Le gouvernement mauritanien accélère sa transformation numérique avec Ijraati, plateforme centralisant plus de 800 procédures administratives pour citoyens, entreprises et investisseurs. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.
Il convient de noter, toujours selon Ecofin, que cette décision a été lancée début février 2026 par le ministre Ahmed Salem Ould Bede. Cette mesure permet de simplifier l’accès aux documents requis, délais et autorités compétentes, avec tableau de bord et stats pour les administrations.
Le déploiement de Ijraati s’organise en trois phases stratégiques : d’abord la centralisation et la publication unifiée de toutes les procédures sur une plateforme nationale ; ensuite les mises à jour continues en coordination avec les secteurs concernés pour garantir la fiabilité des données ; enfin la numérisation complète des services les plus demandés, intégrés à la plateforme Khdamati pour permettre des transactions à distance transparentes et dans des délais définis. Parmi les services déjà en ligne figurent les inscriptions universitaires, la délivrance du casier judiciaire, les cartes grises, la création d’entreprises, les prestations de la SOMELEC et le Système national du trafic routier (SNTR).
Soutenue par le projet Digital-Y (financé à hauteur de 4 millions d’euros par la coopération allemande), cette initiative positionne le numérique comme levier de développement socio-économique. Elle fait toutefois face à des défis importants : la Mauritanie occupe la 165e place mondiale à l’Indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) 2024 des Nations unies avec un score de 0,3491 (dont 0,1688 pour les services en ligne), une cybersécurité faible selon l’UIT, une pénétration Internet de 37,4% (2 millions d’utilisateurs), 57% de smartphones chez les plus de 15 ans, et une couverture réseau limitée à 97% en 2G mais seulement 35-44% en 3G/4G.
La Mauritanie vient de lancer «Ijraati», une plateforme numérique qui centralise les démarches administratives. Elle simplifie les formalités et rapproche l’administration des citoyens comme des entreprises.
Dans sa stratégie de transformation numérique, le gouvernement a inauguré ce portail. Il regroupe plus de 800 procédures en ligne. L’objectif ? Standardiser l’information, booster la transparence et faciliter l’accès aux services publics pour tous: usagers, investisseurs et entreprises.
D’après le portail officiel procedures.gov.mr, on y trouve des démarches variées. Par exemple, créer une entreprise, obtenir un permis de conduire, une carte grise ou s’enregistrer au registre biométrique national.
Le ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’Administration (MTNIMA), dirigé par Ahmed Salem Ould Bede, en est l’architecte. Pour chaque procédure, le site détaille les documents requis, les délais et les administrations concernées. Un tableau de bord permet aux services publics de suivre et mettre à jour les infos en temps réel.
Cette initiative renforce l’efficacité administrative. Elle réduit les lourdeurs bureaucratiques et fait du numérique un vrai levier pour les services publics. La Mauritanie accélère ainsi sa transformation digitale. Rappelons qu’elle est classée 165ᵉ sur 193 pays dans l’Indice de développement de l’e-gouvernement 2024 de l’ONU. Cela montre son potentiel, mais aussi ses défis.
La représentation permanente des États-Unis aux Nations Unies a indiqué des délégations de haut niveau des États-Unis et des Nations Unies ont facilité des discussions à Madrid, en Espagne, entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie concernant la mise en œuvre de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara occidental.
Imed Bahri
Ces négociations se font sous la houlette de Massad Fares Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique du président américain Donald Trump et élément de taille -étant donné qu’avec Trump tout est une affaire de famille-, son fils Michael est marié à Tiffany, la fille du président avec sa deuxième épouse Marla Maples. Que le principal négociateur soit un proche du président américain ceci a toute son importance. Les Américains souhaitent un accord en mai 2026.
Le quotidien londonien arabophone Al Quds al Arabi a indiqué que la diplomatie américaine a été contrainte de prolonger jusqu’à lundi 9 février les négociations, initialement prévues pour la seule journée du dimanche 8 février. Washington souhaite un accord-cadre d’ici mai prochain afin de mettre fin au conflit et d’inaugurer une ère de coopération et de stabilité en Afrique du Nord.
Un black-out médiatique strict
L’ambassade des États-Unis à Madrid a accueilli dimanche le deuxième cycle de négociations entre les parties susmentionnées, faisant suite aux pourparlers tenus en Floride deux semaines auparavant, selon le quotidien espagnol El Confidencial, qui a révélé l’information.
Ces négociations étaient supervisées par Washington, représenté par Massad Boulos, et Michael Waltz, représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies, ainsi que par les Nations Unies représentées par l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental Staffan de Mistura. Les ministres des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, de l’Algérie, Ahmed Attaf, et de la Mauritanie, Mohamed Salem Ould Merzoug, dirigeaient leurs délégations respectives, tandis que la délégation du Front Polisario était conduite par Mohamed Yeslem Beissat.
La partie américaine impose un black-out médiatique strict sur les négociations, comme le rapporte El País.
