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Trois réformes urgentes avant fin 2026, selon l’IACE

03. Juli 2026 um 23:04

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) appelle le gouvernement à adopter, d’ici fin 2026, au moins trois réformes économiques prioritaires parmi les seize chantiers en cours. Il recommande également la création d’une cellule de pilotage rattachée à la cheffe du gouvernement afin d’assurer le suivi des réformes selon un calendrier précis.

Dans une note intitulée « Cartographie des principaux codes économiques en attente de réforme en Tunisie », l’IACE estime que le retard législatif freine la croissance et l’investissement. Il identifie comme priorités la réforme du Code des changes, du cadre des énergies renouvelables et du Code de l’investissement, alors que les IDE et le taux d’investissement continuent de reculer.

L’Institut considère que le principal blocage se situe au niveau de l’Exécutif, plusieurs projets de loi étant finalisés mais toujours non transmis au Parlement. Il déplore également l’absence d’une gouvernance unifiée des réformes, estimant qu’une meilleure coordination est indispensable pour accélérer la modernisation de l’économie tunisienne.

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Gafsa–Tébessa : le partenariat tuniso-algérien change d’échelle

03. Juli 2026 um 22:58

Le Forum tuniso-algérien sur l’investissement et le commerce bilatéral entre le gouvernorat de Gafsa (Tunisie) et la région de Tébessa (Algérie) a abouti à la conclusion de nombreuses ententes et l’annonce de projets stratégiques pour le développement des zones frontalières, a fait savoir l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

Pendant deux jours, les 24 et 25 juin 2026, environ 180 rencontres bilatérales (B2B) ont réuni des acteurs économiques des deux pays, autour de secteurs clés tels que l’industrie, les mines, la construction, l’agriculture, les services, la formation et l’artisanat. Ces échanges ont permis la conclusion de 35 accords préliminaires pour de futurs partenariats entre les entreprises tunisiennes et algériennes.

Ce forum a également été l’occasion de promouvoir 7 grands projets dans le secteur des matériaux de construction dans l’objectif d’attirer des investisseurs des deux pays pour dynamiser l’économie des régions frontalières et créer de nouvelles opportunités d’emploi.

Les acteurs économiques participants à ce forum ont, par ailleurs, convenu de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination et de suivi, pour transformer ces intentions en réalités économiques. Ce dispositif sera chargé d’accompagner les porteurs de projets et de faciliter la mise en œuvre des ententes conclues.

D’après l’APII, un mémorandum d’entente issu de ces travaux sera prochainement soumis aux autorités compétentes des deux pays pour adoption finale et mise en application, afin de concrétiser la volonté commune de la Tunisie et de l’Algérie de renforcer leur intégration économique.

Avec TAP

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Pronostic Quinté : Prix d’Orgeval à Enghien

Von: farhat
03. Juli 2026 um 22:47

Pour cette 4ème course à Enghien, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
5-12-15-1-6-7-11
​Le cheval 5– I Love Josselyn s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 15– Hélali de Montceau sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Enghien.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix d’Orgeval. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Enghien :

1. Install d’Alouette : Amené au mieux pour cet engagement idéal. Véloce au départ et plaqué/déferré, il disputera l’arrivée à l’issue d’un parcours caché.

2. Issia de Charly : À ne pas condamner sur ses récents échecs. Préparée ferrée dernièrement et affichant une forme optimale, elle vise le Quinté+.

3. Icare des Valois : Nettement plus performant à main gauche et idéalement positionné en première ligne. Malgré son intermittence, il détient une belle chance.

4. Hibiscus de Latom : Aligne les contre-performances mais vient de changer d’écurie. Nanti d’un excellent numéro derrière la voiture, un réveil reste possible.

5. I Love Josselyn : Se présentera dans une condition physique irréprochable. Sujet délicat mais compétitif dans cette catégorie, sage, il visera le top 5.

6. Inédit du Pavillon : Reste sur un probant podium à Amiens en pleine forme. Retrouvant Matthieu Abrivard pour un parcours préservé, sa place est à l’arrivée.

7. Horace d’Arthenay : Trottait en net progrès lors de sa rentrée au monté. Handicapée par la stalle 7, cette course visée lui offrira une place.

8. Iréno des Plaines : Non Partant

9. Ivon de la Monerie : En constants progrès sur sa récente sortie à Chartres. Associé à Franck Nivard sur une piste qu’il affectionne, méfiance logique.

10. Héros Dhelpa : Malheureux et enfermé récemment à Segré mais auteur d’une fin de course tranchante. Maniable et bien situé en seconde ligne, podium attendu.

11. Idéfix Jihem : Excellente rentrée à Rambouillet mais a connu un léger contretemps physique depuis. Toujours en bonne condition, il visera le Quinté+.

12. Houston de Cuigny : À racheter après sa récente incartade à Agen. Nettement plus à son aise sur le profil d’Enghien, il visera un accessit.

13. Impact Player : Fautif au départ dernièrement à Vincennes mais a bien conclu en retrait. Mal loti en seconde ligne, tout sera une question de parcours.

14. Intrépide des Bois : Engagement visé par son mentor mais se voit raccourci pour l’occasion. Ferré léger pour plus de confort, il briguera une place.

