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Khouloud Toumi : « l’investissement sacrifié sur l’autel du financement de l’État »

26. August 2026 um 14:14

La circulation fiduciaire en Tunisie a dépassé 30 milliards de dinars, au 26 août 2026. Pour l’analyste économique Khouloud Toumi, cette progression traduit un basculement structurel de la liquidité hors du système bancaire, avec des répercussions directes sur l’investissement.

Selon les chiffres cités par Khouloud Toumi dans une publication sur Facebook, la monnaie fiduciaire en circulation s’élevait à 25,9 milliards de dinars un an plus tôt, le niveau étant déjà passé de 22,59 milliards de dinars fin 2024 à 26,88 milliards de dinars fin 2025. L’analyste insiste sur le fait que le rythme de cette hausse importe davantage que son niveau : la croissance annuelle de la circulation fiduciaire est passée de 8,4 % à 19 % entre 2024 et 2025.

Khouloud Toumi précise que cette dynamique ne résulte pas d’un facteur unique. L’expansion de l’économie parallèle, la hausse des prix et la faiblesse de la confiance envers le système bancaire jouent un rôle depuis plusieurs années. Le net changement de rythme observé récemment est en revanche attribué par l’analyste à la réforme de la loi sur les chèques, décrite comme un facteur ayant amplifié une tendance préexistante plutôt que créé.

Lire aussi: « La loi sur les chèques critiquée : vers un retour en force de l’argent liquide ?

Le chèque, rappelle l’universitaire, servait en Tunisie d’instrument de crédit commercial et de paiement différé pour les entreprises et les commerçants. Ce mécanisme a rapidement reculé avec le durcissement de son usage, sans que le besoin économique qu’il couvrait ne disparaisse pour autant. Une partie des transactions s’est reportée vers les paiements électroniques, une autre vers le cash.

Pour Khouloud Toumi, cette évolution s’accompagne d’un recul de l’intermédiation bancaire. Une part plus importante de la liquidité échappe désormais au circuit qui transforme l’épargne en dépôts, les dépôts en crédit, et le crédit en investissement et en production.

Le recours accru de l’État aux ressources internes vient s’ajouter à ce constat, souligne l’analyste. Les placements des banques en bons du Trésor sont passés de 19,3 milliards de dinars en 2023 à 33,2 milliards de dinars en 2025, soit une hausse de 72 % en deux ans, et la part du secteur public dans les actifs bancaires a atteint 27,6 %. Ce mouvement traduit, selon l’économiste, un effet d’éviction : les banques disposent de moins de marge pour financer les entreprises au moment même où l’État sollicite davantage leurs ressources.

Les données qu’elle cite montrent que les crédits à moyen et long terme, liés au financement de l’investissement, n’ont progressé que de 0,19 % en 2025, contre 5,83 % pour les crédits à court terme destinés à la gestion courante des entreprises.

Lire également : Tunisie – Les paiements mobiles ont bondi de 67%

Khouloud Toumi observe par ailleurs que les transactions par chèques ont reculé de 24,9 % en nombre et de 28 % en valeur au premier trimestre 2026, tandis que le paiement mobile, lui, a bondi de 81 % en 2025. Ce dernier chiffre est toutefois relativisé par l’analyste, la base de départ du paiement numérique restant limitée face à une masse monétaire fiduciaire dépassant 30 milliards de dinars.

Elle avance trois pistes pour atténuer l’envolée de la monnaie fiduciaire. La première consiste à développer des alternatives au crédit commercial, tels que la lettre de change, l’affacturage et le financement de la chaîne d’approvisionnement, assorties de mécanismes de garantie pour les petites et moyennes entreprises. La deuxième vise à fixer un horizon progressif et annoncé pour le recours de l’État aux ressources internes, afin de préserver une marge bancaire dédiée à l’investissement. La troisième porte sur le paiement numérique, que l’analyste souhaite voir rendu moins coûteux et plus accessible que le cash dans le commerce quotidien, notamment par l’élargissement du réseau de terminaux de paiement et la baisse des commissions pour les petits commerçants.

À l’approche de la loi de finances 2027, Khouloud Toumi estime que la monnaie fiduciaire, la liquidité bancaire, les ressources de l’État, l’investissement et le système de paiement ne peuvent plus être traités séparément. Elle avertit que la poursuite de cette trajectoire sans correction accentuerait la fuite de liquidité hors intermédiation, la pression sur les ressources bancaires et l’éviction du financement privé, tout en creusant l’écart entre l’économie monétaire et l’économie réelle.

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Marques fantômes, rayons vides : anatomie d’une pénurie d’eau minérale

26. August 2026 um 13:18

Pénurie, marques inconnues et silence des autorités : plongée dans la crise de l’eau minérale qui assoiffe les Tunisiens.

Depuis la fin du mois de juin, il n’y a plus que l’inquiétude qui règne en maître chez le consommateur tunisien. Une inquiétude qui se manifeste à travers la triste bousculade des consommateurs, allant de magasin en magasin, d’une épicerie à une autre, d’une supérette à une autre, à la recherche désespérée d’une bouteille d’eau minérale. Et l’on ne parle plus de six bouteilles d’eau potable, ni même de la possibilité de choisir parmi les marques préférées des Tunisiens. De nouvelles marques, jusque-là totalement inconnues sur le marché de l’eau potable, ont récemment émergé comme par enchantement. Drôle de coïncidence : l’apparition de nouvelles marques au beau milieu d’une période de pénurie sévère !

« J’en ai marre de dire à mes clients que je n’ai plus de bouteilles d’eau. J’en ai marre de jurer que je ne cache pas d’eau », me confie le propriétaire d’une supérette de mon quartier.

