier l’humour :«Tu sais Tahar comment certains Arabes m’appellent Sitt Fanous» (lampadaire)… Elle illuminait tout ce qu’elle touchait. Elle nous quitte, elle manquera à l’appel, à la poésie.

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    Hayett Assurances célèbre 40 ans d’engagement économique et social

    30. Januar 2026 um 08:56

    Quarante ans après sa création, Hayett Assurances ne se contente pas de célébrer son parcours. À l’occasion de son 40ᵉ anniversaire et du lancement de sa nouvelle identité visuelle, la compagnie a choisi d’ouvrir le débat sur un enjeu central mais encore sous-estimé en Tunisie : le rôle économique et social de l’assurance-vie. Une conférence-débat, jeudi 29 janvier 2026, à l’hôtel Radisson Blu Tunis, qui a réuni experts, banquiers et acteurs du secteur autour d’une même conviction : l’assurance-vie est bien plus qu’un produit financier, c’est un levier de protection, de solidarité et de développement durable.

    Latif Belhedi

    Bien au-delà de la dimension commémorative, cette rencontre a marqué une étape charnière dans l’histoire de Hayett Assurances, qui célèbre quarante années d’engagement au service des assurés tunisiens. Dans une atmosphère à la fois professionnelle et chaleureuse, la compagnie a tenu à rappeler les fondements de sa mission tout en affirmant ses ambitions pour l’avenir, portées par une identité visuelle renouvelée, aux caractères vert-bleu, sur fond de voiles déployés, symbole de modernité, de dynamisme et d’ouverture.

    Modernité, dynamisme ouverture vers l’avenir

    Ouvrant les travaux, le directeur général de Hayett Assurances, Lotfi Ben Haj Kacem, a souligné la portée symbolique de ce moment dans la trajectoire de l’entreprise. «Nous célébrons aujourd’hui un moment historique dans la vie de notre société. Quarante années d’engagement, de croissance, d’innovation et surtout de fidélité à notre mission», a-t-il déclaré, rappelant que la vocation première de Hayett Assurances demeure la protection et l’accompagnement des individus et des familles, dans un esprit de responsabilité et de professionnalisme.

    Pour le dirigeant, cet anniversaire ne se limite pas à un regard rétrospectif. Il marque aussi l’ouverture d’un nouveau chapitre. «Cet anniversaire n’est pas seulement une célébration du passé. Il marque une nouvelle étape dans notre histoire. Aujourd’hui, nous affirmons notre ambition à travers une nouvelle identité visuelle, symbole de modernité, de dynamisme et d’ouverture vers l’avenir», a-t-il affirmé, inscrivant cette évolution dans une démarche globale de transformation et d’adaptation aux mutations du secteur.

    Le choix du thème de la conférence n’est pas anodin. Selon Lotfi Ben Haj Kacem, l’assurance-vie dépasse largement le cadre des indicateurs financiers. «Au-delà des chiffres et des performances, l’assurance-vie joue un rôle essentiel dans la société», a-t-il insisté. Sur le plan économique, elle contribue au financement de l’économie nationale, à la stabilité du système financier et à la mobilisation de l’épargne au profit de l’investissement et de l communauté nationale. Sur le plan social, elle protège les familles, sécurise l’avenir des enfants et favorise une vision financière de long terme, renforçant ainsi la solidarité entre les générations. «La solidarité n’est pas seulement un concept. C’est une réalité concrète et un engagement durable au service des individus, des familles et de la collectivité», a-t-il résumé.

    Créer de la valeur économique, humaine et sociale

    Dans cette optique, la conférence-débat s’est voulue un espace d’échange et de partage d’expériences, afin de mieux comprendre comment le secteur de l’assurance-vie peut contribuer à créer de la valeur non seulement économique, mais aussi humaine et sociale. «Ensemble, forts de notre héritage et tournés vers l’avenir, nous continuerons à innover, à évoluer et à servir avec excellence», a conclu le directeur général.

    Jamil Rihana, directeur général adjoint de Hayett Assurances, a recentré le débat sur les fondamentaux de l’assurance-vie et sa vocation sociale. «L’assurance-vie, c’est avant tout la protection des individus et des familles», a-t-il rappelé, évoquant la protection des conjoints et des enfants face aux aléas de la vie, à la perte ou à la fluctuation des revenus, à la perte d’autonomie ou encore aux problématiques de transmission du patrimoine.

    Il a mis en exergue une spécificité majeure de l’assurance-vie, souvent ignorée du grand public, notamment en matière de succession. «L’assurance-vie permet, grâce aux mécanismes de désignation de bénéficiaires, de verser un capital hors cadre successoral classique, ce qui facilite la transmission du patrimoine, limite les conflits et permet même de couvrir certains droits liés à la succession», a-t-il expliqué.

    Pour Jamil Rihana, l’assurance-vie constitue ainsi un outil de protection individuelle et familiale qui contribue, par ricochet, à renforcer la protection collective et la résilience de la société face aux chocs externes. Mais il a surtout insisté sur la nécessité de sortir l’assurance-vie de son image élitiste. «Notre mission première est de démocratiser l’assurance-vie, encore trop perçue comme un privilège réservé aux professions libérales ou aux salariés à hauts revenus», a-t-il affirmé.

    Cette démocratisation repose, selon lui, sur trois leviers fondamentaux. Le premier consiste à concevoir des solutions adaptées aux différentes situations et étapes de la vie, qu’il s’agisse d’un chef de famille, d’un indépendant, d’un salarié ou d’un retraité. «Les solutions doivent s’adapter aux moments de vie et apporter des réponses spécifiques à chaque situation», a-t-il souligné, rappelant l’importance d’une gamme de produits diversifiée et cohérente.