15. Hélali de Montceau : Modèle de courage qui manque cruellement de réussite. Contrainte de s’élancer en dehors à l’économie, elle visera une fin de combinaison.

16. Hollywood Torino : Effectue une grande rentrée après plusieurs mois d’absence. Très délicat et nanti d’un numéro excentré, sa tâche s’annonce trop ardue.

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CCTBL : un tournant historique

03. Juli 2026 um 22:47

La Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL) annonce que, lors de sa réunion du 27 juin 2026, la Belgian-luxembourg chambers of commerce abroad (BLCCA), Fédération des chambres de commerce belges à l’étranger, a officiellement approuvé son accréditation.

 

Cette reconnaissance fait de la CCTBL la troisième Chambre de commerce africaine accréditée, après celles d’Afrique du Sud et du Maroc. Elle vient récompenser les efforts déployés depuis la création de la Chambre ainsi que l’engagement de ses membres, partenaires et institutions qui ont contribué à cette réussite.

Cette accréditation constitue une étape majeure dans le développement des relations économiques, commerciales et d’investissement entre la Tunisie, la Belgique et le Luxembourg. Elle permettra à la CCTBL de renforcer son rôle de plateforme de coopération au service des entreprises et des investisseurs des trois pays avec un accès à un nombre important de partenaires potentiels.

La CCTBL remercie chaleureusement l’ensemble de ses membres, partenaires ainsi que les autorités belges, luxembourgeoises et tunisiennes pour leur confiance et leur soutien, et réaffirme son engagement à promouvoir des partenariats durables et des échanges économiques toujours plus dynamiques.

Avec communiqué

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Marokko – Rücküberweisungen der Diaspora steigen auf über 50 Milliarden Dirham

Von: maghreb
03. Juli 2026 um 20:24

Office des ChangesNeuer Höchstwert bei den MRE-Transfers: Die im Ausland lebenden Marokkanerinnen und Marokkaner stärken mit einem Plus von 8,8 % die heimische Wirtschaft in den ersten fünf Monaten des Jahres 2026. Rabat – Die finanzielle Verbindung der im Ausland lebenden Marokkanerinnen und Marokkaner (MRE) zu ihrer Heimat bleibt ein zentraler Stabilitätsfaktor für die marokkanische Wirtschaft. Wie […]

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DPNI : l’Association tunisienne des sages-femmes réfute tout lien avec l’avortement sélectif

Von: tmps
03. Juli 2026 um 18:16

L’association tunisienne des sages femmes et l’art de l’accouchement a rejeté, vendredi, les informations relayées à propos d’un lien direct entre le dépistage prénatal non invasif (DPNI) et l’avortement sélectif en Tunisie.

Elle a précisé que ces informations » n’ont pas été appuyées par des données nationales et reposent sur des informations non vérifiées, qui comportent des erreurs méthodologiques dans le raisonnement ».

L’association a souligné dans son communiqué, que le lien potentiel entre le dépistage non invasif prénatal et l’avortement constitue un « risque sociétal avéré » qui ne relève pas du débat scientifique, mais plutôt d’une exagération injustifiée des risques en dehors de la logique de la médecine fondée sur des preuves, mettant en garde contre le discours alarmiste qui a un impact direct sur la qualité du débat public et la confiance des citoyens dans la pratique médicale.

Elle a noté que ce genre de déclarations pourrait entraîner une confusion auprès de l’opinion publique, et détourner le débat de la santé maternelle et infantile vers des controverses hypothétiques, qui réduisent la confiance accordée aux technologies de la médecine moderne.

L’association a suivi récemment les déclarations sur les réseaux sociaux qui associent le DPNI à un risque démographique supposé du à l’avortement sélectif basé sur le sexe de l’enfant et le présente comme une donnée quasi certaine nécessitant une mise en garde.

Elle a estimé que ce discours est basé sur une série de conclusions non scientifiques, qui commencent par une hypothèse non prouvée et se terminent par des généralisations dangereuses pour la santé publique, selon ses dires, sans passer par un quelconque niveau de vérification épidémiologique ou de preuve locale.

L’association tunisienne des sages femmes et l’art de l’accouchement a précisé que le dépistage prénatal non invasif (DPNI) est une technique médicale génétique visant à détecter de manière précoce les troubles chromosomiques spécifiques, à améliorer le suivi de la grossesse et à appuyer la décision médicale basée sur des preuves, et non un outil social visant à déterminer le sexe de l’enfant ou une cause directe de pratiques sociales.

« Réduire cette technique à un prétexte pour l’avortement sélectif, sans preuve de lien causal direct, constitue une déformation de sa fonction médicale et de son contexte scientifique », a-t-elle relevé.

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Algerien – Niedrige Wahlbeteiligung bei Parlamentswahlen

Von: maghreb
03. Juli 2026 um 18:23

WahlenBei den gestrigen Parlamentswahlen in Algerien zeichnet sich eine historisch geringe Wahlbeteiligung ab: Laut der Wahlbehörde ANIE beteiligten sich lediglich 20,79 Prozent der Wahlberechtigten an der Abstimmung für die neue Nationalversammlung. Algier – Bei den Parlamentswahlen in Algerien am gestrigen Donnerstag, dem 2. Juli 2026, zeichnet sich eine historisch geringe Wahlbeteiligung ab. Wie die Nationale […]

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Sind die drei Erdbeben in Zarzis ein Grund zur Sorge? Was das INM dazu sagt

03. Juli 2026 um 18:12

Die drei Erdbeben, die innerhalb von weniger als 24 Stunden nahe Zarzis registriert wurden, haben bei vielen Tunesiern Besorgnis ausgelöst.