Un autre me raconte que ses trois fournisseurs ne veulent plus recevoir d’appels pour s’enquérir de la possibilité d’obtenir de nouvelles quantités d’eau minérale. Plusieurs dépôts d’eau minérale, auparavant archicombles de marchandises, ont mis, on l’espère provisoirement, la clé sous la porte, faute de stock. Et lorsque, par chance, ils reçoivent des quantités limitées, ils ouvrent leur dépôt pour voir leur marchandise s’évaporer en un temps record, emportée par des clients assoiffés et désespérés. Ils sont ensuite contraints de fermer à nouveau leurs portes, jusqu’à la réception d’un nouvel arrivage, dont la date demeure incertaine. Dans une grande surface, une employée me confie que ce n’est pas facile du tout, que c’est presque ingérable de gérer les consommateurs lors de l’arrivage des bouteilles d’eau minérale, et ce pour deux raisons : la bousculade devant la marchandise et les mains qui s’arrachent violemment les bouteilles.

En vain, l’équipe de la grande surface tente de convaincre les clients que chaque personne n’a droit qu’à douze bouteilles d’eau. Cette grande surface garde jalousement, y compris auprès de la majorité de ses propres employés, la date et l’heure de l’arrivée de la marchandise. Notre interlocutrice affirme en ignorer les raisons, mais nous pensons qu’il s’agit d’éviter que les employés ne communiquent cette information à leurs parents et amis pour leur faciliter les choses. Ce n’est pas une ruée vers l’or, c’est une ruée vers l’eau minérale (il faut dire que la Constitution garantit de toute façon l’accès à l’eau potable).

Un autre fait qui attise la curiosité et l’inquiétude des consommateurs livrés à eux-mêmes, c’est l’absence de toute communication institutionnelle sur le sujet de la pénurie. Où sont les points de presse ? Où est le porte-parole du gouvernement ? La presse et les consommateurs voudraient recevoir des réponses claires. En attendant ces réponses, la ruée vers l’eau minérale ne cessera pas ; le triste paysage des dépôts fermés et les réponses négatives des commerçants continueront de ponctuer le quotidien des Tunisiens.

Où va la Tunisie ?

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Crise hydrique : Aram Belhadj fixe un nouveau cap pour la LF 2027

26. August 2026 um 13:06

Dans un post Facebook publié le 26 août 2026, l’économiste Aram Belhadj dénonce une pénurie d’eau qui n’a rien d’accidentel et exige que la loi de finances 2027 rompe enfin avec des décennies de sous-investissement dans les infrastructures vitales.

Pour Aram Belhadj, la crise de cet été met en lumière un schéma récurrent de l’économie tunisienne : une stabilité apparente des indicateurs macroéconomiques qui masque en réalité une érosion structurelle et cumulative. L’économiste réfute l’idée d’une crise conjoncturelle et l’attribue directement à un défaut de planification, d’anticipation et de suivi de la part des décideurs publics.

Il cite en exemple le déficit d’investissement chronique au sein de la STEG et de la SONEDE, où le choc énergétique s’est propagé le long de la chaîne de production pour se transformer en choc hydrique, puis en choc d’embouteillage. Selon lui, la plupart des explications avancées jusqu’ici passent à côté de la réalité, et même les mesures prises se sont concentrées sur l’offre tarifaire plutôt que sur la capacité de production, une approche qui traite les symptômes sans s’attaquer aux racines du déséquilibre, un phénomène qu’il observe également dans d’autres secteurs de l’économie.

L’économiste voit dans la loi de finances 2027 une occasion de corriger une partie de cette situation qu’il qualifie de catastrophique. Il écarte toutefois l’hypothèse d’un élargissement de la dépense publique comme solution, rappelant que le déficit budgétaire atteint 5,2 % du PIB et que la dette publique s’élève à 83 %, deux contraintes qui ne laissent guère de marge de manœuvre.

Aram Belhadj détaille plusieurs pistes qu’il juge prioritaires. Il propose d’abord l’apurement des dettes croisées entre l’État et les deux entreprises publiques afin de libérer immédiatement leur trésorerie, puis la réorientation d’une partie de la masse des subventions énergétiques vers l’investissement dans les réseaux. Il plaide également pour un soutien accru au partenariat public-privé dans le solaire décentralisé, ce qui suppose selon lui un changement de mentalité à l’égard du secteur privé. L’économiste recommande par ailleurs de traiter les pertes d’eau, qui dépassent 30 %, à moindre coût, grâce à des programmes de maintenance ciblés géographiquement vers les régions les plus touchées comme Le Kef ou Jendouba. Il suggère enfin de recourir à un financement extérieur dédié, sous forme de prêts concessionnels accordés par les institutions régionales, afin de ne pas alourdir davantage le budget de l’État.

Le chercheur tunisien estime que la loi de finances de l’an prochain devra répondre à une nouvelle exigence si l’exécutif entend éviter de nouvelles crises : garantir un investissement suffisant dans les infrastructures vitales, et non plus seulement viser un équilibre des grands agrégats macroéconomiques.

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La CTAF se prépare à une refonte de son infrastructure informatique

26. August 2026 um 10:03

La Banque centrale de Tunisie (BCT) annonce le lancement d’un appel d’offres national portant sur la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (Ctaf)…

Un appel d’offres national a été lancé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) en vue de la mise à niveau de l’infrastructure informatique de la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF). Selon les précisions apportées par la BCT, cet appel d’offres couvre plusieurs volets : la fourniture, la livraison, l’installation, la configuration, l’intégration et la mise en service des équipements matériels et des solutions logicielles concernées. Il inclut également le transfert de compétences ainsi que la formation associée à l’ensemble de ces éléments.

