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Le passeport tunisien gagne une nouvelle destination sans visa

16. Juli 2026 um 13:51
Crédit photo: Managers.

La Tunisie figure désormais parmi les pays africains dont les ressortissants peuvent entrer en Afrique du Sud sans visa préalable. Pretoria a publié une nouvelle liste de 32 pays africains bénéficiaires d’une exemption de visa. Il s’agit à vrai dire d’une décision présentée comme un pas supplémentaire vers la facilitation de la mobilité sur le continent. 

Pour le pays, cette décision ouvre une nouvelle perspective pour approfondir les échanges avec l’une des économies majeures du continent africain. Avec un PIB estimé à 427 milliards de dollars en 2025, l’Afrique du Sud figure parmi les principales économies africaines et constitue un marché stratégique pour les entreprises tunisiennes, notamment dans l’industrie, les services, l’agroalimentaire et les technologies. En outre, cette facilitation des déplacements pourrait encourager les missions d’affaires, les partenariats et les échanges professionnels entre les deux pays, alors que la Tunisie cherche à diversifier ses débouchés africains. En 2025, le commerce extérieur tunisien a atteint 63,7 MD d’exportations et 85,5 MD d’importations, illustrant l’importance de renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur de nouveaux marchés.

C’est un secret polichinelle! La facilitation des déplacements constitue en effet un levier pour les affaires, le tourisme, les investissements et les échanges universitaires. Elle rejoint les ambitions portées par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre pays africains. Rappelons aussi que la nouvelle politique migratoire cherche ainsi à envoyer un message d’ouverture et de coopération régionale, tout en maintenant des contrôles liés aux exigences de sécurité et aux catégories de passeports.

Cette mesure permet aux citoyens concernés de séjourner en Afrique du Sud pour une durée comprise entre 30 et 90 jours, selon la nationalité et le type de passeport présenté. L’exemption concerne différentes catégories de documents de voyage, notamment les passeports ordinaires, diplomatiques, officiels ou de service, avec des conditions variables selon les pays.

Outre la Tunisie, la liste comprend notamment l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore l’Éthiopie.

Pays
1 Algérie
2 Angola
3 Botswana
4 Cap-Vert
5 Congo
6 Égypte
7 Éthiopie
8 Gabon
9 Ghana
10 Guinée
11 Côte d’Ivoire
12 Kenya
13 Royaume d’Eswatini
14 Lesotho
15 Madagascar
16 Malawi
17 Mali
18 Maurice
19 Maroc
20 Mozambique
21 Namibie
22 Niger
23 Nigeria
24 Rwanda
25 Sao Tomé-et-Principe
26 Sénégal
27 Seychelles
28 Tanzanie
29 Tunisie
30 Ouganda
31 Zambie
32 Zimbabwe

 

 

 

 

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L’italien Rina vérifiera les projets verts financés par la Berd en Tunisie

16. Juli 2026 um 12:09

L’Union européenne (UE) accorde 60 millions d’euros à la Tunisie pour soutenir un projet d’économie d’énergie et de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Et c’est l’entreprise italienne Rina Consulting qui a été chargée par la Berd de vérifier l’éligibilité technique des projets, l’état d’avancement des interventions et leur performance environnementale.

Rina devra également vérifier les résultats à long terme en mesurant des paramètres tels que les économies d’énergie, la production d’énergie renouvelable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, des matières premières et des ressources.

Geff Tunisie — le premier programme de ce type lancé par la Berd en Tunisie — met une ligne de crédit de 60 millions d’euros à la disposition des institutions financières locales. Bien que le document officiel du projet de la Berd fixe le cadre financier à 58,5 millions d’euros (soit environ 200 millions de dinars tunisiens), le conseil d’administration de la banque a autorisé un montant maximal de 60 millions d’euros. Les fonds seront acheminés par l’intermédiaire de banques tunisiennes et d’autres intermédiaires financiers, qui les utiliseront pour accorder des prêts aux entreprises souhaitant acquérir des machines et des technologies performantes dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de la préservation de l’eau et de l’utilisation durable des ressources. Le programme vise spécifiquement à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) au sein des chaînes de valeur et à renforcer leur productivité ainsi que leur compétitivité. Le dispositif associe financement, assistance technique et incitations à l’investissement.

Selon le portail opérationnel du programme, les entreprises peuvent bénéficier d’une contribution équivalant à 10 % du montant du prêt éligible une fois le projet achevé et vérifié avec succès. Cette incitation peut atteindre 15 % pour certaines opérations d’adaptation au changement climatique, notamment les mesures d’efficacité hydrique et les systèmes de cogénération performants. Le soutien technique et les incitations sont principalement financés par l’UE, tandis que des ressources supplémentaires provenant du Fonds spécial des actionnaires de la Berd sont allouées pour faciliter l’accès à la finance verte pour les femmes et les entreprises dirigées par des femmes.

Le programme vise ainsi à lever un obstacle majeur à la modernisation écologique du secteur productif tunisien : la difficulté pour les PME d’obtenir des financements abordables pour des investissements environnementaux et énergétiques.

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Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité

16. Juli 2026 um 10:26

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.

Habib Glenza, à Lodz, Pologne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental. 

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.

Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.   

Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ? 

Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël 

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.

Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain. 

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… 

Israël est le déstabilisateur majeur de la région

Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.

Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?   

Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.

Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin. 

De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.

Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.

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Colloque sur la Palestine annulé : le Collège de France condamné

16. Juli 2026 um 09:14
Hier (15 juillet), le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision concernant l’initiative du Collège de France d’annuler un colloque sur la Palestine. L’établissement a été désavoué. En bref Le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision le…

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Gouvernance responsable de l’IA : la Tunisie n’est que 22e en Afrique

16. Juli 2026 um 08:27

Selon le Global Index on Responsible AI (GIRAI) 2026, publié récemment par le Global Center on AI Governance, la gouvernance responsable de l’intelligence artificielle (IA) reste globalement médiocre dans le continent africain.

Ainsi, sur les 39 pays africains évalués, le score moyen reste très faible, à seulement 21,79 points sur 100, autrement dit bien en dessous de la moyenne mondiale qui est de 35 points.

Cele étant, certains pays s’en sortent mieux que d’autres. C’est le cas entre autres du Nigeria qui arrive en tête du continent (38e mondial) avec un score de 45,93 points, porté par de bons résultats dans les dimensions « confiance et sécurité » (63,45) et « inclusion et diversité » (52,06), mais toutefois freiné par des notes faibles dans l’utilisation de l’IA dans les services publics (23,65) et les compétences de la main-d’œuvre (40,85).

Il est suivi par l’Égypte (41,3 points, 48e99 mondial), le Kenya (50e), le Ghana (56e), le Bénin (59e), le Maroc (63e), la Côte d’Ivoire (64e), le Rwanda (66e), l’Éthiopie (73e) et le Sénégal (74e). Malheureusement, la Tunisie n’occupe que la 22e position en Afrique, et pointe seulement au 110 rang mondial.

À l’échelle mondiale, le top 5 du classement est dominé par la Norvège (74,20 points), l’Italie, l’Irlande, la France et les Pays-Bas.

A noter que l’indice du classement repose sur 38 indicateurs répartis en cinq dimensions, à savoir l’inclusion, l’éthique, les compétences, la confiance, les services publics, et sur trois piliers : politiques IA (pondération 60 %), implication de la société civile (10 %) et conditions favorables (30 %).

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