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21 agences de voyage à la découverte du sud-est de la Türkiye

Des professionnels du tourisme et du voyage venus de Tunisie, du Maroc et d’Algérie ont visité récemment la région du sud-est de la Türkiye afin de découvrir sur place son riche patrimoine culturel et touristique.

L’initiative a été menée par Agence de Promotion et de Développement du Tourisme de Türkiye (TGA), avec le soutien de Turkish Airlines, et en coordination avec le service de la culture et de la promotion de l’Ambassade de la République de Türkiye à Tunis. Au total, 21 dirigeants de haut niveau d’agences de voyage des trois pays ont participé à ce programme.

Organisé dans le but de renforcer la visibilité de la région sur le marché nord-africain et d’augmenter le nombre de visiteurs, le programme comprenait des visites dans les villes de Gaziantep, Şanlıurfa, Mardin et Diyarbakır.

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Des workshops professionnels de mise en contact sur place ont été organisés au profit de la délégation d’agents de voyages

Les participants ont exploré plusieurs sites emblématiques, notamment le Musée des mosaïques de Zeugma, Göbeklitepe et Halfeti, ainsi que la Cité antique de Dara, le Monastère de Deyrulzafaran et le Château de Zerzevan.

La délégation a également visité les lieux de tournage de la série télévisée turque Uzak Şehir dans la ville de Midyat, où elle a rencontré les acteurs, illustrant l’influence croissante des productions télévisées turques à l’international.

Dans le cadre du programme, une réunion B2B organisée à Diyarbakır a permis aux acteurs du tourisme de Gaziantep, Şanlıurfa, Mardin et Diyarbakır de rencontrer des professionnels du tourisme nord-africains et d’échanger sur d’éventuelles opportunités de coopération.

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Les agences de voyage participant à ce Fam Trip venaient de Tunisie, Algérie et Maroc.

Les responsables ont indiqué que ce programme devrait renforcer la visibilité du sud-est de la Türkiye sur le marché nord-africain et contribuer à l’augmentation des flux touristiques vers la région.

Les participants ont salué la richesse historique, culturelle et gastronomique de la région, affirmant leur intention de promouvoir activement cette destination et d’y organiser des circuits touristiques dans leurs pays respectifs.

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Tourisme et transport aérien en Tunisie : pourquoi une croissance à 2 chiffres est tout à fait plausible

Une tribune de Karim Chouchane, Directeur Général de Kars International et Président du Conseil Stratégique et Prospectif de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) :

« La Tunisie a franchi en 2025 un cap symbolique avec 11 millions d’entrées touristiques. Un chiffre record, à première vue. Mais derrière cette performance, la lecture mérite d’être nuancée : près de 4 millions de visiteurs algériens ont accédé au territoire par voie terrestre, tandis que le trafic aérien s’est établi autour de 6 millions de passagers.

Ce décalage pose une question centrale : peut-on durablement faire croître le tourisme sans une montée en puissance significative du transport aérien ?

L’illusion du levier unique

Le débat sur l’Open Sky, souvent présenté comme une solution miracle, doit être replacé dans une perspective plus large. L’ouverture du ciel ne saurait, à elle seule, compenser les limites structurelles de l’offre touristique tunisienne.

L’enjeu dépasse largement la capacité aérienne, Il réside dans la profondeur du produit touristique : raréfaction du tourisme de congrès et d’événementiel, recul du tourisme de santé, des seniors et insuffisante structuration d’une programmation culturelle à l’année. Autant de segments qui conditionnent l’attractivité réelle d’une destination.

Autrement dit, les passagers ne viennent pas pour un vol, ils viennent pour une expérience.

Aéroports sous-utilisés, attractivité en question

Le paradoxe tunisien est là : des infrastructures aéroportuaires intérieures – Tabarka, Tozeur, Gafsa – sous-exploitées malgré des incitations gouvernementales fortes, notamment l’exonération des redevances aéroportuaires. Il en est de même pour Djerba et Enfidha actuellement en sous-capacité et dont le potentiel pourrait contribuer significativement à l’essor de l’activité touristique.

Ce constat confirme une réalité simple : l’offre aérienne ne précède pas la demande, elle l’accompagne. Sans produit touristique différencié et structuré, aucune politique d’incitation ne peut durablement remplir des avions.

Dès lors, la question n’est pas uniquement celle des flux, mais celle de la désirabilité des territoires.

Compétitivité : au-delà du rapport qualité-prix

La Tunisie reste bien positionnée en termes de rapport qualité-prix. Mais ce critère n’est plus suffisant dans un marché globalisé et hautement concurrentiel.

La compétitivité d’une destination repose désormais sur une chaîne complète : accessibilité, fluidité des parcours, qualité des infrastructures, richesse de l’offre, lisibilité de la programmation.

À ce titre, la performance aéroportuaire devient un levier stratégique. Le temps de rotation des avions et la durée de passage des passagers dans les terminaux sont déterminants.

Réduire le temps d’attente – de trois heures à une heure grâce à la digitalisation et à la simplification des parcours – constitue un facteur clé pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée, notamment celle des courts séjours (short breaks).

Gouvernance et régulation : des réformes structurantes

Le développement du transport aérien tunisien reste contraint par les accords bilatéraux qui limitent l’ouverture des lignes et la flexibilité du marché. Mais au-delà de ce cadre, une réforme de la gouvernance s’impose.

Trois institutions jouent un rôle central : l’OACA, la DGAC et l’ONTT. Elles sont indéniablement liées aux différentes autorités, police et douane en premier lieu. Leur action doit s’inscrire dans une logique de complémentarité opérationnelle, au service d’une stratégie unifiée (globale) de destination.

La DGAC, en particulier, gagnerait à renforcer son indépendance et à élargir son rôle, conformément aux standards de l’OACI. Au-delà notamment de ses missions  de sécurité et de sûreté, elle doit devenir un acteur de la régulation économique et du développement du secteur.

Les redevances aéroportuaires, principale source de financement, doivent être optimisées pour soutenir l’investissement, notamment en ressources humaines et techniques.

Une compagnie nationale comme locomotive

Dans cet écosystème, une compagnie nationale performante reste un levier structurant. Elle agit comme une locomotive, en assurant la connectivité, en soutenant les flux et en renforçant la compétitivité globale de la destination.

Tunis-Carthage : vitrine stratégique

L’aéroport de Tunis-Carthage doit incarner le niveau d’ambition de la destination. Aujourd’hui en situation de saturation fonctionnelle, il nécessite une modernisation en profondeur, à la hauteur des standards internationaux et des attentes des passagers.

Capital humain : anticiper la relève

Un autre défi, plus silencieux mais tout aussi stratégique, concerne les compétences. Le secteur aérien tunisien fait face à un renouvellement générationnel imminent. D’où la nécessité de structurer une offre de formation ambitieuse, capable non seulement d’assurer la relève, mais aussi de positionner la Tunisie comme un hub régional de formation aux métiers de l’aérien.

Vers une stratégie transversale

Au fond, la clé réside dans une approche intégrée. Le tourisme et le transport aérien ne peuvent plus être pensés en silos. Leur développement doit s’inscrire dans une stratégie transversale, impliquant d’autres secteurs, à commencer par la culture sans oublier l’implication des fédérations professionnelles et les régions dans l’élaboration de la vision de la destination Tunisie et notamment le développement du tourisme intérieur.

Programmer, structurer, valoriser : c’est en construisant une offre lisible et continue – festivals, événements, circuits – que la Tunisie renforcera son attractivité.

Horizon 2030 : changer de paradigme

L’objectif n’est pas simplement d’augmenter les chiffres. Il s’agit de transformer le modèle. Passer d’une logique de volume à une logique de valeur. D’une approche segmentée à une vision systémique. Et d’un débat centré sur l’Open Sky à une stratégie globale d’attractivité.