La mise à disposition des licences et produits est prévue pour une durée de cinq années. Sachant que l’appel d’offres englobe l’entretien, le dépannage et le maintien en bon état de fonctionnement de l’ensemble de la solution.

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Aetech et Uadh toujours suspendues : la BVMT maintient la pression

26. August 2026 um 09:27

La Bourse de Tunis a clôturé en baisse lundi 24 août 2026, tandis qu’une offre publique d’achat obligatoire visant la Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a été confirmée dans le cadre de sa publication quotidienne.

L’indice de référence TUNINDEX a reculé de 0,83% pour s’établir à 19 515,16 points, portant sa performance depuis le début de l’année à 45,09%. Le TUNINDEX20, qui regroupe les vingt principales valeurs du marché, a perdu 0,86% à 8 580,55 points. La quasi-totalité des indices sectoriels a évolué en territoire négatif, à l’exception de l’indice des produits ménagers et de soin personnel et de celui des matériaux de base.

La société néerlandaise B.A Glass B.V, qui détient 41,28% du capital de Sotuver, est soumise à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les 6 843 844 actions restantes de la société, représentant 17,43% du capital. Le prix de l’offre est fixé à 13,390 dinars par action. L’opération fait suite à une décision du Conseil du Marché Financier du 2 avril 2026 autorisant B.A Glass B.V à franchir le seuil de 40% du capital de Sotuver, opération réalisée le 16 avril 2026. La société a précisé n’avoir pas l’intention de procéder à une offre publique de retrait ni de modifier significativement les politiques industrielle, financière et sociale de Sotuver. L’offre est ouverte du 5 au 26 août 2026, la date limite de dépôt des ordres de vente auprès de la Bourse étant fixée au 27 août 2026 à 14h00.

Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé l’introduction d’un nouvel emprunt obligataire, « Amen Bank Subordonné 2026-1 », négociable depuis le 21 août 2026, ainsi que l’admission d’une ligne de Bons du Trésor Assimilables portant intérêt au taux de 7,50%, négociable depuis le 19 août 2026.

Le bulletin rappelle également la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le 29 janvier 2026, ainsi que celle du titre Uadh depuis le 25 mars 2026. Cette dernière mesure a été prise en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier, à la suite du non-respect des obligations de publication d’informations financières, de l’absence d’interlocuteurs identifiables au sein de la société et de l’absence d’éléments attestant d’une activité réelle.

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Zahra El Khadi, ou l’art d’exposer la blessure sans jamais la refermer

25. August 2026 um 09:00

Dans Zahratun lam yushriq jasaduhā ba’d (« Une fleur dont le corps n’a pas encore lui »), premier recueil de poésie de la poétesse et chercheuse en langue et littérature arabes Zahra El Khadi, publié en avril 2026 par Hkeyet Édition, la poésie expose la douleur à nu, avec une écriture d’une froideur presque clinique, sans jamais céder au pathos. À travers une parole qui refuse l’allégorie, le recueil transforme la blessure en matière poétique et interroge, avec une rare intensité, ce que le corps et la mémoire gardent des traumatismes.

Le titre constitue déjà tout une vision. Zahra, la fleur, est aussi le prénom de l’autrice. S’appeler Zahra, c’est hériter d’une promesse de beauté et d’épanouissement, mais d’un épanouissement constamment différé. Un texte raconte que le père avait imposé ce prénom contre l’avis de la mère. Il avait pourtant vu juste : seul un prénom comme Zahra permet le tarkhīm, un procédé de la grammaire arabe qui consiste à tronquer la fin d’un nom dans l’adresse vocative. Le prénom devient ainsi le premier poème écrit sur elle, avant même qu’elle ne devienne poète.

L’image florale traverse le recueil. Dans un poème consacré à l’enfance, le cœur de la narratrice devient un jardin que personne ne soupçonne, alors que sa fragilité pourrait faire vaciller le monde. Chez Zahra El Khadi, cette fragilité n’est donc pas un abandon, mais une force que le monde refuse de voir.

Le corps comme champ de bataille

Le corps féminin est au centre du livre, non comme objet du regard, mais comme territoire d’une expérience intérieure contradictoire. Dans un long poème adressé au père, l’autrice évoque les hormones masculines qui auraient afflué sous sa peau durant l’enfance. Elle jouait au ballon avec les garçons du quartier, qui l’avaient surnommée la « gardienne-fusée ». Puis vient l’adolescence et, avec elle, les hormones féminines, vécues non comme un retour à soi mais comme un étranglement.

Cette tension ne se résout jamais complètement. Un autre texte remonte jusqu’à la naissance et joue sur le double sens du mot arabe désignant à la fois les cheveux et la poésie. La langue refoulée de la mère semble ainsi s’être incarnée dans le corps de la fille.

La blessure apparaît ensuite comme une forme de transmission. Dans un souvenir d’enfance, la narratrice imite son père en train de se raser et se coupe. Elle apprend alors à supporter la douleur sans émettre un son. Ce silence fait écho à la cicatrice que la mère dissimule sous des manches longues, même en pleine chaleur, trace d’une ancienne tentative de suicide. La souffrance passe ainsi de la mère à la fille, inscrite dans la peau avant même de devenir un héritage de mots.

Le père apparaît comme un chasseur qui n’a pourtant jamais véritablement subvenu aux besoins des siens : la famille vivait du bois porté sur les épaules de la mère, non du gibier rapporté par lui. Il conserve néanmoins une place symbolique essentielle, notamment dans les images du jardin et du langage.

Son vieillissement est décrit comme un retour au silence, vers une enfance où les mots se dérobent. Sa mémoire finit par se fissurer : il ne se souvient plus d’avoir une femme, mais se rappelle qu’une main vient déposer, dans un rêve, une blessure entre ses yeux. La mémoire affective survit alors à la mémoire factuelle. Plus loin, le recueil révèle qu’il écrivait avec le sang de la blessure de son épouse : la souffrance devient une forme d’encre.

