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Égypte-Éthiopie : Une crise diplomatique ouverte, les deux pays expulsent leurs diplomates

02. Oktober 2026 um 07:43

Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie connaissent une nouvelle escalade diplomatique. Le Caire et Addis-Abeba ont procédé à des expulsions réciproques de diplomates, sur fond d’accusations d’ingérence dans le conflit armé éthiopien et de rivalités persistantes autour du partage des eaux du Nil. Cette confrontation intervient alors que les tensions s’étendent à la Corne de l’Afrique, faisant craindre une dégradation supplémentaire des relations entre plusieurs pays de la région.

Le 1er octobre 2026, l’Éthiopie a déclaré un diplomate égyptien persona non grata et lui a ordonné de quitter le territoire dans un délai de 48 heures. Le lendemain, l’Égypte a répliqué en déclarant à son tour persona non grata un conseiller de l’ambassade d’Éthiopie au Caire, également sommé de partir sous 48 heures, selon des informations rapportées par Reuters et le quotidien égyptien Ahram Online.

Des accusations d’ingérence qui aggravent les tensions

À l’origine de cette nouvelle confrontation diplomatique figurent les accusations formulées par les autorités militaires éthiopiennes contre plusieurs pays voisins et régionaux. Le chef d’état-major de l’armée éthiopienne, Birhanu Jula, a notamment accusé l’Égypte, l’Érythrée et le Soudan de soutenir une coalition de groupes d’opposition engagés dans des combats contre les forces fédérales dans le nord de l’Éthiopie.

Ces accusations interviennent alors que les affrontements ont repris dans les régions du Tigré, de l’Amhara et de l’Afar, ravivant les craintes d’un nouvel embrasement du pays. Les autorités des pays mis en cause ont rejeté les accusations de soutien aux groupes armés.

Lire aussi : Barrage de la Renaissance : La Tunisie réagit aux accusations de l’Éthiopie

Le Caire a qualifié la décision éthiopienne d’expulser son diplomate d’injustifiée et a affirmé rejeter toute ingérence dans les affaires intérieures des autres États. La réponse égyptienne, fondée sur le principe de réciprocité diplomatique, illustre la détérioration des relations entre les deux capitales.

Cette crise s’inscrit dans une rivalité plus ancienne, dominée par le différend sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, inauguré en septembre 2025. L’Égypte, dont l’approvisionnement en eau dépend largement du Nil, réclame un accord juridiquement contraignant sur la gestion du barrage. L’Éthiopie défend, de son côté, son droit à exploiter ses ressources hydriques pour répondre à ses besoins énergétiques et économiques.

L’Union africaine appelle à la désescalade

La confrontation entre Le Caire et Addis-Abeba intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. L’Éthiopie a également rompu ses relations diplomatiques avec l’Érythrée après avoir fermé son ambassade à Asmara et ordonné l’expulsion de dix diplomates érythréens. En réaction, l’Érythrée a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec son voisin.

Cette succession de mesures diplomatiques fait peser de nouvelles incertitudes sur la stabilité de la Corne de l’Afrique, où les rivalités territoriales, les conflits armés et les enjeux d’accès à la mer Rouge s’entrecroisent.

Face à cette escalade, la Commission de l’Union africaine a publié, le 1er octobre, un appel à la retenue adressé à l’Égypte, à l’Éthiopie et à l’Érythrée. Elle a exhorté les trois pays à éviter toute déclaration ou action susceptible d’aggraver les tensions et à privilégier les canaux diplomatiques ainsi que le dialogue pacifique.

Au-delà des expulsions de diplomates, l’évolution de cette crise dépendra notamment de la capacité des protagonistes à éviter une extension des tensions régionales et à maintenir des mécanismes de communication. Le différend autour du Nil, les accusations d’ingérence et la dégradation des relations entre Addis-Abeba et ses voisins constituent désormais autant de facteurs susceptibles de compliquer une éventuelle désescalade.