L’amélioration de la compétitivité et des performances ne passe pas nécessairement par une baisse des tarifs. À titre d’exemple, l’optimisation du temps de rotation des vols permet d’augmenter le nombre de rotations, et donc de générer davantage de revenus.

Il ne s’agit pas uniquement d’une mission relevant du Handling, mais bien d’une démarche collective impliquant l’ensemble des intervenants. Une réflexion concertée entre tous les acteurs est indispensable pour identifier et mettre en œuvre des leviers d’amélioration durables.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra inscrire durablement son tourisme dans une trajectoire de croissance qualitative, portée par un transport aérien pleinement aligné avec ses ambitions.»

Karim Chouchane

 

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Hôteliers et restaurateurs auditionnés au Parlement : compte-rendu de la rencontre

La Commission du tourisme à l’ARP a tenu une séance d’audition des représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat à l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) a tenu hier une séance consacrée à l’audition des représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) et de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT). Cette réunion avait pour objectif d’examiner les préoccupations du secteur touristique et de recueillir leurs avis sur deux propositions de loi relatives respectivement à l’organisation de la profession de guide touristique et à la mise en place d’un système national de tourisme social.

Hôtels: baisse de la capacité d’accueil

Les représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, conduits par leur présidente Dora Milad, accompagnée des membres du bureau exécutif, Jalel Henchiri et Tahar Zahar, ont présenté un exposé sur les principales difficultés du secteur touristique. Ils ont indiqué que la capacité d’accueil est passée de 235 000 à 175 000 lits, suite à la fermeture de 164 hôtels, soit environ 30 % des établissements classés, tout en mettant en garde contre une aggravation de la situation en raison du contexte sécuritaire régional.

Ils ont également souligné que le secteur hôtelier, à l’instar des autres activités touristiques, souffre de problèmes structurels tels que le chevauchement des rôles et le manque de coordination entre les différents intervenants. La qualité des services est en baisse ont-ils indiqué, principalement en raison du manque de main-d’œuvre qualifiée et de l’émigration d’une partie de celle-ci, conséquence d’un décalage entre le système de formation et les besoins du marché.

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Les membres de la Commission tourisme à l’ARP: Mohamed Yahiaoui, président Hamadi Laachari Ghilani, vice-président, Aymen Boughdiri, rapporteur, en présence des membres Salah Sayadi, Badis Belhaj Ali et Mohamed Hédi Allani.

L’aérien pointé du doigt

À cela s’ajoute la faiblesse du transport aérien national, confronté à une crise structurelle affectant l’économie et l’image de la destination tunisienne.

Ils ont appelé notamment à renforcer les infrastructures de transport aérien, à faciliter l’accès au marché pour les compagnies aériennes, même à titre exceptionnel, à accélérer la digitalisation des services touristiques, à améliorer l’accès au financement et à rehausser l’esthétique des zones touristiques.

Lors des échanges, les intervenants ont insisté sur la nécessité de diversifier l’offre touristique, soulignant que le modèle basé uniquement sur le tourisme balnéaire et saisonnier n’est plus viable face à la concurrence accrue et à la baisse du pouvoir d’achat sur les marchés traditionnels. Ils ont plaidé pour le développement du tourisme alternatif, notamment le tourisme des seniors, en forte croissance à l’échelle mondiale.

Favoriser l’innovation et la diversité

En réponse aux observations des députés, les représentants de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie ont insisté sur la nécessité d’un cadre juridique global, élaboré de manière participative entre les pouvoirs exécutif et législatif, favorisant la diversité, l’innovation et l’intégration dans l’environnement naturel et culturel.

Concernant la proposition de loi relative à la mise en place d’un système national de tourisme social, les représentants des deux fédérations ont estimé que le texte, dans sa version actuelle, est peu applicable et soulève plusieurs problèmes pratiques et juridiques. Selon eux, il risque d’aggraver la crise du secteur, de décourager l’investissement, tant national qu’étranger, et de réduire les recettes en devises.

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Questions de choix et de liberté

Ils ont également critiqué l’obligation faite aux établissements touristiques privés de consacrer près d’un tiers de leur capacité à une catégorie sociale spécifique, estimant qu’elle contrevient aux principes fondamentaux du droit tunisien, tels que la liberté contractuelle et la liberté d’investissement, ainsi qu’aux règles de concurrence et de fixation des prix.

Ils ont proposé que l’adhésion au système de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales, tout en appelant à développer des alternatives, notamment en réhabilitant les hôtels fermés et en aménageant des plages et espaces publics adaptés aux familles.

La FTRT pointe l’arsenal juridique

Le président de la Fédération, Habib Ben Moussa, a estimé pour sa part face aux parlementaires que la crise du secteur résulte essentiellement d’un arsenal législatif contraignant, datant pour l’essentiel des années 1980 et ne répondant plus aux standards internationaux de compétitivité.

Il a ajouté que la multiplicité et la dispersion des textes juridiques et réglementaires constituent un frein à son développement, tout comme la multiplicité des organes de contrôle, en l’absence de coordination entre eux.

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La délégation de restaurateurs à l’ARP conduite par le président de la FTRT, Habib Ben Moussa, avec Ali Tahri, Haroun Trimech, Mohamed Mahdaoui et Mohamed Haouas.

Le secteur est en effet soumis à des contrôles parallèles de plusieurs ministères (Tourisme, Intérieur, Finances, Santé, Commerce), ce qui disperse les efforts d’investissement et engendre parfois des contradictions dans l’application des conditions.

Révision du cadre législatif

Il a également évoqué la longueur et la complexité des procédures administratives, soulignant que l’obtention des autorisations nécessaires à la création d’un restaurant touristique peut prendre plusieurs années, gelant les investissements à la phase de création et alourdissant les charges financières des investisseurs.

Il a appelé à une révision et une unification du cadre juridique du secteur, en adéquation avec l’évolution du tourisme mondial, ainsi qu’à une révision du régime fiscal applicable aux restaurants classés, soumis à des contraintes strictes, alors que se développent en parallèle des établissements non classés opérant sans les mêmes obligations fiscales.

Action et encadrement

Lors du débat, les députés ont reconnu que les difficultés du secteur ne doivent pas occulter certaines insuffisances, appelant les structures professionnelles à renforcer la formation et l’encadrement, ainsi qu’à jouer un rôle plus actif dans la promotion de la destination tunisienne, notamment à travers la valorisation du patrimoine culinaire. Ils ont également relevé qu’un nombre important de restaurants ne répond pas aux normes, ce qui nuit à l’image de la Tunisie face aux destinations concurrentes.

Les intervenants ont proposé l’élaboration d’un texte législatif unifié intégrant automatiquement l’autorisation de vente de boissons dans le certificat de classification touristique, ainsi que la révision du système de pension complète afin de dynamiser l’activité économique en dehors des hôtels.

En conclusion, les membres de la commission ont réaffirmé leur engagement à accélérer les réformes nécessaires dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration touristique, à travers des propositions concrètes visant à moderniser le cadre législatif et à lever les obstacles entravant l’activité des professionnels.

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Flambée des tarifs des musées : la Fi2T dénonce une décision “extrêmement préjudiciable”

La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) est montée au créneau après la publication, le 31 mars 2026 au Journal Officiel, d’une décision actant la révision des droits d’entrée aux sites culturels relevant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle.

C’est une annonce qui a provoqué « stupéfaction » et incompréhension au sein des professionnels du secteur. La hausse brutale des tarifs d’entrée aux musées et sites archéologiques en Tunisie, annoncée le 31 mars pour une application à compter du 1er avril, a provoqué l’ire des agences de voyages spécialisées dans l’organisation des excursions et circuits impliquant des visites culturelles et pour cause.

 À titre d’exemple, le tarif d’accès au Musée national du Bardo a été majoré de 130 % pour les visiteurs étrangers, tandis que d’autres sites ont enregistré des augmentations avoisinant les 70 %.

