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Empfangen — 26. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Pénuries d’eau : les grandes surfaces rationnent les bouteilles

26. Juli 2026 um 11:42

Les bouteilles d’eau – dénommée « eau minérale » – disparaissent peu à peu des rayons des grandes surfaces. Dans plusieurs enseignes, les stocks sont presque épuisés et certaines limitent désormais le nombre de packs vendus par client. D’autres sont complètement vides, comme nous l’avons constaté dans l’une des plus grandes enseignes à Tunis (voir photos).

Cela tombe vraiment mal : canicule accompagnée de coupures de courant répétitives du réseau public. Ce qui, par ricochet, pousse les Tunisiens à consommer – ou de vouloir consommer – davantage, et à constituer de réserves – par peur de manque…

Explication de la SONEDE : ces perturbations sont dues aux pannes sur le réseau, à des difficultés d’approvisionnement dans certaines régions, mais surtout par les nombreuses coupures d’électricité qui paralysent les stations de pompage. Résultat : le retour de l’électricité ne signifie pas un rétablissement immédiat de la distribution d’eau, les réservoirs devant être remplis avant un retour à la normale.

Lire aussi: Mobilisation à Tunis sur fond de coupures d’électricité et d’eau

Certains diront que nous avons de la change “que“ seulement l’eau et l’électricité qui nous font défaut, rappant qu’en 2024 et 2025 tout ou presque nous manquaient, même l’huile d’olive ou les pâtes alimentaires alors que la Tunisie est l’un des premiers producteurs mondiaux.

Le rationnement mis en place par certaines enseignes permet de ralentir les achats massifs, mais il souligne surtout les limites d’un système fragilisé, disons-le à bout de souffle. Dans ce cas, tant que les perturbations de l’alimentation en eau et les délestages électriques se poursuivront, les rayons d’eau embouteillée devraient rester sous tension.

Autrement dit, il va falloir prendre notre mal en patience… et peut-être même se préparer au pire. Le climat de tension est tel qu’un voisin de mon quartier, livreur, raconte avoir été intercepté sur la route entre Tabarka et Tunis. À Béja, des habitants lui auraient ordonné de leur vendre son chargement d’eau, faute de quoi ils menaçaient de se servir eux-mêmes, par la force.

Lire également : Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

Par ailleurs, à quelque chose malheur est bon, dit l’adage français: il ne vous a pas échappé que les poissons sont devenus plus abordables que d’habitude… à cause des coupures de courant.

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Pourquoi la Jordanie est désormais dans la ligne de mire de l’Iran ?

26. Juli 2026 um 06:47

Une série d’attaques iraniennes ont visé les forces militaires des États-Unis présentes en Jordanie, causant plusieurs morts du côté américain. Du coup, le royaume hachémite, un allié précieux de Washington, se retrouve ainsi au cœur de la tourmente.

 

Relativement épargnée depuis le début de l’escalade régionale, la Jordanie est désormais dans la ligne de mire de l’Iran. Le royaume hachémite, qui accueille plusieurs bases aériennes américaines stratégiques, apparaît de plus en plus comme une cible potentielle des Gardiens de la révolution.

« On assiste à un renforcement significatif de la présence militaire américaine en Jordanie, souligne un analyste politique. Il est donc logique de penser que Téhéran cherche à frapper plus durement les installations où les forces américaines se sont renforcées depuis le 28 février. Dans ce contexte, la Jordanie est devenue une cible de premier plan ». En effet, mercredi 15 juillet, une première attaque a visé un bâtiment résidentiel de la base aérienne King Faisal, blessant cinq militaires américains. La deuxième a touché une base dans l’est de la Jordanie, endommageant plusieurs hélicoptères Blackhawk américains.

Vendredi 17 juillet, une attaque iranienne contre la base aérienne de Muwaffaq Salti à Azraq a tué deux soldats américains, un troisième étant toujours porté disparu, selon des responsables américains. Cette attaque, qui a fait quatre autres blessés parmi les soldats et endommagé plusieurs hélicoptères, était la quatrième de la semaine contre les forces américaines en Jordanie.

Dimanche 19 juillet, la Jordanie a évacué l’aéroport international et le port d’Aqaba, ville côtière, à la suite d’une « menace précise et crédible », a indiqué l’ambassade américaine sur place. La défense aérienne jordanienne a ensuite abattu trois missiles iraniens qui visaient le pays, a déclaré l’armée jordanienne, tandis qu’un quatrième s’est écrasé dans une zone inhabitée.

La Jordanie, une base américaine avancée ?

Comment expliquer que la Jordanie soit aujourd’hui dans le viseur de Téhéran ? C’’est avant tout en raison de son statut de principal allié militaire des États-Unis au Moyen-Orient. Militairement, près de 4 000 soldats américains sont actuellement déployés sur le territoire jordanien, ce qui en fait le plus important contingent militaire étranger présent dans le royaume. Or, depuis que le roi Abdallah II a signé un accord de défense autorisant les forces américaines à accéder librement à plusieurs bases militaires jordaniennes, sans passer par un vote du Parlement, Washington s’appuie plus que jamais sur ces installations pour soutenir ses opérations au Moyen-Orient, faisant de la Jordanie une pièce maîtresse de son dispositif militaire.

Si la Jordanie s’est imposée comme l’un des principaux points d’appui des forces armées américaines au Moyen-Orient, c’est notamment parce qu’elle compte parmi les rares pays arabes à autoriser avec une grande souplesse les opérations militaires américaines depuis son territoire.

Un pays sous perfusion

Sur le plan économique, la dépendance d’Amman envers Washington est tout aussi marquée. Dépourvue de ressources énergétiques qui font la richesse des monarchies du Golfe, la Jordanie bénéficie d’une aide américaine ininterrompue depuis les années 1950. Celle-ci a triplé en quinze ans pour atteindre 1,45 milliard de dollars en 2025, conformément au protocole d’accord signé en 2022 qui garantit au royaume une assistance économique et militaire annuelle sur sept ans. La Jordanie figure ainsi parmi les premiers bénéficiaires de l’aide américaine dans le monde. Amman a également été l’un des principaux bénéficiaires de l’aide économique et militaire américaine.

Changement de stratégie

Cela explique qu’au cours de la première phase du conflit, Téhéran ait concentré ses représailles sur Israël ainsi que sur les États du Golfe apportant un soutien direct aux opérations américaines. La Jordanie semblait alors relativement préservée en raison de son éloignement géographique de l’Iran, plus important que celui de pays comme Bahreïn ou le Koweït ; ce qui réduisait en effet, du moins en théorie, son exposition aux capacités de frappe iraniennes.

Mais cette logique est désormais remise en cause. La détérioration progressive du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran ouvre une nouvelle séquence du conflit et conduit l’Iran à revoir sa stratégie de riposte. Désormais, le choix des cibles ne dépend plus uniquement de leur proximité géographique, mais de leur importance dans l’architecture militaire américaine au Moyen-Orient.

Au final, en visant le royaume hachémite, une monarchie alliée d’Israël mais composée d’une population majoritairement d’origine palestinienne, Téhéran cherche à s’adresser à la rue jordanienne par-dessus la tête de ses dirigeants. Vendredi 24 juillet, les Gardiens de la révolution ont appelé les Jordaniens à s’en prendre aux intérêts des « Américains agressifs et hostiles à l’Islam », et à exiger leur départ. Le message est clair.

