Le Festival international de musique symphonique d’El Djem se tiendra du 11 juillet au 15 août 2026 dans l’amphithéâtre romain de cette ville du centre-est de la Tunisie, un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le programme de cette 39e édition confirme la dimension internationale de cet événement qui, depuis près de quarante ans, réunit musique classique, patrimoine archéologique et dialogue culturel méditerranéen.
Cette année, des artistes et des orchestres de Tunisie, d’Italie, de France, d’Espagne et d’Autriche se produiront, proposant un programme varié allant de l’opéra à la musique symphonique, du répertoire méditerranéen aux bandes originales de films, a-t-on appris lors de la conférence de presse organisée par les organisateurs le jeudi 11 juin 2026.
Le concert d’ouverture, le 11 juillet, sera ‘‘Didon et Énée’’, une production de l’Opéra de Tunis. Le 15 juillet, l’Orchestre symphonique de Sousse interprétera ‘‘Tarabiat symphoniques’’ avec la participation de la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani. Le 18 juillet, le public de l’amphithéâtre accueillera la Camerata de Barcelona avec ‘‘Colores de España’’.
La participation française sera assurée par l’Orchestre L’Orphéon, les 24 et 25 juillet. La première soirée sera consacrée à un hommage à Marcel Khalifé et à un projet dédié aux chants de l’exil, avec la participation du Mehdi Haddjeri Band, de La Cité des Marmots du 93 et d’Ouled El Jem. La seconde soirée mettra à l’honneur deux œuvres emblématiques du répertoire symphonique : le ‘‘Boléro’’ de Maurice Ravel et ‘‘Shéhérazade’’ de Nikolaï Rimski-Korsakov.
Le mois d’août débutera avec l’Orchestre du Bal de l’Opéra d’État de Vienne. La présence italienne est particulièrement marquante, avec l’Orchestra Instabile di Arezzo (Oida), qui présentera deux concerts : le 6 août, une soirée dédiée à la musique de film, ‘‘De Cinecittà à Hollywood’’, et le 8 août, un programme intitulé ‘‘Naples en Méditerranée’’, présentant quelques-unes des plus célèbres chansons napolitaines. Le programme se poursuivra le 12 août avec l’Orchestre symphonique de Carthage et sera clôturé le 15 août avec le violoniste autrichien Yuri Revich et l’ensemble The Sound.
Le festival a pour ambition de renforcer le rôle d’El Jem comme pôle culturel et touristique de la Tunisie. Le cadre de l’amphithéâtre (également connu sous le nom de Petit Colisée), l’un des monuments romains les plus impressionnants et les mieux conservés d’Afrique du Nord, demeure la caractéristique distinctive de l’événement : un lieu où le patrimoine antique se mêle à la musique symphonique et contemporaine et à la circulation internationale des artistes.
La Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) a tenu, le jeudi 11 juin 2026 à l’hôtel Sheraton Tunis, sa 47e assemblée générale ordinaire, réunissant ses membres, partenaires institutionnels et acteurs clés de l’écosystème économique tuniso-allemand.
Ouverte par le président de l’AHK Tunisie, Ghazi El Biche, en présence d’Elisabeth Wolbers, ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, cette rencontre annuelle a été l’occasion de dresser le bilan des activités et les réalisations de l’année 2025 et présenter les perspectives de développement de la Chambre et de réaffirmer son engagement en faveur du renforcement des relations économiques entre la Tunisie et l’Allemagne.
Cette 47ᵉ édition a également constitué un espace de réflexion et de dialogue autour des enjeux économiques, nationaux et géopolitiques majeurs auxquels la Tunisie est aujourd’hui confrontée.
Dans un contexte marqué par la restructuration des chaînes d’approvisionnement mondiales et le développement du nearshoring, les entreprises allemandes considèrent plus que jamais la Tunisie comme une destination d’investissement stratégique.
Cette dynamique se reflète dans des indicateurs particulièrement encourageants : l’Allemagne a gardé sa position comme le deuxième investisseur étranger en Tunisie en 2025, tandis que l’excédent commercial tunisien avec l’Allemagne a dépassé les 771 millions d’euros en 2025.
À l’issue de l’assemblée générale, l’AHK Tunisie a organisé un débat autour du thème : «La Tunisie – compétences, compétitivité aujourd’hui et demain». En présence de Mhamed Ben Abid, directeur général du suivi et de l’évaluation des réformes du climat des affaires, accompagné de Jalel Tebib, directeur général de la Fipa et directeur général par intérim de la TIA.
Ce débat a permis d’approfondir les réflexions sur les leviers de compétitivité et de développement des compétences en Tunisie.
Jörn Bousselmi, directeur général de l’AHK Tunisie et membre exécutif du comité directeur, a présenté à cette occasion un aperçu des premiers résultats de l’enquête annuelle menée auprès des entreprises allemandes établies en Tunisie.