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Le coût de l’inaction face à la pollution plastique en Afrique du Nord

30. September 2026 um 07:48

Greenpeace Mena vient de publier une étude intitulée «Évaluer le coût de la pollution plastique. Le coût de l’inaction et les retombées d’une action immédiate», consacrée à la pollution plastique sur la rive sud de la Méditerranée : en Égypte, au Maroc et en Tunisie, où ce fléau est devenu l’un des enjeux environnementaux et économiques majeurs de la décennie, ses conséquences dépassant largement le cadre des plages jonchées de déchets pour affecter les budgets municipaux, les moyens de subsistance des populations côtières et la santé publique.

Ces trois pays bordent une mer qui reçoit chaque année environ 229 000 tonnes de plastique et dont les fonds marins en recèlent déjà plus d’un million de tonnes. Ils se situent dans une région générant plus de 155 millions de tonnes de déchets par an — dont les deux tiers sont mal gérés — et où ce volume devrait presque doubler d’ici 2050. Par ailleurs, ils occupent une position similaire dans l’économie mondiale du plastique en tant qu’importateurs nets de ce matériau qu’ils doivent ensuite gérer ; l’Afrique a ainsi importé quelque 117,6 millions de tonnes de polymères et de produits plastiques entre 1990 et 2017, l’Égypte et le Maroc représentant à eux deux plus d’un quart de ce total.

Chaque année, la pollution plastique pèse sur l’économie de ces trois pays, sans pour autant apparaître explicitement dans les lignes budgétaires. Ce rapport chiffre ce coût. Il répond à trois questions : quel est le coût annuel de la pollution plastique pour chaque pays si la situation reste inchangée ? Quelles retombées (emplois, revenus, valeur ajoutée) ces trois pays tirent-ils du plastique qu’ils produisent, importent et consomment ? Enfin, quels bénéfices chaque pays pourrait-il retirer d’une réduction de la consommation de plastique et d’une meilleure gestion des déchets associés ? Les réponses sont présentées sous forme de fourchettes.

Vers un traité mondial sur les plastiques

Ce rapport a été rédigé en vue d’une décision qui n’a pas encore été prise. En 2022, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a mandaté la négociation d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, couvrant l’ensemble du cycle de vie du plastique, de la production et de la conception jusqu’à l’élimination. La question qui divise les négociations est de savoir si cet instrument — désigné dans le rapport sous le nom de traité mondial sur les plastiques — s’attaquera au volume de plastique produit, et non uniquement à sa gestion en tant que déchet.

Pour l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, un traité ambitieux réduisant la production de plastique ne nuirait pas à leurs économies. Il ouvrirait plutôt l’accès aux financements dont leurs systèmes de gestion des déchets ont besoin.

Les données indiquent que la pollution plastique coûte aux trois pays entre 1,7 et 5,5 milliards de dollars américains par an. Ce chiffre a été obtenu en appliquant des estimations publiées — relatives aux dommages causés en mer par chaque tonne de plastique — aux quantités de plastique déversées par chaque pays dans ce milieu. Par «dommages marins», on entend la perte de valeur de la mer elle-même et des services qu’une mer saine procure, évaluée en fonction du coût par tonne de plastique qui y pénètre. Ces estimations portent sur la Méditerranée car c’est la seule mer pour laquelle les fuites de plastique ont été modélisées selon une méthodologie identique pour les trois pays, et parce que ces économies sont étroitement liées à ce bassin : 85 % des Tunisiens et 65 % des Marocains vivent à moins de 100 km du littoral, et la majeure partie des activités touristiques et halieutiques de l’Égypte s’y concentre.

Ce chiffre n’inclut pas les coûts directs pour le tourisme, la pêche, le transport maritime ou la santé humaine. Il ne comptabilise ni les hospitalisations, ni les journées de pêche perdues, ni les factures municipales impayées ; par ailleurs, toutes les hypothèses retenues pour son élaboration visaient à produire une estimation prudente (fourchette basse) plutôt que surestimée. Les secteurs exclus sont loin d’être négligeables : le tourisme côtier représente environ 95 % de l’activité touristique tunisienne, les zones côtières génèrent 59 % du PIB du Maroc, et la valeur des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Égypte s’élève à environ 3,7 milliards de dollars américains.