La méthode pointée du doigt

Dans un communiqué, la Fi2T reconnaît sans détour la légitimité d’une réévaluation tarifaire; elle rappelle indéniablement que « la valorisation de notre patrimoine doit s’accompagner d’une mise à jour des prix ». L’organisation patronale souligne que les tarifs tunisiens restaient, jusqu’ici, « modestes comparés à ceux pratiqués dans d’autres pays ».

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Sur les réseaux sociaux, des photos publiées montrant clairement que la hausse a également pris de court les musées et sites relevant du ministère de la Culture n’ayant même pas eu le temps d’imprimer les nouveaux tarifs.

Mais au-delà du principe, c’est la méthode qui a fait réagir. « Là où le bât blesse, c’est la promptitude de la décision, l’application immédiate, sans préavis ni concertation avec la profession », déplore la Fédération.

Les conséquences pourraient être lourdes pour les agences de voyage spécialisées dans le tourisme réceptif. Car selon la même source, « les effets qui en découlent sont extrêmement préjudiciables » et pourraient engendrer « des pertes estimées à plusieurs milliers de dinars pour l’année en cours » pour certaines structures.

Tarifs déjà négociés

En cause : les engagements contractuels liant les agences tunisiennes à leurs partenaires internationaux. Les forfaits touristiques étant négociés et signés à l’année, toute modification tarifaire en cours d’exercice ne peut être répercutée ni sur les tour-opérateurs étrangers ni sur les clients finaux.

Résultat : « pour l’année 2026, cette augmentation tarifaire ne sera pas prise en charge par le tour-opérateur étranger et encore moins par le client final (…), c’est l’agence de voyage tunisienne qui supportera toute cette charge impromptue », précise encore la Fi2T.

Une situation jugée d’autant plus paradoxale que le tourisme culturel constitue un levier stratégique pour la destination Tunisie. Dans un ton particulièrement ironique, la Fi2T conclut : « Belle manière d’encourager les opérateurs du tourisme culturel !!! Quel gâchis ».

Face à cette décision unilatérale, la profession appelle implicitement à une meilleure concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur, afin d’éviter que des mesures de valorisation du patrimoine ne se traduisent, à court terme, par un affaiblissement de la chaîne touristique.

D.T

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Hausse surprise des tarifs des musées en Tunisie : les agences de voyage prises de court

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A Djerba, les hôtels préparent la saison 2026, loin du tumulte du monde

Le mois d’avril est traditionnellement celui qui marque la réouverture des hôtels qui avaient fermé à la fin de la dernière saison. Quelques nouveautés sont également à prévoir, très loin du climat de sinistrose international.

Le 4 avril 2026, le Club Med Djerba La Douce rouvrira ses portes. Comme chaque année à pareille époque, cette réouverture est le signe d’une saison généralement prometteuse. Ce mois-ci, ce sont également toutes les petites unités qui ferment traditionnellement en hiver qui s’apprêtent à reprendre du service.

En comptant toute la zone Djerba-Zarzis, l’offre globale devrait de ce fait tourner autour de 36.000 lits au plus fort de l’été, cette même capacité qui avait permis en 2025 de totaliser 7,3 millions de nuitées, soit 25% du total des nuitées enregistrées à l’échelle nationale.

Même si la guerre actuelle au Moyen-Orient hante les esprits, Djerba entend bien être le havre de sérénité et d’insouciance qu’elle a toujours revendiqué.

Certains hôtels affichent même complets pour la saison, annonçant des Stop Sale comme dit dans le jargon.

Et même le très sérieux journal Le Figaro a consacré, dans l’une de ses dernières éditions, un très bel article intitulé Djerba, une destination méditerranéenne qui séduit à l’approche des beaux jours, publication qui tranche avec la morosité médiatique ambiante.

Les projets avancent

Signe de la quiétude qui prévaut, plusieurs nouveautés sont à prévoir. Tout d’abord, l’avancement du chantier de l’hôtel Sunrise Palace sous l’enseigne Marriott. Celui qui fut par le passé Les Sirènes a été totalement métamorphosé et accueillera ses premiers clients dans ses 470 chambres (5 étoiles) à compter du printemps 2027 selon les estimations avancées.

A court terme, ce sont surtout les intentions du groupe libanais Lancaster qui retiennent l’attention. Depuis le 1er avril, cet opérateur a repris l’exploitation de Dar Jerba dans le cadre d’un contrat de location d’une durée de 15 ans signé avec la société propriétaire du complexe, Tourgueness (propriété du groupe libyen Lafico depuis sa privatisation).

Dans un premier temps, il s’agit des deux hôtels fonctionnels, à savoir Dar Narjess et Dar Zahra (tandis que l’appart-hôtel Dar El Menara a finalement fermé pour rejoindre ainsi le Dar Yasmine et Dahlia, les deux autres unités non exploitées depuis plusieurs années).

Sur le court-terme, le nouvel arrivant parle d’injecter un premier montant de 30 MD pour un lifting de saison car l’exploitation des deux hôtels se poursuivra sans discontinuer cet été, notamment en partenariat avec Blue Style, le tour-opérateur tchèque qui dispose de gros engagements sur le complexe (l’ayant lui-même exploité depuis 2024) et ainsi assurer la continuité des contrats déjà signés.

La vision de Lancaster

Remodeler le complexe sous une forme de village géré sous la formule LPD (logement/petit déjeuner) et où s’installeraient de nombreux restaurants à thèmes avec des brands différents. C’est la première idée qu’envisage les nouveau exploitant de Dar Jerba.

La 2e phase d’investissement consistera ensuite à rénover la fameuse salle polyvalente du complexe abandonnée depuis plusieurs années malgré sa capacité à accueillir près de 1000 personnes, ce qui permettrait d’apporter une véritable plus-value en termes de congrès et autres manifestations nationales et internationales d’envergure.

L’amphithéâtre de plein-air a également retenu l’attention des Libanais qui s’y projettent déjà avec la possibilité d’y organiser des concerts avec des artistes internationaux. Quant au Dar Menara, situé en face du complexe, le projet porte sur la création d’un appart-hôtel de grand luxe.

Une vision d’avenir certes qui ne demandera qu’à se concrétiser et ne pas rester lettre morte comme cela fut le cas pour de nombreux autres projets.

©Destination Tunisie

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Tourisme alternatif : en finir avec la niche pour conquérir le grand public

Parce que le tourisme alternatif doit profiter au plus grand nombre de touristes au-delà du cercle des initiés, la Fi2T veut compter sur les agences de voyage pour la démocratisation du tourisme d’expérience.

Comment vulgariser le tourisme alternatif en Tunisie ? Partant du constat évident qu’il s’agit d’un gisement touristique à fort potentiel, la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) veut amorcer un rapprochement porteur de sens entre les hébergements de charme et les agences de voyages classiques spécialisées dans l’organisation de circuits et excursions.

L’objectif étant de structurer l’offre alternative pour l’intégrer durablement dans les circuits de distribution traditionnels d’une part et lever d’autre part les verrous réglementaires qui freinent encore l’essor du secteur.

Un déficit d’information malgré une offre d’excellence

La destination peut s’enorgueillir de disposer désormais d’un parc particulièrement riche et diversifié d’hébergements alternatifs.

Des maisons d’hôtes en bord de mer ou au cœur des médinas et des villes aux gîtes ruraux nichés dans les montagnes, ces structures ne se contentent plus d’offrir un toit pour les visiteurs de passage ; elles vendent une immersion.

Ateliers de poterie, démonstrations culinaires ou récolte de miel : l’expérience est au cœur du produit.

Lire aussi: Hébergements touristiques alternatifs : les dernières retouches avant l’adoption du nouveau cadre juridique 

Pourtant, un décalage persiste. Si les agences de voyages sont en quête perpétuelle de renouvellement pour leurs portefeuilles clients, elles se heurtent à un déficit d’information du segment.