La mère est, quant à elle, à la fois victime, enseignante de grammaire arabe et poète empêchée. Les voyelles deviennent un enjeu intime. Le père voulait une voyelle haute, forte, en hommage à sa propre mère ; la mère impose au contraire la voyelle ouverte, considérée comme plus faible dans la grammaire traditionnelle. Ce choix devient une manière de refuser que le monde enferme sa fille dans une norme.

La maladie, matière du poème

Le cancer de la mère occupe un cycle entier de textes. La tumeur est décrite comme une solitaire qui finit par se faire des amies, tandis que la mère devient une plante sans racines. Dans un geste d’amour désespéré, la narratrice imagine tenir les racines de la tumeur dans sa bouche et lui insuffler la vie pour retarder l’issue. Mais la maladie finit par absorber tout le reste, jusqu’au regret de ne pas avoir dit adieu à temps.

Un texte construit autour d’une consultation médicale atteint une densité remarquable. La mère explique que la tumeur n’est pas comme la chaussette perdue d’un enfant, que l’on peut chercher et retrouver. La chute renverse l’image : la chaussette a été retrouvée, la tumeur aussi, mais pas la mère.

Le recueil inscrit ensuite cette expérience dans une histoire plus vaste de la violence, notamment à travers A.R. Ammons. L’autrice oppose sa propre genèse poétique à celle d’un homme qui écrit après avoir tué, alors qu’elle écrit après avoir vu une tumeur arrachée au corps de sa mère. La tumeur devient ainsi la trace d’une violence plus vaste, qui semble prolonger l’histoire coloniale et impériale jusque dans le corps d’une femme arabe.

Le droit d’être poète

Qui peut se dire poète ? Cette interrogation traverse le rapport de la narratrice au monde universitaire comme au milieu littéraire. Elle constate que celui-ci manque parfois de la fragilité nécessaire à l’émergence du poème.

Lorsqu’une consœur lui demande si elle est réellement poète, aucune justification ne vient. Elle préfère laisser la fleur pousser sans couper sa tige, ouvrir les jardins plutôt que de les enfermer. À ceux qui doutent encore, une image suffit : le parfum des roses sur ses épaules.

Cette réflexion s’accompagne d’une véritable poétique de la langue. Voyelles brèves, troncation des noms, hiérarchie des sons et polysémie deviennent des outils pour penser l’identité et la résistance. La grammaire arabe n’est plus seulement un système de règles : elle devient une matière littéraire.

La forme elle-même est éclatée : vers libres amples, fragments de prose, ellipses, chutes et répétitions. Les longs poèmes adressés au père accumulent les images et les retours de mémoire, tandis que les textes courts privilégient la densité. Un poème particulièrement libre passe d’un rêve pastoral à une scène en voiture, puis à l’image du lait mêlé au miel, avant de revenir à la maternité et à la solitude.

Les amours ratées apparaissent également, parfois avec autodérision. Une rencontre manquée, d’abord attribuée à une couleur de vêtement, débouche sur une réflexion plus grave : certaines femmes ont connu la poésie avant les hommes, mais leur cœur aurait été « pressé » avant même d’avoir pu battre.

L’enfance, enfin, n’est pas une simple nostalgie. Se dire enfant à vingt-cinq ans devient une forme de résistance. Une greffe de cœur imaginaire pousse même cette idée jusqu’à son extrême : retrouver son enfance signifierait mourir à l’adulte que l’on est devenu.

Le recueil réussit ainsi à faire dialoguer l’intime et le collectif : l’enfance, le corps et la famille y rencontrent le genre, l’institution littéraire et la violence historique. La langue arabe constitue elle-même un espace de résistance, tandis que la poésie apparaît moins comme une performance que comme une manière de vivre et de témoigner.

Le titre promettait une fleur dont le corps n’avait pas encore lui. À la fin du recueil, cette promesse ressemble à un avertissement : le corps finira par luire. Et lorsqu’il luira, il brûlera.

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Textile tunisien : la FTTH dément un retard de production lié aux coupures d’électricité

24. August 2026 um 13:08

La Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH) conteste les informations faisant état d’un retard de production de quatre mois dans le secteur textile tunisien en raison des coupures d’électricité. Selon les éléments recueillis auprès des industriels concernés, le retard serait lié à l’approvisionnement en tissus, livré avec plus de trois mois de décalage.

La Tunisie a connu un délestage électrique partiel d’une durée limitée à dix jours, indique la FTTH dans un communiqué. La fédération affirme que les vérifications effectuées auprès des industriels concernés ne permettent pas d’établir un lien entre ces coupures et le retard constaté dans la chaîne de production.

Selon la FTTH, la livraison des tissus par le donneur d’ordre a accusé un retard de plus de trois mois par rapport au calendrier contractuel. Le décalage dans la production trouverait ainsi son origine en amont, au niveau de l’approvisionnement, et non dans la capacité de production ou la fiabilité énergétique des usines tunisiennes.

La fédération rappelle par ailleurs que l’industrie tunisienne du textile et de l’habillement s’appuie depuis plus de trois décennies sur le respect des délais, la qualité d’exécution et la conformité aux normes internationales. Elle souligne également ses relations de long terme avec plusieurs maisons européennes. La FTTH appelle enfin à examiner les faits sur la base d’éléments vérifiables et indique rester disponible pour échanger avec ses partenaires, ses clients et les différents observateurs du secteur.

