Le Conseil du marché financier (CMF) vient de publier de nouvelles règles pour mieux protéger notre économie. L’idée est simple: bloquer plus efficacement l’argent sale et le financement du terrorisme.
Ce qui change concrètement
Le Crowdfunding entre dans la danse. Le règlement s’adapte aux nouvelles technologies. Désormais, le financement participatif (investissement en valeurs mobilières) est officiellement encadré par ces mesures de sécurité. D’un autre coté, les institutions doivent maintenant adopter une approche graduée. Si le risque est élevé, la vigilance est maximale ; s’il est faible, les procédures sont simplifiées.
Les nouvelles obligations pour les acteurs financiers :
Pour transformer ces intentions en résultats concrets, le CMF impose désormais une véritable feuille de route aux acteurs financiers. Cela passe d’abord par un état des lieux régulier — une cartographie des risques — que chaque entité doit transmettre au régulateur. Mais l’aspect humain est aussi au cœur du dispositif : chaque institution doit désormais nommer un référent attitré, véritable pont avec la Commission de lutte contre le terrorisme (CNLCT), tout en garantissant que ses responsables de la conformité possèdent une expertise de haut niveau.
Au fond, le CMF change de posture : il ne se contente plus de surveiller de loin, il structure de l’intérieur. En instaurant cette culture de la gestion des risques et du contrôle permanent; la Tunisie muscle la crédibilité de sa place financière. C’est un signal fort envoyé aux investisseurs, locaux comme étrangers : ici, la transparence n’est pas une option, c’est la règle.
Le Conseil du marché financier (CMF) a publié son nouveau règlement relatif aux mesures d’application en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Dans un communiqué publié hier, jeudi 23 janvier 2026, sur son site web, le CMF informe le public et l’ensemble des intervenants sur le marché financier de la publication de ce nouveau règlement au Journal Officiel de la République Tunisienne n° 9 du 23 janvier 2026, et ce dans le cadre d’une mise à jour globale et d’un renforcement du cadre réglementaire régissant ce domaine, en conformité avec la législation nationale en vigueur et les meilleures normes internationales applicables.
Ce nouveau règlement a été élaboré à la lumière des amendements substantiels apportés par la loi organique n°2019-9 du 23 janvier 2019 à la loi organique n°2015-26 du 7 août 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et la répression du blanchiment d’argent, ainsi que sur la base des recommandations du Groupe d’Action Financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (Gafi Moan – Menafatf F) et des exigences du processus d’évaluation mutuelle.
Le règlement prévoit un ensemble d’amendements et d’ajouts fondamentaux constituant une évolution qualitative par rapport au règlement antérieur du CMF, notamment l’élargissement de son champ d’application au crowdfunding en investissement dans des valeurs mobilières, l’actualisation et la clarification de plusieurs concepts clés, ainsi que l’adoption de l’approche fondée sur les risques comme référence principale pour la détermination des mesures préventives et de contrôle devant être mises en œuvre par les entités soumises au contrôle du CMF.
Le règlement impose également aux institutions concernées l’élaboration périodique d’une cartographie des risques à déposer auprès du CMF, la désignation d’un point de contact permanent auprès de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT), la mise en place d’une stratégie institutionnelle claire de gestion et de maîtrise des risques, l’adoption de mesures de diligence renforcée lorsque les risques sont élevés et de mesures de diligence allégée lorsque les risques sont faibles, l’instauration d’un dispositif de contrôle interne efficace, régulièrement évalué et actualisé, ainsi que la fixation de critères précis et harmonisés en matière de compétences professionnelles requises pour les cadres chargés du contrôle et de la conformité.
Ces mesures visent à renforcer la préparation organisationnelle et professionnelle des institutions concernées et à consolider l’intégrité et la transparence du marché financier tunisien. Le règlement est consultable via ce lien.
Les intempéries enregistrées depuis le début de la semaine en Tunisie, et qui ont provoqué d’énormes dégâts dans les infrastructures publiques et les biens privés violentes, ont eu une conséquence inattendue dans le gouvernorat de Nabeul en mettant au jour de vestiges archéologiques jusque-là enfouis sous le sable, notamment aux abords des sites antiques de Néapolis (Nabeul) et de Kerkouane (Kélibia). (Ph. Mosaïque).
Selon des sources de l’Institut national du patrimoine (INP) citées par l’agence Tap, les récentes intempéries, qui ont entraîné l’érosion de plusieurs plages, ont révélé des structures archéologiques sur le littoral à proximité du site antique de Néapolis, sur la plage de Sidi Mahersi, ainsi que dans les zones voisines du site punique de Kerkouane, à Hammam Ghezaz, et plus particulièrement dans les régions de Demna et de Oued El Ksab.