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Empfangen — 25. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

GNV-Tunisie : le cap est maintenu, la nouvelle liaison maritime Civitavecchia-Tunis prend forme

25. Juli 2026 um 22:12

La compagnie maritime GNV réaffirme sa détermination à concrétiser l’ouverture d’une nouvelle liaison entre Civitavecchia et Tunis, un projet pensé pour répondre à l’essor de la demande, aussi bien du côté des voyageurs que des opérateurs du transport de marchandises, et pour dynamiser davantage les échanges italo-tunisiens.

Depuis janvier, GNV mène un dialogue soutenu avec les autorités des deux pays en vue d’obtenir le feu vert nécessaire au lancement de cette ligne. Ce travail conjoint a déjà porté ses fruits, avec des progrès notables et un accord de principe déjà acquis sur le projet.

L’autorisation générale d’exploitation reste néanmoins, à ce stade, en cours de finalisation. Comme le souhaitaient les autorités tunisiennes, GNV a tenu informés les passagers concernés par les traversées encore soumises à validation.

Bonne nouvelle cependant : la traversée Civitavecchia-Tunis du jour a bien été autorisée par les autorités tunisiennes. L’enregistrement et l’embarquement se déroulent sans encombre, en lien étroit avec les services compétents.

Les échanges entre administrations italienne et tunisienne continuent activement, avec l’objectif d’aboutir prochainement à un accord définitif qui permettra une exploitation régulière de cette nouvelle ligne.

GNV tient à remercier chaleureusement ses passagers pour leur patience et leur confiance, et réaffirme son engagement à renforcer les ponts économiques, humains et touristiques entre les deux rives de la Méditerranée. La compagnie reste pleinement engagée aux côtés des autorités des deux pays pour que cette liaison voie le jour dans les meilleurs délais.

Avec communiqué

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Mobilisation à Tunis sur fond de coupures d’électricité et d’eau

25. Juli 2026 um 21:52

Ce samedi 25 juillet 2026, plusieurs organisations de la société civile ont appelé à manifester dans l’après midi à Tunis pour dénoncer la dégradation des services publics, eau, électricité, médicaments , et réclamer des solutions sur fond  économique et sociale  pour sortir le pays de la crise.  Ils étaient des milliers de voix qui étaient présents pour dire stop aux coupures, aux ruptures de médicaments et à la crise du quotidien. 

Rencontré lors de cette mobilisation, Mahmoud Baroudi, acteur de la société civile, a souligné qu’il est  » indispensable » d’instaurer une amnistie économique pour permettre à la Tunisie d’avancer. Il a indiqué que stigmatiser les hommes d’affaires et multiplier les barrières à l’entrée freinent l’investissement, en particulier celui des jeunes entrepreneurs.

Il a ajouté qu’une amnistie politique pour les détenus d’opinion est également nécessaire et que tous doivent  » réfléchir ensemble et travailler main dans la main » pour résoudre les problèmes économiques du pays.

« En 2026, il est inacceptable que les Tunisiens subissent des coupures d’eau, d’électricité et des ruptures de médicaments »,  a-t-il dit. Selon lui, le bilan depuis 2010-2011, dignité, liberté, emploi est décevant : la dignité, qu’il associe au pouvoir d’achat et à une vie quotidienne décente, n’est plus assurée, la liberté recule, et le chômage reste très élevé. « Nous espérons que le 25 juillet marque un nouveau départ pour les Tunisiens », a-t-il conclu, réclamant une “ amnistie économique » et  un dialogue inclusif pour  » construire la Tunisie de demain ».

De son côté, Houssem Hammi, coordinateur général du collectif Citoyens Soumoud, a indiqué que la manifestation visait à porter la voix des citoyens confrontés à une  » situation critique » touchant leur confort de vie : coupures d’électricité, pénuries d’eau et manque de médicaments en pharmacie, le tout sur fond de dégradation économique. Il a souligné que l’exécutif  du mal à proposer des solutions viables pour appréhender la complexité de la crise.

Houssem Hammi a dénoncé la pratique consistant à rejeter la faute sur des opposants, des journalistes, des syndicats ou l’administration.  » Cette stratégie ne convainc plus », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la mobilisation a réussi parce que de plus en plus de citoyens comprennent que la situation deviendra irréversible si rien ne change. « Nous voulons un changement démocratique, mais ce pouvoir doit reconnaître qu’il n’est pas en train de sauver le pays » a-t-il dit. Il a enfin noté la participation croissante des jeunes, résultat d’un travail de pédagogie et de mobilisation progressive.

Saoussen Laribi a indiqué que la dégradation est « sans précédent » en matière d’accès à l’eau et à l’électricité. Elle a souligné la rupture d’approvisionnement en médicaments vitaux, notamment pour les personnes atteintes de cancer, et a affirmé que la situation empêche aujourd’hui les citoyens de vivre dignement ou d’exercer normalement leur citoyenneté.  » Il est inhumain, au XXIe siècle, de vivre dans de telles conditions en villes comme en campagnes », a-t-elle conclu, rappelant que la mobilisation est générale parce que tous sont concernés par ces manquements.

Les manifestants demandent des réponses rapides et concrètes ; sans amnistie  économique ni concertation nationale effective, le mécontentement pourrait perdurer.

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L’unité aérienne militaire tunisienne décorée par l’ONU

25. Juli 2026 um 15:33

La Tunisie est à l’honneur en République centrafricaine, où son unité militaire de transport aérien a été classée meilleure unité en termes de performance et d’efficacité par la MINUSCA.

À ce titre, les équipages de conduite, les techniciens ainsi que les équipes de soutien et de logistique ont reçu la médaille des Nations unies lors d’une cérémonie officielle organisée à Bangui, comme l’a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué officiel.

Cette distinction récompense le dévouement exceptionnel, la discipline et le professionnalisme remarquable dont fait preuve le contingent tunisien dans le cadre de sa mission de stabilisation. Le commandant adjoint de la Force de l’ONU a tenu à saluer la contribution déterminante de cette mission pour sauver des vies et renforcer la confiance entre l’organisation internationale et les autorités centrafricaines, qualifiant l’unité tunisienne de pilier logistique majeur sur le terrain.

Le bilan opérationnel des six derniers mois témoigne de cette rigueur constante. L’unité a en effet accumulé près de 1 900 heures de vol, permettant le transport de plus de 6 800 passagers et l’acheminement de plus de 4 300 tonnes d’équipements et de ravitaillement, tout en menant à bien 10 opérations complexes d’évacuation sanitaire aérienne.

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De Douz à Hammamet : la jeunesse tunisienne sur scène avec Marcel Khalifé

25. Juli 2026 um 13:56

Hammamet, 24 juillet 2026. Le théâtre de plein air a rouvert ses portes à une voix qui l’habite depuis des décennies : celle de Marcel Khalifé. Pour cette 60ᵉ édition du Festival International,  le musicien libanais a livré bien plus qu’un concert, un condensé d’histoire, d’engagement et de transmission.

L’amphithéâtre était plein jusqu’aux derniers rangs. Dans les gradins se côtoyaient des spectateurs venus découvrir l’artiste et d’autres qui suivent son parcours depuis ses débuts, il y a un demi-siècle. Cette mixité des âges a donné à la soirée une tonalité particulière, celle d’un répertoire capable de traverser les générations sans perdre de sa force.

