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La popularité du président Trump stagne à 33 %

01. September 2026 um 14:27

La popularité de Donald Trump reste bloquée à son plus bas niveau depuis le début de sa présidence en raison du mécontentement généralisé des Américains face à la guerre en Iran et à la gestion de l’économie américaine. C’est ce que révèlent les résultats d’un sondage réalisé le 31 août par Ipsos pour le compte de l’agence de presse Reuters.

Pour le troisième sondage Ipsos/Reuters consécutif, seul un Américain sur trois approuve la performance du président Trump à la Maison Blanche. La faible popularité de Trump est de plus en plus perçue comme un handicap potentiel pour le Parti républicain lors des élections de mi-mandat de novembre. Les républicains visent à conserver la majorité au Congrès, mais les prévisions concernant le parti du président Trump ne sont pas encourageantes.

Les électeurs démocrates semblent plus unis, 46 % d’entre eux se disant enthousiastes à l’idée des élections de mi-mandat. En revanche, 31 % des républicains expriment un sentiment similaire. Interrogés sur le parti pour lequel ils voteraient si l’élection avait lieu aujourd’hui, 36 % des personnes se déclarant indépendantes ont choisi les démocrates et 22 % les républicains.

Depuis la mi-août, la cote de popularité de Trump est à son plus bas niveau historique, bien en deçà des 47 % enregistrés au début de son second mandat. Elle est même inférieure au niveau le plus bas atteint par son prédécesseur à la Maison-Blanche, Joe Biden, qui s’était établi à 35 % en octobre 2024.

À l’instar de Biden, Trump est confronté à un mécontentement généralisé lié à l’inflation galopante. Les prix des carburants ont explosé depuis qu’il a ordonné les frappes contre l’Iran en février, une guerre que seulement 36 % des Américains approuvent, selon le sondage.

Sept Américains sur dix – dont quatre républicains sur dix – désapprouvent la gestion par Trump du coût élevé de la vie. Le mois dernier, la plupart des électeurs inscrits interrogés ont déclaré que les démocrates avaient un meilleur plan économique que les républicains. Reuters souligne que c’est la première fois en dix ans que le Parti démocrate se retrouve en tête sur une question économique.

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Des rapporteurs de l’ONU craignent un harcèlement politique et judiciaire visant Rima Hassan

01. September 2026 um 14:02
Saisis par Rima Hassan, des rapporteurs mandatés par le Conseil des droits de l’Homme questionnent les poursuites engagées contre l’eurodéputée pour « apologie du terrorisme ».   En bref Cinq rapporteurs spéciaux de l’ONU s’inquiètent des poursuites visant Rima Hassan.…

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Algérie-Allemagne : des « étapes concrètes » pour accélérer le partenariat

01. September 2026 um 11:23

L’Algérie et l’Allemagne ont convenu, le 31 août 2026, d’adopter des « étapes concrètes » pour donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale.

À Alger, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue allemand, Johann Wadephul, ont identifié l’énergie, les renouvelables, l’industrie, les transports et les produits pharmaceutiques comme secteurs prioritaires. Les deux pays veulent transformer la dynamique politique récente de leurs relations en projets économiques concrets. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de profiter davantage des possibilités d’investissement et de partenariat disponibles dans plusieurs secteurs économiques prioritaires.

La coopération énergétique figure également parmi les principaux axes identifiés par les deux pays. Elle couvre à la fois les secteurs énergétiques traditionnels, les énergies renouvelables et la transition énergétique. Cette orientation s’inscrit dans le rapprochement engagé depuis plusieurs mois entre Alger et Berlin. Elle avait notamment été confortée lors de la visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Allemagne les 16 et 17 juillet 2026. À cette occasion, les deux pays avaient adopté une déclaration commune sur un nouvel agenda stratégique de partenariat.

 

Lire aussi : TRIBUNE – Tunisie-Allemagne : de la coopération à la coproduction, le nouveau pacte de souveraineté

 

Industrie, transports et pharmacie

Les discussions ont également porté sur l’industrie, les transports et les produits pharmaceutiques, considérés comme d’autres domaines offrant des possibilités de coopération et d’investissement. Alger et Berlin souhaitent notamment renforcer les mécanismes institutionnels de coopération et consolider le cadre juridique permettant de faciliter les échanges économiques.

Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de rapprocher davantage les milieux d’affaires afin de favoriser la mise en œuvre des accords et contrats de partenariat conclus lors du Forum économique algéro-allemand du 17 juillet dernier.

La rencontre d’Alger constitue ainsi une étape de suivi de l’agenda stratégique adopté lors de la visite de Tebboune à Berlin. Les deux gouvernements veulent désormais passer de la définition des priorités à leur mise en œuvre. L’objectif affiché est notamment d’activer les mécanismes de coopération existants et de renforcer le cadre juridique nécessaire à la concrétisation des projets annoncés. Cette démarche intervient alors que les relations algéro-allemandes connaissent, selon Alger, une « dynamique positive », renforcée par les contacts de haut niveau intervenus au cours de l’été.

Le contexte régional également au menu

Les entretiens ne se sont toutefois pas limités aux questions bilatérales. Ahmed Attaf et Johann Wadephul ont également échangé sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Les discussions ont notamment porté sur la situation au Moyen-Orient, les évolutions dans la région du Sahel et les perspectives du partenariat euro-méditerranéen. Ces dossiers donnent une dimension politique supplémentaire au rapprochement entre Alger et Berlin, au-delà des seuls échanges commerciaux et énergétiques.

L’enjeu pour les deux pays est désormais de traduire les engagements politiques en investissements, contrats et projets effectivement réalisés. Pour l’Algérie, le renforcement des relations avec l’Allemagne peut contribuer à diversifier les partenariats économiques et technologiques. Pour Berlin, l’approfondissement des relations avec Alger ouvre des perspectives dans l’énergie, l’industrie et la transition énergétique.

Après l’adoption d’un agenda stratégique en juillet, Alger et Berlin veulent désormais passer à l’étape suivante : concrétiser leurs engagements. L’énergie, les renouvelables, l’industrie, les transports et la pharmacie devraient constituer les principaux terrains de cette nouvelle phase du partenariat algéro-allemand.

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Etats-Unis : Amazon visé par une plainte pour manipulation des prix

01. September 2026 um 09:18

La Commission fédérale du commerce américaine (FTC) et les autorités de 22 États américains ont engagé une action en justice contre Amazon, qu’elles accusent d’avoir manipulé pendant plusieurs années ses enchères publicitaires afin de gonfler secrètement les prix payés par les annonceurs.

La pression réglementaire s’intensifie sur Amazon. La FTC, accompagnée de 22 États américains, accuse le géant du commerce électronique d’avoir utilisé son système d’enchères publicitaires pour augmenter artificiellement les sommes versées par les entreprises souhaitant promouvoir leurs produits sur sa plateforme.

La plainte, déposée devant un tribunal fédéral de l’État de Washington, affirme que le dispositif aurait permis à Amazon de prélever plus de 20 milliards de dollars supplémentaires auprès de ses annonceurs. Les autorités estiment que les pratiques en cause auraient concerné environ 1,2 million de clients publicitaires, dont plus de 500 000 petites et moyennes entreprises.

Le litige concerne notamment les publicités Sponsored Products, Sponsored Brands et Sponsored Display, qui apparaissent dans les résultats de recherche ou sur les pages de produits d’Amazon.

Selon la FTC, Amazon présentait son système comme une enchère au second prix : l’annonceur remportant l’emplacement publicitaire devait normalement payer seulement un montant légèrement supérieur à celui proposé par le deuxième enchérisseur. Mais l’autorité américaine affirme que le groupe aurait, à partir de 2019, introduit discrètement des mécanismes permettant de relever le prix final au-delà du résultat de l’enchère. Amazon aurait ainsi parfois participé lui-même aux enchères ou imposé un prix minimum supérieur au montant qui aurait résulté du mécanisme annoncé aux annonceurs.

Jusqu’à 80 % des enchères concernées

La FTC affirme que ces interventions auraient été particulièrement fréquentes. Selon la plainte, 70 % à 80 % des enchères auraient fait l’objet d’une intervention destinée à augmenter le prix payé par l’annonceur. L’autorité accuse également Amazon d’avoir pris des mesures pour dissimuler ce mécanisme à ses clients et d’avoir présenté les augmentations de prix comme le résultat normal de la concurrence entre annonceurs.

Pour les autorités américaines, le problème dépasse donc la simple question tarifaire : elles mettent en cause la transparence du marché publicitaire numérique et la capacité d’une plateforme dominante à déterminer elle-même les règles des enchères auxquelles participent ses propres clients.