Les découvertes ont suscité un vif intérêt, attirant aussi bien des chercheurs et des passionnés que des individus ayant tenté de s’emparer de pièces archéologiques mises au jour par la mer. Les unités de la Garde nationale sont intervenues pour empêcher ces tentatives et ont procédé à l’arrestation de trois personnes, selon des sources sécuritaires citées par la Tap.
Les opérations de recensement et de documentation des vestiges sur les plages de Néapolis et de Sidi Mahrsi ont nécessité l’appui de la Garde nationale maritime et de la Police de l’environnement, afin de permettre aux agents de l’INP de mener leurs travaux, dans un contexte marqué par l’afflux de nombreux curieux.
Des responsables de l’Inspection régionale du patrimoine du Nord-Est ont par ailleurs démenti, dans une déclaration à l’agence Tap, les informations faisant état du vol de pièces archéologiques au musée du site punique de Kerkouane. Ils ont précisé que les personnes interpellées tentaient de dérober des vestiges dans les zones de Demna et de Oued Ksab, situées à environ un kilomètre du site archéologique.
Selon Ahmed Gadhoum, représentant de l’INP et spécialiste de l’archéologie subaquatique et côtière, les vagues ont révélé sur la plage de Sidi Mahrsi un ensemble de murs susceptibles d’être liés à des habitations ou à des thermes datant de l’Antiquité, précisant que leur datation exacte ne pourra être déterminée qu’après des études et une documentation approfondies.
S’agissant des vestiges découverts sur la plage de Néapolis, l’expert estime qu’il pourrait s’agir de citernes d’eau, probablement utilisées pour alimenter des ateliers de salaison du poisson ou pour approvisionner les habitants de l’ancien tissu urbain de Néapolis. Il n’exclut pas non plus qu’il s’agisse de bassins de salaison similaires à ceux identifiés sur le site archéologique de Néapolis, connu pour sa production de « garum », un condiment prisé dans l’Antiquité.
L’INP a engagé ces derniers jours des opérations d’inventaire des sites côtiers apparus à la suite de la récente agitation marine, notamment dans les gouvernorats de Nabeul et de Mahdia, a fait savoir Gadhoum.
Si plusieurs de ces sites sont déjà connus et répertoriés, d’autres vestiges, jusqu’alors inconnus, ont émergé et feront l’objet d’opérations d’identification et de documentation, a conclu le chercheur.
En quelques heures, j’ai vu des années d’équipements et de matériel partir sous l’eau, engloutis dans mon garage, mon atelier/refuge… pendant que mon jardin se retrouvait sous près de 50 cm d’eau… ou plutôt de vase et d’égouts. Et pourtant, je reste convaincu que ce qu’on vient de vivre ces derniers jours en Tunisie n’a rien d’une catastrophe naturelle. Ce sont des inondations bien pensées, bien autorisées et parfaitement prévisibles.
Slim Medimegh *
Des caniveaux transformés en poubelles, des déchets jetés avec nonchalance, des bennes à ordures qui débordent sans jamais être ramassés, et des camions clandestins qui « évacuent » les gravats en les déposant tranquillement dans les terrains vagues et les espaces verts dans l’impunité la plus totale.
Tout ce beau monde finit par offrir à l’eau un parcours d’obstacles digne d’un chantier abandonné.
Du côté de la Marsa, quand j’étais petit, entre la cité des Juges (ex-« Seniet Bouhajeb ») et Bhar Lazreg, il y avait des terres agricoles et des terrains vagues qu’on appelait « Terranet Wango ». De vraies zones de drainage naturel. On y plantait du persil, des carottes, des gombos et tout ce qui demandait beaucoup d’eau. J’y allais même traire les vaches en compagnie de mon père dans une étable située dans le terrain nu qui est en face de l’actuelle supérette «Ali Baba».
L’eau s’étalait et la terre absorbait à son rythme
Un oued descendait de la cité El-Nasr sur la rue du hammam El-Qod’s, et à la moindre grosse pluie, il se transformait en torrent, amenant naturellement toute l’eau vers ces espaces ouverts. L’eau s’étalait, la terre absorbait tranquillement… à son rythme.
Dans ces énormes flaques d’eau, qui devenaient des étangs pleins de vie… il y avait des grenouilles, les mouettes et les cormorans venaient, et parfois même des canards s’abritaient dans ce refuge temporaire mais naturel, profitant du calme imposé par les inondations.
Et moi, j’y testais les petites maquettes de bateaux que je fabriquais, et j’y ramassais les grenouilles que je vendais au labo du lycée. Oui, c’était ça ; des zones prévues pour recevoir l’eau, vivre avec elle, pas la combattre.
Aujourd’hui, ces zones ont été bétonnées, loties et surélevées. Le point le plus bas de La Marsa, qui était logiquement le point d’acheminement naturel des eaux pluviales, a été déplacé artificiellement.
