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Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire

10. Juni 2026 um 20:03

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi, la demande de remise en liberté de la présidente du parti de la Troisième République, Olfa Hamdi. Elle restera en détention provisoire et sera jugée par la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis.

La juridiction d’appel a confirmé la poursuite de la procédure judiciaire engagée contre Olfa Hamdi et ordonné son renvoi devant la justice militaire pour être jugée sur le fond de l’affaire.

Interpellation et placement en détention

Olfa Hamdi avait été interpellée le 15 février à l’aéroport international Tunis-Carthage, à la suite d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire. Elle avait ensuite été placée en détention provisoire dans le cadre de l’enquête en cours.

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté la demande de libération introduite par la défense. Cette décision confirme la poursuite de la détention provisoire de l’ancienne PDG de Tunisair.

Renvoi devant la justice militaire

La juridiction d’appel a également décidé le renvoi de Olfa Hamdi devant la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis, chargée de statuer sur le fond de l’affaire.

Depuis son arrestation, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa libération, estimant que son maintien en détention n’était pas justifié. La procédure judiciaire suit toutefois son cours sans qu’elle l’ait été clarifiée par les autorités judiciaires.

Rappelons qu’avant son arrestation Olfa Hamdi avait multiplié les apparitions publiques très controversées notamment par le biais de ses réseaux sociaux, critiquant la classe politique traditionnelle, mais visant aussi directement le président de la République.

En s’érigeant en cheffe d’un gouvernement “parallèle” et en appelant à une nouvelle République, Olfa Hamdi a joué la provocation au point d’être traitée de populiste par ses détracteurs.

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Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « insulte via les réseaux sociaux »

10. Juni 2026 um 19:27

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mercredi 10 juin 2026, le journaliste Samir El Wafi à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

D’après les informations rapportées, cette condamnation fait suite à une plainte déposée en 2024 par une lycéenne.

Une publication à l’origine de la plainte

L’affaire trouve son origine dans une publication diffusée sur le compte personnel du journaliste, dans laquelle il commentait la tenue vestimentaire portée par la plaignante lors de son épreuve de sport du baccalauréat.

Selon les mêmes sources, la lycéenne et sa famille ont estimé que ces propos constituaient une atteinte publique à leur dignité, ce qui a conduit au dépôt de la plainte.

Le tribunal a prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis à l’encontre du journaliste pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

Un habitué des affaires en justice

Depuis plusieurs années, Samir El Wafi est confronté à la justice pour de multiples raisons. Il a été accusé d’escroquerie, de corruption et de blanchiment d’argent dans plusieurs affaires. Arrêté, condamné, libéré, Samir El Wafi a fait plusieurs allers-retours en prison.

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Tunisie–Égypte : 490 millions de dollars d’échanges, mais un déficit de 337 millions

10. Juni 2026 um 18:45

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Égypte ont atteint près de 490 millions de dollars en 2025, en hausse de 12,8% par rapport à l’année précédente. Mais derrière cette progression globale se cache un déséquilibre marqué : la balance commerciale reste largement déficitaire pour la Tunisie, à hauteur d’environ 337 millions de dollars.

Ces chiffres ont été présentés par le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Mourad Ben Hassine, lors d’une rencontre consacrée au rôle du secteur privé dans le développement des marchés en Afrique.

Entre 2024 et 2025, le volume des échanges est passé de 434,5 millions de dollars à près de 490 millions de dollars, confirmant une dynamique haussière des flux commerciaux entre les deux pays.

Une hausse des exportations tunisiennes, mais un poids encore limité

Les exportations tunisiennes vers l’Égypte ont enregistré une progression notable de 53,1%, pour atteindre 76,5 millions de dollars.

Une performance significative, mais qui reste marginale face au volume global des échanges et aux importations tunisiennes en provenance du marché égyptien.

Selon le CEPEX, ces exportations restent fortement concentrées : les composants et équipements électriques, notamment les fils et câbles, ainsi que les produits chimiques représentent près de 70% des ventes tunisiennes vers l’Égypte.

Un déséquilibre structurel toujours massif

Malgré la progression des exportations, la relation commerciale reste déséquilibrée.

Le déficit commercial est estimé à environ 337 millions de dollars en défaveur de la Tunisie, confirmant la forte dépendance du commerce bilatéral aux importations égyptiennes.

Cette situation illustre une structure d’échanges encore peu équilibrée, où la croissance globale ne se traduit pas par une réduction du déséquilibre.

Un potentiel encore loin d’être exploité

Le CEPEX estime que le potentiel d’exportation tunisien non exploité vers l’Égypte s’élève à environ 63,5 millions de dollars.

À terme, les exportations tunisiennes pourraient atteindre près de 140 millions de dollars, contre 76,5 millions actuellement réalisés.

Les opportunités concernent principalement les composants mécaniques et électriques, les industries chimiques et pharmaceutiques, ainsi que certains produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée comme l’huile d’olive conditionnée et les dattes transformées.

Des obstacles qui freinent la montée en puissance

Plusieurs contraintes continuent de limiter la progression des exportations tunisiennes vers le marché égyptien.

Parmi elles figurent les barrières non tarifaires, les procédures administratives d’enregistrement des produits, l’absence de liaison maritime directe entraînant des coûts logistiques élevés, ainsi que les difficultés liées aux transferts financiers et à la reconnaissance des certifications techniques.