D’où la nouvelle orientation qui a été lancée hier à Tunis dans le cadre d’une action intitulée Tunisia Slow Travel. « Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les relations commerciales entre acteurs pour connaître les structures agréées et leurs capacités », explique Ahmed Oubaia, président du groupement des agences de voyages au sein de la Fi2T.

L’urgence des nouveaux cahiers des charges

Le principal frein à cette synergie reste d’ordre administratif. Pour intégrer une étape « alternative » dans un circuit, les agences doivent obtenir des visas préalables, souvent impossibles à obtenir pour des sites non encore homologués. Cette zone grise juridique place de nombreuses unités dans une situation d’illégalité involontaire.

Nebil Sinaoui, président du Groupement professionnel des hébergements alternatifs à la Fi2T, ne cache pas les enjeux : « Les hébergements alternatifs peuvent apporter des résultats exceptionnels aux opérateurs traditionnels. Au-delà des difficultés, il faut résister pour relever les défis ». Le salut viendra sans aucun doute de la publication, attendue avec impatience par toute la profession, des nouveaux cahiers des charges qui seraient actuellement au niveau de la Présidence du Gouvernement.

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Nebil Sinaoui (au micro) et Houssen Ben Azouz lors de l’ouverture de la rencontre nationale BtoB avec les agences de voyage.

Une plateforme vitrine

Pour pallier le manque de visibilité, la fédération passe à l’offensive numérique. Dans une quinzaine de jours, une plateforme internet regroupant l’ensemble de l’offre (maisons, gîtes et tables d’hôtes) sera mise en ligne. Soutenu par le projet Bioted et le ministère de l’Agriculture, cet outil est présenté par Marwen Noureddine comme le futur hub de référence du secteur.

Houssem Ben Azouz, président de la Fi2T, précise la feuille de route : « Dans une première étape, il s’agira d’un site vitrine, avec pour ambition future d’y intégrer les transactions (réservation et paiement) ».

Sortir du « mass market »  

Le constat des experts de terrain est sans appel. Amel Jaiet, propriétaire de Dar Jebel et consultante auprès de la Fi2T, pointe l’obsolescence de certains modèles : « Nos circuits sont les mêmes, pourtant la Tunisie et les touristes ont changé. Le nouveau voyageur ne veut plus seulement voir, il veut vivre et se connecter ».

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Amel Jaiet lors du workshop de Networking a proposé de « designer des expériences, ouvrir une académie de la maison d’hôtes ou encore créer une banque d’expériences partagées.»

Dans la foulée, elle alerte également sur une sous-valorisation flagrante du produit tunisien. À titre de comparaison, elle évoque l’exemple d’une excursion vendue 20 DT à Tozeur qui se négocie l’équivalent de 170 DT à Dubaï. « Des marqueurs de notre ADN nous échappent », prévient-elle, citant des pays comme le Maroc ou le Portugal qui ont su faire évoluer leur récit touristique au cours de la dernière décennie notamment.

En voulant se rapprocher des agences de voyages, les acteurs de l’alternatif, à travers leur syndicat patronal, espèrent créer un contrepoids suffisant pour inciter les autorités à libérer le secteur de ses contraintes institutionnelles. L’enjeu est clair : transformer le potentiel en produit, et le produit en croissance pérenne.

©Destination Tunisie

Le tourisme alternatif dans nos archives:

Maisons d’hôtes : les propriétaires disent NON! au contenu du nouveau cahier des charges

Maisons d’hôtes et gîtes ruraux: l’apaisement en attendant le dénouement

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Hausse surprise des tarifs des musées en Tunisie : les agences de voyage prises de court

Publiée au Journal officiel à la veille de son entrée en vigueur, la hausse des tarifs d’accès aux musées et sites archéologiques en Tunisie a pris de court les agences de voyage. Liées par des contrats conclus parfois un an à l’avance, elles se retrouvent aujourd’hui contraintes d’en assumer le surcoût.

Ce n’est pas un poisson d’avril bien que la mesure entre en vigueur le 1er avril 2026. Les tarifs d’entrée aux sites archéologiques et musées en Tunisie ont subi une augmentation substantielle. Une décision conjointe du ministère de la Culture et celui des Finances aussi soudaine qu’inattendue parue au Journal officiel le 31 mars et qui a immédiatement suscité la réaction des professionnels du tourisme.

En première ligne, les agences de voyage qui regrettent une mesure prise sans concertation et surtout sans délai d’adaptation. « La plupart des agences tunisiennes qui intègrent les musées et sites dans leurs programmes élaborent leurs offres et signent leurs contrats avec les tour-opérateurs étrangers près d’un an à l’avance », explique un professionnel du secteur.

Conséquence directe : les tarifs étant déjà fixés et commercialisés auprès des clients finaux, les agences se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de répercuter la hausse. « Les voyageurs ont réservé sur la base des anciens prix. Le différentiel devra être supporté par les agences tunisiennes », précise-t-il, évoquant un impact financier immédiat.

Une hausse jugée brutale malgré son principe admis

Si le principe d’une revalorisation tarifaire n’est pas contesté, sa mise en œuvre fait débat. « Une augmentation était inévitable, mais elle aurait dû s’accompagner d’une amélioration des services, d’un meilleur entretien des sites et d’une stratégie progressive », estime ce même interlocuteur.

Plus encore, la méthode interroge. « Une décision de cette nature aurait dû être anticipée, étalée dans le temps et surtout concertée avec les fédérations du tourisme et les agences de voyage, qui représentent la principale source de revenus de l’Agence de mise en valeur du patrimoine. Ce n’est pas de la gouvernance, c’est de la précipitation, voire une forme de brutalité », tranche-t-il.

Une réforme tarifaire en deux étapes

La nouvelle grille tarifaire s’applique en deux temps : une première augmentation entrée en vigueur le 1er avril 2026, suivie d’une seconde au 1er janvier 2027.

Les tarifs sont désormais fixés comme suit :
-Catégorie A : 30 DT en 2026, puis 45 DT en 2027
-Catégorie B : 20 DT, puis 30 DT
-Catégorie C : 10 DT
-Catégorie D : 8 DT
-Catégorie E : 5 DT

Un tarif réduit de 1 dinar est maintenu pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés ainsi que pour les étudiants individuels.

Le billet combiné donnant accès au Musée national du Bardo et aux sites de Carthage est désormais proposé à 45 dinars en 2026 et 70 dinars en 2027, avec une augmentation annuelle de 5 % à partir de 2028.

Reclassification des sites majeurs à l’horizon 2028

À compter du 1er janvier 2028, plusieurs hauts lieux du patrimoine tunisien, dont Carthage, Kairouan et l’amphithéâtre d’El Jem, seront reclassés en catégorie A, entraînant une nouvelle hausse mécanique des tarifs.

Des mesures d’accompagnement limitées

Des tarifs préférentiels sont maintenus pour les Tunisiens, les résidents étrangers et les visiteurs individuels du Maghreb arabe, avec des prix variant entre 4 et 9 dinars selon les sites.

La gratuité reste applicable le premier dimanche de chaque mois, les jours fériés ainsi que les 18 avril et 18 mai.

Par ailleurs, les agences de voyage pourront bénéficier d’une ristourne de 10 %, à condition d’atteindre un chiffre d’affaires annuel de 20 000 dinars dès 2026, puis 30 000 dinars à partir de 2027.

Au-delà des ajustements tarifaires, c’est donc la question de la gouvernance et de la concertation qui est posée. Dans un secteur où l’anticipation est clé, cette décision « tombée du jour au lendemain » risque de perturber les programmes déjà signés entre les acteurs du tourisme en Tunisie et leurs partenaires internationaux, qu’il s’agisse de tour-opérateurs ou des compagnies de croisières qui élaborent leurs programmes et rendent publics leurs tarifs sur toute une saison, voire même par anticipation sur l’année suivante.