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Climat : le printemps 2026 marque un retour à des conditions proches des normales saisonnières

Von: tmps
03. Juli 2026 um 16:17

À l’inverse des années précédentes, le printemps 2026 a marqué un retour vers des conditions climatiques plus proches des normales saisonnières, avec un léger excédent thermique de 0,3 °c, d’après le Bulletin climatique saisonnier, publié, vendredi, par l’INM.

La température moyenne du printemps 2026 a atteint 18,1°c dépassant la normale (17,8°c) de 0,3°c. Elle a varié entre 13,2°C à Thala et 22°c à Tozeur. La saison s’est caractérisée par des températures globalement supérieures à la normale, avec un réchauffement modéré. La température maximale a atteint 23,5°c légèrement inférieure à la normale (23,6°c) de 0,1°c. Elle a varié entre 18,4°c à Thala et 27,9°C à Tozeur. La température minimale s’est établie à 12,6°C dépassant la normale (12°c) de 0.6°c. Elle a varié entre 7,9°c au Kef et 16,1°C à Gabes.

L’INM a rappelé que le printemps 2024 a été le plus chaud depuis 1950 avec un écart de température moyenne de +1,6 °c par rapport à la normale et le printemps de 2025 se classe au deuxième rang des plus chauds avec un excédent thermique de 1,5 °c par rapport aux normales (1991-2020).

// Une pluviométrie globalement proche de la normale

Sur le plan pluviométrique, le cumul des précipitations printanières s’est établi à 2019,9 mm (25 stations principales) contre une normale de 2085,7 mm, soit 96,8 % de la normale, correspondant à un léger déficit de 3,2 %. Le printemps s’est ainsi caractérisé par une pluviométrie proche de la normale mais inégalement répartie selon les régions.

Des excédents pluviométriques ont été enregistrés dans plusieurs régions, notamment à Remada avec 43,4 mm contre une normale de 25,3 mm (+71,5 %), Nabeul avec 141,6 mm contre 87,5 mm (+61,8 %), Kasserine avec 110,5 mm contre 76,1 mm (+45,2 %), Mahdia avec 95,7 mm contre 71,3 mm (+34,2 %) et Jendouba avec 152,9 mm contre 130,7 mm (+17 %).

À l’inverse, plusieurs régions ont connu un déficit pluviométrique, particulièrement Gabès (13,2 mm contre 44,3 mm/ -70,2 %), Matmata (19 mm contre 40,3 mm / -52,9 %), Kébili (15 mm contre 30 mm/ -50 %), Tozeur (15,2 mm contre 28,5 mm / – 46,7 %) et Bizerte (80,8 mm contre 130,1 mm / – 37,9 %). Ainsi, le printemps 2026 se caractérise par une pluviométrie globalement proche de la normale, avec une bonne répartition régionale mais des déficits marqués dans le Sud.

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Transport public non régulier : une grève générale prévue le 13 juillet 2026

Von: tmps
03. Juli 2026 um 14:35

Une grève générale dans le secteur du transport public non régulier des personnes (taxis individuels, taxis collectifs, taxis touristiques, louage et transport rural), sera observée lundi 13 juillet 2026, de 5 H00 du matin à 21H00, selon une décision, des présidents des chambres syndicales nationales du transport public non régulier des personnes, prise lors d’une réunion tenue le 30 juin 2026 au siège de l’UTICA.

Selon un communiqué de la Fédération nationale du transport (FNT), relevant de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA), cette grève intervient en réaction à la politique de tergiversation et au non-respect des engagements et des promesses de la part de l’autorité de tutelle, et en l’absence de solutions  aux dossiers du secteur.

La FNT a rappelé avoir accepté la suspension de la grève prévue le 27 avril 2026, suite à l’intervention auprès des autorités du président de l’UTICA et du président de la FNT, et compte tenu des engagements pris pour examiner les points en suspens, lesquels  n’ont pas été mis en œuvre, et ce dans un délai ne dépassant pas le 31 août 2026.

Il s’agit également de décider définitivement sur la question de l’augmentation des tarifs au cours du mois de juin 2026, sachant qu’il a été précédemment convenu de la mettre en œuvre à la fin du mois de mars 2026.