Dans ce contexte, la hausse des échanges bilatéraux ne suffit pas à corriger un déséquilibre structurel profondément ancré.

Rappelons que le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, et la cheffe du gouvernement tunisien, Sara Zaâfrani Zenzri, avaient annoncé, le 11 septembre 2025 en marge de la 18ᵉ session de la commission mixte tuniso-égyptienne, leur volonté de doubler le volume des échanges commerciaux à un milliard de dollars d’ici deux ans. Mais dans quel sens ?!

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Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

10. Juni 2026 um 18:16

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

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Zied El Heni : Une nouvelle affaire devant la justice

10. Juni 2026 um 12:15

La Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a émis, mardi, des mandats de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni ainsi que de trois anciens responsables municipaux. Cette décision intervient dans une affaire liée à des soupçons d’abus de fonction, de falsification de documents et d’usage de faux, dans le cadre d’un dossier remontant à 2022.

Cette nouvelle procédure judiciaire s’ajoute à une situation déjà marquée par une précédente condamnation du journaliste à une peine de prison ferme rendue en mai dernier.

Une nouvelle affaire liée à la gestion municipale à Carthage

Selon les éléments de l’enquête, les quatre prévenus sont soupçonnés d’avoir exploité leur qualité de fonctionnaires publics afin d’obtenir des avantages personnels ou au profit de tiers, causant un préjudice à l’administration, rapporte Mosaique fm.

Les faits présumés seraient liés à une plainte déposée en décembre 2022 par une association de protection du patrimoine archéologique et culturel de Carthage. Au moment des faits, les accusés faisaient partie de la délégation spéciale de la ville.

Les charges retenues incluent également la falsification de documents administratifs et l’usage de faux, dans un dossier désormais examiné par la justice d’appel.

Une condamnation à un an de prison en mai dernier

Cette nouvelle procédure intervient alors que Zied El Heni avait déjà été condamné, le 7 mai 2026, à un an de prison ferme par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis.

Cette condamnation était liée à une publication sur les réseaux sociaux, poursuivie sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications, relatif à l’« atteinte à autrui via les systèmes de communication ».

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Environnement : 100 tonnes de déchets collectées dans la forêt de Gammarth

10. Juni 2026 um 11:16

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, les salariés d’Orange Tunisie se sont mobilisés le 5 juin dans la forêt de Gammarth pour une opération de nettoyage et de préservation de l’espace naturel, menée en partenariat avec l’association Tounes Clean-Up. Une action d’envergure qui a mobilisé 200 personnes en une journée, et qui s’inscrit dans une démarche environnementale suivie depuis plusieurs années à travers différentes régions du pays.

Sur une superficie de 125 hectares dans la forêt de Gammarth

L’opération menée sur une superficie de 125 hectares a permis la collecte d’un volume important de déchets. Au total, 100 tonnes de déchets ont été évacuées, dont 8 tonnes de verre recyclables, 82 tonnes de déchets solides et 10 tonnes de déchets divers.

Cette intervention illustre l’ampleur des actions de dépollution nécessaires dans certains espaces naturels périurbains, notamment autour du Grand Tunis.

Une mobilisation inscrite dans la durée

Cette initiative n’est pas isolée. Orange Tunisie mène régulièrement des actions environnementales en partenariat avec Tounes Clean-Up dans plusieurs régions du pays.

En 2024, 12 opérations ont été réalisées à l’échelle nationale. En 2023, ces actions ont permis la collecte et le recyclage de 1339 sacs plastiques et 9053 bouteilles en verre. En 2022, 7 actions avaient déjà été organisées, dont une entièrement portée par des salariés bénévoles.

Ces opérations visent à la fois la collecte de déchets et la sensibilisation aux comportements respectueux de l’environnement.

Une dynamique lancée depuis 2022

Depuis 2022, Orange Tunisie et Tounes Clean-Up multiplient les initiatives de terrain dans le cadre d’un programme environnemental continu. L’objectif affiché est double : intervenir concrètement sur les zones polluées et encourager une prise de conscience collective.

Les actions menées à travers les différentes régions tunisiennes s’inscrivent dans une logique de proximité, avec des interventions régulières sur des sites naturels sensibles.

Gammarth après Ghar El Melh

L’opération de Gammarth s’inscrit dans la continuité d’autres actions similaires. En 2025, la mobilisation du 5 juin avait été organisée à Ghar El Melh, autre site naturel concerné par des campagnes de nettoyage.

Cette régularité témoigne d’une volonté de pérenniser les opérations de terrain au-delà des campagnes ponctuelles.

Au-delà des opérations de nettoyage, ces initiatives participent à une stratégie plus large de responsabilité environnementale portée par Orange Tunisie, en collaboration avec des associations locales spécialisées dans la protection de la nature.

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Chaleur étouffante et sirocco : Le mercure grimpe jusqu’à 40°C ce mercredi

10. Juni 2026 um 09:42

La Tunisie connaîtra ce mercredi une journée marquée par une chaleur précoce et parfois étouffante. Les températures atteindront jusqu’à 40°C dans l’intérieur du pays, tandis que des orages localement accompagnés de fortes pluies et de grêle sont attendus en fin de journée.