Le programme a puisé dans les compositions qui ont marqué l’imaginaire collectif arabe, portées par un sentiment de fierté retrouvée. À plusieurs reprises, la limite entre la scène et le public s’est effacée : les spectateurs ont repris les chants en chœur, créant un moment de communion collective avant que le concert ne se referme sur une note empreinte de nostalgie.

Un instant a particulièrement marqué les esprits : celui où Sary Khalifé, le fils de l’artiste, a joué un solo de violoncelle. Un silence s’est installé dans la salle avant de céder la place à une longue ovation.

La dimension intergénérationnelle ne s’est pas limitée au public. En fin de concert, de jeunes musiciens tunisiens sont montés sur scène aux côtés de Marcel Khalifé. Ces instrumentistes l’avaient déjà accompagné en 2025, à Douz, dans le gouvernorat de Kébili, à l’occasion de la 4ᵉ édition du festival « Nجع Art », où l’artiste avait effectué une résidence.

À Hammamet, cette rencontre s’est prolongée par un échange musical entre l’oud de Khalifé et les instruments de ces jeunes artistes formés à son école, symbolisant une transmission assumée de son héritage.

La soirée a également été marquée par un geste de solidarité artistique : le musicien palestinien Faraj Suleiman a assisté au concert. La veille, Marcel Khalifé s’était lui-même rendu au récital de Suleiman, donné sur la même scène, et avait tenu à échanger avec lui.

Une conception de l’engagement artistique éloignée du slogan

Reçu par la presse après le concert, Marcel Khalifé est revenu sur sa conception de la chanson engagée, qu’il distingue du militantisme frontal. Il a expliqué ne jamais avoir composé d’hymnes au sens propre du terme, précisant qu’à l’époque des bombardements sur Beyrouth, il choisissait de chanter la douceur et la vie plutôt que la confrontation directe. Pour lui, la chanson relève d’abord d’une démarche intérieure, éloignée de toute posture martiale.

L’artiste a évoqué, avec une émotion perceptible, la disparition de plusieurs compagnons de route, ainsi que les destructions subies par le Liban-Sud et le sort des populations déplacées par l’occupation. Il a néanmoins présenté la création artistique comme une réponse à ces épreuves : un acte de résistance porté par l’espoir plutôt que par le repli.

« La Murale » : un projet de longue haleine désormais achevé

Marcel Khalifé a par ailleurs annoncé avoir terminé, après plus de deux années de travail, la composition musicale de « La Murale », adaptation de l’un des poèmes majeurs de Mahmoud Darwich. Le projet associe orchestre, chœur, théâtre et danse, et prévoit d’intégrer la voix enregistrée de Darwich lui-même dans le rôle du récitant, aux côtés du musicien tunisien Dhafer Youssef.

L’œuvre n’a pas encore été présentée sur scène ; Khalifé espère la produire dès que les conditions le permettront, la considérant comme l’un des aboutissements majeurs de sa carrière.

 

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Carthage Cement : la reprise s’amorce au deuxième trimestre malgré un marché local atone

25. Juli 2026 um 13:20

La cimenterie Carthage Cement affiche des signaux de redressement sur la période avril-juin 2026, après un premier semestre marqué par un tassement de son activité domestique. C’est ce que révèlent les indicateurs sectoriels publiés vendredi par le groupe.

Sur les six premiers mois de l’année, les recettes tirées du ciment et du clinker sur le marché intérieur atteignent 128 millions de dinars, en retrait de 4% comparativement à la même période en 2025. Un repli que l’entreprise impute à un fléchissement de la demande nationale.

C’est toutefois au cours du deuxième trimestre que la tendance s’inverse partiellement : le groupe indique avoir resserré l’écart accusé face à 2025 grâce à un regain de son activité commerciale. Sur ces trois mois, la production de ciment a bondi de 10% en glissement annuel, pour s’établir à 440 848 tonnes.

À l’international, les ventes cumulées au 30 juin s’élèvent à 27,67 millions de dinars. L’écart négatif par rapport à l’an dernier, qui se limite désormais à 15%, illustre selon le groupe un redémarrage graduel des exportations, dans un contexte mondial toujours instable où la demande extérieure demeure irrégulière.

Les autres branches d’activité racontent une histoire différente. Le pôle Granulats a extrait 1,86 million de tonnes depuis janvier, pour un chiffre d’affaires de 11,18 millions de dinars. Le segment Béton prêt à l’emploi, lui, poursuit sur sa lancée : les volumes produits atteignent 34 859 m³ à fin juin, en progression de 11% sur un an, tandis que les revenus associés grimpent de 17% pour totaliser 6,25 millions de dinars.

Sur le plan financier, l’endettement du groupe s’établissait à 285,675 millions de dinars à la fin du premier semestre 2026.

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Stockage résidentiel : pour l’ANPME, la vraie priorité s’appelle compteur intelligent

25. Juli 2026 um 12:58

L’engouement autour des batteries de stockage résidentielles masquerait une réalité économique peu favorable, selon l’Association nationale des Petites et Moyennes Entreprises (ANPME). Dans une prise de position rendue publique, l’organisation patronale invite les autorités à revoir leurs priorités face aux difficultés d’approvisionnement électrique.

Le 22 juillet 2026, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz avait ouvert la voie à l’installation, chez les particuliers, de batteries destinées aux installations photovoltaïques équipées d’onduleurs hybrides. La STEG présentait alors cette décision comme un choix stratégique, censé stimuler les investissements dans le renouvelable à un moment où le pays subit des chaleurs extrêmes et une demande électrique sous tension.

C’est précisément ce dispositif que l’ANPME met en cause. Selon ses calculs, une batterie de 10 kWh, suffisante pour faire tourner un climatiseur, un réfrigérateur et quelques équipements essentiels durant trois heures environ, représente une dépense avoisinant 12 000 dinars, hors de portée pour l’essentiel des ménages tunisiens.

L’association va plus loin dans son argumentaire chiffré : en tenant compte d’une durée de vie moyenne de cinq ans et d’environ 60 heures de coupures par an, le kilowattheure produit grâce à ces batteries reviendrait à quelque 12 dinars, soit près de 50 fois le tarif habituellement facturé par la STEG.

Un bénéfice limité pour le réseau collectif

Pour l’ANPME, le problème dépasse la seule question tarifaire. Ces installations, pensées pour un usage individuel en situation de panne, ne participent pas à l’alimentation du réseau lors des pics de consommation, ces moments précis où la pression sur le système est la plus forte.

L’organisation patronale s’interroge dès lors sur la pertinence de mobiliser des fonds publics, subventions ou avantages fiscaux, pour appuyer ces équipements. Elle y voit un soutien à des « solutions de sauvetage individuelles », profitant à une minorité sans retombée concrète sur la stabilité globale du réseau électrique.

Miser sur les compteurs intelligents

Plutôt que d’encourager le stockage résidentiel isolé, l’ANPME plaide pour son intégration dans un réseau électrique intelligent. Elle recommande en priorité la généralisation des compteurs communicants, susceptibles d’optimiser la gestion de l’énergie et de faciliter l’injection d’électricité dans le réseau en fonction des besoins réels.