N’ayant plus d’issue, l’eau s’invite dans les maisons
Résultat : des quartiers comme la cité des Juges, Ettabaq, Lahouech… se retrouvent à jouer ce rôle. L’eau n’a plus d’issue, alors elle s’invite dans les rues et dans les maisons. Les autorités parleront d’événements exceptionnels, les municipalités de moyens limités, et on continuera à s’étonner à chaque pluie, et en facturant tout ça sur le compte de l’habituel
حاجة ربّي، الله غالب، قضاء و قدر…
Pendant ce temps, la nature, elle, se contente de nous rappeler que l’eau suit toujours son cours !
Mais je m’adresse aussi et surtout aux dits « citoyens » qui jettent leurs ordures avec nonchalance, sans penser, sans se rendre compte que ces gestes répétés finiraient par devenir la cause directe de ce désastreux bazar.
L’eau n’est pas responsable. Elle suit simplement les chemins qu’on lui laisse, et revient toujours réclamer sa place.
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L’ambassadrice de l’Inde à Tunis, Devyani Uttam Khobragade, a été reçue vendredi 23 janvier 2026 au siège de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisie) par son directeur général, Jalel Tebib. L’entretien a porté sur le renforcement des relations économiques et d’investissement entre la Tunisie et l’Inde.
Khobragade et Tebib ont identifié les secteurs prioritaires pour une coopération renforcée, notamment les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’industrie pharmaceutique ainsi que les grands projets d’infrastructure.
La diplomate indienne a fait part du vif intérêt que portent les investisseurs indiens pour le marché tunisien, saluant les opportunités qu’il offre. En réponse, Jalel Tebib n’a pas manqué l’occasion de mettre en avant le climat d’investissement favorable en Tunisie, détaillant les avantages et les incitations offerts, notamment pour les projets à haute valeur ajoutée.
Il a affirmé que la FIPA reste pleinement mobilisée pour accompagner les investisseurs indiens souhaitant s’implanter en Tunisie.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle les États membres à renforcer d’urgence le Conseil économique et social (ECOSOC). Il a averti que les divisions mondiales croissantes et la baisse de la confiance dans le multilatéralisme menacent les progrès en matière de développement et de paix.
S’exprimant lors de la commémoration du 80e anniversaire de l’ECOSOC, Guterres a décrit cet organe comme un « moteur du progrès » depuis sa première réunion en 1946, tout en soulignant que son mandat est devenu plus exigeant à mesure que les défis mondiaux s’intensifient.
« Les conflits font rage, les dépenses militaires explosent. Les inégalités se creusent, tandis que les financements du développement s’effondrent. Ces crises inextricablement liées ne peuvent être résolues par des approches unilatérales ou par la force brute. Elles exigent des réponses collectives et urgentes. Et l’ECOSOC peut jouer un rôle moteur », a-t-il souligné.
Et d’ajouter: « L’ECOSOC a un rôle essentiel à jouer dans notre monde divisé et inégalitaire, et nous ne devons pas perdre de temps pour le renforcer ».
Il a exhorté les gouvernements à agir rapidement pour mettre en œuvre les réformes convenues dans le cadre du Pacte pour l’avenir, les qualifiant d’essentielles pour garantir que l’ECOSOC reste efficace et pertinent.
Guterres a décrit l’ECOSOC, l’un des six principaux organes de l’ONU, comme une « plateforme indispensable » pour le dialogue mondial, capable d’aider les pays à combler les écarts de développement et à relever les défis communs.
La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect International) organise, du 29 mars au 2 avril 2026 à Abidjan, une mission économique destinée aux petites et moyennes entreprises tunisiennes souhaitant se développer sur les marchés émergents, notamment en Côte d’Ivoire.
Cette initiative, soutenue par le Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX), fait suite au succès des éditions précédentes (2017 et 2022) et répond à “une forte demande du tissu entrepreneurial tunisien”.
Annoncée sur les réseaux sociaux de la Conect International, la mission est ouverte aux préinscriptions jusqu’au 30 janvier 2026. Elle offrira aux participants l’opportunité de nouer des partenariats stratégiques avec des dirigeants d’entreprises, ainsi qu’avec des représentants d’administrations et de ministères ivoiriens.
L’événement bénéficiera du soutien de plusieurs institutions clés, notamment l’ambassade de Tunisie à Abidjan, l’ambassade de Côte d’Ivoire à Tunis, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-ivoirienne, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et le Centre de Promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI).
Le programme prévoit un forum économique tuniso-ivoirien, des rencontres B2B ciblées et des visites d’entreprises, couvrant une large gamme de secteurs : BTP, agroalimentaire, TIC, santé, énergies renouvelables, tourisme, logistique, chimie, éducation, artisanat, pièces automobiles, entre autres.