L’été s’installe brutalement en Tunisie. Les températures atteindront jusqu’à 40°C ce mercredi 10 juin dans plusieurs régions de l’intérieur, sous l’effet d’un épisode de sirocco qui accentuera la sensation de chaleur. Cette hausse du mercure pourrait toutefois être accompagnée d’orages localement intenses en fin de journée.

Jusqu’à 40°C dans plusieurs régions

Selon les prévisions météorologiques, les températures maximales varieront entre 30 et 35°C sur les régions côtières et les hauteurs. Ailleurs, elles oscilleront entre 36 et 40°C, avec l’apparition locale du sirocco.

Cette masse d’air chaud concernera particulièrement les régions de l’intérieur où les conditions s’annoncent lourdes et parfois étouffantes dès les premières heures de l’après-midi.

Des orages attendus

Le ciel sera d’abord partiellement nuageux avant une dégradation progressive sur les régions de l’ouest.

Au fil de l’après-midi, des cellules orageuses locales devraient se former et s’accompagner de pluies parfois abondantes. Ces précipitations gagneront ensuite certaines régions de l’est du centre et du nord du pays.

Des chutes de grêle sont également prévues localement dans les zones concernées par l’activité orageuse.

Le vent soufflera de secteur sud sur le nord et le centre du pays et de secteur est sur le sud. S’il restera généralement faible à modéré à l’intérieur, il sera assez fort près des côtes nord. Lors des épisodes orageux, des rafales pouvant dépasser les 60 km/h sont attendues.

La mer sera agitée à forte sur les côtes nord et peu agitée sur le reste du littoral.

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Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures

10. Juni 2026 um 09:37

Le gouvernement a adopté mardi un programme d’urgence de 58 millions de dinars portant sur 81 projets pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026. Les mesures ont été entérinées lors d’un conseil ministériel restreint présidé par la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri. Les réserves des barrages atteignent actuellement près de 1,4 milliard de mètres cubes, soit un taux de remplissage supérieur à 60 %.

81 projets avant la saison estivale

Pour faire face aux pics de consommation, les autorités ont lancé un programme dont 35 chantiers sont déjà en cours. Il prévoit le forage et le raccordement de 38 puits profonds, la maintenance ou la rénovation de 26 stations de pompage, ainsi que des interventions sur 22 réseaux de distribution.

Des équipes centrales seront déployées en coordination avec les structures régionales afin d’assurer un suivi continu de la situation hydrique et de prévenir les perturbations de l’approvisionnement durant les mois les plus chauds.

En parallèle, le conseil ministériel a appelé la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) à renforcer le suivi du réseau, à déployer des systèmes intelligents de détection des fuites et à accélérer le renouvellement des infrastructures dégradées. Les autorités souhaitent également poursuivre le déploiement progressif des compteurs intelligents afin d’améliorer la gestion du réseau.

Zones rurales et stratégie à long terme

Le gouvernement accélère également la réforme de l’approvisionnement en eau potable dans les zones rurales. Un programme de 147 millions de dinars porte sur 187 systèmes hydrauliques destinés à bénéficier à près de 248.000 habitants. Il prévoit notamment l’amélioration de 74 systèmes existants, la remise en exploitation de 38 autres ainsi que la mise à disposition de 20 camions-citernes pour les zones montagneuses et difficiles d’accès.

Le conseil ministériel a par ailleurs recommandé d’accélérer les projets de transfert d’eau entre les barrages, de renforcer la mobilisation des ressources souterraines et de surface et de développer davantage les ressources en eau non conventionnelles.

Les autorités ont affiché leur volonté de sécuriser l’approvisionnement durant l’été, sans donner de garantie d’absence totale de coupures. L’amélioration des réserves constitue un signal positif après plusieurs années de sécheresse, mais les défis ne se limitent pas au niveau des barrages : l’état des infrastructures, les pertes sur les réseaux et les pics de consommation estivale continuent de peser sur la distribution.

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Destruction d’un hélicoptère Apache : Trump accuse l’Iran et promet une riposte

09. Juni 2026 um 20:28

Donald Trump a promis une « riposte » après avoir accusé l’Iran d’être responsable de la destruction d’un hélicoptère militaire américain au-dessus du détroit d’Ormuz. L’incident intervient dans une zone maritime hautement stratégique, déjà marquée par de fortes tensions entre Washington et Téhéran. Les circonstances exactes restent, à ce stade, non confirmées de manière indépendante.

Washington évoque une attaque et menace

Selon des déclarations attribuées à Donald Trump et relayées par la presse américaine, un hélicoptère militaire de type Apache, en mission de patrouille, aurait été détruit au-dessus du détroit d’Ormuz. L’ancien président américain a directement imputé l’incident à l’Iran, estimant qu’une réponse militaire ou politique était nécessaire.

Dans ses déclarations, il a affirmé que les États-Unis « riposteront » à cette action, sans toutefois préciser la nature ni le calendrier d’une éventuelle réponse.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs que les deux pilotes de l’appareil ont été secourus et sont indemnes.

Téhéran pointé du doigt, contexte hautement inflammable

À ce stade, aucune confirmation indépendante ne permet d’établir les responsabilités exactes de l’incident. L’accusation portée contre l’Iran repose sur les déclarations américaines relayées dans un contexte de forte tension entre les deux pays.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, demeure une zone sensible où les incidents militaires et les démonstrations de force sont récurrents.