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Tunisie Telecom soutient le Festival Hay Hlel et réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et du développement culturel de proximité

Von: farhat
03. Juli 2026 um 14:28
Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, Tunisie Telecom , partenaire de Cinematdour , a accompagné, la première édition de Hay Hlel Urban Fest, une manifestation culturelle et citoyenne organisée au cœur de l’un des quartiers populaires de la capitale.
À travers ce partenariat, Tunisie Telecom réaffirme sa volonté de contribuer activement à la promotion de la culture, au renforcement du lien social et à la valorisation des initiatives locales qui favorisent l’épanouissement des citoyens, en particulier des jeunes générations.
Durant toute la durée du festival, les habitants du quartier ; jeunes et adultes ont pu profiter d’un programme riche et varié comprenant des expositions, des animations culturelles, des spectacles et des activités destinées aux familles et aux jeunes. Tunisie Telecom a mis en place un stand proposant une expérience immersive en réalité virtuelle (VR) qui a permis aux participants de vivre une expérience conviviale et enrichissante.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision de Tunisie Telecom qui place la proximité, l’inclusion et l’engagement sociétal au cœur de ses actions.
En soutenant des événements de proximité tels que le Festival Hay Hlel, l’opérateur national contribue à promouvoir l’egalité des chances et à rendre la culture accessible au plus grand nombre de citoyens pour participer à la dynamisation de la vie sociale et culturelle partout en Tunisie .
Les témoignages recueillis auprès des habitants, des parents et des jeunes participants ont mis en évidence l’impact positif de cet événement sur la communauté locale.
Ils ont notamment souligné l’importance de telles initiatives pour offrir des espaces de rencontre, de partage et d’expression, tout en favorisant l’ouverture culturelle et le sentiment d’appartenance à leur quartier. Fidèle à sa mission d’entreprise citoyenne, Tunisie Telecom continuera à soutenir les initiatives culturelles, éducatives et sociales qui contribuent au développement des territoires et au bien-être des citoyens, consolidant ainsi son rôle d’acteur engagé au service de la société tunisienne.

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Rapport international: où se situent les principales places financières africaines?

03. Juli 2026 um 14:06

Un centre financier désigne une place urbaine concentrant les principales fonctions financières: intermédiation bancaire, marchés de capitaux, services d’investissement, assurance et sièges régionaux d’institutions financières. À l’échelle internationale, New York et Londres constituent les références structurelles du système financier mondial. Dans son 39 édition publiée le 26 mars 2026, le Global Financial Centres Index met en évidence une recomposition progressive de la hiérarchie mondiale des places financières.

En effet, le Global Financial Centres Index est un classement international bisannuel qui évalue la compétitivité des principales places financières mondiales. Il analyse les villes selon leur capacité à accueillir des activités financières telles que les banques, les investissements et les services financiers liés à la technologie. D’ailleurs, pour cette édition, le classement est dominé par New York, suivie de Londres et Hong Kong. Et du nouveau? Dubaï réalise l’une des progressions les plus marquantes de l’édition et intègre le top 10 mondial, à la 7ème place, devant plusieurs grandes places américaines. 

Par ailleurs, si on parle de l’Afrique, le rapport confirme que le paysage financier est en pleine mutation porté par 2 pôles, à savoir Casablanca et Johannesburg. Les deux villes progressent mais sur des dynamiques différentes.

Casablanca reste le premier centre financier africain et se classe 4e dans la zone Moyen-Orient et Afrique, derrière Dubaï, Abu Dhabi et Doha. La ville enregistre une forte progression dans la FinTech, avec plus de 20 places gagnées dans ce segment. C’est la principale évolution mise en avant par le rapport. La région Moyen-Orient et Afrique affiche une baisse moyenne de 1,23%. Casablanca progresse donc surtout en comparaison avec ses concurrents régionaux, portée par les activités financières digitalisées.

Johannesburg gagne 14 places au classement mondial. Elle fait partie des rares centres financiers de la région à voir sa notation globale augmenter, avec Doha et Koweït City. Le mouvement est plus large que celui de Casablanca, avec une amélioration sur plusieurs indicateurs.

Classement africain du GFCI 

Casablanca (Maroc): 1er en Afrique (49ème mondial). Elle conserve son statut de leader continental et se classe 4ème dans la région globale Moyen-Orient & Afrique.

Maurice (République de Maurice): 2ème en Afrique (50ème mondial). Elle gagne deux places par rapport à l’édition précédente.

Kigali (Rwanda): 3ème en Afrique (72ème mondial). Bien qu’elle occupe le podium africain, elle a reculé de 7 places au niveau mondial.

Johannesburg (Afrique du Sud): 4ème en Afrique (80ème mondial). Elle signe la plus forte progression du continent avec un bond de 14 places au classement mondial.

Le Cap (Afrique du Sud): 5ème en Afrique (96ème mondial). Elle enregistre un recul de 4 places.

Nairobi (Kenya): 6ème en Afrique (114ème mondial). Elle a reculé de 9 places par rapport à la version précédente.

Lagos (Nigeria): 7ème en Afrique (118ème mondial). Elle progresse légèrement d’une place au classement mondial.

Rappelons que le rapport est produit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute à Shenzhen. Il s’appuie sur une combinaison de 147 indicateurs issus de sources internationales (Banque mondiale, OCDE, Nations Unies) et sur plus de 34 000 évaluations fournies par environ 5 200 professionnels de la finance à travers le monde.

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Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme

03. Juli 2026 um 14:03

Dans une interview exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Iheb Ben Salem, consultant en transformation et développement durable, revient sur le Plan de développement 2026-2030 actuellement examiné à l’Assemblée des représentants du peuple. Il en détaille les mécanismes de sélection des projets, les objectifs implicites, ainsi que les contraintes financières susceptibles d’en limiter la réalisation intégrale.