À travers cette rencontre, l’AHK Tunisie confirme sa vocation de passerelle entre les économies tunisienne et allemande, avec pour objectif de renforcer un climat propice à l’investissement et à une croissance durable.
Le prochain Forum d’affaires Italie-Tunisie et la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), qui réuniront des milliers de participants du monde entier à Tunis les 24 et 25 juin 2026, vont ériger le concept de «relocalisation technologique» en axe stratégique de la coopération bilatérale dans le cadre de la redéfinition des chaînes de valeur européennes, accélérée par les récentes crises mondiales. La Tunisie, 5e exportateur mondial d’ingénieurs, peut devenir un pôle d’innovation capable d’attirer et de soutenir des investissements à forte valeur ajoutée. Italiens, mais aussi européens.
La Tunisie, traditionnellement perçue comme un marché local à bas coûts, devient rapidement un partenaire essentiel pour l’intégration des technologies de pointe, notamment dans les secteurs automobile, aéronautique, des nouvelles technologies et des matériaux stratégiques.
La redéfinition des chaînes de valeur européennes, accélérée par les récentes crises mondiales, pousse la Méditerranée vers un nouveau paradigme industriel. Au cœur de cette transformation se trouve le concept de «relocalisation technologique» et des dynamiques industriels qu’il inspire.
De la sous-traitance à la co-conception en ingénierie
Le panel consacré à l’industrie de pointe, au cœur des prochaines réunions organisées par l’Agence de promotion des investissements extérieurs (Fipa) en collaboration avec les institutions et associations professionnelles italiennes, témoigne d’une nette accélération du rythme. La sous-traitance traditionnelle cède la place à une véritable co-conception en ingénierie. Le rôle de la Tunisie dans le développement du concept de véhicules pilotés par logiciel en est emblématique. Des entreprises internationales de premier plan dans les secteurs de l’automobile et de l’électronique, telles qu’Ampere et Actia, ont récemment choisi d’implanter leurs équipes dédiées aux systèmes embarqués et aux logiciels de diagnostic pour l’électromobilité de nouvelle génération dans notre pays.
Fort d’un écosystème comprenant plus de 16 chercheurs, des pôles de compétitivité stratégiques (de Bizerte à Zarzis) et des exportations de services TIC en constante croissance (le secteur contribue à hauteur de 11 % au PIB national), la Tunisie se positionne comme un pôle d’innovation capable d’attirer et de soutenir des investissements à forte valeur ajoutée.
Dans ce contexte, le secteur manufacturier italien prend des mesures cruciales pour sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et atténuer son exposition aux fluctuations logistiques et géopolitiques des marchés asiatiques.
Des associations professionnelles de premier plan, telles qu’Assolombarda – qui a joué un rôle moteur dans l’organisation des missions commerciales fin juin – et Sicindustria, forte du succès récent d’«AfroSicilia» à Monreale, cartographient activement la région afin d’établir des coentreprises stables avec des partenaires tunisiens. L’objectif des entreprises de la chaîne d’approvisionnement (composants, mécatronique, microélectronique) est double : d’une part, créer des synergies industrielles permettant de raccourcir et de sécuriser les circuits logistiques des produits «Made in Italy» ; d’autre part, établir un corridor privilégié pour l’accès et la transformation des matières premières critiques essentielles à la transition énergétique et numérique.
Un pôle d’intégration verticale euro-africaine
Les petites et moyennes entreprises (PME) italiennes, notamment dans le sud de l’Italie, ne considèrent plus la côte sud comme une simple plateforme de délocalisation pour contenir les coûts, mais comme un pôle d’intégration verticale indispensable à la survie et à la compétitivité de l’industrie manufacturière européenne.
D’un point de vue stratégique et diplomatique, la consolidation de la production et de la production de proximité en Tunisie dépasse le cadre strictement bilatéral.
En parfaite adéquation avec le plan Mattei promu par le gouvernement italien, notre pays tire parti de sa vocation logistique pour se positionner comme une porte d’entrée privilégiée vers le vaste marché continental africain, facilitée par la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le développement des infrastructures de transport, l’alignement sur les normes de production européennes et la disponibilité d’un capital humain hautement qualifié (la Tunisie est le cinquième exportateur mondial d’ingénieurs) font de l’axe italo-tunisien un atout majeur pour pénétrer les marchés subsahariens.
Dans cette perspective, la sécurité d’approvisionnement et le développement conjoint de technologies de pointe ne sont pas seulement des leviers économiques, mais aussi des facteurs essentiels à la stabilité régionale.
Le prochain Forum de Tunis constituera donc un terrain d’expérimentation pour évaluer la maturité d’un partenariat qui, par la technologie et l’industrie, vise à garantir la sécurité et la compétitivité de la Méditerranée au sens large.
Les travaux de protection de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain devraient débuter dans les prochaines semaines. Mondialement connue pour son architecture emblématique blanche et bleue et ses vues spectaculaires sur la mer Méditerranée, Sidi Bou Saïd est située sur un promontoire à environ 20 km au nord-est de Tunis et à proximité des ruines de l’ancienne Carthage.