Un climat de confrontation persistante

Cet épisode s’inscrit dans une séquence de tensions politiques et militaires persistantes entre Washington et Téhéran. Les échanges de menaces et d’accusations continuent de rythmer les relations bilatérales, sans signes d’apaisement immédiat.

Les prochains développements dépendront de la confirmation des faits sur le terrain et de la réaction des autorités iraniennes, qui n’ont pas encore commenté officiellement l’incident au moment de ces déclarations.

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Récolte céréalière : La Tunisie vise une production de plus de 22 millions de quintaux

09. Juni 2026 um 19:03

La campagne céréalière 2025-2026 s’annonce particulièrement favorable en Tunisie. Alors que les opérations de moisson se poursuivent dans plusieurs régions du pays, les autorités tablent sur une récolte dépassant les 22 millions de quintaux, un niveau supérieur à celui enregistré lors de la saison précédente.

Avec plus de 22 millions de quintaux attendus, la campagne céréalière 2025-2026 s’annonce comme l’une des plus abondantes de ces dernières années, tout en restant en deçà du record d’environ 24 millions de quintaux enregistré lors de la saison 2018-2019.

Une production en hausse malgré des superficies inférieures aux prévisions

La Tunisie devrait récolter plus de 22 millions de quintaux de céréales cette saison, contre un peu plus de 20 millions de quintaux l’année dernière. Cette progression intervient alors que la campagne de moisson a déjà démarré dans plusieurs gouvernorats et s’étend progressivement à l’ensemble des zones de production.

Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, les superficies emblavées ont atteint près de 991.000 hectares, soit 87% du programme initial fixé à 1,145 million d’hectares.

Les cultures se répartissent entre 533.000 hectares de blé dur, 49.000 hectares de blé tendre, 400.000 hectares d’orge et 9.000 hectares de triticale. Les régions du Nord concentrent l’essentiel de la production avec 834.000 hectares cultivés, tandis que le reste des superficies est réparti entre le Centre et le Sud du pays.

Un important dispositif logistique mobilisé

Afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, les autorités ont déployé un dispositif couvrant les étapes de récolte, de transport et de stockage.

Au total, 2750 moissonneuses-batteuses sont mobilisées cette saison. Depuis le mois de mai, une opération de réglage et de contrôle a concerné plus de 1300 machines afin de réduire les pertes lors de la moisson.

La collecte sera assurée par un réseau d’environ 200 centres agréés disposant d’une capacité globale de stockage estimée à 8 millions de quintaux. Les besoins en ficelle de liage ont, de leur côté, été évalués à 15.000 tonnes.

Pour le transport des récoltes, un plan combinant le rail et la route a été mis en place. Il prévoit la mobilisation de 98 wagons ferroviaires destinés principalement aux gouvernorats de Béja, Jendouba et Bizerte, ainsi que de 400 camions contractualisés avec l’Office des Céréales.

Un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire

La campagne est également accompagnée de mesures de prévention contre les incendies, notamment à travers des opérations de désherbage et l’aménagement des voies adjacentes aux exploitations céréalières.

Malgré cette récolte annoncée en hausse, la production nationale demeure inférieure aux besoins du pays. La consommation tunisienne de céréales est estimée à environ 30 millions de quintaux par an. Le déficit, particulièrement en blé tendre, continue ainsi d’être couvert par les importations destinées à la fabrication de la farine et du pain.

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STAM : Le syndicat s’oppose à toute ouverture du quai industriel de Radès au privé

09. Juni 2026 um 18:33

Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé son refus de toute privatisation de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès. Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Tunis, les représentants syndicaux ont mis en garde contre les conséquences économiques et sociales d’un éventuel transfert de cette activité à des opérateurs privés.

Le quai industriel au cœur d’un différend

Réuni mardi au siège de l’UGTT à Tunis, le syndicat de base de la STAM a affiché sa détermination à préserver le caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Wajih Zidi, a souligné que la STAM représente un acteur stratégique du système portuaire national. Selon lui, l’entreprise joue un rôle essentiel dans l’activité économique et commerciale des ports tunisiens et la perte de l’exploitation du quai industriel pourrait fragiliser ses ressources financières ainsi que sa capacité à assurer ses missions.

Il a également rappelé que la centrale syndicale défend une approche fondée sur le renforcement des investissements publics et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, plutôt que sur la réduction de leur rôle dans l’économie.

Un appel d’offres contesté

Pour sa part, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le différend est lié à un appel d’offres portant sur l’exploitation du quai industriel pour une longue durée.

Selon lui, certaines dispositions techniques prévues dans le cahier des charges pourraient empêcher la STAM de participer dans des conditions équitables. Il a notamment évoqué l’exigence imposant aux candidats d’être eux-mêmes importateurs ou exportateurs utilisant le quai pour leurs propres marchandises, une condition que le syndicat juge susceptible d’écarter de facto l’entreprise publique.

Appel au dialogue

Les représentants syndicaux estiment que l’enjeu dépasse le seul avenir de la STAM et concerne l’ensemble du secteur de l’acconage et de la manutention en Tunisie.

Tout en réaffirmant leur opposition à toute privatisation de l’activité concernée, ils ont assuré privilégier la voie du dialogue et de la négociation afin de parvenir à des solutions garantissant la pérennité de l’entreprise, la préservation des emplois et la défense de l’intérêt général.