L’association nuance toutefois son propos s’agissant du secteur industriel : pour les entreprises raccordées en moyenne tension, le stockage privé pourrait, à court terme, constituer un appui utile durant les heures de pointe et contribuer à limiter le risque de délestages.

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Officiel : Sidi Bou Saïd rejoint le patrimoine mondial de l’UNESCO

25. Juli 2026 um 12:11

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit, à l’unanimité, le village de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial. La décision a été prise lors de la 48e session du Comité, réunie à Busan (Corée du Sud) du 19 au 29 juillet 2026.

Le dossier tunisien, intitulé « Village de Sidi Bou Saïd : centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », visait une reconnaissance indépendante pour ce village emblématique de la banlieue nord de Tunis, distincte du site archéologique de Carthage, inscrit depuis 1979 malgré leur proximité historique.

Perché sur un promontoire dominant la Méditerranée, Sidi Bou Saïd s’est développé autour du tombeau d’un maître soufi ayant vécu aux XIIe-XIIIe siècles. Le village est mondialement connu pour son architecture arabo-andalouse et sa palette chromatique bleu et blanc, qui ont inspiré de nombreux artistes.

Avec cette inscription, la Tunisie porte à dix le nombre de ses sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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PGH accélère au deuxième trimestre avec plus d’un milliard de dinars de revenus

25. Juli 2026 um 11:17

Poulina Group Holding (PGH) a enregistré un chiffre d’affaires de 1 091 millions de dinars au deuxième trimestre 2026, soit une progression de 14,1% par rapport à la même période de 2025, d’après les indicateurs d’activité publiés par le groupe.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une augmentation de la production ainsi qu’un doublement des investissements au cours du premier semestre 2026.

La croissance de l’activité trimestrielle a été portée à la fois par le marché local et par les exportations. Les ventes réalisées en Tunisie ont progressé de 14,1%, tandis que celles destinées aux marchés extérieurs ont affiché une hausse de 14,3%.

Sur les six premiers mois de l’année, PGH a réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 2 118 millions de dinars, en augmentation de 7,9% par rapport au 30 juin 2025.

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Fête de la République: se souvenir pour avancer

25. Juli 2026 um 11:07

La célébration du 69e anniversaire de la proclamation de la République tunisienne, commémorée chaque 25 juillet depuis 1957, invite à un regard approfondi sur la portée et les conséquences de cet événement fondateur. Plus qu’un simple rappel de la fin de la monarchie, cette date marque l’avènement d’un État moderne et souverain et symbolise un tournant décisif dans l’histoire nationale, avec des transformations durables sur les plans économique, social et médiatique. Elle incarne à la fois la mémoire des sacrifices pour l’indépendance et la construction progressive d’une identité nationale évolutive.

Sur le plan économique, la Tunisie héritait en 1957 d’une économie peu développée : agriculture peu productive, industrie embryonnaire, infrastructures limitées et marché intérieur restreint. Une priorité fut donc de libérer l’économie du contrôle colonial, notamment par la nationalisation progressive de secteurs stratégiques (électricité, gaz, transports, banques), afin de jeter les bases d’un État autonome. Dans les décennies suivantes, surtout les années 1960 et 1970, des plans de développement ont cherché à industrialiser le pays, moderniser l’agriculture (phosphates, huile d’olive) et développer le tourisme. Ces politiques ont porté leurs fruits : le revenu moyen par habitant a presque quadruplé entre 1960 et la fin des années 1970, signe d’un réel progrès économique.

Les années 1980 ont amorcé une ouverture économique, renforcée ensuite par l’accord de libre-échange avec l’Union européenne en 1995. Cette ouverture a permis une diversification (industrie, agriculture, tourisme), mais n’a pas résolu tous les problèmes : chômage élevé, disparités régionales et tensions sociales, notamment parmi les jeunes diplômés. En 2026, la croissance enregistré une croissance au taux de 2,6% sur un an au cours du premier trimestre, selon les données de l’Institut national de la Statistique ( INS) et le Parlement a adopté un nouveau plan de développement 2026–2030 visant à consolider les acquis tout en répondant aux besoins sociaux. 

La fête de la République renvoie aussi à un engagement pour le progrès social. Après 1957, l’État a investi massivement dans l’éducation, la santé et les infrastructures pour réduire les inégalités régionales et améliorer les conditions de vie. L’adoption du Code du statut personnel sous Habib Bourguiba, portée notamment par Ahmed Mestiri, a profondément transformé la condition des femmes, faisant de la Tunisie un pays pionnier dans la région en matière de droits féminins. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a, quant à elle, joué un rôle central dans la défense des droits des travailleurs et dans l’orientation de certaines politiques économiques. Malgré ces avancées, les inégalités sociales et territoriales se sont creusées, avec une concentration des investissements sur les régions côtières, provoquant des migrations internes et alimentant des tensions. La lutte contre la pauvreté, le chômage et les inégalités demeure un défi majeur.

Au-delà du rappel des combats pour l’unité et la liberté, cette commémoration contribue à forger une identité nationale autour des valeurs de progrès, de justice sociale et de dignité. Elle honore la mémoire des martyrs tout en exprimant l’espoir d’un dépassement des divisions et d’un avenir riche de progrès intellectuel, social et culturel.

En définitive, la fête de la République est l’occasion de se souvenir des défis persistants et de rappeler l’aspiration d’un peuple à plus d’égalité et de justice sociale, tout en réaffirmant l’importance de préserver et de transmettre les acquis démocratiques aux générations futures.

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Fête de la République : qui était le dernier bey ?

25. Juli 2026 um 09:15

Soixante-neuf ans après la proclamation de la République, la question peut hanter quelques esprits. Elle mérite d’être posée au regard des difficultés – le moins qu’on puisse dire – que Mohamed Lamine bey a vécues après sa destitution, le 25 juillet 1957.

 

Mohamed Lamine Bey, le dernier monarque husseinite, déposé le 25 juillet 1957, il y a soixante-neuf ans, était-il opposé à la colonisation française et même un nationaliste ? Ou du moins avait-il épousé les thèses des militants pour l’indépendance de la Tunisie, à commencer par celles du Néo-Destour, principal artisan de la libération de la Tunisie du protectorat français, le 20 mars 1956 ? Un protectorat qui a été signé en 1881 sous le règne d’un certain Mohamed Sadok Bey, vingtième d’une lignée husseinite qui a dirigé notre pays de 1705 jusqu’à 1957 ?

 

Une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites.

 

Répondre à la question est bien difficile. Tant les avis sont partagés du moins dans la mémoire collective des Tunisiens. Mais une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait, sans doute, la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites, mort exilé par la France qui voyait en lui un roi attaché à la souveraineté de son pays et de son peuple. Il était surnommé du reste « le bey du peuple ».

Autant dire que lorsqu’il succède à ce dernier, en 1943, Mohamed Lamine Bey sait que sa tâche n’est pas du tout repos. Il a été assimilé à un « usurpateur », selon le récit fait dans le site de notre confrère Leaders en date du 4 avril 2016. On assure, de ce côté, que durant ses « rares déplacements, ses sujets n’éprouvent à son égard que de l’indifférence, voire de l’hostilité » (voir Roger Casemajor, L’action nationaliste en Tunisie, Carthage, MC-Editions, 2009). On assure même qu’il est, selon cette dernière source, « boycotté par les princes husseinites lorsqu’il se rend à la mosquée à l’occasion de l’Aïd es-Seghir », en l’an 1944.

