Le projet du Plan de développement pour la période 2026-2030, a souligné la cheffe du gouvernement, a fait l’objet d’un suivi minutieux lors de ses différentes étapes d’élaboration. Et ce, en adoptant pour la première fois une approche ascendante, partant du niveau local, puis régional, en passant par les districts, pour atteindre le niveau national. Sa préparation synthétise les rapports élaborés à cet effet par les conseils locaux, régionaux et de districts, a-t-elle expliqué.
Cela garantit la cohérence de la politique sociale et économique de l’Etat, ainsi que des projets de développement proposés par les différents conseils élus, afin d’établir un nouveau modèle de développement qui assure la réalisation de la justice sociale et un développement équilibré et équitable, conformément à la vision du président de la République, Kaïs Saïed. En un mot, le plan répond aux aspirations et aux attentes légitimes des Tunisiens et des Tunisiennes.
Construction d’une économie forte avec l’IA en soutien
Il vise à réaliser une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, et à baliser la voie pour la construction d’une économie forte, résiliente et capable de résister aux transformations et défis à l’échelle mondiale. Elle a mentionné à ce propos, au niveau de l’économie mondiale, les tensions géostratégiques et le ralentissement de la croissance mondiale.
Evoquant les transformations numériques et l’intelligence artificielle, la cheffe du gouvernement a cité l’accélération du rythme de la transformation numérique et l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Penser aux énergies vertes
Quant aux des défis climatiques, environnementaux et de la transition énergétique, Mme Zenzri a rappelé la dépendance accrue aux énergies renouvelables, ainsi que l’orientation des investissements vers le déploiement de technologies propres dans les activités de l’économie verte et circulaire; en plus des défis environnementaux croissants dus à la pollution et au système de gestion des déchets.
Equité sociale
Pour la cheffe du gouvernement, l’élaboration de ce plan de développement vise à atteindre la justice sociale et un développement équitable et équilibré, lesquels sont au cœur de la politique économique de l’État.
Ainsi, sur le plan économique, l’objectif est d’accélérer la croissance à des niveaux plus élevés, en soutenant les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant l’innovation et la recherche, et en stimulant l’investissement productif. L’objectif est de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs et d’améliorer sa compétitivité, permettant ainsi de créer des emplois décents et de réduire les taux de chômage, notamment auprès des jeunes et des diplômes du supérieur.
S’agissant du plan social, l’objectif est de renforcer l’équité sociale, en élargissant la base des bénéficiaires de la richesse créée, en vue de réduire les taux de pauvreté et de précarité, de renforcer les systèmes de protection sociale et de garantir l’égalité des chances en matière d’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Cela renforce la cohésion sociale et concrétise la confiance des citoyens dans les politiques de l’État.
Penser aux régions les moins développées
Au niveau territorial, l’objectif est d’orienter les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en accordant la priorité au développement des infrastructures et à l’amélioration de la qualité des services de base, afin de stimuler le développement local, de réduire les disparités territoriales et de renforcer l’attractivité des régions. Cette action permettra de concrétiser le processus de développement territorial équilibré et contribuera à la création de nouveaux pôles de croissance décentralisés.
Réformes…
Ainsi, la mise en œuvre des réformes nécessaires au niveau des textes juridiques- ce qui consacre l’harmonie entre les dimensions économiques, sociales et territoriales, à travers l’adoption d’une approche basée sur la mise en place d’un modèle de développement global et équitable- permettra de répondre aux aspirations et aux attentes des citoyens.
Sarra Zaafrani a également souligné que le projet du plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, rompant avec les politiques précédentes. Lesquelles ont entraîné des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.
Elle a affirmé, à cette occasion, que l’amélioration des revenus et des conditions de vie des citoyens et citoyennes est un objectif stratégique de l’État visant à renforcer la justice sociale, à ouvrir des perspectives de développement plus vastes pour soutenir un développement régional équilibré et à dynamiser le cycle économique.
Cadre macroéconomique du Plan de développement
De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté, lors de ce conseil, un exposé détaillé sur le cadre macroéconomique et un bilan relatif aux rapports élaborés par les conseils locaux, régionaux et de districts.
Il a abordé, en outre, les exigences pour concrétiser les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives de développement, tout en présentant les hypothèses et les objectifs stratégiques de performance sectorielle pour la période 2026-2030 dans les domaines de l’agriculture, des industries manufacturières, du phosphate, de l’énergie, du transport et de l’amélioration de l’effort d’exportation.
M. Abdelhafidh a, également, présenté les priorités, les orientations et les objectifs stratégiques de développement issus des attentes des conseils locaux, régionaux et de districts, ainsi que les principales réformes et mesures proposées, et la méthodologie de traitement du portefeuille de projets susceptibles d’être intégrés au plan de développement 2026-2030.
Au terme des travaux du conseil, la cheffe du gouvernement a indiqué que le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 sera prochainement soumis au conseil des ministres; après avoir pris en considération l’ensemble des observations formulées par les membres du gouvernement.