Selon le consultant, les documents et informations qui circulent actuellement indiquent que les conseils locaux, régionaux et de district seront associés au choix des projets à mettre en œuvre. Cette contribution territoriale demeure toutefois subordonnée aux politiques publiques du pays : les choix opérés à ces différentes échelles devront rester cohérents avec les priorités définies au niveau national.

M. Ben Salem souligne cependant une lacune importante dans le dispositif actuel : l’absence de règles d’arbitrage clairement établies. Une fois connues de tous, celles-ci devraient selon lui faire l’objet d’un consensus, afin d’éviter les tensions sociales susceptibles de naître du choix de certains projets plutôt que d’autres. Il précise au passage que le plan comporte plus de 21 000 projets et ne pourra être mis en œuvre dans son intégralité, en raison des capacités financières, humaines et techniques limitées du pays, mais aussi de la conjoncture internationale, susceptible d’imposer des réaménagements.

Il appelle par ailleurs à une vigilance particulière dans la sélection des projets, qui doit répondre à une logique d’intégration territoriale plutôt qu’à des choix sporadiques dictés par des priorités individuelles, en plaidant pour une analyse concertée permettant de faire converger les différentes échelles de décision autour de priorités communes.

Deux objectifs implicites : contenir les disparités et inverser la tendance

M. Ben Salem identifie deux objectifs qu’il juge implicites à ce texte de planification. Le premier consiste à garantir qu’à l’horizon 2030, l’écart de développement entre les régions ne s’élargisse pas, avec pour ambition, dans le meilleur des cas, une légère réduction de cet écart. Le second porte sur l’indicateur de développement global du pays, mesuré depuis 2000 : les relevés successifs de 2012, 2015, 2018, 2021 et 2024 font apparaître, selon lui, une tendance générale à la régression, quelque peu freinée entre 2021 et 2024. L’objectif du programme serait ainsi d’enrayer cette régression et de relancer une progression positive de l’indicateur national.

La transformation administrative érigée en priorité

Autre élément de lecture mis en avant par le consultant : pour la première fois, un tel document érige la transformation des capacités administratives et des services publics au rang de priorité à part entière, aucun déploiement effectif n’étant, selon lui, envisageable sans une action publique efficace.

Interrogé sur la faisabilité de ces objectifs et sur les moyens disponibles pour les atteindre, Iheb Ben Salem se montre mesuré : il doute que l’ensemble du programme puisse être concrétisé, les ambitions affichées lui paraissant élevées au regard des capacités réelles du pays. Il rappelle toutefois qu’un plan de développement n’est pas un document figé mais s’inscrit dans une action continue, si bien qu’il est courant qu’une partie des projets soit reportée à l’étape suivante.

Notre invité avance qu’aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le coût global du plan, les estimations circulant évoquant toutefois un montant dépassant 100 milliards de dinars. Il situe la capacité annuelle de mobilisation en investissement public autour de 7 à 8 milliards de dinars, soit près de 35 milliards de dinars sur l’ensemble de la période, et considère que parvenir à consommer cette enveloppe dans des projets à effet concret et efficace constituerait déjà un objectif raisonnable.

Vers une révision des modes d’exécution

Notre interlocuteur juge nécessaire que le programme conserve des visées élevées, seules à même de transformer durablement les réalités du pays, tout en gardant une juste mesure des ressources disponibles. La capacité d’exécution ne dépend en effet pas uniquement du volet budgétaire, si déterminant soit-il, mais aussi de la complexité de la situation nationale, des capacités humaines, techniques et logistiques des administrations chargées de la mise en œuvre, ainsi que de l’aptitude du secteur privé à exécuter les travaux demandés : un tissu économique dont il pointe justement la fragilité financière.

Cette fragilité appellerait selon lui une révision des modes de déploiement des projets et d’attribution des marchés publics, au profit d’enveloppes plus réduites, mieux adaptées aux capacités réelles des entreprises. L’objectif serait ainsi d’exécuter le maximum de projets possible selon les ressources disponibles, en privilégiant ceux qui restent cohérents avec les priorités nationales et les besoins exprimés à l’échelle locale, et qui produisent un effet perceptible pour le citoyen. Un tel signal serait, selon Iheb Ben Salem, de nature à renforcer la confiance dans la capacité de l’État à se transformer et à encourager l’engagement citoyen dans l’action publique, servant ainsi de catalyseur pour le programme suivant.

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TRE et tourisme : les devises continuent d’affluer, un premier semestre record pour la Tunisie

03. Juli 2026 um 13:56
Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques confirment leur statut de piliers de l’économie tunisienne. À la fin du premier semestre 2026, ces deux sources de devises ont généré près de 7,8 milliards de dinars,…

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Tunisie Telecom soutient le Festival Hay Hlel et réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et du développement culturel de proximité

03. Juli 2026 um 14:36
Tunisie Telecom soutient le Festival Hay Hlel et réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et du développement culturel de proximitéDans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, Tunisie Telecom, partenaire de Cinematdour, a accompagné, la première édition de Hay Hlel Urban Fest, une manifestation culturelle et citoyenne organisée au cœur de l’un des quartiers populaires de la capitale. À travers ce partenariat, Tunisie Telecom réaffirme sa volonté de contribuer activement à la promotion de la culture, au renforcement du lien social et à la valorisation des initiatives locales qui favorisent l’épanouissement des citoyens, en particulier des jeunes générations.Durant toute la durée du festival, les habitants du quartier; jeunes et adultes ont pu profiter d’un programme riche et varié ...