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GCT de Gafsa : Peines de prison dans une affaire de marché public

09. Juni 2026 um 12:29

Après plusieurs années d’enquête et de procédures judiciaires, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans une affaire impliquant d’anciens responsables du Groupe chimique tunisien (GCT) et un entrepreneur privé. Le dossier porte sur des irrégularités présumées dans l’attribution d’un marché public à la branche de Gafsa entre 2010 et 2013.

Jusqu’à six ans de prison

La juridiction spécialisée a prononcé, lundi 8 juin 2026, des jugements différenciés à l’encontre des personnes poursuivies dans cette affaire.

Un ancien responsable du Groupe chimique tunisien a bénéficié d’un non-lieu. En revanche, l’ancien directeur des achats a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison.

L’entrepreneur ayant obtenu le marché litigieux a écopé d’une peine plus lourde de six ans de prison, assortie de sanctions financières dont le montant n’a pas été précisé, rapporte Mosaique fm.

Cette décision judiciaire marque l’aboutissement d’un dossier examiné dans le cadre des efforts de lutte contre la corruption financière et les infractions liées à la gestion des marchés publics.

Un rapport d’audit à l’origine des poursuites

L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par le représentant légal du Groupe chimique tunisien. Celle-ci s’appuyait sur un rapport d’audit ayant mis en évidence des anomalies dans les procédures d’attribution d’un marché public.

Selon les éléments retenus par l’enquête, le contrat aurait été accordé à un entrepreneur sans respect des dispositions légales et réglementaires encadrant les marchés publics. Les faits reprochés se seraient produits entre 2010 et 2013, au sein de la branche de Gafsa du groupe.

L’audit a notamment relevé des manquements administratifs et juridiques susceptibles d’avoir porté atteinte aux principes de transparence et de concurrence qui régissent l’attribution des contrats publics.

Des accusations liées à l’abus de fonction

Les poursuites engagées visaient des infractions liées à l’exploitation de fonctions publiques pour obtenir des avantages injustifiés au profit de tiers, ainsi qu’à des actes ayant causé un préjudice à l’administration.

Au-delà des peines prononcées, cette affaire illustre le rôle croissant des rapports d’audit et des mécanismes de contrôle interne dans la détection des irrégularités au sein des entreprises publiques.

Elle s’inscrit également dans une série de dossiers examinés ces dernières années par les chambres spécialisées dans la corruption financière, chargées de traiter des affaires impliquant la gestion des fonds publics et les marchés de l’État.

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Pacte européen sur la migration : Ce qui va changer avec l’entrée en vigueur de la réforme

09. Juni 2026 um 11:49

L’Union européenne s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique migratoire. À partir de ce vendredi 12 juin 2026, l’essentiel du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile entrera en application dans les États membres. Adoptée en 2024 après plusieurs années de négociations, cette réforme vise à harmoniser les procédures d’asile, renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Union et instaurer un nouveau mécanisme de solidarité entre les pays européens. Une évolution qui devrait également se traduire par une accélération des procédures de retour pour les personnes déboutées du droit d’asile.

Une refonte du système européen de l’asile

Le Pacte européen sur la migration et l’asile se compose de neuf règlements et d’une directive destinés à remplacer ou à réformer plusieurs dispositifs existants, notamment le système dit « Dublin », qui attribuait la responsabilité de l’examen d’une demande d’asile au premier pays d’entrée dans l’Union européenne.

L’objectif affiché par Bruxelles est de mettre en place un cadre commun permettant une gestion plus uniforme des demandes d’asile à l’échelle européenne. Les nouvelles règles instaurent notamment un filtrage systématique des migrants à leur arrivée aux frontières extérieures de l’Union. Durant cette phase, les autorités procéderont à l’identification des personnes, à la collecte de leurs données biométriques et à des vérifications sécuritaires avant l’orientation vers une procédure d’asile ou de retour.

Le fichier Eurodac, qui centralise les données relatives aux demandeurs d’asile et aux franchissements irréguliers des frontières, sera également renforcé afin de faciliter le suivi des parcours migratoires au sein de l’Union.

Des procédures accélérées aux frontières

L’un des changements les plus significatifs concerne la création d’une procédure d’asile accélérée aux frontières pour certaines catégories de migrants. Les demandes considérées comme ayant peu de chances d’aboutir pourront être examinées directement dans des centres situés aux frontières extérieures de l’Union, sans que les personnes concernées soient admises sur le territoire national de manière classique.

Les autorités européennes estiment que cette mesure permettra de réduire les délais de traitement des dossiers et d’accélérer les décisions concernant les personnes ne remplissant pas les critères de protection internationale. Les procédures de retour devraient ainsi être davantage intégrées au processus d’examen des demandes d’asile.

Cette évolution explique pourquoi plusieurs observateurs anticipent une hausse du nombre d’expulsions dans les années à venir, les États membres disposant d’outils juridiques et administratifs plus rapides pour traiter les dossiers des personnes déboutées.

Une solidarité obligatoire entre États membres

Le Pacte introduit également un mécanisme de solidarité destiné à mieux répartir la charge migratoire entre les États membres. Les pays situés aux frontières extérieures de l’Union, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, réclamaient depuis plusieurs années un partage plus équilibré des responsabilités en matière d’accueil des demandeurs d’asile.