La protection de la colline de Sidi Bou Saïd «s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à préserver l’un des sites les plus emblématiques de Tunisie et à transmettre son patrimoine naturel et architectural aux générations futures», a déclaré Salah Zouari, ministre de l’Equipement et de l’Habitat et ministre de l’Industrie par intérim, en présidant, mercredi 10 juin 2026, le comité de pilotage chargé de superviser le projet de protection du plateau sur lequel ce village est érigé. «Ce projet est particulièrement important car il permettra de réduire les risques de glissements de terrain, garantissant ainsi une plus grande sécurité aux habitants et la protection des biens et des infrastructures», a souligné M. Zouari, en mettant en avant la valeur historique, culturelle et architecturale de Sidi Bou Saïd.
Le chef d’état-major des armées et de nombreux responsables et représentants des institutions impliquées dans cette initiative ont assisté à la réunion, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision n° 11 du Premier ministre du 26 janvier 2026, qui a confié au ministère de l’Equipement et de l’Habitat la tâche de superviser l’achèvement des études et des travaux visant à protéger Sidi Bou Saïd des glissements de terrain, dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines et de la bande côtière et de surveillance des infrastructures.
En flânant dans les ruelles pavées de Sidi Bou Saïd, on est entouré de bâtiments aux façades d’un blanc immaculé, contrastant fortement avec les portes, les fenêtres et les grilles en bois finement ouvragées, peintes d’un bleu profond. Les portes sont souvent ornées de décorations géométriques et symboliques réalisées à l’aide de grands clous noirs. Ce style architectural harmonieux est protégé par la législation locale afin de préserver le charme andalou et mauresque du village. Le risque de glissements de terrain à Sidi Bou Saïd est actuellement très élevé et constitue une urgence nationale, notamment après les intempéries du début d’année.
Fin janvier, des pluies exceptionnelles ont déversé près de 300 mm d’eau en 48 heures. Cette violente tempête, qui a coûté la vie à cinq personnes en Tunisie, a saturé les sols de Sidi Bou Saïd. Le sol s’est effondré à plusieurs endroits, ouvrant de profondes fissures et provoquant des glissements de terrain sur les pentes descendant vers la mer. La fragilité du site a contraint les autorités à prendre des mesures drastiques.
Huit bâtiments, considérés comme menaçant de s’effondrer, ont été évacués, forçant certaines familles à quitter leurs maisons ancestrales. L’accès à la colline a été interdit aux bus et camions touristiques, car les vibrations et le poids aggravaient l’instabilité du terrain, provoquant la ruine de certains vendeurs de souvenirs et d’artisanat. Plusieurs routes ont été bouclées, et même des sites historiques d’une valeur inestimable, comme les abords du palais Ennejma Ezzahra (la villa construite par le baron Rodolphe d’Erlanger), sont considérés comme des zones à haut risque.
La réunion de mercredi a permis d’examiner l’avancement de la première phase de l’étude, axée sur le diagnostic de la situation actuelle sur le plateau et la collecte des données techniques et scientifiques nécessaires à la définition des interventions les plus appropriées.
Les autorités ont également annoncé la signature d’une convention avec le Centre national de télédétection pour les levés topographiques et les photographies aériennes indispensables au projet, ainsi qu’une convention avec l’Office national des mines pour l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques afin d’identifier les zones les plus exposées aux risques et de prioriser les interventions urgentes.
Candidature à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco
Le ministre Zouari a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier prévu et de «mobiliser toutes les ressources techniques et logistiques pour permettre le démarrage des travaux dans les prochaines semaines». «Ce projet a été inscrit parmi les grands travaux publics stratégiques du pays précisément pour accélérer sa mise en œuvre», a-t-il souligné
Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco examinera la candidature du village de Sidi Bou Saïd, à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial lors de sa 48e session, qui se tiendra à Busan, en Corée du Sud, du 20 au 29 juillet 2026.
La candidature tunisienne figure parmi les 30 nouvelles candidatures qui seront soumises au vote des États membres du Comité entre le 24 et le 26 juillet. Intitulée «Village de Sidi Bou Saïd : un centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée», la candidature vise à obtenir une reconnaissance internationale indépendante pour ce site archéologique de Carthage, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1979. Elle est actuellement évaluée par des experts du Conseil international des monuments et des sites (Icomos), chargés d’évaluer l’état de conservation du site, sa sécurité et l’efficacité du plan de gestion mis en place pour répondre aux enjeux du tourisme et aux risques d’instabilité du sol.
Une première opération neurochirurgicale d’ablation d’une tumeur cérébrale sur un patient éveillé a eu lieu à l’hôpital militaire universitaire de Sfax et a été couronnée de succès.
