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Prix Diane Potier-Boès : la Tunisienne Manel Belhadj Ali sacrée

11. Juli 2026 um 09:13

En juin 2026, l’Académie française a décerné son prestigieux prix d’histoire Diane Potier-Boès à la docteure en littérature comparée (Sorbonne-Paris IV), Manel Belhadj Ali, pour son ouvrage Le romantisme français et la renaissance arabe. Héritages croisés (UGA Éditions). Retour sur un parcours et une œuvre remarquables.

Récompensant les ouvrages dédiés aux relations franco-égyptiennes et à l’histoire méditerranéenne, ce prix salue une enquête sur un jeu de miroirs transméditerranéen méconnu. Dans son ouvrage préfacé par l’historienne Anne Laure Dupont, Manel Belhadj Ali y dévoile des destins surprenants : un roman culte arabe né de l’adaptation d’un texte français de 1832, un poème de Lamartine « Le Lac » (1820) qui fait écho à la poésie arabe classique, en raison de la brillante traduction qu’en fit, entre autres, le poète égyptien Ibrahim Nâji, ou encore Hernani (1830), une pièce de Victor Hugo transposée à la cour des émirs Omeyyades de Cordoue. L’autrice démontre ainsi que les traducteurs égyptiens et syro-libanais de la Nahda (Renaissance arabe, XIXe-XXe siècle) n’ont pas seulement reçu le romantisme français : ils l’ont réinventé. Une façon de porter un regard sur l’Occident depuis le monde arabe. C’est l’« occidentalisme » (Istighrāb).

Pour Manel Belhadj Ali, ce prix est la reconnaissance précieuse d’un travail dédié au dialogue interculturel. C’est aussi une immense fierté : celle d’honorer la Tunisie au sein de l’Académie française, avec l’espoir d’inspirer d’autres chercheurs tunisiens à publier et à faire rayonner leurs travaux à l’international.

Ni domination ni imitation

De cette enquête émerge une thèse centrale : celle d’un dialogue d’égal à égal, fondement même d’une souveraineté culturelle aux antipodes du repli protectionniste. Pour Manel Belhadj Ali, l’Orient et l’Occident ne se font pas face : ils se traversent.

Cette recherche est née du refus d’opposer deux mondes que l’on croit étrangers, alors qu’ils partagent une histoire profonde. Loin de voir le romantisme français comme une curiosité exotique, les traducteurs de la Nahda y ont trouvé une résonance intime. En adaptant et en arabisant ces œuvres, ils ont posé un regard souverain sur l’Occident, transformant l’exercice de la traduction en un acte créateur à part entière.

Un roman français devenu authentiquement arabe

L’exemple le plus saisissant de cette appropriation est le roman Majdoulîne. Ce texte est en réalité l’adaptation d’un roman français du XIXe siècle, Sous les tilleuls (1832) d’Alphonse Karr. Le paradoxe est d’autant plus vertigineux que son adaptateur ne parlait pas un mot de français : il s’appuyait sur les récits d’un ami, Mohammed Fouad Kamel, avant de les réécrire à sa manière. De ce processus est née une œuvre si profondément imprégnée de culture locale que des générations de lecteurs arabes en ont oublié l’origine française.

Ce succès phénoménal a mené à une adaptation cinématographique par Mohammed Karim, mettant en vedette Mohammed Abdel Wahab. À l’écran, le village allemand de Wolfach cède ainsi la place au quartier cairote de Maadi, un déplacement géographique qui illustre parfaitement ce magistral processus d’assimilation culturelle.

Hernani devient Hamdan

Le théâtre pousse plus loin encore la transformation du texte occidental, avec Hernani de Victor Hugo. Deux voies s’y sont dessinées : celle, plus littérale, du traducteur Khalil Mutrân, et celle, résolument libre, de Najîb al-Haddad, qui déplace l’intrigue de la cour des rois de Castille à l’époque d’Abd al-Rahmân, Hernani devenant Hamdan. La pièce, jouée notamment par la troupe de Cheikh Salâma Hijâzi et celle de Sulaymân Qardâhî, y compris en Tunisie au début du XXe siècle, illustre, pour Manel Belhadj Ali, l’ampleur des transformations que la scène arabe a fait subir au texte hugolien : l’Espagne médiévale de Hugo cède la place à un Orient qui se réapproprie pleinement le récit.

Un Lamartine devenu arabe

L’influence n’a pas circulé à sens unique, et c’est là le point le plus spectaculaire de l’enquête. Dans un chapitre intitulé « À la recherche des origines arabes de Lamartine », l’autrice analyse un article d’Ahmed Hassan al-Zayyat paru en 1935, « Lamartine est-il arabe ? ». Ce texte suggère une dette littéraire du poète français envers l’Orient, une quête d’appropriation que l’on retrouve d’ailleurs dans les débats sur les supposées origines arabes de Shakespeare.