Désormais, les autres États membres devront contribuer à cet effort soit en accueillant une partie des demandeurs d’asile, soit en apportant un soutien financier ou opérationnel aux pays sous pression migratoire. Ce principe de « solidarité flexible » constitue l’un des compromis majeurs ayant permis l’adoption du Pacte.

Un texte qui continue de diviser

Si les institutions européennes présentent cette réforme comme un moyen de mieux maîtriser les flux migratoires tout en garantissant le droit d’asile, le Pacte reste fortement contesté. Certaines organisations de défense des migrants dénoncent un durcissement des politiques migratoires européennes et s’inquiètent du recours accru aux procédures à la frontière ainsi que du risque de restrictions supplémentaires pour les demandeurs d’asile.

À l’inverse, plusieurs gouvernements et responsables politiques considèrent que ces nouvelles règles permettront de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’Union et de limiter les mouvements secondaires de migrants entre les États membres.

Un tournant pour la politique migratoire européenne

Avec son entrée en vigueur prévue le 12 juin 2026, le Pacte européen sur la migration et l’asile marque l’une des réformes les plus importantes du système migratoire européen depuis plus d’une décennie.

Entre harmonisation des procédures, renforcement des contrôles aux frontières et nouvelle répartition des responsabilités entre États membres, l’Union européenne espère répondre à la fois aux défis migratoires et aux tensions politiques qui ont marqué les dernières années. Reste à savoir si cette réforme parviendra à concilier efficacité administrative, solidarité européenne et respect des droits fondamentaux des personnes en quête de protection.

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Un individu recherché pour terrorisme et homicide arrêté à Kasserine

09. Juni 2026 um 11:14

Les unités de la Garde nationale ont interpellé un homme considéré comme particulièrement dangereux dans la délégation de Telabet, au gouvernorat de Kasserine. Recherché dans plusieurs affaires criminelles et terroristes, il faisait l’objet de neuf avis de recherche et d’un mandat d’amener.

Une opération menée par les unités centrales et régionales

Les unités centrales de la Garde nationale, en coordination avec les unités régionales de Kasserine, ont procédé lundi soir à l’arrestation du suspect dans la région de Telabet.

Selon les autorités, l’opération s’est déroulée avec succès malgré des tentatives qualifiées de violentes visant à faciliter sa fuite, rapporte ce mardi Mosaique FM.

Plusieurs accusations graves

L’individu arrêté était recherché dans le cadre de plusieurs affaires judiciaires. Il faisait notamment l’objet de poursuites pour appartenance à une organisation terroriste, homicide volontaire, évasion de prison, port d’armes et blanchiment d’argent.

Les services de sécurité indiquent également qu’il était visé par neuf avis de recherche ainsi que par un mandat d’amener émis par la justice.

À la suite de son arrestation, les autorités sécuritaires ont engagé les procédures légales requises en coordination avec le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kasserine.

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Médina de Tunis : Un appel à candidatures lancé pour recenser le patrimoine du quartier consulaire

09. Juni 2026 um 10:45

L’Association de Sauvegarde de la Médina de Tunis (ASM) a lancé un appel à candidatures destiné aux étudiants spécialisés dans l’architecture, l’urbanisme et le patrimoine afin de participer à un vaste inventaire des biens bâtis du quartier consulaire de la médina de Tunis. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet tuniso-français SAWN, consacré à la préservation du patrimoine architectural.

Une mission de terrain au cœur de la médina

Ouvert aux étudiants à partir de la cinquième année de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis (ENAU), ainsi qu’aux étudiants en master de l’Institut supérieur des technologies de l’environnement, de l’urbanisme et du bâtiment (ISTEUB) et de l’Institut supérieur des métiers du patrimoine (ISMP), cet appel vise à mobiliser de jeunes spécialistes autour d’un projet de documentation et de valorisation du patrimoine bâti.

Les candidats sélectionnés seront chargés de participer à l’inventaire des édifices du quartier consulaire, considéré comme l’un des secteurs les plus emblématiques de la médina de Tunis. L’opération leur permettra d’acquérir une expérience pratique dans les domaines de l’étude architecturale, de la cartographie, de la collecte de données et de la numérisation du patrimoine.

La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 17 juin 2026.

Formation, inventaire et numérisation

Le programme prévoit une phase de formation aux techniques d’inventaire à partir du 22 juin 2026. Les travaux de terrain se dérouleront du 29 juin au 31 août, tandis que les opérations de numérisation des fiches et de production cartographique s’étendront du 1er août au 31 octobre.

Une étape complémentaire, consacrée à l’inventaire détaillé des édifices sélectionnés, est programmée du 1er septembre au 31 octobre 2026. Elle comprendra notamment des relevés architecturaux, l’actualisation de documents existants et l’élaboration de fiches descriptives détaillées pour les bâtiments retenus.

Préserver et transmettre le patrimoine tunisien

Mis en œuvre entre 2025 et 2027 avec le soutien du Fonds Équipe France (FEF), le projet SAWN ambitionne de renforcer les efforts de préservation du patrimoine en Tunisie à travers une approche collaborative réunissant institutions publiques, société civile, experts et professionnels du secteur.

Au-delà de l’inventaire du quartier consulaire, l’initiative vise également à favoriser la transmission des savoir-faire académiques et traditionnels aux nouvelles générations et à développer des outils de documentation destinés aux chercheurs, aux spécialistes du patrimoine et aux institutions concernées.