L’intervention a été réalisée, le mercredi 10 juin 2026, par l’équipe de neurochirurgie, avec le soutien des services d’anesthésie et de réanimation, sous la conduite de Dr Hichem Ammar et Dr Imen Cherif, dans le cadre d’une approche multidisciplinaire garantissant un haut niveau de sécurité et de précision.
Cette procédure complexe permet une surveillance en temps réel des fonctions neurologiques du patient pendant l’opération.
Le patient est resté conscient tout au long de l’intervention, permettant aux chirurgiens de surveiller en permanence le langage, la motricité et d’autres fonctions cérébrales essentielles, réduisant ainsi le risque de séquelles neurologiques postopératoires.
Selon le ministère de la Défense nationale, il s’agit de la première opération de ce type réalisée à l’hôpital militaire de Sfax et dans le sud de la Tunisie.
La neurochirurgie éveillée est considérée comme l’une des techniques les plus avancées dans le domaine, notamment pour les tumeurs situées dans des zones cérébrales «éloquentes», car elle permet une ablation plus précise des lésions, minimisant les complications et améliorant les résultats fonctionnels pour le patient.
Selon des témoins oculaires, qui en ont diffusé des images et des vidéos sur les réseaux sociaux, un horrible accident survenu ce matin, jeudi 12 juin 2026, entre Mazouna et Regueb, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, a entraîné la mort sur place de deux ouvrières agricoles et des blessures de gravité variable, dont des fractures.
L’accident est survenu lorsqu’un camion léger de marque Isuzu transportant 13 travailleuses agricoles vers leur lieu de travail s’est renversé et s’est retrouvé sur le bas-côté de la route.
D’après les mêmes sources, les blessées ont été transportées vers différents hôpitaux locaux situés à proximité du lieu de l’accident et l’une des femmes, amputée de la main, a été transférée par la Protection civile à l’hôpital de Sidi Bouzid.
Les Etats-Unis sont une grande nation de sport. Avec un impact médiatique considérable. De la NBA au super bowl, en passant par le hockey, le tennis ou le base-ball, le show ne s’arrête point. Mais dans ce festival télévisuel et publicitaire, le football, appelé «soccer» par les Américains du Nord, n’y a occupé qu’une place mineure jusqu’à une époque très récente.
Jean-Guillaume Lozato *
Sans y être fortement enracinée, l’équipe nationale de football des Etats-Unis a tout de même fait partie des toutes premières à avoir figuré dans la World Cup. Pour la première édition de 1930, en Uruguay, rappelons qu’elle s’était retrouvée demi-finaliste.
La suite a été moins convaincante. Bien qu’auréolés d’une victoire historique 1-0 sur l’Angleterre au Mondial 1950, après seize ans d’absence, les hommes au maillot blanc ne réapparaîtront en phase finale qu’à l’occasion d’Italia 90. Le temps d’un réapprentissage fructueux à la fois logistiquement et sportivement puisqu’ils ont perdu leurs trois matches, mais ont su résister un temps contre l’Italie et l’Autriche en s’en sortant avec deux courtes défaites. La gifle 1-5 lui ayant été administrée par ce qui était à l’époque la Tchécoslovaquie et son avant-centre puissant Thomas Skuhravy.
Une courbe sinusoïdale puis ascendante
Une première organisation de Coupe du monde confiée à la nation américaine, en 1994, a projeté le libéro Alexi Lalas et ses compagnons jusqu’en huitièmes de finale. Mais cela n’est apparu que comme une parenthèse, plus que comme une mise au point.
Ce qui a handicapé le développement du foot étasunien c’est la discontinuité, malgré un espace de peuplement conséquent. Plusieurs facteurs sont entrés en jeu. À commencer par l’image d’une activité sportive réservée davantage aux Britanniques puis aux immigrés italiens et latino-américains. Heureusement pour les footballeurs américains, l’entraîneur Bruce Arena a su instaurer une approche renouvelée et efficace de ce sport populaire.
Après l’irrégularité, une inversion de tendance a marqué la courbe américaine jusque-là impactée par un tracé sinusoïdal. En ayant produit une très bonne campagne éliminatoire en 2001, l’équipe US a fait en sorte de rendre cette courbe ascendante en ayant atteint les Quarts de finale au mondial 2002, après s’être débarrassé symboliquement du rival mexicain.
Portée par la ferveur populaire plus attentive qu’auparavant, et bercée par la vague nationaliste imprimée par Donald Trum, la nation à la bannière étoilée aura cette fois-ci l’occasion de briller. Son effectif contient des joueurs à la plus-value grandissante : d’honnêtes défenseurs comme Alex Freeman et Mark Mc Kenzie; des arguments offensifs de poids aussi bien avec des milieux (Giovanni Reyna du Borussia Mönchengladbach et surtout Weston Mc Kennie de la Juventus); une ligne d’attaque fournie avec les trois stars que sont Folarin Balogun, Christian Pulisic et Timothy Weah.