Pour Manel Belhadj Ali, le choix des romantiques français ne doit rien au hasard : leur sensibilité faisait écho à celle de la Nahda, à l’instar de la poétique des ruines qui traverse « Le Lac ». Les traducteurs n’y voyaient pas un texte étranger, mais une véritable œuvre miroir. Pour son étude de la poésie, l’autrice s’appuie sur trois traductions de ce poème emblématique : celles d’Ibrahim Naji, d’Ali Mahmoud Taha et d’Ahmed Hassan al-Zayyat, qui recourent aux mètres lyriques que sont le kâmil, le khafîf ou le ramal pour en préserver la musicalité.

Un héritage qui circulait déjà dans les deux sens

Pour ancrer ce dialogue, l’ouvrage rappelle d’abord un lien historique déjà étudié et connu des spécialistes : celui qui unit le romantisme médiéval français et la poésie hispano-mauresque. Cette filiation directe avec la poésie arabe précède ainsi de plusieurs siècles la Nahda, tandis que l’influence de la littérature mondiale, la Weltliteratur (notamment allemande), vient compléter ce tableau côté occidental.

Du côté arabe, la chercheuse met en lumière deux jalons majeurs, qui ont constitué le cœur de son projet postdoctoral mené au CNRS. D’une part, l’émergence de la presse dès 1828, portée par Rifa’a al-Tahtâwî, bien que l’autrice nuance son rôle de pionnier exclusif en rappelant l’activité de traducteurs installés à Damiette. D’autre part, le paysage périodique connaît une expansion spectaculaire au tournant du XXe siècle : le nombre de revues généralistes passe de 120 à 730. Manel Belhadj Ali s’attarde particulièrement sur le dynamisme des revues féminines : près de trente magazines voient le jour entre 1892 et l’entre-deux-guerres. Encore largement méconnus, ces corpus constituent l’une des contributions les plus originales de ses recherches.

 

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SOTUMAG : un bénéfice net de 8,6 MDT

10. Juli 2026 um 11:21

Réunie le 10 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de la Société Tunisienne des Marchés de Gros (SOTUMAG) a approuvé un bénéfice net de 8,6 millions de dinars pour l’exercice 2025 et validé la distribution d’un dividende de 0,58 dinar par action, soit un montant global de 7,7 millions de dinars.

La mise en paiement du dividende interviendra à partir du 10 juillet 2026, par l’intermédiaire des teneurs de comptes et des intermédiaires en Bourse.

Après affectation du résultat, les capitaux propres de la société s’établissent à 28,9 millions de dinars, contre 28,2 millions un an plus tôt. Le total du bilan atteint 44 millions de dinars, contre 40,9 millions à la fin de l’exercice précédent, porté par une progression des placements financiers à 31,5 millions de dinars et une trésorerie disponible supérieure à 2 millions de dinars.

Outre l’approbation des états financiers, des conventions réglementées et de la gestion du conseil d’administration, les actionnaires ont fixé les jetons de présence des administrateurs à 3 000 dinars bruts par membre pour l’exercice 2025, et ceux des membres du comité permanent d’audit à 1 250 dinars bruts.

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TELNET HOLDING distribue un dividende de 0,350 dinar par action  

10. Juli 2026 um 10:31

L’Assemblée générale ordinaire de TELNET HOLDING SA a approuvé la distribution d’un dividende de 0,350 dinar par action au titre de l’exercice 2025.

Le détachement est fixé au 12 août 2026 et le paiement interviendra le 17 août 2026. TELNET HOLDING SA a annoncé que son Assemblée générale ordinaire, réunie le 29 juin 2026, a décidé de distribuer un dividende de 0,350 dinar par action au titre de l’exercice 2025. La société précise que la date de détachement des dividendes est fixée au 12 août 2026. La mise en paiement est prévue le 17 août 2026.

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BVMT : les dividendes distribués atteignent 1,7 milliard de dinars

08. Juli 2026 um 16:39

Pour la troisième année consécutive, la politique de distribution des dividendes des sociétés cotées est en nette amélioration.

Selon le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) le 8 juillet 2026, 51 sociétés cotées ont distribué des dividendes en 2026 au titre de l’exercice 2025, contre 49 sociétés pour l’exercice 2024.

Le montant total distribué s’est élevé à près de 1,7 milliard de dinars, contre 1,6 milliard de dinars en 2024. Ce montant inclut les dividendes proposés dans les projets de résolutions des Assemblées générales ordinaires (AGO) non encore réalisées.