Si la situation actuelle perdure, le flux de plastique déversé en Méditerranée doublera d’ici 2040, et le coût cumulé de l’inaction pour les trois pays s’élèvera à une fourchette comprise entre 30 et 98 milliards de dollars US. Environ un quart de ces dommages pourrait être évité grâce à une meilleure gestion des déchets, pour un coût de transition équivalent, tandis que des mesures de réduction permettraient d’abaisser encore davantage ce coût pour les trois pays.

Chiffres clés de l’étude :

1,7 à 5,5 milliards de dollars US par an : le coût actuel de la pollution plastique pour les trois pays, en ne comptabilisant que les dommages marins en Méditerranée et en excluant les côtes de la mer Rouge et de l’Atlantique.

30 à 98 milliards de dollars US : le coût cumulé pour les trois pays d’une absence d’action d’ici 2040, alors que les fuites de plastique doubleront.

25 % de ces dommages peuvent être évités pour un coût de transition équivalent et ces mêmes dépenses permettent d’obtenir un air plus pur, de réduire les inondations et de diminuer les frais de nettoyage, des bénéfices qui ne sont pas comptabilisés dans le retour sur investissement.

La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production

La Tunisie dispose d’une véritable industrie de transformation des plastiques, qui mérite d’être pleinement prise en compte. Le registre national des entreprises recensait, en 2023, 1 931 entreprises et 23 463 salariés du secteur formel dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, dont environ 30 % travaillaient pour des entreprises à capitaux étrangers (INS, 2024). Ces travailleurs génèrent une valeur ajoutée annuelle estimée entre 280 et 330 millions de dollars US — soit la valeur créée par le secteur après déduction du coût des intrants. Cette estimation repose sur la valeur ajoutée manufacturière par travailleur du secteur manufacturier tunisien pour la borne inférieure, et sur le PIB par personne occupée pour la borne supérieure.

La modélisation montre ainsi que la contribution annuelle totale de l’industrie du plastique à l’économie tunisienne se situe dans la fourchette des coûts engendrés par la pollution plastique pour le pays au cours de la même année (soit entre 170 et 560 millions de dollars US), et plus précisément dans la moitié inférieure de cette fourchette. Il s’agit là de l’industrie dans son ensemble — y compris le tiers détenu par des capitaux étrangers — comparée à un coût qui ne comptabilise que les dommages causés au milieu marin. En clair, la pollution plastique coûte probablement à la Tunisie autant que ce que l’ensemble de son industrie du plastique génère en un an, voire davantage si l’on se réfère à l’estimation centrale de 0,4 milliard de dollars US.

En revanche, la Tunisie ne produit pas de plastique en tant que tel. La note technique de la Banque mondiale sur l’ensemble de la chaîne de valeur du plastique en Tunisie ne fait état d’aucune production pétrochimique nationale ; la principale taxe sur les plastiques est un droit à l’importation, et les prévisions d’importation de matières plastiques — 70 000 tonnes, contre 1,2 million de tonnes pour le Maroc — témoignent d’un marché de consommation plutôt que de production.

C’est cette distinction qui détermine la situation de la Tunisie. Une mesure conventionnelle plafonnant ou réduisant la production de polymères vierges affecte les producteurs auprès desquels la Tunisie s’approvisionne, et non les transformateurs qu’elle emploie. La Tunisie supporte le coût du plastique sans en percevoir les revenus de production ; une réduction mondiale de la production diminue ce coût sans pour autant faire disparaître son industrie. Toutefois, un resserrement du marché mondial des polymères pourrait renchérir les coûts d’approvisionnement des transformateurs tunisiens.

Il s’agit là d’un coût de transition bien réel, mais qui pèse de la même manière sur tous les pays importateurs ; il est appelé à diminuer à mesure que les matériaux recyclés et la réutilisation se substituent aux matières vierges. C’est donc une raison de soutenir les transformateurs durant cette transition, plutôt que de continuer à payer le prix de la pollution.

Lire l’étude en anglais.