Pour une place au dernier carré
En plus ces points, un autre aspect intervient et il concerne l’entrejeu avec le numéro 6 Cristian Roldan. Un demi très utile pouvant aussi bien officier en tant que défensif ou relayeur. Dans une sorte de rôle de piston ou de pivot, au sein d’un schéma tactique sachant présenter un 4-4-2 à plat un peu comparable à celui de l’actuelle Norvège, ou de l’Islande des années 2012 à 2020. Roldan se poste différemment des anciens internationaux Jimmy Banks et DaMarcus Beasley, mais il présente le point commun avec eux d’être un précieux relais tactique. Notamment avec le premier nommé qui a joué toute sa carrière à Milwaukee, C. Roldan faisant partie des Seattle Sounders. Un enracinement dans le territoire national qui apporte une petite touche déconcertante pour les adversaires, confrontés à une équipe faisant parfois remonter la balle à la façon d’une équipe de Basket, tout comme les Islandais s’étaient inspirés – consciemment ou inconsciemment ? – de la disposition de son rideau de joueurs à partir du handball.
La formation US entrera en lice devant le Paraguay ce samedi 13 juin 2026. Placée dans le groupe D, l’Amérique, après ce duel continental, devra se mesurer à l’Australie et la Turquie. Pas insurmontable. Pas acquis d’avance non plus.
Le fait d’évoluer à domicile et d’avoir accompli de nets progrès incite à imaginer les USA imiter leurs glorieux aînés de 1930 en atteignant le dernier carré.
Le calendrier des États-Unis à la Coupe du monde 2026
13 juin 2026 (3h): États-Unis – Paraguay, à Los Angeles
19 juin 2026 (21h): États-Unis – Australie, à Seattle
26 juin 2026 (4h): Turquie – États-Unis, à Los Angeles
* Enseignant universitaire et analyste de football.
Le taux d’inflation en Tunisie s’est maintenu à 5,5% en mai 2026, mais il reste relativement élevé, d’autant plus que cette stabilité a été enregistrée alors que l’indice des prix à la consommation a poursuivi son rythme ascendant, passant de 194,8 points, en avril, à 195,5 points, en mai. Ceci indique que le coût de la vie continue d’augmenter et que les variations des niveaux des prix se poursuivent malgré l’apparente stabilité du taux d’inflation global.
L’expert en gestion d’actifs, Larbi Benbouhali, cité par l’agence Tap, a expliqué que la stabilité du taux d’inflation ne signifie pas une stabilité des prix, mais indique seulement que les prix continuent de progresser à un rythme annuel proche de celui observé au cours des mois précédents.
L’indice des prix à la consommation de 195,5 points en mai 2026 signifie que le niveau général des prix est devenu supérieur d’environ 95,5 % à celui de l’année de référence 2015, reflétant ainsi la forte hausse du coût de la vie enregistrée au cours de ces dernières années, a encore indiqué M. Bouhali.
«L’économie tunisienne pourrait faire face, au cours de la période à venir, à une nouvelle vague de pressions inflationnistes résultant de l’interaction de plusieurs facteurs internes et externes», avertit l’expert financier. «Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les éventuelles hausses des prix mondiaux de l’énergie qui pourraient en découler, constituent l’un des principaux risques susceptibles de maintenir l’inflation à des niveaux élevés pendant une période plus longue», ajoute-t-il. Et d’expliquer que «toute nouvelle augmentation des prix du pétrole ou des coûts du transport maritime et du fret international se répercutera directement sur les coûts de production et d’importation en Tunisie, ce qui pourrait entraîner une transmission des pressions inflationnistes à l’ensemble des secteurs économiques.»
Pour ne rien arranger, la persistance de l’inflation conduira au maintien d’une politique monétaire prudente, avec des taux d’intérêt relativement élevés afin de limiter les pressions inflationnistes, ce qui pourrait impacter l’investissement et la croissance économique, au cours de la prochaine période, avertit encore M. Ben Bouhali, qui voit aussi des facteurs internes à l’origine des pressions inflationnistes actuelles, dont l’expansion de la masse monétaire au cours des dernières années (+11 % au cours des douze derniers mois), la hausse des coûts des salaires et de production (+ 5 % cette année, soit +3,5 % nette d’impôt) et l’injection par la Banque centrale de Tunisie (BCT) de 20 milliards de dinars dans l’économie au cours des deux dernières années.
La hausse des prix est aussi expliquée par les pressions financières liées au déficit budgétaire et au financement des dépenses publiques, notamment les subventions de l’énergie et de l’alimentation.
Selon M. Benbouhali, l’inflation cumulée au cours des trois dernières années (2024, 2025 et 2026) s’élève à 18,6 %, en comparaison avec la hausse réelle des salaires des ménages de 5 % en 2026 et l’augmentation des salaires de 2,6 % en 2025 dans le secteur privé. Ce qui signifie que les augmentations salariales ne suffisent pas à compenser la hausse cumulée des prix. Car l’accumulation des hausses de prix sur plusieurs années entraîne une baisse du revenu réel des ménages et une diminution de leur pouvoir d’achat.