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Services, télécoms et agroalimentaire, le trio gagnant de la BVMT en 2025

08. Juli 2026 um 15:32

Les résultats sectoriels des sociétés cotées montrent des évolutions contrastées en 2025 : cinq secteurs sur neuf affichent des performances positives, avec les Services aux consommateurs en tête.

Selon le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) le 8 juillet 2026, le secteur des Services aux consommateurs affiche la meilleure progression, suivi par le secteur des Télécommunications. Dans le secteur financier, les 29 sociétés cotées ont réalisé un résultat global de près de 2,1 milliards de dinars en 2025, contre près de 1,9 milliard de dinars en 2024, soit une progression de 6 %.

Dans le détail, les 12 banques cotées ont enregistré un résultat global de près de 1,7 milliard de dinars, en hausse de 6,7 % par rapport à 2024. Les 7 compagnies d’assurances cotées ont également amélioré leur résultat annuel global, qui s’est établi à 192 millions de dinars en 2025, contre 177 millions de dinars en 2024, soit une progression de 8,5 %.

À l’inverse, les 7 sociétés de leasing cotées ont enregistré une baisse de leur résultat annuel global de 7,5 %, à près de 108 millions de dinars contre 116,5 millions de dinars l’année précédente. Du côté du secteur des Biens de consommation, le résultat global de l’année 2025 a progressé de 10,4 %. Les trois grands groupes agroalimentaires cotés (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) ont affiché un résultat global de 615 millions de dinars, contre 546 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 12,7 %.

Le secteur des Services aux consommateurs a enregistré la plus forte progression en 2025, avec une hausse de 27,3 % de son résultat global par rapport à l’année précédente. Pour les deux enseignes de grande distribution cotées, Monoprix et Magasin General, le résultat annuel global a atteint 7,6 millions de dinars, contre une perte de 3 millions de dinars en 2024.

Concernant les concessionnaires automobiles cotés, hors UADH qui n’a pas encore publié ses états financiers depuis 2018, leur résultat global a progressé de 16,3 % pour atteindre 146 millions de dinars en 2025, contre 126 millions de dinars en 2024. Au total, cinq des neuf secteurs ont enregistré des performances positives en 2025. Au niveau des sous-secteurs, six ont affiché des évolutions positives, tandis que les sous-secteurs « Distribution » et « Biens et services industriels » ont enregistré les plus fortes progressions.

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BVMT : les bénéfices des sociétés cotées dépassent 3,2 milliards de dinars

08. Juli 2026 um 14:58

Le document « Évolution des résultats annuels des sociétés cotées : 2025 vs. 2024 », publié par le BVMT le 8 juillet 2026, indique que les résultats de l’exercice 2025 des 65 sociétés cotées ayant publié leurs états financiers à ce jour ont progressé de 7,2 % par rapport à 2024. Et ce, pour atteindre un bénéfice global de 3 179 millions de dinars, contre 2 967 millions de dinars un an auparavant.

Les résultats de l’exercice 2025 des 65 sociétés cotées ayant publié leurs états financiers à ce jour affichent une hausse de 7,2 % par rapport à l’exercice 2024. Le bénéfice global atteint ainsi 3 179 millions de dinars, contre 2 967 millions de dinars un an plus tôt.

À ce stade, 65 des 75 sociétés cotées ont publié leurs états financiers au titre de l’exercice 2025. Parmi les sociétés ayant publié leurs résultats, 35 ont enregistré une progression de leurs bénéfices par rapport à l’exercice précédent.

Les 10 sociétés cotées qui n’ont pas encore publié leurs états financiers annuels au titre de l’exercice 2025, sont : AETCH, ALKIMIA, SANIMED, SOMOCER, SOTEMAIL, SIPHAT, STIP, TUNISAIR, TGH et UADH. Les sociétés qui composent le Tunindex20 ont accaparé 82 % du résultat global au titre de l’exercice 2025, avec un montant de 2 593MD en progression de 7,1 % par rapport à l’exercice 2024.

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BCT : le dinar gagne 9,8 % face au dollar, recule face à l’euro

08. Juli 2026 um 11:46

Le dinar tunisien a terminé l’année 2025 en nette hausse face au dollar américain, gagnant 9,8 % par rapport à sa valeur de fin 2024, tout en reculant de 1,6 % face à l’euro.