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La Goulette 2026 : combien rapportent réellement les croisières

210.000 croisiéristes ont accosté au port de la Goulette depuis le début de l’année 2026. Un chiffre qui confirme l’attractivité de l’escale.

Ils sont visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Dès qu’ils jettent l’ancre, c’est toute une ruche qui se met en place. Au port de la Goulette, chaque arrivée de navire s’accompagne d’une dynamique intense où s’activent guides, bus, taxis, commerçants et autres opérateurs.

Deux acteurs majeurs

Actuellement, le port enregistre deux escales régulières par semaine, opérées notamment par les compagnies Costa Croisières et MSC Croisières, représentant environ 9 000 passagers hebdomadaires. Des négociations sont par ailleurs en cours pour l’ajout de deux escales régulières supplémentaires par semaine.

Cette tendance s’inscrit dans une progression plus large du trafic : le nombre de passagers est ainsi passé d’environ 56 000 en 2022 à une projection de près de 500 000 d’ici là fin 2026.

Recettes en devises

« Sur la base d’une hypothèse prudente — 80 % des passagers débarquant avec une dépense moyenne de 50 euros par personne — les recettes générées atteindraient près de 360 000 euros par semaine, soit plus de 18 millions d’euros par an en devises », commente Sami Debbiche, directeur général de Goulette Shipping Cruise (GSC), la société qui gère le village touristique et le port des croisières de la Goulette.

À ces montants, s’ajoutent d’autres sources de revenus, notamment les taxes passagers, les frais de stationnement des navires et les services portuaires. Autant de flux financiers qui profitent à la fois à l’autorité portuaire et au terminal de croisière, renforçant ainsi l’apport global de cette activité à l’économie nationale, souligne encore le responsable.

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Les estimations pour l’année 2026 portent sur 500.000 croisiéristes débarquant au terminal Goulette Shipping Cruises.

Stratégie promotionnelle

Au-delà des chiffres, les autorités multiplient les initiatives pour consolider cette dynamique. La direction du terminal de croisière de La Goulette mène, en coordination avec les acteurs institutionnels — dont le ministère du Tourisme — une stratégie active de promotion de la destination. Celle-ci repose notamment sur des contacts directs avec les compagnies internationales et une présence régulière dans les salons professionnels dédiés au secteur.

Lors d’une rencontre tenue le 25 mars 2026, le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a échangé avec des responsables du secteur, dont Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

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De droite à gauche: Sofiene Tekaya (ministre du Tourisme), Slim Ben Jabballah (réceptif des compagnies MSC et Costa) et Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

Ce dernier a confirmé l’intérêt croissant pour la Tunisie dans les itinéraires maritimes, indiquant qu’en moyenne 6 600 passagers arrivent par escale, dont près de 90 % participent à des excursions vers des sites culturels et touristiques, avec une attention particulière portée aux produits de l’artisanat local.

Perspectives 2027

Dans cette perspective, la compagnie prévoit d’intensifier sa programmation vers la Tunisie à partir de 2027, invoquant notamment la stabilité sécuritaire du pays et la diversité de son offre touristique. Les autorités tunisiennes considèrent désormais le tourisme de croisière comme un levier stratégique de diversification.

L’objectif affiché est double : renforcer l’attractivité des ports, améliorer leur capacité d’accueil et hisser la qualité des services, tout en valorisant une offre culturelle à forte valeur ajoutée.

Dans ce contexte, la montée en puissance des escales à La Goulette apparaît comme l’un des indicateurs les plus tangibles du repositionnement progressif de la Tunisie sur la carte des grandes destinations méditerranéennes de croisière.

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Quand la BCT complique la situation du transport touristique

Dans un secteur en sous-capacité pour cause d’absence de disponibilités de modèles cohérents et face à la flambée des prix, la BCT vient de donner indirectement un coup de frein au développement du transport touristique.

Une décision qui risque de freiner l’importation de véhicules: la Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé aujourd’hui que les véhicules touristiques et destinés au transport des personnes étaient désormais classés comme non prioritaires.

En conséquence, pour les concessionnaires légaux, cette décision pourrait avoir des répercussions significatives sur l’activité du transport touristique, en particulier sur l’approvisionnement en véhicules. Seront touchées en premier lieu les agences de voyage spécialisées dans le transport, mais également les hôtels utilisant des véhicules pour leurs clients ou leur personnel.

En classant ces véhicules dans la catégorie des produits non prioritaires à l’importation, la BCT introduit un durcissement notable des conditions de financement. Désormais, les établissements financiers ne sont plus autorisés à accorder des crédits d’importation sans exiger, en contrepartie, des dépôts équivalents.

Mobilisation de liquidités

Cette nouvelle exigence impose aux concessionnaires une mobilisation de trésorerie particulièrement élevée, dans un contexte déjà marqué par des contraintes financières importantes. Plusieurs professionnels du secteur redoutent ainsi une baisse de leur capacité à importer de nouveaux véhicules.

À moyen terme, cette situation pourrait se traduire par une réduction de l’offre disponible sur le marché, affectant directement les opérateurs du transport touristique, dont l’activité dépend fortement du renouvellement et de l’extension de leur flotte.

Si les effets immédiats restent encore à mesurer, cette décision soulève d’ores et déjà des interrogations quant à la capacité du secteur à s’adapter à ces nouvelles contraintes, alors même que la demande en transport de touristes demeure fondamentalement soutenue et que les professionnels ont des besoins de renouveler leur parc.

Lien sur la circulaire de la Banque centrale de Tunisie

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Melia Hotels s’implante à Mahdia pour son retour en Tunisie

Le groupe hôtelier espagnol Melia revient en Tunisie après une longue éclipse dans le cadre d’une collaboration avec son nouveau partenaire local, la société MHG (Management Hospitality Group).

Melia Hotels International annonce son grand retour en Tunisie. La chaîne espagnole, désormais associée à MHG dans le cadre d’une joint venture entre AllianceOne Group et Voyages 2000, annonce ni plus ni moins que 3000 lits à l’horizon 2030 en Tunisie.

En ligne de mire, plusieurs villes:  Mahdia pour entamer son programme dès l’été 2026 sur l’hôtel El Mansour (4 étoiles, 309 lits), puis Djerba, Monastir, Tabarka et Tunis. Il s’agit d’un projet de gestion pour compte d’établissements déjà existants et déjà exploités par MHG dirigée par Karim Kamoun.

Repositionnement des actifs

Dans un communiqué, Melia soutient que le modèle de collaboration repose sur le repositionnement des actifs existants grâce à des investissements stratégiques qui permettront de mettre les hôtels aux normes internationales de Meliá Hotels International et de ses marques. Cela permettra d’optimiser la rentabilité et de renforcer leur attractivité auprès des principaux marchés émetteurs internationaux, notamment en Europe.

Selon Gabriel Escarrer, président-directeur général de Meliá Hotels International : « Notre entrée en Tunisie marque une étape stratégique dans la croissance de Meliá Hotels International à travers la Méditerranée et l’Afrique du Nord. Nous croyons aux destinations présentant un fort potentiel de transformation, où nous pouvons apporter notre expertise en matière de repositionnement hôtelier. Aux côtés de partenaires de premier ordre tels que MHG, nous souhaitons soutenir le développement d’une offre touristique à plus forte valeur ajoutée, en phase avec les tendances en constante évolution en matière de qualité, de durabilité et de diversification des destinations. »

Meliá Hotels International se présente comme le leader espagnol de l’hôtellerie fort de 70 ans d’expérience dans le secteur des loisirs.

 

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Saison touristique 2026 en Tunisie : faut-il anticiper une stratégie de crise ?