Pour rappel, dans un communiqué rendu public récemment, le ministère de la Défense néerlandais a déclaré que la distribution des nouveaux uniformes militaires néerlandais, initialement programmée pour septembre 2026, n’interviendra finalement qu’au premier trimestre 2027. En cause : des coupures d’électricité chez un sous-traitant tunisien, provoquées par les fortes chaleurs de cet été.

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Départ massif des avocats tunisiens vers la France : voici les vrais chiffres

24. August 2026 um 12:31

L’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) dément catégoriquement la rumeur selon laquelle que 250 avocats tunisiens auraient déjà émigré vers la France. Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, son secrétaire général, Me Laroussi Zguir, qualifie ce chiffre de totalement impossible et de pure fiction. Selon lui, un tel effectif annuel de départs n’a probablement jamais été atteint dans toute l’histoire du barreau tunisien.

Les chiffres réels, précise-t-il, sont bien en deçà des rumeurs. D’après les statistiques de l’ONAT, le nombre d’avocats qui sollicitent l’institution chaque année pour entamer les démarches d’expatriation ne dépasse pas vingt voire vingt-cinq confrères, et se situe parfois en deçà. Me Zguir met cette proportion en perspective avec la démographie professionnelle du pays, la Tunisie comptant plusieurs milliers d’avocats inscrits au barreau, et déplore que certains médias publient des chiffres sensationnalistes sans remonter à la source officielle qu’est l’Ordre national des avocats de Tunisie, seul détenteur des statistiques réelles.

Il rappelle par ailleurs que ce désir de réorientation de carrière vers l’étranger est un phénomène classique, observé chaque année depuis plusieurs décennies.

Un protocole légal strict, encadré par l’article 100…

Me Zguir insiste sur un point fondamental : aucun avocat tunisien ne peut s’installer et exercer en France de manière improvisée. Ce parcours n’est pas régi par le CAPA (pour Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), mais par un cadre réglementaire français extrêmement strict — l’examen prévu par l’article 100 de la loi française relative à l’accès des étrangers à la profession d’avocat.

Pour postuler à cet examen, le candidat doit présenter un dossier rigoureux comprenant plusieurs documents officiels délivrés par l’ONAT. Pièce maîtresse de ce dossier, une lettre du Bâtonnier de Tunisie détaille le parcours professionnel complet de l’avocat et précise, de manière transparente, ses antécédents, notamment s’il a fait l’objet d’un conseil de discipline ou de sanctions. Loin d’être une simple formalité administrative, cette correspondance est adressée directement par le Bâtonnier tunisien à son homologue du barreau d’accueil en France.

Une fois le dossier validé, les candidats passent des épreuves sélectives portant notamment sur la déontologie et l’éthique professionnelle, la procédure civile, la procédure pénale, ainsi que d’autres matières connexes, évaluées par une commission d’examen dédiée. Ce n’est qu’après leur réussite que les lauréats récupèrent leurs documents définitifs auprès de l’ONAT pour s’expatrier de manière régulière et légale.

Tout ceci pour dire que le nombre de 250 avocats tunisiens quittent chaque année la Tunisie pour aller exercer en France est loin de correspondre à la réalité.

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Armée néerlandaise : la chaleur tunisienne retarde les nouveaux uniformes militaires

24. August 2026 um 09:47

La distribution des nouveaux uniformes militaires néerlandais, initialement programmée pour septembre 2026, n’interviendra finalement qu’au premier trimestre 2027. En cause : des coupures d’électricité chez un sous-traitant tunisien, provoquées par les fortes chaleurs de cet été. C’est ce qu’affirme l’Agence de presse néerlandaise ( ANP) qui cite le ministère de la défense néerlandais.

Les militaires néerlandais devront patienter au moins quatre mois de plus avant de recevoir leur nouvel équipement de combat. C’est ce qu’a révélé le secrétaire d’État à la Défense, Derk Boswijk, dans des documents adressés au Parlement des Pays-Bas. Prévue initialement pour septembre 2026, la distribution des nouvelles tenues ne débutera finalement qu’au premier trimestre 2027. Vestes et pantalons de combat figurent parmi les pièces dont la livraison n’a pu être honorée dans les temps.

À l’origine de ce contretemps : des perturbations survenues en Tunisie, où est implanté un fournisseur de l’entreprise allemande Hexonia. C’est à cette dernière que la Défense néerlandaise avait confié, il y a deux ans, la fabrication de son nouveau système de vêtements de combat, dans le cadre d’un contrat de grande ampleur destiné à ses forces armées. Or les températures extrêmes enregistrées cet été ont entraîné des coupures d’électricité chez ce sous-traitant tunisien, ralentissant la production de plusieurs composants de la tenue.

Le ministère néerlandais de la Défense se veut toutefois rassurant : ce report ne devrait avoir aucune incidence concrète sur l’équipement des soldats actuellement en poste ni sur celui des futures recrues. Ces dernières se verront remettre des vêtements de remplacement à titre provisoire, en attendant l’arrivée des nouvelles tenues.

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Drame en mer à Zarzis : un seul survivant sur une embarcation de 15 migrants

22. August 2026 um 15:08

Le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssem Eddine Jebabli, a affirmé aujourd’hui, samedi, qu’une enquête judiciaire a été ouverte, avec l’autorisation du ministère public, pour franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné mort d’homme, suite au naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large des côtes de Zarzis.

Jebabli a indiqué que les opérations de recherche des personnes disparues se poursuivent, avec la participation des unités maritimes côtières et des unités maritimes flottantes, en coordination avec la marine nationale. Un hélicoptère a par ailleurs été mobilisé pour renforcer les opérations de recherche et de sauvetage.

Pour rappel, une embarcation transportant près de 15 migrants en situation irrégulière, dont l’un originaire de Zarzis et le reste originaires de Ben Guerdane, a fait naufrage à 14 milles marins des côtes de Zarzis. Un seul passager a pu être secouru, après avoir été retrouvé par un navire commercial.