Selon le rapport annuel de la BCT pour 2025 publié le 7 juillet 2026cette évolution s’explique principalement par la chute du dollar américain face à l’euro sur le marché des changes international, la devise américaine ayant perdu plus de 12 % de sa valeur. Ce mouvement a été particulièrement marqué durant les sept premiers mois de l’année. Sur la base des moyennes annuelles, le dinar est resté quasiment stable face à l’euro par rapport à 2024, tout en enregistrant une progression de 3,8 % face au dollar américain.

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Finances : 434 postes d’inspecteurs à pourvoir en 2026

08. Juli 2026 um 10:51

Le ministère des Finances ouvrira un concours externe sur épreuves pour le recrutement de 434 inspecteurs des services financiers, au titre de l’année 2026.

Le concours débutera le 5 octobre 2026 et se poursuivra les jours suivants, selon une décision de la ministre des Finances publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne. Les inscriptions se feront à distance sur le site du ministère (www.finances.gov.tn), du 20 août au 10 septembre 2026. Les dossiers de candidature devront ensuite être envoyés par lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : ministère des Finances, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1020 Tunis, avec la mention « Dossier de candidature au concours externe sur épreuves pour le recrutement d’inspecteurs des services financiers au ministère des Finances ».

Les 434 postes se répartissent entre trois spécialités : la comptabilité, qui bénéficie de la plus grande part, suivie de la fiscalité et des finances, puis du droit et des sciences juridiques. Ces postes sont également répartis entre les différents gouvernorats de la République — dont Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Bizerte, Nabeul, Sfax, Monastir, Sousse, Kairouan, Mahdia, Gabès, Médenine, Zaghouan, Béja, Gafsa, Kasserine, Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid, Kébili, Tozeur et Tataouine — selon les besoins régionaux en compétences.

Cette opération vise à renforcer les ressources humaines des services financiers et à répondre à leurs besoins spécifiques dans ces domaines jugés vitaux par le ministère.

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Tunisie : l’agriculture et l’industrie sauvent la croissance

08. Juli 2026 um 09:38

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5 % en 2025, contre 1,6 % en 2024, selon le Rapport annuel de la BCT publié le 7 juillet 2026. Le PIB réel dépasse ainsi pour la première fois son niveau d’avant la pandémie.

Ce résultat masque cependant de fortes disparités sectorielles : l’agriculture et l’industrie manufacturière ont porté la croissance, tandis que les activités financières et d’assurance ont chuté de 8,2 %, plombées par un crédit atone. L’agriculture a constitué le principal moteur de cette progression, avec une croissance de 10,3 % de sa valeur ajoutée, apportant à elle seule 0,9 point de pourcentage à la croissance globale. Cette performance repose sur une campagne 2024-2025 particulièrement favorable sur le plan climatique. La récolte céréalière a atteint 19,8 millions de quintaux, contre 11,5 millions un an plus tôt, dépassant la moyenne de la dernière décennie, proche de 15 millions de quintaux. La production d’huile d’olive a progressé de 54,5 %, à 340 mille tonnes, et celle des agrumes de 5,2 %, à 384 mille tonnes. La production de dattes a en revanche reculé de 10,8 %, à 348 mille tonnes.

Industrie et mines, une reprise à deux vitesses

L’industrie manufacturière a également renoué avec la croissance, à 3,2 %, après un repli de 0,5 % en 2024. Les industries mécaniques et électriques enregistrent la plus forte hausse, à 6,2 %, devant l’agroalimentaire, à 4,5 %, et la chimie, à 3,2 %. Le textile, l’habillement et le cuir demeurent en difficulté, avec une nouvelle baisse de 2,6 % de leur valeur ajoutée, attribuée à la faiblesse de la demande européenne. Du côté des industries non manufacturières, l’extraction minière a bondi de 24,2 %, portée par une production de phosphate brut en hausse de 40,7 %, à 3,8 millions de tonnes. La production d’hydrocarbures poursuit à l’inverse son déclin, avec un recul de 11 % pour le pétrole brut et de 8 % pour le gaz naturel, un rythme toutefois moins marqué qu’en 2024. Le secteur de la construction affiche pour sa part une croissance de 3,7 %, après trois années consécutives de contraction. La Banque centrale y voit un premier signal d’amélioration, sans évoquer encore un redressement confirmé.

Le tourisme porte les services

Les services marchands ont été portés par le tourisme. L’hébergement et la restauration ont progressé de 6,8 %, dans le sillage d’une hausse de 10,4 % des entrées de visiteurs non résidents, à 11,3 millions de personnes, et d’une progression de 7,2 % des nuitées touristiques, à 29,1 millions d’unités. Le commerce a crû de 2,1 % et les services d’information et de communication de 2,0 %. Le transport a en revanche nettement ralenti, à 0,7 % contre 2,7 % en 2024.