La guerre au Moyen-Orient réveille de vieux démons: amalgames, peur de voyager, risque d’explosion des coûts du transport aérien. Un type de crise qui ne connaît pas les frontières et qui pourrait impacter lourdement une destination touristique comme la Tunisie.

Passée la phase d’hébétement et d’attentisme provoquée par la conjonction d’un contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient et d’un calendrier marqué par le Ramadan, le tourisme tunisien ne peut plus se permettre d’observer. Le temps de la contemplation doit céder la place à celui de l’action.

Car les signaux s’accumulent et convergent: les amalgames, bien connus du secteur, refont surface sur certains marchés émetteurs, alimentant un climat de défiance. Dans ce contexte, le silence et le déni constituent des facteurs aggravants. L’expérience l’a démontré : en matière touristique, l’absence de discours est souvent interprétée comme un aveu de fragilité.

Niveau de booking inquiétant

Les premières remontées de terrain sont préoccupantes. Les niveaux de réservation enregistrés sur plusieurs marchés affichent un net recul par rapport à la même période de l’an dernier. On parle même de certaines annulations. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait annoncer une saison estivale sous tension. Le climat anxiogène qui prévaut actuellement agit comme un puissant inhibiteur de la décision de voyage, particulièrement sur les destinations perçues, à tort ou à raison, comme exposées à des risques régionaux.

À cette incertitude s’ajoute une contrainte économique majeure : la hausse des prix de l’énergie. La flambée du baril de pétrole aura mécaniquement un impact sur le transport aérien, avec des répercussions attendues sur les tarifs des billets et des affrètements. Une telle évolution risque d’éroder davantage la compétitivité-prix qui constitue l’atout majeur de la destination tunisienne.

Dans ce contexte, le risque est réel de voir la Tunisie subir, une fois encore, les conséquences d’événements exogènes, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 ou après les attentats du 11 septembre 2001. Ces précédents doivent servir de rappel : l’inaction ou les réponses tardives se paient durablement.

L’Europe du sud comme valeur refuge

Plus préoccupant encore, les arbitrages des clientèles européennes pourraient se faire au détriment de la Tunisie. En période d’incertitude, les flux touristiques ont tendance à se replier vers des valeurs refuges. Les grandes destinations balnéaires du sud de l’Europe, notamment Espagne et Grèce, disposent d’un avantage comparatif en termes de perception de sécurité et de proximité. Positionnées sur un segment similaire, elles pourraient capter une partie des reports de clientèle au détriment de la Tunisie.

Face à cette situation, la mise en place urgente d’un dispositif de veille et de pilotage de crise apparaît indispensable. Un comité dédié, capable d’analyser en temps réel les évolutions de la demande et d’ajuster les réponses, permettrait d’éviter une dégradation incontrôlée de la saison.

Rassurer la clientèle

La stratégie à adopter doit également évoluer en profondeur. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir une destination, mais de rassurer, de démontrer et de créer un lien de proximité avec les marchés. Le tourisme, dans le contexte actuel, ne vend plus seulement un produit ou une expérience : il vend avant tout une tranquillité d’esprit.

Cela implique des actions immédiates et ciblées : renforcer la communication de réassurance, mobiliser les prescripteurs de voyage, intensifier la présence sur les marchés prioritaires et clarifier le positionnement de la destination. Les moyens qui existent doivent être engagés sans délai. Et plus si nécessaire.

Sur le plan du transport aérien, des mesures d’accompagnement devront également être envisagées pour préserver l’accessibilité de la destination, quitte à dépasser certains cadres habituels. L’enjeu est d’éviter une rupture de compétitivité qui serait difficilement rattrapable à court terme. Tourisme et Transport doivent donc converger vers une stratégie unique et concertée.

Attention au bradage

En revanche, une ligne rouge doit être clairement posée : celle du bradage dans l’hôtellerie. Recourir à une baisse massive des prix pour compenser un déficit de demande serait une erreur stratégique. L’histoire du tourisme tunisien a toujours montrer que ces pratiques fragilisent durablement la valeur de la destination et enferment le secteur dans une logique de dépendance dont il est difficile de sortir.

La saison 2026 se joue dès maintenant. L’anticipation, la réactivité et la cohérence des actions seront déterminantes. À défaut, le secteur pourrait se retrouver, une fois encore, en position de subir, contraint de gérer l’urgence plutôt que de maîtriser sa trajectoire.

Hédi HAMDI

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Aéroports TAV Tunisie : réviser les accords aériens pour libérer Enfidha et Monastir

TAV Tunisie attend un signe fort de l’État pour libérer le potentiel de ses infrastructures aéroportuaires.

Avec une superficie de 4 300 hectares, l’aéroport d’Enfidha-Hammamet est la plus vaste infrastructure aéroportuaire d’Afrique du Nord.

Malgré cette dimension, le site enregistre un volume de trafic nettement inférieur à ses capacités techniques.

Lors d’une rencontre récente avec les médias, Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, a souligné ce déséquilibre en précisant que la Tunisie dispose d’une infrastructure de haute performance dont l’exploitation actuelle se retrouve limitée à un usage minimal.

Aujourd’hui, bien que TAV Tunisie table sur une croissance de 5 % dans la conjoncture actuelle du trafic des passagers pour l’aéroport d’Enfidha, ce chiffre reste en deçà des capacités réelles de l’infrastructure.

En 2025, l’aéroport n’a accueilli que 1,5 million de passagers, alors qu’il est dimensionné pour 7 millions et jusqu’à 28 millions à terme avec les extensions prévues.

Ce décalage représente un manque à gagner colossal, particulièrement pour l’État. On estime que le plein usage de ce site pourrait rapporter à la Tunisie jusqu’à 7 milliards de dinars par an.

Le verrou des accords aériens obsolètes

Pourquoi un tel blocage ? L’un des obstacles majeurs, selon la première responsable de TAV Tunisie, réside dans les barrières administratives.

La Tunisie est encore régie par des accords bilatéraux aériens obsolètes, qui ne correspondent plus aux réalités du marché mondial, explique-t-elle.

Ces textes rigides limitent l’accès des compagnies aériennes étrangères, notamment européennes comme EasyJet, les empêchant d’ouvrir de nouvelles lignes vers Enfidha, précise encore Mélanie Lefebvre.

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Pour TAV Tunisie, la mise à jour de ces accords est une urgence absolue. Le potentiel est là, mais les barrières administratives agissent comme un frein au développement des aéroports d’Enfidha et Monastir, affirme-t-elle.

En revanche, l’opérateur affiche une volonté claire de diversifier ses sources de revenus en allant chercher des marchés à forte valeur ajoutée tels que la Russie et les pays du Golfe.

Ce sont des régions où la demande pour la destination Tunisie est forte, mais où les liaisons peinent à se structurer faute d’une vision réglementaire moderne.

L’État gagnant

Il est crucial de comprendre la structure économique de ce partenariat entre TAV Tunisie et l’État:

Les frais aéroportuaires perçus par TAV Tunisie ne représentent que 3 % des recettes totales générées par les passagers transitant par Enfidha et Monastir. Les 97 % restants tombent directement dans l’escarcelle de l’économie tunisienne : hôteliers, restaurateurs, artisans, commerçants, etc.

Dans cette optique, l’argument d’attendre pour investir ne tient pas. Pourquoi attendre l’échéance de la fin de la concession en 2047 pour développer l’infrastructure ?

L’État a tout intérêt à ce qu’Enfidha se développe dès maintenant, considère la directrice générale. D’autant plus que récupérer, au terme du contrat, un aéroport doté de quatre terminaux actifs et dynamiques est une perspective bien plus lucrative que de reprendre un site sous-exploité avec un seul terminal fonctionnel.

De plus, bien que l’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage nécessite du temps, Enfidha offre une solution immédiate et extensible à exploiter dès à présent.