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Afrique du Sud : l’ex-champion du monde Zolani Tete assassiné

22. August 2026 um 13:36

La police et le ministre des Sports d’Afrique du Sud ont annoncé que l’ancien champion du monde de boxe Zolani « Last Born » Tete a été tué par balle devant son domicile, dans la province du Cap-Oriental, hier, vendredi 21 août 2026.

Tete (38 ans) était sur le chemin de son domicile, dans la localité de Mdantsane, lorsque deux hommes armés et masqués sont descendus d’une voiture et ont ouvert le feu sur lui. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a déclaré dans un communiqué : « Je ne spéculerai pas sur l’identité de l’auteur des faits ni sur les motifs de cet acte. » La mort de Tete devrait de nouveau attirer l’attention sur les crimes violents en Afrique du Sud, un pays qui continue d’enregistrer l’un des taux d’homicides les plus élevés au monde, malgré un recul récent de nombreux crimes de ce type.

Une femme (27 ans) qui accompagnait Tete a été touchée par plusieurs balles et a été transportée à l’hôpital. La police a ouvert une enquête, et le mobile de l’attaque reste à ce stade inconnu. Tete avait remporté le titre de champion du monde des poids coq (jeunes) de la Fédération internationale de boxe (IBF) en 2014, après sa victoire face au Japonais Teiru Kinoshita à Kobe. Il avait ensuite décroché le titre de champion du monde dans la même catégorie de poids auprès de l’Organisation mondiale de boxe (WBO). Tete est également connu à l’échelle internationale pour sa victoire par KO en seulement 11 secondes face à son compatriote sud-africain Siboniso Gonya, à Belfast, en novembre 2017 — la conclusion la plus rapide jamais enregistrée pour un combat de titre mondial.

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ENSIT : une bourse complète pour poursuivre un master au Japon

22. August 2026 um 11:59

L’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ouvre aux étudiants et aux jeunes diplômés la possibilité de poursuivre un master au Japon avec une bourse d’études complète, dans le cadre des programmes de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Selon une publication de l’école sur sa page officielle Facebook, cette opportunité permet aux bénéficiaires d’intégrer des universités japonaises prestigieuses et de bénéficier d’une formation internationale de haut niveau. Elle offre également l’occasion de découvrir le système scientifique et technologique japonais et d’élargir les réseaux professionnels et académiques à l’échelle internationale.

Les programmes de master couvrent plusieurs domaines, notamment l’ingénierie et les technologies, l’environnement et le changement climatique, l’économie et la gestion, l’éducation et l’enseignement, l’agriculture et le développement rural, la santé publique ainsi que le développement social.

L’ENSIT encourage les étudiants et les diplômés éligibles à se préparer à présenter leur candidature afin de bénéficier de cette opportunité de mobilité internationale et de formation académique au Japon.

Établissement public tunisien d’enseignement supérieur relevant de l’Université de Tunis, l’ENSIT est spécialisée dans la formation d’ingénieurs dans plusieurs domaines techniques et industriels, notamment le génie électrique, le génie mécanique, le génie civil et l’informatique. Elle propose une formation d’ingénieur dans diverses spécialités technologiques et développe des partenariats académiques internationaux permettant notamment aux étudiants de participer à des programmes d’échange et à des formations menant à des doubles diplômes.

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Jeux méditerranéens : le Tunisien Mehrez Boussayene reconduit à la vice-présidence du CIJM

22. August 2026 um 10:59

À la veille de l’ouverture de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens à Tarente, le Comité international a renouvelé son bureau exécutif : l’Italien Francesco Baramotto accède à la présidence, tandis que le Tunisien Mehrez Boussayene conserve son poste de premier vice-président.

L’assemblée générale élective du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) s’est tenue jeudi 20 août 2026 à Tarente, en Italie, quelques heures avant le coup d’envoi de la 20ᵉ édition des Jeux méditerranéens, fixé au vendredi 21 août dans la même ville.

Au terme de ce scrutin, l’Italien Francesco Baramotto a été porté à la présidence de l’organisation. Mehrez Boussayene, président du Comité national olympique tunisien, a quant à lui été réélu au poste de premier vice-président du CIJM.

Le bureau exécutif ainsi constitué compte également le Français Bernard Amsalem, reconduit deuxième vice-président, et le Grec Iakovos Filippousis, élu secrétaire général.

En parallèle de ce nouveau mandat, Mehrez Boussayene demeure président par intérim du CIJM. Il continuera d’exercer cette fonction jusqu’à la clôture des Jeux de Tarente 2026, avant que le nouveau bureau exécutif ne se réunisse pour la première fois, le 4 septembre prochain.

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Le capital de Poulina Group Holding grimpe à 189 MD

22. August 2026 um 10:24

Poulina Group Holding (PGH) va augmenter son capital par incorporation de réserves. Les actionnaires recevront une action gratuite pour vingt actions détenues, avec un détachement des droits fixé au 7 septembre 2026.

L’opération, décidée lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 3 juin 2026, porte le capital social de la société d’environ 180 millions de dinars à environ 189 millions de dinars. Cette hausse d’environ 9 millions de dinars provient de réserves incorporées au capital.

Concrètement, PGH va créer environ 9 millions de nouvelles actions, d’une valeur nominale d’un dinar chacune. Ces titres seront attribués gratuitement aux actionnaires existants selon une parité d’une action nouvelle pour vingt actions anciennes détenues.

Le 3 août 2026, une seconde Assemblée Générale Extraordinaire a délégué au Conseil d’Administration tous les pouvoirs nécessaires pour fixer le calendrier et les modalités de l’opération. Le même jour, le Conseil d’Administration a fixé au 7 septembre 2026 la date de détachement des droits d’attribution.