La finance, principal point noir de l’année

Le principal signal négatif de l’année provient des activités financières et d’assurance, dont la valeur ajoutée s’est contractée de 8,2 %, après une croissance de 2,6 % en 2024. La Banque centrale attribue ce recul à la faible progression du crédit, limitée à 3,3 %, ainsi qu’à l’application de nouvelles dispositions réglementaires issues de la loi n° 2024-41 du 2 août 2024, qui prévoit un abattement de 50 % des intérêts à taux fixes en faveur des emprunteurs.

Une accélération attendue en 2026

Pour 2026, le ministère de l’Économie et de la Planification prévoit une accélération de la croissance à 3,3 %, portée par l’industrie manufacturière tournée vers l’exportation, la progression attendue des mines et des hydrocarbures, ainsi que par la poursuite du dynamisme touristique. L’agriculture devrait également continuer de contribuer positivement, avec des perspectives jugées favorables pour la campagne 2025-2026, notamment pour l’huile d’olive et les céréales.

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Disparition d’Abdelhak Khemiri, le ministère de la Défense lui rend hommage

07. Juli 2026 um 19:46
Le ministère de la Défense nationale est en deuil après le décès d’Abdelhak Khemiri, chef de cabinet du département, survenu dans la matinée du mardi 7 juillet 2026. Magistrat de formation et conseiller à la Cour des comptes, il occupait cette fonction depuis octobre 2018. Le département a fait part, dans un communiqué, de ce décès.
Magistrat, conseiller à la Cour des comptes, le défunt avait été détaché auprès du ministère de la Défense nationale en octobre 2018. Il exerçait depuis lors les fonctions de chef de cabinet, contribuant au fonctionnement et à la coordination des activités du département.
Dans son communiqué, le ministère a rendu hommage à un responsable qu’il a décrit comme « un homme de devoir », saluant « son engagement, son sérieux et sa constance dans l’accomplissement de ses missions. Tout au long de son passage au sein du ministère, Abdelhak Khemiri s’est distingué par son travail rigoureux, son sens des responsabilités et son attachement aux valeurs de dévouement, d’intégrité et de professionnalisme ».
La famille de la Défense nationale, composée de militaires et de civils, a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, exprimant ses prières pour que le Tout-Puissant l’entoure de Son infinie miséricorde, l’accueille dans Son vaste paradis et accorde à ses proches patience et réconfort.
La disparition d’Abdelhak Khemiri constitue une perte pour le ministère de la Défense nationale, qui salue la mémoire d’un haut responsable ayant consacré plusieurs années au service de l’institution.
Pour notre part, tous les journalistes de L’Economiste maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à leur collègue Nadia Dejoui pour la disparition d’Abdelhak Khemiri, son cousin.
Qu’il repose en paix !

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Tunisie : Crise de trésorerie au patronat

07. Juli 2026 um 15:52

Selon une lettre parvenue aux médias, les employés de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) traversent une crise financière liée au non-versement, par la présidence du gouvernement, des fonds prévus par la loi de finances. Ce blocage affecterait directement leur capacité à percevoir leur rémunération et à honorer leurs engagements financiers.

Selon la même source, l’UTICA est financée depuis 1975 par une contribution obligatoire de 0,5 %, versée par les chefs d’entreprise détenteurs de patente dans le secteur privé. Cette contribution transite par la Caisse nationale de sécurité sociale avant d’être reversée au Trésor public.

Depuis le début de l’année 2024, l’organisation patronale connaîtrait un déficit budgétaire croissant. Ce déficit se serait aggravé au cours du second semestre de la même année et se poursuivrait à ce jour. La présidence du gouvernement refuserait de verser ces fonds à l’UTICA, alors que leur inscription est votée chaque année dans la loi de finances et approuvée par le ministère des Finances, la Cour des comptes et l’Assemblée des représentants du peuple.

Ce retard de versement aurait provoqué un déséquilibre financier au sein de l’organisation, avec des répercussions directes sur les employés. Toujours selon cette lettre, cette situation n’affecterait pas les membres élus de l’organisation.

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Télémarketing : la Tunisie sous la menace d’une nouvelle réglementation française

07. Juli 2026 um 10:49

Une nouvelle loi française, qui entrera en vigueur en août prochain, menace la pérennité de centaines d’emplois dans les centres d’appels étrangers implantés en Tunisie. C’est ce que révèle un rapport de l’agence de presse italienne Nova. Ce texte, destiné à encadrer le démarchage téléphonique dit « agressif », concerne près de 20 % des appels de vente sortants effectués depuis le pays.