La fortune du prince saoudien et dirigeant de Kingdom Holding Compagny Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud explose grâce au succès de son investissement dans SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk qui va réaliser la plus grande introduction boursière de l’histoire.
Imed Bahri
Bloomberg rapporte que lorsque le prince saoudien Al-Walid ben Talal a acquis une participation dans Twitter en 2011, il figurait parmi les investisseurs les plus en vue au monde, avec une fortune estimée à 20 milliards de dollars, et était connu pour ses paris audacieux sur des entreprises comme Apple et News Corp.
À cette époque, Elon Musk n’avait pas encore rejoint le cercle très fermé des milliardaires.
Al-Walid détient 0,63% du capital de SpaceX
Quinze ans plus tard, l’introduction en bourse de SpaceX est sur le point de propulser Musk au rang de premier milliardaire de l’histoire (fortune dépassant les 1000 milliards de dollars), tandis que de nombreux investisseurs de son entourage s’apprêtent à engranger d’énormes profits, notamment le prince saoudien, dont la stratégie d’investissement a été considérablement renforcée par ses liens avec l’homme le plus riche du monde.
La fortune d’Al-Walid a atteint son plus haut niveau en dix ans après que sa société, Kingdom Holding, a confirmé un article du média saoudien Asharq selon lequel le prince et la société détiennent conjointement 0,63% du capital de SpaceX.
Cette annonce a entraîné une hausse de 21% du cours de l’action de Kingdom Holding en deux jours, plus tôt cette semaine, portant la fortune d’Al-Walid à environ 24,5 milliards de dollars, selon l’indice Bloomberg des milliardaires.
Cette participation est l’aboutissement d’un pari initié avec Twitter, désormais connu sous le nom de Platform X, puis étendu à XAI et enfin à SpaceX, liant ainsi l’un des investisseurs les plus importants du Moyen-Orient à l’écosystème technologique privé le plus précieux au monde.
Al-Walid avait rejoint le pari de Musk en 2022, lorsque le fondateur de Tesla a acquis Twitter pour 44 milliards de dollars. Al-Walid a décidé de conserver sa participation plutôt que de la vendre, à l’instar d’autres investisseurs tels que Larry Ellison et Andreessen Horowitz.
Cependant, cette opération n’a pas été sans tensions initiales. Al-Walid a utilisé Twitter à l’époque pour rejeter l’offre de rachat de Musk, affirmant qu’elle était bien en deçà de la valeur intrinsèque de l’entreprise, tandis que Musk raillait le prince saoudien.
Plus tard, Al-Walid a revu sa position et annoncé son soutien à Musk, affirmant qu’il serait un «excellent dirigeant».
Al-Walid a également investi dans XAI, la société d’intelligence artificielle de Musk, aussi bien à titre personnel que via sa société la Kingdom Holding Company, lors de deux levées de fonds en 2024.
Lorsque XAI a fusionné avec X Platform trois mois après son deuxième investissement, Al-Walid, avec la Kingdom Holding Company, est devenu le deuxième actionnaire de la nouvelle entité après Musk.
La chance lui a de nouveau souri en février lorsque Musk a fusionné XAI avec SpaceX, lui offrant ainsi une participation dans ce qui devrait être la plus importante introduction en bourse de l’histoire.
La participation personnelle d’Al-Walid dans SpaceX est actuellement évaluée à environ 3,2 milliards de dollars, sur la base de la valorisation de l’entreprise à 800 milliards de dollars lors d’un placement privé en décembre 2025 et de la valeur de XAI lors de sa levée de fonds de janvier 2026, avant la fusion.
Plus de sept fois l’investissement initial
Les calculs de Bloomberg incluent une décote de 5% due à des contraintes de liquidités.
Al-Walid a toutefois déclaré que sa participation vaut environ 4 milliards de dollars, soit plus de sept fois son investissement initial.
L’introduction en bourse de SpaceX devrait permettre de lever environ 75 milliards de dollars, soit plus du double des 29,4 milliards levés par Saudi Aramco en 2019.
Cette introduction en bourse devrait également profiter à d’autres investisseurs saoudiens, notamment le fonds d’investissement public saoudien Public Investment Fund (PIF), qui gère près de 1 000 milliards de dollars et détient une participation dans Kingdom Holding Company.
Il est à signaler que l’Arabie saoudite a fait de l’intelligence artificielle un pilier de sa stratégie de diversification économique visant à réduire sa dépendance au pétrole.
Humain, une entreprise spécialisée en IA soutenue par le PIF, a également investi 3 milliards de dollars dans XAI cette année, dans le cadre d’une levée de fonds de 20 milliards de dollars.