Gafsa : une récolte de près de 4 900 tonnes de pistaches attendue

Von: tmps
03. Juli 2026 um 13:43

La récolte de pistaches dans le gouvernorat de Gafsa devrait atteindre, cette année, 4 900 tonnes, contre 4 300 tonnes en 2025.

Le chef du service de la production végétale au Commissariat régional au développement agricole (CRDA), Kaïs Chelbi, a indiqué que la région compte 2,87 millions de pistachiers répartis sur une superficie de 20 102 hectares, dont 12 250 hectares en cultures pluviales et 7 852 hectares en périmètres irrigués, principalement dans les délégations de Sidi Aïch, Oum Larayes et Gafsa-Sud.

Il a ajouté à l’Agence TAP que le rendement moyen est de 1,1 kg par pistachier en culture pluviale, contre 4 kg en périmètre irrigué.

La campagne de récolte devrait démarrer à la mi-juillet. Gafsa demeure le premier gouvernorat producteur de pistaches à l’échelle nationale, devant Kasserine.

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Enactus TBS décroche un 4ᵉ sacre consécutif et porte la Tunisie vers la World Cup 2026 au Brésil

03. Juli 2026 um 13:28

Pour la quatrième fois consécutive, Enactus TBS a été sacrée Championne Nationale dans la catégorie Advanced Stage Challenge lors de la 17e édition de la Enactus Tunisia National Exposition, tenue les 1er et 2 juillet à l’hôtel Radisson Blu Convention Center.

Dans la catégorie Early Stage Challenge, c’est Enactus Sup’Com qui a remporté le titre national.

Ces deux victoires ouvrent aux équipes championnes les portes de la Enactus World Cup 2026, qui se tiendra à São Paulo, au Brésil, où elles représenteront la Tunisie avec l’ambition de décrocher un nouveau titre mondial.

Organisée avec le précieux concours de la Konrad-Adenauer-Stiftung, Tunisie Telecom et le Groupe Poulina, la 17ᵉ édition de la Enactus Tunisia National Expo s’est achevée avec succès, confirmant une nouvelle fois son statut de plus grand rendez-vous national dédié à l’entrepreneuriat étudiant à impact. Pendant deux journées riches en échanges, en compétitions et en moments d’inspiration, l’événement a rassemblé plusieurs centaines d’étudiants, d’universitaires, de chefs d’entreprise, de partenaires institutionnels et d’acteurs du secteur privé.

L’événement s’est ouvert par une rencontre-débat de haut niveau autour du thème «L’IA: Opportunité stratégique ou menace émergente?», réunissant des experts reconnus de l’intelligence artificielle, de l’innovation, dont notamment:

– Madame Nozha Boujemaa, PhD Senior AI Advisor, Global VP AI Innovation and Trust Co-Chair of GPAI/OECD

– M. Jihed Othmani, CFO Thunders.ai

Les échanges ont permis d’explorer les profondes mutations induites par l’IA, et de souligner le rôle déterminant que les jeunes leaders auront à jouer dans le développement d’une IA responsable, éthique et au service du développement durable.

La National Expo a également offert de nombreux temps forts consacrés à l’inspiration et au partage d’expérience. Le panel «Enactus Tunisia Success Story: Alumni qui réussissent!» a permis à des alumni Enactus devenus entrepreneurs de partager leurs parcours et de témoigner de l’impact durable de l’expérience au sein d’Enactus sur leur développement personnel et professionnel.

Sabrine Chennaoui, fondatrice de MonSapo, a également livré un témoignage authentique sur son parcours de combattant pour pouvoir lancer et développer sa startup.

L’employabilité des jeunes a aussi occupé une place centrale grâce au Speed Hiring Pitch, qui a créé des opportunités de rencontres entre étudiants et recruteurs de différentes entreprises partenaires

Durant cette édition, les équipes Enactus représentant les universités tunisiennes ont présenté leurs projets entrepreneuriaux devant un jury composé de dirigeants d’entreprise et d’experts. Les différentes phases de compétition, des demi-finales à la grande finale du Early Stage et de l’Advanced Stage Challenge, ont mis en lumière la qualité, la créativité et l’impact des initiatives développées par les étudiants à travers le pays.

La Enactus Tunisia National Expo 2026 a été également marquée par la participation exceptionnelle de M. Ian Aitken, Chairman d’Enactus Global et d’Enactus Canada, Vice Chair, Pembroke Private Wealth Management, témoignant de l’importance grandissante d’Enactus Tunisia au sein du réseau mondial ainsi que de Ghanem Zrelli, acteur tunisien reconnu, venu partager son parcours et sa vision de la réussite.

 

La cérémonie de clôture a par ailleurs été honorée par la présence de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment Son Excellence Monsieur Jose Maria Arbilla, ambassadeur de l’Argentine en Tunisie, et Son Excellence Monsieur Alexandre Bilodeau, ambassadeur du Canada en Tunisie.