L’affaire intervient alors qu’Amazon est devenu l’un des principaux acteurs mondiaux de la publicité numérique. Son activité publicitaire a généré 68,6 milliards de dollars en 2025, tandis que ses recettes publicitaires ont atteint 19,8 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 26 % sur un an. Le groupe occupe désormais la troisième place mondiale du marché publicitaire numérique, derrière Google et Meta. La croissance rapide de cette activité explique aussi l’attention croissante portée par les autorités à ses méthodes de fixation des prix…

Les consommateurs pourraient aussi être concernés

La FTC estime que les surcoûts imposés aux annonceurs ne sont pas restés cantonnés aux entreprises. Une partie de ces dépenses publicitaires supplémentaires aurait été répercutée sur les prix des produits vendus aux consommateurs. L’enjeu pourrait donc dépasser le seul marché de la publicité en ligne et toucher directement le prix final de nombreux biens commercialisés sur Amazon.

Avec cette nouvelle plainte, le régulateur américain s’attaque cette fois au cœur d’une activité devenue essentielle à la rentabilité d’Amazon : la publicité numérique. Si les accusations de la FTC étaient confirmées, l’affaire pourrait imposer de profondes modifications au fonctionnement des enchères publicitaires de l’une des plus grandes plateformes commerciales au monde.

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L’ancien PM, Édouard Balladur, est mort à 97 ans

31. August 2026 um 20:08

Ancien secrétaire général de l’Élysée sous Georges Pompidou, négociateur des accords de Grenelle en 1968, chef du gouvernement de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur est mort ce lundi 31 août 2026, à l’âge de 97 ans, selon des sources citées par l’AFP. On se rappellera surtout de lui qu’il avait échoué face à Jacques Chirac lors de la présidentielle de 1995.

Né le 2 mai 1929 à Izmir, en Turquie, dans une famille d’origine arménienne installée en France de longue date, Édouard Balladur émigre avec les siens à Marseille dans les années 1930. Passé par Sciences Po et l’ENA, il devient conseiller d’État avant d’intégrer, en 1964, le cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre. Il participe à la négociation des accords de Grenelle pendant Mai 68, puis devient secrétaire général de la présidence de la République en 1973, poste qu’il occupe jusqu’à la mort de Pompidou l’année suivante.

Revenu au premier plan dans les années 1980, il est ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Chirac de 1986 à 1988, période de la première cohabitation. En mars 1993, à la faveur de la victoire de la droite aux législatives, il devient Premier ministre de François Mitterrand, son dernier chef de gouvernement. Sa popularité, un temps considérable, le pousse à se présenter à l’élection présidentielle de 1995, où il affronte son « ami de trente ans » Jacques Chirac lors d’une campagne à droite d’une rare âpreté.

Il retrouve ensuite son siège de député (1995-2007), préside la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, puis dirige en 2007 le comité de réflexion sur la réforme des institutions qui portera son nom, à la demande de Nicolas Sarkozy.

On lui doit aussi plusieurs ouvrages de mémoires et de réflexion politique, dans lesquels perçait une lucidité sans concession sur l’exercice du pouvoir. Comme il l’écrivait en 2010 : « Tout l’art de la politique consiste à plaire afin d’être choisi, puis maintenu en place. »

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Carnet de voyage : Sur les traces de la nouvelle Pologne, un pays qui a changé

31. August 2026 um 19:26

Il y a quelques années encore, dans l’imaginaire de nombreux Tunisiens, la Pologne évoquait surtout une Europe de l’Est confrontée aux difficultés économiques, au passé communiste et à un niveau de vie longtemps éloigné de celui de l’Europe occidentale.

En quelques jours de voyage, cette image se fissure. Invité en Pologne, j’ai découvert un pays qui veut désormais raconter une tout autre histoire : celle d’une nation européenne moderne, ambitieuse et en pleine transformation.

Varsovie, le premier choc

La première impression vient de Varsovie. La capitale porte encore les traces d’une histoire particulièrement violente, mais elle affiche aussi une étonnante modernité. Les monuments historiques côtoient les gratte-ciel, les quartiers d’affaires et des infrastructures qui donnent à la ville l’allure d’une capitale européenne en pleine expansion.