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Reyad Kesri raconte la face intime de sa mère Warda El Djazaïria

29. September 2026 um 07:37

Pendant des décennies, Warda El Djazaïria a incarné l’une des plus grandes voix de la chanson arabe. Son timbre puissant, son interprétation habitée et son attachement à l’Algérie ont fait d’elle une artiste hors norme, admirée bien au-delà des frontières du monde arabe. Mais derrière la diva, décédée le 17 mai 2012, se cachait une femme confrontée aux sacrifices, aux choix difficiles, à la maladie et aux épreuves familiales. C’est cette face intime que révèle son fils, Reyad Kesri, dans ‘‘Vivre avec une légende’’, un témoignage rare qui éclaire autrement le parcours d’une icône.

Djamal Guettala

Loin des biographies classiques, l’ouvrage ne cherche pas seulement à raconter une carrière exceptionnelle. Il dévoile le quotidien d’une femme qui a dû concilier les exigences de la scène, les responsabilités familiales et les combats personnels. À travers le regard de son fils, Warda apparaît dans toute sa complexité : artiste adulée, mère attentive, femme fragile et personnalité engagée.

Reyad Kesri revient d’abord sur l’histoire familiale qui a façonné le destin de Warda. Son père, Mohamed Kesri, originaire du Constantinois, a joué un rôle essentiel dans son parcours en lui permettant de poursuivre son rêve artistique. La séparation du couple, au début des années 1970, est racontée avec pudeur, loin des polémiques et des jugements.

Une femme face aux épreuves

Grandir auprès de Warda signifiait vivre entre deux mondes : celui de la vie ordinaire et celui des projecteurs. Le fils de la chanteuse décrit les foules, les voyages, les grands hôtels et cette célébrité permanente qui accompagnait chaque déplacement. Mais il raconte aussi son propre chemin, ses difficultés scolaires et son besoin de construire une identité indépendante.

Avec le temps, Reyad devient plus qu’un fils : il devient le protecteur de sa mère. Face aux problèmes de gestion, aux contrats déséquilibrés et aux personnes profitant de sa notoriété, il prend progressivement en charge ses intérêts professionnels. «Et sans que je m’en rende pleinement compte, je n’étais plus seulement le fils de Warda. Je devenais l’un de ses remparts», écrit-il,résumant ainsi la relation particulière entre une mère célèbre et un fils qui a choisi d’être son soutien dans un univers parfois impitoyable.

Au fil des décennies, Warda dépasse le simple statut d’artiste. Sa popularité immense fait d’elle une figure culturelle et parfois politique. Reyad Kesri raconte une chanteuse dont les prises de position, les engagements et l’identité algérienne ont parfois suscité des réactions au-delà du monde musical. «Elle posait problème parce que Warda n’était plus seulement une artiste : elle était devenue un symbole», note Reyad, dont le livre révèle aussi une femme déterminée, attachée à sa dignité et à son exigence artistique. Et même lorsqu’elle est confrontée aux difficultés, elle refuse de renoncer.

Les chapitres consacrés à sa santé sont parmi les plus bouleversants. Hépatite C, cancer du sein, diabète, problèmes cardiaques et greffe du foie : Warda affronte une succession d’épreuves avec une force exceptionnelle. «On a souvent cru que ma mère allait mourir. Les médecins le disaient… Elle, pourtant, continuait à vivre», témoigne Reyad, en citantl’un des médecins de Warda : «Votre mère devrait inspirer mes patients. Ils se plaignent de mourir alors qu’ils n’ont qu’une seule de ses maladies.»

Jusqu’au bout, une question demeure essentielle pour elle : «Quand pourrai-je chanter ? » Une phrase qui résume son rapport unique à la musique et à son public.

L’héritage d’une voix éternelle

Les dernières pages du livre prennent une dimension testamentaire. Reyad Kesri raconte les derniers combats de sa mère et son ultime apparition sur scène à Baalbeck en 2011, un moment qui symbolise une fidélité absolue à son métier.