Un triomphe au souverain

Autre fait notoire rapporté par Roger Casemajor, la famille de Moncef Bey, lors du rapatriement de son corps pour être enterré au Djellaz, à Tunis, dit « boycotter la cérémonie pour rendre hommage au défunt bey si Mohamed Lamine Bey y assiste ». Ce dernier ajoute qu’il, « ne s’est d’ailleurs pas déplacé pour leur présenter ses condoléances ». Tout changera par la suite. Comme en 1950, quand Mohamed Lamine Bey récolte les fruits d’un rapprochement avec le Néo-Destour. On rapporte, à ce sujet, que « les Tunisiens font un triomphe au souverain lorsque celui-ci se rend à Kairouan, le 14 avril, et à Sousse, le 30, premiers déplacements d’un bey dans l’intérieur du pays depuis 1881 » (voir Mohamed Ben Salem, L’antichambre de l’indépendance, Tunis, Cérès Productions, 1988).

 

La France le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités ».

 

Sans doute en raison du rapprochement opéré par le dernier bey avec les militants du mouvement national. Lequel a été effectué au vu et su des résidents généraux qui n’ont pas apprécié les faits. Mohamed Lamine Bey reçoit même le leader Habib Bourguiba, à son retour d’exil en Egypte, en septembre 1949. Comme il tient tête aux résidents généraux concernant quelques affaires. En particulier une rencontre voulue par le résident général, Jean De Hautecloque, sans la présence des ministres du bey, le 25 mars 1952.

La France, puissance occupante, ne manquera pas de faire pression sur lui et lui faire payer ce qu’elle considère comme des égarements. Elle emprisonne notamment sa fille Zakia, pour soi-disant « sabotage » et l’isole dans son Palais, en 1952, lui interdisant des visites et coupant ses liaisons téléphoniques.

Elle le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités. Ils instauraient des élections municipales ouvertes aux Tunisiens et aux Français. Ce que les militants du mouvement national considéraient comme un partage de la souveraineté tunisienne ».

 

Cette signature sera là certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République Habib Bourguiba, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ».

 

Présence de deux militants à ses côtés

Certains évoquent la présence à ses côtés de deux militants pour expliquer cette verve, pour ainsi dire, nationale. D’abord son médecin personnel, Abderahmane Mami, qui a joué le rôle de « pont entre le Palais et le mouvement national ». Il fait partie du reste des militants assassinés par la “Main rouge“, un soir de juillet 1954. Ensuite, le docteur Mohamed Ben Salem, militant nationaliste et gendre de Mohamed Lamine Bey.

Cette signature sera certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République, Habib Bourguiba, que l’on voit avec le dernier bey dans notre photo, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ». Bourguiba qui, en fait, jugeait tout un passif beylical qui a commencé avec la signature par Sadok Bey du Traité du Bardo du 12 mai 1881 instaurant le protectorat français sur la Tunisie.

Tout le monde connaît la suite : l’homme a connu, selon ses proches, des jours durs après sa destitution. Il a notamment vécu dans quatre résidences (un palais à La Manouba, une petite villa à La Soukra et deux appartements à Tunis); quelquefois dans des conditions jugées difficiles. Le mobilier de sa première demeure était, si l’on croit Béchir Turki (Éclairage sur les recoins sombres de l’ère bourguibienne, Tunis, Sotepa Graphique, 2011), « réduit à sa plus simple expression : dans chaque pièce, un matelas est posé sur le sol sans drap ni couvertures. Quant à la nourriture, elle n’est fournie que pendant les trois premières journées, à charge pour les assignés de se débrouiller par la suite ».

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25 Juillet : pour une République qui éclaire vraiment

25. Juli 2026 um 05:46

A chaque 25 juillet, la Tunisie célèbre sa République. Cette date commémore l’abolition de la monarchie en 1957 et l’instauration d’un régime qui incarne la souveraineté du peuple et l’émancipation nationale.

 

Mais cette année, la fête résonne étrangement presque comme un miroir inversé de l’état du pays. Des millions de Tunisiens vivent au rythme des coupures d’électricité. Cette situation n’est pas une simple fatalité climatique ou technique. Elle est le symptôme criant d’une maladie plus profonde, celle d’un secteur public qui a besoin d’une refonte et, surtout, de moyens.

La promesse républicaine de 1957 était celle d’une émancipation totale. Aujourd’hui, la dépendance énergétique et la vétusté d’une bonne partie des infrastructures de la STEG rappellent que les grands projets d’avenir ont souvent été sacrifiés au profit de la gestion des affaires courantes. La récente vague de chaleur et les délestages, qui ont paralysé l’économie, ont mis à nu la fragilité du modèle. La République ne remplit plus totalement son premier contrat social, celui d’assurer les besoins vitaux de ses citoyens.

La question des entreprises publiques est centrale. Pour les plus importantes d’entre elles, les pertes cumulées sont colossales. C’est le résultat de décennies de mauvaise gestion et d’un manque criant de gouvernance. Ces institutions, censées être les moteurs du développement, sont devenues des gouffres financiers. La réforme n’est plus une option, c’est une urgence vitale. Le 25 juillet doit sonner l’heure d’une prise de conscience générale et du lancement effectif des efforts pour mettre fin à cette gabegie. Il ne s’agit pas de brader le patrimoine national, mais de le sauver.

La réforme doit être radicale car elle touche aux fondements mêmes du pacte républicain. Pour la majorité de ces entreprises, un programme de restructuration est déjà prêt, incluant des contrats-programmes, un renforcement des conseils d’administration, une lutte acharnée contre la corruption et la fusion des structures aux compétences limitées. Le chantier est immense, mais des signaux positifs existent, comme la reprise d’activité de certaines entités à l’instar de la Société tunisienne de sucre. C’est la preuve que la réhabilitation est possible si elle s’accompagne d’une volonté politique ferme et d’une rupture avec les pratiques du passé.

La fête de la République ne peut plus être une simple commémoration historique. Elle doit devenir le catalyseur d’une refondation de toutes les entreprises publiques. L’épisode des coupures d’électricité a sonné le réveil. Il est temps que la République, dans sa substance, éclaire enfin la Tunisie du 21ème siècle.

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Empfangen — 24. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Batteries Assad Algérie : ASSAD porte sa participation à 100 % avant l’ouverture du capital

24. Juli 2026 um 14:15

Le Groupe ASSAD détient désormais l’intégralité du capital de sa filiale Batteries Assad Algérie (BAA). L’opération, finalisée le 16 juillet 2026, fait suite au rachat des 4 % auparavant détenus par des investisseurs algériens.

Par cette transaction, L’Accumulateur Tunisien ASSAD devient l’unique actionnaire de Batteries Assad Algérie. Le groupe a indiqué avoir informé ses actionnaires ainsi que le public de cette évolution. Cette prise de contrôle intégrale intervient dans le cadre de l’opération d’ouverture du capital de BAA, lancée l’année précédente et confiée à un cabinet de conseil spécialisé.