L’appel au « signe fort »

Aujourd’hui, TAV Tunisie, qui emploie plus de 600 compétences tunisiennes et investit massivement, dont 35 millions de dinars pour la rénovation imminente de Monastir, attend un signal politique. L’opérateur ne demande pas seulement des autorisations, il demande un partenariat de vision.

Le message envoyé à l’État est clair : « Il suffit de dire que l’État est prêt à travailler avec nous », déclare Mélanie Lefebvre. Ce signe fort permettrait de débloquer des investissements supplémentaires, de résoudre les problèmes de connectivité comme la liaison ferroviaire promise et de transformer enfin cet aéroport de classe mondiale en un véritable hub méditerranéen.

Enfidha-Hammamet n’est pas un projet en attente, c’est une solution en attente.

Entre les accords à dépoussiérer et les marchés internationaux à conquérir, les leviers de croissance sont identifiés.

Il ne reste plus qu’à l’État à tendre la main pour qu’Enfidha prenne enfin son envol définitif.

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« Lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés des zones touristiques », demande une députée

A l’ARP, la Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a écouté une députée proposant de limiter les loyers dans les zones touristiques.

Lors de la séance su mercredi 11 mars 2026, une parlementaire a proposé une initiative relative à l’organisation de l’exploitation des appartements et logements meublés.

Celle-ci a expliqué que la proposition de loi vise à lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés, notamment dans les zones touristiques, ainsi que contre l’absence de déclaration de ces locations aux autorités compétentes.

Cette situation entraîne à la fois une charge supplémentaire pour les citoyens et une perte de recettes fiscales importantes pour l’État. Elle a proposé de soumettre la location de logements et d’appartements meublés à un cahier des charges strict approuvé par arrêté du ministre chargé du tourisme, ainsi que d’obliger tout bailleur à conclure un contrat écrit et à tenir un registre numéroté et visé par l’administration fiscale, dans lequel seraient inscrites les recettes, les dépenses et les contrats conclus avec tous leurs détails.

Au cours du débat, les membres de la commission ont souligné la nécessité de ne pas confondre l’hébergement dans des unités touristiques et hôtelières structurées, soumises à une réglementation spécifique, avec la location de logements et d’appartements appartenant à des particuliers, qui relève des règles de location prévues par le droit civil et échappe par nature à la compétence du ministère du Tourisme, sauf dans le cas où le logement est exploité de manière régulière à des fins d’hébergement touristique. Ils ont proposé, à cet égard, de revoir le contenu de cette initiative.

À l’issue de la séance, la commission a décidé d’organiser plusieurs auditions avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les textes présentés et d’approfondir leur examen dans le cadre d’une coopération et d’une complémentarité entre les fonctions exécutive et législative.

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Des députés proposent de revoir la réglementation pour les guides touristiques

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat de l’ARP a tenu une audition portant sur la profession de guide touristique.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a tenu une séance le mercredi 11 mars 2026 consacrée à l’audition des porteurs de plusieurs initiatives législatives portant respectivement sur la profession de guide touristique, la mise en place d’un système national de tourisme social et l’organisation de l’exploitation des appartements et logements meublés.

La réunion s’est déroulée en présence de Mohamed Yahyaoui, président de la Commission, Aymen Boughediri, rapporteur (photo ci-dessus), ainsi que des membres de la commission Saleh Sayadi, Ramzi Chetoui et Nizar Seddik, en plus de plusieurs députés non membres.

Les guides du tourisme en débat

Les représentants de l’initiative relative à l’organisation de la profession de guide touristique ont expliqué que les textes régissant ce secteur remontent aux années 1970 et nécessitent aujourd’hui une révision profonde en raison de l’évolution du secteur et de l’apparition de nombreuses défaillances qu’il convient de corriger. Ils ont notamment souligné la marginalisation dont souffre la profession de guide touristique, ce qui a entraîné le désintérêt des personnes qualifiées et la multiplication des intervenants non autorisés dans le secteur, au détriment de l’image du tourisme tunisien, notamment en raison de la faiblesse du contrôle liée au nombre limité d’inspecteurs.

Ils ont également précisé que la proposition vise à mieux organiser le secteur en fixant des conditions précises pour l’exercice de cette profession, garantissant au touriste un accompagnement et une information fiable fournis par une personne qualifiée, disposant d’un minimum de connaissances en histoire et en culture et maîtrisant les langues étrangères, tout en assurant aux guides touristiques leurs droits matériels et moraux.

Remplacer la réglementation en vigueur 

Lors du débat, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’encadrer cette profession avec rigueur et précision, compte tenu du rôle essentiel du guide touristique, considéré comme un véritable ambassadeur chargé de valoriser la culture et l’histoire du pays. Ils ont rappelé que le secteur est actuellement régi par le décret-loi n°5 de 1973 et ses textes d’application, notamment le décret n°512 de 1973, récemment révisé par le décret n°551 de 2024. Ils ont par ailleurs demandé si l’initiative présentée constitue une simple modification des textes existants ou un nouveau cadre législatif appelé à abroger et remplacer la réglementation en vigueur.

Certains intervenants ont estimé que la majorité des infractions proviennent de l’exercice illégal de la profession par des personnes non habilitées, un problème qui relève davantage d’infractions à la loi et qui devrait être traité sur les plans sécuritaire et judiciaire plutôt que par une réforme de l’organisation du secteur.

En réponse aux observations et interrogations des députés, les représentants des initiateurs ont indiqué que la proposition a été élaborée en s’inspirant des textes en vigueur, d’expériences comparées ainsi que des suggestions des professionnels du secteur. Ils ont précisé qu’il s’agit d’un texte préliminaire susceptible d’être amélioré et enrichi.

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Des élus au parlement veulent instaurer un système national de « tourisme social »

A l’ARP, un groupe de parlementaires a proposé une initiative visant à instaurer un système national de tourisme social.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a tenu une séance aujourd’hui consacrée à l’audition des porteurs de plusieurs initiatives législatives. Parmi elles, une proposition de mise en place d’un système national de tourisme social.

Les concernés ont expliqué que la hausse des prix des appartements et des chambres d’hôtel dans les zones touristiques a contribué au recul des indicateurs du tourisme intérieur, devenu difficilement accessible pour les personnes à revenus faibles ou moyens. Ils estiment donc nécessaire d’intervenir pour obliger les établissements touristiques à assumer leur responsabilité sociale, notamment en consacrant une partie de leurs services à ces catégories.

30% de la capacité pour les catégories défavorisées

Lors du débat, les députés ont estimé que, malgré la dimension sociale et humaine évidente de la proposition de loi, son adoption se heurterait à plusieurs obstacles juridiques et pratiques. Ils ont notamment jugé irréaliste et excessif d’imposer aux établissements touristiques privés de réserver au moins 30 % de leur capacité d’hébergement et de services aux catégories défavorisées et à revenus limités.

Ils ont souligné que le tourisme social, en tant qu’expérience nouvelle dans le pays, devrait être introduit progressivement avec une évaluation régulière de ses résultats. Dans ce cadre, ils ont proposé que l’adhésion au programme de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales pour les établissements concernés.

En réponse aux interventions des députés, les représentants des initiateurs ont précisé que le taux de 30 % n’est qu’une proposition susceptible d’être révisée par la commission, tout comme les dispositions techniques du projet, qui devraient néanmoins comporter un minimum d’obligations pour garantir son application.

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

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Der Touristik CZ et Prima Tours derrière le nouveau charter Prague-Tabarka

L’aéroport de Tabarka-Aïn Draham va accueillir au cours de l’été 2026 une chaîne charter mise en place par les filiales tchèques de Der Touristik avec leur réceptif Prima Tours.

L’agence réceptive Prima Tours renouvelle son opération de l’été 2025. A la différence que cette année, il ne s’agira pas de clientèle polonaise mais tchèque.