Après sa disparition, une autre question se pose : comment préserver la mémoire d’une artiste de cette dimension ? Face aux nouvelles technologies permettant de recréer artificiellement les voix disparues, Reyad exprime ses réserves : « Certaines voix, une fois éteintes, méritent autre chose que d’être malmenées par des intelligences artificielles.»

Pour lui, le respect passe aussi par la reconnaissance des artistes de leur vivant : «J’aurais préféré que l’on célébrât davantage les vivants.»

Dans les dernières pages, il livre enfin la plus belle définition de sa mère : «Il n’y avait pas une seule Warda, mais plusieurs. Celle de la scène et celle de la maison. La femme engagée et la mère inquiète. La diva adulée et la malade fragile. Une fleur de chaque jardin. Et, à travers elles, le parfum d’une vie intensément vécue.»

Avec ce livre, Reyad Kesri signe bien plus qu’un énième hommage posthume à sa mère. Il propose un document précieux sur une époque, sur la chanson arabe et sur une artiste dont la voix continue de traverser les générations. Derrière la légende Warda, il révèle surtout le portrait d’une femme libre, exigeante et profondément humaine.

‘‘La voix, le sang et la vie. Fragments d’une présence : Warda El Jazayria’’, de Reyad Kesri, Éditions Dalimen, 13 mai 2026.

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Afrique du Nord | L’Égypte possède le plus d’avions militaires, suivie de l’Algérie et du Maroc

28. September 2026 um 14:08

L’Égypte possède la flotte d’aviation militaire conventionnelle la plus importante d’Afrique du Nord, suivie de loin par l’Algérie et le Maroc, tandis que la Tunisie et la Libye disposent d’équipements bien plus réduits. Un décompte qui n’intègre pas les drones, désormais une composante centrale de la guerre aérienne contemporaine.

C’est ce qui ressort des données 2026 de Global Firepower, une plateforme spécialisée dans la comparaison des capacités militaires mondiales. Ce classement doit toutefois être interprété avec prudence : le décompte englobe les avions à voilure fixe et les hélicoptères des différentes branches des forces armées, mais exclut les drones — désormais un élément central de la guerre aérienne moderne.

Selon Global Firepower, l’Égypte dispose au total de 1 088 avions militaires, ce qui la place au neuvième rang mondial en termes de taille de flotte. L’inventaire comprend 242 avions de chasse, 90 appareils spécifiquement destinés à l’attaque, 53 avions de transport, 344 avions d’entraînement, 11 plateformes pour missions spéciales et 348 hélicoptères, dont 100 hélicoptères d’attaque.

Ces chiffres témoignent d’une force aérienne numériquement très vaste et diversifiée, mais ils incluent également des appareils d’entraînement et de transport et ne reflètent pas, en soi, le nombre de plateformes réellement disponibles pour des opérations de combat.

L’Algérie suit avec 620 aéronefs, seizième au niveau mondial dans le classement quantitatif de Global Firepower. La flotte algérienne comprend 111 avions de chasse, 42 avions d’attaque, 63 avions de transport, 90 avions d’entraînement, 10 plateformes pour missions spéciales, quatre avions ravitailleurs et 300 hélicoptères, dont 74 d’attaque.

Près de la moitié de l’inventaire algérien est donc constituée d’appareils à voilure tournante.

Le Maroc occupe la troisième place régionale avec 271 aéronefs. Global Firepower attribue aux Forces armées royales 84 avions de chasse, 31 avions de transport, 77 avions d’entraînement, 4 plateformes pour missions spéciales, 2 avions ravitailleurs et 73 hélicoptères, dont 6 d’attaque. Ce chiffre concernant le Maroc est particulièrement significatif car la composante pilotée ne représente qu’une partie de la capacité aéronautique croissante de Rabat : les drones militaires ne sont en effet pas inclus dans ce décompte.

Le rôle croissant des systèmes sans pilote constitue l’une des principales limites de cette comparaison. Le Maroc investit de plus en plus dans l’utilisation des drones et la formation à leur pilotage : lors de l’exercice African Lion 2026, les forces marocaines ont participé à des activités spécifiques portant sur les systèmes aériens sans pilote et, en juillet dernier, Rabat et le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) ont signé un mémorandum visant à développer au Maroc un centre multi-domaines incluant également une Drone Academy. Ces capacités ne sont pas prises en compte dans les 271 aéronefs attribués au pays par Global Firepower.