Le projet prévoit l’arrivée d’un partenaire stratégique et/ou une introduction en bourse de la filiale sur la Bourse d’Alger. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 1 milliard de dinars algériens, soit environ 22,1 millions de dinars tunisiens, au moyen d’une cession de 25 % à 30 % du capital de Batteries Assad Algérie avant la clôture de l’exercice 2026.

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Pêche artisanale : un nouveau cap vers la décarbonation en Tunisie

24. Juli 2026 um 13:51

Le WWF Afrique du Nord et l’ambassade du Royaume-Uni inaugurent à Ajim (Djerba) une station de recharge solaire et remettent des moteurs électriques à des pêcheurs artisans, marquant une nouvelle étape vers une pêche plus durable et décarbonée en Tunisie.

Dans une nouvelle étape illustrant la solidité du partenariat entre la Tunisie et le Royaume-Uni en faveur de l’action climatique et du développement durable, indique un communiqué de presse, WWF Afrique du Nord, en collaboration avec l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, a organisé, le 24 juillet 2026 au port de pêche d’Ajim, une cérémonie officielle sur l’île de Djerba, afin d’inaugurer une station photovoltaïque de recharge de batteries électriques et de remettre plusieurs moteurs marins électriques à un groupe de pêcheurs artisans participant au projet.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonation de la pêche artisanale en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », mis en œuvre par WWF Afrique du Nord avec le soutien financier du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Ce projet vise à accompagner la transition énergétique du secteur de la pêche artisanale en Tunisie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer la résilience des communautés côtières face aux défis environnementaux et économiques.

Le projet est mis en œuvre en étroite collaboration technique avec le ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société Tunisienne d’Équipements de Pêche (STEP), qui a assuré la fourniture et l’installation des moteurs électriques ainsi que l’appui technique tout au long du projet.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de la République tunisienne, ainsi que de représentants des ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères, des autorités régionales et locales, des institutions nationales, des partenaires techniques ainsi que des pêcheurs bénéficiaires du projet.

Cette cérémonie marque l’aboutissement de la première navigation pilote d’un bateau de pêche artisanale propulsé exclusivement par un système électrique alimenté à l’énergie solaire, réalisée le 29 juin 2026 à Ajim. Cette démonstration pionnière constitue une première à l’échelle nationale et l’une des premières expériences de ce type en Méditerranée. Elle a démontré avec succès la faisabilité technique et opérationnelle de cette solution innovante grâce à une collaboration étroite entre les institutions nationales et les partenaires du projet, notamment grâce à la contribution technique de la Société tunisienne d’équipements de pêche (STEP). Elle ouvre également des perspectives prometteuses pour accompagner la transition du secteur de la pêche artisanale dans le cadre d’une économie bleue durable et sobre en carbone.

L’inauguration de la station de recharge solaire et la remise des moteurs marins électriques marquent une étape déterminante, faisant passer le projet de la phase pilote et d’expérimentation à l’utilisation opérationnelle effective de technologies propres par les pêcheurs artisans. Cette avancée illustre des progrès concrets vers la décarbonation du secteur de la pêche tout en démontrant que des solutions pratiques peuvent répondre simultanément aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Le projet poursuit notamment les objectifs suivants :

  • Réduire la dépendance aux combustibles fossiles conventionnels et diminuer les émissions de carbone.
  • Réduire les coûts d’exploitation supportés par les pêcheurs artisans.
  • Limiter la pollution marine ainsi que les nuisances sonores sous-marines générées par les moteurs conventionnels.
  • Renforcer la sécurité énergétique des communautés côtières.
  • Accroître la résilience du secteur de la pêche face aux effets du changement climatique.
  • Proposer un modèle reproductible pouvant être déployé dans d’autres zones côtières tunisiennes ainsi que dans l’ensemble de la région méditerranéenne.

Le programme de l’événement mettra en lumière les principaux résultats obtenus ainsi que les enseignements tirés de la phase pilote. Il donnera également la parole aux pêcheurs participants, qui partageront leur expérience de l’utilisation quotidienne des moteurs électriques dans leurs activités de pêche. La cérémonie comprendra la remise officielle des équipements, l’inauguration de la station photovoltaïque de recharge et se conclura par une démonstration en mer à bord d’un bateau de pêche équipé d’un moteur électrique, permettant aux invités et aux représentants des médias de constater directement le potentiel de cette technologie innovante.

A cette occasion, Jamel Jrijer, directeur régional de WWF Afrique du Nord, a déclaré : « Il s’agit d’une étape importante pour la communauté des pêcheurs artisans ainsi que pour les écosystèmes marins en Tunisie et en Méditerranée. La technologie existe aujourd’hui et nous la mettons désormais au service de la nature et des populations. »

Pour sa part, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, Roddy Drummond, a souligné : « Ce projet incarne les principales priorités du Royaume-Uni. A savoir lutter contre le changement climatique, soutenir une croissance économique durable et promouvoir l’innovation qui apporte de bénéfices concrets aux communautés locales. En aidant les pêcheurs à réduire leurs coûts tout en protégeant l’environnement marin, nous démontrons que l’action climatique et la prospérité peuvent aller de pair. »

Ce projet reflète l’engagement constant du Royaume-Uni à accompagner la Tunisie dans la réalisation de ses priorités nationales en matière de transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et de développement durable, à travers des partenariats fondés sur le partage des connaissances, l’innovation et la mise en œuvre de solutions concrètes générant un impact tangible au niveau local.

WWF Afrique du Nord, aux côtés de ses partenaires nationaux et de ses soutiens internationaux, demeure pleinement engagé dans le développement de solutions durables contribuant à la protection des écosystèmes marins, à l’amélioration des moyens de subsistance des pêcheurs artisans et à l’accompagnement de la transition vers un secteur de la pêche plus résilient, plus performant et à faibles émissions de carbone.

D’après communiqué

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Néjia Gharbi : « Le potentiel des start-up tunisiennes mérite d’être soutenu à grande échelle »

24. Juli 2026 um 13:31

La contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations CDC s’inscrit à travers le programme Start-up et PME innovantes, déjà tourné vers les entreprises actives dans la Ditech, l’innovation et les secteurs à forte valeur créative.

Pour Néjia Gharbi, directrice générale de la CDC, l’enjeu consiste avant tout à mobiliser la diaspora autour de cette dynamique et à renforcer ses liens avec l’écosystème tunisien des start-up. Elle a souligné dans une déclaration à lecoonomistemaghrébin, lors de la 3 ème édition du Tunisia Global forum, que de nombreux talents tunisiens, notamment à travers des start-up ayant déjà réalisé des exits, à l’image d’Instadeep ou d’Expensya, fondée par Karim Benguir et Karim Jouini, ont émergé. 

Mais au-delà de ces réussites, l’essentiel reste, précise-t-elle, la multiplication de nouvelles start-up et de nouvelles formes de collaboration, rendues possibles par l’interconnexion entre la diaspora et l’écosystème local. L’objectif est donc de consolider ce pont, de stimuler les échanges et de proposer des outils de financement adaptés à ces jeunes entreprises.

Néjia Gharbi salue également le rôle joué par les premiers fonds créés en Tunisie et financés par le fonds ANAVA, souvent portés par des membres de la diaspora tunisienne. Elle cite notamment 216 Capital, aujourd’hui à son deuxième fonds, ainsi que Medenine, qui a lancé un fonds dédié à la Deeptech. Pour elle, ces initiatives traduisent une conviction partagée : le potentiel des start-up tunisiennes est réel et mérite d’être soutenu à grande échelle.