D’après ce rapport, l’application de la loi pourrait entraîner une baisse d’activité pour de nombreux centres d’appels tunisiens, en particulier les structures les plus petites, mettant ainsi en péril plusieurs milliers de postes. Les grandes entreprises spécialisées dans le service client et la gestion des appels entrants seraient, en revanche, largement épargnées par cette réglementation.

Le secteur emploie aujourd’hui entre 25 000 et 27 000 personnes, réparties dans plus de 100 entreprises présentes en Tunisie — des multinationales telles que Teleperformance et Concentrix aux petites et moyennes entreprises locales.

Un secteur en croissance, mais dépendant du marché français

L’importance économique de cette filière est confirmée par une étude de la Chambre nationale des centres d’appels et de la relation client, structure rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA). Selon cette étude, le secteur a maintenu un fort potentiel de croissance malgré les difficultés économiques traversées par la Tunisie ces dernières années.

Le chiffre d’affaires des centres d’appels et de télémarketing a atteint 1,181 milliard de dinars (environ 375 millions d’euros) en 2023, contre 831 millions de dinars (environ 263 millions d’euros) en 2019 — soit une croissance annuelle moyenne d’environ 9 %.

Avec 250 entreprises actives, ce secteur figure parmi les principaux exportateurs tunisiens de services à valeur ajoutée. Il contribue à hauteur de 0,5 % au produit intérieur brut et travaille de manière quasi exclusive avec les marchés étrangers.

Sa principale fragilité structurelle réside toutefois dans sa forte dépendance au marché français, qui représente à lui seul près de 84 % du chiffre d’affaires global du secteur. Cette concentration expose l’écosystème tunisien de l’externalisation aux fluctuations de l’économie française, ainsi qu’aux effets des nouvelles réglementations européennes en matière de démarchage téléphonique, d’externalisation des services et de gestion des données.

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CAT Colacem renouvelle son conseil d’administration

07. Juli 2026 um 09:54

La cimenterie CAT Colacem, filiale tunisienne du groupe italien Financo, a procédé au renouvellement de son conseil d’administration à l’issue de son assemblée générale des actionnaires.

Andrea Salinelli prend la présidence de l’organe dirigeant. Il sera épaulé par Nunzio Tumino, nommé directeur général de l’entreprise, ainsi que par trois nouveaux administrateurs, Fabrizio Pedetta, Carlo Fanelli et Pierfrancesco Verdese.

Implantée à Djebel Djelloud, dans la banlieue sud de Tunis, CAT Colacem exploite un site de production de ciment destiné exclusivement au marché tunisien. La direction indique que ce changement de gouvernance ne modifie en rien la marche des opérations sur le site et que les échanges commerciaux et industriels avec la maison-mère italienne restent inchangés.

Par ailleurs, l’entreprise indique que les priorités de la nouvelle équipe dirigeante porteront sur l’amélioration de la performance industrielle du site, le renforcement des normes de sécurité, l’optimisation des procédés de production ainsi que le développement des relations avec les communautés riveraines de l’usine.

Ce renouvellement s’inscrit dans la stratégie plus large du groupe Financo, basé à Gubbio en Italie, dont l’activité cimentière s’étend bien au-delà de la Tunisie. Le groupe, qui affiche un chiffre d’affaires consolidé de 1,15 milliard d’euros et emploie plus de 2 600 personnes, contrôle notamment Colacem en Italie, Colacem Albania en Albanie, Domicem en République dominicaine et Citadelle United en Haïti, en plus d’un dépôt en Jamaïque et d’une filiale espagnole, Colacem España. Financo dispose également d’infrastructures logistiques et portuaires liées à ces activités cimentières.

Au-delà du ciment, le groupe italien diversifie ses intérêts dans la logistique, le transport, l’énergie, l’hôtellerie, les médias, le sport automobile et les services.

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SITEX : l’examen des états financiers 2025 reporté à une date ultérieure

07. Juli 2026 um 09:03

La Société Industrielle des Textiles (SITEX) a décidé de reporter son Assemblée Générale Ordinaire prévue le 30 juin 2026 pour statuer sur les états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2025.

Le Conseil d’Administration de la Société Industrielle des Textiles (SITEX), réuni le 26 juin 2026, a décidé de reporter la tenue de cette Assemblée Générale Ordinaire.

Ce report intervient dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire en cours, afin de permettre l’achèvement des travaux liés à l’arrêté définitif des états financiers et la prise en compte des éléments relatifs à l’élaboration du plan de redressement.

La nouvelle date de l’Assemblée Générale Ordinaire sera communiquée ultérieurement conformément à la réglementation en vigueur.