Varsovie semble avoir fait de sa reconstruction une force. Derrière cette transformation urbaine se trouve aussi une transformation économique. La Pologne est aujourd’hui devenue une économie à hauts revenus selon la Banque mondiale, bien loin de l’image d’un pays pauvre qui subsiste encore dans certains imaginaires. Son économie a connu une croissance remarquable depuis la chute du communisme et son intégration à l’Union européenne.

Cracovie, entre histoire et modernité

À Cracovie, le décor change. L’ancienne capitale royale offre une autre image du pays : celle d’une Pologne attachée à son patrimoine, mais parfaitement intégrée à l’Europe contemporaine.

Les places historiques, les monuments, les restaurants et les rues animées par les touristes donnent à la ville une atmosphère particulière. Ici, l’histoire n’est pas seulement conservée : elle est devenue une partie de l’attractivité du pays.

La même impression se retrouve à Wieliczka. Descendre dans cette célèbre mine de sel, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est découvrir plusieurs siècles d’histoire sous terre. Galeries, chapelles et sculptures témoignent d’un patrimoine devenu aujourd’hui une véritable destination touristique internationale.

Auschwitz, le silence au milieu du voyage

Puis vient Auschwitz. Après l’animation de Varsovie et de Cracovie, le voyage change brutalement de ton.

Auschwitz n’est pas une simple étape touristique. C’est un lieu de mémoire qui impose le silence et rappelle que la Pologne moderne s’est construite sur une histoire faite de guerres, d’occupations et de traumatismes.

La visite donne une autre profondeur au voyage : impossible de regarder la modernité polonaise sans regarder aussi ce qu’il y avait avant.

Une nouvelle image à construire

De Varsovie à Cracovie, de Wieliczka à Auschwitz, le voyage raconte finalement une même transformation. La Pologne ne veut plus être perçue uniquement à travers son passé ou les difficultés économiques de son ancienne image.

Elle veut désormais être reconnue pour son dynamisme économique, ses infrastructures, son patrimoine, ses universités, son industrie et son poids croissant en Europe.

Et cette nouvelle image concerne aussi la Tunisie. Varsovie cherche à renforcer ses relations avec les pays du Sud de la Méditerranée, notamment dans le tourisme, l’économie, l’enseignement et la coopération. En quittant la Pologne, une impression demeure : parfois, ce ne sont pas seulement les pays qui changent. C’est notre regard sur eux qui tarde à changer.

La Pologne que j’ai découverte n’est plus celle que j’avais en tête avant de partir. C’est une Pologne qui assume son histoire, revendique sa modernité et veut désormais être regardée comme ce qu’elle est devenue : un acteur majeur de la nouvelle Europe.

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Turquie : les projets de défense dépassent 100 milliards de dollars

31. August 2026 um 16:14

La Turquie mène actuellement 1 468 projets dans le secteur de la défense, pour une valeur cumulée supérieure à 100 milliards de dollars, selon le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie accélère sa transformation en puissance industrielle et militaire autonome. Recep Tayyip Erdogan affirme que les forces armées turques disposent désormais de capacités nationales couvrant les principaux domaines stratégiques, notamment les systèmes terrestres, aériens, navals et spatiaux. Il a présenté cette évolution comme l’aboutissement d’une politique menée depuis plusieurs années pour réduire la dépendance du pays aux importations d’armement et développer une base industrielle nationale capable de répondre aux besoins des forces armées.

Selon Erdogan, le secrétariat des industries de défense conduit simultanément 1 468 projets, représentant une valeur cumulée de plus de 100 milliards de dollars. Cette montée en puissance concerne notamment les drones, les missiles, les systèmes de défense aérienne, les véhicules blindés, les bâtiments navals et les programmes aéronautiques.

Le secteur s’appuie également sur un réseau industriel de plus en plus important. Selon les données officielles turques, plus de 3 500 entreprises sont aujourd’hui actives dans l’industrie de défense et l’aéronautique.

Plus de 82 % de production nationale

L’un des principaux objectifs d’Ankara est de réduire sa vulnérabilité aux restrictions imposées par les fournisseurs étrangers. Erdogan affirme que la proportion des systèmes de défense développés et produits localement dépasse désormais 82 %. Cette progression permettrait à la Turquie de disposer d’une plus grande liberté dans ses choix militaires et stratégiques.

Cette politique s’est notamment accélérée après plusieurs épisodes de tensions avec des partenaires occidentaux, qui ont montré les risques liés à la dépendance technologique dans des secteurs aussi sensibles que l’aéronautique, les moteurs, les missiles ou l’électronique militaire. La stratégie turque ne se limite plus à satisfaire les besoins nationaux. Ankara cherche également à faire de son industrie de défense un important secteur d’exportation.