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Fraude au baccalauréat : Les neuf élèves détenus à Siliana remis en liberté

08. Juni 2026 um 16:11

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a ordonné la remise en liberté des neuf lycéens placés en détention dans une affaire de fraude au baccalauréat. Cette décision intervient après plusieurs jours de polémique autour de leur incarcération, sans pour autant mettre un terme aux poursuites judiciaires engagées.

Une affaire liée à l’utilisation d’oreillettes

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a accepté, lundi, les demandes de remise en liberté présentées en faveur des neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude aux examens du baccalauréat.

Cette décision intervient quelques jours après leur placement en détention provisoire, une mesure qui avait suscité de vives réactions et alimenté le débat sur le traitement judiciaire des affaires de triche scolaire.

Les neuf candidats, âgés entre 18 et 19 ans, avaient été interpellés, vendredi 5 juin, dans un centre d’examen relevant de la délégation de Bouarada après avoir été surpris en possession d’oreillettes destinées à recevoir des réponses durant une épreuve du baccalauréat.

A la suite de leur arrestation, le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana avait ordonné leur placement en détention provisoire sur la base des dispositions pénales réprimant la fraude aux examens nationaux.

Une décision qui relance le débat

L’incarcération des lycéens avait rapidement provoqué une controverse dans l’opinion publique. Si la lutte contre la fraude aux examens fait largement consensus, plusieurs voix dont celle de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, ont exprimé leur rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens.

Des observateurs ont notamment rappelé que la réglementation scolaire prévoit déjà des sanctions disciplinaires particulièrement lourdes, telles que l’annulation des épreuves, l’invalidation du diplôme ou encore l’interdiction de repasser l’examen pendant plusieurs sessions.

Pour les critiques de cette mesure, l’emprisonnement provisoire marque une rupture en soumettant des faits commis dans un contexte scolaire à un traitement relevant du droit pénal commun.

La procédure judiciaire se poursuit

La remise en liberté des neuf élèves ne signifie pas l’abandon des poursuites engagées contre eux. L’affaire demeure entre les mains de la justice, qui poursuivra l’examen du dossier conformément aux procédures en vigueur.

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Mourad Zeghidi en grève de la faim : Plusieurs organisations expriment leurs préoccupations

08. Juni 2026 um 15:21

Plusieurs organisations tunisiennes de défense des droits et des libertés ont exprimé leur préoccupation face à la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi pour protester contre son maintien en détention. Tout en saluant sa démarche, elles l’appellent à suspendre son mouvement en raison des risques qu’il fait peser sur sa santé.

Appel à l’arrêt du mouvement de protestation

Dans un communiqué commun publié le 6 juin, plusieurs organisations de la société civile ont affiché leur solidarité avec Mourad Zeghidi, actuellement en grève de la faim.

Les signataires estiment que le journaliste mène cette action de protestation afin de contester son maintien en détention et les procédures judiciaires engagées contre lui. Ils soulignent cependant leur inquiétude grandissante quant aux conséquences physiques et psychologiques que pourrait entraîner la poursuite de ce mouvement.

Tout en saluant la détermination de Mourad Zeghidi, les organisations de défense des droits humains l’exhortent à mettre fin à sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique.

Selon elles, cette suspension permettrait également de poursuivre dans de meilleures conditions les démarches judiciaires engagées pour sa défense ainsi que les actions de plaidoyer menées par les organisations concernées.

Les autorités appelées à garantir son suivi médical

Dans leur déclaration, les signataires rappellent que les autorités ont la responsabilité de garantir la sécurité du journaliste et de veiller au respect de ses droits fondamentaux.

Ils demandent notamment qu’un suivi médical régulier lui soit assuré et que tous les soins nécessaires lui soient prodigués afin de préserver son droit à la santé, à la vie et à la dignité.

Les organisations réitèrent par ailleurs leur demande de libération immédiate de Mourad Zeghidi, ainsi que de Borhen Bsaies, Zied El Heni et de l’ensemble des personnes poursuivies dans le cadre du décret-loi 54.

Le communiqué a été signé par plusieurs organisations de la société civile, dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Syndicat national des journalistes tunisiens, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux et l’Association tunisienne des femmes démocrates, aux côtés d’autres associations engagées dans la défense des droits humains et des libertés publiques.

Les journalistes Mourad Zeghidi et Borhan Bsaies avaient été condamnés, en janvier dernier à une peine de trois ans et six mois de prison ferme chacun, dans une affaire liée au blanchiment d’argent et à des infractions fiscales.

Arrêtés le 11 mai 2024, ils avaient également écopé de six mois de prison ferme lors de deux procès distincts, portant leur peine cumulée à un an de détention dans deux affaires liées à certaines de leurs prises de position médiatiques et publications sur les réseaux sociaux.

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

08. Juni 2026 um 14:29

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le coût du gaspillage alimentaire en Tunisie atteint 570 MD

08. Juni 2026 um 14:17

Face à l’ampleur du gaspillage alimentaire, estimé à 570 millions de dinars par an, les autorités tunisiennes accélèrent l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Deux ateliers de travail sont prévus en juin afin de définir les axes d’intervention et les mécanismes de mise en œuvre de ce plan.

Un défi économique, social et environnemental

Le gaspillage alimentaire continue de peser lourdement sur l’économie tunisienne. Selon les données de l’Institut national de la consommation (INC), la valeur des aliments perdus ou jetés chaque année est estimée à 570 millions de dinars, soit près de 5% des dépenses mensuelles des ménages.