La flotte tunisienne est plus modeste, évaluée à 155 aéronefs. Seuls 10 appareils sont classés comme avions de chasse, tandis que 101 sont des hélicoptères, ce qui représente environ les deux tiers de l’inventaire total.

Selon la plateforme, la Tunisie dispose en outre de 12 avions de transport, 28 avions d’entraînement et 4 appareils destinés à des missions spéciales.

Le cas de la Libye est encore plus complexe. Global Firepower attribue au pays 83 aéronefs militaires : 10 avions de chasse, 1 avion d’attaque, 12 avions de transport, 35 avions d’entraînement et 22 hélicoptères.

Ce chiffre est nettement inférieur aux 143 appareils indiqués dans certaines infographies diffusées par les médias libyens, lesquelles se référaient à des éditions antérieures de la base de données.

Pour 2026, la plateforme a donc revu sensiblement à la baisse l’effectif nominal de la flotte libyenne. Toutefois, dans le cas de la Libye, le simple décompte national reflète encore moins bien les capacités réelles présentes sur le terrain. Les structures militaires du pays restent divisées entre l’Est et l’Ouest, et des moyens étrangers opèrent également sur le territoire sans pouvoir être automatiquement attribués aux forces armées libyennes.

Par ailleurs, l’exclusion des drones de la base de données laisse de côté une composante qui, ces dernières années, a joué un rôle décisif dans les opérations militaires menées dans le pays, tant pour les forces occidentales soutenues par la Turquie que dans la zone contrôlée par les forces de l’Est.

Global Firepower précise en outre que plusieurs valeurs sont estimées en l’absence de données officielles complètes. Le classement donne donc avant tout une indication sur l’importance numérique des parcs aériens conventionnels, sans permettre à lui seul d’établir la supériorité aérienne réelle d’un pays : celle-ci dépend également de la qualité et de l’âge des appareils, des systèmes d’armes, de l’entraînement des équipages, de la maintenance, de la disponibilité opérationnelle, des capacités radar et de guerre électronique ainsi que, de plus en plus, de la composante sans pilote.

D’après Agenzia Nova.

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L’Algérie joue la carte africaine au Forum d’Alamein

28. September 2026 um 10:11

À l’approche de la première édition du Forum « Afrique-El Alamein », prévue du 2 au 4 octobre en Égypte, l’Algérie entend mettre en avant ses ambitions économiques sur le continent. Commerce intra-africain, investissements, infrastructures et intégration régionale devraient figurer parmi les principaux enjeux de cette rencontre.

Organisée du 2 au 4 octobre 2026 à Alamein, en Égypte, la rencontre doit réunir des responsables politiques, des institutions financières, des investisseurs et des représentants du secteur privé autour des perspectives de développement et d’intégration économique de l’Afrique. Pour Alger, l’enjeu dépasse la participation à une nouvelle plateforme économique. Le pays cherche à valoriser ses capacités industrielles, énergétiques et logistiques et à accroître ses échanges avec les autres économies africaines.

Le forum doit notamment porter sur les moyens de développer le commerce intra-africain, de faciliter les investissements transfrontaliers et de soutenir les projets structurants à l’échelle du continent. Ces questions s’inscrivent dans le cadre plus large de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), dont l’objectif est de réduire progressivement les barrières commerciales entre les pays africains et de favoriser la constitution de chaînes de valeur régionales.

L’amélioration des infrastructures de transport, des corridors commerciaux et des réseaux énergétiques constitue également un enjeu majeur. Le développement de ces infrastructures est considéré comme une condition essentielle pour réduire les coûts logistiques et rapprocher les marchés africains.

Alger mise sur ses capacités énergétiques et industrielles

L’Algérie dispose de plusieurs atouts qu’elle cherche à davantage valoriser sur les marchés africains, notamment dans les hydrocarbures, l’électricité, les infrastructures, les industries manufacturières et les services.