Palmarès de la Enactus Tunisia National Expo 2026

-Champion Advanced Stage Challenge: Enactus TBS

-Vice-champion Advanced Stage Challenge: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Champion Early Stage Challenge: Enactus Supcom

-Innovation Award: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Environment Award: Enactus TBS

-Enactus Spirit Award: Enactus Limitl’ESS ISSH Jendouba

-Staff Pick Award: Enactus ESIAT

-Best University Administration Award: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Best Project Photo of the year: Enactus IHEC Carthage

-Best Project Tik Tok of the year: Enactus IHEC Carthage.

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Héla Ben Hassine : Inférieur à 5 % du PIB, l’enjeu n’est plus le niveau mais l’efficacité de l’investissement public

03. Juli 2026 um 13:13

Alors que la préparation du budget de l’État relance le débat sur les priorités économiques, l’investissement public reste au cœur des interrogations. Pour L’Économiste Maghrébin, Héla Ben Hassine, maître de conférences en sciences économiques, dresse un constat sans concession : la Tunisie investit insuffisamment, mais surtout de manière inefficace. Une double faiblesse qui pèse lourdement sur la croissance, la compétitivité et le développement régional.

Un investissement public en recul depuis plus de quinze ans

Pour Héla Ben Hassine, l’investissement public constitue bien plus qu’une simple dépense budgétaire. Il représente « le principal levier permettant de renforcer durablement la capacité productive de l’économie », à travers la construction ou la modernisation des infrastructures, des établissements de santé, des écoles, des réseaux d’eau, de transport, d’énergie ou encore des infrastructures numériques.

Or, en Tunisie, son poids dans les finances publiques ne cesse de diminuer.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • La part de l’investissement public dans les dépenses de l’État est passée de 16,9 % en moyenne avant 2011 à 15,8 % aujourd’hui ;
  • Rapporté au PIB, il représente environ 5 %, contre près de 7 % dans les pays émergents comparables.

Pour l’économiste, cette évolution traduit un choix budgétaire préoccupant.

« Face aux contraintes budgétaires, l’investissement public est devenu la principale variable d’ajustement, alors même qu’il devrait constituer l’un des principaux moteurs de la croissance de long terme. »

L’augmentation de la dette publique, des dépenses salariales, des subventions et du service de la dette absorbe désormais une part croissante des ressources de l’État, reléguant les dépenses d’investissement au second plan.

« Sacrifier l’investissement aujourd’hui, c’est compromettre la croissance de demain »

Selon Héla Ben Hassine, réduire les investissements peut sembler une solution de court terme, mais cette stratégie engendre un coût économique considérable. « En sacrifiant l’investissement aujourd’hui, on compromet la croissance, la compétitivité et les recettes fiscales de demain ».

L’universitaire estime ainsi que la Tunisie n’investit pas suffisamment au regard de ses besoins de développement. Mais, insiste-t-elle, la question n’est pas uniquement quantitative. « Le véritable enjeu est de concilier quantité et qualité. Augmenter les crédits d’investissement est nécessaire, mais cela ne produira les effets attendus que si les projets sont correctement sélectionnés, bien préparés et exécutés dans les délais ».

Le FMI pointe un problème d’exécution, pas seulement de moyens

S’appuyant sur le rapport Public Investment Management Assessment (PIMA) du FMI, l’universaire souligne un paradoxe : la Tunisie dispose d’un cadre institutionnel relativement solide, parfois comparable, voire supérieur, à celui de plusieurs pays émergents. En revanche, les difficultés apparaissent au niveau de la mise en œuvre.

Le diagnostic du FMI met notamment en évidence :

  • Une programmation pluriannuelle insuffisante ;
  • Des évaluations ex ante limitées ;
  • Des critères de sélection des projets perfectibles ;
  • Un suivi insuffisant des actifs publics ;
  • Une gestion encore fragile des partenariats public-privé.

Pour Ben Hassine, le défi consiste donc à transformer chaque dinar investi en infrastructures de qualité et en croissance durable.

Quels secteurs doivent être prioritaires ?

Plutôt que d’opposer les différents domaines d’investissement, Héla Ben Hassine plaide pour une hiérarchisation fondée sur leur impact économique.

Les infrastructures économiques arrivent en tête des priorités :

  • transport ;
  • logistique ;
  • énergie ;
  • eau ;
  • infrastructures numériques.

Ces investissements permettent de réduire les coûts de production, d’améliorer la compétitivité des entreprises et d’accroître l’attractivité du territoire pour les investisseurs privés, en particulier dans les régions de l’intérieur.

Elle insiste également sur l’importance de préserver les investissements dans le capital humain. « L’éducation, la santé et la formation améliorent durablement la productivité, favorisent l’innovation et soutiennent une croissance plus inclusive ».

Un lien direct entre recul de l’investissement et ralentissement de la croissance

Pour Héla Ben Hassine, la corrélation entre investissement public et performances économiques ne fait aucun doute.

Depuis 2011 :

  • L’investissement public est resté autour de 5 % du PIB ;
  • Sa contribution à la croissance s’est nettement amoindrie ;
  • Sa volatilité a plus que doublé.

Conséquence : la croissance économique a ralenti, le PIB est devenu plus instable et l’accumulation du capital public s’est essoufflée. « Moins l’État investit dans les infrastructures productives, moins le secteur privé peut produire efficacement. L’investissement public n’est pas une dépense : c’est un investissement dans la croissance future ».