A travers les T.O Exim et Fischer, marques du groupe Der Touristik, Prima Tours va gérer une nouvelle chaîne charter Prague-Tabarka au cours de la saison été 2026.

A compter du 18 juin et tous les jeudis jusqu’à début octobre, un vol sera assuré par la compagnie Smartwings en Boeing 737.

Les touristes tchèques se verront proposer 3 hôtels à Tabarka: la Cigale, le Mehari ou encore le Thabraca.

Une opération qui va permettre à l’aéroport de Tabarka d’assurer un minimum de trafic en l’absence quasi-totale de vols, notamment réguliers et charter.

Le marché tchèque a enregistré au cours de l’année 2025 précisément 127.677 visiteurs, en recul de 8,9% par rapport à l’exercice 2024.

Lire dans nos archives 2025:

Aéroport de Tabarka été 2025 : qui vient et qui ne vient pas

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Golden Carthage se transforme en label hôtelier et entame une expansion à l’international

Le Golden Carthage à Gammarth amorce un virage stratégique en se déployant en tant que label hôtelier tourné vers l’international misant sur les compétences tunisiennes.

L’hôtel Golden Carthage Tunis, propriété de la MCC (Montazah les Côtes Carthage, à capitaux saoudiens que préside Tariq Jalal) entre dans une nouvelle phase. Il s’agit de la création d’une nouvelle société de gestion hôtelière qui va exporter le label Golden Carthage sur les marchés maghrébins.

Concrètement, cette nouvelle société a signé le 12 février 2026 un contrat de gestion pour compte d’un nouvel établissement comprenant hôtel et appart-hôtel situés à Tripoli en Libye qui seront dénommés Haroun Golden Carthage. Ce complexe a une capacité de 190 chambres en catégorie 4 étoiles et devrait ouvrir ses portes en mars 2026.

D’autres projets sont également prévus en Libye au cours de la prochaine période.

En Algérie, des négociations sont également à un stade avancé pour la prise en gestion d’un tout nouvel hôtel situé à Alger sous le même label Golden Carthage.

La société est également tournée vers la Mauritanie où elle envisage également une implantation sur un marché jugé en pleine expansion.

Cérémonie de signature de prise en gestion pour compte de l’hôtel Haroun de Tripoli

Ressources humaines tunisiennes

Ce déploiement s’appuiera sur des compétences essentiellement tunisiennes. A commencer par la direction générale de cette société qui sera pilotée par Lotfi Mechergui.

L’hôtel de Tripoli sera dirigé lui aussi par un Tunisien, en l’occurrence Khaled Bouaarada qui sera accompagné par plusieurs hauts cadres dont notamment le futur chef de l’hôtel.

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L’article Golden Carthage se transforme en label hôtelier et entame une expansion à l’international est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

11 millions de touristes en Tunisie en 2025 ? Ce que disent les chiffres et comment les interpréter

La Tunisie a officiellement franchi le cap symbolique des 11 millions d’entrées de non-résidents sur son territoire au cours de l’année 2025. Mais étaient-ce vraiment tous des touristes ?

Aux différents postes frontières, au cours de l’année 2025, ce sont 11 326 711 visiteurs non résidents qui ont été comptabilisés, en progression de 10,4% par rapport à 2024. Des chiffres (encore provisoires) mais bien évidemment indiscutables puisqu’ils se basent sur les données officielles de la police aux frontières. Autre fait marquant, ils sont en conformité avec les objectifs annoncés par l’administration du Tourisme en début d’exercice.

Mais la question réside dans lecture que l’on voudra bien donner à ce chiffre global qui catégorise la totalité de ces entrants sous l’appellation «touristes» ?

La réponse est naturellement non puisqu’il inclut à la fois TRE, commerçants transfrontaliers, visiteurs d’un jour et même opportunistes circonstanciels.

Et en l’absence d’outils de mesure tels que le compte satellite du tourisme ou autre, on ne peut que se baser sur la nationalité des passeports des entrants qui reste pour le moment le seul référent, aux côtés des 29.370 millions de nuitées enregistrées.

Européens: une part de marché de 28%

Les visiteurs en provenance du continent européen ont été 3,2 millions à entrer en Tunisie au cours de l’année écoulée, en hausse de 7,3% par rapport à 2024. Et comme on se plait encore à utiliser l’année 2019 comme référence de la dernière bonne saison avant Covid, là aussi, la progression est indiscutable puisqu’elle est de près de 15%.

Par nationalités, l’écart entre le premier et le second marché est énorme, confirmant que l’hexagone demeure -et de très loin- le premier marché émetteur.

Les Anglais, surfant sur les nouvelles connectivités aériennes, voient leur nombre augmenter d’année en année.

Allemands, Tchèques, Belges et Scandinaves ont pour leur part enregistré des reculs dans leurs réalisations de l’année écoulée.

Top 20 des Européens en Tunisie:

1- Français: 1,143 million (+5,7%)

2- Anglais: 447 576 (+36,6%)

3- Polonais: 325 126 (-0,2%)

4- Allemands: 318 953 (-3,9%)

5- Italiens: 160 738 (+10,4%)

6- Tchèques: 127 677 (-8,9%)

7- Belges: 103 073 (-2%)

8- Roumains: 63 891 (+3,5%)

9- Portugais: 57 261 (+15,4%)

10-Suisses: 56 550 (+11%)

11- Serbes: 38 543 (+20,1%)

12- Russes: 35 460 (+150,9%)

13- Bulgares: 34 602 (+12,9%)

14- Slovaques: 34 228 (-3,1%)

15- Néerlandais: 33 353 (+3%)

16-Espagnols: 31 574 (-1,8%)

17-Ukrainiens: 28 589 (+13,2%)

18-Scandinaves: 23 596 (-6,2%)

19-Hongrois: 23 233 (+10%)

20- Autrichiens: 22 424 (+3,8%)

Tunisiens de l’étranger: une situation ambigüe

Les arrivées de TRE ont progressé de 5% par rapport à l’année 2025 à 1,4 million d’entrées. Si ce chiffre demeure à peu près au même niveau que 2019, c’est la part de marché qui interpelle puisqu’elle est passée durant cette période de 15 à 12,4%. Pour certains observateurs, il ne s’agit pas d’une baisse concrète mais tout simplement due à l’utilisation d’un deuxième passeport pour entrer dans le pays, ce qui crée un trouble dans l’analyse des chiffres.

Maghrébins: 56,8% de part de marché

Les arrivées de visiteurs en provenance des pays du Maghreb continuent de se situer en pôle position avec 6,4 millions d’entrées, soit exactement le double de tous les Européens réunis. L’Algérie arrive en tête avec un record cette année de plus de 4 millions de visiteurs, en hausse de 14,6% (grâce notamment à l’allocation touristique de 750 Euro octroyée par leur gouvernement), suivi par les Libyens qui ont été 2,1 millions, en hausse de plus de 10%.

A noter par ailleurs que 53 172 ressortissants marocains ont été recensés au cours de l’année et 29 841 Mauritaniens.

Moyen Orient: tout juste 64.000 visiteurs

Avec moins de 65.000 visiteurs, le tourisme en provenance du Moyen Orient reste marginal. Avec des réalisations encore très modestes, Saoudiens (14 237), Egyptiens (10 685) et Irakiens (10 505) forment le trio de tête par nationalités.

Long courrier et Afrique: combien étaient-ils ?

Il est surprenant de constater que malgré l’existence d’une ligne aérienne directe Tunis-Montréal, le nombre de Canadiens ayant visité la Tunisie, même s’il est en progression, est équivalent à celui des Américains.

Concernant le profil des visiteurs subsahariens, les chiffres officiels ne les publient pas dans le détail.

-Etats-uniens: 38 717 (+5%)

-Canadiens: 38 183 (+11,3%)

-Chinois: 27 797 (+19,2%)

-Subsahariens divers: 58 954 (+2,9%)

©Destination Tunisie

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