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CITY CARS : paiement du dividende de 1,250 DT par action le 9 juillet

07. Juli 2026 um 08:34

CITY CARS mettra en paiement un dividende de 1,250 dinar par action le 9 juillet 2026. La date de détachement est fixée au 7 juillet 2026.

CITY CARS a annoncé que le paiement d’un dividende de 1,250 dinar par action au titre de l’exercice 2025 interviendra le 9 juillet 2026. La date de détachement est fixée au 7 juillet 2026. Cette distribution a été approuvée dans le cadre de la quatrième résolution relative à l’affectation du résultat de l’exercice 2025, adoptée lors de l’Assemblée générale ordinaire du 2 juin 2026.

En 2025, le chiffre d’affaires de CITY CARS, concessionnaire officiel de la marque Kia en Tunisie, s’est établi à 386,1 millions de dinars, contre 364,2 millions de dinars en 2024. Cela représente une progression annuelle de 6 %, confirmée par les états financiers consolidés de CITY CARS. Cette hausse est soutenue par une dynamique commerciale record ayant permis à la marque d’atteindre une part de marché de 11 %.

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De La Marsa à Guadalajara : le parcours primé de Dr Asmahane Souissi

06. Juli 2026 um 15:13

La dermatologue tunisienne Asmahane Souissi, qui exerce à l’hôpital des Forces de sécurité intérieure de La Marsa, a été désignée lauréate du prix ILDS Young Dermatologist International Achievement Award 2027 pour la région Afrique, décerné par l’International League of Dermatological Societies (ILDS).

Cette distinction fait suite à une candidature soumise par la Société africaine de dermatologie et de vénéréologie (ASDV), approuvée par le conseil d’administration de l’ILDS lors d’une réunion tenue le 20 juin 2026, à l’issue de l’examen d’un nombre record de dossiers cette année, selon plusieurs médias tunisiens ayant relayé l’information.

Le prix ILDS Young Dermatologist International Achievement Award, décerné selon un cycle pluriannuel, vise à récompenser de jeunes dermatologues ayant apporté une contribution notable à la dermatologie internationale, en particulier au bénéfice des populations mal desservies, selon la description qu’en donne l’ILDS sur son site officiel.

Dr Souissi doit recevoir sa distinction lors de la cérémonie d’ouverture du 26e Congrès mondial de dermatologie (World Congress of Dermatology), qui se tiendra à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin 2027.

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La BH Bank maintient pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son activité « Opérations à l’International »

06. Juli 2026 um 14:43

La BH Bank a réussi à maintenir pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son domaine d’activité « Opérations à l’International », à l’issue de l’audit de surveillance réalisé en juin 2026 par le bureau de VERITAS.

Ce maintien atteste de la conformité du système de management de la qualité aux exigences de la norme internationale ISO 9001 version 2015. Il confirme l’engagement permanent de la BH BANK en faveur de l’excellence opérationnelle, de l’amélioration continue et de la satisfaction de ses clients afin de rehausser la qualité de service des opérationnels aux standards internationaux qui constitue un gage de confiance aussi bien pour ses clients que pour ses correspondants étrangers.

Cette nouvelle reconnaissance traduit l’engagement de la Direction Générale de la Banque et vient également consacrer les efforts continus déployés par les équipes de BH Bank pour renforcer la performance des processus, garantir la qualité des prestations à l’international et promouvoir une culture de management fondée sur l’efficacité, la maîtrise des risques et l’amélioration continue.

Dans cette même dynamique, BH Bank poursuivra un projet d’extension du périmètre de certification ISO 9001 version 2015 à de nouveaux domaines d’activité.

Cette démarche stratégique traduit la volonté de la Banque d’étendre les meilleures pratiques de management de la qualité à l’ensemble de ses activités, afin de consolider durablement sa performance.

Communiqué 

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Gaza : démission du président du comité gouvernemental d’urgence

06. Juli 2026 um 14:21

Mohammed al-Farra, président du comité gouvernemental d’urgence et président par intérim du suivi gouvernemental dans la bande de Gaza, a présenté sa démission.

Cette décision vise à préparer le transfert des missions administratives à la commission nationale chargée de la gestion du territoire. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué publié lundi 6 juillet par le gouvernement de Gaza. Le gouvernement de Gaza a confirmé que M. al-Farra a également annoncé la dissolution du comité gouvernemental d’urgence. Selon le communiqué, cela confirme le sérieux des mesures prises, l’application des accords en vigueur et la facilitation du processus de transition administrative.