Cet accord a permis à Humain d’acquérir une participation minoritaire significative dans XAI, participation qui, selon l’entreprise à l’époque, serait convertie en actions SpaceX.
Cet accord est intervenu après une période de tensions entre Musk et le PIF.
En 2018, l’annonce éphémère par Musk de son intention de privatiser Tesla à 420 dollars l’action a provoqué une rupture publique avec le fonds d’investissement public (PIF), Musk estimant que ce dernier n’avait pas apporté un soutien public suffisant à l’opération.
Des SMS révélés ultérieurement lors de procédures judiciaires ont montré que Musk avait écrit au dirigeant du PIF Yasir Al-Rumayyan : «Je suis désolé, mais nous ne pouvons pas travailler ensemble.» Ce à quoi Al-Rumayyan a répondu : «C’est à vous de décider, Elon».
Mais en 2024, le ton avait changé. Musk est intervenu par vidéo à la conférence Future Investment Initiative à Riyad, s’adressant à un large public sur le thème de l’intelligence artificielle, tandis qu’Al-Rumayyan était assis au premier rang.
Pendant des années, Al-Walid ben Talal a été l’un des financiers les plus en vue du Moyen-Orient, connu pour son extravagance, ses démonstrations ostentatoires de relations et ses investissements audacieux.
Toutefois une nuit de fin 2017, il fut arrêté avec des dizaines de princes et d’hommes d’affaires à l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad, dans le cadre de la campagne du prince héritier Mohammed ben Salmane contre ce qui était présenté comme de la corruption.
Libéré après 83 jours suite à un accord secret, il déclara par la suite que cette épreuve avait prouvé son innocence.
La nature des accusations portées contre lui demeurait floue mais les actions de Kingdom Holding Company et la fortune personnelle d’Al-Walid en subirent un net recul. Sa fortune chuta à moins de 13 milliards de dollars en 2020, soit environ un tiers de son niveau record de 2014.
Aujourd’hui, cependant, son pari sur l’empire de Musk lui a permis de retrouver une notoriété et un prestige qu’il n’avait plus connus depuis son investissement massif dans Citigroup dans les années 1990 alors que le groupe était aux prises avec un important déficit de créances douteuses.
Al-Walid publie régulièrement sur la plateforme X des images de lui et de Musk générées par IA, notamment une photo récurrente où ils apparaissent côte à côte déguisés en guerriers de la série télévisée Game of Thrones.
Sur une photo récente, Alwaleed était déguisé en Superman, tandis que Musk était en Batman. Le message l’accompagnant disait : «Leadership audacieux, exécution exceptionnelle. Notre partenariat avec mon ami et allié Elon Musk a un impact mondial».
‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ d’Asma Ben Daly (Arcadia Éditions, Tunis, avril 2026), est un essai discret dans sa forme, mais dense dans ses implications. Dès la quatrième de couverture, une interrogation en donne le ton : «Et si la perte n’était pas seulement une épreuve, mais une traversée inévitable ?»
Djamal Guettala
Derrière cette question, l’ouvrage s’inscrit dans le champ psychopédagogique tout en le débordant, en élargissant la réflexion aux fragilités éducatives et sociales contemporaines : effritement des repères, instabilité des liens, fragilisation de l’autorité adulte et discontinuité des parcours scolaires.
L’autrice, enseignante en arts plastiques, directrice d’établissement et formatrice, propose une lecture transversale des tensions qui traversent les espaces éducatifs.
L’enfant et l’adolescent y occupent une place centrale, mais toujours en lien avec leur environnement. Parents, enseignants et éducateurs apparaissent eux aussi confrontés à des incertitudes structurelles qui redéfinissent leurs rôles et leurs marges d’action.
Dans cette perspective, la perte ne se limite plus à un événement isolé. Elle devient un état diffus, inscrit dans les relations, les institutions et les trajectoires éducatives. Elle circule dans les silences, dans les ruptures non dites et dans les ajustements permanents du quotidien scolaire.
Cartographie des fragilités éducatives
Les comportements scolaires — agitation, repli, opposition ou désengagement — sont alors relus comme des signes possibles de ruptures non élaborées, de pertes symboliques ou d’insécurités affectives, et non comme de simples problèmes disciplinaires. Cette grille de lecture déplace le regard institutionnel vers une compréhension plus fine des trajectoires individuelles.
L’ouvrage accorde une place centrale aux effets du silence autour des événements douloureux.
Au nom de la protection, certaines situations — décès, séparations, absences — sont parfois tues ou reformulées. L’autrice souligne un paradoxe : ce silence, loin de protéger, peut produire de la confusion et renforcer l’angoisse.
Ce qui n’est pas nommé ne disparaît pas. Il continue d’agir, mais sous des formes diffuses, souvent plus difficiles à identifier pour les adultes. Privé de repères explicatifs, l’enfant construit ses propres interprétations, souvent plus lourdes que la réalité elle-même. L’absence de mots devient alors un espace d’incertitude prolongée.