Le pays cherche également à renforcer ses liaisons terrestres et commerciales avec les États voisins et à développer son rôle de plateforme entre l’Afrique du Nord et le reste du continent.

Cette stratégie intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à accroître la transformation locale de leurs ressources et à réduire leur dépendance aux importations extra-africaines. Pour les économies disposant de capacités industrielles ou énergétiques, cette évolution peut ouvrir de nouveaux débouchés.

L’Égypte veut faire d’Alamein une plateforme africaine

Pour l’Égypte, l’organisation du forum répond à une ambition comparable : faire d’Alamein une plateforme durable de dialogue entre gouvernements, entreprises, investisseurs et institutions financières africaines. Le Forum « Afrique-Alamein » doit se tenir parallèlement à plusieurs réunions africaines organisées du 2 au 4 octobre, dont le sommet des États fondateurs de l’Agence de développement de l’Union africaine, AUDA-NEPAD, ainsi que la réunion de coordination de mi-année de l’Union africaine.

Selon l’APS, cette première édition vise notamment à renforcer l’intégration économique, le commerce et l’investissement, ainsi qu’à soutenir les projets de développement et les échanges intra-africains.

La multiplication des initiatives économiques continentales traduit aussi une évolution des stratégies nationales. Les pays africains cherchent à développer leurs échanges mutuels, à attirer davantage de capitaux et à renforcer les capacités locales de production. Dans ce contexte, l’Algérie veut consolider ses positions en Afrique en s’appuyant sur ses infrastructures, son potentiel énergétique et son appareil industriel. Le défi sera désormais de transformer cette présence institutionnelle en contrats commerciaux, investissements et projets communs.

Le Forum d’Alamein constituera ainsi une nouvelle occasion de mesurer les ambitions économiques des différents acteurs africains et leur capacité à faire progresser concrètement l’intégration des marchés du continent.

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L’Égypte s’allie à Nvidia pour devenir le pôle régional de l’IA

25. September 2026 um 09:41

Le géant technologique Nvidia compte faire de l’Égypte un pôle régional de l’intelligence artificielle (IA). Un protocole d’accord qui définira les domaines potentiels de coopération entre les deux parties sera signé dans les mois à venir.

Nvidia pourra porter énormément à l’Égypte en matière de développement des compétences numériques, de soutien à l’innovation pour les startups et les entrepreneurs, de recherche et développement, ainsi que de renforcement des capacités locales en matière d’informatique et d’IA.

Pour attirer ce géant, Le Caire a fourni des efforts et a lourdement misé sur l’investissement massif en data centers et infrastructures numériques. Nvidia va d’ailleurs fournir la technologie pour le premier centre de données égyptien souverain alimenté par l’IA, épargnant aux opérateurs économiques locaux le coût d’achat et de gestion de leur propre infrastructure.

Le bras opérationnel public, l’ADC, devrait lancer des installations pour fournir, entre autres, de l’hébergement, de l’interconnexion et de l’activation du cloud, avec une capacité initiale de 20 mégawatts au cours de ses trois premières années, avec des plans pour atteindre 200 mégawatts. Les IDE attirés seraient de l’ordre de 200 millions de dollars sur une enveloppe totale de 1 milliard de dollars. En 2030, l’IA pourrait contribuer à hauteur de 7,7 % du PIB égyptien.

Est-ce que la Tunisie pourra trouver une place dans cette nouvelle économie? La réponse est oui. Le marché mondial des centres de données est estimé à plus de 425 milliards de dollars en 2026 et devrait atteindre 902 milliards d’ici 2033. C’est une question de volonté.

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Too Fuse : l’Égypte entre Afrique et Méditerranée

20. September 2026 um 10:37
Too Fuse, duo égyptien né de la rencontre de deux musiciens liés depuis plus de vingt ans, fait dialoguer musiques africaines, influences moyen-orientales, sonorités méditerranéennes et électronique. Entre Alexandrie et Le Caire, le groupe construit une musique instrumentale ouverte à…

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