Les autorités du territoire ont pris des mesures en vue de transférer l’administration de Gaza à la commission nationale de gestion, présidée par Ali Shath. Cette commission a été formée par le Conseil de la paix, une instance créée par le président américain Donald Trump, qui at joué un rôle de médiation dans l’accord de cessez-le-feu conclu dans la bande de Gaza.

Les préparatifs administratifs et juridiques nécessaires à l’opération de passation et de prise en charge du système gouvernemental a également été mise en place. Le communiqué précise que ces dispositions ont été présentées officiellement et de manière transparente aux instances compétentes du territoire, en présence du représentant observateur des Nations unies.

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Cybersécurité : la Tunisienne Nihel Ben Youssef distinguée à l’échelle internationale

06. Juli 2026 um 12:56

Nihel Ben Youssef, universitaire tunisienne et experte en cybersécurité, a reçu le titre de Cybersecurity Woman of the Year 2026 dans la catégorie Volunteer. La cérémonie s’est tenue le 1er juillet 2026 à Vaduz, au Liechtenstein.

L’événement a rassemblé un nombre record de candidatures cette année. L’organisation United Cybersecurity Alliance, qui décerne chaque année ce prix destiné à mettre en lumière des femmes ayant marqué le secteur de la cybersécurité à l’échelle mondiale, a recensé 4980 dossiers déposés depuis 70 pays pour cette édition 2026.

La remise du prix s’est déroulée en présence de Hubert Büchel, ministre de l’Intérieur, de l’Économie et des Sports au Liechtenstein.

Cette distinction récompense un engagement bénévole de plus de quinze ans en faveur de l’écosystème numérique tunisien. Enseignante-chercheuse, Nihel Ben Youssef est cofondatrice et mentor de l’association SecuriNets, premier club de cybersécurité créé en Tunisie. Elle assure également la responsabilité du chapitre tunisien de l’OWASP, l’Open Worldwide Application Security Project, et occupe la fonction d’ambassadrice Industrie au sein de la section tunisienne de l’IEEE.

À travers ces fonctions, elle œuvre depuis plusieurs années à la promotion de la cybersécurité en Tunisie, au développement des compétences des jeunes talents du secteur et au renforcement de la communauté tunisienne spécialisée dans ce domaine stratégique.

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Tunisie : le prix moyen d’une brebis a bondi de 800 %

06. Juli 2026 um 09:15

Le prix moyen d’une brebis a bondi d’environ 800 % entre 2010 et le premier semestre 2026. Tandis que la production nationale de viande rouge a reculé d’environ 10 % sur la même période, révèlent des données officielles.

D’après les statistiques de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), le prix moyen d’une brebis est passé d’une fourchette de 240 à 300 dinars en 2010 à près de 2.500 dinars au premier semestre 2026, soit une hausse d’environ 800 %.

Parallèlement, la production nationale de viande rouge est passée de 122.700 tonnes en 2010 à environ 110.800 tonnes en 2025, soit un recul d’environ 10 %; alors que la demande demeure soutenue.

Les données présentées le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts (CNRD) attribuent cette évolution à une combinaison de facteurs économiques et climatiques.

Les représentants du ministère de l’Agriculture évoquent notamment la hausse du coût des aliments pour bétail, sous l’effet de l’augmentation des prix mondiaux des céréales, du renchérissement des importations et du transport, ainsi que des épisodes répétés de sécheresse ayant réduit la production de fourrages.

Ils ont également fait état d’un recul continu du cheptel national, en particulier des femelles reproductrices, d’une baisse du nombre d’éleveurs et de difficultés d’accès au financement, qui ont conduit de nombreux exploitants à réduire leur activité ou à quitter le secteur. Cette situation a affecté la production nationale de viande rouge et de lait.

Le ministère du Commerce souligne, pour sa part, que le déficit structurel de la production est accentué par la recrudescence de la contrebande et de l’abattage clandestin, limitant davantage l’offre sur le marché.

Afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement, les autorités ont procédé ces dernières années à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées, notamment durant les périodes de forte consommation.

Face à ces défis, le ministère de l’Agriculture a présenté un programme de relance à l’horizon 2030 visant à reconstituer le cheptel national et à améliorer la productivité de la filière.

Ce plan prévoit le soutien aux petits éleveurs, le développement de la production locale d’aliments pour bétail, le renforcement des services vétérinaires, l’amélioration génétique des races, la généralisation de l’identification électronique des animaux ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique nationale de suivi du cheptel.

Le programme comprend également l’extension des cultures fourragères, la valorisation des sous-produits agricoles et industriels dans l’alimentation animale, le renforcement des campagnes de vaccination et la constitution d’un stock de régulation destiné à réduire la dépendance aux importations et à stabiliser le marché.

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