Les exportations d’armement turques ont fortement progressé au cours de la dernière décennie. Selon les données officielles, elles sont passées de 1,6 milliard de dollars en 2013 à 7,2 milliards en 2024. Les drones turcs constituent l’un des exemples les plus visibles de cette expansion internationale. Mais la Turquie cherche désormais à exporter une gamme beaucoup plus large de systèmes, allant des véhicules blindés aux navires de guerre en passant par les missiles et les systèmes de défense aérienne.

Le pari de l’autonomie stratégique

Pour Ankara, le développement de l’industrie de défense répond à un objectif qui dépasse les seules considérations économiques : renforcer l’autonomie stratégique de la Turquie. La multiplication des crises régionales – de la guerre en Ukraine aux tensions au Moyen-Orient – pousse de nombreux pays à revoir leurs capacités militaires et leurs chaînes d’approvisionnement.

Cette stratégie s’inscrit également dans une volonté de renforcer la coopération militaire avec des partenaires non occidentaux et avec certains pays du Golfe. Le nouvel accord de défense signé en août avec l’Arabie saoudite et le Pakistan prévoit notamment des possibilités de coopération dans les domaines de l’industrie de défense et de la production militaire.

La progression de l’industrie turque ne signifie toutefois pas une autonomie technologique totale. Ankara demeure confronté à des difficultés dans certains domaines de haute technologie, notamment les moteurs aéronautiques et certaines technologies critiques. La Turquie continue également de chercher des solutions pour contourner ou réduire les restrictions imposées par certains partenaires occidentaux.

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Les Émirats dénoncent une « escalade dangereuse » après une attaque iranienne par drone

31. August 2026 um 12:23

Les Émirats arabes unis ont fermement condamné lundi 31 août une attaque iranienne menée au moyen d’un drone, intercepté par les systèmes de défense aérienne au-dessus des eaux territoriales émiraties. Abou Dhabi qualifie cette attaque d’« escalade dangereuse » et de violation flagrante de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa stabilité, dans un contexte de reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran.

Un drone iranien intercepté

Le ministère émirati des Affaires étrangères a indiqué que les systèmes de défense aérienne avaient intercepté un drone provenant d’Iran au-dessus des eaux territoriales des Émirats.

Abou Dhabi affirme que cette attaque constitue une menace directe pour la sécurité de l’État ainsi que pour celle de ses citoyens et résidents.

Les autorités émiraties ont également démenti les informations faisant état d’une attaque de missiles contre la base aérienne d’Al Minhad.

Abou Dhabi se réserve le droit de répondre

Dans son communiqué, le ministère émirati des Affaires étrangères a estimé que l’attaque constituait une violation de la souveraineté du pays et des principes du droit international et qu’il tenait l’Iran pleinement responsable de cette attaque et de ses conséquences.

Abou Dhabi a également déclaré qu’il conservait son droit de répondre aux attaques, conformément au droit international, tout en appelant à la cessation immédiate des hostilités.

Une nouvelle escalade après les frappes américaines

Cette attaque intervient après la reprise des affrontements entre Washington et Téhéran.

Les forces américaines ont frappé dimanche des installations iraniennes liées aux capacités de lancement dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a ensuite lancé des missiles vers des positions américaines en Jordanie et dirigé un drone vers les Émirats, selon les informations disponibles.

La situation fait craindre une nouvelle extension du conflit à plusieurs pays du Golfe et accroît les tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.

L’Iran annonce la saisie d’un navire dans le détroit d’Ormuz

Dans un autre développement intervenu autour du détroit d’Ormuz, les autorités iraniennes ont annoncé avoir saisi un vraquier qui aurait déversé du pétrole et des eaux polluées dans le détroit, selon les médias d’État iraniens.

Esmaïl Makizadeh, directeur adjoint du département des ports et de la navigation de la province de Hormozgan, a indiqué que des équipes d’experts et de nettoyage avaient été dépêchées après la diffusion d’images montrant une pollution en mer.

Selon le responsable iranien, le navire saisi transportait du sucre et aurait rejeté directement en mer un mélange de pétrole brûlé, d’eaux de cale et de boues industrielles. Les autorités iraniennes n’ont pas précisé le pavillon du navire ni la nationalité de son équipage.

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