Washington à la manœuvre
Cependant, quelques fuites ont émergé, dont certaines, selon El Confidencial, font état d’une proposition visant à établir un comité technique de haut niveau composé de représentants du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Front Polisario. Ce comité, assisté d’experts juridiques et autres spécialistes, opérerait sous la supervision de Washington et des Nations Unies et travaillerait à l’élaboration de la proposition d’autonomie soumise par le Maroc.
Cette proposition d’autonomie compte 40 pages. Washington avait précédemment estimé que le document d’autonomie nécessitait une révision afin de répondre aux exigences d’un système fédéral.
Cette évolution est considérée comme normale compte tenu des négociations en cours et du fait que le Maroc est conscient qu’il devra céder davantage de pouvoirs lors des négociations, d’autant plus que la proposition d’autodétermination n’est plus réaliste malgré l’insistance du Front Polisario sur ce point avec le soutien de l’Algérie.
Des sources proches du Front Polisario indiquent que celui-ci plaide en faveur du second plan de James Baker qui prévoit une autonomie de quelques années suivie de consultations avec la population sur l’avenir du Sahara. Toutefois, compte tenu de l’évolution actuelle de la situation, il sera difficile de miser sur une telle solution. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre, recommandait des négociations fondées sur la proposition d’autonomie marocaine, tout en restant ouverte à d’autres formules.
Une course contre la montre
L’enjeu principal est que Washington souhaite parvenir à un accord-cadre d’ici mai prochain, qui pourrait être signé à la Maison-Blanche sous l’égide du président américain Donald Trump et en présence des dirigeants des pays concernés : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.
Des négociations complémentaires se tiendront aux États-Unis afin d’affiner et de développer la proposition d’autonomie, ce qui implique une course contre la montre pour parvenir à un accord entre toutes les parties. Ces négociations visent à mettre fin aux affrontements sporadiques dans le Sahara entre le Maroc et le Front Polisario, ce dernier lançant des attaques depuis l’extérieur du mur de sable.
Casuistique algérienne
L’Algérie a indiqué, vendredi 13 février, qu’elle participe aux négociations uniquement en qualité d’«observateur». Cette précision fait suite à ce que l’Algérie considère comme des «interprétations marocaines visant à inclure l’Algérie comme partie prenante au conflit».
Une source officielle algérienne a déclaré au journal électronique Tout sur l’Algérie que «la réalité est indéniable: le Royaume du Maroc négocie actuellement directement avec le Front Polisario concernant l’avenir du Sahara occidental», soulignant que «l’Algérie, comme la Mauritanie, n’a dans ces pourparlers qu’un rôle d’observateur, un rôle dicté par le statut de deux pays voisins».
La source a conclu qu’«un véritable règlement du conflit du Sahara occidental émergera inévitablement des deux parties du conflit et sera le fruit de négociations directes, semblables à celles qui sont actuellement en cours».
Comme le confirment les médias algériens, depuis le début du conflit, les autorités algériennes ont maintenu leur refus de s’impliquer directement dans tout processus de négociation, tout en soulignant ces dernières années «qu’elles accepteront la solution que les Sahraouis approuveront pour ce conflit qui dure depuis un demi-siècle».
Cependant, il n’échappe à personne que l’Algérie est très concernée par l’issue des négociations, qu’elle a donné son feu vert au Polisario pour qu’il y participe et qu’elle lui a sans doute aussi fixé les lignes à ne pas outrepasser.
La sélection tunisienne de football a été tenue en échec par la Mauritanie (1-1), mercredi soir, au stade Hammadi Agrebi de Radès, lors d’un match amical marqué par une domination stérile et un manque de réalisme offensif.
Dans un stade vide…
Dans un stade vide, les Aigles de Carthage ont pourtant pris les devants à la 38e minute, grâce à une frappe précise de Firas Chawat dans la surface mauritanienne. L’attaquant tunisois, déjà à l’origine de plusieurs occasions, avait auparavant réclamé un penalty à la 29e minute, non accordé par l’arbitre.
Mais au retour des vestiaires, les visiteurs ont su profiter d’un moment de flottement défensif tunisien : Mohamed Sarr, à la limite du hors-jeu, a égalisé à la 51e minute, ramenant les siens à hauteur.
Malgré plusieurs tentatives signées Mohamed Ali Ben Romdhane (70e et 72e) et deux retournées acrobatiques de Seifeddine Jaziri (78e et 90+5e), la Tunisie n’a pas réussi à faire la différence. L’équipe de Sami Trabelsi s’est montrée globalement supérieure mais a encore une fois péché par inefficacité devant le but.
Cap sur la Jordanie et le Brésil
Ce nul laisse des regrets avant les prochaines échéances : la Tunisie disputera un second test amical face à la Jordanie vendredi 14 novembre, toujours à Radès, puis affrontera le Brésil à Lille le 18 novembre.
Ces rencontres s’inscrivent dans la préparation des Aigles de Carthage à la Coupe Arabe des Nations au Qatar et à la CAN 2026 au Maroc, prévues entre décembre et janvier prochains.