À partir de cette date, les actionnaires pourront soit recevoir gratuitement leurs actions nouvelles selon la parité prévue, soit céder leurs droits d’attribution en Bourse. L’exercice de ces droits débutera également le 7 septembre 2026.

Les nouvelles actions porteront jouissance en dividendes dès le 1er janvier 2026 et seront assimilées aux actions anciennes. À compter du 7 septembre 2026, les actions anciennes seront négociées en Bourse droit détaché, tandis que les actions nouvelles et les droits d’attribution seront cotés sur la même ligne que les titres existants. Tunisie Clearing prendra en charge ces nouveaux instruments à la même date.

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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

21. August 2026 um 11:45

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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Gaza : 94 % des habitants ont besoin d’un abri, alertent l’ONU

21. August 2026 um 10:11

Alors que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza, l’ONU et les forces de maintien de la paix alertent : 94 % des 2,1 millions d’habitants du territoire n’ont plus accès à un abri décent.

Des agences onusiennes et des forces de maintien de la paix ont tiré la sonnette d’alarme, vendredi, sur la situation des habitants de la bande de Gaza : 94 % des 2,1 millions de personnes qui y vivent ont besoin d’un abri, tandis que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent dans le territoire. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a expliqué que ces conditions compromettent la capacité des habitants à dormir, cuisiner, se laver, conserver de la nourriture et de l’eau, disposer d’un éclairage suffisant, ou encore se protéger de la chaleur et du froid.

Les mêmes sources onusiennes font état de plus de quatre familles sur cinq confrontées à des conditions de vie critiques ou catastrophiques, privées de carburant, d’énergie et de biens domestiques de première nécessité. Près des deux tiers des familles logent sous des tentes ou dans des abris temporaires, des installations conçues pour un usage de courte durée dont l’état se détériore rapidement sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes.

« Nous continuons de faire face à des obstacles empêchant la mise en place d’abris plus organisés à Gaza », a indiqué Stéphane Dujarric, précisant que plus de 70 % des familles ont subi des inondations au cours de l’hiver dernier. Il a ajouté : « Nos partenaires humanitaires s’efforcent, à l’approche de la saison froide et pluvieuse, de garantir des abris adaptés pour les familles. »

Le manque de financement et les restrictions israéliennes sur l’entrée des matériaux et équipements figurent parmi les obstacles qui freinent l’acheminement de l’aide. L’ONU et ses partenaires évaluent à 562 millions de dollars les fonds nécessaires pour améliorer les conditions de vie sur place.

Stéphane Dujarric a également fait savoir que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a reçu des signalements de civils palestiniens tués, blessés ou touchés par d’autres formes de dommages à Gaza, parmi lesquels des enfants, du fait des raids aériens, des bombardements et des tirs israéliens. Il a rappelé que « les civils ne doivent en aucun cas être pris pour cible ni utilisés à des fins militaires ».

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Finances publiques : pourquoi l’Algérie et la Libye échouent là où la Tunisie réussit

21. August 2026 um 09:43

73 pays satisfont désormais aux critères américains de transparence budgétaire, contre 67 recalés, dont l’Algérie et la Libye. La Tunisie, elle, intègre le cercle des bons élèves selon le Département d’État américain.

Sur les 140 gouvernements passés au crible par le Département d’État américain dans son Fiscal Transparency Report 2026, publié le 11 août 2026, 73 satisfont aux exigences minimales fixées par Washington en matière de transparence des finances publiques. Les 67 autres n’y répondent pas, même si 14 d’entre eux ont, selon le rapport, accompli des progrès notables pour s’en rapprocher.

La Tunisie compte parmi les pays reconnus conformes. Sur la base des données examinées pour l’année 2025, Washington considère que le pays met suffisamment à disposition du public les principales informations relatives à la gestion de ses ressources publiques. Ce constat ne vaut cependant pas classement : le document américain ne hiérarchise pas les États selon leur degré de transparence, mais vérifie si un socle de critères est atteint. L’évaluation porte sur la publication et l’exhaustivité des documents budgétaires essentiels, leur fiabilité, ainsi que sur la diffusion de données touchant aux dépenses publiques, à la dette, aux marchés publics et, pour certains pays, aux revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles.

À l’échelle du continent africain, une quinzaine de gouvernements figurent dans la catégorie des pays conformes : le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, Maurice, la Mauritanie, le Maroc, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Rwanda et les Seychelles. Au Maghreb, ce sont la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie qui remplissent les critères retenus par Washington pour l’édition 2026.

L’Algérie et la Libye, en revanche, n’entrent pas dans cette catégorie cette année. Concernant l’Algérie, le Département d’État relève des lacunes précises : certaines informations financières ne sont publiées que partiellement, et les données manquent s’agissant de plusieurs entreprises publiques, ce qui restreint, selon le rapport, l’accès du public à une vision complète de la gestion des ressources de l’État.

Ce rapport découle d’une obligation fixée par le Congrès américain, qui charge chaque année le Département d’État d’apprécier les pratiques de transparence budgétaire des pays bénéficiaires de l’aide extérieure des États-Unis. Il ne s’agit ni d’un indice de bonne gouvernance ni d’un palmarès international de la transparence, mais d’un outil visant à vérifier si les citoyens disposent d’une information suffisante sur la collecte et l’utilisation des fonds publics de leur pays. Pour parvenir à ses conclusions, le Département d’État examine si les principaux documents budgétaires sont accessibles au public, suffisamment complets et globalement fiables, en s’appuyant sur les remontées des ambassades et consulats américains, d’autres agences du gouvernement américain, d’organisations internationales et d’acteurs de la société civile.