Dans ce contexte, l’INC organisera les 10 et 17 juin deux ateliers de travail consacrés à l’élaboration de la future stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ces rencontres interviennent après un premier atelier tenu le 3 juin, dédié à l’analyse de la situation et à l’identification des priorités stratégiques.

Pour le directeur général de l’INC, Mohamed Chokri Rejeb, le gaspillage alimentaire représente aujourd’hui « un véritable fléau » aux répercussions multiples.

Des quantités importantes de denrées encore consommables sont perdues ou jetées à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la consommation des ménages. Ce phénomène engendre non seulement des pertes financières considérables, mais accentue également la pression sur les ressources naturelles du pays.

L’INC souligne notamment que la production d’aliments qui ne parviennent jamais aux consommateurs mobilise inutilement des terres agricoles, des ressources hydriques et de l’énergie, tout en générant des émissions évitables de gaz à effet de serre.

Une stratégie nationale en cours de finalisation

Lancée en février 2025 sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec l’INC et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la stratégie nationale vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.

Les prochains ateliers devront permettre de définir les piliers fondamentaux de cette stratégie, les mécanismes opérationnels de sa mise en œuvre ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.

Le but affiché est de renforcer la sensibilisation des consommateurs, d’adapter le cadre réglementaire et de promouvoir des comportements de consommation plus durables afin de limiter les pertes alimentaires et leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.

Le pain, le produit le plus gaspillé

Les statistiques de l’INC mettent en évidence l’ampleur du phénomène au sein des foyers tunisiens. Selon les données présentées par Darine Doggui, un ménage tunisien moyen gaspille chaque année environ 42 kilogrammes de pain.

Ce gaspillage représente à lui seul près de 100 millions de dinars par an, soit environ 300.000 dinars perdus quotidiennement. Les ménages jettent également en moyenne 6,5% des légumes achetés, 10% des céréales et pâtes ainsi que 16% du pain acquis.

Les chiffres montrent également une aggravation du gaspillage durant le mois de Ramadan. Les plats cuisinés arrivent en tête des aliments jetés avec un taux de 66,6%, suivis du pain (46%), des fruits (30%) et des sucreries (20%).

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Bac et fraude aux examens : La LTDH s’oppose à l’emprisonnement des élèves impliqués

08. Juni 2026 um 11:57

La Ligue tunisienne des droits de l’homme a exprimé son rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens. Tout en condamnant fermement la fraude scolaire, l’organisation plaide pour des réponses éducatives et disciplinaires, estimant que l’incarcération risque de compromettre l’avenir des jeunes concernés sans résoudre durablement le problème.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a appelé, lundi, à privilégier une approche éducative dans le traitement des affaires de fraude aux examens, tout en rejetant le recours à des peines privatives de liberté à l’encontre des élèves impliqués.

Une condamnation de la fraude

Dans un communiqué, l’organisation a indiqué suivre avec attention les procédures engagées dans le cadre de la lutte contre la triche ainsi que les décisions d’arrestation et de placement en détention visant plusieurs candidats.

La LTDH a réaffirmé que la triche constitue un comportement « totalement rejeté », dans la mesure où elle porte atteinte au principe d’égalité des chances et à la crédibilité du système éducatif.

Toutefois, l’organisation estime que la lutte contre ce phénomène ne doit pas se traduire par l’incarcération d’élèves, une mesure qu’elle juge disproportionnée et susceptible d’entraîner des conséquences durables sur leur parcours scolaire et leur insertion sociale.

Selon la Ligue, les sanctions doivent rester conformes au principe de proportionnalité et respecter les droits des enfants et des jeunes.

Privilégier les réponses pédagogiques

L’organisation défend une approche fondée sur des mesures éducatives, pédagogiques et disciplinaires plutôt que sur la répression pénale.

Elle considère que les peines de prison ne constituent pas un moyen efficace pour enrayer la fraude aux examens et met en garde contre leurs effets psychologiques et sociaux, notamment dans un contexte marqué par les difficultés du système carcéral.

Pour la LTDH, la prévention et l’accompagnement demeurent plus aptes à corriger les comportements fautifs et à préserver les perspectives d’avenir des élèves concernés.

S’attaquer aux causes du phénomène

Au-delà du traitement des cas individuels, la Ligue souligne la nécessité d’examiner les facteurs qui favorisent la triche dans le milieu scolaire.

Elle cite notamment les pressions sociales et économiques, certaines insuffisances pédagogiques ainsi que l’importance accordée aux examens dans l’orientation et la réussite des élèves.

L’organisation appelle ainsi à renforcer les actions de sensibilisation à l’intégrité académique et à engager un débat national sur la réforme du système éducatif et des mécanismes d’évaluation, afin de prévenir plus efficacement la fraude tout en garantissant le respect des droits des élèves.

Lourdes sanctions contre la fraude

Avant le démarrage des épreuves du baccalauréat, le ministère de l’Éducation avait renouvelé sa mise en garde contre toute tentative de fraude dans les centres d’examen, évoquant des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’interdiction de repasser l’examen et des poursuites judiciaires dans certains cas.

Le département de l’Éducation précise en effet que certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit de fraude organisée ou de candidats inscrits à titre individuel.

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