Un levier pour l’emploi, les régions et la cohésion sociale

Au-delà de son impact macroéconomique, l’investissement public constitue également un puissant outil de développement territorial. Chaque projet d’infrastructure génère des emplois directs dans le bâtiment et les travaux publics, mais aussi des emplois indirects chez les fournisseurs, les transporteurs et les PME locales.

Les investissements dans la santé, l’éducation, le numérique et/ou la transition écologique créent quant à eux des emplois plus qualifiés. Ils permettent également de réduire les disparités régionales.

En améliorant les routes, les réseaux d’eau, l’électricité, les infrastructures numériques, les hôpitaux et les établissements scolaires dans les régions de l’intérieur, l’État favorise ensuite l’installation d’investisseurs privés. « Un dinar investi dans une route ou un hôpital ne produit pas seulement des infrastructures ; il produit aussi davantage d’emplois, plus d’investissements privés et davantage de cohésion sociale ».

Le vrai problème : l’efficacité de la dépense publique

Pour l’universitaire, le diagnostic est clair : le principal défi réside aujourd’hui dans l’efficacité de l’investissement public.

Elle rappelle que :

  • L’écart d’efficience est estimé à près de 14 % par rapport aux meilleures pratiques internationales ;
  • L’ICOR (ratio investissement/croissance) est passé de 1,6 sur longue période à près de 2,9 entre 2012 et 2015, signe qu’il faut désormais beaucoup plus d’investissements pour générer une même unité de croissance.

Autrement dit, chaque dinar investi produit aujourd’hui moins de richesse qu’auparavant. Cette contre-performance s’explique notamment par :

  • Une sélection insuffisante des projets ;
  • Des retards d’exécution ;
  • Des évaluations préalables limitées ;
  • Une programmation budgétaire incomplète ;
  • Des procédures administratives lourdes ;
  • Un suivi insuffisant des résultats.

« La Tunisie possède souvent de bonnes règles sur le papier, mais leur mise en œuvre reste insuffisante », résume-t-elle.

Investir malgré une dette élevée ? Oui, à certaines conditions

La dette publique ne doit pas, selon Héla Ben Hassine, conduire à sacrifier systématiquement l’investissement. Pour ce faire, elle distingue clairement deux types d’endettement :

  • La « bonne dette », qui finance des infrastructures productives génératrices de croissance et de recettes fiscales ;
  • La « mauvaise dette », destinée à couvrir des dépenses courantes ou des déficits récurrents sans effet sur le potentiel économique.

À ses yeux, réduire l’investissement pour contenir la dette serait contre-productif. « Une stratégie reposant uniquement sur la réduction de l’investissement risque d’enfermer la Tunisie dans une trappe de faible croissance, rendant paradoxalement la dette encore plus difficile à stabiliser ».

Sa conclusion est sans équivoque : la soutenabilité de la dette dépend autant de la qualité des investissements financés que de leur volume. Autrement dit, « le véritable défi de la Tunisie n’est pas seulement d’investir davantage ; il est surtout de mieux investir ».

 

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Sousse se positionne au cœur de la stratégie africaine de développement du système GNSS

03. Juli 2026 um 12:35

Le tout premier laboratoire et académie du Système mondial de navigation par satellite (GNSS) du continent africain a été inauguré, cette semaine, à Sousse. D’après un récent rapport de Space in Africa relayé par SatelliteProme, cette infrastructure vise à réduire la dépendance de l’Afrique aux technologies étrangères de positionnement, de navigation et de synchronisation.

Cette nouvelle entité est le résultat d’une collaboration entre le Bureau du Programme Conjoint SatNav Africa (SatNav Africa JPO), le Centre de recherches et des technologies des eaux (CRMN) du Technopôle de Sousse, ainsi qu’une multitude de partenaires régionaux et internationaux. L’objectif est de faire de la Tunisie un pôle continental d’excellence pour la formation, l’innovation et la recherche appliquée en matière de GNSS.

Former la prochaine génération de professionnels africains

Ces deux nouvelles structures auront pour rôle de proposer des certifications techniques et des opportunités de recherche aux professionnels du secteur avec la mise en place de formations qui leur sont dédiées.

L’objectif est de développer localement une expertise en systèmes de positionnement, de navigation et de synchronisation (PNT). Des compétences de plus en plus indispensables dans une multitude de secteurs, à l’instar des transports, de l’agriculture, des télécommunications, de la gestion des catastrophes, de l’aviation ou encore des technologies autonomes.

L’événement a rassemblé des représentants d’agences spatiales africaines, d’universités, d’instituts de recherche et d’entreprises technologiques privées, preuve d’une collaboration continentale de plus en plus intense autour des enjeux spatiaux. Des organisations spécialisées dans la navigation par satellite, l’observation de la Terre et les technologies géospatiales ont également participé avec la présence de partenaires technologiques internationaux.

Ce lancement s’inscrit dans une tendance plus large. L’Afrique multiplie, en effet, ses efforts pour bâtir des capacités spatiales souveraines depuis l’inauguration, plus tôt cette année, de l’Agence spatiale africaine (AfSA).

 

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