    De gauche à droite : Jamil Rihane, Slaheddine Ladjimi, Hakim Ben Yedder, Lotfi Ben Haj Kacem, Habib Karaouli et Ahmed El Karam.

    Le deuxième levier repose sur l’accessibilité, rendue possible par l’implantation régionale du réseau de distribution de Hayett Assurances et par des partenariats stratégiques, notamment dans le domaine de la bancassurance. «La bancassurance est un élément clé de notre développement. Elle nous permet de toucher une large palette de clients, en s’appuyant sur la relation de confiance entre la banque et ses clients», a-t-il expliqué, évoquant également le rôle croissant de la microfinance dans l’inclusion financière des populations fragilisées.

    Finalement et non moins important, le troisième levier concerne la simplicité et la lisibilité des produits. «Les solutions d’assurance doivent être compréhensibles, simples et efficaces», a insisté Jamil Rihana, soulignant l’importance de l’éducation financière et de l’accompagnement des assurés à travers des produits clairs, rapidement déployables et adaptés aux besoins réels.

    Très loin des moyennes internationales…et africaines

    Par ailleurs, le débat s’est élargi à une lecture macroéconomique avec l’intervention de Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, qui a dressé un état des lieux sans concession du marché de l’assurance-vie en Tunisie. «L’assurance-vie est restée pendant longtemps marginale, avec une part qui n’a commencé à évoluer à un rythme soutenu que ces dernières années», a-t-il constaté, rappelant que sa part dans l’ensemble du marché de l’assurance ne dépasse pas aujourd’hui 28 à 30 % de l’enveloppe globale de l’assurance, loin des standards internationaux.

    Il a également souligné la faiblesse du taux de pénétration global de l’assurance en Tunisie, estimé à environ 2,5 %, contre près de 7 % dans le reste du monde. «Sur l’assurance-vie, nous sommes encore très loin des moyennes internationales, qui avoisinent les 55 %, et même de la moyenne africaine, qui atteint 65 %», a-t-il précisé. Pour autant, il a relevé des signaux encourageants, notamment un taux de croissance annuel compris entre 19 et 21 %, avec un exercice 2024 clôturé sur une progression de 21 %.

    Selon Habib Karaouli, l’assurance-vie joue un rôle déterminant dans l’amélioration du taux d’épargne, le financement de l’investissement et la couverture de l’endettement domestique. «Les compagnies d’assurance sont des contributeurs majeurs au financement des émissions de l’État», a-t-il affirmé, citant les exemples du Maroc, du Japon et du Vietnam comme modèles de cercles vertueux où l’assurance-vie soutient durablement la souveraineté financière et les projets d’infrastructure de long terme.

    Face à cette situation, le panéliste a plaidé pour un cadre fiscal stable et incitatif, condition indispensable au développement de l’épargne longue, ainsi que pour un renforcement de la culture assurancielle. «Il faut sortir de l’idée que l’assurance est une dépense subie. C’est un projet d’investissement», a-t-il martelé, appelant à une pédagogie accrue auprès des ménages et des générations futures.

    Sur un autre plan, la dimension sociale du débat a été approfondie par Hedi Dahmen, expert auprès des tribunaux en sécurité sociale, qui a interrogé la place de l’assurance-vie dans un système de protection sociale tunisien fragilisé. S’adressant directement aux cadres et aux employés des secteurs bancaire et assurantiel, il a souligné que l’assurance-vie ne saurait constituer une alternative à la réforme structurelle des régimes de sécurité sociale, mais plutôt un complément nécessaire.

    «L’assurance-vie ne peut pas se substituer à la réforme du système de pension, mais elle peut en être un complément, surtout en l’absence d’une politique salariale équitable et motivante», a-t-il expliqué, rappelant les fortes disparités entre les pensions du secteur public et celles du secteur privé. Pour lui, la réforme de la sécurité sociale demeure une urgence nationale, à laquelle doivent s’articuler des dispositifs complémentaires, à l’échelle de l’entreprise comme à celle de l’individu, dans un esprit de dialogue social et de concertation entre partenaires.

    Nous ne pouvons rendre compte de la richesse des contributions de différents panélistes, notamment celles de l’expert financier Ahmed El Karm, de l’économiste universitaire Abdelkader Boudriga, de l’ancien ministre des Affaires sociales Hafedh Laamouri ou autres Jouda Khemiri, présidente du Comité général des assurances, qui a rapporté un scoop dont se sont félicités les présents : l’assurance-vie ne sera pas incluse dans l’assiette de calcul de l’impôt sur la fortune (ISF), ce qui aurait sans doute impacté négativement ce secteur essentiel pour la collecte de l’épargne et l’impulsion de l’investissement.  

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    L’Italie livre des équipements agricoles à la Tunisie

    29. Januar 2026 um 13:00

    Dans le cadre du Programme d’assistance à la balance des paiements tunisienne, une cérémonie s’est déroulée à Sfax au cours de laquelle ont été livrés 88 tracteurs et autres équipements d’origine italienne, acquis par l’Office des terres domaniales (OTD) grâce au soutien de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

    L’ambassade d’Italie en Tunisie l’a annoncé dans un communiqué diffusé sur ses canaux, précisant que la cérémonie a eu lieu à la Ferme d’État de Chaal, la plus grande exploitation agro-combinée d’Afrique du Nord avec plus de 30 000 hectares, en présence du ministre tunisien de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, de l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et de la directrice de l’AICS Tunis, Isabella Lucaferri.

    «Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’assistance à la balance des paiements, par lequel la Coopération italienne soutient les investissements publics en Tunisie, en particulier dans le secteur agricole et l’introduction de technologies à forte valeur ajoutée», conclut le communiqué.

    I. B.

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