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L’UE inflige à Google une amende de 1 milliard de dollars pour pratiques anticoncurrentielles

24. Juli 2026 um 13:30

L’UE a infligé à Google une amende record de 890 millions d’euros (1 milliard de dollars) pour violation des lois antitrust, plaçant Bruxelles sur une trajectoire de collision potentielle avec Washington.

Le géant technologique avait illégalement abusé de sa position dominante sur le marché pour privilégier ses propres services de recherche et empêcher les développeurs d’orienter les clients vers des alternatives moins coûteuses, accuse Bruxelles. La Commission européenne a ordonné à Google de traiter les services tiers de manière « équitable et non discriminatoire », rapporte Guardian.

Mais le moment est mal choisi, car le président américain Donald Trump devrait annoncer prochainement de nouveaux droits de douane. L’UE et les États-Unis se sont entendus l’an dernier sur un plafond de 15 % pour ces droits, mais une amende exorbitante infligée à une grande entreprise américaine pourrait entraîner des représailles.

Bruxelles est donc confrontée à « l’un des exercices d’équilibriste transatlantiques les plus délicats de ces derniers mois », conclut Politico.

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Fathi Msalmi : « Le délestage a évité un black-out, les Tunisiens peuvent être indemnisés en cas de dégâts »

24. Juli 2026 um 11:52

Les coupures tournantes d’électricité ont replacé au cœur du débat la question de la sécurité énergétique en Tunisie. Pour Fathi Msalmi, secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, la réponse ne peut plus se limiter à gérer les tensions liées aux pics de consommation estivaux. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, il plaide pour une refonte globale de la stratégie énergétique nationale.

Le délestage, un mécanisme de protection du réseau

Pour Fathi Msalmi, les coupures programmées ne constituent pas une solution de confort, mais un outil technique destiné à préserver l’équilibre du système électrique national.

Selon lui, la vague de chaleur et la hausse exceptionnelle de la demande n’ont fait qu’accélérer une crise qui s’était installée depuis plusieurs années. Aux heures de pointe, les besoins en électricité ont atteint près de 5 800 MW, alors que la capacité de production nationale ne dépassait pas environ 4 200 MW. Un déséquilibre qui a contraint la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à recourir aux délestages afin d’éviter une rupture généralisée du réseau.

« Sans délestage, le risque était celui d’un black-out complet », explique le responsable syndical, qui considère cette mesure comme une opération de sauvegarde du système électrique plutôt qu’un simple choix de gestion.

Il souligne également que les horaires annoncés aux citoyens restent indicatifs, la gestion du réseau dépendant en permanence de l’évolution de la consommation et des capacités de production disponibles. Des contraintes techniques, locales ou sécuritaires peuvent ainsi conduire à des ajustements ponctuels.

Toutefois, les établissements sensibles, notamment les hôpitaux et les infrastructures stratégiques, restent exclus du dispositif afin de garantir la continuité des services essentiels.

Une procédure d’indemnisation prévue pour les dommages

S’agissant des dégâts pouvant affecter les équipements des particuliers ou des entreprises à la suite des interruptions électriques, Fathi Msalmi rappelle qu’un mécanisme d’indemnisation existe au sein de la STEG.

Les usagers concernés peuvent déposer une demande auprès du district de la STEG de leur région. Une expertise technique est ensuite réalisée afin d’évaluer l’origine des dommages et de déterminer s’ils sont directement liés à une interruption de l’alimentation électrique.

Pour le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, ces mesures d’urgence ne peuvent toutefois constituer une réponse durable. La situation actuelle impose, estime-t-il, une révision en profondeur du modèle énergétique tunisien afin de renforcer la capacité de production, anticiper les besoins futurs et garantir une meilleure sécurité d’approvisionnement.

Vers une nouvelle stratégie énergétique

Pour sortir durablement de la crise, le responsable syndical insiste sur plusieurs priorités : accélérer la construction de nouvelles capacités de production, développer massivement les énergies renouvelables et renforcer le rôle de la STEG dans ce domaine.

Il plaide également pour une coopération énergétique régionale accrue, notamment avec les pays voisins.

A cet égard, il rappelle que les importations d’électricité peuvent constituer une solution temporaire, mais qu’elles ne remplacent pas une stratégie nationale capable d’assurer l’indépendance énergétique du pays.

« La crise actuelle dépasse le cadre technique », souligne-t-il. Elle touche désormais à la souveraineté énergétique de la Tunisie et nécessite des décisions structurelles pour garantir un approvisionnement stable et durable.

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Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

24. Juli 2026 um 11:37

Vagues de chaleur, délestages en série et entreprises exsangues : la crise électrique tunisienne s’aggrave de jour en jour. Face à cette situation critique, Wissem Ben Amor, représentant de l’UPMI, alerte sur des pertes incalculables pour le secteur productif. De son côté, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur, réclame une politique ambitieuse de maîtrise de la demande. Celle-ci reposerait principalement sur l’énergie solaire et l’intelligence artificielle.

Pour Wissem Ben Amor, le quotidien des industriels est devenu insoutenable. Les interruptions brutales du courant provoquent le gaspillage immédiat des matières premières engagées dans les chaînes de fabrication. Le préjudice financier se chiffre à plusieurs millions de dinars pour des structures déjà fragilisées. De plus, il empêche souvent les exportateurs d’honorer leurs contrats, ce qui entame gravement leur crédibilité auprès des partenaires étrangers.

À ce préjudice commercial s’ajoute un impact technique particulièrement lourd. Certains équipements industriels nécessitent jusqu’à deux heures pour redémarrer. Dans le même temps, le réseau subit des coupures répétées espacées de seulement trente à soixante minutes. Cela rend impossible le moindre cycle de production complet. Ces variations électriques à répétition endommagent des cartes électroniques sophistiquées, indisponibles sur le marché local. Ces composants doivent être commandés à l’étranger. Ce qui prolonge l’arrêt des usines pendant des durées indéterminées, alors que les salaires du personnel inactif continuent d’être versés.

Des réformes d’urgence pour préserver le tissu productif

Sceptique quant aux explications officielles qui imputent la situation à la seule canicule, Wissem Ben Amor dénonce un manque cruel de visibilité. Il exige d’abord que les zones industrielles soient exclues des délestages pendant les horaires administratifs, de huit heures à quinze heures. À défaut, il demande que les interruptions soient notifiées à l’avance selon des créneaux précis et respectés. Cela permettrait aux industriels d’arrêter leurs machines en toute sécurité.

Pour éviter une vague de faillites, le porte-parole de l’UPMI préconise des mesures d’urgence inspirées de la crise du Covid. Il propose un report de quinze jours à un mois des échéances fiscales et des dépôts de bilans. Ce délai resterait sans impact sur le budget de l’État, tout en soulageant les trésoreries des entreprises. Enfin, il plaide pour une révision du cadre légal de l’autoconsommation énergétique afin d’autoriser le stockage d’électricité par batteries, une solution qui sécuriserait l’outil de production et réduirait la pression sur le réseau de la STEG.