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Fumeuses ou fumeurs : qui résiste le mieux au sevrage tabagique ?

21. August 2026 um 09:14

63,4 % des femmes suivies en clinique de sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahman-Mami ont déjà souffert de dépression, contre 36,9 % des hommes : une étude  dévoile l’ampleur des écarts entre les sexes face au tabac.

Des médecins de la Faculté de médecine de Tunis et de l’hôpital Abderrahman-Mami de pneumologie, à Ariana, ont publié dans une revue scientifique reconnue les résultats d’une enquête consacrée aux profils des fumeurs suivis en clinique de sevrage tabagique. Menée entre janvier 2024 et décembre 2025, elle a rassemblé 471 patients : 370 hommes, soit 78,6 % de l’échantillon, et 101 femmes, soit 21,4 %. L’âge moyen était de 47 ans chez les hommes et de 46 ans chez les femmes.

Premier enseignement de ce travail : la santé psychologique diffère nettement selon le sexe. Près des deux tiers des femmes de l’échantillon, soit 63,4 %, avaient déjà connu un épisode dépressif, contre 36,9 % des hommes. Le foyer constitue par ailleurs un lieu d’exposition tabagique plus marqué pour les femmes : 55,6 % d’entre elles y étaient exposées à la fumée, contre 28,3 % des hommes.

D’autres écarts sociaux apparaissent dans les données. Les femmes divorcées représentaient 11,9 % de l’échantillon féminin, un taux nettement supérieur à celui observé chez les hommes, 3,8 %. Le niveau d’études universitaires concernait également une plus grande part des femmes, 42,6 %, contre 37,8 % chez les hommes. La consommation d’alcool associée au tabac suit en revanche une tendance inverse : elle touchait 33,4 % des hommes, contre 17 % des femmes.

Sur le plan de la dépendance, mesurée par le test de Fagerström, le score moyen s’établissait à 6,47 chez les hommes et à 5,98 chez les femmes, ces dernières ayant par ailleurs multiplié davantage les tentatives d’arrêt par le passé. Les antécédents médicaux, eux, se répartissaient de façon comparable entre les deux sexes : 58,1 % chez les hommes et 55,4 % chez les femmes.

Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir effectué au moins trois consultations de suivi au sein de la clinique de sevrage tabagique. Les chercheurs y ont recueilli des informations sociodémographiques, l’historique du tabagisme, les antécédents médicaux et psychologiques, ainsi que le degré de préparation à l’arrêt.

Au terme de cette analyse, les auteurs relèvent des différences significatives entre hommes et femmes fréquentant les cliniques de sevrage, portant notamment sur les facteurs psychologiques et sociaux, l’exposition tabagique au domicile et la consommation d’alcool. Ils insistent sur la nécessité de tenir compte des spécificités propres à chaque sexe, ainsi que des facteurs sociaux et psychologiques associés, dans les stratégies de sevrage tabagique.

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UNESCO IITE : Mohamed Jomni prend la présidence du Conseil d’administration

20. August 2026 um 12:33

 Mohamed Jomni, directeur du Département des technologies de l’information et de la communication de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a été élu jeudi 20 août 2026 président du Conseil d’administration de l’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (UNESCO IITE).

L’élection s’est tenue à Pékin, à l’occasion de la 26e session du Conseil d’administration. Elle intervient alors que l’intelligence artificielle et les technologies numériques occupent une place croissante dans les politiques éducatives et transforment les pratiques d’enseignement et d’apprentissage.

Réunis dans la capitale chinoise, les membres du Conseil ont notamment examiné les activités de l’Institut, sa situation financière et ses orientations futures. Ils ont également discuté de la mise en œuvre de sa stratégie à moyen terme pour la période 2026-2029.

À la suite de son élection, Mohamed Jomni a indiqué vouloir privilégier le travail collectif avec les membres du Conseil, la direction et les équipes de l’Institut, ainsi qu’avec l’UNESCO, les États membres et les différents partenaires.

L’intelligence artificielle figure parmi les principaux enjeux auxquels le nouveau président entend accorder une attention particulière. Il considère qu’elle doit servir à renforcer les capacités des enseignants et à élargir les possibilités offertes aux apprenants, plutôt qu’à se substituer à l’enseignant.

Mohamed Jomni a également insisté sur la nécessité de garantir un accès plus équitable aux technologies numériques dans l’éducation. Selon lui, la transformation numérique ne doit pas accentuer les écarts entre les pays, les régions et les différentes catégories sociales.

Sa présidence s’inscrira notamment dans la mise en œuvre de la stratégie 2026-2029 de l’UNESCO IITE, dans un contexte marqué par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et par les débats sur son utilisation dans les systèmes éducatifs.

 

 

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Prêt d’honneur – Abderrazak Houas : « le plafond de 25 000 dinars « très faible » pour les PME »

20. August 2026 um 11:49

Aucune PME n’aurait, à ce jour, bénéficié des prêts accordés sur déclaration sur l’honneur, tandis que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées à cet effet, a déclaré jeudi  20 août 2026 Abderrazak Houas, porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises.

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, il a appelé la BCT  à renforcer son dispositif de contrôle et à appliquer des sanctions afin d’accélérer la mise en œuvre du décret publié au Journal officiel, relatif à l’octroi de financements de faible montant, sans intérêts et sur déclaration sur l’honneur, destinés aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux particuliers.

Ces financements sont compris entre 5 000 et 25 000 dinars. Notre interlocuteur a par ailleurs estimé que le plafond de 25 000 dinars fixé pour les petites et moyennes entreprises demeurait très insuffisant au regard de leurs besoins, notamment en raison de la hausse des prix des matières premières et des marchandises.

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