Cette analyse interroge directement les pratiques éducatives et familiales, entre volonté de protection et difficulté à dire. Elle met en lumière la nécessité d’une parole ajustée, ni brutale ni évitée, mais structurante.
La continuité éducative comme point de tension
Autre axe structurant : la stabilité des figures adultes dans le parcours de l’enfant.
Les changements d’enseignants, les départs non annoncés ou les ruptures de suivi sont analysés comme des événements à forte portée symbolique. Dans la logique institutionnelle, ils relèvent de l’organisation ; dans l’expérience de l’enfant, ils relèvent du lien.
Cette différence de lecture produit un décalage durable entre fonctionnement administratif et perception affective. L’adulte raisonne en termes de structure, de mobilité ou de contraintes professionnelles. L’enfant, lui, interprète ces ruptures à partir de la continuité du lien.
Lorsque cette continuité se brise sans explication, elle laisse une trace silencieuse, souvent durable, dans la manière dont l’enfant se représente sa place dans le monde scolaire.
Au-delà du champ éducatif, l’ouvrage met en lumière des transformations plus larges : fragilisation des liens sociaux, instabilité des repères symboliques et difficulté croissante à inscrire les trajectoires dans la durée.
Ces évolutions dépassent l’école, mais s’y reflètent avec une intensité particulière, car elle reste l’un des premiers lieux d’exposition aux ruptures et aux transitions.
Une lecture des fragilités contemporaines
Dans ce contexte, la perte apparaît moins comme un accident que comme une condition contemporaine, qui traverse les espaces éducatifs autant que les structures sociales.
Mais la force de ‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ tient peut-être ailleurs. Le livre ne cherche ni l’effet spectaculaire ni la démonstration théorique. Il s’appuie sur le terrain, sur l’expérience humaine et sur des situations concrètes pour explorer les multiples formes de la perte : le deuil, bien sûr, mais aussi les absences, les ruptures, les silences et les incertitudes qui jalonnent les parcours des enfants.
L’un de ses apports les plus convaincants réside dans l’attention portée à la stabilité du lien et à la responsabilité des adultes. À l’heure où les débats éducatifs sont souvent dominés par les méthodes, les programmes et les résultats, Asma Ben Daly rappelle que la présence, la continuité et la parole juste demeurent des repères essentiels.
Le ton adopté contribue également à la qualité de l’ensemble. L’autrice n’accuse pas. Elle n’idéalise pas davantage. Elle cherche à comprendre, à mettre en mots et à accompagner. C’est probablement dans cet équilibre que réside la force du livre.
Sans emphase ni posture militante, ‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ s’impose finalement comme un ouvrage utile, profondément humain et intellectuellement honnête, qui invite à regarder autrement les fragilités de l’enfance et les responsabilités du monde adulte.
Selon un classement publié le mardi 9 juin 2026 par le think tank australien Institute for Economics and Peace (IEP), dont l’indice mondial de la paix (Global Peace Index/GPI) évalue les tendances pacifiques dans le monde, la Tunisie est au 11e rang des pays africains les plus paisibles (77e sur le plan mondial).
En 2008, année du démarrage de ce classement, la Tunisie était classée 5e en Afrique et 52e dans le monde. C’est dire qu’elle a perdu 6 places sur le plan africain et 25 sur le plan mondial en 18 ans.
Dans le Top 10 africain, on retrouve dans l’ordre Maurice (1er, 18e), la Guinée équatoriale (2e, 38e), le Botswana (3e, 50e), la Gambie (4e, 56e), Madagascar (5e, 59e), la Namibie (6e, 63e), le Maroc (7e, 65e), la Sierra Leone (8e, 74e), le Sénégal (9e, 75e) et le Ghana (10e, 76e).
Les autres pays d’Afrique du Nord se classent comme suit : Algérie (19e, 91e), la Mauritanie (25e, 112e), l’Egypte (26e, 113e) et la Libye (33e, 125e)
À l’échelle mondiale, l’Afrique du Nord & Moyen-Orient est la région la moins paisible au monde, suivie de l’Asie du Sud et de l’Afrique.
L’Islande arrive en tête du classement des pays les plus paisibles, suivie par la Nouvelle-Zélande et la Suisse, tandis qu’en bas de tableau, on trouve la Russie, le Soudan et la République démocratique du Congo.
Le classement s’appuie sur 23 indicateurs quantitatifs et qualitatifs répartis en trois domaines : le niveau de sûreté et de sécurité (impact du terrorisme, nombre d’homicides pour 100 000 habitants, facilité d’accès aux armes légères, etc.) ; l’ampleur des conflits domestiques et internationaux en cours (nombre et durée de conflits internes, relations avec les pays voisins, implication dans des conflits extérieurs, etc.) et le degré de militarisation (budget de la défense en pourcentage du PIB, effectifs des forces armées, capacités en matière d’armes lourdes et d’armes nucléaires, etc.).