De son côté, Lotfi Riahi estime que la crise dépasse le simple dysfonctionnement technique. Elle touche directement au droit fondamental du citoyen d’accéder à un service public essentiel de manière sûre et continue.

Il souligne que la réponse ne doit pas se limiter à réparer les pannes. Elle doit s’inscrire dans une gestion stratégique capable de transformer l’usager en partenaire de la solution.

Le solaire urbain et l’intelligence artificielle comme leviers d’avenir

Pour concrétiser cette vision, Lotfi Riahi propose le déploiement d’un programme national baptisé « L’énergie solaire dans chaque quartier ». Destiné en priorité aux zones urbaines denses, ce plan prévoit l’installation par l’État de centrales solaires collectives sur les toits des infrastructures publiques comme les écoles, les administrations ou les marchés. Cela permettrait d’alléger le réseau et d’amoindrir la facture des ménages sans coût direct pour les citoyens. Pour financer ce dispositif, un modèle diversifié s’appuierait sur les fonds internationaux pour le climat, les banques de développement, les partenariats public-privé et la finance carbone. L’investissement initial serait ensuite amorti par les économies réalisées sur la production électrique. Ce volet comprend également un projet pilote de quartier solaire intelligent offrant aux riverains une électricité locale à tarifs préférentiels.

Le président de l’organisation voit également dans l’intelligence artificielle un levier central pour moderniser le réseau. Il imagine une véritable salle d’opérations virtuelle capable d’anticiper les pics de consommation, d’analyser les données par quartier, de redistribuer les charges et de détecter les anomalies avant la survenue des pannes. Ce dispositif serait complété par un programme national dédié à l’IA énergétique, l’ouverture d’une plateforme publique de données sur la qualité du service, ainsi qu’une application mobile gratuite envoyant des alertes en temps réel et des conseils personnalisés. Par ailleurs, il annonce son intention de proposer la création d’un Observatoire national du consommateur et de l’énergie, une plateforme numérique dotée d’intelligence artificielle pour centraliser les réclamations et cartographier les zones touchées.

Repenser les normes d’urbanisme et inciter la transition

Enfin, Lotfi Riahi appelle à une réforme en profondeur du secteur de la construction. Il juge peu cohérent de continuer à bâtir des logements selon des normes dépassées. Il préconise ainsi une révision du Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, ainsi que des cahiers des charges des promoteurs immobiliers.

Cette révision rendrait obligatoires les équipements solaires photovoltaïques et thermiques, tout en imposant des critères de haute performance énergétique dans le neuf. En contrepartie, l’État devrait garantir de véritables incitations aux investisseurs et aux particuliers, notamment la possibilité de revendre leur surplus d’électricité solaire directement au réseau national.

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Mohamed Ali Elloumi : « Les datacenters en Tunisie, une opportunité stratégique »

24. Juli 2026 um 11:30

À l’heure où l’IA redistribue les cartes de la connaissance, l’enjeu n’est plus de savoir si nous l’acceptons, mais comment nous l’orchestrons. L’intelligence collective devient alors la clé : quand les humains coopèrent et se laissent épauler par des algorithmes, la décision gagne en précision, la vision en clarté et la souveraineté en consistance. 

Rencontré en marge de la 3ᵉ édition du Tunisia Global Forum, Mohamed Ali Elloumi, fondateur d’Access Content Agency, a insisté sur l’importance de l’intelligence collective pour bâtir l’avenir et sur la nécessité de mettre l’IA au service de l’humain. Il a rappelé que l’intelligence collective, annoncée comme thème central de cette édition, constitue un levier stratégique pour organiser la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, les responsables politiques et les décideurs économiques, afin de construire une vision commune de la période à venir autour de l’IA et de la souveraineté des États.

Il a cité une étude qui illustre concrètement ce potentiel : un médecin qui pose seul un diagnostic atteint un taux d’efficacité d’environ 60 à 65 %. Mais, a‑t‑il expliqué, dès lors que trois ou quatre médecins discutent ensemble d’un même cas, ce taux grimpe autour de 75 %, soit un gain de 10 à 15 points. Lorsque cette intelligence collective humaine est, en plus, augmentée par une intelligence artificielle, on peut gagner encore une dizaine de points et atteindre près de 85 % de maladies correctement diagnostiquées grâce à une intelligence collective orchestrée et soutenue par l’IA.

Mohamed Ali Elloumi a souligné dans une déclaration exclusive à l’economistemaghrebin.com que l’intelligence collective ne se limite pas à une coopération abstraite : elle implique des choix politiques, des stratégies et des modèles d’organisation très concrets. Il a donné l’exemple de la Suisse, qui a développé des datacenters souterrains, capables non seulement de réduire l’empreinte environnementale de ces infrastructures, mais aussi de chauffer un grand nombre d’habitants en ville grâce à la chaleur dégagée par les serveurs. L’eau circulant dans ces datacenters est chauffée, utilisée pour le chauffage urbain, puis recyclée dans un autre cycle.

Il souligne que ce type de solution montre qu’il est possible de concilier technologie, efficacité énergétique et protection de l’environnement. Et ce, à condition de se doter d’une stratégie claire et d’une organisation politique cohérente, en ligne avec les engagements des Nations unies.

Il a également insisté sur les atouts de la Tunisie dans ce nouveau paysage technologique. Le pays peut offrir à l’Europe deux ressources majeures : d’une part, un ensoleillement et une énergie solaire exceptionnels; et d’autre part, une intelligence humaine et une intelligence collective riches, portées par une position géographique souvent décrite comme stratégique. Associés à un financement européen et à une stratégie environnementale ambitieuse, ces atouts pourraient, estime-t-il, produire un effet très positif pour les deux rives de la Méditerranée.

Interrogé sur la question des datacenters en Tunisie, il a rappelé que nous sommes confrontés à une « guerre technologique » plus qu’à une simple compétition économique. Il a expliqué que, pour un pays modeste et aux ressources limitées comme la Tunisie, la construction de datacenters dédiés uniquement à des besoins locaux peut se justifier, mais que la demande interne reste relativement restreinte. En revanche, la construction de datacenters destinés à répondre aux besoins de l’Europe constitue « une opportunité stratégique, à condition de poser des garde‑fous clairs ». Tout en insistant sur le fait qu’il est hors de question d’accepter des solutions qui contribueraient à dégrader l’environnement tunisien. »

En outre, poursuit-il, l’intelligence collective est précisément l’outil qui permettrait de faire avancer ce dossier. Elle doit d’abord servir à bien définir le besoin : il existe aujourd’hui une demande explicite pour des datacenters hébergés en dehors de l’Europe et des États‑Unis, afin de sauvegarder les données hors de ces territoires et de mieux les protéger en cas d’attaque ou de crise majeure. Ce besoin est réel et identifié.

Ensuite, rappelle-t-il, un datacenter ne peut fonctionner qu’avec des conditions techniques strictes : il doit être sécurisé, adossé à une infrastructure fiable, disposer d’un accès garanti à l’énergie et intégrer une gestion responsable de l’eau.

Il a souligné que l’eau, dans ce modèle, peut être recyclée et réutilisée dans un autre cycle, comme le montrent déjà certaines expériences internationales. C’est, conclut-il, l’une des pistes concrètes pour concilier souveraineté numérique, développement économique et protection des ressources du pays. 

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